Exposé de principes de Helen Keller International Lutte contre les

Commentaires

Transcription

Exposé de principes de Helen Keller International Lutte contre les
 Exposé de principes de Helen Keller International Lutte contre les maladies tropicales négligées Déclaration de mission d’HKI La mission d’HKI est de sauver la vue et la vie des personnes les plus vulnérables et les plus défavorisées. Nous combattons les causes et les conséquences de la cécité et de la malnutrition en mettant en place des programmes dans les domaines de la vue, la santé et la nutrition fondés sur des éléments probants et des travaux de recherche. Objectif : Examiner la situation actuelle en ce qui concerne la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN), présenter l’engagement de HKI en tant qu’organisation, dans la lutte contre ces maladies et fournir des informations et des directives pour les activités à venir d’HKI. Date : Juillet 2010 Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez contacter : Dr Yaobi Zhang, Conseller régional des maladies tropicales négligées en Afrique, [email protected] Chad MacArthur, Directeur de la lutte contre les maladies tropicales négligées, [email protected] 1 | Helen Keller International Abréviations AEN APOC BM CHANCE EMCF FL HKI HTS ITI LCIF MTN OCP OMS ONGD OOAS RTI SVA TIDC TDM UE UNICEF USAID VA Actions essentielles en nutrition Programme africain de lutte contre l’onchocercose Banque mondiale Chirurgie, Antibiotiques, Nettoyage du visage et Changements de l’Environnement Fondation Edna McConnell Clark Filariose lymphatique Helen Keller International Helminthiases transmises par le sol International Trachoma Initiative Fondation des Lions Club International Maladies tropicales négligées Programme de Lutte contre l’Onchocercose Organisation mondiale de la Santé Organisation non gouvernementale de développement Organisation ouest‐africaine de la santé RTI International Supplémentation en vitamine A Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires Traitement médicamenteux de masse Union européenne Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance Agence américaine pour le développement international Vitamine A 2 | Helen Keller International Résumé Les maladies tropicales négligées (MTN) sont définies comme étant un groupe de maladies chroniques et débilitantes, causées par des infections parasitaires, bactériennes et virales. Elles représentent les maladies les plus courantes des populations les plus pauvres du monde, touchant environ 2,7 milliards de personnes. Elles peuvent entraîner une cécité (comme par exemple, l’onchocercose et le trachome), des difformités (la filariose lymphatique, la leishmaniose, la lèpre et l’ulcère de Buruli) et présentent souvent un danger de mort à une étape avancée de l’affection (la trypanosomiase africaine, la maladie de Chagas, la dengue et la schistosomiase). Elles sont également liées à diverses complications cliniques, notamment l’anémie et la malnutrition (la schistosomiase et les helminthiases transmises par le sol). En terme d’espérance de vie ajustée pour l’invalidité (DALY), les MTN en tant que groupe figurent parmi les dix principales causes de perte de DALY due à un handicap à long terme et à un décès prématuré, à travers le monde. L’Afrique subsaharienne supporte la charge la plus importante d’un grand nombre de ces MTN. Le nombre de personnes touchées est très important et représente plus de 90 % de la charge mondiale pour beaucoup de ces maladies. Les MTN se superposent également au niveau géographique et une grande partie des populations les plus pauvres présente souvent plus d’une de ces maladies. Les MTN ont des conséquences socioéconomiques graves car elles sont à l’origine de maladies de longue durée, de difformités, d’un opprobre social et d’une mise à l’écart, elles entraînent également une baisse de la productivité. Une lutte réussie contre les MTN permettra d’offrir aux populations les plus pauvres de nombreux avantages socioéconomiques et de santé. La lutte contre les MTN s’est renforcée au cours des dernières années. Elle est, à l’heure actuelle, axée principalement sur cinq maladies pour lesquels les outils de lutte sont disponibles : la filariose lymphatique, l’onchocercose, la schistosomiase, les helminthiases transmises par le sol et le trachome, soit des maladies pouvant être traitées au moyen d’un ensemble de médicaments intégrés, conformément aux directives de l’Organisation mondiale de la Santé relatives à une chimiothérapie préventive. Les médicaments nécessaires font l’objet d’un don offert par des compagnies pharmaceutiques ou peuvent être acquis à un prix relativement faible. Une utilisation à grande échelle de ces médicaments sûrs et efficaces peut permettre une lutte contre les MTN, prévenir la morbidité ou, dans certains cas, éliminer ces maladies en tant que problème de santé publique. À ce jour, grâce à un financement fourni par des gouvernements et des donateurs non gouvernementaux, un certain nombre de pays ont mis en place, ou mettront prochainement en place, des programmes nationaux intégrés de lutte contre les MTN, avec l’aide d’organismes internationaux et d’organisations non gouvernementales de développement (ONGD). Helen Keller International (HKI) a aidé plusieurs de ces pays à mettre en œuvre des programmes nationaux intégrés (Mali, Sierra Leone, Cameroun et bientôt, la Guinée). HKI a longtemps soutenu les activités de lutte contre plusieurs MTN prises séparément, notamment l’onchocercose, le trachome, les helminthiases transmises par le sol et la schistosomiase. Les premières activités de lutte contre les MTN de HKI datent des années 1950 à Taïwan, où l’organisme a soutenu l’élimination du trachome cécitant. HKI a également joué 3 | Helen Keller International un rôle vital dans l’élaboration de la stratégie CHANCE (CHirurgie du trichiasis, Antibiotiques pour traiter les infections, Nettoyage du visage et Changements de l’Environnement) afin de lutter contre le trachome et du TIDC (Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires) afin de lutter contre l’onchocercose. Récemment, HKI a entrepris des activités de lutte intégrée dans plusieurs pays africains. Ces efforts de lutte intégrée contre les MTN ont permis d’intégrer le déparasitage aux journées de survie de l’enfant et aux campagnes de supplémentation en vitamine A pour les enfants âgés entre 12 et 59 mois, d’intégrer le déparasitage aux programmes de santé scolaire et d’inclure un traitement à l’albendazole aux TIDC en vue de l’élimination de la FL. La lutte contre les MTN va de pair avec la mission d’HKI qui consiste à « combattre les causes et les conséquences de la cécité et de la malnutrition », car ces maladies causent directement ou indirectement une cécité ou ont un impact sur la nutrition. La vaste capacité technique d’HKI dans les domaines de la prévention de la cécité et de la dénutrition, ainsi que son engagement institutionnel de longue durée envers ces problèmes, en font un organisme remarquablement qualifié pour soutenir les efforts de la lutte intégrée contre les MTN. L’approche et l’atout principal d’HKI résident dans les partenariats établis avec des ministères gouvernementaux, en particulier les ministères de la Santé et de l’Éducation, afin d’offrir une aide technique aux équipes nationales de lutte contre les maladies, et de mettre en place une capacité au sein des pays avec comme objectif le passage à l’échelle et la création de systèmes viables. Dans toutes ses activités, HKI met l’accent sur l’appropriation des programmes de lutte contre les maladies par le pays et les communautés elles‐mêmes. Cette approche permet d’établir une fondation solide en vue d’un effort durable de lutte contre les MTN au sein de chaque pays et est essentielle à la viabilité des programmes de lutte contre les MTN. HKI œuvre également en partenariat avec d’autres organisations et donateurs privés, notamment des compagnies pharmaceutiques faisant don de médicaments. HKI est également capable de générer et de disséminer des informations de qualité, de développer dumatériel éducatif et des outils de communication pour favoriser le changement de comportement et de mener des activités de plaidoyer.. Étant donné qu’HKI opère dans vingt‐deux pays et vu sa vaste expérience dans le domaine de l’appui à la lutte intégrée contre les MTN au niveau des pays, HKI occupe une place unique lui permettant d’attirer l’attention sur l’impact positif de la lutte contre les MTN sur la dénutrition et d’étendre plus encore les efforts de lutte contre les MTN à travers le monde. L’objectif d’HKI consiste à faire de la lutte intégrée contre les MTN un point central de ces programmes dans pratiquement tous ses pays d’intervention et en particulier en Afrique subsaharienne. HKI continuera à renforcer ses partenariats et à diversifier les sources de financement pour lutter contre les MTN. HKI s’appuiera sur ses points forts afin d’entreprendre des activités de plaidoyer auprès de leaders politiques, de donateurs et du grand public, en soulignant les difficultés, mais aussi le vaste potentiel, de la lutte contre ces MTN et en mettant l’accent sur la nécessité d’un engagement de longue durée de la part de tous. HKI continuera à œuvrer en collaboration avec l’ensemble de ses partenaires afin de promouvoir et d’encourager les gouvernements nationaux à s’engager et à investir plus dans les programmes de lutte contre les MTN de leur pays. 4 | Helen Keller International HKI reconnaît combien il est important de contribuer à documenter les meilleures pratiques dans le domaine de la lutte intégrée contre les MTN et de partager ses expériences dans la mise en œuvre de programmes avec d’autres organismes. A travers ses programmes de lutte contre les MTN, HKI générera de nouvelles informations portant sur les stratégies efficaces de lutte contre les MTN. HKI œuvrera en collaboration avec des partenaires afin de disséminer des mises à jour techniques importantes sur la recherche liée aux programmes de lutte contre les MTN en Afrique au moyen d’un bulletin mensuel (NTD News for Africa). HKI identifiera également les lacunes existant au niveau des stratégies actuelles de lutte contre les MTN et offrira des solutions à ces problèmes. Le présent exposé de principes décrit brièvement les plans d’action qui permettront à HKI de contribuer plus efficacement à la lutte contre les MTN. 5 | Helen Keller International 1. Ampleur des maladies tropicales négligées au niveau mondial Les maladies tropicales négligées (MTN) sont définies comme étant un groupe de maladies chroniques et débilitantes, causées par des infections parasitaires, bactériennes et virales. Il existe différentes catégories de maladies considérées comme des MTN, les plus importantes comprennent à l’heure actuelle les maladies suivantes [2, 3]. Infections causées par des helminthes – Ascaridiase – Ankylostomiase – Trichurose – Schistosomiase – Filariose lymphatique – Onchocercose – Dracunculose Infections causées par des protozoaires – Trypanosomiase humaine africaine – Maladie de Chagas – Leishmaniose Infections causées par une bactérie – Ulcère de Buruli – Lèpre – Trachome Infections causées par un virus – Dengue
Ces maladies favorisent la pauvreté et la perpétuent également. Elles se retrouvent dans les régions rurales des pays pauvres et y sont le plus souvent co‐endémiques, en particulier, en Afrique subsaharienne, en Asie et en Amérique latine (Illustration 1) [2, 4, 5]. Contrairement au VIH/sida, à la tuberculose et au paludisme, ces maladies sont chroniques, ne présentent pas toujours à priori un danger de mort et dans de nombreux cas, comme par exemple l’helminthiase intestinale et la schistosomiase, ne présentent pas ouvertement des symptômes au début de l’infection. Elles sont par conséquent souvent négligées par les responsables de l’élaboration de politiques et les donateurs et restent inconnues des habitants des régions Illustation 1 : Superposition géographique des principales maladies tropicales négligées (d’après Molyneux et al. 2005).
6 | Helen Keller International rurales les plus affectés. Le fardeau de ces maladies est énorme. Il est estimé qu’elles affectent 2,7 milliards de personnes vivant avec moins de 2 USD par jour [10]. La prévalence mondiale de ces maladies est indiquée au tableau 1 [10]. Les maladies tropicales négligées représentent un des problèmes de santé chronique et débilitant le plus important des pays et des populations les plus pauvres du monde. Elles provoquent une cécité (l’onchocercose et le trachome) [13‐17], des difformités (la filariose lymphatique (FL), la leishmaniose, la lèpre et l’ulcère de Buruli) [18‐24], et présentent souvent un danger de mort à l’étape avancée de l’affection (trypanosomiase humaine africaine, maladie de Chagas, dengue et schistosomiase) [25‐33]. Elles sont également liées à diverses complications cliniques, notamment l’anémie et d’autres formes de dénutrition (ankylostomiase, schistosomiase, ascaridiase et trichurose) [1, 34‐39]. En termes d’espérance de vie ajustée pour l’invalidité (DALY), les MTN en tant que groupe figurent parmi les dix 7 | Helen Keller International principales causes de DALY perdues du fait d’une invalidité de longue durée et de décès prématuré, de par le monde [2]. L’Afrique subsaharienne supporte la charge la plus lourde pour un grand nombre des MTN et le nombre de personnes affectées par plusieurs de ces maladies est impressionnant (Tableau 2) [4]. L’Afrique subsaharienne représente plus de 90 % de la charge mondiale de six de ces maladies. Tableau 2. Maladies tropicales négligées en Afrique subsaharienne [4] En outre, comme indiqué à l’illustration 1, souvent ces MTN se superposent dans une zone géographique. Une proportion significative des populations les plus pauvres présentent souvent plus d’une maladie tropicale négligée [3, 40, 41]. Ces dernières ont des conséquences socioéconomiques graves car elles entraînent des maladies de longue durée, des difformités, un opprobre social et une mise à l’écart, ainsi qu’une baisse de la productivité [42, 43]. Il est possible de prévenir sept des maladies tropicales négligées ci‐dessus mentionnées et de les traiter au moyen d’un traitement médicamenteux annuel et un certain nombre des médicaments font l’objet d’un don de la part de leurs fabricants. L’onchocercose est traitée au moyen de l’ivermectine (Mectizan®), médicament offert par Merck, alors que la FL, qui est co‐
endémique à l’onchocercose, est traitée à la fois à l’aide de l’ivermectine et de l’albendazole, ce dernier produit étant offert par GlaxoSmithKline. (L’albendazole est également efficace pour lutter contre les helminthiases transmises par le sol bien que le programme de don soit limité uniquement au traitement de la FL). Le médicament de choix pour lutter contre le trachome est l’azithromycine (Zithromax®) qui est offert par Pfizer. Le mébendazole pour lutter contre les helminthiases transmises par le sol est offert par Johnson & Johnson. Cette société a récemment annoncé qu’elle allait quadrupler ses dons au cours des cinq prochaines années. Le praziquantel pour traiter la schistosomiase est disponible uniquement par le biais d’un 8 | Helen Keller International programme de don limité (Merck – Allemagne) bien que la demande au niveau mondial soit telle que ces médicaments relativement peu coûteux doivent être achetés afin de venir compléter les dons. Veuillez vous reporter à l’annexe 1 pour des informations relatives au traitement de chaque maladie. 2. Statut de la lutte contre les maladies tropicales négligées 2.1 Programmes de lutte verticaux Jusqu’en 2000, il n’existait qu’un petit nombre de programmes nationaux de lutte contre les MTN ayant obtenu un succès, notamment les programmes de lutte contre la FL [44, 45] et la schistosomiase [46, 47] en Chine ; les programmes de lutte contre la schistosomiase au Brésil et en Égypte [48, 49] ; les programmes de lutte contre l’onchocercose en Afrique subsaharienne par le biais du Programme de Lutte contre l’Onchocercose (OCP), et du Programme Africain de Lutte contre l’Onchocercose (APOC) alors en place ; et les programmes de lutte contre le trachome au Maroc, à Myanmar et dans d’autres parties de l’Asie. Dans le reste des pays en développement et pour les autres maladies tropicales négligées, il n’existait pratiquement aucun programme de lutte appréciable, exception faite de projets de petite taille ciblant des maladies particulières avec, en général, le soutien d’organismes internationaux ou d’organisations non gouvernementales de développement. En 2006, le Maroc a annoncé l’élimination du trachome en tant que cause de cécité suite à l’utilisation réussie par le programme de lutte national de la stratégie CHANCE afin de réduire la transmission [50, 51]. En soutien à l’élimination mondiale du trachome cécitant d’ici 2020 (GET 2020) et en se fondant sur le succès obtenu au Maroc, l’International Trachoma Initiative (ITI) a œuvré avec des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux, y compris HKI, afin de soutenir la mise en place de la stratégie CHANCE dans dix‐huit pays endémiques au moyen du don de Zithromax® comme composante « antibiotique » (A) de la stratégie CHANCE. Pour l’onchocercose, l’OCP a été le programme de lutte ayant obtenu le plus de succès en Afrique subsaharienne. En effet, ce programme permis de pratiquement éliminer la cécité des rivières dans quinze pays, tout d’abord grâce à la lutte contre les vecteurs, à laquelle s’est ajoutée par la suite la distribution de Mectizan®. Toutefois, à l’issue du programme, l’onchocercose subsiste encore dans quelques poches dans certains de ces pays. La lutte contre l’onchocercose s’est intensifiée pour inclure des régions d’Afrique qui étaient en dehors de la zone couverte par l’OCP avec un second programme, l’APOC, qui continue d’exister et est responsable de la distribution de plus de 90 millions de traitements annuels contre l’onchocercose dans les 19 pays participants. Depuis 2000, le Programme mondial d’élimination de la filariose lymphatique a distribué un traitement médicamenteux de masse auprès de 546 millions de personnes à travers le monde, en majorité en Asie du Sud‐Est. En 2002, l’Initiative de lutte contre la schistosomiase (SCI) a été mise en place grâce au soutien de la Fondation Bill & Melinda Gates, et a depuis distribué plus de 40 millions de traitements pour lutter contre la 9 | Helen Keller International schistosomiase et un nombre encore plus important contre les helminthes intestinaux dans les pays de l’Afrique subsaharienne. 2.2 Lutte intégrée contre les MTN au moyen d’une chimiothérapie préventive Le succès obtenu dans de nombreux pays par les programmes verticaux afin de lutter contre des maladies tropicales négligées particulières a permis de sensibiliser l’opinion au sein de la communauté internationale et de démontrer qu’une stratégie de lutte intégrée pouvait permettre d’atteindre plus efficacement une couverture géographique et une population plus étendues. Un projet de chimiothérapie préventive intégré axé sur la FL, l’onchocercose, la schistosomiase, les helminthiases transmises par le sol et le trachome a été proposé, ces maladies pouvant faire l’objet d’un traitement médicamenteux pour lequel une grande partie des médicaments font l’objet de dons. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été en première ligne lors de l’élaboration de directives techniques pour lutter contre ces maladies [52]. Un résumé des directives pour la FL, l’onchocercose, la schistosomiase, les helminthiases transmises par le sol et le trachome se trouve en annexe 1. En général, comme indiqué par l’OMS, les objectifs de la lutte contre ces maladies sont les suivants : 


Élimination de la FL et de l’onchocercose à l’aide d’une chimiothérapie préventive. Élimination du trachome en tant que maladie cécitante d’ici 2020 au moyen de la stratégie CHANCE (GET2020). Lutte contre la morbidité pour la schistosomiase et les helminthiases transmises par le sol à l’aide d’une chimiothérapie préventive. On a assisté au cours des dernières années à un regain d’intérêt et à un financement sans précédent de la lutte intégrée contre les MTN, en particulier la FL, l’onchocercose, la schistosomiase, les helminthiases transmises par le sol et le trachome. Jusqu’à présent, des fonds ont été engagés par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), le Département britannique pour le développement international (DFID), la Fondation Bill & Melinda Gates et d’autres donateurs. Grâce à ces fonds, un certain nombre de pays (le Burkina Faso, le Burundi, le Ghana, Haïti, le Mali, le Niger, le Rwanda, la Sierra Leone, le Soudan du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda) ont mis en place des programmes nationaux intégrés de lutte contre les MTN, avec l’aide d’organismes internationaux et d’organisations non gouvernementales de développement (ONGD). Quelques pays supplémentaires (le Bangladesh, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, la Guinée et le Népal) viennent juste de démarrer des programmes nationaux intégrés ou sont à même de les commencer. Cependant, il existe de nombreux pays fortement endémiques qui n’ont pas encore lancé de programmes nationaux intégrés de lutte contre les MTN, en particulier en Afrique subsaharienne : l’Angola, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, la Mozambique et le Nigeria, qui avec la République Démocratique du Congo présentent les taux de prévalence aux MTN et le fardeau de ces maladies les plus élevés de la région [4, 53]. Diverses raisons peuvent expliquer pourquoi les pays ne sont pas en mesure de démarrer un programme national intégré de lutte contre les MTN, notamment : 10 | Helen Keller International 





Manque de stabilité politique ou sociale Engagement politique insuffisant Capacité inadéquate des équipes nationales de lutte contre les MTN Cartographie insuffisante de ces maladies Plans nationaux intégrés de lutte contre les MTN inadéquats Manque de financements externes On peut prévoir qu’une expansion des programmes intégrés de lutte contre les MTN dans les pays qui ne sont pas encore couverts aura probablement lieu. En 2009, le président Obama a annoncé une nouvelle initiative mondiale de santé avec un budget de 63 milliards de dollars sur six ans afin de répondre à une variété de problèmes de santé au niveau mondial, y compris les MTN. Le gouvernement américain a depuis accru progressivement le financement de la lutte contre les MTN avec un budget qui est passé de 15 millions de dollars par an en 2006‐2008 à 25 millions de dollars en 2009 et 65 millions de dollars en 2010. Une demande pour une augmentation supplémentaire du budget a été déposée. Le gouvernement britannique a annoncé en 2008 son engagement à contribuer pour 50 millions de livres sur cinq ans à la lutte contre les MTN et leur élimination. En 2009, une subvention de 34 millions de dollars a été également octroyée par la Fondation Bill & Melinda Gates afin d’établir des stratégies régionales et des mécanismes de financement et miser sur de nouveaux investissements afin de lutter et/ou éliminer les MTN d’ici 2020. Une fois ces fonds supplémentaires mobilisés et engagés, ils offriront à HKI la possibilité d’étendre ses programmes de lutte contre les MTN. 3. HKI et la lutte contre les MTN HKI a longtemps soutenu les activités de lutte contre certaines des MTN prises séparément, notamment l’onchocercose, le trachome, les helminthiases transmises par le sol et la schistosomiase, et plus récemment a entrepris des activités de lutte intégrée dans un certain nombre de pays africains. Le travail d’HKI dans le domaine de la lutte contre le trachome date du milieu des années 1950 dans le cadre de son soutien à l’élimination du trachome cécitant à Taïwan. L’organisme était également un partenaire clé au niveau du développement de la stratégie CHANCE en Tanzanie, dans les années 1980 et 1990. Ces activités ont inclus un essai de l’administration du Zithromax® afin de démontrer son efficacité en tant que composante « A » de la stratégie CHANCE [51]. ITI, un organisme créé par Pfizer et la Fondation Edna McConnell Clark (EMCF) afin de gérer le Zithromax® offert par Pfizer, faisait au départ partie d’HKI. HKI participe au Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC) pour lutter contre l’onchocercose depuis 1992 et est considérée comme l’un des leaders au niveau du développement de cette stratégie [54]. Son expérience en ce qui concerne la distribution de masse s’est étendue afin d’inclure le Zithromax® pour le traitement du trachome, l’intégration du déparasitage dans les journées de la santé de l’enfance/de supplémentation en vitamine A pour les enfants âgés de 12 à 59 mois, l’intégration du déparasitage dans les programmes de santé scolaire et de l’albendazole dans le TIDC pour l’élimination de la FL. 11 | Helen Keller International La lutte contre ces MTN répond à la mission Encadré 1. Points clés d’HKI qui consiste à « combattre les causes et  Ankylostomiase : 37,7 millions de les conséquences de la cécité et de la femmes en âge de procréer en Afrique malnutrition ». La lutte contre le trachome et subsaharienne infectées (6,9 millions de l’onchocercose permet de prévenir femmes enceintes) [1] directement la cécité [50, 55, 56]. La lutte  Schistosomiase : Environ 40 millions de femmes en âge de procréer infectées [6] contre les helminthiases transmises par le sol 
Anémie : 57 % de femmes enceintes en et la schistosomiase a un impact sur la Afrique et 48 % de femmes enceintes en nutrition car il est prouvé que ces deux Asie du Sud‐Est [7] maladies sont en corrélation avec l’anémie et  Mortalité maternelle : Les femmes enceintes souffrant d’une anémie grave d’autres formes de dénutrition, en particulier ont 3,5 fois plus de chances de mourir chez les enfants d’âge scolaire et les femmes [8] enceintes [1, 39, 57, 58]. Une anémie  QI : Baisse de 1,73 point pour chaque chronique chez les enfants en bas âge est baisse de 1,0 g/dl d’hémoglobine [9] 
Productivité : Baisse de 1 % pour chaque associée à un retard de croissance physique baisse de 1 % d’hémoglobine [11] ainsi qu’une altération des capacités coginitives  Perte : Pertes économiques de 50 et des performances scolaires, et affecte ainsi milliards de dollars de PNB par an dues à la productivité à venir et la probabilité de une anémie par carence en fer (cognitive et productive) selon les estimations les gagner un salaire. Chez les femmes enceintes, plus basses [12] l’anémie a des conséquences néfastes à la fois pour la mère et pour l’enfant, notamment un faible poids de naissance, des difficultés à allaiter et un risque accru de mortalité maternelle et infantile. En conséquence, l’anémie causée par les MTN a des répercussions économiques importantes dans les pays en développement (voir encadré 1). La FL ne contribue pas directement aux problèmes de vue ou à la malnutrition, mais cette maladie cause des difformités graves, un opprobre social et une mise à l’écart. Ceci réduit fortement la productivité des personnes affectées et de leur famille [59, 60], ce qui par la suite entraîne une baisse des ressources disponibles et probablement des pratiques nutritionnelles inadéquates au sein des familles où des membres sont infectés. Dans les communautés où la maladie est fortement prévalente, une diminution de la productivité et les problèmes qui en découlent au niveau de la nutrition peuvent avoir des répercussions négatives sur toute la communauté. Un traitement de la FL à l’albendazole + ivermectine a également un effet direct sur les helminthiases transmises par le sol (qui sont corrélées à l’anémie et à d’autres formes de dénutrition) et l’onchocercose (liée à la cécité) [18, 61, 62]. Un programme de lutte intégrée contre les MTN offre une excellente plate‐forme pour étendre la couverture afin d’atteindre les personnes qui en ont besoin. Bien que la liste des MTN ciblées puisse s’élargir, HKI continuera à porter son attention principalement sur les cinq maladies les plus courantes pour lesquelles il existe un traitement et des stratégies de prévention efficaces, sûres et ayant fait leurs preuves et qui sont liées à l’engagement fondamental d’HKI envers la lutte contre la cécité et la malnutrition. 12 | Helen Keller International 3.1 L’onchocercose Depuis 1992, HKI a été un pionnier en ce qui concerne l’établissement de programmes permettant de lutter de manière durable contre l’onchocercose. Le succès de l’organisme a été reconnu en 2009 par le Programme du Golfe arabe pour les Organisations de Développement des Nations Unies (AGFUND), qui a décerné à HKI le premier Prix International pour les Projets de Développement Humain Innovants pour son soutien aux politiques et aux programmes nationaux de lutte contre la maladie dans les pays en développement [54]. HKI a mis en œuvre des projets de surveillance, d’éducation et de traitement dans dix pays endémiques à l’onchocercose : le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone et la Tanzanie. HKI a également aidé un certain nombre d’autres pays (par exemple l’Angola, l’Éthiopie, la Guinée équatoriale, le Liberia, le Malawi et le Soudan) par le biais de son travail au sein du Groupe d’ONGD de Lutte contre l’Onchocercose et le Comité Consultatif Technique pour l’APOC. Les activités d’HKI pour combattre cette maladie cécitante démarra au Cameroun en 1992. Une étape importante a été atteinte en 1995, lorsqu’HKI et d’autres organisations non gouvernementales ont fait pression sur la Banque mondiale afin de lancer l’APOC. HKI a œuvré en étroite collaboration avec l’OCP dans la majeure partie de l’Afrique de l’Ouest durant de nombreuses années jusqu’à la fermeture officielle des opérations en décembre 2002. Après l’arrêt des opérations de l’OCP, les activités d’HKI ont été cruciales afin de remettre en place le TIDC en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire, des pays ravagés par la guerre (où HKI était la seule ONGD à l’époque à aider le programme de lutte contre l’onchocercose). Depuis 1995, HKI a également travaillé en collaboration avec la Fondation des Lions Club International (LCIF) au Cameroun et d’autres ONGD partenaires afin de fournir plus de 6 millions de traitements aux personnes souffrant de l’onchocercose. HKI soutient à l’heure actuelle des programmes TIDC au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en Sierra Leone. Outre l’appui pour fournir des millions de traitements dans ces pays, HKI a formé des dizaines de milliers de distributeurs communautaires et des professionnels de la santé dans le domaine des TIDC. HKI reste également impliquée au Burkina Faso au niveau de la distribution intégrée de l’ivermectine et de l’albendazole pour lutter contre l’onchocercose et la FL. En 2008, l’Union européenne a octroyé à HKI une subvention de 4 ans d’un montant d’un million d’euros, par l’intermédiaire de son organisme affilié, HKI‐Europe, afin d’œuvrer en partenariat avec le gouvernement du Burkina Faso et Handicap International pour étendre ce programme. HKI a partagé avec des partenaires locaux et internationaux sa vaste expérience au sujet de la co‐
endémicité de l’onchocercose et de la loase (une maladie causée par une infection au Loa loa, un parasite filaire), de la détection précoce et du traitement des effets secondaires graves (ESG)1 [63, 64]. HKI s’est fait le champion de l’intégration d’autres services au TIDC, en particulier la supplémentation en vitaminee A et les soins oculaires primaires [65, 66]. Ceci a entraîné l’intégration de la distribution d’autres produits comme le praziquantel pour lutter 1
Les effets secondaires graves (ESG) sont principalement associée à une encéphalopathie à la Loa. Cette condition se produit suite à un traitement à l’ivermectine (Mectizan®) pour lutter contre l’onchocercose, en particulier dans les regions où des infections microfilariennes graves au Loa loa sont coendémiques aux infections à Onchocerca volvulus. Les réactions peuvent être graves, et parfois mortelles. 13 | Helen Keller International contre la schistosomiase et des moustiquaires imprégnées durablement à l’insecticide (contre le paludisme). L’utilisation du TIDC comme plate‐forme de distribution a permis non seulement de renforcer les systèmes de santé en offrant un accès aux soins de santé dans les communautés mais a également permis de consolider et de renforcer le système TIDC. 3.2 Le trachome HKI œuvre dans le domaine de la lutte contre le trachome depuis le milieu des années 1950, en commençant par la mise en œuvre d’un programme pilote de prévention pour aider Taïwan dans ses efforts de lutte et d’élimination de la maladie. Dans le milieu des années 1980, avec le soutien de la EMCF, HKI a collaboré avec l’université John Hopkins afin de déterminer pourquoi, en Tanzanie, certaines familles n’étaient pas affectées par la maladie alors que d’autres étaient chroniquement affectées [67]. Cette recherche a abouti à des essais d’intervention communautaire pour le nettoyage du visage, les résultats ayant par la suite été pris en compte lors de l’élaboration de la stratégie CHANCE, initiative à quatre volets qui est désormais préconisée officiellement par l’OMS. En 1996, grâce au financement de la EMCF et en collaboration avec le ministère de la Santé, HKI a lancé un programme pilote de lutte contre le trachome au Maroc avec le Zithromax®, médicament offert par Pfizer. Ce programme pilote a permis de démontrer l’efficacité du Zithromax® et surtout, la possibilité de l’intégrer au sein d’un programme de santé publique plus large – un travail qui a contribué à affiner la stratégie CHANCE. Le succès du projet pilote a influencé la décision prise en 1997 de créer ITI, une organisation à but non lucratif, financé par de subventions octroyées par Pfizer et la EMCF d’un montant de 3,2 millions de dollars chacune et d’un don de Zithromax® estimé à 60 millions de dollars. En Asie, suite à ses activités antérieures à Taïwan, HKI démarra un projet de lutte contre le trachome en 1998 dans la province de Yen Bai au nord du Vietnam, une région présentant le taux de maladie active le plus élevé du pays. Ceci amena HKI par la suite à étendre ce projet, avec des partenaires gouvernementaux, dans trois provinces endémiques au trachome. Les activités comprenaient une évaluation rapide de la prévalence de la maladie, une formation afin d’identifier les cas de trachome, une distribution d’antibiotiques (pommade à la tétracycline) et une formation portant sur la chirurgie du trichiasis, ainsi que des activités de suivi et d’évaluation. Bien que le programme ait été interrompu en 2002 pour manque de fonds, il a contribué à l’élimination du trachome actif au Vietnam, même si des cas de trichiasis existent toujours à l’heure actuelle. HKI a également mis en place des modèles de santé scolaire novateurs au Cambodge et au Népal durant plusieurs années, ce qui a entraîné une réduction de la prévalence du trachome dans les communautés avoisinantes [68]. HKI a contribué à élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre le trachome au Népal et poursuit ses activités dans ce programme et au sein du Groupe de travail pour la santé scolaire. En 2008, HKI a reçu une subvention de 5 ans d’un montant de 5 millions de dollars de la Fondation Conrad N. Hilton afin d’aider le Mali, le Niger et la Tanzanie à atteindre leurs objectifs nationaux d’élimination du trachome en tant que maladie cécitante d’ici 2015 (Mali et Niger) et 2020 (Tanzanie), dates ciblées d’élimination. 14 | Helen Keller International 3.3 La filariose lymphatique Avec l’intégration de l’élimination de la FL dans les programmes TIDC de lutte contre l’onchocercose, HKI a commencé à ajouter l’albendazole à l’ivermectine déjà distribuée pour le traitement de l’onchocercose dans ses projets au Burkina Faso et au Cameroun. De 2003 à 2005, HKI a aidé à la formation de 2 226 bénévoles communautaires provenant de 1 113 villages au Burkina Faso, atteignant en 2004 une couverture géographique de 100 % et une couverture thérapeutique de 86 %. Le projet, financé par l’Union européenne, mentionné plus haut, comprend une composante de lutte contre la morbidité pour la FL qui vise à former les personnes affectées et leur famille et à leur enseigner comment laver et prendre soin des surfaces corporelles tuméfiées afin de prévenir des infections secondaires. Au Cameroun, HKI a aidé le ministère de la Santé à introduire une telle distribution médicamenteuse intégrée dans la région de l’extrême nord. Le succès de cet essai pilote a entraîné la consolidation du programme national intégré de lutte contre les MTN financé par l’USAID par le biais du Research Triangle Institute (RTI) International. Le programme national de lutte contre la FL de la Tanzanie démarra des activités de lutte dans la zone de Tanga Focus, où HKI a mis en œuvre un TIDC pour lutter contre l’onchocercose. Pour intégrer les activités de lutte dans les régions où les maladies sont co‐endémiques, HKI a offert un soutien technique et un financement pour la formation de distributeurs communautaires pour l’intégration, a supervisé le programme avec les coordonnateurs de district pour l’onchocercose et la FL et les coordinateurs de soins oculaires, a aidé aux activités de suivi, d’évaluation et de rédaction de rapports, ce qui a abouti à l’intégration des activités dans les communautés co‐endémiques aux deux maladies. Grâce à un financement de l’USAID par l’intermédiaire de RTI International, HKI a assisté depuis 2007 les ministères de la Santé du Cameroun, du Mali et de la Sierra Leone dans la lutte contre la FL dans le cadre d’un programme intégré de lutte contre les MTN, atteignant une couverte nationale intégrale au Mali et en Sierra Leone, et accroissant graduellement les activités au Cameroun. 3.4 Les helminthiases transmises par le sol HKI est fortement impliquée dans les programmes de déparasitage en Afrique subsaharienne. Ces derniers concentrent leurs efforts sur trois groupes principaux : les enfants âgés de 12 à 59 mois (en incluant principalement le déparasitage dans des campagnes de grande ampleur de supplémentation en vitamine A, comme par exemple les « Journées de Survie de l’Enfant ») ; les enfants d’âge scolaire (dans le cadre d’un projet intégré de santé scolaire et de nutrition) et les femmes enceintes (dans le cadre d’un projet intégré de lutte contre l’anémie, par exemple fer/acide folique, déparasitage, lutte contre le paludisme et enrichissement des produits alimentaires). Nous soutenons actuellement l’intégration de programmes de déparasitage à la supplémentation en vitamine A ou aux programmes de prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë (CMAM) dans dix pays de la région, soit le Burkina Faso, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, la Guinée, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone et la Tanzanie, et pensons étendre nos activités dans d’autres pays au cours des 15 | Helen Keller International deux prochaines années. Nous supportons des activités de lutte intégrée contre l’anémie pour les femmes enceintes dans quatre pays (Cameroun, Mali, Mozambique, Niger) dans lesquels le déparasitage joue un rôle important. HKI œuvre dans les domaines de la santé scolaire et de la nutrition au Burkina Faso et au Mozambique, le déparasitage faisant partie de ces programmes, et nous prévoyons une expansion considérable de ce type d’activité. Le travail d’HKI au Burkina Faso a entraîné une expansion substantielle des activités et aboutira à un programme de santé scolaire et de nutrition pratiquement à l’échelle nationale. HKI s’est également impliquée dans la promotion du déparasitage dans la région Asie Pacifique dans le cadre d’un projet de réduction de l’anémie dans un certain nombre de pays, notamment le Bangladesh [69, 70], le Cambodge, l’Indonésie et les Philippines. En Indonésie, plusieurs activités de recherche opérationnelle ont été entreprises et permettent d’incorporer et d’évaluer l’impact supplémentaire du déparasitage sur le statut nutritionnel des filles d’âge scolaire et des femmes enceintes (dans le cadre du projet d’intervention). À l’heure actuelle, HKI œuvre en collaboration avec le bureau régional de l’OMS afin de promouvoir une augmentation graduelle de la Semaine de supplémentation en fer pour les femmes en âge de procréer, dans toute la région, une stratégie comprenant des activités annuelles de déparasitage. 3.5 La schistosomiase L’expérience d’HKI dans le domaine de la lutte contre la schistosomiase s’accroît rapidement. Au cours des dernières années, HKI a démarré des activités de lutte contre la schistosomiase à grande échelle avec la mise en place de programmes intégrés financés par l’USAID au Cameroun, au Mali et en Sierra Leone [71], au sein desquels la lutte contre la schistosomiase est un élément important. En 1997, dans le cadre d’un projet de trois ans au Niger financé par le gouvernement danois, axé sur le développement de l’information, l’éducation et la communication (IEC) relatives aux maladies liées à l’eau, HKI a aidé au développement du matériel IEC pour la lutte contre la schistosomiase. 3.6 La lutte intégrée contre les MTN Comme indiqué brièvement plus haut, HKI est actuellement l’un des principaux intervenants en ce qui concerne la mise en œuvre de stratégies intégrées de lutte contre les MTN en Afrique subsaharienne. Dès 2007, HKI a reçu un financement de l’USAID par le biais de RTI International afin d’assister les partenaires gouvernementaux au Mali, en Sierra Leone, au Cameroun et en Guinée (prochainement) afin de mettre en place des programmes de lutte intégrée contre ces maladies. Étant donné les antécédents d’HKI dans le domaine de la lutte contre les MTN, dans les deux régions, notre organisme occupe désormais une place unique lui permettant d’étendre ses projets de lutte contre les MTN d’une manière qui vient renforcer ses projets de soins oculaires et de nutrition et d’assumer un rôle plus important au niveau mondial en ce qui concerne le plaidoyer, les travaux de recherche de programme, la dissémination et la mise en œuvre. 16 | Helen Keller International Lacunes et opportunités Le principal financement à l’heure actuelle des programmes de lutte intégrée contre les MTN se concentre presque exclusivement sur le traitement de masse (TDM) intégré à travers la chimiothérapie de prévention. Bien que cette focalisation sur les TDM fasse l’impasse sur un certain nombre d’autres composantes qui sont essentielles à la lutte contre les MTN voire à l’élimination de ces maladies, elle offre à HKI une occasion d’utiliser ses atouts institutionnels afin de combler les lacunes et élargir son rôle dans le domaine des MTN. HKI est bien placée pour répondre ou pour développer à l’avenir ses capacités dans les secteurs suivants : 3.7 Autres stratégies de lutte contre la maladie : Le financement actuel néglige d’autres mesures qui sont essentielles à une lutte globale contre ces maladies. Un traitement médicamenteux de masse peut avoir des répercussions immédiates et uniquement à court terme sur les infections. Pour un impact durable à long terme, il convient de prendre en compte d’autres mesures, notamment l’approvisionnement en eau salubre, une amélioration de l’hygiène et de l’assainissement, un traitement chirurgical pour les cas extrêmes (opération chirurgicale de la paupière pour le trichiasis), une prise en charge des mollusques (qui n’est pas forcément réaliste en Afrique) et une lutte contre les vecteurs, etc. Parmi les problème qui sont transversaux à toutes ces maladies on trouve les stratégies de communication pour un changement optimal des comportements. Des recherches opérationnelles supplémentaires sont requises afin de tester l’impact des messages et des approches clés afin de soutenir une lutte intégrée contre ces maladies. Veuillez vous référer à l’annexe 2 pour un résumé des différentes mesures globales de lutte contre chaque maladie. 3.8 Cartographie : Un grand nombre d’activités de cartographie restent à entreprendre afin de pouvoir comprendre pleinement l’ampleur du problème. Ceci est vrai en particulier pour la schistosomiase et le trachome. HKI peut fournir l’assistance technique nécessaire aux ministères de la Santé et à d’autres ONGD au niveau de la cartographie de ces maladies. 3.9 Santé scolaire : La santé scolaire est un élément essentiel de la lutte contre les MTN, en particulier du fait que les enfants d’âge scolaire sont les principaux groupes ciblés par la lutte contre la schistosomiase et les helminthiases transmises par le sol. Les écoles offrent un mécanisme pratique pour la distribution de praziquantel et d’albendazole (ou du mébendazole), en particulier dans les pays où la fréquentation scolaire est supérieure à 70 %. HKI a une longue expérience en ce qui concerne l’intégration du trachome dans la santé scolaire et a mis en place des programmes de santé scolaire complets dans plusieurs pays, comprenant notamment le déparasitage. HKI cherchera à étendre ses programmes de santé scolaire à travers ses projets. 3.10 Suivi and évaluation : Le financement actuel de la lutte contre les MTN ne prend pas suffisamment en compte le suivi et l’évaluation de l’impact des TDM, y compris la réduction de la morbidité et de la dénutrition. La collecte de ces données est vitale et les informations ainsi obtenues devraient offrir des preuves solides pour des activités 17 | Helen Keller International supplémentaires de plaidoyer et de mobilisation communautaire. Cela permettrait également de fournir des éléments probants afin de rectifier les stratégies de lutte et de mise en œuvre alors que se poursuit le programme. Il semble que ces activités de suivi de l’impact devraient à l’avenir faire partie du financement des programmes nationaux. 3.11 Surveillance : Alors que la lutte contre les MTN obtient des succès de plus en plus importants, l’établissement de systèmes de surveillance de la maladie demeure essentiel afin de garantir qu’une faible prévalence de la maladie soit préservée. HKI devra travailler avec les ministères de la Santé afin de mettre en place ces systèmes dans les pays ciblés, en offrant aux gouvernements l’aide technique nécessaire. 3.12 Viabilité du programme : L’objectif du principal financement actuel des MTN consiste à aider les pays à démarrer des programmes nationaux intégré de lutte contre les MTN, à réduire la prévalence de ces maladies, puis à permettre aux pays d’assumer la continuité des activités de lutte. Cependant, vue la situation financière des pays d’Afrique subsaharienne, il n’est pas très réaliste ni envisageable pour ces pays de prendre complètement en charge ces activités sans une aide financière exterieure. HKI travaillera avec les pays et les partenaires afin d’élaborer des stratégies concrètes permettant aux pays de maintenir ces programmes intégré de lutte contre les MTN. Un facteur important de durabilité serait le maintien du rôle des distributeurs communautaires existant au sein du TIDC, en offrant une formation supplémentaire afin d’inclure des médicaments supplémentaires à leurs activités de distribution. 3.13 Plaidoyer : Un plus grand nombre de gouvernements de pays développés et de donateurs privés ont promis des fonds pour la lutte intégrée contre les MTN. C’est une bonne nouvelle pour les millions de familles pauvres ayant désespérément besoin d’aide. Il est toutefois nécessaire de se rendre compte qu’il semble difficile de maintenir le niveau actuel de financement à long terme. Par conséquent, il peut y avoir le risque d’une nouvelle crise du financement suite au regain d’intérêt actuel. HKI poursuivra des activités de plaidoyer afin de sensibiliser les bailleurs de fonds et d’encourager l’accroissement d’un financement durable afin de maintenir et d’étendre les gains acquis au niveau de la lutte contre la maladie. Ceci pourrait consister à encourager les donateurs à s’engager sur des financements à long terme et à encourager les gouvernements bénéficiaires à inclure un financement de la lutte intégrée contre les MTN dans leurs budgets annuels. Une priorité spécifique consiste à approfondir la compréhension des liens existant entre la lutte contre les MTN et son impact sur la dénutrition. 3.14 Questions transfrontalières : En Afrique subsaharienne, les mouvements transfrontaliers des populations, entraînant la transmission des MTN d’un pays à l’autre, sont fort courants. Des efforts réussis de lutte dans un pays peuvent être sapés si les pays voisins ne mettent pas en place des programmes de lutte ou ne maintiennent pas des systèmes de surveillance adéquats. HKI fera un plaidoyer pour la mise en place d’approches régionales de lutte contre ces maladies et d’une coopération transfrontalière. 18 | Helen Keller International 3.15 Renforcement des systèmes de santé : Les programmes intégrés de lutte contre les MTN fonctionnent en synergie avec le système de soins de santé d’un pays donné. De façon à obtenir des avantages durables à long terme, il est essentiel d’intégrer la lutte contre les MTN dans le système de soins qui est en place, le cas échéant, et de renforcer l’infrastructure du système de soins de santé primaires au moyen de programmes de lutte. HKI mesurera la façon dont ses programmes au Mali et en Sierra Leone ont renforcé les systèmes de soins de santé primaires de chaque pays. HKI peut jouer un rôle de leader en donnant une priorité à cet aspect de la lutte contre les MTN en Afrique subsaharienne. 4 Approche et plan d’action d’HKI L’objectif d’HKI consiste à faire de la lutte intégrée contre les MTN un point central de sa programmation dans pratiquement chaque pays, en particulier en Afrique subsaharienne. L’approche et l’atout principal d’HKI résident dans les partenariats établis avec des ministères, en particulier les ministères de la Santé et de l’Éducation, afin d’offrir une aide technique aux équipes nationales de lutte contre les maladies, et de renforcer la capacité au sein des pays avec comme objectif le passage à l’échelle et la création de systèmes viables. À cet effet, HKI met l’accent sur des activités de plaidoyer de sorte que le gouvernement reconnaisse l’importance de la lutte contre les MTN et assume progressivement une plus grande responsabilité au niveau des programmes de lutte contre les MTN, notamment en attribuant des ressources ; sur le renforcement des capacité afin de garantir que les connaissances et les aptitudes nécessaires pour mettre en œuvre les programmes de lutte soient en place à tous les niveaux du système de santé ; sur la diffusion des informations de façon à ce que le ministère de la Santé et les partenaires soient au fait des dernières recherches en ce qui concerne la lutte contre la maladie et leur permettre d’appliquer ces résultats en fonction de leur propre situation; sur la mobilisation des ressources nécessaires afin que ces dernières soient mises à disposition d’un pays afin d’atteindre les objectifs du programme. Tout au long de ces activités, HKI met l’accent sur l’appropriation des programmes de lutte contre les MTN par le pays et les communautés elles‐mêmes. Cette approche permet d’établir une fondation solide en vue d’un effort durable de lutte contre les MTN au sein de chaque pays et est essentielle afin d’assurer la viabilité des programmes de lutte contre les MTN. HKI poursuivra cette approche. D’autre part, HKI œuvre en partenariat avec de nombreuses autres organisations, notamment l’OMS, l’Organisation ouest‐africaine de la Santé, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, SightSavers, CBM, ITI, le Carter Center, et des donateurs privés, y compris des compagnies pharmaceutiques ayant fait des dons de médicaments. HKI continuera à renforcer de tels partenariats et à diversifier les sources de financement pour lutter contre les MTN. HKI est également capable de générer et de disséminer des informations de qualité, de développer du matériel éducatif et des outils de communication visant à favoriser un changement de comportements et de mener des activités de plaidoyer. HKI s’appuiera sur ces points forts afin de transmettre le message qui convient auprès d’une audience ciblée, 19 | Helen Keller International notamment des leaders politiques, de la Communauté Internationale, du grand public et des donateurs privés, en soulignant les difficultés, mais aussi le vaste potentiel, de la lutte contre ces maladies et en mettant l’accent sur la nécessité d’un engagement de longue durée de la part de tous. HKI œuvrera avec tous ses partenaires afin de faire un plaidoyer auprès des gouvernements nationaux et de les encourager à engager des fonds et investir plus encore dans leurs propres programmes de lutte contre les MTN. HKI occupe une place privilégiée lui permettant d’attirer l’attention sur l’impact positif de la lutte contre les MTN sur la dénutrition et s’appuiera sur l’approche intégré en matière de nutrition actuellement préconisée par l’organisme basée sur les actions essentielles en nutrition (AEN2) pour encourager la lutte contre les MTN. Une des sept actions essentielles inclus dans le modèle des AEN est la lutte contre l’anémie qui comprend le déparasitage comme un des axes principaux. Les détails relatifs à la stratégie intégrée des AEN sont indiqués à l’annexe 3. HKI passera en revue les opportunités liées à la nutrition, donnera un ordre de priorité à une recherche appropriée afin de combler les lacunes et intégrer ces résultats positifs à la lutte contre les MTN au sein des stratégies de plaidoyer. Vous trouverez ci‐après des suggestions pour une stratégie future d’HKI dans le domaine de la lutte intégrée contre les MTN, selon les pays : 4.1 Dans les pays où HKI assiste les programmes de lutte intégrée déjà en place Dans les quatre programmes nationaux intégrés de lutte contre les MTN déjà en place qui bénéficient de l’appui de HKI (Cameroun, Guinée, Mali et Sierra Leone), HKI continuera à aider les pays en étroite collaboration avec ses partenaires afin de : 


Mener des activités de plaidoyer auprès des ministères de la Santé et autres intervenants gouvernementaux sur l’importance et le besoin d’un soutien continu au niveau national de la lutte contre les MTN, y compris un accroissement des budgets gouvernementaux. Mener des activités de plaidoyer auprès des donateurs et des partenaires gouvernementaux pour un financement des composantes de la lutte contre les MTN allant au‐delà d’une chimiothérapie (par exemple, assainissement, hygiène, changement du comportement, chirurgie, prise en charge de la morbidité). Maintenir la position d’HKI dans les pays en tant que principale ONGD dans le domaine de la lutte contre les MTN en tirant des leçons de l’expérience acquise, en publiant les résultats des activités du programme et en prenant les devants dans la mobilisation de ressources supplémentaires. 2
L’approche des AEN vise à incorporer les services de nutrition aux soins de santé de routine prodigués dans un établissement, utilisant une approche basée sur le cycle de vie afin de prendre parti de tous les points de contact disponibles et allant au‐delà du système de santé afin de promouvoir les AEN par le biais de tous les groupes communautaires disponibles et des projets d’ONGD œuvrant dans les zones ciblées. Les sept zones d’action des AEN comprennet la promotion d’un allaitement optimal de la naissance à 24 mois, une alimentation complémentaire optimale à partir de 6 mois, une alimentation et des soins adéquats de l’enfant malade, la lutte contre la déficience en vitamine A, la lutte contre l’anémie et l’alimnentaion optimale des femmes. 20 | Helen Keller International 
Continuer à renforcer les capacités à l’intérieur du pays, par le biais d’une formation au niveau des diverses composantes de la lutte contre les MTN.  Effectuer une cartographie nationale des MTN, lorsqu’il y a lieu.  Augmenter la couverture en vue d’atteindre toutes les personnes qui en ont besoin et garantir que les cibles sont atteintes que ce soit pour la couverture épidémiologique ou pour la couverture géographique, car la couverture du TDM est essentielle à l’impact que peut avoir une chimiothérapie préventive.  Mener des activités de plaidoyer par des curricula de santé scolaire et par les médias afin de sensibiliser l’opinion publique au sujet des MTN et susciter leur adhésion aux activités des programmes.  Planifier et mener des activités de suivi et d’évaluation des programmes (couverture et impact).  Mener des activités de plaidoyer auprès du ministère de la Santé et aider à mettre en place des systèmes de surveillance afin d’assurer qu’il n’y a pas de recrudescence de la maladie.  Rechercher des opportunités supplémentaires de financement afin de complémenter les programmes de lutte intégrée contre les MTN déjà en place, avec un intérêt tout particulier sur l’adaptation de modèles efficaces pour une distribution intégrée dans le contexte local, au moyen d’une recherche opérationnelle.  Prévoir des stratégies de sortie afin de soutenir le programme national de lutte contre les MTN. 4.2 Dans les pays où HKI n’assiste pas les programmes de lutte intégrée déjà en place Il existe plusieurs pays qui mettent en place leur programme national intégré de lutte contre les MTN avec l’aide de certains organismes, mais HKI soit n’est pas impliqué soit y participe de façon minimale. Dans ces pays, HKI entreprend de : 
S’engager activement dans la lutte contre les MTN par des efforts de plaidoyer basés sur l’expertise développée dans d’autres pays, en partageant son expérience avec les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux en ce qui concerne la situation dans leur pays et l’importance de répondre à ces problèmes.  Identifier les zones où subsisteraient des couvertures faibles ou des domaines d’intervention où HKI pourrait travailler en collaboration avec des partenaires afin d’étendre son champ d’action et la couverture de son programme en faisant une cartographie des ressources/des intervenants dans le pays.  Rechercher des opportunités de financement supplémentaires afin de complémenter le programme national intégré de lutte contre les MTN en place, avec un intérêt particulier porté à l’adaptation de modèles efficaces adaptés au contexte local, en se basant sur les succès obtenus par HKI dans d’autres pays. 4.3 Dans les pays où il n’existe actuellement pas de programme intégré de lutte contre les MTN 21 | Helen Keller International Il existe de nombreux pays qui ne sont pas encore assistés afin de mettre en place des programmes nationaux intégrés de lutte contre les MTN, comme décrits ci‐dessus. Comme indiqué plus haut, plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation. Dans la mesure du possible, HKI collaborera avec les Ministères de la Santé afin d’identifier les lacunes et les obstacles, et travaillera en collaboration avec des partenaires éventuels afin de surmonter ces difficultés et préparer les pays en vue d’élaborer et de mettre en œuvre leurs propres programmes nationaux de lutte contre les MTN. HKI entreprend de : 
Mener des activités de plaidoyer auprès des missions de l’USAID au sein du pays afin de les sensibiliser davantage sur les MTN, de les intéresser à ces maladies et de positionner HKI en tant que partenaire fiable dans la lutte contre les MTN.  Identifier et collaborer avec des partenaires éventuels au niveau des programmes de lutte intégrée contre les MTN.  Identifier les ressources/les intervenants au sein du pays, notamment les infrastructures, les projets existants, la source de financement, les zones d’intervention etc.  Établir des partenariats avec le ministère de la Santé afin de préparer/démarrer les programmes nationaux de lutte contre les MTN, y compris une aide dans les secteurs suivants : o Établissement d’une coordination nationale de la lutte contre les MTN, le cas échéant. o Activités de cartographie épidémiologique des MTN. o Préparation de plans nationaux de lutte intégrée contre les MTN. o Identification de sources de financement externes. o Préparation de propositions et dépôt de demandes.  Identifier et rechercher des financements complémentaires pour la lutte contre les MTN dans les pays. 4.4 Diffusion et publications HKI reconnaît combien il est important de contribuer à la documentation concernant la lutte intégrée contre les MTN et de partager ses expériences au niveau de la mise en œuvre de programmes avec d’autres organismes. Un des principaux objectifs d’HKI consistera à travailler avec des partenaires nationaux ainsi que d’autres intervenants afin de documenter les programmes, partager les leçons acquises et diffuser les résultats les plus pertinents. En se basant sur le succès du bulletin intitulé « Nutrition News for Africa », HKI collabore actuellement avec le Liverpool Centre for Neglected Tropical Diseases en publiant un bulletin mensuel intitulé « NTD News for Africa » afin de fournir des mises à jour d’ordre technique aux membres de la communauté de la lutte contre les MTN à travers l’Afrique. 22 | Helen Keller International Références 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. Brooker, S., P.J. Hotez, and D.A. Bundy, Hookworm‐related anaemia among pregnant women: a systematic review. PLoS Negl Trop Dis, 2008. 2(9): p. e291. Molyneux, D.H., P.J. Hotez, and A. Fenwick, "Rapid‐impact interventions": how a policy of integrated control for Africa's neglected tropical diseases could benefit the poor. PLoS Med, 2005. 2(11): p. e336. Hotez, P.J., et al., Incorporating a rapid‐impact package for neglected tropical diseases with programs for HIV/AIDS, tuberculosis, and malaria. PLoS Med, 2006. 3(5): p. e102. Hotez, P.J. and A. Kamath, Neglected tropical diseases in sub‐saharian Africa: review of their prevalence, distribution, and disease burden. PLoS Negl Trop Dis, 2009. 3(8): p. e412. Hotez, P.J., et al., The neglected tropical diseases of latin america and the Caribbean: a review of diseases burden and distribution and a roadmap for control and elimination. PLoS Negl Trop Dis, 2008. 2(9): p. e300. Friedman, J.F., et al., Schistosomiasis and pregnancy. Trends Parasitol, 2007. 23(4): p. 159‐64. WHO, Worldwide prevalence of anaemia 1993‐2005. 2008, Genève : Organisation mondiale de las Santé. Brabin, B.J., M. Hakimi, and D. Pelletier, An analysis of anemia and pregnancy‐related maternal mortality. J Nutr, 2001. 131(2S‐2): p. 604S‐614S; discussion 614S‐615S. Stoltzfus, R.J., L. Mullany, and R.E. Black, Iron deficiency anaemia, in Comparative quantification of health risks: global and regional burden of disease attributable to selected major risk factors. I., M. Ezzati, et al., Editors. 2004, World Health Organization: Geneva. p. 163‐209. Hotez, P.J., et al., Neglected tropical disease control. N Engl J Med, 2007. 357(10): p. 1018‐27. Levin, H.M., et al., Micronutrient deficiency disorders, in Disease Control Priorities in Developing Pays, D.T. Jamison and W.H. Mosley, Editors. 1993, Oxford University Press: New York. WorldBank, Anaemia, in Public Health at a glance. 2004. Mathew, A.A., A. Turner, and H.R. Taylor, Strategies to control trachoma. Drugs, 2009. 69(8): p. 953‐70. Cromwell, E.A., et al., The excess burden of trachomatous trichiasis in women: a systematic review and meta‐analysis. Trans R Soc Trop Med Hyg, 2009. 103(10): p. 985‐92. Wright, H.R., A. Turner, and H.R. Taylor, Trachoma. Lancet, 2008. 371(9628): p. 1945‐54. Stingl, P., Onchocerciasis: developments in diagnosis, treatment and control. Int J Dermatol, 2009. 48(4): p. 393‐6. Berger, I.B. and J. Nnadozie, Onchocerciasis and other eye problems in developing countries: a challenge for optometrists. J Am Optom Assoc, 1993. 64(10): p. 699‐702. Ottesen, E.A., et al., The global programme to eliminate lymphatic filariasis: health impact after 8 years. PLoS Negl Trop Dis, 2008. 2(10): p. e317. Lymphatic filariasis: the disease and its control. Fifth report of the WHO Expert Committee on Filariasis. World Health Organ Tech Rep Ser, 1992. 821: p. 1‐71. Hepburn, N.C., Cutaneous leishmaniasis: an overview. J Postgrad Med, 2003. 49(1): p. 50‐4. Barrett, R., Self‐mortification and the stigma of leprosy in northern India. Med Anthropol Q, 2005. 19(2): p. 216‐30. Hartzell, J.D., et al., Leprosy: a case series and review. South Med J, 2004. 97(12): p. 1252‐6. Pszolla, N., et al., Buruli ulcer: a systemic maladie. Clin Infect Dis, 2003. 37(6): p. e78‐82. Weir, E., Buruli ulcer: the third most common mycobacterial infection. CMAJ, 2002. 166(13): p. 1691. Fevre, E.M., et al., The burden of human african trypanosomiasis. PLoS Negl Trop Dis, 2008. 2(12): p. e333. 23 | Helen Keller International 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44. 45. 46. 47. 48. Kennedy, P.G., The continuing problem of human African trypanosomiasis (sleeping sickness). Ann Neurol, 2008. 64(2): p. 116‐26. Sanchez‐Sancho, F., N.E. Campillo, and J.A. Paez, Chagas Disease: Progress and New Perspectives. Curr Med Chem, 2009. Schofield, C.J., J. Jannin, and R. Salvatella, The future of Chagas disease control. Trends Parasitol, 2006. 22(12): p. 583‐8. Basurko, C., et al., Maternal and fetal consequences of dengue fever during pregnancy. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol, 2009. 147(1): p. 29‐32. Ong, A., et al., Fatal dengue hemorrhagic fever in adults during a dengue epidemic in Singapore. Int J Infect Dis, 2007. 11(3): p. 263‐7. Kheir, M.M., et al., Mortality due to schistosomiasis mansoni: a field study in Sudan. Am J Trop Med Hyg, 1999. 60(2): p. 307‐10. Southgate, V.R., et al., Towards control of schistosomiasis in sub‐Saharan Africa. J Helminthol, 2005. 79(3): p. 181‐5. Zhou, X.N., et al., The public health significance and control of schistosomiasis in China‐‐then and now. Acta Trop, 2005. 96(2‐3): p. 97‐105. Hotez, P.J. and D.H. Molyneux, Tropical anemia: one of Africa's great killers and a rationale for linking malaria and neglected tropical disease control to achieve a common goal. PLoS Negl Trop Dis, 2008. 2(7): p. e270. King, C.H., K. Dickman, and D.J. Tisch, Reassessment of the cost of chronic helmintic infection: a meta‐analysis of disability‐related outcomes in endemic schistosomiasis. Lancet, 2005. 365(9470): p. 1561‐9. Stephenson, L.S., Helminth parasites, a major factor in malnutrition. World Health Forum, 1994. 15(2): p. 169‐72. Stephenson, L.S., M.C. Latham, and E.A. Ottesen, Malnutrition and parasitic helminth infections. Parasitology, 2000. 121 Suppl: p. S23‐38. Bates, I., S. McKew, and F. Sarkinfada, Anaemia: a useful indicator of neglected disease burden and control. PLoS Med, 2007. 4(8): p. e231. Friedman, J.F., H.K. Kanzaria, and S.T. McGarvey, Human schistosomiasis and anemia: the relationship and potential mechanisms. Trends Parasitol, 2005. 21(8): p. 386‐92. Raso, G., et al., Multiple parasite infections and their relationship to self‐reported morbidity in a community of rural Cote d'Ivoire. Int J Epidemiol, 2004. 33(5): p. 1092‐102. McKenzie, F.E., Polyparasitism. Int J Epidemiol, 2005. 34(1): p. 221‐2; author reply 222‐3. Conteh, L., T. Engels, and D.H. Molyneux, Socioeconomic aspects of neglected tropical diseases. Lancet, 2010. 375(9710): p. 239‐47. Ehrenberg, J.P. and S.K. Ault, Neglected diseases of neglected populations: thinking to reshape the determinants of health in Latin America and the Caribbean. BMC Public Health, 2005. 5: p. 119. Sun, D.J., [Global significance of the elimination of lymphatic filariasis in China]. Zhongguo Ji Sheng Chong Xue Yu Ji Sheng Chong Bing Za Zhi, 2005. 23(5 Suppl): p. 329‐31. WHO, Global programme to eliminate lymphatic filariasis. Wkly Epidemiol Rec, 2008. 83(37): p. 333‐41. Xianyi, C., et al., Schistosomiasis control in China: the impact of a 10‐year World Bank Loan Project (1992‐2001). Bull World Health Organ, 2005. 83(1): p. 43‐8. Wang, L., J. Utzinger, and X.N. Zhou, Schistosomiasis control: experiences and lessons from China. Lancet, 2008. 372(9652): p. 1793‐5. Katz, N., Schistosomiasis control in Brazil. Mem Inst Oswaldo Cruz, 1998. 93 Suppl 1: p. 33‐5. 24 | Helen Keller International 49. 50. 51. 52. 53. 54. 55. 56. 57. 58. 59. 60. 61. 62. 63. 64. 65. 66. 67. 68. 69. 70. Webbe, G. and S. el Hak, Progress in the control of schistosomiasis in Egypt 1985‐1988. Trans R Soc Trop Med Hyg, 1990. 84(3): p. 394‐400. West, S.K., Blinding trachoma: prevention with the safe strategy. Am J Trop Med Hyg, 2003. 69(5 Suppl): p. 18‐23. Chami, Y., J. Hammou, and J. Mahjour, Lessons from the moroccan national trachoma control program. Community Eye Health, 2004. 17(52): p. 59. WHO, Preventive chemiotherapy in human helminthiasis. 2006, Genève : Organisation mondiale de las Santé. Fenwick, A., Y. Zhang, and K. Stoever, Control of the neglected tropical diseases in sub‐Saharan Africa: the unmet needs International Health, 2009. 1(1): p. 61‐70. AGFUND. AGFUND PRIZE Contributes in Rescuing 100 Million African from River Blindness. 2008 [cited 2010 February 24 2010]; Available from: http://www.agfund.org/english/news_d.asp?id=182. Burton, M.J., Trachoma: an overview. Br Med Bull, 2007. 84: p. 99‐116. Thylefors, B. and M. Alleman, Towards the elimination of onchocerciasis. Ann Trop Med Parasitol, 2006. 100(8): p. 733‐46. Brooker, S., et al., Age‐related changes in hookworm infection, anaemia and iron deficiency in an area of high Necator americanus hookworm transmission in south‐eastern Brazil. Trans R Soc Trop Med Hyg, 2007. 101(2): p. 146‐54. Ezeamama, A.E., et al., Functional significance of low‐intensity polyparasite helminth infections in anemia. J Infect Dis, 2005. 192(12): p. 2160‐70. Perera, M., et al., Neglected patients with a neglected disease? A qualitative study of lymphatic filariasis. PLoS Negl Trop Dis, 2007. 1(2): p. e128. Person, B., et al., Health‐related stigma among women with lymphatic filariasis from the Dominican Republic and Ghana. Soc Sci Med, 2009. 68(1): p. 30‐8. Cline, B.L., et al., Albendazole in the treatment of onchocerciasis: double‐blind clinical trial in Venezuela. Am J Trop Med Hyg, 1992. 47(4): p. 512‐20. Moncayo, A.L., et al., Impact of long‐term treatment with ivermectin on the prevalence and intensity of soil‐transmitted helminth infections. PLoS Negl Trop Dis, 2008. 2(9): p. e293. Report of a Scientific Working Group on Serious Adverse Events following Mectizan(R) treatment of onchocerciasis in Loa loa endemic areas. Filaria J, 2004. 2 Suppl 1: p. S2. Haselow, N.J., et al., Programmatic and Communication Issues in Relation to Serious Adverse Events Following Ivermectin Treatment in areas Co‐endemic for Onchocerciasis and Loiasis. Filaria J, 2003. 2 Suppl 1: p. S10. Haselow, N., M. Obadiah, and J. Akame, The integration of vitamin A supplementation into Community‐Directed Treatment with Ivermectin: a practical guide for Africa. 2004, Helen Keller International. Obadiah, M., et al., Assessment of visual acuity and cataract by Community Drug Distributors of Ivermectin in Adamawa State, Nigeria. International Ophthalmology, 2009(in press). Taylor, H.R., et al., Hygiene factors and increased risk of trachoma in central Tanzania. Arch Ophthalmol, 1989. 107(12): p. 1821‐5. Emerson, P.M., et al., School‐based health education and trachoma control in Nepal. Bulletin of World Health Organization, 2010 (soumis pour publication). Sarkar, N.R., et al., Effect of deworming on nutritional status of ascaris infested slum children of Dhaka, Bangladesh. Indian Pediatr, 2002. 39(11): p. 1021‐6. Hall, A. and C. Holland, Geographical variation in Ascaris lumbricoides fecundity and its implications for helminth control. Parasitol Today, 2000. 16(12): p. 540‐4. 25 | Helen Keller International 71. Koroma, J.B., et al., Mapping of Schistosomiasis and Soil Transmitted Helminthiasis and Determination of Preventive Chemiotherapy Strategies in the National Neglected Tropical Diseases Control Program, Sierra Leone. PLoS NTD, 2010 (en cours de préparation). 26 | Helen Keller International Annexe 1 Stratégies de chimiothérapie préventive recommandées pour chacune des maladies suivantes :
 Schistosomiase
Niveau de l’endémie Prévalence dans une enquête scolaire
Stratégie de traitement au Praziquantel (PZQ)
Communauté à haut
risque
≥50 % personnes infectées
Traiter tous les enfants d’âge scolaire (inscrits et non inscrits), une
(S. mansoni, S. haematobium, par voies parasitologiques) fois par an.
Traiter les adultes de la communauté à haut risque, que ce soient
des groupes particuliers ou des communautés entières vivant
dans des aires endémiques, une fois par an.
Communauté à risque
modéré
≥10 % mais <50 % personnes infectées
Traiter tous les enfants d’âge scolaire (inscrits et non inscrits), tous
(S. mansoni, S. haematobium, par voies parasitologiques) les deux ans.
Traiter les adultes à haut risque (groupes particuliers uniquement).
Communauté à faible
risque
<10 % personnes infectées
Traiter tous les enfants d’âge scolaire (inscrits et non inscrits),
(S. mansoni, S. haematobium, par voies parasitologiques) deux fois au cours de leur éducation primaire.
Accès au praziquantel pour un traitement passif.

Helminthiases transmises par le sol
Prévalence de toute
HTS parmi les
Niveau de l’endémie
enfants d’âge
scolaire
Communauté à haut risque ≥ 50 %
Communauté à faible
risque
‐ ≥ 20 % mais < 50 %
< 20 % Stratégie de traitement à l’Albendazole (ALB) / Mébendazole (MBD)
Traiter tous les enfants d’âge scolaire (inscrits et non inscrits), deux fois par an.
Traiter également les enfants d’âge préscolaire, les femmes en âge de procréer, y compris les
femmes enceintes dans leur 2d et 3ème trimestre et les femmes allaitant, ainsi que les adultes à
haut risque.
Traiter tous les enfants d’âge scolaire (inscrits et non inscrits), une fois par an.
Traiter également les enfants d’âge préscolaire, les femmes en âge de procréer, y compris les
femmes enceintes dans leur 2d et 3ème trimestre et les femmes allaitant, ainsi que les adultes à
haut risque.
Aucune intervention de chimiothérapie préventive, les personnes affectées devraient être traitées au cas par cas. 27 | Helen Keller International 
Filariose lymphatique
Prévalence dans une enquête
Niveau de l’endémie
communautaire
Stratégie de traitement
FL (oncho est coendémique)
≥ 1% prévalence
Traitement communautaireà l’Ivermectine (IVM) et
l’Albendazole, une fois par an.
FL (aucune oncho)
≥ 1% prévalence
Traitement communautaire au diethylcarbamazine (DEC) et à
l’Albendazole, une fois par an.

Onchocercose
Niveau de l’endémie
Aires méso et hyperendémiques
Aires hypo-endémiques

Prévalence dans une enquête
communautaire
≥ 40 % prévalence ou ≥ 20 % nodules palpables < 20 % prévalence des nodules
Stratégie de traitement à l’Ivermectine (IVM)
Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaires
(TIDC), une fois par an.
Pas besoin de TIDC ; un traitement à l’ivermectine en clinique
peut être prodigué aux personnes infectées.
Trachome
Niveau de l’endémie
Prévalence communautaire chez les
enfants âgés entre 1 et 9 ans
Aires méso et hyperendémiques
≥10 % maladie active (TF, inflammation trachomateuse
folliculaire)
Traitement annuel durant trois ans pour toute la communauté ;
après trois ans, si la prévalence ≥ 5 %, poursuivre le traitement
annuel jusqu’à ce que la prévalence soit < 5 %.
Aires hypo-endémiques
<10 % mais ≥ 5 % maladie active (TF)
Aucun traitement antibiotiques mais les composantes N et CE de
la stratégie CHANCE sont conseillées pendant trois ans ; après
trois ans, si la prévalence est ≥ 5 %, poursuivre avec les volets N
et CE jusqu’à ce que la prévalence soit < 5 %.
Aires hypo-endémiques
< 5 % maladie active (TF)
Les composantes A, N et CE de la stratégie CHANCE ne sont pas
une priorité.
28 | Helen Keller International Stratégie de traitement au Zithromax©
Annexe 2 Facteurs de risque, mesures globales de lutte contre les MTN et objectifs finaux de la lutte pour chacune des cinq principales MTN Maladie
Onchocercose
Principaux facteurs pour les Mesures globales de
infections humaines
lutte contre les MTN



Filariose
lymphatique




Schistosomiase




Parasites
Mouches noires
(transmettant une larve
infectante durant le repas
de sang)
Activités humaines (à
proximité des sites de
reproduction de la mouche
noire)
Parasites
Moustiques (transmettant
une larve infectante durant
le repas de sang)
Mauvaise conditions
sanitaires (sites de
reproduction des
moustiques)
Comportement humain
(absence d’autoprotection)
Parasites
Mollusques comme hôtes
intermédiaires dans l’eau
douce produisant une larve
infectante
Mauvaises conditions
sanitaires
Comportement humain
(contact avec l’eau et
défécation/urination dans/à
proximité de l’eau)














Helminthiases
transmises par
le sol



Parasites
Mauvaises conditions
sanitaires
Comportement humain
(transmission des œufs
dans l’environnement par
l’intermédiaire de matières
fécales, en marchant pieds
nus, en ne se lavant pas les



Objectifs finaux
de la lutte
Traitement à
l’ivermectine
Éducation sanitaire
pour une
autoprotection
Prise en charge des cas

Élimination
Traitement à
l’albendazole et à
l’ivermectine ou au
diethylcarbamazine
Autoprotection
(moustiquaire)
Éducation sanitaire
pour un changement
du comportement
Amélioration des
conditions d’hygiène
Prise en charge des cas
Traitement au
praziquantel
Prise en charge des
mollusques
Éducation sanitaire
pour un changement
du comportement
Amélioration des
conditions d’hygiène
Approvisionnement en
eau salubre
Hospitalisation des cas
graves
Traitement à
l’albendazole ou au
mébendazole
Éducation sanitaire
pour un changement
du comportement
Amélioration des
conditions d’hygiène

Élimination en
tant que
problème de
santé publique
de par le
monde, d’ici
2020

Lutte contre la
morbidité

Lutte contre la
morbidité
29 | Helen Keller International Trachome



mains, etc.)

Bactérie
Mauvaises conditions
sanitaires
Comportement humain
(absence de nettoyage du
visage)





Approvisionnement en
eau salubre
Traitement (A) à
l’azithromycine
Prise en charge des cas
(CH)
Approvisionnement en
eau salubre pour le
nettoyage du visage
(N)
Amélioration des
conditions d’hygiène
(CE)
Éducation sanitaire
pour un changement
du comportement
30 | Helen Keller International 
Élimination en
tant que
maladie
cécitante de
par le monde,
d’ici 2020
Annexe 3 Le Cadre Conceptuel des Actions Essentielles pour la Nutrition 31 | Helen Keller International Six life cycle contact points
to promote ENA
PREGNANCY: TT, antenatal
visits, iron/folic acid, deworming, anti-malarial, diet,
EBF, risk signs, FP, STI
prevention, safe delivery,
iodized salt
DELIVERY/EARLY NEONATAL: safe delivery, delay
cord clamping, early BF &
EBF, pp vitamin A, iron/folic
acid, diet, FP, STI prevention
IMMUNIZATION:
POSTNATAL AND
FAMILY PLANNING:
EBF, diet, iron/folic acid,
diet, FP, STI prevention,
child’s vaccination
WELL CHILD AND GM/P:
monitor growth, assess and
counsel on BF and CF,
iodized salt, check and
complete vaccination,
Vitamin A, De-worming
vaccinations, vitamin A,
de-worming, BF, CF,
assess and treat infant’s
anemia, FP, and STI
referral
CMAM/CTC & SICK CHILD:,
assess and treat malnutrition per
protocols, monitor growth, RUTF,
counsel on BF & CF, assess and
treat for anemia, check and
complete vitamin A, ORS with zinc,
Immunization/ de-worming
32 | Helen Keller International