Page 01-4199CSE AREZKI - La Nouvelle République

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Page 01-4199CSE AREZKI - La Nouvelle République
Ligue I
LA
NR
Le MC Alger
veut se refaire
une santé
L A NOUVELLE R É P U B L I Q U E
WWW .lnr-dz.com
Ligue
p. 24
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Quotidien d’information indépendant - n° 4199- Mercredi 14 décembre 2011 - prix : 10 DA
Pierre Piccinin,
historien
et politologue,
à La NR :
«Une
intervention
en Syrie
embrasera
toute la
région»
D. R.
pp. 7-8-9
Le M e d e f
s’in tér ess e
à l’Algér ie
D. R.
p. 3
L’EDITO DE
SOFIANE IDJISSA
Analyser la mouvance islamiste
Les conditions d’une reconfiguration
politique au sein du Parlement ne
bénéficient pas de la durée nécessaire
pour que les partis à naître fassent leurs
premiers pas. Ils n’auront pas le temps
de pousser leurs premiers cris que les
élections législatives et communales
seront vite passées. Parler de la présomption d’émergence hégémonique de
la mouvance islamiste sur la trace des
autres partis islamistes qui ont obtenu la
majorité dans les pays arabes ? Le FIS a
disparu et le parti Wafa, dont on dit
qu’il aurait pu sans coup férir constituer
la jonction entre les conservateurs du
FLN et les islamistes, n’a pas été léga-
lisé. Djaballah qui aurait pu compenser
l’absence des deux partis cités a luimême été réduit en lui faisant un
double redressement des deux partis
qu’il avait créés. Le MSP ? Certains disent
sans démonstration aucune que sa politique d’entrisme lui a fait perdre sa crédibilité alors qu’en réalité, il avait
rejoint le pouvoir par son intégration à
la coalition sous Zeroual et à l’alliance
sous Bouteflika pour une double raison.
La première concerne sa survie. Quel
parti islamiste légal n’a pas été affaibli
quand il est resté au sein de l’opposition ? La seconde concerne la conciliation entre le court terme politique (par
l’arrachage de concessions politiques) et
le long terme sociologique, sachant que
ce parti a investi dans l’avenir. On peut
ajouter une troisième raison qui est la
participation d’un parti islamiste à un
gouvernement même laïc décrété
«halal».
Plutôt alors que de spéculer en disant
que les islamistes n’auront pas la majorité aux futures élections, nos politiques
officiels devraient analyser les raisons
pour lesquelles cette mouvance pourrait
emporter la majorité ou même seulement se distinguer en tant que force
politique. Qu’a-t-il été fait pour ne pas
S. I.
conjurer un nouveau scénario ?
actuel
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
Le chiffre du jour
Plus de 30 000 enseignants contractuels régularisés.
2
sécurité
algérie-france
algérie-mauritanie
demain
Simulation
Exercice de simulation
d'un incendie dans le tunnel
du métro d'Alger.
Colloque
«Algérie et la France au XXIe siècle»,
thème d’un colloque samedi
à l’Assemblée nationale française.
Coopération
Entretiens entre le président
Bouteflika et son homologue
mauritanien.
Conférence sur l’entrepreneurship
en coopération avec la Chambre algéroallemande de commerce et d’industrie.
Secteur énergétique
REPÈRE
Des opérateurs algériens en Belgique
prêts à assister leur pays
, Une rencontre de haut
niveau s’est tenue, hier à
Bruxelles, entre l’Algérie
et l’Union européenne
(UE), sur le développement du partenariat dans
le secteur énergétique. Les
opérateurs algériens installés en Belgique ont affiché leur désir à accompagner leur pays dans sa
nouvelle politique en matière d’énergies renouvelables.
L’union européenne qui se trouve
actuellement en pleine crise financière, affiche un désir inlassable pour approfondir ses relations avec l’Algérie. L’UE, multiplie
ses interventions dans différents
domaines économiques, de la
santé sinon celui des énergies renouvelables. Le transfert de savoir-faire dans les négociations
entre les deux délégations n’aura
jamais été aussi déterminant
qu’actuellement. A l’occasion de
cette rencontre, Youcef Yousfi,
ministre de l’Energie et des Mines,
a exposé la stratégie énergétique
de l’Algérie qui «repose sur l’accélération du développement de
l’énergie solaire, prévoyant le lancement de projets solaires photovoltaïques d’une capacité totale d’environ 800 MW d’ici 2020,
et de porter à 40 % la part des
énergies renouvelables dans la
production d’électricité destinée
à la consommation nationale d’ici
2030». Cet évènement, s’étant tenu
en marge d’un mémorandum
d’entente qui a été signé entre le
directeur général de la Sonelgaz,
Noureddine Bouterfa et le directeur général de Desertec, Paul
Van Son, en présence du Commissaire européen à l’Energie,
Gûnther Oettinger. L’accord, en
question prévoit notamment le
renforcement des échanges d’expertise technique, l’examen des
voies et moyens pour l’accès aux
marchés extérieurs et la promotion commune du développement
des énergies renouvelables en Algérie et à l’international. Les opérateurs algériens présents à cette
rencontre avec la délégation européenne, ont affiché leur désir à
partager leur savoir avec leur
pays. S’agissant des énergies renouvelables, Farid Zidazi, chef
d’entreprise, activant dans l’instrumentation industrielle et l’économie d’énergie a estimé que c’est
«un créneau où le transfert de
technologie peut s’opérer. Ma présence, comme invité parmi la délégation européenne à l’énergie,
me permettra, dois-je l’espérer,
d’apporter ma pierre à l’édifice, en
répondant positivement à l’appel
lancé par le ministre de l’Energie
Les opérateurs activant en Belgique pourraient transférer leur savoir-faire à Rouiba-Eclairage. (Photo > D. R.)
Le DG de la Badea : «L’Algérie est à l’abri de la
crise financière»
Dans un entretien accordé à la Chaîne III de la Radio nationale dont il était
l’invité de la rédaction, Abdelaziz Khelaf, directeur général de la Badea (Banque
arabe pour le développement économique en Afrique) a estimé que l’Algérie est à
l’abri de la crise, elle a de bonnes finances, ce qui devrait encourager les
investisseurs à venir, souligne-t-il. A propos de la crise des pays occidentaux, elle
va affecter les pays dont les exportations vont majoritairement vers les pays
occidentaux, fait-il savoir. Les exportations des pays africains vont surtout vers les
pays émergents (Chine, Brésil,…), ajoute-t-il, l’impact devrait être moindre. Pour
M. Khelaf, la durée de la crise économique ne dépassera pas deux ans, 2012, 2013,
dit-il. Il fait remarquer qu’il y a un minimum incompressible et, ajoute-t-il, qu’il
y ait crise ou pas, il y a des demandes en énergie qui doivent être satisfaites.
Il estime que l’Algérie ne devrait pas connaître beaucoup de problèmes de
commercialisation pour ses produits, comme le pétrole et le gaz. Il y a une espèce
de consensus, dit-il, pour que ces prix ne baissent pas trop, car, explique-t-il, si
tel est le cas, cela va décourager les investissements futurs dans le domaine des
hydrocarbures. Or, ajoute-t-il, tout le monde sait aujourd’hui que les réserves ne
sont pas suffisantes pour assurer une satisfaction de la demande sur le long
terme. Personne n’a intérêt à réduire ces réserves et tout le monde a intérêt à ce
que les investissements continuent pour développer de nouvelle s réserves. «Je
ne crois pas que l’Algérie sera beaucoup affectée, l’impact sera de 5 à 10%»,
assure le DG de la Badea. Concernant la Badea, il a rappelé que cette banque
mène des opérations et des projets d’assistance pour aider les Etats à réaliser
leurs plans de développement dans 43 pays africains au sud du Sahara (sauf
l’Afrique du Sud qui n’a pas besoin de cette assistance) à partir de son siège à
Khartoum.
La Badea est une banque de taille modeste, reconnaît-il, mais pour les grands
projets, elle appartient, rappelle-t-il, à la famille des fonds arabes, c’est à dire le
Fades (qui finance les pays arabes, précise-t-il), la Banque islamique de
développement, le fonds koweitien pour le développement, le fonds saoudien
pour le développement, le fonds d’Abu Dhabi pour le développement, le fonds
de l’Opec pour le développement international, ce qui représente plusieurs
dizaines de milliards de dollars. Il fait savoir que 50% des financements accordés
par la Badea sont consacrées aux projets d’infrastructures de base (les routes,
l’eau, l’électricité), 25% des financements vont au développement agricole et
rural (problème de la lutte contre la faim, pour la sécurité alimentaire) et les 25%
restants vont aux secteurs sociaux (santé, éducation, lutte contre la pauvreté). La
Badea participe aussi beaucoup à l’électrification rurale (sous différentes formes :
solaire et autres), dit-il. A propos des énergies renouvelables, Abdelaziz Khelaf
estime qu’il faut les développer davantage, c’est l’avenir, dit-il.
Lakhdar A.
pour apporter le savoir-faire européen dans le domaine énergétique et notamment, en matière
de formation et de partage d’expérience», dans le même sens,
l’orateur poursuit «des opérateurs
comme moi, activant en Belgique
ou en France, pourraient transférer leur savoir-faire dans le photovoltaïque vers l’Algérie ou la
Sonelgaz, à travers sa filiale
Rouiba Eclairage» tout en précisant que cette dernière compte fabriquer fin 2013 des modules
d’une capacité équivalente à 120
MW/an. Quant à Hamid Aït Abderrahim, chercheur dans l'énergie nucléaire, l’approche développée par les responsables algériens de l’énergie à la rencontre
de Bruxelles est «extraordinaire
parce qu'elle représente une vision intégrée et à long terme».
Evoquant son domaine de prédilection, à savoir le nucléaire, il a
estimé que pour le développement à long terme du secteur
énergétique algérien, après le renouvelable et le solaire à cycle
thermique, il y a le nucléaire qui
est «un autre pôle de développement, parce qu’il est aussi structurant dans la durée».
«Nous avons déjà des centres de
recherche en Algérie qui sont
assez bien équipés, en plus de
deux réacteurs de recherche. Je
crois qu’on peut redynamiser ça
notamment par des applications
qui sont très utiles pour la population, comme la production des
radios isotopes médicaux destinés au traitement de certaines
maladies», a ajouté le directeur
du centre de Mol, jugeant pos-
PARLEMENT
Les députés entament
le vote du projet de loi
relatif aux associations
Les députés ont entamé hier, le
vote du projet de loi relatif aux
associations lors d'une séance
plénière présidée par Abdelaziz
Ziari. La séance s’est déroulée en
présence du ministre de
l'Intérieur et des Collectivités
locales, Dahou Ould Kablia. Lors
de la présentation de ce nouveau
texte, M. Ould Kablia avait
souligné que les nouvelles
dispositions proposées à ce texte
visaient essentiellement à
relancer et dynamiser l'action
associative en mettant en
exergue les potentialités et les
compétences qu'elle recèle,
notamment dans les domaines
du savoir, des technologies de
pointe et de la solidarité
nationale. Les nouvelles
dispositions de ce projet de loi,
qui s'inscrit dans le cadre des
réformes politiques annoncées
par le président de la
République, Abdelaziz
Bouteflika, ont pour objectif de
simplifier les conditions de
création et d'agrément des
associations. Le texte définit
également le nombre des
membres fondateurs de chaque
association ainsi que les parties
habilitées à accorder l'agrément
aux associations. Pour faciliter
l'obtention de l'agrément, le
projet exige des instances
concernées de trancher dans un
délai de 30 jours pour les
associations communales, 40
pour les associations wilayales,
45 pour les associations
interwilayas) et 60 jours pour
celles à vocation nationale. Il
permet également aux
associations dont la demande de
création a été rejetée
d'introduire un recours auprès
de l'instance judiciaire
administrative compétente.
Selon les termes du projet, les
associations doivent utiliser leurs
ressources pour concrétiser les
objectifs fixés dans les statuts et
toute personne qui les exploite à
des fins personnelles est passible
de sanctions. L'octroi d'aides
publiques aux associations passe
par la signature d'un contrat de
programme, indique le projet
qui signale que les associations
ne peuvent recevoir de fonds
accordés par des organisations
étrangères pour préservation de
la souveraineté nationale.
R . N.
sible la production de ces radios
à partir des réacteurs dont dispose l’Algérie. Pour lui, il y a un
potentiel à même de dynamiser le
secteur nucléaire de l’Algérie.
Kar ima H.
Voir sur Internet
www.lnr-dz.com
actuel
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
3
A la veille de la visite du président de la République
A S S O C I AT I O N F R A N C E - A L G ÉR I E
La wilaya de Laghouat bénéficie
de plusieurs projets de développement
, Dix ministres, dont
ceux de l’Education nationale, de la Formation
et de l’Enseignement
professionnels, et de la
Santé, de la population
et de la Réforme hospitalière, ont rejoint hier
la wilaya de Laghouat
afin d’inaugurer et lancer plusieurs projets
d’intérêt public.
Lors de sa visite de travail dans la wilaya de
Laghouat, le ministre de
l’Education, Boubekeur
Benbouzid, a affiché l’intention de son département à prioriser la
construction des lycées,
puisque le nombre des
élèves dans ces établissements a augmenté de
30%, et ce, «de sorte à
assurer une place pédagogique pour chaque
élève». Dans ce même
contexte, il a souligné
qu’en plus des 32 lycées
existants dans les 29
communes de la wilaya,
sept lycées supplémentaires sont en cours de
BRÈVE
L’ambassadeur
du Pakistan
en visite à Blida
A sa demande,
l’ambassadeur du Pakistan en
Algérie, Mohamed Aslam,
s’est rendu lundi à Blida où il
a visité une entreprise
spécialisée dans la production
du matériel en plastique,
avant de rencontrer les
membres du bureau du CEIMI.
Après que le président de
l’association patronale
Abdelkader Aggoun a
présenté son association au
diplomate pakistanais, ce
dernier s’est déclaré intéressé
par les activités du CEIMI qui,
faut-il le rappeler, compte 736
adhérents employant 44 000
travailleurs. Dans un exposé,
l’ambassadeur a tout d’abord
fait remarquer que les
relations algéropakistanaises datent des
années 1950. S’agissant du
niveau des relations
économiques, M. Aslam a
déclaré qu’elles sont
insignifiantes, 30 millions de
dollars US seulement,
néanmoins, l’accord signé
l’an dernier entre les deux
pays va sans doute permettre
la renforcement de la
coopération notamment dans
le domaine économique.
Répondant aux questions des
membres du CEIMI et des
journalistes, le diplomate a
déclaré que son pays qui est
un gros producteur dans le
domaine de l’agroalimentaire
serait intéressé d’exporter
certains produits vers l’Algérie.
A.- B . M.
d’une commission
d’orientation
professionnelle
Laghouat est l’objet de toutes les attentions.
(Photo > D. R.)
construction
dont
quatre, au minimum, devraient être réceptionnés en septembre prochain. Selon lui, le ministère travaille pour
assurer une bonne rentrée scolaire 2012/2013
à l’aide d’un plan qui
consiste à collaborer
avec toutes les wilayas
afin de trouver une solution à l’entassement des
élèves dans les trois
cycles. Les détails de ce
plan seront connus les
mois prochains, annonce-t-il. Il a, aussi, procédé à l’inauguration de
deux lycées au niveau
des communes d’El-Assafia et Laghouat. Questionné sur le dossier des
contractuels, il a souligné que «ce dossier est
clos définitivement».
Tout en remettant en
cause les diplômes des
autres spécialités telle
que l’agronomie, le ministre a jugé que le reste
des contractuels non régularisés n’ont rien
avoir avec le secteur de
l’éducation pour mériter l’intégration. Il a expliqué qu’il n’y a pas de
poste libre, puisque
tous les contractuels,
au nombre de 30 000,
ont été régularisées
même si quelques-uns
n’ont pas encore reçu
leur PV d’installation.
Concernant le statut
particulier des enseignants, il a indiqué que
des négociations sont
en cours avec les syndicats et que dans une semaine le ministère sera
en négociations avec la
Fonction publique. «On
reviendra par la suite
aux syndicats afin de
clarifier quelques positions», a-t-il ajouté.
Quant au dossier des
œuvres sociales, il a indiqué que le MEN n’a
reçu aucun recours de
la part des syndicats du
secteur.
El-Hadi Khaldi
propose la création
Pour sa part, le ministre
de la Formation et de
l’Enseignement professionnels, El-Hadi Khaldi,
a estimé que le premier
objectif du programme
du président de la République, portant sur
l’instauration de l’équilibre du développement
entre les différentes régions du pays, est en
train de se réaliser. Il a
indiqué à ce titre que
les centres de formations professionnels
couvrent à 80% la wilaya de Laghouat et que
d’autres centres et instituts sont à réaliser dans
le cadre du programme
quinquennal 2010/2014.
Il a, par ailleurs, tenu à
mettre en exergue l’effort que fait son département afin que son secteur arrive à attirer 30 à
40% des élèves de la 4e
année moyenne vers
l’enseignement professionnel. «La formation
professionnelle est au
profit du public notamment ceux qui n’ont
plus l’âge d’étudier»,
soutient-il en poursuivant que le président de
la République a donné
instruction au Premier
ministre de créer une
commission nationale
pour l’orientation professionnelle afin d’étudier la question de
l’orientation et les mécanismes adéquats
Evènements du 17
octobre 1961
dans le but de soutenir
l’enseignement professionnelle.
Ould Abbès révèle les
premiers résultats de
son enquête
opération économique entre les
entreprises des deux pays. Cette
7e mission de Medef International en Algérie s’inscrit dans la
continuité et le renforcement des
relations établies entre les deux
pays et témoigne de la volonté
des entreprises françaises de
poursuivre l’approfondissement
des échanges et des investissements avec l’Algérie, partenaire
de premier plan, et l’objectif de
prendre la mesure des nouvelles
priorités économiques du pays
et des évolutions de l’environnement des affaires. Selon le communiqué, la France, souhaite
ainsi, avec ses entreprises et leurs
partenaires algériens, rappeler la
confiance qu’elle place dans le
potentiel de développement économique de l’Algérie. Le programme prévoit notamment des
rencontres avec plusieurs ministres du gouvernement algérien
ainsi qu’une réunion avec le
Forum des chefs d’entreprises.
Les tensions dans les relations algérofrançaises sont appelées tôt ou tard à
s’apaiser ; certains dossiers sensibles,
principalement celui de la reconnaissance des
crimes commis par la France en Algérie durant
la période coloniale, bloquent leur bon
développement. Voici les principaux sujets
évoqués par Jean-Pierre Chevènement dans
un entretien accordé à l’APS. «Il y a une
passion dans la relation franco-algérienne
qui me parait positive et chargée d’avenir
qu’il serait dommage de laisser s’éteindre en
se teintant progressivement d’indifférence.»
Ainsi, l’ancien ministre français et président
de l’association France-Algérie a appelé les
deux pays à surmonter leurs différends et
rebâtir une relation solide. Accordant un
entretien à l’Agence de presse algérienne à
l’occasion de la tenue, samedi prochain à
l’Assemblée nationale française, du colloque
sur la coopération algéro-française, et les
perspectives de son développement, il a
appelé à «faire bouger les lignes entre la
France et l’Algérie. Nous sommes deux grands
pays qui doivent être capables, l’un et l’autre,
d’assumer tout le passé et regarder ensemble
vers l’avenir», affirmant «comprendre la
mémoire douloureuse qui pèse sur les
Algériens». «Elle l’est pour tous», a-t-il
ajouté, soulignant que son origine «se trouve
dans l’essence même du système colonial et
son vice initial qui ont altéré durablement la
relation entre nos deux pays». Sur sa lancée,
M. Chevènement a estimé également que
l'Algérie pourrait contribuer à travailler à cette
amitié «par quelques décisions
symboliques», «C’est un travail nécessaire,
incontournable, patient, difficile. Sinon la
mémoire douloureuse risque d’être
instrumentalisée et de produire encore
aujourd’hui des effets politiques irrationnels
du point de vue des intérêts de l’Algérie
comme ceux de la France (…) Plutôt que
chercher la cause des faits loin en arrière et
chez les autres, nous servirons mieux nos
patries en nous tournant ensemble vers
l’avenir et en regardant chez l’autre ce qu’il y
a de positif, pouvant être mobilisé dans
l’intérêt mutuel car il ne sert à rien
d’entretenir les braises». Questionné sur la
problématique de la reconnaissance officielle
des massacres du 17 octobre 1961 et la
recherche de la vérité sur cette répression
dans le cas où il serait président de la
République en 2012, le candidat Chevènement
a répondu que déjà, lorsqu’il était ministre
de l’Intérieur, il avait «mené une enquête sur
ces évènements (…) Le caractère
emblématique de cette manifestation, dans
le contexte politique de l’époque, lui donne
son poids et justifie qu’elle puisse devenir le
symbole de la lutte des Algériens en France»,
a-t-il dit. Pour lui, «l’aveuglement des
hommes qui ont commandé cette répression
la rend encore plus odieuse. Des Français
nombreux s’associent aux Algériens pour en
commémorer le souvenir. On ne peut
cependant séparer cette répression
disproportionnée de tous les massacres qui
ont endeuillé cette période paroxystique et
dont il m’est arrivé d’être le témoin». La
reconnaissance de ces faits, a-t-il dit, «fera
progresser la conscience». Sur le dossier de la
circulation des personnes entre la France et
l’Algérie, l’intervenant a précisé que la cause
du durcissement de la procédure est dû au
détournement par certains des visas «pour
nourrir une immigration irrégulière».
K. B.- H.
R . A./Agence
Le ministre de la Santé,
de la population et de
la Réforme hospitalière,
Djamel Ould Abbès, a
déclaré hier, lors de sa
visite de travail qui l’a
mené à la région d’Aflou
relevant de la wilaya de
Laghouat, que «l’ouverture d’une enquête sur
le dossier de l’importation des médicaments
menace plusieurs intérêts sensibles car, poursuit-il, sur l’importation
de 38 types de médicaments il a été révélé une
surfacturation
de
l’ordre de 64 millions de
dollars». Il a aussi profité de l’occasion pour
répondre aux rumeurs
relatives à la dégradation de sa relation avec
le Premier ministre
Ahmed Ouyahia. «Tout
ce qui a été dit à ce propos est complètement
faux. Le Premier ministre a été désigné par
le président de la République et moi aussi.»
S’agissant du projet de
la loi sur la santé, il a
souligné qu’il est en
phase finale et qu’il va
être remis à l’APN durant le premier trimestre de l’an 2012.
De notr e envoyée
spéc iale à L aghoua t,
Hassiba Abdall ah
Visite d’une délégation du Medef
Intérêt des entreprises françaises pour l’Algérie
, Une délégation de chefs d’entreprise français, conduite par JeanMarie Dauger, président du
conseil de chefs d’entreprise
France-Algérie de Medef International et directeur général adjoint
de GDF Suez, est arrivé avant-hier
à Alger, selon un communiqué
adressé à notre rédaction. Cette
délégation a été reçue par Karim
Djoudi, argentier du pays, au siège
de son département ministériel.
Au cours de cette rencontre, le ministre des Finances a fait une présentation de l'évolution de la situation économique et financière
du pays ainsi que du cadre régissant les investissements en Algérie en affirmant aux patrons d’entreprise sa «disponibilité à répondre à leurs attentes dans le
cadre des lois et règlements du
pays», selon la même source.
M. Djoudi a répondu également
aux questions des membres de
la délégation, lesquelles ont porté,
notamment, sur les aspects fiscaux, douaniers ainsi que ceux
liés au transfert de dividendes et
aux crédits documentaires au
titre des opérations d'importation. De son côté, M. Dauger a affirmé que la présence de la délégation des chefs d'entreprise français en Algérie «témoigne de
l'intérêt qu'ils portent au marché
algérien et de leur souhait d'aller
plus loin dans leur partenariat et
de s'installer dans la durée». Le
président du Conseil de chefs
d'entreprise France-Algérie a
même soutenu que la règle dite
des 49/51% régissant les investissements étrangers en Algérie «ne
constitue pas un obstacle» pour
les entreprises françaises.
La visite de la délégation du
Medef international, composée
d'une soixantaine de dirigeants
de grandes entreprises et de PME
françaises opérant dans différents
secteurs, s'inscrit dans le cadre de
la prospection de nouveaux partenariats avec les opérateurs économiques nationaux et de l'amélioration des perspectives de co-
«La seule reconnaissance
de ces faits fera progresser
la conscience»
actuel
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
4
Abdelhamid Temmar à Annaba
É D U C AT I O N
Référendum
sur les œuvres
sociales
«80 entreprises publiques seront
remises sur les rails»
«61,87% des voix
pour une commission
nationale et des
commissions
de wilaya»
, Abdelhamid
Temmar, l’actuel ministre de la Prospective et des Statistiques, était hier à
Annaba avec pour
objectif l’explication du contenu de
son livre La transition de l’économie
émergente - Références théoriques Stratégie et politiques.
Le ministre était accompagné de plusieurs de ses
collaborateurs qu’il a présentés comme ayant été
les chevilles ouvrières du
livre en question. «Une entreprise qui ne fait pas de
valeur ajoutée doit disparaître. Cependant, il y a
des secteurs que nous ne
devons pas laisser tomber comme la métallurgie, la pétrochimie et
l’électricité. Ils sont essentiels pour la croissance
économique et le développement de notre pays.
C’est pour ça que nous
avons proposé de remettre sur rail 80 entreprises publiques économiques dans les secteurs
essentiels pour la croissance économique» a
lancé Abdelhamid Temmar quelques minutes
avant de ponctuer son intervention de deux
heures.
A son auditoire composé
essentiellement d’enseignants universitaires et
d’étudiants de la faculté
des sciences économiques et de gestion, le
ministre a précisé que son
œuvre est une référence
incontournable dans la
compréhension de la
chose économique. Révéler aussi, et là est certainement le véritable motif de
son déplacement, les effets sur l’Algérie de l’enrayement de la machine
économique et financière
mondiale.
Comme l’avait fait Abdelkrim Harchaoui, 48 heures
auparavant lors d’une
conférence débat organisée à l’initiative du parti
politique le RND, le ministre de la Prospective
et des Statistiques a parlé
d’indicateurs économiques défavorables
étayant l’hypothèse d’une
récession à l’échelle mondiale. Ces mêmes indicateurs ont été avancés par
les nombreux intervenants au séminaire sur la
compétitivité de l'entreprise pour situer l’écono-
es partisans d’une gestion
par une commission
nationale et des commissions
de wilaya, en ce qui concerne les
œuvres sociales de l’éducation
nationale, ont remporté le
référendum tenu le 7 décembre
dernier. Selon le département de
Boubakeur Benbouzid, les
résultats du vote ont donné 298
534 voix qui se sont exprimées en
faveur desdites commissions, soit
un taux de 61,87%, contre 183 950
voix qui se sont prononcées pour
le choix des commissions au sein
des établissements scolaires, soit
un taux de 38,13%. Tout en
précisant que «seuls 19 cas de
recours ont été enregistrés et qui
n’ont eu aucune conséquence
significative sur le résultat final»,
la même source conclut que les
partisans pour une gestion des
œuvres sociales par une
commission nationale et des
commissions de wilayas l’ont
emporté et que tous les
observateurs délégués à l’intérieur
ou à l’extérieur du secteur de
l’Education ont qualifié
l’évènement «d’exemplaire». et
d’expliquer que l’ensemble des
opérations de vote et de
traitement des données se sont
déroulées dans la transparence la
plus totale et ce, en présence de
20 606 observateurs délégués par
les syndicats agréés de
l’Education, à savoir, le Cnapest,
l’Unpef, la FNTE, le Snapest, le
SNTE, le Satef et le Snapap, «pour
sa part, le ministère de l’Education
nationale n’a ménagé aucun effort
pour assurer le bon déroulement
de ce référendum aux plans des
moyens humains et matériels et
de garantir, en toute neutralité, sa
régularité et sa crédibilité», s’est
félicité la tutelle. Il est aussi
question d’estimer qu’à travers
cette expérience, l’ensemble des
travailleurs du secteur, les
syndicats agréés et tous les
personnels de l’administration
impliqués dans l’organisation
dudit référendum
«ont su créer, grâce à leur action
solidaire sur le terrain de la saine
compétition, une véritable
synergie qui a porté haut les
valeurs démocratiques», a-t-on
noté sur le communiqué rendu
public hier.
L
Abdelhamid Temmar. (Photo > D. R.)
mie algérienne. Entamé
dimanche, ce séminaire
s’était poursuivi hier en
parallèle à la conférence
débat animée par M Temmar. Les intervenants, majoritairement des experts
et des chercheurs de plusieurs régions du pays,
ont développé leur vision
sur les conditions financières et commerciales,
la baisse de la production
industrielle, l’investissement, l’inflation et l’instabilité économique. Rien
n’a été épargné au titre
d’arguments pour préciser les risques encourus
par notre pays si la crise
financière aux Etats-Unis
et en Europe venait à perdurer. Ces aspects ont été
abordés lors des séminaire récents encadrés
par la même faculté des
sciences économiques et
de gestion.
Tous convergeaient vers
les effets de la mondialisation, de la crise économique et financière sur
les pays émergents et en
voie de développement.
Ils ont été également abordés par les 2 spécialistes
en économie MM. Harchaoui et Temmar et
beaucoup d’autres universitaires et hommes d’af-
faires. Le même auditoire
a eu à écouter les arguments de Isaad Rabrab,
le patron du groupe Cevital « on peut tout réussir
en Algérie». Il était intervenu lors d’une conférence débat qu’il avait
animé récemment à l’invitation de l’école préparatoire des sciences économiques, commerciales
et sciences de gestion. Il
y a eu les assises sur le
développement local du
Conseil national économique et social de Mohamed Seghir Babès un
autre spécialiste en économie. Tout un monde
d’acteurs directs et indirects était intervenu dans
un cadre officiel sur des
questions économiques
d’actualité. C’est dire que
le choc de la crise financière mondiale qui secoue
actuellement le monde
n’a pas laissé nos décideurs indifférents. C’est
certainement à l’instigation de ces derniers que
les 2 ministres l’ancien et
l’actuel s’étaient déplacés
à Annaba et d’autres régions. Tous les deux se
sont attardés sur la mise
en route de plans d’austérité dans différents pays
européens. Ils ont aussi
souligné la situation aléatoire des organismes financiers américains et européens touchés par
l’éclatement des bulles
spéculatives qu’ils ont
eux-mêmes créées avec
des pratiques abusives.
La nécessaire privatisation des banques, la relance de l’investissement
dont celui direct étranger,
la mise à niveau des entreprises publiques et privées ainsi que l’introduction de l’innovation et
l’éthique sont, selon M.
Temmar, des atouts majeurs pour le développement de notre économie.
Il a cependant précisé que
la mise à niveau ou transformation de notre économie ne peut être réalisée en l’absence d’une administration publique
forte, l’Etat étant le maître
d’œuvre de toute politique relative au développement économique du
pays. M Temmar a estimé
incontournable le développement du secteur de
l’expertise en collaboration avec le ministre de
l’Enseignement supérieur
et celui de la Formation
et de l’Enseignement professionnels. Et comme
pour souligner que des
chamboulements inerviendront à très court
terme dans la gestion de
notre économie, le ministre de la Prospective
et des Statistiques a cru
bon d’ajouter : «Des projets de loi en ce sens sont
en cours d’élaboration»
En attendant de pouvoir
vérifier ces propos qui
vont au-delà de la prospective, bon nombre
d’observateurs présents
ont retenu plusieurs
orientations. Comme ils
ont estimé quelles que
puissent être les nouvelles turbulences résultant de cette crise financière, la nouvelle donne
a déjà une conséquence
positive sur l'Algérie:
L’éveil de nos économistes. Ce qui explique la
multiplication des rencontres, séminaires, déclarations et leurs sorties
sur le terrain pour le
contact avec des acteurs
directs et indirects de
l’économie. Leur objectif
est d’esquisser des perspectives économiques
mais aussi politiques et
commerciales à travers
l’évaluation précise et minutieuse des moyens
dont dispose notre pays.
A. Djabali
Radia Zerr ouki
échos
INFOS
EXPRESS
MAGHNIA
9 560 litres de carburant et
196 bouteilles de spiritueux
saisis
La lutte contre les trafiquants de carburant s'intensifie à la frontière algéro-marocaine, car à l'approche du
nouvel an, les activités des contrebandiers se multiplient du fait que la
demande en carburant algérien est
très forte. Ainsi, les brigades des
garde-frontières de la Gendarmerie
nationale ont réussi à saisir en une
seule journée (samedi écoulé)
9560 litres de carburant destinés à
être écoulés au Maroc. Lors de patrouilles pédestres sur la bande frontalière avec le Maroc, les éléments
des GGF de Maghnia ont procédé à la
saisie de 196 bouteilles de spiritueux
et 190 jerricans contenant 5700 litres
de carburant destinés à la contrebande. Dans une autre opération, et
dans la même journée, leurs collègues de Sidi Boudjenane et El Djorf,
ont également récupéré 132 jerricans
contenant 3 860 litres de carburant et
280 kg d'orange.
Par ailleurs, lors d'un barrage de routine dressé par les éléments de la brigade de gendarmerie de Hammam
Boughrara, ces derniers ont intercepté
une voiture de marqu e Renault 25
avec à son bord 100 bouteilles de spiritueux. Le contrebandier a réussi à
prendre la fuite en abandonnant et le
véhicule et la marchandise.
Cher g u i M o h a m m e d
TLEMCEN
La NR 4199 - Mercredi 14 décembre 2011
5
Guelma
«Nous sommes condamnés à vivre
avec des bidons et des jerricans»
, Le problème des
coupures d’eau
potable n’en finit pas
dans certains
quartiers de Guelma.
En effet, les pénuries sont
devenues actuellement
beaucoup trop fréquentes, et les plus prévoyants des citoyens sont
complètement déroutés
par l’irrégularité des coupures d’eau survenues
aux cités 8-Mars, Agabi et
autres localités, ndiquent
des sources concordantes. Or, cette pénurie
d’eau potable qui sévit a
notamment poussé la population guelmie à posséder plusieurs jerricans
vides pour enfin les remplir du précieux liquide
au niveau des fontaines
publiques situées sur la
route de Constantine ou
celles qui se trouvent sur
le chemin de Belkheir. De
ce fait , les habitants mécontents demandent aux
autorités locales de résoudre ce problème et de
mettre fin aux perturbations répétées dans la dis-
tribution d’eau potable
qui se fait parfois seulement deux fois par semaine, a-t-on souligné.
«Qu’on nous assure l’alimentation en eau ! Pourquoi sommes-nous condamnés à vivre avec des
bidons et des jerricans
comme à l’époque coloniale ?» nous ont-ils déclaré.
Les habitants du cœur de
la ville, de leur côté, nous
ont fait part d’une certaine irresponsabilité affichée par quelques responsables du secteur . «Ce
sont eux, révèlent-ils, les
responsables. Pourquoi
donc ne refont-ils pas une
fois pour toutes et bien
ces vieilles canalisations
datant de la période coloniale ?». Dans ce cadre il
faut ajouter à cela les
nombreuses fuites d’eau
qui sont parallèlement signalées un peu partout
dans des quartiers et
ruelles de la wilaya en
question.
En définitive il est à noter
que la population guelmie
demande aux autorités locales ainsi qu’aux services
concernés de se pencher
sur cet épineux problème
et de le résoudre définitivement, précise-t-on de
mêmes sources.
AHMER EL-AÏN
3 morts et 10 blessés dans
un accident de la route
Hier vers 7 heures 30 mm du matin un
minibus de marque Toyota Coaster a
violemment percuté un camion de l’ANP
sur le CW 106. Le bilan est lourd : 3
morts et 10 blessés dont certains sont
dans un état grave. Les premiers éléments de l’enquête font ressortir que
ce chemin de wilaya est très étroit et
défectueux à plus d’un titre.
Cet endroit réputé dangereux à déjà
coûté la vie à plusieurs automobilistes,
surtout durant la période estivale où il
est constaté un véritable rush sur ce
tronçon en direction des centres touristiques et les plages de la côte de
Tipasa. Cet énième accident de la route
et au même endroit devrait inciter la
direction des travaux publics à procéder à l’élargissement de la route pour
éviter que d’autres accidents mortels ne
surviennent à l’avenir. A signaler que
les victimes N. D., une femme âgée de
40 ans, domiciliée à Menacer, un
homme, A. Md, âgé de 45 ans, de
Nador, et un jeune homme, B. S., 23
ans, sont mortes sur le coup.
M o h a m e d E l - Ouahed
Chérif Abdedaïm
Au nom de l’hystérie sécuritaire
C
Ouargla : près de 600 jeunes
créateurs attendus
Près de 600 participants de différentes régions du pays
sont attendus pour prendre part au forum national des
jeunes doués, prévu du 22 au 26 décembre à Ouargla, at-on appris auprès de la Direction de la jeunesse et des
sports (DJS) de la wilaya. (Photo > D. R.)
LA CHRONIQUE DE
ombien de fois n’a-t-on pas
entendu les merles yankees parler
de liberté, de démocratie, de
réformes au nom desquelles ils somment
les «dictateurs» de quitter le pouvoir en
réponse aux revendications populaires?
Discours purement démagogique si l’on
considère le seuil de ces valeurs au sein
même de cette Amérique qui, à chaque
nouvelle guerre, invoque un nouveau
concept. La liberté aux USA ? Parlons-en !
Dans un article récent intitulé «A mesure
que l’empire américain s’étend à
l’extérieur, il se transforme en Etat
policier à l’intérieur», Sherwood ROSS
dénonce l’Etat policier qui gouverne les
Américains et cette hystérie sécuritaire qui
s’est accentuée depuis les attentats du 11Septembre. Quelques semaines après cet
attentat, les élus américains sanctionnent
une loi «antiterroriste» intitulée USA
PATRIOT. Un acronyme pas très original,
sans doute, mais suffisant pour
impressionner durablement le cerveau
prélavé de l'Américain moyen, endoctriné
dès le cours préparatoire par la prière
quotidienne, le serment d'allégeance, les
clichés pseudo-historiques, le
chauvinisme national, etc. Un projet
fourre-tout dénoncé par le magazine The
Nation : « Utilisation d’armées secrètes,
d’opérations secrètes.... de centres de
torture offshore, de groupes armés hors
de contrôle, de dépenses militaires
incontrôlables, des guerres par des flottes
de robots, des guerres par assassinat - et
toutes les autres caractéristiques de la
présidence impériale... ». Selon l’auteur
de l’article, «le Congrès a soutenu les
Le tribunal correctionnel de Saïda a condamné avant-hier
les nommés F. R., 46 ans, et K. L., 43 ans, à huit ans de prison
ferme chacun dans une affaire délictuelle de falsification de
quatre billets de deux mille dinars algériens. Le représentant du ministère public avait requis la peine maximale
contre les deux accusés. (Photo > D. R.)
Oki Faouzi
Saisie de 90 kg de kif
Selon une source du groupement de
la Gendarmerie nationale de Tlemcen, les éléments de la brigade du
même corps implanté à Sidi Djillali
(60 km au sud de Tlemcen), agissant
sur renseignements, ont procédé à la
saisie de 90 kg de résine de cannabis. La prise a eu lieu, selon notre
source, dans une petite fôret située
entre Bouihi et Sidi Djillali. C'est au
cours d'une embuscade tendue par
les gendarmes qu'une personne originaire de Sidi Djillali, fut appréhendée, alors qu'elle tentait de récupérer
la quantité de drogue qui était dissimulée dans des sacs à dos, tandis
que deux de ses acolytes ont réussi à
prendre la fuite.
C. M .
Saïda : deux faussaires condamnés
à huit ans de prison ferme
cinq guerres d’agression d’Obama à
l’étranger et voté des lois qui limitent la
liberté individuelle. Pour sa part, David
Cole, professeur à l’école de droit de
Georgetown, écrit dans The Nation : «Le
procureur général va désormais autoriser
les agents du FBI à fouiller les poubelles
des citoyens, à mener des recherches
dans les données des ordinateurs et à
utiliser de manière répétée des brigades
de surveillance, pour traquer des gens qui
ne sont pas suspectés du moindre délit,
sans avoir besoin d’autorisation légale».
Cela dit, les Etats-Unis n'ont jamais été le
havre de démocratie et de liberté que
nous décrit la légende. Dès l'origine, la
liberté ne vaut que pour une fraction de
la population. Les Noirs, d'abord tenus en
esclavage puis victimes de la ségrégation
raciale, et les Amérindiens, parqués dans
des réserves quand ils échappent à
l'extermination, n'en bénéficient - de
façon formelle - que depuis une époque
récente. Quant à la «liberté» de dizaines
de millions d'Américains, écrasés par la
misère, le chômage, les petits boulots
précaires, la violence, la drogue, etc.,
mieux vaut ne pas en parler... La
démocratie, elle, s'est toujours limitée pour ceux qui disposaient du droit de
vote - à choisir entre un âne et un
éléphant et à signer un chèque en blanc
tous les quatre ans. Comme toute chose
aux Etats-Unis, liberté et démocratie sont
des marchandises et ne sont donc
accessibles qu'à ceux des citoyens qui
peuvent se les payer. Alors ? Qui veut de
cette «démocratie» de poubelle ?
C. A.
Constantine : inauguration d’une
antenne de l’Ansej à Aïn Abid
Deux antennes des agences nationales de l’emploi (Anem)
et de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) ont été inaugurées,
dimanche, à Aïn Abid (Constantine), a-t-on indiqué à
l’Assemblée populaire communale (APC). (Photo > D. R.)
Médéa : trois secousses
telluriques en une journée
La wilaya de Médéa a été secouée dimanche dernier par trois secousses
telluriques, l’une de magnitude 2,4 sur l’échelle de Richter, à 09h02,
l’épicentre est situé au Sud-Est de la commune de Berrouaghia. La
seconde d’une magnitude de 3,1 sur l’échelle de Richter a été enregistrée à
10h04, l’épicentre a été localisé à 9 km de Berrouaghia. Quant à la
troisième, elle s’est produite vers 16h50 de magnitude 2,7, l’épicentre se
trouve à 8 km de la ville des Asphodèles (Berrouaghia). (Photo > D. R.)
monde
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
6
Algérie-Russie
Libye
Vers la normalisation des relations
diplomatiques avec Israël ?
Le président du CNT aurait-il obtenu l’aide des forces étrangères en contrepartie de la normalisation des relations
avec Israël ? (Photo > D. R.)
, Le Conseil national
de transition libyen
aurait-il accepté de
normaliser ses relations diplomatiques
avec Israël ? C’est en
tout cas ce que rapportent plusieurs informations crédibles,
faisant état de l’ouverture prochaine
d’une ambassade d’Israël à Tripoli.
Pour l’instant, le Conseil national de transition n’a pas
souhaité affirmer ou infirmer ces informations, qui
se confirment de plus en
plus. En effet, l’implication
de Bernard-Henri Lévy dans
les derniers événements
ayant soufflé sur la Libye
rendait plus que plausible
l’éventuelle normalisation
diplomatique avec Israël.
Des discussions sous
l’égide du Qatar auraient
mis aux prises des hauts
responsables israéliens et
des dirigeants du Conseil
national de transition libyens, selon des sources
crédibles. Plusieurs médias
arabes et britanniques ont
confirmé l’information de
rencontre avec plusieurs
juifs d'origine libyenne vivant en Grande-Bretagne,
des officiels anglais et des
membres du Conseil national de transition libyen.
Des juifs d'origine libyenne
auraient, par ailleurs, évoqué avec les responsables
du CNT la question du retour possible des juifs qui le
souhaitaient en Libye, ainsi
que celle de la restitution
de leurs biens, essentiellement à Tripoli et à Ben-
ghazi. A l’invitation du
Conseil national de transition, une délégation des
juifs britanniques d'origine
libyenne pourrait se rendre
prochainement en Libye,
conduite par Raphael
Luzon, fils d'un riche négociant libyen expulsé en
1967. Selon un journal israélien, Ahmed Chaabani,
porte-parole du Conseil national de transition, aurait à
plusieurs reprises évoqué
la nécessité pour son pays
d'établir des relions diplomatiques avec Israël. Le
même journal a écrit : «Israël a envisagé de nommer
Raslan Abu Rakoun, un
Arabe druze, actuellement
consul général d'Israël à Atlanta, en qualité d’ambassadeur en Libye». Du côté
libyen, aucun nom n’a filtré
sur la personnalité qui pourrait être désignée pour représenter la Libye en Israël.
A ce sujet, Raslan Abu Rakoun pourrait se rendre
prochainement en visite en
Libye, accompagné d'une
équipe médicale pour une
initiative d'ordre humanitaire. Toujours et selon plusieurs sources, les négociations au sujet de l'ouverture
d'une ambassade auraient
été réalisées sous les auspices du Qatar, dont Israël
espère qu'il sera un «allié»
facilitant l'établissement de
relations avec un certain
nombre de pays arabes, qui
voient d'un mauvais œil les
visées hégémoniques de
l'Iran sur la région. Si le
Conseil national de transition garde pour l’instant le
silence à ce sujet, l’ambassadeur libyen aux Nations
unies a déclaré : «Le jour
où le soleil se lèvera à
l’Ouest, nous accepterons
de normaliser nos relations
avec Israël». Selon des poli-
tologues, la communauté
juive de Libye était installée
dans le pays depuis environ trois siècles avant l'ère
chrétienne. Elle comptait
environ 40 000 membres
dans les années 1940. Après
le pogrom de Tripoli en
1945 — le pays était alors
sous mandat britannique
— puis la création de l'Etat
d'Israël, la communauté
juive s'enfuit. Il restait moins
de 600 juifs lors du coup
d'Etat de Kadhafi en 1969
qui s'est efforcé de faire disparaître toute trace de présence juive dans le pays.
Ainsi, si cette information
se confirme, la Libye sera le
troisième pays arabe à entretenir des relations diplomatiques officielles avec
l’État hébreu. Certains pays
arabes à l’image du Qatar
entretiennent discrètement
des relations avec Israël.
Medelci entame une visite
de travail à Moscou
, Le ministre des Affaires
étrangères, Mourad Medelci, a entamé, hier à
Moscou, une visite de travail de deux jours, à l'invitation de son homologue
russe, Serguei V. Lavrov.
Lors de cette visite, M. Medelci s’entretiendra avec
M. Lavrov avec qui il animera, par la suite, une
conférence de presse
conjointe. Le chef de la diplomatie algérienne poursuivra ses activités à la faveur d'un déjeuner de travail, avant de rencontrer
la présidente du Conseil
de la Fédération russe, Valentina Matvienko. Cette
visite, s'inscrit dans le
cadre du «renforcement
du dialogue politique»
entre les deux pays, qui a
connu une impulsion particulière depuis la signature en avril 2011 d'une
déclaration sur le partenariat stratégique. «L'état
des relations bilatérales
et les moyens de les développer davantage, ainsi
que la situation régionale
et internationale, à la lumière des récents développements intervenus
notamment sur la scène
arabe», figurent parmi les
points qui seront abordés
par les deux parties à la faveur de cette visite. Au
cours de cette visite,
M. Medelci donnera, par
ailleurs, une interview à
la télévision russe ‘’El
Yaoum’’. Intervenant au
lendemain de la tenue de
la 5e session de la commission mixte algéro-russe, la
visite de M. Medelci sera
l'occasion de «réaffirmer
la volonté de l'Algérie de
développer encore davantage sa coopération avec
la Russie dans les différents domaines de l'activité économique, de la recherche scientifique, de
la culture, de l'enseignement supérieur et autres».
La visite sera également
mise à profit par les deux
parties en vue d'échanger
des points de vue sur différentes questions d'actualité régionale et internationale, en particulier
la lutte antiterroriste à la
lumière des développements dans la région du
Sahel, la situation dans le
monde arabe et l'espace
euro-méditerranéen, le
processus de paix au
Moyen-Orient ainsi que
les évolutions enregistrées sur la scène maghrébine. La journée de d’aujourd’hui sera marquée
par la tenue d'une rencontre avec le secrétaire
du Conseil de sécurité de
la fédération de Russie,
Nikolai Patrouchev, suivie
d’une conférence organisée par la revue du MAE
russe la Vie internationale.
R . I.
Mourad Medelci accompagné de Serguei V. Lavrov.
(Photo > D. R.)
Moncef Rédha
Tunisie
Prestation de serment du
président Moncef Marzouki
Les combattants pas prêts à quitter
Tripoli avant la formation de l'armée
Le chef du Conseil militaire de l'ouest
libyen, Mokhtar Fernana, a affirmé
dimanche dernier que les combattants exrebelles n'allaient pas quitter la capitale
libyenne avant la formation d'une armée
nationale, comme le réclament les
Tripolitains. La Libye «maintenant est un
Etat sans police. Ce sont les thowars
(combattants révolutionnaires) qui
protègent Tripoli. Vous bénéficiez de la
sécurité et de la stabilité grâce aux
thowars», a déclaré le général Fernana au
cours d'une conférence de presse. «Quand
l'armée nationale sera formée, les thowars
abandonneront leurs armes», a-t-il ajouté,
estimant que les ministères de la «Défense
et de l'Intérieur n'ont pas assez de forces»
, Le nouveau président de
pour sécuriser la capitale. Hier, des
centaines de Tripolitains ont manifesté
pour réclamer le départ des factions armées
venues d'autres villes qui ont participé à la
«libération de Tripoli» en août et y sont
restées. Le gouvernement a affirmé alors
qu'il appuyait un plan du Conseil local de
Tripoli prévoyant le désarmement de la
capitale avant la fin de l'année. Mais
depuis, aucune mesure concrète n'a été
constatée. M. Fernana, qui précise faire
partie d'un groupe chargé de la formation
de la nouvelle armée, a appelé le Conseil
national de transition (CNT) à nommer
rapidement un chef d'état-major des
armées.
R . I.
la République tunisienne,
Moncef Marzouki, a prêté serment hier devant les
membres de l'Assemblée
constituante, en promettant
de défendre les intérêts nationaux et les institutions du
pays. «Je serai garant des intérêts nationaux, de l'Etat,
des lois et des institutions,
je serai fidèle aux martyrs et
aux objectifs de la Révolution», a affirmé M. Marzouki
lors de sa prestation de serment devant les membres de
l'Assemblée constituante. Il a
promis d'être le «président
de tous les Tunisiens» en
s'engageant à garantir «le
droit à la santé, le droit à
l'éducation, le droit des
femmes».
Moncef Marzouki, dirigeant
du Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste), a été élu lundi dernier
par l'Assemblée constituante
président de la République
tunisienne. Agé de 66 ans, il
succède au président intérimaire Fouad Mebazaa, qui
dirigeait la Tunisie depuis la
chute du régime de Zine ElAbidine Ben Ali.
Agence
entretien
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
7
Pierre Piccinin, historien et politologue, à La Nouvelle République
«Une intervention en Syrie pourrait déclencher
un embrasement généralisé de la région»
, Après ses séjours en
Libye et en Syrie, Pierre
Piccinin, historien et
politologue belge,
analyse les événements
dans cet entretien
accordé à La Nouvelle
République.
La Nouvelle République :
D’après la plupart des médias
occidentaux et certaines
chaînes arabes (Al Jazeera, Al
Arabia...), le peuple syrien est
victime d’une sanglante
répression de la part du
pouvoir en place.
Paradoxalement, les médias
indépendants annoncent une
tout autre réalité et l’opinion
ne sait plus à quelle source se
fier. Qu’en est-il réellement de
la situation après le séjour que
vous avez effectué en Syrie ?
Pier re Piccinin : Soyons d’emblée
bien d’accord sur ce dont nous
parlons : le régime baathiste en
Syrie est une dictature qui n’a pas
hésité, à plusieurs moments de
son histoire, à réprimer l’opposition sans faire dans le détail : arrestations, tortures, enlèvements
et disparitions…
Cela étant, je n’ai pas constaté de
«sanglante répression» durant mon
séjour en Syrie. Je précise tout de
suite que je ne suis pas entré en
Syrie à l’invitation du gouvernement et j’ai pu circuler dans tout le
pays, sans aucun contrôle, seul et
sans devoir justifier d’un itinéraire.
Certes, les forces de l’ordre dispersent les manifestants en ouvrant le feu. L’armée est aussi intervenue dans certaines régions, à
la frontière turque notamment, autour de Jisr-al-Shogur, mais pour
mâter des soulèvements violents,
nullement des manifestations «pacifiques». A Homs, j’ai vu des manifestants armés qui tiraient sur
les policiers. Ainsi, l’image simpliste que les médias diffusent de
la crise syrienne – un peuple manifestant pacifiquement contre une
féroce dictature – est complètement fallacieuse.
Il y a des morts, c’est un fait, y
compris lors de manifestations pacifiques. Mais le pays n’est pas à
feu et à sang. Et pour cause : les
manifestations de l’opposition rassemblent très peu de personnes.
Généralement, il s’agit de quelques
centaines de personnes au plus.
Cela s’explique parce que la police intervient très rapidement
pour les disperser, mais aussi
parce que la population est très
divisée par rapport à ces événements et, au final, ce sont surtout
les mouvements islamistes qui
continuent d’alimenter la contestation. Les manifestations ont lieu
dans les banlieues, le plus souvent
dans des quartiers socialement
plus défavorisés où les islamistes
sont très présents et mobilisent
les gens à la sortie de la mosquée.
C’est l’organisation des Frères mu-
Pierre Piccinin. (Photo > D. R.)
sulmans qui domine la contestation. Certains analystes l’avaient
cru complètement anéantie par le
pouvoir et continuent de le prétendre, mais elle existe encore bel
et bien, secrète, et se révèle aujourd’hui. Ce sont d’ailleurs les
Frères musulmans qui, le plus souvent, parlent au nom du Conseil national syrien, qui rassemble une
partie des différents courants de
l’opposition et voudrait se faire reconnaître comme le nouveau gouvernement syrien, à l’instar du
Conseil national de transition en
Libye.
Mais, à Damas et dans les principales grandes villes comme à Alep,
par exemple, la situation a toujours été tout à fait calme, exception faite de certains quartiers de
Homs et de Hama, le fief des islamistes, des Frères musulmans.
En juillet, je me suis rendu à Hama
un vendredi, jour de la grande
prière. J’avais suivi une manifestation qui avait rassemblé entre
trois et dix mille personnes. C’est
la seule fois où j’ai vu une manifestation de grande ampleur contre
le régime. Les manifestations qui
rassemblent des centaines de milliers de personnes sont plutôt
celles qui ont lieu en soutien de Bashar al-Assad. Bien sûr, la police ne
tire pas sur ces manifestants-là.
En outre, le gouvernement facilite
leur organisation. Mais il ne s’agit
pas de propagande pour autant,
pas seulement. J’y ai rencontré des
gens qui manifestaient très sincèrement et avec passion, ce
n’étaient pas uniquement des «figurants».
Or, concernant cette manifestation
à laquelle j’ai assisté à Hama, les
médias européens ont annoncé
une participation de 500 000 personnes ! Ayant été un témoin direct, j’ai été stupéfait par l’ampleur
de cette désinformation ; j’étais
vraiment abasourdi. J’ai pu constater de nombreux autres cas similaires. Dès lors, mon analyse est
très éloignée de celles de certains
politologues qui se basent sur les
aberrations que diffusent les médias, analyse pour laquelle j’ai été
très attaqué et, pour ainsi dire, fait
l’objet d’une véritable chasse aux
sorcières. Certains, un peu par jalousie de mon expérience, un peu
pour donner des gages aussi, n’ont
pas hésité à me qualifier d’agent
de la propagande baathiste. Mon
analyse est donc celle-ci : le gouvernement syrien, dans l’ensemble, garde le contrôle de la situation et n’est pas près de céder
quoi que ce soit à l’opposition.
Sauf si certains groupes qui participent à cette opposition — et je
pense aux islamistes — reçoivent
un soutien financier et militaire de
l’étranger, ce qui semble de même
en Libye : il y avait certes des journalistes présents à Benghazi, mais
ils ne quittaient jamais leur hôtel.
Sur le front, j’étais le seul. Et les
images soi-disant du front que l’on
pouvait voir, avec des journalistes
casqués en avant-plan, étaient
prises dans des zones déjà sécurisées ou plus grand-chose ne se
passait. Je l’ai constaté à plusieurs
reprises ; c’était pitoyable, du
show. Sur le véritable front, avec
leur casque et leur gilet pare-balle,
ils auraient fait une cible toute désignée et n’auraient pas tenu dix
minutes. Cela tient au financement
de la presse. Autrefois, on se permettait de mettre une équipe sur
une affaire, un événement, pendant des mois, pour retirer de
l’opération quelques articles seulement. Aujourd’hui, les rédactions
ont été dégraissées et ne disposent plus d’assez de personnel ni
de moyens.
La tâche des journalistes est maintenant de faire du texte, de remplir
des pages. Ils n’ont plus la possibilité de se rendre sur le terrain, de
vérifier l’information, ni le temps
de recouper leurs sources. Ils se
contentent donc de répercuter des
«informations» qui proviennent de
quelques grandes agences de
presse, elles-mêmes bien souvent
informées par des réseaux qu’elles
ont constitués, généralement dans
le milieu des ONG, dont certaines,
derrière des étiquettes apparemment honorables, cachent en réalité des groupes d’intérêt prenant
part aux événements traités.
Les médias indépendants aussi
souffrent de ce manque de moyens
et, dès lors, à vouloir systématiquement prendre de contre-pied
la version dominante, certains pèchent parfois par excès inverse et
finissent par présenter Kadhafi,
par exemple, comme un héros défenseur de la liberté…
Concernant la Syrie, je crois qu’on
est dans ce cadre-là et je ne suis
pas d’avis qu’il y ait une volonté de
l’Occident de déstabiliser le régime en place, contrairement à
celle du Qatar et de l’Arabie saoudite, qui appuient l’opposition islamiste de manière évidente, notamment en relayant sa propagande via leurs médias telle la
chaîne Al-Jazeera.
En effet, l’Europe a toujours eu de
bons rapports avec Damas et importe 98 % de la production pétrolière syrienne. Les Etats-Unis
ont mené toute une politique de
rapprochement avec la Syrie depuis 2001. Même Israël se félicite
d’un voisin qui, certes, crie très
fort contre le sionisme, mais, dans
les faits, freine le Hezbollah, maintient le statu quo et garantit l’étanchéité de la frontière du Golan. Je
suis convaincu qu’aucun de ces
Etats ne désire l’embrasement du
pays, la guerre civile, l’islamisme
armé…
Je pense donc que la désinformation ambiante résulte de ces problèmes structurels dont j’ai fait
état et puis aussi d’une certaine
incompétence. Je prendrai pour
exemple
un
cas
bien
concret : ce 20 novembre, à la suite
d’Al-Jazeera, toute la presse internationale a annoncé une attaque
de roquettes contre le siège du
parti Baath à Damas, et d’aucuns
en ont immédiatement tiré des
conclusions selon lesquelles, désormais, la capitale était attaquée
par l’opposition armée et que le régime devait compter ses derniers
jours.
Un de mes contacts à Damas m’a
spontanément téléphoné le jourmême pour m’informer que le bâtiment était intact et que cette histoire était une pure invention. Il
ne m’a pas fallu plus de deux coups
de fil pour vérifier l’information et
démonter l’affaire. Le lendemain,
j’ai publié un court article avec
une photographie du siège du
Baath à Damas intact qu’une amie
sur place m’a envoyée, avec, en
avant-plan, la une du Figaro du lendemain de la prétendue attaque. Si
j’ai pu procéder à cette vérification, qu’est-ce qui empêchait tout
journaliste d’en faire autant ? C’est
normalement le b.a.-ba du métier
de journaliste, non ?
entretien
Pierre Piccinin en compagnie des pro-Khaddafi. (Photo > D. R.)
Et il faut aussi tenir compte d’un
autre phénomène : la presse se
nourrit d’elle-même et, en même
temps, cherche le scoop vendeur, ce qui génère une spirale vicieuse dont il devient rapidement impossible de s’extraire ;
pire : dans des cas similaires à
celui que je viens d’évoquer, les
médias ne démentent même pas
après coup, par crainte du discrédit. Et ça se passe comme ça.
Ainsi, concernant la Syrie, les
grands médias restent sur leur
ligne éditoriale, malgré les témoignages, dont le mien, de journalistes et de chercheurs qui se
sont rendus sur place.
Pourtant, de plus en plus de
preuves sont fournies de ce que
l’opposition organise une formidable désinformation de la
presse occidentale. La source
principale - et presque unique
en fait - qui revient systématiquement dans les médias, à propos de la Syrie, c’est l’Observatoire syrien des droits de
l’homme (OSDH). Or, il a été établi à maintes reprises que cette
organisation dépend des Frères
musulmans et intoxique les médias : les 500 000 manifestants à
Hama, c’était l’OSDH ; les roquettes sur le siège du parti
Baath à Damas, c’était l’OSDH
aussi, en collaboration avec AlJazeera. Et pourtant, ces grands
médias continuent à utiliser cette
source et à répercuter les «informations» qu’elle leur propose.
Cela étant dit, concernant la
contre-propagande de manière
générale face aux médias dominants, il est bien difficile de
lutter : le grand public, qui
aborde ces questions de très loin
et veut consommer une information rapide, n’a ni le temps ni
l’envie de s’engager dans une démarche critique et de recouper
les informations, comme doit le
faire un professionnel, un journaliste ou un historien. Pour la
plupart des gens, ces médias
sont censés être fiables et crédibles.
Il y a peu, j’avais espéré que l’internet allait permettre de courtcircuiter ces grands médias. En
effet, de moins en moins, les
jeunes — j’entends les 15-35 ans
— achètent la presse papier et,
de plus en plus, ils prennent
leurs informations sur l’internet
(c’est plus rapide, plus facile,
plus disponible). Donc, les médias alternatifs avaient leur
chance de percer ou, au moins,
de montrer qu’il existe une autre
version des faits.
Cependant, les médias dominants ont bien appréhendé le
phénomène et ont déjà amorcé
leur reconversion : tous sont désormais présents sur la Toile.
Les médias alternatifs ont toujours leur chance, mais ne peuvent plus capter le lectorat
moyen, qui se rend directement
sur les sites des «mainstreams».
Dans l’un de vos articles, vous
disiez qu’Israël a accepté de
recevoir les représentants du
CNS et d’entamer avec eux
des négociations ? D’aprèsvous, sur quoi pourraientelles porter ?
Très franchement, je n’en ai que
peu d’idées. Le fait est que des
contacts existent entre le CNS et
le gouvernement israélien. Mais
il est bien difficile de savoir
quelles sont les intentions israéliennes en la matière.
Peut-être ne s’agit-il que d’entrevues ayant pour but de
prendre la température et de ne
négliger aucun scénario. Mais
rien ne laisse penser qu’Israël
aurait décidé de prendre le
risque de soutenir l’opposition.
Au contraire, comme je le disais, Israël s’inquiète de la déstabilisation de la Syrie et TelAviv est restée silencieuse depuis le début de la crise : le
régime baathiste ne reconnaît
pas l’État d’Israël, appelé «la Palestine occupée», et vocifère régulièrement contre «l’ennemi sioniste». Cependant, concrètement,
la Syrie ne mène aucune action
hostile à Israël.
En Syrie, vivent environ 500 000
réfugiés palestiniens. Le gouvernement syrien leur a donné
tous les avantages dont bénéficient les citoyens syriens. Les
Palestiniens ont, en outre, leurs
propres milices armées, autorisées par le gouvernement. Et,
pourtant, aucune attaque n’a lieu
contre Israël depuis les frontières
syriennes : la frontière du Golan
est parfaitement sécurisée par
la police spéciale de Damas pour
éviter tout incident avec le voisin
hébreux.
Et si la Syrie finance le Hezbollah et le Hamas, c’est dans le but
de rester un acteur régional incontournable et de garder des
cartes dans son jeu, mais nullement pour détruire Israël. Cette
relation de la Syrie avec ces deux
organisations lui permet en outre
d’exercer sur elles une forte influence et de les empêcher d’aller trop loin dans le conflit israélo-palestinien. Et cela, Israël le
sait bien.
Le gouvernement de Bashar alAssad est donc un moindre mal
pour Israël qui n’a pas intérêt à
sa chute, surtout pas dans la
conjoncture actuelle de grand
bouleversement du monde arabe
dans laquelle Israël a déjà perdu
des plumes et se retrouve entourée de populations hostiles :
si la guerre civile éclatait en
Syrie, la frontière deviendrait poreuse, et ce serait l’opportunité
pour certains groupes palestiniens, voire islamistes de la tendance Al-Qaïda, de faire du territoire syrien une base d’action
contre Israël.
A constater la rapidité
déconcertante avec laquelle
la communauté
internationale, la Ligue arabe
et l’ONU ont réagi contre le
régime libyen, d’après-vous,
avec l’implication des mêmes
acteurs, pourrions-nous
assister au même scénario en
Syrie ?
Si mon analyse est correcte, non,
en aucun cas. Comme je l’ai expliqué, ni les États-Unis, ni l’Europe, ni Israël n’ont d’intérêt
dans l’effondrement du régime
baathiste et la guerre civile qui
en découlerait probablement, opposant les Frères musulmans et
les courants islamistes radicaux
aux chrétiens, aux alaouites et
à d’autres communautés qui se
sentiraient menacées par les projets de république islamique en
Syrie, tels les Kurdes ou les
Druzes, par exemple. Sans compter une partie de la bourgeoisie
sunnite qui soutient activement
Bashar al-Assad et les réformes
économiques qu’il a entreprises
depuis 2000.
Pour les Etats-Unis, les événements en Syrie sont une véritable malchance, qui risque de
ruiner toute leur politique de réalignement forcé du pays, menée
depuis 2005. Peu après l’assassinat de Rafiq Hariri, le Premier
ministre libanais, les Etats-Unis
ont utilisé le Tribunal spécial
pour le Liban, avec la complicité
de leur nouvel allié indéfectible,
la France sarkozienne, pour
mettre la pression sur la Syrie,
qui fut obligée de retirer ses
troupes du Liban ; parallèlement,
à travers l’Arabie saoudite, son
grand allié dans la région, Washington a offert à Damas des
opportunités d’accords économiques et diplomatiques. Bashar
al-Assad avait bien compris cette
politique de la carotte et du
bâton et a saisi la main tendue ;
l’enquête du Tribunal spécial fut
alors réorientée vers le Hezbollah… La Syrie acceptait ainsi le
retour en grâce, tout en demeurant alliée de l’Iran, c’est-à-dire,
en outre, pour Washington, l’intermédiaire idéal pour régler ses
différends avec Téhéran autrement que par un nouveau conflit
armé. En fait, les relations entre
la Syrie et les Etats-Unis s’étaient
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
8
déjà améliorées dès après les attentats du 11 septembre 2001 :
Damas et Washington s’étaient
trouvé un point commun, à savoir la lutte contre le terrorisme
islamiste. Et des prisonniers furent transférés de Guantanamo
en Syrie, pour y être interrogés ;
une collaboration très étroite
s’est ainsi développée entre les
services secrets états-uniens et
syriens.
D’ailleurs, quelles mesures
concrètes ont-elles été prises
contre Damas ? Aucune !
Principalement, les Etats-Unis
et l’Europe ont déclaré qu’ils
n’achèteraient plus de pétrole à
la Syrie. Ce n’est pas sérieux !
D’une part, les Etats-Unis n’ont
jamais acheté de pétrole à la
Syrie… D’autre part, le pétrole
syrien continuera de se vendre
sur les marchés, ailleurs, à travers l’Irak notamment, et l’Europe s’approvisionnera ailleurs
également. Il s’agit donc d’un hypocrite petit jeu de chaises musicales qui n’aura aucune conséquence pour le régime baathiste.
Mais il fallait bien faire quelque
chose et jeter de la poudre aux
yeux, surtout après les moyens
lourds déployés en Libye…
Aussi, je n’hésiterais pas à dire
que l’Occident et Israël n’espèrent qu’une chose, très cyniquement, à savoir que Damas
soit en mesure de rapidement
rétablir l’ordre et de permette
ainsi le retour au calme dans les
plus brefs délais.
Le seul acteur que vous avez
évoqué et qui semble vouloir intervenir en Syrie, c’est la Ligue
arabe. Mais elle n’a, elle non plus,
pris aucune mesure concrète. En
fait, l’action de la Ligue arabe
est surtout motivée par le Qatar,
qui a saisi l’opportunité de ce
Printemps arab pour accroître
partout son influence de manière
phénoménale (le Qatar, aidé par
son meilleur allié, l’Arabie saoudite, a été présent sur tous les
terrains, en Tunisie, en Égypte,
en Libye, pour y apporter son
soutien, armes et financement,
aux islamistes radicaux, aux salafistes, mais aussi aux partis islamistes dits modérés).
Donc, la Ligue arabe fait entendre sa voix dans le dossier
syrien. Mais elle est en contrepartie freinée par d’autres États,
comme l’Égypte, qui sauraient
mettre le holà à toute velléité interventionniste, si les prétentions du Qatar devaient aller
jusque-là.
En outre, il ne faut pas oublier
que la Syrie dispose de solides alliés : contrairement à Tripoli,
Damas pourra compter sur le
soutien de la Russie, de la Chine
et de l’Iran. Il est d’ailleurs curieux que Moscou et Pékin aient
abandonné si facilement la Libye
au camp occidental. Mais peutêtre cela s’explique-t-il par le fait
que la résolution 1973 n’autorisait nullement l’Otan à renverser Mouammar Kadhafi, ni à soutenir militairement la rébellion,
comme en bombardant Syrte,
par exemple, mais uniquement à
protéger les civils. D’où l’attitude de la Russie et de la Chine
lors du vote de cette résolution
au Conseil de sécurité de l’ONU
et l’absence de veto (sans
qu’elles aient été jusqu’à l’approuver par un oui, pas plus que
le Brésil et l’Inde qui, par le hasard des choses, siégeaient également au Conseil de sécurité à
ce moment-là et se sont abstenus, ce qui fait de la résolution
1973 un pur produit de l’Occident).
Autrement dit, il semblerait que
la Russie et la Chine n’avaient
pas bien appréhendé les intentions françaises, britanniques et
états-uniennes à l’égard de la
Libye (pas plus que la Ligue
arabe, d’ailleurs, dont le président, l’Égyptien Amr Moussa, a
immédiatement retiré son soutien à l’intervention lorsqu’il a
compris les objectifs réels). La
Russie et la Chine ont dès lors
protesté, mais en vain : l’Otan
étant présente sur le terrain, il
était trop tard pour s’opposer à
l’intervention.
On peut donc supposer que,
après ce qui s’est passé en Libye,
les pays du BRIC se montreront
plus prudents au Conseil de sécurité, à commencer par la Russie, dont la Syrie baathiste reste
le seul allié sérieux dans la région, sa dernière carte de poids
au Moyen-Orient. C’est pourquoi
la Russie a envoyé des bâtiments
de guerre dans les ports syriens
sans attendre, dès que les premières propositions d’intervention, de la part de la Turquie notamment, se sont fait entendre.
Il me semble que, cette fois, le
message est bien clair.
Enfin, il ne faut pas négliger
l’Iran : une intervention en Syrie
pourrait déclencher un embrasement généralisé de la région,
l’une des plus sensibles au
monde, qui risquerait d’impliquer les monarchies du Golfe, le
Hezbollah au Liban et Israël.
Le petit jeu auquel se livre le
Qatar (en connivence avec la
France, semble-t-il ; en tout cas,
en Libye, c’était très clair) est
ainsi très dangereux, car il est
peu probable que la crise syrienne puisse aboutir à une transition politique calme, comme
en Tunisie ou en Egypte (où la
percée salafiste, toutefois, pose
question quant à la manière dont
l’armée pourrait réagir, avec l’appui de l’Occident, si les Frères
musulmans ne se montraient pas
raisonnables dans le choix de
leur alliance de gouvernement).
En conclusion, la Syrie constitue
un enjeu trop sensible pour que
quiconque se permette de tenter
une aventure aussi brutale que
celle qu’on a connue la Libye.
Sachant, d’une part, que la
population syrienne est
hétéroclite (chrétiens,
Druzes, Kurdes, chiites,
alaouites, etc.), et, d’autre
part, la montée en puissance
des Frères musulmans, que
peut-on présager de l’avenir
de la Syrie, au cas où le
régime de Bachar al-Assad
viendrait à disparaître ?
Ayant été sur place, après avoir
eu des contacts dans ces différentes communautés, je ne vois
pas d’issue pacifique, négociée,
imaginable pour mettre fin à
cette crise.
entretien
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
9
Le point de vue des islamistes
est très clair en Syrie : aucune
négociation n’est envisageable
avec le Baath, qui doit quitter le
pouvoir sans délais ; la communauté sunnite est majoritaire et
l’objectif est l’État islamique. Les
Frères musulmans syriens ne
sont pas aussi accommodants
que leurs homologues égyptiens.
Et il ne faut pas les confondre
avec l’AKP turque ou Ennahda
en Tunisie, partis «modérés»
(quoique peut-être pas autant
qu’ils voudraient le faire croire en
réalité).
Les communautés alaouite et
chrétienne, qui sont celles qui se
sentent les plus menacées, n’ont
quant à elles aucune intention
de renoncer à la laïcité de l’État
et de subir un sort similaire à
celui des chrétiens d’Irak, dont
plusieurs milliers ont d’ailleurs
trouvé refuge en Syrie et fournissent un éloquent exemple aux
chrétiens syriens, ou à celui des
coptes d’Égypte qui, depuis la
chute de Moubarak, fuient le
pays et les attaques islamistes
par dizaines.
Il y a deux scénarios possibles,en
cas de chute du régime actuel :
une victoire rapide des Frères
musulmans et de leurs alliés dans
la communauté sunnite, c’est-àdire l’instauration en Syrie d’une
république islamique, ou la
guerre civile sur le long terme.
Mais je pencherais plutôt pour
le second scénario : premièrement, l’armée syrienne est en
grande partie aux mains des
alaouites, la communauté dont
est issu le président al-Assad ;
les unités les mieux armées et
les plus performantes sont essentiellement alaouites.
Et les chrétiens, si je dois en
croire les témoignages que j’ai
récoltés en Syrie, sont très majoritairement prêts à se battre à
leurs côtés (plusieurs de mes
contacts au sein des différentes
communautés chrétiennes m’ont
assuré qu’ils s’y préparaient déjà
et disposaient de caches d’armes
à cet effet). Deuxièmement,
comme en Libye, il semble que
l’opposition islamiste soit désormais armée par le Qatar…
En cas d’aggravation de la situation, on pourrait donc voir surgir
en Syrie une conjoncture assez
proche de celle qu’avait connue
le Liban dans les années 1970 et
1980.
Hier, l’Occident combattait
les extrémistes musulmans
takfiristes. Aujourd’hui, ce
même Occident investit dans
ces forces (comme on le
constate en Tunisie, en
Egypte, en Libye et en Syrie).
Quel rôle joue aujourd’hui la
confrérie des Frères
musulmans dans les
évènements qui secouent le
Moyen-Orient ? Comment se
situe-t-elle par rapport à la
stratégie mise en œuvre par
Washington pour protéger ses
intérêts et ceux d’Israël dans
la région ?
Si vous m’aviez posé la question
il y a six mois, j’aurais souri en
vous répondant que l’islamisme
n’était pas un danger et que la
Ici, avec des rebelles libyens. (Photo > D. R.)
montée du radicalisme religieux
dans le monde arabe procédait
plus du fantasme occidental que
d’une réalité vérifiable.
Je vous aurais probablement expliqué également que l’islamisme
avait surtout bon dos pour justifier le soutien de l’Occident aux
dictatures, prétendus «remparts
contre le terrorisme et le radicalisme». C’était la thèse dominante
et elle me paraissait tout à fait satisfaisante.
Aujourd’hui, après avoir parcouru les différents terrains du
«Printemps arabe» pendant plus
de dix mois, je suis affirmatif :
l’islamisme radical n’est en aucun
cas un fantasme, et ces dictatures, effectivement, l’endiguaient tant bien que mal.
La percée salafiste lors des élections de novembre, en Égypte,
est en cela des plus éloquentes :
personne ne les avait vus venir ;
or, les salafistes sont désormais
la deuxième formation politique
en importance après les Frères
musulmans.
En Tunisie, Ennahda, derrière
ses apparences «modérées», reçoit des fonds du Qatar et négocie ouvertement avec les salafistes.
En Libye, les filières islamistes
radicales sont partout présentes.
Elles ont reçu du Qatar des
moyens extraordinaires. Lorsque
je m’y trouvais, en août, j’ai
même constaté du matériel lourd,
des chars d’assaut, financés par
le Qatar. Ce fut à ce point que, à
Benghazi, j’ai été témoin de la
panique du CNT, lorsque nous
avons appris qu’une colonne de
plusieurs centaines d’islamistes
armés jusqu’aux dents montait
sur Tripoli.
Le CNT a alors donné l’ordre de
lancer l’attaque sur la capitale
deux semaines avant la date prévue et dans le plus grand
désordre, pour ne pas être pris
de court par ces combattants islamistes. Au Yémen également,
des mouvements salafistes et des
filières d’Al-Qaïda ont fait leur
apparition.
Au Maroc, les élections viennent
d’être remportées par le courant
islamiste Justice et Développement, favorable à la monarchie,
soutenu par le Qatar et Al-Jazeera
(opposé aux contestataires du
Mouvement du 20 Février et aux
islamistes réformateurs du parti
Justice et Spiritualité).
Bref, partout, l’islamisme radical
triomphe et s’impose. Plus encore, ces différents mouvements
entretiennent entre eux d’intenses contacts, y compris avec
l’AKP en Turquie (à laquelle les
Frères musulmans syriens ont
demandé une intervention militaire).
Il est encore bien difficile de démêler l’écheveau de ces négociations, mais il est clair qu’une
véritable «internationale islamiste» est en train de se mettre
en place.
Mais cette situation est la conséquence du «Printemps arabe», et
non sa cause : les islamistes n’ont
pas été à l’origine des coups de
colère, des révoltes qui ont
ébranlé plusieurs pays arabes ;
qu’il s’agisse des salafistes ou
des mouvements plus «soft», ils
ont profité des événements, alors
que, dans certains cas, comme en
Égypte, ils étaient même plutôt
absents au début du soulèvement. Il ne faut donc pas leur attribuer des intentions ou un rôle
qui n’ont pas été les leurs.
Cela dit, a priori, en ce qui
concerne les Frères musulmans
en particulier, comme Ennahda,
rien ne laisse croire qu’ils rejoindront les salafistes dans leur
projet de créer le grand califat
universel…
En effet, leur objectif est plus
modeste et concerne essentiel-
lement l’islamisation de la société (l’islam comme religion d’État, le port du voile obligatoire,
l’interdiction de l’alcool, le respect des cinq moments de la
prière, etc.). Et ce, dans des degrés différents d’un pays à
l’autre : comme je l’ai dit, les
Frères musulmans égyptiens ne
sont pas aussi intransigeants que
les Frères musulmans syriens…
D’un autre côté, les Frères musulmans, comme Ennahda,
comme l’AKP, ne sont pas socialistes.
Ils n’envisagent nullement des
réformes économiques et sociales en profondeur qui menaceraient l’économie de marché, le
libéralisme et les intérêts occidentaux. Ni non plus de remettre
en question les traités internationaux et la paix avec Israël.
C’est pourquoi je crois ne pas
prendre trop de risques en pronostiquant, en Égypte par
exemple, un accord entre les
Frères musulmans et le Bloc
égyptien, c’est-à-dire l’ancien establishment moubarakiste, avec
la bénédiction de l’armée et de
Washington, dont les relations
étroites n’ont pas été interrompues depuis la chute de la dictature, pas plus qu’en Tunisie
d’ailleurs, où Ennahda entretient
également de bons rapports avec
la diplomatie états-unienne.
Autrement dit, si ces partis «modérés» savent maintenir à leur
place les mouvements salafistes,
ils pourront tranquillement islamiser la société à coups de décrets, sans gêner les intérêts occidentaux : la chute de Ben Ali et
celle de Moubarak avaient certainement effrayé Washington,
mais la Maison-Blanche s’est très
rapidement rassérénée lorsqu’il
a été clair qu’il y avait une alternative acceptable.
Je serai, cela dit, un peu plus
circonspect en ce qui concerne la
Libye et la Syrie, où les mouvances islamistes qui y sont actives semblent moins «modérées», peu lisibles encore en tout
cas…
Certains reconnaissent dans
les manifestations qui
envahissent le Monde arabe
en général et la Syrie en
particulier les prodromes
d’un quelconque printemps ;
d’autres pensent que c’est un
complot savamment ourdi par
Washington dans le cadre de
son plan de remodelage du
Proche et Moyen-Orient. De
quel côté vous placez-vous ?
De manière générale, je ne crois
pas que le «Printemps arabe» soit
le résultat d’un vaste complot
états-unien visant à remodeler le
«Grand Moyen-Orient», et encore
moins dans le cas de la Syrie,
pour les raisons que j’ai développées.
Les Etats-Unis, comme l’Europe,
ont été surpris par les événements et ont réagi très maladroitement, au début en tout
cas.
Le cas libyen est certes impressionnant, mais c’était une pièce
unique, improvisée et qui s’est
jouée à vue, dans la précipitation.
Ni «printemps», ni «complot»
donc en ce qui me concerne,
mais différents cas de troubles,
des cas très dissemblables, tant
par leurs causes que par les résultats survenus.
Et, dans l’ensemble, outre le
bonus libyen, rien, à ce stade, de
réellement fâcheux pour l’hégémonie états-unienne en Afrique
du Nord et au Moyen-Orient.
Une grosse frayeur, simplement,
mais finalement sans conséquence.
Entr etien réalisé
par Chér i f A b d e d a ï m
régions
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
10
Session d’automne de l'APW de Boumerdès
INFOS
EXPRESS
VOTE SUR LA GESTION
DES ŒUVRES SOCIALES
À BORDJ BOU-ARRÉRIDJ
Très large victoire
du bulletin n°1
La presque totalité du personnel
du secteur de l’éducation de la
wilaya de Bordj Bou Arréridj
était présente pour choisir le
mode gestion des œuvres
sociales le 7 décembre dernier.
Le «bulletin n°1» l’a remporté
avec 8 260 voix, soit 77,12%
(87% dans le primaire, 65%
dans le moyen et 79% dans le
secondaire). Le taux de
participation a atteint 90,80%
soit 10 890 votants sur les 11 993
inscrits, a-t-on appris jeudi
auprès d’un syndicaliste local.
Selon la même source, le
bulletin n°2 a obtenu 22,88%,
soit 2 450 voix.Conforté par un
taux de participation élevé et un
résultat confortable, ce vote va
être interprété comme un vote
de confiance en faveur des
syndicats qui ont appelé à voter
pour le bulletin n°1. «Nous
savions dès le début que le
référendum soutiendrait les
opposants à l’UGTA, mais pas
nécessairement pour de bonnes
raisons», a dit de son côté un
ancien syndicaliste de la Fnte.
«La mauvaise gestion
endémique, l'opacité et la peur
de l’avenir ont joué un rôle
capital dans l'issue du scrutin»,
a-t-il dit, en ajoutant que ce
vote sanction allait se poursuivre
dès les prochaines élections
pour le choix des personnes qui
vont les représenter.
S - K. B .
Un pourcentage insignifiant
pour le logement rural
, Si au premier jour de la
session ordinaire automnale de l'Assemblée populaire de la wilaya de Boumerdès, les dossiers du
budget primitif 2012 et
celui de la récupération
des terres agricoles intégrées dans les secteurs urbains ont pu être discutés
avec une unanimité d'élus
qui ont plus enrichi les
dossiers que contesté les
grandes lignes des propositions, au deuxième jour,
le dossier du logement
rural a été loin de tout
conformisme.
En effet, le constat de la situation
de ce dernier est amer. Sur un programme global de 8750 logements
touchant les neuf daïras que
compte la wilaya, seuls 2073 ont
été réalisés, soit 23.69%. Ce qui
laisse 4470 projets de logements
ruraux non encore entamés. Le
pourcentage sur tout le territoire
de la wilaya est de l'ordre donc de
51.09%.
La différence entre les projets réalisés et ceux non encore entamés
est de 25.22%. Elle concerne les
projets en cours de réalisation depuis 2002.
La commission de l'APW rapporte
que les causes seraient dues à
l'absence d'information en direction du citoyen, surtout que la ré-
n 8 750 logements en cours de réalisation dans la wilaya. (Photo > D. R.)
gion est connue pour la multitude
de ses régions campagnardes et
enclavées. Mais ceci n'est pas
l'apanage du grand public seulement.
Les services communaux, de daïras et de wilaya par lesquels passent ces dossiers du logement
rural connaissent un manque flagrant de coordination, en plus de
l’inexistence de la commission
chargée de l'étude des dossiers
de candidatures puisque la tâche
est dévolue à un employé, sans
Sadek
Tissemsilt
Loisirs
Le cybercafé, un espace privilégié
, Les cybercafés dans la
ville de Tissemsilt
affichent presque
quotidiennement
complets dès leur
ouverture. Une dizaine
de ces lieux sont
disséminés aux quatre
coins de la ville.
Tissant lentement mais sûrement leur toile dans la ville, les
cybercafés connaissent un rush
au moment de leur ouverture,
signe d’une réelle attente du
public d’assouvir une soif de
connaissance ou de plaisir.
Les cybercafés offrent, de ce
point de vue, une échappatoire
salutaire à tous ceux qui peuvent s’offrir le prix d’une petite
ou longue évasion à travers Internet dans des locaux aménagés avec soin. Un fait est indéniable, l’intéressement à I’internet est sans concurrent. De
la recherche de l’information
au téléchargement de logiciels
ou de documents à l’écoute de
musique, les internautes s’y re-
oublier l'absence de bureau destiné à cette opération d'acquisition du logement rural. Le ballottage du citoyen est donc certainement une autre raison dee ce
manque d'engouement pour ce
type de construction. De ce fait,
les membres des exploitations
agricoles n'ont pas bénéficié de
ce type de logement aidé par l'Etat
à hauteur de 70 millions de centimes. Certes, l'attestation de propriété du terrain à bâtir fait souvent défaut, sachant que la tradi-
tion orale continue à sévir dans
ces régions où la parole fait foi de
document.
A toutes ces raisons évoquées par
la commission et les élus dans
leurs interventions s'ajoute le problème de transport de matériaux
de construction et des surcoûts
dus à ces frais supplémentaires.
Parmi les résolutions de la commission, on relève la proposition
d'accélérer le lancement de la
radio locale comme moyen permettant une plus large information et, ainsi, compenser le déficit
en communication de la part des
collectivités locales.
Les dossiers ont été allégés, notamment par l'acceptation d'un
document délivré par la commune
certifiant la propriété du terrain et
la mise en place des commissions
de daïra avec la régularisation des
cas de terrains se trouvant à l'intérieur de tissus urbains ; mais
des élus ont conditionné l'aide
par un apport personnel du demandeur.
Enfin, les élus ont été unanimes à
proposer le relèvement de l'aide
de l'Etat à 90 millions de centimes
et l'octroi d'une première tranche
de 40%. Il est à souligner l'importance du logement rural dans une
wilaya à vocation agricole comme
Boumerdès.
Certains y voient, à juste titre
d'ailleurs, une solution dans l'absorption de la moitié, si ce n'est
plus, des demandes de logements
au niveau de la wilaya.
Gardiennage de parking, une autre
forme de racket !
, De
par sa situation géographique, la ville de Tissemsilt est devenue un carrefour en raison de la
grande affluence quotidienne des
Tissemsiltis et des habitants des
localités limitrophes qui viennent
faire leurs emplettes, se ruant sur
les commerces réglementaires ou
informels qui poussent comme des
champignons. Un problème se pose
malgré la création de différents espaces de stationnement pour les
multiples véhicules de tous types et
l'intervention des éléments de la
police afin d'assurer une circulation fluide : les automobilistes se
trouvent obligés dans certains cas
BRÈVE
Les cybercafés envahissent Tissemsilt. (Photo > D. R.)
trouvent et affichent leur satisfaction quant aux conditions
offertes dans les différents cybercafés du chef-lieu de wilaya.
Devant une clientèle composée
de professeurs, d’administratifs, de cadres, d’étudiants, de
lycéens, de chômeurs et même
de jeunes collégiens et écoliers
assoiffés de connaissances ou à
la recherche de nouveautés, les
propriétaires de cybercafés
s’évertuent à trouver le
meilleur moyen d’attirer et surtout de fidéliser une clientèle
de plus en plus nombreuse au
vu des files d’attente qui s’allongent, nécessitant de plus en
plus de chaises et d’espace.
Abed Meghit
Aïn-Defla : la Sûreté dresse
le bilan du mois de
novembre
Durant le mois de novembre, les services de
la sûreté de wilaya ont traité 220 affaires
qui se sont soldées par l’arrestation de 171
personnes.
La cour de justice a prononcé 63 mandats
de dépôt dont cinq femmes. Ces opérations
comptent quatre parties : 5 affaires pour
de stationner n'importe où et n'importe comment, l'essentiel étant de
trouver une brèche pour garer leurs
véhicules sous la surveillance de
gardiens sans agrément de l'APC
qui imposent leur diktat pour se
faire payer le droit de stationnement. Il serait temps que les autorités concernées mettent un terme
à cette situation anarchique, surtout avec la croissance rapide de la
ville de Sidi M'hamed-Bentamra.
A. M.
VoirsurInternet
www.lnr-dz.com
destruction de biens d’autrui, 85 pour vol
avec armes blanches, 99 pour coups et
blessures graves et 31 pour fausses pièces
d’identité et permis avec détention
d’armes blanches.
En outre, durant le mois de novembre, les
brigades de la Sûreté ont effectué 194
opérations coup-de-poing à travers 155
quartiers de Khemis-Miliana, Aïn-Defla et
El-Attaf. Le nombre de personnes
contrôlées s’élève à 863 ; 56 d’entre elles,
dont une femme, ont été placées sous
mandat de dépôt.
Hadj- Mohamed
La NR 4199 – Mercredi 14 décembre 2011
régions
11
Oued Morra : 177 foyers
raccordés au gaz naturel
Mohamed Cherif Abbès à Tipasa
«La vérité historique
est inaliénable»
, «Ce n’est pas en
plombant la poitrine
des Algériens ayant
choisi le camp de la
France coloniale en
médailles, en dressant des monuments
à la mémoire de ses
ralliés, ou encore en
enterrant les corps
de sinistres chefs militaires dans des
lieux mythiques de
la capitale française
qu’on arrivera à
tordre le coup à la
vérité authentique
du passé colonial».
C’est en ces termes on ne
peut plus clairs que Mohamed Cherif Abbès, le
ministre des Moudjahidine, a répondu hier aux
dernières répercussions
et aux nouvelles offres
des protecteurs des opinions sur les bienfaits de
la colonisation, lors de la
commémoration officielle
de la célébration des événements du 11 Décembre
1960 qui se sont déroulées dans la wilaya de Tipasa. Présent également,
le secrétaire général de
l’ONM, Saïd Abadou, a
rappelé le droit inaliénable du peuple algérien
d’exiger le repentir de la
France quant aux cruels
forfaits commis durant
toute la période coloniale.
Il met l’accent sur le fait
que la France doit une
compensation aux Algériens suite au pillage de
Pas moins de 177 foyers ont été raccordés au réseau de gaz
naturel mis en service dimanche dans les localités de AïnOsmane et Araâr, dans la commune de Oued-Morra, wilaya de
Laghouat, a-t-on constaté. (Photo > D. R.)
Tizi Ouzou : emblavement de
6 750 ha
Mohamed Cherif Abbès insiste pour qu’on retienne les leçons de notre passé. (Photo > D. R.)
leurs ressources durant
132 ans d’occupation.
Tour à tour, les secrétaires de l’ONEM et de la
CNEC ont énoncé les
mêmes revendications.
Pour revenir à la cérémonie des manifestations du
11 Décembre 1960, le ministre des Moudjahidine
s’est attardé longuement
sur l’apport de ces faits
pour la poursuite de la
guerre de la Libération,
en dépit de la situation
d’alors, définie par des
opérations militaires sanglantes visant l’essoufflement de la lutte. «Si le 1er
Novembre est l’étincelle
qui a ensoleillé le chemin
de la Révolution, les événements du 11 Décembre
en ont marqué un tournant décisif» dira-t-il.
L’impact de ces événements fut des plus marquants. «Les manifestations du 11 Décembre
sont une réponse claire et
déterminée du peuple algérien contre le matraquage français et un témoignage de plus de l’indéfectible soutien du
peuple à la Révolution.
Ce sursaut a confondu les
forces coloniales aux yeux
du monde entier et notre
lutte a gagné un combat
diplomatique dans le sens
où notre cause a été reconnue et appuyée par de
nombreux pays», rappelle
le secrétaire général de
l’ONM. Et d’ajouter :
«Cette preuve de puissance a poussé la France
à repenser ses projets en
s’engageant dans des tractations directes avec les
délégués du peuple et de
la Révolution».
Pour sa part, le ministre a
insisté pour qu’on retienne les leçons de notre
passé illustre en nous
abreuvant de ses fondements et de ses valeurs.
Une superficie de 6730 hectares est prévue pour l’emblavement
dans la wilaya de Tizi Ouzou, dans le cadre de la présente
campagne labours-semailles. (Photo > D. R.)
Khenchela : près de 300 familles
bénéficient du gaz naturel
M o h a m m e d E l - Ouahed
Hammam Bouhadjar
9,5 millions de DA pour deux fermes
Pas moins de 293 foyers de la commune d’El Ouldja (100
km au sud de Khenchela) bénéficient depuis lundi des
bienfaits du gaz naturel. La cérémonie de mise en service
de ce projet, inscrit en 2009 au titre du programme
spécial de développement des Hauts plateaux, s'est
déroulée dans une ambiance de fête. (Photo > D. R.)
, Les deux fermes agricoles Boudia Youcef et Bouhassoune, situées
dans la commune de Chentouf, à une
dizaine de kilomètres au nord de
Hammam Bouhadjar ont bénéficié
d'opérations inscrites dans le cadre
de l'amélioration des conditions de
vie sociales et économiques. Ainsi,
une enveloppe de 9,5 millions DA
sera mise sur le tapis pour la réalisation de ces opérations, a déclaré
hier au journal un responsable au niveau de la daira de Hammam Bouhajar. Pour la première ferme Boudia Youcef, le projet consiste en la
réalisation d’une piste d’une longueur
de 9 kilomètres reliant cette ferme à
la route nationale n°110. Les agglomérations dans cette ferme seront
désenclavées et en conséquence, le
problème de transport sera résolu,
notamment pour les écoliers qui ont
souffert beaucoup, surtout en période de pluie et aussi pour les ex-
Beni Saf : saisie de plus
de trois kilos de kif traité
Des opérations inscrites dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie.
(Photo > D. R.)
ploitants agricoles. La valeur de l’opération est estimée à 4 millions DA.
Concernant la seconde ferme Bouhassoune, un montant de 5,5 millions
DA est alloué pour la réalisation du ré-
seau d’alimentation en eau potable
pour les cent foyers qui constituent
l’agglomération de cette ferme agricole et ses environs.
S. Djelloul
Une quantité de 3,09 kg de kif traité a été saisie, dernièrement,
par une brigade mobile de police la judiciaire (BMPJ) à Beni Saf, a
indiqué dimanche la Sûreté de wilaya de Aïn Temouchent dans
un communiqué. (Photo > D. R.)
La NR 4198 — Mercredi 14 décembre 2011
télévision
12
Programme
13.00
13.55
15.35
17.25
18.10
19.00
19.50
20.00
20.35
20.45
22.50
23.40
16.55
17.55
19.35
20.35
20.40
22.30
00.05
Journal
Julie Lescaut
Père et maire
Grey's Anatomy :
Chacun pour soi
Une famille en or
Le juste prix
Météo
Journal
C'est ma Terre
Mentalist : Juste un
pétale
Mentalist : Culture et
dépendance
Chase : L'homme de
ses rêves
En mode Gossip
7 à la maison
Les filles d'à côté
NT1 Actu
Poil de carotte
Trois filles en cavale
Will my crash diet
kill me ?
Very Bad Blagues
Morandini !
L'oeil sur le Web
Very Bad Blagues
Fin du monde en 2012 ?
Fin du monde en 2012 ?
Faut-il y croire ?
23.30 Langue de bois s'abstenir
00.10 Morandini !
18.40
18.45
20.00
20.30
20.40
22.30
13.45
14.00
15.10
16.15
17.10
17.55
18.55
19.55
20.00
20.35
22.10
00.10
CHRONIK
par Herbé
Consomag
Toute une histoire
Comment ça va bien !
Rex
Seriez-vous un bon
expert ?
On n'demande qu'à
en rire
N'oubliez pas les
paroles
Et si on changeait le
monde
Journal
Rani : Brigande
Avant-premières
Dans quelle éta-gère
14.50 Malcolm : Le journal
intime
15.15 Talent tout neuf
15.20 Génération Top 50
16.15 A mourir de rire
17.00 Smallville
20.30 Les Simpson
21040 Vies croisées
02.40 Programmes de la nuit
09.00 Le plus grand fan
10.40 Sous le soleil
15.35 Gossip Girl : B :
Guerre froide
18.20 Le flic de Shanghai :
Le tueur qui tombe à pic
20.40 Captive du souvenir
22.30 Regards coupables
00.10 Freefighter
11.45 Un, Dos, Tres
13.00 Scènes de ménages
13.45 L'amour au pied du
sapin
15.40 Noël tout en lumière
17.40 Un dîner presque parfait
18.45 100 % mag
19.45 Le journal
20.05 Scènes de ménages
20.45 La France a un
incroyable talent
23.05 La France a un
incroyable talent,
ça continue
00.15 Enquête exclusive
Têtes à claques
Mon oncle Charlie
Le grand journal
Le petit journal
Le grand journal,
la suite
20.55 Makay, les aventuriers
du monde perdu
22.25 L'homme qui voulait
vivre sa vie
18.15
18.20
19.10
20.05
20.35
16.40
16.55
18.35
20.40
22.15
23.40
Hollywood Live
Magma
L'union sacrée
Snipers, tireurs d'élite
The Descent - Part 2
Sheitan
06.45
08.50
10.45
10.50
11.50
12.00
13.00
13.50
14.05
14.55
16.10
16.40
16.45
Ludo
Des histoires et des vies
Consomag
Midi en France
Edition de l'outre-mer
Journal
13h avec vous
En course sur France 3
Inspecteur Derrick :
Un homme en trop
Questions au
gouvernement
C'est pas sorcier : Au
temps des Gaulois
Culturebox
Slam
18.50 Mes meilleurs copains
20.40 On l'appelle Trinita
22.30 On continue à l'appeler
Trinita
00.20 Maintenant on l'appelle
Plata
15.10 Vu sur Terre : Archipel
des Açores
15.35 Fourchette et sac à dos
16.35 Sa majesté, la raie
manta
19.55 Voyages en pays
nordiques
20.40 Alexandre le Grand :
Le Macédonien
21.35 Trafalgar
22.25 Le dessous des cartes
17.15
17.25
18.00
18.10
19.00
20.00
20.10
20.35
22.00
22.35
23.00
00.10
01.05
01.30
Un livre toujours
Des chiffres et des lettres
Ouifi
Questions pour un
champion
Journal
Tout le sport
Plus belle la vie
Louis Renault et André
Citroën, la course du
siècle
Histoire immédiate :
Le débat
Soir 3
Enquêtes de régions
Doc
Couleurs outremers
Espace francophone
Il était une fois
90' enquêtes
Monk
Le meilleur des enfoirés
: les 20 ans
23.10 Chac
01.00 Fan des années 90 :
Année 1994
13.35
15.25
18.00
20.40
Golf Club
Yatch Club
La sélection du mercredi
Championnat d'Angleterre
Coupe du Monde de
Dressage Freestyle
23.30 Coupe du monde des
clubs
21.10
21.15
21.20
21.30
22.00
Sélection
Canal+ 00.20
Captifs
Film policier avec Zoé Félix
Carole est membre d'une équipe humani,
taire dont la mission touche à sa fin. Sur le chemin du retour, elle et ses coéquipiers sont brutalement enlevés par des criminels. Séquestrés dans une cave aménagée en cellules, ils ne
sont pas les seuls prisonniers. On les nourrit et
un médecin vient régulièrement pour les maintenir en vie, jusqu'au jour où le téléphone
sonne… Une histoire simple et classique mais
haletante et efficace.
Ciné Frisson - 22.10
Ciné Frisson - 20.40
The Descent - Part 2
Snipers, tireurs d’élite
Horreur avec avec Shauna Mac Donalds
Film avec Edison Chen
Une équipe de sauvetage retrouve Sarah, qui est de,
venue amnésique, rescapée de l'expédition. Ils redes-
Condamné pour avoir accidentellement abattu un
otage, Lincoln, tireur d'élite de la police de Hong-Kong,
purge sa peine en prison. Persuadé que son ancien coéquipier Hartman et la police sont responsables de sa
condamnation, Lincoln prépare sa vengeance...
On aime les films asiatiques qui miment les Américains.
cendent alors pour rechercher d'éventuels survivants.
Mais le cauchemar recommence…
Cela ne vaut pas le premier film, mais il reste très intéressant et les effets assez captivants.
,
UN RATAGE QUI COUTE
CHER, VRAIMENT CHER !
Lors de son émission, on
nous avait raconté que ce
superbe et coûteux billet de
banque tout neuf de 2.000
dinars était infalsifiable,
impossible à reproduire, et
les gars de la prestigieuse
Banque d’Algérie se sont
lancés dans une
démonstration trop
technique. Les gens n’étaient
pas emballés par ce nouveau
billet vert tout frais, sorti de
l’imprimerie de l’Hôtel des
monnaies et ils n’avaient pas
tort. Le temps leur a donné
raison et le billet qui est sorti
à grand renfort de
déclarations rassurantes des
officiels et surtout du patron
de la Banque d’Algérie et
tout le bla-bla sur sa
sécurisation a été hélas
victime de contrefaçon.
Le pays est aujourd’hui de
plus en plus inondé par les
faux 2.000 dinars et il n’y a
pas un jour sans que les
services de sécurité ne
découvrent une nouvelle
filière spécialisée dans ce
type de billet de banque.
Il y a même eu un mauvais
départ car le jour de sa mise
en circulation, toutes les
compteuses de billets des
banque avaient signalé le
vrai 2.000 dinars comme faux
billet. Erreur de mise à jour
des équipements, mais c’est
tout nous çà. Sortir un
produit dans la précipitation
sans prendre le temps de
réfléchir aux nombreuses
conséquences…
Oui, car on se précipite
toujours et on va toujours
droit dans le mur.
D’ailleurs, on ne connaît
toujours pas les raisons de
créer ce billet de 2.000
dinars… la première excuse
qu’on nous a racontée était
soi-disant d’assurer les
liquidités auprès des bureaux
de poste… Plusieurs mois
après sa mise en circulation,
les bureaux de poste
rencontrent toujours le même
problème de liquidités. En
clair, on n’a rien résolu du
tout. On a juste dépensé de
l’argent pour rien, gaspillé
d’énormes sommes pour ne
rien résoudre en fait… On n’a
pas réglé le problème des
liquidités et on a eu de faux
nouveaux billets de banque
en circulation…
C’est à ne rien comprendre !
En fin de compte, on se
retrouve avec beaucoup plus
de problèmes qu’avant et on
a dépensé un argent fou pour
se retrouver au point de
départ.
Si vous avez compris quelque
chose, écrivez-nous au
journal…
Allez, à demain si je ne suis
pas viré !
culture
AV I S
THÉÂTRE
«Les compagnons
de Nedjma» présente Hbali
La coopérative théâtrale Les
compagnons de Nedjma de Sétif a
présenté le samedi 10 décembre à la
maison de la culture HouariBoumediene de la même ville un
monodrame intitulé «Hbali» d’après
un long poème écrit par Smaïl Aït
Djaffer sous le titre «La complainte
des mendiants de La Casbah et la
petite fille Yasmina tuée par son
père».
Ce monodrame au contenu tragique
est adapté librement par un auteur
très prolifique qui a déjà, à son actif,
quelques dizaines de pièces montées
sur scène par la troupe Debza et la
coopérative théâtrale citée plus haut.
Malheureusement, Bounab Abdelatif
demeure, malgré tout, méconnu.
Concernant «Hbali», la mise en scène
est signée Salim Bensedira, un ancien
membre de la même troupe et
président de ladite association. Quant
à l’interprétation, elle a été assurée
par un jeune comédien amateur
répondant au nom de Khabchache
Adel.
L’histoire de ce long poème écrit en
1949, au cœur de la période
coloniale, est l’histoire tragique d’un
père SDF qui, d’un geste inexplicable,
a mis fin à l’existence de sa petite
fille Yasmina, âgée à peine de 9 ans,
en la poussant sous les roues d’un
camion qui était de passage, cela
sous les yeux exorbités de nombreux
passants.
A vrai dire, l’auteur de ce long
poème, Smaïl Aït Djaffer, n’est pas un
poète né, mais en assistant à ce geste
prémédité et impensable, sans en
comprendre la raison, il a été inspiré
par ce long poème qui l’a marqué à
jamais.
Dans un décor et une scénographie
signés par le peintre Mustapha
Ghedjati, le jeune comédien
Kherbache nous plonge, durant une
heure quinze minutes, au cœur de
cette histoire tragique, un parricide
commis par Ahmed Khouni sur la
personne de sa petite Yasmina. Il
nous dépeint avec un jeu plein de
réalisme la vie misérable des sans
domicile fixe, s’arrêtant sur le
quotidien de certains personnages
connus de la population algéroise, à
savoir Moh Smina et les autres, qui
ont élu domicile sous les arcades, de
jour comme de nuit, souvent collés
aux bouches d’aération des
boulangeries, pour recevoir un peu
de cette chaleur qui s’en dégage,
pour réchauffer leurs corps et
quelque part oublier qu’ils ont faim.
C’est un peu l’histoire du père et de
sa petite fille Yasmina, qui vivaient
sous les arcades parmi tout ce bon
monde, dans des conditions si
atroces que le père n’a pu en
supporter davantage. D’ailleurs, c’est
la raison qui l’a poussé à mettre fin à
la vie de misère de sa fille dont
l’unique objectif est de la sauver.
En définitive, le père Ahmed Khouni
a été arrêté par la police coloniale,
jugé pour son geste prémédité et
placé dans un asile, pour faire
oublier le véritable motif qui est celui
de la colonisation.
H.M. Kahina
La NR 4199 — Mercredi 14 décembre 2011
13
Le MaMa en fête
e
Un 3 Fiac, impair et manque !!!
, Il est désormais écrit
que l’art contemporain
arrive à se frayer un
chemin bien senti pour
abreuver un public sans
cesse en demande. C’est
ainsi que la «capitale»
algérienne de l’art à
travers le MaMa arrive
vaille que vaille à
accueillir régulièrement
des évènements qui,
même s’ils sont en dents
de scie, parviennent à
réunir du monde sur des
cimaises modernes.
Cette fois-ci, rendez-vous est pris au
MaMa à partir du 3 décembre pour
une grand-messe aux couleurs multiples. Le 3e Festival d’art contemporain (FIAC) a pris ses aises dans les
blanches arcatures de l’architecte
Faïd avec, en prime, une exposition qui regroupe quelques jeunes
talents d’assez bonne facture venus
d’Irak, de Grande-Bretagne, d’Italie, du Sénégal, d’Algérie, de Tunisie,
du Mali, du Paraguay et aussi du Pakistan, d’Allemagne, du Liban, de
Palestine, de Corée, de Roumanie et
du Cameroun. Le FIAC est devenu
institutionnel, il est ancré dans cette
instance devenue légitimatrice
qu’est le MaMa depuis la première
édition en novembre 2009 avec,
pour mission, de faire la promotion et de se poser des questionnements autour de ce médium esthétique devenu primordial. C’est aussi
l’assurance de présenter au public
des créations issues d’Europe,
d’Amérique, du Moyen-Orient,
d’Asie et d’Afrique. Pour le MaMa et
en l’occurrence la commissaire
d’exposition, le professeur Nadira
Aklouche Laggoune, «il s’agit de
promouvoir et de diffuser les
œuvres d’artistes internationaux
et locaux, confronter les styles, les
époques et les groupes, mais également donner de la visibilité et aider
à l’émergence de talents locaux et
internationaux».
Cette troisième édition est placée
sous le thème du «Retour» dans
l’éventail des sens philosophique,
social, culturel et bien évidemment
artistique.
La commissaire de l’exposition Nadira Laggoune tente de faire l’actualité du paradoxe en ces périodes
de tendances «Revival» (retour aux
sources des années 1960, 1970,
1980). Mais il est clair que cette notion de retour reste juste le prétexte d’une rencontre avec ces artistes émergents dont quelquesuns sont cotés dans les marchés
artistiques de Londres ou de NewYork pour ne citer que Mona Hatoum, une Libano-Anglaise, et
d’autres issus du substrat local de
la nouvelle création. Mais une question s’impose en voyant la vingtaine d’artistes exposés d’une manière très conventionnelle et répartis sur des cimaises qui paraissent
trop grandes : ce 3e FIAC aurait
gagné en qualité si les artistes euxmêmes avaient plusieurs œuvres,
quitte à augmenter les frais de dé-
Une œuvre d’Atef Berredjem. (Photo > D. R.)
placements et d’assurances ou faire
un travail in situ étoffé ou alors ramener plusieurs autres artistes
pour faire de ce FIAC non pas un
«Fiasco» qui distribue ainsi des
œuvres d’une manière éparse dans
un espace devenu, par la force des
choses, trop grand pour cette modeste initiative qui aurait gagné en
moyens, car il faut des moyens
pour produire une scénographie
bien plus efficace. On connaît le talent de Yahia Abdelmalek pour cette
option artistique, mais il a fait avec
les moyens qu’on lui a donnés,
c’est-à-dire des peccadilles. Le résultat se trouve hélas in vivo et bien
des personnes se sont déclarées
surprises par les grands vides laissés dans la fosse, par exemple où
l’espace aurait gagné en sculptures,
installations et créations en trois
dimensions qui auraient marqué
par leur présence cet évènement.
L’exposition A6 réalisée dernièrement a fortement marqué le public, alors que ce FIAC se perd dans
l’immensité blanche du MaMa.
Etrange état de fait quand on sait
que cela a quand même coûté de
l’argent même si cela reste insuffisant ; on aurait pu faire mieux. Et
cela pose la problématique de la
production et de la diffusion artistiques sous nos cieux, qui ne prend
pas encore au sérieux cette discipline que l’on appelle le management culturel. Qu’à cela ne tienne,
nous continuerons ainsi à faire taire
les mauvaises langues pour accompagner une visite guidée qui nous
mènera vers la découverte de
quelque 26 talents en installations,
art vidéo, dessins muraux, photo ou
peinture.
Le parcours se fait en quelques
étapes qui sont soit d’actualité, soit
ancrées dans des préoccupations
plus transcendantes. L’actualité prégnante, on la voit à travers la plasticienne Aïcha Filali sur un montage photo traitant du printemps tunisien. André Kuzkin revisite le
mythe de Sisyphe sur une vidéo
en spirale qui tourne en rond sur un
fond de béton qui durcit inexorablement. La carte de Zineddine Bessaï
redessine les contours d’un monde
nouveau, son ironie est réjouissante
de fraîcheur. Driss Ouadahi déchire
les grillages, traite de cette philosophie de la libération de soi, d’aller
vers une liberté, somme toute relative. Atef Berredejem, photos à l’appui, n’hésite pas à se mettre en
scène sur des scènes d’une rare
cocasserie, effrayantes aussi, par
la terrible vérité qu’elles incarnent
sur le pouvoir, par exemple. Un peu
comme l’installation en papier de
Cheikhou Ba, elle laisse aussi de
grands questionnements esthétiques et profondément lestés dans
l’actualité et les grandes transhumances. Transhumances dessinées sur les murs par le Roumain
Dan Perjovschi qui met noir sur
blanc quelques notions abstraites
ou semi-abstraites sur ces nouvelles
frontières, qu’elles soient philosophiques ou géographiques.
Le retour sur soi incarné par Inci
Eviner, venue de Turquie, laisse
pantois par la violence relative de
son expression peinte sur la répétition d’un personnage au cœur qui
va exploser. On savait les kamikazes violents, cet allant au kamikaze plastique de la Turque reste
délicieusement provoquant. Un
peu comme cette mappemonde de
Mona Hatoum qui se pose en nouvelle orientation esthétique, le noir
et le rouge de ce nouveau «nazisme»
provoqué par un monde nouveau
est surprenant et osé. Tant mieux,
l’art contemporain est toujours
connu pour ses notes subversives.
Le reste de l’exposition de ce 3e
FIAC reste à découvrir pour les
fanas de nouvelles expressions qui
ont laissé place à des tables rondes
tenues le 4 décembre dernier en
compagnie de Rachida Triki, philosophe et critique d’art, Bartoloméu
Mari, commissaire d’exposition, directeur du Musée d’Art Contemporani de Barcelone, Patricia Binder, artiste et commissaire d’exposition, auteur de Universes in
Univeres World of Art, Abdellah
Kerroum, chercheur, Simon N’jami,
écrivain et critique d’art, Gabriela
Salgado, à la Tate Modern Galery,
Marco Stamenkovic, commissaire
d’exposition, et Caroline Hancock,
critique d’art indépendante. Les
sujets ont tourné sur les biennales
et les festivals du Sud avec tous
ces enjeux sur les financements,
les hégémonies financières et esthétiques, dans un jeu d’échanges
inégaux, débats connus et passionnants sur les parrainages occidentaux d’événements du Sud et ces
«nouvelles pèches» sur les artistes
du Sud transportés brutalement
vers un nouvel univers aux eldorados paradoxaux. La mondialisation
dans sa splendeur a été évoquée,
personne n’est dupe, mais le pouvoir de l’argent reste suprême… Il
faut dire qu’en marge de ce 3e FIAC,
un programme musical est aussi
organisé in situ sur quelques jours
en compagnie du MaMa et de l’Association Marseillaise Ecume sur
le thème «Figures sonores», respectivement les samedis 10 et 17 décembre 2011, à 18 heures pour la
découverte de morceaux de Ravel,
Fauré, Chabrier, Millaud, joués à
quatre mains par la musicienne
Anne-Marie Ghirardelli, en compagnie de Joël Rigal.
Pour le concert du samedi 17 décembre, à 18 heures, il sera exécuté par le quatuor d’Aix-en-Provence jouant des œuvres de Sohil
Al-Wadi, O. Messiaen, Sophie Baduel, Daniel Paloyan, François Baduel et Olivier Lechardeur. Quant à
la journée du samedi 14 janvier
2012, elle donnera lieu, à 16h30, à
une conférence d’Albert Castanet
sur l’histoire de la musique contemporaine et ce, en collaboration avec
la Cité de la musique de Paris, une
rencontre qui sera suivie à 18h00
par un récital lyrique pour voix et
piano d’Elisabeth Grard et Nathalie
Negro. Le tout, avec le soutien des
services culturels de l’ambassade
de France à Alger.
Voilà qui donnera le la à une fin
d’année emplie d’images contemporaines. Au public de faire le déplacement pour le meilleur et pas encore pour le pire…
Jaoudet Gassouma
Expositions et concer ts visibles
et à écouter pour le 3e FIAC
d’Alger, Musée du MaMa,
du 3 décembre 2011 au 3
février 2012,
25, r ue Larbi-Ben-M’hidi, Alger,
entrée libre
La NR 4199 — Mercredi 14 décembre 2011
vie pratique
INFOS
VOLS
HORAIRES VALABLES
DÉPARTS
Alger vers
Paris (Charles De
Gaulles), 07h35
Lille, 08h45
Lyon, 09h50
Marseille, 11h30
Bamako, 18h30
Dakar, 20h45
Genève, 18h11
Istanbul, 11h30,
12h00
Londres, 10h05
Genève, 10h00
Rome, 10h40
Barcelone, 16h45
Madrid, 09h55
Montréal, 14h45
Le Caire, 09h30
Dubaï, 16h30
Casablanca, 09h45
Tunis, 16h00
Damas, 20h00
Aman, 16h00
Beyrouth, 16h00
Francfort, 10h30
Moscou, 16h20
Niamey, 20h50
Nice, 08h10
Nouakchott, 21h15
DÉPARTS
Oran vers
Alicante, 1445
Bruxelles, 09h00
Casablanca, 07h45
Djeddah, 1700
Lyon, 08h50
Marseille, 09h00,
12h45
Oujda, 8h00, 18h25
Paris Orly, 08h30
Toulouse, 09h00
DÉPARTS
Annaba vers
Lyon, 11h00
Marseille, 08h00
Paris, 23h00
DÉPARTS
Sétif vers
Lyon, 09h30, 14h40
Paris Orly, 07h 55,
19h25
Tunis, 16h00
Alger, 08h05, 1h55,
19h10
DÉPARTS
Paris vers
Chlef vers
Marseille, 13h00
Annaba, 15h55, 16h50
DÉPARTS
Béjaïa, 12h55
Tlemcen vers
Paris Orly, 08h45
Paris vers
DÉPARTS
Paris vers
Tamanrasset vers
Paris Orly, 02h45
LIGNES
INTÉRIEURES
DÉPARTS
Béjaïa vers
Marseille, 08h30
Paris, 09h20
Lyon, 13h30
Oran, 12h55
Bordeaux vers
DÉPARTS
Constantine vers
Marseille, 08 h 00
12 h 30
Paris, 13h00
Nice, 07h55
Mulhouse, 10h15
Lyon, 07h50
SANTÉ
min 10°C ressentie 6°C
max 16°C ressentie 15°C
Vent modéré de sud-ouest
Samu :
,Dans la nuit :
021.23.55.55
Ciel clair
min 11°C ressentie 8°C
max 14°C ressentie 11°C
Vent modéré de sud-ouest
Marseille vers
Annaba, 09h30,
15h50, 16h00, 17h30
Constantine, 06h00,
13h10, 14h50, 17h30,
20h00, 21h45, 22h10
Oran, 06h00, 11h00,
11h30, 17h45, 19h30,
20h50
Sétif, 08h00, 15h45
Ghardaïa, 07h00
18h30
Jijel, 08h10, 09h00
In Salah, 13h00
H.Messaoud, 06h45,
07h40, 18h00,
19h00, 20h45
Marseille vers
Alger :
Lever : 0752
Coucher : 17h32
Marseille vers
Batna, 13h00
Marseille vers
Marseille vers
Constantine, 10h30,
15h15
Marseille vers
Oran, 11h45, 15h40
Nice vers
Alger, 10h50
DÉPARTS
Nice vers
Alger vers
Constantine, 10h20
Lille vers
Alger, 12h30
Lyon vers
Alger, 13h00
Annaba, 13h50
Béjaïa, 10h40
Constantine, 16h15
Oran, 12h05
Sétif, 12h15
Santé
Conseils alimentaires
en cas de gastro-entérite
,
021.81.61.13
Dépannage Gaz :
- du lait fermenté bien sucré par petites cuillerées
- de l'eau minérale et du bouillon de légumes ; le
Coca n'est plus du tout recommandé.
Ces aliments sont à consommer selon l'envie.
Il faut savoir écouter son corps : il dicte très bien ce
qui passe et ce qui ne passe pas.
Dépannage
Electricité :
021.68.55.00
Service des eaux :
021.58.32.32/58.37.37
Dans les jours suivants
Il est prudent d'adopter un régime sans résidus
avec :
- de la viande maigre, du blanc de poulet, du poisson
cuit sans graisse
- des pâtes, du riz légèrement beurrés, sans sauce tomate
- pas de légumes
- des fruits cuits ou en compote
- des yaourts ou du lait fermenté
de façon à mettre l'intestin au repos pendant 2 ou 3
jours.
Ensuite, on reprend une alimentation normale.
SÉCURITÉ
Protection civile :
021.61.00.17
Sûreté de wilaya :
021.63.80.62
Gendarmerie :
021.62.11.99/62.12.99
ADRESSES UTILES
Aéroport Houari
Boumediene
Alger, 14h05
021.54.15.15
Recette du jour
Air Algérie
(Réservation)
021.28.11.12
Alger, 11h40
Rome vers
Alger, 13h40
Casablanca vers
INGRÉDIENTS
Oran,09h10
- 4 escalopes de poulet 400 g de pommes de terre 1 gousse d’ail - 1 oignon 1 chou-fleur - du gruyère
râpé - 15 cl de crème liquide
- 2 c. à soupe d’huile - sel,
poivre
DÉPARTS
DÉPARTS
Air France :
021.73.27.20/73.16.10
ENMTV :
021.42.33.11/12
SNTF :
021.76.83.65/73.83.67
SNTR :
Oujda vers
Alger, 18h15, 18h35
Dubaï vers
Alger, 03h05
Djeddah vers
Alger, 03h40
Djeddah vers
Oran, 01h45
021.54.60.00/54.05.04
PRÉPARATION
Hôtel El Djazaïr :
Cuisez les bouquets de choufleur à l’eau bouillante salée
et égouttez. Pelez les
pommes de terre et coupezles en deux, cuisez-les 25 min
à l’eau salée puis égoutteles
et passez-les avec le chou-
021.23.09.33/37
fleur au moulin à légumes
au-dessus d’une casserole.
Mélangez avec de la crème
chaude, salez et poivrez.
Préchauffez le four à th6
DÉPARTS
Horaires des prières
Caire vers
Alger, 15h30
CHU Baïnem :
021.60.66.66
London vers
DÉPARTS
Alicante vers
Oran, 16h45
CHU Beni Messous :
021.68.44.00
Vomissements et diarrhées entraînent une perte
d'eau et de sels minéraux qu'il faut compenser.
Boire souvent et par petites quantités :
- de l'eau minérale riche en sodium
- du bouillon de légumes (1 kg de légumes coupés en
très petits morceaux et cuits pendant 30 minutes
dans 2 litres d'eau ; filtrer et saler seulement après la
cuisson).
Ne pas manger : de toutes les façons, on peut difficilement faire autrement tant que les vomissements
sont présents.
Ensuite, au fur et à mesure, quand le calme intestinal
se réinstalle, prendre :
- de la pulpe de pomme (pomme râpée sans la peau)
3 à 4 fois dans la journée par petites cuillerées
- du lait fermenté liquide par petites gorgées
- de la compote de pomme très cuite et très sucrée,
y compris pour les adultes, par petites cuillerées
- du riz nature très cuit avec un petit peu de beurre
et de fromage râpé par petites cuillerées
POULET EN PARMENTIER
DE CHOU-FLEUR
Barcelone vers
Alger, 19h05
021.91.21.63
Ambulances :
DÉPARTS
Casablanca vers
Madrid vers
Alger, 13h00, 12h30,
13h00
CHU Ben Aknoun :
021.58.90.14
DÉPARTS
Rimini vers
Alger, 11h00
CHU Mustapha :
CHU Kouba :
Metz vers
Alger, 12h25, 15h30
021.67.16.16/67.00.88
021.93.11.90
Annaba, 10h30
Bejaïa, 11h00
numéros
utiles
Dans la jour n é e :
,
Ensoleillé
Alger, 18h40
Alger, 14h15
DÉPARTS
Biskra vers
Paris, 10h10
Mer cr edi 14 décembr e
Températur e : 19°C
Constantine, 16h35
DÉPARTS
Batna vers
Marseille, 10h30
Paris, 10h15
Météo
Paris vers
Alger vers
Paris (Charles De
Gaulles), 07h35
Lille, 08h45
Lyon, 09h 50
Marseille, 11h30
Bamako, 18h30
Dakar, 20h45
Genève, 18h11
Istanbul,
Londres, 10h05
Genève, 10h00
Rome, 10h40
Barcelone, 16h45
Madrid, 09h55
Montréal, 14h45
Le Caire, 09h30
Dubaï, 16h30
Casablanca, 09h45
Tunis, 16h00
Damas, 20h00
14
DÉPARTS
Tunis vers
Alger, 10h20, 15h50,
DÉPARTS
18h20
Paris vers
Constantine, 17h35
Mercredi 19 mouharem 1433 :
14 décembre 2011
Dhor ......................12h42
Asser ......................15h14
Maghreb .................17h35
Icha .......................18h59
Jeudi 20 mouharem 1433 :
15 décembre 2011
Fedjr ......................06h19
(180°C). Dorez le poulet coupé
en lamelles à la poêle dans
l’huile chaude avec l’ail et
l’oignon hachés. Ajoutez un
demi-verre d’eau, poivrez et
mélangez.
Versez dans un plat à gratin,
recouvrez de purée et
parsemez de fromage de
chèvre émietté. Cuisez 25 min
et attendez 5 min hors du
four pour découper des parts
de parmentier qui «se
tiennent bien» avant de
servir.
Hôtel El Aurassi :
021.74.82.52
Hôtel Hilton :
021.21.96.96
Hôtel Sofitel :
021.68.52.10/17
Hôtel Sheraton :
021.37.77.77
Hôtel Mercure :
021.24.59.70/85
La NR 4199 — Mercredi 14 décembre 2011
détente
15
Page animée par Abderrachid — n° 1859
Mots croisés
Mots fléchés
Réfléchir
Fin de
parcours
1
Mis en pot
Remettra
en liberté
Nouveau
Iridium
Crochet
Coutumes
2
3
4
5
6
7
8
9 10
I
Conséquence
II
III
Marié (de
b.en.h)
IV
V
Nerveux
Déesse de…
VI
VII
Est-nord-est
Dix à
Londres
Espère
VIII
IX
Vieux do
Tamisé
Palpait
Procédés
X
HORIZONTALEMENT
Sud-ouest
En Drachme
Demi pou
Avec avoir
Nez
Poème
Enlevée et
mêlée
??????
Idiot
Etat major
I. Mettre un PV. II. Sous-produit du lin - Grecque (de d.à.g).
III. Attachés - Planchers (de d.à.g). IV. Envoies ad patres - Rassemblé. V. Parti à Chirac - Palpé. VI. Deux romain - Songe Parti à Hanoune. VII. Nette - Vieux roi. VIII. Théologien Avant le saut. IX. Aimée de Zeus - D’un auxiliaire. X. Qui critique violemment.
VERTICALEMENT
1. En plein cœur. 2. Préparer le canon. 3. Rosser - Vieux poète.
4. Avalées - Fis des vers. 5. Agence de presse - Préfixe
multiplicateur. 6. Article - Techno - Agent de liaison. 7. Ville
de Brassens - Grecque. 8. Dit bonjour - Avant le saut. 9. Collège
anglais - Jeune pousse. 10. Tient le coup.
Ancienne
Allemagne
Hirondelles
Ecole
Résolu
Mots croisés muets
1
L’escamot
Le premier mot
A partir de la première lettre, descendez l’escalier en
ajoutant à chaque fois une lettre pour trouver le mot
correspondant à la définition donnée horizontalement.
N. B. : D’un mot à l’autre, l’ordre des lettres peut être
différent.
I
Complétez la grille en répondant aux définitions horizontales.
Les initiales lues verticalement donnent «LE PREMIER MOT»
correspondant à la définition.
Note
III
Vieille colère
IV
Nid d’aigle
V
Officier municipal
VI
Titre d’avocat
VII
Utérus
VIII A
M
A
T
R
I
C
N
Parfois alénois
E
Offense
E
De la même mère
4
5
6
7
8
9 10
I
II
III
N
Crise
R
Elève
E
Comédienne
S
Derniers
V
VI
VII
VIII
IX
X
HORIZONTALEMENT
Définition : Canif ou poignard
E
Le mot manquant
Mots en carré
En partant de la lettre
donnée, complétez la grille
avec les lettres remises en
ordre pour obtenir quatre
(4) mots pouvant se lire
horizontalement et
verticalement
3
IV
R
II
2
I. Grande au cinéma. II. Passions - Déesse de l’aurore. III.
Passe à Berlin - En pacanes. IV. Kangourou discret - Astronome connu. V. Forme d’avoir - Périodes. VI. Article
- Saisons - Sein de sein. VII. Pays d’Europe - Radio. VIII.
Agrave - Ancienne monnaie chinoise. IX. Cri des Bacchantes - Strie. X. Descend en division inférieure.
VERTICALEMENT
B
S
A
R
L
O
R
E
O
I
L
A
N
I
E
S
Dans la citation suivante, un mot a été supprimé :
«Agis avec gentillesse, mais n’attends pas la……………….»
(Proverbe chinois)
Est-ce le mot :
A : Réponse ? B : Pareille ? C : Reconnaissance ?
1. Asservir. 2. Qui ajoute à ce qui a été dit. 3. Elle en eut
des filles ! - Allât de l’avant (de b. en h.). 4. Frousse (de
b. en h.) - Galère (de b. en h.). 5. Monnaie nordique - Prépare les harengs (de b. en h.). 6. Coutumes - Lettres
d’arène - En rage. 7. Proche - Rongeur (de b. en h.). 8. Cinéaste français - Sujet de l’empire turc. 9. Pas court - Etire.
10. Sans oreilles.
Solutions du numéro 1858
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Mots en carré
Le premier mot
L’escamot
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E
C
V
I
L
E
E
L
A
N
C
E
N
T
Le mot manquant
«La vertu n’irait pas très loin si la
vanité ne lui tenait pas
compagne.»
(La Rochefoucauld)
Mots fléchés
Mots croisés
Mots croisés muets
Horizontalement :
G - C - D - R - A - FACILEMENT NOTIFIAIT - AGREAIS - EE STERNES - N - OTE - DIRECT EGO - TERRE - CREVAI - VIS - R AVOUES - ISOLENT - EU.
Horizontalement :
DEPARTAGER - EPILE - GAVE
RIRE - FIMES - ILE - COLINS - VE
- ALIEN - E - A - SCIES - CM TETINS - ARE - INNES - EGAL OTER - OPINE - NECESSITER.
Horizontalement :
ONOMATOPEE - NAVIRE - SON OSERA - TILT - MIES - BUTEE - ALS NIET - R - TL - PIES - RI - OASIEN SEN - PRUNE - BETE - EDEN - SANIE
- ESSENTIELS.
Verticalement :
F - A - O - CRI - GANGSTER - S
- CORTEGE - O - CITEE - OVAL
- LIARD - AVE - DEFINITION MISERE - UT - REA - SERVE NIE - CRISE - ATTENTES - U.
Verticalement :
DERIVATION - EPILE - ENTE PIRE - STNEC - ALE - ACIERE - RE
- CLINS - S - T - FOIES - OS AGILES - EPI - GAMIN - AGIT EVEN - CRANE - RESSEMELER.
Verticalement :
ONOMATOPEE - NASILLARDS OVEES - SUES - MIRS - PINNE - ARA
- NIEE - N - TE - BIEN - ST - O - TUES
- BAI - PSITT - SENE - EOLE - RETIL ENTERINEES.
La NR 4199 — Mercredi 14 décembre 2011
sport
22
Jeux sportifs arabes
Neuf nouvelles médailles dont trois
en or pour l’Algérie
, La moisson de la participation
algérienne aux Jeux sportifs
arabes de Doha (9-23 décembre),
s’est enrichie de neuf nouvelles
médailles dont trois en or,
remportées grâce au tir sportif
(pistolet), aux échecs et au judo
dont les compétitions ont pris fin
lundi.
La première médaille d’or a été l’œuvre du
jeune tireur Amine Adjabi qui a créé la
grande surprise au pistolet (10 mètres),
devant l’étonnement des spécialistes et
surtout de ses concurrents immédiats, dont
le médaillé d’argent le Saoudien Mohamed
Alsaeed et l’Irakien Dhyaa Mahroos. «C’est
une médaille de la jeunesse pour un athlète
qui vient juste d’intégrer la catégorie senior.
Il est l’un des espoirs du tir sportif algérien,
de par ses capacités indéniables et un potentiel de progression remarquable pour
une discipline où il est excellent», a déclaré
à l’APS le directeur technique national
(DTN), Salah Bouchiha.
«Je suis heureux pour cette consécration,
ma première dans ce genre de rendez-vous.
C’est évidemment encourageant pour moi,
car, au-delà du résultat, cela m’a permis
de connaître le niveau dans cette spécialité
et dont on disait beaucoup de bien», a indiqué le joueur Adjabi, après la cérémonie de remise des médailles.
Champion d’Afrique, arabe en titre chez
les juniors au pistolet (10 mètres) et champion des derniers Jeux africains de la jeunesse, Amine Adjabi demeure une valeur
sûre du tir sportif algérien qui peut «valoir
beaucoup de satisfaction à l’Algérie. Il doit
être bien pris en charge et travailler davantage pour poursuivre sa progression»,
Des sourires qui en disent long.. (Photo > D. R.)
a tenu à dire Salah Bouchiha. La seconde
médaille en vermeil a été obtenue par la judokate Sonia Asselah (en Open) en battant en finale la Libanaise Caram Chammas. Par cette consécration, Asselah s’est
rachetée de sa défaite en finale de +78 kg.
«Je suis heureuse de ce titre qui me permet
d’effacer quelque peu ma déconvenue, lors
de la finale des +78 kg. Cette performance
va me pousser à travailler d’avantage, et essayer d’aller chercher une qualification aux
Jeux olympiques de Londres-2012», a déclaré à l’APS, Asselah. La 3e consécration algérienne en or a été remportée haut la
main par l’échéphile Mohamed Haddouche
au jeu rapide qui a réussi à coiffer tous ses
concurrents en finale, surtout l’Egyptien
Amine Bassem (argent), grand favori, et
l’Emirati Salem Saleh (bronze). «Je suis très
satisfait de ma performance. Heureux pour
moi, mes coéquipiers. La concurrence était
rude et la médaille a mis longtemps pour se
décider, mais grâce à ma lucidité, j’ai pu réaliser mon objectif», a indiqué Haddouche.
La récolte algérienne dans cette journée
s’est poursuivie avec trois autres médailles
en argent, grâce tout d’abord, à l’équipe nationale de tir au pistolet par équipes (10
mètres) qui a remporté la médaille d’argent, œuvre de Ziadi Fateh (8e et dernier,
Cross des «Ruines romaines» (2e étape)
Kenza Dahmani et Noureddine Athamna vainqueurs
,Le cross des «Ruines romaines», deuxième étape du challenge national de crosscountry de la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA), s’est déroulé le samedi
10 décembre, sur un parcours de la commune de Tazoult (près de Batna).
Cette seconde étape a été remportée, en
seniors, par Noureddine Athamna (Chabab Necira Nounou, Alger) chez les messieurs et Kenza Dahmani (Abtal Sétif) chez
les dames.
Cette dernière, championne d’Algérie en
titre du cross-country, a déroulé à son
rythme, pour s’imposer aisément. Quant
à Noureddine Athamna, 2e la semaine dernière, au cross de la «Révolution» de Djelfa,
1re étape du challenge, a dû attendre les
500 derniers mètres pour lancer une accélération et filer vers la ligne d’arrivée.
En juniors, Billel Tabti du CN Taher Jijel,
4e en finale du 2 000 m steeple aux 1ers Jeux
olympiques de la jeunesse 2010 de Singapour, et Darine Benameur du MA Constantine, qui l’ont emporté. Chez les jeunes (cadettes et cadets), la lutte pour les places
sur le podium s’est déroulée entre les athlètes des clubs du MA Constantine, la JS
Azzazga, Castel Batna, Souk-Ahras et de
Tala Bouzrou.
Ils étaient, au total, 108 filles et 255 garçons
à prendre part à l’édition 2011 du challenge national des «Ruines Romaines» de
Batna. La prochaine étape du challenge na-
tional FAA de cross-country se déroulera
le samedi 17 décembre 2011, à Biskra : le
cross des «Zibans». Au total, ce sont cinq
étapes du challenge national de cross de
la FAA qui se dérouleront au cours du
mois de décembre 2011.
Après Djelfa, Batna et Biskra, il restera
Béjaïa «Soummam» (le 24 décembre) et
Bordj Bou-Arreridj «El-Mokrani» (le 31 décembre). Les autres étapes se dérouleront en janvier et février 2012.
Le championnat d’Algérie, prévu le 3 mars
2012, se déroulera très certainement à
Chlef. La domiciliation du national de
cross sera décidée avant la fin de l’année.
C. P.
Résultats techniques :
Cadettes (3 000 m)
1. Tinhinane Bekhtir (Tala Bouzrou, Tizi
Ouzou)
2. Nabila Senani (Sarab Batna)
3. Souhila Djafour (Tala Bouzrou, Tizi
Ouzou
Par équipes : 1- Tala Bouzrou, Tizi
Ouzou.
Cadets (4 000 m)
1. Seif-Eddine Mehdaoui (Castel Batna)
2. Idriss Benmazmaza (Castel Batna)
3. Abderrazak Soudani (Tagast Souk
Ahras)
P/éq. : 1- Castel Batna.
Juniors filles (4 000 m)
1. Darine Benmeur (MA Constantine)
2. Rihane Senani (Sarab Batna)
3. Narimane Amara (Sarab Batna)
P/éq. : MA Constantine.
Juniors garçons (6 000 m) :
1. Billel Tabti (CN Taher Jijel)
2. Abdelbasset Boudjellal (Trbat Batna)
3. Nadir Gouasmia (Souk Ahras)
P/ éq. : 1- Kamar Barika, Batna.
Seniors dames (4 000 m) :
1. Kenza Dahmani (Abtal Sétif)
2. Nassima Sabour (ASP Civile Alger)
3. Fatma-Zohra Oulmi (NA Constantine)
P. éq. : 1- MA Constantine.
Seniors hommes (8 500 m) :
1. Noureddine Athamna (Chabab NN)
2. Abdelhalim Dalal (MB Béjaïa)
3. Ali Boudara Benmohamed (MB Béjaïa).
P/ éq. : 1- CNN.
Résultats des jenes (Hors challenge) :
Minimes filles (2 000 m) :
1. Soumia Zidani (Wifak Aïn-Touta, Batna)
2. Sabrina Aroua (JS Azzazga, Tizi Ouzou)
3. Rayana Cherbal (MA Constantine)
P/éq. : 1- Wifak Aïn-Touta, Batna.
Minimes garçons (2 500 m)
1. Boubakeur-Essedik Touil (CS Oued
Alanda, El-Oued)
2. Abdelhalim Semmoune (Kamar Barika,
Batna)
3. Houcine Ghemouche (CS Oued Alanda,
El-Oued)
P/éq. : 1- CS Oued Alanda, El-Oued.
lors de la finale en individuel), Amine Adjabi
et Adel Lachehab. Une médaille qui pouvait
être en or, si ce n’est «le petit relâchement»
des tireurs algériens qui leur a coûté la
première place. Les deux autres ont été
remportées par le judo algérien, par respectivement Sabrina Saida, battue en finale,
par la Tunisienne Amani El Khalfaoui dans
la catégorie -48 kg, et Lyès Saker (-60 kg)
battu par Yéménite Ali Khousrof. La journée
a été clôturée par trois médailles de bronze,
prises en gymnastique, par Hillal Metlidji ,
3e en finale des épreuves par agrès, disputée à la salle Aspire (Doha). L’Algérien a
réalisé un total de 80 350 points, loin derrière les deux égyptiens Mohamed ElSaharty (or avec 83 500 pts) et Ashraf Mostafa
(argent avec 81 300 pts). L’autre Algérien engagé dans l’épreuve, Amine Airour a pris
une honorable 4e position (79 500 pts) sur
14 athlètes présents en finale. Cette médaille vient s’ajouter à celle de Soraya Haddad (-52 kg), qui s’est consolée par le prix
du fair-play qui lui a été décerné par le comité d’organisation, et Mohamed Tayeb
(judo) en open. L’Algérie a remporté jusqu’ici (trois journées) un total de 20 médailles (5 or, 7 argent et 8 bronze), préservant sa 5e place au classement provisoire
des jeux, en attendant des jours meilleurs,
à partir de demain, mardi, avec d’autres finales. La 1re place revient de droit à l’Egypte
avec un total de 35 médailles dont 15 en or,
suivi de Qatar (24 dont 9 or), la Tunisie
(16 dont 7 or) et le Maroc (22 dont 6 or). Audelà des performances, l’équipe nationale
algérienne de beach-volley a enregistré,
lundi une seconde défaite en trois rencontres.
La paire Boutefnouchet-Smahi a été battue par celle de la sélection d’Oman
(20) 21-14 et 21-17. Les Verts sont classés en
troisième position, derrière l’Egypte, leader
qu’ils affronteront mercredi, et Oman (2e).
Aujourd’hui, la paire algérienne rencontrera le Liban dans le groupe A. En sport individuel, l’athlète Lahna Salam a pris la 5e
position dans la finale des tous les agrès,
alors que le podium est revenu, respectivement, à l’Egyptienne Salma El Saïd, la Qatarie Shaden Wohdan et Aya Mahgoub
(Egypte). Aux échecs, Tarek Goutali s’est
classé 14e du concours de tir rapide.
Agence
La NR 4199 — Mercredi 14 décembre 2011
sport
23
Vahid Halilhodzic
EN
DEUX MOTS
Entre son passé et ses défis actuels
, «Je n’ai encore pas vu
grand-chose d’Alger, hormis
le Centre d’entraînement
de Sidi Moussa, les stades
et l’hôtel. Mais je vais
prendre mes marques,
voyager dans le pays, pour
assister à des matchs et
voir qui pourrait renforcer
la sélection. J’ai
l’impression que l’Algérie
est un pays en plein
développement. On
construit beaucoup ici.»
Voilà ce que vient de déclarer le sélectionneur de notre Equipe nationale dans un entretien accordé à
Jeune Afrique avant d’ajouter un
peu plus loin : «En Algérie, les gens
sont passionnés, fiers, parfois excessifs. Beaucoup ont des difficultés
quotidiennes, et le football prend
beaucoup d’importance. La passion
contribue à la motivation, cela ne
me fait pas peur», assure le Francobosnien. Il profita pour expliquer
comment est il arrivé à prendre le
train vers Alger et qui était son «chef
mécanicien» qui l’a convaincu à
prendre cette la machine. Il évoque
ensuite ce qui le caractérise le plus
en l’occurrence, la discipline et les
défis qu’ils aiment côtoyer à l’image
du niveau de l’équipe algérienne
qui était médiocre et qu’il va falloir
vite remonter pour ne pas rater
l’avion cette fois à destination de
la CAN. Dans cet album de faits, il
évoque ses voyages entre Lille et
Alger où il partage un logement avec
son Cyril Moine, le préparateur physique des Fennec. Son parcours qui
lui fait rappeler de mauvais souvenirs, il en parle, d’abord, il y a son
passage à Beauvais, Lille, Rennes, le
PSG au Raja Casablanca, où il a
remporté la Ligue des champions de
la CAF-1997 et deux titres de champion du Maroc. Il enchaîna pour les
lecteurs de ce journal en reconnaissant que l’Algérie recèle un réservoir de jeunes talents avec qui,
il compte faire construire les
marches pour refaire surface. Tout
comme lui d’ailleurs qui vient de reprendre goût après avoir connu une
situation loin d’honorer ceux qui
ont la main basse sur le football
ivoirien «ce qui s’est passé en Côte
d’Ivoire m’a fait mal». Impossible
pour lui de passer l’éponge, pendant des mois, il n’a pas compris ce
qui s’est passé et pourquoi ce fax
qui lui indique qu’il était temps de
quitter le pays ivoirien et ce juste
après la défaite (2-3) contre l’Algérie lors de la phase finale de la CAN2010, en Angola ! Dégoûté, il prit la
juste décision celle de ne plus être
sectionneur. Le football pour lui,
c’était bel et bien fini. Mais voilà
que le président de la Fédération
algérienne de football qu’il rencontra à Paris l’amène à remettre en
cause sa décision. Au début, dira-til, «j’avais refusé, d’autant que j’étais
sous contrat au Dinamo Zagreb
(Croatie).» Juin 2011, le sélectionneur Abdelhak Benchikha démissionne après le (0-4) face au Maroc,
Raouraoua prendra langue avec lui
Vahid Halilhodzic. (Photo > D. R.)
et réussi à le convaincre pour faire
chemin avec nos représentants. Objectif, qualifier l’équipe pour la phase
finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2012), ensuite celle de
2013, et bien entendu le Mondial2014. Pour le Bosniaque, la proposition est alléchante mais mériterait une consultation familiale et
surtout regarder quelques matchs
de l’Algérie en DVD.
Quelle suite donner ? Semblait murmurer le futur élu de l’équipe nationale algérienne pour qui, l’EN ne
fait plus partie des meilleures. On
aborde le chapitre qui a fait défaut
chez nous, la discipline. Le fil sensible qui dérange et qui fut le propriétaire d’une certaine classe…
Discipline militaire, dit-on de lui, sur
ce point, il gomme le terme militaire que ses amis lui collent, bien
qu’il en fait son cheval de bataille.
Militaire suppose pour lui guerre et
la guerre, répondra-t-il au journaliste, «je l’ai connue dans mon pays,
en Bosnie-Herzégovine, et qu’on me
traite de militaire, c’est… une provocation ! Seulement, en France, on
préfère les entraîneurs dociles. Des
moutons !» Voilà ce qui est clair.
Chez les Algériens, du moins au sein
de l’Equipe nationale, il y avait ce
manque pour ne pas dire l’absence
de discipline, pourtant devait-il relever, il existe un règlement intérieur mais jamais respecté. «Moi, je
veux qu’il le soit, rien de plus» et
pour illustrer sa ténacité, il cita
comme exemple son premier rassemblement à Marcoussis (France)
en août plus précisément, où Ryad
Boudebouz (Sochaux) n’était pas
venu faire constater sa blessure. «Et
trois jours plus tard, il jouait avec
son club. Je ne l’ai donc pas sélectionné en Tanzanie (1-1, le 3 septembre) et contre la Centrafrique.»
Il pousse son analyse jusqu’à citer
le cas d’un joueur ivoirien qui avait
prétexté une panne de réveil pour
expliquer son absence. «Eh bien, il
a dormi six mois, la durée de la période où je ne l’ai pas appelé en sélection.»
Le sélectionneur tenu par une question du journalisme à propos de
l’absence de buts, il lancera à la face
de l’intervieweur, «j’ai vu des DVD où
l’équipe ne faisait pas plus de deux
cents passes dans le match. Lorient,
en France, c’est six cents. En Tanzanie, on en a fait quatre cents. C’est
mieux, mais on doit progresser»,
son vœu comme il l’a souvent mis
en évidence lors de ces conférences
de presse en Algérie, c’est de changer de tactique et de schéma, en
somme faire une révolution des
mentalités des joueurs pour qu’ils
accèdent à un niveau supérieur.
«J’ai envie de révolutionner son jeu.
L’Algérie a de bons joueurs. Pas de
grandes stars, mais de bons
joueurs.» Ce qui suit est plein de révélations et le professionnel algérien partage cette impression, «j’ai
assisté à plusieurs matchs du championnat. Et j’ai l’impression que
beaucoup jouent contre nature,
parce que les entraîneurs savent
qu’ils peuvent être virés n’importe
quand, et ils hésitent à faire prendre
des risques à leur équipe». Un autre
sujet glisse dans la discussion et il
fait l’actualité, à savoir les quotas en
France, va-t-il récupérer certains binationaux… ? «Ah, le débat sur les
quotas en France ! Mais ce n’est pas
une maladresse, c’est du racisme
pur et dur. La binationalité, aujourd’hui, c’est presque une règle de
société. Alors oui, si je peux
convaincre certains joueurs qui possèdent la double nationalité francoalgérienne de jouer pour les Fennecs, je ne vais pas me priver. J’ai
une liste de trois ou quatre joueurs.
Halilhodzic penserait notamment à
Yacine Brahimi, le milieu de terrain
de Rennes.»
Synthèse de Hichem H.
Mohamed Raouraoua
«Le professionnalisme arrivera à maturation
au bout de 4 ou 5 ans»
, Le président de la Fédération
algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua a appelé, lundi à
Alger, les acteurs du sport roi en
Algérie à se montrer «patients» visà-vis de l’expérience du professionnalisme dans le pays, qui
devrait arriver à maturation «dans
4 ou 5 ans».
«Nous avons entamé une expérience très difficile, car il n’est pas
aisé de passer d’une culture d’amateurisme à une autre de professionnalisme, c’est pourquoi j’appelle tout le monde à la patience,
et je suis persuadé que le projet
finira par payer au bout de 4 ou 5
ans», a déclaré le patron de la FAF,
en marge de la prolongation d’un
contrat de sponsoring avec un opérateur économique. Pour la deuxième année de l’application du sys-
tème professionnel en Algérie, en
vertu des recommandations de la
Fédération internationale de football (FIFA), de nombreux clubs
parmi les 32 qui ont opté pour ce
système, trouvent toutes les peines
du monde pour répondre à ses
charges. «Certes, le chemin est
semé d’embûche, mais je suis persuadé que nous allons réussir à
dépasser tous les handicaps, grâce
à la conjugaison des efforts de tout
le monde», a-t-il ajouté. Le premier
responsable du football algérien a
tenu, pour la circonstance, à mettre
en relief les «efforts déployés par
l’Etat algérien pour la réussite du
projet». «L’Etat s’est engagé à
mettre à la disposition des 32 clubs
professionnels des assiettes de terrain servant à la construction des
centres d’entraînement et de for-
mation, une mesure qui a été
approuvée par le conseil du gouvernement», a-t-il indiqué. Et d’ajouter : «L’Etat va également financer
la réalisation de ces centres à hauteur de 80% de leur coût global. Je
crois qu’aucun autre pays au
monde ne s’est impliqué de la sorte
dans la réussite de l’expérience
professionnelle». La FAF, par le biais
de son président, «s’engage également à aider les clubs en matière
de formation du personnel administratif des clubs professionnels
pour une meilleure gestion à l’avenir», a-t-il enchaîné. Le patron de la
FAF en fait, en outre, du passage du
football algérien vers le professionnalisme «un véritable défi»,
avant de conclure, «à charge pour
ceux qui prennent le relais à l’avenir de poursuivre le chemin».
Annulation du
match AlgérieCameroun : Samuel
Eto'o auditionné
lundi à Yaoundé
Le capitaine de l'équipe du
Cameroun Samuel Eto'o et
son coéquipiers Enoh Eyong
seront auditionnés, lundi, à
Yaoundé par la commission
de discipline de la Fecafoot,
pour avoir incité leurs
camarades à boycotter le
match amical face à
l'Algérie le 15 novembre,
pour une histoire de
primes, rapporte la BBC.
L'audience était prévue le
24 novembre dernier avant
d'être reportée à cause des
engagements des deux
joueurs avec leurs clubs
respectifs. Eto'o et Enoh
Eyon sont le capitaine et le
vice-capitaine de l'équipe
du Cameroun et faisaient
partie du groupe qui a
refusé de jouer le match
amical contre les Verts pour
la réclamation des primes
d'environ 2000 dollars par
joueur. L'audience des deux
joueurs devrait prendre fin
au plus tard hier, mais on
ne sait pas si les décisions
seront annoncées tout de
suite, selon la même
source. Le défenseur Benoît
Assou-Ekotou qui avait
décidé de ne pas prendre
part avec les Lions
Indomptables au tournoi du
Maroc en novembre, sera lui
aussi auditionné par la
commission de discipline de
la Fecafoot.
Agence
Quotidien national d’information.
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La NR 4199 — Mercredi 14 décembre 2011
LA
NR
LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE
sport
en direct
le match à suivre
football
Jeux sportifs arabes
Neuf nouvelles
médailles dont trois en
or pour l’Algérie
Vahid Halilhodzic
Entre son passé et ses
défis actuels
Annulation du match
Algérie – Cameroun
Samuel Eto’o
auditionné à Yaoundé
Le MCA veut se refaire une santé
, A deux journées de la
fin de la première phase
du championnat
professionnel de Ligue 1, le
MC Alger devra se mettre
à l’abri de la zone rouge.
En remportant la victoire face au
Widad de Tlemcen, samedi dernier au stade Bologhine, oh
combien importante pour le décompte final, le Mouloudia
devra le confirmer, samedi prochain à Oran, face au MCO avec
l’équipe d’El-Eulma qui n’a pas
encore dit son dernier mot.
Pour l’entraîneur François
Bracci, «les joueurs ont réagi favorablement et surtout que
cette victoire a redonné de l’espoir de revoir nos supporters
remplir les gradins».
Surtout que Bracci souhaiterait
aussi entamer son baptême de
feu avec une victoire par un succès à domicile (Bologhine), ce
qui rassure son équipe avant le
déplacement sur Oran d’où
cette dernière est menacée sérieusement d’une descente.
Le manque d’effectif pose problème au Mouloudia, face au
WAT le banc de touche était
presque vide avec Ghazi, Ousalé et Megherbi (blessés),
Daoudi (suspendu), Berramla
(absent).
L’entraîneur n’a pas eu un grand
choix de joueurs, mais le retour
de Bradja a un peu soulagé les
défections.
Heureusement que les camarades de Zeddam allaient assurer la maîtrise du jeu, après le réveil tlemcénien et l’expulsion
très sévère du joueur Attafen.
Et dire que le Doyen vient de
perdre un échiquier essentiel
déjà en panne de joueurs.
Alors que tout le monde pensait que la sortie d’Attafen allait laisser les visiteurs prendre
le dessus, finalement les Sayeh
et consorts ont retrouvé leurs
vivacités en réussissant à marquer coup sur coup deux autres
buts, même si la contestation
La Der
des camarades de Boudjakdji
est condamnable suite au second but de Benseghir. Pour
corser l’addition c’est l’ex-attaquant tlemcénien Nabil Yalaoui
qui mettra un terme en faveur
du MCA. Il faut aussi dire que le
Doyen vient d’inscrire pour la
première fois depuis le début
de la compétition trois buts au
cours d’un seul match.
Bracci a pris le risque de faire
évoluer un élément longtemps
absent en l’occurrence, Bradja.
Pour l’entraîneur de Mouloudia
«c’est l’envie de gagner et la rage
de vaincre. Je suis sûr que les
joueurs ont besoin d’un grand
soutien que nous devons partager, les dirigeants, les entraîneurs et même les supporters».
Pour ce qui est d’un éventuel
recrutement durant ce mercato
et surtout le retour de Younès
Bracci, il dira «certes, ce joueur
pourra apporter un plus à
l’équipe, je le connais bien, bref
s’il n’a pas joué avec son équipe
c’est une autre affaire. Je souhaite qu’il rebondira avec nous».
Pour ce qui est des départs,
Bracci ne veut pas encore dévoiler la liste des partants à part
Berramla qui a émis le désir de
quitter le club. Si le problème
d’effectif pose problème, les dirigeants veulent encore temporiser jusqu’à la dernière journée pour mieux voir les départs
et arrivées pour pouvoir se prononcer.
Rappelons que l’équipe entrera
en stage à Benidorm (Espagne)
à partir de la prochaine trêve
et que le départ est fixé au 3
janvier 2012 et que la prise en
charge se fera par l’équipementier Joma. Deux matchs amicaux
contre le Spartak Moscou et Kaiser Slautern sont prévus.
Youcef T.
A voir
Canal+ : Slovan Bratislava (Slq) –
Salzbourg (Aut) à 18h55
Sport+ (handball) :
Montpellier – Nimes à 21h
Les joueurs ont besoin de beaucoup de soutien. (Photo > La NR)
Les langues se délient
Ce n’est qu’une fois l’échec consommé que les langues
se délient. Il est de coutume que les problèmes au sein
de nos équipes nationales soient tus et celés jusqu’à
leur éclatement au grand jour. L’épisode Saâdane est
encore vivace dans les esprits. Personne n’a évoqué le
moindre problème jusqu’à l’éviction de Saâdane mais
une fois celui-ci écarté de l’équipe nationale, tout le
monde s’est mis à parler et dévoiler des secrets parfois
surprenants. Le même scénario s’applique aujourd’hui
sur l’équipe nationale olympique prématurément
éliminée des Jeux olympiques de Londres. Ce ne sont
pas les langues des joueurs qui se délient mais celle de
l’entraîneur Aït Djoudi. Bizarrement, cet entraîneur
estime que la participation de nos U23 au tournoi
marocain n’est pas un échec. Et il se contredit en plus.
D’un côté, il affirme que son objectif n’est pas atteint,
et de l’autre, trouve que les résultats réalisés sont
positifs.
A ne rien comprendre. Mais cette question n’est pas à
l’ordre du jour. Plutôt celle où Aït Djoudi tire à boulets
rouges sur Benhamaza, l’accompagnateur de l’équipe
nationale au Maroc. «Il est parti en touriste», soutient
le coach dans une réaction qui lui est peu coutumière.
Ce qui est étrange, c’est que quand nos entraîneurs
sont en poste, il ferme l’œil sur tous les dépassements,
y compris ceux qui minent l’équipe, mais une fois
dehors, ils tirent sur tout ce qui bouge. Une étrange
habitude qui renseigne bien sur l’état d’esprit de nos
entraîneurs à double visage. Un visage doux comme
celui d’un agneau et un autre vindicatif et sans
scrupule. Il est navrant que des entraîneurs se taisent
au moment crucial et se mettent à parler quand
l’échec est consommé. Il est maintenant notoirement
connu que les postes d’entraîneur des équipes
nationales sont très convoités et presque tous les
postulants ont le profil d’Aït Djoudi. Celui de fermer
l’œil sur les dépassements et de ne parler qu’une fois
évincés.
Assem Madjid