Prévadiès pages spéciales Ille-et-Vilaine

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Prévadiès pages spéciales Ille-et-Vilaine
9/08/07
22:39
Page 1
ESSENTIEL
santé
MAGAZINE
01_COUV_ILE ET VILAINE_N1
SOCIÉTÉ
Faut-il faire
confiance aux
médecines
douces ?
SANTÉ
Quel psy
choisir ?
PRÉVENTION
SEPT. 2007 - Nº1
Risque cardiaque :
prendre son cœur en main
PAGES SPÉCIALES ILLE-ET-VILAINE
02_SOMMAIRE_N1
29/08/07
17:53
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MUTUELLE › 25
SANTÉ › 13
SOCIÉTÉ › 7
SOMMAIRE›
7
Informer son
médecin traitant
et prendre
conseil auprès
de lui.
3
‹ ACTUALITÉS
7
MÉDECINES DOUCES : FAUT-IL LEUR FAIRE
CONFIANCE ?
Médecines naturelles, parallèles,
alternatives… comment s’y retrouver ?
10
SOINS ESTHÉTIQUES : DU BAUME AU CŒUR
DES MALADES
Un véritable soutien physique et
moral pour mieux vivre la maladie.
12
MAISONS DU HANDICAP : LIEUX UNIQUES
D’ÉCOUTE ET DE CONSEIL
Une belle innovation, malgré des
disparités de fonctionnement.
13
RISQUE CARDIAQUE :
PRENDRE SON CŒUR EN MAIN
Adopter de meilleurs comportements,
c’est diminuer sensiblement les
risques de maladies cardiovasculaires.
18
MAÎTRISER SON STRESS
Au quotidien, certaines techniques
permettent d’obtenir un bénéfice.
20
IMAGERIE MÉDICALE : LE CORPS EN 3D
L’IRM permet d’affiner le diagnostic
de nombreuses maladies liées
à des lésions d’organes.
22
QUEL PSY CHOISIR ?
Certaines souffrances nécessitent
un psy. Comment faire le bon choix ?
25
VOTRE MUTUELLE, PAGES SPÉCIALES
De la page 25 à la page 32, pages
spéciales : actualités, conseils
pratiques sur les garanties proposées
par votre mutuelle, les services mis
à votre disposition…
10
Aider les patients
à retrouver
une bonne image
d’eux-mêmes.
13
La prévention
passe par
l’éducation des
plus jeunes.
20
L’IRM est un
examen
inoffensif et
indolore.
Ce numéro comporte quatre encarts : trois titrés “Assemblées
locales” pour les destinataires des Côtes-d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine
et du Finistère, et un encart titré “Assemblée générale de la mutuelle
Releya” pour les adhérents de Releya.
Contact lecteurs : [email protected]
Magazine bimestriel paraissant cinq fois par an, édité par Harmonie Mutuelles (union soumise aux dispositions du livre III du code de la
mutualité). Siret: 479834012000 11. Centre Espace Performance, Bât. G, 35769 Saint-Grégoire Cedex. Tél.: 0223252400 Directeur
de la publication: Guy Herry Directrice presse-rédactrice en chef: Anne-Marie Guimbretière Assistante de direction: Armelle
Collouard Rédactrices en chef adjointes pages spéciales: Marie-France Lacour, Brigitte Imber “Essentiel Santé Magazine” est
sous copyright Tirage: 1 897 820 exemplaires Le numéro: 0,49 € L’abonnement: 2,45 € Publication membre de l’ANPCM,
Paris Photo de couverture: Getty Images/G. Doyle
du SPS et de la FNPS Conception-réalisation:
Impression: Presses de Bretagne, ZI Sud-Est, rue des Charmilles, 35577 Cesson-Sévigné Cedex N° Commission paritaire: en cours
ISSN: en cours Dépôt légal: à parution.
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03 Actualite_N1_QXP
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›
La solidarité,
seule
réponse
Le gouvernement a révélé,
le 4 juillet, les premières
mesures de redressement de
l’assurance maladie (article
ci-contre). Les dispositions
qui touchent directement les
assurés représentent déjà près
d’un tiers de l’effort financier
demandé, et de nouvelles
réformes, plus importantes,
sont attendues pour l’automne.
Une réflexion a ainsi été
engagée par les pouvoirs
publics en vue de mettre en
place un “bouclier sanitaire”,
l’objectif étant d’instaurer un
montant de dépenses restant
à la charge des assurés, et qui
s’ajouterait aux frais qui ne
sont déjà pas pris en charge,
tels que les dépassements
d’honoraires, par exemple.
Ce montant pourrait être
identique pour tous ou calé
sur les revenus.
Les mutuelles refusent
l’instauration d’une telle
franchise, car elle ouvrirait la
voie à un abandon progressif
de la solidarité nationale, qui
constitue pourtant la seule
réponse aux problèmes de
l’assurance maladie, au niveau
du régime obligatoire
comme au niveau de la
complémentaire santé.
Les mutuelles restent donc
mobilisées pour défendre un
système solidaire qu’elles
entendent aussi développer à
travers le parcours de santé
mutualiste – en cours de mise
en place –, en continuant
à défendre l’accès de tous
à des soins de qualité.
Guy Herry
Président d’Harmonie Mutuelles
ACTUALITÉ
GETTY IMAGES/S. HOECK
ÉDITO
6/08/07
Assurance maladie :
un nouveau plan
de redressement
Le gouvernement a annoncé cet été une série de mesures visant
à réduire les dépenses de l’assurance maladie. Une bonne partie
d’entre elles mettent les patients à contribution.
Les patients qui consulteront un spécialiste sans passer par le médecin
traitant ne seraient plus remboursés
qu’à 50 % du tarif conventionnel par
l’assurance maladie, contre 60 %
auparavant. Par contre, ceux qui
respecteraient le parcours de santé
seraient pris en charge à 70 %.
La participation forfaitaire journalière
sur les actes médicaux devrait augmenter. Jusqu’à maintenant elle était
plafonnée à 1 euro par jour et par praticien. Bientôt, son montant pourrait
être défini à 4 euros par jour.
Le tiers payant (absence d’avance de
frais sur la partie remboursée) pourrait
être réservé aux patients qui acceptent
la délivrance de médicaments génériques. Enfin, le recours au transport
sanitaire (ambulance par exemple)
pourrait être restreint aux malades dont
l’état nécessite un transport allongé
ou demi-assis.
Dans les hôpitaux, la chirurgie ambulatoire* sera encouragée afin de réduire
au maximum la durée de séjour des
patients.
Si le calendrier et les modalités précises de mise en œuvre de ces mesures ne sont pas connus à l’heure où
nous mettons sous presse, on sait
néanmoins que d’autres mesures
– plus importantes – sont en gestation,
et notamment la mise en place d’une
franchise médicale annuelle**, appelée « bouclier sanitaire » et instaurant
un reste à charge minimum pour les
assurés.
À suivre donc… ●
*La chirurgie ambulatoire est une chirurgie de jour
(entrée le matin, sortie l’après-midi).
**Une franchise médicale est un seuil plancher en
dessous duquel la Sécurité sociale ne rembourse
plus les dépenses de santé.
La position de
la Mutualité Française
Par la voix de son président Jean-Pierre
Davant, la Mutualité Française désapprouve
ces mesures “qui n’améliorent en rien
la qualité des soins au moment même
où on lâche les vannes en augmentant la
consultation des généralistes (+ 1 euro
au 1er juillet, ndlr)”. La franchise médicale
ne serait pas une bonne solution,
car elle remettrait en cause le principe
d’universalité d’accès aux soins
et elle mettrait en danger l’idée même
de solidarité.
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
3
NEW04_05_ActualiteV2_N1
29/08/07
13:21
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ACTUALITÉ
Help-eu.com
au secours des fumeurs
Manger équilibré
sans se ruiner
Peut-on bien manger pour moins de 1 ou
2 euros par plat et par personne ? Oui,
répondent la Croix-Rouge Française et
Ticket Restaurant® dans un petit ouvrage,
plein d’idées pour manger équilibré sans
se ruiner. En tout, 80 plats spécialement
concoctés par des grands chefs, et des
bénévoles de la Croix-Rouge intervenant,
en particulier, dans les épiceries sociales.
L’un des objectifs de ce livre est de lutter
contre la progression de l’obésité.
*Mangez équilibré. 80 recettes pour petits budgets, édité par Sélection du Reader’s Digest (1 euro
reversé à la Croix-Rouge), 2007, 96 pages. 5,95 €.
Disponible en librairie, en rayon ou sur commande.
Dans le cadre de sa campagne
antitabac, la Commission
européenne vient de lancer
un service d’accompagnement,
gratuit et personnalisé,
sur Internet pour aider les
personnes qui le souhaitent à
arrêter de fumer. Disponible en
22 langues, www.help-eu.com
se transforme
en véritable
coach en
envoyant chaque
jour un petit conseil
par e-mail.
912
millions d’euros. C’est l’économie réalisée l’an
dernier grâce à l’utilisation des médicaments
génériques, soit une progression de 4,5 % par
rapport à 2005. Source : Mémento médicament,
Mutualité Française, 2007.
Narguilé ou chicha, une mode dangereuse
A. HUBER/U. STARKE/ZEFA/CORBIS
Les jeunes sont de plus en plus nombreux à fumer le narguilé – également appelé chicha – dans les bars spécialisés ou chez eux. Ce mode de consommation du tabac,
utilisant une pipe à eau, leur paraîtrait moins dangereux
que la cigarette. Faux, rétorquent l’Office français de prévention du tabagisme (OFT) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour lesquels le narguilé
est, au contraire, beaucoup plus nocif. En effet,
le taux de monoxyde de carbone absorbé par
le fumeur de narguilé est beaucoup plus élevé
qu’avec une cigarette. De plus, il est très
toxique, car il se fixe de façon durable sur l’hémoglobine, et empêche le transport d’oxygène
aux tissus. Résultat : une heure de narguilé
équivaut à un ou deux paquets de cigarettes.
Pour connaître la consultation de tabacologie la plus proche, ou se procurer la brochure Chicha, agréable à fumer…, se rendre
sur www.oft-asso.fr, ou contacter l’Office
français de prévention du tabagisme (OFT),
66, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris.
Tél. : 01 43 25 19 65.
4
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
EN BREF
Un guide
pour les victimes
Accompagner les victimes
dans leurs démarches, de
la plainte à l’indemnisation.
Tel est l’objectif du guide
Les droits des victimes
édité par le ministère
de la Justice et diffusé
gratuitement à
150 000 exemplaires dans
les mairies, les tribunaux,
les maisons de la justice et
du droit, les commissariats,
ou encore les hôpitaux.
Téléchargeable sur
http://www.justice.gouv.fr/
art_pix/1_guide_victimes2
0070206.pdf
À noter aussi : 08 Victimes
au 08 842 846 37,
7 jours sur 7, de 9 h à 21 h,
prix d’un appel local.
Fil santé jeunes
Le service Fil santé jeunes
traite toutes les questions
que les jeunes peuvent se
poser sur leur santé.
35 spécialistes leur
répondent personnellement
par téléphone ou par mail.
Parmi les principaux sujets
abordés : l’amour et la
sexualité, la contraception,
les drogues, ou tout
simplement le mal-être.
Numéro vert (anonyme,
et gratuit d’un poste fixe),
de 8 heures à minuit :
0 800 235 236.
www.filsantejeunes.com
Précision
Les stomatologistes et
le parcours de soins
Le numéro de juin 2007
d’Essentiel Santé Magazine
faisait le point sur
le parcours de soins
coordonnés et le médecin
traitant (pp. 22-23). Dans
l’encadré « Des spécialistes
en direct », une spécialité
médicale a été oubliée : les
médecins stomatologues,
qui sont consultables
en direct sans passer
par le médecin traitant.
04_05_Actualite_N1
6/08/07
14:26
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Mieux voir pour mieux conduire
l’Asnav, et notamment Les Opticiens
Mutualistes, dans toutes les régions.
Pour toute information complémentaire, deux sites Internet sont à
la disposition du grand public :
www.asnav.org et www.journeesdelavision.info. Asnav, 185, rue de Bercy,
75579 Paris Cedex 12.
Tél.: 01 43 46 27 65.
GETTY IMAGES/D. LAI
Aujourd’hui, en France, plus d’une
personne sur trois, toutes tranches
d’âge confondues, présente une anomalie de la vision. Beaucoup ne corrigent pas – ou mal – leur vue. C’est
notamment un problème pour la sécurité routière puisque huit millions de
conducteurs sont concernés, dont un
million a une vue inférieure aux 5/10
requis par le code de la route.
Pour favoriser la prévention et inciter
les Français à se préoccuper de leur
santé visuelle, l’Association nationale
pour l’amélioration de la vue (Asnav)
organise une campagne d’information et de contrôle des capacités
visuelles, les Journées de la vision,
du 8 au 13 octobre 2007. Un test
simple et gratuit sera proposé par
les 6 500 opticiens adhérents de
des femmes ayant eu recours à l’interruption volontaire
de grossesse en 2005, utilisaient un contraceptif
théoriquement efficace, selon un baromètre publié en juin
par l’Institut national de prévention et d’éducation pour
la santé (Inpes). Ces échecs surviendraient le plus souvent au cours de périodes de
transition : changement de contraception, période suivant l’accouchement…
+ de 50 %
Toujours lire la notice d’un médicament
Pour bien utiliser un médicament, lire
la notice est essentiel. Or, les patients
ne le font pas systématiquement,
notamment parce qu’ils jugent les
informations peu compréhensibles,
voire parfois inquiétantes. En vue d’encourager sa lecture et de la faciliter,
l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)
publie un fascicule grand public de
quatre pages Toujours lire la notice de
votre médicament.
Élaboré avec des associations de
patients et de consommateurs, il rappelle les “7 règles d’or” de l’utilisation d’un médicament : 1. Respecter
les indications. 2. Faire attention aux
contre-indications. 3. Être très attentif aux situations modifiant les conditions d’emploi. 4. Adapter son mode
de vie. 5. Respecter les modalités
de prise du médicament. 6. Adopter
la bonne attitude en cas d’effets
indésirables. 7. Redoubler d’attention s’il s’agit d’un médicament sans
ordonnance.
Téléchargeable à l’adresse suivante : http://agmed.sante.gouv.fr/
pdf /1/fiche-presse-lire-notice.pdf ; ou
bien, à demander à votre pharmacien.
Afssaps, 143/147, boulevard AnatoleFrance, 93285 Saint-Denis Cedex.
Tél. : 01 55 87 30 00.
www.afssaps.sante.fr
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
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06_Actualite_N1
6/08/07
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ACTUALITÉ
Polyarthrite : la douleur n’est pas une fatalité
L’Association française des polyarthritiques
(AFP) lance une campagne nationale
d’information sur les affections articulaires
(du 1er au 30 octobre). L’occasion de rappeler
que 300 000 personnes en France sont
atteintes de polyarthrite, une maladie que l’on
soigne mais dont on ne guérit pas, et dont on
ne connaît pas encore bien les causes. Elle se
caractérise par une inflammation, voire une
destruction des articulations (cartilage, os,
tendons) qui s’accompagne souvent d’intenses
douleurs et d’une gêne fonctionnelle pouvant
aller jusqu’à la perte d’autonomie. Un soutien
actif à la recherche pourrait permettre
d’enrayer cette maladie, ou tout du moins en
freiner son évolution et neutraliser la douleur.
72%
Pour en savoir plus :
Association française des polyarthritiques (AFP),
53, rue Compans, 75019 Paris. www.polyarthrite.org.
Numéro Entr’aide : 01 40 03 02 00.
des Français se disent de mieux en mieux informés sur la santé,
selon une enquête réalisée en 2006 pour le compte du ministère
de la Santé.
Une chimie
Correspondre en braille sur le Net
plus sûre
Créé par Handicapzéro*, association d’aide aux personnes aveugles
et malvoyantes, Braille postal est un
service Internet gratuit qui permet à
toute personne de correspondre en
braille. La procédure est simple :
dans un formulaire à remplir en ligne,
il suffit de rédiger son texte, et de le
compléter par les coordonnées du
correspondant. Handicapzéro en
assure gratuitement la transcription,
son impression en braille, ainsi que
son expédition par voie postale.
Réservées aux particuliers pour un
usage strictement privé, les lettres
peuvent être envoyées dans toute
l’Union européenne.
PHANIE/VOISIN
*www.handicapzero.org.
Tél. : 0 800 393 951 (appel gratuit
depuis un poste fixe).
6
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
REACH, c’est la nouvelle
réglementation européenne
sur les substances chimiques,
entrée en vigueur en juin.
Elle prévoit notamment
d’identifier les substances
dangereuses pour
l’organisme des êtres vivants
(humains et animaux), et de
s’assurer qu’elles seront
abandonnées et remplacées
par des produits alternatifs
plus sûrs. Pour que la mesure
soit bien appliquée, ce sont
désormais les industriels euxmêmes qui auront à prouver
l’innocuité des substances
qu’ils utilisent, sous peine
de se voir contraints de les
retirer du marché.
07_9-MEDECINE DOUCE_N1
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PHANIE/ALIX
SOCIÉTÉ
Médecines
douces
Faut-il leur faire
confiance ?
Les médecines dites douces ne cessent de gagner en popularité.
Si certaines sont étayées par leur histoire, il convient pourtant de rester
critique et prudent.
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
›››
7
07_9-MEDECINE DOUCE_N1
6/08/07
10:55
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Des techniques
complémentaires…
Ces termes recouvrent de multiples
techniques : celles utilisant la notion
d’énergie comme l’acupuncture,
recourant aux médicaments à faibles
doses comme l’homéopathie, ou
basées sur les plantes, telles la phytothérapie et l’aromathérapie ; d’autres
liées à l’alimentation comme l’oligothérapie et la nutrithérapie, les méthodes de manipulations manuelles avec
l’ostéopathie, ou encore basées sur
les éléments naturels comme la naturothérapie, ou sur la relaxation comme
la musicothérapie, l’hypnothérapie et
la sophrologie…
tes d’un cancer qui ont recours à
l’acupuncture en raison de ses effets
contre les nausées et vomissements
liés à la chimiothérapie. Des bienfaits
qui ne doivent pas faire oublier que les
médecines douces ne sont pas toutes dénuées d’effets secondaires, ni
de risques d’interactions médicamenteuses. Dans tous les cas, il faut
informer son médecin traitant et prendre conseil auprès de lui. Le conseil de
l’ordre des médecins est d’ailleurs très
ferme : seules sont reconnues, au
titre de “modes d’exercice particuliers”, l’homéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie et
l’ostéopathie. Pour le reste, le
terme de médecine douce ne
peut être employé. ●
Catherine Janvier
Les organismes officiels n’ont pas
tous la même position. Ainsi, si la
chiropractie, par exemple, n’est pas
reconnue par l’ordre des médecins,
elle l’est par les pouvoirs publics
depuis la loi de 2002
relative au droit des
malades. Elle l’est
aussi par l’OMS
(Organisation
mondiale de la
santé).
DR
M
édecines naturelles, parallèles,
alternatives… Difficile pour le
grand public de s’y retrouver.
“Toutes ces appellations recouvrent la
même chose, explique le Dr Serge
Rafal, responsable d’une consultation
de médecine alternative à l’hôpital
Tenon de Paris et auteur de nombreux
ouvrages sur le sujet. Un opposant
parlera plutôt de médecines parallèles
et un défenseur, de médecines douces, suggérant ainsi des rapports privilégiés avec le malade, et le recours
à des moyens thérapeutiques non ou
peu agressifs.”
8
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
GETTY IMAGES/M. YATES
… aux traitements classiques
“Certaines de ces méthodes n’ont
toujours pas de preuves tangibles
d’efficacité, poursuit le Dr Rafal, mais
d’autres sont étayées par leur histoire
comme l’acupuncture ou l’homéopathie, et peuvent être utilisées quand il
y a des excès de la part de la médecine classique. En particulier avec certaines prescriptions mentionnant trop
largement des psychotropes, des
tranquillisants, des antidépresseurs,
ou bien des antibiotiques pour des
problèmes infectieux.” Pas question
pour autant d’abandonner un suivi
classique, mais plutôt d’utiliser ces
techniques de façon complémentaire.
Comme le font les personnes attein-
GETTY IMAGES/STELLA, RAYMAN, S. STANMORE
SOCIÉTÉ
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GETTY IMAGES/STELLA, RAYMAN, S. STANMORE
07_9-MEDECINE DOUCE_N1
La priorité est toujours donnée à la recherche du bien-être.
TÉMOIGNAGE
DR
Un médecin
ne doit pas pratiquer
une discipline alternative
de façon exclusive
Dr Gérard
Zeiger,
vice-président du
conseil national
de l’ordre des
médecins
“Plutôt que de médecines
douces, nous préférons
parler de pratiques
médicales non éprouvées,
car elles ne sont pas
évaluées et validées
comme l’est la médecine
traditionnelle. Et leurs
prescriptions non plus, à
l’inverse des médicaments
allopathiques* qui
reçoivent une autorisation
de mise sur le marché.
Par ailleurs, avant toute
prescription de médecine
non éprouvée, nous
considérons qu’il est
fondamental qu’un
diagnostic ait été posé
par un médecin de façon
rigoureuse, en tenant
compte des connaissances
scientifiques. Il est
également impératif,
depuis la loi de 2002 sur
le droit des malades, que
le médecin informe son
patient des inconvénients
possibles du traitement,
car il y en a toujours.
Faire croire que ces
thérapeutiques ne
présentent que des
avantages est une
aberration !
Enfin, nous considérons
qu’un médecin peut
ajouter un traitement non
validé à ses prescriptions,
mais ne doit en aucun cas
pratiquer une discipline
alternative de façon
exclusive. Il commettrait
alors une faute
professionnelle puisqu’il
serait forcément amené à
substituer un traitement
codifié par un autre
non reconnu.”
*Selon la Haute autorité de santé
(HAS), le terme “allopathique”
désigne les thérapies non
homéopathiques, du point de vue
des homéopathes. Cela englobe
les traitements médicamenteux
habituels, mais aussi les
médecines dites parallèles
telles que la phytothérapie,
l’aromathérapie, ou encore
l’oligothérapie.
Attention aux
dérives sectaires
La popularité des médecines douces attire
sectes et charlatans qui essaient de
profiter d’un cadre légal flou, voire absent.
Il faut rester vigilant si le thérapeute :
• demande de couper les liens avec le
médecin traitant ou de ne rien dire aux
proches sur le traitement préconisé,
• énonce des concepts ésotériques ou des
termes scientifiques incompréhensibles,
• prétend qu’il a un don et qu’il peut
tout guérir,
• réclame des honoraires exorbitants.
Pour en savoir plus
Conseil national de l’ordre
des médecins
180, boulevard Haussmann,
75008 Paris. Tél. : 01 53 89 32 00.
www.conseil-national.medecin.fr :
pour rechercher un médecin par
spécialité et s’assurer, en cas de
doute, du statut de médecin d’un
praticien.
À lire
Larousse des médecines douces,
éd. Larousse, 384 pages. 29,90 €.
Un guide pratique très complet pour
connaître les médecines douces et
savoir les utiliser à bon escient.
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
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10-11-ESTHETIQUE_N1
6/08/07
9:03
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Soins esthétiques : du baume
au cœur des malades
Bien-être, réconfort, restauration de l’estime de soi…
Les soins esthétiques apportent aux patients un soutien physique et
moral pour mieux vivre la maladie.
L
faire appel à un “conseiller en image”
pour “apprendre à mieux se mettre en
valeur et retrouver confiance”.
Pour être en paix
avec soi-même
L’approche sensorielle (parole,
regard, toucher), spécifique à ce
type de soins, procure aux patients
plaisir et apaisement. Une manière
douce de diminuer le stress, le
sentiment d’isolement,
et la dépersonnalisation engendrée par
un séjour
prolongé
à l’hôpital.
Mais pas
seulement :
“En redonnant au
patient sa
Y
TT
GE
H
J.
/
ES
AG
IM
orsque l’on est affaibli par certaines maladies chroniques (sida,
mucoviscidose, cancer, etc.) et
que les traitements qu’elles impliquent
altèrent fortement l’aspect physique en
provoquant la perte des cheveux ou
des ongles, une sécheresse de la peau
ou un teint cireux, une prise en charge
spécifique peut être nécessaire. Soins
du visage, manucure, maquillage, pose
de vernis ou de prothèses capillaires…
À l’hôpital, ces personnes malades
peuvent désormais bénéficier de soins
esthétiques dispensés dans leur chambre ou en cabine par des socio-esthéticiennes spécialement formées. En
effet, comme l’a montré une étude*
réalisée auprès de plus de 100 patientes atteintes d’un cancer du sein, “La
socio-esthétique répond à un besoin
fondamental : celui de se reconstruire et
de retrouver une bonne image de soi”.
Bientôt, il sera également possible de
› Chute des cheveux :
des solutions personnalisées
Même si elle est réversible dès la fin du traitement, la perte des
cheveux et des poils (alopécie) est l’un des effets secondaires de la
chimiothérapie les plus difficiles à vivre. Marque de la maladie, perte
de l’identité féminine…, l’absence de chevelure handicape la personne
malade dans ses relations avec autrui. Heureusement, des spécialistes
proposent aujourd’hui des solutions sur mesure : foulards, chapeaux,
et perruques.
Pour protéger les personnes malades d’éventuels abus, l’Institut
national du cancer (INCa) a établi une charte. Les magasins qui
y souscrivent s’engagent à respecter une démarche qualité,
tant au niveau de l’accueil que de la présentation des produits
et du service après-vente.
10
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
G
BI
EL
P O U R VO U S A I D E R
› Une formation unique
en France
Le Cours d’esthétique à option humanitaire (CODES), institut de
formation à la socio-esthétique, forme des professionnel(le)s
des soins esthétiques à intervenir auprès de populations
fragilisées par la maladie. Cette formation d’une dizaine de
mois, qui alterne cours théoriques et stages pratiques, est
proposée par l’hôpital Bretonneau de Tours. À ce jour, environ
700 stagiaires ont suivi ce cours “d’esthétique à option
humanitaire”, et 400 postes ont été créés en France et en
outre-mer.
Contact : Secrétariat général du CODES - Hôpital Bretonneau
2, bd Tonnellé, 37044 Tours Cedex. Tél. : 02 47 47 47 47,
poste 74030 - www.chu/tours.fr, rubrique “Formation”.
GETTY IMAGES/IMAGE SOURCE BLACK
SOCIÉTÉ
10-11-ESTHETIQUE_N1
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POINT DE VUE
Aider les patients à retrouver
une bonne image d’eux-mêmes.
confiance et sa dignité, le travail sur
l’image corporelle est souvent un pas
décisif pour renouer le contact avec
les autres”, insiste Delphine Sevelinge,
directrice de “La vie de plus belle”,
une association qui organise des ateliers collectifs dans les hôpitaux.
Petites astuces pour redessiner cils et
sourcils clairsemés, pour camoufler les
cernes ou pour réhydrater la peau, on
y apprend à reproduire soi-même des
techniques de soins et de maquillage
pour rester joli(e) malgré la maladie.
Bien loin de la frivolité souvent associée
au maquillage, ces lieux d’accueil et
de bien-être fonctionnent aussi comme
des groupes de paroles et d’échanges
où chacun(e) apprend à se réconcilier
avec soi-même pour vivre la maladie
autrement. ●
Olivier Sauvy
*Étude rendue publique en février dernier par
l’Institut Bergonié (Centre régional de lutte contre
le cancer de Bordeaux et du Sud-Ouest).
DR
celles de la Ligue contre
le cancer du Morbihan
qui vient de financer le
recrutement d’une socioesthéticienne prenant en
charge 200 personnes
malades. D’autres
Comités ont fait le choix
d’aménager des cabines
d’esthétique dans leurs
propres locaux pour que
les patients puissent
recevoir ces soins en ville
et pas seulement à
l’hôpital. Par ailleurs, sept
Comités départementaux
vont tester, en 2008,
les “Escales bien-être”,
un nouveau type de lieux
proposant des soins
esthétiques.
L’introduction des soins
esthétiques en milieu
hospitalier traduit-elle
un vrai changement de
regard sur la maladie ?
De mon point de vue, ce
regard différent porté
sur la personne malade
remonte aux États
généraux organisés par
la Ligue en 1998 où,
pour la première fois,
les personnes malades
ont pris la parole pour
exprimer leurs besoins.
Pour beaucoup, grâce au
travail des associations,
la personne malade est
considérée aujourd’hui
comme un individu à part
entière et les hôpitaux
ont enfin compris
l’intérêt des “soins
de supports” (soins
esthétiques, soutien
psychologique, etc.).
Christine
Scaramozzino,
déléguée aux
actions pour les
malades au sein de
la Ligue nationale
contre le cancer
Pour en savoir plus
www.laviedeplusbelle.org
Association qui organise des ateliers de soins
et de maquillage gratuits en milieu hospitalier.
La vie de plus belle, 33, av. des Champs-Élysées,
75008 Paris. Tél. : 01 56 69 67 89.
www.etincelle.asso.fr
Espace d’accueil et de bien-être pour les femmes
atteintes d’un cancer spécifiquement féminin.
Étincelle, 27 bis, bd. Victor-Cresson, 92130 Issyles-Moulineaux. Tél. : 01 44 30 03 03.
Quelle est votre action
pour favoriser l’accès
aux soins esthétiques ?
En plus des aides
financières accordées
par nos 103 Comités
départementaux, il y a des
initiatives locales, comme
À lire
Soigner son image pour mieux vivre
son cancer, par Marie-Laure Allouis, mars 2005,
sur commande à Marie-Laure Allouis – APIMA,
11, square Auguste-Renoir, 75014 Paris
(17 €, frais de port inclus).
Pratique
• La liste des vendeurs de perruques adhérents
à la charte de l’INCa* est consultable sur Internet
ou par téléphone au 0 810 810 821 (prix d’une
communication locale depuis un poste fixe).
• Le document Traitement du cancer et chute des
cheveux, téléchargeable sur le site de l’INCa. Pour
le recevoir gratuitement, le demander par courrier.
PHANIE/BURGER
GETTY IMAGES/IMAGE SOURCE BLACK
Prendre soin de soi
est parfois un enjeu vital
*Institut national du cancer, 52, avenue André-Morizet,
92513 Boulogne-Billancourt Cedex. Tél. : 01 41 10 50 00.
www.e-cancer.fr
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
11
12_MAISON HANDICAP_N1
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8:30
Page 12
SOCIÉTÉ
Maisons pour les personnes handicapées
NA
MIC
GR
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HIC
/
JU
PIT
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IMA
GE
S
Des lieux uniques
d’écoute et de conseil
O
ffrir aux personnes handicapées
et à leur famille un accès à l’information et à leurs droits, tel est
l’objectif des Maisons départementales
des personnes handicapées (MDPH)
ouvertes à partir de 2006. Lieux d’accueil et d’accompagnement, les MDPH
réunissent, sous un même toit, une
équipe pluridisciplinaire (médecins,
ergothérapeutes, psychologues, spécialistes du droit du travail, insertion professionnelle, etc.) et les commissions
remplaçant les CDES et les Cotorep1,
qui attribuent, entre autres, la nouvelle
prestation de compensation pour personne handicapée.
Un an et demi après leur lancement,
Jean-Louis Loirat, le directeur délégué du
réseau des MDPH à la CNSA2, fait un
bilan plutôt positif : “C’est une avancée
majeure qui évite à la personne d’être ballottée entre les administrations. Elle y
trouve désormais un interlocuteur bien
identifié et, surtout, ses besoins sont évalués personnellement à partir de son
« projet de vie ». C’est en prenant en
compte tous les aspects de sa vie – logement, emploi, famille, etc. – que le « plan
personnalisé de compensation » du handicap est élaboré, le montant des prestations étant ainsi individualisé. L’équipe
assure ensuite le suivi de la personne.”
Toutefois, le fonctionnement des MDPH
apparaît encore inégal selon les départements. “Cette initiative a fait naître de
grands espoirs pour les personnes han-
12
dicapées et leur famille, affirme Régis
Devoldère, président de l’Unapei3. Mais
pour le moment, certaines maisons
gèrent avant tout l’administratif, alors
qu’elles devraient être surtout un lieu
d’accueil, d’écoute et d’orientation.” Elles
sont placées sous la tutelle des conseils
généraux, qui “n’en ont pas tous fait leur
priorité dès 2006”, explique Ingrid Lauvray,
conseiller technique du pôle handicap de
l’Uniopss4.
“La mise en route est effectivement un
peu longue, reconnaît Jean-Louis
Loirat. Mais grâce aux fonds provenant notamment de la Journée de solidarité – le fameux lundi de Pentecôte
travaillé –, nous participons au financement des MDPH et nous pouvons
aider les conseils généraux à créer de
nouveaux postes, essentiellement
dédiés à l’accueil et à l’évaluation des
personnes.”
En attendant, l’Uniopss se félicite déjà
que “dans plusieurs départements, les
MDPH fonctionnent très bien, et que
des antennes locales aient même été
créées en plus”. ●
Sandra Mathorel
1. Cotorep : Commission technique d’orientation
et de reclassement professionnel.
2. CNSA : Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.
3. Unapei : Union nationale des associations de
parents, de personnes handicapées mentales et
de leurs amis.
4. Uniopss : Union nationale interfédérale des
œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux.
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
DY
Créées il y a deux ans, les
Maisons départementales
pour les personnes handicapées
dispensent conseils et informations.
Une belle innovation, malgré des disparités
de fonctionnement.
TÉMOIGNAGE
Patrick Gohet,
délégué interministériel aux personnes
handicapées
Accueil, écoute
et réponse
“Il existe des inégalités dans la
mise en place des MDPH. Mais
leur création est marquée par
un changement radical de culture,
d’objectifs et de méthode. La
première grande innovation est
l’écoute que doit apporter l’équipe
à la personne handicapée et
à son entourage. Jusqu’à présent,
certains de ses membres n’avaient
qu’un travail administratif.
Ils doivent s’imprégner de ce
nouveau rôle. C’est une révolution
institutionnelle qui ne peut se faire
en peu de temps. Les pouvoirs
publics veillent à ce qu’elles
fonctionnent de manière complète
le plus vite possible, en étant
attentifs au dialogue et à l’accueil.”
Pour en savoir plus
Informations et liste des MDPH
sur le site www.handicap.gouv.fr :
sur la page d’accueil, un pavé vert
vous dirige sur les MDPH.
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GETTY IMAGES/ALTRENDO IMAGES
SANTÉ
Risque
cardiaque
Prendre son cœur
en main
Toutes les études montrent que le fait de ne pas fumer, de manger sainement
et de faire de l’exercice physique contribue fortement à diminuer les risques
de maladie cardiovasculaire.
›››
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
13
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SANTÉ
Plus le
corps est actif,
plus le cœur
est préservé.
B
onne nouvelle. Le nombre de
décès liés à l’athérosclérose,
qui touche les artères et qui est
à l’origine de la plupart des
maladies cardiovasculaires, est en
baisse de 2,7 % par an depuis dix ans
en France. “Pour 60 %, cette baisse
est le fruit de la prévention, se félicite
le professeur Jacques Beaune, de la
Fédération française de cardiologie. Et
la récente loi antitabac devrait encore
améliorer ces chiffres.” Car c’est
prouvé : en agissant sur son mode de
vie, on diminue fortement les risques
d’avoir une maladie cardiovasculaire,
qu’il s’agisse d’un infarctus du myocarde, d’une hypertension artérielle, ou
encore d’un accident vasculaire
cérébral. “Une étude internationale récente (Interheart) a
montré que l’on pouvait diminuer le risque d’accident artériel
de 65 % simplement en arrêtant de
fumer, indique le docteur Arlette Favre,
du centre de cardiologie préventive
mutualiste de Bois-Gibert, en Indre-et-
Loire. C’est encore plus radical dès que
l’on agit sur plusieurs facteurs en même
temps. En associant l’arrêt du tabac
avec une alimentation moins grasse,
plus riche en fruits et légumes, et un peu
d’exercice physique, on diminue le
risque de 75 % !”
“Certes, il n’est pas facile d’obliger une
personne d’un certain âge à équilibrer
son alimentation ou à se mettre à faire
des exercices physiques si ce n’est
pas dans ses habitudes”, remarque le
professeur Laurent Degos, président
de la Haute Autorité de Santé qui mène
actuellement une campagne de lutte
contre l’infarctus du myocarde. “Cela
demande du temps et de l’expérience
de la part des professionnels de santé.
Aussi avons-nous lancé des réflexions
avec des psychologues et des anthropologues afin d’étudier les meilleurs
moyens de convaincre.”
Surveiller son mode de vie
De plus en plus d’organismes de santé
mettent en place des actions de prévention sur le terrain. Précurseur en
la matière, le centre de réadaptation
cardiaque mutualiste de Bois-Gibert
reçoit des patients en convalescence
après un accident cardiaque. “En les
interrogeant, on découvre que, pour
la plupart d’entre eux, l’accident
était prévisible, tant leur mode de vie
cumulait les facteurs de risques, note
À S AV O I R
Y IM
AGE
S/TE
TRA
IMAG
ES
14
1. Ne pas fumer
Les fumeurs ont, en moyenne,
trois fois plus de risques d’avoir
une maladie cardiovasculaire que
les non-fumeurs. La cigarette
augmente la pression artérielle,
irrite la paroi interne des artères
et favorise l’apparition de
plaques. Elle peut également
provoquer des spasmes ou
des caillots (thrombose).
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
La plupart
de ces effets
disparaissent
quand on
arrête de
fumer.
GETTY IMAGES/S. PUETZER
GETT
Les cinq consignes
pour préserver son cœur
Une
con
mal
13_17_CARDIO VASCUAIRE_N1
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Catherine Monpère, médecin-chef du
centre. C’est pourquoi nous tentons
désormais d’agir plus en amont en
recevant dans notre unité de cardiologie préventive des personnes à
risques, mais qui sont encore en bonne
santé.” Outre les examens habituels,
ces patients passent une bonne partie de leur journée à échanger avec les
professionnels du centre – cardiologue,
infirmière tabacologue, angiologue et
diététicienne – qui leur donnent des
conseils pratiques et personnalisés,
allant parfois à l’encontre d’idées préconçues. “Certains découvrent par
exemple qu’une alimentation saine
passe avant tout par la diversité alors
qu’ils pensaient devoir se mettre à la
diète, précise Arlette Favre. De même,
ils imaginent souvent qu’une activité
2. Manger équilibré
Une bonne hygiène
alimentaire (moins
de graisses d’origine
animale et de sucres,
plus de fruits et
légumes) peut
contribuer à diminuer
le taux de cholestérol
et le taux de glycémie
dans le sang, deux
facteurs de risque
importants de
dégénérescence
artérielle.
Professeur
Jacques
Beaune,
physique passe par la pratique intensive d’un sport, alors qu’il suffit de faire
trois quarts d’heure de marche ou de
bicyclette, ou bien toute autre activité
d’endurance modérée régulière, deux
ou trois fois dans la semaine.”
Enfin, le meilleur moyen de prévenir
les maladies cardiovasculaires reste
l’éducation des plus jeunes. Une récente
étude de l’Institut national de la santé et
de la recherche médicale de Strasbourg
a montré que l’obésité des jeunes – qui
est un facteur de risque important de
maladies cardiovasculaires lorsqu’ils arrivent à l’âge adulte – était principalement
due à l’inactivité physique, elle-même
liée à l’omniprésence de l’ordinateur, de
la vidéo, et de la télévision à la maison.
Or plus le corps est actif, plus le cœur
est préservé. Un message de prévention que les parents, les enseignants et
les médias se doivent de relayer auprès
des nouvelles générations. ●
Yves Lusson
Le sport n’est pas synonyme d’exploit.
3. Avoir une activité
physique modérée
et régulière
L’exercice physique
régulier, même modéré,
dilate les artères,
améliore la circulation
sanguine, et les protège
contre les obstructions
(athérome). Il abaisse
favorablement le pouls,
la pression artérielle,
et muscle le cœur, ce
qui lui permet de mieux
faire circuler le sang.
DR
cardiologue au
CHU de Lyon
Le système
cardiovasculaire
est une affaire
de tuyauterie
GETTY IMAGES/J. HARDY
Une alimentation saine et diversifiée
contribue à réduire le risque de
maladie cardiovasculaire.
DIGITAL VISION/GETTY IMAGES
TÉMOIGNAGE
4. Chasser le stress
Moins de stress est
synonyme de rythme
cardiaque plus régulier,
et cela évite la
sécrétion d’hormones
favorisant
l’accumulation de
sucres et de graisses
dans le sang.
“Le cœur est le moteur du
système cardiovasculaire :
c’est lui qui pompe le sang
qu’il fait circuler dans tous les
tissus de l’organisme via les
différents canaux que sont
les artères et les veines.
La plupart des maladies
cardiovasculaires sont liées,
non pas au cœur lui-même,
mais à la dégénérescence
de la paroi interne des artères,
appelée l’endothélium.
Il en résulte une mauvaise
circulation du sang, pouvant
aller jusqu’à l’obstruction
complète, exactement comme
dans une tuyauterie.
Une bonne hygiène de vie agit
directement sur le bon état de
l’endothélium. C’est donc le
meilleur moyen de prévenir les
maladies cardiovasculaires.”
5. Vérifier sa tension
artérielle
Il est important qu’elle
reste inférieure à 14/9.
Une trop grande tension
artérielle – pression
du sang – a en effet
tendance à vieillir
prématurément les
parois des artères.
En cas d’hypertension
artérielle, il existe
désormais des
médicaments efficaces
pour la faire baisser.
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
15
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SANTÉ
Des maladies de mieux
en mieux traitées
Q
u’il s’agisse de la médication
dans le domaine de la vasodilatation (augmentation du diamètre des vaisseaux sanguins), du
traitement de l’hypertension, de la lutte
contre le cholestérol, ou encore des
techniques chirurgicales de pointe, les
traitements sont efficaces. Toutefois,
avec 180 000 décès en France chaque
année, le taux de mortalité reste encore
bien trop élevé. Le défi des professionnels de santé est de détecter les
maladies à temps. “Pas question toutefois de mettre en place un dépistage
généralisé, remarque le professeur
Jacques Beaune, cardiologue au CHU
de Lyon. Il convient plutôt de cibler les
populations à risques.” Ainsi, il est par-
Les défibrillateurs sont
progressivement installés
dans les lieux publics,
parfois avec le concours
des mutuelles.
ticulièrement conseillé aux personnes
âgées, aux diabétiques, ou aux personnes qui ont un surpoids, de se faire
suivre régulièrement par leur médecin
traitant. De même, il est indispensable
de prévenir ce dernier en cas d’antécédent familial, car le facteur héréditaire aggrave le risque. Si le médecin
le juge nécessaire, il oriente son
patient vers un spécialiste qui lui fera
faire les examens adaptés : un électrocardiogramme au repos et pendant l’effort pour enregistrer l’activité
du cœur et détecter la plupart des
anomalies, ou encore une échographie susceptible de révéler des
troubles du muscle cardiaque ou un
dysfonctionnement des valves.
De nombreuses victimes d’accidents
cardiaques sont sauvées chaque
année par leur entourage qui a eu le
“geste qui sauve”. En cas d’arrêt
cardiaque, celui-ci doit intervenir
immédiatement lui-même, en donnant
l’alerte (15) et en pratiquant un massage
L’ é c h o g r a p h i e p e r m e t d e r é v é l e r
les troubles du muscle cardiaque.
PHANIE/GARO
Comme la prévention, la médecine a fait d’importants progrès ces dernières
années en ce qui concerne le traitement des maladies cardiovasculaires.
cardiaque. Pour se former à ce geste
d’urgence, la Croix-Rouge, les pompiers ou la Protection civile organisent
régulièrement des stages. Enfin, un
décret autorise désormais l’utilisation
par des non-spécialistes des “défibrillateurs”, ces appareils qui envoient
des décharges pour faire redémarrer
le cœur. Expérimentés avec succès en
Bourgogne depuis deux ans, ils sont
peu à peu mis à disposition dans les
lieux publics. ●
Y. L.
À S AV O I R
L’infarctus du myocarde
PHAN
IE/G
ARO
– entraînant souvent un
arrêt cardiaque – est une
course contre la montre,
où chaque minute compte.
16
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
Ainsi, en cas de douleur
prolongée au repos, il faut
immédiatement appeler le Samu
(Service d’aide médicale
d’urgence) en composant le 15.
GETTY IMAGES/D. SUNDBERG
En cas d’urgence, faites le 15
13_17_CARDIO VASCUAIRE_N1
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Page 17
Mutuelles à vos côtés
PHANIE/GARO
L’information et
l’éducation du public
sont des leviers
essentiels pour
diminuer les risques
de maladie
cardiovasculaire.
C’est pourquoi les
mutuelles redoublent
d’efforts pour
permettre à chacun
de mieux évaluer ses
risques et de mieux les
contrôler. C’est toute
la philosophie du
nouveau “Parcours
de santé mutualiste”,
dont les maladies
cardiovasculaires
constituent l’une des
premières thématiques.
Les services Parcours
de santé seront
disponibles dès la fin
2007 pour les
adhérents de Bretagne
et du LanguedocRoussillon. Bientôt,
les adhérents des
mutuelles, et leurs
proches, pourront
accéder à un “centre
de contact” qui
répondra aux questions
qu’ils se posent en
matière de santé.
S’ils ont besoin de
soins hospitaliers,
ils pourront l’appeler
pour obtenir des
informations sur
les différents
établissements
auxquels ils sont
susceptibles de
s’adresser.
“Nous agirons
également de façon
concertée sur
la prévention et
l’accompagnement
des adhérents par tous
les professionnels
de santé, médecins,
mais aussi infirmières,
diététiciens,
pharmaciens, etc.”,
explique Géraldine
Merret de la Mutualité
Française.
En attendant, les
mutuelles poursuivent
leurs actions
régionales.
C’est ainsi, par exemple,
qu’en Lorraine,
2 500 personnes
bénéficient cette année
d’une consultation
approfondie et d’un plan
de suivi personnalisé
grâce à un partenariat
entre quatre mutuelles
– dont Prévadiès –
et des médecins
généralistes.
Les groupements
mutualistes restent
ainsi présents sur le
terrain, aux côtés
des médecins,
en participant
chaque année à de
grandes actions
de sensibilisation
telles que les Parcours
du cœur, par exemple.
GETTY IMAGES/P. DAZELEY
Aider le public à se prendre en charge
Un suivi personnalisé est important
pour celui qui reprend une activité
sportive.
Pour en savoir plus
Fédération française de cardiologie
5, rue des Colonnes du Trône
75012 Paris
Tél. : 0 825 00 15 18 (numéro indigo,
0,15 €/min)
www.fedecardio.com
La FFC mène de nombreuses actions de
prévention, grâce à ses 27 associations
régionales, ses 183 clubs Cœur et Santé
et ses 1 200 bénévoles.
Haute Autorité de Santé
2, avenue du Stade de France
93218 Saint-Denis-La Plaine Cedex
Tél. : 01 55 93 70 00, www.has-sante.fr
La HAS met à disposition du grand
public des guides thématiques dont l’un
est consacré à la lutte contre l’infarctus.
À télécharger directement sur le site,
ou à commander à l’HAS.
GETTY IMAGES/D. SUNDBERG
À lire
La prévention passe par l’éducation des plus jeunes.
Mieux vivre avec une maladie
cardiovasculaire, par le Dr Noëlle
Vignat, éd. Hachette, 2007. 10 €.
Un guide pratique et très accessible
pour mieux connaître les maladies
et savoir les éviter en adoptant
une bonne hygiène de vie.
Micro Dico Cardio, éd. Larousse,
2007. 12,90 €.
Les 500 mots de la cardiologie
expliqués en termes simples pour mieux
dialoguer avec son spécialiste.
Ces ouvrages sont en vente en librairie,
disponibles en rayon ou sur commande.
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17
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SANTÉ
Maîtriser son stress
Pour gérer son stress au quotidien, l’apprentissage de certaines techniques
de relaxation, voire de méditation, permet d’obtenir un bénéfice immédiat.
Créer
un équilibre
entre le corps
et l’esprit !
“La méditation est une façon
de vivre, un espace ouvert
pour soi. La pratiquer, c’est
avoir rendez-vous avec soimême. L’idéal est donc de
le faire dans une pièce au
calme, et le plus souvent
possible. La régularité
compte beaucoup car l’effet
est cumulatif. Pour méditer,
il faut être attentif aux
sensations de son corps,
tout en restant un simple
observateur, sans cogiter
ni en tirer des conclusions.
Plus on la pratique, moins
on est happé par le mental.
La méditation crée ainsi un
équilibre entre le corps et
l’esprit.”
Christine Sarah
Carstensen,
psychothérapeute
18
C
hacun a sa propre réaction face
aux tensions du quotidien : certains vivent bien le stress, alors
que d’autres se sentent rapidement
dépassés. Pour autant, pour les uns
comme pour les autres, il existe une
limite à ne pas franchir, au-delà de
laquelle l’organisme finit par se fragiliser. Gérer son stress consiste alors à
anticiper et à trouver l’équilibre. Pour
y parvenir, une bonne organisation du
planning ainsi que des temps de repos
et de loisirs sont indispensables, mais
ne sont pas toujours suffisants.
immobile, plus la boue se dépose, et
plus l’eau devient claire. Il se passe la
même chose lorsque l’on médite.
Rester tranquille puis focaliser son
attention sur un objet de son choix
(souvent une bougie allumée pour
commencer) et le mental se décante,
s’apaise. Il n’y a aucun effort à faire, à
part ramener sans cesse son attention
sur l’objet de sa méditation.
Rester concentré
sur le présent
Guère envie de se lancer dans la méditation ? C’est bien normal. D’autant qu’il
existe de multiples manières d’évacuer
son stress. Selon Isabelle Inchauspé,
docteur en psychologie, “le stress est
déclenché uniquement par l’idée d’un
événement futur : il est impossible d’être
stressé dans le présent. Comment saiton que l’on est débordé ? C’est tout
simplement l’image de tout ce qui reste
Apprendre à méditer
Méditer, cela consiste à rester assis
sans bouger pendant plusieurs minutes ou plusieurs heures. L’objectif :
immobiliser le mental en immobilisant
le corps. Pour les Tibétains, le mental
est comparable à une bassine d’eau
boueuse. Plus longtemps on la garde
EXERCICE
Apprendre à penser de manière positive
Qui ne s’est jamais demandé
pourquoi les problèmes se
présentent pour certains comme
des défis, et pour d’autres
comme d’insurmontables
épreuves ? Ne s’agit-il pas, au
final, que du regard que l’on
porte sur les événements ? S’il
n’existe pas de recettes toutes
faites pour devenir optimiste,
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
GETTY IMAGES/PINK
POINT DE VUE
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GETTY IMAGES/T. BURROWS
18_19_STRESS_N1
Dans les transports en commun, dans une file d’attente, en voiture… des techniques simples peuvent permettre
de chasser le stress du quotidien.
à faire qui effraie… En revanche, en
se concentrant sur l’action du moment,
sur ce que l’on est en train de faire, le
stress gênant est impossible, seule la
tension générée par l’action est présente et stimulante”. Cette technique
consiste en fait à reprendre les commandes du cerveau : puisque c’est
l’image du futur qui est le déclencheur,
il suffit de revenir mentalement dans le
présent, en se concentrant sur son environnement.
Respirer pour pouvoir souffler
Parce qu’elle constitue aussi une excellente manière de réinvestir le présent,
l’attention à la respiration est incontournable lorsque l’on se sent débordé.
Fabrizio Medail, professeur de Qi
Gong*, recommande dans un premier
temps de se concentrer sur l’air qui
il y a quelques règles qui
permettent de faire évoluer notre
manière de penser vers davantage
de sérénité.
• Considérer non seulement que
l’on est apte à faire face à toutes
les situations, mais aussi qu’il
existe tout un éventail de choix
possibles pour résoudre ce qui
constitue un problème.
• Chercher le positif, même dans
les situations négatives, chaque
fois que c’est possible.
entre et l’air qui sort au niveau du nez.
Il faut fermer les yeux. Pour faciliter cet
exercice, poser une main sur son
ventre et le sentir se gonfler (sans forcer) en fonction de la respiration.
Désireux d’aller plus loin ? Fermer sa
narine droite avec un doigt et respirer
par la narine gauche, fermer les deux
narines en retenant son souffle deux
secondes, puis souffler par la narine
droite en fermant la gauche. Puis inverser. En favorisant l’équilibre entre les
deux hémisphères cérébraux, cet exercice contribue à apaiser stress et énervement en quelques minutes. ●
Odile Chabriac
S’interroger
sur les causes
Si le stress résiste à tout, malgré une
bonne volonté, c’est qu’il est probablement
temps de chercher à en identifier la
cause afin de sortir d’un tel état de
tension permanente. Il ne faut pas hésiter
à solliciter de l’aide, savoir se confier
à des amis, à la famille ou à son médecin.
Ce dernier écoutera, et proposera des
solutions. Un stress bien géré constitue
un facteur d’équilibre qui permet de se
surpasser dans de nombreux domaines
ou de réagir sainement à un événement
inhabituel. Il faut quand même savoir
ne pas trop abuser de ses capacités,
de sa résistance aux tracas quotidiens,
et apprendre à dire “stop” tant qu’il est
encore temps.
*Qi Gong : “travail du souffle”, discipline d’origine
chinoise qui associe respiration et concentration
de l’esprit.
• Se libérer du perfectionnisme
et accepter parfois de ne trouver
que des solutions partielles à ses
interrogations.
• Prendre le temps de remercier,
d’exprimer sa gratitude. Envers
les autres comme envers la vie.
Ne pas hésiter à dresser la liste
de tout ce que l’on apprécie
dans la vie, même mentalement.
Y penser régulièrement pour la
compléter.
Pour en savoir plus
À lire
Zen en un clin d’œil, par Christine
Sarah Carstensen, First Edition, 2007.
13,90 €.
Éliminer le stress au quotidien,
par Jonathan Hilton, Éditions
Le Courrier du livre, 2006. 14,50 €.
La médit-action, par Carole Serrat
et Laurent Stopnicki, Robert Laffont,
2004. 23 €.
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
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SANTÉ
Imagerie médicale
Explorer le corps en 3D
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un examen inoffensif et
indolore qui, par la visualisation de l’intérieur des tissus, permet d’affiner
le diagnostic de nombreuses maladies liées à des lésions d’organes.
CHAMP MAGNÉTIQUE
C’est une onde
électromagnétique qui, dans
le cas de l’IRM, est générée
par un aimant de 50 à
60 centimètres de diamètre
sur deux mètres de long.
HYDROGÈNE
De symbole chimique H,
l’hydrogène est l’un des
éléments les plus abondants
sur notre planète. Deux
atomes d’hydrogène
combinés à un atome
d’oxygène forment la
molécule d’eau (H2O),
présente en grande quantité
dans le corps humain.
V
isualiser avec une grande précision de nombreux organes
dits “mous” du corps humain,
tels que le cerveau ou les ligaments,
dans le but de détecter des tumeurs
ou des lésions : telle est la prouesse
de l’IRM, une technologie apparue au
début des années 1980.
L’IRM, contrairement au scanner, ne
fait pas appel aux rayons X. Cette
technologie exploite la faculté de
certaines molécules de l’organisme,
principalement les molécules d’eau,
à émettre un signal lorsqu’elles sont
entourées d’un champ magnétique.
L’IRM “voit” surtout les tissus riches
D É P I S TA G E
La mammographie détrônée
par l’IRM ?
Des études récentes, présentées en juin dernier au Congrès
de la société américaine d’oncologie clinique (Asco), sont
unanimes : l’IRM est la technique la plus performante pour détecter
un cancer du sein. Car si la mammographie, qui est l’examen de
référence actuel, détecte des signes indirects du développement
d’un cancer (microcalcifications), l’IRM donne, grâce à 720 images
en coupe qui reconstituent le tissu mammaire, une image directe
de la tumeur. Elle évalue aussi son degré de malignité ! Le
dépistage par mammographie sera-t-il pour autant mis au placard ?
Pas sur le court terme en tout cas. Cet examen de référence est
fiable et coûte dix fois moins cher que son concurrent. Mais l’IRM
pourrait être proposée aux femmes présentant des dispositions
génétiques à la maladie.
en eau, c’est-à-dire les parties
molles. “Cette technique s’est
d’abord développée en neurologie
pour observer le cerveau et la
moelle épinière”, explique Rodolphe
Gombergh, directeur du centre IRM
Monceau, à Paris. Une autre indication concerne le diagnostic des
maladies qui atteignent à la fois le
squelette et le système nerveux,
comme la hernie discale à l’origine
de sciatiques.
“Les problèmes ligamentaires à
l’épaule et au genou sont également
identifiables par l’IRM”, poursuit le
radiologue. Cette technique permet
par ailleurs le diagnostic de maladies
liées aux ovaires, à l’utérus et à la
prostate. Et, depuis peu, un nouveau
type d’examen existe : l’imagerie
fonctionnelle, qui permet de suivre,
en temps réel, l’activité du cerveau
en enregistrant le cheminement du
sang qui l’irrigue.
Si l’IRM est performante, elle ne
constitue pas pour autant la technologie miracle et vient en général compléter d’autres approches. “Le scanner et l’IRM sont complémentaires,
on ne voit pas la même chose”, souligne Rodolphe Gombergh. L’examen
clinique demeure donc incontournable et le scanner ou l’échographie
restent dans certains cas suffisants,
voire plus adaptés. ●
Stéphanie Delage
20
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
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ALIX/PHANIE
20_21_IRM_N1
L’EXAMEN DURE
DE 20 À 30 MINUTES,
permet, dans certains cas,
d’améliorer la qualité de
l’examen, de le rendre plus
lisible pour le médecin. Sans
danger, il est introduit dans
l’organisme par simple piqûre
intraveineuse.
est indolore, et ne
nécessite pas d’être
à jeun. Les résultats
sont immédiats.
IL EST NÉCESSAIRE
DE SE DÉFAIRE DE TOUT
OBJET MÉTALLIQUE :
LE PASSAGE DANS LE TUBE LES PORTEURS
permet de capturer des images D’UN STIMULATEUR
en coupe sur différents plans
CARDIAQUE ne peuvent
bijoux, lunettes… et de
signaler au médecin le port
d’une prothèse ou d’un implant
oculaire. Certains types de
métaux pourraient se déplacer
à cause de l’aimant.
et de reconstituer des images
en deux ou trois dimensions.
En cas de problème, en
particulier si le patient est
sujet à la claustrophobie,
une sonnette est à sa
disposition pour prévenir
le personnel médical.
pas passer d’IRM. La pile
pourrait être altérée par
le champ magnétique et
entraîner des troubles
cardiaques.
GARO/PHANIE
UN PRODUIT
DE CONTRASTE
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
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22_23_PSY_N1
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SANTÉ
Quel psy choisir ?
Des difficultés de l’existence aux troubles
psychotiques, certaines souffrances nécessitent
l’intervention d’un psy. Psychiatre, psychologue,
psychanalyste… Comment faire le bon choix ?
P
À S AV O I R
› Comment
se prémunir
des charlatans ?
Comme le rappelle Sylvie Angel,
psychiatre à Paris, “il faut
impérativement vérifier que la
personne à laquelle on s’adresse
est compétente : elle doit
posséder un diplôme universitaire
et une expérience clinique auprès
d’enfants ou d’adultes. Seule
une connaissance approfondie
du corps et de l’esprit humains
permet d’évaluer la fragilité
du patient et d’éviter de passer
à côté d’un état grave, comme
une dépression mélancolique
ou des bouffées délirantes,
par exemple. L’annuaire ne
constitue pas une bonne source
pour choisir son psy. Mieux vaut
s’adresser à son médecin traitant
et ne pas hésiter à rencontrer
plusieurs psy avant de se
décider”.
22
as de doute, le mot “psy” fait
partie du vocabulaire quotidien.
Il désigne pourtant des professions très différentes. Les psychiatres,
les psychologues, les psychanalystes
et les psychothérapeutes n’ont absolument pas les mêmes qualifications.
Alors comment frapper à la bonne
porte en fonction de ses attentes et de
ses besoins ?
Votre médecin, un
interlocuteur incontournable
Un passage difficile ? Un mal-être
récurrent ? Lorsque l’on se sent mal
dans sa tête, le premier interlocuteur
vers lequel se tourner est sans
conteste le médecin traitant. Il est apte
à orienter ses patients vers un spécialiste compétent, en particulier un psychiatre, professionnel dont la consultation reste cependant possible en
accès direct pour les moins de 26 ans
dans le parcours de soins.
Le psychiatre, le véritable
professionnel de la psyché
Après dix ans d’études, le psychiatre
détient un doctorat en psychiatrie. Il est
donc hautement spécialisé dans le diagnostic, le traitement et la prévention
des maladies dites “mentales”. Il peut
exercer dans le secteur public ou privé,
ou encore dans des structures associatives. Son statut de médecin lui permet de prescrire des examens complémentaires (IRM, radiographie…),
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
mais aussi des médicaments et/ou
des hospitalisations. Il ne se contente
pas de ce rôle très médical et suit le
plus souvent ses patients en thérapie
plus ou moins longue pour les amener à un véritable mieux-être. Ses
consultations sont, dans le cadre du
parcours de soins coordonnés, et en
fonction du secteur dans lequel le
médecin est conventionné, remboursées par l’assurance maladie.
Le psychologue,
un allié du quotidien
Le psychologue suit, pour sa part,
cinq années d’études, qui sont validées par un DESS ou un DEA. Il intervient efficacement sur des problèmes
psychologiques passagers, d’ordre
personnel ou relationnel. Il est également susceptible de recourir à des
tests afin d’évaluer un niveau intellectuel ou différentes aptitudes. Ses
séances ne sont pas prises en charge
par l’assurance maladie (sauf si on le
consulte dans un centre médicopsychologique, cf. l’encadré “Pour en
savoir plus”). Tout psychologue doit
posséder un numéro de fichier Adeli
(répertoire des professionnels de
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7:43
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POINT DE VUE
CORBIS/R. BRUDERER
Et quand
on ne sait
plus à qui
s’adresser ?
santé) qui garantit qu’il possède bien
le titre de psychologue et donc le droit
d’exercer sa profession. La vérification
est possible auprès de la Direction
départementale des affaires sanitaires et sociales.
Et les autres ?
Les psychanalystes, comme les psychothérapeutes, exercent des professions qui, actuellement, ne sont pas
réglementées. Ils ne bénéficient d’aucune formation universitaire, ni d’aucun
diplôme reconnu par l’État. Ainsi, il suffit que l’analyste ait lui-même suivi une
psychanalyse pour accéder au titre de
psychanalyste et, même si la législation est en cours d’évolution, n’importe
qui peut, aujourd’hui encore, se déclarer psychothérapeute.
Une loi votée le 30 juillet 2004 prévoit
que, pour porter le titre de psychothérapeute, il faut désormais avoir suivi
certaines formations et s’inscrire à un
registre national, mais les décrets d’application détaillant ces informations ne
sont toujours pas parus. ●
Pour en savoir plus
Trouver un psy dans le public :
Auprès des centres médicaux
psychologiques (CMP), des dispensaires
et consultations des hôpitaux, ou
encore des centres de santé mentale.
Le médecin, l’infirmière scolaire,
voire la mairie peuvent communiquer
les coordonnées de ces centres.
Dans le privé :
• Fédération française de psychiatrie,
Hôpital Sainte-Anne, 1, rue Cabanis,
75014 Paris. Tél. : 01 48 04 73 41.
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/
• Fédération française de
psychothérapie et psychanalyse
2 bis, rue Scheffer, 75116 Paris.
Tél. : 01 44 05 95 50 – www.ff2p.fr
Il existe plusieurs
possibilités. Les centres
médico-psychologiques
(CMP) regroupent des
professionnels de la santé
mentale (psychiatres,
psychologues, assistantes
sociales). Ils sont gratuits
et organisés sur le principe
de la sectorisation
psychiatrique : toute
personne, en fonction
de son lieu d’habitation,
dépend d’un CMP. Il suffit
de s’adresser à sa mairie
pour en connaître l’adresse.
S’il s’agit de trouver une
réponse rapide pour faire
face à une souffrance aiguë,
il est nécessaire de
contacter les services
de police, les pompiers,
le Samu ou, bien sûr, des
structures de type SOS
Psychiatrie, qui regroupe
des psychiatres libéraux.
Gabriela Lazar,
psychiatre au centre hospitalier
de Ville-Évrard.
À lire
Psychothérapie : 100 réponses pour
en finir avec les idées reçues, par
Serge Ginger, éd. Dunod, 2006. 19,50 €.
Le Guide Vidal de la santé psy,
éd. Vidal, 2004. 21 €.
Comment bien choisir son psy,
par Sylvie Angel et Pierre Angel,
éd. Robert Laffont, 1999. 18 €.
Disponibles en librairie, en rayon ou
sur commande.
Odile Chabriac
Essentiel Santé Magazine - septembres 2007
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24_QUIZ_N1
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7:21
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GETTY IMAGES/G. DOYLE
QUIZ
Psy ?
)
2)
1
)
4)
5)
6)
7)
8)
9)
3
24
Faux
JE DOIS OBLIGATOIREMENT PASSER PAR MON
MÉDECIN TRAITANT SI JE SOUHAITE QUE MA
CONSULTATION CHEZ LE PSYCHIATRE SOIT
REMBOURSÉE.
UN PSYCHIATRE EST APTE À TRAITER
UNE DÉPRESSION.
IL EST POSSIBLE DE POURSUIVRE UNE
PSYCHANALYSE AVEC UN PSYCHIATRE.
UN PSYCHOLOGUE SERT PRINCIPALEMENT À
FAIRE PASSER DES TESTS D’INTELLIGENCE.
UN PSYCHOLOGUE PEUT PRENDRE EN CHARGE
UNE PERSONNE ATTEINTE DE TROUBLES
PSYCHOTIQUES.
UN PATIENT PEUT CHANGER DE PSY DÈS QU’IL
EN RESSENT LE BESOIN.
TOUT LE MONDE PEUT BÉNÉFICIER D’UNE PRISE
EN CHARGE PSYCHOLOGIQUE GRATUITE SI
NÉCESSAIRE.
EN CAS D’URGENCE, IL EST NÉCESSAIRE
D’APPELER LES POMPIERS.
SI VOUS AVEZ
5 bonnes réponses ou plus, vous connaissez bien les rouages de la profession
de psy et les modalités de sa pratique. Face à une difficulté psychologique, vous
saurez trouver le psy qui correspond le mieux à vos besoins.
moins de 5 bonnes réponses, les psy restent un mystère pour vous. Nous vous
encourageons à relire cet article.
Vrai : 2. Sauf en ce qui concerne les jeunes adultes de moins de 26 ans. 3. Il est même
le professionnel à consulter. 4. À condition qu’il ait été lui-même analysé. 7. En accord
néanmoins avec son médecin s’il a plus de 26 ans et souhaite être remboursé des
consultations de psychiatrie. 8. Dans le cadre des centres médico-psychologiques (à
condition d’être patient, car les listes d’attente peuvent être importantes). 9. Ou le Samu,
ou la police, lesquels sauront orienter vers les services compétents si nécessaire.
Faux : 1. Il existe plusieurs familles de psy. 5. Son champ d’action est plus étendu que
cela. 6. Cette personne doit consulter un psychiatre.
A
lors, psychiatre
ou psychologue,
psychanalyste ou
psychothérapeute ? Il n’est pas
facile de s’y retrouver dans un
domaine encore insuffisamment
connu. À vous de voir si vous
en avez quand même saisi
les distinctions essentielles !
Et n’oubliez pas : le premier
interlocuteur vers qui vous
tourner est votre médecin
traitant.
Vrai
IL N’EXISTE QU’UN SEUL TYPE DE PSY.
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14:17
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VOTRE MUTUELLE
S. BEUCHERIE
ILLE-ET-VILAINE
Prévadiès
Des services en plus
Près de trois cents délégués ont participé à l’assemblée générale de Prévadiès,
le 22 juin, à Paris. L’occasion pour tous de prendre connaissance du bilan
d’une année très dense, mais aussi de réaffirmer la volonté de développer
l’offre de services aux adhérents.
›››
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
25
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13:24
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VOTRE MUTUELLE
Développer l’offre de services
“P
révadiès est devenue la
première mutuelle interprofessionnelle de France”,
a rappelé Daniel Thiriet, son président,
en soulignant, dans son introduction,
qu’elle est aujourd’hui une entité
le parcours de santé mutualiste.
L’objectif : proposer aux adhérents un
ensemble de services d’information,
d’orientation et d’accompagnement
développé, dans un premier temps,
autour du cancer, des maladies
Prévadiès
en 2006
1 807 000
personnes protégées
628 millions d’euros de
prestations
5 millions de courriers
aux adhérents
téléphoniques
500 000
visites dans les agences
93 agences dans
21 départements
S. BEUCHERIE
1 million d’appels
Robert Weidmann
“Informer, accompagner, orienter”
économique puissante, “mieux armée
pour faire face aux nombreux défis qui
attendent le mouvement mutualiste,
qu’ils soient financiers, techniques,
juridiques, technologiques, ou concurrentiels”.
La mutuelle en action
Prévadiès s’associe au projet de la
Mutualité Française, qui a décidé de
s’attaquer à deux inégalités persistantes – la difficulté d’accès aux soins pour
les revenus modestes, et la problématique des soins de qualité – en créant
cardiovasculaires, de la dépendance et
des addictions. La mutuelle a choisi deux
régions dont la Bretagne, pour effectuer
des tests dès cet automne. “Nos adhérents pourront bénéficier d’un accès à
des informations fiables, fondées sur
l’avis des autorités compétentes, et
d’une orientation vers des établissements de qualité”, a commenté Robert
Weidmann, secrétaire général.
Un vrai partenaire santé
L’évolution de l’offre de services aux
adhérents se traduit par le développe-
L ES R É S O LU T I O N S A D O PT É ES
› GARANTIES OBSÈQUES
Reconduction, pour l’année 2008, des garanties
obsèques prévues dans le règlement mutualiste
“Garantie Obsèques Préviade-Mutouest” et dans
le règlement mutualiste “Allocation Obsèques
ex-Imadiès”, du montant des forfaits allocations
obsèques, ainsi que du montant des cotisations
en vigueur en 2007.
Dans un souci d’uniformisation de ces deux
règlements mutualistes, modification, à compter
du 1er janvier 2008, du contenu de l’article 3.5 du
26
règlement mutualiste “Garantie Obsèques PréviadeMutouest” de la manière suivante :
“La garantie vient à échéance au 31 décembre.
Elle se renouvelle pour une nouvelle période de
douze mois, par tacite reconduction, sauf résiliation
effectuée selon les modalités définies à l’article 9.
Chaque année, l’assemblée générale se prononce
sur la poursuite de la garantie, sur le montant de la
cotisation ainsi que sur le montant de l’allocation
Obsèques offerte pour l’année suivante.”
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
And
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ment des garanties d’assurance (accidents, maladie, décès, assistance, protection juridique…), des accords de tiers
payants et de la télétransmission. Autres
domaines d’intervention de la mutuelle :
la prévention, la prestation de services
(orientation, conseil, intermédiation,
accompagnement…), et la Fondation
d’Entreprise. Avec, toujours à l’esprit, a
précisé André Geffard, délégué général, “le respect des critères de solidarité,
en particulier par la gestion de la CMU
complémentaire”.
André Geffard
Lucie Le Port
Autant d’actions qui répondent à une
attente des adhérents, qui, au-delà du
simple remboursement des frais de
soins, demandent à leur mutuelle d’être
un vrai partenaire santé.
Lucie Le Port, trésorière générale, a
pour sa part présenté le bilan financier
de la mutuelle. Celui-ci traduit une situation saine qui a permis, jusqu’ici, de
réduire l’impact des transferts de charge
croissants de l’assurance maladie obligatoire vers les adhérents. ●
Brigitte Imber et
Anne-Marie Guimbretière
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DEUX QUESTIONS À
Daniel Thiriet,
président de Prévadiès
Réélu à la présidence de Prévadiès à la suite de l’assemblée
générale, Daniel Thiriet fait le point sur les enjeux à venir.
Vous venez d’être réélu,
quelles missions vous donnezvous pour cette nouvelle
gouvernance ?
Prévadiès, née de la fusion
des ex-mutuelles PréviadeMutouest et Imadiès, a tout
juste une année d’existence.
Mon premier souci est donc de
conforter notre jeune mutuelle,
de veiller à son bon
fonctionnement et à son
efficacité, afin qu’elle réponde au
mieux à l’attente de nos
adhérents. Nous avons mis
en place 18 sections
départementales et une section
“régime indépendants“. Elles
sont animées par des élus locaux
pour être au contact direct de
nos adhérents, les informer et
recueillir leurs suggestions en
vue d’améliorer sans cesse
nos prestations. Les valeurs
d’humanisme, de solidarité,
de transparence et de vie
démocratique, déjà fortement
ancrées dans nos ex-mutuelles,
constituent l’assise sur laquelle
nous allons nous appuyer
pour affirmer notre volonté
de développer nos actions
de proximité et de promotion
de la santé.
› FORFAIT
Uniformisation des garanties frais de soins
de santé individuelles et collectives
ex-Imadiès et “Préviade-Mutouest” : le
forfait journalier hospitalier sera, à partir
du 1er janvier 2008, remboursé conformément
au montant fixé par arrêté ministériel et
en vigueur à la date de l’hospitalisation.
› GARANTIES EN INCLUSION
Réaffirmation de la décision de maintenir les garanties
en inclusion (Assistance, Protection Juridique,
RC Matmut) souscrites par la mutuelle dans le
périmètre ex-Imadiès au cours des exercices
précédents, conformément à l’article L.221-3
du code de la Mutualité, au bénéfice de tout ou
partie de ses adhérents, selon la garantie souscrite.
S. B
E
UCH
ERIE
JOURNALIER
Quels sont vos projets au sein
d’Harmonie Mutuelles ?
La mise en commun de moyens
avec nos partenaires de l’Union
Harmonie Mutuelles nous
permet de gagner en efficience
et d’être un acteur majeur en
complémentaire santé. Le vaste
secteur géographique que
recouvre cette union facilite
notre développement
réciproque en prévoyance,
mais également en santé,
à partir d’une
nouvelle offre
de garanties
communes
que nous allons
proposer pour les
contrats
individuels
dès l’année
prochaine.
S. BEUCHERIE
26_27_ ILE ET VILAINE_N1
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
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28_Ille&Vilaine N1
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VOTRE MUTUELLE
Une offre optique
départementale
A
ujourd’hui, l’accès à une paire
de lunettes est encore trop souvent dépendant de son coût
financier. Pour privilégier la qualité de
votre vue par une prestation optique
adaptée, votre mutuelle Prévadiès a
négocié pour vous deux offres attractives : Opalance, auprès des 9 magasins Les Opticiens Mutualistes, et une
offre conventionnelle auprès de 33 opticiens libéraux.
deux verres correcteurs de
haute qualité quel que soit
votre défaut visuel, y compris
les plus fortes corrections, un
large choix de technologies
de verres (unifocaux, multifocaux, progressifs…) et d’options
(verres anti-rayures, anti-reflets,
amincis…) et le tiers payant.
L’offre Opalance des
Opticiens Mutualistes
Un tarif attractif négocié par votre
mutuelle, avec un reste à charge nul
ou maîtrisé, une transparence des prix
avec la présentation systématique de
deux devis, la qualité des verres et des
montures grâce à l’engagement de
l’opticien à respecter une charte qualité, un grand choix de montures de
toutes marques et le tiers payant. ●
Opalance, une offre exclusive avec un
reste à charge nul ou maîtrisé selon votre
garantie et votre correction visuelle, vous
est proposée lors de l’achat d’un équipement optique complet qui comporte :
une monture Opalia, avec un large choix
couvrant tous les besoins de la famille,
Magasins d’optique conventionnés.
Contact
Pour connaître les coordonnées du
magasin d’optique le plus proche
de chez vous, appelez votre mutuelle
au 0 821 080 070 (0,12 € TTC/min
depuis un poste fixe).
ASSEMBLÉES LOCALES AIDER UN PARENT
ENSEIGNEMENT PRIVÉ
Dès à présent, à noter dans vos
agendas !
“Les ateliers fil mauve”
Réunion des adhérents
“Les ateliers fil mauve*”, le
programme de soutien aux aidants
confrontés à la maladie d’Alzheimer
d’un parent proche, mis en place par
Prévadiès, se poursuit. Un atelier est
programmé en novembre 2007. Il est
proposé gratuitement aux aidants
familiaux s’ils sont adhérents
à la mutuelle ou si le malade est
adhérent. Les personnes intéressées
par cette formation sont invitées à
prendre contact au 0821 080 070
(0,12 € TTC/min depuis un poste fixe).
L’assemblée générale de
l’Association pour la promotion
de la santé dans l’enseignement
privé (Apsep) aura lieu le samedi
10 novembre* dans le Morbihan.
Approbation du procès-verbal
de la dernière assemblée générale,
rapport d’activités, et rapport
financier seront au programme,
suivis d’une intervention d’un
représentant de Prévadiès sur la
dépendance, et ses conséquences
financières et humaines.
*Cette initiative nationale est pilotée par la
Mutualité Française en partenariat avec plusieurs
mutuelles dont Prévadiès.
*Le lieu sera précisé ultérieurement.
Vos prochaines assemblées locales
auront lieu à :
• Fougères, le mardi 16 octobre
à 18 h au Couvent des Urbanistes,
rue de la Caserne.
• Rennes, le mardi 23 octobre à 18 h
au Ponant à Pacé.
• St-Malo, le mercredi 24 octobre à
18 h à la Maison des associations,
35, rue Ernest-Renan.
Pour participer à ces réunions,
retournez le document joint à votre
journal ou inscrivez-vous sur le site :
www.prevadies.fr.
EN BREF
L’offre conventionnelle
des opticiens libéraux
Changements : informez votre mutuelle
Pour que votre dossier soit toujours à jour et qu’il n’y ait
pas de retard dans le versement de vos prestations,
n’oubliez pas de faire part de tous vos changements de
situation à la mutuelle (adresse, coordonnées bancaires,
naissance, décès…) :
• Pour éviter tout retard dans le traitement de vos
remboursements, envoyez votre nouveau relevé
d’identité bancaire.
28
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
• Quand vous signalez votre changement d’adresse,
indiquez toujours l’ancienne et la nouvelle adresse.
• Lors de l’inscription d’un nouveau-né, pensez à préciser
sous quel dossier vous souhaitez l’inscrire, en précisant le
numéro de Sécurité sociale auquel l’enfant est rattaché.
• Lors de vos contacts avec la mutuelle, n’oubliez pas de
mentionner votre numéro d’adhérent et votre numéro
de Sécurité sociale.
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2/08/07
14:40
Page 29
DR
Surf School à Saint-Malo.
La prévention santé
par la pratique du sport
orte des valeurs partagées de
solidarité et de responsabilité
avec les associations sportives,
la section départementale d’Ille-etVilaine de Prévadiès continue de s’investir dans le domaine de la prévention. Dans le cadre de la commission
mécénat-partenariats, la mutuelle
matérialise plus que jamais les liens
qui existent entre prévention santé et
pratique d’un sport, et renforce ainsi
ses engagements de proximité et de
valeurs humaines.
F
Prévadiès existe depuis de nombreuses années. Très présent sur Fougères,
le COCF s’implique aussi très fortement auprès des jeunes. Dans le cadre
d’une des plus importantes manifestations sur la ville, “Les Angevines”, le
club organise chaque année au mois
de septembre une importante course
cycliste “Le Grand Prix de la Ville de
Fougères”.
manifestation, gratuite, permet d’offrir
une journée sportive à près de
2 000 enfants des écoles primaires de
la ville. Débutants, sportifs confirmés,
jeunes et salariés d’entreprises peuvent ainsi, dans un esprit convivial,
s’initier au handball sur sable, au cœur
de Rennes.
Surf School à Saint-Malo
L’association Surf School, tournée vers
“les plaisirs de la glisse” (planches à
voile, chars à voile…), en partenariat
avec Prévadiès depuis de nombreuses
années, a adapté ces activités nautiques pour en faciliter la pratique aux
handicapés. La Fondation d’Entreprise
Prévadiès a ainsi permis l’acquisition
d’un char à voile pour handicapés. ●
Brigitte Imber
Sandballez à Rennes
Le vélo à Fougères
DR
S’initier au handball sur sable.
L’équipe du Club olympique
cycliste fougerais.
Depuis deux ans déjà, Prévadiès est
partenaire de la manifestation “Sandballez” organisée, chaque année au
mois de mai, par l’association sportive
“Le Cercle Paul-Bert de Rennes”, la
ville et les écoles de Rennes. Cette
DR
Le partenariat privilégié entre le Club
olympique cycliste fougerais (COCF) et
Pour en savoir plus
• www.cocfougeres.com
• www.sandballez-a-rennes.org
• www.surfschool.org
Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
29
30_ILE ET VILAINE_N1
2/08/07
14:15
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VOTRE MUTUELLE
Prix Solidarité :
concours “marque-page”
L
e prix littéraire Prix Solidarité
récompense chaque année un
roman français mettant en valeur
la solidarité, la dignité, la générosité,
la tolérance, et le respect de la personne humaine. Le jury, composé
d’adhérents, choisit l’ouvrage lauréat
parmi une sélection de titres.
Cette année, les adhérents des
mutuelles d’Harmonie Mutuelles
– qui parraine ce prix – sont invités
à formuler, en une courte phrase
(250 caractères maximum), leur
propre définition de la solidarité, ou
à choisir une expression, une citation, un proverbe… qui l’illustre au
mieux. Les quatre meilleures propositions figureront sur le marque-page
officiel du prix 2008, et leurs auteurs
recevront le roman primé. ●
En pratique
“Qu’est-ce que la solidarité ?” Adressez
votre proposition avant le 15 novembre 2007
par courrier à Prix Solidarité 2008, jeuconcours “marque-page Solidarité”, service
communication interne, 28, rue de Rennes,
BP 21, 49010 Angers Cedex 01; ou par courriel
à [email protected]
N’oubliez pas de préciser vos coordonnées
complètes (nom, prénom, adresse,
téléphone, courriel). Le règlement du
concours est disponible sur demande.
Palmarès du prix
2007
2006
2005
2004
Le cri, par Hervé Baslé,
éd. Jean-Claude Lattès.
La petite fille de Monsieur
Linh, par Philippe
Claudel, éd. Stock.
L’enfant de Noé,
par Éric-Emmanuel
Schmitt, éd. Albin Michel.
Fati, par Jean-Michel
Defromont,
éd. Le Rouergue.
CONTACT › Prévadiès - Centre Espace Performance - Bât. V - 35769 Saint-Grégoire Cedex. Tél. : 0 821 080 070 (0,12 € TTC/min depuis un poste fixe) ou consultez
le site Internet : www.prevadies.fr.
Rédactrice en chef adjointe des pages spéciales Côtes-d’Armor, Est, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan, Normandie, Ouest et Releya: Brigitte Imber. Tél.: 0383932606. Courriel:
[email protected] Comité de rédaction: P. Bordes, R. Boucher, F. Colnot, A. Derché, G. Desbrousses, Ph. Desouches, G. Ducrot, A. Gillot, D. Guerling, M. Guilmin, P. Hervé,
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O. Reno, J.-M. Tabareau, A. Viol.
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Essentiel Santé Magazine - septembre 2007
P31 EsSanteMag
1/08/07
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Sans titre-2.indd
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20/08/07
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