Lundi 10 Mars 2014

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Lundi 10 Mars 2014
CHRONIQUE JUDICIAIRE
Le regard du
président…
Le trafic de drogue en lui-même est un
abominable crime. Que penser d’un gus
qui file de la came à un mineur ?
Lire en page 9 l’article
de Abdellatif Toualbia
Le Quotidien
Lundi 10 mars 2014 n°4070- Prix : Algérie 10 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
SURVEILLANCE DU SCRUTIN DU 17 AVRIL
SAÂDANI À PROPOS DES MANIFESTANTS CONTRE LE 4E MANDAT
PLUSIEURS ONG
SERONT À ALGER
«Ils constituent une
menace pour le pays»
L’UE, l’UA, l’OCI, la Ligue arabe, des personnalités internationales
indépendantes de France, d’Italie, de Belgique et d’Espagne sont
également attendues.
Lire
en page 2
Le patron du FLN n’a pas été tendre avec les boycotteurs et ceux qui manifestent
dans la rue contre le 4e mandat.
Lire en page 3 l’article de Mohamed Boufatah
SELLAL PEAUFINE SON ÉQUIPE
DE CAMPAGNE
OUYAHIA et BELKHADEM
Les fers de lance de Bouteflika
Lire en page 3 l’article de Salim Aggar
A deux jours de l’annonce du Conseil constitutionnel et la validation de la liste des candidats
pour l’élection du 17 avril, Abdelmalek Sellal s’apprête à déposer sa démission de son poste
de Premier ministre pour rejoindre officiellement son poste de directeur de campagne
du candidat Bouteflika, pour la 3e fois.
ILS ONT ÉTÉ REÇUS
PAR LE PREMIER MINISTRE
LES GARDES
COMMUNAUX
CRIENT VICTOIRE
Le Premier ministre était ferme
avec tous les ministères concernés
pour appliquer toutes
les décisions arrêtées au sujet
du règlement de leurs doléances.
Lire en page 4 l’article
de Idir Tazerout
ABDELGHANI HAMEL AU SUJET DES
RASSEMBLEMENTS DANS LA CAPITALE
«La police est
sous l’autorité
du wali d’Alger»
Le directeur général de la Sûreté
nationale a annoncé un dispositif
spécial pour sécuriser le
déroulement de la présidentielle.
Lire en page 2 l’article
de Karim Aimeur
ALGÉRIE - MAROC
LA GUERRE
DU SAHEL
En quête de soutien pour ses
projets expansionnistes,
Mohammed VI broute
dans la prairie algérienne.
Lire en page 24 l’article
de Ikram Ghioua
LES ARABES, CES MAL-AIMÉS
Voyage
au cœur de
l’intolérance
Lire en page 15 l’analyse
du Pr Chems Eddine Chitour
CHAMPIONNATS DE LIGUE 1 ET 2
L’ARBITRAGE
FAIT ENCORE
LA «UNE»
Lire en page 13 l’article
de Saïd Mekki
L’Actualité
Lamamra
brasse large
Le
ministre
des
Affaires étrangères, Ramtane
Lamamra, a appelé hier, les
parties en conflit en Syrie, à
faire prévaloir la sagesse affirmant qu’il « n’est pas possible
de parier sur l’approche militaire ni sur l’illusion d’une victoire d’une partie donnée ». La
recrudescence des actes de violence et l’aggravation de la
situation humanitaire ont
conféré à la crise syrienne des
proportions internationales,
« en suscitant des intérêts
contradictoires au mépris des
victimes et de leurs souffrances
et sans tenir compte des foyers
terroristes
pouvant
en
découler ». « Nous sommes
tenus d’adopter une position
politique unifiée et des démarches collectives pour encourager les parties syriennes à aller
vers des décisions courageuses
à même de garantir la réussite
du processus de négociations
engagé dans le cadre de la
conférence de Genève 2, seule
voie pouvant favoriser un
règlement de cette crise », a
soutenu M. Lamamra. Il a
appelé les parties syriennes à
« renoncer à l’approche exclusive destructive et à faire les
concessions nécessaires dans
l’intérêt du peuple syrien ».
Dans une allocation prononcée
devant la 141e session du
Conseil ministériel de la Ligue
arabe, dont les travaux ont
débuté hier, M. Lamamra a
exhorté la communauté internationale à parachever le processus enclenché en accordant
à la Palestine la qualité de
membre observateur à l’ONU.
Par ailleurs, M. Lamamra a
salué les développements politiques positifs réalisés dans
plusieurs pays arabes, se félicitant des avancées réalisées par
la Tunisie, dans son processus
électoral démocratique et l’adoption de sa nouvelle
Constitution. Il a également
salué l’adoption de la nouvelle
Constitution en Egypte, dans
le cadre des échéances fixées
par la feuille de route, exprimant sa satisfaction quant aux
développements positifs en
Libye, au Yémen et au Liban
récemment pour la réalisation
de l’entente et la stabilité.
S’agissant de l’action arabe
commune, M. Lamamra a
salué le lancement du processus de réforme et de développement global du système
d’action arabe commune, sous
la présidence de M. Lakhdar
Brahimi et avec le concours
d’éminentes personnalités arabes exprimant le vœu que ces
efforts dégagent des résultats
positifs et de nouveaux mécanismes en fonction d’une nouvelle vision et d’une approche
efficace qui permettent à la
Ligue arabe de s’adapter aux
mutations survenues dans le
monde. A propos du terrorisme, le chef de la diplomatie
algérienne a considéré que la
lutte contre ce fléau faisait
l’unanimité du fait des menaces qu’il implique pour les pays
et les sociétés. Concernant la
prochaine consultation électorale en Algérie, M. Lamamra a
indiqué que l’Algérie se préparait pour une véritable fête
démocratique avec l’élection
présidentielle du 17 avril.
SURVEILLANCE DU SCRUTIN DU 17 AVRIL
Plusieurs ONG seront à Alger
L’UE, L’UA, L’OC I, la Ligue arabe, des personnalités internationales indépendantes de France, d’Italie,
de Belgique et d’Espagne sont également attendues.
ongtemps hésitantes, les
organisations internationa les ont fini par se décider sur
l’élection présidentielle en Algérie.
Deux
groupes d’experts de
l’Union européenne (UE) et des
Nations unies assureront le suivi
technique du scrutin d’avril prochain, la Ligue arabe qui regroupe
110 observateurs, l’Union africaine
a décidé de déployer 200 observateurs pour le suivi du scrutin présidentiel. L’arrivée de ces délégations
a été confirmée par le chef de la
diplomatie algérienne, Ramtane
Lamamra.
Dans une déclaration au Caire,
suite à la signature de l’accord avec
la Ligue arabe, le ministre des
Affaires étrangères a annoncé que
« parallèlement à la mission de la
Ligue arabe qui regroupe 110 observateurs, l’Union africaine a décidé
de déployer 200 observateurs pour
le suivi du scrutin présidentiel ».
L’Organisation de la coopération islamique (OCI) « dépêchera
également plusieurs personnes
pour cette mission d’observation » a
ajouté M Lamamra. L’UE a déjà
envoyé 150 observateurs aux élections législatives et communales du
10 mai 2012. Le ministre des
Affaires étrangères a souligné que
les observateurs étaient attendus la
semaine prochaine à Alger.
M. Lamamra qui prend part à la
141e session ordinaire du Conseil
des ministres de l’organisation panarabe, dont les travaux ont débuté
hier dans la capitale égyptienne, a
indiqué que des personnalités internationales
indépendantes
de
France, d’Italie, de Belgique et
d’Espagne, notamment étaient également attendues pour l’observation du processus électoral à Alger
et sur tout le territoire national.
Concernant l’intérêt de la Ligue
L
Phs : R. Boudina
TUNISIE, EGYPTE,
PALESTINE ET CRISE
EN SYRIE
LUNDI 10 MARS 2014
M. Lamamra dans une
allocution prononcée à
cette occasion. Toutes
les mesures prises par
l’Algérie « confortent »
le processus démocratique dans le pays, a souligné le chef de la diplomatie algérienne qui
souhaite que la présidentielle du 17 avril soit
« une fête démocratique».
Dans ce cadre, M.
Lamamra a salué l’expérience de la Ligue, en
matière d’observation de
l’opération électorale,
tant dans le Monde
arabe qu’à l’extérieur.
Pour sa part, Nabil Al
Arabi a rappelé qu’il ne
s’agissait pas de la première participation de la
Ligue à l’observation
d’une
élection
en
Algérie, ajoutant que
l’organisation a assuré
Toutes les conditions techniques sont réunies pour le scrutin du 17 avril
l’observation d’élections
parlementaires et présiarabe pour les échéances électorales Lamamra, et le secrétaire général
dentielles dans plusieurs pays arade la Ligue arabe, Nabil Al Arabi,
en Algérie, il a soutenu que l’expébes et autres pays à l’instar de la
rience algérienne a toujours été en présence de Mohamed Sbih, chef Georgie et de l’Equateur.
prise comme exemple même sur le de la mission des observateurs désiLa Ligue arabe veut, à travers
plan technique, en ce qui concerne gné par le secrétaire général, de cette mission, «s’adapter aux mutala maîtrise de l’organisation et la hauts responsables de la Ligue et tions démocratiques dans nombre
des membres de la délégation algérépartition judicieuse des tâches,
de pays arabes», a-t-il dit.
outre l’aspect administratif lié aux rienne.
La mission de la Ligue arabe
Cet accord porte sur la particicommissions chargées de l’observaaura à observer toutes les étapes du
pation des observateurs de la Ligue
tion, de la supervision et de l’orgaprocessus électoral, sous la superviarabe à l’élection présidentielle en sion du chef de la mission, stipule
nisation des élections.
l’accord.
Un accord entre la Ligue arabe Algérie, aux côtés d’observateurs de
Les autorités algériennes s’enl’Union
africaine
(UA),
de
et l’Algérie sur la mission des obsgagent à faciliter la tâche de la misl’Organisation de la coopération
ervateurs de la Ligue lors de la présion. Au terme de l’élection, la missidentielle du 17 avril prochain a islamique (OCI), de l’Union européenne (UE), de l’ONU, outre les sion soumettra le rapport de son
été signé hier au siège de l’organiobservateurs locaux en vue de « chef au secrétaire général de la
sation panarabe au Caire. L’accord
garantir la transparence de cette Ligue arabe qui transmettra une
a été signé par le ministre des
échéance présidentielle », a déclaré copie au gouvernement algérien.
Affaires étrangères, Ramtane
ABDELGHANI HAMEL AU SUJET DES RASSEMBLEMENTS DANS LA CAPITALE
«La police est sous l’autorité du wali d’Alger»
LE DIRECTEUR général de la Sûreté nationale a annoncé un dispositif spécial pour sécuriser
le déroulement de la présidentielle.
I KARIM AIMEUR
es dénonciations de la presse et des orga nisations de la société civile, accusant la
police de répression lors des derniers
rassemblements contre le 4e mandat, qui se sont
déroulés à Alger, ont poussé la direction générale
de la Sûreté nationale (Dgsn) à réagir. C’est lors
d’un point de presse, tenu hier au siège de la
Dgsn, que le général-major Abdelghani Hamel a
tenu à lever toute équivoque après avoir constaté que « quelques événements ont secoué ces
derniers temps le pays, notamment à Ghardaïa et
dans la capitale ».
A Alger, le mouvement Barakat a tenté d’organiser trois rassemblements contre le 4e mandat, tous empêchés, parfois violemment par la
police. Selon le bilan présenté à la même occasion, 264 personnes, dont 30 journalistes, ont été
interpellés lors de ces manifestations. D’autres
regroupements ont été enregistrés à Tizi Ouzou,
Constantine, Bouira et Béjaïa. Tout au long de
ce point de presse, le Dgsn et les responsables de
la police ont insisté sur « l’illégalité » des manifestations empêchées et de la « gestion démocratique » par les agents de police de ces manifestations. « Toutes les missions dévolues à la police
s’exercent dans le cadre légal avec respect des
droits de l’homme (…). Dans le domaine des
droits de l’homme, ce n’est pas un slogan pour
nous, on l’applique sur le terrain. Nous n’avons
aucune leçon à recevoir, mais nous avons des
leçons à donner aux autres », a indiqué M.
Hamel. Ce dernier précise que la police n’a pas
usé de moyens conventionnels de maintien de
l’ordre lors des dernières manifestations.
Interrogé sur l’interpellation des opposants au
4e mandat alors que les partisans sont tolérés,
l’orateur a répondu : « Je tiens à la neutralité de
L
cette institution qui est républicaine et au
service de la République algérienne démocratique et populaire. » Il ajoute que lorsqu’il y a occupation illégale de la voie
publique, la police ne cherche pas l’objet
de la manifestation, mais intervient
après que la réquisition est demandée
par l’autorité administrative habilitée.
C’est à l’autorité administrative, en effet,
et selon la réglementation en vigueur,
qu’incombe le maintien de l’ordre. C’est
elle qui délivre l’autorisation pour toute
manifestation publique et c’est elle qui
demande l’intervention de la police. Mais
avant la réquisition de la force publique,
l’autorité administrative (le P/APC, le
wali ou le ministère de l’Intérieur) doit
lancer la sommation en invitant les
manifestants à se disperser. Le Dgsn
relève que cela ne se produit que rarement en Algérie. Pour les rassemblements à Alger, M. Hamel a révélé que
c’est le wali d’Alger qui a réquisitionné la
police.
Concernant le rassemblement toléré
du candidat Rachid Nekkaz, tenu avanthier au niveau de la Grande-Poste à
Alger, l’orateur a indiqué que de nouvelles instructions ont été données. Il a
affirmé qu’une enquête a été ouverte sur la
disparition de formulaires de ce candidat insistant sur le respect des droits de l’homme dans les
interventions de la police (les instructions sont
données en fonction de l’évolution et de l’appréciation de ce qui se passe sur le terrain, pouvant
aller jusqu’à l’utilisation de l’arme à feu),
Abdelghani Hamel est allé jusqu’à menacer les
agents de radiation comme cela était le cas avec
trois policiers à Ghardaïa « s’ils sont accusés avec
des preuves matérielles ». Pour l’élection prési-
2
dentielle du 17 avril prochain, l’orateur a
annoncé la mise en place d’un dispositif spécial
pour sécuriser le déroulement de la campagne
électorale et le jour du scrutin. M. Hamel profite
de l’occasion pour appeler la presse à accompagner l’action policière et ne dire que la vérité,
qu’elle soit négative ou positive. Il relève que
l’institution donne de l’importance à la communication, soulignant la création de 48 cellules de
communication à travers les 48 wilayas du pays.
K. A.
L’Actualité
LUNDI 10 MARS 2014
SELLAL PEAUFINE SON ÉQUIPE DE CAMPAGNE
Ouyahia et Belkhadem les fers de lance de Bouteflika
A DEUX jours de l’annonce du Conseil constitutionnel et la validation de la liste des candidats pour l’élection du 17 avril,
Abdelmalek Sellal s’apprête à déposer sa démission de son poste de Premier ministre pour rejoindre officiellement son poste
de directeur de campagne du candidat Bouteflika, pour la 3e fois.
des pointures de la politique
nationale sont sur le terrain.
Deux anciens chefs de gouvernement : Ahmed Ouyahia et
Abdelaziz Belkhadem. Ces deux
ténors de la politique nationale
ont rejoint officiellement le staff
de Bouteflika et auront pour mission de faire les meetings du candidat Boutfelika. Véritables leaders politiques, Ouyahia et
Belkhadem savent parler aux
masses populaires, répondre aux
questions gênantes des journalistes et surtout convaincre avec
leurs discours.
Les deux anciens chefs de gouvernement sont déjà sur le terrain, puisque Belkhadem s’est
exprimé sur Beur TV et Ouyahia
s’exprimera pour la première fois
jeudi prochain sur Ennahar TV.
L’ancien SG du RND est connu
pour son charisme et sa force de
caractère devant les caméras. Il
est même considéré avec Louisa
I SALIM AGGAR
espectant l’ adage qui dit
« jamais deux sans trois »,
Sellal bénéficie ainsi de la
confiance du président pour la
troisième élection présidentielle
consécutive (2004, 2009 et 2014).
Une confiance qu’il a acquise en
restant le fidèle des fidèles de la
politique mais surtout du cercle
proche de Bouteflika. Cette affectation momentanée de Sellal, va
provoquer indéniablement un
léger remaniement dans le gouvernement, qui touchera son poste
et celui des postes des ministres
qui seront concernés par la campagne. C’est le cas notamment de
Amara Benyounès et de Amar
Ghoul qui seront amenés à activer
sur le terrain. En effet, Benyounès
sera concerné par la communauté
algérienne vivant à l’étranger et
aura à faire campagne surtout en
France, lieu d’établissement de la
plus grande partie de l’électorat
algérien à l’étranger. Mais
Benyounès fera également des
escales dans les pays du Maghreb,
dans les régions du Benelux et
aussi en Amérique du Nord, principalement au Canada où est établie une bonne partie de l’élite
nationale. Si aucun nom ne circule
pour le moment concernant les
remplaçants de Benyounès et
Ghoul, en revanche deux noms
circulent déjà pour le remplacement de Sellal au poste de
Premier ministre : Yousfi, l’actuel
ministre de l’Energie et Lamamra
le chef de la diplomatie, qui s’est
illustré ces derniers temps dans la
gestion des dossiers internationaux. Mais selon certains observateurs, Lamamra va être maintenu
aux Affaires étrangères en raison
de la forte activité diplomatique
dans le monde. « Lamamra est
mieux à l’extérieur qu’à l’inté-
Ph : R. Boudina
R
ministre de l’Energie possède une
large expérience dans le domaine
de la gestion des affaires gouvernementales. Il a déjà occupé deux
fois le poste de ministre de l’Énergie et des Mines, et une fois le
poste de ministre des Affaires
étrangères entre 1999 et 2000.
Yousfi qui est connu pour sa diplomatie et sa bonne gestion, a été
rappelé au poste de ministre de
l’Energie pour gérer le secteur de
l’énergie éclaboussé par des scandales de corruption.
Une bonne gestion qui lui
ouvrira à coup sûr le poste de
Premier ministre. Un poste qu’il
pourrait probablement garder, si
la Constitution est changée après
la présidentielle et qui favorisera à
coup sûr l’installation de Sellal au
poste de vice-président. Mais en
attendant ce scénario politique,
place à la campagne électorale. Et
depuis quelques jours, deux gran-
SAÂDANI À PROPOS DES MANIFESTANTS CONTRE LE 4e MANDAT
«Ils constituent une menace pour le pays»
LE PATRON DU FLN n’a pas été tendre avec les boycotteurs et ceux
qui manifestent dans la rue contre le 4e mandat.
I MOHAMED BOUFATAH
nterrogé, si l’état de santé du président lui per mettrait de rempiler à un mandat supplémentaire, le secrétaire général du FLN, Amar
Saâdani, répondra que « primo, du point de vue constitutionnel, la seule partie habilitée à se prononcer ou
faire une fetwa sur l’état de santé du président de la
République est l’autorité médicale ». Secundo, « le
dossier du président-candidat comprend un certificat
médical qui atteste de sa validité ou de son invalidité
à briguer un autre mandat ». Tierco , s’il s’avère vrai
que l’état de santé du président est chancelant, un
leitmotiv revenant dans la bouche des opposants à
son 4e mandat, cela ne pourra que les servir puisque,
poursuit-il « leur principal concurrent dans la course
est malade ».
Le patron du FLN n’a pas été tendre avec les boycotteurs et ceux qui manifestent dans la rue contre le
4e mandat. Ces derniers les a qualifiés « d’hors-la-loi
et de surcroît, ils constituent une menace sur la stabilité du pays », souligne-t-il. D’un air menaçant,
Saâdani dira que la loi de la République est claire.
« Il est strictement interdit d’organiser des actions
politiques sans autorisation . Nous ne sommes pas
contre les partis qui boycottent et qui activent dans un
cadre légal. Mais nous dénonçons ceux qui sortent
dans la rue sans autorisation », indique-t-il. « Leurs
I
E
L’ DITORIAL
Abdelmalek Sellal, un fidèle parmi les fidèles du Président
rieur » dira un observateur qui a
soulevé la compétence et le savoirfaire de notre diplomate sur les
dossiers africains et arabes.
L’Algérie a besoin de retrouver
son rôle de leader dans le Monde
arabe et le conserver sur le plan
africain comme elle l’a été du
temps du Nepad. D’ailleurs, le
ministre des Affaires étrangères
Lamamra l’a bien compris, puisqu’il a lancé plusieurs invitations
à des ministres des Affaires étrangères pour venir en Algérie et renforcer les relations bilatérales.
Depuis son arrivée au département des Affaires étrangères, plus
d’une quinzaine de ministres sont
passés par Alger, devenant ainsi la
capitale la plus consultée dans le
Maghreb et le Monde arabe. En
réalité, le mieux placé pour remplacer Sellal pour cette courte
durée des l’élection présidentielle
serait Youcef Yousfi. L’actuel
actions menacent la stabilité du pays », a-t-il ajouté. A
une question relative à la capacité du président de la
République de prendre part à la campagne électorale,
il indique que seul le président est en mesure de
répondre avant de déclarer qu’une chose est sûre, le
président Bouteflika sera présent dans la campagne
électorale à travers les partis qui le soutiennent.
« Nous allons détailler, à travers les wilayas, le bilan
du président. Nous travaillons en étroite coordination
avec les autres partenaires dans le cadre de la direction de campagne », a-t-il fait savoir. S’agissant de la
décision de la mise en retraite du patron du DRS, le
général Mediene dit Toufik, Amar Saâdani a hésité à
répondre avant d’annoncer que « le président de la
République a tranché la question de l’avenir du chef
du DRS dans le message lu en son nom, à l’occasion
de la Journée du chahid ». Dans cette lettre, le président Bouteflika a ordonné au général Toufik de poursuivre sa mission dans le cadre de la Constitution.
Par ailleurs, le FLN compte assurer une très forte
présence à travers le territoire national via les directoires de campagne locaux, et être présent avec les
permanences nationale et locales du comité des sages
ou le QG de campagne de Bouteflika, selon Saâdani.
Une instruction a été également donnée, hier, aux
mouhafedhs en vue d’impliquer les jeunes et les femmes dans les staffs de campagnes locaux à raison de
50 jeunes et 20 femmes par directoire, est-il relevé.
M. B.
3
Hanoune, comme la personnalité
politique la plus regardée et la
plus appréciée devant le petit
écran. A côté des meetings, la
communication sera le point d’orgue de la campagne du candidat
Bouteflika.
Abdeslam
Bouchouareb, l’ancien chef de
cabinet de Ahmed Ouyahia est
déjà installé dans la villa à Sidi
Yahia et prépare son équipe. Il
sera joint selon certaines sources,
par l’ancien DG de l’Entv
Hamraoui Habib Chawki.
La direction de communication du candidat Bouteflika doit
gérer une communication marquée par l’avalanche des télévisions privées et la concurrence
des journaux électroniques. Mais
le plus grand souci pour le staff de
communication demeure celui
des réseaux sociaux et leur
impact sur l’opinion et sur l’élection présidentielle.
S. A.
Déflagration
nucléaire en vue
I ZOUHIR MEBARKI
a crise en Ukraine fait peser de graves menaces sur le monde.
Elle oppose les Etats-Unis et l’Europe à la Russie. C’est-à-dire
les plus grandes puissances nucléaires de la planète. On imagine aisément le scénario catastrophe si une solution politique n’est pas
trouvée pour résoudre le problème. Jusque-là, Obama freine des quatre fers les ardeurs des va-t-en guerre. Sauf que… Pour mieux comprendre les enjeux, il faut revenir au point de départ de la crise.
Géographiquement, l’Ukraine est située en Europe et frontalière avec
la Russie. Elle n’est cependant pas membre de l’Union européenne.
Une grave crise financière et économique l’a littéralement mise en
situation de cessation de paiement. La Russie s’est proposée de l’aider
en mettant sur la table 15 milliards de dollars. Une solution qu’elle ne
pouvait pas refuser sauf qu’il lui fallait, au préalable, renoncer à l’accord d’association avec l’Union européenne qui était, comme on dit,
dans les « tuyaux ». En novembre dernier, le président ukrainien, Victor
Ianoukovitch, décide de ne pas signer l’accord d’association avec l’UE
pour se tourner vers l’aide que lui propose la Russie. Aussitôt, des
manifestations « spontanées » s’organisent dans la capitale, Kiev. Les
manifestants occupent la place Maïdan, qui à Kiev ce que la place
Tahrir est au Caire. Des groupes armés infiltrent les manifestants et
font dégénérer la situation. En une seule journée, le 20 février dernier,
les affrontements font 75 morts. Deux jours après, le président ukrainien, menacé, quitte Kiev et trouve refuge en Russie. Depuis, l’Ukraine
est sans dirigeant légitime. Devant cette situation, le Parlement de la
Crimée, péninsule au sud de l’Ukraine, qui avait été cédée à ce pays par
l’URSS en 1954, décide d’organiser un référendum le 16 mars prochain
en vue de se rattacher à la Russie. Comme la population de Crimée se
considère majoritairement toujours russe, le résultat du référendum ne
fait plus de doute. D’autres villes de Crimée manifestent le désir de suivre l’exemple de la Crimée. Pour la Russie, il est évident qu’il s’agit de
sécuriser ses frontières. Pour l’Union européenne, il s’agit d’élargir sa
zone d’influence. En réalité, pas la sienne mais celle de l’idéologie
dominante du nouvel ordre mondial qui tente d’aliéner la terre entière.
Ce qui explique la position des Etats-Unis et son soutien à l’Europe. De
plus, pour la Maison-Blanche, tout ce qui pourrait affaiblir le Kremlin
est bon à prendre. Malgré tout, Obama agit dans le calme. Ce qui n’est
pas le cas de certains pays européens comme la France qui vient de
recevoir des membres de « l’opposition » ukrainienne. Une délégation
a été introduite à l’Elysée par… Bernard-Henri Lévy. Le même oiseau
de mauvais augure qui a fait le malheur des Libyens. La même démarche. Les choses en sont là. En évolution imprévisible. Et c’est là où
entre en scène, samedi dernier, l’ancienne candidate du parti républicain au poste de vice-président des Etats-Unis lors des élections de
2008, Sarah Palin. Dans une intervention lors d’une conférence, largement relayée par les médias, elle a donné un conseil qui fait froid dans
le dos, à Obama. Face à Poutine elle ne voit « qu’une seule chose qui
puisse arrêter un méchant avec une arme nucléaire, c’est un gentil
avec une arme nucléaire ». Une telle monstruosité dans la bouche
d’une personnalité d’un tel rang et qui peut revenir aux affaires (elle n’a
que 50 ans), démontre qu’il y a des enjeux pour lesquels l’humanité
toute entière peut être sacrifiée. C’est ce qu’aurait fait Palin, ou quelqu’un de la même veine, à partir du bureau ovale. Voilà qui devrait donner à réfléchir aux inconscients qui pensent que le système politique
américain est le meilleur au monde. Celui de la démocratie. Celui des
droits de l’homme. Celui qui protège l’humanité. Des inconscients, il en
existe partout. Même chez nous !
Z. M.
L
L’Actualité
ILS ONT ÉTÉ REÇUS PAR LE PREMIER MINISTRE
BÉJAÎA
Les citoyens
crient
leur mal-vie
LUNDI 10 MARS 2014
Les gardes communaux crient victoire
LE PREMIER MINISTRE était ferme avec tous les ministères concernés pour appliquer toutes
les décisions arrêtées au sujet du règlement de leurs doléances.
I AREZKI SLIMANI
I IDIR TAZEROUT
ous nous sommes
réunis, hier matin
avec
le
Premier
ministre, Abdelmalek Sellal. La
rencontre va ramener du bien pour
l’ensemble des gardes communaux
après leur longue lutte. Cette rencontre a donné des résultats positifs
qui toucheront l’ensemble des gardes communaux à l’échelle nationale », nous a déclaré un membre
de la délégation des sept représentants de ce corps, à la sortie de la
réunion qu’ils ont tenue avec le
Premier ministre, hier matin à
Alger. Ne voulant pas nous fournir
plus de détails sur cette rencontre,
le représentant de cette délégation
dit que « tous les dossiers concernant les revendications du corps de
la garde communale ont été ouverts.
Le Premier ministre était ferme
avec tous les ministères concernés
pour appliquer toutes les décisions
arrêtées au sujet du règlement de
leurs doléances ». Il ne s’arrête pas
là, il dit aussi : « Le Premier ministre a donné instruction pour que certaines de nos revendications soient
réglées dans les prochaines
24 heures. »
Cette rencontre intervient après
l’annonce par le ministère de
l’Intérieur et des Collectivités locales dans un communiqué : « Plus de
60 000 bénéficiaires de la retraite
proportionnelle exceptionnelle. »
Plus de 60 000 gardes communaux ont donc bénéficié de la
«N
Ph : R. Boudina
Les APC de Tamridjt et
Timezrit ainsi que les sièges des
daïras de Souk El Tenine et de
Timezrit ont été fermés hier par les
populations locales. Des habitants
du village Amssiouèns (Timezrit)
sont revenus à la charge une nouvelle fois pour mettre en avant les
revendications liées au raccordement du village en gaz naturel, la
voirie, l’eau potable, l’éclairage
public, la salle de soins et la rénovation de l’école du village. Autant
de points nécessaires pour de
meilleures conditions de vie, qui
restent impossible à satisfaire tant
les moyens communaux sont dérisoires. Les promesses des autorités
de wilaya faites lors de la dernière
inspection n’ont pas vu le jour bien
qu’un PV ait été signé le 23 octobre
de l’année dernière entre les protestataires, le maire, le chef de
daïra et un cadre de la DMI pour
l’intégration du village dans le programme de raccordement en gaz de
ville du quinquennat 2010/2014.
Les protestataires ont menacé hier
de «fermer la RN 26 mardi prochain si les autorités refuseraient
de répondre positivement à leurs
revendications». A Tamridjt, le
siège de l’APC est toujours fermé
par les habitants du village
Zentout, au même titre que le siège
de la daïra de Souk El Tenine
depuis plus d’une semaine. Ces
habitants frondeurs revendiquent,
principalement, la réouverture de
l’ancien siège de la mairie fermé
depuis 1995 à cause de la situation
sécuritaire qui était alors précaire.
Une délibération de l’APC datée du
28 décembre de l’année dernière
énonce que l’actuel siège de l’APC
sera maintenu dans le lieu actuel,
soit à Tamridjt qui compte plus de
6 000 âmes et qu’une annexe sera
réalisée dans le village de Zentout.
Des mesures loin de satisfaire les
protestataires qui exigent leurs
annulations. A Béjaïa, un rassemblement a eu lieu devant le siège de
la daïra. Les habitants de la cité
douanière
exigent
d’Algérie
Télécom de terminer les installations de la fibre optique qu’elle a
commencé et de l’ADE de rénover
le réseau AEP pour mettre fin aux
incessantes fuites d’eau potable. La
SDE n’était pas en reste, puisqu’elle aussi est sommée de mettre
fin aux sempiternelles chutes de
tension et coupures de courant qui
affectent la cité empêchant la direction des travaux publics et l’APC de
procéder à l’aménagement du
A. S.
quartier.
« Tous les dossiers concernant les revendications du corps
de la garde communale ont été ouverts »
retraite proportionnelle exceptionnelle, a-t-il indiqué hier Les procédures de mise à la retraite proportionnelle exceptionnelle s’inscrivent dans le cadre des mesures
exceptionnelles décidées pour la
prise en charge des gardes communaux, souligne le communiqué, pré-
cisant que « tout agent de la garde
communale ayant bouclé 15 années
de service ouvre droit à une retraite
proportionnelle exceptionnelle sans
condition d’âge ». Après avoir rappelé que l’opération de mise à la
retraite proportionnelle exceptionnelle se poursuivait jusqu’à la fin
du « redéploiement », le
communiqué indique que
les gardes communaux
seront placés sous la tutelle
du ministère de l’Intérieur,
dans de nouveaux postes au
niveau des administrations
et institutions publiques.
Le ministère de l’Intérieur
est à pied d’œuvre pour l’élaboration d’un texte règlementaire définissant les
modalités de transfert et
garantissant aux gardes
communaux
les
droits
acquis, notamment la préservation du niveau de leur
revenu. Le ministère de
l’Intérieur entend, également, accompagner ces
agents -y compris ceux mis à
la retraite- pour la constitution des dossiers de logements conformément aux
mesures réglementaires en
vigueur. Par ailleurs, le
communiqué fait état de
l’attribution d’une pension
d’invalidité aux gardes communaux pour inaptitude au
travail, en raison d’une
maladie professionnelle non
inscrite au tableau des
maladies professionnelles.
1 300 agents ont bénéficié de cette opération qui se poursuit toujours, selon la même source.
Enfin, il faut dire que les représentants des gardes communaux sont
divisés et que l’aile conduite par
Lahlou Aliouat, a marché hier à
Bouira, Tizi Ouzou et Béjaïa. I. T.
A Bouira, ils ne décolèrent pas
« LES ACTIONS entreprises visent à instaurer et à faire passer une loi d’amnistie générale.
Nous nous opposerons corps et âme.»
I ABDENOUR MERZOUK
es gardes communaux ont observé hier un
sit-in en face du siège de la wilaya. Cette
énième action se veut, selon le
coordinateur chargé de communication national,
Alliouat Lahlou, un signe à l’adresse des responsables et un rappel quant à la détermination du
mouvement qui continuera jusqu’à l’aboutissement des revendications. Les présents venus des
quatre coins de la wilaya ont écouté le coordinateur relater toute la genèse du mouvement depuis
la décision du chef de l’Etat de dissoudre ce corps.
« Rien de ce qui a été décidé n’a été appliqué. On
nous a dupés au profit des terroristes qui restent
les seuls bénéficiaires de la décision», dira, entre
autres, Lahlou Alliouat. L’intervenant précisera
qu’au même moment d’autres actions similaires
étaient menées dans les wilayas de Tizi Ouzou,
L
Béjaïa, Biskra et Jijel. Dans sa longue intervention qui a précédé celle d’un représentant des
enfants de chouhada et un membre du MDS,
Alliouat Lahlou s’adressera au Premier ministre
en le nommant pour lui préciser que « notre
action n’est ni à vendre ni à acheter. Nous ne pouvons pas répondre à un rendez-vous arrangé par
un député », répondra le chargé de communication de la coordination à la question d’un
confrère. « Les actions entreprises visent à instaurer et à faire passer une loi d’amnistie générale.
Nous nous opposerons corps et âme, parce que
cette loi si elle venait à être adoptée arrangera les
criminels et ceux qui ont dilapidé les biens
publics », dira, entre autres, le coordinateur.
S’agissant de l’échéance présidentielle prochaine,
les gardes communaux ont exprimé leur rejet de
l’élection. « Ce qui nous intéresse ce n’est ni le 4e
mandat ni l’élection », dit-il, précisant « qu’il ne
faut pas oublier que des hommes comme Ali
Benhadj, Ghoul, Djaballah... des islamistes avérés guettent et tentent de se positionner. On doit
leur barrer la route. Nous voulons inscrire notre
mouvement dans la continuité. Nous ne devons
pas baisser les bras parce que nous défendons
aussi les droits de ceux qui ont consenti leurs vies
pour la République. Nous avons une dette de sang
vis-à-vis d’eux. Notre problème est certes politique,
mais c’est aussi une violation du droit de travail ». Parmi les revendications essentielles soulevées hier, la reconnaissance du statut de victime, la création d’un haut commissariat aux victimes du terrorisme. Avant de se disperser, les
gardes communaux ont promis d’autres actions
dans les jours à venir avec éventuellement une
marche sur Alger depuis Bouira, selon Lahlou
Alliouat. Pour marquer leur présence et avant de
se disperser, les gardes communaux ont marché
jusqu’à l’accès de l’autoroute à la sortie Ouest du
A. M.
chef-lieu de la wilaya.
FOIRE INTERNATIONALE DU TOURISME DE BELGRADE
L’Algérie à la conquête des touristes serbes
«COMMENT FAIRE VENIR des touristes serbes en Algérie ?» a été la question première de la délégation algérienne présente
à la Foire internationale du tourisme de Belgrade qui s’est tenue du 27 février au 2 mars.
CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE
I SLIMANE SEBA
DE
BELGRADE
our une première participation à cette
36e édition de l’Itfa (International
Fair of Tourism), classé au 6e rang des
Salons du tourisme européen, avec une cinquantaine de pays présents et plus d’un
millier d’exposants, l’Office national du tourisme a mis le paquet. La construction du
stand a connu des améliorations dans son
architecture, son aménagement et sa décoration. L’artisanat, comme pour les Salons
internationaux du tourisme précédents, ceux
de Varsovie, Madrid et Milan, était présent à
travers l’Anart ainsi que des artisans venus
faire montre de leur art en la matière. Les
établissements hôteliers et de tourisme, en
l’occurrence la chaîne El Aurassi et le complexe touristique des Andalouses, ont fait
P
partie de la délégation pour faire la promotion du tourisme d’affaires et du tourisme
balnéaire. C’est à dessein que ces deux établissements ont été retenus, compte tenu des
besoins de la demande serbe et des pays de la
région en matière de tourisme balnéaire et de
tourisme d’affaires. Le tourisme saharien est
également en ligne de mire, à travers les
hôtels du Sud en cours de modernisation
pour le compte des établissements faisant
partie de la SGP Gestour.
Le pavillon algérien a été au centre de
l’intérêt des autorités serbes puisqu’il a été,
avec le pavillon serbe et l’Indonésie, invité
d’honneur, le seul pays à recevoir la visite de
la délégation officielle. Cette dernière était
conduite par le président du Parlement serbe
et composée de hautes personnalités du pays
hôte et du corps diplomatique accrédité en
Serbie. La conférence de presse animée par
Rachid Cheloufi, directeur général de l’ONT,
a été l’occasion pour faire valoir « le tourisme
algérien et les perspectives de son développement » , sujet d’intérêt pour la presse locale
et les voyagistes nombreux à y assister.
Le dîner offert par l’Algérie, à l’occasion
du Salon, a été aussi l’occasion de faire étalage de l’art culinaire algérien. Un couscous
et méchoui étaient proposés aux convives,
accompagnés d’une animation musicale faite
de chants andalous et sahariens.
La
Première Dame de Serbie a été l’invité de
marque de ce dîner somptueux avec également des membres du gouvernement serbe.
De nombreux cadeaux, dont deux séjours touristiques en Algérie, ont été offerts aux
gagnants de la tombola qui a été organisée à
cette occasion.
La troupe El Gharnatia de Koléa et une
troupe musicale de Djanet ont été une attrac-
4
tion pour le public, durant la tenue du Salon.
Pour ce qui est des affaires, une vingtaine
d’agences de voyages et de tour-opérateurs
ont manifesté leur curiosité et leur intérêt
pour la destination touristique algérienne.Si
la conclusion de contrats de voyages n’est pas
encore à l’ordre du jour, nul doute que cette
première participation à ce Salon international augure des perspectives prometteuses
pour le tourisme algérien. La poursuite des
efforts de communication et de promotion
dans cette région d’Europe et le maintien des
contacts initiés à l’occasion de ce Salon avec
les tour-opérateurs locaux aboutiront certainement à des partenariats utiles pour la destination Algérie. En tout cas, cette présence
des professionnels algériens aura marqué les
esprits et participera à la construction de
l’image de l’Algérie touristique.
S. S.
De Quoi j’me Mêle
LUNDI 10 MARS 2014
Etrange reportage sur Nekkaz dans Envoyé spécial
AU MOMENT où il faisait
campagne pour rassembler
ses signatures, le magazine
de France 2 Envoyé spécial
diffuse un reportage sur
Rachid Nekkaz, le montrant
comme un spécialiste de
l’arnaque immobilière. Le
reportage intitulé Marchand
de sommeil, le montre en
train de visiter un pavillon
acheté 515 000 euros. Le
journaliste affirme dans son
reportage que le candidat à
l’élection présidentielle en
Algérie possèderait 1 000
appartements. Des pavillons
qu’il divise en plusieurs
appartements pour les
relouer ensuite. La question
qu’on se pose est pourquoi
ce reportage a été diffusé
maintenant, à cette date
précise où l’homme d’affaires
fait campagne et le buzz en
Algérie pour sa candidature à
l’élection présidentielle.
Les Algériens aux élections
législatives au Québec
LES QUÉBECOIS ont rendez-vous avec les urnes le 7 avril
prochain. Les électeurs de la province canadienne de près
de 8 millions d’habitants choisiront les 125 députés qui les
représenteront au Parlement provincial. Plusieurs
candidats issus de l’immigration maghrébine, notamment
algérienne, sont en lice pour des postes au salaire annuel
de pas moins de 88 000 dollars. Dans le comté de SaintLaurent, l’Algérien Rachid Bandou se présente pour le
Parti québécois (PQ). Dans le comté de Bourassa-Sauvé,
se présente aussi l’Algérienne Leila Mahiout pour le PQ.
Dans le comté de Mille-Iles, la laïque Djemila Benhabib et
Yasmine Chouakri, seront candidates du PQ près de
Montréal. Il y a quelques années, à l’occasion des
élections provinciales au Québec, Naïma Mimoune, une
Québécoise d’origine algérienne était candidate. C’était en
2007 et elle portait les couleurs du Parti québécois (PQ).
Celui-ci allait subir un échec cuisant et se retrouver
relégué au rang de deuxième opposition.
Nouvelle bourde
de Hollande au Crif !
Le démo
de beIN
Sport à
35 000 DA
LES MÉDIAS français ont publié hier
la lettre d’Albert Chennouf-Meyer, le
père d’Abel Chennouf, militaire tué
par Mohamed Merah à Montauban,
qui a protesté samedi dans une lettre
ouverte à François Hollande, après
que celui-ci ait qualifié dans un
discours son fils de musulman, alors
que le jeune homme était catholique.
« C’est le fanatisme et non l’Islam
qui a guidé le bras assassin de
Merah à Toulouse et à Montauban
lorsqu’il a abattu Jonathan, Gabriel,
Arieh, Myriam, Imad Ibn Ziaten,
Mohamed Legouad et Abel
Chennouf. Quatre juifs, trois
musulmans. Tous Français », avait
déclaré François Hollande, mardi, au
dîner annuel du Conseil représentatif
des institutions juives de France
(Crif). Le père du soldat victime de
Mohamed Merah déclare : « J’ajoute
qu’être musulman n’est pas une
tare », tout en dénonçant
« le mépris » manifesté selon lui par
le chef de l’État « envers les familles
de victimes, notamment Abel et
Mohamed Legouad ». « Je vous
saurai gré de ne plus citer le prénom
de mon fils, laissez-le dormir en
paix », conclut Albert Chennouf.
ALORS que beIN
Sport n’a
officiellement pas
encore ouvert ses
boutiques à Alger, le
démo officiel de la
chaîne sportive
qatarie est déjà
disponible dans
certaines boutiques
de la capitale.
Le démo officiel
beIN Sport est vendu
32 000 DA.
Il permet d’accéder à
toutes les chaînes
du réseau de la
chaîne sportive et
cela en prévision de
la Coupe du Monde
de juin 2014
au Brésil.
Les médias marocains
zappent la visite
d’un ministre français
LA VISITE OFFICIELLE de François
Lamy, jeudi prochain à Rabat, a été
entièrement zappée par les médias
du Makhzen. Le ministre délégué
chargé de la Ville, premier officiel
français à se rendre à Rabat après
deux semaines de brouille avec Paris
à cause des plaintes pour « torture »
et « complicité de torture » contre
Abdellatif Hammouchi, le patron de la
DST, a été complètement boudé par
les caisses de résonance du
Makhzen. A part une petite dépêche
de la MAP (Agence marocaine de
presse) consacrée aux déclarations
de son homologue marocain, qui a
cité son nom brièvement sans même
être accompagné par une petite
photo ou quelques-unes de ses
déclarations, les autres voix de leur
maître n’ont même pas fait allusion à
cette visite. D’habitude, les visites
des hôtes de marque font l’objet
d’annonces officielles et les
amplificateurs du Makhzen font des
échos retentissants lorsqu’il s’agit
d’un officiel français, ne serait-ce
qu’un petit responsable parisien qui
se rend à Rabat.
ON
remet
LE PARCOURS DU COMBATTANT
ÇA
« Quand on va au cinéma, on lève la tête. Quand on regarde la télévision, on la baisse. »
Jean-Luc Godard
I SELIM M’SILI
e ne pense pas m'égarer en faisant des digressions sur ce que
fut notre parcours durant ces
cinquante dernières années. En juin
prochain, cela fera exactement un
demi-siècle qu'une annonce diffusée
par le journal francophone attira l'attention de trois mille jeunes gens sur
tout le territoire national : l'illusion de
commencer une carrière dans le
domaine cinématographique eut un
large écho. Trois cents postulants
furent retenus et seulement quatrevingts candidats furent acceptés après
les examens de l'écrit et de l'oral. La
troupe fondit vite au gré de l'examen
probatoire de décembre 1964 et à
peine vingt-cinqs obstinés s'accrochèrent désespérément à cette illusion. Je
ne saurais dire les raisons qui nous
poussèrent toi et moi, à choisir un
métier obscur, loin des plateaux de
tournage. Mais il faut dire que pour
J
remise d'un synopsis en bonne et due
forme par le responsable concerné. Et
c'est là que le réalisateur, inspiré, doit
faire le choix fatal, aller jusqu'au bout
du projet si le sujet lui tient à coeur,
ou alors le reléguer au grenier si les
difficultés qui commencent à s'amonceler obscurcissent l'horizon.
Evidemment, tout dépend du genre
de sujet et du caractère du réalisateur.
Combien se sont promenés, des
années durant, avec leur scénario sous
le bras (le sujet de leur vie, qu'ils disent) sans arriver à bon port, parce que
leur sujet était trop ambitieux (trop
coûteux!) et leur talent présumé ne
permettait pas aux responsables de la
production de desserrer les cordons de
la bourse qui répondent souvent, il
faut le dire, au sésame des rapports
personnels.
Ainsi, il y a des textes qui, après
trois décennies, restent toujours sur
les rayons poussiéreux d'une bibliothèque négligée, comme des souvenirs
d'une jeunesse naïve et volontaire.
Quand le sujet est difficile, le réali-
vouloir devenir réalisateur, il fallait
une bonne dose d'assurance en soi ou
d'inconscience. J'ai toujours admiré la
volonté développée par la majorité des
réalisateurs de films dans leur entêtement à poursuivre leur projet jusqu'à
son aboutissement final.
Dans un système où rien ne se
passe «normalement», où les relations
personnelles et les interférences extraprofessionnelles sont nombreuses, il
faut tirer chapeau à celui qui ose
imposer son point de vue et, à partir
de rien du tout, offrir une œuvre d'art
«potable», un objet de consommation
courante que téléspectateurs ou critiques salueront sans conaître les tracasseries subies par l'auteur. Dans l'itinéraire du projet, beaucoup d'embûches attendent le maître d'oeuvre. Il y
a d'abord l'étincelle du début qui fait
que le réalisateur inspiré par un texte
écrit par-ci, un article lu dans l'entrefilet d'un quotidien par-là, une rencontre fortuite dans un café ou tout simplement, pour celui qui travaille dans
une entreprise de communication, la
5
sateur (qui en est souvent l'auteur)
n'hésite pas à le discuter avec ses amis
autour d'un café, d'une bière et à le
remodeler au fur et à mesure des rencontres qu'il fait. Il lui faudra ensuite
convaincre une commission de lecture
désignée au sein de l'entreprise ou du
ministère concerné, pour donner l'avis
de faisabilité et débloquer ainsi les
mécanismes de financement du projet.
Et là aussi, il faut voir les efforts
déployés par le réalisateur pour
le montage financier, c'est-à-dire la
réunion des capitaux susceptibles de
transformer les pages dactylographiées en film.
Et au moment où les entreprises
publiques, étaient déstru-cturées par
le vent du libéralisme vacillant, c'est à
un exercice de haute voltige que doit
se prêter le réalisateur pour arriver à
ses fins: convaincre les intervenants de
la justesse de son point de vue. Ainsi,
une fois le devis du film signé, le réalisateur doit passer à l'autre étape, bien
déterminante, de la concrétisation de
son projet.
S. M.
L’Actualité
LUNDI 10 MARS 2014
TIZI OUZOU
EXPLOITANTS
DE TERRES AGRICOLES
Plus de 177 000
dossiers régularisés
Les collecteurs et producteurs de lait mécontents
La réunion d’évaluation trimestrielle des contrats de performance
pour le renouveau agricole et rural,
qui s’est tenu hier à Alger s’est
déroulé dans un contexte marqué
par la poursuite et l’intensification
de la mise en œuvre des programmes de modernisation et de développement des filières agricoles et des
espaces ruraux ciblés. Lors de cette
réunion annuelle d’évaluation, le
ministre de l’Agriculture et du
Développement rural, Abdelwahab
Nouri a indiqué que : « Pas moins de
177 000 dossiers d’exploitants de
terres agricoles privées de l’Etat ont
été régularisés sur un total de
219 000 demandes pour bénéficier
d’actes de concession agricole remplaçant le droit de jouissance », en
précisant en outre que ces régularisations représentent un taux de
80% et que les actes ont été délivrés
aux bénéficiaires. Le ministre a
expliqué que cette opération qui
entre dans le cadre de la mise en
oeuvre de la loi 10/03 fixant les
modalités d’exploitation des terres
agricoles, relevant du domaine privé
de l’Etat sera achevée en juin 2014.
« Cette nouvelle politique s’est traduite par l’ouverture de plusieurs
projets, dont la signature et la mise
en œuvre des contrats de performance avec la participation et la mobilisation de l’ensemble des acteurs
agriculteurs et éleveurs, opérateurs
économiques, organisations professionnelles et interprofessionnelles
des collectivités locales et des élus »,
précisé le ministre. Il a ajouté à ce
propos que des mesures, immédiates seront prises afin de permettre
aux agriculteurs ayant obtenu des
actes de concession d’obtenir des
crédits bancaires.
Ilhem Terki
ILS VEULENT AUGMENTER le prix du litre de lait à 60 DA.
I KAMEL BOUDJADI
es producteurs et collecteurs de lait veulent ven dre le litre à 60 DA. Les
subventions que leur accorde
l’Etat devraient, selon leur vœu,
passer de 12 à 30 DA. De crise en
crise, la distribution de lait
risque de connaître une autre
phase d’instabilité. Les producteurs et collecteurs de lait viennent en effet de décider de deux
journées de grève.
Les collecteurs ne collecteront
pas et les distributeurs ne distribueront pas de lait les journées
du 10 et 11 mars. Au deuxième
jour, le 11, une grande caravane
sera organisée par les véhiculesciternes de Timizart vers le cheflieu de wilaya. C’est déjà la pénurie tous les jours en plus de ces
deux journées que ces soi-disant
professionnels du lait comptent
organiser. Pour certains, excédés
justement par l’anarchie qui
règne dans ce créneau, les producteurs et collecteurs ne respectent, pour la majorité, aucune
norme requise.
Dans les villages, les collecteurs ne reversent souvent le lait
dans leurs citernes hypothermiques qu’après toute une journée d’exposition au soleil dans
des bidons de 20 litres en plastique. Certains éleveurs ignorent
jusqu’à la plus élémentaire précaution d’usage dans la production du lait. Certains connaisseurs certifient que le lait subit
L
Ça bouillonne dans le secteur laitier
déjà les premières entorses avant
d’être transporté vers les laiteries. Des quantités importantes
d’eau sont rajoutées par les éleveurs. Ils veulent pour preuve, la
qualité du lait acheté directement des fellahs.
D’autres voix incombent la
responsabilité
aux
services
concernés qui cessent de surveiller juste après l’acquisition
des vaches et du matériel.
Toutes ces entorses, les collec-
6
teurs en sont au courant et poursuivent donc cette chaîne déjà
atteinte de beaucoup de travers
et acheminent ce qui reste de lait
vers les transformateurs qui ne
se soucient vraisemblablement
pas davantage.
Aujourd’hui et demain donc,
cette machine qui grince déjà va
carrément s’arrêter. Parmi leurs
premières et importantes doléances au même titre que la qualité
du produit, figurent les subven-
tions. Les 12 DA offerts par
l’Etat ne suffiraient pas à avoir
plus de gain. Pour illustrer leurs
difficultés, les représentants de
ces « professionnels » font le rapport avec le prix du litre à la
vente qui est de 34 DA alors que
le prix de revient d’un litre est
estimé à 70 DA, oubliant par là
de faire le rapport du prix à la
qualité du lait servi aux consommateurs majoritairement des
enfants.
K. B.
L’Actualité
NOUVELLE VILLE
ALI-MENDJELI
DE CONSTANTINE
Les structures
de santé
font défaut
a santé enregistre dans
la nouvelle ville AliMendjeli, l’une des
grandes agglomérations de la
wilaya de Constantine, un
« déficit» en matière de structures de santé, en dépit des
efforts déployés par l’État, a
indiqué hier, le directeur du
secteur, Azzouz Assaci.
La couverture sanitaire de
l’ensemble des unités de voisinage de cette ville totalisant
plus de 200 000 âmes reste
« insuffisante» , ce qui nécessite « la réalisation de six
autres nouvelles polycliniques», a déclaré le même
responsable, rappelant que
cette agglomération dispose
seulement de deux salles de
soins, de deux polycliniques
et d’un hôpital d’une capacité
de 120 lits. Malgré leur dotation en équipements et matériels médicaux importants,
ces structures « ne répondent
pas aux besoins de toute la
population, ce qui oblige les
citoyens à se déplacer vers les
communes limitrophes à la
recherche d’une bonne prise
en charge médicale» , a-t-il
relevé. La réalisation de six
nouvelles polycliniques « permettrait, au moins d’assurer
une meilleure couverture
sanitaire et d’atteindre le
rapport une polyclinique pour
25 000 habitants, un rapport
qui est aujourd’hui d’une
polyclinique pour 28 000
habitants », a expliqué
M. Assaci, faisant savoir, au
passage, qu’une nouvelle
école de formation paramédicale est en réalisation à AliMendjeli depuis janvier dernier.
Il a, par ailleurs, affirmé
au sujet de ce futur établissement de formation, que sa
construction était devenue
« impérative» à Constantine,
dans la mesure où les besoins
de cette wilaya en personnels
paramédicaux ont augmenté
avec l’entrée en service de
nombreux établissements de
santé. Les projets de réhabilitation de six polycliniques,
deux au chef-lieu de wilaya et
les autres réparties sur les
communes d’Ibn Badis, d’Ibn
Ziad, d’Ouled Rahmoune et
de Hamma-Bouziane, sont en
voie de lancement, a-t-il
ajouté, soulignant que cette
action est inscrite dans le
cadre de la nouvelle politique
initiée par le ministère de la
Santé en matière de renforcement de la santé de proximité.
Mobilisant un montant
estimé à 170 millions de
dinars, ce programme d’envergue, lancé fin 2012, a ciblé
l’ensemble des structures de
santé de la wilaya, notamment les établissements
vétustes, a-t-il révélé, notant
que les travaux de modernisation de deux polycliniques à
Constantine et d’une autre à
Zighoud-Youcef sont « entièrement achevés».
L
LUNDI 10 MARS 2014
ETABLISSEMENT HOSPITALIER DE BOUIRA
Le service des urgences mis en fonction
«LES MOYENS POUR une bonne prise en charge des malades dans les meilleures conditions de travail sont garanties.»
I ABDENOUR MERZOUK
e nouveau service des urgen ces de l’Etablissement hospitalier public de Bouira
Mohamed-Boudiaf a été mis en
service depuis deux jours. Après sa
fermeture pour réhabilitation, la
prise en charge des malades se faisait à la polyclinique d’Oued Hous à
la sortie sud de la ville.
Pour la première fois nous
découvrons une structure réhabilitée aux normes mondiales. Le lieu a
été réaménagé et équipé d’une
manière à donner les moyens d’un
accueil, d’une orientation des
patients vers les services mis en
place à la manière des hôpitaux
dans les mondes développés. Pour le
directeur de wilaya de la santé, M.
Sidhoum et pour le directeur de
l’EPH, M. Bounous qui nous ont
accompagnés lors de la visite de la
structure la satisfaction était totale.
« Les moyens pour une bonne prise
en charge des malades dans les
meilleures conditions de travail
sont garanties pour les professionnels de la santé. Ce qui reste, c’est
la bonne gestion du temps et des
flux. La réception aussi très prochainement des blocs opératoires,
six au total, du centre annexe de
stérilisation permettront d’améliorer les prestations du secteur
public. La difficulté jusque-là
concernait les spécialistes et plus
particulièrement quelques spécialités comme la gynécologie, la radiologie, la chirurgie infantile, la
néphrologie...» Aussi, avec la
récente décision du ministre de ne
plus directement affecter les médecins sur les EPH, mais de les mettre
à la disposition des directions de
wilaya qui assurera leur répartition
selon les besoins sur place. Trois
chirurgiens viennent d’être affectés
à Aïn Bessem, M’chedallah et
Lakhdaria où le besoin se faisait
pressant. La décision du ministre
évoquée ci-dessus qui rentre en
L
Pour la première fois, nous découvrons une structure réhabilitée aux normes mondiales
vigueur depuis janvier 2014, permettra d’éviter des situations parfois bizarres, comme ce fut le cas à
l’EPH de Lakhdaria où travaillent
cinq gynécologues quand le cheflieu en manque de façon flagrante
et que l’on fasse appel au secteur
privé pour pallier à l’urgence. Le
centre d’imagerie médicale, ultramoderne n’assure aucune activité
en raison d’un manque de radiologues. Là aussi, le DSP reste
convaincu que le problème se résou-
dra prochainement surtout que la
volonté des responsables locaux est
avérée. Dans le souci de répondre
aux besoins de plus en plus importants, le DSP nous précisera que
l’hôpital de 240 lits de M’chedallah
sera lancé incessamment, ainsi que
ceux de Aïn Bessem, de Bouira.
L’annexe du centre Pasteur
réalisée à Sour El Ghozlane ouvrira
ses portes dans quelques jours. Lors
de son passage à Bouira et le
Premier ministre a consenti une
enveloppe pour l’EPH de Bouira qui
sera doté d’un héliport, mais aussi
d’un réaménagement des blocs de
médecine interne qui seront mis
aux normes internationales. Ces
efforts financiers consentis visent à
améliorer les prestations de services en direction du citoyen. La préservation de ces acquis passe par
une bonne gestion, par le civisme
des patients et reste une obligation
pour tous.
A. M.
CHU FRANTZ-FANON DE BLIDA
Un hôpital qui «suffoque»
LES NOMBREUSES extensions opérées pour élargir les capacités du centre oncologique, faites
aux dépens de l’hôpital psychiatrique, n’ont pas suffi pour satisfaire la demande considérable.
e Centre hospitalo-universitaire (CHU)
Frantz-Fanon de Blida, qui a propulsé la
wilaya au rang de «pôle médical d’excellence», est à la «limite de la saturation», générée
par le grand nombre de malades y affluant de
différentes régions du pays, selon ses gestionnaires. En effet, en dépit de sa vaste superficie estimée à 33 ha, ce centre, englobant trois établissements sanitaires d’importance, à savoir un hôpital psychiatrique, un centre d’oncologie et un
CHU de 22 services, n’arrive plus à faire face aux
nombreux malades s’y rendant chaque jour. La
réception imminente de l’Institut national du
rein, considéré comme l’unique structure du
genre à l’échelle continentale, n’est pas faite
pour arranger la situation, car le CHU sera le
point de mire de milliers de malades et autres
chercheurs, qui le solliciteront de toutes parts.
Actuellement, chacun des trois établissements du centre détient une longue liste de
malades en attente d’un rendez-vous qui pour un
examen médical, qui une radio ou une intervention chirurgicale. A titre indicatif, les responsables du centre anti-cancer signalent une liste
d’attente de 2 390 malades, dont 2 000 en attente
d’une radiothérapie ou de chimiothérapie. «Les
nombreuses extensions opérées pour élargir les
capacités du centre oncologique, faites aux
dépens de l’hôpital psychiatrique, n’ont pas suffi
pour satisfaire la demande considérable exprimée pour ce service hospitalier», ont déploré les
responsables.
Selon les mêmes sources, deux blocs d’une
surface totale de 18 500 m², relevant de l’hôpital
psychiatrique ont été rattachés au centre anticancer. Un fait qui fut d’un impact négatif sur la
qualité de la prise en charge des malades souffrant de troubles psychiques, dont le traitement
L
recommandé par la médecine moderne, et prôné
par le Dr Frantz-Fanon, lui-même, reposait sur
l’exploitation de l’espace et l’environnement
naturel.
Un concept difficile à appliquer à l’heure
actuelle à cause du nombre important de malades
hospitalisés au niveau des six services de cette
institution qui s’étendait, par le passé, sur une
superficie de 30 ha. Le constat de saturation est
aussi valable pour les 22 services hospitaliers du
CHU, à l’instar de ceux de l’ORL, de traumatologie, de neurologie, de néphrologie, ou de cardiologie, dont chacun compte un grand nombre de
malades inscrits en liste d’attente.
Pour mesurer l’ampleur de la «saturation», il
est loisible de constater les longues files de voitures, immatriculées dans différentes wilayas du
pays, encombrant le portail d’entrée de l’hôpital,
au moment où les ambulances tentent difficilement de se frayer un chemin pour sortir ou pour
rejoindre l’un des services. Une situation décriée
par de nombreux visiteurs qui ont sollicité les
responsables du CHU pour l’ouverture de nouveaux accès à cet établissement, qui ne compte
actuellement qu’une «unique sortie et entrée».
L’absence de places de stationnement est
l’autre problème soulevé par les visiteurs de l’hôpital, dont plusieurs sont contraints à garer leurs
véhicules à l’extérieur du CHU. Pour pallier en
urgence à cet encombrement quotidien qui constitue une source de désagréments, tant pour les
malades que pour les riverains et les employés de
l’établissement, des travaux sont en cours en vue
de son raccordement à l’autoroute Est-Ouest par
un axe routier de 3,5 km. Selon ses concepteurs,
le projet évitera aux personnes désirant rallier le
CHU de passer par Blida. Le seul accès existant
actuellement étant la RN1.
7
Le CHU Frantz-Fanon qui sera prochainement, renforcé par le plus grand complexe des
urgences médicales du pays, devrait, également,
abriter une plate-forme d’atterrissage pour hélicoptères qui y évacueront les accidentés de la
route et autres malades.
Le projet a été recommandé par le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, lors de sa visite de
travail, récemment à Blida, au cours de laquelle
il avait instruit les responsables du CHU à aménager un héliport afin de faciliter le transfert des
accidentés de la route et autres vers le complexe
des urgences, doté de toutes les spécialités requises en matière médicale.
L’importance de cette plate-forme est également dictée par les encombrements «inextricables» caractérisant tout le périmètre de l’hôpital,
ceci d’autant plus que la wilaya, qui est une zone
de transit par excellence, requiert, plus que
jamais, une meilleure prise en charge médicale de
sa population, et de tous les citoyens y transitant.
La situation actuelle du CHU est à l’origine des
sollicitations de nombreux responsables de la
wilaya qui ont exprimé la nécessité d’affecter un
nouveau CHU à Blida afin de faire face au nombre considérable de malades y affluant.
Le wali, Mohamed Ouchen, avait d’ailleurs
émis le vœu, dernièrement, lors d’une réunion
avec les responsables de l’exécutif, d’une «dotation d’un second CHU à la wilaya afin d’atténuer
la pression existante sur l’hôpital FrantzFanon». Pour sa part, M. Yahia Dehar, directeur
général de l’hôpital Frantz-Fanon, avait assuré
que la wilaya dispose d’un «important réservoir
de compétences humaines dans le cas où elle
bénéficierait d’un nouveau CHU susceptible d’atténuer la pression, tant sur l’équipe médicale que
sur les malades» de cet établissement hospitalier.
L’Actualité
LUNDI 10 MARS 2014
ELECTION À BLIDA
Le bâtonnier sortant l’emporte haut la main
DANS LE CALME, malgré tout. Samedi dernier, l’opposition au bâtonnier sortant s’en est remise au Conseil d’Etat…
I ABDELLATIF TOUALBIA
n avocat d’Alger ayant un appréciable capital d’humour avait dit avec
un large sourire que les membres du
Conseil de l’ordre de Blida avaient fixé la date
des élections le 8 mars 2014 – la Journée
mondiale de la femme – car le mot élections
« est… du genre féminin et que la ville des
Roses est aussi féminin ! Hélas, plusieurs
avocates étaient absentes …
Jeudi matin donc, très tôt même, le service d’ordre était en place pour veiller sur le
bon déroulement du scrutin qui va donner un
solide et crédible conseil et ce, à quelques
encablures de l’élection présidentielle du 17
avril 2014.
C’est maintenant sûr : il y a trois pans de
prétendants au bâtonnat de Blida qui comprend, outre la cour de Blida, celles de Chlef,
Aïn Defla et Tipasa. Et les trois pans se composent avec, outre l’équipe du bâtonnier sortant, Yahia Bouamama, le prétendant Djamel
Boulfrad et les…indépendants. Rappelons
que le 21 janvier dernier, l’assemblée générale des avocats avait laissé deviner une suite
bruyante et chaotique.
Nous avions même assisté le jour fixé
pour le scrutin à de courtes échauffourées
entre avocats dont certains ont pété les
plombs car, « la robe noire est une défense
pas une agression » ! avait souligné Maître
Akila Teldja, la sympathique avocate d’Alger
venue soutenir les consœurs camarades de
promo à la fac.
Et ni Maître Chabi Benouaret, ni Maître
Redouane Nouas, ni Maître Ferhat Antar et
encore moins Maître Ahmed Mansour
Kessenti pourtant appelé en pompier avec
Maître Djillalli Hamani, n’ont pu juguler les
ardeurs et la perte de sang-froid des
« Oussemeur », « Bendjeddou » véritables
soutiens des frères ennemis Bouamama –
Boulfrad. Ce dernier est venu avec une seule
conviction : « Il n’y aura pas de fraude ! »
alors que son aîné, le bâtonnier sortant assurait en grimaçant qu’il est venu pour un dernier mandat et personne, à part l’urne
transparente, ne pourra le freiner.
Les fans du prétendant, le dauphin
« Jamel » rumine très mal que l’immobilisme
de certains de ses partisans soit de mise ce
samedi 8 mars au seul service du seul bâtonnier sortant.
Ce qui a été remarquable, c’est que l’animosité des derniers incidents vécus au cours
de la journée noire des avocats en colère dont
certains en sont venus aux mains carrément,
avait, dès les premiers grognements des
mécontents vu que Maître Djamel Boulfrad
et Maître Adjaout appelaient au calme car le
Conseil d’Etat allait être saisi pour cet acte
indigne d’avocats qu’on a placés sur « l’œil
intrus de caméras » placées dans les salles
daudience où l’on procédait au vote. Maître
Shemsedine Sid Ahmed Lourari plane…
Ph : R. Boudina
U
Une vue du tribunal de Blida
lent gus aimé et estimé de tous à Oued
El Alleug !
Maître Ouali Laceb, Maître Abdenour
Omar Aït Boudjemaâ, Maître Azzedine
Gasmi, Maître Embarek Benamghar s’amusent avec le doyen avocat de Tipasa, Maître
Mohammed Zerrouki venu soutenir ceux qui
valent le coup…dont Maître Benarbia.
Maître Ilhem Bennour, candidate libre,
est venue euphorique, tôt le matin, mais pas
plus tôt que les organisateurs qui ont opté
pour l’entrée des avocats au « goutte-àgoutte ».
Maître Bennour, l’avocate de Koléa était
horrifiée à la seule vue du portail extérieur de
la cour fermé et la douzaine de policiers des
forces d’intervention prêts à tout.
« Je n’ai jamais vécu, surtout un 8 mars,
une telle situation honteuse avec des avocats
surveillant les faits et gestes, outre les flics.
Fermer la porte au nez de ses confrères est un
Maître Hadj Rachid Morsli était arrivé à la
recherche du bâtonnier M.F. Ksentini qui
avait fini un numéro autour de ceux qui, sans
s’en rendre compte, foulaient aux pieds la
Constitution. Les avocates, peu nombreuses,
8 mars oblige, sont plutôt déçues : « Quand
même, frauder le jour férié de la femme est
un acte ignoble ! » siffle une candidate de la
liste « Boulfrad ». Maître Khaled Sellahm
rigole un bon coup autour de la joie de Maître
Mohamed Aïad, frais papa d’un très beau garçon prénommé Abdelmoumen car né
un…vendredi saint !
Maître Toufik Chachou narre sa rencontre à Nice, il y a trois jours avec le premier
bâtonnier de Blida : Maître Mohammed
Kassoul, l’inoubliable avocat dont on parle
encore sous le piémont de l’Atlas blidéen.
Maître Chachou, du haut de ses 192 cm est
heureux en ce 8 mars, car il vient d’appeler sa
frangine fraîchement mariée avec un excel-
scandale», a dit les cils battus, l’avocate
brune qui était allée s’asseoir au fond de la
salle de vote après avoir accompli son devoir,
se résignant à maudire la fraude et même
l’intention et la tentative de fraude. Un mot
que les partisans du bâtonnier sortant, rejettent en gros et en détail.
Maître Oussemer, Maître Abdelaziz
Medjdouba, Maître Antar Ferhat et Maître
Amine Morsli louent au passage l’intégrité et
l’honnêteté
du
bâtonnier
Redouane
Benghabane, le président de la commission
de surveillance des élections du 8 mars 2014.
De son côté, Maître Boulfrad, l’opposant n°1
du bâtonnier sortant trouve malheureux la
fraude qui a débuté très tôt . Il dit, amer :
« Alors que les hommes du confrère
Bouamama bloquaient (assurés de la présence d’une section des forces de l’ordre de
Blida) nos confrères venus en force, les opposants à notre projet, eux, bourraient les
urnes. Maître Kamel Adjaout, Maître Ahmed
Bouchiba, Maître El Hadi Labidi, Maître
Tahar Sidoumou, Maître Moussa, ont fermement condamné la présence d’un service d’ordre » en dénonçant la fermeture des portes…
Les candidats indépendants se mêlent
sans rancune aux troupes des deux « bolides »
en course. Maître Kerboui, Maître Amel
Zouaoui enceinte et plutôt lasse, rejoignent
Maître Brahim Chaouch, Maître Rachid
Louahed, Maître Djamel Katrane et El Hadj
Baâdoud alors Maître Lourari, compte des
yeux les votants qui quittent les salles de
vote. Quelqu’un crie au hold-up. L’ambiance
est à son summum. Bouamama est invisible
alors que son adversaire se pavane en mettant en garde ceux qui croient que c’est dans
la poche. Le calme règne et c’est tant mieux.
Maître Torche de Koléa distribue des bises.
La famille Nouas au grand complet a effectué
son devoir alors que Laceb gesticule… Maître
Omar Benkabouya écoute Maître Salim
Selma, Maître Abdelkader Ghozali, Maître
Hatem Berriche et cette équipe d’indépendants évoque le sort du bâtonnat de Blida, le
jour où Chlef et Aïn Defla auront leur propre
Conseil de l’ordre car, avec plus de 6 000
robes noires le bâtonnat de Blida se marche
sur les pieds. Entre-temps, le nombre de
votants n’a pas encore atteint le nombre
attendu et les « machos » ont mis cela sur le
compte du chiffre 8 et du mois 3 de l’année
2014 ! Les mines réjouies des fans… A défaut
de grincer des dents, les déçus sourient.
Certains haussent les épaules alors que
Maître Narimane Aït Boudjemaâ, Maître
Fatima Brahimi et Maître Hadji, parlent de la
journée de la femme et l’élection à Bouira de
la première femme bâtonnier.
«Félicitations Maître Sidhoum !» surnommée ce samedi par les avocates de Blida
« Lalahoum » ! Les avocats se disperseront
avant même la proclamation du vainqueur
que les opposants ont dénoncé pour la flagrante fraude que les fans du bâtonnier n’ont
A. T.
pas constatée.
FORUM DE L’EMPLOI «SPÉCIAL ALGÉRIE» EN MARS À PARIS
Opération de charme envers les cadres algériens
AVEC PRÈS de 24 000 étudiants, l’Algérie constitue la 3e communauté estudiantine en France.
I ABDELKRIM AMARNI
réé en 2013, le cabinet
conseil en recrutement
et
formation
ITN
(International Talents Network)
organise, en partenariat avec
«Djezzy», les 28 et 29 mars prochains, à Paris (Espace Charenton),
le premier Forum de l’emploi
«Spécial Algérie», afin de mettre en
relations les candidats et les entreprises algériennes.
Pour présenter cet événement
inédit, ITN a organisé, hier à Alger,
une conférence animée par MarieClaude Labrosse, directrice associée et à laquelle était convié l’ensemble de la presse nationale.
Il s’agit, à travers cette initiative, d’encourager les jeunes diplômés de la diaspora algérienne, établie en France en particulier, à mettre leur savoir-faire et leurs
C
connaissances à la disposition de
leur pays d’origine, tel est le but
que vise le cabinet ITN.
Les Algériens, au nombre de
23 735 étudiants en 2011/2012,
constituent la 3e communauté estudiantine en France. Ce rang vient
après celui des Marocains et
Chinois, qui sont suivis de loin
respectivement par celle venue du
Royaume-Uni, d’Espagne, des
Etats-Unis et d’Allemagne avec des
chiffres inférieurs cependant à 200
étudiants hormis la GrandeBretagne qui est présente avec 237
étudiants, selon des chiffres de
2010/2011.
Rattrapés par la crise financière
et économique généralisée en
Europe, les étudiants algériens sont
de plus en plus nombreux à vouloir
rentrer au pays. Cependant,
regrette-t-on, il n’existe aucune
structure spécifique à même d’accompagner ces jeunes diplômés et
cadres dans leur projet. Pour répondre à ce manque drastique, ITN
Forum a comme objectif de susciter
des rencontres entre les entreprises
et ces profils qui possèdent une
double culture précieuse. L’Algérie
raffole en effet de ces jeunes cerveaux ayant bénéficié d’une double
formation. La maîtrise des langues
étrangères, la connaissance de la
culture occidentale ainsi que l’acquisition de diplômes étrangers
sont autant d’atouts très appréciés
par les recruteurs.
Cette «opération de charme»
équivaut à un véritable «coup de
poker». Un défi à relever pour booster les investissements locaux,
aider au redressement du secteur
public et au développement du
privé. C’est à ce niveau, lit-on dans
une note, que l’ITN, implanté en
France et en Algérie, intervient. Ce
cabinet de recrutement et de
conseil a pour mission de faire
8
connaître ces milliers d’Algériens
diplômés à l’étranger. «Notre objectif est de rapprocher les entreprises
algériennes des compétences possédant une expérience internationale», expliquent les fondatrices
d’ITN. Selon elles, plus de 20 000
Algériens ont fait leurs études à l’étranger, où ils ambitionnent d’acquérir une expérience professionnelle, notamment en Allemagne, en
France, en Grande-Bretagne, aux
Etats-Unis ou encore en Espagne.
Mieux encore, ITN rassure en
proposant des postes avant même le
retour de ces talents en Algérie, ce
que nombre d’entre eux craignent,
hésitants de peur de ne pas trouver
d’emploi à leur retour au pays,
commente le cabinet qui se veut
être un véritable trait d’union
entre cette diaspora et les entreprises en manque de ressources
humaines compétentes.
ITN Forum est un salon itiné-
rant dont cette première édition se
tiendra à Paris, alors que la seconde
aura lieu en novembre 2014 à Lyon
dans le sud-ouest de la France. Ce
cabinet conseil en recrutement et
formation qui est basé à Toulouse
(France) et Alger, est spécialisé
dans la sélection des talents algériens localisés à l’étranger.
L’opérateur
téléphonique
Djezzy s’est porté partenaire officiel du Forum ITN Emploi, de
même que le quotidien El Watan
qui en est le partenaire média. Le
Forum bénéficie d’un important
soutien médiatique, aussi bien en
Algérie qu’en France.
Le cabinet est, par ailleurs, partenaire en France de Ecaf, une
association d’étudiants et cadres
algériens de France, ainsi que de
Dynajoob, un portail de l’emploi
présent en Afrique du Nord et qui
vient d’ouvrir son bureau en
A. A.
Algérie.
Tribunaux
Pourquoi
l’abrogation
du « 412 » ?
Abroger dans les plus brefs
délais l’article 412 du Code
de procédure civile et
administrative est
souhaitable tant cet article
manipulé par des âmes
sataniques, devient ruineux
et catastrophique. Selon des
parquetiers rompus à la
« chose », l’article qui
évoque l’affichage est plutôt
maléfique et tend à pousser
les justiciables à la révolte ou
à défaut au suicide, car un
citoyen qui perd son domicile
construit au prix de lourds
sacrifices ne cherche qu’à
perdre la vie. L’exemple est le
suivant : « Un père de famille
effectue un prêt à la banque
ou auprès d’un organisme
financier. Il y a un contrat
établi en bonne et due forme.
Plus tard, victime de
« pénalités » souvent plus
hautes que le « reste à
payer » et grâce à un tour de
passe-passe en l’occurrence,
le poursuivant ayant donné
une adresse… fausse est
donc inexistant. Le
justiciable poursuivi pour
non-paiement du reste à
payer est condamné par
défaut. Le verdict est affiché
à l’APC et au tribunal du
condamné et l’attente légale
dépassée l’huissier se
présente alors au domicile du
condamné par défaut pour lui
signifier le verdict et le temps
dépassé en vue d’interjeter
appel. C’est la ruine, car un
huissier qui arrive avec une
mine défaite, c’est la saisie
du bien donc ici le domicile
en question et sa mise en
vente aux enchères. Un
parquetier qui a roulé sa
bosse un peu partout signale
ce fait maléfique et nous prie
de tout faire pour dénoncer
cet acte hors-la-loi au nom…
de la loi !!! Sacrebleu !
Tonnerre de tonnerre des
cieux en colère ! Comment
un citoyen qui effectue un
prêt qu’il restitue souvent
avec beaucoup d’intérêts se
voit être spolié au nom de
l’article 472 du Code de
procédure civile et
administrative ! C’est
inhumain ! Il faut vite
redresser la bévue qui nuit à
la justice.
A. T.
LA CHRONIQUE
JUDICIAIRE
Le regard du président…
LE TRAFIC de drogue en lui-même est un abominable crime. Que penser
d’un gus qui file de la came à un mineur ?
I ABDELLATIF TOUALBIA
os tribunaux sont
débordés de dossiers
de toute nature. Il y a
l’escroquerie. On peut ajouter
l’émission de chèques en bois,
les menaces, les coups et blessures volontaires réciproques à
l’aide d’arme blanche, les
homicides et blessures involontaires, les insultes et injures or,
il y a un délit monstrueux, intenable, quotidien.
Le trafic de drogue a pris
d’énormes proportions. Il est en
expansion partout même à
Rouiba. Le tribunal du coin juge
un petit dealer qui a refilé de la
came à un tout petit jeune
mineur « Zaguette ». Il y a cette
rude loi n°04-18 du 25 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression et du trafic illicite de stupéfiants et de
substances psychotrope, via
son article 12 qui est très
sévère.
Le fameux article 12 dispose qu’ «est punie d’un emprisonnement de deux (2) mois à
deux (2) ans et d’un amende de
5 000 DA à 50 000 DA, ou de
l’une de ces deux peines, toute
personne qui d’une manière illicite, consomme ou détient à
usage de consommation personnelle des stupéfiants ou des
substances psychotropes ».
Ce qui signifie en vingt mots
que la détention de came pour
sniffer est un délit qui peut
mener loin, très loin.. En
l’espèce, l’inculpé du jour
risque gros en étant poursuivi
pour avoir filé du poison à un
mineur. Et ce mineur a un statut
particulier qui lui a permis de
désigner de l’index avec un
regard plein de peur le dealer
amateur car le…pro « n’aurait
jamais pris le risque de jouer
avec le feu. Il faut vite préciser
ici que les juges du siège ont
du mal à faire la part des cho-
N
ses pour ce qui est du délit qui
s’étale de la détention à l’usage
en passant par la commercialisation, ce dernier étant puni par
l’article 17 de la même loi qui
prévoit une peine d’emprisonnement de 10 ans à 20 ans…
Brrr !
Brahim N., 1,92 m, est
inculpé de commercialisation
de stups. Selon la police, il
aurait été interpellé du côté de
Aïn Taya avec quatre joints
prêts à l’ « emploi ». Le jeune et
ambitieux Oueza, le sec président du pénal du tribunal de
Rouiba (cour de Boumerdès)
est dans son mauvais jour. Il a
horreur, une sainte horreur des
pilleurs de plages et suivent
juste après les petits dealers,
les consommateurs et à l’occa-
L’ŒIL
LUNDI 10 MARS 2014
Sur un nuage, le bâtonnier
Maître Ahmed Benantar, le grand avocat
de Rouiba (cour de Boumerdès) est
désormais sur un nuage blanc avec le
titre de bâtonnier, de Boumerdès, un des
plus grands bâtonniers du pays grâce à
la confiance de ses confrères élus il y a
un peu plus d’une semaine dans une
ambiance confraternelle avec un taux de
participation plus qu’appréciable et une
ferveur rarement égalée dans le pays. Il
faut approcher les Adjal, Mahfoudi,
Houcine Siad, Ménouar Hachemi,
Mohammed Kadri, Nouara Chenoune,
Abdellatif Hassan, Guebache Abdelatif,
Djazia Nasri, Abaziz, Boucenna,
Mouhouche, Hadj Kerboui et autres
Maîtres Houria Serrir, Cherifi Med
Lamine, pour avoir une idée sur la
valeur de ces robes noires. Nous
sommes loin de l’état d’esprit
« nuageux » qui pourrit l’ambiance à
Chlef, Blida, Alger où la cohabitation est
rugueuse, chahutée, parasitée et tout et
tout. Le bâtonnier Benantar a beaucoup
de qualités qu’il est inutile ici de
reproduire, mais il a un seul défaut. Il est
sion ceux qui boivent de l’alcool
et prennent le volant. En face
de lui, le dealer suit cette question : « Vous avez trouvé la drogue sur la plage où elle a
échoué ? » ironise le juge qui
cherche visiblement à ébranler
le longiligne prévenu en grande
forme et pas soumis du tout. Il
n’y a qu’à suivre sa réponse
pour
s’en
convaincre
:
« Monsieur le président, j’ai
acheté cette came chez quelqu’un que je n’ai jamais fréquenté ni vu, je le jure » siffle
Ibrahim, tout à coup tremblant
de toute sa frêle et élancée carcasse, craignant les foudres
d’une lourde peine en ce début
2014. Un lourd silence tombe
dans la salle avant que l’on
entende : « C’est ça, vous
erriez dans les artères
de la cité lorsqu’un
étranger vous a abordé
et proposé de vous
empoisonner », martèle
le juge qui demande au
prévenu de se tirer d’affaire en disant la vérité.
« Et la vérité qu’attendait le tribunal, c’est
que vous aviez proposé
votre drogue à un
mineur lequel vous a
confondu lors de la
confrontation.
Nous
avons toutes les déclarations sous les yeux »
mitraille le magistrat qui
obtient enfin de l’inculpé
une version qui tient
debout, à savoir que le
jeune mineur ne faisait
pas son âge : « Il m’a dit
qu’il avait 22 ans. Je
suis tombé dans le panneau
»,
reconnaît
Ibrahim qui baissera
pour la première fois la
tête en signe d’aveu. Il
attend que Boularaoui,
le discret et réservé procureur, ouvre la bouche
pour prononcer des
mots durs mais justes à
son encontre : «C’est
un phénomène dangereux que la commercialisation de la came»,
lance, amer Mohamed Riad
Boularaoui, qui requiert un an
de prison ferme.
Yassine Ouezaâ, lui, inflige
la moitié de la peine sur le
siège, histoire de donner
l’exemple car la salle était ce
dimanche bondée, pleine à craquer, et donc l’écho du verdict
va noyer toute cette assistance
qui va désormais apprendre
que la drogue n’est pas bonne
à fréquenter, qu’elle mène droit
vers la mort ou pire…l’emprisonnement pour un bon bout
de temps, sans compter les
ennuis émanant de l’entourage
et d’une société qui ne pardonne pas.
A. T.
AU PALAIS
plus que tolérant avec son regard
angélique qui peut tromper les tire-auflanc. Donc, son esprit d’entreprise va
devoir le pousser à mettre des
« menottes » à sa tolérance et s’armer
de rigueur pour passer un mandat qu’il
compte passer lors des prochaines
élections, heureux d’avoir posé une
pierre dans l’édifice du jeune bâtonnat
né d’une fracture du bâtonnat de Tizi
Ouzou, le meilleur de tamourth sur le
plan relationnel et combativité. Avec ses
compagnons du Conseil de l’ordre (17),
le nouveau bâtonnier a déjà une nette
idée de ce que va être le plan d’action
de la nouvelle équipe. Le seul point noir
est que sur les 17 élus, on ne relève
qu’une seule avocate : Maître Hayet
Bendahmane. Avec cette dame, le
conseil de l’ordre comprend Maîtres
Ahmed Benantar, Houcine Siad,
Mohammed Sahraoui, Maître Sami
Abbès, Maître Fethi Belmokhtar, Maître
Ahmed Adjel, Maître Kamel Issolah,
Maître Mohamed Kadri, Maître
Mohamed Tadjer, Maître Houcine
Abaziz, Maître Ahmed Techtioui, Maître
Boualem Chérifi, Maître Chafaï, Maître
Boualem Mahfoudi, Maître Siameur,
Maîte Hakim Chabane, Maître Rachid
Berkani et Maître Ali Smallah.
En revenant au point noir qui « efface »
l’engouement suscité par ces élections,
c’est le fait que cette importante région
avec Bordj Menaïel, Corso, Boudouaou,
Rouiba, Reghaïa, Khemis El Khechna,
Larbatache, Boumerdès et autres
Karrouba, Thenia, Hamadi
Benchoubane, Aïn Taya, Bordj El Bahri,
Harraga, café Chergui, la femme ne
passe pas du côté de l’institution la plus
prioritaire : le bâtonnat ce qui n’est pas
le cas pour les magistrates de la régioncentre du pays.
Une chose est certaine : Maître
Benantar est décidé à donner le meilleur
de lui-même en vue de rehausser le
prestige des avocats de Boumerdès qui
a longtemps vécu à l’ombre des
bâtonnats voisins d’Alger et de Tizi
Ouzou. Et ce n’est pas rien !
A des millions de km de Rouiba, miss
Fadoua Benantar, la fille chérie du frais
élu est, elle aussi, aux anges. A
9
l’université « Tyson-Corner » Stratford
en Virginie (USA) Fadoua aurait payé un
prix fort pour embrasser le bâtonnier
dont elle est désormais fière, comme
tous les « Benantar des Aurès qui
doivent répercuter l’écho de l’enfant
chéri « Ahmed » qui les a honorés. Au
cabinet, les anciens stagiaires jubilent.
Le blond Maître Younès Gacioui, Maître
Adel Bouzidi, le brun Maître Abdenour
Hammadou, Maître Mehdi Otmani et la
très jolie Maître Amal Kaïraouane
causent autour de ce succès de leur
« maître » qui va devoir vite fêter
l’enlèvement pour s’occuper de ce qui
regarde le bâtonnat de Boumerdès et ce
que doivent réaliser les avocats, les
1 190 pour le bâtonnat en tant que bloc
uni pour le meilleur et pour le pire que
beaucoup de robes noires espèrent
mettre « sous mandat de dépôt ».
Le dernier mot reviendra au frais
bâtonnier qui refuse de promettre quoi
que ce soit si ce n’est d’appliquer le
programme public autour de la
consolidation et le renforcement du droit
de la défense.
A. T.
Sports
LUNDI 10 MARS 2014
L’EN ABORDE LA DERNIÈRE LIGNE D’AVANT-MONDIAL
AJACCIO
Mostefa buteur
face à Nantes
L’international algérien, Mehdi
Mostefa, a été buteur pour la
première fois cette saison, lors
du nul ramené par son équipe,
Ajaccio, du terrain de Nantes (22) avant-hier soir pour le compte
de la 28e journée du
championnat de Ligue 1
française. Le milieu de terrain
défensif du club corse, a ouvert
la marque dès la 4e minute de la
partie, mais son équipe n’a pas
réussi à préserver son avance.
Les locaux sont parvenus à
remettre les pendules à l’heure
d’abord, puis prendre
l’avantage. Les coéquipiers de
Mostefa promu capitaine pour la
circonstance, ont attendu
jusqu’à la dernière minute du
temps réglementaire de la
rencontre pour égaliser. Le
point ramené de Nantes ne
change toutefois en rien le sort
d’Ajaccio, toujours bon dernier
au classement, accusant un
retard de 15 points sur le
premier club non relégable,
Evian TG.
VALENCIENNESRENNES
Medjani absent,
Kadir titulaire
Le défenseur axial algérien, Carl
Medjani, n’a pas été retenu dans
la liste des 18 de son équipe,
Valenciennes FC, vainqueur à
domicile face à Rennes (2-1) où
évolue son compatriote Foued
Kadir, titulaire dans cette
rencontre qui s’est déroulée
avant-hier soir pour le compte
de la 28e journée du
championnat de Ligue 1
française. Medjani, qui souffrait
d’une blessure au niveau de
l’épaule, avait repris la
compétition avec son club le
week-end dernier, mais il a été
ménagé quelques jours plus
tard lors de la rencontre amicale
remportée par la sélection
algérienne face à son
homologue slovène (2-0)
mercredi dernier au stade
Mustapha-Tchaker de Blida.
Pour sa part, Kadir, qui avait
effectué son entrée en cours de
jeu face à la Slovénie, a été
aligné d’entrée contre
Valenciennes. Il a toutefois été
remplacé à la 67e minute.
Malgré sa victoire, Valenciennes
est toujours premier club
relégable, accusant un retard de
cinq points sur Evian TV,
premier non relégable, alors que
Rennes est 16e avec 31 points,
devançant ainsi Valenciennes de
six unités.
FC GRENADE
81 minutes de jeu
pour Brahimi
La formation du FC Grenade, où
évolue le milieu international
algérien Yacine Brahimi, s’est
imposée avant-hier soir à
domicile face à Villarreal (2-0),
dans le cadre de la 27e journée
du championnat d’Espagne. Les
deux buts de la partie ont été
inscrits par Fran Rico (23e s.p.)
et Youssef El-Arabi (33e).
Titularisé par l’entraîneur Lucas
Alkaraz, Brahimi a cédé sa place
à la 81e minute de jeu, à son
coéquipier Dani Benitez.
Considéré comme une pièce
maîtresse dans l’échiquier du
coach andalou, Brahimi a
apporté sa contribution aux
offensives de Grenade, qui s’est
offert le 5e de la Liga. A l’issue
de cette victoire, Grenade
remonte à la 12e place au
classement avec 30 points, mais
reste sous la menace de la
relégation, à quatre longueurs
du premier relégable, Almeria
(18e, 26 pts).
Halilhodzic souffle le chaud et le froid
Au lendemain de la rencontre Algérie-Slovénie, il est clair que le sélectionneur des Verts n’a pas dit franchement
aux médias, ce qu’il avait finalement retenu de cette première rencontre de préparation au prochain Mondial.
BACHIR BOUTEBINA
e fait d’avoir affronté le 5 de
ce mois au stade Tchaker de
Blida, la Slovénie qui s’est
avérée un modeste sparring-partner, notamment sur le vu de sa
prestation globale, fournie mercredi dernier face aux Verts, le sélectionneur Vahid Halilhodzic semblerait avoir aujourd’hui laissé
transparaître un sérieux profond
regret. Il est vrai que les Slovènes
ne figurent pas parmi le lot habituel des nations européennes du
haut du tableau. Il n’en demeure
pas moins que ce pays des Balkans,
et de l’ex-Yougoslavie, nous avait
damé le pion, lors du Mondial 2010,
et a encore raté d’un cheveu sa qualification au prochain Mondial.
Tout le monde savait pertinemment qu’en cas de qualification des
Verts au Mondial 2014, il fallait à
tout prix agir très vite, pour permettre à l’EN de se mesurer à des
nations, plus au moins huppées
sur l’échiquier international.
Aujourd’hui avec du recul, l’option
du fameux match amical international qui devait visiblement avoir
lieu entre l’EN et le Portugal, le 5
mars dernier, paraissait la plus
plausible des offres. Au lendemain
de la rencontre Algérie-Slovénie, il
est clair que l’actuel sélectionneur
des Verts n’a pas dit franchement
aux médias, ce qu’il avait finalement retenu de cette première rencontre internationale de préparation de l’EN au prochain Mondial.
Il est vrai que la venue en Algérie
du Portugal de Cristiano Ronaldo,
aurait certainement constitué un
L
Le coach des Verts maintient toujours le suspense
à propos de son contrat
engouement populaire sans précédent aux yeux des millions
d’Algériens. Mais le niet de Vahid
Halilhodzic, avait à l’époque mis la
Fédération algérienne de football
(FAF), et notamment le président
Mohamed Raouraoua, devant le fait
accompli, avant d’opter finalement
pour la Slovénie. Le non catégorique du sélectionneur FrancoBosnien, affiché à l’égard du
Portugal, avait été interprété à l’époque par l’ensemble des observateurs et spécialistes en la matière,
comme un refus de Vahid
Halilhodzic qui ne voulait certainement pas exposer les Verts, à une
éventuelle défaite face aux
Portugais, et qui aurait peut-être
eu des incidences sur le plan mental
pour l’EN. Tout le monde sait parfaitement que Vahid Halilhodzic est
le type de technicien qui vit souvent
très mal une défaite.
Il a un tempérament de battant,
et surtout un caractère excessivement orgueilleux, et qui ne supporte jamais la moindre critique. Mais
depuis la qualification des Verts au
Mondial que s’apprête à accueillir
le Brésil dès l’été prochain, le sélectionneur de l’EN n’a pas cessé de
souffler le chaud et le froid, au
point d’avoir fini par agacer sérieu-
sement Mohamed Raouraoua. Pour
preuve, même l’absence du joueur
Sofiane Feghouli, contraint de
subir une intervention chirurgicale
dentaire, programmée par l’équipe
médicale du FC Valence, 48h avant
le déroulement du match AlgérieSlovénie, n’a nullement été du goût
de Vahid Halilhodzic, contrairement au président de la FAF. En
agissant de la sorte, et de plus en
plus à contre- courant de son actuel
employeur, il est clair que l’exsélectionneur de la Côte d’Ivoire
veut à tout prix agir en autodidacte,
et surtout en imposant vaille que
vaille ce qu’il a réellement en tête.
Il est vrai que jusqu’ici, les performances réalisées par les Verts
sous la direction de Vahid
Halilhodzic, plaident largement en
faveur du technicien natif de
Bosnie. Sa côte popularité auprès
des millions de supporters de l’EN
n’a jamais connu le moindre fléchissement à ce jour. Ses rapports
avec l’ensemble des joueurs régulièrement retenus avec l’EN sont
positifs. Mais qu’en est-il réellement aujourd’hui, quant à ses rapports actuels avec Raouraoua,
notamment à l’approche du
Mondial 2014 ? Il faut se rendre à
l’évidence que Vahid Halilhodzic ne
pourra jamais s’empêcher de souffler le chaud et le froid, pour cause
d’un caractère parfois difficile à
analyser, encore moins de comprendre, et qui a d’ailleurs fini par creuser entre lui et la plupart des
médias sportifs algériens, un
sérieux fossé rarement observé
chez la plupart de ses prédécesB. B.
seurs.
CSKA SOFIA
M’BOLHI A VU ROUGE
En plus de l’international algérien, l’arbitre de la rencontre avait exclu Glachev, côté CSKA,
après avoir écopé de deux cartons jaunes à la 14’ et 29’.
e gardien international algérien Raïs
Wahab M’bolhi, du CSKA Sofia, a écopé
d’un des quatre cartons rouges, distribués
par l’arbitre qui a officié le grand derby de la
capitale bulgare, face au Levski Sofia (1-0) pour
le compte de la 26e journée du championnat de
Ligue 1. Sur une action anodine, pendant les
arrêts de jeu de la rencontre, M’bolhi s’était saisi
assez facilement du ballon, mais un attaquant de
l’équipe adverse avait laissé traîner le pied, le
touchant sérieusement, alors qu’il était à terre.
En se relevant, M’Bolhi réagit de manière violente, en frappant son assaillant avec le ballon.
Ce qui a failli provoquer une bagarre générale
sur le terrain, car les joueurs du Levski avaient
L
rapidement rappliqué, avec ce qui semblait être
une ferme intention de rendre justice à leur
coéquipier. Le fait que les camarades de l’international algérien aient fait autant a failli donner
une toute autre tournure à ce derby. L’arbitre a
« eu la main ferme » en sortant pas moins de
trois cartons rouges, grâce auxquels il a calmé
les esprits. Du moins, sur le terrain car dans les
tribunes et à l’extérieur du stade, les hostilités
s’étaient poursuivies jusque très tard dans la soirée de samedi, causant plusieurs blessés dans les
deux camps, en plus d’un agent de l’ordre, qui a
été également transporté à l’hôpital de Sofia.
Dépassée au début des hostilités, la police locale
a fini par reprendre le dessus et a interpellé 46
personnes parmi les fauteurs de troubles. Grâce
à sa dernière victoire sur le Levski, le club de
Raïs M’bolhi se hisse à la 3e place du classement
général, avec 51 points. Le Levski reste 6e, avec
seulement 44 points. En plus de l’international
algérien, l’arbitre de la rencontre avait exclu
Glachev, côté CSKA, après avoir écopé de deux
cartons jaunes, aux 14’ et 29’. Côté Levski Sofia,
ce sont Angelov et Touré L. qui ont vu rouge.
Eux aussi avaient écopé de deux cartons jaunes
chacun. 58’ et 68’ pour le premier cité, et 8’ et
90’+5 pour le second. M’bolhi était donc le seul
à prendre un rouge direct dans ce derby de la
capitale bulgare (90’+4).
TOTTENHAM
CADAMURO, DÉFENSEUR DE MAJORQUE
BENTALEB COULE
À CHELSEA
«Vahid ne nous fera
pas de cadeau»
Titularisé pour la dernière fois
en championnat contre Norwich,
Nabil Bentaleb avait été mis sur le
banc des remplaçants par Tim
Sherwood à la suite d’une prestation moyenne, il a retrouvé le onze
de départ des Spurs avant-hier
contre les Blues de Chelsea (29e j).
La première mi-temps est à l’avantage de Tottenham avec notamment
un international algérien précieux
dans le milieu de terrain. Auteur de
38 passes réussies sur 39 (une seule
perte de balle mais qui aurait pu
profiter à Eto’o, Bentaleb joue propre et précis. Si le score final (4-0)
est sévère pour Tottenham, le club
londonien paye des erreurs défensives pleinement exploitées par son
rival de la capitale. Sur l’ouverture
du score, Eto’o profite d’une double
glissade de Vertonghen et Kaboul
pour marquer et faire taire à sa
manière les critiques – dont celle de
son entraîneur – (56’). Le même
Kaboul sera de nouveau fautif lorsqu’il fait une faute sur Eto’o dans la
surface, Hazard se charge de transformer
le
penalty
(60’).
L’international camerounais Eto’o
sort sous les applaudissements du
public de Stamford Bridge, remplacé par Ba (76’), qui s’offrira un doublé express (en une minute) en fin
de partie (88’ et 89’), profitant là
aussi des largesses de la défense
des Spurs. Largement défait,
Tottenham conserve tout de même
sa 5ème place mais voit Manchester
United revenir à cinq points.
11
Titulaire dans l’axe face à la
Slovénie le jour de son anniversaire, Liassine Cadamuro-Bentaïba
(26 ans) a démontré de belles aptitudes et formé une paire centrale
séduisante avec l’inamovible capitaine
Madjid
Bougherra.
Convaincant mais pas au point d’avoir définitivement validé son ticket pour la Coupe du monde
Cadamuro s’est confié au site spécialisé « pour La Gazette du
Fennec » juste avant son départ
pour Majorque. « Ça s’est plutôt
bien passé et même si on s’entraîne
assez souvent ensemble avec Boogy
c’est la première fois qu’on joue
ensemble et on s’est régalé. Même
avec Halliche par la suite, ça c’est
bien passé on a fait un bon match
défensivement. »Satisfait de sa
prestation où il a fait parler sa
technique et sa belle relance face à
une formation européenne comme
la Slovénie, Cadamuro a marqué
des points dans l’esprit du sélectionneur.
Concernant la concurrence qui
l’attend pour faire partie des 23 au
Mondial, le polyvalent défenseur
de Majorque précise : « ça va être
dur et c’est à Vahid de faire ses
choix, chacun de nous mérite sa
place et il faudra accepter son sort.
C’est pas à moi de dire que j’ai
gagné ma place, il faut toujours
prouver et travailler au jour le jour.
Il faut bien se préparer avec nos
clubs et viendra ensuite la préparation avec l’EN.»
Sports
3e ÉDITION «FOULÉES
DES GAZELLES»
Plus de 400
participants
Près de 400 femmes, âgées
entre 19 et 60 ans, ont participé
à la troisième édition de la
course des « Foulées des gazelles », organisée avant-hier au parc
zoologique et des loisirs de Ben
Aknoun (Alger) à l’occasion de la
Journée mondiale de la femme.
Elles ont été scindées en quatre groupes, suivant leur catégorie
d’âge: 18 à 30 ans, 31 à 40 ans, 41
à 50 ans, et enfin les femmes de
plus 51 an. Sur les 400 participantes, les femmes policières étaient
les plus représentées, avec plus de
150 concurrentes au départ de la
course. Le coup d’envoi de celle-ci
(sur une distance de 3 km) a été
donné en présence du médaillé de
bronze du 800m aux Jeux olympiques de Sydney-2000, Aïssa
Djabir Saïd-Guerni. L’évènement
s’est déroulé dans une ambiance
conviviale et a connu une âpre
concurrence, entre des jeunettes
de 19 ans et des dames ayant
dépassé la soixantaine. Ce qui est
le cas de Malika Kebir, « la doyenne » de cette troisième édition des
« Foulées des gazelles » qui se
trouve être une grand-mère de 60
ans tout en tenant à prendre part à
cette course. « Il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle lancé, pour
expliquer son engouement pour le
sport qui, selon elle, « constitue le
meilleur des remèdes contre toutes
sortes de maladies ».
Le directeur de l’association
Sport
events
international,
Abdelmadjid Rezkane, tient à perpétuer cet évènement sportif lors
des années à venir, avec pour but
d’encourager les femmes à pratiquer davantage le sport.
LUNDI 10 MARS 2014
CHAMPIONNAT D’ALGÉRIE DE BOXE (SENIORS)
Les pugilistes du GSP se distinguent
Ce championnat national a regroupé 106 boxeurs représentant 25 ligues de wilayas.
a phase nationale du
championnat d’Algérie de
boxe (seniors), disputée
du 5 au 8 mars à la salle omnisports
des Eucalyptus à Alger, a été dominée par le groupement sportif
pétroliers « GSP » qui a remporté
trois médailles d’or. A l’issue des
finales disputées avant-hier soir,
l’équipe du GSP a obtenu trois titres nationaux, grâce au vice-champion du monde de la catégorie (-49
kg), Mohamed Flissi, à Zohir
Kedache (-69 kg) et Abdelaziz
Touilbini (-91 kg). A la faveur des
trois titres du GSP et à celui
de Ameur Lakhdoud Hicham
du club AMDA, la ligue d’Alger
se place au premier rang de ce
championnat national qui a
regroupé 106 boxeurs représentant
25 ligues de wilayas. L’équipe de la
Protection civile et la sélection
nationale militaire se sont adjugées
la deuxième place avec deux
médailles d’or chacune, suivies par
les ligues de Sétif et Béjaïa avec un
titre pour chacune d’elles.
En dépit de l’absence de
quelques boxeurs de l’Équipe nationale, à l’image d’Abdelkader
Chadli, Chouaib Bouloudinet et
Ilyés Abadi, en raison de leur participation, le 12 mars à Alger, au
match international entre la franchise algérienne « Faucons du
désert » et l’équipe italienne
« Dolce-Gabbana », dans le cadre de
la 9e journée de la World Series of
Boxing (WSB), la compétition
nationale a été marquée par le
déroulement de plusieurs combats
de « bon niveau », selon les techni-
L
Les combats se sont déroulés à Alger
ciens. Le championnat d’Algérie a
été marqué par la suprématie affichée par le vice-champion du
monde, Mohamed Flissi qui a remporté le titre national haut la main,
en battant avant la limite, son
adversaire du jour Meziner Sid Ali
de la Protection civile.
La finale de la catégorie des (-91
kg) a connu le même sort, où le
vétéran Abdelaziz Touilbini du GSP,
a réalisé une grosse surprise, en
battant avant la limite, son adversaire le tenant du titre Saïbi Walid
de Boumerdès. L’ex-boxeur de l’É-
14
quipe nationale revient ainsi au
devant de la scène nationale à l’âge
de 36 ans.
En revanche et contre toute
attente, le boxeur de l’Équipe nationale, Réda Benbaâziz a perdu son
combat lors des demi-finales,
devant Faycal Chaouche, un adversaire plus âgé et aguerri. L’effet
marquant
du
championnat
d’Algérie-2014, est le grand retour
de quelques ex- internationaux au
devant de la scène nationale, et ce
grâce à la nouvelle réglementation
qui permet aux boxeurs âgés entre
19-40 ans de participer à la compétition.
De son côté, le directeur
technique
national
de
la
Fédération algérienne de boxe, Mourad
Meziane s’est félicité
du
«bon niveau» du
championnat national qui a enregistré
96
combats
et
l’émergence
de
quelques «boxeurs
prometteurs». «Sur
le plan technique,
nous avons noté une
bonne
prestation
des boxeurs participants. A l’exception
des combats de
Flissi (-49 kg) et
Touilbini (-91 kg)
qui se sont terminés
avant terme, les autres combats ont été
très serrés dans les
différentes catégories, ce qui a permis d’assister à des
rencontres très intéressantes. Nous
avons noté également l’émergence
de jeunes pugilistes prometteurs à
l’image d’Ameur Lakhdoud Hicham
(52 kg) et Ziani Djoudi (60 kg)».
La Fédération algérienne a mis
en place cette saison un nouveau
système de compétition qui fait passer le championnat d’Algérie par
trois étapes : phase de wilayas,
régionale et enfin nationale, supprimant ainsi la phase zonale qui existait dans l’ancien système.
Analyse
LUNDI 10 MARS 2014
LES ARABES, CES MAL-AIMÉS
VOYAGE AU CŒUR DE L’INTOLÉRANCE
5
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« Il n’y a rien de plus grand aux
yeux de Dieu qu’un homme qui a
appris une science et qui l’a
enseignée au peuple. » « La
connaissance qui n’est pas utilisée
est comme un trésor dont rien n’est
dépensé. Ses propriétaires ont
labouré en le rassemblant, mais ils
n’en ont jamais bénéficié. » « Si Dieu
te dirige vers un seul homme [qui est
instruit], c’est mieux pour toi que le
monde entier et ce qu’il contient. »
Ibn Khayr dans son Farasah
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XGAAHXADXSAX Internationale
DISPARITION DU
BOEING 777 DE
MALAYSIA AIRLINES
La Malaisie ouvre
une enquête pour
terrorisme
a Malaisie a ouvert hier, une
enquête pour terrorisme
après la disparition la veille
d’un Boeing 777 de Malaysia
Airlines avec 239 personnes à bord,
dont des passagers suspects qui ont
embarqué avec des passeports
volés. L’hypothèse d’une attaque
terroriste s’est renforcée avec l’annonce par le gouvernement d’une
enquête sur quatre personnes
suspectes à bord du vol MH370
effectuant la liaison entre Kuala
Lumpur et Pékin. Parmi eux, au
moins deux passagers ont utilisé
des passeports européens volés.
«Nos services de renseignement ont
été mobilisés et bien sûr les agences
de contre-terrorisme (...) de tous les
pays concernés ont été informées», a
déclaré dimanche le ministre
malaisien
des
Transports
Hishammuddin Hussein. Les
Américains, qui avaient trois ressortissants à bord, ont envoyé des
agents du FBI, tout en soulignant
qu’il n’y avait à ce stade aucune
preuve de terrorisme. Par ailleurs,
l’agence américaine de la sécurité
dans les transports (NTSB) a
annoncé avoir envoyé en Malaisie
une équipe d’enquêteurs, accompagnés de conseillers techniques de
Boeing. Le vol MH370, qui
transportait 227 passagers de 14
nationalités, dont 153 Chinois et
quatre Français, et 12 membres
d’équipage, avait disparu des
écrans radars une heure après son
décollage, quelque part entre l’est
de la Malaisie et le sud du Vietnam,
sans avoir envoyé de signal de
détresse. «Il existe une possibilité
réelle que l’avion ait fait demitour», a déclaré le chef de l’armée
de l’air malaisienne, le général
Rodzali Daud, sur la foi d’analyses
radars. Mais le patron de Malaysia
Airlines, Ahmad Jauhari Yahya, a
souligné que les systèmes d’alerte
du Boeing auraient alors été déclenchés. «Quand il y a un demi-tour en
vol, le pilote ne peut pas continuer
comme prévu», a-t-il ajouté, notant
que les autorités étaient «perplexes». Alors que les recherches se
concentraient jusqu’alors à l’est de
la Malaisie, la zone a été étendue
dimanche à la côte ouest. Au total,
une quarantaine de navires et 22
appareils de divers pays (notamment Chine, Etats-Unis, Vietnam,
Malaisie, Philippines, Singapour)
participent désormais aux opérations. Mais Malaysia Airlines a souligné dimanche «craindre le pire».
Des navires sont arrivés sur les
lieux de deux traînées de carburant
de plusieurs kilomètres de long en
mer de Chine du sud, mais n’ont
pas trouvé trace du Boeing. Les
analyses du carburant étaient
encore en cours dimanche soir.
«Hier, nous avons cherché dans une
zone de plus de 4.000 km2, et
20.000 km2 ujourd’hui. Nous n’avons pu voir que les traînées de carburant, rien d’autre», a expliqué
un pilote vietnamien, Hoang Van
Phong, à un photographe de l’AFP
embarqué pour survoler la zone
présumée du sinistre. Si l’avion
s’est abîmé en mer, il pourrait s’agir
de la catastrophe aérienne la plus
meurtrière d’un avion de ligne
depuis 2001, date de l’accident
d’un Airbus A-300 d’American
Airlines qui avait fait 265 morts
aux Etats-Unis. Les spéculations se
sont multipliées autour des passagers suspects. Un Autrichien du
nom de Christian Kozel et un
Italien du nom de Luigi Maraldi
apparaissent sur la liste des passagers, mais ils n’étaient à bord,
selon des responsables. Tous les
deux se sont fait voler leur passeport en Thaïlande en 2012 et 2013,
a confirmé l’organisation policière
internationale Interpol.
L
LUNDI 10 MARS 2014
CRISE EN UKRAINE
Ce qu’a dit Poutine à David Cameron
LA MAISON-BLANCHE a confirmé hier, la venue mercredi prochain aux Etats-Unis du Premier
ministre aukrainien, Arseni Iatseniouk.
e président russe Vladimir
Poutine a affirmé hier, au
Premier ministre britan nique David Cameron « vouloir
trouver une solution diplomatique
à la crise » en Ukraine, selon un
porte-parole de Downing Street
s’exprimant après un entretien
téléphonique entre les deux dirigeants. « Le président Poutine a
reconnu qu’il était dans l’intérêt de
nous tous d’avoir une Ukraine stable. Il a dit que la Russie voulait
trouver une solution diplomatique
à la crise et qu’il discuterait demain
(lundi), avec son ministre des
Affaires
étrangères
(Sergueï)
Lavrov, des propositions sur le
groupe de contact » dont la création
est souhaitée par les Occidentaux, a
déclaré une porte-parole du bureau
de M. Cameron dans un communiqué. « Le Premier ministre (britannique) a appelé ce matin (dimanche)
le président Poutine pour l’exhorter
à réduire la tension en Ukraine et à
soutenir la formation d’un groupe
de contact qui pourrait conduire à
des discussions directes entre les
gouvernements russe et ukrainien »,
a poursuivi la même source. M.
Cameron a également insisté sur le
fait qu’il voulait - tout comme ses
partenaires européens et américains – « travailler avec la Russie à
une solution diplomatique à la
situation en Ukraine, y compris en
Crimée », péninsule ukrainienne
passée fin février sous le contrôle de
facto des forces russes après la
chute du président ukrainien prorusse Victor Ianoukovitch.
Le Premier ministre britannique a dit reconnaître « le droit de
tous les Ukrainiens à décider de
leur avenir », ajoutant que « les élections, actuellement prévues pour fin
mai, étaient le moyen de le faire ».
Une élection présidentielle anticipée a été fixée au 25 mai en
Ukraine, mais la Crimée doit organiser le 16 mars un référendum où
les électeurs auront le choix entre
un rattachement à la Russie ou une
autonomie nettement renforcée. La
date de ce dernier scrutin a été qualifiée de « ridicule » par le chef de la
diplomatie britannique, William
Hague. MM. Cameron et Poutine
ont également discuté « des défis
L
« Trouver une solution diplomatique à la crise en Ukraine »
économiques importants auxquels
l’Ukraine doit faire face et ont
convenu de la nécessité pour la
communauté internationale de lui
apporter un soutien financier dans
les mois prochains », a conclu
Downing Street. Cependant, le président russe Vladimir Poutine
estime que les autorités pro-russes
de Crimée, qui vont organiser un
référendum
le 16 mars pour
demander la rattachement de la
péninsule ukrainienne à la Russie,
sont « légitimes », a annoncé le
Kremlin hier. Au cours d’entretiens
téléphoniques avec la chancelière
allemande Angela Merkel et le
Premier ministre britannique
David Cameron, M. Poutine a « souligné en particulier que les mesures
prises par les autorités légitimes de
Crimée étaient basées sur les normes du droit international et
visaient à protéger les intérêts légitimes de la population de la péninsule », a précisé le Kremlin dans un
communiqué. « Le président russe a
aussi attiré l’attention de ses interlocuteurs sur
l’absence de toute action des
autorités actuelles à Kiev pour limiter les activités d’ultra-nationalis-
tes et de forces radicales dans la
capitale et dans de nombreuses
régions », selon le communiqué. La
Russie ne cesse de répéter que la
situation en Ukraine est hors de
contrôle et que la population russophone est la cible de violences
depuis la destitution le 22 février
du président pro-russe Viktor
Ianoukovitch et l’arrivée au pouvoir de dirigeants pro-européens.
L’Occident estime qu’il n’y a
aucune preuve de violences et
accuse la Russie, dont les forces
contrôlent de facto la Crimée, de se
livrer à de la propagande. «En dépit
des différences d’approche de la
situation, les interlocuteurs ont
exprimé un intérêt commun dans la
désescalade des tensions et la normalisation aussi vite que possible
de la situation», a ajouté le
Kremlin. Le Premier ministre
ukrainien, Arseni Iatseniouk, avait
qualifié jeudi d’»illégitime» la décision du Parlement de Crimée de
demander le rattachement de la
péninsule ukrainienne à la Russie,
après une rencontre avec les dirigeants de l’Union européenne à
Bruxelles. Par ailleurs, la MaisonBlanche a confirmé hier, la venue
mercredi aux Etats-Unis du
Premier ministre ukrainien Arseni
Iatseniouk, à l’invitation du président américain Barack Obama, qui
entend ainsi montrer son « soutien » au nouveau gouvernement
d’Ukraine. Le président « Obama a
mobilisé la communauté internationale (...), mis en place un soutien
international d’envergure. Il a
invité le Premier ministre ukrainien à la Maison Blanche mercredi
pour montrer encore plus ce
soutien », a déclaré sur NBC Tony
Blinken, conseiller adjoint à la sécurité nationale du président.
M. Iatsenouk avait un peu plus
tôt annoncé sa venue aux EtatsUnis pour discuter d’une sortie de
la crise autour de la Crimée, province du sud-est de l’Ukraine occupée depuis plus d’une semaine par
les forces russes. « Mercredi prochain, c’est mon adjoint qui présidera le conseil des ministres parce
que je pars pour les Etats-Unis pour
discuter au plus haut niveau du
règlement de la situation en
Ukraine », a déclaré M. Iatseniouk,
cité
par l’agence Interfax, en
ouvrant le conseil des ministres.
CATHERINE ASHTON À TÉHÉRAN
Une visite qui a fait trembler Israël
«MA PRÉSENCE en Iran montre la volonté de l’UE d’avoir des relations meilleures et plus efficaces
en même temps que les négociations nucléaires», a répondu Mme Ashton.
a chef de la diplomatie européenne
Catherine Ashton a mis en garde hier, à
Téhéran contre tout excès d’optimisme
dans le règlement global du dossier nucléaire iranien, affirmant que les négociations étaient difficiles et sans «garantie de succès». L’Iran et les
grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis,
France,
Royaume-Uni, Russie, Chine et
Allemagne) ont conclu en novembre à Genève un
accord intérimaire de six mois qui expire le 20
juillet. De nouvelles négociations ont été lancées
en janvier, les Occidentaux cherchant à obtenir
un accord global garantissant la nature exclusivement
pacifique du programme nucléaire iranien.
La prochaine session est prévue le 17 mars à
Vienne. «Nous sommes engagés dans des négociations difficiles, avec des défis, et il n’y a pas de
garantie de succès» mais «nous devons nous fixer
pour objectif d’aboutir» à un accord, a dit Mme
Ashton, qui effectuait sa première visite en Iran
depuis sa nomination à la tête de la diplomatie
européenne. Mme Ashton, qui s’exprimait lors
d’une conférence de presse avec son homologue
iranien Mohammad Javad Zarif, joue un rôle
central dans les négociations. Israël tremble et
craint apparemment de perdre son statut de
seule puissance nucléaire dans la région. Aussi
accuse-t-elle l’Iran de chercher à se doter de
l’arme nucléaire. Et l’Etat hébreu a maintes fois
L
dit son hostilité à tout accord avec l’Iran, son
ennemi juré. A l’évidence, Israël a critiqué la
visite de Mme Ashton en Iran. « Je me serais
attendu à ce que Catherine Ashton annule, ou au
moins reporte, sa visite à Téhéran», a dit le
ministre chargé des Renseignements, Youval
Steinitz. Le Premier ministre israélien Benjamin
Netanyahu s’est lui interrogé si Mme Ashton
avait «l’intention de poser des questions à ses
hôtes iraniens sur la fourniture d’armes à des
groupes terroristes et, si elle ne le fait pas, lui
demander pourquoi?» L’Iran a démenti les accusations israéliennes. Durant la conférence de
presse à Téhéran, M. Zarif a réaffirmé que l’Iran
était «déterminé à aboutir à un accord» nucléaire
final, qui pourrait selon lui être conclu dans les
quatre ou cinq prochains mois. «Nous avons
montré notre bonne volonté et avons accompli ce
que nous devions faire dans le cadre de l’accord
intérimaire», a-t-il dit, ajoutant que Téhéran
«n’acceptera une solution que si ses droits (en
matière nucléaire) sont reconnus». Lors de son
entretien avec Mme Ashton, le président Hassan
Rohani a dit souhaiter «nouer des relations nouvelles avec l’UE», notamment «des liens stratégiques dans le domaine énergétique et le transit»
commercial, selon l’agence Isna. Les deux parties peuvent aussi «coopérer sur la lutte contre le
terrorisme
et le trafic de drogue, sur
l’Afghanistan, l’Irak ou encore la Syrie», a-t-il
16
ajouté. L’Iran est l’un des rares alliés du président syrien Bachar al-Assad. «Ma présence en
Iran montre la volonté de l’UE d’avoir des relations meilleures et plus efficaces en même temps
que les négociations nucléaires», a répondu Mme
Ashton. Pour parvenir à un accord final, plusieurs questions sensibles demeurent, en particulier la taille du programme d’enrichissement
iranien, le site d’enrichissement de Fordo et le
réacteur à eau lourde d’Arak. L’Occident
demande la fermeture de ces deux sites, mais
Téhéran refuse. La visite de Mme Ashton a été
facilitée par le réchauffement des relations après
l’élection de M. Rohani, un modéré, et l’accord
nucléaire intérimaire qui prévoit un gel de certaines activités sensibles iraniennes en échange
d’une levée d’une petite partie des sanctions
occidentales qui étranglent l’économie du pays.
Mme Ashton a par ailleurs souligné sa «fierté»
d’avoir rencontré des «activistes féministes»
samedi à Téhéran à l’occasion de la Journée
internationale de la Femme. «J’ai discuté avec
M. Zarif des possibilités d’un dialogue sur les
droits de l’homme à l’avenir». La question des
droits de l’homme est un sujet de discorde régulier, les Occidentaux critiquant l’usage fréquent
de la peine de mort en Iran et les emprisonnements d’opposants politiques.
Internationale
GRAVES DÉRAPAGES EN LIBYE
PREMIER VICEPRÉSIDENT AFGHAN
Mohammad
Qasim Fahim
est décédé
e premier vice-président
afghan,
Mohammad
Qasim Fahim, un ancien
chef de guerre influent et
controversé qui avait traversé
trois décennies de guerre, est
décédé hier, à Kaboul des suites
d’une maladie, a annoncé la
présidence afghane. «Le premier vice-président, le maréchal
M. Q. Fahim, s’est éteint. Que
son âme repose en paix», a
déclaré le porte-parole de la présidence, Aimal Faizi, sur son
compte Twitter. Selon des sources proches du palais, Fahim,
qui avait 56 ans, souffrait de
diabète et de problèmes cardiaques, et il a succombé à des
complications. Cet ancien chef
de guerre traînait une réputation sulfureuse et avait été
accusé de violations des droits
de l’homme et de trafic de drogue par l’organisation Human
Rights Watch (HRW). La mort
de Fahim, emporté par une
«maladie», est une «perte irréparable», a réagi le président
Hamid Karzaï dans un communiqué. «Fahim était un patriote
et un grand moudjahidine (combattant de Dieu, Ndlr)», a dit le
chef de l’État afghan. La présidence ajoute qu’un deuil national de trois jours sera observé à
partir de lundi, et les drapeaux
mis en berne. Son décès intervient alors qu’il s’apprêtait à
quitter ses fonctions dans les
prochains mois, à l’issue de
l’élection présidentielle dont le
premier tour aura lieu le 5
avril. Zalmai Rassoul, un des
favoris du scrutin, a adressé sur
Twitter un message de «condoléances» à la famille du défunt.
Fahim, un des chefs de la minorité tadjike, avait été le bras
droit du commandant Ahmad
Shah Massoud, héros national
en Afghanistan, pendant la
guerre contre les soviétiques
(1979-1989), la guerre civile
(1992-1996) puis la lutte contre
le régime des talibans (19962001). Accusé de crimes de
guerre, il avait gardé de cette
époque une réputation trouble,
et pourrait en outre «avoir joué
un rôle» dans la mort du commandant Massoud, assassiné le
9 septembre 2001, deux jours
avant le 11 septembre, selon
une ex-membre du Conseil
national de la sécurité américain, Hillary Mann Leverett.
Après la chute des taliban, il
avait été poussé par les ÉtatsUnis à participer à l’effort de
stabilisation du pays. Nommé à
la tête du ministère de la
Défense et vice-président en
2002, il avait été critiqué pour
s’être entouré d’officiers tadjikes, puis limogé en 2004 sous la
pression
internationale.
Colistier de Hamid Karzaï pendant la campagne pour la présidentielle de 2009, il avait
réchappé d’une tentative d’assassinat, avant de devenir viceprésident après la victoire, marquée par des fraudes massives,
de M. Karzaï. Fahim avait
récemment plaidé pour l’ouverture de négociations de paix
avec les taliban, artisans d’une
violente insurrection que 12 ans
d’intervention
occidentale
n’ont pas réussi à mater.
L
LUNDI 10 MARS 2014
Les rebelles voulaient exporter du pétrole
DES HOMMES armés ont entamé l’opération de chargement d’une cargaison de brut au port
d’Al-Sedra, où le pétrolier battant pavillon nord-coréen Morning Glory s’est amarré samedi matin.
es forces de la marine
libyenne
ont
été
déplo yées au large du
port d’al-Sedra dans l’est du
pays, pour empêcher un pétrolier battant pavillon nordcoréen de quitter les eaux territoriales avec une cargaison
«illégale» de pétrole, a annoncé
hier, le gouvernement libyen.
Des rebelles autonomistes
continuaient hier, à charger du
brut sur le pétrolier, ignorant
les menaces des autorités qui
dénoncent un « acte de piraterie », selon la compagnie nationale de pétrole (NOC). «Des
navires de la marine libyenne
ont été déployés en mer. Le
pétrolier ne peut plus partir,
sinon il sera transformé en tas
de ferraille», a déclaré le ministre de la Culture Al-Habib AlAmin au cours d’une conférence de presse. Le ministre de
la Justice Salah al-Marghani a
rappelé de son côté que le procureur général avait ordonné
samedi l’arrestation de l’équipage du navire, espérant que
l’opération puisse se dérouler,
sans violences.
Des hommes armés, qui faisaient partie des gardes des
installations pétrolières libyennes, s’étaient rebellés contre les
autorités de transition, bloquant les terminaux depuis
juillet 2013 et réclamant une
autonomie de la région orientale au sein d’un système
fédéral. Agissant hors du cadre
de l’Etat, ils ont entamé samedi
l’opération de chargement de
leur première cargaison de brut
au port d’Al-Sedra, où le pétrolier battant pavillon nordcoréen «Morning Glory» s’est
amarré samedi matin. «Le
D
Le pétrole, un autre problème entre les rebelles et le pouvoir en place
navire est toujours dans le port.
Le processus de chargement est
en cours», a déclaré à l’AFP le
porte-parole de la NOC
Mohamed al-Hrairi.
Le chargement du pétrole
devrait durer jusqu’à la fin de
journée, le navire ayant une
capacité de 300.000 à 350.000
barils, a-t-il précisé. Le Premier
ministre Ali Zeidan avait
menacé samedi de bombarder le
navire avant qu’il n’entre dans
les
eaux
internationales.
Dimanche, le ministère de la
Défense a ordonné au chef d’état-major, à la marine et aux
forces de l’armée de l’air de
«traiter avec ce pétrolier qui est
entré dans les eaux libyennes
sans accord préalable des autorités libyennes légitimes», selon
l’agence officielle Lana. Selon
des sources militaires, l’objectif
est d’intercepter le navire avant
qu’il ne quitte les eaux libyennes. Le gouvernement autoproclamé de la Cyrénaïque dans
l’est libyen, bras politique de la
rébellion a engagé un nouveau
bras de fer avec le gouvernement en annonçant samedile
début des exportations de brut
depuis Al-Sedra. Depuis juillet
2013, ces autonomistes bloquent des sites pétroliers dans
l’est dont al-Sedra, suspendant
les exportations de brut et privant ainsi le pays de sa principale source de revenus. Ce blocage a provoqué une chute de la
production à 250.000 barils par
jour, contre près de 1,5 million
b/j auparavant.
Depuis la chute du régime
du colonel Mouammar Kadhafi
en 2011 après une rébellion de
huit mois, la Libye est confrontée à une forte instabilité politique, des tendances séparatistes et à des violences incontrôlées dans un contexte de prolifération des armes, qui empêchent tout essor économique.
UN BUS BOURRÉ D’EXPLOSIFS EXPLOSE AU MILIEU D’UNE FILE DE VOITURES
34 personnes tuées à Baghdad
LE PREMIER MINISTRE Nouri al-Maliki a accusé l’Arabie Saoudite et le Qatar d’être responsables
de la multiplication des attentats.
n kamikaze a fait détoner un minibus bourré d’explosifs au milieu
d’une file de voitures à un barrage
policier au sud de Bagdad, tuant 34 personnes, dernier épisode en date des violences
qui ensanglantent le pays à moins de deux
mois des législatives. Cet attentat intervient au lendemain de déclarations du
Premier ministre Nouri al-Maliki accusant
l’Arabie Saoudite et le Qatar de déstabiliser
son pays en fournissant un soutien politique, financier et médiatique aux insurgés.
Cinq policiers, deux femmes et cinq
enfants ont été tués dans l’attentat qui
s’est produit à une heure de grande
affluence, à l’entrée nord de la ville de
Hilla, à 95 km au sud de Bagdad, selon des
sources médicales et de sécurité.
Au moins 167 personnes ont été blessées
par l’explosion, dont Salam Ali, touché à la
poitrine et à la main. «J’ai vu un feu
énorme recouvrir tout le barrage et les voitures autour» se remémore-t-il sur un lit de
l’hôpital d’Hilla. «Beaucoup de gens n’ont
pas pu s’extraire de leur voiture car la pression causée par l’explosion a bloqué leurs
portières», ajoute-t-il. «Certaines des victimes ont été brûlées vives à l’intérieur de
leur véhicule», a confirmé un officier de
police. Kadhem Abdelhussein, 18 ans,
raconte avoir vu les parties métalliques qui
constituaient la structure du barrage épar-
U
pillées à plusieurs dizaines de mètres du
lieu de l’attentat. La chaîne de télévision
publique Al-Iraqiya a affirmé que deux de
ses employés, Mouthanna Abdelhussein et
Khaled Abed Thamer, ont été tués dans
l’attaque.
Dans le reste du pays, 5 personnes ont
perdu la vie dans différentes attaques
dimanche, dont deux soldats abattus à un
barrage à Abou Ghraïb, à l’ouest de
Bagdad. Et un colonel de police et deux
policiers ont péri dans différentes attaques
au nord de Baghdad. Dans un entretien diffusé samedi soir, le Premier ministre Nouri
al-Maliki a accusé l’Arabie Saoudite et le
Qatar d’être responsables de la multiplication des attentats.
Les violences dans le pays, qui partage
une longue frontière avec l’Arabie
Saoudite, sont essentiellement alimentées
par le ressentiment de la minorité sunnite
face au gouvernement dominé par les chiites, et par le conflit en Syrie voisine.
Mais M. Maliki a assuré que ces accusations étaient alimentées par «des personnes sectaires liées à des agendas étrangers,
avec une incitation saoudienne et qatarie»,
et accusé Doha et Riyad d’être «les premiers responsables des violences entre
communautés, du terrorisme et de la crise
de sécurité en Irak».
Alors que les attentats se multiplient, le
17
mois de février ayant vu deux fois plus de
morts qu’en février 2013, M. Maliki a
adopté une position intransigeante à l’approche des élections législatives prévues le
30 avril.
Il a ainsi plaidé pour des opérations de
sécurité contre les insurgés et pour une
plus grande coordination internationale
contre ces mouvements. En janvier, le
Premier ministre avait déjà dénoncé des
pays arabes «diaboliques» et «traitres»,
mais il s’était jusqu’à présent refusé à
accuser directement des Etats en particulier.
Les tensions entre Riyad et Doha sont
pourtant vives. Si l’Arabie Saoudite et le
Qatar soutiennent tous deux la rébellion
syrienne, les monarchies du Golfe, menées
par Riyad, ont rappelé mercredi leurs
ambassadeurs à Doha pour dénoncer le
soutien du Qatar à la montée islamiste
dans la région. Cette rare attaque directe
du Premier ministre à l’encontre des puissances sunnites du Golfe intervient alors
que les autorités ne parviennent pas à mettre un terme aux attaques quotidiennes
visant civils et forces de l’ordre.
Depuis le début 2014, plus de 1 850 personnes ont été tuées, dont plus de 150 en
mars, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et des services de
sécurité.
Culture
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LUNDI 10 MARS 2014
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LIVE
FESTIVAL DE LA CRÉATION
THÉÂTRALE FÉMININE
À ANNABA
Le Dernier dîner
remporte le Prix de
la meilleure œuvre
La pièce El Icha el akhir (Le
dernier dîner), du Théâtre
national algérien (TNA) a
décroché, samedi soir à Annaba,
en clôture du 13e Festival culturel
national de la production
théâtrale féminine, le prix de la
meilleure oeuvre théâtrale. La
pièce, adaptée par Haïder
Benhassine à partir d’un texte de
Hassen Errachid, et mise en scène
par Amel Menghad, réunit deux
comédiens sur scène, Warda Saïm
et Wael Bouzida. Il s’agit d’une
confrontation entre un ancien
officier sanguinaire et sa femme
qui ne veut plus se taire et qui
entend se libérer des pratiques de
son époux. Le jeu des acteurs et la
mise en scène d’Amel Menghad
ont semblé avoir charmé le jury
autant qu’ils ont « transporté »
les spectateurs, nombreux à
suivre ce festival organisé au
Théâtre régional AzzedineMedjoubi de Annaba. Le Prix du
jury est revenu à la comédienne
Aïda Kechoud « en reconnaissance
de ses efforts pour promouvoir le
mouvement théâtral en Algérie ».
Warda Saïm, pour son rôle dans
El Icha el akhir s’est vue décerner
le Prix de la meilleure
interprétation féminine, tandis
que le comédien Mohamed-Tahar
Zaoui, du Théâtre régional de
Batna a été récompensé du Prix
du meilleur acteur masculin pour
son rôle dans la pièce L’otage. Le
Prix de la meilleure scénographie
a été attribué au Théâtre régional
de Annaba pour la pièce Les
mimosas d’Algérie, tandis que le
Prix du meilleur texte est revenu
à Haïder Benhassine (El Icha el
akhir) et celui de la partition
musicale à Houari Mesri (Aourak
hayati, de la coopérative théâtrale
d’Oran). La jeune comédienne
Faten Bounamous a été auréolée
du Prix du meilleur espoir
féminin (Les mimosas d’Algérie),
en même temps que le jeune
Rafik Cheima qui a reçu celui du
meilleur espoir masculin (Le
retour de Shakespeare, de
la coopérative du printemps
culturel de Batna).
13e ÉDITION DU SALON
NATIONAL DU LIVRE DE BISKRA
Une quarantaine
d’éditeurs au programme
Une quarantaine d’éditeurs venus
des différentes régions du pays
ont pris part samedi à Biskra à la
13ème édition du Salon national
du livre, inauguré par le ministre
des Affaires religieuses et des
Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah,
qui présidera cet après-midi
l’ouverture du colloque
international Okba Ibnou Nafaâ El
Fihri. Le ministre qui a visité les
différents stands de ce salon,
organisé annuellement dans cette
wilaya, s’est attardé dans le
pavillon réservé aux ouvrages
édités par son département
ministériel où il a distribué, au
public présent sur place, quelques
exemplaires du Saint Coran, à titre
gracieux. A cette occasion, les
services de la Sûreté nationale ont
monté un stand où des dépliants
et autres prospectus relatifs à la
sécurité routière sont distribués
aux visiteurs du salon, organisé
dans les locaux de l’Office des
établissements de jeunesse (Odej).
Ce salon qui se poursuivra jusqu’à
la mi-mars présente plus de 1 500
ouvrages traitant de la religion
mais aussi de nombreuses autres
disciplines scientifiques.
GALERIE TALMART FRANCE PRÉSENTE
AMINA ZOUBRI ET SARAH EL HAMED prennent part à
ce riche programme international d’art video pour dire
et montrer l’amour comme sentiment universel au-delà
des clichés traditionnels et d’un idéalisme intemporel…
I O. HIND
ime is love, quel beau
titre pour illustrer une manifestation artistique. Un
événement projection d’un programme international d’art video qui
se tiendra vendredi 21 mars à la
galerie Talmart à Paris, en France.
Une manifestation principalement féminine qui réunira plus
d’une cinquantaine d’artistes toutes
nationalités
confondues,
issus
d’Afrique, d’Europe et des EtatsUnis, entre vidéastes et performers.
Deux Algériennes prennent part à ce
riche programme. Parmi ces artistes,
on citera la vidéaste algérienne et
commissaire d’arts plastiques,
Amina Zoubir, auteur, entre autres,
du web doc « Prends ta place » in
Alger by night, mais aussi la performeuse algérienne Sarah El Hamed
qui jongle entre management art
média et communication sans s’éloigner de sa passion ; la performance
artistique. Sans doute que cette dernière saura encore plus étonner et
séduire de par sa belle sensibilité,
après sa précédente et toute récente
B. Left, B. Right or TO BE , un work
in progress réalisé avec la collaboration de l’artiste Joe Okitawonya.
Time is Love est en fait un événement qui propose une projection
d’un programme international d’art
video sur le thème des difficultées en
affaire d’Amour. Spécialement pour
cette édition, seront présentées cinq
performances sur le même thème.
Depuis 2008, le projet a exploré
diverses expressions artistiques
émergentes dans la société dont certaines liées à l’utilisation des nouvelles technologies ! Côté vidéos, cellesci auront pour mission de traiter de
communication dysfonctionnelle, de
T
sentiments troubles, de mondialisation, de mémoire et de spiritualité.
L’amour comme sentiment universel
s’extrait ici des clichés traditionnels
et d’un idéalisme intemporel. « Ce
projet soutient et promet les nouveaux mouvements et tendances
dans la culture contemporaine. Une
occasion pour le public de se familiariser avec des oeuvres vidéo en
acquérant une meilleure compréhension et appréciation. Time is Love
apportera au monde un point de vue
rafraîchissant sur l’art vidéo. » Que
de belles expériences en somme à
vivre pleinement. Une thématique
bien intéressante que nos artistes
d’ici devraient peut-être se pencher
pour adoucir nos mœurs si fragiles. A
regarder de plus près l’affiche, sans
doute que cette manifestation à l’apparence niaise englobera des
réflexions bien plus profondes
qu’auxquelles on pense. En ce temps
d’intolérance et de racisme ambiant,
notamment chez « Madame la
France », cette manifestation revêtira sans doute un sentiment des
plus symboliques à faire appel à l’a-
mour de l’autre en exhortant à plus
d’altérité, de compréhension, d’é-
change, puis de fraternité entre les
O. H.
peuples…
TLEMCEN
Meriem Benallal rend hommage à la diva Warda El Djazaïria
La talentueuse chanteuse Meriem Benallal a
rendu, samedi soir au Palais de la culture de
Tlemcen, un vibrant hommage à la grande dame de la
chanson arabe Warda El Djazaïria, à l’occasion de la
célébration de la Journée mondiale de la femme.
Connue pour être une grande interprète de la
musique hawzi et andalouse, Meriem Benallal a tenu
à rendre hommage à la diva Warda El Djazaïria et à
surprendre le public féminin, présent en force à cette
occasion en chantant une chanson de la diva de la
chanson arabe. Agréablement surprises et subjuguées par le talent de cette jeune chanteuse, les femmes tlemcéniennes ont découvert une nouvelle
facette de Meriem Benallal. Toute la salle a vibré pen-
dant que la jeune chanteuse, décontractée plus que
jamais, se donnait à cœur joie de chanter Warda, qui
a toujours été son modèle et sa chanteuse préférée,
a confié Meriem . « J’ai toujours aimé Warda. Je n’ai
pas voulu laisser passer cette occasion, sans lui rendre un hommage pour montrer qu’elle vit encore
dans les cœurs des fans qui se comptent par
millions », a-t-elle déclaré. Meriem Benallel, l’étoile
montante de la musique andalouse et hawzi tlemcénien, en studio prépare actuellement deux albums.
« J’essaie de faire de la recherche tant sur le plan des
paroles, que de la musique pour réaliser un produit
original qui, j’espère, sera bien accueilli par les mélomanes », a-t-elle ajouté.
LE FILM LEGO EN QUÊTE DU MONDE
Une aventure qui ne s’arrête pas
LE NUMÉRO DEUX mondial du jouet, Lego, espère gagner gros avec le succès de son film d’animation pour
séduire tous les enfants du monde, alors que ses briques en plastique concurrencent durement les jeux vidéo.
our le directeur général du groupe danois,
Jorgen Vig Knudstorp, le lego est indémo dable. « On peut construire tout ce qu’on
imagine, et c’est facile à démonter. Il n’y a pas
d’autre matériau de ce genre dans le monde »,
dit-il à l’AFP. Le chiffre d’affaires a quadruplé en
dix ans, et en 2013 l’augmentation du chiffre
d’affaires de 10%, à 25,4 milliards de couronnes
(3,4 milliards d’euros) a contrasté avec la stagnation de celui des américains Mattel et
Hasbro. 2014 devrait être un millésime exceptionnel grâce à La Grande Aventure Lego, film
d’animation qui a séduit critiques et spectateurs.
Les revenus tirés du cinéma compenseront un
marché du jouet qui, selon Lego, devrait très peu
progresser cette année dans le monde. Lego était
moribond il y a dix ans, alignant les pertes et
devant se séparer de milliers de salariés.
Quand M. Knudstorp a pris la tête du groupe
en 2004, des candidats au rachat tournaient
autour d’une entreprise dans laquelle l’héritier
de la société, Kjeld Kirk Kristiansen, venait d’injecter 800 millions de couronnes de sa poche.
« On mettait l’accent sur l’extension de la
marque » avec « des vêtements, des parcs à
thème, beaucoup d’électronique, etc. », se rappelle-t-il. Les idées n’étaient pas forcément mauvaises puisque les ventes augmentaient, mais
Lego se dispersait et n’arrivait pas à les rendre
rentables. Pendant ce temps, le produit de base
était en déclin. Le premier patron extérieur à la
famille fondatrice a remanié la chaîne logistique
et quitté des pays de production trop coûteux
comme la Suisse, pour leur préférer la Hongrie
ou la République tchèque. Les parcs à thème
Legoland ont été sortis du groupe, pour être vendus à Merlin Entertainment (musées madame
Tussauds). « Nous avons décidé de nous concentrer sur notre coeur de métier et de déléguer le
P
reste des activités à d’autres », explique M. Vig
Knudstorp. La Grande Aventure Lego illustre
bien le profit tiré de la marque quand elle est
exploitée par d’autres, chacun dans son domaine
de compétence. Une équipe de Warner Bros, célèbre société de production de Hollywood, a passé
cinq ans en immersion dans l’entreprise avant
21
que le film ne voie le jour. Bien que le résultat
final soit « très proche » de « l’idéologie de la
marque », Lego n’a rien eu à dire sur le scénario,
que des éditorialistes conservateurs américains
ont qualifié d’anticapitaliste, voire communiste.
Lego a donné à Warner Bros « beaucoup de
liberté artistique parce qu’on pense qu’il est crucial que quand on prend des risques on soit aussi
à même de prendre des décisions », ajoute M.
Knudstorp.
Au fil des années, Lego est passé de la simple
brique neutre aux univers complets, qu’ils existent déjà comme Harry Potter, où qu’il les ait
créés comme les Légendes de Chima, où des tribus d’animaux se battent pour dominer le
monde. Les fans de Lego continuent de construire selon leurs envies et montrent leurs créations au monde. Sur YouTube, Lego revendique
7,5 milliards de vidéos vues, dont 99% générées
par des anonymes. La marque serait parmi les
trois les plus visibles sur la célèbre plate-forme.
Pour répondre à des acheteurs exigeants,
auprès desquels les produits « nouveaux » représentent 60% des ventes, l’entreprise familiale
doit impérativement attirer des talents créatifs
et commerciaux. Elle cherche à sortir des murs
étroits de son berceau, Billund. La ville a son
aéroport international, mais avec seulement
6 200 habitants, il n’est pas évident pour les
conjoints des recrues de trouver du travail aussi.
De nouvelles grandes directions régionales doivent s’implanter à Londres, Singapour et
Shanghaï, tout comme à Enfield (Connecticut,
nord-est des Etats-Unis) où Lego a déjà une
usine. Les cadres là-bas devront réussir à combiner la brique traditionnelle et un avenir forcément numérique. Jeux vidéo et jeux de construction classiques « peuvent coexister, c’est ma
grande conviction », estime M. Knudstorp.
DERNIÈRE
HEURE
sur internet http://www.lexpressiondz.com
ALGÉRIE - MAROC
LES IMAMS AYANT REFUSÉ
LA PRIÈRE DE L’ABSENT
SERONT «RÉVOQUÉS»
LA GUERRE DU SAHEL
pour ses projets expansionnistes,
Mohammed VI broute dans la prairie algérienne.
EN QUÊTE DE SOUTIEN
I IKRAM GHIOUA
ifficile de croire que le
périple de Mohammed VI
en Afrique de l’Ouest où il
veut renforcer la présence économique de son pays est innocente.
Il est plus difficile encore de croire
qu’il veut prêter main forte au
Mali par une prétendue formation
de 500 imams qui ne sous-entend
pas l’enjeu d’une stratégie de
récupération
au
profit
du
Royaume marocain d’une force
d’influence pour d’abord, la réouverture des frontières et ensuite,
garder sous son aile le Sahara occidental, du fait notamment que de
plus en plus de pays adhèrent à la
décolonisation de cet Etat. Lâché
par ses partenaires, Mohammed
VI est en quête d’une assistance
dans le périmètre de son ennemi
proche l’Algérie ! N’étant peutêtre pas conscient que son
royaume n’a ni les moyens politiques, ni diplomatiques, ni logistiques, ni économiques et encore
moins matériels, Mohammed VI
tend, tant bien que mal, à s’imposer comme « une pièce déterminante » en Afrique ! Il œuvre à rallier, aussi bien l’Afrique de
l’Ouest, que le Sahel considéré
comme un carré réservé à
l’Algérie. Mais la réponse concernant
cette
dernière
zone,
Mohammed VI, qui se force à porter l’habit de leader, l’a certainement décelée, après la visite du
ministre de la Défense malienne
en Algérie, lors de laquelle il a clairement souligné que « la géographie a fait de nous des voisins et
l’Histoire a fait de nous plus que
des voisins, des frères et des partenaires, parce que nous avons une
destinée commune ». Lors de cette
visite il était question pour les
deux pays de renforcer leur coopération sécuritaire dans les zones
transfrontalières pour faire face et
mieux contrôler le crime organisé
sous toutes ses formes. A ce même
propos, le ministre des Affaires
étrangères Ramtane Lamamra,
déclare lors de la signature d’un
D
pays voisins du Mali
et ses retombées».
Une bonne opportunité pour le Maroc
de traiter des affaires et obtenir un
appui à son dessein
mis en échec ! Quel
rôle peut jouer
l’Afrique
de
l’Ouest ? En quoi
consiste son appui
au Maroc ? Avec
quels moyens ? Et
combien même pèse
cet appui ? Le
Maroc s’agite dans
un verre d’eau,
redoutant
le
Mécanisme de surveillance des droits
de l’homme introduit par l’ONU
pour l’organisation
d’un référendum au
Sahara occidental.
A quoi servirait le déploiement du Maroc en Afrique de l’Ouest ? certainement
Le Makhzen antià récupérer un appui pour la marocanité du Sahara occidental
cipe par des déroutes diplomatiques
procès-verbal entre les deux Sahara occidental contre celle du
pays que « la sécurité du Mali est Front Polisario, Mohammed VI sous forme d’investissements dans
d’une grande importance pour la vient d’exacerber les tensions déjà des pays en crise économique,
sécurité de l’Algérie ». Les ruses tendues entre son pays et mais innove aussi en créant des
détournements
diplomatiques
du royaume s’avèrent comme un l’Algérie. Tous les moyens sont
contre l’Algérie restée comme un
coup d’épée dans l’eau. A quoi ser- devenus bons pour le Royaume
os dans la gorge. D’abord, par l’afvirait le déploiement du Maroc en afin d’aboutir à son but, quoi de
faire de l’attaque contre le consuAfrique de l’Ouest? certainement plus appétissant que ce lot d’in- lat d’Algérie à Casablanca en
à récupérer un appui pour la vestissements dans des pays en novembre de l’année dernière,
marocanité du Sahara occidental. crise, convoités parallèlement par dont l’un des instigateurs a osé
Le communiqué conjoint publié à l’ancien colon, la France. Le choix arracher le drapeau national. Un
l’issue de la visite de Mohammed de l’Afrique de l’Ouest n’est pas fait intentionnellement préparé
VI à Libreville le souligne claire- sans calcul, le Maroc a misé sur par le Makhzen, pour protester
ment, puisque et sans surprise le cette région vu sa situation écono- contre la réunion d’Abuja qui
président Ali Bongo Ondimba a mique dont la Banque africaine de avait appelé à la décolonisation du
tenu à renouveler l’appui ferme et développement s’est clairement Sahara occidental. Ensuite, le
constant du Gabon à la maroca- inquiétée la qualifiant de forte- royaume est passé à une attaque
nité du Sahara. Cet appui d’appa- ment faible relativement au plus haineuse en accusant
rence aux intérêts économique est contexte qui prévaut au Mali. l’Algérie d’avoir refoulé des réfudonc loin de confirmer l’envie du D’ailleurs, tous les pays fronta- giés syriens au niveau des frontièMaroc de décrocher uniquement liers du Mali subissent une insta- res. Ce que l’Algérie a réfuté ! Le
des contrats juteux, l’enjeu est bilité économique liée au conflit. A Maroc s’engouffre de plus en plus
beaucoup plus politique et straté- ce propos, Donald Kaberuka, le et sa situation vis-à-vis du Sahara
gique visant à contrecarrer la posi- directeur de la Banque africaine occidental est nettement défavoration de l’Algérie vis-à-vis du de développement, avait déclaré ble. Si le Maroc venait à perdre
Sahara occidental. Par cette nou- depuis plus d’une année que «la son contrôle sur le Sahara occivelle provocation, visant une plus région de l’Afrique de l’Ouest tra- dental, ce serait la fin de sa maingrande adhésion africaine à sa verse actuellement une période mise sur le potentiel pétrolier dont
I. G.
solution de large autonomie au difficile à cause de la crise dans les jouirait le sol de ce pays !
RAPPORT US SUR LES DROITS DE L’HOMME EN ALGÉRIE
Ksentini juge excessif le document américain
APRÈS LA RÉACTION de Lamamra, c’est au tour de Ksentini de répondre.
I KHEIREDDINE BOUKHALFA
e rapport annuel du département d’Etat
américain sur les droits de l’homme en
Algérie, publié jeudi dernier, n’a pas
réservé une bonne place à l’Algérie. Il l’a placée
dans une mauvaise posture. Cependant, le
document ne fait pas l’unanimité à Alger.
Après la réaction du ministre des Affaires
étrangères, Ramtane Lamamra, c’est au tour
de Farouk Ksentini, le
président de la
Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme
(Cncppdh) de réagir.
En effet, Farouk Ksentini qui était hier
« L’invité de la rédaction » de la Chaîne III de
la Radio nationale, a qualifié le rapport en
question d’«excessif», affirmant que « la
liberté d’expression existe en Algérie. Elle n’est
peut-être pas totale, mais elle existe ». Il a justifié son jugement en déclarant : « Il n’y a qu’a
consulter la presse écrite et vous verrez que les
gens s’expriment comme ils l’entendent et sans
aucune limite ou autocensure. » Il n’a toutefois
pas omis de relever l’existence de secteurs aut-
L
res que celui de la presse écrite « qui ne sont
pas suffisamment ouverts comme les médias
publics ». « Je pense que de nouvelles dispositions vont aller dans le sens de l’ouverture des
médias lourds » a-t-il indiqué, tout en rappelant la multitude de chaînes de télévisions qui
ont vu le jour en Algérie. S’agissant des manifestations survenues récemment et concernant
le droit à manifester en Algérie, M. Ksentini a
précisé que « conformément à la loi, il est interdit de manifester », ajoutant « qu’elle soit
bonne au mauvaise ou injuste, il faut respecter
la loi. L’ordre public est important ». Il a néanmoins mis l’accent sur la « nécessité de changer
cette loi ». Le changement se fera, selon lui, au
niveau du législateur. « En demandant au
législateur de procéder à certaines abrogations
comme cela se passe dans tous les pays démocratiques. » Publié jeudi dernier, le rapport
annuel du département d’Etat américain sur la
situation des droits de l’homme en Algérie, a
dressé des conclusions pour le moins accablantes. Le document de 31 pages, se focalise sur
trois problèmes qui perdurent : l’absence de
liberté d’association, le manque d’indépendance du système judiciaire et l’abus de la
détention provisoire. Le rapport souligne « l’u-
sage excessif de la force par la police ainsi que
les mauvaises conditions de détention ». Il a
pointé du doigt les limites de la machine judiciaire, jugeant « le recours à la détention provisoire abusif », sur les 65 000 détenus, 10% sont
en détention provisoire et 90% des demandes
de « contrôle judiciaire » sont refusées. Les
conditions de détention, elles, sont jugées « non
conformes aux standards internationaux ». Le
rapport dénonce également la corruption qui
est présente en Algérie, l’attribuant à « la
bureaucratie et au manque de transparence »,
les rapporteurs ciblent plus particulièrement la
corruption dans le secteur du logement. Les
femmes font également face à des violences et
des discriminations. Le rapport cite le chiffre
de 6 039 femmes victimes de violence domestique en 2012, selon la gendarmerie.
Il présente en outre, plusieurs exemples de
détentions arbitraires, des cas de disparitions,
de tortures et de traitements dégradants, sont
relevés dans des centres de détention.
Le monde virtuel lui aussi, n’est pas épargné, puisque le rapport souligne que « les services de sécurité surveillent les activistes politiques sur les réseaux sociaux ».
K. B.
Les imams ayant refusé
d’accomplir la prière de
l’absent à la mémoire des
victimes du crash de l’avion
militaire à Oum El Bouaghi
seront « révoqués », a indiqué
hier à Alger, le ministre des
Affaires religieuses et des
Wakfs,
Bouabdallah
Ghlamallah. Intervenant en
marge d’une cérémonie à
l’occasion de la Journée
internationale de la femme,
M. Ghlamallah a précisé que
les imams ayant refusé
d’accomplir la prière de
l’absent à la mémoire des
victimes du crash de l’avion
militaire seront «révoqués»
sans citer le nombre des
imams
concernés.
Le
président de la République,
Abdelaziz Bouteflika, avait
ordonné d’accomplir la prière
de l’absent à la mémoire des
victimes du crash de l’avion
militaire à Oum El Bouaghi en
février dernier.
L’AMBASSADEUR DE TUNISIE
À ALGER AU CONSEIL
DE LA NATION
Le président du Conseil
de la nation, Abdelkader
Bensalah, et l’ambassadeur
de
Tunisie
à
Alger,
Mohamed Nadjib Hachana,
ont passé en revue « la
situation dans les deux
pays et les défis qui se
posent à la région », indique
hier, un communiqué du
Conseil de la nation.
L’ambassadeur
de
Tunisie a rendu au président
du Conseil de la nation une
visite au terme de sa
mission
en
Algérie,
précise-t-on
de
même
source. Les deux parties
ont mis en avant «la
concertation permanente
entre les responsables
traduisant la ferme volonté
politique
d’édifier
des
relations
exemplaires
basées sur des facteurs de
rapprochement et liens
fraternels enracinés entre
les peuples algérien et
tunisien»,
ajoute
le
communiqué. Les deux
responsables
ont
également «évoqué les
relations
bilatérales
séculaires entre les deux
pays à tous les niveaux et
se sont félicités du niveau
de coopération».
UN HÉLICOPTÈRE DE L’ANP
RATE SON DÉCOLLAGE À INAMENAS, PAS DE VICTIMES
Un hélicoptère de l’Armée
nationale populaire (ANP) a
raté son décollage, hier à
l’aéroport Zarzaïtine d’InAmenas, sans faire de
victimes, a appris l’APS
auprès des services de la
wilaya d’Illizi. L’appareil a raté
son envol et est retombé une
vingtaine de mètres plus loin,
causant quelques dégâts
matériels sans heureusement
faire de victimes, a-t-on
précisé de même source.