Compétences du Cirad sur les forêts tropicales

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Compétences du Cirad sur les forêts tropicales
L’avenir des forêts tropicales
Cirad
L’avenir des forêts tropicales Compétences et savoir faire du Cirad Ce document rassemble 20 fiches couvrant divers aspects des compétences du Cirad sur les forêts, de la forêt naturelle à l’arbre planté. Elles abordent les questions liées tant à l’exploitation raisonnée qu’à la préservation et à la surveillance de ces écosystèmes précieux, sur lesquels reposent en grande partie l’avenir de la biodiversité et celui de notre climat. Plaquette introductive Des recherches au cœur d’enjeux mondiaux L’avenir des forêts tropicales Forêts naturelles Mesurer l’état des forêts tropicales Observation par satellite Phyto‐afri Un atlas forestier interactif en ligne Connaître les arbres pour mieux gérer l’environnement Dynamique des forêts du bassin du Congo Harmoniser et fédérer les dispositifs de suivi à long terme Aménager les forêts tropicales de production Quelques outils d’aide à la décision Plantations et agroforesterie Gérer durablement les plantations forestières Des critères et des indicateurs Caractériser les services environnementaux des forêts plantées L’écologie fonctionnelle Améliorer les systèmes agroforestiers en zone tropicale humide Le cas des cacaoyers et des caféiers Amélioration génétique d’espèces forestières Créer des variétés adaptées aux demandes des partenaires Domestication d’arbres à usages multiples Techniques de multiplication végétative à faible coût Espaces cultivés Retour des arbres dans les espaces cultivés tropicaux La régénération naturelle assistée Paysages multifonctionnels Intégrer la biodiversité et les services écosystémiques dans des espaces ruraux en mosaïque Production durable de charbon de bois en République démocratique du Congo Les jachères arborées enrichies Nouvelles forêts tropicales Valoriser des écosystèmes inédits Valorisation des produits de la forêt La forêt source d’énergie Des filières et des procédés utiles au développement Développer les utilisations des bois tropicaux Caractérisation de la diversité des essences Améliorer la durée de vie des produits en bois Durabilité naturelle et traitement de préservation à faible impact environnemental Caractérisation non invasive des propriétés des bois Conception de méthodes d’analyse vibratoire La viande de chasse en Afrique centrale Une production forestière à valoriser Bibliographie Literature Des recherches au cœur d’enjeux mondiaux
Une production
diversifiée d’excellence
• Les chercheurs du Cirad publient dans des revues
de référence comme Conservation Biology, Global
Change Biology, Forest Ecology and Management,
Annals of Forest Science, Tree Physiology ou Fuel.
• Le Cirad mène une étude prospective sur les forêts
d'Afrique centrale en 2040, avec l'appui du cabinet
Futuribles.
• Les chercheurs animent régulièrement des sessions lors de grands congrès mondiaux comme
celui de l'Union internationale des instituts de
recherches forestières (IUFRO), à Séoul en 2010, le
8e Congrès forestier mondial en 2009 à Buenos
Aires, ou le deuxième congrès mondial d’agroforesterie en 2009 à Nairobi.
• Le Cirad fait partie de groupes d'experts
mondiaux sur des espèces majeures de plantation
comme l'eucalyptus ou le teck.
• Il publie régulièrement des notes d’orientation
qui contribuent aux débats mondiaux comme la
REDD+ et les paiements pour services environnementaux.
• Le Cirad est précurseur dans le domaine de
l’exploitation forestière à faible impact.
• Il possède une expertise unique en matière
de caractérisation des bois tropicaux.
• Le Cirad travaille en partenariat avec de nombreux centres de recherche internationaux comme
l'IUFRO, le Cifor, l’Icraf, etc.
• Les chercheurs publient régulièrement des
ouvrages de référence, comme Arbres, arbustes et
lianes des zones sèches d’Afrique de l’Ouest (Michel
Arbonnier, Coed. MNHN-Quae, 2009), le Manuel
de référence pour l’installation de dispositifs
permanents en forêt de production dans le Bassin
du Congo (Nicolas Picard et Sylvie Gourlet-Fleury,
Comifac, MAE), ou Utilisation des bois de Guyane
dans la construction (Michel Vernay et Sylvie
Mouras, Quae, 2009).
• Le Cirad édite Bois et Forêts des Tropiques,
revue scientifique et technique référencée dans le
Web of Knowledge (http://bft.cirad.fr/).
La recherche sur les forêts tropicales
au Cirad c'est :
• Plus de 50 ans d'expérience
Contacts
• UR Biens et services des
écosystèmes forestiers tropicaux
[email protected]
• 13 unités de recherches
pays, dont les trois
…grands bassins forestiers tropicaux de la planète
• UR Production et valorisation
des bois tropicaux
[email protected]
• Plus de 100 projets en cours concernant les forêts
• UMR Ecologie fonctionnelle
et biogéochimie des sols
et agroécosystèmes
[email protected]
• Des agents dans plus de
50
• UR Biomasse-énergie
[email protected]
www.cirad.fr
© Cirad, février 2011
• UR Diversité génétique
et amélioration
des espèces forestières
[email protected]
• Près de 150 chercheurs
Clairière marécageuse dans le nord
du Congo © C. Doumenge, Cirad
L’avenir des forêts tropicales
Des écosystèmes à préserver et à valoriser pour le développement
Loin de l'illusion d'une jungle vierge à protéger sans autre considération, les recherches
du Cirad sur les forêts tropicales confirment chaque jour les fonctions sociale, économique et
écologique essentielles de ces écosystèmes. La vie quotidienne de près d'un milliard d'êtres
humains en dépend.
Une approche variée et interdisciplinaire
Les recherches menées au Cirad sur les forêts tropicales sont
variées et complémentaires, aussi bien dans les thèmes
et les disciplines que dans la présence géographique et les
types d'actions. Les chercheurs travaillent avec les
petits exploitants, le secteur privé, les pouvoirs
publics et jusque dans les instances de gouvernance
internationale. Cette approche globale donne une
légitimité à leur présence dans les grands débats
mondiaux.
Des intérêts contradictoires à concilier
Les forêts concernent de nombreux acteurs, aux
intérêts et aux perceptions souvent contradictoires.
Les recherches du
Cirad visent à concilier
développement humain et respect des écosystèmes.
Il joue ainsi souvent un rôle de médiateur entre les
différents opérateurs. La programmation scientifique est
toujours construite avec les partenaires. Ce principe
d’action place le Cirad au cœur des problématiques des pays
partenaires.
De la forêt naturelle
à l’arbre planté,
les recherches
du Cirad au cœur
d’enjeux mondiaux
Concilier production et conservation
des écosystèmes
Les besoins en biens et services issus des écosystèmes forestiers tropicaux augmentent. Pour répondre
au mieux à cette demande, les chercheurs du Cirad
travaillent à améliorer les modes de gestion concertée des forêts, qu’elles soient naturelles ou plantées.
• Aménager durablement les forêts naturelles
• Mettre à profit ces nouveaux écosystèmes que
...sont les forêts dégradées
• Promouvoir une intensification écologique
...des forêts plantées
• Gérer les interactions entre forêts et agricultuture, organiser les paysages
• Développer l’agroforesterie dans les espaces
....agricoles
Projet Makala Afrique centrale
Il s’agit de tester différentes techniques pour approvisionner durablement en bois-énergie les 10 millions
d’habitants des villes de Kinshasa et
Kisangani, tout en limitant l’impact
sur les forêts (Europ Aid).
[email protected]
makala.cirad.fr/
© R. Peltier
Rivière et forêt humide au Kivu, République démocratique du Congo.
© C. Doumenge, Cirad
Valoriser les produits de la forêt pour
améliorer les niveaux de vie au Sud
Le Cirad développe plusieurs axes de recherche
visant à optimiser l’utilisation du bois. Les scientifiques s’intéressent aussi aux produits forestiers non
ligneux (protéines animales, résines, fruits, latex...)
qui constituent un levier de développement économique et social pour les populations locales.
• Caractériser les bois tropicaux et valoriser
…les essences peu utilisées
• Consolider les filières de produits non-ligneux
Projet Floresta Em Pé - Brésil
Au cœur de l'Amazonie brésilienne,
ce projet analyse l’impact de l’exploitation sur le renouvellement de la forêt
et évalue d’un point de vue social
et économique les partenariats entre
entreprises forestières et communautés
d’agriculteurs (FFEM).
[email protected]
www.florestaempe.com.br/
© P. Sist
Projet CoForChange Bassin du Congo
Comment les forêts du bassin du
Congo vont-elles évoluer sous l'effet
du changement climatique et de la
pression humaine ? Les réponses
obtenues grâce à ce projet devraient
permettre d’améliorer l'efficacité des
politiques publiques et des programmes de conservation de la biodiversité
(Era-Net BiodivERsA, ANR, NERC).
[email protected]
www.coforchange.eu/fr/
© C. Doumenge
De la forêt naturelle
à l’arbre planté,
les recherches
du Cirad au cœur
d’enjeux mondiaux
Concilier production et conservation
des écosystèmes
Les besoins en biens et services issus des écosystèmes forestiers tropicaux augmentent. Pour répondre
au mieux à cette demande, les chercheurs du Cirad
travaillent à améliorer les modes de gestion concertée des forêts, qu’elles soient naturelles ou plantées.
• Aménager durablement les forêts naturelles
• Mettre à profit ces nouveaux écosystèmes que
...sont les forêts dégradées
• Promouvoir une intensification écologique
...des forêts plantées
• Gérer les interactions entre forêts et agricultuture, organiser les paysages
• Développer l’agroforesterie dans les espaces
....agricoles
Projet Makala Afrique centrale
Il s’agit de tester différentes techniques pour approvisionner durablement en bois-énergie les 10 millions
d’habitants des villes de Kinshasa et
Kisangani, tout en limitant l’impact
sur les forêts (Europ Aid).
[email protected]
makala.cirad.fr/
© R. Peltier
Rivière et forêt humide au Kivu, République démocratique du Congo.
© C. Doumenge, Cirad
Valoriser les produits de la forêt pour
améliorer les niveaux de vie au Sud
Le Cirad développe plusieurs axes de recherche
visant à optimiser l’utilisation du bois. Les scientifiques s’intéressent aussi aux produits forestiers non
ligneux (protéines animales, résines, fruits, latex...)
qui constituent un levier de développement économique et social pour les populations locales.
Mieux satisfaire les besoins locaux
en énergie renouvelable
Outre le carbone stocké par les arbres, les forêts
remplissent quantité de services contribuant à
réduire la vulnérabilité des populations au changement climatique. Le Cirad étudie le rôle crucial
des forêts pour faire face à l’un des plus grands défis
de notre siècle.
Charbon de bois, agrocarburants, électricité
produite à partir de biomasse, le bois est une source
d’énergie renouvelable et d’avenir pour toutes les
sociétés du monde. Mais c’est d’ores et déjà la
première ressource énergétique dans les pays du
Sud. L’organisation locale durable de cette filière au
bénéfice des populations est un des axes prioritaires
du Cirad.
• Imaginer les moyens d’adaptation des sociétés
...et des politiques publiques
• Comprendre et anticiper les dynamiques………
...des écosystèmes face au changement climatique
• Mieux quantifier le carbone stocké par les forêts,
les plantations et les systèmes agroforestiers,
analyser la mise en œuvre d’outils économiques
(REDD+, PSE, MDP) et concevoir de nouveaux
instruments, plus efficaces et équitables
Ce projet cherche à limiter la déforestation en
développant des plans d’aménagement et de gestion des
ressources naturelles collaboratifs et équitables.
Ces objectifs impliquent une réorganisation
institutionnelle des questions foncières et des politiques
environnementales (Europ Aid). [email protected]
Au cœur de l'Amazonie brésilienne,
ce projet analyse l’impact de l’exploitation sur le renouvellement de la forêt
et évalue d’un point de vue social
et économique les partenariats entre
entreprises forestières et communautés
d’agriculteurs (FFEM).
[email protected]
www.florestaempe.com.br/
Projet Guyafor - France, Guyane
Projet CoForChange Bassin du Congo
Comment les forêts du bassin du
Congo vont-elles évoluer sous l'effet
du changement climatique et de la
pression humaine ? Les réponses
obtenues grâce à ce projet devraient
permettre d’améliorer l'efficacité des
politiques publiques et des programmes de conservation de la biodiversité
(Era-Net BiodivERsA, ANR, NERC).
[email protected]
www.coforchange.eu/fr/
© C. Doumenge
• Améliorer l’approvisionnement des populations
...du Sud en bois-énergie
• Optimiser, adapter les procédés de conversion
• Concevoir les agrocarburants du futur
Projet CoLUPSIA - Indonésie
• Caractériser les bois tropicaux et valoriser
…les essences peu utilisées
• Consolider les filières de produits non-ligneux
Projet Floresta Em Pé - Brésil
© P. Sist
Renforcer les services rendus par les forêts
face au changement climatique
Projet PES-MIX Madagascar, Mexique
Les objectifs de ce projet sont l’évaluation de l’efficacité et de l’équité
de différents dispositifs de paiements
pour services environnementaux (PSE)
et l’analyse de leurs interactions avec
d’autres instruments de gestion des
territoires (ANR).
[email protected]
© C. Cornu
Il s’agit de construire un réseau de
dispositifs permanents destinés notamment à l’estimation précise du stockage
de carbone des forêts guyanaises.
Il permettra à la Guyane et à toute la
région de se doter d’un outil précieux
pour la surveillance des forêts, les
actions en faveur de l’adaptation aux
changements climatiques et l‘aménagement territorial (Contrat de plan
Etat-Région). [email protected]
www.ecofog.gf/fr/labos/Guyafor.htm
© Cirad
Projet CAFNET – Amérique
centrale, Afrique de l’Est, Inde
Ce projet vise à promouvoir les systèmes
agroforestiers à base de caféiers en
proposant des méthodes d’évaluation
des services écosystémiques
et des voies de valorisation
de ces services au bénéfice
des producteurs (Europ Aid).
[email protected]
www.ifpindia.org/Managing-Biodiversityin-Mountain-Landscapes.html
© D. Hubert
Une production
diversifiée d’excellence
• Les chercheurs du Cirad publient dans des revues
de référence comme Conservation Biology, Global
Change Biology, Forest Ecology and Management,
Annals of Forest Science, Tree Physiology ou Fuel.
• Le Cirad mène une étude prospective sur les forêts
d'Afrique centrale en 2040, avec l'appui du cabinet
Futuribles.
• Les chercheurs animent régulièrement des sessions lors de grands congrès mondiaux comme
celui de l'Union internationale des instituts de
recherches forestières (IUFRO), à Séoul en 2010, le
8e Congrès forestier mondial en 2009 à Buenos
Aires, ou le deuxième congrès mondial d’agroforesterie en 2009 à Nairobi.
• Le Cirad fait partie de groupes d'experts
mondiaux sur des espèces majeures de plantation
comme l'eucalyptus ou le teck.
• Il publie régulièrement des notes d’orientation
qui contribuent aux débats mondiaux comme la
REDD+ et les paiements pour services environnementaux.
• Le Cirad est précurseur dans le domaine de
l’exploitation forestière à faible impact.
• Il possède une expertise unique en matière
de caractérisation des bois tropicaux.
• Le Cirad travaille en partenariat avec de nombreux centres de recherche internationaux comme
l'IUFRO, le Cifor, l’Icraf, etc.
• Les chercheurs publient régulièrement des
ouvrages de référence, comme Arbres, arbustes et
lianes des zones sèches d’Afrique de l’Ouest (Michel
Arbonnier, Coed. MNHN-Quae, 2009), le Manuel
de référence pour l’installation de dispositifs
permanents en forêt de production dans le Bassin
du Congo (Nicolas Picard et Sylvie Gourlet-Fleury,
Comifac, MAE), ou Utilisation des bois de Guyane
dans la construction (Michel Vernay et Sylvie
Mouras, Quae, 2009).
• Le Cirad édite Bois et Forêts des Tropiques,
revue scientifique et technique référencée dans le
Web of Knowledge (http://bft.cirad.fr/).
La recherche sur les forêts tropicales
au Cirad c'est :
• Plus de 50 ans d'expérience
Contacts
• UR Biens et services des
écosystèmes forestiers tropicaux
[email protected]
• Près de 150 chercheurs
• 13 unités de recherches
pays, dont les trois
…grands bassins forestiers tropicaux de la planète
• UR Production et valorisation
des bois tropicaux
[email protected]
• Plus de 100 projets en cours concernant les forêts
• UMR Ecologie fonctionnelle
et biogéochimie des sols
et agroécosystèmes
[email protected]
• Des agents dans plus de
50
• UR Biomasse-énergie
[email protected]
www.cirad.fr
© Cirad, février 2011
• UR Diversité génétique
et amélioration
des espèces forestières
[email protected]
Mesurer l’état
des forêts tropicales
Observation par satellite
n des outils utilisés au Cirad pour caractériser
la forêt est la télédétection. A partir d’images
satellite, l’activité photosynthétique est mesurée
continuellement. De nombreuses informations
peuvent être déduites de l’analyse de cette activité. Ici, ce sont
les caractéristiques spatiales et temporelles des paysages forestiers
qui sont cartographiées. En parallèle, les impacts humains sur la forêt sont
mesurés afin d’évaluer les dégâts occasionnés lors des travaux miniers
ou forestiers.
© V. Gond, Cirad
U
© V. Gond, Cirad
Cartographier les forêts
du monde
© CNES
A
mérique du Sud (nord de l’Amazonie).
Une année de mesure quotidienne du
Aperçu de la forêt nord-amazonienne
en Guyane. © V. Gond, Cirad
satellite SPOT-VEGETATION a permis
de déceler dans la forêt amazonienne une
organisation spatiale reliée à la qualité de la forêt (structure et composition différentes,
illustrées ici par les tons de vert). Les paysages non forestiers sont représentés en jauneorange (savane), en brun (agriculture) et en bleu (marécage, rivière). Ces données ont permis
de reconnaître des profils marquant les stades de développement végétal. Ces stades
constituent la phénologie (chute et mise en place des cohortes de feuilles par exemple), qui
est ainsi documentée. On comprend alors un aspect du fonctionnement des paysages
forestiers nord-amazoniens. Cette compréhension est fondamentale dans l’estimation
de l’assimilation du carbone atmosphérique, par exemple.
Contact
Valéry Gond
Cirad, UR Biens et services
des écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus International
de Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
© CNES, J. Betbeder, Ecole supérieure
d’agriculture d’Angers.
Afrique (forêts inondées du bassin du Congo).
En s’appuyant sur le même principe de mesure, les forêts
inondées de la cuvette du bassin du Congo sont ici
analysées. Les tons de vert marquent des variations entre des
forêts constamment, temporairement ou occasionnellement
inondées. Ces mesures combinées avec des données radar
permettent d’avoir de plus amples informations sur l’altitude
et la hauteur des peuplements. On accède ainsi à une
information capitale dans la compréhension de
l’organisation spatiale forestière d’une région inaccessible
(éloignement, trouble politique).
© CNES
Mesurer les impacts
des activités humaines
en forêt tropicale
Reconstruire la dynamique des paysages
agricoles. Au Brésil, la dynamique des fronts
pionniers est très rapide. Son observation
minutieuse avec des données à haute
résolution (pixel de 20 ou 30 m de côté)
permet de mesurer les changements des
pratiques agricoles (déforestation, jachères, friches,
etc.).
Surveiller les pratiques forestières. La détection
des pistes forestières lors de l’exploitation des forêts
en Afrique centrale est un outil important dans
l’estimation des dégâts causés par les forestiers.
On cartographie les impacts liés à la création des
Aspect d’un front pionnier, Brésil. © V. Gond, Cirad pistes d’accès, mais aussi les impacts d’abattage des
arbres (identification et évaluation des trouées
d’abattage). Ces techniques sont des outils potentiels dans la surveillance des pratiques
forestières liées à la certification des bois.
Impact de l’activité minière (plateau des Guyanes). Sur le plateau des Guyanes, dans le
nord de l’Amazonie, l’impact des activités d’orpaillage a des conséquences importantes sur
l’environnement et la société. Les pollutions par le mercure et par la turbidité des cours
d’eau entraînent des dysfonctionnements dans l’écosystème forestier, mais aussi des
perturbations sur la santé des populations riveraines. Cette action est menée sous la
houlette du WWF en partenariat avec l’ONF.
Vue de la forêt sur le site
expérimental de la forêt de Yoko,
République démocratique du Congo.
© V. Gond, Cirad
Partenaires
• Amazonie :
Guyane :
ONF, Office national
des forêts
WWF, Fonds mondial
pour la nature
World Wide Fund for Nature
IRD,
Institut de recherche pour le
développement
Brésil :
Embrapa
université du Para.
• International :
ATBC, Association for Tropical
Biology and Conservation.
© Cirad, février 2011
• Afrique :
réseaux scientifiques
de l’Ofac,
Observatoire
des forêts d’Afrique centrale
Centre commun
de recherche de la
Commission européenne.
Vue aérienne d’un site d’orpaillage
illégal en Guyane. © S. Linarés
© CNES
www.cirad.fr
Phyto-afri
Un atlas forestier interactif
en ligne
a gestion durable des forêts nécessite une
connaissance améliorée des ressources. Dans
ce but, l’atlas Phyto-afri rassemble, sur un
site web, l’ensemble des données scientifiques concernant les espèces forestières d'Afrique
tropicale humide. Il constitue un support clé pour des
stratégies de protection d’espèces et d’exploitation raisonnée
des ressources en bois.
© Ch. Doumenge, Cirad
L
Gérer durablement
la biodiversité forestière
L
Fleur de Fernandoa ferdinandi
(Bignoniaceae), parc national de
l’Ivindo, Gabon. © C. Doumenge, Cirad
’exploitation raisonnée des bois
d'œuvre tropicaux en Afrique
occidentale et centrale requiert
la mise en œuvre de politiques
d’exploitation et de conservation des
ressources naturelles. Leur application
fait appel à des connaissances scientifiques
et techniques 1) pour le développement
de plans d’aménagement forestier, 2) pour la
régénération assistée des forêts exploitées ou
dégradées, 3) pour le contrôle et la régulation de
l’exploitation des espèces, 4) pour la traçabilité des grumes et
l’identification de leur origine ou 5) pour l’évaluation des
statuts de conservation des espèces. Les acteurs en charge
de la gestion des forêts et de la biodiversité ont donc
besoin d’outils informatifs regroupant l’ensemble
de ces données.
Des connaissances accessibles gratuitement
De nombreuses informations sur les arbres exploités pour leur bois ont été collectées par
les botanistes, écologistes et forestiers (herbiers, relevés floristiques, inventaires forestiers
à différentes époques…). Malheureusement, ces connaissances, hétérogènes et souvent
dispersées, restaient difficilement accessibles aux gestionnaires et décideurs.
Contacts
Charles Doumenge
Cirad
UR Biens et services
des écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus international
de Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Hervé Chevillotte
IRD
UMR Origine, structure
et évolution de la
biodiversité
[email protected]
http://phyto-afri.ird.fr/
Pour valoriser ces informations, notamment sur les arbres exploités
dans les forêts d’Afrique occidentale et centrale, le Cirad a
développé des bases de données. Ces bases concernent des
dispositifs de recherche forestière, des inventaires forestiers, ou des
traits de vie des espèces forestières.
Pour faciliter la diffusion de ces connaissances, le Cirad et l’IRD, en
collaboration avec le Muséum national d’histoire naturelle et
plusieurs institutions africaines, ont créé Phyto-afri, un atlas
forestier en ligne. Ce projet a été financé par le ministère français
des Affaires étrangères et européennes et par le projet Sud Expert
Plantes.
La responsable de pépinière
d’une société forestière
près de jeunes plants de moabi, région de Kribi,
Cameroun. © C. Doumenge, Cirad
Phyto-afri est un site web, interactif et convivial,
dédié aux arbres des forêts d’Afrique tropicale
humide. Il regroupe des informations sur une
centaine d’espèces botaniques dans plus d’une
vingtaine de pays africains. Il offre la possibilité aux
utilisateurs de réaliser des cartes adaptées à leurs
besoins, à différentes échelles. Il permet, par
exemple, de croiser les données sur les espèces avec
diverses couches thématiques (végétation, altitude,
climat…). Il fournit aussi d’autres données
complémentaires : référentiel taxonomique, fiches
de synthèse des traits de vie par espèce, illustrations
in situ ou d’échantillons d’herbiers, cartes
complémentaires (variation de l’abondance
numérique dans certaines régions où les données sont
disponibles, modélisation des enveloppes climatiques,
cartes de répartition complémentaires), flores
numérisées, références bibliographiques, glossaire.
Partenaires
• MNHN, Muséum national
d’histoire naturelle,
France
• The Royal Botanic Gardens,
Royaume-Uni
• Institut de recherche
agricole pour
le développement, Herbier
national du Cameroun
Des usages diversifiés
Le site Phyto-afri permet en particulier :
• de vérifier facilement l’origine géographique d’espèces proches ;
• de comparer les cartes de répartition de plusieurs espèces et de calculer leurs aires de
répartition respectives ;
• d’analyser au cours du temps les changements d’aires de répartition des espèces en
fonction de l’impact humain (exploitation) ou des changements climatiques ;
• d’étudier les relations phytogéographiques entre les espèces et d’en identifier les
déterminants environnementaux ;
• d’évaluer les statuts de conservation des espèces sur la base d’un ensemble de données
complémentaires rarement mobilisées dans les évaluations ;
• d’identifier des espèces adaptées dans le cadre de projets de reforestation...
Les données présentées sont améliorées et étendues en permanence (numérisation de
nouvelles données, intégration de données et d’iconographies de nouveaux partenaires,
rédaction en cours de fiches de synthèse sur les traits écologiques des espèces, etc.).
© Cirad, février 2011
Page d’accueil du site Phyto-afri.
Phyto-afri est donc un atlas forestier en constante évolution, à l’écoute des besoins des
utilisateurs. Il constitue un outil au service des politiques d’exploitation et de conservation
des ressources naturelles en Afrique occidentale et centrale.
www.cirad.fr
• Direction générale
de la recherche scientifique
et technique, Herbier
national du Congo
• Centre national
de la recherche scientifique
et technologique, Gabon
• Université de Bangui,
laboratoire de botanique,
République centrafricaine
• Université de Dakar,
Herbier de l’Institut
fondamental d’Afrique noire,
Sénégal
• Université de Lomé,
Herbier national du Togo
• Université d’Abidjan,
Centre national
de floristique, Côte d’Ivoire
© D. Louppe, Cirad
Connaître les arbres
pour mieux gérer
l’environnement
es arbres font partie de notre vie. Ils fournissent du
bois pour construire nos maisons, fabriquer nos
meubles, nous chauffer ou imprimer livres et
journaux. Ils offrent des fruits et des feuilles pour
nous nourrir, des fibres pour les tissus et cordages, des extraits
pour teindre les vêtements ou tanner les cuirs, des substances
médicamenteuses, etc. Ils structurent aussi nos lieux de vie en
fournissant de l’ombre, en clôturant nos terres, en nous protégeant des
vents et de l’érosion. Ils favorisent l’infiltration dans le sol des eaux de pluie
qui alimentent les sources de nos rivières et nos nappes phréatiques.
L
D
ans la forêt équatoriale, on trouve
fréquemment plus d’une centaine
d’espèces d’arbres sur un même
hectare. Or tous ces arbres n’ont pas le même
comportement et n’offrent pas les mêmes
services. Il est donc prioritaire de bien les
connaître, d’appréhender leur diversité et la
diversité de leurs propriétés pour mieux les
utiliser et mieux gérer les forêts pour l’avenir.
Profil d’identification d’un baobab.
© Ligneux du Sahel
Le Cirad attache une grande importance à la
reconnaissance des espèces et à la connaissance
de leurs usages. Voici quelques exemples.
Un logiciel simple de reconnaissance botanique
En conclusion d’une quinzaine d’années de travail sur le terrain, Michel Arbonnier a
publié un guide pratique sur les « Arbres, arbustes et lianes des zones sèches d’Afrique
de l’Ouest ». Mais l’identification précise des 361 espèces traitées dans ce guide s’avère
difficile pour les non botanistes, surtout quand les arbres ne sont pas en fleurs.
Une équipe du Cirad a mis au point un logiciel d’aide à l’identification des arbres
sahéliens : le cédérom « Ligneux du Sahel ». Son système graphique permet de construire
un portrait robot de l’arbre à partir de caractères facilement observables même en
l’absence de fleurs ou de feuilles. En fin de parcours, il propose une ou plusieurs espèces
correspondant aux critères observés. Des photographies et les descriptions botaniques
permettent alors d’identifier précisément la plante récoltée. Contact : M. Arbonnier
Contacts
Michel Arbonnier
Dominique Louppe
Cirad
UR Biens et services
des écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus international
de Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
[email protected]
[email protected]
Pierre Détienne
Cirad
UR Bois tropicaux
73 rue Jean-François Breton
34398 Montpellier Cedex 5
[email protected]
Une encyclopédie sur les plantes utiles
d’Afrique
Un programme international regroupant des centres de
recherche africains et européens, Prota, rassemble les
données éparses sur les quelques 8 000 plantes
utilisées en Afrique pour les rendre accessibles dans
une encyclopédie. Au sein d’Agropolis international,
le Cirad est partenaire du programme Prota (Ressources végétales
d’Afrique tropicale) pour les arbres de la forêt dense. A la différence des publications
classiques, les entrées principales de l’encyclopédie sont les usages des plantes et leurs
propriétés. Viennent seulement ensuite leur description, leur croissance, leur écologie,
la manière de les cultiver, de transformer les produits et leurs perspectives d’utilisation
pour l’avenir. Cette encyclopédie est accessible à http://www.prota.org
Contact : Dominique Louppe
Présentation des usages
médicinaux de l’arbre à pain
sur un sentier botanique
en Guadeloupe. © D. Louppe, Cirad
Reconnaissance des bois
Aspidosperma album jacq.
Aspidosperma cylindrocarpon Muell Arg.
Coupes anatomiques du bois
de deux espèces de Aspidosperma
(forêt amazonienne). © Cirad
Le commerce des bois tropicaux est en pleine mutation :
le bois provient de plus en plus de forêts gérées
rationnellement et certaines espèces fragiles sont interdites
d’exploitation et de commercialisation. Comment reconnaître
le bois des espèces protégées ? Grâce à l’anatomie des bois.
Le bois est constitué de fibres, de vaisseaux et de parenchyme
dont les arrangements, la taille et les caractéristiques varient
d’une espèce à l’autre, ce qui permet de reconnaître l’espèce
botanique dont provient le bois. Le Cirad s’attache depuis de
nombreuses années, au sein d’Atlas, à décrire précisément
l’anatomie des bois tropicaux des différents continents.
L’anatomie des bois permet aussi de déterminer, à partir de
restes anciens, quelles espèces étaient utilisées par l’homme
il y a plusieurs centaines ou milliers d’années.
Pour ces identifications, le Cirad s’appuie sur une
collection de bois (xylothèque) riche de plus
de 34 000 échantillons venants de
toutes les régions tropicales du
globe.
Contact : Pierre Détienne
Fruits de Sterculia,
un genre qui produit du bois de qualité.
© C. Doumenge, Cirad
Partenaires
• World Agroforestry Centre
(ICRAF), Kenya
• Makerere University,
Ouganda
• National Herbarium and
Botanic Gardens of Malawi
Parc botanique
et zoologique de
Tsimbazaza, Madagascar
• Centre national de la
recherche scientifique
et technologique, Gabon
• Centre national
de semences forestières,
Burkina Faso
• Forestry Research Institute
of Ghana
• Agropolis International,
France
• Royal Botanic Gardens,
Kew, Royaume-Uni
• Wageningen University,
Pays-Bas
© Cirad, février 2011
• PROSEA Association,
Indonésie
• MNHN, Muséum national
d’histoire naturelle, France
www.cirad.fr
Dynamique
des forêts du bassin
du Congo
© S. Gourlet-Fleury, Cirad
Harmoniser et fédérer les dispositifs
de suivi à long terme
A
fin de préserver les forêts à long terme, la
réforme des codes forestiers des Etats d’Afrique
centrale (1994-2002) a rendu obligatoire
l'élaboration de plans d’aménagement. Ces
plans définissent des règles de prélèvement durable de la ressource en
bois en s’appuyant sur une double connaissance : l’état de la ressource à
exploiter et sa dynamique prévisionnelle, l’enjeu étant de ne pas prélever davantage
que ce qui peut être produit. Les dispositifs bien adaptés à la détermination des paramètres de
dynamique forestière sont très peu nombreux dans le bassin du Congo. Le Cirad propose son appui
pour harmoniser les protocoles, en collaboration étroite avec les opérateurs.
L’enjeu
des aménagements
A
vec 220 millions d’hectares de forêt tropicale, le
bassin du Congo est le
deuxième massif forestier tropical
du monde et le plus grand réservoir de biodiversité en Afrique.
Partagé entre six pays, il compte
actuellement 80 millions d’habitants. Le développement éconoEntandrophragma angolense (Tiama des forestiers).
© S. Gourlet-Fleury, Cirad
mique des pays africains ne peut
se concevoir sans l’exploitation
de leur forêt naturelle, l’une de leurs richesses majeures. Le défi consiste donc à concilier
développement économique et préservation des biens et des services fournis par les forêts,
en assurant leur gestion durable. Début 2011, sur environ 50 millions d’hectares de forêts
concédés à des compagnies forestières, une trentaine de millions sont engagés dans une
dynamique d’aménagement durable.
Contacts
Sylvie Gourlet-Fleury
Cirad
UR Biens et services
des écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus international
de Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Nicolas Picard
Cirad/Cenarest
BP 4035, Libreville
Gabon
[email protected]
L
a généralisation des plans
d’aménagement nécessite la
mise en place de dispositifs de
suivi de long terme, dans lesquels
les arbres sont inventoriés et mesurés individuellement à intervalles
de temps réguliers. Les protocoles
actuellement utilisés par les compagnies forestières sont souvent
mal adaptés aux objectifs poursuivis et souffrent d’un manque de
normalisation qui rend très difficiles les comparaisons nationales et
Rivière et forêt humide au Kivu, République démocratique du Congo.
régionales. Une harmonisation des
© C. Doumenge, Cirad
pratiques de mise en place et de
suivi des dispositifs bénéficierait pourtant à l’ensemble des opérateurs de la gestion forestière.
Sur la base des données recueillies et analysées depuis 1982 sur le dispositif sylvicole
expérimental de M’Baïki, en République centrafricaine, dispositif classique de « première
génération », le Cirad a conçu, à la demande de la Comifac, un référentiel scientifique et
technique. Il propose des systèmes « de seconde génération », adaptés aux besoins des utilisateurs et au contexte de chaque concession forestière.
Choisir les types de dispositifs
L
’état de la ressource est établi à partir d’inventaires systématiques à grande échelle, alors que sa dynamique est extrapolée
à partir du suivi de dispositifs de long terme, de taille limitée.
La taille et la forme des dispositifs dépendent des objectifs visés, et
de la précision que l’on souhaite obtenir sur le résultat des analyses. Les exigences sont d’autant plus élevées que les opérateurs
souhaitent s’engager dans une démarche de certification. Plusieurs
options sont possibles, qui sous-tendent des investissements
humains et financiers différents. Le dispositif « idéal » comprend :
• des sentiers permettant de suivre certaines espèces d’arbres jugées prioritaires – intérêt commercial ou patrimonial -, à raison de 200 individus par espèce ; les informations recueillies permettent d’effectuer des prédictions à court terme (une trentaine d’années) sur leur évolution ;
Nombre d’arbres / ha de diamètre
supérieur à 50 cm
• des parcelles de taille réduite, au total une vingtaine d’hectares, dans chaque grand type de formation forestière identifié à l’échelle nationale, dont tous les arbres sont inventoriés et mesurés ;
les informations recueillies permettent d’effectuer des prédictions à court, moyen et long terme de l’évolution des espèces
les plus abondantes, prioritaires ou non, mais aussi d’autres
caractéristiques importantes comme la richesse et la diversité
spécifiques et le stock de carbone aérien ;
Années
Reconstitution du stock exploitable
de Sapelli après exploitation à M’Baïki.
La zone grisée représente l’intervalle
de confiance autour de la prédiction.
(d’après Picard et al., 2008)
• des parcelles de très grande taille (plusieurs centaines d’hectares), permettant d’inventorier à intervalle régulier (quelques
années) les espèces prioritaires lorsqu’elles sont peu abondantes ; les informations recueillies permettent d’effectuer des prédictions à moyen et long terme sur leur évolution.
Forêt expérimentale
de la réserve forestière
de Yoko dans la région
de Kisangani en
République démocratique
du Congo.
Les croix blanches
localisent les arbres
faisant l’objet de mesures.
© CNES et V. Gond,
Cirad
Selon une option minimale, les arbres des espèces exploitées sont suivis à court
terme, le long de sentiers parcourus tous les deux ans. Dans une option intermédiaire, les sentiers sont complétés par des parcelles en plein inventoriées au
même rythme. L'option idéale leur ajoute un inventaire en plein des espèces
exploitées, tous les 5 ans, sur environ 400 ha. Elle suppose des investissements
plus lourds, envisageables pour la recherche, ou la mise en commun d’intérêts
régionaux…
M’Baïki : un dispositif
de référence
L
e dispositif sylvicole expérimental de
M’Baïki a été mis en place en 1982
par le ministère centrafricain des
Entandrophragma utile
(Sipo des forestiers).
Eaux et forêts, en association avec le Cirad,
© S. Gourlet-Fleury, Cirad
dans les forêts classées de Boukoko et de
La Lolé. Constitué de 10 parcelles permanentes de 4 hectares, il permet d’étudier la
dynamique – croissance, mortalité, recruPlan des parcelles de Boukoko,
tement – des peuplements forestiers
à proximité de M’Baïki, République
centrafricaine. © V. Freycon, Ciradd
soumis à différents régimes de perturbation : perturbations naturelles (parcelles témoins), exploitation forestière, exploitation forestière suivie
d’éclaircie. Il est ainsi possible de quantifier la dynamique de renouvellement des stocks d’espèces
commerciales ou fournissant des produits forestiers non ligneux (chenilles, écorces…), de la diversité
floristique et des stocks de carbone, en fonction de ces différents régimes. Ce dispositif constitue un
patrimoine et un référentiel utiles à tous les opérateurs de la gestion forestière. Il a permis d’attirer l’attention sur la faiblesse de reconstitution des effectifs de certaines espèces majeures comme l’Ayous ou le
Sapelli. Il a également permis de réfléchir aux meilleures méthodes d’estimation de la dynamique des
espèces et des peuplements dans la région.
Vers un observatoire régional
de la dynamique forestière
L
e Cirad mobilise actuellement ses partenaires scientifiques, institutionnels et financiers autour du
projet DynAfFor, qui propose de mettre en place, à
l'échelle du bassin du Congo, un outil global de suivi de
l'impact de l'exploitation sur la dynamique des forêts
denses humides. Il reposera sur un réseau cohérent de
dispositifs permanents adaptés aux capacités techniques
et financières des compagnies forestières et aux besoins
des administrations. Il rendra possibles les comparaisons
régionales indispensables au suivi scientifique des effets,
sur les forêts, des principaux facteurs de l'environnement
(sol, climat, réserve en eau …) et de leurs interactions
avec l’exploitation forestière.
Prospecteurs forestiers au pied d’un grand
Entandrophragma angolense
(Tiama des forestiers), au Sud-Cameroun.
© C. Doumenge, Cirad
Ce réseau impliquera les principaux acteurs de la
gestion et de la recherche forestière des pays concernés
du bassin du Congo.
Piptadeniastrum africanum
(Dabéma des forestiers).
© S. Gourlet-Fleury, Cirad
Pose d’un trait
de peinture pour le suivi
du diamètre du tronc.
© R. Peltier, Cirad
Partenaires
Les trouées
dans la canopée
stimulent la régénération
et la croissance des arbres.
© S. Gourlet-Fleury, Cirad
• AFD, Agence française
de développement
• ATIBT, Association technique
internationale des bois tropicaux
• Bureaux d'études (FRM, Terea,
ONFI…) et sociétés forestières
• CIFOR, Center for International
Forestry Research
• COMIFAC, Commission
des Ministres des forêts
d’Afrique centrale
Raphiales en forêt
camerounaise.
© S. Gourlet-Fleury, Cirad
Picard N., Gourlet-Fleury S.
2008. Manuel de référence
• SCAC, Service d’action
culturelle et de coopération
pour l'installation de dispositifs permanents en forêt de
• Partenaires privés et publics
du projet européen
CoForChange financé par l’ANR,
le NERC et l’ERA-Net BiodivERsA
(www.coforchange.eu)
production dans le Bassin du
00339816/fr/
© Cirad, février 2011
Congo. Yaoundé, COMIFAC,
http://hal.cirad.fr/cirad-
• GxABT, Gembloux AgroBioTech,
Belgique
• Ministères des Eaux et forêts,
universités et centres
de recherche des pays concernés
(Cameroun, Congo,
Gabon, RCA, RDC)
Pour en savoir plus
265 p. Téléchargeable à :
• FFEM, Fonds français pour
l’environnement mondial
www.cirad.fr
Aménager
les forêts tropicales
de production
©P. Sist,, Cirad
Quelques logiciels d’aide à la décision
util privilégié de la gestion durable, le plan
d’aménagement cherche le plus souvent à concilier
la production de bois et la conservation des
multiples services rendus par la forêt. Le Cirad a
développé une expertise unique en la matière. Il propose des méthodes et
des outils d’aide à l’aménagement, fondés sur des scénarios comparatifs et des
itinéraires techniques adaptés au cadre législatif et réglementaire de chaque pays. Ces outils
offrent aux acteurs concernés, publics ou privés, les moyens de faire les choix de gestion les plus
pertinents face aux enjeux actuels.
O
Concilier production
et conservation
A
u cœur des négociations sur le climat et sur
la biodiversité, la gestion durable des
ressources forestières revêt aujourd’hui une
importance capitale. Les plans d’aménagement
forestier cherchent à concilier la production de
bois, la valorisation des produits forestiers non
ligneux, la conservation de la biodiversité, les
pratiques, et les attentes des populations locales.
L’expertise du Cirad dans la conception et la mise
en œuvre de méthodes de gestion durable des
Numérisation des inventaires pour
forêts est largement reconnue. Il intervient auprès
l’aménagement, République centrafricaine.
© D. Hubert, Cirad
des Etats pour les accompagner lors de l’élaboration
de leurs normes nationales en matière
d’aménagement et d’exploitation. Il participe à l’élaboration d’itinéraires techniques adaptés qui
s’adressent à l’administration forestière, aux bureaux d’études prestataires de services ou aux
entreprises devant aménager leurs concessions.
Plus particulièrement destiné aux entreprises forestières, un ensemble de solutions informatiques
permet d'analyser les données afin d’en dégager des informations qualitatives nouvelles qui
serviront de base aux décisions tactiques et stratégiques.
Contacts
Guillaume Cornu
UR Biens et services des
écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus international de
Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]irad.fr
Jean-Marc Roda
Cirad, UR Bois tropicaux
Forest Research Institute
Malaysia
Techno-economics Program
52109 Kepong-Selangor
Darul Ehsan –Malaisie
[email protected]
Elaborer le plan d’aménagement avec TF Suite
La suite logicielle TF Suite prend en compte les normes d’inventaires et
d’aménagement des forêts d’Afrique centrale. Elle se fonde aussi sur des modèles qui,
couplés à des systèmes d’information géographique, permettent de raisonner les plans
d’aménagement sur des bases biologiques. Ses différents modules aident à effectuer
les opérations suivantes :
• saisie et apurement des données d’inventaires, traitement statistique ;
• analyse spatiale des données et aide au découpage en unités forestière de gestion ;
• prédiction de l’évolution des peuplements et de la reconstitution de la ressource
forestière en fonction des choix d’aménagement.
© G. Cornu, Cirad
Evaluer la valeur de la ressource
forestière avec Foreco
Foreco est un logiciel de calcul de rentabilité d’un peuplement
forestier, naturel ou artificiel. A partir d’un échéancier, des
recettes et des dépenses passées, observées et prévues
pour un peuplement quelconque, il permet de calculer le
taux interne de rentabilité et le bénéfice net actualisé. Il
permet d’estimer la valeur du fonds et celle du peuplement
à n’importe quel âge, selon les méthodes de la valeur d’avenir,
de coût de revient, de Vinçonneau, ou de la méthode combinée (versions française,
anglaise, espagnole et portugaise).
Planifier le réseau d’évacuation des bois avec Pistes
Le logiciel Pistes est dédié à la planification d’un réseau optimisé de pistes de débardage.
L’objectif est de réduire l'impact de l’exploitation par la recherche d'un compromis entre coût
économique d’implantation et impact environnemental des ouvertures. A partir d’informations
sur la topographie, la position des routes, des cours d’eau et des arbres, le logiciel dessine un
réseau de pistes qui minimise l’impact des ouvertures et des déplacements d’engins. Il laisse
une large place à l’expertise de l’opérateur pour affiner le travail.
Les premiers résultats obtenus en Guyane avec l’ONF montrent que l’on peut gagner près de
30% sur la longueur totale de pistes par rapport à un réseau implanté de manière traditionnelle.
Le logiciel va être testé au Gabon dans le cadre du projet d’appui à l’aménagement de petits
permis forestiers gabonais.
Tester sa stratégie d’aménagement
avec Stratefi
Stratefi est un progiciel d’aide à la décision stratégique et au
pilotage à long terme d’une entreprise d’exploitation et de
transformation du bois sous les tropiques. Cet outil permet
de simuler toutes les facettes de l’activité industrielle, depuis
Sciage des grumes (et équipement
la gestion de la concession jusqu’à la commercialisation du
réglementaire des bûcherons) en Amazonie.
produit fini. Il est paramétré sur mesure pour chaque
© P. Sist, Cirad
entreprise qui l’utilise et s’adapte à tous les cas de figures.
Les simulations peuvent couvrir des durées de plus de 25 ans. Elles permettent d’évaluer, de
comparer, de tester une infinité de stratégies différentes, et donc la viabilité industrielle et
financière d’une stratégie d’aménagement et de gestion de la ressource, la rentabilité de
différents types d’investissement ou de transformation, la sensibilité de l’entreprise à différents
scénarios d’évolution des prix des intrants, des cours, des taxes…
© Cirad, février 2011
Formation
Les meilleurs résultats de recherche, les plans d’aménagement les plus pertinents, les meilleures
décisions politiques ne sont applicables que si l’ensemble des acteurs concernés en sont
parfaitement informés. Le Cirad appuie les écoles forestières, participe aux sessions de
formation continue organisées par l’ATIBT, accueille des étudiants et des chercheurs et assure
conseil et formation auprès des professionnels du secteur privé et des administrations.
www.cirad.fr
Mesure du diamètre d’un arbre destiné
à l’exploitation. © P. Sist, Cirad
Partenaires
• ATIBT, Association
technique internationale
des bois tropicaux, France
• Bureaux d'études
(FRM, TEREA)
• Sociétés forestières
(IBNG, SBL)
• Ministères des forêts ou
de l’environnement des pays
concernés
• ONF, Office national
des forêts, France
• CIFOR, Center for
International Forestry
Research, Indonésie
• FRIM, Forest Research
Institute Malaysia, Malaisie
• IFP, Institut français de
Pondichéry, Inde
• Embrapa, Empresa Brasileira
de Pesquisa Agropecuária,
Brésil
Projets
• Parpaf, Projet d'appui à la
réalisation de plans
d'aménagement forestier
(AFD), RCA
• PAPPFG, Projet
d’aménagement des petits
permis forestiers gabonais
(AFD, Etat gabonais, FFEM,
sociétés forestières)
© D. Louppe, Cirad
Gérer durablement les
plantations forestières
Des critères et des indicateurs
es fonctions écologiques, économiques et sociales
des forêts naturelles font l’objet de législations
et de Principes, critères, indicateurs et
vérificateurs (PCIV) de gestion durable. Cet
objectif de bonne gestion s’étend maintenant aux plantations
forestières tropicales intensives. Il s’applique également aux
plantations diversifiées. Le Cirad accompagne les politiques et les
différents acteurs dans la conception de modalités de gestion adaptées
aux forêts plantées tropicales.
L
Quels critères et indicateurs
pour les plantations ?
D
Les plantations d'acacia (légumineuse)
contribuent à la production de bois énergie
et à la restauration de la fertilité du sol à
Mampu, RDC. © R. Peltier, Cirad
epuis le sommet mondial de Rio, de
multiples processus internationaux
tentent de définir le concept de
durabilité des écosystèmes et des forêts et de le
caractériser. La durabilité des forêts est ainsi
évaluée selon des critères non seulement
économiques, sociaux et écologiques, mais
aussi politiques et institutionnels.
Jusqu’à présent, l’opinion internationale s’était
plus intéressée aux forêts naturelles qu’aux plantations forestières. Pourtant, paradoxalement,
ce sont les plantations les plus intensives (Afrique du Sud, Brésil) qui, les premières, ont
entrepris des démarches de certification leur apportant un avantage concurrentiel. A côté de
ces massifs importants, une dynamique de plantation extrêmement variée s’est développée
en zone intertropicale. Plantations industrielles ou d’enrichissement, agroforesterie
villageoise ou agro-industrielle, régénération naturelle, restauration des écosystèmes
perturbés, foresterie périurbaine contribuent ainsi à la production durable de biens et
services, marchands et non marchands. Les questions liées à l’approvisionnement en bois
énergie des villes, au changement climatique et au captage du carbone ont élargi à tous ces
types de plantations la nécessité de Principes, critères, indicateurs et vérificateurs (PCIV) de
gestion durable.
Contact
Jean-Noël Marien
Cirad
UR Biens et services des
écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus international de
Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Un processus mis en œuvre en République du Congo
Un projet en République du Congo avec l’Organisation internationale des bois
tropicaux (OIBT) a conduit le Cirad et ses partenaires à définir des PCIV adaptés
aux spécificités des plantations forestières du pays. Le travail a consisté à :
• ne conserver que les PCIV des forêts naturelles applicables aux plantations
forestières : ceux-ci ont été réécrits et adaptés ;
• ajouter des éléments qui conviennent aux plantations forestières : ils tiennent
compte des référentiels existants (FSC, Forest Stewardship Council, TLTV,
Timber Legality, Traceability and Verification, FLEGT, Forest Laws Enforcement,
Governance and Trade).
Une liste de PCIV a ainsi été établie, référencée et validée lors de tests de terrain, puis
d’ateliers, jusqu’au plus haut niveau de l’administration nationale. Elle est cohérente avec
celles des plantations régionales et des forêts naturelles du pays. Mais la notion de
plantation, prise au sens large, apporte des innovations par rapport aux forêts naturelles.
Cette démarche enrichit consiPrincipes, critères, indicateurs et vérificateurs applicables
aux plantations forestières au Congo.
dérablement les référentiels
existants. Elle marque le début Principes
Vérificateurs
Critères
Indicateurs
d’une nouvelle dynamique et
Qualitatifs
Qualitatifs
Quantitatifs
d’une politique active pour les Qualitatifs
plantations du Congo. Pour Bases
Renforcent
Variable élémentaire
Mesure permettant
et détaillent
susceptible d’être intégrée de valider
répondre aux défis majeurs fondamentales
au système de contrôle
un indicateur
de gestion durable les principes
de la gestion forestière
posés au pays (gestion des forêts, des forêts
6
27
79
création
d’une
ressource 1 Politique
32
68
2 Biens et services 8
renouvelable,
changements 3 Ecologie
4
15
45
5
21
60
climatiques, libéralisation de 4 Social
l’économie et du foncier, etc.),
les services d’Etat, notamment, devront s’éloigner de leur rôle traditionnel d’opérateur
pour se focaliser plutôt sur l’appui aux individus, structures, organisations ou projets
développant des plantations.
L’éducation, enjeu majeur pour une
gestion durable des plantations
forestières
L’éducation, un enjeu majeur de la gestion
durable des forêts. Arboretum de Kisantu, RDC.
© J.N. Marien, Cirad
En accord avec une société de plantation
industrielle, exploitation locale de perches à usage
agricole, Maroc. © R. Peltier, Cirad
© Cirad, février 2011
S’il semble facile de planter un arbre, réussir une
plantation dans la durée suppose une technicité et
un suivi précis. Tendre vers une gestion durable est
l’objectif incontournable de tout projet de
plantation forestière, et la mise en œuvre des PCIV
sur des bases consensuelles doit devenir une réalité.
La recherche forestière finalisée est concernée au
premier chef par la gestion durable des
plantations. Les institutions, centres et
laboratoires universitaires devraient définir,
avec l’aide les tutelles, une stratégie concertée
pour répondre aux questions de recherche
posées par ce domaine. Cela implique un
renouveau
complet
des
formations
académiques et professionnelles.
Le Cirad dispose de l’expérience et des
compétences scientifiques nécessaires pour
répondre à toutes ces questions.
www.cirad.fr
Chargement de billons
d’eucalyptus en plantation
industrielle d’eucalyptus, Congo
© D. Louppe, Cirad
Partenaires
• OIBT, Organisation
internationale des bois
tropicaux (projet PD/367/05),
Japon
• CRDPI,
Centre de recherche sur la
durabilité des plantations
industrielles,
Congo
• EFC, Eucalyptus Fibres
Congo
• Meddef, ministère de
l’Environnement,
du développement durable,
de l’économie forestière
Congo
• Service national
de reboisement, Congo.
© Y. Nouvellon, Cirad
Caractériser les services
rendus par les forêts
plantées
L’écologie fonctionnelle
C
omment, à la fois, préserver les forêts natives
tropicales, lutter contre les changements
climatiques et satisfaire les besoins grandissants en
bois ou en énergie ? Les forêts plantées, outre leur
vocation économique, remplissent certaines de ces fonctions. Elles
jouent notamment un rôle majeur dans la fertilité des sols, la
séquestration du carbone atmosphérique et le cycle de l'eau. L'écologie
fonctionnelle vise à comprendre les lois biologiques et physiques qui
assurent la pérennité de ces systèmes. Elle permet d'améliorer les pratiques, qui
renforcent leurs fonctions environnementales.
Caractériser les flux
de matière et d’énergie
L
es changements climatiques et les
pressions sur les terres risquent
d’augmenter la dégradation et la fragmentation des forêts naturelles et, avec
elles, la perte des fonctions et des services
qu’elles remplissent. Face à ces menaces,
les plantations forestières et les systèmes
agroforestiers sont appelés à jouer un
Caféiers sous ombrage d’Erythrina poeppigiana
rôle croissant, à condition d’être gérés
(légumineuse), Costa Rica © O. Roupsard Cirad
durablement.
L’objectif est de renforcer les impacts positifs des écosystèmes forestiers plantés sur
l’environnement, tout en remédiant à leurs effets négatifs:
• Impacts positifs : souvent établies sur sols pauvres, les plantations forestières contribuent
aux besoins des populations et du marché (ex : elles représentent 5% des surfaces de forêts,
mais 35% de la production ligneuse exploitée). Elles réduisent les pressions sur les forêts
naturelles pour la production de bois. Elles peuvent améliorer les sols et la biodiversité des
zones dégradées, filtrer/épurer les eaux de drainage, jouer un rôle dans les équilibres
climatiques, etc.
• Principaux risques : les plantations forestières sont plus sensibles que les forêts naturelles
aux problèmes phytosanitaires. Une production intensive peut provoquer une baisse, à
terme, de certaines ressources naturelles (eaux de surface et nappes phréatiques, nutriments
des sols), une perte de biodiversité lorsque les plantations succèdent à des forêts naturelles
exploitées, des impacts paysagers si les massifs sont plantés sur de grandes surfaces.
Contacts
Jean-Pierre Bouillet
Jean-Michel Harmand
Cirad
UMR Eco&sols
2 Place Viala - Bât.12
34060 Montpellier Cedex 2
France
[email protected]
[email protected]
Etude de l’impact de la réduction des pluies et de la
fertilisation (K) sur plantation d’Eucalyptus grandis, Brésil
© J-P. Laclau, Cirad
L'écologie fonctionnelle étudie les
fonctions des organismes en interaction
avec leur environnement. Cette discipline
est mise en œuvre par le Cirad pour
caractériser le fonctionnement des
plantations forestières et des systèmes
agroforestiers, et les impacts environnementaux associés. Une approche
écosystémique,
appuyée
sur
une
méthodologie et des outils propres, permet
d’étudier de manière dynamique les flux
d'eau, de carbone et d’éléments minéraux.
Caractérisation des sols jusqu’à
6 m de profondeur sur le site atelier
du Brésil. © J.P. Laclau, Cirad
Un réseau de dispositifs dans les grands systèmes forestiers
tropicaux
L’expertise du Cirad couvre un réseau unique de sites ateliers, où il étudie avec ses
partenaires les processus-clés de fonctionnement : eucalyptus et savane au Congo,
eucalyptus en plantations pures et multispécifiques au Brésil, hévéa en Thaïlande, systèmes
agroforestiers à caféiers au Costa Rica. Les études portent sur :
• les déterminants des cycles de l’eau et du carbone et des émissions de gaz à effet de serre
(sensibilité de la production primaire et de la respiration du sol au changement climatique,
impact des pratiques culturales sur la matière organique du sol, etc.) ;
• les déterminants des cycles de nutriments contribuant à une meilleure utilisation des
ressources du sol (rôle des espèces végétales, des peuplements complexes et de leur mode
de gestion dans la biodisponibilité des nutriments et l’évolution des bilans minéraux) ;
• la modélisation du fonctionnement des systèmes sol-plante sous l’effet des changements
globaux et des pratiques culturales et la spatialisation des bilans de C, d’eau et de
nutriments.
Ces recherches sont nécessaires pour optimiser les pratiques culturales, par exemple pour
équilibrer les bilans minéraux (gestion de la matière organique, utilisation de plantes
fixatrices d’azote, fertilisation raisonnée).
Quelques résultats
© Cirad, février 2011
• Pour préserver les ressources en eau et en nutriments, dans le cas de plantations
d’eucalyptus, il est préférable d’entretenir des plantations fortement productives sur des
surfaces réduites, avec un apport adéquat de fertilisants, plutôt que des plantations
extensives sur de plus grandes surfaces.
• Au Brésil, l’évapotranspiration des plantations d’eucalyptus en phase mature est égale
aux précipitations ; de ce fait, la recharge des nappes phréatiques diminue par rapport à un
couvert de pâturages ; il faut donc aménager le territoire avec des espaces non boisés entre
les plantations.
• Au Sahel, les acacias africains augmentent la
séquestration de carbone et d'azote dans le sol et
la biodisponibilité de l'azote pour les cultures.
• Dans les systèmes agroforestiers avec caféiers,
le couvert forestier, en régulant le microclimat,
réduit la transpiration des caféiers et rend la
culture moins sensible au changement
climatique.
alyser les
que pour an
itif lysimétri
os
sp
d
di
ra
Ci
un
e d’
clau,
Mise en plac
sol. © J-P. La
solution du
éléments en
Mesure de la respiration du sol
en plantation d’hévéas, Thaïlande
© P. Thaler, Cirad
Partenaires
• Projets français et européens :
Intens&Fix (ANR) ;
Carboafrica et Climafrica (UE)
ULCOS (UE) ; CAFNET
(EuropeAid)…
• Projets bilatéraux : Soil and
carbon balance of rubber
ecosystem (PHC Thaïlande) ;
Eucflux (entreprises
brésiliennes) …
• Organismes de recherche et
universités européens, nordet sud-américains, africains,
asiatiques
• Partenaires des dispositifs de
recherche en partenariat :
Thaïlande (hévéa); Costa-Rica
(systèmes agroforestiers) ;
République du Congo
(eucalyptus), Brésil
(eucalyptus)
• Réseaux nationaux et
internationaux : Ore F-ORE-T,
Cifor, Fluxnet, AsiaFlux, Irrdb,
Ngara
www.cirad.fr
© D. Snoeck, Cirad
Améliorer les systèmes
agroforestiers en zone tropicale
humide
Cas des cacaoyers et des caféiers
n zone tropicale humide, les systèmes agroforestiers
(SAF) associent aux arbres forestiers des cultures
pérennes (café, cacao, fruitiers...), ou encore des
cultures vivrières ou de l’élevage. Ces SAF sont issus
d’une part, de forêts naturelles dans lesquelles une partie de la
végétation d’origine a été substituée par des arbres producteurs
ou des cultures, d’autre part, de la replantation d’arbres après
défriche de la forêt pour des cultures vivrières. Ces modes
d’exploitation aboutissent après quelques années à un système
complexe de productions multiples.
Dans un contexte de diminution des terres disponibles, de pression
démographique rurale, de crise alimentaire, de limites atteintes par
l’intensification conventionnelle de l’agriculture et de changement climatique,
l’agroforesterie offre des perspectives intéressantes. Améliorer la gestion des systèmes
agroforestiers, assurer leur durabilité environnementale, technique et sociale représente un enjeu
important pour la recherche et le développement.
E
Contacts
Le fonctionnement des SAF à base
de cacaoyers ou de caféiers
L
es SAF de caféiers et de cacaoyers constituent
une forme traditionnelle de production, dont le
fonctionnement s’apparente à celui d’une forêt.
Ces systèmes produisent moins de café et de cacao à
l’hectare qu’une culture pure, mais en contrepartie :
• leur conduite exige moins de travail, de pesticides et
d’engrais chimiques ;
• les agriculteurs en tirent d’autres productions destinées à
Cacaoyer « Nacional », Equateur.
© M. Dulcire, Cirad
l’autoconsommation ou à la commercialisation : fruits,
cola, huile et vin de palme, produits médicinaux, huiles
essentielles, fourrage, bois d’œuvre, produits d’artisanat, d’emballage, etc.
• ils offrent une gamme de services pour l’environnement : conservation de la biodiversité,
préservation de la fertilité des sols et des ressources en eau, prévention de l’érosion, stockage
du carbone, etc.
• ils constituent des biens sociaux et culturels : patrimoine familial, national et international,
esthétique des paysages, lieux sacrés, etc.
Didier Snoeck
UPR Performance des systèmes
de cultures pérennes
Avenue Agropolis
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Philippe Vaast
UMR Eco&Sols
2 place Viala - Bât. 12
34060 Montpellier Cedex 2
France
[email protected]
Michel Dulcire
UMR Innovation
73 rue J.-F. Breton
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Les cacaoyers et les caféiers sont deux espèces de sous-bois,
l’ombrage des autres espèces associées leur est donc
naturellement favorable (régulation du microclimat, apport de
matière organique). Mais l’ombrage peut aussi avoir des effets
défavorables, en créant des conditions propices aux maladies,
par exemple. C’est en réglant le niveau d’ombrage que
l’agriculteur équilibre les effets favorables et défavorables.
Ainsi dans les cacaoyères agroforestières, l’ombrage réduit
l’incidence des insectes, mais il favorise la pourriture des
cabosses. Dans les caféières agroforestières, l’ombrage
prolonge la période de maturation des fruits, qui améliore la
qualité du café, mais il réduit la production.
Améliorer la durabilité des SAF
Le Cirad conduit des recherches pour améliorer les performances des systèmes
agroforestiers. La compréhension et l'accompagnement du développement des SAF
impliquent la participation des producteurs et de leurs organisations, des
transformateurs, conseillers techniques, intermédiaires, industriels et décideurs
publics.
La recherche s’intéresse à la capacité des paysans à innover et à faire évoluer leurs
métiers. Le Cirad travaille donc avec eux, dans l’objectif d’améliorer durablement les
niveaux de vie des populations. Différentes études sont menées sur les SAF :
• les savoirs locaux, les stratégies et les pratiques des acteurs ;
• les processus d’innovation technique (pratiques culturales, association de différentes
plantes pour réduire la pression parasitaire, évolution des filières) ;
• les services environnementaux qu’ils procurent et leur impact paysager.
Compte tenu de la complexité des interactions entre les différentes espèces associées, le
Cirad développe des modèles d’associations agroforestières pour stabiliser, voire
augmenter les revenus des agriculteurs et réduire la vulnérabilité de ces écosystèmes face
aux changements climatiques.
La recherche face
aux changements
© Cirad, février 2011
Le Cirad analyse la contribution de
l’agroforesterie à la viabilité des systèmes
d’activité des ménages face aux facteurs de
changement
(économiques,
climatiques,
environnementaux), en Afrique subsaharienne,
en Amérique centrale, en Inde et à Madagascar.
L’analyse comparée des différentes histoires
locales permet aux chercheurs de :
• mesurer l’impact des SAF sur les économies
Association caféier-érythrine, Costa Rica.
© P. Vaast, Cirad
familiales, le patrimoine foncier, l’environnement ;
• évaluer la flexibilité des systèmes d’activité
familiaux face aux changements : diversification des productions, modes de gestion de
l’agrobiodiversité, valorisation de services environnementaux ;
• construire avec les producteurs des réponses techniques et économiques face aux
évolutions régionales et internationales ;
• questionner les modèles de développement promus par les politiques publiques ;
• apporter des recommandations dans la définition des critères et des labels écologiques.
Caféiers en Côte-sous-le-Vent,
Guadeloupe. © M. Dulcire, Cirad
Partenaires
• Pôle de compétence
en partenariat Grand-Sud
Cameroun
• Bangor University, School
of the Environment and
Natural Resources, United
Kingdom
• CATIE, Centro Agronómico
Tropical de Investigación y
Enseñanza, Costa Rica
• IRAG, Institut de recherche
agronomique de Guinée,
Guinée
• ICRAF, World Agroforestry
Centre, Kenya
• KEFRI, Kenya Forestry
Research Institute, Kenya
• Université d’Antananarivo,
Madagascar
• Université de Makerere,
Ouganda
• Université du Ghana
www.cirad.fr
• University of Agricultural
Sciences, Bangalore, India
Amélioration génétique
d’espèces forestières
Créer des variétés adaptées
aux demandes des partenaires
L
© J.M. Bouvet, Cirad
a demande en bois et produits forestiers non ligneux
ne cesse de croître et de se diversifier (aliments,
médicaments, pâte à papier, charbon de bois,
énergie de substitution…). Pour les plantations
forestières, l’enjeu est d’exploiter la diversité génétique pour
fournir des variétés améliorées, tout en assurant la pérennité des
plantations et en limitant l’impact sur l’environnement. Dans ce
but, le Cirad met au point des stratégies d’amélioration génétique et des
processus de sélection multicritères permettant d’obtenir des variétés
adaptées aux besoins de ses partenaires publics ou industriels.
L’expertise du Cirad
Fécondation contrôlée pour la réalisation
d’hybride d’eucalyptus. © J.M. Bouvet, Cirad
Le Cirad intervient à tous les stades des programmes d’amélioration et de
multiplication des espèces forestières :
• analyse des stratégies d’amélioration génétique d’espèces de plantation
• conseil et appui pour les techniques de création variétale
• conseils en marquage moléculaire pour la gestion des ressources génétiques
• conseils pour la production en masse de variétés forestières pour les plantations
industrielles (multiplication par semences, bouturage, culture in vitro)
• analyse et mise au point de stratégies de conservation d’espèces forestières
menacées
• mise en œuvre de plans de production de semences (réseaux de peuplements
semenciers, vergers à graines, etc.)
Produits et outils
• Variétés de clones d’eucalyptus (co-propriété Cirad-CRDPI, République du Congo)
• Variétés de teck
• Méthode de phénotypage par spectrométrie (propriétés physiques, mécaniques et chimiques
du bois ; résistance aux champignons et termites ; constituants des fruits ; constituants lipidiques
du karité)
• Plate-forme de simulation et d’analyse des schémas d’amélioration
Eucalyptus
Les recherches en amélioration génétique de l'eucalyptus menées par le Cirad ont fortement
contribué au développement des plantations industrielles de production de bois de pâte en
République du Congo.
Contact
Jean-Marc Bouvet
UR Diversité génétique
et amélioration
des espèces forestières
Campus international de
Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Prélèvement de copeaux pour des analyses
des propriétés chimiques du bois d’eucalyptus.
© J. M. Bouvet, Cirad
Un important gain génétique a été réalisé avec
les hybrides Eucalyptus urophylla x E. grandis. Ils se
caractérisent par une bonne adaptation, une forte
croissance avec un tronc droit et bien cylindrique, un
bois de meilleure qualité et une bonne aptitude au
bouturage. Les clones sont issus d’un schéma
d’amélioration incluant des techniques de sélection
précoce au champ. Un processus de bouturage
industriel a été développé pour la production de plants.
Il permet d’optimiser la qualité et le nombre de
boutures, atteignant chaque année 625 millions
de boutures par hectare de parc multiplicatif, contre
24 000 précédemment.
L’ensemble de ces techniques a permis de réduire le
cycle de création variétale de 12 à 7 ans. D’autre part, la
production en plantation est passée de 7 m3/ha/an avec
les espèces pures, à 20-25 m3/ha/an avec ces clones
d’hybrides.
Vitroplants de teck. © D. Louppe, Cirad
Pour optimiser la production, le Cirad apporte
également son expertise sur l’impact des conditions
de culture (qualité du sol, densité de plantation ….) sur
les caractères de croissance et la morphologie des
eucalyptus.
Plantation d’eucalyptus.
© D. Louppe, Cirad
Partenaires
Teck
• CRDPI, Centre de
recherche sur la durabilité et
la productivité des
plantations industrielles,
République du Congo
Le Cirad travaille à l’amélioration génétique du teck en
collaboration avec des partenaires et des dispositifs
expérimentaux en Asie et en Afrique. Le teck est en effet une
espèce de plus en plus convoitée pour les qualités de son bois.
Pour accélérer la sélection de variétés améliorées, le Cirad a
développé des marqueurs moléculaires, la technique de
spectroscopie proche infrarouge et la détermination chimique
des extractibles. Il dispose ainsi d’outils clés pour le suivi des
recombinaisons génétiques entre arbres sélectionnés et la
prédiction précoce des propriétés physico-chimiques du bois
de teck (densité, retrait/dilatation, saturation des fibres,
composés phénoliques, durabilité naturelle…).
Le programme d’amélioration génétique du teck, mené en
partenariat avec la Sodefor (Côte d’Ivoire), a conduit à la
création de variétés améliorées pour les plantations. En
parallèle, une technique de bouturage horticole et de
micropropagation de masse a été développée. Ainsi, la
production de millions de vitroplants et la commercialisation
de clones de teck, sélectionnés âgés, sont assurées.
• FOFIFA, Centre national de
la recherche appliquée au
développement rural,
université d'Antananarivo,
Département des Eaux et
forêts, Madagascar
• FOSA, Forestal Oriental SA,
Uruguay
• ICSB, Yayasan Sabah Group,
Malaisie
• Inra, CNRS, université de
Toulouse, France
Plantation de tecks améliorés en
Côte d’Ivoire. © G. Chaix, Cirad
L’expertise du Cirad en termes de production en masse de variétés forestières est également
à l’origine de collaborations ponctuelles au Brésil, Costa Rica et Colombie, pour améliorer
la production industrielle de vitroplants de teck.
• Société Vallourec, France
• Sodefor, Société de
développement des forêts,
Côte d’Ivoire
• Université de Lomé, Togo
© Cirad, février 2011
Espèces agroforestières
Le Cirad s’est investi dans les processus de domestication des espèces forestières
productrices de fruits (karité), gérées dans les milieux agroforestiers en Afrique. Il a
notamment mieux caractérisé la production fruitière et la qualité des produits (acides gras
et vitamines), et contribué à définir des variétés paysannes et à caractériser leur production
en corps gras.
www.cirad.fr
Fruits de karité.
© M.T. Allafort, Cirad
Domestication d’arbres
à usages multiples
Techniques de multiplication
végétative à faible coût
e premier objectif est de régénérer sans moyens
dispendieux les espaces forestiers des régions
méditerranéennes ou tropicales semi-arides.
Les techniques proposées, très facilement
assimilables par les populations rurales, leur permettent
de régénérer les ligneux les plus appréciés, devenus rares. Le
deuxième objectif est de permettre aux ruraux ou aux
tradithérapeutes de sélectionner et de multiplier eux-mêmes des
clones performants pour certaines espèces à usages multiples
(médicinales, fruitières sauvages, etc.) en vue de leur domestication.
© R. Bellefontaine, Cirad
L
Assurer le maintien
d’espèces vitales
D
ans la plupart des zones semi-arides, la
ressource ligneuse est surexploitée. Les
causes sont multiples, mais invariables :
front pionnier agricole et arrivée de migrants,
cheptel croissant sur une superficie réduite,
feux de brousse occasionnés par les
apiculteurs ou les chasseurs. Les semis naturels
ne survivent que quelques mois, puis
Initiation au greffage, Maroc.
disparaissent presque tous (plus de 95 %) au
© R. Bellefontaine, Cirad
cours des mois de sécheresse. Les semis en
pépinière et les plantations industrielles sont par ailleurs trop onéreux, sauf dans de rares
cas, lorsque les femmes d’un village décident de planter des espèces locales par semis
de graines « tout venant » sur des surfaces réduites et de les protéger par une clôture. Les
paysans mettent également en œuvre des techniques de multiplication végétative à faible
coût pour domestiquer des têtes de clones qu’ils ont sélectionnées. Ces techniques
servent à assurer le maintien à petite échelle d’espèces locales vitales ou de clones
appréciés. Elles sont simples et économiques : induction du drageonnage, bouturage de
segments de racines, marcottage terrestre et macrobouturage. D’autres techniques,
comme le marcottage aérien et le bouturage classique, demandent une formation d’une
journée ; le greffage et le bouturage herbacé (sous brouillard artificiel) exigent des
connaissances plus approfondies. Les équipements sont financièrement supportables par
ces collectivités.
Contact
Ronald Bellefontaine
Cirad
UR Génétique forestière
Campus international de
Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Induction du drageonnage,
marcottage et bouturage
Tête de clone d’arganier (Argania spinosa) mobilisée
ex situ par greffage. © R. Bellefontaine, Cirad
Drageon sur une racine de Diospyros mespiliformis
(ébénier d’Afrique, espèce fruitière et médicinale)
au nord du Cameroun. © R. Bellefontaine, Cirad
Les drageons, obtenus souvent après
blessure de racines, sont des pousses
aériennes néoformées sur des racines situées
en général entre 5 et 15 cm de profondeur.
Ils peuvent se rencontrer jusqu’à 80 mètres
de l’arbre-mère (Prunus avium, Sorbus
torminalis). L'aptitude au drageonnage est
variable selon les espèces. Par exemple, plus
de 310 ligneux africains drageonnent.
D’un segment de racine (bouture), extrait et
replacé dans un substrat adéquat, on peut
aisément obtenir un arbre (par exemple
pour les chênes-lièges, Sclerocarya birrea,
Detarium microcarpum, etc). D’autres
ligneux
ont
des
branches
basses
qui s'enracinent (marcottage terrestre)
lorsqu'elles sont ensevelies ou en contact
avec le sol (Alchornea cordifolia marcotte
jusqu'à 10 mètres). Ces techniques
permettent de rajeunir les têtes de clone
(ortets) sélectionnées par des générations
d’agriculteurs et de les propager dans leurs
champs.
Marcotte aérienne de Solanecio mannii,
(usage médicinal), Ouganda.
© Q. Meunier, université de Gembloux.
© Cirad, février 2011
Premières étapes
d‘une domestication :
l’arganier au Maroc
Dans les régions semi-arides
du sud-ouest marocain, aucune
variété d’arganier n'a été
domestiquée à ce jour. Le Cirad
Fruits de Diospyros mespiliformis, au Burkina. © M. Arbonnier, Cirad
est parvenu à mobiliser des
génotypes âgés de 200 à 400 ans
par greffage et marcottage aérien. Le bouturage herbacé sous brouillard artificiel a
permis également de tirer profit de la grande variabilité remarquée sur le terrain.
Parallèlement, en améliorant les techniques de pépinière, il a également été montré
que les portoirs hors-sol à conteneurs cannelés de type WM permettent l’auto-cernage
des racines et favorisent la formation d’un système de racines denses, qui améliore le
taux de reprise sur le terrain et la croissance juvénile. Dans ces conditions, on pourra
raccourcir les mises en défens, faire accepter par les agriculteurs-éleveurs des mises en
défens très courtes de périmètres régénérés à base de clones plus performants et
commencer ainsi progressivement la domestication de têtes de clones aux
caractéristiques remarquables, reconnues et préservées par les riverains.
Partenaires
• Inera, Institut
de l'environnement
et de recherches agricoles
Burkina Faso
• Université de Ngaoundéré,
Cameroun
• INRAN, Institut national
de recherches agronomiques
du Niger
• Centre régional
de recherches forestières
de Marrakech et université
de Marrakech, Maroc
• Université de Lomé, Togo
www.cirad.fr
Retour des arbres
dans les espaces cultivés
tropicaux
La régénération naturelle assistée
© R. Peltier, Cirad
L
a régénération naturelle assistée (RNA) est
utilisée au Sahel depuis plus de vingt ans. Cette
méthode a permis de reconstituer des systèmes
agroforestiers complexes sur des centaines de
milliers d’hectares (Niger, Nord-Cameroun, etc.), avec la
contribution du Cirad. Elle pourrait être appliquée en zone
tropicale humide, où la forêt est défrichée à grande échelle par
abattis-brûlis, laissant la place après culture à des jachères à
Chromolaena odorata, très pauvres en biodiversité. En République
démocratique du Congo (RDC), sur le plateau Batéké, le projet européen
Makala a testé les méthodes de RNA dans les derniers lambeaux de forêts galerie, avec
les populations.
Contacts
Choix des arbres à conserver
L
orsqu’un agriculteur veut mettre en
culture une parcelle de forêt ou
de jachère arborée, il lui est conseillé de
défricher d’abord le sous-bois. Avec l’aide
d’un agent du projet, il évalue rapidement
Sélection d’arbres avant le défrichement d’une
parcelle sur les rebords du plateau Batéké,
le potentiel des ligneux présents. Il s’interroge
en RDC. © R. Peltier, Cirad
ainsi sur les espèces qu’il souhaite conserver,
pour leur rôle fertilisant ou pour leurs productions (chenilles, fruits, bois de chauffage,
bois d’œuvre, pharmacopée, etc.). Il évalue l’abondance de chaque espèce et s’interroge
sur les individus pouvant être sauvegardés lors de l’abattage, de la mise à feu, puis de
la mise en culture. Fort de cette réflexion, il sélectionne les arbres à conserver, en
essayant de les répartir au mieux dans l’espace, avec au moins un arbre par espèce utile,
tout en évitant l’ombrage excessif (suivant les houppiers, une densité de 100 arbres/ha
assure un recouvrement d’environ 25%). Chaque arbre à conserver est identifié par
une corde ou un anneau de peinture.
Régis Peltier
UPR Ressources forestières
Campus international
de Baillarguet,
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Pierre Proces
ULG/Gembloux
Agro-Bio Tech, Belgique
Projet Makala
57, Avenue des Sénégalais
Kinshasa-Gombé
R.D. Congo
[email protected]
http://makala.cirad.fr
Défrichement sélectif et mise en culture
Les arbres non marqués sont abattus, puis sciés ou débités pour produire du charbon.
La base des arbres à conserver est dégagée sur un rayon de 2 mètres. Les branchages
rémanents ne sont brûlés qu’après 2 ou 3 pluies (50 mm). Les dégâts d’abattage et
le passage du feu réduisent la densité à environ 60 arbres/ha. La parcelle est semée
en céréales (maïs, etc.). Trois mois plus tard, les céréales sont récoltées et le manioc
bouturé. La parcelle est alors sarclée.
L’agriculteur sélectionne les repousses d’arbres qu’il veut garder (semis, rejets
ou drageons) et les désigne par un piquet. Cela est particulièrement utile dans
les trouées sans grands arbres. Les jeunes arbres conservés sont éclaircis, élagués par
l’équipe de sarclage. Ils se développent après la récolte du manioc, pendant le cycle
de jachère (6-12 ans) réservé au pâturage, à la cueillette, la chasse, l’apiculture, etc.
Mise en place progressive d’un système
agroforestier
On espère ainsi mettre en place un système où l’arbre et les cultures
cohabitent. Ce système, inspiré des pratiques anciennes, mais adapté
aux possibilités et aux besoins actuels des agriculteurs, conservera
mieux les sols et la biodiversité, tout en augmentant les ressources
des populations. En RDC, 40 espèces différentes, dont une forte
proportion de légumineuses, sont ainsi conservées.
Effets et conditions d’adoption de cette
innovation
© Cirad, février 2011
Les ingénieurs-chercheurs du projet européen Makala, étudient l’effet de cette
méthode sur la diversité spécifique, la croissance des espèces, le taux de reconstitution
de la biomasse, le stock de carbone, les semis spontanés d’espèces non sélectionnées
au départ, et la perception qu’en ont des paysans.
Il faut encore en évaluer la diffusion : comment les agriculteurs l’adaptent à leurs
besoins, quels problèmes fonciers elle
engendre entre ayants-droits et cultivateurs.
Une projection des impacts à moyen terme
sur la biodiversité, le carbone, la durabilité de
la production agricole et forestière et l’économie
des ménages et de la région est en cours. Elle est
comparée au scénario « sans Makala », c'est-àdire sans protection d’arbres dans les cultures.
Il faudra imaginer comment encourager
les agriculteurs à poursuivre cet effort au-delà
du projet actuel. Une des pistes explorées
est celle d’un Fonds forestier, comme il en existe
en Europe, qui serait financé par les crédits
« carbone » (Mécanisme pour un développement propre, MDP) ou REDD (protection des
forêts).
Exemple de RNA sur des bandes
anti-érosives du Nord-Cameroun.
© R. Peltier, Cirad
www.cirad.fr
Limiter la destruction des forêts
due à la culture itinérante
sur brûlis. © R. Peltier, Cirad
Remédier au transport harassant
du bois de feu, souvent réalisé
par les femmes et les enfants.
© R. Peltier, Cirad
Partenaires
• CIFOR, Center for
International Forest Research,
Cameroun
• CRDPI, Centre de recherche
sur la durabilité des
plantations industrielles,
Congo
• Fondation Hanns Seidel,
Allemagne et RDC
• Jardin botanique
de Kisantu, RDC
• Services nationaux
du reboisement, RDC
et République du Congo
• Union européenne
(EuropAid)
• Université de LiègeGembloux/Agro-Bio Tech,
laboratoire de foresterie
tropicale, Belgique
• Université de Kisangani
et ERAIFT, Ecole régionale post
universitaire d’aménagement
et de gestion intégrée
des forêts et territoires, RDC
Paysages multifonctionnels
Intégrer la biodiversité et les services
écosystémiques dans des espaces ruraux
en mosaïque
© E. Torquebiau, Cirad
L
a protection de la nature a été longtemps considérée
comme un domaine scientifique à part, différent des
approches de gestion des terres que sont l’agriculture ou
la sylviculture. Depuis quelques années, la communauté
scientifique cherche à intégrer l’ensemble de ces approches. En effet,
la manière dont l’homme a modifié les écosystèmes pour satisfaire des
besoins croissants en nourriture, eau, bois, fibres et combustibles dans les
50 dernières années a provoqué une perte considérable et souvent irréversible
de la biodiversité. Les populations les plus pauvres de la planète sont
particulièrement affectées.
L
’agronomie et la foresterie conventionnelles favorisaient des modes
séparés d’utilisation de l’espace. Avec la recherche de nouvelles
terres à cultiver, les repères se sont brouillés entre le monde de la forêt
et le monde de l’agriculture. Les craintes sur l’avenir de
la forêt naturelle et les problèmes environnementaux de l’agriculture ont
favorisé des solutions hybrides : arbres des champs, agroforesterie, forêt
domestiquée, agriculture multi-étagée, arbres hors-forêt. On ne demande
plus aux champs et aux forêts de simplement produire, on leur demande
aussi d’assurer des fonctions telles que la fixation du carbone, la lutte contre
Cultures associées dans un champ agroforestier
l’érosion ou la fourniture de ressources
au Cameroun. © E. Torquebiau, Cirad
génétiques. Ces services écosystémiques sont
menacés au même titre que les écosystèmes
eux-mêmes. Il n’est pas possible de concilier production et protection à l’échelle d’un espace
simple à deux dimensions comme la parcelle de monoculture. Il faut du volume et de
Emmanuel Torquebiau
l’hétérogénéité. Tel est le rôle désormais confié aux paysages multifonctionnels en mosaïque.
Contact
Le concept de multifonctionnalité de l’espace rural
Un territoire multifonctionnel assure simultanément plusieurs productions, par exemple du
bois et des cultures agricoles. Mais la multifonctionnalité peut aller au-delà. On attend aussi
de ces espaces polyvalents qu’ils fournissent des services qui ne sont traditionnellement pas
pris en compte dans les calculs économiques, notamment des services écosystémiques, ou
qu’ils compensent des externalités environnementales, par exemple des problèmes de
pollution. Le territoire est aussi le lieu de l’action collective et l’échelle à laquelle on peut
raisonner la gestion de certains biens publics, par exemple l’eau ou la biodiversité.
Cirad, UR Biens et services
des écosystèmes forestiers
tropicaux
Centre for Environmental
Studies
University of Pretoria
0002 Pretoria
Afrique du Sud
[email protected]
Une approche à cette échelle permet de concevoir
des espaces ruraux qui satisfont divers objectifs :
• un équilibre entre les productions arborées et les
autres productions agricoles ;
• une succession raisonnée de différents modes
d’utilisation de la terre ;
• une diversification des productions dans le temps et
dans l’espace ;
• une résilience améliorée face aux aléas climatiques
ou socio-économiques.
Intégrer des objectifs de protection
de la nature dans l’espace cultivé
Les aires protégées ne suffisent pas à répondre aux enjeux de la dégradation mondiale des
écosystèmes. Il est désormais admis que les terres rurales ne faisant pas partie des zones
protégées ne peuvent plus être ignorées car les pratiques forestières et agricoles ont un impact
sur les ressources naturelles et la biodiversité.
En intégrant la biodiversité dans l’espace
agricole, on modifie le rapport
conflictuel à la nature des activités
rurales. On contribue notamment à :
• assurer des revenus nouveaux à des
populations déshéritées, par la
valorisation de ressources naturelles et la
rétribution de services écosystémiques ;
• résoudre des conflits portant sur les
relations entre l’homme et la nature ;
• montrer que le développement rural et
la gestion de la biodiversité peuvent être
compatibles.
Caméléon dans un jardin agroforestier, KwaZulu-Natal, Afrique
du Sud © E. Torquebiau, Cirad
Le concept d’écoagriculture
L’écoagriculture (www.ecoagriculture.org) définit les « paysages associant des objectifs de
production agricole et de protection de la biodiversité ». Un paysage d’écoagriculture est une
matrice, ou une mosaïque d’unités juxtaposées gérées selon différentes approches. On peut
y trouver des composantes conventionnelles (champs, forêts, zones protégées, etc.) mais aussi
des pratiques innovantes, améliorées ou redécouvertes, par exemple : agroforesterie (arbres
des champs), agriculture de conservation (cultures sous couvert, ou sans labour), gestion
intégrée des ravageurs et maladies (lutte biologique), jachères et friches, agriculture
biologique, foresterie durable, corridors de biodiversité, haies arborées, brise-vents,
infrastructures écologiques (par exemple les bordures enherbées de champs), plantations
d’enrichissement en milieu naturel, cultures sous arbres d’ombrage, etc.
© Cirad, février 2011
Le Cirad contribue à la diffusion du concept d’écoagriculture, en partenariat avec des
agriculteurs et d’autres acteurs. Son expertise lui permet d’apporter des réponses dans les
domaines suivants :
• mobilisation des acteurs concernés par ces espaces multifonctionnels ;
• évaluation de la « performance des paysages » en matière de production, de conservation,
de satisfaction des besoins de base des populations et de mécanismes institutionnels ;
• formulation de la vision que les habitants des paysages ruraux ont de leur futur ;
• faisabilité de dispositifs de certification de paysages d’écoagriculture ;
• formulation de politiques publiques et de règles de gouvernance appropriées à la gestion
concertée des espaces multifonctionnels.
www.cirad.fr
Paysage d’écoagriculture
KwaZulu-Natal, Afrique du Sud.
© E. Torquebiau, Cirad
Partenaires
• Afrique du Sud : Centre for
Environmental Studies,
University of Pretoria
• Etats Unis d’Amérique :
Ecoagriculture Partners,
Washington DC
• Mozambique : Faculty of
Agronomy and Forestry
Engineering, Eduardo
Mondlane University,
Maputo
• Swaziland: Nature
Conservation Service,
National Trust Commission,
Mbabane
• Zimbabwe : Department of
Geography and
Environmental Science,
University of Zimbabwe,
Harare
Production durable de charbon
de bois en République
démocratique du Congo
Les jachères arborées enrichies
© R. Peltier, Cirad
K
inshasa, capitale de la République démocratique du
Congo, a une population de 8 millions d’habitants
qui consomme jusqu’à 6 millions de tonnes
d’équivalent bois-énergie par an. Or, cette ville est
entourée de savanes et d’îlots forestiers. Les besoins en charbon,
mais aussi l’essentiel de la nourriture en féculents de base (manioc
et maïs) sont assurés par la culture itinérante sur brûlis et par la
carbonisation des arbres de ces îlots forestiers et des savanes arborées
qui vont en se dégradant. Les productions autrefois assurées par ces
formations arborées deviennent rares et chères. La fertilité des sols baisse, la
production des cultures après jachère diminue, des problèmes de tarissement de
source et d’incendie se multiplient. Comment continuer à approvisionner les populations
tout en limitant l’impact environnemental sur les forêts ?
L’enrichissement
des jachères arborées
L
es cultures sur brûlis laissent place à des
jachères arborées après une à trois années de
culture, du fait de l’épuisement des réserves
du sol. L’enrichissement des jachères arborées
consiste à planter des légumineuses, dont les
racines associées à des micro-organismes fixent
Forêt des versants du plateau Batéké en cours
l’azote atmosphérique. Le stockage de matière
de défrichement pour la production de charbon
et la mise en culture agricole.
organique et d’azote dans le sol est ainsi accéléré.
© R. Peltier, Cirad
Ceci est particulièrement vrai pour les arbres
comme les acacias, qui produisent en outre de grandes quantités de bois. Les arbres sont
plantés pendant la période de culture, afin qu’ils puissent pousser rapidement après les
récoltes, pendant la mise en jachère.
Depuis les années 1990, le Cirad a sélectionné des espèces arborées, associées à des
bactéries symbiotiques (rhizobium), ayant une forte capacité de croissance et de fixation
d’azote, en particulier en Côte d’Ivoire et au Congo. Depuis 2009, le Cirad conduit un projet
de recherche-développement avec un financement de l’Union européenne, le projet
Makala, qui doit diffuser ces techniques de jachères arborées enrichies ou de gestion durable
des derniers îlots forestiers, dans toute la zone périphérique de Kinshasa.
Contacts
Régis Peltier
Cirad
UR Biens et services des
écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus international
de Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Franck Bisiaux
Fondation Hanns Seidel
Allemagne
57 Avenue des Sénégalais
Gombé, Kinshasa
R.D. Congo
[email protected]
Les jachères arborées de Mampu
A une centaine de km à l’Est de Kinshasa, la
plantation de Mampu a été conçue comme la
phase pilote d’un vaste projet de reboisement de
100 000 hectares sur les sols sableux du plateau
Batéké. Huit mille hectares d’Acacia
auriculiformis ont été plantés entre 1987
et 1993. A partir de 1994, la plantation de
Mampu a été divisée en lots de
Boisement de savane dégradée,
25 hectares attribués à 320 familles
principalement à l’aide d’Acacia
d’agriculteurs. Ceux-ci doivent gérer leur
auriculiformis. © R. Peltier, Cirad
plantation en suivant une technique
agroforestière innovante qui associe la culture de produits vivriers avec
celle de l'acacia. Après les récoltes des produits agricoles, les acacias
atteignent 3 mètres de hauteur. Après une dizaine d’années, c’est une
véritable forêt d’acacias, mélangée à quelques espèces locales, qui s’est
installée. L’agriculteur peut alors l’exploiter, transformer le bois en charbon
et le vendre en ville. Dans l’humus non détruit, il pourra replanter un
nouveau cycle de culture. Une bande de sol sera conservée non cultivée
pour que les graines d’acacia
y germent et reconstituent le futur
peuplement forestier.
Actuellement, la production totale de charbon
du massif varie de 8 000 à 12 000 tonnes
annuelles (t/an), à laquelle il faut ajouter
10 000 t/an de manioc, 1 200 t/an de maïs et
6 t/an de miel. Le reboisement du massif de
Mampu est considéré comme un succès.
Des charbonniers
de plus en plus performants.
© R. Peltier, Cirad
L’extension aux savanes
des plateaux Batéké
© Cirad, février 2011
Le modèle agroforestier de Mampu
sera étendu aux villages installés sur
les savanes des plateaux Batéké, en
prenant en compte les droits fonciers
traditionnels et en poursuivant la
diversification et la transformation
locale des produits. Ceci contribuera à couvrir une part plus importante des besoins
urbains en énergie renouvelable, tout en créant des emplois ruraux.
Cependant, d’autres systèmes agroforestiers méritent d’être testés dans d’autres
conditions écologiques et socio-économiques, par exemple en gérant le recru naturel
d’espèces locales à usages multiples (fruits, bois, abri d’animaux comestibles, fixation
d’azote, etc.). En effet, sur les terrains plus argileux autrefois occupés par la forêt, il
existe une grande variété d’espèces arborées dans le recru naturel. Ces arbres ne
peuvent pas se développer en raison des coupes incessantes et du passage incontrôlé
des feux. Si la parcelle est couverte d’un fourré, l’agriculteur pourra d’abord la protéger
par un pare-feu puis sélectionner 100 à 400 brins par hectare d’espèces utiles parmi
les milliers de repousses. Ensuite, il pourra exploiter la parcelle pour y récolter du bois
de feu, tout en conservant quelques grands arbres semenciers (10 à 100 par hectare),
et mettre en place des cultures.
www.cirad.fr
Récolte de manioc après culture
sur brûlis de plantation d’acacia et
transformation en cossettes.
© R. Peltier, Cirad
Partenaires
• CIFOR, Center for
International Forest
Research, Cameroun
• CRDPI, Centre de
recherche sur la durabilité
des plantations industrielles,
Congo
• Fondation Hanns Seidel,
Allemagne et RDC
• Jardin botanique
de Kisantu, RDC
• Services nationaux
du reboisement, RDC
et Congo
• Union européenne
(EuropAid)
• Université de Kisangani et
Ecole régionale post
universitaire d’aménagement
et de gestion Intégrée des
forêts et territoires (ERAIFT),
RDC
• Université de LiègeGembloux/Agro-Bio Tech,
laboratoire de foresterie
tropicale, Belgique
Nouvelles forêts
tropicales
Valoriser des écosystèmes inédits
’abandon de parcelles agricoles ou la dégradation
d’espaces forestiers donne lieu à des processus
naturels d’émergence de « nouvelles forêts ».
Leur composition diffère des forêts d’origine et
s’avère mieux adaptée aux perturbations humaines. Sous
les tropiques, elles couvrent 850 millions d’hectares. Peut-on
dès lors ignorer les services écosystémiques qu’elles garantissent
(fourniture de produits, protection des sols, stockage de carbone...) ?
Ajuster le regard des sociétés sur ces nouvelles forêts en renseignant leurs
valeurs productives et écologiques constitue un volet en pleine vitalité de la
recherche forestière au Cirad.
© J. Tassin, Cirad
L
Réhabiliter l’intérêt écologique
et socio-économique
des espèces ligneuses exotiques
L
Bosquet émergent à la suite de l’abandon d’un village
(Pointe Noire, Congo). © J. Tassin, Cirad
e Cirad propose et met en œuvre, avec
ses partenaires du Sud, des outils de
diagnostic et d’analyse du statut et des
fonctions de ces nouvelles forêts. Les
disciplines qu’il mobilise relèvent de
l’écologie, de la télédétection ou de la socioanthropologie. Ces actions sont réalisées sous
la forme d’expertises ou d’études plus
longues souvent rattachées à l’encadrement
d’étudiants.
Une bonne partie des nouvelles forêts résulte d’un réassemblage naturel d’espèces indigènes
et exotiques. Dans les îles de l’océan Indien occidental, par exemple, le Cirad étudie la
composition de tels écosystèmes et analyse les interactions entre espèces invasives et plantes
indigènes. Il a ainsi établi que des sites envahis par des acacias australiens peuvent
naturellement s’enrichir de plantes indigènes si des reliques de forêts naturelles sont
présentes dans le paysage. A la Réunion, des formes d’interaction écologique positive entre
espèces exotiques et indigènes ont été mises en évidence. A Mayotte, il a été montré que
certaines espèces exotiques introduites, comme le manguier ou l’avocat marron, font parfois
partie intégrante de la structure de forêts considérées comme naturelles.
Contact
Jacques Tassin
Cirad
UR Biens et services
écosystémiques des forêts
tropicales
Campus international de
Baillarguet
34398 Montpellier cedex 5
France
[email protected]
Enfin, dans le cadre du récent colloque Ecologie2010
rassemblant la recherche française en écologie, le Cirad a
co-organisé une session montrant combien les espèces
introduites participent à l’ensemble du fonctionnement
des écosystèmes dans lesquels elles s’insèrent.
Interactions entre nouvelles forêts
et forêts naturelles
Le Cirad mène à Madagascar des investigations pour
évaluer dans quelle mesure les nouvelles forêts et les
forêts dites naturelles interagissent au sein d’un même territoire. Elles confirment
l’émergence de mutualismes entre espèces indigènes et exotiques, mais aussi une
redistribution spatiale de l’ensemble des services forestiers. La présence de nouvelles
forêts permet notamment de relâcher la pression sur les espaces naturels, par exemple
pour la collecte de bois de feu.
Acacias australiens se mêlant
à la végétation secondaire
(Pointe Noire, Congo). © J. Tassin, Cirad
A Mayotte, l’impact des sites envahis par un acacia australien sur l’état de surface du
sol a été étudié. Les résultats montrent que la réduction de l’érosion liée à la
colonisation de terrains très dégradés par ces acacias concourt à préserver les
écosystèmes récifaux. En Nouvelle-Calédonie, l’étude de savanes préservées des feux
a montré que des forêts sèches originales s’y reconstituent à partir des lisières
des reliques forestières. Les espèces capables de drageonner y apparaissent
prédominantes, contrairement aux reliques dont elles sont issues.
Biodiversité des vieilles forêts plantées
Dans des situations favorables, les plantations anciennes sont souvent colonisées par
des plantes indigènes, mais aussi par des espèces animales. Le Cirad met en œuvre des
procédures méthodologiques pour évaluer l’état de biodiversité de telles forêts en
évitant l’écueil d’indicateurs trop réducteurs comme le simple dénombrement
d’espèces. Une vision à l’échelle du paysage doit dès lors être déployée. Une telle
approche a été proposée au
Congo, pour les plantations
d’eucalyptus voisines de la
ville de Pointe Noire. A la
Réunion, elle a permis
d’évaluer les capacités de
régénération de la végétation
indigène dans d’anciennes
plantations de cryptomeria,
espèce introduite d’ExtrêmeOrient.
© Cirad, février 2011
Plantation d’eucalyptus colonisée par une végétation forestière indigène
(Pointe Noire, Congo). © J. Tassin, Cirad
www.cirad.fr
Partenaires
• IRD, Institut de recherche
pour le développement,
CNRS, Centre national
de la recherche scientifique,
France
• ONF, Office national
des forêts, la Réunion
• IAC, Institut agronomique
calédonien,
Nouvelle-Calédonie
• ONF, Office national
des forêts,
Mayotte
• CRDPI, Centre de
recherche
sur la durabilité et la
productivité
des plantations industrielles,
République du Congo
• Monash University,
Melbourne, Australie
La forêt source d’énergie
Des filières et des procédés
utiles au développement
n plus de l’énergie domestique indispensable (80 à
90 % de l’énergie utilisée pour cuire les aliments en
Afrique provient toujours du bois), les pays du Sud
ont besoin de produire une énergie destinée à la
production. La valorisation des biomasses – produits ou résidus
agricoles et forestiers – offre cette opportunité, compatible avec une
gestion durable des ressources. Elle permettrait dans le même temps de
limiter la dépendance de ces pays vis-à-vis des énergies fossiles et de réduire
les émissions de gaz à effet de serre.
© F. Pinta, Cirad
E
Un enjeu majeur
pour les populations tropicales
T
Stockage de copeaux d’eucalyptus débités
pour le transport, port de Pointe-Noire,
République du Congo. © JM. Bouvet, Cirad
rois quarts des habitants de notre planète
vivent dans des pays en développement,
alors que leur consommation d’énergie
primaire ne représente que 35 % de la
consommation mondiale. Une ressource
abondante en biomasse est pourtant disponible
dans un grand nombre de ces pays. Cette
ressource renouvelable peut être une
opportunité pour le développement du secteur
productif, bien au-delà de la satisfaction de la
demande en énergie domestique.
La conversion de la biomasse en énergie doit être optimisée par des procédés de conversion
performants, utilisant des technologies adaptées aux matières disponibles, aux contextes
socio-économiques et à l’environnement local. C’est à ces conditions que la bioénergie sera
facteur de développement et contribuera à la réduction de la pauvreté et à l’indépendance
énergétique des pays du Sud.
Développer des filières adaptées aux besoins des pays du Sud
Développer des filières de biomasse énergie performante tout en permettant d’améliorer la
sécurité alimentaire et la pérennité des ressources, tel est le défi qui se pose aujourd’hui. Il
s’agit également de définir les échelles et modes d’organisation des filières utiles aux
populations locales, en termes économiques et sociaux.
Contact
Sylvie Mouras
Cirad
UR Biomasse-énergie
73 rue Jean-François
Breton
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Les travaux du Cirad portent sur :
• l’évaluation de la ressource : il s’agit de mettre au point des méthodes pour
évaluer le potentiel de production de biomasse ou le volume de résidus agricoles
disponible pour l'énergie, compte tenu des multiples usages des ressources ;
• l’identification de scénarios de développement des filières aux échelles locale,
territoriale et nationale : adéquation entre demande, ressource, technologie et
environnement socio-économique ;
• l’organisation des marchés des combustibles et de
l’approvisionnement des centrales énergétiques ;
• la comparaison des impacts économiques,
sociaux et environnementaux des alternatives
technologiques en présence ;
• l’évaluation environnementale des filières
de biomasse énergie, notamment avec les
outils d’analyse de cycle de vie.
Four de carbonisation maçonné,
République démocratique du Congo.
© F. Pinta, Cirad
Turbine à vapeur de 1 000 kW fonctionnant
dans une scierie à Belem, Brésil.© F. Pinta, Cirad
Adapter les procédés de transformation à la nature
des biomasses
Valoriser des résidus agricoles ou forestiers hétérogènes dans un même procédé pose
des problèmes de rendement, de fiabilité et de gestion des coproduits pour la
conversion en énergie.
Le Cirad mène des recherches pour mettre au point des procédés thermochimiques
produisant des combustibles solides, liquides ou gazeux homogènes, plus facilement
transportables et utilisables :
• la gazéification fournit un gaz combustible utilisable en moteur pour produire de
l’électricité ou cogénérer de l'électricité et de la chaleur ;
• la pyrolyse rapide permet d’obtenir un combustible liquide aux propriétés
énergétiques analogues à celles de la biomasse initiale, mais dans un volume plus
faible et sous une forme plus aisément manipulable ;
• la torréfaction conduit à un combustible solide, intermédiaire entre la biomasse
initiale et son charbon, qui présente plusieurs avantages : il est sec, friable, peut être
broyé finement et donc utilisé plus facilement, les particules étant fluides ; il émet
moins de composés volatiles lors de sa combustion.
• la carbonisation permet de produire le charbon de bois utilisé pour la cuisson
quotidienne des aliments de millions de personnes. Il a aussi un usage industriel, dans
la sidérurgie par exemple.
Les recherches du Cirad visent à mieux comprendre les mécanismes réactionnels en
jeu afin de concevoir des procédés performants. Elles consistent à :
• identifier les facteurs limitant les réactions de conversion ;
© Cirad, février 2011
• modéliser la cinétique des réactions et les transferts de chaleur et de matière à
l’échelle de la particule et du lit de biomasse ;
• identifier et quantifier l’influence de la nature de la biomasse sur les réactions ;
• identifier et quantifier les coproduits de réaction, comprendre leur formation et
limiter leur production au cours de la réaction.
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Foyer d’une chaudière à bois
produisant de la vapeur pour une
turbine, Brésil. © F. Pinta,
Cirad
Partenaires
Afrique
• 2IE, Institut international
d'ingénierie de l'eau et de
l'environnement,
Burkina Faso
• Ader, Agence
de développement de
l'électrification rurale,
Madagascar
Amérique latine
• Service forestier brésilien,
université du Pará, université
de Brasilia, université de
Campinas, Brésil
• CATIE, Centro Agronómico
Tropical de Investigación
y Enseñanza, Costa Rica.
Développer les utilisations
des bois tropicaux
Caractérisation de la diversité
des essences
a connaissance de la diversité des espèces
forestières ligneuses tropicales est une étape
nécessaire pour qualifier la ressource
bois et réaliser des produits en bois
performants, adaptés aux besoins des populations locales,
principalement pour l’habitat et le mobilier.
De plus, l’étude de la répartition spatiale de la biodiversité
ligneuse à partir de critères écologiques ou xylométriques, tels
que la densité du bois, permet d’estimer la biomasse forestière à
différentes échelles, de la parcelle jusqu’au continent, ainsi que les f lux
et les stockages du carbone. Ces estimations conduisent à identifier des stratégies
de regroupement et d’évolution géographique des espèces.
© M. Vernay, Cirad
L
Elargir la gamme d’espèces
forestières utilisées
E
Différents profils de platelage en bois
tropical. © M. Vernay, Cirad
n forêt tropicale, la viabilité financière des
plans d’aménagement durable et leur mise
en application par les opérateurs forestiers
dépend directement de l’objectif de production
de bois défini par les aménagistes des sociétés
forestières.
Ces sociétés qui mettent en œuvre des
aménagements forestiers durables développent
l’exploitation et la commercialisation d’essences
peu utilisées dans le but :
• d’optimiser la valorisation des surfaces en cours d’exploitation en tirant le meilleur
parti des essences jusqu’à présent délaissées comme en Afrique le Monghinza, le
Niové, ou encore l’Okan ;
• de limiter la pression sur les essences phares telles que le Sapelli, l’Ayous ou l’Iroko suivant
les objectifs définis dans leurs plans d’aménagement et d’homogénéiser les prélèvements de
bois en forêt ;
• de maintenir la diversité biologique par une valorisation raisonnée d’un plus grand nombre
d’espèces pour des applications multiples.
Contact
Patrick Langbour
Cirad
UR Bois tropicaux
73 rue Jean-François Breton
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Le Cirad établit des diagnostics technologiques nécessaires à la valorisation de ces
essences peu utilisées.
Pour ce faire, il s’appuie sur :
• sa xylothèque, constituée de plus de 8000 espèces tropicales. C’est un outil de
référence unique pour étudier la diversité des structures anatomiques des bois et
contribuer ainsi à expliquer la diversité de leurs propriétés ;
• ses bases de données et bases de connaissances (plus
de 1200 essences forestières caractérisées à ce jour)
régulièrement enrichies par les résultats d’essais
physiques et mécaniques de durabilité naturelle,
de transformation et de mise en œuvre (sciage,
séchage, deuxième transformation, finition).
L’homogénéité des données collectées sur un
nombre très élevé d’espèces provenant de
toutes les régions tropicales conforte la valeur
de ces bases de données au niveau international.
Centre culturel J.M. Tjibaou, structure
en Iroko (Nouvelle Calédonie).
© J. Gérard, Cirad
Coupe anatomique d’Angélique (Dicorynia guianensis).
© P. Détienne, M. Vernay, Cirad
Favoriser le stockage du carbone
Stockage du carbone, évitement d’émission de gaz à effet de serre, valorisation
énergétique, les bois tropicaux contribuent de façons multiples à limiter
l’augmentation de la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère. Leur utilisation
contribue fortement à limiter le réchauffement climatique par le carbone qu’ils
stockent (en moyenne 500 kg par tonne de bois) provenant du dioxyde de carbone
atmosphérique prélevé, puis assimilé par les arbres.
© Cirad, février 2011
Le Cirad commence à pouvoir évaluer l’impact effectif des bois tropicaux sur ces
fonctions environnementales en utilisant les résultats des recherches conduites sur leur
diversité dans les trois grands bassins forestiers tropicaux que sont l’Amazonie, le
Congo et l’Indonésie. Arrivées à maturité, les forêts anciennes ne stockent plus de
carbone supplémentaire et la différence entre le carbone stocké dans le bois et le
carbone émis lors de sa dégradation s’annule. L’effet « puits de carbone » est donc
limité dans le temps. Le renouvellement de la forêt et l’exploitation puis l’utilisation de
son bois sont donc nécessaires pour lui permettre de continuer à se développer et
à stocker du carbone. À terme, le vrai puits de carbone de la forêt correspond donc au
bois stocké hors de l’écosystème forestier sous forme de produits à base de bois.
L’empreinte écologique de ces produits à base de bois est évaluée en fonction de leur
durée de vie et de la somme de toutes les énergies nécessaires à la production, la
fabrication, l’utilisation et le recyclage des matériaux.
La caractérisation de la diversité des bois tropicaux permet donc d’estimer sur un plan
qualitatif et quantitatif les biomasses forestières en région tropicale, et d’évaluer les
flux et le stockage de carbone en peuplements forestiers naturels ou plantés.
Ainsi, les bases de données et les bases de connaissances du Cirad sur les bois
tropicaux ont de nombreux domaines d’application qui dépassent largement la
valorisation des ressources forestières sous forme de bois d’ œuvre.
www.cirad.fr
Partenaires
• Ecole nationale supérieure
d'arts et métiers, Laboratoire
bourguignon des matériaux
et procédés, France
• Institut technologique
Forêt Cellulose Boisconstruction Ameublement,
France
• Laboratoire de mécanique
et de génie civil, université
Montpellier 2, France
• Centre de recherche
forestière et université
Mohammed V, Faculté des
sciences de Rabat, Maroc
• Forest Research Institute of
Malaysia, Malaisie
• Ecole nationale supérieure
polytechnique de Yaoundé,
Université de Yaoundé,
Cameroun
• Université de Hambourg,
Allemagne
• Université de Téhéran,
Faculté de Karaj, Iran
• Université de Boumerdès,
Algérie
Améliorer la durée de vie
des produits en bois
© N. Leménager, Cirad
Durabilité naturelle et traitement
de préservation à faible impact
environnemental
a protection de la santé humaine et le respect de
l’environnement ont conduit à la restriction
progressive ou à l’interdiction de certains
biocides. Pour améliorer la durée de vie des
produits et ouvrages à base de bois, le Cirad conduit des
recherches pour favoriser l’adéquation entre durabilité des bois et
durée de service des ouvrages : pour cela, il évalue la durabilité
naturelle, cherche à comprendre ses déterminismes et met au point de
nouveaux produits et procédés de traitement des bois à faible impact sur
l’environnement.
L
Mode d’action des métabolites
secondaires
F
Essai de résistance naturelle du bois de mûrier
au champignon tropical Pycnoporus sanguineus.
© N. Leménager, Cirad
avoriser l’utilisation de certaines espèces
tropicales à durabilité naturelle élevée
conduit à identifier, extraire et analyser des
composés chimiques contenus dans ces bois, en
particulier les métabolites secondaires, afin de
mieux comprendre leur mode d’action (biocide,
anti-oxydant…).
Le Cirad conduit des recherches sur la nature, la
structure chimique et les fonctions des composés
extractibles. Les méthodes d’extraction et de caractérisation des métabolites sont optimisées.
Des études menées sur plusieurs espèces tropicales et méditerranéennes — grignon, wapa,
teck, genévrier, cèdre, cyprès — ont mis en évidence les possibilités d’utilisation des sousproduits issus de la transformation de ces bois pour la production de matières actives entrant
dans la composition de produits de préservation des bois. D’autres applications sont
envisageables pour ces composés extractibles : cosmétique, parfumerie, neutracétique, etc.
Une très large gamme d’espèces naturellement durables reste encore à étudier afin de
déterminer les potentialités de valorisation de leurs composés extractibles.
Extraction de métabolites secondaires
du bois à l’aide d’un appareil
de Soxhlet. © N. Nkolo, Cirad
Contact
Marie-France Thévenon
Cirad, UR Bois tropicaux
73 rue Jean-François Breton
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
De la durabilité naturelle
à la durabilité conférée
Essai de résistance aux termites. © N. Leménager, Cirad
Si la durabilité naturelle d’un bois
est insuffisante pour assurer une
durée de vie souhaitée dans un
ouvrage donné, une protection
devient nécessaire : il s’agit alors de
la durabilité conférée au bois.
Ce traitement doit respecter des
critères environnementaux afin que
le bois reste un éco-matériau.
Le Cirad a développé un procédé de traitement breveté qui satisfait à ces critères :
l’oléothermie. Ce procédé à base d’huiles végétales chauffées combine les opérations de
séchage et de traitement sur des bois verts ou humides. Les huiles de trempe pénètrent
dans le bois et lui confèrent un caractère hygrophobe qui limite les risques d’attaque
fongique et qui améliore la stabilité du matériau.
L’ajout d’éco-adjuvants aux huiles de trempe tend à conférer simultanément aux bois
traités des performances de durabilité, de réaction au feu et de résistance des finitions aux
intempéries.
L’utilisation de borates en association avec différents composés — protéines, polymères,
huiles… — apparait très prometteuse, tant par l’efficacité de ces produits que par leur
faible impact environnemental.
Des essais de laboratoire accrédités par le Comité français
d’accréditation
La durabilité des bois et l’efficacité des produits et des procédés de traitement sont
évaluées lors d’essais normalisés. Ces essais sont réalisés dans le laboratoire de
préservation du Cirad, engagé dans une démarche qualité depuis plus de dix ans et
accrédité depuis 2006 par le Comité français d’accréditation (Cofrac, accréditation n°11686) selon la norme NF EN ISO/CEI 17025.
En 2010, cette accréditation couvre huit essais relatifs à la préservation des bois et produits
à base de bois, définis dans les normes suivantes :
• EN 113 : Produits de préservation du bois - Méthode d’essai pour déterminer l’efficacité protectrice
vis-à-vis des champignons basidiomycètes lignivores - Détermination du seuil d’efficacité.
• EN 117 : Produits de préservation du bois - Méthode d’essai pour déterminer l’efficacité protectrice
contre les termites Reticulitermes (termites européens) (méthode de laboratoire) - Détermination du
seuil d’efficacité.
• EN 118 : Produits de préservation du bois - Détermination de l’efficacité préventive contre les
espèces Reticulitermes (termites européens) (méthode de laboratoire).
• EN 73 : Vieillissement accéléré des bois traités avant essais biologiques (épreuve d’évaporation).
• EN 84 : Vieillissement accéléré des bois traités avant essais biologiques (épreuve de délavage).
• ENV 12038 : Panneaux à base de bois - Méthode d'essai pour déterminer la résistance aux
champignons basidiomycètes lignivores.
• XP X 41-542 : Épreuve de vieillissement accéléré des matériaux traités avant essais biologiques Épreuve de percolation.
© Cirad, février 2011
• XP X 41-550 : Détermination de l'efficacité anti-termites des produits et matériaux destinés à être
utilisés comme barrière sol et/ou mur.
L’accréditation du laboratoire de préservation du Cirad garantit la traçabilité et la
fiabilité de ses résultats et conforte son positionnement international. La portée de cette
accréditation sera prochainement élargie à la conception et à la validation de
méthodes.
Partenaires
• Laboratoire d’études
et de recherches sur le
matériau bois, Université
Nancy I, École nationale
supérieure des technologies
et industries du bois, Critt
Bois, France
• Sylvadour, Université
de Pau et des Pays de
l’Adour, France
• Laboratoire de physiologie
végétale, laboratoire de
mécanique et de génie civil,
Université Montpellier 2,
France
• Institut technologique
Forêt Cellulose
Bois-construction
Ameublement, France
• Université de Ghent,
Belgique
• Université de Hanovre,
Université de Göttingen,
Université de Eberswalde,
Allemagne
• Université Mohammed V,
Faculté des sciences de
Rabat, Maroc
• Forest Research Institute of
Malaysia, Malaisie
• Ecole nationale supérieure
polytechnique de Yaoundé,
Université de Yaoundé,
Cameroun
• Institut polytechnique de
Yamoussoukro, Côte d’Ivoire
• Université de Téhéran,
Faculté de Karaj,
Iran
www.cirad.fr
Caractérisation non invasive
des propriétés des bois
Conception de méthodes d’analyse
vibratoire
es propriétés technologiques des espèces de
plantation présentent une variabilité souvent
beaucoup plus élevée que celle des espèces de forêt
naturelle. Pour apprécier les performances
technologiques de ces bois, il est nécessaire de connaître leurs
propriétés mécaniques, souvent longues et coûteuses à mesurer.
Afin d’explorer de manière rapide et fiable les variations des
propriétés des bois, le Cirad a développé une méthode innovante :
l’analyse des vibrations dans le domaine acoustique ou ultrasonore pour la
détection de défauts, la qualification et le classement mécanique des bois. Le champ
d’application de cette méthode est très étendu, depuis l’étude de la qualité des arbres sur pied
jusqu’à la détection de défauts pour des produits bruts ou élaborés.
© L. Brancheriau, Cirad
L
Evaluation de la qualité
des arbres sur pied
L
es arbres sur pied peuvent présenter
différents types de défauts internes —
dégradations biologiques dues à des
champignons, nœuds, attaques d’insectes,
fissuration — dont le forestier doit évaluer la
présence et l’importance, car ils conditionnent
Tomographe ultrasonore. © L. Brancheriau, Cirad
directement la valeur du bois. Cette valeur
dépend aussi des caractéristiques physiques et
mécaniques du matériau dont il est nécessaire de déterminer les variations avant
l’abattage de l’arbre.
Le tomographe (appareil d’imagerie) développé par le Cirad permet d’évaluer ces
caractéristiques de façon non traumatisante pour l’arbre et de fournir rapidement des
informations pertinentes, tout en étant facilement utilisable sur le terrain. L’arbre sur pied
est analysé via une procédure d’imagerie ultrasonore qui modélise l’interaction entre les
ondes mécaniques et le matériau.
Contact
Loïc Brancheriau
Cirad
UR Bois tropicaux
73 rue Jean-François Breton
34398 Montpellier Cedex 5
France
[email protected]
Caractérisation et classement
mécanique des bois
Le Cirad a mis au point la méthode Bing de
caractérisation mécanique qui repose sur l'étude des
vibrations d'une pièce de bois. En effet, il existe une
liaison connue entre les propriétés mécaniques et le
comportement vibratoire du matériau : impacts sur un
plancher, instrument de musique, structure en bois
soumise aux mouvements du sol, etc.
Le dispositif Bing est un outil de mesure des caractéristiques mécaniques de pièces de
bois. Il permet d'obtenir les caractéristiques élastiques (module d’élasticité
longitudinal, cisaillement transverse) et non élastiques (frottements internes associés à
chaque fréquence de résonance) de tout matériau rigide. La mesure nécessite une
éprouvette élancée, de géométrie régulière et dont les conditions d'appui sont
maîtrisées. L’éprouvette est soumise à des vibrations longitudinales ou transversales
dont l’enregistrement et l’analyse conduisent à la détermination des caractéristiques
recherchées.
La machine Noesys est un
dispositif industriel de classement
mécanique des bois adapté à des
petites unités de production de
sciage de charpente (moins de 20
pièces par minute). Son aptitude
au classement dans le cadre de la
mise en place du marquage CE
par la Communauté européenne
a été certifiée à l’issue d’une
campagne d’essais non destructifs
et d’essais destructifs de référence.
Machine Noesys. © S. Paradis, Cirad
Qualification des structures en bois
© Cirad, février 2011
Wisis est un dispositif de contrôle non destructif d'éléments de structure bois en place
— poteaux, charpente — dont la détérioration peut résulter de l’application de charges
excessives, de la présence de champignons ou d’insectes, ou d’autres évènements
endommageants d’origine externe.
Il constitue un outil de diagnostic et permet
l’auscultation de structures en bois par analyse des
vibrations dans le domaine acoustique. La méthode
de détection utilisée est basée sur la modification
de la propagation d’une onde élastique en
présence de dégradation du bois.
Wisis® est une marque déposée du Cirad.
Le logiciel Wisis est protégé.
Dispositif Wisis.
© L. Brancheriau, Cirad
www.cirad.fr
Dispositif Bing.
© L. Brancheriau, Cirad
Partenaires
• Ecole nationale supérieure
d'arts et métiers, Laboratoire
bourguignon des matériaux
et procédés, France
• Institut national
des sciences appliquées
de Lyon, France
• Laboratoire de mécanique
et acoustique, université
Aix – Marseille, France
• Institut technologique
Forêt Cellulose
Bois-construction
Ameublement, France
• Laboratoire de mécanique
et de génie civil, université
Montpellier 2, France
• Istituto per la
valorizzazione del legno e
delle specie arboree,
Consiglio Nazionale delle
Ricerche, Italie
• Forest Research Institute
of Ghana, Ghana
• Centre de recherche
forestière et université
Mohammed V, Faculté des
sciences de Rabat, Maroc
La viande de chasse
en Afrique centrale
Une production forestière
à valoriser
n Afrique subsaharienne, la chasse assure une part
importante de l’alimentation des populations
rurales. Cependant, la croissance démographique et
l’urbanisation sont responsables de l’augmentation
constante de la demande. Evaluer et réguler la pression de
chasse est donc un enjeu important face auquel le Cirad peut
apporter son expertise.
Depuis 20 ans, en effet, le Cirad étudie la faune sauvage
africaine, de la gestion des aires protégées jusqu’aux
différents types de chasse et de valorisation de la faune.
Il a ainsi défini un panel d’indicateurs biologiques et économiques
permettant de renseigner tous projets de gestion durable de la chasse.
© Cirad
E
La venaison, une source
essentielle de protéines animales
D
Marché de venaison à Galafondo, République
centrafricaine. © Cirad
ans les régions forestières et de savanes
humides, la venaison fournit une part
essentielle de la diète protéique des
villageois. L’élevage est en effet peu productif,
du fait des problèmes sanitaires et des traditions
sociales, et les ressources halieutiques sont
souvent limitées. Les paysans pratiquent le
piégeage autour des champs pour éliminer les
ravageurs des cultures et pour assurer
l’approvisionnement en protéines de leur
famille.
Lorsque l’accès aux marchés urbains est possible, la chasse commerciale peut devenir
l’activité principale de certains jeunes ruraux. Dans les grandes agglomérations comme dans
les villes secondaires, des suivis de marchés ont été réalisés par le Cirad. Ils montrent que le
prix de la venaison fraîche est généralement comparable à celui des viandes d’élevage ou
du poisson frais. En revanche, la venaison boucanée par séchage au feu de bois est
régulièrement la source de protéines la moins chère, en prenant en compte la perte de poids
liée à la dessiccation.
Contact
Christian Fargeot
Cirad
UR Biens et services
des écosystèmes forestiers
tropicaux
Campus international de
Baillarguet
34398 Montpellier Cedex 5
[email protected]
La venaison boucanée est ainsi un produit de base, de très large consommation. Il s’agit
même souvent, en milieu urbain, de la protéine des pauvres.
La chasse commerciale, une filière de production structurée
A cause de législations inadaptées, le ravitaillement des marchés urbains en venaison est
rejeté dans le secteur informel, quand cette activité n’est pas considérée comme illégale.
Elle participe cependant à la création d’emplois et à la circulation de richesses, des centres
urbains vers les campagnes.
Contrairement à une idée reçue, la faune sauvage n’est pas une ressource en accès libre.
Chaque village contrôle un terroir de chasse, dont les limites sont plus ou moins rigides
en fonction de la densité de la population.
La filière est structurée à partir du chasseur
villageois, prospectant le territoire de
chasse de son village. Celui-ci fournit un
collecteur qui transporte la venaison vers
des marchés de concentration, situés à
l’entrée des villes, à l’arrivée des transports
routiers ou ferroviaires. Les détaillantes
viennent s’y ravitailler et fournissent
ensuite les consommateurs et les
restaurants.
Si la chasse est une activité purement
masculine, le reste de la filière, du village au
consommateur final, est très largement
féminisé.
Vente de gibier
en bord de route. © Cirad
Equipe de chasseurs en forêt.© Cirad
Une utilisation durable de la faune sauvage commune
Les études menées au niveau des territoires de chasse, comme sur les marchés urbains,
montrent que la filière est ravitaillée essentiellement par des espèces de taille petite à
moyenne (rongeurs, petits ruminants, suidés,..). Ces animaux ont une reproduction
dynamique, des exigences écologiques limitées et supportent donc bien
l’anthropisation des milieux et la pression de chasse. Cette faune commune relève de
la « biodiversité ordinaire ». Les observations actuelles dans des pays présentant des
densités de population humaines très différentes, comme les données historiques,
confirment que cette ressource est fortement résiliente.
© Cirad, février 2011
Les politiques de gestion de la faune accordent malheureusement une priorité aux
espèces emblématiques, relevant de la biodiversité remarquable. Elles concentrent les
moyens scientifiques et financiers sur ces espèces et sur quelques aires protégées, en
marginalisant la chasse commerciale. Ces politiques ont ainsi conduit à une impasse
à la fois sociale et écologique. Il convient donc de réfléchir à de nouvelles approches
de gestion de la faune sauvage, intégrant réellement les populations locales, leurs
pratiques cynégétiques et leurs besoins matériels.
Pour appuyer ses partenaires dans l’élaboration et la mise en œuvre de telles
politiques, le Cirad dispose de compétences pour :
• réaliser les études biologiques indispensables à la gestion de la faune commune,
• analyser les filières de production de viande de brousse,
• mettre en place les outils de gestion des territoires et identifier les indicateurs
de durabilité de la ressource,
• identifier les réformes institutionnelles nécessaires pour une gestion participative
de la faune sauvage et de la biodiversité animale.
www.cirad.fr
Partenaires
• FFEM, Fonds français
pour l’environnement
mondial, France
• MEEF, ministère de
l’Environnement, des eaux et
forêts, République
centrafricaine
• CIFOR, Center for
International Forestry
Research, Indonésie
• IGF, Fondation
internationale pour la
gestion de la faune, France
• CRDPI, Centre
de recherche sur la
durabilité des plantations
industrielles, Congo.
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Forêts naturelles
/Natural forests
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tropicales / Measuring the state of
tropical forests
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42, rue Scheffer
75116 Paris
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Le Cirad est un centre de recherche français qui répond, avec les pays du Sud, aux enjeux
internationaux de l’agriculture et du développement.
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