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Mensuel d’information du Haut-Doubs
www.presse-pontissalienne.fr
JUILLET 2014
N° 177
2,50€
UNE ÉTUDE VIENT DE SORTIR
QUE PÈSE VRAIMENT
LE TOURISME DANS
LE HAUT-DOUBS ?
EMPLOI, CONSOMMATION,
NUITÉES, FISCALITÉ…
LE DOSSIER en p. 18 à 23
p. 23
PONTARLIER
Un hôtel 4 étoiles
en projet
aux Étraches
Un hôtel 4 étoiles de 38 chambres doit
être finalisé en décembre 2016. Derrière ce projet, on retrouve les mêmes investisseurs qu’au golf des Étraches. L’hôtel doit être construit à proximité du golf.
MALBUISSON
p. 24
Le chantier
de la piscine
est à l’arrêt
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42
29
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Rédaction : “Publipresse Médias” - B.P. 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 - [email protected]
2
RETOUR SUR INFO
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Éditorial
Bienvenue
Amis touristes, bienvenue en Bourgogne !
Euh en Franche-Comté… Ou plutôt en
Bourgogne-Franche-Comté, ou en
Franche-Comté-Bourgogne, on ne sait
plus… Bientôt le Haut-Doubs et le Morvan appartiendront à la même région,
comme Sens et Saint-Claude, ou Belfort
et Nevers. Voilà la réforme des régions,
après l’annonce de la refonte, puis de la
suppression des Départements. Cette
brave dame habitant en Haute-Marne,
à une vingtaine de kilomètres de la Haute-Saône était bien perdue quand on lui
a annoncé que sa région ChampagneArdenne aurait désormais une façade
maritime ! Avec la fusion de ChampagneArdenne avec la Picardie, bienvenue à
Langres-les-Bains. La baie de Somme
mariée au plateau de Langres, quelle
cohérence ! Rassurons-nous, malgré cette réforme dessinée à l’emporte-pièce
de quelque cabinet ministériel visiblement fâché avec la géographie, le Château de Joux restera toujours à La Cluse-et-Mijoux, la Citadelle à Besançon et
le Lion à Belfort. Mais tout de même : le
tourisme également subira forcément les
conséquences néfastes de ces fusions
anarchiques. Déjà que le comité régional du tourisme de Franche-Comté a
toutes les peines du monde à vendre
notre région à l’extérieur, elle qui pointe péniblement à la 20ème place sur 22
des destinations touristiques, quels efforts
surhumains ne devra-t-on pas déployer
pour trouver de la cohérence dans tout
cela. Aujourd’hui, les messages sont déjà
tellement brouillés entre un comité régional aux messages publicitaires parfois
sibyllins, des comités départementaux
du tourisme rebaptisés “destinations
départementales” et des offices du tourisme qui même proches se tirent parfois dans les pattes. Un indice supplémentaire du dédain avec lequel les
pouvoirs publics se moquent éperdument du secteur touristique : il est actuellement éclaté entre quatre ministères
différents. On a l’air d’oublier en France
que le tourisme représente tout de même
10% du fameux P.I.B. : c’est plus que
l’industrie automobile par exemple. La
France reste encore - pour combien de
temps - la première destination touristique du monde. Si le tourisme dans nos
régions ne disparaîtra pas, il semble avoir
été totalement négligé par les cerveaux
parisiens qui ont pondu cette réforme
des régions. Plus que jamais, chaque territoire devra se battre seul avec ses armes.
Bienvenue dans le Haut-Doubs. I
Jean-François Hauser
est éditée par
“Publipresse Médias”- 1, rue de la Brasserie
B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX
Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81
E-mail : [email protected]
S.I.R.E.N. : 424 896 645
Directeur de la publication :
Éric TOURNOUX
Directeur de la rédaction :
Jean-François HAUSER
Rédaction :
Frédéric Cartaud, Édouard Choulet,
Thomas Comte,
Jean-François Hauser.
Agence publicitaire :
S.A.R.L. BMD - Tél. : 03 81 80 72 85
Anthony Gloriod - Portable : 07 86 50 05 23
Imprimé à I.P.S. - I.S.S.N. : 1623-7641
Dépôt légal : Juin 2014
Commission paritaire : 1102I80130
Crédits photos : La Presse Pontissalienne,
Archi + Tech, Club collectionneurs Mont d’Or,
Festival Montperreux.
L’actualité bouge, les dossiers évoluent.
La Presse Pontissalienne revient sur les sujets
abordés dans ses précédents numéros, ceux qui
ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous
les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”.
La cure de
Labergement
sur leboncoin
Le collège de la Source
en travaux jusqu’en 2017
L
e Conseil général du Doubs investit 15,8 millions dʼeuros (coût estimatif) dans lʼextension
et la restructuration du collège de la Source à Mouthe. Lʼétablissement scolaire construit
en 1968 est marqué par lʼusure du temps. Ses
conditions dʼaccueil ne sont plus adaptées pour
recevoir un nombre dʼélèves amené à croître.
Actuellement, environ 400 enfants sont scolarisés dans le collège. Une fois les travaux terminés, les locaux pourront en accueillir jusquʼà
500. Les travaux qui ont démarré au mois dʼavril
sʼachèveront en juillet 2017.
Le chantier contient plusieurs volets. La première phase concerne la construction du bâtiment pour lʼadministration, le préau, le C.D.I.,
et la construction de la salle polyvalente. Lʼactuel
bâtiment de la demi-pension, du pôle artistique
et des sciences sera réhabilité dans un second
temps entre juillet 2015 à juillet 2016. Ensuite,
dans la dernière phase, le bâtiment de la vie
scolaire, salle des professeurs, enseignement
général, sera à son tour modernisé.
“La restructuration du collège sʼinscrit dans une
démarche de développement durable. La loi
relative à lʼaccessibilité est bien entendu prise
en compte” précise le Conseil général du Doubs.
La collectivité ajoute encore que “le chauffage
de lʼétablissement continuera dʼêtre assuré par
la chaufferie bois communale, mais avec une
réduction de 40 % des puissances de raccordement grâce à la mise en place dʼune enveloppe thermique très performante.” Le collège
sera donc moins énergivore.
Ce projet entre dans le cadre du programme
pluriannuel de modernisation des collèges mis
en place par le Conseil général du Doubs. Le
montant du programme est de 524 millions
dʼeuros pour moderniser 40 établissements.
24 opérations dont deux constructions sont
déjà terminées. I
Voilà à quoi ressemblera le futur collège de la Source à Mouthe
dont la restructuration vient de débuter. (perspective Archi + Tech).
C’est l’aile gauche du bâtiment
qui est mise en vente.
information a vite fait le
buzz à LabergementSainte-Marie où nombre
d’habitants sont restés très
attachés à ce bâtiment pour
y avoir usé leurs fonds de
culottes à l’école, au catéchisme… Quatre mois après
avoir finalisé l’achat de ce
bien communal, son propriétaire décide d’en vendre
une partie. Il était avant tout
motivé pour préserver ce bâtiment non dénué de cachet
sans pour autant être un
monument historique. C’est
justement cette attention
conservatrice qui avait
convaincu les élus de lui céder
le bien. D’où l’inquiétude en
découvrant l’annonce sur
leboncoin. “Cette mise en
vente d’une partie du bâtiment servira à financer la restauration de l’ensemble du
bâtiment”, indique le propriétaire Régis Robbe. Rien
d’illégal à cela car cette spécificité faisait partie des
L’
clauses négociées entre les
deux parties. Fatigué de voir
le patrimoine architectural du
Haut-Doubs maltraité par des
rénovations disgracieuses,
l’acquéreur ne souhaitait pas
que l’ancienne cure de Labergement subisse le même sort.
“Je voulais avant tout la sauvegarder d’une probable
démolition-reconstruction.
En l’achetant, j’ai déjà accompli la moitié du challenge. Il
reste maintenant à dégager
des fonds pour financer les
travaux qui s’imposent, le but
étant de faire vivre et transmettre ce patrimoine aux
futures générations.” Régis
Robbe a exploité plusieurs
pistes dans ce sens avec
l’idée d’installer des services,
des commerces au rez-dechaussée.
Mais
les
démarches n’ont, à ce jour,
pas abouti, d’où cette mise
en vente qui se solde pour
l’instant par quelques
contacts informels. I
La dernière révérence
de Jean-Louis Simon
e musée d’Ornans expose
“L’Origine du monde”. Mais
l’événement attendu autour de
l’œuvre majeure de Gustave
Courbet est voilé de nostalgie pour ceux
qui connaissaient Jean-Louis Simon. Le
président fondateur de l’association
“Chez Courbet”, qui devait prendre part
aux débats, s’est éteint le 12 mai à l’âge
de 68 ans. Il se passionnait pour le peintre franc-comtois. Son appétit avait pris
peu à peu les traits d’un combat judiciaire qu’il portait, et dans lequel il défendait
les intérêts du Conseil général du Doubs.
Le souhait de Jean-Louis Simon était
que l’Institut Courbet restitue à la collectivité les 26 toiles de l’artiste acquises, disait-il, grâce aux subventions du
Département. Dès lors, il lui semblait
légitime que ces tableaux reviennent au
musée pour y être exposés aux côtés
des 26 autres que possède déjà le Conseil général. Son entreprise s’éteint avec
l’homme jovial qu’il était.
L
Jean-Louis Simon, c’était d’abord un
style. Avec ses moustaches, son nœud
papillon et son costume trois pièces, il
avait l’allure d’un aristocrate apprêté.
Ses lunettes en demi-lune posées au
bout du nez soulignaient son regard rieur
et malicieux. Il était conteur, blagueur,
versé vers la culture, amateurs de bons
mots, lui qui a côtoyé Brassens et Ferré lorsqu’il s’occupait d’une structure
associative à Besançon chargée de promouvoir l’art en général. Épicurien, il
refaisait le monde “en étant persuadé
que ça ne servira à rien…” ironisait-il.
Dans le petit bureau de sa maison de
Saône, il vivait entouré de livres, de photographies, d’objets rassemblés au fil de
sa vie, mais il vivait surtout de musique.
Car Jean-Louis Simon était un concertiste
singulier. Pianiste autodidacte, il avouait
son incapacité à lire la moindre partition.
Une fois au clavier, il était dans
l’improvisation permanente, ne jouant
que sa musique, classique évidemment,
Jean-Louis Simon photographié dans le petit bureau de sa maison
de Saône où il vivait entouré de livres et de musique.
mais avec une virtuosité étonnante à la
manière de Bach, de Chopin ou de
Beethoven. Il racontait que la pianiste
russe Élisabeth Leonskaja lui a confié un
jour “vous avez la musique naturelle.” Un
don avec lequel il a enchanté son public par des harmonies aussi uniques
qu’éphémères comme la vie qu’il aimait. I
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06/14 - SCHLEP © Charles Martin / National Geographic Vintage • APE 9001Z • SIRET 3497303410030 • Licences 1 – 1057054 / 2 – 1040099 / 3 – 1040100
grand mécène des
L’INTERVIEW DU MOIS
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
4
TOURISME
La Franche-Comté manque de notoriété
“Le massif du Jura talonne les Vosges et le Massif Central”
Directeur du comité régional du
tourisme depuis un an,
Jean-Jacques Micoud a la
- lourde - tâche de développer
le tourisme franc-comtois qui
ne représente qu’1,5 % des
voyages des Français.
Empilement des structures,
campagnes de communications
peu lisibles, défis à relever,
le directeur n’élude aucune
question. Il revient sur les
retombées du label
“Montagnes du Jura”.
a Presse Pontissalienne : Le comité régional du Tourisme (C.R.T.) de Franche-Comté dispose d’un budget de 3,5 millions euros
financé à 78 % par la Région. Ce budget
sert au fonctionnement, à la communication, aux
formations. Malgré ces moyens importants, force
est de constater qu’il peine à trouver sa place.
Admettez-vous cette critique ?
Jean-Jacques Micoud : C’est votre constat, pas
le mien. L’idée, c’est d’être efficace. Il faut
(re)formater notre mode de pensée dans le
tourisme. Aujourd’hui, il faut revoir par
exemple les campagnes d’affichage avec du
“4 par 3” ou les déplacements sur les salons.
Ce genre de campagne, c’est terminé, même
si dans certains cas, cela reste pertinent.
Notre job, c’est le marketing. L’argent est
cher et on ne peut plus se permettre d’arroser.
On peut communiquer partout, mais il faut
mieux concentrer les moyens et travailler
sur des thématiques. Avec la marque “Montagnes du Jura” par exemple, nous avons
gagné 10 points de notoriété… Du coup, on
talonne en terme de notoriété les Vosges
et le Massif Central alors que l’on en était
loin il y a peu.
L
Jean-Jacques Micoud, directeur du comité régional du tourisme en Franche-Comté.
100 000 voire 200 000. Tout va plus vite.
Nous avons créé un club des ambassadeurs
de personnes qui aiment la Franche-Comté, qui en parlent sur leur blog. Elles le font
gratuitement. Cela marche très bien. Les
commentaires des blogueurs et des internautes sont très importants : c’est un avis
de consommateurs. Il y a des filtres également par pays. Un Allemand peut lire les
commentaires d’un touriste allemand. Nous
travaillons d’ailleurs sur une norme
A.F.N.O.R. afin de montrer que ces commentaires sont réels.
L.P.P. : Comment expliquer que notre région a connu
une baisse de ses nuitées en 2013 (- 2,2 % après
- 0,6 % en 2012), alors qu’à l’inverse en France, la
fréquentation a progressé de 0,8 % sur un an ?
J.-J.M. : Le printemps 2013 a été pourri et
le tourisme reste totalement dépendant de
la météo. La conjoncture économique ne
nous a pas aidés. Nous travaillons d’ailleurs
avec Météo France pour connaître les impacts
de la météo sur le tourisme. Le frein de
notre région est son manque d’image et de
notoriété. Il faut rassurer pour faire venir.
Une fois que les touristes sont venus, ils
L.P.P. : On a l’impression que les offices de touris- reviennent.
me, les Comité départementaux et le C.R.T. se font
concurrence. L’empilement des structures est-il un L.P.P. : Après un an, vous avez pris vos marques.
frein à la réussite ?
Quels sont vos objectifs ?
J.-J.M. : Ni les comités départementaux, ni J.-J.M. : Le C.R.T. dispose d’une nouvelle
les offices de Tourisme ni le C.R.T. ne se politique depuis le vote du nouveau schéprennent les pieds dans le même tapis. ma régional qui s’étale sur une période de
Nous faisons les mêmes choses mais nous 5 ans. Un schéma comporte toujours 3 volets.
n’avons pas les mêmes cibles. Nous com- Ils concernent la structuration de l’offre
muniquons par exemple en Allemagne, au (aide à l’hébergement), un volet organisaPays-Bas, en Suisse, ce que ne font pas les tionnel, la mise en tourisme (promotion,
C.D.T. Pour la communication en région commercialisation).
parisienne, nous le faisons de manière
concertée. Là est notre valeur ajoutée. L.P.P. : De ces trois volets, lequel est le plus bancal
L’observation (études, retombées écono- en Franche-Comté ?
miques) est le fait du C.R.T. Les offices de J.-J.M. : Il est difficile de se comparer à un
tourisme ont, eux, l’accueil physique dont autre territoire. Nous sommes bons
nous ne disposons pas. Chacun a son rôle, dans l’offre, la mise en tourisme. Sur les
qui est rappelé par la loi de 1992.
hébergements, il reste du travail à faire
sur la quantité et la qualité avec des disL.P.P. : Comment faire pour convaincre le touriste positifs d’aide de la Région pour les camde venir en Franche-Comté qui pointe seulement à pings.
la 20ème destination touristique (sur 22 régions)
L.P.P. : A-t-on pris du retard ?
en France ? Sur les réseaux sociaux ?
J.-J.M. : Par exemple. Lorsque j’ai débuté J.-J.M. : Oui. Il y a une évolution des common job il y a 25 ans, on disait une per- portements des touristes. A nous de faire
sonne satisfaite du séjour, ce sont 10 per- évoluer notre offre avec par exemple les
sonnes qui en entendent parler. Une mécon- yourtes, les bulles (il n’y en a quasiment
tente, ce sont 20 qui sont au courant. pas en Franche-Comté), les cabanes sur
Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, c’est l’eau. La demande des touristes s’exprime
L.P.P. : Vous n’avez pas répondu sur le travail de vos
équipes au C.R.T. et la lisibilité des actions menées
qui semblent parfois floues…
J.-J.M. : C’est un métier de l’ombre mais qui
est essentiel. Dans nos équipes, des personnes travaillent sur l’ingénierie pour
développer par exemple l’accueil vélo,
d’autres créent le catalogue de formation,
d’autres la labellisation, etc. C’est difficile
de mesurer les retombées mais c’est essentiel.
Bio express
Après avoir dirigé
successivement le
C.D.T. (comité
départemental du
tourisme) de l’Ain
(1998-2004) puis du
Morbihan qui est le
5ème département le
plus visité de France
(2004-2013), JeanJacques Micoud est
directeur du C.R.T. de
Franche-Comté (Comité
régional du tourisme)
depuis le 24 juin 2013.
Il succède à Gilles Da
Costa, directeur par
intérim, suite au départ
de Jean-Paul Garnier en
août 2012.
sous forme des 3 R : R comme rupture avec L.P.P. : Pour autant, la communication de notre région
le travail, R comme retrouvailles, R com- à l’extérieur a semblé coûteuse, parfois désastreuse,
me ressourcement.
notamment avec l’Originale Franche-Comté.
J.-J.M. : Cette communication est arrivée
L.P.P. : La Franche-Comté a-t-elle les moyens de les pour le lancement de la L.G.V. Elle nous a
ouvert des portes dans les médias alleoffrir ?
J.-J.M. : Elle a parfaitement sa place. Les 3 mands par exemple et a généré 2 100 articles
R, ils étaient vrais il y a soixante ans mais dans la presse, dont la moitié en Allemagne,
maintenant le touriste part moins souvent, une de nos cibles. Nous sommes dans un
moins longtemps, moins loin. Arrêtons de marché, une guerre commerciale. Il faut
communiquer pour “piquer” des clients
nous flageller et de complexer.
potentiels qui sont souvent proches de chez
L.P.P. : Mais comment attirer de nouveaux touristes nous.
qui ne savent pas placer notre région sur une carte ?
L.P.P. :Vous faites donc concurrence à la Bourgogne,
J.-J.M. : En tant que metteur en tourisme, une région avec laquelle vous devrez bientôt fusionil faut mettre en place ses 3 R pour arri- ner. Qu’en est-il d’un futur regroupement avec le
ver aux 3 E qui sont le E d’émotion, le E C.R.T. bourguignon ?
d’économie, le E d’équilibre et enfin un qua- J.-J.M. : Je rencontre fin juin mon homotrième avec le E d’environnement. Chaque logue. Nous collaborons déjà dans une action
territoire a les ingrédients mais le point commune menée aux Pays-Bas avec la Bourd’équilibre, c’est les hommes. Notre accueil gogne, la Lorraine, Champagne-Ardennes.
est lié à notre histoire et une région qui Avec une seule ou deux régions, on ne déplan’est pas économiquement développée n’est cera pas la Citadelle de Besançon. S’il faut
touristiquement pas développée. Le tou- mutualiser les moyens, nous le ferons.
risme crée du lien social, il est contribu- “L’homo-touristicus” se moque de savoir s’il
teur du cadre de vie, il offre des retom- est dans tel ou tel département. Mon job,
bées… En Franche-Comté, le tourisme c’est le faire venir et revenir.
n’était pas une priorité. Pour comparaison,
l’activité touristique représente ici la moi- L.P.P. : Parlez-nous du Haut-Doubs. Encore une fois,
tié de l’activité du département du Morbi- il semble que le label “Montagne du Jura” brouille
han. Il y a néanmoins une prise de conscien- le message. Que rapporte-t-il ?
ce. Il y a également des destinations de J.-J.M. : Il n’y a aucune ambiguïté. Lorsque
niche : on le voit avec la chapelle de Ron- l’on va en Île-de-France, en Allemagne, en
champ qui attire de plus en plus de cars Belgique, on communique sur des angles
chinois.
d’attaque comme la première fois à la montagne, la découverte. Dans la ventilation
de notre budget, seulement 35 % vont à
l’hiver, le reste à l’été.
Chiffres-clés
3,5 millions de voyages en Franche-Comté, soit 1,5 % des
voyages des Français (20ème région)
G Jusquʼà 17 300 emplois salariés liés au tourisme (13 700 en
moyenne sur lʼannée), soit 5,5 du P.I.B. régional
G 3,5 % de lʼemploi salarié total en Franche-Comté (15ème rang)
G 670 millions dʼeuros dépensés par les touristes (en 2009).
36,50 euros de dépense en moyenne.
G Une durée moyenne de voyages de 4,4 jours. 256 000 lits touristiques.
G 200 lieux touristiques sont répertoriés. Le plus visité : La Citadelle (244 525 visiteurs en 2012), 151 480 pour le Dinozoo, 115 269
pour la Saline royale.
G Plus de 81 000 lits dans les hébergements marchands, dont
43 % dans les campings, 20 % dans les meublés de tourisme et
18 % en hôtellerie.
G
L.P.P. : Que manque-t-il à nos montagnes pour attirer davantage ?
J.-J.M. : C’est la qualité et la quantité de
l’hébergement. Il est plus facile de louer 12
mois à un frontalier. La grande question
du tourisme, c’est la poule et l’œuf. La poule étant l’activité et l’œuf l’hébergement. Il
faut trouver un équilibre.
L.P.P. : Un mot sur le château de Joux ?
J.-J.M. : C’est un écrin magnifique qu’il faut
faire vivre avec des expositions permanentes. Pour cela, il faut des moyens. C’est
toute la difficulté. Ce secteur du HautDoubs a des atouts, notamment sur le plan
du tourisme sportif. I
Propos recueillis par E.Ch.
PONTARLIER
TRANSPORT
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
5
Une fréquentation insuffisante
Pas assez de bus à Pontarlier
Des usagers se plaignent du manque de dessertes régulières et suggèrent la mise
en place d’une seconde ligne de bus. Possible, mais à quel prix ?
uand il va se promener à fait la comparaison avec la capitale du
Yverdon, Pierre Genoud ne Haut-Doubs. On sait la Suisse très attatarit pas d’éloge sur le ser- chée à son service public de transport.
vice de transport en com- Nos voisins ne sont pas peu fiers d’avoir
mun de la cité vaudoise qui l’un des meilleurs cadencements ferne comporte rien de moins que cinq roviaires au monde. Le réseau pontislignes de bus. “On n’a plus besoin de salien fait pâle figure avec une seule
voiture avec un tel réseau”, poursuit ce ligne forcément moins performante que
Pontissalien assez critique quand il le réseau yverdonnais. “Habitant aux
Q
Mélèzes, si je pars à 9 h 22 pour faire
une course au centre-ville, j’arrive à
9 h 30 à l’Auberge de jeunesse. Rien à
dire pour l’aller. Mettons que cela me
prenne 20 minutes, il faudra alors
attendre jusqu’à 12 h 08 pour revenir
aux Mélèzes à 12 h 17. Ce n’est guère
incitatif. Il faudrait deux lignes de bus.”
Alerte octogénaire, Pierre Genoud se
Pierre Genoud regrette l’absence d’une seconde ligne de bus
et les difficultés à se rendre dans certains quartiers excentrés.
Le réseau de
bus a toute son
utilité aux
heures
d’entrée et de
sortie d’école.
déplace encore en voiture ou à vélo. Il
rend parfois service aux voisins et amis
moins mobiles que lui en les acheminant en ville ou à l’E.H.P.A.D. Car se
pose aussi le problème de l’accès sur
les sites excentrés. “La seule échappatoire serait le Ticto. Je ne suis pas contre
ce principe qui impose néanmoins de s’y
Comptez au
prendre à l’avance pour
réserver. C’est moins bas mot entre
flexible qu’une ligne
550 000 et
régulière qu’on prend
600 000
quand on veut et où
l’on veut.”
euros.
Le service de transport
à la demande Ticto
existe depuis une dizaine d’années. Il pallie
en quelque sorte la
création d’une seconde ligne qui
s’avérerait beaucoup trop coûteuse pour
la collectivité. En effet, pour une ligne
de bus supplémentaire, comptez au bas
mot entre 550 000 et 600 000 euros. Le
Pontissalien serait-il prêt à payer deux
fois plus de taxe d’habitation, du moins
en part communale ? Le charme d’une
ville à la campagne, c’est aussi qu’elle
pourrait presque se passer d’un service de bus. Chaque année, la collectivité est contrainte de combler les déficits d’exploitation en versant chaque
année quelques centaines de milliers
d’euros au délégataire Kéolis Urbest
en charge de Pontabus. Sous la mandature Genre, pas question d’instaurer
une taxe transport. C’est donc Ticto ou
rien. I
F.C.
L’ÉVÉNEMENT
LE TOUR SIGNE SON RETOUR
Lundi 14, mardi 15 et dimanche 16 juillet, les coureurs du Tour sont de retour dans le Doubs. Les Haut-Doubistes devraient se rendre en masse à Besançon.
G Sport
Tour de France mardi 15 et mercredi 16 juillet
Le Tour de France à deux roues de Pontarlier
Après l’arrivée à La Planche-des-Belles-Filles la
veille, les coureurs du Tour de France se reposeront
mardi 15 juillet à Besançon. Ils repartent mercredi 16
depuis le Parc Micaud pour la 11ème étape. Outre les
nombreuses animations, cet événement est une
chance économique qui se ressent jusqu’à Pontarlier.
ardi 15 juillet, les amoureux du cyclisme pourront approcher de près
les coureurs professionnels. Ils auront même la chance de pédaler avec eux à Besançon
lors de cette journée de repos où
Froome, Contador, Pinot et les autres
tourneront les jambes sur les routes
du grand Besançon avant de repartir le 16 juillet pour 187,5 km entre
Besançon et Oyonnax.
Si le Tour, contrairement à 2009 ne
passera pas par Pontarlier (étape
Pontarlier-Verbier remportée par
Contador), les Haut-Doubistes pourront se rendre à Besançon par la
route (des déviations seront mises
en place) ou par le train pour
rejoindre le Parc Micaud de Besançon, village départ. “Il y aura des
offres de transports spécifiques
(5 euros par exemple l’aller-retour
depuis Baume-les-Dames ou Morteau)” a rappelé Marie-Guite Dufay
pour la Région Franche-Comté.
Comptez 15 euros l’aller-retour au
départ de la gare de Pontarlier.
C’est la 20ème fois que la capitale comtoise accueille cet événement. Après
M
le contre-la-montre de 2005 (victoire d’Armstrong), Colmar-Besançon
(2009, victoire d’Ivanov) puis le contrela-montre Arc-et-Senans-Besançon
(2012, victoire de Wiggins), le Tour
reprend ses quartiers dans le Doubs.
“J’entretiens de bons rapports avec
A.S.O. Christian Prudhomme
(N.D.L.R. : le directeur) m’a appelé
pour me dire que nous aurions une
étape de repos. Pendant deux jours,
le Tour sera chez nous. Ce sera une
grande fête” explique le maire de
Besançon. 1 425 chambres ont été
réservées : “Tout est complet, jusqu’à
Dijon, Montbéliard et
Pontarlier” rapporte
Yannick Goasduff,
38 % des
responsable des sites
hôteliers
chez A.S.O. Chez les
remarquent professionnels de
une hausse. l’hôtellerie, 38 % ont
remarqué une hausse de fréquentation
sensible lors du
contre-la-montre de
2012, avec un taux
d’occupation de 85 %
les jours précédant et
succédant
à
Deux jours de
fête du vélo à
Besançon
mardi 15 et
mercredi
16 juillet
(photo
archive L.P.P.).
Les animations
l’événement, contre 54 % habituellement sur un mois de juillet. Le
budget des deux journées s’élève à
300 000 euros, financé par les quatre
collectivités (Région, Conseil général, Ville de Besançon, Agglomération). Le Département va ajouter
80 000 euros pour la réfection de
routes comme la portion AvanneMontferrand. Entre 400 000 et
500 000 personnes sont attendues
pour ce troisième événement mondial en terme d’audience, “un événement qui reste gratuit” a tenu à
préciser Claude Jeannerot, le président du Doubs. Rançon du succès :
il sera particulièrement difficile de
circuler.
Le site de départ sera installé dans
le Parc Micaud. Les coureurs
s’élanceront de l’avenue de l’Helvétie
à 12 h 30. Ils rejoindront l’avenue
Edgar-Faure, l’avenue Siffert, la rue
de Dole, la rue Ferry, la rue des Vignerons, boulevard Mitterrand, boulevard Allende (Planoise), rue des
Causses… Le départ réel sera donné à Avanne. Les cyclistes rejoindront Oyonnax après 187,5 km de
course après avoir traversé Pontdu-Navois, Doucier, Etival, SaintLupicin, Rogna… Selon Patrick Perret, ancien cycliste professionnel
domicilié à Besançon, “cette étape
promet d’être usante, surtout après
une étape de repos.” Pas sûr que les
cadors puissent apprécier nos beaux
paysages. Après une partie plate, ils
buteront sur les premiers contreforts jurassiens… I
Mardi 15 juillet à Besançon
G Montée de Gribaldy organisée par lʼAmicale Cycliste à partir de 17 h 30 entre la City et le Fort de Chaudanne.
G Émission “Village Départ” de France Télévisions,
place de la Révolution, (12 h 50 -13 h 50). Plusieurs
sujets liés à notre région, choisis par la rédaction.
Mercredi 16 (départ) :
G Départ de la caravane à 10 h 30. Village départ
promenade Micaud (ouverture à 9 h 30), émission
“Village départ” (parking Isenbart à 12 h 50).
G Des pass à gagner. Juste avant le départ, 6 fans
seront tirés au sort et pourront devenir caravaniers
le temps dʼune étape en participant à un jeu organisé par une célèbre marque de bouteille dʼeau. Il
est possible de les suivre sur cette étape, de découvrir lʼambiance en caravane.
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
G Tour de France
Préparation du tracé
“Et après, les
maires s’étonnent
que le Tour ne passe
plus chez eux…”
Nouveau directeur technique des épreuves d’A.S.O., l’ancien
cycliste professionnel a pensé et tracé le parcours 2014 du Tour
de France qui s’arrête à La Planche-des-Belles-Filles et passe à
Besançon. Pourquoi a-t-il retenu notre région ? Il évoque les
nouvelles contraintes liées aux aménagements routiers.
G Hôtellerie
7
Colère
A.S.O. plante l’hôtel du
Champ-Fleuri à Pugey
La société qui organise le Tour de France avait réservé toutes les chambres de l’hôtel
situé route de Levier à Pugey. À quelques semaines du départ, l’organisateur a tout annulé. Bertrand Sage, qui avait accueilli en 2012 l’équipe F.D.J., ne veut pas se laisser faire.
est un passionné de la
Petite Reine. Pour ne pas
dire un amoureux.
Depuis qu’il a repris
l’affaire familiale à Pugey, Bertrand
Sage a accueilli pas moins de 10
équipes cyclistes professionnelles
engagées sur le Tour de France. Il y
a eu Jean Delatour, la Saeco, Rabobank lors du Tour de l’Avenir, la Katusha pour le Tour 2009 et la F.D.J. en
2012, jour même de la victoire de
Thibaut Pinot. Que de bons souvenirs… gâchés par cette histoire, sorte de mauvais coup du sort de la part
d’Amaury Sport Organisation, la
société organisatrice de cet événement mondial. Il y a quelques
semaines, elle lui a fait part que ce
ne serait plus 40 chambres qu’elle
réserverait… mais une seule !
C’est en effet cette société qui réserve pour le compte des équipes et de
ses salariés (techniciens) des
chambres dans chacune des villes
françaises. “En septembre dernier
(alors que le départ à Besançon n’était
pas officiel), j’ai été contacté par A.S.O.
qui me demandait des chambres. Ils
C’
ont bloqué une quarantaine de lits”
rapporte le gérant.
Habitué de travailler avec la firme,
Bertrand ne se soucie de rien : “On
ne demande jamais d’acomptes. On
est payés à la fin” explique-t-il. Fin
2013, A.S.O. le rappelle pour lui dire
qu’il n’aurait pas d’équipes logées
dans son antre mais seulement des
salariés. Bertrand, supporter et sponsor de l’Amicale cycliste bisontine
est déçu. Mais il s’en contente. Puis,
en février, la société le recontacte à
nouveau pour lui dire qu’elle réduit
le nombre de ses
réservations. La piluUn vrai
le passe. Puis, elle rappelle pour dire qu’elle
manque
n’aura finalement
à gagner.
besoin que d’une
chambre. Colère du
gérant. Elle est
d’autant plus compréhensible que des
dizaines de coups de
fil ont retenti lors de
l’annonce officielle en
fin d’année de la
venue du Tour, de
groupes de voyageurs voulant réserver des chambres. Il les a renvoyés
vers Pontarlier. Pour lui, c’est un vrai
manque à gagner. “Je les louerai mes
chambres, rassure le gérant, mais à
l’arrache. Et ce sont des personnes
qui ne mangeront pas dans mon établissement contrairement aux équipes.”
Il a déjà écrit à A.S.O. et ne compte
pas en rester là.“Si j’avais fait l’inverse
à A.S.O., que se serait-il passé ?”
s’interroge-t-il. Je verrai si l’on va ou
pas
intenter
un
procès.”
L’établissement ne sentira pas l’huile
de massage. Dommage, d’autant qu’à
chaque fois qu’il a accueilli des équipes,
un des cyclistes a gagné. C’était le
cas avec Thibaut Pinot en 2012, Sergueï Ivanov en 2009. “Ivanov avait
remis le bouquet à ma fille Amélie.
Vraiment de bons gars” dit-il.
Tenu par sa famille depuis 1860, soit
la cinquième génération, le ChampFleuri restera un havre de paix pour
cyclistes… mais se méfiera à l’avenir
d’A.S.O. “Ce sera une réponse négative pour eux s’il venait à demander
des chambres…” La boucle est bouclée. I
Thierry Gouvenou est le Monsieur tracé du Tour
de France, le troisième événement sportif au monde.
a Presse Pontissalienne : Vous avez
la lourde responsabilité de dessiner
le parcours du Tour de France après
avoir succédé à Jean-François Pescheux, le directeur historique. N’est-ce pas
trop de pression lorsque l’on sait que la plupart des grandes villes françaises réclament
une arrivée d’une étape ?
Thierry Gouvenou : Cela fait déjà un
moment que l’on prépare la transition
et si j’ai besoin d’un conseil, Jean-François est toujours là. On a déjà commencé à travailler sur le parcours 2015.
L
L.P.P. : Le parcours 2014 revient en FrancheComté et notamment à La Planche-des-BellesFilles, seulement deux ans après sa première arrivée. Pourquoi revenir si vite ? Parce que
le département de la Haute-Saône vous l’a
demandé ?
T.G. : Nous avions la volonté de trouver une montée finale dans un massif intermédiaire. La Haute-Saône a
fait un gros effort pour nous accueillir
en 2012. La victoire de Froome a eu
un impact et ce nom de Planche-desBelles-Filles accroche l’oreille. Ce n’était
pourtant pas gagné d’avance cette arrivée mais encore une fois, il y a eu des
efforts de “regoudronner”. On ne peut
pas envoyer les coureurs n’importe où.
L.P.P. : Justement, vous êtes le garant de la
sécurité des coureurs et aussi des spectateurs. N’est-il pas devenu problématique
d’organiser des courses cyclistes alors que
le mobilier urbain ne cesse d’exploser ?
T.G. : En Haute-Saône, il n’y a pas de
problème mais à Besançon, c’est plus
critique ! C’est notre gros souci et nous
avons dû chercher pour trouver les
endroits les moins délicats. Les mobiliers urbains (giratoires, îlots) augmentent et les maires s’étonnent que
l’on ne vienne plus chez eux. C’est le
paradoxe : on crée des pistes cyclables
mais les routes pour les coureurs
deviennent plus dangereuses. C’est
aménagé pour le cyclotouriste.
L.P.P. : Justement, le maire de Besançon répète qu’il aimerait créer un contre-la-montre
Besançon-La Chaux-de-Fonds voire Neuchâtel pour rendre hommage à la capitale du
temps. Est-ce entendable pour A.S.O. ?
T.G. : Les contre-la-montre, nous avons
tendance à les réduire. Nous sommes
partisans de ne pas aller au-delà de
40 km. Cela évite de gros écarts.
L.P.P. : Besançon accueille une étape de repos.
C’est moins excitant…
T.G. : C’est différent mais super pour
les amateurs qui pourront voir les
équipes voire rouler avec les professionnels qui s’entraîneront ce jour-là.
Ce n’est pas si mal…
L.P.P. : Sur le plan sportif, que réservent ces
deux étapes qui se disputeront sur le massif
vosgien puis jurassien ?
T.G. : Les coureurs auront droit à des
Vosges difficiles comme jamais. Quand
ils vont arriver au pied
de la Planche, ils auront
“Peu de
les jambes bien attachance d’un quées. Pour Besançon,
contre-la- on peut dire qu’il y aura
du plat jusqu’au Jura
montre
puis les plus costauds
s’expliqueront en fin
entre
d’étape.
Besançon
et la
Suisse.”
L.P.P. : Votre pronostic pour
la victoire finale sur les
Champs-Élysées ?
T.G. : C’est un coureur
complet à tendance grimpeur qui gagnera. Il y
aura un gros duel Froome-Contador. I
Propos recueillis par E.Ch.
Bertrand Sage devait une nouvelle fois accueillir des équipes cyclistes…
mais A.S.O. en a décidé autrement.
G Historique
Un seul pro pontissalien
Dans le sillage de Vallet, Pélier, Moreau…
es coureurs francs-comtois qui leurs de l’équipe R.M.O. en 1988
ont participé au Tour de Fran- et 1989.
ce sont légion, preuve que notre Si Arthur Vichot (qui a remis son
région demeure un vivier de talents. titre de champion de France en jeu
Il n’y a néanmoins qu’un seul Pon- dimanche 29 juin), Francis Mourey
tissalien qui peut se targuer d’avoir et Thibaut Pinot (vainqueur d’une
roulé sur les routes de la Grande étape en 2012) attirent tous les
boucle : il s’agit de Patrick Vallet. regards, d’autres ont balisé le terVice-champion de France amateur, rain avant eux. Citons par ordre
excellent grimpeur et aussi bon rou- chronologique le Haut-Doubiste
leur (il battit le record de Franche- Joël Pélier (reconverti dans le métier
Comté de l’heure), il porta les cou- de paysagiste), vainqueur de la sixiè-
L
me étape en 1989. Licencié au V.C.
Morteau-Montbenoît, il a participé à 4 tours en 1985 (78ème), 1986
(non partant à la 18ème étape), 1988
(120ème), 1989 (128ème et vainqueur
de la 6ème étape). Ont suivi Jacques
Decrion (désormais entraîneur à la
F.D.J.), Alexandre Chouffe (aujourd’hui dans le bâtiment et
l’immobilier), Arnaud Prétot (commerce) et Christophe Moreau
(consultant Eurosport). I
8
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
LOISIRS
Une pêche d’un nouveau genre
Au Pont rouge, les mordus
de la carpe mordent à l’hameçon
La gravière du Pont rouge à Pontarlier attire les carpistes venus titiller “les
mémères” dont certaines dépassent les 20 kg. Depuis qu’il est possible d’y pêcher
la nuit (en no-kill), la sablière est devenue le repaire… d’une pêche high-tech.
au turquoise, soleil tapant et
plage de galets descendant en
pente douce dans une eau à
20 °C. Non, vous n’êtes pas au
bord de la Méditerranée mais
à Pontarlier, au lieu-dit la sablière du
Pont rouge, un cadre bucolique. Patrick
et Frédéric, deux Suisses du canton de
Fribourg, ne se sont pas trompés. Ils
sont devenus des fidèles de la gravière comme de nombreux pêcheurs pour
le cadre… et surtout pour les poissons
qui y nagent. “Il y a des carpes de plus
E
de 20 kg ici” rapportent les deux spécialistes qui se sont installés avec leur
tente pour 3 jours de pêche non-stop.
S’ils franchissent la frontière pour venir
tremper leurs hameçons, c’est aussi et
surtout parce que la législation est
moins restrictive qu’en Suisse : “Chez
nous, on ne peut pas pêcher de nuit. Si
on prend un poisson au-dessus de la
maille, on doit le tuer. C’est une aberration ! Nous, on pratique le no-kill et
en plus, c’est beaucoup moins cher ici.”
Pour attirer le cyprinidé (nom latin de
la carpe), ces deux Suisses ne lésinent
pas sur les moyens. Ils ont une batterie de trois cannes posées sur un rodpod (trépied en français). Dès qu’un
poisson tire sur le fil, ils sont alertés
par un bip strident du détecteur de
touche. Mieux, pour appâter le poisson,
ils utilisent un bateau amorceur qui
leur permet aussi d’aller déposer les
lignes à plusieurs centaines de mètres.
Vincent vient de prendre cette carpe miroir d’environ 8 kg.
Ce n’est pas fini : “On a aussi un écho
Après la photo, elle sera remise à l’eau.
sondeur intégré où l’on peut voir le fond.
Actuellement, je pêche entre 4 et 6 mètres d’eau” précise Patrick qui a plus de chance que son collègue en sortant 4 poissons.
“La plus grosse pesait 11 kg.”
Vincent, Pontissalien, fut l’un des premiers à taquiner la carpe ici. C’était en
2008 : “Depuis, il y a de plus en plus de
epuis quatre ou cinq ans, des
monde et les carpes sont devenues plus
silures ont été pêchés au Pont
méfiantes.” Les disciples de Saint-Pierrouge. Ce poisson peut
re ont beau leur présenter des bouillettes
atteindre
plus 2 mètres et peser jus(amorce) aromatisées ananas, fraise,
quʼà
70
kg.
Il aurait été introduit par
pomme, chocolat, elles ne mordent pas
toujours. “Il y a beaucoup de nourriture la main de lʼhomme. “Et ils se repronaturelle comme les moules d’eau dou- duisent car on a vu récemment des
ce” rapporte le carpiste.
petits” rapporte un pêcheur. Ils ont de
Les trois compères, soucieux de la nourriture pour se développer ici.
l’environnement, veulent préserver ce
Ce poisson est parfois décrié. Sʼil offre
“coin de paradis”. “Ce que l’on ne comdu
combat, il est vorace.
prend pas, rapporte Frédéric le Suisse,
c’est que malgré les poubelles qui sont À noter quʼun second de magasin de
là, les gens jettent leurs détritus n’importe pêche devrait se créer à Pontarlier
où ! C’est peut-être notre “suissitude”, (dans la zone dʼactivités), lʼunique pour
mais cela nous choque. En Suisse, nous lʼinstant présent étant celui situé aux
n’avons pas de poubelles au bord des Granges-Narboz. I
étangs et malgré cela, c’est propre.”
Tenu par l’association de pêche La Truite Pontissalienne, le Pont rouge est donc de réception, pesés puis photographiés
ouvert toute l’année pour pêcher, même avant d’être remis à l’eau… En espérant
de nuit mais en no-kill (les poissons doi- une prise plus importante la prochaine
vent être remis à l’eau vivants). Pour fois. La pêche de la carpe, c’est un art de
cela, les pêcheurs prennent garde à ces vivre. Un budget également. Mais lorsVincent (premier plan) est venu rendre visite
poissons qu’ils chérissent : une fois sor- qu’on aime, on ne compte pas… I
à Patrick et Frédéric, deux pêcheurs à la carpe suisses installés pour 3 jours et 3 nuits au Pont rouge.
E.Ch.
tis de l’eau, ils sont posés sur des tapis
D
Zoom
Des silures aussi
État civil de juin 2014
NAISSANCES
29/05/14 – Grace de Josué DAOUILO,
militaire et Ninie TEIN-POAWI, sans profession.
01/06/14 – Augustin de Christophe
GRANDJEAN, ambulancier et de Laetitia
SALIOT, aide de vie scolaire.
30/05/14 – Soline de Adrien PARIZOT,
directeur d’un centre de vacances et de
Aline BARBEZAT, professeur des écoles.
31/05/14 – Berat de Ahmet BÖLÜÇ, étudiant et de Songül ÇAGLAR, sans profession.
01/06/14 – Alban de Grégory BILLON,
menuisier et de Laure CHATELAIN, cuisinière.
01/06/14 – Mathéo de Matthieu BAUD,
responsable d’atelier et de Karine BUET,
ouvrière en horlogerie.
01/06/14 – Mériss de Florent MARÉCHAL,
opérateur et de Florence PETITE, assistante maternelle.
02/06/14 – Lili de Florent MATHIS, technicien d’atelier et de Julie VERGER, chef
de service communication.
02/06/14 – Elsa de Fabien LIGIER, gestionnaire approvisionnement et de Camille MAIROT, mandataire judiciaire à la protection des majeurs.
31/05/14 – Eliana de Carlos SAMEICE
DOS SANTOS, affuteur et de Célia DOS
SANTOS ALVES, ouvrière.
02/06/14 – Loïse de Jean-Marc GROSJEAN, conseiller tri prévention des déchets
et de Alexia BERTHOD, professeur de
mathématiques.
03/06/14 – Melvin de Christophe IMADOUCHENE, technicien de maintenance
et de Laurence JACQUINOT, opératrice.
03/06/14 – Valentin de Benoit PERNY,
employé de commune et de Amandine
GULOT, vendeuse.
03/06/14 – Tim de Alexandre BALOCCA,
chef de projet et de Anne MINARY, aide
soignante.
03/06/14 - Juliette de Yves BERTHIER,
ingénieur mécanique et de Alicia DEROSE, commerciale.
04/06/14 – Luna de Guillaume MAGNIN,
restaurateur et de Mélanie BALSALOBRE,
agent immobilier.
04/06/14 – Camille de Benoit VUILLAUME, horloger et de Sylvie GAGELIN, comptable.
04/06/14 – Maxence de Julien FORNÈS,
chef de projet et de Christine MATEUS,
gérante mandataire.
04/06/14 – Ozan de Metin YAZICI, décolleteur et de Yasemin BULDUK, horlogère.
04/06/14 – Axel de Stéphane DUPLAY,
mécanicien et de Emilie GRENET, esthéticienne.
05/06/14 – Ilyas de Mohamed BENCHAGRA, électricien et de Fouzia LOUKILI,
sans profession.
05/06/14 – Lucie de Marc DAVID, charpentier et de Céline PETITE, agent des
services hospitaliers.
05/06/14 – Bastien de Jocelyn TISSOT,
agriculteur et de Céline MATHEZ, assistante sociale.
05/06/14 – Cloé de Johnny SALVI, ouvrier
et de Delphine HUENS, assistante
d’éducation.
06/06/14 – Fabien de Frédéric BELOT,
monteur en horlogerie et de Anaïs BOUDIER, infirmière.
06/06/14 – Aylin de Murat CAKIR, ingénieur et de Birsen SASAL, gestionnaire
administrative.
06/06/14 – Félix de Olivier JUIF, décolleteur et de Laure SPRUNGER, contrôleuse en horlogerie.
06/06/14 – Melisa de Hakan ÖZER, opérateur régleur et de Cynthia TEUFEL, assistante maternelle.
07/06/14 – Colinne de Joris BEUQUE,
agriculteur et de Mathilde STERN, sans
profession.
07/06/14 – Clément de Michaël FATHALLAH, ingénieur en mécanique et de Laetitia CUSIN-MERMET, professeur des
écoles.
07/06/14 – Lana de Alexandre MORIN,
menuisier et de Olivia PELLEGRINI, infirmière.
08/06/14 – Ilyes de Aurélien BURLAND,
ouvrier et de Fatima AJAMAA, sans profession.
08/06/14 – Lino de Eloi MOREL, électromécanicien et de Audrey PEREIRA-CARVALHEIRO, opératrice de fabrication.
09/06/14 – Loan de Guillaume VALLET,
informaticien et de Angélique LEFEVRE,
comptable.
09/06/14 – Kéony de Alexis BOUVET, cuisinier chef à domicile et de Céline JACQ,
sans profession.
10/06/14 – Louna de Kévin BERGEROT,
agriculteur et de Cindy CHARLIN, ouvrière en fromagerie.
09/06/14 – Maé de Emmanuel BRUCHON,
bijoutier et de Marie FAIVRE, horlogère.
10/06/14 – Romain de Eric MUCKENSTURM, technicien et de Sarah MATHIS,
assistante maternelle.
10/06/14 – Diego de Florian BENOIS, électricien et de Sandrine CLERGEOT, ouvrière.
16/06/14 – Tijani de Abdelkader CHEMLAL, intérimaire et de Linda HUGUENIN,
sans profession.
14/06/14 – Ange de Kévin LEFEBVRE,
affineur et de Céline BORNERAND, sans
profession.
13/06/14 – Maud de Nicolas LEGRAND,
ingénieur et de Magaly ZAGHINI, sans
profession.
14/06/14 – Lina de Cédric LAMBERT,
poseur chambre froide et de Raphaële
BELOT, préparatrice en pharmacie.
15/06/14 – Martin de Vincent ADAMY,
éducateur spécialisé et de Pauline FAYOLLE, éducatrice spécialisée.
15/06/14 – Sohan de Abdelrhani EL KHRISSI, art-thérapeute et de Cécile MANDRILLON, kinésithérapeute.
16/06/14 – Arthur de Richard GALEAZZI,
manager de rayon et de Marie SOURIT,
assistante maternelle.
16/06/14 – Loan de Thierry MICHEL, mécanicien agricole et de Floriane SCHALLER,
agricultrice.
17/06/14 – Nathan de David SCHALLER,
agriculteur et de Ludivine BLIGNY,
employée commerciale.
17/06/14 – Alice de Mathieu CZUKOR,
ingénieur et de Laura THIERRY, infirmière.
17/06/14 – Abel de Cédric LACOSTE-SEIGNOURET, ingénieur et de Aurore PIOTROWSKI, ingénieur.
18/06/14 – Zola de Richard CHOULET,
agriculteur et de Charlène BILLEREY, opératrice de production.
18/06/14 – Gabin de Yves MEUTERLOS,
gérant de magasin et de Hélène ROLAND,
couturière.
18/06/14 – Olivia de David GUERRA VIDELA, opérateur pharmaceutique et de
Constance GLORIOD, hôtesse de caisse.
18/06/14 – Côme de Mathieu BONETTI,
routier et de Hermance DUBOIS, coiffeuse.
19/06/14 – Caroline de Jérémy GUILLOT,
maçon travaux publics et de Emilie GODIGNON, sans profession.
19/06/14 – Nisa de Hakan MUSUL, responsable d'atelier et de Zeliha KOCAASLAN, sans profession.
19/06/14 – Paul de Romain CHARTON,
chef de magasin et de Dorothée ZANETTI, assistante commerciale.
MARIAGES
06/06/14 - Ebu-Müslüm TOPBAS, sans
profession et Sarah BELARBI, employée
de commerce.
07/06/14 – Ebu KARABACAK, tourneur
fraiseur et Amine CEYLAN, sans profession.
14/06/14 – Alain FAIVRE, opérateur et
Pascale CLERC, opératrice.
21/06/14 – Armin VEHABOVIC, aide spécialisé et Samra SIVAC, étudiante.
DÉCÈS
31/05/14 – Monique GUILLAME, 87 ans,
retraitée, domiciliée à Fallerans, célibataire.
02/06/14 – Charles FAIVRE, 80 ans, retraité, domicilié à Doubs (Doubs), époux de
Marie-Thérèse FORNAGE.
03/06/14 – Césira LOCATELLI, 77 ans, retraitée, domiciliée à Levier (Doubs), veuve de
Georges ROSSIER.
05/06/14 – Gérard FAUDOT, 64 ans, retraité, domicilié à Les Fourgs (Doubs), célibataire.
06/06/14 – Charlotte VUILLEMIN, 66 ans,
retraitée, domiciliée à Hauterive-la-Fresse
(Doubs), célibataire.
10/06/14 – Jacqueline BROGLIN, 86 ans,
retraitée, domiciliée à Aubonne (Doubs),
épouse de Roger VILLAIN.
11/06/14 – Jeanne THOUVEREY, 94 ans,
retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs),
veuve de Ange FAUSTIN.
12/06/14 – Paul HENRIET, 88 ans, retraité,
domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Marguerite FERREUX.
12/06/14 – Daniel MAIRE, 67 ans, retraité,
domicilié à Dommartin (Doubs), époux de
Odile BOURGEOIS.
13/06/14 – Edelin LOCATELLI, 87 ans, retraitée, domiciliée à La Cluse-et-Mijoux (Doubs),
veuve de Bernard ROBBE.
14/06/14 – Gérard BERNE, 78 ans, retraité
agricole, domicilié à Les Fontenelles (Doubs),
célibataire.
14/06/14 – Michelle LAITHIER, 83 ans, retraitée, domiciliée à Pontarlier (Doubs), épouse de Jean MEUTERLOS.
12/06/14 – Hendrik VAN EIJK, 60 ans, mécanicien, domicilié à Dordrecht (Pays Bas).
14/06/14 – Pierre CHENAUX, 86 ans, retraité, domicilié à Nozeroy (Jura), célibataire.
PUBLI-INFORMATION
SORTEZ LES GABIONS
La société Franche-Comté Minéral basée à Épeugney et à Doubs,
commercialise des blocs d’enrochement et des gabions de toutes
dimensions destinés aux professionnels comme aux particuliers.
acile à poser, modulable à
souhait et s’intégrant bien
dans tous les milieux, le
gabion se distingue par ses
caractéristiques écologiques.
“L’armature métallique est conçue
avec des matériaux qui ne rouillent
pas,
sans
impact
sur
l’environnement. C’est garanti 100
ans. Ces blocs ont aussi un bon
pouvoir drainant”, confirme Ludovic Tournier qui gère FrancheComté Minéral avec son frère
Sébastien.
Cette société s’est positionnée sur
ce marché porteur depuis quelques
années. Elle propose des gabions
de toutes tailles remplis et vibrés
en carrière avec du “80/120 bleu
concassé”, précise le professionnel en référence au type de cal-
F
caire extrait de la carrière
d’Epeugney. Les gabions sont préparés à la sablière du Pont-Rouge par les salariés de F.C.M. Du
fait maison. “On en entrepose aussi à Épeugney.” Sans oublier que
ces produits sont visibles sur le
site Internet de la Société Nouvelle de Carrière.
La famille Tournier est dans le
métier depuis plus d’un demisiècle.Tout a commencé avec Denis
Tournier, le père de Ludovic et
Sébastien qui se lance en 1963
dans l’exploitation d’une sablière. C’est lui qui ouvrira en 1984
la carrière d’Épeugney. “Franche
Comté Minéral est venue se greffer par la suite, au début des années
2000, pour répondre à la demande en blocs d’enrochement”, rap-
F.C.M. produit
de la pierre de
parement
particulièrement
bien adaptée à
la réalisation
des murs de
soutènement.
Des
gabions
remplis et
vibrés en
carrière.
pelle Ludovic Tournier. Les deux
frères ont repris les commandes
de l’affaire familiale en 2011.
Aujourd’hui à la tête d’une équipe de 15 salariés, ils transforment et commercialisent toujours la pierre calcaire
d’Épeugney.
F.C.M. vend des blocs
d’enrochement bruts, triés et
dimensionnés sur mesure. Suivant les besoins, ces blocs peuvent être sciés sur demande en
deux ou quatre faces. “On a développé une production de pierre
de parement qui entre notamment dans la réalisation de murs
de soutènement. Certains clients
nous en commandent pour réaliser du mobilier minéral.” F.C.M.
fournit les collectivités et les
professionnels du bâtiment et
en aménagement paysager.
L’entreprise qui rayonne sur la
toute la Franche-Comté et en
Suisse voisine intervient également au service des particuliers. Elle peut assurer le transLa pierre calcaire
port et la mise en place des
d’Épeugney résiste à
parements et des gabions. G
tout, même au gel.
10 bis rue Mervil - 25 300 PONTARLIER
Photo d’illustration. Tarif pour une maison de 120m2
Sébastien et
Ludovic Tournier
proposent une
large gamme de
gabions toutes
tailles.
“On propose des
blocs
d’enrochement
bruts ou sciés
dans toutes les
dimensions”,
indique Ludovic
Tournier qui gère
la société F.C.M.
avec son frère
Sébastien.
Tél. : 03 81 39 16 45
03 81 57 23 06
Port. : Ludovic 06 71 59 53 49
Sébastien 06 78 91 85 89
www.societe-nouvelle-de-carriere.fr
10
PONTARLIER
SÉNATORIALES
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Un parfun de division
L’U.M.P. investit Jacques
Grosperrin et Christine Bouquin
Offre valable sur prix public pour les non-adhérents Club, sur prix
Club pour les adhérents Club. Offre non cumulable avec d’autres
promotions,jusqu’au 05 juillet 2014 dans les instituts participants à
l’opération. Beauty Weeks : Les semaines de la beauté.
Dans le Doubs, la droite présente une liste d’union aux élections sénatoriales de
septembre. Mais derrière cette alliance se cachent en réalité d’autres divisions puisque
le maire U.M.P. d’Ornans Jean-François Longeot annonce qu’il sera lui aussi candidat.
e 17 juin, la commission nationale d’investiture de l’U.M.P. a
entériné une liste d’union pour
représenter la droite aux élections sénatoriales dans le Doubs. Sans
surprise, la tête de liste sera l’U.M.P.
Jacques Grosperrin, ancien député de
la deuxième circonscription et conseiller
municipal d’opposition à Besançon
depuis sa défaite honorable, en mars,
face au maire socialiste Jean-Louis
Fousseret.
En deuxième position, la candidate
investie est Christine Bouquin, maire
de Charquemont et présidente de
l’association des maires du Doubs. Détachée de l’U.M.P., elle est néanmoins
d’un courant politique divers droite. Le
troisième titulaire est l’U.D.I. Didier
Klein, maire de Taillecourt.
“Je suis le candidat de l’union” insiste
Jacques Grosperrin. L’alliance est née
lors des dernières élections municipales
de Besançon où l’U.M.P. a fait liste commune avec l’U.D.I. et le MoDem. “L’idée
est de conserver cette dynamique. Nous
voulons continuer à travailler dans
l’esprit de la campagne des municipales
à Besançon” ajoute-t-il.
Heureuse de participer pour la seconde fois aux sénatoriales, Christine Bou- d’Ornans et leader de l’opposition au
quin se félicite que sa famille politique Conseil général, dont la candidature
perçoive l’intérêt de se fédérer pour n’a pas été retenue par la commission
appréhender dans les meilleures condi- d’investiture de l’U.M.P. Il fera donc
tions les élections sénatoriales. “Je prô- cavalier seul. “Je suis candidat aux
ne le rassemblement de toutes les forces sénatoriales” annonce l’élu de terrain
républicaines de droite” rappelle la mai- qui estime être “légitime” pour préresse de Charquemont qui estime, par
tendre accéder à la foncson expérience, pouvoir apporter sa
tion de sénateur. “J’ai trapierre à l’action politique. C’est donc “J’ai
vaillé
sur
les
ce trio qui se soumettra au vote des défendu
problématiques de terrigrands électeurs dans le département
toire, je suis maire depuis
sa place
du Doubs. Mais la droite est moins unie
1995, les élus me connaisà Paris.”
qu’il y paraît.
sent, j’ai des choses à
D’autres personnalités politiques locales
défendre. Je n’ai pas
du même bord ont des ambitions pour
l’investiture, mais j’ai ma
les sénatoriales. Parmi les prétendants,
liberté de parole” affirme
il y a le sénateur sortant Jean-FranJean-François Longeot.
çois Humbert. C’est le cas également
La bataille qu’il s’apprête
de Jean-François Longeot, maire
à mener n’aurait peut-être
L
26 Rue Jean Mermoz - 25300 PONTARLIER - 03.81.38.93.29
Ouvert le lundi 12h-19h
mardi au vendredi 10h-19h et samedi 9h-16h
ESTHETIC CENTER PONTARLIER
Jacques Grosperrin
a sans doute bénéficié de ses
honorables résultats aux
dernières municipales
à Besançon.
pas eu lieu à droite si Jacques Gros- sa place à Paris pour les sénatoriales.
perrin avait tenu sa promesse de lui Mais au regard du travail que nous
laisser le champ libre pour les sénato- avons réalisé lors des élections muniriales. “Je m’interroge sur sa crédibili- cipales à Besançon, elles souhaitaient
té. Comment peut-il faire croire aux un homme fort sur la capitale régiogens qu’il a une parole lorsqu’il la renie ?” nale. On m’a fait comprendre que si ce
commente le maire d’Ornans. En conso- n’était pas moi, ce ne serait non plus
lation, l’U.M.P. lui proposerait le cas Jean-François Longeot. Je lui ai expliéchéant la présidence du Conseil géné- qué cela” raconte Jacques Grosperrin.
ral du Doubs. Un arrangement qui Selon nos informations, le maire
déplaît à l’intéressé. “Je trouve intolé- d’Ornans paierait aussi ses infidélités
rable cette manière d’offrir des com- lors des dernières élections législatives
pensations. Si j’en suis arrivé là, c’est où il a soutenu Nathalie Bertin plutôt
par mon travail et par honnêteté intel- que la candidate investie par l’U.M.P.
lectuelle.”
Annie Genevard. “Il n’a pas eu l’appui
Jacques Grosperrin réfute l’attaque de ni de la députée Annie Genevard ni de
son suppléant aux législatives selon Jean-Marie Binétruy, président de
laquelle il n’a pas tenu parole. Selon l’U.M.P. du Doubs” confie-t-on du côté
lui, ce sont les instances de l’U.M.P. qui des instances locales du parti. Impiont changé le scénario. “J’ai défendu toyable politique. I
EN BREF
École
Dans le cadre de la
nouvelle organisation du
temps scolaire, les
inscriptions aux activités
périscolaires et à la
restauration scolaire ont
lieu jusqu’au 18 juillet.
Inscription au service
enseignement de la
mairie, au 69, rue de la
République à Pontarlier.
Vacances
Dans le cadre du projet
éducatif local et du
contrat enfance jeunesse,
la Ville de Pontarlier et la
C.C.L. proposent des
stages aux enfants en
juillet et en août. Plus
d’informations sur les
programmes au
03 81 38 82 46.
Laser
Les équipes d’urologie de
la Polyclinique de
Franche-Comté à
Besançon viennent
d’acquérir un laser
dernière génération qui
complète la gamme mise
à la disposition des
patients. L’arrivée récente
sur le marché de
nouveaux lasers pour le
traitement de
l’hypertrophie de la
prostate défraie la
chronique. Ce nouveau
laser permet une
coagulation immédiate
des tissus et réduit donc
le risque hémorragique
avec un avantage pour les
patients puisqu’il permet
de réduire leur durée
d’hospitalisation.
Expo
Le club photo Haut-Doubs
Déclic organise son
exposition annuelle du 25
au 28 juin à l’annexe des
Annonciades. Cette
exposition axée “Sur les
terres comtoises” met en
valeur les paysages, les
monuments et la vie
animale du Haut-Doubs.
Horaires de 10 heures à
12 heures et de 14 heures
et de 19 heures
Christine Bouquin est présidente de l’association
des maires du Doubs.
Le grand perdant des investitures officielles de l’U.M.P.,
c’est Jean-François Longeot, le maire d’Ornans.
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12
PONTARLIER
POLITIQUE
‘ ‘
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Les avis divergent
Pour ou contre une communauté
d’agglomération du Haut-Doubs ?
Plusieurs fois évoquée lors de la campagne,
cette question opposait la gauche
pontissalienne enthousiaste à l’idée
de cette perspective et le candidat Genre
beaucoup plus réticent. Explications.
Avec la communauté d’agglomération, on aurait peut-être
évité d’avoir deux nouvelles zones d’activités
à quelques kilomètres de distance.
l’heure de la fusion des
territoires, c’est une
question de fond qui se
pose pour le HautDoubs. Sur le papier, le bassin
de vie de ce territoire se superpose assez bien à celui d’une
entité qui recouperait l’ensemble
du Pays du Haut-Doubs. JeanYves Bouveret qui revendique
la paternité de cette suggestion
n’y voit que du positif. “Patrick
Genre est encore capable de faire des déclarations à la C.C.L.
pour dire que ce n’est pas possible alors qu’on rentre tout à
fait dans les critères. En effet,
il faut une population supérieure
à 50 000 habitants et que la ville la plus importante dépasse
15 000 habitants. Pour nous,
c’est un enjeu de territoire qui
sera peut-être obligatoire. On
préconise de ne pas attendre
d’agir sous la contrainte. On est
en début de mandat avec de nouvelles équipes. La conjoncture
s’avère donc propice pour lancer la réflexion” argue-t-il.
Patrick Genre nuance son propos
en
précisant
que
l’impossibilité de constituer une
communauté d’agglomération
est davantage politique que
réglementaire. “On a déjà étudié un rapprochement avec Mont
À
GARAGE-DORNIER
d’Or-Deux lacs mais cela n’avait
pas abouti. Personnellement, je
suis favorable à un rapprochement souhaité mais non forcé.
Aujourd’hui, c’est clair, il n’y a
pas de volonté politique. On va
déjà évoluer au niveau du Pays
du Haut-Doubs qui sera transformé en syndicat mixte pour
porter le S.C.O.T. (Schéma de
cohérence territoriale).”
Le président de la C.C.L. estime qu’il ne faut pas réduire la
communauté d’agglomération
à une simple opportunité financière. Jean-Yves Bouveret n’a
pas tout à fait la même vision
des choses. Pour lui, l’association
Pays
du
Haut-Doubs
s’apparente plus à une coquille
vide même si l’idée était séduisante au départ. Il regrette la
disparition du Comité de bassin d’emploi qui constituait à
ses yeux un vrai lieu d’échanges
entre élus, entreprises, syndicats. “Avec une communauté
d’agglomération, on aurait peutêtre évité quelques aberrations.
Quand on voit qu’il n’y a pas
encore un bâtiment sur la zone
économique de Bannans et qu’on
lance les Gravilliers, on peut se
demande où est la cohérence territoriale.” Le conseiller municipal socialiste remet en question
­:05*, ®
garage-dornier.fr
L’humeUr
Larme à l’œil
L
es élus ne se laissent pas facilement emporter par leurs
émotions même lorsqu’ils sont touchés par l’actualité. En
politique, on sort rarement les mouchoirs en public. Si les
Pontissaliens se souviennent des larmes de Patrick Genre lors de
sa réélection en mars, celles de Karine Grosjean leur ont peut-être
échappé. Lors d’une dernière séance de conseil municipal, l’élue
socialiste s’est mise à sangloter, émue par le risque de voir reculer les aides financières aux quartiers. Une scène aussi inattendue
que théâtrale, dont on aurait pu douter de la sincérité, venant de
la part d’une comédienne de profession. Karine Grosjean
enseigne le théâtre, toujours est-il que ce soir-là, son émotion était bien réelle. Finalement, deux quartiers pontissaliens au lieu d’un seul percevront des aides d’État.
Dans la majorité municipale, des élus taquins sont
impatients de voir si leur camarade socialiste versera cette fois des larmes de joie. G
la participation au financement
d’une piscine intercommunale
à Pontarlier. Pourquoi faudraitil s’en tenir aux seules communes de la C.C.L. alors qu’on
sait pertinemment qu’un tel
équipement profiterait à
l’ensemble du Pays du HautDoubs ? “Face à la suppression
des cantons, la communauté
d’agglomération est la réponse
adéquate.”
Les évolutions du cadre territorial risquent peut-être de
chambouler le puzzle actuel.
“Une nouvelle loi prévoit de fixer
à 30 000 habitants le seuil des
communautés de communes.
L’Association Nationale des Élus
de Montagne est déjà intervenue pour abaisser ce seuil à
20 000 habitants en général et
à 10 000 habitants en moyenne
montagne”, poursuit Patrick
Genre. L’élu estime qu’il y a
désormais d’autres échéances
à privilégier comme le S.C.O.T.
ou les P.L.U. intercommunaux.
“On reste favorablement à une
réorganisation territoriale à partir du moment ou cela se fait
dans un temps adapté au risque
sinon de provoquer une révolution territoriale.” I
51,53,55 rue de Salins
PONTARLIER
PONTARLIER
COMMERCE
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
EN BREF
1 500 euros aide maxi par candidat
Frontaliers
Aides à l’accessibilité :
5 jours après l’entrée en
vigueur de la réforme de
l’assurance-maladie des
frontaliers, le
Groupement
transfrontalier a obtenu
de nouveaux
aménagements. La plus
grande avancée concerne
la prise en charge des
soins ambulatoires non
urgents effectués en
Suisse. Les frontaliers
peuvent obtenir ces soins
courants sans accord
préalable de la C.P.A.M.
la Ville prend
les choses en main
Plutôt que d’hypothétiques subventions de l’État, la
municipalité a choisi de piloter elle-même ce volet en
le retirant de l’Opération Collective de Modernisation
de l’Artisanat du Commerce et des Services.
ragmatisme ou incohérence ?
Tout dépend de quel côté du
conseil on se situe. La surprise est de rigueur à gauche qui
s’étonne d’un tel refus plutôt inconvenant quand on se plaint sans cesse du
désengagement de l’État. Bertrand
Guinchard, le conseiller délégué au
commerce, assume sans l’ombre d’un
doute. “On a la quasi-certitude de ne
pas avoir ces subventions qui sont aussi hypothétiques que lointaines. L’État
dit de faire, d’avancer l’argent et peutêtre qu’on vous aidera.”
Le précédent conseil municipal avait
approuvé en décembre 2013 la convention portant sur la tranche 1 de
l’Opération Collective de Modernisation de l’Artisanat du Commerce et des
Services (O.C.M.A.C.S.). Ce programme comprend différents dispositifs. Les
actions “accessibilité des personnes
présentant tout type de handicap” et
“diagnostic
économique
et
d’accessibilité” ont pour finalité d’inciter
les commerçants situés dans le péri-
P
mètre de l’O.C.M.A.C.S. à réaliser les
travaux nécessaires à la mise en accessibilité de leur établissement.
Ces deux actions sont obligatoirement
soumises au règlement d’attribution
des aides individuelles établi par l’État.
Ce règlement précise qu’un diagnostic
préalable doit être réalisé par le commerce et que l’État est le décideur final
pour l’attribution de ces
aides.
L’enveloppe
allouée
au
volet accesSubventions
sibilité
s’élève
à
aussi
31 340
euros :
22 500 euros pour les
hypothétravaux et 8 840 euros
tiques que pour le diagnostic. La
lointaines. procédure impose de
lourdes contraintes aux
commerçants qui doivent fournir une liste
assez impressionnante
d’informations pour une
aide somme toute
modeste qui sera versée
trois ans plus tard.
13
Véhicules
Certains établissements ont profité d’une rénovation
pour se mettre aux normes à leurs frais.
Là où la gauche ne voit qu’un processus logique, la majorité estime que le
jeu n’en vaut pas la chandelle et préfère gérer en direct ce volet. “On choisit de supprimer la partie diagnostic
et d’intégrer les 8 840 euros sur la partie travaux”, poursuit Bertrand Guinchard. Les services municipaux sont
tout à fait capables selon lui
d’accompagner les commerçants en
s’appuyant bien sûr sur les textes de
loi en vigueur. “On demandera par
exemple à chaque demandeur de fournir une attestation financière de l’expertcomptable et du banquier.” Transparence oblige, les dossiers seront
examinés par la commission “Économie, commerce, foire et marché” en présence de Sylvie Laithier, l’adjointe à
l’accessibilité et du trésorier municipal. “On vient d’envoyer 260 courriers
aux commerçants du centre-ville pour
savoir s’ils étaient aux normes ou pas.
Dès qu’ils auront déposé leur dossier,
on leur transmettra assez rapidement
un récépissé pour qu’ils puissent entreprendre leurs travaux. Ils sauront s’ils
sont éligibles à l’aide dans les semaines
qui suivent car la commission se réunit
toujours entre deux séances du conseil
municipal.”
L’enveloppe globale reste identique à
celui du volet accessibilité, soit
31 340 euros. Les entreprises pourront
bénéficier d’une aide maximale de 30 %
du montant des travaux dans la limite de 5 000 euros de travaux, soit
1 500 euros maxi par commerce. I
Dans le cadre du 70ème
anniversaire de la
Libération de Pontarlier,
la Ville recherche des
véhicules d’époque pour
son défilé du samedi
6 septembre. Un bivouac
sera installé à
l’aérodrome de Pontarlier
le vendredi 5 septembre
pour accueillir les
participants.
Renseignements : Gilbert
Gros 06 07 70 26 99 ou
sur
[email protected]
Récompense
La Ville de Pontarlier a
été sacrée à
“Évillementiel”, un prix
national qui récompense
l’événementiel des
communes. Pontarlier a
été récompensée dans la
catégorie “culture” des
villes entre 15 000 et
45 000 habitants grâce à
l’événement de la Fête de
l’absinthe.
du 25 juin au
29 juillet 2014
70 rue de la République - PONTARLIER - 03 81 46 27 39
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14
PONTARLIER
SPORT
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Vainqueurs de la Coupe
Le foot au
tableau d’honneur
du sport pontissalien
Après sa victoire en Coupe de Franche-Comté,
l’équipe fanion du C.A.P. a été reçue en mairie
au terme d’une saison très satisfaisante.
Les joueurs du C.A.P. remportent la coupe de Franche-Comté
pour la seconde année consécutive.
ceux qui ne le sauraient pas
encore, le C.A.P. a décroché sa
seconde coupe d’affilée le 11 juin
en battant le Racing-Besançon
2 à 1 au stade Léo-Lagrange dans la
capitale régionale. “On est d’abord ravi
que Pontarlier ait damé le pion aux
Bisontins. La victoire est revenue aux
plus courageux sur ce match. Cela récompense une très belle saison”, apprécie en
connaisseur Philippe Besson, le nouvel
adjoint aux sports. Le sentiment est le
même chez Patrick Genre qui ne masque
pas sa joie. “Quel plaisir de chanter “Ici
c’est Pontarlier” au stade de Besançon !
Au-delà de cette victoire, on salue
l’ensemble du parcours d’un club en
À
EN BREF
Déménagement
La communauté de
communes de
Pierrefontaine-Vercel va
déménager. Actuellement
installée au centre de
Valdahon dans des
bâtiments vieillissants,
elle recherche un terrain
qui se situera à
Valdahon. Le nouveau
bâtiment regroupera
aussi des activités à
destination du public.
Zone artisanale
Ça bouge encore zone de
la Croix-de-Pierre à
Étalans. Un bâtiment
ossature bois qui
stockera du sel voit le
jour. L’entreprise G.D.
constructions va
s’installer également. Cet
espace affiche quasiment
complet.
Assurances
À compter du 1er juillet,
l’agence M.M.A. du
boulevard Pasteur est
reprise par Rémi Nestor
qui est déjà agent
M.M.A. à Pontarlier. Les
bureaux sont transférés
9, rue de la Halle.
Infirmières
Journée portes ouvertes à
l’institut de soins
infirmiers de Pontarlier
samedi 5 juillet de
10 heures à 17 heures
Rens. 03 81 38 54 54.
constante progression.” Et le maire
d’annoncer le projet de créer de nouveaux gradins au stade côté tennis, histoire d’augmenter la capacité d’accueil.
La municipalité étudie aussi la possibilité de réaliser un
second terrain synthéLa grande
tique doté d’une surface
multi-usages.
satisfaction
Avec un effectif qui flucest venue
tue entre 510 et 530
licenciés, le C.A.P. foot
des U19.
est le plus gros club
franc-comtois derrière
Sochaux bien sûr. Ce
dynamisme, c’est la
marque d’un président
ASSOCIATION
soucieux de mener une politique de C’est impossible de trouver 15 joueurs
club où chacun puisse taper dans la de niveau national à Pontarlier. Avec
balle, qu’il soit en équipe première ou ces trois recrues, on devrait disposer
vétéran. “Avec Jean-Luc Courtet, on a sur le papier d’une équipe fanion plus
la chance d’avoir un entraîneur capable forte et d’un banc plus riche. C’est peutde fédérer des éducateurs. La force du être ce qui nous a manqué cette saison.”
C.A.P. réside dans le travail effectué Avec une quatrième place en C.F.A. 2,
autour de la formation”, explique Pier- le C.A.P. n’a pas démérité. Il était même
au coude à coude avec des réserves
re Arbelet.
La saison qui s’achève est dans la lignée d’équipe pro comme Metz, Nancy et
des précédentes. Le club est en progression linéaire et l’avenir s’annonce
prometteur quand on voit comme se
débrouillent les jeunes. “Cette année,
les U5 et U17 qui évoluent en nationale redescendent mais c’est assez
logique dans les clubs amateurs qui ne
peuvent pas toujours rivaliser avec les
centres de formation. La grande satisfaction est venue des U19 qui réussissent à se maintenir en nationale. Ils
terminent 8èmes sur 14. Plusieurs joueurs
de ce groupe sont susceptibles d’intégrer
l’effectif de l’équipe première dans les
années qui viennent.” Pour compenser
les trois départs annoncés, le C.A.P. va
recruter trois nouveaux joueurs qui
évoluaient à Vesoul. “On a toujours
besoin de quelques renforts extérieurs.
“Le C.A.P.
est en
progression
constante
depuis 15
ans”, se félicite le président Pierre
Arbelet.
Vendredi 11 juillet
Pontarlier danse avec les stars
En guise de feu d’artifice pour clore son traditionnel stage de danse estival, l’association
pontissalienne “Danse à 2” organise un grand spectacle à l’Espace Pourny avec un show
professionnel assuré par plusieurs danseurs de l’émission “Danse avec les stars”.
a danse de couple a été propul- tous les ans et qui attire des danseurs
sée en haut de l’affiche grâce à de tous niveaux et de toute la France.
une émission de télé-réalité qui Voilà 18 ans que ça dure et le succès
cartonne depuis plusieurs sai- est toujours au rendez-vous : près de
sons sur TF1. Mais à Pontarlier, il y a 200 stagiaires et professeurs viennent
bien longtemps que la danse est reine, de toute la France et même de l’étranger
notamment au début de l’été grâce au passer une semaine dans la capitale du
stage qu’organise l’association A.D.S. Haut-Doubs. “Ce stage international est
L
Troyes qui pouvaient s’appuyer sur
des effectifs plus étoffés. “Quand les
dirigeants de plusieurs clubs alsaciens
qu’on a pris l’habitude de battre me
demandent comment on parvient à fidéliser nos joueurs, je leur réponds que
le secret, c’est de trouver des joueurs
qui soient aussi capables de s’adapter
à l’environnement local. Sinon, c’est
l’échec assuré.” I
Billets en prévente à l’office du
tourisme de Pontarlier (17 euros)
Tél. : 03 81 46 48 33 - En vente
sur place le soir du spectacle
dans la limite des places disponibles (18 euros), enfants moins
de 12 ans (6 euros)
très connu en France confirme un
membre de l’association. Pontarlier a
été la première ville à prendre cette ini- Pourny le vendredi 11 juillet au soir,
tiative, d’autres villes ont copié depuis.” avec en guest-star la compagnie
Cette année, pour clore en beauté cet- D’pendanse composée de 6 danseurs et
te semaine de danse, l’association “Dan- danseuses professionnels ayant partise à 2” a vu les choses en grand avec cipé à la dernière émission “Danse avec
l’organisation d’un grand show à l’Espace les Stars” : Maxime Dereymez (vainqueur en 2012 et finaliste en 2011),
Katrina Patchett (victorieuse en 2011
et finaliste en 2013), Yan-Alrick Mortreuil, Silvia Notargiacomo, Yannick El
Amari et Jade Geropp. Une séance de
dédicaces réservée au public aura lieu
après le spectacle, une occasion unique
d’approcher de très près ces stars de la
danse. Au cours de la soirée, les professeurs internationaux de danse qui
ont animé le stage feront des démonstrations de diverses danses (tango argentin, danse sportive standards et latines,
salsa, west coast swing, rock’n’roll, danse de bal). Et après le show, les passionnés de danse pourront se défouler
sur le parquet de l’Espace Pourny. Eh
bien dansons maintenant !… I
De vrais pros en démonstration
à l’Espace Pourny.
PONTARLIER ET ENVIRONS
LA CLUSE-ET-MIJOUX
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
15
Château de Joux
Le musée d’armes anciennes
en panne de subventions
L’État et les collectivités territoriales n’ont toujours pas confirmé leur soutien
financier au projet de valorisation culturelle du fort de Joux. Que va-t-il advenir
de la collection d’armes anciennes ? Éléments de réponse.
est estimée à près d’1 million d’euros. C.C.L. Comme il commençait à souf- Pontarlier. “On en est toujours au sta- G Peinture haïtienne
C’est impensable de ne pas la valori- frir des outrages du temps, décision a de de la mise en dépôt. Je voudrais
ser”, indique René Émilli, l’adjoint pon- été prise de mettre ce bien propriété convaincre le préfet et les présidents La C.C.L. étudie actuellement la possitissalien en charge du tourisme à la de l’office de tourisme en dépôt à la du Conseil régional et du Conseil géné- bilité dʼaccueillir au château une vaste
ville. Plus précisément au musée muni- ral d’aboutir.”
collection de peintures haïtiennes réalicipal qui est labellisé musée de Fran- Des courriers ont été envoyés aux par- sées par différents artistes de ce pays
ce, ce qui permet d’obtenir plus faci- tenaires. Sans réponse pour l’instant. sur commande du gouvernement. Cette
lement des subventions pour entretenir René Émilli semble un peu moins
collection retrace lʼhistoire haïtienne. Elle
cette collection. “Avec ce label, on peut inquiet que Patrick Genre. “J’ai bon
espérer bénéficier de 50 % de subven- espoir” dit-il. Le montage prévoyait appartient aujourdʼhui à une fondation.
tions”, poursuit l’élu en expliquant que que la D.R.A.C. verse 40 % et que les G Pas de souci
cet argent servira à l’entretien mais 60 % restants soient partagés équita- pour la restauration
aussi à l’enrichissement de ce fonds blement entre la Région, le Départeassez exceptionnel par la diversité et ment et la C.C.L. “On ne pourrait pas Le doute ne se pose pas sur lʼengagement
la rareté de ces pièces.
supporter seul un tel investissement”, des financeurs dans le programme de
Les locaux du château qui servent note Patrick Genre.
restauration du fort de Joux. Un chantier
actuellement de musée d’armes Au château, la réhabilitation du caser- lancé en 1999 avec le soutien de lʼEurope,
anciennes n’offrent pas les meilleures
nement Joffre est en lʼÉtat, la Région, le Département et la
conditions de conservation. De ce fait,
très bonne voie. “Les
C.C.L. “Aujourdʼhui, cela représente près
ils sont fermés une bonne partie de Beaucoup
salles de séminaire et
l’année tout en restant accessibles au
d’exposition tempo- de 9 millions dʼeuros déjà investis. Il en
public en période touristique. La créa- d’interrogation raire ne sont pas tout reste peut-être entre 6 et 7 millions pour
tion d’un nouveau musée dans le caser- s subsistent. à fait terminées. Elles aboutir, en sachant que le château, ce
nement Joffre fait partie des actions
font actuellement ne sera jamais fini. Chaque année, il fauau programme de la valorisation cull’objet
de
tests dra lʼentretenir”, confie René Émilli.
turelle du fort de Joux. Or, les subd’étanchéité. Il reste
ventions espérées pour mener à bien
encore beaucoup de mé l’enthousiasme des gestionnaires
ce projet ambitieux ne sont toujours
paramètres à mesu- du château. Pour autant, pas question
pas garanties par les financeurs. “Beaurer. On prendra le de rester les bras croisés. “On travaille
coup d’interrogations subsistent”, s’en
temps nécessaire”, sur d’autres variantes possibles de cet
Le dossier de valorisation de la collection d’armes anciennes
inquiétait Patrick Genre lors de la derindique René Émilli. aménagement mais on a quand même
nière A.G. de l’office de tourisme de
Ce coup de frein a cal- besoin d’appui.” I
du château de Joux fait du sur place (photo C.C.L.).
N
ouveau musée ou pas, cette
collection mérite un autre sort
que celui qui lui est réservé
actuellement. “Cette collection
16
PONTARLIER ET ENVIRONS
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
TOURISME
L’eau “miraculeuse” ?
La grotte de Remonot entre piété, croyances et folklore
Impossible d’obtenir un comptage précis. Pourtant,
la grotte de Remonot située entre Morteau et
Pontarlier, reste un des sites les plus fréquentés du
Haut-Doubs. Décryptage d’un phénomène.
L’association
qui gère la
grotte de
Remonot a en
projet de
changer les
verrières
vieillissantes
qui ferment
la cavité.
C’est à la source de la Vierge, ou de Gésombrone,
que coule cette eau qui aurait des vertus thérapeutiques.
a petite grotte-chapelle a eu
droit à son coup de projecteur
national en mars 2013 au
moment où un Mortuacien a
affirmé avoir recouvré la vue après
s’être frotté plusieurs fois les yeux à
l’eau de la source. Depuis ce printemps
2013, les demandes affluaient de toute la France de personnes souhaitant
qu’on leur expédie quelques centilitres
du précieux liquide. Le clergé local a
tout de suite relativisé les choses. “L’eau
L
n’est pas miraculeuse en soi, c’est plutôt le geste de foi qu’on y met rectifie
aujourd’hui le père Michel Jeanpierre,
prêtre de l’unité pastorale du Val de
Morteau. Il faut bien préciser que cette eau est impropre à la consommation.
Les gens la prennent pour se frotter les
yeux et on a tout de suite dit qu’il nous
était impossible d’en expédier dans toute la France. On invite les gens qui nous
en demandent à venir se recueillir à la
grotte.” Certains fidèles arrivaient même
parfois avec des jerrycans pour les remplir d’eau, à tel point qu’il est arrivé
que cette source dite de Gésombrone
se soit retrouvée tarie à plusieurs
reprises. Au-delà de ce récent phénomène médiatique, “la grotte de Remonot est devenue un lieu de dévotion
beaucoup plus important que nos
églises” affirme le prêtre. On ne compte plus en effet les touristes qui s’y arrêtent l’été, mais également “des gens qui
vont au travail et qui font une petite
halte dans la grotte” ajoute l’homme
d’Église.
Cette dévotion ne date pas d’hier, encore moins de ce jour de mars 2013. La
grotte est un lieu spirituel depuis le
VIIIème siècle, époque où sont venus
La grotte
possède
notamment
un autel
unique en son
genre, paré de
mosaïques.
s’installer les premiers ermites qui
ont trouvé dans cette cavité des conditions de vie, certes
sommaires, mais
acceptables du point
Elle est pour
de vue des températures. “Il y fait une
certains
température
un
lieu de
constante de 14 °C
note une spécialis- ressourcement.
te des lieux. L’été, on
y vient pour se
rafraîchir et l’hiver, il y fait plus doux
que dehors.” Avant même ces ermites,
elle aurait abrité des druides. La découverte de très anciennes pierres tombales viendrait accréditer cette hypothèse.
Après avoir été un ermitage abritant
des religieux qui ont évangélisé notre
contrée, la grotte est devenue chapelle au XVIIème siècle. Vieux bastion local
de la foi et du culte de la Vierge, la grotte-chapelle sera consacrée en 1863 par
le cardinal Mathieu. Elle sera ensuite
inscrite au catalogue des monuments
historiques en 1913.
Cette chapelle à la voûte principale
recouverte de mousses et de lichens a
toujours été embaumée de légendes. Si
bien qu’il est parfois difficile de démêler le vrai du faux dans les anecdotes
qui ont marqué cet endroit. Comme
par exemple l’histoire datant du XIXème
siècle de cet homme qu’on a appelé
le “Pépé du Val Concelin”. Marchand
ambulant, il s’est égaré une nuit aux
abords de la grotte. Ayant perdu son
chemin au-dessus des rochers surplombant la grotte, il a été pris par
l’obscurité au cours d’une nuit sans
lune, s’est trompé de chemin et a chuté du haut des rochers. Ses camarades
l’ont retrouvé au pied de la falaise, en
train de prier la Vierge, sans aucune
égratignure. “Il a dit être tombé en ayant
l’impression d’être soutenu par un drap”
rapporte une spécialiste des lieux. Nombreux, les descendants du Pépé se rassemblent encore aujourd’hui régulièrement à la grotte pour perpétuer le
souvenir de leur aïeul.
Que l’on croie ou pas à ces histoires
teintées de légendes, il faut reconnaître
que l’intérieur de la grotte est propice
à la méditation. Cette grotte serait aussi pour certains un lieu de ressourcement grâce à la présence d’un “vortex”,
un tourbillon d’eau situé au fond de la
cavité. Quatre sources jaillissent de
l’intérieur de la grotte, parfois dans un
grondement impressionnant quand la
pluie tombe en abondance. Outre cette fameuse source de Gésombrone qui
sort du tuf poreux, trois autres sources
alimentent les lieux. Un canal souterrain rejoint le Doubs. L’autel de la chapelle paré de mosaïques est, lui aussi,
unique en son genre.
Lieu de pèlerinage multiséculaire, la
grotte de Remonot est tous les ans le
témoin d’un rite assez folklorique qui
consiste pour un prêtre du secteur à
bénir les automobilistes qui passent
devant. Le succès ne se dément pas.
“C’est assez étonnant reconnaît le père
Michel Jeanpierre. À cette occasion,
nous faisons une collecte pour le père
Gérard Bretillot qui est missionnaire
au Togo. Cette bénédiction attire notamment de nombreux touristes ou accidentés de la route. On réfléchit à la
manière d’évangéliser un peu plus les
choses et de sortir de cet aspect folklorique.”
Ce même 15 août, jour d’Assomption,
c’est le plus gros jour d’affluence pour
la grotte dédiée à la Vierge. Une procession à laquelle tout le village de
Remonot participe est organisée en soirée, avec bougies et illuminations. La
grotte de Remonot est également un
lieu de pèlerinage le lundi de la Pentecôte et le troisième dimanche de septembre. Dans le reste de l’année,
l’intention de l’unité pastorale du Val
de Morteau est aussi de “mieux faire
connaître ce lieu emblématique et de le
dépoussiérer un peu” ajoute le père
Jeanpierre.
La grotte de Remonot est enfin une
source d’exploration passionnante pour
les spéléologues. Deux spécialistes originaires de Morteau, les frères Rognon,
ont établi une cartographie précise de
cette cavité naturelle que l’Homme s’est
appropriée il y a des centaines d’années.
On le voit, l’engouement autour de la
grotte-chapelle est loin d’être tari… I
J.-F.H.
PONTARLIER ET ENVIRONS
LES FOURGS
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
17
Un service d’intérêt public
Les Fourgs à la croisée des enjeux économiques
L’avenir de plusieurs commerces se pose aux Fourgs. Consciente des
enjeux, la commune apporte sa garantie d’emprunt, à hauteur de
50 000 euros, au projet de reprise de la supérette Les Deux saisons Proxi.
es Fourgs n’échappent lage, dont une cinquantaine
pas à la dynamique fron- d’agriculteurs et de forestiers.
talière sans pour autant Le volet touristique représente
tomber dans l’excès. Un une dizaine d’emplois à temps
tiers de la population active, soit complet tout en générant des
200 personnes environ, travaille retombées qu’il ne faudrait pas
en Suisse. Un autre tiers exer- minimiser.
ce hors les limites communales La nouvelle équipe municipale
en restant dans le département a clairement affiché sa volonté
et 180 Bourris œuvrent au vil- d’équilibrer et de renforcer les
L
Prête à
s’engager
dans la
survie
économique
de sa
commune,
Claudine
Bulle-Lescoffit
dispose de
marges de
manœuvre
limitées.
activités économiques du village. “Aujourd’hui se pose le problème des commerces qui arrivent à échéance”, explique le
maire Claudine Bulle-Lescoffit.
La liste ne se limite pas à la
société des Téléskis des Rangs.
Elle comprend aussi le restaurant du Snabeuzi, la supérette
Les Deux saisons Proxi, Locas-
ki et le bar-tabac restaurant
Labussière. “Si tout ferme, on
risque de perdre beaucoup
d’autonomie, craint l’élue. 20 %
de la population a plus de 60
ans. Ce qui représente près de
250 habitants dont certains n’ont
pas de permis de conduire et
sont dépendants des autres.”
Cette dimension socio-économique a conditionné la décision
des élus quand les candidats à
la reprise du commerce Proxi
Les Deux saisons ont sollicité
la commune pour une garantie
d’emprunt. “Le code des collectivités publiques permet de se
porter garant pour des particuliers quand il s’agit de service
d’intérêt public”, poursuit l’élue.
Le conseil a répondu favorablement en se portant garant à
hauteur de 50 000 euros. La
reprise n’est pas encore totalement finalisée mais Claudine
Bulle-Lescoffit espère bien que
ce commerce ne fermera pas fin
août. Elle est même prête à
renouveler l’expérience dans la
limite des capacités financières
de la collectivité. L’enjeu est de
taille et l’élue souhaite à tout
prix éviter que la commune ne
devienne une cité-dortoir.
Si la volonté de peser est bien
là, les marges de manœuvre sont
malheureusement très réduites.
La capacité d’investissement de
la commune des Fourgs est au
plus bas. Histoire d’enfoncer le
clou, d’autres charges impré-
C
L’avenir de la station toujours en suspension
hat échaudé craint lʼeau froide, Roland Bulle-Piourot joue
plutôt la carte de la discrétion. Fini les effets dʼannonce sans
lendemain. “Des gens sont intéressés. Trois jeunes se sont
manifestés”, concède celui qui ne jouera pas les prolongations
sauf à donner le coup de main à dʼéventuels repreneurs.
Le dossier est suivi depuis plusieurs années par lʼagence Développement 25. “On essaie de mettre tout le monde autour de la
table dont la mairie”, indique la personne chargée du dossier en
confirmant être actuellement en relation avec des repreneurs potentiels. La commune est-elle sur les rangs ? “Pour lʼinstant, on nʼest
pas dans cette analyse-là”, dément calmement Claudine BulleLescoffit. Lʼexploitation du site des Rangs fait lʼobjet dʼune délégation de service public (D.S.P.) établie en 1995 et valable jusquʼen 2015 avec la possibilité de proroger deux fois 6 mois. “Une
D.S.P. assez bancale qui ne dit pas clairement à qui appartiennent
les téléskis, selon le maire. Il y a beaucoup de choses à régulariser. On souhaite également essayer de comprendre pourquoi toutes
les tentatives de reprises ont échoué.”
Pour autant, lʼélue sait lʼimportance qui revêt cet équipement idéal
pour les familles et complémentaire de Métabief. “Il faut se battre
pour trouver une solution.” I
vues se profilent avec notamment la rénovation du clocher.
Le problème est grave. De nombreuses pierres de l’édifice sont
à changer, le support en bois des
cloches donne aussi des signes
de fatigue, sans compter des
risques de glissement de terrain. “Comme cette dépense
importante s’ajoute à des
emprunts en cours, il faut être
très vigilant.”
Éclaircie dans la tourmente, la
commune devrait percevoir les
dividendes d’un lotissement de
15 parcelles viabilisé au hameau
des Petits Fourgs. Dans ces circonstances, il sera peut-être
nécessaire de reporter la fin des
travaux de sécurisation dans la
traversée du village. Claudine
Bulle-Lescoffit attend de savoir
combien coûtera la réfection du
clocher avant d’en dire davantage. I
F.C.
18
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
LE DOSSIER
LE POIDS DU TOURISME DANS LE HAUT-DOUBS
Le tourisme, on en parle souvent sans savoir quelle répercussions il a vraiment pour notre territoire. Pour la première fois, une étude a été menée
à l’échelle du Pays du Haut-Doubs. Elle dévoile, en chiffres, le vrai poids de ce secteur d’activité (photo D. Maraux).
G Étude
Près de 1 000 emplois
Tourisme dans le Haut-Doubs : la preuve par les chiffres
Le Comité régional du tourisme et le Pays du Haut-Doubs ont mesuré
l’impact économique du tourisme sur le Haut-Doubs. Enfin un outil qui
rétablit certaines vérités et révèle aussi quelques surprises.
n a tout entendu
en bien comme
en mal sur le tourisme dans le
Haut-Doubs. Les
pagotins, la voie verte, les canons
à neige, le château de Joux, le
Gounefay, les sujets abondent,
déchaînent les passions et les
critiques. Sauf qu’on manque
cruellement de repères pour évaluer l’impact et l’intérêt du tourisme. Le manque est en partie
comblé.
Le C.R.T. (Comité régional du
O
L’emploi touristique
tourisme) a mis en place une
méthode de recueil et de traitement des données. Elle se base
sur plusieurs indicateurs : capacité d’accueil, fréquentation,
dépenses, production, emploi,
recettes fiscales et investissements liés au tourisme. “Le Pays
du Haut-Doubs souhaitait appliquer la méthode à l’échelle de
son territoire. On a lancé l’étude
en 2012 en travaillant avec des
données de 2011”, explique Frédéric Laroche, responsable de
l’observatoire régional du tou-
risme.
Avec 34 000 lits touristiques, le
Haut-Doubs constitue et de loin
le principal pôle touristique de
Franche-Comté. Les Rousses en
compte 18 500 et Besançon 6 540
lits. “Le Pays du Haut-Doubs
représente 5 % de la population
comtoise et abrite 15 % de la
capacité d’hébergement touristique régionale.”
Autre particularité : cette offre
d’hébergement est composée à
66 % de résidences secondaires.
“Ce niveau est typique des sta-
La consommation
touristique
tions avec le phénomène des
volets clos qui sont autant de
meublés non commercialisés.”
L’abondance de lits non marchands ne signifie pas forcément
des pertes d’argent pour le territoire. Comme le démontre le
poids des recettes fiscales liées
au tourisme. Elles ont rapporté 6,3 millions d’euros en 2011.
La part de la taxe de séjour, prélèvement le plus connu, ne dépasse pas 3 %. Les retombées proviennent pour l’essentiel des
impôts locaux : taxe foncière,
taxe d’habitation et taxe
d’enlèvement des ordures ménagères prélevées sur le parc des
résidences secondaires.
Le Pays du Haut-Doubs comptabilise 1,8 million de nuitées
par an dont 888 700 en héber-
gement marchand. “Cela correspond aux campings et aux
hôtels.” Avec 80 % des lits touristiques, le secteur Mont d’OrDeux lacs ne représente que
44 % des nuitées. Alors que la
C.C.L. et Pontarlier pèsent 27 %
des nuitées pour seulement 7 %
du parc de lits touristiques. “La
différence s’explique tout simplement par l’importance de
l’hôtellerie à Pontarlier”, décrypte Élisabeth Contejean, la directrice des offices de tourisme de
Pontarlier et Mont d’Or-Deux
lacs.
Le touriste dépense près de
40 euros par jour quand il séjourne dans le Haut-Doubs. Au total,
cela représente 72,6 millions
d’euros en hébergement, restauration, alimentation, loisirs…
“C’est 10 % de la consommation
touristique comtoise et entre 25
et 30 % de celle du Doubs”, poursuit Frédéric Laroche en rappelant que l’étude ne prend pas
en compte les excursionnistes
à la journée. Derrière ces
dépenses, il y a forcément de la
main-d’œuvre. On recense 802
salariés, soit 7 % de la population active du Haut-Doubs. “On
fait aussi abstraction des emplois
non salariés comme les aides
familiaux dans l’hôtellerie ou
les propriétaires de meublés
quand ils gèrent leurs biens. Au
final, on arrive à près de 1 000
emplois.” À titre indicatif, le Pays
du Haut-Doubs compte entre
7 000 et 10 000 frontaliers. I
F.C.
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
G Mont d’Or-Deux Lacs
19
Encourager la location
“Il faut sortir de cette logique
d’opposition pour ou contre le tourisme”
Michel Mantez qui préside l’office de tourisme Mont d’Or-Deux lacs tire les conclusions
de l’étude pilotée par le Comité Régional du Tourisme et le Pays du Haut-Doubs.
a Presse Pontissalienne : En quoi cette
étude vous semble-t-elle utile ?
Michel Mantez : Ce travail va permettre
de savoir ce que représente l’activité
touristique. On aura ainsi des éléments
de comparaison et d’analyse. Il est
temps de sortir de cette logique
d’opposition pour ou contre le tourisme. Cet outil va montrer que le tourisme représente un secteur d’activité
comme un autre au même titre que
l’agriculture et la forêt.
L
L.P.P. : Le tourisme ne pèse plus autant qu’avant
dans l’économie locale !
M.M. : Effectivement, cela représentait
un gros levier d’activités. Le contexte
a beaucoup évolué. Aujourd’hui, même
si le pouvoir d’achat des habitants du
Haut-Doubs a bien progressé, il faut
je pense continuer à développer le tourisme. N’oublions pas que cette étude
minore aussi le poids du tourisme.
“Il manque
un parc de
logements
touristiques
attractifs hors
saison”, note
Michel
Mantez, président de
l’office de
tourisme
Mont
d’Or-Deux
lacs.
G Vuillecin
L.P.P. : Pourquoi ?
M.M. : Car elle ignore
la clientèle locale. Un
touriste est une personne qui passe au
moins une nuitée sur
place. Donc, les
Francs-Comtois ou “Le tourisme
Bourguignons qui
est moins
viennent par exemple
rentable
skier à la journée sur
et plus
Métabief ne sont donc
pas pris en compte. contraignant.”
Les agences immobilières, le syndicat
mixte du Mont d’Or ou celui des Deux
lacs, les offices de tourisme commencent à s’engager dans ce sens. On doit
concevoir des outils de fidélisation économique à destination des loueurs.
L.P.P. : En se basant sur quel principe ?
M.M. : Plus ils louent leurs meublés de
tourisme, plus ils capitaliseront
d’avantages. Cela peut être des forfaits gratuits en alpin ou en fond, une
incitation fiscale. On pourrait aussi
créer une structure à l’échelle de Métabief par exemple qui apporterait des
services aux loueurs en s’occupant des
remises de clés, de la location des draps.
Cela existe sur d’autres stations. Il est
important aussi de moderniser le parc
de lits touristiques avec des logements
adaptés à la location.
L.P.P. : L’étude recense
près de 39 000 lits touristiques sur le HautDoubs. Peut-on considérer que c’est un atout ?
M.M. : Cela représente une forte capacité d’accueil mais 70 % sont constitués de lits non marchands. Le travail
des acteurs et des décideurs du tourisme sera de commercialiser ces lits
“froids”. Pour y parvenir, ils devront L.P.P. : Cela fait quand même beaucoup de
mettre en place une stratégie forte. choses à entreprendre ?
M.M. : Bien sûr. Mais sans ambition
économique, il n’y a pas d’enjeu, ce qui
fait qu’à la moindre difficulté, on envisage un changement d’usage. Pas besoin
d’être un économiste pour constater
la pression des frontaliers sur la location touristique.
L.P.P. :Vous sous-entendez que c’est une solution de facilité ?
M.M. : Oui, d’autant que le parc marchand appartient pour l’essentiel à des
propriétaires âgés sans besoin financier et qui n’ont pas envie de gérer des
locations saisonnières. Le tourisme est
moins rentable et plus contraignant.
S’il n’y avait pas cette demande de
frontaliers, le problème ne se poserait
pas. D’où la nécessité de mettre des
moyens importants pour arriver à des
remplissages corrects. Le Haut-Doubs
dispose d’un héritage énorme en potentialités d’hébergements.
L.P.P. : Vous évoquiez des actions engagées
en faveur des propriétaires de lits touristiques,
avez-vous des exemples à présenter ?
M.M. : Le Comité départemental du tourisme dispose de l’application Performance Tourisme qui permet de mesurer la performance numérique des sites
Internet des acteurs et professionnels
du tourisme. Un diagnostic est en cours
d’établissement sur le secteur Mont
d’Or-Deux lacs qui sert de territoire
pilote sur le Doubs. Quant au rôle de
l’office de tourisme, il doit aider ses
adhérents à se professionnaliser. Il
sert aussi de relais local au C.D.T. Localement, on peut aussi s’interroger sur
l’intérêt d’avoir deux offices de tourisme à Métabief et aux HôpitauxNeufs. I
Propos recueillis
par F.C.
Performance Tourisme
signe un accord-cadre
national avec le Rn2D
La société Performance Tourisme, créée
en septembre 2013 par le cabinet Redpoint et Letʼs Root, vient de signer un
accord-cadre de coopération national
avec le Réseau National des Destinations Départementales (Rn2D). Cet
accord-cadre pose des conditions négociées pour lʼapplication “Performance
Tourisme” dont lʼobjectif est de mesurer la performance numérique des sites
Internet des acteurs et professionnels
du tourisme (restaurateurs, chambres
dʼhôtes, hôtels, sites de loisirs…). I
Une succession bien engagée
Passage de relais à la ferme-hôtel de la Vrine
Jean-Philippe et Sylvaine Sirvent ont repris cet hôtel-restaurant où leurs prédécesseurs
Jean-Marie et Nadine Salomon ont su en tirer profit du potentiel touristique du Haut-Doubs.
est incontestablement l’une des
références hôtelières du HautDoubs qui vient
de changer de mains. Le couple
Sirvent semble apprécier sa nouvelle acquisition. “L’établissement
qui nous correspondait en taille,
visibilité, état des locaux. Cet
hôtel trois étoiles dispose également du label qualité tourisme”,
note Jean-Philippe Sirvent, fort
d’une trentaine d’années
d’expérience dans le métier dont
l’essentiel au sein du groupe
Accor. Il a notamment dirigé
l’Ibis de la City à Besançon.
Lui et son épouse projetaient
depuis longtemps d’avoir leur
propre affaire. “On a préféré
attendre que les enfants soient
plus grands pour franchir le
pas.” Pourquoi la Vrine ? JeanPhilippe et Sylvaine Sirvent ont
passé assez de temps dans le
Doubs pour s’y attacher et avoir
envie d’y rester. Ils ont fait appel
à un cabinet spécialisé qui les
C’
a accompagnés dans leurs l’ancienne ferme agricole a été misme de la capitale du Hautrecherches. On ne reprend pas rénovée de fond en comble. “Au Doubs. Exemple avec le chamun hôtel-restaurant de 36 niveau de l’hôtel, on fonctionne pionnat de France de tarot, une
chambres comme le bistrot du avec une clientèle touristique de aubaine pour les hôteliers de la
coin. Le passage de relais s’est mai à octobre et des commer- Vrine qui font le plein. “On enredéroulé sous les meilleurs aus- ciaux le reste de l’année”, résu- gistre aussi des pics d’activité
pices. Vendeurs et acquéreurs me Jean-Marie Salomon. en hiver avec le passage des amaétaient sur la même longueur Conscients des potentialités
d’onde. “On a un bon relation- locales, lui et son épouse ont
nel”, confie l’hôtelier.
développé un programme de cirLes cédants semblent ravis de cuits de découverte à travers la
laisser leur bébé en si bonnes Franche-Comté et la Suisse voimains. Si la ferme-hôtel n’est sine. “Chaque année, on partipas leur création, ils lui ont don- cipe au salon mondial du touné ses lettres de noblesse, sa risme, le Map pro qui se tient à
réputation et un Paris.” Ces efforts ont permis
taux de remplissa- au couple Salomon de se constiUne belle ge supérieur à la tuer une belle clientèle étranclientèle moyenne départe- gère. Belges, Anglais, Allemands
mentale. “On a et bien sûr les Suisses séjourétrangère. repris en 1989 sui- nent ou se restaurent réguliète au décès de mon rement à la ferme-hôtel de la
père Roger Droz- Vrine.
Bartholet qui avait Jean-Philippe et Sylvaine Sirouvert
vent ont bien l’intention de prol’établissement en longer cette tradition promo1975”, rappelle tionnelle. “On sera au prochain
Nadine Salomon.
Map pro.” L’activité repose ausEn
25
ans, si sur l’attractivité et le dyna-
teurs de sports d’hiver qui
empruntent la R.N. 57 pour se
rendre vers les stations alpines.”
La ferme-hôtel fait partie de la
chaîne des Logis de France, une
référence très recherchée par la
clientèle affaire. L’établissement
emploie entre 8 et 12 salariés.
Toute l’équipe a été reprise par
les nouveaux exploitants qui
s’inscrivent dans la continuité.
“Ce qui n’empêche pas d’apporter
sa touche personnelle”, glisse
Sylvaine Sirvent. Il y aura encore des cuisses de grenouilles à
déguster à la Vrine. “On privilégie toujours une cuisine soignée avec des produits frais de
qualité.”
L’heure du repos a sonné pour
Jean-Marie et Nadine Salomon.
“Nos enfants n’étaient pas intéressés par la succession. On avait
aussi envie d’en profiter un peu
après toutes ces années de
labeur”, justifie Nadine Salomon. I
Jean-Philippe
et Sylvaine
Sylvent ont
repris depuis
quelques
semaines les
rênes de la
ferme-hôtel
exploitée
depuis 1989
par
Jean-Marie
et Nadine
Salomon.
20
DOSSIER
DOSSIER
Métabief
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Un point de vue d’élu
Des rentrées fiscales…
mais aussi des dépenses
Le tourisme à Métabief génère des recettes fiscales
que la commune utilise en investissant dans les
équipements et l’entretien des routes et des réseaux
au service des touristes.
L
e maire de Métabief Gérard
Dèque n’a jamais douté de
l’intérêt de consolider et
développer le tourisme sur
le Haut-Doubs. “C’est l’un
des seuls secteurs d’activité
Les recette fiscales
liées au tourisme
Malbuisson
Sauf que le pôle touristique du HautDoubs est adossé à la frontière suisse. Le travail frontalier génère des
besoins importants en terme de logements. Beaucoup de résidences secondaires ont basculé vers de l’hébergement
à l’année. Conséquence : le nombre de
lits touristiques diminue sur la banfrançais avec une balance commerciale de frontalière. Une réaction s’impose.
positive. Sans oublier comme on le répè- “Les collectivités ont d’abord travaillé
te sans cesse que le tourisme représente à la création d’équipements structudes emplois non délocalisables. Pri- rants et de produits. Sur le territoire
mordial pour l’avenir de certains ter- Mont d’Or-Deux lacs, on peut évoquer
ritoires ruraux.”
la remise à plat du réseau de randonnées, les aménagements nautiques
autour du lac, la modernisation de la
station. On doit maintenant engager
une autre réflexion qui favorisera la
création de lits touristiques”, poursuit
Gérard Dèque qui était responsable
du tourisme au sein de la communauté
de communes qu’il préside maintenant.
Quelques ajustements techniques
s’imposent. Il serait peut-être pertinent de revoir la façon dont on soutient des propriétaires qui touchent
des aides en réhabilitation touristique
et finissent par opter pour de
l’hébergement à l’année. Gérard Dèque
estime que la meilleure solution passerait par de l’hôtellerie avec la création d’un établissement à forte capacité, entre 100 et 200 chambres. “Il
faudrait mettre en place des partenariats pour attirer une grande enseigne.
Métabief dispose d’un parc de résidences secondaires
vieillissant et coûteux d’entretien (photo A. Loye).
Sauf qu’on n’a pas encore le produit de toutes habitations sans distinction.
adéquat pour rentabiliser une telle On a fait un cinéma. On va participer
structure.” Et le maire de Métabief de au budget de la station.”
rappeler tout ce que l’on doit aux vacan- Le parc des résidences secondaires est
ciers qui séjournent sur le Haut-Doubs. vieillissant sur Métabief et tout ce qui
“Sans touristes, on n’aurait pas de sta- va avec aussi : voirie, réseaux. La comtion, pas de projet de piscine. La riches- mune n’a pas d’autre choix que
se touristique a permis de maintenir d’entretenir et remettre en état ces
les commerces et l’agence postale à équipements. “On a aussi des soucis
Métabief.”
de stationnement dans ces résidences
Les résidences secondaires, il en res- conçues avec une seule place de parte encore quelques-unes, ce sont des king alors qu’aujourd’hui on compte
retombées liées aux taxes foncières et plusieurs voitures dans une famille.
d’habitation. Ces recettes permettent On a pris du retard. Il aurait fallu
de limiter le niveau d’imposition glo- réagir avant.”
bale. “Le classement en commune tou- S’il semble plus favorable à la solution
ristique nous permet aussi de bénéfi- hôtelière, Gérard Dèque ne dénigre
cier d’une D.G.F. calculée sur une base pas pour autant l’intérêt de lancer des
de population de 2 500 habitants.” Mais opérations de requalification des résicette fiscalité n’est pas non plus une dences secondaires. “Pourquoi pas, si
manne financière, sauf à ne réaliser cela permet de louer 20 à 25 semaines
aucun investissement. “Aujourd’hui, sur la station avec des produits
on ne peut plus réagir comme ça. On d’hébergement confortables.” F.C.
s’efforce de mettre les services au pied
45 salariés à l’année
Le marketing hôtelier à la mode Chauvin
Avec trois établissements, la famille
Chauvin est à la tête d’un complexe
hôtelier familial de 83 chambres.
Pour le remplir, elle a développé une
véritable stratégie commerciale. Aperçu.
n propose
une offre
d’héberge
ment et de
cuisine
diversifiée avec le but de répondre
aux attentes du client”, explique
Corinne Brachet, née Chauvin.
Avec ses deux sœurs Frédérique
et Anne et son frère Xavier, ils
ont repris la succession d’une
affaire familiale qui s’étale sur
plusieurs générations. Le complexe Chauvin comprend trois
établissements. Le plus connu,
l’Hôtel le Lac affiche trois étoiles
et perpétue une tradition
d’accueil haut standing qu’on
retrouve aussi dans le restaurant qui lui est associé. Les hôtels
Beau Site et La Poste ont deux
étoiles et viennent élargir l’offre.
La famille Chauvin gère également le restaurant du fromage
avec des recettes toutes franccomtoises et le restaurant à la
ferme plus axé sur une cuisine
bonne maman aux saveurs du
terroir. “On constate que la saisonnalité se réduit de plus en
plus aux vacances scolaires. Ce
qui ne signifie pas l’activité glo-
“O
bale baisse. Elle augmente même
mais en s’intensifiant sur des
durées de séjour plus courtes.”
Corinne Brachet déplore la fermeture de plusieurs hôtels
autour du lac. “On ne peut pas
s’en réjouir. C’est toujours plus
attractif quand il y a d’autres
établissements sur la place, d’où
l’importance de se diversifier.”
Pour ce faire, la famille Chauvin s’est attaché
les services d’un
commercial depuis
Chez les
plus de dix ans.
Chauvin,
L’hébergement
l’équilibre pour
l’hébergement, cetest dans la te recette n’est
diversité. plus d’actualité.
La saga familiale Chauvin se perpétue depuis trois générations à Malbuisson.
“Aujourd’hui, les
touristes ont besoin
qu’on leur présen- si d’un parc de vélos électriques vités et les agences de voyages structures touristiques qui soient se garent sur le parking de l’hôtel
te le voyage, qu’on mis à disposition des clients qui réceptives. On conçoit des pro- à la page. On pense à la station le Lac reste d’actualité. La familles incite à consom- souhaitent découvrir les alen- duits adaptés à chacun de nos de Métabief ou au futur complexe le Chauvin ne néglige pas, pour
mer tel ou tel pro- tours sans s’inquiéter des dis- hôtels.”
aquatique de Malbuisson. “Les autant,la clientèle bourguignonne
duit touristique.” tances ou des grimpettes à sur- L’hôtellerie a de l’avenir sur le gens dépensent plus quand l’offre et franc-comtoise. Tout comme
Cette stratégie monter. Autre exemple, les Haut-Doubs sous réserve de pou- d’activités est plus étoffée. C’est elle cible bien sûr la clientèle
marketing se tra- séjours raquettes ou randonnée voir répondre aux attentes d’une paradoxal car ils n’ont pas for- groupe, les séminaires. Chez les
duit de différentes développés avec des guides clientèle exigeante et qui appré- cément plus de pouvoir d’achat.” Chauvin, l’équilibre est dans la
manières. Le com- accompagnateurs. “On fonctionne cie qu’on s’occupe d’elle. Sous La tradition des belles voitures diversité. F.C.
plexe dispose ain- en partenariat avec les collecti- réserve aussi d’avoir des infra- immatriculées à l’étranger qui
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
G Dommartin
21
Le chant du Coq
La campagne avec
vue sur la ville
En choisissant d’ouvrir en 2009 des chambres d’hôtes dans un
chalet qui fleure bon la montagne aux portes de Pontarlier, Céline
Roy a plutôt bien réussi son coup. On y vient, on y revient.
avenir du tourisme dans le HautDoubs s’inscrit
probablement
dans sa complémentarité avec d’autres activités économiques. Pour peu que
la météo soit de la partie, la plupart des sites d’hébergement
font assez facilement le plein
en saison estivale, pendant les
fêtes de fin d’année et aux
vacances d’hiver. “Ce sont les
temps forts”, explique Céline
Roy, heureuse comme un poisson dans l’eau dans son sympathique chalet au charme tout
montagnard. Le bois règne en
maître, sans tomber dans le rustique où le luxe ostentatoire.
Avec son Chant du Coq, la maîtresse de maison a trouvé matière à s’épanouir dans un domaine qui la passionne depuis
toujours : la cuisine. Elle avait
d’ailleurs étudié la possibilité
de reprendre un restaurant où
elle puisse exprimer ses talents
culinaires. À l’envie de préparer des bons petits plats s’ajoute
aussi le plaisir de les partager
en famille, entre amis. Elle affichait donc de belles dispositions
pour tenir des chambres d’hôtes
en proposant le gîte et le couvert. La famille Roy vivait déjà
à Dommartin dans un lotissement inondé de verdure. Le
choix du lieu fut vite réglé avant
d’entreprendre le gros morceau
du projet avec la construction
du chalet.
Le Chant du Coq dispose de
L’
quatre chambres. Céline Roy
accueille bien sûr des touristes.
Elle profite de la proximité de
Pontarlier pour héberger aussi des ouvriers mobilisés sur les
chantiers de la ville et des commerciaux à la recherche d’une
ambiance plus familiale. “Le
mélange des clientèles est très
agréable et enrichissant sur le
plan humain.” La maîtresse des
lieux privilégie d’ailleurs cette
diversité et ne loue plus guère
ses chambres d’hôtes à une seule et grande famille. “On y perd
en convivialité.” Ce qui ne
l’empêche pas d’accueillir des
groupes de randonneurs qui
partent à la journée avec le
panier-repas fait maison.
Au chant du Coq, on mange plutôt bio, local et au rythme des
saisons. “On travaille avec les
producteurs du coin comme la
ferme du Rondot à LavansVuillafans, les yaourts Maugain
à Chapelle-d’Huin, le comté bio
de La Chaux-de-Gilley.” Céline
Roy confectionne elle-même le
pain, les sorbets ou les confitures servies à la table du Chant
du Coq. “La table d’hôtes impose forcément plus de présence.
Mais ce mode d’accueil n’a rien
d’une corvée. On n’est pas couchés tous les soirs à minuit.”
Après cinq années d’activité,
Céline a fidélisé en partie sa
clientèle, notamment ceux en
provenance du Grand Est de la
France : Alsace, Lorraine,
Savoie… La promotion de ces
chambres d’hôtes se fait essen-
tiellement via le site Internet.
“On enregistre près de 2 000
visites mensuelles. À mon avis,
le Haut-Doubs reste une destination encore peu ou pas assez
connue. Dans ce métier, le plus
important, c’est d’aimer les gens
et d’avoir toujours le sourire”,
conclut la gérante dans l’attente
de recevoir les labels Écogîte et
accessibilité. I
7 Place du Général de Gaulle 25800 VALDAHON
Tél. 03.81.56.21.58.
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des charges établi par Maître Annick BRUCHON, notaire à VALDAHON (Doubs).
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L'abus d'alcool est dangereux pour la
santé, à consommer avec modération.
VENTE PAR ADJUDICATION JUDICIAIRE
Suivant jugements rendus par le TGI de BESANÇON
en date des 26 Juin 2012 et 25 Février 2014.
Cinq ans
après avoir
ouvert ses
chambres
d’hôtes au
Chant du
Coq, Céline
Roy ne
regrette
rien,
bien au
contraire.
22
DOSSIER
G Pontarlier
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
115 chambres au total
L’Ibis met les bouchées doubles
Avec l’Ibis budget ouvert en avril dernier, la famille Ibis conforte son implantation sur
Pontarlier où son taux de remplissage reflète assez bien le dynamisme économique local.
e tourisme d’affaire représente 70 % de notre clientèle. On
va bien si le commerce se porte bien”, résume Grégory Jan, le directeur d’Ibis à Pontarlier. L’enseigne du
groupe Accor vient d’investir dans la réalisation d’un Ibis Budget construit en
prolongement de l’Ibis Hôtel. La structure de 49 chambres fonctionne depuis
le 17 avril. “Il y a une demande sur Pontarlier pour ce genre d’établissement.”
L’Ibis Budget remplace Étap’Hôtel et se
positionne sur le segment très économique. C’est l’essentiel du confort à petit
prix avec toilettes, salle de bains dans
la chambre et une présence restreinte
en réception. Grégory Jan estime qu’aujourd’hui le marché pontissalien est
capable d’absorber ce type de clientèle.
Pour l’heure, il semble que le monde des
affaires connaisse un petit coup de mou
“L
dans la capitale du Haut-Doubs. “La cri- Haut-Doubs. D’autres facteurs ont facise touche Pontarlier et notre clientèle tou- lité également la création de l’Ibis Budrisme d’affaire est plus tendue. Les gens get. “On était déjà propriétaire du fonsont plus regardants sur le rapport qua- cier et la direction est commune avec celle
lité-prix. Ce fléchissement reste léger si de l’Ibis hôtel. Du coup, c’est moins lourd
on le compare au contexte national. On en charges.”
arrive à tenir nos marges et surtout à Chez Ibis, le taux d’occupation se stabimaintenir le taux d’oclise autour de 65 % sans prendre en
cupation.” Le gâteau
compte les pics de saison. L’été, la clienpontissalien n’a pas grosLe taux tèle affaire laisse la place à la clientèle
si mais des transferts
de loisirs. Les offres Internet font un
de clientèle s’opèrent d’occupation tabac et représentent 30 % de l’activité.
peut-être entre les
se stabilise “L’e-reputation est importante.” L’Ibis
enseignes, par le jeu de
Hôtel comprend 66 chambres. Soit une
autour de capacité globale de 115 chambres perla concurrence.
65 %. mettant désormais de recevoir la clienComme les autres commerces, l’Ibis profite bien
tèle des autocaristes. Ibis Pontarlier
sûr des retombées écoemploie 18 personnes en direct et 26 en
nomiques liées au tracomptant les services externalisés comvail frontalier et aux
me le ménage, la blanchisserie. On vient
Suisses qui consomment
dormir chez Ibis pour 1 ou 2 nuitées,
L'offre d’hébergement
G Pontarlier
Ibis Pontarlier a renforcé sa capacité d’accueil
de 49 chambres depuis l’ouverture de
l’Ibis Budget en avril dernier.
rarement plus.
À Pontarlier et sur le Haut-Doubs, Grégory Jan pointe l’insuffisance de l’offre
en transport en commun que ce soit en
bus de ville ou en dessertes locales. Sans
voiture, cela devient vite très compliqué
de se déplacer. Il estime également, prêchant peut-être pour sa paroisse, que
l’offre hôtelière sur Pontarlier est suffisante même si c’est un peu juste pour le
championnat annuel de tarot ou quand
il est question d’accueillir une étape du
Tour de France. I
F.C.
Répartition des nuitées sur
le territoire du Haut-Doubs
L’attrait du centre-ville
L’hôtel-restaurant Saint-Pierre toujours dans le coup
Idéalement placé au centre-ville, cet établissement de 16 chambres a
pratiquement été refait à neuf par Bertrand et Sylvie Vieille qui récoltent
les fruits de cette politique d’investissement de longue haleine.
n a beau être le fils
du patron, les choses
ne sont pas aussi
faciles qu’on pourrait le croire. En 1988, quand
Bertrand Vieille cuisinier de formation décide de reprendre l’affaire familiale, son outil de travail est loin de ressembler à la
version actuelle.À l’époque, après
vingt ans de mise en gérance, il
rentrait plus dans la catégorie
des hôtels de préfecture qui désignent des établissements non
classés. “Tout était à refaire”,
explique l’hôtelier qui ne laissera pas échapper l’opportunité d’acquérir l’immeuble adossé à l’hôtel côté rue de Salins.
De quoi se donner assez de place pour mener à bien son projet de rénovation qui aboutira
au classement trois étoiles.
Ce chantier a été mené en plusieurs tranches et pas seulement au niveau de la partie hôte-
O
lière qui comprend aujourd’hui
16 chambres dont trois suites.
La dernière grande opération
remonte à 2008 avec la remise
à neuf de l’espace brasserie-restaurant. Car l’hôtel Saint-Pierre, c’est aussi l’une des plus
belles sinon la plus belle terrasse au centre-ville. L’endroit
est très prisé le midi notamment
en été. Les motards au long cours
apprécient également de faire éta16
pe au “Saint-Pier“Le
chambres re”.
stationnement n’est
dont trois pas vraiment un
problème. On trousuites.
ve toujours de la
place à proximité”,
explique Bertrand
Vieille qui dispose
d’un garage et de
quelques places de
parking à l’arrière
de l’hôtel.
La clientèle se répartit entre
touristes et V.R.P. de façon assez
équilibrée. L’établissement
affiche un taux de remplissage
qui fluctue entre 55 % et 70 %
avec des week-ends très chargés, notamment lors du championnat de France de tarot. Le
couple d’exploitants emploie une
équipe de 7 salariés. La diversité dans l’offre d’hébergement
s’applique aussi en restauration. “On a le souci de satisfaire ceux qui viennent en formule plat du jour comme ceux qui
préféreront une cuisine un peu
plus élaborée en optant pour nos
suggestions.” I
Bertrand et Sylvie
Vieille ont remis à neuf
l’établissement qui
compte aujourd’hui 16
chambres.
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
G Labergement-Sainte-Marie
G Pontarlier
100 emplacements
Le camping en toute simplicité
Du nouveau au camping du Lac qui a changé de propriétaires depuis ce printemps. Ici, on joue à
fond la carte de la complémentarité avec les autres acteurs touristiques. Sympa.
es idées, elle en a,
Magali Bruez la nouvelle gérante qui
compte bien faire de
ce camping un site où il fait bon
vivre. “Je voudrais accueillir les
gens comme si c’était chez moi.”
Sans chichi, en toute décontraction et avec le secret espoir
D
que les gens cohabitent avec le
minimum de savoir-vivre. L’intention est louable. Il ne reste
plus qu’à croiser les doigts pour
que les faits lui donnent raison.
Elle a pour expérience touristique quelques contrats dans les
auberges de jeunesse et ne cache
pas son goût d’échanger, de par-
tager avec les autres. Un bon
point déjà. Pourquoi ce camping
en particulier ? Magali et Dominique son époux vivent à Labergement. Ils ont acquis l’affaire
car les circonstances s’y prêtaient. “L’occasion s’est présentée au bon moment, au bon
endroit.” D’origine suisse, Maga-
Le camping du lac conservera son authenticité et son
cadre naturel qui plaît beaucoup aux fidèles clients.
li a découvert les coulisses administratives de la reprise de sociétés en France. “Beaucoup de
démarches, beaucoup de réglementation, beaucoup de normes.”
Elle a quand même surmonté
l’épreuve et affiche maintenant
un optimiste rassurant. “Le camping a rouvert ses portes le
26 avril. Jusqu’à présent, on a
95 % de retours positifs. On a
fait un week-end de Pentecôte
exceptionnel. Cela montre qu’il
y a du potentiel.” Encourageant.
Première certitude, le camping
du Lac s’adressera toujours aux
campeurs. Aucun risque qu’il se
transforme en village de mobile-homes. Magali Bruez a le déjà
le souci de l’authenticité et de
l’environnement. “On ne tient
absolument pas à dénaturer le
site.” Pas fermée pour un sou,
elle n’hésite pas
à orienter les
“On ne tient clients
vers
d’autres
campings
absolument
si le sien ne corpas à
respond pas à
dénaturer leurs attentes. “Je
veux aussi jouer
le site.”
la carte de la solidarité avec les
commerçants du
village. L’objectif,
c’est de tout faire
38 chambres
Un hôtel 4 étoiles
près du golf
des Étraches
e projet circule
dans les milieux
autorisés depuis
quelque temps.
Beaucoup attendent de voir
pour y croire. Plusieurs candidats ont déjà relevé le défi
par le passé mais aucun n’est
arrivé à terme. Allez savoir.
De quoi s’agit-il le cas présent ?
D’un hôtel 4 étoiles de 38
chambres qui sera finalisé
en décembre 2016. Derrière ce projet, on retrouve les
mêmes investisseurs qui ont
déjà le golf des Étraches. Ce
bel établissement viendrait
d’ailleurs en complément de
C
pour que les vacanciers soient
satisfaits de leur séjour et qu’ils
restent puis reviennent dans le
secteur.”
Altruiste, la gérante souhaite
investir dans la mesure de ses
moyens pour rendre le camping
accessible aux personnes en fauteuils. Ce qui suppose d’améliorer les cheminements et d’investir
dans
quelques
mobile-homes ou habitations de
cet équipement. Il sera
construit à 1 000 m d’altitude, au-dessus du hameau
des Étraches. “Le permis de
construire va être déposé d’ici
la fin juin”, indique une source proche du dossier.
Le golf attire une clientèle
suisse assez huppée, séduite par le cadre, le prix et le
fait que le site ne soit pas
saturé de monde, comme
c’est souvent le cas chez nos
voisins. Peut-être de futurs
pensionnaires à l’hôtel du
Golf, même si aucun nom
n’a encore été suggéré pour
l’instant. Affaire à suivre. I
loisirs adaptées au handicap.
Magali Bruez se veut très arrangeante dans les services qu’elle
peut proposer à ses clients. Elle
projette d’organiser quelques
animations conviviales et familiales autour de tournois de
pétanque, de soirées barbecue
et même des tournois d’échecs,
sport national chez les Bruez.
Espérons que sa stratégie sera
la bonne. I
PUBLI-INFORMATION
La passe de douze
au Buffalo
Grill
En 12 ans,
l’activité du
Buffalo Grill n’a
jamais fléchi
malgré les crises
et l’arrivée de la
concurrence.
Depuis l’ouverture du 18 juin 2002, l’équipe du Buffalo Pontarlier
a servi 1 668 646 repas, soit une moyenne de 387 couverts par
jour. Le poids des chiffres, le bon goût des grillades.
ans prétendre rivaliser avec
la muraille de Chine visible
depuis l’espace, le Buffalo
Grill est probablement la
seule enseigne pontissalienne que
distinguent les pilotes de ligne en
passant tout là-haut dans le ciel
du Haut-Doubs. L’exercice était
peut-être plus facile en 2002. À
l’époque, Buffalo se sentait un peu
isolé dans cette zone des Grands
Planchants qui commençait tout
juste à se remplir. Beaucoup s’interrogeaient d’ailleurs sur l’intérêt de s’installer à cet endroit.
“Certains ne donnaient pas cher
de notre peau”, en sourit Dominique Bôle-Richard.
Cet emplacement, Pascale et domi-
S
Le Buffalo
augmente sa
capacité d’accueil de 50
couverts en
2010 avec la
création d’une
véranda visible
sur la droite.
nique l’avaient choisi sciemment,
car d’abord idéalement situé le
long de la rocade. Le temps leur
a donné raison. En 12 ans, le
nombre de repas mensuel n’a
jamais fléchi. Ni les crises ni l’arrivée de la concurrence n’ont eu
raison de cette popularité. “On a
été les premiers à développer sur
le secteur le concept de la restauration à thème”, estime Pascale
Bôle-Richard qui voit dans cette
réussite le travail de toute une
équipe.
Si aujourd’hui Buffalo est entré
dans les mœurs, c’est aussi grâce
au professionnalisme du personnel qui a toujours su véhiculer
l’image de l’enseigne. “L’effectif est
“Certains ne
donnaient
pas cher de
notre peau.”
passé de 24 à 32 salariés depuis l’ouverture”, souligne Dominique BôleRichard. Une vraie P.M.E. Le Buffalo fait l’unanimité. On y vient à tout
âge et surtout on y revient. “On a
même réussi à fidéliser une clientèle
de passage.” C’est devenu l’étape
grillades en quelque sorte. De quoi
suggérer au couple Bôle-Richard de
proposer une carte de fidélité donnant droit à une remise de 12 euros
au bout de 10 repas.
Aussi connue soit-elle, une enseigne
ne se suffit pas à elle-même. Comme
partout, la recette du succès, c’est
d’abord une question de qualité. De
l’accueil au contenu de l’assiette, rien
ne doit être négligé. Sans oublier de
faire évoluer l’outil de travail ou la
carte des spécialités. La création de
la véranda en 2010 a apporté un plus
indéniable. Elle permet d’avoir un
espace de 50 places d’un seul tenant.
Bien pratique pour les groupes ou les
23
réunions de famille. “Elle servira bien- la Pontiane lemon. Ces produits qui
tôt de cadre pour un mariage coun- ont été élaborés avec la distillerie les
fils d’Émile Pernot à La Cluse-ettry.”
Tout vient à point pour qui sait Mijoux sont très appréciés des touattendre. Buffalo fut aussi l’un des ristes.” Ce souci du terroir se décline
premiers à proposer une forte ampli- aussi dans la carte des vins où l’on
tude horaire avec un service de vous propose de savourer du vin du
11 heures à 23 heures non-stop. “Les Jura. Le cow-boy du Haut-Doubs n’est
gens viennent toujours chez nous alors pas sectaire.
qu’il y a maintenant d’autres enseignes Le livre d’or du Buffalo Grill de Ponqui fonctionnent sur le même princi- tarlier s’enrichit de quelques jolies
pe horaire. C’est rassurant. S’ils se res- personnalités, d’Annie Girardot à
taurent chez nous, ce n’est pas par Sébastien Loeb en passant par Domidéfaut mais c’est bien un choix”, appré- nique Rocheteau. Même les plus
grandes personnalités politiques
cie la gérante.
Avec les beaux jours qui arrivent, locales fréquentent les lieux. DomiBuffalo se met au vert en proposant nique et Pascale Bôle-Richard n’ousa carte estivale enrichie de nouvelles blieront pas de sitôt cette journée du
salades. Le Buffalo de Pontarlier n’ou- 28 novembre 2012 marquée par le
blie pas les traditions locales avec sauvetage d’un clint victime d’une
quelques spécialités qui lui sont crise cardiaque. “Quelques jours aupapropres. “On propose des cocktails à ravant, on avait installé un défibrilbase d’absinthe comme la Blanche du lateur. C’est ce qui a permis de rendre
Shérif ou à base de gentiane comme la vie à cette personne.” I
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MOUTHE - RÉGION DES LACS
MALBUISSON
La “pause calories”
Le chantier de la
piscine est en panne
Les travaux du complexe nautique de Malbuisson
sont au point mort depuis un mois. Faut-il s’en
inquiéter ? Quelques détails techniques à régler et
tout devrait rentrer dans l’ordre selon Didier Hernandez, le président du syndicat mixte des deux lacs.
n accord avec le maître d’ouvrage,
le groupe Eiffage avait pris les
devants pour effectuer les travaux de démolition intérieure
au début de l’année. L’affaire semblait
donc bien engagée. Cinq mois plus tard,
toujours pas l’ombre d’une pelleteuse
sur le chantier fantôme. Un beau panneau d’information permet de visualiser le résultat final. Le site est entouré de grillages interdisant tout accès.
De quoi se poser bien des questions.
“Depuis un mois, il ne se passe plus
rien”, en convient Didier Hernandez
qui annonce que les travaux devraient
E
reprendre tout prochainement. “Eiffage a prévu de mettre le chantier hors
d’eau, hors d’air avant l’hiver. Il semble
prêt à mettre les bouchées doubles pour
tenir ces délais.”
En toute franchise et fidèC’est un le à ses habitudes, le président du syndicat mixte
peu de
assume en partie ce retard
ma faute.” à l’allumage. “Si les travaux
sont arrêtés, c’est un peu de
ma faute. Le maître d’œuvre
nous a suggéré des modifications qui doivent être
reportées sur les plans. Je
n’ai toujours pas signé le document qui
valide ces changements.” Eiffage a proposé des modifications plutôt constructives mais qui engendrent des coûts
supplémentaires donc d’en référer aux
principaux financeurs à savoir les communautés de communes du Mont d’Or
et des Deux lacs et de la C.C.L.
Ces améliorations concernent notamment des dispositifs de récupération
de calories sur les circuits d’eau et
l’installation de bassins en inox qui
limitent les déperditions de chaleur.
Au total, cela représente un surcoût
de 150 000 euros. Une somme importante certes, mais qu’il convient de
relativiser sur un budget global proche
de 5,850 millions d’euros. “On accepte de faire ces efforts qui nous permettront au final de réduire les coûts de
fonctionnement. Les services de la communauté de communes Mont d’Or-Deux
lacs travaillent actuellement sur l’ordre
de service qui donnera le feu vert à Eiffage pour reprendre le chantier.”
Le précieux sésame devrait arriver à
bon port d’ici la fin juin sachant que
le maître d’œuvre aura ensuite 17 mois
pour mener à bien la réalisation du
complexe aquatique. Le contexte élecLe chantier de la piscine qui est à l’arrêt depuis quelques semaines toral a perturbé la chaîne de décision.
pourrait reprendre en juillet. Didier Hernandez devant signaler ces
LABERGEMENT-SAINTE-MARIE
Eiffage avait
engagé les
travaux plus
tôt que prévu
pour les suspendre de
façon assez
imprévue.
évolutions aux élus des deux commu- get alloué. “Ces dépassements seront
nautés de communes. Le président du rattrapés par une renégociation des
syndicat mixte des deux lacs confirme taux d’emprunt. On devrait passer de
aussi qu’il n’y a pas de conflit avec Eif- 4,25 à 2,25 %. Ces bonnes nouvelles ne
fage ni de procédure judiciaire enga- doivent pas non plus nous inciter à
gée entre les deux parties. C’est aus- dépenser plus que de raison”, conclut
si le charme des processus Didier Hernandez en assurant que les
démocratiques. Mieux vaut prévenir travaux sur les bases commenceront
que guérir. D’autant plus que ces sur- cet automne, comme prévu. F.C.
coûts ne devraient pas impacter le bud-
Manifestation populaire
Venez partager leur violon d’Ingres
De la gravure sur verre à la peinture, en passant par la sculpture, la dentelle
ou le travail du bois, préparez-vous à rencontrer les 5 et 6 juillet à
Labergement-Sainte-Marie, des personnes qui ont une passion communicative.
ls ont chacun leur violon
d’Ingres. Pour le découvrir,
rendez-vous les 5 et 6 juillet
au complexe d’animation de
Labergement-Sainte-Marie. Pendant ces deux jours, les visiteurs
pourront venir échanger avec
des exposants de la région qui
leur feront partager leur passion pour la gravure sur verre,
la peinture, le crochet, le patchwork, la sculpture ou encore le
travail du bois.
Cette manifestation proposée
par l’association des Amis de
l’Abbaye du Mont Sainte-Marie
et de Saint-Théodule, a lieu tous
les deux ans. Elle est complétée
d’une exposition autour d’un thème choisi par les organisateurs.
Cette année, le sujet est “les
modes de transports anciens, du
godillot à l’avion”. À travers des
objets et des véhicules, le public
cheminera vers les origines des
moyens de transport. “Il y aura
tout une documentation sur les
véhicules anciens” précise Bri-
I
gitte Garnache-Creuillot, présidente de l’association. Une
maquette du paquebot “France”
sera présentée dans le cadre de
l’exposition ainsi qu’un réseau
ferroviaire miniature. Le modélisme est aussi un violon d’ingres!
L’entrée du site est de 3 euros
(libre pour les enfants). Mais
grâce à leur ticket, les visiteurs
pourront participer au tirage au
sort du dimanche soir. Dix places
pour le Coni’fer et autant pour
le télésiège du
Morond sont
mises en jeu.
Une
S’ils sont dans
maquette
les derniers prédu paquebot paratifs, les
organisateurs
“France”.
savent déjà à
quoi ils destineront les recettes
des “Violons
d’Ingres”.
L’association qui
compte une centaine de béné-
voles est mobilisée pour poursuivre la rénovation de la chapelle Saint-Théodule de Labergement-Sainte-Marie qui est
fermée au public. Maintenant
que la municipalité a achevé la
restauration de la toiture de
l’édifice religieux, “notre souhait
est d’engager sa rénovation intérieure en partenariat avec la mairie. Un tableau a déjà été restauré. Il faut maintenant
rafraîchir l’ensemble. À terme,
nous aimerions également installer un panneau explicatif à
l’entrée de la chapelle, voire un
système audiophonique” poursuit Brigitte Garnache-Creuillot.
Pour l’association, une fois restaurée, la chapelle pourrait
accueillir des manifestations culturelles adaptées au lieu. Une vingtaine
d’exposants fera
partager ses passions.
Renseignements :Les Violons d’Ingres
Les 5 et 6 juillet - Labergement-Sainte-Marie
Restauration sur place
Entrée 3 euros adultes (libre pour les enfants)
Inscription encore possible pour les exposants
Tél. : 06 82 71 50 04
MOUTHE - RÉGION DES LACS
MONTPERREUX
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014 25
6ème édition du 23 juillet au 3 août
Pause champêtre pour grandes voix lyriques
La petite église de Montperreux peine à contenir
l’attrait grandissant d’un festival qui a habilement
su jouer la carte de l’intégration locale. C’est tout un
village qui se mobilise autour de l’événement.
vec un programme à faire pâlir
les grandes scènes internationales de l’art lyrique, le festival de Montperreux n’en finit
pas d’étonner. On ne remerciera sans
doute jamais assez le ténor Stuart Patterson d’avoir eu le bon goût d’une visite dans le Haut-Doubs. Juste le temps
d’un coup de foudre en découvrant le
lac Saint-Point qui n’est pas sans lui
rappeler son pays écossais et le voilà
installé à demeure à Montperreux.
Entre deux tournées dans le monde
entier, l’artiste qui enseigne son art à
Lausanne se prend au défi de créer son
festival avec les valeurs qui lui sont
propres. S’il sait jouer de ses relations
pour assurer une programmation de
grande qualité, il n’oublie pas d’associer
les habitants et de consulter les élus
pour mener à bien son projet. Le tout
en privilégiant volontairement
l’ambiance du Haut-Doubs où le naturel et la convivialité sont de rigueur.
“C’est un événement international qui
s’appuie sur un fort ancrage local”, résume Valérie Benoît qui fait partie de
l’association organisatrice.
L’édition 2014 fleure bon le terroir comtois. Le festival sert en effet de cadre
à l’exposition de Julien Mestik. Le jeune peintre montperreusien présentera les reproductions insolites de la
Joconde qui l’ont rendu célèbre. Il
confectionne d’ailleurs dans le plus
A
grand secret une toile dédiée au festival. “À sa façon, il est parvenu à démystifier la peinture. On est sensiblement
dans la même démarche avec la volonté de rendre l’art lyrique plus accessible dans une ambiance champêtre et
naturelle” disent les organisateurs. Et
de citer son exemple d’une habitante
qui s’est prise au jeu du festival pour
l’aventure humaine et le défi culturel
que cela représentait. “Je n’y connaissais pas grand-chose mais après le
concert d’ouverture, j’ai eu envie de participer et j’ai répondu à l’appel au bénévolat” dit-elle.
Autre déclinaison locale avec la venue
de l’atelier lyrique de Franche-Comté
qui interprétera L’Opéra de 4 notes en
clôture du festival le dimanche 3 août
à 20 heures à la salle socio-culturelle
de Labergement-SainteMarie. “On termine touL’aventure jours par un événement
décalé comme cet opéra
humaine loufoque qui est beaucoup
et le défi plus rigolo qu’il n’y paraît
de prime abord.”
culturel. Les six concerts proposés
cet été laisseront comme
d’habitude la possibilité
d’entendre quelques-unes
des plus belles voix du
répertoire lyrique. À commencer par Karine
Deshayes, sans doute
L’Atelier
lyrique de
FrancheComté
terminera le
festival à
LabergementSainte-Marie
en
interprétant
l’Opéra
de 4 notes.
Tout le programme sur www.festival-montperreux.fr
l’une des plus grandes chanteuses françaises d’opéra du moment. Des stars
qui acceptent l’invitation de Stuart
Patterson, le directeur artistique du
festival. Montperreux, c’est en quelque
sorte une respiration champêtre entre
deux représentations sur les plus
grandes scènes du monde. “Ces têtes
d’affiche contribuent à la notoriété du
festival. L’événement suscite de nombreux articles et reportages dans la
presse locale et spécialisée. C’est une
belle promotion culturelle et touristique pour la commune mais aussi pour
tout le Haut-Doubs.”
Après cinq années, le rendez-vous
lyrique de Montperreux a atteint sa
vitesse de croisière. Il a réussi son pari
d’un événement de grand standing à communication, logistique… “On se
des prix populaires. 1 500 spectateurs retrouve en général tous les deux mois
se déplacent chaque année et cette fré- pour faire le point sur les préparatifs
quentation est avant tout limitée par de la prochaine édition. Le rythme de
la capacité d’accueil de l’église de Mont- réunions s’intensifie au fur et à mesuperreux. “On tient à rester dans cette re qu’on se rapproche de l’événement.”
configuration.” Ce qui n’empêchera de L’originalité du festival réside aussi
déroger à la règle en s’offrant une peti- dans son accueil à la bonne franquette excursion à Ornans, histoire de par- te. Stagiaires, enseignants et musiticiper au festin Courbet qui ne man- ciens vivent tous sous le même toit
quera pas de faire le plein de visiteurs dans un grand gîte. Pour les bénévoles,
avec son célèbre tableau à scandale. c’est l’aubaine de pouvoir côtoyer des
Fidèle à son habitude, le festival se grands noms du lyrisme en toute déconveut pédagogique avec ses stages de traction. “Stuart a réussi à fédérer les
chant réservés à des pratiquants éclai- habitants du cru. Il s’est attiré la symrés. Le comité d’organisation regrou- pathie de tous, y compris des élus.” Le
pe une douzaine de personnes. Ici, cha- miracle des voix en quelque sorte. F.C.
cun apporte ses compétences en gestion,
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26
MOUTHE - RÉGION DES LACS
GELLIN
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Exposition
Alpage, vaches et pâturages
Le Club des collectionneurs du Mont d’Or remonte le temps sur le
chemin des alpages pour une exposition présentée du 18 au
22 juillet à la salle de convivialité à Gellin.
G Le passage de frontière
avec certificat médical
Les animaux suisses qui séjournent sur les alpages français doivent être exempts de tout symptôme de maladie contagieuse. Les
bêtes passent la frontière munies
d’un certificat de santé validé par
le vétérinaire inspecteur du pays
de destination.
G Le boutacul
La montée ou la descente des
vaches donnent parfois lieu à de
grands défilés festifs où l’on croise toujours quelques bêtes couronnées du fameux boutacul qui
servait de siège au trayeur.Autrefois, c’était le taureau qui portait
ce trophée.
G Montée à l’alpage
“L’événement se déroule généralement à la fin du mois de mai et avant la SaintClaude le 6 juin. Au jour fixé, on descend du grenier les cloches : sonneaux, teupons,
brandouilles, tercots, campagnards en bronze, en acier et même en argent. Pour clore le défilé, la voiture à bagages sur laquelle on remarque la chaudière au fond noirci de suie. Il arrive parfois que les jeunes bêtes se rendant à l’alpage s’en retournent
le soir-même à l’étable distante parfois de plus de 20 kilomètres.” (Henri Cordier
1926).
G On fête la montée
L’arrivée des bêtes donne toujours
lieu à de grandes fêtes champêtres
comme ici à la Bathelette. En 1953,
le journal Le Pontissalien signale la présence de 1 924 têtes de
bétail suisses sur le Mont d’Or.
G Groupe d’armaillers
L’exploitation d’un alpage surtout
avec la fabrication fromagère mobilisait souvent plusieurs armaillers
comme ici à la Caffaude. Les plus
gros alpages abritaient un fromager, un trancheur ou apprenti
fromager, un berger et des garçons
de ferme.
G À chaque cloche son utilité
“Les grosses cloches sont utilisées seulement pour la montée. Au champ,
chaque bête à la sienne. C’est fort utile
pour retrouver l’animal qui s’égare.
Les bêtes sont très attachées à leur clochette.” (Henri Cordier).
G Jour d’alpage à la Marandine
Les bêtes passent
l’essentiel de leur temps
au champ. Elles sont
gardées par le berger
ou “boueb”.
G Pause déjeuner
à la Petite Échelle
Plusieurs alpages jurassiens comme ici à la
Petite Échelle sur le
Mont d’Or cultivent une
longue
tradition
d’accueil.
MOUTHE - RÉGION DES LACS
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014 27
G Fridolin
“Fridolin de chez Ravier a fait
plus de 42 campagnes. Celui-là,
c’était un bon. Il soignait par les
plantes.” (Simon Pécoud)
G Berger
La vie de berger n’était pas des
plus tranquilles. Certains
n’auraient échangé leur place
pour rien au monde.
À l’heure de la traite
Le rituel de la traite rythmait les journées matin et soir.
GLa “bouette” de Mont d’Or : si elle sent fort,
le temps changera certainement
“Dans le pays, on appelle ce fromage, la boîte, ce qui se prononce de la bouette. Il est délicieux et pour nous, le nom seul, à défaut des émanations, fait
venir l’eau à la bouche et chatouille le palais. Cette industrie est en pleine
prospérité. C’est que la boîte est un plat tout prêt. C’est un apéritif, c’est un
digestif, c’est un baromètre : si elle sent plus fort, le temps changera certainement.” (Henri Cordier).
EXPOSITION ALPAGES, VACHES ET PÂTURAGES
Salle de convivialité à Gellin
Horaires :
en semaine : 14 heures à 18 heures
samedi et dimanche : 10 heures à 12 heures
et de 14 à 18 heures
Renseignements : 03 81 89 40 82
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28
JOUGNE
AU
NOUVE
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GRANULÉS
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Audience du 3 juin
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Le tribunal administratif de Besançon a rendu un jugement sans
surprise en rejetant la protestation de l’ancien maire qui réclamait
l’annulation du premier tour des élections municipales à Jougne.
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Les
arguments
avancés par
Michel Morel
manquaient
singulièrement
de
consistance
aux yeux du
tribunal.
book.” L’avant-veille du scrutin, une
information erronée sur le doublement
du tarif de la cantine scolaire a, toujours selon ses dires, été diffusée auprès
des parents d’élèves. Autre grief avancé, l’édition au format A3 et non A4 de
la profession de foi de la liste “Agir pour
Jougne.” Ces différents éléments auraient
influencé le résultat du scrutin.
La partie adverse, à savoir Denis PoixDaude et les 11 autres candidats élus
de sa liste, a rejeté bien sûr ces accue scrutin a été particulièrement ze. La pilule a sans doute été dure à sations, les estimant infondées.Au-delà
serré à Jougne. La liste “Agir pour avaler pour Michel Morel qui a saisi la de ce rejet, elle demandait au tribunal
Jougne” conduite par Denis Poix- justice en demandant l’annulation de de condamner le protestataire à lui verDaude l’a emporté au premier l’élection.
ser la somme de 1 000 euros. Le jugetour avec 50,19 % des suffrages. Soit Plusieurs faits ont entaché selon lui le ment fait table rase des arguments
382 voix contre 379 en faveur de la lis- bon déroulement de la campagne. Il avancés par Michel Morel et rejette
te du maire sortant. Laquelle se retrou- soutient d’abord “que l’équipe sortan- donc sa protestation. Rien n’indique
ve désormais en minorité au conseil te a fait l’objet d’une campagne diffa- que les critiques diffusées à son encontre
avec trois sièges sur un total de quin- matoire avec parution publique sur face- sur facebook aient pu influencer les
L
EN BREF
électeurs. La liste attaquée
avait toute latitude pour
répliquer à ces attaques.
Aucune preuve, si ce n’est
un seul témoignage, ne
confirme la diffusion d’une
information erronée sur les
Un
jugement tarifs de cantine. Enfin, sur
la question des formats, il
sans
n’existe pas d’obligation
surprise. légale ou réglementaire à
distribuer des tracts au format A3. Le tribunal ne
retient pas non plus la demande de frais
de procès émise par la partie adverse.
Michel Morel a toujours la possibilité
de faire appel. Difficile de répondre,
l’intéressé répondant aux abonnés
absents… I
F.C.
Sport
Originaire d’Étalans ou sa
famille réside, le cycliste
Ludovic Viennet licencié au
Team Rémy Meder est
devenu en juin champion
d’Alsace sur route.
Euopa Park
Le parc d’attraction
allemand est devenu le
second parc le plus fréquenté
d’Europe, le plus fréquenté
restant Disneyland Paris.
En 2013, Europa Park a
augmenté sa fréquentation
de 6,5 % en accueillant près
de 5 millions de visiteurs,
dont 1,3 million
de Français.
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-30
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t
M A R O Q U I N E R I E
t
S A C S
t
A C C E S S O I R E S
FRASNE - LEVIER
SEPTFONTAINE
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
29
Une entente tripartite
Fruitière de la Haute-Combe :
“Le bâtiment
s’étendra sur
près 2 000 m2.
Il comprendra
trois ateliers à
comté, morbier
et mont d’or”,
indique
Florent
Gauthey qui
préside la fruitière le berceau
du comté.
la fromagerie trois en un
Ce projet de longue haleine se distingue car il associe dans un même
projet des producteurs, un fromager et l’affineur. Il abritera trois ateliers
pour trois productions en comté, morbier et mont d’or.
l’instar d’un comté de Mais tous les acteurs avaient la indique Florent Gauthey, le prégarde qui se bonifie avec conviction d’un avenir plus confor- sident de cette coopérative à
le temps, la fruitière de table en misant sur un outil de 3,8 millions de litres de lait
la Haute-Combe est le travail moderne. La fruitière du annuels. Ce qui la situe dans la
fruit d’une longue et bénéfique berceau du comté réunit 11 socié- moyenne des ateliers à comté.
gestation. Difficulté à trouver taires dans une coopérative en De son côté, le fromager de Bandu terrain, parcours du com- vente de lait. Il en existe une nans qui a d’autres points de
battant administratif, associa- vingtaine de ce type dans la filiè- transformation fonctionne depuis persé. “Les ateliers existants arrition de trois partenaires qui, s’ils re comté. “On travaille depuis toujours avec la maison d’affinage vent à saturation par rapport au
avaient l’habitude de travailler plus de trente ans avec la fro- Arnaud. Cette triple entente est développement de la fromagerie
ensemble, n’étaient jamais allés magerie Philippe qui exploite donc ancrée sur de solides fon- Philippe. Il faudrait tôt ou tard
aussi loin dans la démarche. Les avec son personnel nos ateliers à dations historiques. Côté ratio- entreprendre des travaux de rénoobstacles étaient nombreux.
Septfontaine et Déservillers”, nalisation, c’est un peu plus dis- vation et de mise aux normes”,
poursuit Florent Gauthey.
Confortés par la bonne santé des
A.O.C. fromagères du massif
jurassien, les trois partenaires
ont finalement décidé d’investir
en commun dans la réalisation
d’un atelier de transformation.
Les collectivités ont joué le jeu.
Septfontaine met à disposition
un terrain communal de 2 hecLe chantier
tares situé du côté du circuit de
de la future
l’Enclos près de la R.D. 72.
Les engins de chantier sont à
fruitière de
pied d’œuvre. “C’est la commula Haute
nauté de communes C.C.A. 800
qui assure le plate-formage.” Le
Comte est en
site étant à l’écart de toute
phase de
construction, il a fallu achemilancement.
ner l’eau depuis Levier. Pas de
À
riverain, moins de nuisances
sonores. La proximité avec la
départementale facilite aussi les
accès pour le transport.
Ce projet a aussi nécessité des
changements d’affectation sur
le plan cadastral. Ils ont été pris
en compte dans la révision du
P.L.U. menée à Septfontaine.
Tout est désormais en ordre. Producteurs, fromager et affiInauguration neur
sont
maintenant
prévue au
regroupés au
printemps
sein de la S.A.S.
“La fruitière de
2015.
la Haute-Combe”, présidée par
Claude Philippe.
“Le bâtiment
s’étendra sur
près 2 000 m2. Il
comprendra trois
ateliers à comté,
morbier et mont d’or.”
L’outil est conçu pour transformer 10 millions de litres de lait.
Soit beaucoup plus que les
3,8 millions de litres des producteurs. La S.A.S. apportera le
complément en accord avec
d’autres coopératives et producteurs individuels avec lesquels Claude Philippe travaille
déjà. Le comté qui sortira de
l’atelier de la Haute-Combe sera
bien sûr toujours affiné chez
Arnaud. “On gérera sur place
l’affinage du morbier et des pâtes
molles dont celle du mont d’or.”
Le site englobera d’autres locaux :
administratifs ou dédiés aux
expéditions, sans oublier le point
de vente. Un chantier à 10 millions d’euros pour une inauguration prévue au printemps
2015.. I
F.C.
VALDAHON - VERCEL
30
VALDAHON
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Urbanisme
Bientôt 100 nouvelles maisons à Valdahon !
Porté par la municipalité, un lotissement verra
le jour sur la route d’Étray. Les premières maisons sortiront à la fin d’année et les candidats
peuvent encore se faire connaître. Valdahon a
établi des critères : elle réserve ses parcelles
aux primo-accédants et espère maintenir le
coût du mètre carré entre 70 et 90 euros.
Ce projet d’envergure obligera la commune
à créer… un nouveau groupe scolaire.
Valdahon, les maisons
poussent comme des
champignons. Et ce n’est
pas fini. Après le lotissement jouxtant la zone commerciale (route de Vernierfontaine), la mairie lance la première
tranche du lotissement du Vallon Saint-Michel, projet initié
lors de la dernière mandature
(celle de Léon Bessot) qui se
concrétise avec le maire actuel
Gérard Limat. Les premiers travaux débutent cet été.
C’est ici, à la sortie de la ville
en direction d’Étray, que des nou-
À
L
velles familles vont s’installer.
Sur une parcelle de 7,5 hectares
de terrain jadis exploité par des
agriculteurs, la Ville a préempté et acheté le terrain au prix
établi par France Domaines
“dans un esprit de concertation,
rappelle le nouvel adjoint en
charge de l’urbanisme Gérard
Faivre. Notre problème est de ne
pas faire du mitage.”
Ce projet d’envergure sera le 7ème
lotissement de la ville. Le déboisement a débuté le 16 juin. Les
premiers coups de pelleteuses
assurant la desserte des réseaux
Jardinerie, salle de sports… et déviation
e Conseil général lʼa dit et répété. La déviation de Valdahon (via la route des Microtechniques) nʼest pas une
priorité. Mais pour Valdahon, elle lʼest et la municipalité
veut y croire. Les réserves foncières ont dʼailleurs été prévues notamment dans le nouveau quartier du Vallon SaintMichel qui sera adossé à la “future” déviation.
En outre, la mairie a signé de nouveaux permis de construire. Une
jardinerie (entrée en venant de Besançon) sʼinstallera et une salle de sports. La société S.I.S. va sʼagrandir pour créer une nouvelle unité pouvant accueillir 160 salariés. Cela implique de trouver de nouveaux parkings.
En outre, au centre-ville, un immeuble de 3 étages (environ 20
logements) et un autre (14 logements) vont être livrés à proximité du collège. Cela contribue à densifier le centre-ville. L’HÔPITAL-DU-GROSBOIS
Adjoint en
charge de
l’urbanisme
à Valdahon,
Gérard Faivre
présente les 7,5
hectares de
terrain qui
seront transformés en lotissement. Valdahon
répond à une
demande forte.
et des voies seront donnés courant de l’été. “À la fin de
l’automne, les premières maisons seront construites” rappelle l’adjoint en charge de
l’urbanisme chargé de signer les
permis de construire. Lui et son
service (une employée), ne vont
pas chômer. Début janvier, il a
par exemple réuni tous les postulants aux terrains pour leur
expliquer comment le lotissement allait se positionner et surtout connaître leurs attentes.
Certains postulants se sont en
effet désengagés depuis. Pour
autant, la municipalité n’a aucune crainte de remplir “son” lotissement qui “se veut durable et
que l’on maîtrisera” pointe le
maire Gérard Limat. 49 maisons devraient sortir de terre
mais aussi un collectif de 8 unités et deux bâtiments intermé-
diaires avec 8 logements. La
seconde tranche sera lancée plus
tard, lorsque toutes les parcelles
- d’une moyenne de 7 ares - seront
occupées.
La Ville - qui a choisi de ne pas
passer par un lotisseur privé prend en charge la maîtrise
d’œuvre… pour éviter que le prix
du m2 ne flambe. Le pourra-telle ? Avec sa politique de préemption, elle est jusqu’à présent
parvenue à proposer des terrains défiant toute concurrence (de l’ordre de 57 euros du m2).
Pour cette opération, les prix ne
sont pas encore définis mais ils
seront toutefois plus chers que
ceux pratiqués par le passé. Ils
oscilleront entre 75 et 90 euros :
“Nous n’irons pas au-delà, dit
l’adjoint. Nous venons d’ouvrir
les plis concernant les V.R.D.
Nous avons la bonne surprise de
voir que les prix
des entreprises
sont
mieux
qu’espérés.”
Valdahon fera
une opération
blanche entre
l’achat et la vente de terrains.
“Le terrain Accueillir d’un
plus cher seul coup autant
pour payer de nouveaux
habitants ne se
les frais.” fait pas sans
conséquences.
Ainsi, la ville ne
vendra pas à prix coûtant mais
un peu plus cher afin de rajouter un delta qui servira à payer
par exemple des infrastructures
(city stade, zone verte…). “Il ne
s’agit pas de faire payer toute la
population mais les nouveaux”
prévient la municipalité.
Revers de la médaille, ou pas,
Valdahon réfléchit à la création
d’un nouveau groupe scolaire.
Elle négocie une grande bande
de terrain avec un propriétaire
foncier, parcelle située derrière
S.I.S. et Leclerc et se poursuivant jusqu’au centre (non loin
du magasin de sports).
Quant à ceux qui souhaitent
devenir Valdahonnais dans ce
nouveau quartier, sachez qu’il
est encore possible de faire acte
de candidature en adressant un
courrier au maire. La Ville fera
son choix : priorité aux jeunes
ménages, primo-accédants, à
ceux qui travaillent à Valdahon
mais habitent à l’extérieur ou
dont les parents habitent ici ou
ont un lien ici. Les derniers servis seront les investisseurs. E.Ch.
Des raisons financières
La commune déprogramme le feu d’artifice
Dans ce village, le conseil municipal s’est résigné à supprimer
le feu d’artifice du 14 juillet pour économiser 1 700 euros.
Une décision symbolique qui met en évidence les difficultés
financières auxquelles sont confrontées les petites communes.
En se privant
de feu
d’artifice,
la commune
réalise une
petite
économie de
1 700 euros.
Hôpital-du-Grosbois donne un tour de vis dans les
finances communales pour
boucler son budget. Entre la perte de la taxe sur la consommation finale d’électricité (T.C.F.E.)
dans les communes de moins de
2 000 habitants et la baisse de
la dotation globale de fonctionnement, c’est un manque à
gagner de 13 000 euros auquel
doit faire face la municipalité
cette année. Alors, comme il n’y
a pas de petites économies, le
conseil municipal a dû se
résoudre à prendre une mesure inattendue. “Nous avons décidé de supprimer le feu d’artifice
du 14 juillet qui coûtait
1 700 euros. Cela comble en partie la perte de recettes. Les administrés ont compris notre choix”
annonce le maire Jean-Claude
Grenier. Les habitants du village seront donc privés de spectacle pyrotechnique le jour de la
fête nationale. “En revanche, les
autres festivités sont maintenues” précise l’élu.
Un peu partout en France, on
s’est ému de la décision de
L’Hôpital-du-Grosbois de dépro-
L’
grammer le feu d’artifice.
L’information a fait le tour des
médias et de réseaux sociaux où
fleurissent les commentaires
plutôt conciliants. “J’espérais
que quelqu’un finisse par nous
donner des sous, mais cela n’a
rien donné” s’amuse Jean-Claude Grenier.
Mais derrière ce trait d’humour,
il ne cache pas son inquiétude.
Être obligé d’en arriver là pour
pallier entre autre, le désengagement de l’État, ne fait pas rire
le maire. “Franchement, contrairement à ce que l’on veut nous
faire croire, nos petites collectivités ne sont pas dispendieuses.
Notre budget de fonctionnement
est de 190 000 euros à L’Hôpitaldu-Grosbois. On perd 8 % de
recettes suite à des décisions qu’on
nous impose, sans tenir compte
qu’il faudra contribuer par
exemple à l’aménagement des
rythmes scolaires” peste l’élu.
Avec ces 13 000 euros qui lui
font défaut aujourd’hui, la commune réglait aisément sa facture d’électricité. Cette somme
correspond pratiquement à un
tiers des charges de fonction-
nement du personnel communal. Alors, pour parvenir à équilibrer son budget, la commune
s’est résignée aussi à augmenter de 10 % les impôts locaux.
La suppression du feu d’artifice
est un symbole qui met en évidence les arbitrages auxquels
sont désormais confrontées la
plupart des petites communes
et qu’elles ont de plus en plus
de mal à faire dans un contexte où l’argent public se raréfie.
S’ils veulent assister à un spectacle pyrotechnique, les habitants de L’Hôpital-du-Grosbois
devront se rendre dans les communes voisines qui maintiennent leur feu d’artifice comme
Valdahon ou plus loin Pontarlier. La capitale du Haut-Doubs
dépense
chaque
année
10 000 euros dans le feu d’artifice.
“Ce budget est stable. Mais pour
la somme, le feu d’artifice est
plus fourni d’une année sur
l’autre” observent les services
de la Ville. De son côté, Besançon dépense un peu plus de
20 000 euros dans ce spectacle. F.C.
VALDAHON - VERCEL
VALDAHON
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
VALDAHON
Sport
La génération dorée
du rugby valdahonnais
Les garçons de moins de 17 ans de l’entente du Haut-Doubs
(Valdahon-Maîche, Morteau-Baume-les-Dames) ont remporté la finale
de championnat de France secteur nord-est. Une première pour le club.
ui a dit que le HautDoubs n’était pas une
terre de rugby ? En tout
cas, elle peut le devenir. La
relève est là. Le club du Plateau 25 a soulevé un trophée
avec ses moins de 17 ans. Cette équipe, formée de la réunion
d’autres clubs du secteur (Morteau, Maîche, Baume-lesDames) a tout simplement
déjoué les pronostics et remporté un trophée inattendu.
“Dans la carrière d’un éducateur, ça n’arrive pas tous les
Q
jours” confie Michel Rogeboz, part de ces jeunes vont quitl’un des entraîneurs. Sur les ter le club l’année prochaine
11 matches joués, l’entente en pour des raisons scolaires ou
a gagné 10 avec 77 essais à la pour tenter de viser plus haut.
clé. Sept Valdahonnais ont fait Mais l’entente ne fait pas de
partie de l’épopée. En quarts complexe et ce, même si les
de finale, les jeunes ont battu conditions d’entraînement ne
Noisy-le-Sec, puis Valenciennes sont pas les mêmes que les
et enfin Lille en finale (30-15). équipes affrontées lors de ce
“On peut remercier l’équipe de championnat de France. Avec
bénévoles : Antonio Pineiro, 7 joueurs retenus dans la sélecJean-Pierre Martin, Jean-Paul tion Franche-Comté (Perrin,
Faivre, Laurent Trozzo”, dit Marchand, Cerutti, Grosperl’entraîneur.
rin, Lartot, Collette, RocheRevers de la médaille, la plu- boz), le Haut-Doubs sera bien
représenté. Quatre d’entre eux
sont des Valdahonnais. Ils suivront, peut-être, les traces de
Vincent Pusard, jeune Valdahonnais qui a intégré le centre
de formation d’Oyonnax et est
sélectionné avec l’équipe de
France jeunes. I
Champions de France secteur nord-est, les moins de
17 ans de l’entente du
Haut-Doubs. Quatre Valdahonnais sont sélectionnés
avec l’équipe régionale.
31
Partenariat
Quand l’armée
trime pour la Ville
Pour s’entraîner,
le 13ème Régiment du
génie a arasé la butte
de terre située devant
le camp… propriété
de la commune de
Valdahon, qui y
trouve son compte.
armée a besoin de travailler visiblement. Pour
entraîner ses hommes
au maniement des pelles, pelleteuses, bulldozers, le 13ème
Régiment du génie a demandé à la Ville de Valdahon si elle
pouvait casser la butte de terre située devant l’entrée du
camp, le long de la route nationale. Cela tombait bien. Cet
endroit, dangereux pour ceux
qui sortaient du camp, offre
désormais une visibilité impeccable sur les véhicules arrivant depuis Valdahon.
Ce partenariat, assez peu fréquent, a été mis en œuvre entre
l’armée et la Ville qui a payé
les frais de carburant et les
frais d’acheminement des
cailloux dans un autre site.
“C’est du gagnant-gagnant”
L’
Partenariat militaire et civil pour araser une butte de
terre et assurer la sécurité des automobilistes.
rapporte un adjoint qui rappelle les excellentes relations
entre les deux parties.
Tous les six mois, des réunions
de pilotage entre les officiers
et les élus sont
organisées. Une
relation
que
La Ville
s’attache à préserpaye le
ver la nouvelle
carburant. municipalité. Le
terrain plate-formé
sera enherbé et
remis
à
l’agriculteur qui le
loue à la Ville. Le
panneau présen-
tant le camp sera repositionné. Ce genre de partenariat
avec la vie civile n’est toutefois pas nouveau. À Besançon
par exemple, le 19ème régiment
du génie met en valeur les fortifications du réseau Vauban.
Un détachement de sapeurs
intervient sur cinq communes
pour nettoyer, défricher et
débroussailler les murs et le
terrain, afin de rendre accessible le patrimoine aux promeneurs et curieux. Quatre
chantiers sont déjà terminés :
Arguel, Montfaucon, Pouilleyles-Vignes et Pugey. I
32
LES NOUVEAUX VISAGES DE LA VIE PUBLIQUE
MALBUISSON
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
Discrétion, efficacité
L’heure du maire a sonné pour Claude Lietta
Claude Lietta avait déjà
une solide expérience des
affaires communales avant
de poser sa candidature à
la tête de Malbuisson.
Son élection préfigure
d’une gestion raisonnée
et raisonnable. Pas
sérieux s’abstenir.
aire la une des médias ne
l’intéresse pas plus que cela. S’il
a choisi d’être maire, c’est d’abord
pour s’investir au service de ses
administrés et de sa commune. Et le
défi est de taille au vu des résultats du
scrutin de mars dernier. La liste conduite par Claude Lietta est passée largement au premier tour. Le quinzième et
dernier conseiller a recueilli plus de
80 % des suffrages exprimés. “Il va falloir être digne de cette confiance”, reconnaît le nouveau maire en mesurant bien
ses propos.
Il entame son quatrième mandat à Malbuisson. D’abord en tant que conseiller
municipal sur deux mandats aux côtés
Marie-Agnès Bouthiaux. Il prend ensuite
du galon en 2008 devenant premier
adjoint de Claude Mignon. “Je me suis
beaucoup impliqué au cours du dernier
mandat” affirme-t-il. Les habitants ont
semblent-ils apprécié cet engagement.
Le futur maire avait constitué une liste
dans la continuité avec sept conseillers
sortants sur quinze à élire. Comme sou-
F
Après deux
mandats de
conseiller et un
d’adjoint,
Claude Lietta
a pris les commandes de
Malbuisson
avec la
satisfaction
de pouvoir
s’appuyer sur
“une bonne
équipe.”
vent, l’équilibre entre
expérience et renouvellement a convaincu la
population.
L’homme aujourd’hui
responsable d’atelier chez
Bétontec à Vuillecin a
passé la plus grande partie de son existence dans
la vallée des deux lacs. Il
a grandi à LabergementSainte-Marie
où “Il va falloir
s’enracine d’ailleurs sa
être digne
volonté d’être acteur de
de cette
la vie locale. “J’ai été
sapeur-pompier volon- confiance.”
taire pendant 25 ans”,
explique celui qui s’est
aussi beaucoup investi dans la maison
des jeunes à Labergement-Sainte-Marie.
La recette définie dans la formation de
la liste s’applique dans la composition
des adjoints avec des nouveaux et des
confirmés.Au poste de premier adjoint,
on trouve ainsi Alain Guichon suivi par
Édith Rigoulot, Christophe Podico et
Jacques Brocard. La continuité se vérifie également dans la gestion des projets communaux. “On s’engage dans
l’aménagement des liaisons douces”,
précise Claude Lietta. Ce dossier concerne les communes autour du lac qui
n’étaient pas traversées par la Voie
Verte. A savoir Malbuisson et Montperreux, le principe étant de développer à partir du réseau existant des
cheminements sécurisés à destination
des piétons et des cyclistes. A Malbuisson, cela se traduit par un premier
tronçon en cours de réalisation entre
la sortie du camping et le cœur du village. “Il s’agit d’un élargissement de
trottoir qui fera entre 2 et 2,5 m.” Les
liaisons douces bénéficient du soutien
financier du Conseil général. Elles prennent aussi en compte la sécurisation
de la traversée de la commune. Ce qui
sous-entend la création d’un rétrécissement de chaussée à l’entrée du
bourg côté Vézenay et la pose d’un
plateau surélevé pour ralentir la cir-
culation au centre du village. Ces travaux
se feront ultérieurement après la livraison du premier tronçon. “Dès que l’on
creuse, on n’est pas à l’abri de mauvaises surprises”, résume le maire.
L’autre action prioritaire à mener à son
terme concerne la bibliothèque qui sera
transférée dans le préau où des travaux
sont en cours. “Ce déménagement permettra de restituer une classe à l’école”,
indique Claude Lietta en ajoutant que
la construction d’un nouveau préau est
à l’étude. “Il sera plus grand et servira
au besoin de structure d’accueil communale pour les associations.”
Malbuisson compte aujourd’hui près
de 800 habitants contre 500 en 2004.
Cette croissance s’explique avant tout
par le dynamisme du travail frontalier. Claude Lietta tient plutôt à privilégier un développement harmonieux
de sa commune. “On travaille actuellement à la révision du P.L.U. avec l’objectif
de mieux maîtriser l’urbanisme.” Malbuisson a deux délégués communautaires : le maire et Christophe Podico
choisi car il siégeait déjà au syndicat
mixte des deux lacs. “Une question de
cohérence”, justifie Claude Lietta. Membre de la commission assainissement,
il sera donc aux avant-postes pour suivre la réhabilitation du collecteur d’eaux
usées autour du lac. Dossier sensible
s’il en est. La commune de Malbuisson
a encore la chance d’être autonome en
eau. Reste à finaliser les périmètres de
protection autour des captages et de
mener l’étude diagnostic du réseau de
distribution.
Derniers chantiers intercommunaux
et non des moindres à Malbuisson : les
aménagements nautiques avec la nouvelle piscine et le bâtiment qui abritera le cercle de voile et l’aviron. “On a
mis les terrains nécessaires à la disposition de la communauté de communes.
Ces équipements vont renforcer encore
l’attractivité du village et c’est un plus
pour les commerces”, se félicite Claude
Lietta. I
F.C.
MONTBENOÎT ET LE SAUGEAIS
ARÇON
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
33
Recensement halieutique
Les poissons du Doubs examinés
au pied du château de Joux puis à Arçon
La fédération de pêche, aidée par l’Université
de Franche-Comté, conduit à l’automne une
pêche électrique visant à photographier à
l’instant donné les populations de poissons et
l’état du milieu. L’étude se poursuivra en 2015
à Arçon en amont des pertes de la rivière.
près le lac Saint-Point
en 2012 et d’autres
rivières comme la Loue
et le Dessoubre plus
récemment, c’est au Doubs à
hauteur d’Oye-et-Pallet, La Cluse-et-Mijoux et plus tard Arçon
d’être passé au peigne fin.
À l’automne, sans doute lors de
la première semaine, les techniciens et ingénieurs de la fédération de pêche du Doubs vont
conduire une pêche électrique
dans cette partie où la rivière
est calme et pourvue de
méandres. “Elle sera intéressante, rapporte Thomas Groubatch, ingénieur pour la fédération. Nous allons pêcher en
amont des pertes du Doubs qui
alimentent pour 60 % en eau la
Loue où une étude de ce type est
menée. Nous avons quelques données à comparer par rapport à
des pêches qui ont pu être faites
ici. Nous devrions découvrir une
population de poissons mixtes
(truites, brochets voire tanches)”
relate-t-il.
En 2013, des pêches de ce type
avaient été réalisées en amont
et en aval de la station
d’épuration de Pontarlier. En
2015, les spécialistes se dirigeront vers Arçon en amont des
pertes du Doubs. “On peut
s’attendre à trouver du poisson,
voire beaucoup de poissons, aussi bien des truites mais aussi
des brochets, tanches, poissons
blancs…” préviennent les
pêcheurs.
Cette opération sera conduite
en partenariat avec l’Université
de Franche-Comté et une vingtaine d’étudiants de la formation d’hydrobiologiste du labo-
A
ratoire Chronoenvironnement, l’un
des cursus les plus
anciens de France.
C’est
aussi
l’occasion pour la
fédération de trouver de la maind’œuvre avec les
étudiants dans un
L’automne, exercice pas toujours simple. Les
après la
poissons une fois
chaleur.
endormis sont mis
dans des bacs,
pesés, mesurés,
notés selon leur espèce et remis
à l’eau. Si les pêcheurs ont choisi le mois d’octobre, ce n’est pas
par hasard : “Il faut laisser passer la saison chaude, rapporte
un spécialiste. Des alevins meurent toujours l’été parce qu’ils
manquent d’oxygène.” En aval
de Fontaine-Ronde, la fédération dispose de données qu’elle
pourra donc comparer avec
d’anciennes mesures.
Quantité des minéraux et température de l’eau seront également relevées. Ainsi, les chercheurs de l’Université pourront
établir un premier diagnostic
de nos rivières. D’autres opérations de ce type menées par
la fédération vont se dérouler
les 1er, 2 et 3 juillet dans le Dessoubre, touché par la pollution
et les 21, 22 et 23 juillet dans
la Loue, touchée également. Les
résultats ne seront pas connus
avant plusieurs mois. Une chose est claire : avec ses études,
le milieu piscicole est le premier
réseau d’alerte et le garant de
la préservation du milieu. I
E.Ch.
La pêche électrique se poursuivra à Arçon
en 2015. Le but : évaluer le cheptel dans cette
partie en amont des pertes du Doubs.
Cette pêche
électrique
d’envergure
(dans la Loue)
avait permis de
montrer que la
population de
truites avait
sensiblement
diminué.
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ÉCONOMIE
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
DOLE-TAVAUX
35
Le poids de l’aéroport
“Notre aéroport offre des retombées
économiques directes à la région”
Président de la Chambre de commerce et d’Industrie du Jura, Rémy Laurent évoque
le positionnement de l’aéroport de Dole au moment où celui de Dijon ferme ses
portes. Le site vise les 120 000 voyageurs par an. 25 % viennent du Doubs.
a Presse Pontissalienne :
L’aéroport de Dole-Jura (situé
à Tavaux) est en croissance
avec 80 000 voyageurs
accueillis en 2013, soit le double que
2012, et 100 000 sont attendus d’ici
la fin d’année. Était-ce attendu ?
Rémy Laurent (président de la Société d’Exploitation de l’Aéroport Dole
Jura) : C’est une bonne nouvelle. Nous avions comme objectif
75 000 passagers par an. Avec
ce chiffre, nous sommes la 45ème
plateforme aéroportuaire de
France.
L
L.P.P. : Comment expliquer cette relative bonne santé dans un contexte
économique difficile ?
R.L. : Notre projet de développement mené avec le Conseil
général du Jura porte ses fruits
avec la mise en place de destinations low-cost grâce à la compagnie Ryanair avec trois destinations clés qui ont été
Marrakech, Porto et Londres en
2012, et maintenant Lisbonne.
Nos billets vont de 30 à
120 euros. Nous avons su être
attractifs.
L.P.P. : La fusion des régions pourrait
avoir un impact chez vous. François
VISITE
Patriat (président de la Bourgogne) a
annoncé qu’il ne voulait plus qu’un
aéroport pour les deux régions, scellant au passage l’avenir de l’aéroport
de Dijon qui fait concurrence. Le ciel
est-il dégagé pour Dole ?
R.L. : Pour l’instant, ce ne sont
que des annonces politiques !
Nous poursuivons notre modèle de développement sans se
soucier de Dijon avec lequel nous
n’avons jamais été en concurrence. Nous adaptons notre taille
pour 100 000 à 120 000 passagers et continuons à gravir
“Nous
marche
par
marche. Nous ne
adaptons
pas
notre taille souhaitons
aller trop vite. Le
pour
Conseil général
vient de lancer
120 000
un appel d’offres
passagers.” pour créer un
nouveau site de
départ qui permettra à deux
avions de décoller en même
temps.
irritée lorsque vous annoncez une nouvelle destination aérienne vers Paris…
qui concurrençait le T.G.V. Qu’en estil aujourd’hui ?
R.L. : Cette piste est suspendue
car en atterrissant à Orly, les
durées de vols étaient trop
longues. Pourtant, cela répondait à une vraie demande pour
une clientèle d’affaires pour arriver dans la matinée dans la capitale et revenir le soir.
L.P.P. : La présidente de Région avait
émis quelques réserves pour vous
aider financièrement. Le motif étant
que vous n’êtes qu’un aéroport conduisant des touristes à l’étranger et non
l’inverse. Avez-vous des chiffres à
nous donner sur votre poids économique ?
R.L. : Oui. Nous avons réalisé
une étude d’impact. Sur 100 000
passagers (avril 2013-mars
2014), 12 % des passagers viennent consommer ici, soit environ 6 000 personnes qui vont
dépenser aux alentours de
340 euros en Franche-Comté.
Au-delà du tourisme réceptif,
nous avons du tourisme comL.P.P. : La présiden- munautaire, c’est-à-dire des
te de Région Marie- familles qui partent mais ausGuite Dufay a été si qui viennent retrouver leurs
familles ici. Cela marche dans
les deux sens. En outre, 64 équivalents temps plein travaillent
à la plate-forme entre l’effectif
de la société d’exploitation, la
direction de l’aviation civile, les
douaniers, les compagnies
d’affaires, deux sociétés aéronautiques… Notre aéroport offre
des retombées directes et indirectes.
L.P.P. : La clientèle d’affaires demeure néanmoins faible.
R.L. : Oui, mais elle existe. Cette clientèle se rend à Nice ou à
Lisbonne.
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L.P.P. : Un de vos atouts est d’offrir un
parking gratuit pour stationner sa voiture. Le restera-t-il ?
R.L. : Pour le moment oui. Et s’il
venait à être payant, cela resterait modeste. Nous l’avons
d’ailleurs agrandi.
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L.P.P. : Quel est le taux de fiabilité des
vols ?
R.L. : Il est bon. Trois vols ont
été annulés l’an dernier. Deux avons de la crédibilité.
R.L. :: Non. Il n’y a pas de nuisances reconnues à Tavaux grâpour raison de brouillard et un
à la suite d’une difficulté de la L.P.P. : Votre développement pourrait- ce à la localisation de la platecompagnie. Cela prouve notre il être freiné par les nuisances que forme. I
Propos recueillis par E.Ch.
capacité à nous développer. Nous génère un aéroport ?
Embarquement pour Porto
Pas de trous d’air et de nouvelles destinations
Après Porto, Marrakech, Lisbonne, l’aéroport
ouvre le 1er juillet des vols pour Istanbul. Rapidité d’enregistrement, facilité d’accès, parking
gratuit et prix de vols compétitifs séduisent
des voyageurs toujours plus nombreux.
Départ un jeudi soir du vol pour Porto depuis l’aéroport
de Dole avec la compagnie low-cost Ryanair.
l est parti de loin, pour
ne pas dire de rien. Trois
ans après la mise en
délégation de service
public par le Conseil général,
l’aéroport Dole-Jura a pris un
bel envol. Les chiffres parlent
d’eux-mêmes : 80 000 passa-
I
gers ont transité ici l’année
dernière. Ils seront environ
100 000 cette année.
Venus entre amis pour fêter
l’enterrement de vie de garçon
de leur pote, ces Francs-Comtois résidant à Vesoul, Pontarlier ou Besançon, ont embarqué un jeudi soir à bord d’un
avion de la compagnie Ryanair
pour prendre la direction de
Porto, au Portugal. 3 heures
de vol et ils seront à destination… pour 70 euros l’allerretour. “Ce n’est pas la première fois que je prends ce vol,
explique Raphaël Pinto. Pour
nous, c’est idéal : l’aéroport est
proche de chez nous et on ne
paye pas de parkings. On rentre
dimanche.”
Les vols et les prix. Jusqu’au
25 octobre, la compagnie aérienne Ryanair opère la liaison DoleLisbonne à raison de trois vols
hebdomadaires les mardis, jeudis et samedis (à partir de
19,99 euros). Des vols vers Nice
(à partir de 69 euros), Bastia (à
partir de 99 euros), Palma de
Majorque (à partir de 149 euros),
Marrakech (à partir de
41,99 euros), Barcelone (à partir de 109 euros), Rome (à partir de 59 euros).
Les nouveautés. Entre le
1er juillet et le 23 octobre, la compagnie aérienne Borajet opérera la liaison Dole-Istanbul (Sabiha Gökçen) à raison de trois vols
hebdomadaires : les mardis, jeudis et dimanches à partir de
99 euros l’aller simple. I
Ce groupe d’amis a payé 70 euros l’aller-retour Dole-Porto.
36
ÉCONOMIE
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
ENQUÊTE
Zoom
Toujours morose en 2013
L’économie franc-comtoise
décroche depuis dix ans
Étude peu glorieuse pour la Franche-Comté que vient de rendre l’I.N.S.E.E.
20ème région sur 22 en terme de P.I.B., la croissance franc-comtoise a commencé
à s’affaisser bien avant la crise de 2008. Léger mieux depuis 2013.
C’
est la Bourgogne qui
va être contente à la
lecture de cette étude
que vient de présenter
l’I.N.S.E.E.
Franche-Comté… Les
voisins francs-comtois ne seront sans
doute pas la locomotive économique
que les Bourguignons s’attendent peutêtre à trouver dans la corbeille de la
mariée à l’occasion de la fusion annoncée des deux régions.
La Franche-Comté n’a en effet pas
attendu la crise mondiale de 2008 pour
décrocher. L’I.N.S.E.E. Franche-Comté a passé au scanner l’évolution de
l’économie franc-comtoise des vingt
dernières années. Si notre région a
évolué comme la France métropolitaine entre 1993 et 2001, période de
forte croissance, une rupture s’opère
dès 2002 où “la Franche-Comté décroche
franchement. Notre région a eu
entre 2002 et 2007 la croissance la plus
faible de France” analyse chiffres à
l’appui Stéphane Adrover, chargé
d’études à l’I.N.S.E.E. Franche-Comté. La croissance franc-comtoise est
d’à peine 0,4 % en 2002 tandis que celle de la France atteint encore 1,8 %.
La crise de 2008 ne fait qu’amplifier
le phénomène pour notre région. À
partir de cette année-là, la croissance française, moribonde, limite la casse avec un petit 0 % tandis que notre
région plonge, affichant une croissance
négative de - 1,1 % l’an avec des plongeons à - 2,8 % en 2008 et même 3,8 % en 2009. “Le P.I.B. franc-comtois est revenu en 2011 au niveau du
P.I.B. du début des années 2000 tandis que la France métropolitaine a
retrouvé son niveau de P.I.B. d’avantcrise” ajoute le statisticien bisontin.
Principale explication à ces mauvais
résultats locaux : la crise du marché
automobile français depuis dix ans,
qui a eu des répercussions directes
sur la Franche-Comté dont le secteur
industriel représente encore 21,4 %
de l’activité globale.
L’effet de cette récession franc-comtoise rampante s’est évidemment réper-
cuté sur l’emploi. “En 2012, on a constaté 6 000 pertes nettes d’emplois en
Franche-Comté” illustre Patrick Pétour,
le directeur régional de l’I.N.S.E.E.
En 2011, l’emploi régional se situe ainsi à un niveau inférieur à celui de
l’année 2000. En 2013, cette hémorragie a été ralentie avec une perte de
1 800 emplois.
Le P.I.B. franc-comtois par habitant
était de 24 400 euros en 2011. Sur ce
seul indicateur, la Franche-Comté a
reculé au 17ème rang des régions françaises alors qu’elle était encore 12ème
en 1993.
Les statisticiens de l’I.N.S.E.E. constatent tout de même un léger mieux sur
le front de l’économie et de l’emploi
depuis 2013 même si “cette économie
régionale reste morose” résume Martine Azouguagh, autre chargé d’études
à l’I.N.S.E.E. “La situation de l’emploi
est toujours orientée à la baisse, même
si on a connu une atténuation grâce à
un rebond de l’intérim de + 14,9 % qui
a limité la baisse de l’emploi marchand
à - 0,7 % en 2013, après une baisse de
- 1,4 % en 2012” ajoute-t-elle. Les plus
fortes baisses de l’emploi
sont à déplorer dans
“6 000
l’industrie (- 2,9 %) et dans
la construction (- 3,2 %).
pertes
Seule éclaircie dans ce
nettes
tableau gris : la situation
d’emplois de l’emploi frontalier qui
continue à croître en 2013
en 2012.” avec une hausse de
+ 5,1 %, qui faisait déjà
suite à une augmentation
en 2012 et 2011 respectivement de + 7,9 % et
+ 112 %, portant le
nombre de travailleurs
frontaliers francs-comtois
à 30 000 fin 2013. Depuis
cette même année 2013,
“on observe un ralentissement de l’augmentation
du nombre de demandeurs
d’emploi” avance prudemment Patrick Pétour.
Le taux de chômage est
même “en léger recul” au
La construction au plus bas
E
L’immobilier est un des secteurs d’activité qui a le plus
souffert en Franche-Comté, et qui continue de souffrir.
cours des trois derniers trimestres
2013. Peu de secteurs sont épargnés
par cette morosité de 2013 : l’agriculture
qui a subi une météo capricieuse,
l’automobile toujours qui subit toujours la construction du marché (40 600
véhicules ont été immatriculés dans
la région en 2013, c’est 4,2 % de moins
qu’en 2013) ou encore le tourisme qui
a lui aussi subi une baisse de fréquentation. Avec 3,3 millions de nuitées vendues en 2013 en Franche-Comté, la baisse de la fréquentation dans
les hôtels et campings se poursuit à
un rythme plus soutenu qu'en 2012 (2,2 % après - 0,6 %), alors qu’à l’inverse
en France, la fréquentation a progressé
de 0,8 % sur un an. La construction
n’est pas mieux lotie : en matière de
permis de construire et de vente de
logements neufs, 2013 a été dans notre
région l’année la plus difficile depuis
dix ans. Autant de spécificités régionales dont la Franche-Comté se serait
bien passée. I
J.-F.H.
n 2013, la délivrance de permis
de construire a continué de diminuer pour atteindre son niveau le
plus bas depuis 2000. Cʼest également
une année morose pour la vente de
logements neufs. Dans le même temps,
les stocks augmentent. Ils sont deux
fois plus importants que le nombre de
logements vendus.
Toujours lʼan dernier, près de 5 300 logements ont été autorisés à la construction. Ce nombre de permis de construire a subi une sévère baisse de - 11,3 %
par rapport à lʼannée précédente. Pour
les maisons individuelles, 3 400 permis
ont été délivrés en 2013, cʼest le niveau
le plus bas depuis 2000.
La vente de logements neufs ne se porte pas mieux. Avec un peu moins de
700 transactions en 2013, cʼest un nouveau ralentissement par rapport à 2012
(- 8,5 %), après la dégringolade de 39,2 % déjà constatée lʼannée précédente. Là encore, le niveau de vente
est le plus bas atteint en Franche-Comté depuis 2001.
Le nombre de maisons neuves vendues
a chuté de 30,5 % alors que sur le plan
national il est reparti à la hausse (+ 1,8 %).
Le stock de logements invendus a progressé de 9,1 %, ce nombre est deux
fois plus important que le nombre de
ventes. Naturellement, dit lʼI.N.S.E.E.,
“la baisse des ventes de logements
neufs et lʼaugmentation des stocks de
logements invendus se répercutent en
partie sur le nombre de constructions à
venir.” Un néfaste cercle vicieux. I
Le secteur de la construction
est au plus bas.
Zoom
L
L’emploi frontalier
toujours en croissance
e rythme de croissance de
lʼemploi frontalier sʼest un peu
tassé, mais il y a toujours plus
de travailleurs pendulaires. La
Franche-Comté
compte
30 000 Francs-Comtois qui exercent
leur activité en Suisse. Depuis la
signature des accords de libre circulation des personnes (A.L.P.C.) en
juin 2002, leur nombre a plus que
doublé. Le Doubs regroupe 73 %
des frontaliers comtois. Ces derniers
résident principalement dans les
deux zones dʼemploi de Morteau et
de Pontarlier. Les cantons de Neuchâtel et de Vaud sont toujours les
destinations principales des frontaliers comtois.
Par rapport à la fin 2012, la région
comptait 1 400 frontaliers supplémentaires fin 2013 (+ 5,1 %). Après une
année 2011 particulièrement dynamique (+ 12,7 %, soit 3 000 frontaliers
supplémentaires par rapport à 2010),
le rythme de progression sʼest infléchi
en 2012 (+ 7,9 %), puis de nouveau
en 2013 (+ 5,1 %). Sur les 30 000 frontaliers comtois, 11 600 travaillent dans
le canton de Vaud et 10 200 dans le
canton de Neuchâtel. Le canton du
Jura arrive en troisième position (5 700),
suivi du canton de Berne (1 400) et
plus modestement de celui de Genève (650). Mais depuis dix ans, le nombre
de frontaliers comtois progresse régulièrement dans ce dernier canton. I
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ÉCONOMIE
COMMERCE
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014 37
Près des terrains Sbarro
De nouvelles enseignes
s’installent aux Grands Planchants
La zone commerciale pontissalienne est stratégique pour beaucoup
d’enseignes qui cherchent à s’y implanter. C’est le cas par exemple de
Val Confort Énergie qui quittera Houtaud dans quelques mois pour
construire un bâtiment face à deux pas de la future maison de l’Interco.
attractivité de la zone commerciale des Grands Planchants n’est plus à démontrer.
Pour
beaucoup
d’investisseurs qui cherchent à
se développer sur le Haut-Doubs
pontissalien, elle est même stratégique. C’est le cas par exemple
de l’enseigne Val Confort Énergie. Implantée pour l’instant à
Houtaud, elle a prévu prendre
ses quartiers aux Grands Planchants au mois de mars 2015.
Elle a acquis l’une des sept parcelles proposées par la société
DistriDoubs à proximité du bâtiment Sbarro qui est en chantier (il abritera bientôt la maison de la communauté de
L’
communes du Larmont). Val
Confort Énergie envisage de
construire son bâtiment sur un
terrain de 12 ares face à Mobalpa (la surface des parcelles varie
entre 12 et 27 ares). “Nous
sommes sur le secteur de Pontarlier depuis 2011. Clairement,
en nous déplaçant aux Grands
Planchants, nous allons gagner
en visibilité d’autant que notre
enseigne sera visible de la rocade” indique Yannick Guérard,
responsable de l’enseigne spécialisée, notamment, dans la
distribution de poêles à granulé bois. Val Confort Énergie
devait déposer son permis de
construire début juillet.
Sept parcelles de 12 à 27 ares sont proposées à la
vente dans un secteur commercial qui reste stratégique.
La première enseigne à s’être
installée sur les terrains proposés par DistriDoubs est le restaurant Courtepaille. D’autres
commerces sont attendus dans
un secteur commercial encore
prisé, où l’offre foncière constructible se restreint. Une enseigne
spécialisée dans l’équipement
de la maison doit s’implanter
ici. L’agence Courbet chargée
de la commercialisation précise par ailleurs “que les négociations sont très avancées pour
la vente de deux autres parcelles”
pour de grandes enseignes. Mais
pour l’instant, du côté des vendeurs on préfère rester discret
sur leur identité tant que les
marchés ne sont pas conclus.
L’aménagement de ces terrains
donnera lieu à la création d’une
nouvelle rue dans la zone commerciale. Le conseil municipal
de Pontarlier a validé il y a
quelques mois le nom de Jean
Petite (1906-1977) proposé par
la commission urbanisme. Cet
architecte à la ville de Pontarlier à partir de 1928 a participé à la réalisation de plusieurs
projets dont celui de l’auberge
de jeunesse et des écoles Cordier, Vauthier, Pergaud, JoliotCurie et Joseph Besançon. I
SAINT-POINT
Rupture de convention
La commune reprend la main
Les gérants ayant jeté l’éponge,
sur le camping
le camping municipal est
provisoirement fermé. Face à cet
imprévu, le nouveau conseil remet
le site en régie directe avec
l’objectif d’ouvrir fin juin.
n camping fermé sous un soleil radieux.
Cela fait un peu tristounet sur la carte
postale. Les regrets sont d’autant plus
vifs qu’avec un printemps pareil, on ne pouvait rêver mieux pour lancer une saison touristique dans une région où les conditions sont
rarement aussi clémentes. “On a été obligé de
prendre acte de la fermeture du camping”,
indique Patrick Liégeon. Le nouveau maire
ne s’attendait sans doute pas à devoir gérer
une telle situation quelques semaines seulement après son élection.
L’équipe précédente avait décidé de confier la
gestion du camping municipal à Bruno Monnier et à son associé Patrick Vallet. Ils intervenaient dans le cadre d’une Délégation de Service Public effective
au 1er avril 2011 pour une durée
“On a
de quatre ans. Mais le contrat
rompu
n’est pas allé au bout. “On a
la D.S.P.” rompu la D.S.P. car l’une des deux
parties n’était pas d’accord”, poursuit l’élu. Les collectivités du
Haut-Doubs semblent décidément avoir bien des difficultés à
trouver des gérants qui
s’inscrivent dans la durée. On
pense bien sûr au restaurant du
Gounefay mais on pourrait dire
la même chose pour d’autres établissements.
Dans l’immédiat, le conseil municipal de Saint-Point a pris des
délibérations pour remettre le
U
La commune s’active pour recruter du
personnel et rouvrir le camping le plus
rapidement possible.
camping en régie municipale comme c’était le
cas avant 2011. Retour aux sources donc. “On
est actuellement en procédure de recrutement.
Il faut embaucher un gestionnaire-responsable, un chargé d’accueil et un gardien de nuit.”
Les élus opèrent au mieux dans l’espoir d’ouvrir
le site fin juin. “On étudiera ultérieurement la
question du futur mode de gestion”, annonce
Patrick Liégeon.
Le reste des infrastructures à vocation touristiques fonctionne. Le chalet de restauration
rapide est ouvert tout comme l’espace aqualudique et l’aire de camping-car. Il ne manque
plus que les campeurs. I
LA PAGE DU FRONTALIER
38 La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
CONSOMMATION
EN BREF
Plus aussi rentable de faire son plein
Exposition
Les stations suisses ne font plus le plein
Alors que le prix des carburants a baissé en
France, la Suisse prévoit de les augmenter.
Cela pourrait signifier la fin d’un commerce
frontalier. Visite à Vallorbe.
e rendre aux Verrières
ou à Vallorbe pour faire le plein d’essence de
sa voiture, c’est une habitude pour les automobilistes pontissaliens. Elle sera bientôt désuète. Déjà mise à mal par un cours
du franc suisse moins avantageux, cette pratique a été bousculée par la baisse du prix de
l’essence et du gasoil récemment
observée en France. Les prix à
la pompe ont perdu entre six et
dix centimes selon les stations
en 6 mois si bien que l’avantage
n’est plus aussi net, et cela même
S
Le prix de
l’essence (S.P.
95) à Vallorbe
est affiché à
1,82 C.H.F. soit
1,49 euro mijuin. C’est toujours avantageux mais
moins que par
le passé. Le
gasoil (1,86
C.H.F. soit
1,52 euro) est
plus cher qu’en
France.
pour le sans-plomb 95.
Cela ne fait pas les affaires des
stations-service suisses. À Vallorbe, si la gérante de la station
reste positive et
confirme que les
12 à 15
Français “sont toucentimes jours présents”, force est de constater
suisses
que le flux de void’augment tures avec plaques
minéralogiques du
ation.
Doubs est moindre.
Seuls les frontaliers
qui empruntent
cette route quotidiennement, et qui par conséquent passent devant la station,
ont - encore - intérêt à s’arrêter.
“Je gagne environ 20 euros sur
un plein”, témoigne cet habitant
de Montperreux qui travaille
au Sentier. Dans sa voiture, il
approvisionne son moteur avec
une essence qu’il juge de meilleure qualité : “Je fais au moins 30
kilomètres en plus avec cette
essence suisse” dit-il.
Venir de ce côté de la frontière
uniquement pour alimenter son
réservoir semble moins courant.
“L
Ça l’était déjà pour le gasoil et
pourrait donc le devenir pour
l’essence. La Suisse veut en effet
lancer une réforme fiscale écologique. Parmi les actions envisagées, figure une taxe incitative sur les carburants.
Cette mesure a été énoncée par
la conseillère fédérale Doris Leuthard, qui veut rehausser le prix
de l’essence de 12 à 15 centimes
dans le cadre de son projet de
fonds pour les routes nationales
et le trafic d’agglomération
(F.O.R.T.A.). I
Certains cantons privilégiés ?
La qualité de l’essence serait meilleure selon un client français.
ÉCHANGES
Exposition des tableaux
de Marylène Rickewaert
et Claire à la mairie de
Malbuisson du 14 au
20 juillet, de 10 h 30 à
12 h et de 14 h 30 à 19 h.
Vernissage le 15 juillet à
18 h 30.
Record
À l’occasion du record du
monde qui aura lieu au
Conifer le 6 juillet
prochain à Métabief (voie
notre édition précédente),
le Team Bourny tentera
une première mondiale
pour Cyril avec un saut à
moto par-dessus un train
à vapeur en marche. Pour
gagner une entrée
gratuite, il suffit de
répondre à deux
questions : en
septembre 2012, Cyril
Bourny réussit un saut à
motos à plus de
120 km/h par-dessus une
lignée de voitures sur le
circuit des 24 heures
du Mans : combien y
avait-il de voitures ? En
2000, Patrick Bourny bat
son record du monde de
vitesse sur roues arrières
camion lors de
l’Émission des Records
(TF1). Quelle a été la
vitesse atteinte ? Les 10
premières bonnes
réponses (avec l’adresse
postale) recevront leur
entrée gratuite par la
Poste. À envoyer à Team
Bourny, 3, Grande rue
25110 Vergranne.
Pont
e tourisme à la pompe” a rapporté plus dʼ1 milliard
de francs à la Confédération ces dernières années,
même si la tendance est à la baisse, en raison du
franc fort (source journal Blick). En 2007, il nʼa ramené plus
que 400 millions dans les caisses fédérales, et en 2012, la
somme a encore fondu à 175 millions. Ce cadeau fiscal serait
donc menacé. Lʼoffice fédéral des transports sʼest voulu rassurant en affirmant que toutes les régions ne seraient pas
touchées par la disparition du tourisme à la pompe. G
Le pont d’Arçon sur la R.D.
437 est entré dans sa
seconde phase de
restauration depuis le
10 juin. La réhabilitation
des structures du pont
entraîne un alternat de la
circulation, pour une durée
de 5 mois. La nature des
travaux nécessite
ponctuellement une
fermeture complète du pont
à la circulation, pendant
environ deux heures en
soirée (entre 19 h et 21 h).
informations :
www.inforoutes25.fr
Haut-Doubs et Val-de-Travers
Le très haut débit :
un enjeu transfrontalier
Le covoiturage,
les bus et le
train ne règlent
pas tous les
problèmes de
circulation entre
la France et la
Suisse, mais
ces
initiatives
contribuent à
améliorer la
situation.
Tout le monde n’est pas égal devant le très haut débit.
Le 1er juillet, les membres français et suisses de l’aire
de proximité Mont d’Or-Chasseron feront le point sur
cette question, et sur celle des transports.
es membres français et suisses Yverdon a accès au très haut débit, ce
de l’aire de proximité Mont d’Or- n’est pas le cas de tous les quartiers
Chasseron de la Conférence de Sainte-Croix, ni de la plupart des
Transjurassienne (C.T.J.) se petits villages du balcon du Jura. “Ce
réunissent le 1er juillet à Pontarlier. À sont des communes où il y a des P.M.E.,
l’occasion de cette rencontre, les par- des T.P.E., des restaurants et des hôtels
tenaires évoqueront les défis qui atten- qui ont besoin aujourd’hui d’avoir accès
dent ce territoire qui couvre le Pays à cette technologie” poursuit l’A.D.N.V.
du Haut-Doubs d’un côté, et le Val-de- Dans certains cas, on a trouvé des soluTravers et la région du nord vaudois
tions de part et
de l’autre. Une des thématiques abord’autre de la frontièdées dans le cadre des discussions est “Nous
re. “À l’occasion de la
le développement du très haut débit pourrons
rencontre du 1er juillet,
nous pourrons comqui n’irrigue pas entièrement cette
comparer
parer les expériences.”
région transfrontalière. “Le problème
A Pontarlier, la quesest récurrent dans des villages excen- les
trés. Nous sommes dans une situation expériences.” tion du très haut débit
est d’actualité. Il est
à deux vitesses” observe l’association
prévu que la ville y
pour le développement du nord vauaccède avant 2020
dois (A.D.N.V.). Si une ville comme
L
dans le cadre d’un partenariat avec
l’opérateur Orange.
Le thème des transports est l’autre
grand dossier à l’ordre du jour de cette rencontre. Les intervenants dresseront un bilan des diverses actions
mises en place à l’initiative de l’aire
Mont d’Or-Chasseron qui entre dans
les habitudes. Les chiffres sont éloquents. “En France, le taux de covoiturage est de 3 voire 4 %. Il atteint 7 à
8 % en Suisse. Or, il est de 19 % sur
l’Arc Jurassien. Sur l’aire Mont d’OrChasseron, il avoisine les 27 % !” rappelle l’A.D.N.V. Ces résultats sont encourageants. À cela s’ajoutent les autres
alternatives à la voiture individuelle
comme les bus organisés par les entreprises suisses et qui acheminent les
salariés depuis la France, et le transport ferroviaire. “L’objectif est de montrer qu’à notre échelle de territoire, nous
sommes en capacité de trouver des solutions concrètes à des difficultés” indiquent les services de la communauté
de communes du Larmont. Les partenaires s’accordent à dire que ces modes
de transport en commun n’ont pas
encore résolu les problèmes de circulation sur l’axe franco-suisse, mais ils
contribuent à améliorer la situation
d’autant qu’ils n’ont pas livré tout leur
potentiel. I
INFORMATIONS éTé 2014
Valérie Pagnot, Juriste
Le salaire minimum dans le
canton de Neuchâtel.
Le canton de Neuchâtel sera le 1er canton
suisse à fixer un salaire minimum. En effet le
Grand Conseil vient d’approuver à une large
majorité (par 85 voix contre 22) le 28 mai
dernier un salaire minimum de 20 CHF par
heure soit 3640 CHF par mois pour 42 heures
de travail.
Cette loi fait suite à une votation cantonale
de novembre 2011, lors de laquelle le peuple
neuchâtelois c’était favorablement exprimé en
faveur d’un salaire minimum.
Droit d’option
Les décrets d’application
du
nouveau
système
d’assurance maladie ont été
publiés le 23 mai dernier. Dans
leur ensemble il confirme les
informations apportées au
cours de l’année dernière par
le ministère de la santé.
Assiette de calcul : Revenu
fiscal de Référence (RFR)
comprenant les revenus
salariés, les revenus fonciers,
le capital 2è pilier.
Les partenaires sociaux ont négocié plusieurs
mois pour s’accorder sur un salaire minimum.
Ce salaire va bénéficier à 2700 personnes dans
le canton et il devrait entrer en vigueur
au 1er janvier 2015.
Les revenus salariés du
conjoint qui travaille en
France sont exclus du RFR.
Abattement forfaitaire : 9534
euros / frontaliers c'est-à-dire
2 fois l’abattement pour un
couple de frontaliers.
Taux de cotisation :
6 % en 2015 et 8 % à
partir de 2016.
La totalité de la cotisation
sécurité
sociale
sera
déductible
des
impôts
mais pas le coût de la
complémentaire.
L’Amicale des frontaliers ne
stoppe pas ses démarches
contre cette réforme et
entend attaquer par voies
juridiques le décret mettant
en application le nouveau
système.
Bulletin d’adhésion à l’association de l’Amicale des Frontaliers
: 15 Tartre Marin - B.P 23083 - 25500 MORTEAU Cedex
Tél. 03 81 67 01 38 - www.amicale-frontaliers.org
ANNéE 2014
Siège Social
Je soussigné(e)
Adresse
Né(e) le
Mail
Tél.
désire adhérer à l’association de l’Amicale des Frontaliers afin d’obtenir la qualité de membre actif. Je joins un chèque de 50 Euros à l’ordre de
l’Amicale des Frontaliers. (Faire précéder de la mention «Lu et Approuvé»).
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MAICHE  03 81 64 12 24
Agenda
40
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
CULTURE - DU 25 JUILLET AU 16 AOÛT
“Le festival des Nuits de Joux sert
de tremplin pour des artistes en devenir”
La fréquentation du festival des Nuits de Joux a triplé
en cinq ans pour attirer désormais près de 5 000
spectateurs. Les raisons d’une formule gagnante
avec Patrice Mouton, président du C.A.H.D.
(centre d’animation du Haut-Doubs) depuis 1992.
met les propositions de
spectacles au président
et
au
conseil
d’administration du
C.A.H.D. Lequel n’est
pas composé uniquement
d’amateurs éclairés.
Après concertation, on
finalise nos choix fin
novembre.
a Presse Pontissalienne : Qu’est-ce qui a
changé depuis 2008 ?
Patrice Mouton : Tout repose sur l’accueil
d’une équipe en résidence du 1er juillet
au 20 août. Elle s’accorde trois semaines
de répétition puis monte sur scène les
trois autres semaines. En tout, cela
représente une trentaine de personnes
à faire vivre.
L
L.P.P. : Qu’est-ce qui sera proposé à l’affiche de
cet été ?
P.M. : Cette formule permet au public de
voir trois pièces à 21 heures et deux
autres à 19 heures avec la possibilité
de s’octroyer une pause restauration à
l’entracte. À 19 heures, les spectateurs
auront le choix entre un spectacle jeune public “Paillettes” et le cabaret musical “Chansons douche”. À 21 heures, on
veille toujours à programmer trois spectacles différents On passe du très populaire au contemporain pour satisfaire
tous les publics et les financeurs. Le
“Mariage de Figaro” sera le spectacle
phare de l’édition 2014. Ceux qui préfèrent les comédies plus légères pourront voir “Yvonne, princesse de Bourgogne”. On répond aussi aux attentes
des amateurs de théâtre contemporain
avec “Prométhée, enchaîné” d’Eschyle.
L.P.P. : Savez-vous d’où viennent les spectateurs ?
P.M. : C’est un peu la règle des trois tiers
avec un premier tiers en provenance de
la C.C.L., un tiers de touristes et un tiers
qui viennent de l’extérieur : Besançon,
la Suisse, le Jura. C’est souvent un public
plus exigeant.
L.P.P. : Qui fait la programmation ?
P.M. : On fonctionne avec le directeur
artistique du festival, à savoir Guillaume Dujardin qui embauche les metteurs
en scène. Lui-même s’occupe du Mariage de Figaro. Guillaume Dujardin sou-
de Joux sur la place d’Arçon le 31 juillet.
Cet événement festif débutera avec un
extrait du cabaret musical. Un groupe
folklorique de la M.J.C. des Capucins
prendra le relais avant de laisser à un
D.J. classique le soin d’animer le reste
de la soirée. L’an dernier, on s’était déplacé aux casernes Marguet. Comme les
mardis et jeudis soirs sont réservés aux
visites nocturnes du château, la troupe
du festival avait pour habitude d’aller
jouer sur Morteau, Bannans, ou encore
Montperreux. Cet été, on se recentre
sur la C.C.L. avec des spectacles à Chaffois, Houtaud, La Cluse-et-Mijoux, Les
Verrières-de-Joux et Les Granges-Narboz. C’est une autre manière de partager. Le festival doit sortir des murailles
du château.
L.P.P. : Pensez-vous pouvoir attirer davantage
de spectateurs ?
L.P.P. : Et ensuite ?
P.M. : Le directeur artis- P.M. : Avec notre organisation, je ne pentique supervise le recru- se pas qu’on puisse aller au-delà de
“On arrive à tement d’une dizaine de 6 000 à 7 000 spectateurs. On a encore
comédiens. On privilé- une petite marge de progression sur la
équilibrer
gie généralement des Suisse. On collabore avec le Comité
le budget.” jeunes en fin de cursus Départemental du Tourisme dans
artistique ou qui débu- l’affrètement de bus depuis Besançon.
tent dans la vie active. Ce partenariat permet de proposer une
Certains viennent depuis plusieurs formule accompagnée à partir de
années. Cette année, on procédera à 27 euros. Cette somme inclut une petideux renouvellements.
te collation. Trois autocars ont fait le
déplacement l’an dernier.
L.P.P. : Qui assure la logistique ?
P.M. : On fonctionne avec une vingtaine L.P.P. :Travaillez-vous toujours avec le ciné-club
de personnes qui vont s’occuper de la Jacques-Becker ?
scénographie, des costumes, des décors… P.M. : Oui, on renouvelle l’expérience
À cela s’ajoute une trentaine d’autres
après la tentative réusbénévoles missionnés sur la billetterie,
sie du Don Juan. On
la buvette ou encore la distribution des
“Une heure mettra en scène le film
affiches.
“César doit mourir” le
de théâtre, 29 juillet à 20 h 30 au
c’est une
théâtre Blier. Cette pièL.P.P. : C’est une vraie entreprise à gérer !
ce de théâtre sera suiP.M. : Tout à fait. On a renforcé l’équipe
heure de
vie d’un débat-buffet.
en 2013 et on a encore besoin de bras
télé en
supplémentaires. C’est compliqué de
L.P.P. : D’autres rendez-vous
mobiliser un bénévole 35 soirs d’affilée,
moins.”
hors les enceintes du Fort à
d’où l’intérêt d’avoir un volant de 60 à
signaler ?
70 personnes. On trouve plus facilement
P.M. :
de la main-d’œuvre sur des événements
On
renoue
qui s’étalent sur un week-end.
l’expérience de la soirée
cabaret dans la salle des
L.P.P. : En quoi l’édition 2014 se différencie des
alambics de la distilleprécédentes ?
rie des fils d’Émile PerP.M. : On a le souci d’être plus ouvert sur
not à La Cluse-etMijoux. On agrémente
la C.C.L. Il y aura le grand bal des Nuits
Le journal d’information qui
aborde tous les mois les sujets
d’actualité de Pontarlier et de
sa région : événements, société,
actu, sport, vie associative et
culturelle, dossier …
l’animation avec une visite de l’atelier
qui sera jouée par des étudiants en
théâtre de l’université de Besançon. Ces
futurs comédiens montent aussi le spectacle “Brèves de Joux” programmé à la
demande dans les campings, les centres
de vacances et même chez l’habitant.
Le festival des Nuits de Joux sert un
peu de tremplin pour ces artistes en
devenir. Il sert aussi de cadre à sept
stages d’apprentissage et de découverte du théâtre.
L.P.P. : Quel est le budget du festival ?
P.M. : Il s’élève à 170 000 euros avec des
aides du Conseil général et du Conseil
régional. On bénéficie aussi toujours du
soutien financier de la Ville de Pontarlier et de la C.C.L. qui mettent aussi à
la disposition du C.A.H.D. le théâtre du
Lavoir. La billetterie rapporte environ
90 000 euros, soit le tiers du budget du
C.A.H.D. En face de ces recettes, on doit
bien sûr rémunérer les comédiens, les
nourrir et les loger. On arrive à équilibrer le budget. C’est normal car il s’agit
d’argent public. On a même tendance à
minorer les recettes et à surévaluer les
dépenses.
L.P.P. : Qui travaille au C.A.H.D. ?
P.M. : On a trois salariés permanents :
une secrétaire à temps partiel, un service civique et un contrat aidé. Le principal souci, c’est de trouver de la relève
des bénévoles au niveau administratif.
L.P.P. : Quel est le rôle du C.A.H.D. dans la vie
culturelle pontissalien ?
P.M. : Vis-à-vis de la Ville, on a plus un
rôle d’expertise sur la programmation
culturelle. Elle est déterminée suivant
différents critères : il faut d’abord assister à différents spectacles, les choisir en
fonction du public et apporter aussi une
touche d’innovation. À Morteau, le
C.A.H.D. est responsable de la programmation.
L.P.P. : Dans quelle mesure la météo impactet-elle la fréquentation du festival ?
P.M. : En cas de mauvais temps, on perd
un tiers du public même avec le repli
au théâtre Blier. Pour autant, c’est impensable d’annuler quand on sait que le
coût d’une soirée revient à 3 000 euros.
L.P.P. : Que pensez-vous de la vie culturelle du
Haut-Doubs ?
P.M. : Sur le plan théâtral, elle est riche
de multiples petites troupes amateurs.
J’applaudis car cela attire le public. Et
une heure de théâtre, c’est une heure
de télé en moins. Dans le paysage local,
le festival c’est un peu la Ligue 1.
L.P.P. : Des projets pour le C.A.H.D. ?
P.M. : On souhaite intégrer quelques professionnels dans la troupe du C.A.H.D.
Le C.A.H.D. a intérêt à ne pas vivre uniquement le temps du festival mais doit
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La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
41
Les Grangettes
La semaine du lac
La base nautique des Grangettes est en fête du mercredi 23 au samedi 26 juillet. Une grande
projection sur le lac aura lieu le 23 juillet à 21 heures, intitulée “Doubs, Loue, histoires croisées”.
Le début de la projection est programmé à 21 h 30. L’écran est placé sur l’eau à quelques mètres
de la rive. Ce film projeté au-dessus de l’eau fera la part belle aux images de nature. Les
vendredis 25 et samedi 26 juillet, opération “Le lac grandeur nature” avec un stage réservé aux
ados : deux journées consacrées à la connaissance du lac et de ses habitants. La semaine du lac se
termine par la grande journée éco-aquatique du samedi 26 juillet de 12 heures à minuit. L’idée est
de proposer des activités adaptées à tous les publics avec notamment des stands de sensibilisation
à l’environnement et une grande opération de nettoyage du lac, des berges et des profondeurs.
Soirée concert sur la plage ensuite jusqu’au milieu de la nuit.
Semaine du lac - Du 23 au 26 juillet - Les Grangettes - Renseignements : 06 07 08 16 03
Musique
Les Amis de l’orgue donnent le ton
Pour la 36ème année consécutive, les Amis de l’Orgue de Pontarlier organisent des concerts
dans le cadre du Festival Saint-Bénigne qui aura lieu du 17 juillet au 7 août. Qu’y a-t-il au
programme cette année ? Jeudi 17 juillet à 20 h 45 : Concert, “Chant, trompette et orgue” donné
par Véronique Malet, Soprano, Grand Prix international de chant, Pierre Kumor, 1er Prix du
C.N.S. de Paris et Christian Bacheley, organiste titulaire de l’église Saint-Just d’Arbois. Jeudi
24 juillet à 20 h 45 : concert donné par l’Ensemble Vox Belarus qui est le chœur d’hommes de
Minsk en Biélorussie. Jeudi 31 juillet à 20 h 45 : concert donné par le Quatuor Accordo : de la
musique classique au jazz manouche. Et jeudi 7 août à 20 h 45 : concert d’orgue donné par
Laurent Jochum, titulaire de l’orgue Saint-Jean Baptiste de Belleville à Paris.
Festival Saint-Bénigne - Du 17 juillet au 7 août - Église Saint-Bénigne
Théâtre
Festival de l’eau vive
Patrice Mouton préside le Centre d’Animation
du Haut-Doubs depuis 1992.
être actif toute l’année. À la rentrée, on
lancera une saison professionnelle au
théâtre du lavoir en complément du
théâtre Blier.
P.M. : Plus que jamais, d’autant plus
qu’après les travaux, la scène retrouve
été sa place initiale dans la cour
d’honneur. I
L.P.P. : Tout en restant fidèle au fort de Joux ?
Propos recueillis par F.C.
Festival des Nuits de Joux - Du 25 juillet au 16 août
La Cluse-et-Mijoux - Renseignements au 03 81 39 29 36
BULLETIN D’ABONNEMENT
Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l’adresse suivante :
LA PRESSE PONTISSALIENNE
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C’est à Bannans que se déroule le festival de l’eau vive, du 10 au 13 juillet. Au programme des
festivités cette année, plusieurs pièces de théâtre. Jeudi 10 juillet, un spectacle musico-burlesque
orchestré par le Trio Kazoo, des artistes comiques. Vendredi 11 juillet, la compagnie des Chimères
présente “Votre maman”, un poignant témoignage sur Alzheimer. Vendredi 11 juillet, la compagnie
la Sauce aux clowns présente un spectacle tout public, “Petit Pierre”, un hymne à la différence.
Samedi 12 juillet, “Le bonheur conjugal” par la compagnie du Désordre, d’après une nouvelle de
Léon Tolstoï. Le même soir, les Cancoyote Girls chantent Brassens. Dimanche 13 juillet, spectacle
de marionnettes “Hansel et Gretel” par une compagnie belfortaine. Plus tard dans la journée, du
nouveau cirque avec “Histoires avec balles”, et pour clore le festival le dimanche soir, “Quand
l’entreprise s’emballe”, du théâtre tout public. Le festival de l’eau vive, c’est du vrai théâtre
populaire, dans le cadre bucolique de l’amphithéâtre de Bannans.
Festival de l’eau vive - Du 10 au 13 juillet à Bannans
Renseignements sur www.aci-eauvive.org
Livre
Le lac Saint-Point et environs
Un nouveau livre dédié au lac Saint-Point vient de sortir avec les photographies de Karin PierreRyembault. Ardennaise d’origine, l’auteur a sillonné la France pour ses études de biologie et c’est
dans le Haut-Doubs qu’elle a posé ses valises et fondé une famille. Vivant aux abords du lac
Saint-Point depuis quatorze ans, elle a été interpellée par la lumière changeante qui habite ce lac,
le rendant tour à tour magique, mystérieux, étincelant et parfois même lugubre. Captivée, elle a
consacré à ce lac des milliers de photographies qu’elle a d’abord consignées dans un blog et qu’elle
livre aujourd’hui dans cet ouvrage de 112 pages édité aux éditions du Belvédère. Une nouvelle
façon de découvrir ce lac naturel aux mille facettes, troisième lac naturel de France en superficie.
Le lac Saint-Point et environs - Karin Pierre-Ryembault
Éditions du Belvédère - 22 euros
Guide
40 randonnées dans le Sud Jura
Les éditions Glénat éditent un nouveau guide pratique recensant 40 randonnées dans le Sud du
massif. L’ouvrage écrit par Olivier Frimat, journaliste spécialisé dans la nature et la
photographie, déroule 112 pages d’Arc-et-Senans à Poisieu (Ain), en passant par le défilé des
Entreportes, le lac de Saint-Point, le vignoble de Pupillin, la montagne du Risoux, la reculée de
Baume-les-Messieurs ou le crêt de Chalam : 40 façons de découvrir tout le Sud du massif
jurassien, 40 destinations différentes à partir de 28 entrées, ce qui fait que certaines destinations
sont “cumulables” à partir d’un même point de départ. Les parcours sont classés en trois niveaux
de difficulté, de promeneurs (promenades accessibles à tous), à randonneur (endurance, sens de
l’orientation, passages hors sentier) en passant par marcheur (pratique régulière de la
randonnée).
40 randonnées dans le Sud Jura
Olivier Frimat - Éditions Glénat
42
AGENDA
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014
ORNANS
Au musée Courbet tout l’été
Du monde pour
L’Origine du monde
Depuis sa réouverture en juillet 2011, le musée Courbet a déjà
attiré plus de 220 000 visiteurs. La présentation de la célébrissime
“Origine du monde” devrait faire exploser les compteurs estivaux.
lus qu’un objet de désir, L’Origine
du monde est d’abord un magnifique
objet de peinture où la couleur et les
chairs sont sublimées par le peintre
ornanais. Bien sûr, ce petit tableau de 46
X 55 cm est l’attraction majeure de
l’exposition temporaire qui se tient jusqu’au 1er septembre au musée Courbet
d’Ornans. Mais avant d’atteindre le Graal
attendu, le visiteur suit un parcours initiatique qui l’initie à cette représentation
du sexe féminin à travers plusieurs pièces
du musée comme autant de thèmes, avec
tour à tour le regard du collectionneur qui
permet de comprendre la genèse du tableau,
P
le regard érotique avec différents tableaux
d’autres peintres avant Courbet qui ont
représenté la femme nue, le regard scientifique et anatomique avec ces étonnantes
planches de dessin et notamment une signée
Léonard de Vinci, le regard poétique ou le
regard contemporain, avec pour chacun de
ces thèmes des œuvres diverses, d’Ingres,
de Rodin (notamment le bronze Iris, messagère des dieux), de Masson, de Rembrandt, de Degas ou de Duchamp.
Quasiment inconnue du vivant de Gustave Courbet et ignorée du grand public jusqu’en 1995, L’Origine du monde est une
œuvre inclassable et ambiguë, aussi fas-
L’œuvre de
Courbet a
inspiré de
nombreux
artistes
contemporains
dont les
œuvres sont
exposées en
fin de parcours.
Pontarlier
Pontarlier
Gérard METZGER
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Tél : 03 81 39 69 38
Rémi NESTOR
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N°ORIAS : 07010002
N°ORIAS : 12068446
Labergement Sainte Marie
Gérald VIEY
10 avenue de la Gare
Tél : 03 81 69 35 33
N°ORIAS : 07010051
cinante que troublante. Ni érotique ni pornographique, cette Origine du monde rattache Courbet à la famille des “faiseurs de
chair” à la manière d’un Corrège, d’un Rembrandt ou d’un Titien. “C’est justement ce
qui fait que ce tableau n’est pas une œuvre
pornographique et son titre également le
place en dehors de toute sphère pornographique” note Thierry Savatier, l’historien
d’art qui connaît le mieux l’histoire de ce
tableau singulier qui suscite un intérêt
sans cesse renouvelé.
Petit clin d’œil pour commencer l’expo, c’est
une “fausse” Origine du monde qui accueille
le visiteur avec cette copie signée Magritte, peinte dans les années quarante. Il a
été le premier au monde à représenter ce
tableau. À cette époque, après bien des
péripéties, le vrai tableau de Courbet peint
en 1866 était à Budapest chez un grand
collectionneur hongrois, après avoir appartenu à un sultan turc amateur d’art, d’être
volé par l’Armée rouge en 1945, puis racheté par le psychanalyste Jacques Lacan en
1954 qui l’a conservé jusqu’à sa mort avant
que sa femme ne le cède au musée d’Orsay.
“Mystères, disparitions, pillages, non-dits,
tentatives de désinformation ponctuent les
129 années qui séparent sa création de son
entrée au musée d’Orsay en 1995, à tel point
que retracer son cheminement revient à
conduire une véritable enquête” résume
Thierry Savatier.
Au-delà de l’histoire passionnante et originale de cette œuvre majeure, l’exposition
est une instructive évocation de la représentation artistique du sexe féminin, de la
Renaissance à aujourd’hui, lorsque celuici devient sujet à part entière. La mise en
parallèle d’œuvres d’époques et de techniques différentes témoigne de la quête
artistique permanente et riche que ce thème a suscité.
51 000 visiteurs avaient parcouru les allées
du musée l’été dernier pour la précédente
exposition temporaire. Nul doute que ce
chiffre va être largement dépassé cet été
pour l’expo qui entoure l’énigmatique Origine du monde. I
J.-F.H.
Le tableau
fascine d’abord
par la qualité de
son
exécution.
Cet obscur objet de désirs
Autour de l’origine du monde
Jusqu’au 1er septembre - Musée Courbet à Ornans
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LE PORTRAIT
La Presse Pontissalienne n° 177 - Juillet 2014 43
PONTARLIER
Gilles Marguet
Il garde le drapeau tricolore chevillé au corps
Médaillé olympique et
champion du monde de relais
en biathlon puis entraîneur
des équipes de France, Gilles
Marguet raccroche. Ce milieu,
qui lui a tant donné, lui a
prélevé beaucoup d’énergie.
À Maisons-du-BoisLièvremont où il partage sa vie
avec Florence Baverel et ses
trois enfants, Gilles se repose.
L’occasion de revenir sur
les grands moments
de sa carrière.
29
étions responsabilisés à l’inverse de certains coureurs aujourd’hui. Il y a parfois trop d’assistance” confie-t-il. Gilles
sait de quoi il parle. Après sa carrière
de sportif couronnée par une médaille
de bronze aux Jeux olympiques de Salt
Lake City en biathlon et un titre de champion du monde de relais en 2001 avec
l’équipe de France, il a entraîné les jeunes.
Il a aussi et surtout préparé les lattes
des skieurs en tant que technicien. L’un
de ses meilleurs souvenirs fut sans doute
l’aventure des J.O. de Vancouver où il a
préparé les farts pour les skis de fond :
“Il y avait une véritable osmose entre tous
les staffs des équipes de nordiques. On a
trouvé le bon fart… et explosé tout le
monde à la glisse. Je crois que j’ai pris
plus de plaisir dans ma carrière
d’entraîneur que de coureur.”
Car Gilles l’admet lui-même : c’est un
POINTS DE VENTE
PATRICK TIMSIT
mon arrivée à l’école, j’ai tout plaqué.
Vendre, ce n’était pas pour moi. Les
30 000 francs de l’époque que j’avais
empruntés à la banque pour financer
mes études m’ont servi pour me préparer, se souvient-il. J’avais trois ans pour
rentrer en équipe de France et m’entraîner.”
Finalement, il ne mettra que deux ans
pour vivre de son sport. Intégré en équipe
de France de biathlon, il obtient en 1990
des résultats probants avec une 15ème
place en coupe du Monde à Anterselva
puis une victoire en relais, la première
fois qu’une équipe de France arrivait à
cette marche du podium.
Arrivé assez tard, à l’âge de 14 ans au
biathlon, ce Pontissalien a toujours préféré
le nordique à l’alpin : “Je suis rentré en
sport-études à Pontarlier avec François
Rousset comme entraîneur. C’était un
entraînement à l’ancienne mais nous
ARY ABITTAN
Âge : 47 ans. Né à
Pontarlier.
Carrière sportive :
Médaillé de bronze aux J.O.
de Salt Lake City
(biathlon - relais en 2002)
et champion du monde de
relais (2001).
Un podium en coupe du
Monde
Gilles Marguet ne préparera pas ses valises pour cette nouvelle saison
de biathlon qui débute avec la préparation estivale.
FRÉDÉRIC FRANÇOIS
Bio express
BRIGITTE FONTAINE
DE PALMAS
années. Entre ses débuts de
biathlète et sa carrière
d’entraîneur, Gilles Marguet
aura passé tout ce temps au service de
l’équipe de France de biathlon et de ski
de fond. À 47 ans, le skieur raccroche.
Trop de pression, trop de fatigue, le sentiment d’avoir fait le tour, il claque donc
la porte de l’équipe de France et ne refera
pas ses valises pour la prochaine campagne d’entraînement qui reprend en ce
moment. “Je pars en bon terme, rectifiet-il. Si j’arrête, c’est parce que je suis usé.”
On peut le comprendre. Cette année,
Jeux olympiques obligent, il a passé 160
jours hors de sa maison. Autant dire que
Rose (6 ans), Jean (4 ans) et Line (2 ans
et demi) ont peu vu leur papa. “Avec Flo
(Florence Baverel) qui commentait les
J.O. à Paris, on s’est croisés deux jours”
rapporte Gilles, confortablement installé dans la coquette maison située à
Maisons-du-Bois qu’il a bâtie récemment.
C’est ici, en terre saugette, que le Pontissalien prend un nouveau départ. S’il
s’offre un repos mérité, le skieur pourrait devenir coach personnel ou organiser des manifestations pour les entreprises. Il se laisse encore le temps de réfléchir
pour peaufiner son avenir.
Ce fils de douanier passé par le Col-desRoches, Fournet-Blancheroche, SainteColombe et Métabief, n’a jamais rien
lâché. La preuve lorsqu’il a convaincu sa
mère qu’il arrêterait l’école pour vivre
de son sport. À l’époque (fin des années
quatre-vingt), c’était loin d’être gagné.
“J’étais inscrit en I.U.T. Technique de
commercialisation. Quelques jours après
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bileux. La preuve lors de
sa première et unique participation aux J.O. (à Salt
Lake City). “Du relais (où
il est médaillé), je ne me
souviens de rien. Je
n’avais pas dormi durant
trois jours en raison du
stress. Dans ma tête, c’est
un trou noir de 30 minutes. Je ne me rappelle
que le départ et malgré
les images que j’ai pu voir,
je ne me souviens même
pas du tir.” Le Haut30 000
doubiste remplira toutefois sa mission en termifrancs de
nant dans le paquet,
ses études
mission couronnée par
cette médaille de bronze… pour faire du
dont Gilles ne se souvient
sport…
même plus où il l’a rangé.
Il y a bien la médaille d’or
de “Flo” dans un coin de
la maison, mais pas la sienne. “Je n’ai
jamais été un fétichiste.”
Il n’a jamais été dupe non plus. À la fin
des années quatre-vingt-dix, il sera confronté aux dures réalités de la triche,
celle du dopage : “Même en sprintant
dans les premiers kilomètres, on se prenait 30 secondes dans la figure. J’étais
dégoûté et on ne comprenait pas… Jusqu’à
ce que l’affaire Festina éclate” confesse
le sportif. Plusieurs coureurs tomberont
ensuite, repris par la patrouille. Le FrancComtois, lui, n’a jamais eu recours au
dopage. Il confirme que dans son sport,
notamment les Français, sont propres.
Pour ce qui est de certains fondeurs des
pays de l’Est, Russes notamment, il
s’avance moins : “On ne les aime pas.
Dans un relais, on préfère encourager un
Allemand plutôt qu’un Russe” dit-il avec
le sourire.
Après avoir coaché dans leurs premières
années des garçons comme Martin Fourcade ou Jean Guillaume, nouvelles stars
du biathlon français, il confirme que la
relève est là. Dans le Haut-Doubs, elle
se fait attendre. Courtisé il y a quelque
temps par les États-Unis pour gérer un
centre d’entraînement à Lake Placide,
le biathlète a refusé la proposition. “C’est
mon côté éthique. Le drapeau français
est gravé dans mon cœur” conclut-il.
Si le blouson de l’équipe de France est
rangé dans le placard, il ne garde aucune
rancœur ou nostalgie. Gilles va revêtir
une autre fonction : celle de papa à pleintemps. Tout aussi prenant… I
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