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GORGOL :
Le ministre des
Affaires islamiques
inaugure des
mosquées
HORIZONS
MAIRES DÉFENSEURS
DES DROITS DE L'ENFANT :
Clôture d'un
atelier sur le
budget municipal
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QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATIONS
ÉDITÉ PAR L’AGENCE
MAURITANIENNE D’INFORMATION - N° 5433 DU MERCREEDI 9 FEVRIER 2011 - PRIX : 100 UM
PARLEMENT
Adoption de projets de lois au niveau
des deux chambres
Au niveau du Sénat
Au niveau de l’Assemblée nationale
L
'Assemblée nationale a adopté, au
cours d'une plénière tenue mardi
sous la présidence du député
Mohamed Mahmoud Ould Lematt, viceprésident de cette chambre, deux projets de
lois.
Le premier projet de loi porte sur l'approbation du contrat type d'exploration- production visant à compléter la mise en place
d'un cadre législatif clair, cohérent et attractif pour les activités pétrolières, en remplacement du contrat type de partage de prduc-
tion de 1994. Il prend également en compte
les pratiques internationales en la matière et
l'expérience acquise par notre pays dans la
négociation et la mise en oeuvre des contrats
pétroliers au cours des dernières décennies.
Le second projet de loi adopté par les
députés porte, quant à lui, sur la répression
COUP D'ENVOI DU TRAITEMENT DES CANCERS PAR RADIOTHÉRAPIE :
Des équipements pour une prise en charge
des cancers
Le ministre chargé de
l'Enseignement secondaire
visite le collège d'Arafat
M.
L
e Centre national d'Oncologie de Nouakchott, cette
formation de traitement cancérologique, la première du genre dans le
pays, dispose désormais d’une
unité de traitement par radiothérapie. Les malades peuvent désormais être traités sur place, ce qui
leur évitera de faire des déplacements à l’étranger à la recherche de
soins ou de souffrir d’être rongés
par la maladie sans se soigner.
Le ministre de la Santé, Dr
Cheikh El Moctar Ould Horma
Ould Bebana, a donné hier, mardi,
le coup d'envoi de la mise en
marche de l'unité de traitement par
radiothérapie du Centre national
d'Oncologie à Nouakchott.
Dans un mot à cette occasion, le
ministre a indiqué que la mise en
marche de cette unité marquera la
fin des évacuations de malades du
cancer à l'extérieur, qui occasionnaient des dépenses exorbitantes. Il
a rappelé que l'unité en question est
le fruit d'une initiative du président
de la République, Monsieur
Mohamed Ould Abdel Aziz. LIRE PAGE 2
et la lutte contre la pollution maritime.
Au niveau de la chambre haute, les sénateurs ont adopté mardi, au cours de la séance
plénière présidée par M. Ba Mamadou dit
M'Baré, son président, le projet de loi relatif
à l'aide publique à la presse privée. Lire page 3
Oumar Ould Maatalla, ministre délégué auprès du ministre
d'Etat à l'Education nationale, chargé de l'Enseignement
secondaire, a visité mardi le collège 4 de la moughataa de Arafat.
Au cours de cette visite, le ministre s'est enquis du déroulement des
cours au niveau de cet établissement et a pris connaissance des
méthodes d'enseignement qui y sont dispensées comme il s’est informé
sur le taux de présence des professeurs avant d'écouter les doléances et
observations des élèves, surtout celles portant sur le livre scolaire et le
système de candidature aux lycées d'enseignement général.
Le ministre a exhorté les élèves à faire preuve de persévérance et de
sérieux pour tirer profit des études et disposer de connaissances leur
permettant de réaliser leurs ambitions et de contribuer efficacement à
la construction du pays.
Le ministre a tenu une réunion avec le corps enseignant et l'encadrement. LIRE PAGE 4
PAGE 2/HORIZONS N° 5433 DU MERCREDI 9 FEVRIER 2011
AActualités
CTUALITÉS
COUP D'ENVOI DU TRAITEMENT DES CANCERS PAR RADIOTHÉRAPIE :
Des équipements pour une prise en charge
des cancers
SANTÉ
Lancement des travaux du forum
d'évaluation du forfait obstétrical
L
e Centre national d'Oncologie de Nouakchott, cette
formation de traitement cancérologique, la première du genre dans le
pays, dispose désormais d’une unité
de traitement par radiothérapie. Les
malades peuvent désormais être
traités sur place, ce qui leur évitera
de faire des déplacements à l’étranger à la recherche de soins ou de
souffrir d’être rongés par la maladie
sans se soigner.
Le ministre de la Santé, Dr
Cheikh El Moctar Ould Horma
Ould Bebana, a donné hier, mardi,
le coup d'envoi de la mise en
marche de l'unité de traitement par
radiothérapie du Centre national
d'Oncologie à Nouakchott.
Dans un mot à cette occasion, le
ministre a indiqué que la mise en
marche de cette unité marquera la
fin des évacuations de malades du
cancer à l'extérieur, qui occasionnaient des dépenses exorbitantes. Il
a rappelé que l'unité en question est
le fruit d'une initiative du président
de la République, Monsieur
Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le ministre, qui était accompagné
de son homologue des Affaires
sociales, de l'Enfance et de la
Famille, Mme Moulaty Mint El
Moctar, a précisé qu'une mission de
l'Agence internationale de l'Energie
atomique, qui a visité récemment le
pays, s'est déclarée assurée que
l'unité de radiothérapie est prête au
fonctionnement.
De son côté, le directeur du
Centre national d'Oncologie, le Dr
Mustapha Ould Mohamedou, a
indiqué que 70% des malades du
cancer sont traités par radiothérapie.
Il a ajouté que le Centre accueille
1.000 malades par an et qu'il utilise
la chirurgie, le traitement chimique
et la radiothérapie. Il a précisé que
l'unité en question peut accueillir
entre 70 et 100 malades par jour.
Le coup d'envoi de la mise en
marche de l’unité a eu lieu en présence des secrétaires généraux des
ministères de la Santé et des
Affaires sociales, de l'Enfance et de
la Famille. CENTRE NATIONAL D’ONCOLOGIE
La radiothérapie, désormais sur place
«G
râce à Allah et par la
volonté du président de
la République, Monsieur Mohamed
Ould Abdel Aziz, il a été mis en place
très rapidement une unité de radiothérapie, actuellement disponible et
équipée pour traiter, sur place, nos
malades de cancer», a déclaré le Pr.
Moustapha Ould Mohamedou, directeur du Centre National d’Oncologie,
dans un entretien accordé au journal
Horizons.
Le Pr. Ould Mohamedou, qui s’exprimait mardi matin, au terme d’une
visite du ministre de la Santé et de sa
collègue des Affaires sociales, de
l’Enfance et de la Famille au niveau
de cette unité, a affirmé «qu’aujourd’hui, nous pouvons traiter le
cancer, (ndlr, en Mauritanie), par la
radiothérapie, par la chimiothérapie
et par la chirurgie, ce qui va nous permettre de traiter localement nos
malades».
Parlant de l’objectif de la visite des
deux ministres au Centre, le Pr.
Moustapha Ould Mohamedou a souligné qu’ils sont venus pour se rendre
compte, sur le terrain, de l’effectivité
du démarrage du traitement par la
radiothérapie qui est une composante
essentielle de la prise en charge du
cancer. Il a indiqué qu’au niveau de
la Mauritanie, on ne faisait que deux
types de traitements, à savoir le traitement par la chirurgie, c'est-à-dire
extraire une tumeur ou un cancer et le
traitement par la chimiothérapie,
autrement dit, il s’agit d’administrer
des produits chimiques pour détruire
la tumeur. «Il manquait le traitement
de la radiothérapie qui intervient
dans 70 % du traitement du cancer.
Ce manque constituait un handicap
extrêmement important pour la prise
en charge du cancer à telle enseigne
que nous étions obligés d’évacuer les
malades à l’étranger dans des situations, le plus souvent dramatiques
pour la plupart d’entre eux parce
qu’ils ont le cancer et ils sont loin de
chez eux et ça coûte extrêmement
cher pour l’Etat et pour les familles».
Pour relever ce défi, le directeur du
Centre National d’Oncologie a dit
que « le traitement par la radiothérapie est d’abord un problème humain,
matériel et plus simplement un pro-
blème de souveraineté d’un pays.
C’est pour cette raison que «grâce à
Allah et par la volonté du président
de la République, Monsieur
Mohamed Ould Abdel Aziz, il a été
mis en place très rapidement une
unité de radiothérapie, actuellement
disponible et équipée pour pallier ce
déficit. Aujourd’hui, nous pouvons
traiter le cancer par la radiothérapie,
la chimiothérapie et la chirurgie, ce
qui va nous permettre de traiter localement nos malades».
Le premier responsable du Centre
National d’Oncologie a rappelé que
la présence de la ministre des
Affaires sociales, aux côtés de son
collègue de la Santé, a une signification particulière, car nous savons que
80% des malades du cancer sont des
indigents qui n’ont pas les moyens de
se traiter et leur prise en charge
dépend du ministère des Affaires
sociales. «Ces malades, aujourd’hui,
premiers bénéficiaires de l’acquisition extrêmement importante de cette
unité de radiothérapie, sont les plus
pauvres», a expliqué le Pr.
Moustapha Ould Mohamedou. Il a
précisé, à ce sujet, que les deux responsables gouvernementaux ont
visité les différents locaux de l’unité
de radiothérapie qui comporte un
certain nombre d’étapes dont doit
bénéficier le malade. Il s’agit, à la
fois, de la consultation, du diagnostic, de la planification du traitement
et du traitement lui-même. Ils ont
assisté au traitement de certains
malades parce que «nous avons
effectivement démarré le traitement
palliatif au niveau de cette unité. Il
nous reste des dispositions légales et
techniques que nous devons voir
avec l’Agence Internationale de
l’Energie Atomique (AIEA). Si ces
dispositions sont terminées à la fin du
mois de février courant, nous pourrons faire un démarrage au niveau de
l’ensemble des malades, c'est-à-dire
faire à la fois un traitement curatif et
des traitements palliatifs», a-t-il dit.
En ce qui concerne les statistiques
des malades, le directeur du Centre a
répondu: «nous n’avons pas encore
de statistiques des malades mais nous
avons une intuition parce que le
cancer n’était pas pris en charge en
Mauritanie. Dans tous les cas, nous
savons qu’au cours de la dernière
année, le centre a reçu, environ un
peu moins d’un millier de malades
atteints du cancer dont certains ont
été évacués à l’étranger. Certains ont
bénéficié du traitement à la chimiothérapie mais d’autres sont venus à
un stade très tardif. Nous n’avons pas
suffisamment de recul pour vous
donner des chiffres précis».
Le Pr. Moustapha Ould Mohamedou a assuré que son institution devra
accueillir 2.000 à 3.000 malades par
an à long terme. Et, aujourd’hui,
«nous pouvons prendre en charge nos
malades sur place grâce à cette unité
de radiothérapie».
En ce qui concerne le personnel
soignant au niveau de la radiothérapie, le directeur du Centre National
d’Oncologie a noté : «nous avons du
personnel en formation mais il s’agit
d’une formation longue, difficile et
coûteuse. Dans ce cadre, il y a des
délais inflexibles de 4 ans pour
former un radiothérapeute, de 2 ans
pour former un physicien médical et
d’environ 18 mois pour former un
technicien de radiothérapie». Il a
encore révélé que la Mauritanie ne
compte pas ces spécialités mais il y a
actuellement un personnel en formation qui est pris en charge par
l’AIEA.
«En attendant, nous avons suffisamment de personnel étranger avec
lequel l’Etat a conclu un contrat de
travail. Ce sont effectivement des
contrats très coûteux mais nous y
gagnons plus, sur place, que si nos
malades étaient à l’étranger», a
conclu le Pr. Moustapha Ould
Mohamedou. Baba Dianfa Traoré
Les travaux du forum national d'évaluation et d'interprétation des résultats de réalisation de la stratégie du forfait obstétrical pour les grossesses
et les naissances dans certaines régions du pays, ont été lancés mardi à
Nouakchott.
Ce forum est organisé par le ministère de la Santé, en collaboration avec
l'Agence Française pour le Développement et d'autres partenaires au développement.
Dans une allocution qu'il a prononcée à cette occasion, le secrétaire
général du ministère de la Santé, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar, a indiqué
que la faiblesse des moyens matériels constitue un obstacle aux traitements
des naissances d'urgence, ce qui a un impact sur l'accroissement des décès
chez les mères et les nouveaux-nés, en dehors des unités sanitaires, en
raison de complications qui pouvaient être évitées grâce à l'assistance de
personnels soignants qualifiés, disposant d'installations sanitaires équipées
ainsi que d'un système d'évacuation harmonieux.
M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar a précisé que dans leurs actions dans ce
domaine, les hautes autorités du pays ont mis en place des mécanismes de
répartition des risques dont le projet du forfait obstétrical des grossesses et
des naissances visant à offrir tous les soins médicaux à la femme pendant
sa grossesse à un coût symbolique de 6.500 Ouguiyas, soit environ 10 fois
moins que le coût des mêmes prestations dans les autres PMI du secteur
public.
Il a souligné que le président de la République, Monsieur Mohamed Ould
Abdel Aziz, accorde une importance particulière au secteur de santé, en
raison de l'augmentation des taux de mortalité chez les mères et les nouveaux-nés.
Le secrétaire général du ministère de la Santé a indiqué que cette importance trouve sa signification dans le programme social du gouvernement du
Premier ministre, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.
Il a indiqué aussi que son département veille à améliorer les indicateurs
sanitaires en général et ceux de la mortalité des mères et des enfants en particulier, à travers une étude de la possibilité de la généralisation du système
du forfait obstétrical de la grossesse et de la naissance sur toute l'étendue
du territoire national.
Il a souligné que cette stratégie nécessite un ensemble de mesures dont
la fourniture d'ambulances, d'appareil pour l'échographie, d'équipements
fondamentaux dans les centres et les points de santé en milieu rural, l'amélioration de la spécialisation du personnel traitant, la disponibilisation des
médicaments et l'organisation de campagnes de sensibilisation.
Le secrétaire général a appelé les participants à tirer les leçons qui s'imposent de cette expérience et à chercher les solutions convenables permettant de surmonter tous les obstacles rencontrés, en vue de généraliser ses
résultats probants.
De son côté, M. Jules Lean, directeur général de l'AFD, a indiqué que le
succès de l'expérience précédente du forfait obstétrical et l'existence d'un
grand nombre de participants venus de tous les coins du pays sont des indicateurs suffisants pour que l'Agence s'engage à accompagner et à généraliser cette prise en charge partielle de la grossesse et de la naissance sur toute
l'étendue du territoire national.
Pour rappel, notre pays a instauré la stratégie du forfait obstétrical depuis
2000 à Nouakchott avec l'appui de la coopération française.
Elle a été intégrée au plan d'orientation du secteur de la santé avec le
soutien conjoint de l'AFD, l'UNICEF, le FNUAP et la GTZ pour s'étendre
de manière progressive aux régions du pays en 2010, avec une couverture
actuelle estimée à 45% des femmes en âge de procréer.
Après 7 ans d'expérience au niveau de Nouakchott et trois autres wilayas,
il est apparu que l'expérience est positive, ce qui a encouragé le département de la santé à le généraliser.
100 participants issus de tous les personnels soignants dans les wilayas
ayant bénéficié de l'expérience du forfait obstétrical participent à ce forum
qui se poursuivra pendant 2 jours.
JOURNÉE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE
LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES :
Renforcer les lois réprimant
cette pratique néfaste
Notre pays a célébré le 6 février, la journée internationale de lutte contre
les mutilations génitales féminines sur l’ensemble du territoire national.
A Nouakchott, l’événement a été marqué par des activités de sensibilisation menées par les parlementaires et d’autres acteurs de la société civile.
C’est ainsi que l’Association Mauritanienne des Pratiques ayant effet sur
la Santé des Femmes et des Enfants(AMPSFE), en relation avec les partenaires, a organisé dans ses zones d’intervention, une journée « porte-àporte» pour amener les populations à abandonner cette pratique néfaste.
suite en page 4
PAGE 3/5433 DU MERCREDI 9 FEVRIER 2011
AActualités
CTUALITÉS
PARLEMENT
L'Assemblée nationale
approuve deux projets de loi
L
'Assemblée nationale a
adopté, au cours d'une plénière tenue mardi sous la présidence
du député Mohamed Mahmoud
Ould Lematt, vice-président de
cette chambre, deux projets de lois.
Le premier projet de loi porte sur
l'approbation du contrat type d'exploration- production visant à compléter la mise en place d'un cadre
législatif clair, cohérent et attractif
pour les activités pétrolières, en
remplacement du contrat type de
partage de production de 1994. Il
prend également en compte les pratiques internationales en la matière
et l'expérience acquise par notre
pays dans la négociation et la mise
en oeuvre des contrats pétroliers au
cours des dernières décennies.
Au cours de leurs interventions,
les députés ont mis l’accent sur
l'importance de ce projet de loi et
insisté sur la nécessité de faire bénéficier le pays de toutes les activités
pétrolières et pour limiter leur
impact négatif sur l'environnement.
Certains d’entre eux ont demandé
au gouvernement de réviser les prix
des hydrocarbures en vue de réduire
la flambée des prix.
Le ministre du Pétrole et de
l'Energie, M. Wane Ibrahima, qui a
représenté le gouvernement à cette
plénière, a indiqué que le projet a
été élaboré en collaboration avec
des consultants internationaux dans
le domaine pétrolier et en concertation avec toutes les parties concernées, en vue d'opérer une réforme
profonde du cadre législatif existant.
Il a cité à ce propos l'adoption,
pour la première fois en Mauritanie,
du code des hydrocarbures bruts en
juillet dernier.
Le second projet de loi adopté par
les députés porte, quant à lui, sur la
répression et la lutte contre la pollution maritime. Il assurera à la
Mauritanie la fourniture d’outils
organisationnels pour la protection
de ses ressources maritimes et biologiques, en plus de l'encadrement
des activités pétrolières dangereuses grâce aux mesures prenant
en compte les critères de gestion
requis et obligeant les propriétaires
des installations pétrolières et des
navires à se conformer aux normes
de protection de l'environnement.
Les députés ont salué ce projet de
loi et, demandé au gouvernement de
veiller à son application et à protéger le milieu marin.
A cet égard, le ministre délégué
auprès du Premier ministre chargé
de
l'Environnement
et
du
Développement durable a rappelé le
grand intérêt accordé par les pouvoirs publics à la préservation de
l'écosystème national.
Le Sénat adopte le projet de loi relatif à
l'aide publique à la presse privée
L
e sénat a adopté mardi, au
cours de la séance plénière
présidée par M. Ba Mamadou dit
M'Baré, son président, le projet de
loi relatif à l'aide publique à la presse
privée.Au cours de cette session qui
s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des
Relations avec le Parlement, Me
Hamdi Ould Mahjoub, les sénateurs
ont considéré que ce projet est indispensable dans l'avènement d'une
presse professionnelle et innovante.
Ils ont insisté sur la nécessité de
définir, au préalable, la mission du
journaliste et de lui permettre de
faire preuve d'objectivité dans le
traitement des informations, en particulier celles relatives à l'unité
nationale et au tissu social.
Les sénateurs ont mis l’accent sur
l’importance de l’accès du journaliste aux sources d'information et à
faciliter la publication de ses informations, conformément aux critères
en la matière.
Intervenant suite aux débats des
sénateurs, le ministre de la
Communication et des Relations
avec le Parlement a indiqué que ce
projet de loi intervient pour enraciner les valeurs démocratiques et
pour soutenir et consolider l'ouverture politique et médiatique. Il a
ajouté qu'il vise à favoriser la naissance d'une presse indépendante,
travailleuse, objective et apte à
contribuer efficacement au renforce-
Le président du sénat reçoit l'ambassadeur d'Allemagne
ment du développement économique et social du pays.
Le ministre a loué l'important rôle
joué par la presse dans l'enracinement des valeurs démocratiques
dans les pays du monde et précisé
que l’une des responsabilités de la
presse est de permettre l'accès à l'information et sa communication à
l'opinion de manière à permettre au
citoyen d'être informé des affaires
publiques dans tous les secteurs.
Me Hamdi Ould Mahjoub a
indiqué que le projet revêt une
importance considérable, puisqu'il
pose des critères objectifs dans la
distribution de l'aide publique à la
presse privée et contribue à rationaliser les ressources de l'Etat,
puisqu’il autorise la création d'institutions d'édition véritables suivant
des critères bien définis. "Cela aura
des répercussions positives sur la
qualité, l'objectivité et la crédibilité
de l'information, contrairement à la
conduite anarchique et désordonnée
qui régnait auparavant et qui permettait à n'importe qui de lancer un
journal", a-t-il poursuivit.
Le ministre a regretté l'état dans
lequel se trouvait la presse privée,
état qui a eu "des conséquences
déplorables aussi bien pour les informations publiées que pour le lourd
fardeau supporté par l'Etat à travers
l'imprimerie nationale, qui s'est
trouvée dans l'obligation d'éditer
229 publications en 2009 et 237 en
2010", a- t-il dit. En réponse aux
questions de certains sénateurs, le
ministre a précisé que l'aide objet du
présent projet de loi est destinée aux
publications qui ont réussi à fusionner, à créer des institutions réelles de
presse capables de contribuer activement à l'éclairage de l'opinion
publique.
Il a précisé que la gestion de cette
aide s'effectuera sous la supervision
de la Haute Autorité de la Presse et
de l'Audiovisuel (HAPA), en partenariat avec tous les autres secteurs
concernés, soulignant que le département de tutelle étudie la possibilité
d'organiser des ateliers de formation
au profit des journalistes.
Me Hamdi Ould Mahjoub a
répondu également à l'intervention
d'un sénateur qui a affirmé que les
organes officiels de presse ne s'ouvrent pas aux opinions de tous les
acteurs et que leurs employés souffrent de la faiblesse des salaires et de
l'insuffisance des moyens de travail.
A ce propos, le ministre a précisé
qu' "une réforme globale est difficile
à réaliser dans un laps de temps très
court, particulièrement pour un pays
qui a connu un cumul de gestions
anarchiques pendant des décennies,
ce qui s'est négativement répercuté
sur toutes les affaires du pays ".
Il a noté que ces réformes ont
effectivement commencé et qu'elles
seront généralisées à tous les
niveaux du département, soulignant
que le présent projet de loi est une
preuve de cet assainissement. Le
ministre a précisé que les ressources
humaines bénéficieront dans ce
cadre de la priorité, aussi bien sur le
plan matériel que moral.
A propos de la couverture des
organes publics d'information de
certaines activités et leur refus d’en
couvrir d'autres, le ministre a
indiqué qu'il y a lieu de présenter les
preuves qui attestent ces affirmations. Il a affirmé que toute activité
signalée par ses initiateurs par lettre
adressée au ministère de tutelle à des
fins de couverture, sera couverte,
qu'elle émane de l'opposition ou de
la majorité.
Concernant la qualité des informations présentées par les médias
publics, le ministre a indiqué que
personne n’en est satisfait, rappelant
qu'aussi bien les autorités publiques,
en premier lieu le président de la
République, ne sont pas satisfaites
de la qualité de l'information produite par ces médias officiels. Il a
ajouté que les efforts se poursuivent
pour promouvoir ce secteur et le
rendre plus performant.
Il est à noter qu’en début de
séance, le président du Sénat a
appelé les sénateurs à se lever et à
réciter la " Fatiha " à la mémoire du
gendarme martyr tombé sur le
champ de bataille lors de la poursuite menée récemment par les
forces armées et de sécurité contre
les terroristes. Le ministre de l'Intérieur reçoit
l'ambassadeur d'Espagne
Le président du Sénat, M. Bâ
Mamadou dit M'Baré, a reçu en
audience mardi à Nouakchott, SEM.
Dietmar Blass, ambassadeur d'Al-
lemagne en Mauritanie. L'audience a
porté sur les relations de coopération
existant entre la Mauritanie et la
République Fédérale d'Allemagne et
les moyens de la promouvoir.
L'audience s'est déroulée en présence
de M. Soumaré Demba, directeur de
cabinet du président du Sénat. GORGOL :
Le ministre des Affaires islamiques inaugure des mosquées
Le ministre des Affaires islamiques et de l'Enseignement originel, M. Ahmed Ould Neïnni, a poursuivi mardi sa visite au Gorgol par un
déplacement à l'Ouweid relevant de
la moughataa de M'Bout pour visiter
la mosquée de la localité. Lundi
dernier, le ministre avait inauguré
trois mosquées construites dans la
localité d'Avajar, relevant de la moughataa de Monguel. Le programme
de la tournée du ministre prévoit,
pour la journée d’aujourd’hui, la
localité de Jey Baba où il doit visiter
la mosquée. Chacune de ces trois
mosquées, qui ont coûté au budget de
l'Etat 29 millions d'Ouguiyas, a une
superficie de 300 mètres carrés et
peut accueillir des centaines de
fidèles. Le Gorgol compte 670 mosquées et 266 mahadras recensées par
le ministère des Affaires islamiques
et de l'Enseignement originel. Le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Ould
Boïlil, a reçu mardi à Nouakchott, l'ambassadeur d'Espagne en Mauritanie,
SEM. Alonso Dezcallar Y Mazarrdo. Selon M. Mohamed Abdallahi Ould
Zeidane, chargé de mission au ministère, la rencontre a porté sur la coopération entre les deux pays et les moyens de la développer davantage, notamment
dans le domaine de la lutte contre le crime organisé. Il a ajouté que le diplomate espagnol a exprimé les félicitations de son pays à la Mauritanie et à ses
forces armées et de sécurité pour avoir mis en échec la dernière tentative porter
atteinte à la paix et la quiétude des citoyens.
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ACTUALITÉS
suite de la page 2
L’AMPSFE a mis également à profit cette journée pour les mobiliser au
sujet de la campagne internationale pour l’interdiction mondiale des MGF
par l’Assemblée générale des Nations Unies, en faisant notamment des
plaidoyers auprès des pouvoirs publics et des professionnels de médias.
Au cours de cette journée, plusieurs exposés ont été présentés, notamment la dimension religieuse des MGF introduite par l’Imam Mohamed El
Eréby et Imam Dia et une communication sur les méfaits des MGF sur la
santé des femmes et des filles. En outre, des sketches ont été présentés par
des groupes artistiques de la place.
Entre 130 et 140 millions de femmes ont une forme de mutilation génitale de par le monde et 3 millions de filles sont exposées à de telles pratiques chaque année, selon l’OMS. Ces mutilations génèrent des conséquences à long terme tant sur le plan physique que mental et, dans certains
cas, elles peuvent entraîner la mort. C’est une pratique contraire aux droits
fondamentaux dénoncée par de nombreux textes internationaux.
Selon M Assane N’Diouk, responsable à la communication à
l’AMPSFE, l’association a, au cours de l’année 2008/2009, mené d’importantes activités axées sur la formation, la sensibilisation et la recherche.
Ainsi, 20 volontaires animateurs, 40 leaders religieux, 60 jeunes relais, 20
exciseuses, 60 enseignants, 20 agents de santé, 20 professionnels des
médias, 20 auxiliaires de justice et 20 conseillers municipaux ont été
formés. Des cours théoriques leur ont été dispensés sur des thèmes comme
l’anatomie de la femme, les droits et les devoirs de la femme, les instruments juridiques internationaux et nationaux relatifs à la promotion des
droits de la femme, la santé de la reproduction, le VIH/SDA, la dimension
religieuse (Fatwa) des religieux, etc.
Des études ont été également réalisées par l’AMPSFE ayant pour objectif global de se faire une idée de l’évolution des connaissances, des attitudes et des comportements des populations des moughataas d’El Mina,
Dar Naim, Toujounine, Ksar, Teyarett, Tevragh Zeina, Arafat et Riyad afin
de mesurer les progrès accomplis depuis le démarrage des activités du
projet de lutte contre les mutilations génitales féminines. Selon ces études,
90% des personnes touchées connaissent les méfaits des MGF, 80% s’engagent à abandonner les MGF, plus de 30% des filles touchées par des
actions ne sont pas excisées. Une résolution de l’Assemblée générale des
Nations Unies interdisant les mutilations génitales féminines est nécessaire
pour entre autres :
- Reconnaître les avancées qu’il y a eu, pour une condamnation symbolique et forte de la pratique des MGF au niveau mondial,
- Renforcer les lois déjà adoptées,
- Faciliter les échanges d’information sur la meilleure façon d’éliminer
les mutilations et d’encourager les allocations de ressources suffisantes
pour la mise en œuvre de la législation et des plans d’action visant à éliminer ces MGF.
L’AMPSFE intervient dans le cadre du projet de développement désigné
«Opportunité des femmes dans les domaines de la santé, et le renforcement
des organisations de femmes et leurs interventions dans la défense de
l’équité du genre». Ce projet est financé par l’Agence espagnole de coopération internationale et de développement (AECID) et l’ONG Por la Paz
El Desarrolo ( paix et développement) dans les cinq moughataas d’Arafat,
Tevragh Zeina, Ksar, Teyarett et Riyad.
B Diagana
MAHADRAS :
Le Centre de Formation professionnelle
prime ses stagiaires
Des machines à coudre et équipements ont été distribués hier aux femmes
en stage de perfectionnent au niveau du Centre de Formation professionnelle des mahadras de Nouakchott. A cette occasion, 45 machines à coudre
ont été remises à 45 femmes dont 36 sont stagiaires au Centre et le reste
aux femmes provenant des familles les plus démunies. Cet appui s'inscrit
dans le cadre du projet de distribution de 150 machines à coudre à 150
familles à bas revenus. Dans une déclaration à l'AMI, M. El Wedia Ould
Mohamed, directeur des Projets au sein de l'Association mauritanienne du
Patrimoine des mahadras, a passé en revue le domaine de prédilection de
l’Association : la construction de mosquées, le forage de puits et la réalisation de réseaux d'adduction d'eau potable. Il a indiqué que l'Association
a, jusqu'à présent, construit une trentaine de mosquées dont 12 à l'intérieur
du pays. La cérémonie s'est déroulée en présence de M. Ahmed Ould
Mohamed El Moustapha directeur de l'Institut de formation et Dr.
Abdallahi Ould Mohamed, président de l'Association mauritanienne pour
la Valorisation du Patrimoine et de nombreux élèves du Centre.
ASSABA:
Le wali préside un meeting à Hamod
Le wali de l'Assaba, M. Mohamed Lemine Ould Belaamech, a présidé
mardi un meeting populaire à Hamod, département de Kakossa dans le
cadre de sa tournée dans la wilaya pour s'enquérir des conditions de vie des
populations. Dans son mot pour l'occasion, le wali a souligné l'importance
qu'accorde le gouvernement, sur instructions du président de la
République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, aux populations à
faible revenu, intérêt matérialisé par l'Opération «Solidarité 2011». Au
sujet des litiges fonciers, le wali a précisé que ce genre de différends constitue un handicap pour le développement et qu'il faut le régler par les voies
juridiques. Il a invité les populations à contribuer à la préservation de la
paix et de la sécurité du pays et d'être conscientes des défis inhérents à l'extrémisme et au terrorisme. Auparavant le maire de la commune de Hamod,
M. Brahim Ould Khattry Ould Segane, a présenté un certain nombre de
doléances dont notamment, l'approvisionnement en eau potable et la fourniture du grillage pour la protection des champs de culture.
Le ministre chargé de l'Enseignement
secondaire visite le collège d'Arafat
M.
Oumar Ould Maatallah,
ministre délégué auprès
du ministre d'Etat à l'Education
nationale, chargé de l'Enseignement
secondaire, a visité mardi le collège
4 de la moughataa de Arafat.
Au cours de cette visite, le ministre s'est enquis du déroulement des
cours au niveau de cet établissement
et a pris connaissance des méthodes
d'enseignement qui y sont dispensées comme il s’est informé sur le
taux de présence des professeurs
avant d'écouter les doléances et
observations des élèves, surtout
celles portant sur le livre scolaire et
le système de candidature aux
lycées d'enseignement général.
Le ministre a exhorté les élèves à
faire preuve de persévérance et de
sérieux pour tirer profit des études
et disposer de connaissances leur
permettant de réaliser leurs ambitions et de contribuer efficacement à
la construction du pays.
Le ministre a tenu une réunion
avec le corps enseignant et l'encadrement. Au cours de cette rencontre, M. Ould Maatallah a passé en
revue les principaux problèmes
posés en relevant, entre autres, les
classes à effectif pléthorique et le
manque de tables-bancs mais aussi
au niveau du livre scolaire et du personnel enseignant. Le ministre a
souligné dans son intervention face
au corps enseignant que le gouvernement accorde une grande importance aux efforts consentis pour sa
réforme comme préalable dans
toute œuvre et à tout développement
véritable. Il a noté que le gouvernement poursuit la mise en œuvre des
mesures qui sont de nature à améliorer les conditions des professeurs
et des élèves. Il a demandé à la
famille pédagogique de mener à
bien sa mission et de contribuer à la
réforme de l'enseignement à travers
la présentation de ses idées et de sa
vision des choses par rapport à cet
évènement.
Créé en 1998, le lycée de Arafat
compte 15 classes pour près de
1200 élèves, encadrés par 27 professeurs.
Le ministre était accompagné au
cours de cette visite par le hakem de
Arafat, le directeur de l'Enseignement secondaire et le directeur
régional de Nouakchott 1. MAIRES DÉFENSEURS DES DROITS DE L'ENFANT :
Clôture d'un atelier sur le budget municipal
L
es travaux de l'atelier de formation, organisé par le ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation, en collaboration avec
l'UNICEF, au profit du réseau des
maires mauritaniens défenseurs des
droits de l'enfant, sur " le budget
municipal", ont pris fin mardi dans
les locaux de l'hôtel "Wissal" à
Nouakchott.
L'atelier, qui a duré trois jours, a
été consacré à l'initiation des maires
membres du réseau et des secrétaires
généraux des communes participantes aux différents aspects relatifs
au budget municipal, et ce dans le
cadre du renforcement des capacités
des acteurs du développement local,
notamment les maires.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, la directrice adjointe des
collectivités locales au ministère de
l'Intérieur et de la Décentralisation,
Mme Hawa Kane, a insisté sur l'importance des sujets abordés au cours
de cette session de formation, la troisième de son genre, au profit du
réseau des maires défenseurs des
droits de l'enfant.
Elle a ajouté que cette formation a
contribué, dans une grande mesure, à
impulser le Développement local, à
travers l'action sur le terrain des
maires bénéficiaires.
Pour sa part, M. Sidi Ould El
Mane, maire de la commune d'Akjoujt, président du réseau des maires
défenseurs des droits de l'enfant, a
exprimé ses remerciements au ministère de l'Intérieur et de la Décen-tralisation et à l'UNICEF pour l'intérêt
qu'ils accordent au développement
local en général et au réseau des
maires défenseurs des droits de l'enfant en particulier. Il leur a demandé
de continuer sur cette voie pour l'atteinte des objectifs du réseau en tant
qu'acteur de développement local.
De son côté, M. Yacoub Tandia,
chargé du développement associatif à
l'UNICEF, a rendu hommage à l'initiative de la commune d'Akjoujt qu'il
a qualifiée d'unique en son genre et
qui vise à uniformiser la tenue scolaire au niveau du fondamental, précisant que cette mesure doit servir
d'exemple pour les autres communes
du pays. Il a enfin réaffirmé la
volonté de l'UNICEF d'appuyer tous
les efforts déployés au service des
enfants. TIRIS ZEMMOUR
Inauguration d’une mosquée à F'Dérick
e wali du Tiris Zemmour, le
L
colonel Ahmedou Bamba
Ould Baya, a inauguré mardi une
mosquée dans la ville de F'Dérick.
Cette mosquée, d'une superficie de
250 m2, a été construite et équipée
par la Fondation de bienfaisance de la
SNIM- Sem pour un montant de 19
millions d'ouguiyas.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, le wali a indiqué que cette
réalisation constitue un acquis réel
pour cette ville, longtemps restée
sans mosquée répondant aux normes
requises. Il a appelé les citoyens à
veiller à cette infrastructure et remercié la Fondation SNIM pour l'appui
qu'elle n'a cessé d'apporter aux différentes communes de la wilaya du
Tiris Zemmour.
Pour sa part, le maire de la
commune de F'Dérick, M. Mohamed
Salem Ould Bella, a loué cette réalisation qui s'inscrit, a-t-il dit, dans le
cadre de l'appui constant que n'a
cessé d'apporter la Fondation SNIM
de bienfaisance à sa commune. Il a
précisé que, durant les deux dernières
années, la Snim a apporté un soutien
concret aux citoyens, conformément
aux instructions du président de la
République, Monsieur Mohamed
Ould Abdel Aziz. Ce soutien, a-t-il
noté, s'est matérialisé à travers la
construction et la réfection d'un
certain nombre d'écoles et la disponibilsation des médicaments, des
ambulances et des citernes, soulignant que cette action mérite d'être
louée.
La cérémonie d'inauguration s'est
déroulée en présence du hakem de la
moughataa de F'Dérick, du directeur
de la Fondation SNIM et de plusieurs
cadres de la wilaya.
Dans le même cadre, le wali du
Tiris Zemmour, le colonel Ahmedou
Bamba Ould Bayé, a réceptionné
mardi, des mains du directeur de la
Fondation SNIM de bienfaisance,
une citerne à eau, don de la société
minière à la commune de Bir
Moghrein. L’acquisition de cette
citerne de 10 tonnes a nécessité un
financement de 38 millions d'Ouguiyas. Dans le mot qu'il a prononcé
pour la circonstance, M. Bah Ould
Gah, président de la Fondation SNIM
de bienfaisance a précisé que ce geste
vise à répondre à un besoin pressant
exprimé par les populations de cette
commune enclavée en matière de disponibilisation d'un outil d'approvisionnement en eau potable. Il a
rappelé que son institution avait
offert une ambulance à cette
commune où elle prévoit la construction d’une école fondamentale. Il a
rappelé que la Fondation s'engage à
équiper les communes situées le long
de la voie ferrée des moyens nécessaires pour une vie décente.
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ACTUALITÉS
Actualités
LES CHARRETTES DE NOUAKCHOTT :
Un spectacle archaïque, une utilité certaine
On les voit tous les jours aller et revenir,
bloquer la circulation et être à l’origine d’embouteillages aux heures de pointe. Ils sont
courageux, pas très calmes et travaillent
toute la journée. Ils font partie de notre quotidien….de notre futur proche aussi peutêtre. Malgré leur présence imposante et le
bruit qu’il y a autour d’eux, allant des chansons des enfants au coup de gueule des
automobilistes qui, pour la plupart, estiment
qu’ils n’ont pas leur place sur les rues
bitumées, surtout maintenant qu’elles ont
été refaites pour donner à Nouakchott un
visage digne de celui d’une capitale, les conducteurs de charrettes et leurs ânes participent à l’activité socioéconomique de
notre pays comme tout bon Mauritanien. Ils
livrent de la marchandise à nos boutiquiers,
chez qui nous achetons notre riz, notre
sucre… Ils nous aident à acheminer nos
matériaux de construction comme les
briques, le ciment, les fers ronds, les carreaux et autres. Ils sont utiles aussi, dans la
mesure où, ils sont les seuls, dans la situation actuelle de la faiblesse du réseau de
distribution d’eau, à acheminer cette denrée
indispensable jusqu’aux endroits les plus
reculés de la capitale. Avant l’arrivée de
Pizzorno, la société française qui s’occupe
de la propreté de la capitale, ils nous
aidaient à faire ce que nous pouvons dans le
ramassage de nos ordures. Mais comprenez
bien que le service n’est jamais gratuit et
coûte même très cher, à en croire les
usagers ! Pour comprendre le travail des
charretiers, nous nous sommes rendus au
marché de la Socogim, du nom de la société
pour la construction et la gestion immobilière.
notre charretier se positionne et trouve équilibre sur sa charrette, sort sa pipe locale
(chrouth) et commence à fumer. Apparemment, la scène lui plaît et, pour la première
fois peut-être, il intéresse autant de monde à
la fois.
Pour Dah, le départ pour Nouakchott s’est
fait après une concertation familiale. Son
père, nous dit-il, travaillait dans le charbon de
bois. Il avait un petit commerce dans ce
secteur. La mère de Dah était femme au foyer.
C’est après le mariage de sa sœur aînée que
Dah a été invité à la réunion de famille, pour
aller à Nouakchott, ce qui allait changer sa
vie. Après lui avoir expliqué la situation familiale et sa position de responsable de famille,
ses parents lui ont remis la somme de 60.000
Ouguiyas qui va lui permettre, une fois dans
la Capitale, à monter son affaire. « Lorsque je
A
première vue, on a l’impression
que ce marché est le seul de la
Capitale. Il est si vaste que ses activités occupent les rues adjacentes ! Les produits alimentaires frais, généralement fruits et
légumes importés du Maroc, du Sénégal ou du
Mali y sont vendus à des grossistes et à des
détaillants. Selon les saisons, les habitants de
la capitale viennent se ravitailler en mangues,
pommes, oranges, bananes, carottes. Tous les
fruits et légumes disponibles à Nouakchott
passent par le marché de la Socogim.
Fréquenté par les habitants de la capitale qui
désirent consommer du frais, ce marché est
devenu le carrefour des charretiers.
Rassemblés dans leur coin, racontant des
blagues et les dernières anecdotes vécues, les
charretiers dont le nombre est impressionnant,
ne laissent pas indifférent. Les automobilistes
klaxonnent, crient, les piétons esquivent avec
la plus grande finesse, pour ne pas être
heurtés. Les commerçants eux, les comprennent bien, business oblige.
Le mirage de la ville
La plupart des charretiers viennent de l’intérieur du pays et ont posé leurs valises dans
la Capitale avec une idée bien fixe : faire ce
travail. Même si, la majeure partie ne dispose
pas des moyens financiers pour s’acheter âne
et charrette, il y en a qui sont venus argent en
poche et projet de vie bien ficelé.
Contrairement à ce que l’on pense, exercer le
métier de charretier demande un investissement comme toute autre activité.
C’est donc, à l’entrée Ouest du marché de la
Socogim, en face des étalages de fruits que
nous entrons en discussion avec les « as » de
la livraison.
Dans cette cacophonie inhabituelle, allongé
sur sa charrette pendant que son âne bien
attaché et, lui-même, bien déguisé, regarde les
passants, Dah, la vingtaine au compteur, si
l’on croit ses dires, n’a pas accepté facilement
de se livrer à nous. Son bâton à usages multiples (forcer l’âne à avancer mais aussi moyen
de défense) bien saisi par un bout, fait montre
de signes de méfiance à notre égard. Il nous
surprend quand même quand il dit que les
journalistes «racontent souvent des choses qui
n’existent pas». Après moult tentatives, Dah
accepte de nous parler. Attirés par la scène
inédite dans leur micro cosmos, les charretiers
s’approchent et nous entourent, histoire de
savoir ce qui se passe. Dah explique à ses collègues qu’il s’agit d’un entretien avec un journaliste. Là, nos charretiers s’excitent et s’approchent dans un tohu-bohu digne d’une
scène de marché. Finalement, c’est tout le
groupe qui participera à l’entretien.
Toujours « debouss » à la main comme le
chef d’un orchestre philharmonique, Dah dit
avoir mis les pieds à Nouakchott en 1999 pour
la première fois. Son premier voyage ! « Je
suis venu à Nouakchott en 1999. Je ne me rappelle plus du mois. Je vivais à M’bout avec
mes parents. Je suis le deuxième fils d’une
famille de 7 enfants. Chez moi, on est 2
garçons et le reste c’est des filles. Avant
Nouakchott, je ne suis jamais sorti de M’bout.
Je ne suis pas venu à Nouakchott pour perdre
le temps. Je suis travailleur comme tous les
jeunes Mauritaniens. J’ai entendu des gens
dire que les jeunes Mauritaniens n’aiment pas
le travail. A mon avis, ce n’est pas vrai. A titre
d’exemple, regardez ces charretiers devant
vous, ils sont tous des jeunes, tous travaillent
et ne veulent que travailler». Pour avoir plaidé
la cause des jeunes et surtout de ses camarades, Dah a droit à des applaudissements de
la part des charretiers qui nous entourent.
Dopé par le tonnerre d’applaudissements,
suis venu à Nouakchott, j’étais dépaysé.
C’était normal. Mais avec le temps, je me suis
adapté. Je suis venu avec mon argent en
poche, donc je n’avais pas de problème. Je ne
connaissais personne qui exerçât ce métier. A
mon départ de M’bout, mes parents m’avaient
laissé le choix de faire ce que je voulais avec
cet argent à condition de bien le gérer. Après
m’être informé, j’ai acheté une charrette et un
âne. Il m’est resté un peu d’argent de poche.
Au début, j’assurais la livraison pour des particuliers à partir de grands magasins qui se
situent près de la Mosquée marocaine. Du
matériel de construction principalement. Je
restais des journées entières sans faire 3
livraisons. C’est alors que j’ai décidé de
changer et de prendre place ici au marché de
la Socogim. Ce marché est toujours en activité
et les camions viennent plusieurs fois par
semaine. Ici, je suis bien. Tous les jours, je travaille jusqu’à 20 heures. Je m’en sors avec
3000 Ouguiyas, en moyenne selon les journées.» Dah nous révèle ses tarifs qui se situent
entre 100 et 300 Ouguiyas, donc des tarifs
aussi chers que ceux des taxis ! Mais l’avantage, selon lui, est qu’ils peuvent transporter
des poids que les taxis ne peuvent pas supporter. – Au grand dam des pauvres bêtes de
somme ! - Les usagers, quant à eux, trouvent
le travail des charretiers, comme tout autre,
très pratique même si, en termes de vitesse, ça
laisse à désirer.
Le travail de charretier, comme tout autre,
est organisé et demande une certaine entente
entre les acteurs du domaine. Personne n’a le
droit de détourner le client de son voisin ou de
modifier les prix. Les tarifs n’étant pas fixes,
des arrangements sont trouvés mais toujours
dans l’esprit d’éviter de dévaloriser l’activité.
Mais même si un charretier prend le risque de
franchir la limite, il n’y a aucune sanction
prévue.
Rude concurrence
avec les taxis
Mais le travail des charretiers est rendu
compliqué par les automobilistes qui ne
veulent plus partager les rues bitumées avec
eux. Il l’est encore plus depuis que la
Communauté urbaine de Nouakchott tente de
leur interdire un centre-ville dont les avenues
viennent tout juste d’être réhabilitées. Une
décision qui n’est que passablement respectée
puisqu’il n’est pas rare de rencontrer une de
ces rustiques charrettes se faufilant dans la
circulation au niveau de l’Avenue Gamal
Abdel Nasser ou même passant devant le
somptueux Palais des Congrès. Souvent pris à
partie, ils savent bien gérer ces situations difficiles.
Pour Dah, le «goudron» est une propriété
publique. Les routes appartiennent à tout le
monde, donc personne n’a le droit de les
pousser du côté des piétons, car ils ne sont pas
des piétons. «Tout comme les automobilistes,
nous avons des «véhicules» et qui dit véhicule
dit forcément routes. Nous ne voulons pas
faire des routes «goudronnées» notre propriété, mais il est normal que nous y roulions
parce que nous en avons besoin. C’est indispensable pour faire notre travail. L’Etat n’a
pas dit que les routes goudronnées sont une
exclusivité des véhicules à 4 roues. Pensezvous que nous pouvons rouler sur le bas-côté
avec les piétons ? Et bien non, ce n’est pas
possible ! A chaque fois qu’il y a des embouteillages, on nous fait porter la responsabilité.
Ce sont les camions qui sont à l’origine des
embouteillages, pas les charrettes. Il faut nous
laisser travailler c’est tout ce que nous demandons ! Comme les taximen, nous sommes en
train de travailler et les charrettes sont indispensables comme vous le savez».
Les charretiers n’ont pas tous le même
statut. Certains, comme Dah sont propriétaires de leurs charrettes et travaillent pour
leurs propres comptes. D’autres travaillent
pour le compte de grands propriétaires et
bénéficient d’une rémunération mensuelle ou
journalière. Parmi eux, on compte aussi des
étrangers, Maliens surtout qui ont choisi le
créneau de la vente de l’eau.
Finalement, les charretiers sont comme tout
le monde et sont organisés avec les moyens du
bord pour vivre. Pour finir, ils demandent aux
automobilistes de baisser le ton et de bien
vouloir partager les routes aménagées avec
eux… Mais, le malheur, c’est qu’ils ne sont
pas astreints au code de la route !!! Sneïba Ould Mohamed
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MONDE
Abidjan:
Zimbabwé-Chine
Trois corps découverts au lendemain
d'affrontements
Les corps de trois hommes ont été
découverts mardi dans un quartier
d'Abidjan favorable à Alassane
Ouattara, théâtre lundi de violents
heurts entre manifestants et forces de
l'ordre fidèles à son rival, le président sortant Laurent Gbagbo, a constaté l'AFP.
Dans le quartier d'Abobo (nord), le
corps d'un homme gisait dans la
matinée à proximité d'un commissariat qui avait été, selon des
témoins, attaqué lors des affrontements de lundi. Il n'était pas possible
dans l'immédiat de déterminer les
circonstances du décès de la victime.
Quelques barricades faites de tables
barraient l'accès au commissariat,
devant lequel des membres des
Forces de défense et de sécurité
(FDS) en armes étaient en faction.
Dans la zone baptisée "PK 18", plus
au nord dans le même quartier, deux
jeunes hommes égorgés ont été
trouvés, l'un sur un tas d'ordure avec
les pieds et les mains liés, l'autre sur
la chaussée.
Des jeunes du quartier ont affirmé
avoir découvert les corps au petit
matin, et ne pas connaître l'identité
des tués ni les circonstances de leur
mort.
Après les affrontements violents
entre manifestants et FDS, "la nuit a
été calme", ont-ils rapporté.
La vie avait toutefois repris son
cours mardi dans ce quartier, où la
présence des FDS était relativement
discrète. L'affluence était habituelle
sur le grand marché d'Abobo, et dans
les rues les voitures circulaient normalement.
Un couvre-feu nocturne a été instauré le 12 janvier à Abobo et Anyama,
un autre bastion de M. Ouattara à
Abidjan, à la suite de violences qui
avaient fait au moins 11 morts, dont
huit FDS.
Depuis la présidentielle du 28
novembre, la Côte d'Ivoire est
déchirée entre M. Gbagbo et M.
Ouattara, reconnu président élu par
la quasi-totalité de la communauté
internationale et qui presse en vain le
sortant de céder le pouvoir.
Les violences post-électorales dans
le pays ont fait 271 morts depuis la
mi-décembre, selon le dernier bilan
de l'ONU.
Le dernier accès de violences
survient alors que les experts
envoyés par le panel de chefs d'Etat
chargé par l'Union africaine de
dénouer la crise ivoirienne ont commencé lundi leurs entretiens à
Abidjan avec les deux camps. Leur
départ est prévu jeudi.
Attentat à l'aéroport de Moscou:
Medvedev limoge des agents du FSB
Le
président
russe
Dmitri
Medvedev a limogé des agents du
Service fédéral de sécurité (FSB ex-KGB) à la suite de l'attentat à
l'aéroport Moscou-Domodedovo, a
annoncé mardi le Kremlin, sans
annoncer cependant aucune mesure
contre des dirigeants des services
secrets.
"Le chef du FSB a présenté (à M.
Medvedev) la liste des agents
responsables d'erreurs dans leur
travail et ils ont été limogés", a
déclaré la porte-parole de M.
Medvedev, Natalia Timakova, citée
par les agences russes.
D'autres limogeages pourraient
suivre au fur et à mesure des
avancées de l'enquête sur l'attentat,
qui a fait 36 morts, a-t-elle ajouté.
Plusieurs médias avaient dénoncé
après l'attaque le mauvais travail du
FSB, chargé de la lutte antiterroriste
en Russie, mais ces services ont
échappé aux critiques des autorités.
Au contraire, Dmitri Medvedev
avait même fait leur éloge, lors
d'une visite au siège du FSB à
Moscou peu après l'attentat.
Les autorités russes s'étaient par
contre empressées de limoger un
responsable du ministère de
l'Intérieur, ainsi que des hauts fonctionnaires de Gosavianadzor,
Rostransnadzor et Rosaviatsia, trois
agences fédérales chargées notamment de la sécurité des transports
aériens.
L'attentat suicide de Domodedovo a
été revendiqué dans la nuit de lundi
à mardi par le chef de la rébellion
islamiste qui mine le Caucase russe,
le Tchétchène, Dokou Oumarov.
Après la première guerre de
Tchétchénie (1994-1996) entre
forces russes et indépendantistes, la
rébellion s'est progressivement
islamisée et a de plus en plus
débordé les frontières tchétchènes
pour se transformer au milieu des
années 2000 en un mouvement
islamiste armé actif dans tout le
Caucase du Nord.
Toujours au plan de la violence, un
policier et un agent du FSB (services secrets) ont été tués dans une
attaque en Kabardino-Balkarie,
république du Caucase russe située
non loin de la Tchétchénie, a déclaré
un porte-parole de l'antenne locale
du comité d'enquête, cité mardi par
Interfax.
Des inconnus armés ont ouvert le
feu contre des policiers qui avaient
arrêté leur véhicule pour un contrôle d'identité à Naltchik, capitale
de la Kabardino-Balkarie, a précisé
le porte-parole.
L'attaque a été revendiquée par
l'Emirat du Caucase, groupe rebelle
islamiste dont le chef, le Tchétchène
Dokou Oumarov, a revendiqué
lundi soir l'attentat suicide de l'aéroport de Moscou-Domodedovo qui
avait fait 36 morts le 24 janvier.
Samedi, Dokou Oumarov avait déjà
promis de faire de 2011 une année
"de sang et de larmes" pour la
Russie, dans une vidéo diffusée sur
l'Internet.
Après la première guerre de
Tchétchénie (1994-1996) entre
forces russes et indépendantistes, la
rébellion s'est progressivement
islamisée et a de plus en plus débordé hors des frontières tchétchènes
pour se transformer au milieu des
années 2000 en un mouvement
islamiste armé actif dans tout le
Caucase du Nord.
Les républiques de cette région
montagneuse sont presque quotidiennement le théâtre d'attaques,
d'embuscades ou d'attentats.
Yang Jiechi en visite demain à Hararé
Le chef de la diplomatie chinoise,
Yang Jiechi, est attendu jeudi à
Harare pour une visite de deux jours
dont le Zimbabwe attend qu'elle
brise son isolement et débouche sur
les injections massives de capitaux
nécessaires à la renaissance de son
économie. M. Yang devrait rencontrer le président Robert Mugabe.
"Nous sommes confiants dans le
fait que la visite de M. Yang va
porter les relations sino-zimbabwéennes à un autre niveau", a
indiqué à des journalistes l'ambassadeur de Chine à Harare, Xin
Shunkang.
Selon lui, Pékin entend "montrer
(son) soutien aux requêtes justifiées
du Zimbabwe sur la scène internationale et accroître une coopération
mutuellement bénéfique".
La visite pourrait ouvrir la voie à
des investissements chinois dans
l'économie en berne de ce pays
d'Afrique australe où les capitaux
internationaux arrivent au comptegoutte. Le gouvernement d'union
nationale, instauré il y a deux ans,
est miné par les désaccords.
"Le lien politique acquiert maintenant une dimension économique
et la Chine s'intéresse aux opportunités commerciales au Zimbabwe",
remarque Christopher Mutsvangwa, ancien ambassadeur du
Zimbabwe à Pékin.
Le ministre zimbabwéen à la
Promotion des Investissements,
Tapiwa Mashakada, avait affirmé il
y a quelques semaines que la Chine
pourrait débloquer 10 milliards de
dollars d'aide à l'investissement,
soit une somme supérieure à l'actuel
Produit intérieur brut du pays.
En l'état, c'est surtout la Chine qui
exporte vers le Zimbabwe, des
biens de consommation bon
marché. En 2010, ces exportations
ont atteint 159 millions de dollars.
Les commerçants chinois ont repris
ces dernières années nombre des
échoppes abandonnées aux pires
moments
d'une
récession
économique qui a vu le PIB du
Zimbabwe chuter des trois-quarts,
marquée en 2007 et 2008 par une
hyperinflation chiffrée en centaines
de milliards.
Les relations entre le Zimbabwe et
la Chine remontent aux années de la
lutte pour l'indépendance de l'ancienne colonie britannique, lorsque
Pékin fournissait armements et
entraînement aux opposants.
Membre permanent du Conseil de
sécurité de l'ONU, la Chine a également joué un rôle central pour
prévenir des sanctions internationales contre Harare, notamment
en 2008 lorsque, choqué par sa
défaite aux élections générales, le
régime de Mugabe a déchaîné une
vague de violences contre les
opposants qui ont fait quelque 200
morts.
Les
Etats-Unis
et
l'Union
européenne, notamment, appliquent
une série de restrictions à M.
Mugabe et ses proches, ainsi qu'aux
entreprises qui leur sont liées.
Océan indien:
Un pétrolier italien capturé par des pirates
Un pétrolier italien de 105.000 tonnes a été capturé mardi à l'aube par des
pirates dans l'océan Indien lors d'une attaque qui n'a pas fait de blessés
parmi les 22 membres d'équipage, cinq Italiens et 17 Indiens, a indiqué à
l'AFP la marine italienne.
"Le pétrolier Savina Caylyn (bien Caylyn) a été attaqué ce matin vers
04H30 GMT par cinq pirates, semble-t-il, qui se trouvaient à bord d'une
petite embarcation. L'attaque s'est produite à environ 880 milles nautiques
de la Somalie et 500 milles de l'Inde", selon la même source.
Les pirates auraient tiré plusieurs rafales de fusils d'assaut et de roquettes
mais sans faire de blessés, selon les premières informations.
L'armateur du pétrolier, la socié-té italienne Fratelli D'Amato, de Na-ples,
dans le sud de l'Italie, a indiqué à l'AFP qu'il était en train de vérifier pour
le moment toutes les informations en provenance de cette région du monde,
ne pou-vant ni confirmer ni démentir la capture de son navire.
A Bruxelles, le porte-parole de la flottille européenne antipiraterie
Atalante, le lieutenant-colonel Paddy O'Kennedy,a précisé que le "bateau
battant pavillon italien a été capturé tôt ce matin à environ 600 milles nautiques à l'Est de Socotra", une île yéménite, "par cinq pirates à bord d'un
canot". "Le pétrolier fait actuellement route vers l'Ouest", c'est-à-dire vers
la côte somalienne, a-t-il ajouté.
Selon la marine italienne, le fait que l'attaque se soit produite aussi loin de
toute terre signifie probablement que le canot avec les pirates avait une
base dans les parages, un "navire-mère" plus gros à partir duquel il a lancé
l'attaque. Le commandant du pétrolier italien a essayé de s'échapper des
pirates avec des manoeuvres de diversion, changeant de route et de vitesse,
utilisant des canons à eau, mais face aux fusils d'assaut il a dû renoncer et
se rendre, précise la même source.
Une frégate militaire italienne, Zeffiro, qui se trouve dans cette région du
monde dans le cadre de la lutte contre la piraterie, se dirige vers le lieu de
l'attaque mais elle devrait mettre environ deux jours pour faire les 500
milles nautiques qui la séparent de cet endroit, a précisé la marine.
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MONDE
Rassemblée par : Salah Ould Abeidalla
Palestine
Elections municipales en juillet
L'Autorité palestinienne a décidé
mardi de convoquer des élections
municipales pour le 9 juillet, qui
constitueront le premier scrutin
depuis 2006, a-t-on appris de
sources officielles.
Ces élections devraient se tenir dans
la seule Cisjordanie, face au refus
annoncé par le Hamas d'en permettre
l'organisation dans la bande de Gaza,
qu'il contrôle, et à celui d'Israël de
permettre la moindre activité politique à Al Qods, occupée et annexée
en 1967.
"Le Conseil des ministres a décidé
au cours de sa réunion de tenir les
élections locales le samedi 9 juillet
prochain et a chargé la Commission
électorale centrale d'entamer les préparatifs nécessaires à cette fin", a
déclaré à l'AFP le porte-parole du
gouvernement Ghassan Khatib. Un
communiqué officiel doit suivre, a-til précisé.
"Le gouvernement palestinien a
décidé de fixer au 9 juillet la date des
élections locales", a précédemment
indiqué une source proche du gouvernement du Premier ministre
Salam Fayyad à l'AFP.
Le Hamas les a aussitôt rejetées
comme "invalides parce qu'elles
émanent de l'Autorité et du gouvernement".
"Nous, au Hamas, ne participerons
pas à cette farce et n'en reconnaîtrons pas les résultats", a réaffirmé son porte-parole à Gaza, Fawzi
Barhoum. "Il n'y aura d'élections à
Gaza que si elles résultent de la réconciliation et du consensus national".
La semaine dernière, le gouvernement Fayyad avait annoncé qu'il fixerait lors de sa prochaine réunion la
date du scrutin municipal, initialement prévu en juillet 2010 et reporté
sine die.
Le 31 janvier, M. Fayyad avait
appelé les mouvements palestiniens
à "commencer à réfléchir sérieusement à des élections générales",
après le scrutin local qui "aura lieu
au cours de cette année".
Quant aux élections législatives, il
avait estimé "opportun de les utiliser
pour mettre fin à la division et
rétablir l'unité nationale", en
référence à la séparation de fait entre
la Cisjordanie, dont l'Autorité palestinienne gouverne les zones
autonomes, et la bande de Gaza contrôlée par le Hamas.
Cette division compromet la tenue
d'élections sur l'ensemble des territoires palestiniens, le Hamas contestant la légitimité du président de
l'Autorité palestinienne Mahmoud
Abbas dont le mandat, qui a expiré
en janvier 2009, a été prolongé
jusqu'à la tenue d'un nouveau scrutin
afin d'éviter un vide institutionnel.
L'Autorité palestinienne avait appelé
à des élections générales pour le 24
janvier 2010, avant d'y renoncer face
au refus du Hamas, vainqueur des
dernières élections palestiniennes,
les législatives de janvier 2006, de
les organiser à Gaza.
Afghanistan
Karzaï critique les "plombiers "de la coalition
Le président afghan Hamid Karzaï a
comparé lundi certaines unités
civilo-militaires de la coalition
internationale à des "plombiers" qui
ont fini leur tâche et devraient
rentrer chez eux pour laisser le gouvernement développer lui-même
son pays.
"Une (unité civilo-militaire) EPR,
c'est comme un plombier. A la
maison, quand un tuyau éclate, vous
appelez un plombier pour le réparer.
Une fois que c'est fait, je pense que
le plombier ne s'éternise pas, n'estce-pas?", a déclaré M. Karzaï lors
d'une conférence de presse.
Les équipes provinciales de reconstruction (EPR), plus connues sous
leur acronyme anglais PRT, sont de
petites unités déployées dans les
provinces afghanes et chargées de
mettre en oeuvre des projets de
développement tout en contribuant
à sécuriser la zone concernée.
Les EPR sont "comme des plombiers, venus nous aider à réparer
notre tuyau (...) et qui maintenant
doivent partir", a-t-il souligné.
"C'est à nous de choisir la façon
dont nous utilisons notre tuyau (...),
pas au plombier".
Selon le président, les EPR entravent les efforts de l'Afghanistan
pour améliorer lui-même sa gouvernance.
M. Karzaï, dont les relations avec
ses alliés occidentaux se sont
tendues depuis sa réélection
entachée de fraudes en 2009, critique régulièrement "l'ingérence"
occidentale dans les affaires
afghanes. Ses alliés dénoncent de
leur côté la corruption au sein de
son gouvernement.
Environ 140.000 soldats de la coalition internationale, aux deux tiers
américains, sont déployés en
Afghanistan pour soutenir Kaboul
face à l'insurrection menée depuis
fin 2001 par les talibans.
Plusieurs centaines de millions de
dollars ont été dépensés depuis
2001 dans le cadre des projets
menées par les EPR, qui les définissent avec les autorités locales et
passent directement des contrats
avec des entrepreneurs locaux, sans
passer par les autorités afghanes.
Yémen:
Un drone s'écrase dans une zone
où Al-Qaïda est implantée
Sécurité
Des centaines d'armes de guerre détruites
dans le nord du Mali
Plusieurs centaines d'armes de
guerre collectées auprès des populations et d'ex-rebelles touaregs ont
été brûlées mardi à Kidal, dans le
nord du Mali, en présence du président malien Amadou Toumani
Touré, a constaté un journaliste de
l'AFP.
Ces destructions "permettent de
faire un nouveau pas vers la paix", a
déclaré le chef de l'Etat lors d'une
cérémonie intitulée la "Flamme de
la paix". "Nous mettrons tout en
oeuvre pour que l'opération de lutte
contre la prolifération des armes
légères se poursuive", a-t-il ajouté.
Prenant l'une des armes collectées,
le président a fait semblant de tirer
en appuyant sur la gâchette avant
d'allumer, en compagnie d'autres
responsables maliens, le feu qui a
détruit ces armes.
Depuis plusieurs années, les
membres d'une commission nationale de lutte contre la prolifération
des armes légères sillonnent la
région de Kidal, pour y collecter
fusils, pistolets et mitrail-lettes.
"Nous prenons ces armes après une
campagne de sensibilisation.
Ensuite, en échange, nous finançons
des micro-projets pour aider les
populations à se développer", a
déclaré à l'AFP le lieutenantcolonel Abdoulaye Ag Hamadou,
membre de cette commission.
Des rebellions touaregs ont touché
le Mali dans les années 1990 et au
début des années 2000 avant la signature, en juillet 2006, d'accords
de paix avec les autorités de
Bamako.
Le président Toumani Touré achève
mardi une visite de 48 heures dans
la région de Kidal où il a lancé un
programme de développement axé
sur les secteurs de la sécurité, de
l'hydraulique et de l'agriculture.
Plusieurs katibas (unités combattantes) d'Al-Qaïda au Maghreb
islamique (Aqmi) sont établies dans
le nord du Mali et le président
malien insiste régulièrement sur la
nécessité de développer cette région
pour éviter que ne se créent des
liens entre les membres de cette
organisation et les populations.
Nigeria:
18 morts, 25 blessés graves dans un accident de la route
Au moins 18 personnes ont été tuées et 25 grièvement
blessées lorsqu'une voiture est entrée en collision lundi
avec deux cars dans l'Etat de Yobe dans le nord du
Nigeria, a indiqué à l'AFP un responsable de la Sécurité
routière.
La voiture tentait de dépasser un camion transportant
des carburants lorsqu'elle a percuté les deux cars de
transport qui arrivaient en sens inverse, dans la localité
de Gagare, près de Potiskum.
Les routes nigérianes, très mal entretenues, sont très
meurtrières notamment en raison des excès de vitesse,
relève la Sécurité routière.
En novembre, 33 personnes étaient mortes brûlées
vives lors d'une collision entre deux bus, dans les
faubourgs de Potiskum. Le conducteur d'un des bus
avait perdu le contrôle du véhicule après l'éclatement
d'un pneu et n'avait pu éviter la collision avec un bus
circulant en sens inverse.
Un drone qui pourrait être américain s'est écrasé mardi dans une zone du
sud du Yémen où Al-Qaïda est fortement implantée, et des militants du
réseau ont forcé la police à leur remettre les débris de l'avion, ont rapporté
la police et des témoins.
Selon la police, des habitants d'une localité proche de la ville de Loder,
dans la province d'Abyane (sud), ont découvert mardi à l'aube les débris du
drone de type Predator, après avoir entendu tomber l'avion sans pilote.
Les habitants de la localité de Jahin, dans la banlieue de Loder, où l'appareil
s'est écrasé, ont prévenu la police qui a accouru sur les lieux pour récupérer les débris de l'avion, selon des témoins.
Mais alors que les policiers se dirigeaient vers le poste de police, à une
trentaine de kilomètres de là, des hommes armés liés à Al-Qaïda, circulant
à bord de plusieurs voitures, les ont forcés à s'arrêter et à leur remettre les
débris de l'appareil, sous la menace des armes, ont indiqué des témoins.
Le drone survolait la région de Loder pour surveiller les activités des militants d'Al-Qaïda, selon une source de la police.
Les habitants ont indiqué avoir constaté une forte activité d'avions espions
récemment au-dessus des villes de Loder et d'Abyane, deux régions où AlQaïda est présente en force. De violents combats avaient opposé l'armée au
réseau à Loder en août dernier. La province d'Abyane, où Al-Qaïda est très
présente, est aussi l'un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa et le théâtre d'attaques fréquentes contre les forces de
sécurité.
Le Washington Post avait révélé en novembre que le gouvernement américain avait déployé depuis plusieurs mois des drones Predator au Yémen
pour traquer les éléments du réseau Al-Qaïda, de plus en plus actifs dans
ce pays.
Citant de hauts responsables américains, le quotidien avait indiqué que les
Predator sillonnaient le ciel du Yémen depuis plusieurs mois à la recherche
des chefs et des militants d'Al-Qaïda.
Mais les responsables du réseau "se terrent" depuis une série d'offensives
de l'armée yéménite et de tirs de missiles de croisière américains début
2010, a affirmé au quotidien un haut responsable du gouvernement américain.
Des documents diplomatiques diffusés par WikiLeaks en novembre avaient
confirmé l'implication des Etats-Unis dans un raid aérien qui avait fait des
dizaines de morts dans le sud du Yémen en décembre 2009 et qui visait AlQaïda.
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MONDE
Afrique du Sud:
Métaux précieux
La nationalisation des mines mènerait à la ruine
Nationaliser les mines sud-africaines
conduirait le pays à la ruine et ferait
fuir des milliards de dollars d'investissements, a mis en garde la
directrice exécutive du groupe
minier Anglo American mardi.
"Les compagnies minières ne vont
tout simplement plus investir si elles
ne peuvent être assurées de la sécurité des actifs créés", a déclaré
Cynthia Carroll, lors d'une conférence sur le secteur au Cap.
"En ignorant cette vérité les faux
prophètes qui prêchent pour une
nationalisation vont en fait nous
mener sur le chemin de la ruine, un
chemin que nous ne devons pas
suivre", a-t-elle ajouté.
Julius Malema, leader de la section
de la jeunesse du Congrès national
africain (ANC), le parti au pouvoir,
plaide pour une nationalisation de
l'industrie minière qui produit 88%
du platine mondial et 30% de l'or
mondial.
Le gouvernement a déclaré à
plusieurs reprises qu'une nationalisation ne faisait pas partie de ses plans,
mais en 2010 l'ANC a accepté de se
pencher sur la question, sur fond de
revendications insistantes de la part
de M. Malema.
Devant ces incertitudes, le secteur
minier sud-africain a demandé au
gouvernement de mettre fin à toute
perspective de nationalisation. "Le
secteur minier a besoin de long
terme et les entreprises doivent
pouvoir planifier les choses avec
confiance avec 20, 30, voire 50 ans
d'avance, car les fonds nécessaires
sont significatifs, avec des
investissements qui se chiffrent en
milliards de dollars", a ajouté Mme
Carroll mardi.
Le groupe Anglo American, basé à
Londres et fondé en Afrique du Sud,
est le premier employeur privé du
pays et génère à lui seul entre 2 et
2,5% du Produit intérieur brut sudafricain, selon Mme Carroll.
Par ailleurs, le taux de chômage en
Afrique du Sud a baissé de 1,3% au
dernier trimestre 2010, pour atteindre 24% de la population active,
d'après des chiffres officiels publiés
mardi. Près de la moitié de cette
baisse, cependant, est due à des
désinscriptions
de
chômeurs
découra-gés par l'absence de résultats dans leur recherche d'emploi.
Les statistiques officielles masquent
la réalité du problème du chômage
sud-africain, beaucoup de travailleurs ayant abandonné leur
recherche d'emploi et n'étant plus
compris parmi les chercheurs d'emploi, estiment les analystes.
En intégrant ces travailleurs
découragés, le taux de chômage dans
le pays serait de 36%, certaines estimations non officielles parlant
même de 40% ou plus.
"Le taux de chômage a baissé de 1,3
% entre le troisième et quatrième
trimestre 2010", a indiqué l'agence
gouvernementale Statistics South
Africa dans son enquête trimestrielle
sur l'emploi.
"Le nombre de personnes sans
emploi a baissé de 259.000 entre les
troisième et quatrième trimestres,
alors que le nombre de chômeurs
ayant abandonné leur recherche
d'emploi s'est élevé à 117.000", a
précisé Statistics South Africa.
Selon l'agence gouvernementale, le
secteur manufacturier et le secteur
des services ont tiré à la hausse les
créations d'emploi, alors que le pays
a connu sa première embellie sur le
front de la lutte contre le chômage
depuis le quatrième trimestre 2009.
L'Afrique du Sud a mis en oeuvre
des efforts importants pour lutter
contre le chômage depuis que le
pays a connu une récession de neuf
mois en 2009, pour la première fois
depuis la fin de l'apartheid en 1994.
Le chômage constitue le principal
défi posé au gouvernement du président Jacob Zuma.
La Chine se dote de réserves
stratégiques de terres rares
La Chine a commencé à constituer
des réserves stratégiques de terres
rares qui pourraient lui permettre de
contrôler encore davantage l'approvisionnement de ces métaux indispensables à la fabrication de nombreux produits de haute technologie, rapporte mardi le Wall Street
Journal.
Les capacités de stockage mises en
place ces derniers mois en
Mongolie intérieure (nord) sont
plus importantes en volume que
l'ensemble des exportations chinoises en 2010, qui se sont élevées
à 39.813 tonnes métriques, d'après
le quotidien économique.
Le Wall Street Journal ajoute toutefois que "les détails du plan de
stockage n'ont pas été rendus
publics".
La Chine assure plus de 95% de la
production mondiale de ce groupe
de 17 minerais. Selon un rapport
publié en novembre par l'US
Geological Survey, le pays disposait en 2009 de 36% des réserves
mondiales de terres rares.
Les prix ayant bondi de 130% en
moyenne l'an dernier, des sociétés
comme Lynas en Australie ou
Molycorp aux Etats-Unis ont
décidé d'intensifier leurs opérations
dans ce domaine, mais démarrer
une nouvelle mine peut prendre une
décennie et l'essentiel de la produc-
tion mondiale devrait rester concentrée en Chine dans les années à
venir, précise le Wall Street Journal.
Les terres rares servent notamment
à la production de téléphones portables, d'éoliennes et de piles à combustible pour voitures électriques.
Pour consolider le secteur, la Chine
a annoncé le mois dernier le placement de 11 mines sous contrôle étatique, après avoir décidé en décembre de réduire de 35% les quotas
d'exportation pour le premier
semestre 2011.
Par ailleurs, une association
regroupant les 90 principales entreprises d'extraction et de raffinage de
terres rares sera formellement mise
sur pied en mai prochain, a rapporté
fin janvier le quotidien Huaxia
Shibao.
Conjointement avec le ministère de
l'Industrie,
cette
association
présidera à la restructuration du
secteur, précise le journal.
L'extraction des terres rares qui sont
le plus souvent mélangées à d'autres
matières dans la nature fait appel à
des procédés chimiques qui
dégradent l'environnement.
Cette raison et le coût élevé de l'extraction font que des pays développés comme les Etats-Unis ont
longtemps laissé inexploitées leurs
réserves de ces minerais aujourd'hui
de plus en plus recherchés.
Pétrole:
L'Iran augmente sa capacité
de production de 100.000 bj
France:
Hausse des déficits budgétaire et commercial en 2010
La France a rendu publics mardi de mauvais indicateurs
économiques pour 2010, avec un déficit budgétaire
record de 148,8 milliards d'euros (+7%) et un déficit
commercial de 51 milliards d'euros (+14%).
Le déficit de l'Etat s'est établi à 148,8 milliards d'euros
en 2010, contre 138 milliards l'année précédente, a indiqué mardi le mi-nistère du Budget, confirmant un
chiffre annoncé mi-janvier.
Les chiffres du déficit public, qui servent de référence
au niveau de l'Union européenne, seront connus fin
mars.
Ils intègrent, outre le déficit de l'Etat, les comptes de la
Sécurité sociale et des collectivités locales et devrait
ainsi se situer autour de 7,7% du Produit intérieur brut
(PIB) ou légèrement en dessous.
Le trou dans les finances publiques, déjà profond, a été
creusé par la crise et le plan de relance de l'économie
adopté au plus fort de la récession fin 2008 et début
2009.
Il devrait commencer à se résorber cette année: la
France s'est engagée à ramener le déficit public à 6%,
puis 4,6% l'an prochain et 3%, le plafond autorisé par
les traités européens, en 2013.
Le déficit commercial français a atteint 51,4 milliards
d'euros en 2010, contre 44,2 en 2009, ont annoncé
mardi les Douanes dans un communiqué.
Les exportations repartent à la hausse (+13,5%) mais la
France reste "très dépendante de sa facture énergétique
qui s'élève à 48 milliards d'euros et représente quasiment l'équivalent du déficit de notre balance commerciale", a commenté mardi le secrétaire d'Etat chargé du
Commerce extérieur Pierre Lellouche, dans un entretien au quotidien Le Figaro.
Seule bonne nouvelle mardi, l'annonce que la croissance de l'éco-nomie française devrait atteindre 0,8%
au premier trimestre 2011, soit sa plus forte progression
depuis qu'elle est sortie de la récession au printemps
2009, selon une première estimation de la Banque de
France.
Dans ses dernières prévisions pu-bliées mi-décembre,
l'Institut national de la statistique (Insee) se montrait
moins optimiste et s'attendait à une croissance plus
lente début 2011, de 0,3% attendu au premier trimestre
puis de 0,4% au deu-xième.
Le gouvernement espère que la croissance française a
atteint au moins 1,5% en 2010, un résultat qui semble
réalisable, et table sur une accélération à 2% pour cette
année, une prévision jugée trop optimiste par la plupart
des économistes et des institutions de conjoncture internationales.
L'Iran a augmenté sa capacité de production pétrolière d'un peu plus de
100.000 barils par jour (bj) avec l'inauguration mardi de la seconde phase
du champ de Darkhovein (sud-ouest), a annoncé l'agence du ministère du
Pétrole, Shana.
"La seconde phase du champ pétrolier de Darkhovein, qui permet d'atteindre une production de 160.000 bj, est entrée en production en présence du
ministre du Pétrole Massoud Mirkazemi", a rapporté Shana en précisant
que la capacité initiale du champ était de quelque 50.000 bj.
L'Iran a une production moyenne de 3,7 millions bj (mbj), selon l'Opep et
les estimations des responsables iraniens. La capacité de production de
l'Iran était estimée par les dirigeants iraniens à environ 4,1 mbj avant l'accroissement de la capacité du champ de Darkhovein.
La seconde phase de Darkhovein a été développée par un consortium associant des sociétés iraniennes à la compagnie italienne ENI, qui avait signé
un contrat de 1,3 milliard de dollars pour ce projet.
ENI est la dernière compagnie pétrolière occidentale à rester en Iran à
cause précisément de ce contrat. Tous les autres grands groupes européens
se sont retirés progressivement ces dernières années en raison des sanctions
financières et pétrolières décrétées par les Etats-Unis et l'Union européenne
contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé.
L'Iran est le deuxième producteur de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, et possède également les deuxièmes plus grandes
réserves de gaz au monde après la Russie.
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PUBLICITÉ
SOCIETE MAURITANIENNE
D'ELECTRICITE
COMMUNIQUE
Dans le cadre du programme d'extension des
réseaux de distribution électriques à Nouakchott,
la Société Mauritanienne d'Electricité informe
l'ensemble des habitants des zones concernées
désireux de s'abonner à l'électricité qu'ils peuvent
désormais déposer auprès des centres commerciaux dont ils relèvent des dossiers de demande
de branchement composés de :
- Un permis d'occuper du terrain
- Un plan de situation du local
- Une photocopie de la carte d'identité
du demandeur
Pour la circonstance, une procédure simplifiée
sera engagée et les équipes d'exécution seront
renforcées en vue de réaliser les branchements et
les abonnements dans les meilleurs délais.
Avis
Objet: Retrait des garanties de soumission relatives au lot 5 du
projet de réhabilitation et de renforcement du réseau de distribution
de la ville de Nouakchott.
La Société Nationale de L'eau (SNDE) informe l'ensemble des
soumissionnaires ayant déposé des offres pour la réalisation des
travaux relatifs au lot 5 du projet de réhabilitation et de renforcement
du réseau de distribution de la ville de Nouakchott qu'elle a décidé
de ne pas donner suite à cet appel d'offres et par conséquent, les
garanties de soumission relatives à ce lot peuvent être retirées
auprès de la cellule des marchés de la SNDE à l'adresse suivante:
DIRECTION GENERALE DE LA SNDE
CELLULE DES MARCHES
IMMEUBLE 54- 55 FNORD - TEL: 5244131- FAX 5252331
NOUAKCHOTT (MAURITANIE)
Le Directeur Général
YALL ZAKARIA
La Direction Générale
COMMUNIQUE
L’Autorité de Régulation porte à la connaissance de l’ensemble des usagers
des téléphones fixes et mobiles que
leurs numéros de téléphone actuel de 7
chiffres seront transférés à 8 chiffres à
partir du 1er janvier 2011, et qu’à partir
de cette date, il faut ajouter :
. Le chiffre 4 avant tous les anciens
numéros Mauritel
Avis aux abonnés
Dans le cadre de l'assainissement de son
fichier clients, la Société Mauritanienne de
l'Electricité porte à la connaissance de son
aimable clientèle qu'elle lancera à partir du
1er février 2011 une campagne de dépose
des branchements et de suspension de la
fourniture de l'électricité pour les abonnés
ayant plus de deux factures impayées.
Aussi est-il demandé aux clients concernés
de bien vouloir s'acquitter de leurs arriérés
avant la date indiquée pour éviter l'interruption de leur approvisionnement en électricité.
. Le chiffre 3 avant tous les anciens
numéros Mattel
Pour de plus amples informations ces
abonnés peuvent prendre contact avec les
centres commerciaux de la Somelec dont ils
relèvent.
. Le chiffre 2 avant tous les anciens
numéros Chinguitel.
La Direction Générale
PAGE 11/5433 DU MERCREDI 9 FEVRIER 2011
ACTUALITÉS
PUBLICITÉ
COUR SUPREME
Communiqué
La Commission pour la transparence
financière de la vie publique informe les
personnes assujetties à l'obligation de la
déclaration de patrimoine et qui n'ont pas
encore procédé à cette déclaration, que le
délai de réception des déclarations est
prolongé jusqu'au 31 janvier 2011 dernier
délai.
La Commission rappelle que l'obligation
de déclaration concerne les personnes
exer-çant dans certaines fonctions, dont
notamment:
- les magistrats;
- le président de la communauté urbaine
de Nouakchott et ses adjoints;
- les secrétaires généraux des départements ministériels et assimilés;
- les chefs de missions diplomatiques et
consulaires (mauritaniennes) ;
- les walis;
- les directeurs des Douanes, du Trésor,
du Budget et des Impôts au ministère
chargé des Fnances;
- les directeurs chargés des Finances dans
les ministères;
- les directeurs des établissements publics
et des sociétés à capitaux publics ou
mixtes ainsi que leurs présidents de
Conseils d'Administration ou de l'organe
en tenant lieu;
- les directeurs de projets publics et
agen-ces bénéficiant de l'autonomie
financière;
- les membres des autorités de régulation;
Communiqué
- les membres des organes, instances et
structures de contrôle;
- les membres des commissions des
marchés publics.
Les déclarations doivent porter sur leurs
biens, meubles et immeubles et ceux de
leurs enfants mineurs, conformément aux
dispositions de la loi 2007 - 054 du 18
septembre 2007 relative à la transparence
financière de la vie publique et celles du
décret n° 2007 - 207 du 3 décembre 2007
fixant l'organisation et le fonctionnement
de la Commission pour la transparence
financière de la vie publique.
L'attention des personnes assujetties est
attirée sur le fait que:
1. la déclaration doit être établie sur le
modèle de déclaration envoyé à leurs différents départements.
2. les déclarations doivent être présentées
par les déclarants au secrétaire rapporteur
de la Commission pour la transparence
financière de la vie publique dans les
locaux de la Cour Suprême (au Palais de
Justice à Nouakchott)
3. Le non respect des délais fixés dans ce
communiqué expose les personnes assujetties défaillantes à l'application des dispositions pertinentes de la loi.
Ces dispositions prévoient: l'annulation
des nominations pour les titulaires des
fonctions (art 14) et l'inéligibilité pour un
mandat ultérieur pour les élus (art 15).
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) demande à tous
ses assurés bénéficiant d'une rente datant de moins de cinq (5) ans,
de se faire consulter par un médecin conseil de la Caisse pour subir
le contrôle médical prévu par la réglementation.
Ceux qui ne se soumettront pas à cette formalité verront leur rente
suspendue.
Le Directeur Général
Mohamed Ali Ould Dedew
Communiqué
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) informe l'ensemble des assurés sociaux résidant
dans les moughataas situées sur l'axe Nouakchott - Aleg -M'bagne et la commune de Maal qu'ils
doivent se faire connaitre auprès de la mission de contrôle devant se rendre dans les localités visées,
conformément au calendrier suivant :
Wilaya du Brakna :
- Moughataa d'Aleg du 31/01/ 2011 au 01/02/11 ; au siège de la commune
- Moughataa de Boghé du 02/02/11 au 03/02/11 ; au siège de la commune
- Moughataa de Bababé du 05/02/11 au 06/02/11 ; au siège de la commune
- Moughataa de M'bagne du 07/02/11 au 08/02/11; au siège de la commune
- Commune de Maal du 09/02/11 au 10/02/11; au siège de la commune.
Wilaya du Trarza (axe route Nouakchott-Aleg)
- Boutilimitt du 12/02/11 au 13/02/11; au siège de la commune ;
- Ouad Naga du 14/02/11 au 15/02/11; au siège de la commune ;
Le Directeur Général
Mohamed Ali Ould Dedew
Avis de recrutement
L'Ambassade de la République fédérative du Brésil à Nouakchott ouvre un
recrutement pour les postes suivants :
- Secrétaire de direction :tenir à jour l`agenda, répondre au téléphone,
s`occuper des affaires protocolaires, rédiger et faire la révision des textes*;
VENTE AUX ENCHERES D'UN VEHICULE
.
- Assistant administratif : faire le suivi des affaires administratives, assurer
un appui logistique au Service de comptabilité, procéder au classement et
archivage des documents* ;
- Assistant consulaire : assurer un appui logistique au Service consulaire,
procéder au classement et archivage des documents, assurer l`accueil au
public*.
* Les attributions indiquées ci-dessus ne présentent pas un caractère
exhaustif.
La maîtrise du français et de l`outil informatique sont indispensables. Les
langues arabe et portugaise sont souhaitables.
Les personnes intéressées par ces postes doivent envoyer leurs dossiers à
l'adresse indiquée ci-dessous avant la date du 15 février 2011.
Les dossiers de candidature doivent comporter les pièces suivantes :
- Une photocopie de la pièce d'identité
- Un casier judiciaire datant de moins de 3 mois
- Uncertificat médical
- Tout document prouvant l'expérience antérieure du candidat
Les dossiers de candidature doivent être adressés sous enveloppe fermée à
l'adresse suivante :
BP : 5458
Nouakchott - Mauritanie
Les enveloppes doivent aussi porter sur l'autre face le nom complet du candidat et l'indication : " candidature pour le poste ……… "ainsi que son
numéro de téléphone.
Seuls les candidats dont les dossiers ont été sélectionnés seront contactés.
.Le Syndic de liquidation d'Air Mauritanie porte à la connaissance de l'ensemble
du personnel de l'ancienne compagnie AIR MAURITANIE de la vente d'un
véhicule de type TOYOTA immatriculé 5211 AK 00.
Cette vente strictement réservée au Personnel de l'ex Air Mauritanie aura lieu le
lundi 14 février 20 Il à 12 heures dans les locaux du siège de l'ex Air Mauritanie
à Nouakchott situé sur l'avenue Gamal Abdel Nasser.
LE SYNDIC
HORIZONS
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION ÉDITÉ PAR L’AGENCE
MAURITANIENNE D’INFORMATION
DIRECTEUR
DE PUBLICATION
Cheikhna Ould Nenni Ould Moulaye Zeine
DIRECTEUR
DE LA RÉDACTION
Ely Ould Abdellah
RÉDACTEUR EN CHEF
Saleh Ould Abeïdalla
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA RÉDACTION
Abdel Kader Sy
RESPONSABLE DE LA MAQUETTE
Tijani Diop dit Sidi Mohamed
TIRAGE : IMPRIMERIE NATIONALE
A.M.I
.
Siège social : Ksar, avenue Bourguiba
B.P. 371/467 Tél: +222 525 29 70/525 29 40
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PAGE 12/HORIZONS N° 5433 DU MERCREDI 9 FEVRIER 2011
SPORT
Championnat D II / Zone de Nouakchott, 2ème Journée
Feu Mini bat Hilal SC : 2-1
L'Ecole de football Feu Mini a battu
Hilal SC sur le score de 2 buts à 1,
hier au stade de la Capitale en 2ème
heure en match comptant pour la
seconde journée du championnat
national de seconde division, zone
spéciale de Nouakchott, phase aller,
édition 2010-2011. Mohamed Boubacar a ouvert le score à la 27ème
minute inscrivant le premier but de
son club, Feu Mini. A la 28ème
minute, Mohamed Hamady Guissé
égalise pour Hilal SC. Dès la
37ème minute, Mamadou Lamine
Diop double le score en faveur du
club de Abderazak Dieng, créant la
différence.
En première mi-temps, les deux
équipes ont raté beaucoup d'occasions. C'est en seconde partie que le
public a pu apprécier la prestation
des élèves de l'Ecole Feu Mini.
Abderazak a présenté une équipe
toute jeune, comme il l'a promis en
début de saison. C'est une équipe
entièrement rénovée qui a disputé
ce match avec Hilal Sc.
Dès la 60ème minute, Hilal SC a
multiplié les attaques cherchant à
marquer le but de l'égalisation. Mais
la défense de Abderazak veillait au
grain, motivée, sans doute, par le
fait que son gardien titulaire ne
s'étant pas présenté. Dans les
dernières vingt minutes, Mohamed
Hamady Guissé s'est introduit par
deux fois dans la surface de réparation. Premièrement, il met la balle,
d'un tir mou, entre les mains du
gardien. En second lieu, il la
renvoie loin, par-dessus la barre
transversale.
Le second match qui devait opposer
l'Asc Gedrim à Riyadh a été reporté
à une date ultérieure.
A l'Office du complexe Olympique,
en première heure, l'Asc Armée et
Dar El Barka ont terminé la partie
sur le score nul de 1 but partout.
Toujours à l'OCO, en seconde
heure Nasr Teyarett a défait F C
Madrid sur le score de 2 buts à 0.
Selon Cheikhna Ould Mohamed,
les 2 buts de Nasr Teyarett ont été
inscrits quand son équipe jouait à 10
suite à un carton rouge.
S-B DIENG
France - Brésil:
Que vaut réellement la Seleçao ?
tif. Une sorte de Barça dans l'idée.
Dans les faits, l'entraîneur auriverde s'est entouré de 23
joueurs qui évoluent tous dans de grands clubs
européens, du Real Madrid à Manchester United, du
Milan AC au Bayern Munich. Pas ou peu de décalages
horaires donc, Menezes va pouvoir jauger ses forces en
présence loin de l'Amérique du Sud. Sur sa feuille de
match, l'ancien entraîneur du Gremio doit avoir pas mal
d'incertitudes, notamment liées aux différences d'états
de forme.
Le match amical entre la France et le Brésil est attendu
de tous. Entre joueurs expérimentés et novices, le sélectionneur Mano Menezes commence à faire ses choix en
vue du Mondial 2014. A l'instar des Bleus, les internationaux auriverde ne sont pas tous dans le même état de
forme. Revue d'effectif. France - Brésil, une affiche qui
faisait rêver... Du fantastique 5-2 de 1958 au match
référence de Zizou en 2006, une opposition entre la
France et le Brésil est toujours pleine de promesses. Pas
d'exception donc ce 9 février 2011 ? Et pourtant... La
flamboyante Seleçao, 5 fois championne du monde, a
perdu de son lustre d'antan. Après deux échecs en quart
de finale de Coupe du monde, le Brésil veut être souverain sur sa terre en 2014. La formation auriverde a
fait appel pour cela à un nouveau technicien, Mano
Menezes, qui prête largement sa confiance à de jeunes
joueurs, prometteurs et en devenir, entourés de trois ou
quatres "anciens". En somme, la sélection brésilienne
est à l'image de la française, en chantier, à la recherche
de l'alchimie parfaite. Le sélectionneur brésilien, Mano
Menezes, est un homme méconnu qui se limite à une
seule philosophie: le beau jeu organisé. Aussi bien
défensivement qu'offensivement, cet ancien modeste
défenseur de 48 ans, au style strict, souhaite avant tout
que son équipe quadrille le terrain, en ne faisant pas
n'importe quoi. A la différence de son prédécesseur
Dunga, Menezes, séducteur et bavard, défend avant
tout les beaux gestes mais toujours au service du collec-
4 attaquants, 4 incertitudes
A l'occasion de France-Brésil, Mano Menezes s'est
appuyé sur quatre éléments offensifs: Robinho et Pato
(Milan AC), André (Bordeaux) et Hulk (Porto).
Robinho et Pato. L'avantage non négligeable de cette
doublette est qu'elle joue ensemble au Milan AC. Pour
le plus jeune des deux, Pato (21 ans), il effectue une
saison en demi-teinte avec le Milan AC. Régulièrement
blessé, Pato est, quand il joue, d'une incroyable efficacité (9 buts en 14 matches de serie A cette saison). Son
compère Robinho est lui plus régulier mais toujours
plus effacé en club qu'un Cassano ou un Ibrahimovic.
Talentueux, il semble toujours sur la réserve (7 buts en
21 matches cette saison). André. Dans cette composition brésilienne, nul doute que le néo-Bordelais à la
crête de 20 ans sera remplaçant. Fraichement débarqué
du Shakhtar Donetsk, André est encore à court de compétition. Hulk. Agé de 22 ans, Hulk semble enfin
pleinement s'épanouir du côté du FC Porto. Avec 19
buts en 18 matches de championnat, le Brésilien pourrait être l'arme fatale de cette Seleçao européanisée. A
son discrédit, Hulk n'a joué des muscles qu'à deux
reprises en sélection. Hernanes et Ramires. Ils sont
censés être les deux créateurs de ce milieu de terrain
avec Anderson. Hernanes effectue une excellente
saison à l'image de son équipe, la Lazio Rome. Doté
d'une lourde frappe, les Bleus ne devront pas faire trop
de fautes dans les trente derniers mètres... En ce qui
concerne Ramires, le Brésilien est régulièrement aligné
à Chelsea (20 matches) mais son influence dans le jeu
reste encore à confirmer. Anderson et Jadson.
Techniquement impressionnants, les deux compères
peuvent faire la différence à eux seul. Les deux joueurs
peuvent être des jokers de luxe. C'est d'ailleurs le sort
d'Anderson cette année à Manchester United (12
matches joués).
Lucas. Solide rempart au milieu avec Liverpool, Lucas
est la sentinelle essentielle à chaque club. Il a été utilisé
à 21 reprises chez les Reds cette saison et demeure une
valeur sûre en matière de récupération
Rugby/ France
Confiance aux tombeurs de l'Ecosse
L'encadrement du Quinze de France
a conservé quatorze des quinze titulaires du match victorieux sur
l'Ecosse (34-21), samedi dernier au
Stade de France en ouverture du
Tournoi des Six Nations, pour
former mardi matin la sélection tricolore qui affrontera l'Irlande,
dimanche après-midi à Dublin pour
la deuxième journée de la compétition. "Nous avons misé sur la stabilité comme nous l'avions annoncé au
début du Tournoi même si les remplaçants du match contre l'Ecosse
nous ont donné satisfaction. Cette
équipe a besoin de travailler ensemble", a souligné Marc Lièvremont,
l'entraîneur français, lors d'une conférence de presse mardi matin au
Centre national de rugby de Marcoussis (Essonne).
Le seul changement concerne les
lignes arrières et permet le retour de
Clément Poitrenaud en numéro 15.
Remplaçant face à l'Ecosse, Poitrenaud prend la place de Damien
Traille qui, lui, glisse au poste de
premier centre pour pallier le forfait
de Maxime Mermoz qui s'est gravement blessé à l'épaule gauche
contre les Ecos-sais. L'expérimenté
Yannick Jauzion (70 sélections),
écarté du groupe pour le match
contre l'Ecosse mais rappelé
dimanche après la blessure de
Mermoz, devra se contenter d'être
sur le banc des remplaçants. Ouvreur lors de la défaite contre
l'Australie en novembre (16-59)
puis arrière contre l'Ecosse, Traille
occupera donc un troisième poste
différent en trois matches mais
Lièvremont n'y voit pas un paradoxe mais plutôt l'expression de la
polyvalence du trois-quarts de
Biarritz. "Je sais, cela va faire parler", a admis l'entraîneur français.
"On l'a essayé en numéro dix, à l'arrière et, maintenant en premier
centre, le poste où il évolue le plus
souvent. Mais il sait toute l'estime
que j'ai pour lui et, par rapport au
contexte de novembre où il sortait
de blessure et n'était pas forcément
bien physiquement et dans sa tête, il
est maintenant très bien". Homme
des lignes arrières, Traille pourra
opérer comme deu-xième ouvreur
derrière François Trinh-Duc, auteur
d'un très bon match à l'ouverture
contre l'Ecosse et logiquement
reconduit."Je sais que Damien est
capable de seconder François
Trinh-Duc par son jeu au pied, la
qualité de sa passe, ses qualités de
franchisseur et sa capa-cité à donner
de l'impulsion", a poursuivi Lièvremont.
Au niveau du pack, les sélectionneurs ont renoncé à l'apport qu'auraient représenté les titularisations
de Jérôme Thion en deuxième ligne
et de Sébastien Chabal en troisième
ligne. Les deux hommes étaient
remplaçants samedi dernier. "On
aurait pu être tentés d'alourdir le
paquet d'avants car on sait que les
Irlandais sont plus denses que les
Ecossais mais on pense que cette
équipe peut nous permettre de
rivaliser malgré tout", a avancé
Lièvremont.
La nécessité d'améliorer le rendement en touche pour s'assurer de
bien meilleurs lancements de jeu
que face à l'Ecosse plaidait en
faveur de la continuité. "Il faudra
être plus performant dans l'alignement, c'est aussi pour cela que l'on
a reconduit nos quatre sauteurs
qualifiés, Julien Bonnaire, Imanol
Harinordoquy, Lionel Nallet et
Julien Pierre", a détaillé Lièvremont.
NBA
Stoudemire cartonne, Boston aussi
Si Boston s'est offert Orlando (91-80), Amaré Stoudemire a livré une
grande prestation avec les Knicks face à Philadelphie (117-103). La star
des Knicks termine avec 41 points. Dwyane Wade a aussi été bouillant lors
de la victoire de Miami contre les Clippers (97-79).
Amaré Stoudemire a fait le show au Madison Square Garden. L'intérieur
des Knicks n'avait pas vraiment apprécié de s'être fait dominer par Elton
Brand et les Sixers vendredi. Deux jours après, STATS a mis les choses au
clair. L'ancien joueur de Phoenix a offert un récital à ses supporters. Il a
terminé la rencontre avec 41 points à 17 sur 21 aux tirs, 7 rebonds, 4 passes
et 4 contres pour guider New York à la victoire (117-103). "Ils nous avaient
dominés en terme d'énergie vendredi. Mais nous avons riposté ce soir",
s'est réjouit la star des Knicks à l'issue de la rencontre. S'il a fait un chantier
dans la raquette, Amaré Stoudemire a aussi parfaitement été épaulé par
Landry Fields, auteur de 25 points et 10 rebonds, ou encore Raymond
Felton (13 pts, 13 pds) alors que Ronny Turiaf n'a pas joué en raison d'une
cheville douloureuse. Sur la lancée de sa dernière prestation, Elton Brand
s'est, lui, encore mis en évidence (28 pts, 5 rbds, 2 contres). Mais ses efforts
ont été insuffisants à l'image de ceux d'André Iguodala (14 pts, 5 rbds, 8
pds), Thaddeus Young (16 pts) et Louis Williams (19 pts).
Quelques heures après, le choc de la conférence Est était très attendu entre
Boston et Orlando. Mais la défense des Celtics a été impitoyable pour les
Floridiens. Dwight Howard, qui a pris 13 rebonds, a bien tenté de s'acti ver
pour garder son équipe dans le match avec 22 de ses 28 points en première
mi-temps. Mais ses extérieurs sont passés à côté de leur rencontre. A
l'image d'Hedo Turkoglu (4 pts à 1 sur 10 aux tirs), Jason Richardson (10
pts à 4 sur 11) ou encore Gilbert Arenas (0 sur 7), les joueurs d'Orlando ont
été catastrophiques à l'adresse et le Magic termine la rencontre avec un
piteux 34% de réussite aux tirs et un terrible 3 sur 24 à trois points.
Emmenés par Rajon Rondo (26 pts, 7 pds), Kevin Garnett (16 pts, 9 rbds),
ou encore Paul Pierce (18 pts, 4 rbds, 5 pds), les C's se reprennent après
leur défaite face à Dallas. A Miami, la partie a été vite réglée. Dans le
sillage d'un Dwyane Wade déchainé (28 pts, 8 rbds, 8 pds), le Heat n'a pas
tremblé face aux Clippers (97-79). Malgré les 21 points et 16 rebonds de
Blake Griffin, les Californiens ont lâché au deuxième quart-temps et en fin
de rencontre. Si Wade a été omniprésent, Chris Bosh a fait le boulot (16
pts, 7 rbds) alors que LeBron James s'est montré maladroit aux tirs (12 pts
à 6 sur 15) et a accumulé les pertes de balles (6) même s'il s'est bien rattrapé en défense (4 interceptions) et termine avec 6 rebonds et 4 passes.
Enfin, en délicatesse avec leur shoot (41% sur l'ensemble du match) à
l'image de Brook Lopez (13 pts à 5 sur 13), les Nets de Johan Petro (8 pts,
4 rbds, 2 pds, 1 contre en 14 minutes) ont concédé une troisième défaite
consécutive contre les Pacers (86-105). Emmené par Mike Dunleavy (17
pts, 4 rbds), Indiana relève la tête avec une quatrième victoire de rang.