mot de monsieur le ministre

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mot de monsieur le ministre
Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Fondation de la Mosquée Hassan II.
REMERCIEMENTS
A nos partenaires :
Ministère de la Culture,
Fondation de la Mosquée Hassan II,
Monsieur Mohamed Amine Sbihi, Ministre de la Culture,
Monsieur Bouchaïb Foukar, Conservateur de la Fondation de la Mosquée Hassan II.
Les artistes participants,
Ainsi que toutes les personnes ayant collaboré à la réalisation de ce projet,
Aux écrivains qui ont accompagné par leur recherche et par leur plume cet ouvrage :
Docteur Mohammed Chiguer,
Professeur Ahmed Fassi,
Abdelkrim Kasri, pour la traduction…
Association Marocaine
des Arts Plastiques .
Syndicat Marocain
des Artistes Plasticiens Professionnels
En ce début d’année 2015, Casablanca vit à l’heure d’une exposition collective, témoignage d’un
parcours de 50 ans de l’école plastique marocaine, qui présente un intérêt historique et artistique à
plus d’un titre.
Tout d’abord, elle est le fait de l’Association Marocaine des Arts Plastiques que préside Mohamed
Melehi, un maître incontesté et une figure emblématique de l’école plastique marocaine.
MOT
DE MONSIEUR
LE MINISTRE
Le cercle de 65, ou groupe de Casablanca, mouvement avant-gardiste, porteur d’un projet émancipateur,
dont Melehi fut l’un des promoteurs, aux côtés de Farid Belkahia, Mohammed Chabâa, Mohammed
Ataa Allah et Mohammed Hamidi, n’est certainement pas étranger à la tenue de cet événement en
cette année-anniversaire.
Cette manifestation est organisée également par le Syndicat Marocain des Artistes Plasticiens
Professionnels dirigé par Abdelhay Mellakh qui vient, il y a à peine quelques semaines, de présenter
à Rabat une rétrospective de ses 40 années d’un parcours qui a fait de lui l’un des représentants les
plus éminents de la peinture marocaine.
Par ailleurs, cette manifestation artistique se tient dans un contexte particulier où l’art au Maroc s’ouvre
de plus en plus sur le grand public, à travers la multiplication des expositions et autres biennales, et où
l’intermédiation entre l’œuvre et le public s’est nettement renforcée par le développement de musées,
de galeries d’art professionnelles, de salons de vente, et par l’édition plus soutenue de catalogues
d’artistes et de revues spécialisées.
L’inauguration récente du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain constitue, dans ce
sens, une reconnaissance tant attendue de la place de l’art dans l’espace public.
Une autre manière, en somme, de replacer l’art dans son contexte social et qui constitue en soi un
nouveau manifeste.
Mohamed Amine Sbihi,
Ministre de la Culture
En troisième lieu, la force de l’école plastique marocaine réside dans sa profondeur historique, ses
écoles de pensée fondatrices et sa diversité esthétique. Ici, abstraction et figuration ont exprimé,
chacun à sa manière, une vision du monde où le spécifique et l’universel ont formé un creuset inventif
et fécond.
Et cela, les organisateurs de cette exposition ont veillé à le manifester, loin de tout dogmatisme, en
tant que témoignage de la diversité des expériences artistiques nationales.
Que les présidents de cette exposition, Abdelhay Mellakh et Mohammed Melehi, et à travers eux
l’ensemble des artistes participants, trouvent ici l’expression de ma reconnaissance pour leur action
au service de l’art et leur volonté de le porter au plus près du public.
Cette manifestation organisée par l’AMAP et le SMAPP, a lieu à un moment où les regards du monde
de l’art sont fixés sur la scène artistique marocaine, à savoir la tenue d’une exposition marocaine d’art
moderne et contemporain en France à l’Institut du Monde Arabe, et la majestueuse ouverture du
Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain de Rabat.
Ce musée tant attendu marque un tournant. Il s’agit de tourner la page de la période de l’indécision de
reconnaissance et l’improvisation des valeurs artistiques pour se retrouver en pleine ouverture d’une
époque plus révélatrice de ce que la pratique de l’art devrait être dans notre pays.
Avant tout, cette exposition est unique en son genre. Les participants, jeunes et moins jeunes,
exposent ensemble. Nous considérons la présence pour la première fois d’un nombre considérable
d’artistes femmes comme un exploit qui s’inscrit dans le mouvement de confirmation de l’égalité des
chances et d’ouverture sur la modernité.
Cette exposition n’obéit à aucun critère particulier de sélection si ce n’est la qualité de l’œuvre et la
consistance du concept. La participation des artistes est très simple, sans formalités ni artifices pour
refléter la réalité artistique que nous vivons actuellement dans notre pays.
MOT DES PRÉSIDENTS
Mohamed Melehi,
Président de l’Association Marocaine des Arts Plastiques .
Abdelhay Mellakh,
Président du Syndicat Marocain des Artistes Plasticiens Professionnels
Il faut reconnaître, de prime abord, que cette manifestation artistique qui représente pour nous un
événement d’une extrême importance symbolique ne comprend pas la totalité des artistes adhérents
à l’A.M.A.P et au S.M.A.P.P.
Il y a ceux qui ont préféré ne pas prendre part à l’événement et ceux auxquels le destin n’a pas permis
d’être parmi nous. Nous chérissons leurs mémoires.
Nous insistons encore que c’est là un événement qui comporte divers messages.
Le fait de décliner une présence d’une telle portée dans une exposition laisse entendre un niveau
d’immaturité ou de maturité, d’égarement ou de responsabilité que seule l’Histoire est à même de
juger. Le geste peut être interprété comme une prise de position ou un signe d’excès. Cela veut bien
dire que nous avons atteint le fond de la polémique. Voilà un geste de maturité...
Depuis des décennies, les artistes, au Maroc, s’évertuent à faire connaître leur art, de manière organisée,
dans une ambiance d’échange et d’enthousiasme. Au début, une poignée d’artistes se constitue
en associations pour défendre des idéaux et participer dans des prises de position par rapport à
l’actualité sociale et culturelle, à l’instar des organismes sociaux ou d’autres institutions culturelles.
Ces prises de position se sont manifestées, particulièrement pendant la décennie où les actes des
artistes n’avaient pas de poids manifeste, n’ayant été encore dans à cette époque que des opérateurs
artistiques en underground qui ne soulevaient aucun souci à même de perturber la quiétude d’une
société conformiste.
Et l’on ne devait pas attendre trop longtemps pour qu’une éruption se produise quand l’art
devint d’emblée synonyme d’apport commercial. Des chantiers se profilent pour fleurir et se
dessiner à l’horizon lorsque des commandes émanent d’entreprises et d’institutions nationales et
internationales, des sélections d’artistes s’opèrent, un classement commence à avoir lieu entre artistes
et commanditaires. Trois phénomènes surgissent au début des années quatre-vingts, bouleversant la
quiétude des artistes marocain et même de leurs confrères dans quelques régions arabes. Nous citons
tout d’abord la construction du Siège de l’Office Chérifien des Phosphates l’OCP, et les aéroports de
Djeddah et Riad en Arabie Saoudite.
Ces institutions lancèrent des appels aux artistes pour qu’ils fournissent le meilleur de leur création
dans le but de servir non seulement d’ornement à ces institutions, mais aussi, et pour la première fois,
pour utiliser l'art comme élément d'intégration dans l'architecture moderne. Nous assistons alors à
l’apparition d’une échelle de valeurs parmi les artistes. Une conséquence non sans gêne s’en suit : les
principes de solidarité entre artistes et les idéaux d’antan se voient devenir caducs.
Avant une telle ruée, les artistes, au regard du public, étaient tout simplement considérés comme une
sorte de confrérie, sans plus. Pendant les années quatre-vingts, des regroupements se créent et on
voit apparaître des accords commerciaux; on assiste à des catégories de styles et de qualités et on se
lance dans la course.
En 1972, une activité artistique inhabituelle se déclenche dans le monde arabe, animée par des artistes
irakiens qui créent le festival Al Wassiti à Baghdad. Ces artistes furent motivés par la parution du
premier ouvrage sur la peinture arabe, dont l’auteur est l’éminent historien de l’art allemand, Richard
Ettinghausen. Parler d’art arabe au XXème siècle réveille l’attention de tout peintre arabe assoiffé de
reconnaissance, perdu dans la jungle des événements artistiques occidentaux. Une union fut créée à
Baghdad dont le premier président fut un peintre palestinien, le regretté Ismael Chammout.
Depuis, vingt ans durant, l’effervescence ne cessa de polariser tous les mouvements artistiques
arabes y compris au Maroc. On peut citer quelques dates qui marquent l’évolution de la vie artistique
marocaine, mais avant d’y procéder, il faut rappeler que des artistes, malgré les observations que nous
avons émises plus haut, ont eu l’opportunité de faire entendre leur nom et celui du Maroc dans le
concert des arts visuels modernes dans le monde.
Nous rappelons ici les événements dignes d’être rappelés : le manifeste de1969, avec l’organisation
de l’exposition de Jamâe El F’naà Marrakech, l’apparition du premier livre sur la peinture marocaine
édité par Dr Mohamed Sijelmassi en 1973, l'édition d'un ouvrage solo sur Ahmed Cherkaoui en 1975,
l’organisation de la 2ème Biennale arabe de peinture en1974 à Rabat, les peintures murales d’Assilah
en 1978, l’exposition des artistes marocains à Grenoble, invités par le Musée de Peinture de Grenoble
en 1984, pour ne citer que ceux-là, outre la participation du Maroc à la Triennale de Sao Paolo, et ces
grandes métropoles européennes notamment les villes belges Bruxelles, Liège, Ostende et Anvers qui
ont accueilli des expositions de haut niveau de groupements d’artistes marocains.
Il faut, aussi, rendre hommage à la Wafabank, qui avant de lancer les travaux de construction de son
nouveau Siège Social à Casablanca, avait consulté artistes et galeristes pour la création d’un « Espace
Culturel » intégré. Ainsi un Espace d’Art de haut standing fut ouvert au public en 1985. Ce fut le
premier espace à avoir ouvert la voie au mécénat d’entreprise au Maroc, et ce bien avant de nombreux
pays européens. Il abritera de grandes expositions nationales et internationales, ainsi que les biennales
de la «Jeune Peinture Marocaine » et les prix qui leur étaient décernés.
En dehors des activités que nous venons de citer et les dates qui marquent une partie du parcours
d’une histoire encore récente, reconnaissons le, de l’art moderne marocain, il faut tenir compte du
nombre d’expositions individuelles et collectives réalisées depuis les années quatre-vingt-dix, que ce
soit au Maroc ou à l’étranger, en plus des manifestations de grande envergure susceptibles d’enrichir
l’histoire distinctement marocaine de l’art marocain.
Aussi faut-il souligner l’effort entamé par les artistes eux-mêmes depuis la fin des années quatre-vingtdix pour se regrouper en syndicats en vue de s’organiser et défendre leurs intérêts. Des efforts qui ont
abouti en collaboration avec le ministère de la culture, à la mise en forme du statut de l’artiste. Des
initiatives toujours à l’œuvre et une action renforcée avec la création en 2010 du Syndicat Marocain
d’Artistes Plasticiens Professionnels que préside Abdelhay Mellakh.
De même, nous ne devons pas perdre de vue, l’intérêt suscité par les institutions patronnes des
holdings, armées de l’esprit de mécénat et qui contribuent à leur tour au renforcement de ce projet
d’une immense portée qui consiste à donner statut à la pratique culturelle sociale, le rôle qu’ont joué
les galeries d’art, malgré la disparition de beaucoup d’entre elles et la réouverture d’autres, selon les
circonstances d’opportunités commerciales ou autres.
Mais nous ne devons pas omettre l’apparition d’institutions spécialisées dans la promotion de l’art
en tant qu’intermédiaires entre détenteurs d’œuvres d’art et acquéreurs. Dans le contexte du monde
arabe, le Maroc est pionnier dans la création des Salons de Vente proprement marocains. Ceux-ci
ont joué un rôle très important dans la promotion de l’art en général et plus particulièrement l’art
moderne produit au Maroc.
Ainsi avons-nous tenu à retracer un panorama sommaire de la situation artistique, avec quelques
arrêts sur les dates charnières qui ont marqué le développement de la vie artistique au Maroc. Enfin,
cette exposition que nous organisons à la Médiathèque de La Mosquée Hassan II à Casablanca, en
ce début d'année 2015, et qui regroupe plus d’une centaine d’artistes, est une première de son genre
de par la portée historique de l’événement et l’élargissement du contexte étalé sur cinquante ans de
création au Maroc, dans une étape où l’art marocain se trouve dans une réelle alternative dont nous
nous félicitons de l’optimisme qu’elle laisse présager.
Casablanca, Janvier 2015
Malika Agueznay
Brahim BOUHAMADI
Karima FAOUZI
Wafaa MEZOUAR
Hassan Alaoui
Hamid BOUHIOUI
Hakim GHAILAN
El Houssaïne MIMOUNI
Toufa AL HARAH
Hassan BOUKHARI
Abdelkrim GHATTAS
El Mehdi MOFID
Noureddine Alioua
Omar BOURAGBA
Adil HAOUATA
Hassan MOUKDAD
Bachir Amal
Mohamed BOUSTANE
Mustapha HAFID
Mohamed MOURABITI
Benyounes Amirouch
Bouabid BOUZAID
Mohamed HAFIDI
Mohammed MOUSSIK
Ahmed Amrani
Mohamed BOUZIANE
Ahmed HAJOUBI
Lahbib M’SEFFER
Mohamed Anzaoui
Mahi CHAFIK- IDRISSI
Brahim HANINE
Aziz Nadi
Raja Atlassi
Mounat CHARRAT
Saâd HASSANI
Etayeb NADIF
Aziz Azghay
Noureddine CHATER
Saïd HOUSBANE
Khalid NADIF
Rachid BAKHOUZ
Fouad CHARDOUDI
Mohamed JAAMATI
Mohammed NOUIRI
Ahmed BALILI
Hassan CHERGUI
Ahmed JARIDE
Abderrahmane OUARDANE
Abderrahmane BANANA
Abdelaziz CHERKAOUI
Abdelhamid KALMOUN
AbdelKrim OUAZZANI
Lehcen Bakhti
Larbi CHERKAOUI
Tibari KANTOUR
Adil RABIH
Abdelkrim Belamine
Leila CHERKAOUI
Abdelfettah KARMANE
Saïd RAJI
GHANY BELMAACHI
Tawfiq CHICHANI
Fatima KILLEEN
Essaid REGHAI
Abdellah Belouarrak
Salma Meryem CHRAÏBI
Mohamed KRICH
Amina REZKI
Souhail Benazzouz
Noureddine DAIFALLAH
Rim LAABI
Abdelkader RHORBAL
Saad BEN CHEFFAJ
Hassan ECHAIR
Abdelkader LAARAJ
Aziz ROKHSI
Abdelbassit Ben Dahman
Rabiaa ECHAHED
Mohamed LAGZOULI
Omar SAADOUNE
Ahmed BenIsmael
Abdelhadi EL AIDI
Abdelilah LAHBABI
Abdallah SADOUK
Aziz Benja
Ahmed EL AMINE
Ahlam LEMSEFFER
Aziz SAHABA
Kenza Benjelloun
AbdelKarim ELAZHAR
Abdelaziz LKHATTAF
Aziz SAYED
Tahar BENJELLOUN
Khalid EL BEKAY
Chiguer LOURAK
Nawal SEKKAT
Salah Benjkan
Ahmed EL HAYANI
Noureddine MADRANE
Lamia Miriam SKIREDJ
Mohamed BENMOUSSA
Brahim EL HAISSAN
Mohammed MANSOURI IDRISSI
Abdelouahed SORDO
Asmaa Bennani
Erragueb EL HAISSAN
Abdelkader MELEHI
El Housein TALAL
Mohamed Benyaich
Narjisse EL JOUBARI
Mohamed MELEHI
Mohamed TAYERT
Mahi BINBINE
Chafik EZZOUGUARI
Mohamed-Amine MELEHI
Mouad YEBARI
Driss Bouaziz
Bouchaïb FALAKI
Abdelhay MELLAKH
Moussa ZEKKANI
Nabil BOUDARQA
Noureddine FATHY
Said MESSARI
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