Ménigoute

Commentaires

Transcription

Ménigoute
MENIGOUTE 2006... c’est tout à la fois...
Le «Festival International du Film Ornithologique à Ménigoute» FIFO
Environ 40 films animaliers, de tous les continents, sont projetés pour la plupart en exclusivité française.
Les réalisateurs sont invités à venir présenter eux-mêmes leurs films à la projection publique. C’est pour
tous, l’occasion d’échanger en toute convivialité. Plusieurs prix sont décernés par le Jury, présidé en 2006
par Thierry Thomas.
Le Festival «off» à Coutières (voir «le festival off, un rêve réalisé» ci-dessous)
Les sorties nature (sorties d’un jour -prévoir pique-nique, bottes et vêtements chauds)
● Le Marais Poitevin et la Baie de l’Aiguillon
● Techniques d’observation de la faune au Lac du Cébron
● Comment favoriser la biodiversité dans le jardin
● Les étangs de la Brenne
● La réserve biologique intégrale de Chizé
● Observations crépusculaires en forêt de Chizé
Coin des branchés – conférences
● Les espèces allochtnes
● Rencontres Société Herpétologique de France
● Le Conservatoire d’espaces naturesl, un outil au service du patrimoine...
● La Sauvegarde du Faucon Crécerellette
● Vivre avec le lynx
● La Chevêche
● Atelier « produire moins de déchets »
● Aménagement et développement durable
● Préserver les oiseaux de plaine...
● Agriculture et biodiversité (voir «environnement» ci-dessous)
● Le Vénézuela
Salon d’art animalier – Forum de la nature / expositions
● Exposition phare Robert Hainard à Coutières (400 m2, 80 sculptures)
● Les artistes à Ménigoute : René Auclair, Catherine Chaillou, Jonathan Chaillou, Nicole DoraySoulard, Christian Foessel, Karotte, Evelyne Hemmelding, David Léger, Françoise Le Gal, Pascal
Lecourioux, Sandra Lefrançois, David Léger, Vincent Munier (plusieurs fois lauréat du prix Eric
Hosking, distinction très prisée des espoirs de la photographie), Pierrick Legobien, Sylvain
Leparoux, Philippe Lombarde, Nathalie Masson, Bernard Mattens et Anne-Marie Colin, Bruno
Pambour, Benoît Perrotin, Brigitte Renard, Véronique Renaud, Philippe Tallis, Marion Rivière,
Patrick Vaucoulon
Ateliers nature – Animations Juniors
● A la découverte de la faune forestière
● Les petites bêtes de la mare
● La Vonne, une rivière encore sauvage où l’on croise le Martin-Pêcheur et la Loutre...
● Le bocage et la haie
● Traces et indices...Transforme-toi en petit trappeur...
● Viens construire quelques instruments de musique verte
● Viens construire des mangeoires
● Les trucs et astuces pour accueillir la faune près de chez soi...
● Les techniques d’observation
● Viens construire ton nichoir
Coin des tout p’tits à la Maison de l’Enfance et de la Famille de 9h30 à 19h30
Contes & Légendes
● «Pays d’histoires, histoires de pays» et «L’eau et le vent» par Michel Bournaud, conteur
● «Robert Hainard» par Marie-Madeleine, conteuse
Le festival off, un rêve réalisé
«L’idée d’un festival off, personnellement, j’en rêvais». C’est par ces mots que Dominique Brouard, directeur du
FIFO et par ailleurs directeur des études à l’Iffcam, a présenté cette nouvelle manifestation au moment de son
ouverture, dans la petite salle de projection de l’école, à la Grimaudière.
Une projection parallèle
L’idée en est venue des étudiants de l’Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute.
Plusieurs d’entre eux avaient eu la chance de voir leurs films projetés dans le cadre de la programmation officielle,
dans la grande salle du festival. L’idée de créer une projection parallèle, dans les locaux mêmes de l’école, a ensuite
fait son chemin pour compenser la déception de ceux dont les films n’avaient pas été retenus.
Pour Dominique Brouard, l’idée de la sélection fait partie intégrante de la formation pour des étudiants «qui vont,
inévitablement, être confrontés à des diffuseurs». Les films projetés dans le «off», réalisés par les étudiants de
la deuxième promotion, faisaient preuve d’une grande maîtrise artistique et technique. Epreuves obligatoires de fin
de formation, ils leur ont permis d’obtenir leur examen avec brio.
Huit films ont été projetés : «Mémoire du Thouet» de Laure Duvallet, «Harpaye» de Cyril Brunaud, «Ligne
de vie» d’Aurélien Fouchereau, «Fragments» de Cloé Pons, «Ma Margot chérie» d’Eliza Gajewski, «L’héritage
des carpes» d’Antoine Jamoneau, «J’aurai ta peau» de Charlotte Wellf et «La Bave du crapaud» de Reynald
Babillot.
Un réel avenir pour le festival off
Le public s’est montré tout de suite intéressé par cette nouvelle initiative. Très vite, la salle est devenue
rapidement trop exiguë, preuve s’il en était besoin que cette formule de festival off a un réel avenir.
La Gâtine Mardi 31 octobre 2006
Environnement
Destruction des paysages : quand des agriculteurs arrachent tout. Développement durable, industrie et
agriculture restpectueuses de l’environnement...on nous en rebat les oreilles. Mais qu’en est-il dans notre
campagne gâtinaise ? Des haies arrachées pour tenter de transformer la Gâtine en morne plaine...
Le charme de la Gâtine tient à tout un ensemble de caractéristiques : une suite de doux vallons au fond desquels
coulent, en hiver, de petits ruisseaux, quelques bosquets de-ci de-là, une alternance de champs et de prés, séparés
les uns des autres par des palisses (haies) hébergeant de nombreuses espèces végétales et animales. Tout au long
des palisses, poussent des arbres solitaires : de grands chênes (qu’on appelle futaies) ou des têtards. Ces arbres
aussi sont source de richesses, car abritant de nombreux hôtes et fournissant du bois de chauffage ou d’oeuvre
lorsqu’ils sont abattus. Les haies servent de clôture pour les animaux, mais aussi d’abri et de système de
drainage des terres. Elles contribuent également à lutter contre l’érosion éolienne.
Les parcelles traditionnelles de Gâtine ne contenaient pas plus d’un à deux hectares maximum. Certaines étaient
ridiculement petites (bien que jolies), eu égard à la mécanisation de notre agriculture moderne. Pour certaines
pratiques culturales, il s’imposait de supprimer quelques palisses. Mais cela justifie-t-il d’arracher des kilomètres
et des kilomètres de haies pour constituter des parcelles de 15 à 30 hectares comme on en voit de plus en plus ?
Au Tallud (notamment à la sortie de Parthenay (20km de Ménigoute) le long de la trois voies ou à la Revallière en ce
moment), on peut constater la «beaucification» de la Gâtine avec de très grandes parcelles où le roi maïs
monopolise l’espace. C’est la même chose dans certaines zones de Vasles, où l’on laboure parfois jusqu’à la partie
goudronnée des chaussées.
Personne ne plante
«C’est quand même malheureux de voir comment on détruit le paysage de Gâtine», s’insurge un témoin de ces
arrachages, très concerné par la protection de la nature. Il ajoute : «Les opérations consistant à faire planter un
arbre par enfant afin de les sensibiliser, c’est bien. Mais c’est aussi malhonnête si l’on tolère que de tels
agissements se perpétuent». Il remarque, amer : «Il est vrai qu’à part les enfants, qui plante des arbres de nos
jours ? En tout cas pas la majorité des agriculteurs. Eux, ils arrachent ! C’est tout!»
Il faut espérer que les jeunes générations redresseront la barre de tels errements. Mais ne sera-t-il pas trop
tard? On voit des banderoles portant le slogan «Préservons la Gâtine» le long de parcelles et près de 20 hectares,
fruit d’arrachage sauvage et destructeur. Notre témoin observe à ce sujet: «C’est vrai que le problème des
déchets est crucial, mais celui de nos palisses l’est tout autant. Et ça urge !».
Pierre GROUSSARD
Le Courrier de l’Ouest Mardi 31 octobre 2006
Ne vous amusez pas à changer les noms propres de là-bas par ceux de chez nous car comparaison n’est pas
raison et puis toute similitude avec des situations dans notre pays, réelles ou supposées, ne peut être que
fortuite ou imaginée !
mmdp/2006