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Mensuel d’information des cantons de Montbenoît, Mouthe, Levier, Pontarlier, Vercel et du Jura voisin
JUILLET 2010
N° 129
2€
ILS ONT ENTRE 25 ET 45 ANS…
LES NOUVEAUX BARONS
DE L’ÉCONOMIE LOCALE
p. 24
LEVIER
Une famille menacée
d’expulsion à Levier
D’origine bosniaque, la famille Kabilovic vit
aujourd’hui à Levier. Ses demandes d’asile
ont été rejetées. Des habitants du village se
mobilisent pour éviter leur expulsion de France.
L’ÉVÉNEMENT
p. 4 et 5
Routes : les chantiers
qui empoisonnent l’été
L’été venu, Pontarlier se transforme en
immense chantier. Mais autant de travaux
réalisés en même temps, on a l’impression
de ne jamais avoir vu ça. Tour d’horizon.
CONSOMMATION
p. 11
Vers une pénurie d’eau ?
Le niveau des nappes n’a jamais été aussi bas
dans la plaine de l’Arlier. Selon la C.C.L.,
“la situation est critique.” Les élus sont à la
recherche de nouveaux puits. Deux d’entre
eux doivent fermer car non protégeables.
LE DOSSIER en p. 15 à 20
Homme
• Jean "KAPORAL" Usé foncé Réf. 49174
105
• Chaussure "LEVIS" Noir Réf. 47428
85
• Chemisette " MCS Marlboro" Rouge Réf. 47258 85
• Polo "SCHOTT" Blanc Réf. 47831
35
• Tee-Shirt "CONVERSE" Blanc Réf. 47464
33
• Pant. Toile "NO EXCESS" Kaki lim Réf. 47488 65
• Bermuda "BLEND" Blanc lim Réf. 47582
39
52,50€
42,50€
42,50€
17,50€
16,50€
32,50€
19,50€
*
Femme
• Tee-Shirt "LEVIS" Rouge Réf. 47398
29
• Débardeur "KAPORAL" Saumon Réf. 49700 49 ,50
• Basket "CONVERSE" Noir Réf. 48882
65
• Gilet " LOLA ESPELETA" Gris Réf. 47878 45
• Débardeur "ROXY" Nil Réf. 49650
29,50
• Robe "SMASH" Bleu Réf. 48879
45
• Débardeur "LOIS" Rose Réf.47811
47
14,50€
24,75€
32,50€
22,50€
14,75€
22,50€
23,50€
*DU 30 JUIN AU 3 AOUT 2010
28, rue de la République - PONTARLIER
Rédaction et publicité : “Les Éditions de la Presse Pontissalienne” - B.P. 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 - [email protected]
2
RETOUR SUR INFO
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
Éditorial
Gros mots
Si la France est en émoi depuis la mijuin, ce nʼest pas à cause de lʼélimination
prématurée de son équipe nationale
dans le Mondial de football. Après tout,
la Terre ne tourne pas autour du ballon rond, ce sport nʼest finalement
quʼun jeu et vu le niveau lamentable
des tricolores depuis quatre ans, cet
échec-là nʼest pas une surprise. Non :
lʼissue catastrophique de ce Mondial
sud-africain pour la France a mis en
lumière aux yeux du monde entier les
dérives dʼune société tout entière. Et
cette équipe de France en est hélas
le reflet éclatant. Rendons-nous compte que cʼest un des socles de la République française quʼont fait vaciller les
irresponsables jean-foutres tricolores.
Cela par plusieurs attitudes : une inadmissible nonchalance sur le terrain,
un mépris froid de lʼautorité, une violence verbale que lʼon croyait cantonnée aux banlieues les plus perdues, une suffisance et une morgue
effroyables, enfin une impression extraordinaire dʼimperméabilité au drame
qui les entouraient, sorte de déshumanisation cristallisée dans la seule
image dʼun Anelka, drapé en Dark
Vador hilare errant dans les couloirs
dʼun aéroport au moment de son renvoi. Estomaquée, la France se rendait compte que son équipe était peutêtre à lʼimage du pays. Et cʼest bien
cette image-là qui fait froid dans le dos
et qui renvoie à leurs responsabilités
les plus hautes instances du pays. On
pourra bien trouver des fusibles dans
cette mascarade - Domenech, Escalettes et consorts - mais cette descente aux enfers africaine est plus
lʼéchec dʼun système français tout
entier où les valeurs essentielles ont
fondu avec la lente dérive dʼun État
qui a érigé en règles le consensus, le
laisser-aller, la tolérance de façade,
le nombrilisme, lʼindulgence et le laxisme, au nom dʼune liberté ou dʼune supposée émancipation de lʼindividu. Interrogez aujourdʼhui les éducateurs sportifs
du Haut-Doubs, eux qui ont reçu en
héritage les clés dʼune éducation que
dʼaucuns qualifieraient de “dépassée” :
ils pleurent de voir que leurs gamins,
éblouis ou aveuglés par lʼaura artificielle de leurs idoles multi-millionnaires, sont tentés aujourdʼhui de fouler au pied ces valeurs. Le respect,
lʼautorité, lʼhumilité, lʼabnégation,
lʼobéissance et même la soumission
ne sont pas des gros mots. Osons le
réaffirmer… et bon été à tous. ■
Jean-François Hauser
est éditée par “Les Éditions de la Presse Pontissalienne”1, rue de la Brasserie
B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX
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François ROUYER - Portable : 06 70 10 90 04
Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641
Dépôt légal : Juillet 2010
Commission paritaire : 1102I80130
Crédits photos : La Presse Pontissalienne, associations et
organisateurs, Club des collectionneurs du Mont d’Or,
Olivier Petit-Laurent, François Verdenet.
Jean-Louis Rapy
L’actualité bouge, les dossiers évoluent.
La Presse Pontissalienne revient sur les sujets
reste aux commandes
abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont
de la station de Métabief
fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous les
ncien
directeur se terminait nʼa pas été renoumois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”.
dʼOrex, Jean-Louis velé par les élus. Espérons
L
Loue, les agriculteurs
et les scieurs surveillés
a Presse Pontissalienne avait fait état dans son
précédent numéro de la pollution de La Loue,
dossier qui mobilise pêcheurs, politiques et
monde économique. Des mesures concrètes ont
été prises pour que la rivière retrouve un état sanitaire satisfaisant entre vérification des plans dʼépandage
et suppression de barrages.
Président du Conseil général du Doubs, Claude Jeannerot dit “ne pas se focaliser uniquement sur cette rivière.” Selon lui, les décisions
prises pour sauver le cours dʼeau du désastre
sanitaire “seront favorables aux autres rivières
que sont le Doubs et plus indirectement le Dessoubre.” On ose le croire car force est dʼadmettre
que les autres cours dʼeau sont dans un état
quasi similaire. Des poissons meurent dans le
Doubs à Goumois. Heureusement, Drugeon,
Cusancin et Dessoubre tiennent - encore - le
choc.
Voici les mesures décidées fin juin concernant
la rivière de Gustave Courbet. Reste à savoir si
elles porteront leurs fruits. Le Conseil général et
le syndicat mixte de la Loue annoncent la démo-
lition de 50 barrages entre Rennes-sur-Loue et
Ornans, lʼinventaire des zones humides du secteur, le “renforcement” de lʼimplication de lʼAgence
de lʼeau ainsi que le syndicat qui vérifiera la mise
aux normes des bâtiments et plans dʼépandage.
Il désignera un de ses membres pour coordonner ses actions avec la chambre dʼagriculture
qui va embaucher un “Monsieur Loue”.
La Chambre de commerce et dʼindustrie analysera toutes les données existantes sur les toxiques
pour les repérer. La Maison nationale de lʼeau
et de la pêche, basée à Ornans, mettra ses compétences à disposition à la population et aux
touristes en ouvrant un portail Internet. La fédération de pêche du Doubs apportera ses compétences mais déplore que lʼÉtat veuille lui facturer les interventions de lʼOffice national de lʼeau
et des milieux aquatiques (O.N.E.M.A.). La région
sensibilisera au fait de “moins désherber.” Elle
propose ses diagnostics-rejets aux entreprises
et prévoit un inventaire pour les scieries. Bref,
agriculteurs et scieurs du bassin-versant seront
surveillés de près. ■
A
Rapy prend la direction du syndicat mixte du
Mont dʼOr qui gère désormais la station de Métabief.
Les élus lui ont proposé ce
poste. “C’est tout naturellement que j’ai accepté” indique
Jean-Louis Rapy en place
depuis huit ans. “Il y a une
équipe structurée qui a envie
d’aller de l’avant. Par ailleurs,
le Syndicat mixte a donné un
signal fort sur ses engagements et les investissements
à venir. Le challenge est intéressant à relever.”
À 55 ans, il sera lʼanimateur
dʼune équipe des onze salariés qui passent sous la houlette du Syndicat après avoir
travaillé pour Orex. Exit donc
ce prestataire privé qui gérait
la station dont le contrat qui
que la stratégie adoptée permettra de dynamiser enfin
Métabief. Jean-Louis Rapy
a reçu sa feuille de route.
“Nous disposons d’un mois
pour nous mettre en marche.
Les élus ont passé commande. Ils nous demandent
d’ici la fin de l’année de leur
soumettre un schéma directeur d’aménagement du front
de neige pour y développer
des activités multi-saisons.
L’idée est que les investissements d’été soient réversibles l’hiver.” Jean-Louis
Rapy affirme que la mission
dont il est investi aujourdʼhui
ne sʼinscrit pas dans la rupture mais dans la continuité
du travail effectué par Orex
ces dernières années. ■
Passation de
pouvoir à l’office
de tourisme
P
Philippe Gille passe la main après 12 ans.
hilippe Gille passe la main après douze ans
de présidence à lʼoffice de tourisme de Pontarlier. Son successeur, Gilbert Pourcelot (ancien
chef dʼentreprise), sʼengage pour un mandat
de trois ans maximum. Il était le premier vice-président de lʼoffice.
En douze ans, Philippe Gille aura contribué à métamorphoser lʼoffice de tourisme : professionnalisation de la structure qui travaille avec la communauté de communes du
Larmont, contrat-cadre avec la communauté de communes
Frasne-Drugeon, mise en place dʼune directrice commune avec lʼoffice de tourisme Mont-dʼOr-Deux lacs, développement des partenariats avec Montbenoît et Mouthe…
Lʼoffice de tourisme de Pontarlier fêtera cette année ses
100 ans. À cette occasion, la communauté de communes
du Larmont investira 150 000 euros dans la rénovation
complète des locaux pour “améliorer le confort du personnel
et l’accueil des touristes. La façade, elle, ne bougera pas”
indique le président sur le départ. Lʼoffice de tourisme de
Pontarlier emploie 4,5 équivalents temps plein, “toutes au
niveau Bac + 3, souvent trilingues.” ■
PUBLI-INFORMATION
UNE EXPOSITION SANITAIRE-CARRELAGE
CHEZ COMAFRANC PONTARLIER
Comafranc va très bientôt ouvrir sa
nouvelle salle d’exposition Aubade.
Le choix, la qualité et les services en
plus d’un professionnel.
n petit coup de neuf. L’espace
Aubade dédié au sanitaire et
carrelage existait déjà sur le
site Comafranc implanté dans
la rue de la Libération à Pontarlier.
Désormais plus visible et facile
d’accès, la nouvelle exposition de
500 m2 comprend deux espaces. L’un
est consacré aux carrelages. Il illustre
bien l’esprit d’une
maison qui a bâti sa
Une salle
réputation sur le pro2
de 500 m . fessionnalisme et la
diversité. “On se situe
plutôt dans le segment
moyen-haut de gamme. Les personnes qui
viennent chez nous
privilégient la qualité, le service et ne
U
recherchent pas coûte que coûte du
bon marché, confie le responsable
de Comafranc à Pontarlier. On se
différencie donc par les gammes, le
choix des produits et la confiance en
nos fournisseurs historiques. On peut
aussi ajouter les compétences de
Nadine, chargée d’animer cette salle d’exposition. Elle saura vous
conseiller au mieux.”
L’autre espace concerne le sanitaire et l’ameublement. On y découvre
divers exemples de salles de bains
dans tous les styles et de toutes les
couleurs. L’embarras du choix. En
plus, c’est du solide et du local. “On
a fait appel à tous nos clients artisans du secteur pour aménager cette salle d’exposition où l’espace balnéothérapie sera bientôt achevé.” ■
Comafranc,
le généraliste
régional du négoce
Fondée en 1948 près de Belfort, lʼenseigne Comafranc
a progressivement élargi sa palette de produits et compte près de 400 points de vente dans toute la France. Cette société familiale franc-comtoise se positionne ainsi en
tête du peloton des négociants indépendants français.
“Comafranc les matériaux” est installé depuis 15 ans dans
la zone industrielle de Pontarlier. “On intervient dans le
négoce de matériaux multi-spécialités : gros œuvre, bois,
outillages, chauffage, zinguerie…” Comafranc travaille
avant tout au service des professionnels du bâtiment.
Elle sʼouvre de plus en plus aux particuliers. “On accueille,
on guide, on conseille. Au besoin, on peut aider le client
à trouver les professionnels pour l’exécution des travaux.”
Le dynamisme dʼun négociant passe par sa capacité à
répondre aux attentes de son temps comme cʼest le cas
rue de la Libération. “On observe une rapide évolution
dans les matériaux de construction et d’isolation. Les produits gagnent en performance et en simplicité d’utilisation.
On propose par exemple de la laine du bois, du polystyrène, de la mousse de polyuréthane. C’est pareil pour les
matériaux de construction.”
Le métier a beaucoup évolué. Le personnel - ils sont 14
à Comafranc Pontarlier - fait aussi lʼobjet dʼun plan de
formation en interne ou par le biais des fournisseurs.
“C’est devenu un volet incontournable. Dans notre métier,
la relation directe entre le vendeur et l’artisan reste primordiale.”
COMAFRANC
R u e d e l a L i b é r a t i o n - PONTARLIER
Té l . 0 3 8 1 6 9 8 4 5 6
Et aussi sur internet : www.espace.aubade.fr
4
L’ÉVÉNEMENT
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
LES CHANTIERS DE L’ÉTÉ
DANS LE HAUT-DOUBS
HAUT-DOUBS
Des travaux de voirie essentiellement
La multiplication des chantiers en
tous genres inquiète toujours les
riverains.
En mai dernier, le changement de
la conduite de gaz passant sous la
Rocade à Pontarlier, interdite pour
la circonstance à la circulation, a
provoqué des bouchons records
du côté des Rosiers. Pire qu’en
plein mois de février. Sachant
l’abondance des réalisations
programmées chaque été sur les
routes du Haut-Doubs, un tel
épisode peut-il se reproduire ?
A priori non car la Rocade ne sera
pas fermée cet été, ce qui ne
signifie pas qu’on n’interviendra
pas en amont ou en aval.
Restons zen, l’été commence…
L’été pontissalien de tous les chantiers
La saison des travaux à Pontarlier
se concentre sur quelques mois
quand les conditions climatiques s’y
prêtent. Tour d’horizon.
A
utant de travaux réalisés simultanément à Pontarlier, on
a l’impression de n’avoir jamais vu ça. Fausse impression
en volume. “Il n’y a pas plus de programmes qu’auparavant”,
assure Gaston Droz-Vincent, l’adjoint pontissalien à la
voirie.
Mais les programmes en question, de par leur localisation et l’impact
sur le trafic routier, sont très visibles, ce qui conforte ce sentiment
d’abondance. Il y avait de quoi s’exaspérer en effet entre le centreville et la Rocade. On peut presque parler de traumatisme pour
ceux qui ont eu à subir en mai les conséquences de la fermeture
de la Rocade bloquée par la mise en place d’une nouvelle canalisation de distribution de gaz naturel. Certains ont mis plus d’1 h 30
pour venir d’Oye-et-Pallet. On frôle les records… À se demander
d’ailleurs comme on faisait avant l’aménagement de ce petit contournement pontissalien.
C’est là qu’on mesure toute l’évolution du trafic en 25 ans. Les travaux de canalisations ont décalé de trois semaines la matérialisation du nouveau rond-point du Pont des chèvres. “La pose de
l’enrobé a été effectuée dans la nuit du 18 juin”, rappelle l’adjoint.
On se demande aujourd’hui comment on a pu se passer d’un tel
aménagement qui donne maintenant entière satisfaction sur un
nœud d’accès important au centre-ville.
L’impression de nuisance a été amplifiée par les interventions sur
les réseaux d’eau rue de Salins et rue de Besançon. La coupe débordait presque avec la poursuite de la seconde tranche de travaux
de la rue de la République. Le chantier le plus
spectaculaire et qui suscite aussi le plus de com1 h 30
mentaires parmi la population avance à bon
train. “Les entreprises respectent le calendrier.
pour venir
La troisième tranche va bientôt débuter. La reprid’Oye-et-Pallet. se de la chaussée centrale imposera un ou deux
jours de rupture complète de la circulation”, a
annoncé le maire aux commerçants lors de
l’assemblée générale de Commerce Pontarlier
Centre le 8 juin dernier. L’échéance n’a pas changé. À savoir fin des travaux au plus tard le 6 août
pour la braderie.
Le sens de circulation actuel sera testé jusqu’en
octobre. “On se déterminera après avoir consul-
La seconde tranche des travaux de la rue de la République s’arrête à l’intersection
avec la rue de la Gare. Le chantier doit se terminer fin juillet-début août.
L’enrobé du nouveau rond-point du Pont des chèvres a été posé dans la nuit du 18 juin.
té les commerçants et les riverains” confie l’élu. L’une des deux
places des casernes Marguet, celle en face du Conservatoire, servira de parking jusqu’au bout du chantier. Gaston Droz-Vincent
avoue avoir été surpris en bien du comportement des automobilistes. Seul bémol : le stationnement toujours aussi anarchique.
C’est plutôt une question de civisme tout simplement. “Si tout le
monde y mettait du sien, ça irait mieux”, suggère l’élu.
Le montant du programme “voirie 2010” avoisine les 450 000 euros
sur la commune, sans compter les travaux de la Grande rue et la
réfection des chaussées après l’hiver. D’autres voies seront également rénovées cet été : la rue Claude-Chappe en zone industrielle (vers l’ancien parc D.D.E.), une partie de la rue Bossuet (quartier Bois de Doubs) et la sécurisation de la rue des Granges juste
après le pont S.N.C.F. “On va poursuivre la seconde tranche aux
Étraches” ajoute M. Droz-Vincent. Le projet le plus complexe à
gérer et qui ne se fera probablement pas cet été concerne la rénovation de la partie roulante et des trottoirs de la rue Jules-Mathez. ■
F.C.
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
5
ROUTES NATIONALES
À partir du mois d’août
Remise à neuf de la R.N. 57
en trois vagues de travaux
L’axe de communication majeur du Haut-Doubs n’échappe pratiquement
jamais aux chantiers d’été. 2010 ne fera pas exception à la règle.
e tronçon le plus élevé de la R.N.
57 entre Pontarlier et la frontière suisse est probablement
le plus exposé aux dégradations.
Il subit une progression constante de
trafic avec un flux de camions qui peut
atteindre 1 000 véhicules/jour. L’autre
élément est lié à la rigueur des conditions climatiques. L’été 2009 avait été
marqué par les travaux de mise en
sécurité des ravins qui dominent la
R.N. 57 entre Jougne et la Ferrière.
L’opération avait duré plusieurs
semaines. Il reste encore des finitions
à exécuter.
Les travaux vont débuter à partir du
L
Les nids de
poule entre
Pontarlier et La
Cluse auront
disparu fin août.
2 août et s’étaleront sur 6 semaines.
Ils portent sur la réfection des murs
de soutènement. “Le chantier est planifié en plusieurs phases. On installera un alternat pendant 3 semaines”,
précise Xavier Chaput, chef du district Besançon- DirEst.
Les chaussées du Haut-Doubs souffrent énormément, entre le déneigement et les phénomènes de gel/dégel.
Le dernier hiver s’est caractérisé par
des amplitudes thermiques assez
exceptionnelles en intensité et en fréquences. Beaucoup de nids-de-poule
ont été résorbés mais il en reste, notamment à la sortie de Pontarlier, côté
Troisième vague
de travaux en
septembre avec
la sécurisation
du passage à
niveau au
Frambourg
et dans la
traversée de la
Gauffre.
collège Malraux jusqu’à l’entrée de La
Cluse-et-Mijoux. Un nouvel enrobage
sera posé sur cette section à partir du
17 août. Les travaux devraient durer
15 jours. “On a choisi la période la moins
fréquentée de l’été. On programme les
interventions dans le souci d’optimiser
la sécurité de nos agents et celle des usagers de la route”, poursuit Xavier Chaput. Une opération similaire sera conduite à la même période avant d’arriver
sur Pontarlier en venant de Besançon.
La section concernée s’étend du Pont
Rouge au giratoire des 4 chemins. Il
s’agit là de prolonger ce qui avait été
entrepris l’été dernier. “Le chantier
intègre la reprise complète du giratoi-
Le programme intègre la poursuite des travaux d’enrobage
entre le Pont Rouge et le rond-point des 4 chemins.
re qui a souffert.”
La troisième et dernière vague est
programmée à partir de septembre.
Elle comprend deux opérations sur
une semaine. Sécurisation de la traversée du hameau de la Gauffre avec
reprofilage de la route toujours dangereuse à cet endroit. Pour la seconde, il s’agit aussi d’une mise en protection. Celle du passage à niveau du
Frambourg où circulent les trains
entre Pontarlier et Neuchâtel ou le
T.G.V. Paris-Berne. “On va poser des
pavés, refaire l’enrobé et mieux signaler aux automobilistes ce passage à
niveau” termine le spécialiste. ■
F.C.
RÉSEAU DÉPARTEMENTAL
3,5 millions d’euros
Travaux jusqu’au 27 juillet
sur les Départementales
Le planning estival du Service Technique
d’Aménagement de Pontarlier intègre 7 opérations. Justificatif et détails des chantiers.
e Département a mis les
bouchées doubles au sortir de l’hiver pour résorber les dégâts importants
qui ont touché tout le réseau
départemental et non pas la
seule zone du Haut-Doubs. “On
avait décidé de lancer un programme de régénération avec
un travail de remise en état en
profondeur”, rappelle Claude
Jeannerot, le président du
Conseil général. Le montant du
programme planifié sur 2 ans
s’élève à 20 millions d’euros
contre seulement 4 à 5 millions
d’euros habituellement. Claude Jeannerot parle d’un effort
exceptionnel.
Sur ces 20 millions, 3,5 sont
investis sur le secteur du Ser-
L
vice Technique d’Aménagement
(S.T.A.) de Pontarlier. Cela représente 250 000 m 2 de surface
enrobée ou l’équivalent de 40
terrains de football.
Pour cette campagne estivale,
l’essentiel des opérations se
concentre sur le Haut-Doubs
horloger.
Les
travaux
s’échelonneront
jusqu’au
27 juillet. “On peut en profiter
pour rappeler les usagers à la
prudence car on est sur des techniques d’enduits gravillonnés.
Ce n’est pas une négligence du
maître d’ouvrage mais la réussite de ce procédé implique le
passage des véhicules.” Gare aux
coups de freins intempestifs
avant que les gravillons aient
mordu dans le goudron… ■
Les chantiers d’aménagement
Seules les opérations dont le montant s’élève
à plus de 100 000 euros sont signalées :
- Sécurisation du carrefour de La Main formé par la R.D. n° 67
(route dʼaccès à la vallée dʼOrnans depuis la R.N. 57) et la
R.D. n° 41 (route dʼaccès à Ouhans et au site de la Source de
la Loue, route Courbet)
- Aménagement de la route départementale du réseau local
n° 215 reliant Les Fins à Villers-le-Lac (travaux dʼachèvement
du calibrage et de lʼassainissement de lʼitinéraire)
- Confortement dʼun mur de soutènement sur la commune de
Villers-le-Lac
- Fin de lʼaménagement de la route R.D. 131 entre La Longeville et Montbenoît (calibrage et renforcement)
- Traitement dʼun talus érodé dans la vallée du Dessoubre
(R.D. 39, mise en place dʼenrochements)
- Remise en état de murs de soutènement dans le défilé
dʼEntreroches (R.D. 437)
- Finitions de la 2 X 2 voies, route des Microtechniques dans
la section Loray Orchamps-Vennes (clôtures, plantations, reprise dʼenrobés)
6
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
EN BREF
PONTARLIER
Vacances
Il reste des places sur
de nombreux stages
dans la cadre du
“Projet éducatif local”
et “À Tous Sports” à
Pontarlier. Exemples :
modelage de terre,
marottes en T.O.C.,
planche à voile,
catamaran… Rens. au
03 81 38 82 46 ou
03 81 38 82 29.
Pétanque
Deux concours de
pétanque sont organisés
à Métabief sur le
terrain stabilisé du foot
dimanche 18 juillet et
dimanche 22 août.
Permis
L’Automobile Club de
Franche Comté
organise deux stages de
deux jours permettant
de récupérer un
maximum de 4 points à
son permis de
conduire : les lundi 5 et
mardi 6 juillet dans les
locaux de Micropolis à
Besançon (salle n° 7).
Ce stage n’est pas un
examen, mais une
action de
sensibilisation à la
sécurité routière. Les
automobilistes ayant
perdu la totalité de leur
capital de 12 points, ou
de 6 (permis
probatoire), ne peuvent
pas suivre ce stage.
Rens. au
03 80 60 09 70.
Un rapport de la chambre régionale des comptes
La gestion de la commune jugée “satisfaisante”
La chambre régionale des comptes a passé au crible
la gestion de la Ville de Pontarlier. Elle ne note pas de fautes
majeures mais préconise d’être encore plus rigoureux.
a
synthèse
du
rapport
d’observations définitives de la
chambre régionale des comptes a
été présentée par le maire de Pontarlier lors de la séance du conseil municipal du 23 juin dernier. La gestion interne de la Ville ne suscite pas de critiques
cinglantes. Au contraire. “S’agissant de
la fiabilité des comptes, la chambre observe que la tenue de la comptabilité est satisfaisante. Elle invite toutefois la collectivité à unifier l’imputation budgétaire des
subventions accordées aux associations.”
Même topo sur la situation financière de
la ville. “Les ressources progressent, les
charges sont maîtrisées, l’endettement est
contenu et le fonds de roulement s’avère élevé.” La
Être plus
chambre pointe juste du
exigeant sur doigt la part des emprunts
structurés qui représenla restitution taient 22 % de la dette à
des comptes. la clôture de l’exercice
2008. “On est totalement
serein sur ces questions
car on n’a très peu de produits à risque. Aujourd’hui,
le
taux
d’endettement moyen est
de 3,03 % tous produits
confondus. On est dans le
peloton de tête. Globalement, la dette de la Ville
n’est pas un problème”,
commente Patrick Gen-
L
re.
Le seul véritable point de discorde concerne la délégation du service public de la
restauration scolaire, municipale et du
3ème âge. “La chambre observe que la ville a organisé un service de restauration
qui excède le cadre de ses compétences.
Ainsi la collectivité est compétente pour
organiser la restauration de ses personnels, des élèves du primaire et des personnes relevant du C.C.A.S., mais elle ne
dispose d’aucune compétence pour élar-
État-civil de juin
NAISSANCES
21/05/10 – Gaétan de Benjamin RELANGE, ouvrier en
scierie et de Sandrine MARAUX, secrétaire comptable.
21/05/10 – Louise de Julien BRUTILLOT, agent SNCF
et de Mélanie SPONEM, responsable logistique.
22/05/10 – Fabian de Jean-Michel BOILLON, chauffagiste plombier et de Lucie ROUSSEL, étudiante.
22/05/10 – Jason de Mickaël KEIGNAERT, responsable logistique et de Christelle BARTHELET, sans
profession.
22/05/10 – Maïlys de Emmanuel PAILLARD, paysagiste et de Murielle MERMOD, fleuriste.
22/05/10 – Enzo de Ludovic MARTIN, employé du
bâtiment et de Emilie SIMON, sans profession.
22/05/10 – Arda de Turhan POLAT, fromager et de
Mihrican TEREKEME, serveuse.
23/05/10 – Lola de Didier TROUTTET, ouvrier horloger et de Christelle MARCHAL, coiffeuse.
23/05/10 – Amandine de Sébastien GRIVET, gérant
de société et de Aline RAILLARD, aide soignante.
23/05/10 – Lola de Dominique GRANDJEAN, peintre
en bâtiment et de Elza DOS-SANTOS, ouvrière.
23/05/10 – Mathis de David JEANNERET, décolleteur
et de Isabelle TETARD, ouvrière.
24/05/10 – Esteban de Emmanuel BUGNON, paysagiste et de Aurélie BANASZAK, infirmière.
24/05/10 – Mikail de Osamn SARIBAS, ouvrier et de
Feray SARIKAYA, mère au foyer.
25/05/10 – Gabriel de Hossein SEBBANE, technicien
de maintenance et de Céline PARRENIN, professeur
des écoles.
22/05/10 – Mélissa de Vincent RIBUIGENT, boucher
et de Michèle QUELEN, employée libre service.
25/05/10 – Léo de Nicolas TRAVOSTINO, livreur de
pizzas de Lorie MURGEY, sans profession.
25/05/10 – Rachelle de Romain COMBES, mécanicien et de Aurélie THUILLIEZ, coiffeuse.
26/05/10 – Manon de Mikaël FAIVRE-RAMPANT et de
Virginie LAURENT, infirmière.
27/05/10 – Clara de Yann VOUILLOT, chef d'entreprise
agricole et de Myriam CUENOT, chef d'exploitation
agricole.
28/05/10 – Tahyna de Alexandre VILANOVA, ouvrier
et de Aurélie REVY, sans profession.
27/05/10 – Arthur de Cédric MESNIER, technicien en
bureau d'études et de Amélie SAUGIER, infirmière.
27/05/10 – Arthur de Jonathan GUYON, opérateur
régleur et de Aurélie DEMIGNÉ, animatrice sociale.
27/05/10 – Timéo de Sébastien MIRABLON, installateur sanitaire et de Angélique PAROLO, vendeuse.
27/05/10 – Méline et Lisa de Alexandre CASTELAIN,
Voyageur Représentant Placier et de Anne-Marie DÉTÉ,
assistante maternelle.
27/05/10 – Lucas de Jean-Marc DUSSOUILLEZ, régleur
ajusteur et de Valérie KRZYSZTON, secrétaire comptable.
27/05/10 – Justine de Lilian MOUGIN, chauffagiste
plombier et de Carole GUINCHARD, employée commerciale.
27/05/10 – Louise de Fabrice PAGNOUX, enseignant
et de Sonia CAMINATI, enseignante.
27/05/10 – Diar de Jetullah SALLAHU, cuisinier et de
Vjosa HAJDARI, opératrice.
28/05/2010 – Hugo de Franck MIDOL, agriculteur et
de Fabienne BONGAIN, aide soignante.
28/05/2010 - Roméo de Nuno NUNES CORREIA,
menuisier et de Angélique LEROY, sans profession.
28/05/2010 – Constance de Vincent DORNIER, menuisier et de Marie-Reine AYMONIER, adjoint administratif.
29/05/2010 – Rose de Benoît PYANET, couvreur-zingueur-charpentier et de Dorine CAMELIN, sans profession.
29/05/2010 – Gwénaël de Sébastien CHARBERET,
agent immobilier et de Claire DELATTRE, maître-nageur.
29/05/2010 – Soline de Julien BOCHER, projeteur en
ventilation et de Cécile BUCHET, directrice d'association.
29/05/2010 – Raphaël de Eric JARDOT, charpentier
et de Joëlle PERROT, sans profession.
29/05/2010 – Çagla de Ali KULPINAR, maçon et de
Emel ALTINTAS, sans profession.
30/05/2010 – Jolan de Florent RAVAT, ingénieur
d'application et de Isabelle MARANDET, ingénieur
d'application.
31/05/2010 – Augustine de Cédric BOSSON, professeur des écoles et de Agnès BACHMANN, professeur
des écoles.
30/05/2010 – Béata de Julien BIDEAUD, ouvrier et de
Kamila BRUYAT, sans profession.
31/05/2010 – Lou de Julien JEUDY, sapeur pompier
et de Marie VERDANT, vendeuse.
31/05/2010 – Erdi de Hüseyin ATICI, polisseur et de
Gülay HAYRET, horlogère.
31/05/2010 – Manon de Nicolas LAMBERT, mécanicien et de Sophie REMETTER, infirmière.
01/06/2010 – Thibault de Jonathan TOURNEMINE,
agent de quai et de Jessy DEMEULEMEESTER, assistante maternelle.
01/06/2010 – Line de Emmanuel CHAGROT, entrepreneur travaux publics et de Laure BRUTILLOT, infirmière.
02/06/2010 – Maël de François CHABOD, horloger et
de Céline LABONDE, horlogère.
02/06/2010 – Laura de Nicolas MAGAR, technicien
supérieur en plasturgie et de Marie POHL, infirmière
en psychiatrie.
02/06/2010 – Éléonore de Julien GUILLAUME, agriculteur et de Virginie FAIVRE, ouvrière.
02/06/2010 – Louane de Didier SANZ, charpentier et
de Caroline VALLOT, assistante maternelle.
02/06/2010 – Tristan de Frédéric THALMANN, technicien de production et de Coralie MARGUIER, sans
profession.
03/06/2010 – Esteban de Fabrice HUERTAS, mécanicien automobilr et de Anne-Catherine SOLT, professeur des écoles.
03/06/2010 – Marion de Philippe SAVARY, opérateur
régleur et de Nathalie SOMMACAL, opératrice.
03/06/2010 – Olivier de Marc VUILLEMIN, plombier
et de Audrey PUPPIS, préparatrice en pharmacie.
03/06/2010 – Romane de Benoît GUINCHARD, employé
de banque et de Delphine VUILLEMIN, assistante ressources humaines.
04/06/2010 – Loïs de Jean-Pierre SOARES, chauffeur
travaux publics et de Mélanie COLIN, agent polyvalent.
28/05/2010 – Hugo de Franck MIDOL, agriculteur et
de Fabienne BONGAIN, aide soignante.
28/05/2010 - Roméo de Nuno NUNES CORREIA,
menuisier et de Angélique LEROY, sans profession.
28/05/2010 – Constance de Vincent DORNIER, menuisier et de Marie-Reine AYMONIER, adjoint administratif.
29/05/2010 – Rose de Benoît PYANET, couvreur-zingueur-charpentier et de Dorine CAMELIN, sans profession.
29/05/2010 – Gwénaël de Sébastien CHARBERET,
agent immobilier et de Claire DELATTRE, maître-nageur.
29/05/2010 – Soline de Julien BOCHER, projeteur en
ventilation et de Cécile BUCHET, directrice d'association.
29/05/2010 – Raphaël de Eric JARDOT, charpentier
et de Joëlle PERROT, sans profession.
29/05/2010 – Çagla de Ali KULPINAR, maçon et de
Emel ALTINTAS, sans profession.
30/05/2010 – Jolan de Florent RAVAT, ingénieur
d'application et de Isabelle MARANDET, ingénieur
d'application.
31/05/2010 – Augustine de Cédric BOSSON, professeur des écoles et de Agnès BACHMANN, professeur
des écoles.
30/05/2010 – Béata de Julien BIDEAUD, ouvrier et de
Kamila BRUYAT, sans profession.
31/05/2010 – Lou de Julien JEUDY, sapeur pompier
et de Marie VERDANT, vendeuse.
31/05/2010 – Erdi de Hüseyin ATICI, polisseur et de
Gülay HAYRET, horlogère.
gir le cercle des bénéficiaires du service
public de la restauration, notamment aux
adhérents du club des Capucins ou à tout
autre convive.”
Ce type d’intervention porte ainsi atteinte au principe de la libre concurrence. Le
maire et la plupart des élus, y compris
ceux de l’opposition, ne sont pas forcément d’accords avec ces constats. Karine Grosjean, élue P.S., estime urgent de
“redéfinir concrètement nos besoins. Il ne
faut pas tarder à mettre en place une commission.” Idée rejetée par le maire car la
convention avec le délégataire Avenance n’est pas encore arrivée à échéance.
La ville et la chambre régionale des
comptes n’ont pas la même lecture de la
circulaire de 1995 sur les restaurants
inter-administrations. Financés, organisés par l’État avec la participation des
collectivités selon la chambre. “Faux montage” répond le maire dans son courrier
de réponse. “La possibilité pour une collectivité territoriale d’assurer la maîtrise d’ouvrage de ce type d’équipement et
d’assurer le rôle de collectivité coordinatrice est expressément prévue par ladite
circulaire… Cette absence de financement
de l’État est-elle susceptible de remettre
en question la légitimité de l’existence de
ce restaurant municipal ?”, interroge l’élu
tout en admettant le besoin d’être plus
exigeant sur la restitution des comptes
des délégataires. ■
F.C.
Pas
d’avantages
en nature, de
voiture avec
chauffeur,
ou de passedroits litigieux
dans la gestion de la ville de Pontarlier
disséquée
par la
chambre
régionale
des comptes.
31/05/2010 – Manon de Nicolas LAMBERT, mécanicien et de Sophie REMETTER, infirmière.
01/06/2010 – Thibault de Jonathan TOURNEMINE,
agent de quai et de Jessy DEMEULEMEESTER, assistante maternelle.
01/06/2010 – Line de Emmanuel CHAGROT, entrepreneur travaux publics et de Laure BRUTILLOT, infirmière.
02/06/2010 – Maël de François CHABOD, horloger et
de Céline LABONDE, horlogère.
02/06/2010 – Laura de Nicolas MAGAR, technicien
supérieur en plasturgie et de Marie POHL, infirmière
en psychiatrie.
02/06/2010 – Éléonore de Julien GUILLAUME, agriculteur et de Virginie FAIVRE, ouvrière.
02/06/2010 – Louane de Didier SANZ, charpentier et
de Caroline VALLOT, assistante maternelle.
02/06/2010 – Tristan de Frédéric THALMANN, technicien de production et de Coralie MARGUIER, sans
profession.
03/06/2010 – Esteban de Fabrice HUERTAS, mécanicien automobile et de Anne-Catherine SOLT, professeur des écoles.
03/06/2010 – Marion de Philippe SAVARY, opérateur
régleur et de Nathalie SOMMACAL, opératrice.
03/06/2010 – Olivier de Marc VUILLEMIN, plombier
et de Audrey PUPPIS, préparatrice en pharmacie.
03/06/2010 – Romane de Benoît GUINCHARD, employé
de banque et de Delphine VUILLEMIN, assistante ressources humaines.
04/06/2010 – Loïs de Jean-Pierre SOARES, chauffeur
travaux publics et de Mélanie COLIN, agent polyvalent.
14/06/10 – Noah de Thierry COURLET, technicien et
de Céline BOISSENIN, ingénieur qualité.
11/06/10 –Mehdi de Abderrazzak MRABET, cariste et
de Céline PETIT-RICHARD, préparatrice en pharmacie.
11/06/10 – Hiranur de Yakup BOZKURT, polisseur et
de Semsinur BOZKURT, ouvrière.
11/06/10 – Robin de Renaud CAILLIER, agriculteur et
de Delphine CORNU, aide médico-psychologique.
11/06/10 – Tom de Eddy BOUVILLE, conducteur
d'engins forestiers et de Lolita SALVI, sans profession.
11/06/10 – Anaïs de Sylvain VIENOT, ingénieur recherche
et développement et de Julie MOLLIER, sans profession.
11/06/10 – Beren de Engin BASUTCU, employé de
banque et de Gülay FINDIK, vendeuse.
12/06/10 – Célian de Pierre HUGET, ouvrier et de Mélanie HORST, employée de bureau.
12/06/10 – Nahil de Abdelkader KALLEL, sans profession et de Sophie ROZAT, sans profession.
12/06/10 – Lucas de Benoit ACINAS, menuisier et de
Véronique SIMONIN, contrôleuse qualité.
13/06/10 – Louna de Nicolas DEBIEE, cariste et de
Claudy GIRARDET, secrétaire.
14/06/10 – Malik de Mirza HODZIC, dessinateur en
bâtiment et de Catherine DILLMANN, éducateure sportive.
14/06/10 – Robin de Jean-Christophe CASTEILLO,
horloger et de Isabelle CHATELAIN, technicienne de
laboratoire.
14/06/10 – Noé de Philippe BINETRUY, chef de secteur dans les travaux publics et de Sabrina DALLOZ
adjointe administratif.
14/06/10 – Jean de Gilles MARGUET, entraîneur sportif et de Florence BAVEREL, militaire.
15/06/10 – Naïs de Emmanuel ROGNON, chef de projet et de Marylène BINETRUY, professeure d'histoire
et géographie.
13/06/10 – Lyvan de HAMIDOU YOUSSOUF, jointeur
plaquiste et de Céline POIMBOEUF, assistante maître
d'hôtel.
15/06/10 – Louna de Gérald FAIGNEZ, responsable
d'atelier de de Emilie PRÉVALET, assistante des ressources humaines.
16/06/10 – Louane de Fabien MARLIER, électricien
industriel et de Aurélie DHAILLE, sans profession.
16/06/10 – Lison de Frédéric BÔLE, ingénieur et de
Angélique LOUVRIER, coiffeuse.
15/06/10 – Gwenaëlle de Sébastien WILLIGSECKER,
ouvrier et de Suzanne RUIZ, sans profession.
16/06/10 – Cali de David DEGUINE, entraîneur de voile et de Céline PINCI, sans profession.
16/06/10 – Pauline de Pierre MARTINET, mécanicien
et de Virginie ANGUENOT, aide-infirmière.
17/06/10 – Océane de Guillaume GOBY, mécanicien
et de Laëtitia SIMONNET, conseillère en locations.
17/06/10 – Léandre de David FAIVRE, chef d'atelier
et de Estelle VIEILLE, ouvrière.
17/06/10 – Romane de Joël HENRIET, électro-mécanicien et de Anne-Cécile CROFF, esthéticienne.
18/06/10 – Marc de DA SILVA CANCELA César, mécanicien et de Anne-Sophie GUINCHARD, opératrice
horlogère.
17/06/10 – Melih de Deniz SEN, artisan façadier et de
Semiha ALTAN, sans profession.
17/06/10 – Océane de Yohan TYRODE, logisticien et
de Laetitia MAIROT, infirmière.
MARIAGE
29/05/10 – Nicolas PARRIAUX, horloger et Angélique
PENEL, contrôleuse en horlogerie.
04/06/2010 - Norbert DUBREZ, exploitant forestier et
Valérie AUCOUTURIER, gestionnaires des ventes.
05/06/2010 - Aurélien BOILLOD, opérateur pharmaceutique et Audrey CONTANT, employée libre-service.
04/06/2010 - Norbert DUBREZ, exploitant forestier et
Valérie AUCOUTURIER, gestionnaires des ventes.
05/06/2010 - Aurélien BOILLOD, opérateur pharma-
ceutique et Audrey CONTANT, employée libre-service.
19/06/10 - Julien DENIS, ouvrier et Alice COLIN, étudiante infirmière.
19/06/10 - Florian DARIA, ouvrier frontalier et Hélène
NOBLET, aide à domicile
19/06/10 - Stéphane POULIN, cuisinier et Catherine
ROLLET, horlogère.
DÉCÈS
25/05/10 – Anne GUYOT , 85 ans, retraitée, domiciliée à Longeville (Doubs), veuve de Louis VOUILLOT.
26/05/10 – Andrée GUINCHARD, 82 ans, retraitée,
domiciliée à Montperreux (Doubs), veuve de Roland
POURCHET.
26/05/10 – Odile CAIREY-REMONNAY-RENAUD, 85
ans, domiciliée à Le Russey (Doubs), veuve de JeanBaptiste BINETRUY.
27/05/10 – Georgette PLANTIN, 89 ans, domiciliée à
Pontarlier (Doubs), célibataire.
28/05/10 – Claude VALLET, 78 ans, domicilié à Pontarlier (Doubs), veuf de Yvette LAMBERT.
28/05/2010 – Aimé PARISOT, 69 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), divorcé de Lucette FAIVRE.
30/05/2010 - Yvette BIANQUETTI, 84 ans, retraitée,
domiciliée à Pontarlier (Doubs), veuve de Georges
CAISSÉE.w
31/05/2010 – Camille LAITHIER, 82 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Suzanne BERTIN.
01/06/2010 – Jean-Claude CHARMIER, 64 ans, retraité, domicilié à Les Granges-Narboz (Doubs), époux
de Danielle FUMEY.
04/06/2010 – Aurélien JOUILLE, 23 ans, employé de
commerce, domicilié à Pontarlier (Doubs), célibataire.
28/05/2010 – Aimé PARISOT, 69 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), divorcé de Lucette FAIVRE.
31/05/2010 – Camille LAITHIER, 82 ans, retraité, domicilié à Pontarlier (Doubs), époux de Suzanne BERTIN.
01/06/2010 – Jean-Claude CHARMIER, 64 ans, retraité, domicilié à Les Granges-Narboz (Doubs), époux
de Danielle FUMEY.
04/06/2010 – Aurélien JOUILLE, 23 ans, employé de
commerce, domicilié à Pontarlier (Doubs), célibataire.
14/06/10 – Peggy DEBRAND-BONAPETIT, 33 ans,
sans profession, domiciliée à Pontarlier (Doubs), célibataire.
15/06/10 – Gabrielle PAILLARD, 81 ans, retraitée, domiciliée à Vaux et Chantegrue (Doubs) épouse de Alix
LAMBERT.
17/06/06 – Paolo MAURO, 66 ans, retraité, domicilié
à Pontarlier (Doubs).
18/06/10 – Marcel MYOTTE-DUQUET, 86 ans, retraité, domicilié à Noël Cerneux (Doubs) veuf de Marie
VOISARD.
PONTARLIER
INTERVIEW
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
EN BREF
Après la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud
“Domenech peut s’exiler au Zimbabwe”
Envoyé spécial pour le bi-hebdomadaire France-Football
en Afrique du Sud, le Pontissalien François Verdenet a
vécu en direct le “fiasco” des Bleus. Quasiment “du
reportage de guerre” image le journaliste.
a Presse Pontissalienne : Comment
l’équipe de France a-t-elle pu arriver à
une telle déchéance au point d’être la
risée du monde entier ?
François Verdenet : C’est à force d’être renfermée sur elle-même. C’est un peu l’image
d’une meute d’animaux où les joueurs
ont commencé à se bouffer entre eux puis
ont fini par bouffer Domenech. L’ambiance
a été pourrie par certains.
L
fait écran de fumée grâce à sa communication mais derrière, il n’y a rien du
tout. Si en 2006 nous sommes allés en
finale, c’est grâce à Zidane, Vieira, Makelele. Ils avaient dit à Domenech comment
il fallait jouer : en 4-2-3-1. Ce sont eux
qui avaient pris les clés.
L.P.P. : Avez-vous parlé avec le sélectionneur
durant la préparation ou durant le Mondial. Ces
23, sont-ils des enfants gâtés comme on a pu le
L.P.P. : Est-ce Ribéry le caïd à l’origine de la fron- lire, l’entendre ?
F.V. : Je n’ai jamais parlé avec Domenede ?
F.V. : Ribéry comme caïd, le raccourci est ch. Je ne crois pas que les Français soient
bien trop facile. Le responsable, c’est plus gâtés que les joueurs italiens.
Domenech et ça fait plus de six ans que
nous le disons à France Football. Com- L.P.P. : Quels éléments ont lancé la mutinerie ?
me quoi nous ne nous sommes pas trom- Gourcuff cristallisait-il les rancœurs ?
pés… même si j’aurais préféré le contrai- F.V. : Gallas, Abidal et Malouda sont les
re. Pour l’anecdote, lorsqu’il est arrivé à premiers frondeurs. Évra et Ribéry ont
la première conférence du Mondial, sa suivi. Ces joueurs n’ont plus rien à perdre,
première phrase devant plus de 300 jour- alors ils ont parlé. Pour Yohann Gournalistes fut la suivante : “On se dépêche, cuff, il a été jalousé mais c’est aussi à lui
car j’ai faim et je pense que vous aussi.” de tenter de s’intégrer.
Pire, il envoyait des textos en pleine conférence. La presse étrangère n’en croyait L.P.P. : Les propos d’Anelka sont terribles…
pas ses yeux !
F.V. : Il n’aurait jamais eu de tels propos
envers Ancelotti - manager de Chelsea L.P.P. : Domenech, c’est le fautif selon vous. Expli- mais je suis heureux que cette phrase
quez-nous.
soit sortie car elle justifie ce que l’on a
F.V. : C’est lui qui a choisi de couper l’équipe écrit depuis longtemps. Domenech n’a
de l’extérieur, de choisir des camps retran- jamais été respecté.
chés, de multiplier les allers-retours en
bus, en avion. Nous les journalistes, nous L.P.P. : Comment avez-vous vécu les rebondisavons passé 35 heures en avion en 3 sements (phrase d’Anelka, pétage de plomb de
semaines ! C’est lui qui a donné le bras- Duverne, démissions) ?
sard à Évra et non à Gallas, premier F.V. : En exagérant, c’était du “reportage
motif de tension. C’est lui qui a mis à de guerre” car les infos arrivaient de parl’écart Henry, le doyen de l’équipe de tout. Gérard Houllier et des agents de
France et mis Valbuena à la place. La joueurs m’appelaient pour savoir ce qui
préparation physique n’était pas bonne se passait au sein même de l’équipe ! Ils
et les joueurs réclamaient un contact n’avaient aucune info.
avec l’extérieur, comme Évra. Domenech, c’est une coquille vide qui a toujours L.P.P. : Quels furent les commentaires de vos
7
Guitare
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V.T.T.
François Verdenet (ici en Afrique du Sud) a été contacté par des
personnes de la fédération pour livrer des infos sur le “drame” des Bleus.
confrères de la presse étrangère ?
F.V. : Un Italien m’a dit : “S’il se passait
chez nous la même chose, les joueurs ne
pourraient plus rentrer au pays.” C’est
la honte.
L.P.B. : Comment l’équipe peut-elle se reconstruire ?
F.V. : C’est l’année 0 du foot français. La
grande chance de Laurent Blanc (le futur
sélectionneur) est qu’il va pouvoir tout
raser et tout reconstruire. Il faudra du
temps.
L.P.P. : Et Domenech dans tout ça ?
F.V. : Je n’irai pas pleurer sur son sort.
Qu’il aille trouver l’asile sportif au Zimbabwe.
L.P.P. : Que penser de l’intervention des politiques,
Roselyne Bachelot en tête ?
F.V. : C’est lamentable. Roselyne Bachelot a dû apprendre pendant la coupe du
Monde que le ballon était rond. C’est facile de demander un audit maintenant
alors que ça fait plusieurs années que
nous pointions les erreurs. ■
Propos recueillis par E.Ch.
Dix-neuf ans après
Métabief, des
Mondiaux de V.T.T.
seront organisés pour
la deuxième fois en
Franche-Comté les 6
et 7 octobre 2012 à
Ornans. Le
programme est
alléchant : 50 nations
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pour une semaine
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compétition, deux
parcours sécurisés de
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infrastructures hors
normes aux grandes
capacités d’accueil,
des animations
sportives et festives.
DU 30 JUIN AU 3 AOUT 2010
Les perles du conseil
Petit florilège des phrases-clés
des élus pontissaliens
Conseil municipal du 23 juin 2010
“Le rond-point des infirmières”
Dans la présentation du projet de gestion plus écologique des espaces verts
pontissaliens, le jeune stagiaire explique le travail mené au rond-point des
infirmières qu’il semblait être le seul à connaître sous ce vocable… Tout simplement le rond-point près de l’école d’infirmière.
Accueil périscolaire en maternelle
Liliane Lucchesi regrette l’absence d’un projet pédagogique dans les écoles
maternelles de Pontarlier.
Liliane Lucchesi : “Oui c’est ça, c’est une garderie !”
Patrick Genre : “C’est une garderie et j’en suis fier. Proximité, simplicité,
disponibilité, accueil et plaisir. Voilà, je vous l’ai écrit le projet pédagogique !”
Jardins familiaux
Jean-Yves Bouveret : “Les cabanons, il est prévu que la ville en rachète
plus ?”
Patrick Genre : “5 000 ! Pardon… on investit 5 000 euros par an.”
Charte des associations
Karine Grosjean : “Un bête règlement intérieur, utile certes, mais ça ne va
pas plus loin…”
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8
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
SANTÉ
PONTARLIER
252 lits
Visite guidée
du nouvel E.H.P.A.D.
Déjà pratiquement plein, le nouvel établissement
d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (E.H.P.A.D.)
est en fonction depuis juin. Découverte des lieux.
Les personnes autonomes
occupent l’unité baptisée
Agate. Celles qui comme
Georges Moyse, 88 ans,
résidaient déjà à la maison
de retraite de l’hôpital sont
ravies du changement.
“C’est difficile de ne pas
apprécier. Apparemment, il
ne manque rien”, observe
l’alerte retraité. Chaque
résident est “logé” dans
une chambre de 20 m2 qu’il
peut personnalisé dans la
décoration.
vec 14 000 m2 d’espace bâti, c’est
probablement la plus importante construction réalisée depuis
des lustres dans le Haut-Doubs.
La facture s’élève d’ailleurs à 36 millions
d’euros T.T.C. Le projet de nouvelle maison de retraite répondait à un double
objectif. Pallier la vétusté et à la complexe réhabilitation de l’ancien E.H.P.A.D.
situé vers l’hôpital qui se répartissait sur
plusieurs bâtiments. Et répondre au besoin
A
Le chantier a été réalisé en deux ans, soit
plus vite que prévu. Le directeur explique
cette rapidité par le choix de prendre une
option de réalisation avec un seul interlocuteur, l’entreprise Pertuis en
l’occurrence. Célérité bienvenue quand
il s’agit en fait de conforter la prise en charge des
de 80 lits en gériatrie mis en évidence personnes
âgées. La moyenne
par une étude de prise en charge condui- L’ouverture anticipée de
d’âge
te en 2004 sur le territoire de santé. “Cet l’établissement permet
E.H.P.A.D. offre une capacité d’accueil de aussi de récupérer des
avoisine
252 lits, soit 29 de plus qu’auparavant surfaces à l’hôpital qui
85 ans.
sur l’hôpital. On arrive ensuite à 80 en serviront à améliorer
prenant en compte l’ouverture de nou- l’hôtellerie dans les serveaux lits dans les hôpitaux locaux de vices de médecine.
Levier, Mouthe et plus tard à Nozeroy”, D’extérieur, le bâtiment
détaille Dominique Bardou, le directeur avec sa structure rayonde l’hôpital.
nante en impose. À
Chaque unité dispose
d’une salle d’animation
où le personnel propose
des activités adaptées
aux résidents.
Derrière
Dominique
Bardou, le directeur
de l’hôpital, l’ensemble
du staff administratif,
médical et paramédical
du nouvel E.H.P.A.D.
l’intérieur, la conception architecturale
en arborescence brise l’effet de taille. Surprenant. Les 252 chambres individuelles
sont structurées en 6 unités de 42 lits qui
se décomposent elles-mêmes en 3 branches
de 14 lits. “On a une tout autre organisation par rapport à l’ancien E.H.P.A.D.”,
précise Réjane Simon, cadre supérieur
de santé. Trois unités spécifiques occupent l’une des 2 ailes du bâtiment. On
trouve au rez-de-chaussée l’unité
accueillant les patients atteints de démence type Alzheimer. À l’étage, l’unité de
soins longue durée sans oublier les 5 lits
d’hébergement temporaire. Le second
niveau est réservé à l’accueil des personnes autonomes. L’aile gauche comprend 3 autres unités moins spécifiques.
Toutes les chambres sont conçues sur le
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
9
Un grand parc agrémenté
de sentiers de promenade
est accessible à l’arrière
du bâtiment.
Les personnes âgées se
retrouvent pour manger,
écouter de la musique et
jouer dans la grande salle
commune qu’on retrouve
dans chaque unité.
Les repas sont préparés
aux cuisines de l’hôpital
puis livrées à l’E.H.P.A.D.
dans ces popotes.
ritoire de santé de l’hôpital de Pontarlier.
La moyenne d’âge avoisine 85 ans. La population féminine représente 75 % de
l’ensemble. Simple reflet de la démographie chez les personnes âgées. L’E.H.P.A.D.
mobilise 150 personnes issues du corps
même modèle. Elles offrent 20 m2 avec sal- médical, administratif ou technique. “Ce
le de bains privative. “Le transfert des projet va générer en tout la création d’une
malades s’est déroulé en une seule journée, vingtaine de postes dont 14 en 2010”, pourle 8 juin. On a également enregistré une suit Dominique Bardou. L’équipe médicatrentaine de nouvelles entrées en juin. Il le du docteur Esmael Ngamba compte 4
reste quelques places sur le secteur auto- gériatres. Elle fonctionne en étroite relanome”, rappelle Esmael Ngamba, le res- tion avec les 3 cadres de santé qui gèrent
ponsable du pôle gériatrie.
le para-médical. “On a notamment renfor99 % des résidents sont originaires du ter- cé l’équipe d’animation. Chaque service dis-
pose d’ailleurs d’une salle dédiée à
l’animation.”
La partie centrale abrite des locaux administratifs et pour les intervenants sociaux,
gérants de tutelle, psychologue, diététicienne, médecins… Dans le hall d’entrée,
le salon de coiffure, géré par 5 professionnels extérieurs qui assurent des permanences à tour de rôle. Juste à côté, le petit
magasin financé et géré en partenariat
avec le Rotary club. Le bâtiment répond
aux normes environnementales. Il est équipé de panneaux solaires pour l’eau chaude et d’une chaufferie bois plaquettes. ■
F.C.
10
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
PONTARLIER
Nouvelle réforme de l’urbanisme commercial
Quelle évolution pour le commerce pontissalien ?
Diagnostic, programme d’aides
et les évolutions législatives, voilà les principaux
volets abordés lors des Assises du Commerce
organisées le 22 juin à Pontarlier.
a Ville de Pontarlier a injecté en
10 ans près de 770 000 euros en
faveur du commerce. “Plusieurs
actions phares ont ainsi été soutenues.
La carte Altitude qui rassemble 14 000
porteurs. Dans le cadre de la rénovation des vitrines et des enseignes, 69
L
Des questions…
des réponses
- Il nʼy aura pas dʼextension de la zone
bleue dans la rue des Lavaux
- Le parking des casernes Marguet
sera ouvert jusquʼà la fin du mois de
septembre
- “Le sens de circulation de la rue de
la République ne sera pas validé avant
octobre, a annoncé Patrick Genre. On
veut avoir deux mois plein de test sans
interférence avec les travaux qui se
termineront fin juillet.”
- Depuis 2003, selon le maire, 300
places de parking supplémentaires ont
été créées au centre-ville.
PONTARLIER
Le maire de Pontarlier et Arlette Richard,
l’adjointe au commerce,
animaient ces Assises du Commerce.
commerces
ont
bénéficié
de
142 000 euros de subvention. On peut
également citer la mise en place avec
la C.C.I. de la charte de qualité dans
une vingtaine de magasins”, énumère
en préambule Arlette Richard, l’adjointe
au commerce et à l’artisanat.
Ce plan de revitalisation va se prolonger sous la forme de l’Opération Collective de Modernisation de l’Artisanat,
du Commerce et des Services. Un cabinet d’étude
vient d’être recruté. Il
Près de
770 000 euros doit dresser un état des
lieux précis en vue de
en 10 ans.
proposer une série
d’actions concrètes à
mettre en place courant
2011. Elles peuvent
concerner la modernisation des commerces,
les animations, la signalétique, le renforcement
et l’aménagement des
pôles commerciaux… Au
préalable sera déposé un
dossier de demande de Services l’Artisanat et le Commerce.
mercial a pas mal évolué depuis 2003.
financement au Fonds La réglementation en terme “On est passé des C.D.E.C. à 300 m✒
d’Intervention pour les d’implantation et d’urbanisme com- aux C.D.A.C. à 1 000 m✒ et demain
on n’aura plus rien du tout avec le projet de réforme de l’urbanisme commercial”, schématise en forçant le trait
Patrick Genre.
L’objectif de ce projet consiste simplement comme le précise le maire de
Pontarlier à passer le dossier sur les
épaules des élus. “On devra faire abs-
Un caractère bien trempé
Retraite aux petits oignons
pour Douma le zèbre
À 14 ans, la mascotte du poney-club du Larmont n’a rien
perdu de sa vivacité. Bel exemple d’acclimatation pour cet animal qui a connu
son heure de gloire à son arrivée à Pontarlier.
n dit qu’un zèbre
est plus féroce qu’un
lion et je veux bien
le croire”, observe Jean-Marc
Invernizzi du Poney-club.
L’homme sait de quoi il parle. C’est lui qui avait récupéré ce petit zèbre à l’âge de
8 mois quand celui-ci était
dans la ménagerie d’un cirque
de passage à Pontarlier. Douma la zébrelle, c’est une
femelle, n’allait pas tarder à
devenir une attraction. “On
nous disait alors que c’était
un animal indomptable,
impossible à monter.” Un beau
défi à relever pour les jeunes
cavaliers qui fréquentaient
le poney-club.À force de ténacité, ils sont peu à peu parvenus à l’amadouer. Bien sûr
pas au point d’en faire le plus
docile des chevaux. Suffisamment tout
de même pour
Dans la
qu’il supporte
ménagerie les mors et la
selle et accepd’un cirque. te un cavalier
sur son dos au
moins
quelques
minutes. “Il
s’agissait
d’abord
de
réussir le défi.
“O
SPORT
traction du type de commerce en se
concentrant uniquement sur la détermination des zones d’implantation commerciale.” Cette nouvelle méthode va
remettre au goût du jour les fameux
S.C.O.T. ou Schémas de Cohérence Territoriale qui existaient surtout dans
les grands centres urbains. “Sans cohérence intercommunale, on irait probablement à la catastrophe”, observe
Patrick Genre. ■
26 membres
Le Haut-Doubs présent
aux 24 heures de roller
e club de roller-skate de Pontarlier s’est rendu fin juin aux 24 heures
de roller organisées au Mans sur le circuit Bugatti. “Celui qui est utilisé par les motos, où se dispute le Bol d’or”, précise Bertrand Garnache,
le président du club. La “délégation” pontissalienne se déplaçait avec 26
personnes dont 18 coureurs répartis en 2 équipes. “Cette année, on a monté une équipe course avec l’objectif de terminer dans les 50 premiers.” Une
pointe d’ambition sportive, histoire de motiver les troupes. Résultat : 99ème
et 631 km pour l’équipe 1 et 204ème (565 km) pour l’équipe 2.
Mais les pratiquants pontissaliens participaient avant tout pour le plaisir
de se retrouver autour d’un même loisir. Ils s’étaient déguisés l’an dernier
en vaches comtoises lors de la parade d’ouverture. En 2010, place à une
autre spécialité du Haut-Doubs avec le biathlon. La décontraction est de
mise au sein de ce club. “Après la pause estivale, on reprend les séances
d’entraînement en septembre au gymnase Cordier.” ■
L
Jean-Marc
Invernizzi
avait
récupéré
cette petite
zébrelle
quand elle
avait 8 mois.
L’objectif n’était pas d’en faire un cheval de randonnée.
Seuls les bons cavaliers du
poney-club pouvaient le monter.” Naissance d’une mascotte qui ne s’est jamais reproduite. Les zèbres mâles ne
courent pas les prés dans le
secteur…
Douma n’avait plus qu’à se
la couler douce. Ce dont elle
ne s’est pas privée. “Quand
elle avait décidé d’aller
quelque part, aucune barrière
ne l’arrêtait” ajoute son
maître. C’est un animal très
possessif qui suit partout ses
maîtres et se montre vite irritable envers les autres. Une
fois qu’on a compris son fonctionnement, ça va. Sinon gare
à la morsure ou au coup de
sabot qui fait mouche à
chaque fois, contrairement
au cheval moins précis
semble-t-il. Si
Douma a du caractère, elle
sait aussi se montrer docile.
Pratiquement jamais attachée, elle passe l’hiver à
l’écurie avec les chevaux. Et
sort au gré de son humeur.
“On en fait pratiquement ce
qu’on en veut à l’intérieur.”
Si les phares médiatiques se
sont éteints depuis longtemps, Douma reste une
curiosité locale qui a toute
sa place au parc animalier
du Larmont. Daims, mouflons, chèvres naines, moutons du Cameroun égayent
aussi les lieux, à la grande
joie des familles qui ont fait
du site un but de promenade très fréquenté. “J’ai réalisé ce parc animalier par
plaisir. J’aime les bêtes et
croyez-moi, elles me le rendent bien…” ■
F.C.
Encore un défi relevé par les membres du roller pontissalien.
PONTARLIER ET ENVIRONS
EAU POTABLE
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
11
Deux nouveaux puits
Inquiétante baisse
de la nappe phréatique
L’eau n’est pas une ressource inépuisable, même dans
le Haut-Doubs. Pour preuve, le niveau des nappes n’a jamais été
aussi bas dans la plaine de l’Arlier. La C.C.L. alerte.
a situation est critique” lâche Gilles
Jeannin, le directeur
des services de la
Communauté de communes du
Larmont (C.C.L.). Les apparences sont trompeuses : le printemps pour le moins pourri en
apparence n’a pas permis de
remplir les
nappes souLe caractère
terraines.
Beaucoup de
karstique
pluie certes,
du sous-sol
mais sous forn’arrange
me de petits
épisodes
rien.
épars. L’an
dernier déjà,
une station de
pompage avait
été arrêtée sur
la plaine de
l’Arlier pour
cause
de
niveau trop
bas.
Une
“L
réunion de crise avait même été
organisée en mairie de Pontarlier le 13 octobre dernier. 90 %
de l’eau qui coule au robinet des
Pontissaliens proviennent justement de la plaine de l’Arlier
(le reste est pompée dans le lac
Saint-Point). Les deux puits,
“Champagne 2” et “Champagne
3”, sont donc les points névralgiques de la distribution d’eau.
Les abonnés pontissaliens
consomment à eux seuls 5 000 m3
d’eau par jour. “On a rarement
été aussi bas, répète Gilles Jeannin. On pompe désormais à
moins 10 mètres, alors que
d’habitude c’est à - 8 ou à - 9
mètres.” Le caractère karstique
du sous-sol n’arrange rien. C’est
visiblement la première année
que l’hiver et le printemps ne
permettent pas de remplir la
nappe.
La préoccupation aujourd’hui
pour les responsables de la C.C.L.
est d’assurer l’alimentation des
30 000 administrés de ce territoire. Les projets sortent des
cartons. Première décision : les
deux puits de Champagne, qui
ne sont pas protégeables comme l’impose la loi, seront à terme fermés.
La C.C.L. est actuellement à la
recherche de nouveaux puits.
“Nous allons entamer la réalisation de deux nouveaux puits,
sur la commune d’Houtaud”
confie la C.C.L. dont l’objectif
est également de réaliser une
interconnexion avec les autres
puits des syndicats de Biansles-Usiers notamment, tous
proches du Drugeon. “Comme
l’eau se fait plus rare, l’intérêt
commun de tous est de rechercher de nouveaux puits et à terme, d’aboutir à un maillage des
réseaux.” Le premier nouveau
puits d’Houtaud devrait entrer
en service au début de l’année
prochaine. ■
J.-F.H.
Claire Eme, responsable du service “eau” à la C.C.L., en compagnie de Jacques Oudot,
technicien, devant un des deux puits de la plaine de l’Arlier voué, à terme, à la fermeture.
AGRICULTURE
Une juste répartition
Solidarité autour
du foncier agricole
Les jeunes agriculteurs des cantons de Pontarlier et Mouthe
se sont mobilisés le 18 juin dans le cadre de la semaine
nationale de préservation du foncier agricole.
L
30 JUIN
AU
31 JUILLET
2010
ESPACE VALENTIN
●
BESANÇON
(Sortie valentin Nord ) 03.81.80.85.00
a cohabitation entre l’agriculture
et l’urbanisation fonctionne plutôt bien en général dans le HautDoubs. Ce qui n’empêche pas de rester vigilant et de participer aussi aux
opérations nationales. Les J.A. (jeunes
agriculteurs) du secteur avaient donc
choisi de poser une banderole au rondpoint du contournement des HôpitauxNeufs. Juste le temps d’alerter quelques
automobilistes avant d’être rapidement contraints de ranger le calicot.
“On veut interpeller le public et les élus
sur cette problématique foncière. En
France, 24 m✒ de terres disparaissent
chaque seconde. Une telle surface permettrait de produire l’équivalent de 55
baguettes grâce à la farine produite
sur 24 m✒. Au total, ce sont 75 000
hectares de foncier agricole qui sont
absorbés par l’urbanisation chaque
année”, souligne Damien Paris, l’un
des jeunes agriculteurs mobilisés.
La question foncière est toujours une
Les Jeunes
Agriculteurs
de Mouthe et
Pontarlier
s’étaient
mobilisés le
18 juin dans
le cadre de la
semaine de
préservation
du foncier
agricole.
forte préoccupation chez les candidats
à l’installation. D’autant plus dans un
secteur agricole dynamique comme le
Haut-Doubs où les disponibilités sont
faibles. Dès qu’une ferme se libère,
son parcellaire ne reste pas longtemps
sans repreneur.
Pour éviter d’avoir à réquisitionner
sans compensation de surface, les collectivités cherchent à se constituer
des réserves foncières. Comme l’a fait
la communauté de communes du Mont
d’Or et des Deux lacs en rachetant 20
hectares à un agriculteur sur les hauteurs de Montperreux. La qualité de
cette monnaie d’échange semble discutable selon Mickaël Courtet. “Ce
n’est pas très intéressant sur le plan
agricole. On n’est pas systématiquement opposé à ce type d’opération mais
on souhaiterait être davantage associé à la concertation”, conclut cet autre
jeune agriculteur. ■
F.C.
PONTARLIER ET ENVIRONS
CONFLIT
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
12
Exemple d’une locataire “usurpée”
Source de nombreux conflits
PROPRIÉTAIRE - LOCATAIRE :
LE MATCH
Mise à la porte à 76 ans
Liliane Girod qui louait un appartement à
Saint-Gorgon-Main dit avoir été expulsée sans
raison valable et a perdu sa caution. Elle vit
désormais dans un H.L.M. à Avoudrey.
Liliane Girod
a déménagé
à Avoudrey
sans avoir
récupéré
sa caution
de son
précédent
appartement.
Les différends entre bailleurs et locataires sont légion. Exemple avec un propriétaire floué
et une locataire usurpée. Balle au centre avec l’A.D.I.L. du Doubs qui arbitre ces deux cas.
Exemple du propriétaire “floué”
“En plus de ne pas payer, il dégrade !”
douce idée selon laquelle le propriétaire
peut tout se permettre et qu’il roule sur
l’or semble passer de vie à trépas. “La réglementation est anormale : autant je suis
pour le droit limitant l’expulsion, autant
certaines lois protègent trop le locataire !”
13,15 euros de charges) n’étaient plus payés Après constat d’huissier, le propriétaire va
depuis six mois.
déposer plainte pour tenter de récupérer
“Que le locataire n’arrive pas à payer, je une partie des impayés. C’est loin d’être
E.Ch.
peux comprendre, on peut en discuter pour gagné. ■
trouver une solution… Mais qu’il te fracasse ta demeure, je n’admets pas. Je me
mets à la place de ces propriétaires qui ont
fait un investissement en pensant le rentabiliser grâce à la location et qui se retrouvent aujourd’hui sur le carreau !” Presqu’un appel au peuple de la part de cet
homme qui a signifié le mandat d’expulsion
à ce couple dont il a perdu la trace. “Je
viens de m’apercevoir qu’ils ont fait ça à
un autre propriétaire. Pire, ils ont fait appel
à une entreprise pour couper et tailler les
arbres et ne l’ont jamais payée.” Bref, la
Colère d’un propriétaire qui doit faire face à six mois de loyers
impayés et dont la maisonnette a été “pulvérisée” par un locataire peu scrupuleux. Plus de 50 000 euros de travaux à prévoir.
aimerais que ce genre de locataire soit fiché ! Pas pour
moi, car je sais que je ne récupérerai jamais mes loyers
impayés mais parce qu’il profite du système et que d’autres propriétaires pourront
être les victimes.” Propriétaire d’une maison neuve située à Morre, Bernard Vieille
est amer. Sentiment de ras-le-bol pour ne
pas dire de découragement lorsqu’il a pu
ouvrir - en présence d’un huissier - la porte de sa maison louée à un couple de propriétaire. En quelques mois, l’homme et la
femme lui ont littéralement “explosé” la
coquette demeure agrémentée d’un joli jardin surplombant Besançon. Les loyers de
700 euros pour une surface de 151 m2 (avec
“J’
Le propriétaire
a retrouvé son
logement dans un
piteux état.
Le locataire s’est
envolé dans la
nature.
l pensait que j’étais une vieille dame qui n’allait pas
se battre. C’était mal me connaître.” Liliane Girod
est une retraitée énergique qui ne cache toutefois
pas que cette expulsion suivie d’un déménagement
en catastrophe a été difficile à encaisser mentalement. La dame
n’est pas du genre à baisser les bras : “Le 21 janvier 2010, le
propriétaire m’a notifié par lettre recommandée la fin de mon
bail. J’étais dans cet appartement depuis le mois de juin 2009”
rapporte-elle.
Fin janvier, sous la pression, elle décide de signer la fin du bail.
“En plus, il voulait augmenter à 440 euros le loyer que je payais
430 euros sans les charges”, dit-elle. Ce petit appartement, de
deux pièces, se situait à Saint-Gorgon-Main, petit village où
Liliane avait noué des contacts en s’engageant dans la vie associative. En plus de ce départ précipité, elle n’a pas revu sa caution (un mois de loyer) car le propriétaire estime qu’elle a dégradé une partie de l’habitation. Un constat que la locataire réfute.
“Il dit que j’ai cassé pour un montant de 1 525 euros. C’est complètement faux.”
Dans ce cas précis, difficile de prendre position entre la version
du propriétaire et celle du bailleur. Une chose est claire : la loi
protège le locataire. Ainsi, le non-respect en cours de bail par le
locataire de l’une de ses obligations (retards répétés de paiement des loyers, défaut d’entretien du logement, troubles de voisinage) peut notamment constituer un motif légitime et sérieux
pour donner congé. Le congé doit indiquer le motif allégué. Dans
le cas présent, le motif ne semble pas clair.
Mais l’arrière-grand-mère a décidé de ne pas se laisser faire.
Action en cours pour récupérer, pourquoi pas, les 430 euros de
caution. “Car lorsqu’on a une petite retraite, on ne peut pas se
passer de cette somme” conclut-elle.■
E.Ch.
“I
L’Association départementale pour l’information sur le Logement
“Les locataires sont bien protégés”
L’A.D.I.L. du Doubs répond à
nos deux exemples. Ce service juridique gratuit a déjà conseillé près de
290 000 personnes depuis 1987.
son, ou louer un appartement, je conseille
aux personnes de venir nous voir. On voit
des choses qui sont parfois camouflées comme la copropriété… Nous sommes là pour
informer et notre travail s’arrête avant
l’instruction. On se rend compte que les perLa Presse Pontissalienne : Dans le cas du proprié- sonnes âgées sont plutôt fidèles, à l’inverse
taire dont la maison a été abîmée, peut-on imaginer des étudiants qui viennent quant la situaun “fichage” du mauvais locataire ?
tion devient compliquée.
Soledade Rocha (directrice de l’A.D.I.L.) : Non, on
ne peut pas imaginer ce type de procédure. L.P.P. : Concernant notre retraitée, que peut-elle espérer ?
L.P.P. : Le propriétaire doit faire face à 50 000 euros S.N. : Si elle a signé l’état des lieux, sa cause va être difficile. Il faut étudier son dosde travaux. Il n’est pas protégé !
S.N. : C’est faux. Il existe un système récent sier.
qui se nomme la gestion du risque locatif
(G.R.L.). C’est une assurance qui permet L.P.P. : Peut-on conclure que le locataire est bien proaux propriétaires de s’y retrouver en cas tégé.
d’impayé ou dégradations. L’assurance est S.N. : Oui, le locataire est bien protégé mais
un taux fixé à 2,5 % du loyer. Bien évidem- il existe toujours des propriétaires qui
ment, c’est le locataire qui paye à la fin… n’appliquent pas la loi. En France, chacun
Le propriétaire peut déduire cette assurance a la chance d’être informé par un service
gratuit. Il faut en profiter.■
en crédit d’impôt ou impôt foncier.
Propos recueillis par E.Ch.
L.P.P. : Les différends entre bailleur et locataire explosent-ils ?
Renseignements : A.D.I.L. du Doubs
S.N. : Non, on ne note pas de recrudescence
à Besançon : Espace Jean-Jaurès,
mais nous nous rendons compte que beau30 C, rue Caporal Peugeot coup de personnes sont mal informées. Elles
Quartier
Saint-Ferjeux à Besançon.
pensent qu’Internet délivre des clés, or ce
Tél. : 03 81 61 92 41 ou
n’est pas toujours le cas. Nous sommes un
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service gratuit. Avant d’acheter une mai-
14
PONTARLIER ET ENVIRONS
PONTARLIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
4 salariés
Domicile Adoré
déjà honoré
Cette entreprise pontissalienne de services à la personne vient d’être récompensée au concours Talents
2010 des Boutiques de gestion. Reconnaissance.
e vieillissement de la population suscite de multiples
besoins
en
terme
d’accompagnement, de garde,
d’assistance. Des besoins générateurs d’emplois et d’activité pouvant
servir de tremplin à des porteurs de
projet comme c’est le cas de MarieChristine Barthoulot qui a créé Domicile Adoré en octobre 2009.
Cette infirmière originaire de Maîche
disposait déjà d’une
Seulement
expérience
très
du personnel
diversifiée avant de
se lancer. Elle a exerqualifié.
cé dans l’Éducation
nationale, en milieu
hospitalier français
ou suisse, que ce soit
en pédiatrie ou en
gériatrie. “J’avais
envie de m’investir
dans une activité qui
sorte du cadre de
l’infirmière libérale
limitée à des actes de
soins et qui laisse
L
aussi la possibilité de manager une
équipe, sans compter l’aspect commercial”, note Marie-Christine Barthoulot qui a peaufiné pendant deux ans
les détails de son projet.
Pontarlier offrait selon elle le potentiel adéquat pour accueillir une nouvelle entreprise de services à la personne implantée en l’occurrence au
centre-ville, rue Gambetta. “On est
obligé d’ouvrir un local d’accueil dès
lors qu’on dispose d’un agrément qualité autorisant à faire des toilettes.”
Le gros de l’activité concerne l’aide aux
personnes dépendantes, qu’elles soient
âgées, handicapées, accidentées ou
malades. Les services sont multiples :
garde malade, toilettes, soins d’hygiène,
préparation de repas, livraisons, transport, assistance administrative… Domicile Adoré propose également d’autres
prestations. L’offre s’étend de la garde d’enfants à toutes les tâches domestiques, administratives ou “techniques”
de la vie quotidienne. “On nous sollicite par exemple pour des gardes
d’enfants sur des créneaux courts ou
très contraignants qui n’intéressent
Huit mois
après le
lancement
de son
activité,
MarieChristine
Barthoulot
prévoit de
recruter
deux
nouveaux
salariés.
pas les nounous.” Ce qui suppose beaucoup de souplesse horaire.
Domicile Adoré fonctionne ainsi 7 jours
sur 7 de 6 à 22 heures sans oublier les
gardes de nuit. L’entreprise emploie
aujourd’hui 4 personnes à temps partiel soit 2,5 équivalents temps plein.
“On prévoit d’embaucher deux nouveaux salariés pour arriver à 3,5 E.T.P.”
Marie-Christine Barthoulot se montre
particulièrement exigeante sur le plan
des compétences. Elle recrute seulement du personnel qualifié, à savoir
des aides-soignantes et des auxiliaires
de vie sociale (A.V.S.). “On se doit d’être
irréprochable” dit-elle.
Si elle n’éprouve aucune anxiété à gérer
une équipe ou démarcher une entreprise, elle ne raffole guère des tâches
administratives. “C’est l’aspect le plus
dur à gérer. Heureusement je suis bien
aidée par mon époux. Il est conjoint
collaborateur et m’assiste dans la gestion administrative et financière.”
Huit mois après sa création, Domicile Adoré a été récompensé par le jury
du concours Talents des Boutiques de
gestion. Sur 29 dossiers retenus en
Franche-Comté, 5 ont été honorés et
sont d’ores et déjà sélectionnés pour
le concours national. ■
F.C.
Domicile Adoré
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Qu’ils soient créateurs ou repreneurs, les jeunes dirigeants
d’entreprise du secteur partagent plusieurs points
communs. La plupart sont originaires de la région et
comptent bien continuer à s’y épanouir le plus longtemps
possible. Beaucoup ont gardé ce réflexe très pragmatique
d’évoquer la taille de leur entreprise en fonction du
nombre d’emplois et non pas en se référant au chiffre
d’affaires. Encourageant, car c’est aussi ce qui distingue
le patron autodidacte du dirigeant issu d’une grande école.
Les jeunes patrons du Haut-Doubs ont de l’ambition mais
savent aussi garder les pieds sur terre. Dossier.
ANALYSE
Le profil
Création d’entreprise :
EMPLOYÉE PUIS DIRIGEANTE
Une touche de féminité
plutôt des hommes entre 31 et 45 ans dans un univers d’hommes
On enregistre chaque année dans le Doubs entre 1 200 à 1 500 créations
d’entreprises. Un niveau nécessaire au maintien de l’outil économique.
ifficile aujourd’hui de parler
de création d’entreprise en
ignorant le raz-de-marée des
auto-entrepreneurs. “Ils sont
responsables d’une création sur deux,
observe Laurent Sage, responsable des
études économiques à la C.C.I. du
Doubs. Le succès de ce statut est indéniable. Il comble un vide entre le chô-
D
Le centre des jeunes
dirigeants du HautDoubs en sommeil
Cette association patronale ne regroupe plus que 8 jeunes dirigeants, soit
deux fois moins quʼavant la crise. “Le
C.J.D. du Haut-Doubs est aujourd’hui
en perte de vitesse. C’est toujours
plus compliqué de mettre en place un
programme d’actions sur une base
de 8 participants”, regrette Jean-Philippe Blondeau, le président de la section Haut-Doubs.
Ce jeune cadre commercial se prépare à reprendre les rênes de
lʼentreprise A.T.M. fondée par son
père en 1996. Le C.J.D. est tout à la
fois une structure de formation,
dʼéchange et de partage au service
des jeunes dirigeants. “On se retrouve habituellement une fois par mois.
On participe à deux forums de formation sur le commerce, la communication, la découverte de soi… On
fonctionne aussi toute l’année au sein
de différentes commissions qui traitent de sujets actuels comme celui
du recrutement en zone frontalière.”
mage et la création pure
et dure d’une société.
Certains s’engagent sur
cette voie juste pour
exercer une activité
complémentaire. Pour
d’autres, il s’agit de
tâter le terrain dans
“La parité
l’idée peut-être de se
mettre à son compte.
n’est pas
Une partie d’entre eux
de
mise.”
réussira.”
Hors auto-entrepreneurs, on recense 300
créations d’entreprise depuis 18 mois
sur l’arrondissement de Pontarlier en
y incluant le canton de Maîche. 20 %
dans l’industrie, 40 % dans le commerce et 40 % dans les services. Une
répartition identique à celle du Doubs.
La part industrielle n’est pas négligeable. Elle explique en partie pourquoi les créations d’entreprise dans le
Doubs sont un peu plus pérennes
qu’ailleurs. En France, une entreprise nouvelle sur deux périclite au bout
de deux ans. La longévité est plus élevée chez nous. “Le Doubs et le HautDoubs restent des territoires très industrialisés. Les créations d’entreprise
dans l’industrie sont toujours plus
durables que dans le commerce ou les
services.”
Laurent Sage estime que la qualité
des dispositifs d’accompagnement
contribue aussi à ce surcroît d’efficacité.
“Une entreprise bien accompagnée dure
plus longtemps que les autres. Le fait
de s’inscrire dans ou plusieurs réseaux
est un atout pour le créateur.” 50 % des
créateurs du Haut-Doubs ont entre 31
et 45 ans. 20 % moins de 30 ans et 30 %
plus de 45 ans. Enfin, la parité n’est
pas de mise avec des hommes qui représentent 80 % des nouveaux patrons. ■
F.C.
JeanPhilippe
Blondeau,
futur patron
d’A.T.M.,
préside
également
le Centre
des Jeunes
dirigeants
du HautDoubs.
L
Marie Monnier codirige depuis 2004 l’entreprise
Invernizzi à La Cluse-et-Mijoux. Simple affaire de
confiance, de compétence et de passion.
es jeunes dirigeantes dʼentreprise semblent assez rares dans le Haut-Doubs.
Ce qui ne signifie nullement quʼelles
soient absentes. Elles exercent probablement des responsabilités de façon moins
visible dans le libéral ou le tissu associatif,
quand elles ne sont pas dʼefficaces collaboratrices de leur patron de mari.
Rien de tout cela chez Marie Monnier. Cette
Bisontine dʼorigine a toujours eu une attirance pour les grues et les engins de chantier.
Ce genre de fascination ne sʼexplique pas.
Avec son Bac C en poche, elle suit une formation dʼingénieur en génie civil et urbanisMarie Monnier a décroché
me à lʼI.N.S.A. de Lyon dans lʼidée bien sûr
en
1996 son premier emploi
de travailler dans ce secteur dʼactivité et plus
chez Invernizzi,
précisément dans le gros œuvre.
entreprise qu’elle codirige
Sitôt sortie de lʼécole en 1996, elle décroche
son premier emploi chez Invernizzi. “J’estime
depuis 2004 avec
que ce ne n’est pas moi qui ai eu du courage
Gratien Invernizzi.
mais mes employeurs en faisant confiance à
une jeune qui n’avait alors aucune expérience. J’ai eu la chance de travailler avec
Jean Goguely, le gérant de l’époque, qui m’a tout appris.” Courageuse, sans doute, mais travailleuse et curieuse, cʼest sûr.
Marie Monnier fera pratiquement le tour de tous les postes-clefs au sein de cette
structure qui employait 50 salariés : chargée dʼétude, pilotage de chantier, suivi
financier… Exercice éminemment formateur pour une future dirigeante. “Au départ
de Jean Goguely, j’ai repris des participations dans le capital, explique celle qui
codirige lʼentreprise depuis 2004 avec Gratien Invernizzi. Le grand changement
s’opère au niveau des responsabilités surtout quand on travaille dans le gros œuvre
avec un effectif de 30 à 45 salariés. C’est autre chose.”
Ce qui la rebute le plus dans son métier : le poids des réglementations et des
normes. Autre souci, la difficulté de trouver du personnel qualifié. “On est prêt à
embaucher trois ou quatre maçons sur le champ”, lance-t-elle sans conviction.
Son arrivée aux commandes de lʼentreprise de La Cluse-et-Mijoux coïncidait aussi avec le renouvellement de lʼéquipe dirigeante. “On en a profité pour changer de
logo.Mais l’évolution de l’entreprise s’est poursuivie sur le même mode qu’auparavant
F.C.
en intervenant toujours dans le génie civil” précise la dirigeante. ■
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
16
BÂTIMENT
160 salariés
La valeur n’attend pas le nombre des années
Trois compagnies spécialisées dans la prise en compte des risques liés
à la construction se sont regroupées pour former la S.G.A.M., un groupe
d’assurance mutuelle présidé par le Bisontin Gérard Moyse.
ils de commerçant originaire
d’OrchampsVennes, Cédric Muller
aurait pu être prof de
gym. Bac en poche, il avait
d’ailleurs entamé des études
dans ce sens à Besançon avant
de changer radicalement
d’orientation. “J’ai débuté ma
carrière professionnelle à Pontarlier en octobre 2000 comme
vendeur chez le fournisseur de
matériaux Doras.” Très convaincant et dynamique, il prend rapidement du galon et se lie également d’amitié avec l’un des
principaux clients de son
employeur, à savoir Raymond
Perrin. Proche de la retraite, ce
dernier songe à trouver un successeur à son entreprise spécialisée dans la pose de placo-
F
Cédric Muller, 28 ans et 160 salariés sous ses ordres.
RESTAURATION
L’Alchimie
Jeune chef 100 % jeune cuisine
Cuisinier de talent et anticonformiste, Pierre-Ivan Boos tient le seul restaurant
gastronomique de Pontarlier. Place à la cuisine d’auteur.
ontarlier mériterait d’être
jumelée avec Foncine-le-Haut,
berceau de la famille Boos.
Sans cette proximité géographique, Pierre-Ivan n’aurait peut-être
jamais posé son baluchon en 2002
dans la capitale du Haut-Doubs. Il
avait alors 33 ans et ouvrait sa première affaire.
L’Alchimie a vite trouvé sa place dans
l’annuaire des bonnes tables locales.
L’originalité de son chef lui confère
également un pouvoir d’attraction
beaucoup plus large et subtil. “On travaille avec une clientèle locale et des
gastronomes à la recherche de nouvelles sensations. Ces gourmets viennent de toute la Franche-Comté et
même de la région lyonnaise. On a aussi ressenti les effets de l’ouverture de
l’autoroute entre Neuchâtel et Yverdon”, observe le chef pontissalien.
Huit ans après son installation pontissalienne, il n’éprouve aucun regret.
Le pays lui plaît et lui laisse
l’opportunité de s’épanouir professionnellement. Quand il ne donne pas
corps à la créativité culinaire dans
son restaurant, il le fait avec ses copains
restaurateurs comtois. “On forme un
petit groupe informel de 5 chefs installés dans le Doubs et le Jura. On prépare ensemble des buffets, des apéritifs dînatoires dans le cadre de grands
événements : inauguration du stand
de la Région au salon de l’agriculture,
remise du prix littéraire Edgar Faure à l’arche de la Défense, etc.” De vrais
défis logistiques et créatifs comme les
aime le chef pontissalien prêt renouveler ce type d’expérience le plus souvent possible. “C’est l’occasion
d’échanger avec d’autres confrères. Ces
challenges pleins d’imprévus mettent
en évidence la réactivité inhérente au
métier” dit-il.
Pierre-Ivan Boos est de la race des
instinctifs. Ne lui demandez pas s’il
compte ouvrir un second restaurant,
rester au même endroit, dans la même
P
ville. “Cela ne fait pas
partie de mes projets.
Mais où jour où ça me
prendra…” Aussi surprenant que cela puisse paraître, il regrette d’être le seul
De la
restaurant gastronomique sur la place
race des
pontissalienne. “La
instinctifs.
demande varie avec
l’offre dans ce secteur
d’activité où les établissements ne sont
jamais vraiment en situation de concurrence car chacun a son propre registre
culinaire.” Pas du genre conservateur,
il envoie régulièrement des clients
chez Marc Faivre à Malbuisson et vice-
versa. Vu son penchant pour
l’inventivité, il ne pouvait guère passer à côté de l’outil Internet. Il surfe
par exemple avec Facebook sur un
réseau où se retrouvent d’autres professionnels de la cuisine aussi rebelles
que lui.
Anticonformiste, Pierre-Ivan Boos a
horreur des standards, qu’ils soient
gustatifs ou référentiels. Si certains
chefs visent l’étoile, lui qui la mériterait probablement est presque fier de
ne pas en avoir. Il se sent beaucoup
plus à l’aise dans le répertoire du “Carnet de route omnivore” qui référence
200 tables françaises 100 % jeune cuisine.■
F.C.
plâtre. Le challenge n’est pas
pour déplaire à
Cédric Muller
peu intéressé à
l’idée
de
reprendre le
magasin de bricolage tenu par
L’homme
ses parents à
Orchampspressé
Vennes. “Je lui
d’entreprendre.
ai fait une proposition de
reprise. Il a
accepté de m’initier au métier
pendant deux ans” explique
Cédric Muller.
Fin 2005, le jeune autodidacte
prend seul les commandes d’une
entreprise de 40 salariés. Pas de
quoi le démonter, surtout quand
la conjoncture s’avère éminemment favorable. La prospérité
dans les métiers du bâtiment va
lui permettre de reprendre d’une
part deux entreprises à Pontarlier et Besançon et de fonder
d’autre part de nouvelles sociétés. “L’objectif, c’est de pouvoir
proposer une offre globale
d’activités dans l’aménagement
intérieur.” La stratégie se traduit par la création à Étalans
de Muller Industrie, société spécialisée dans la fabrication de
mobilier et gaines techniques en
composants bois. Toute récente,
la 3ème entité du groupe Muller,
Terres Neuves Énergie intervient dans le domaine de la rénovation énergétique. “Après avoir
établi un diagnostic complet sur
un bâtiment, on préconise des
travaux d’amélioration énergétique au propriétaire : isolation,
portes et fenêtres, installation de
chauffage, énergie solaire… C’est
carrément un nouveau métier.”
Cédric Muller projette même de
décliner ce concept dans le Grand
Est sous la forme d’une franchise.
Le groupe Muller emploie désormais 160 personnes en C.D.I. Le
jeune patron reconnaît que la
conjoncture est plus difficile pour
ceux qui comme lui dépendent
beaucoup de la commande
publique, que ce soit au niveau
de l’investissement ou de la T.V.A.
à 5,5 %. “On est inquiet de savoir
comme les choses vont évoluer
en terme d’intervention publique”
ajoute le jeune dirigeant.
Pas du genre à se morfondre,
Cédric Muller préfère passer à
l’offensive en jouant la carte de
l’innovation avec ces nouvelles
sociétés susceptibles d’alimenter
en commandes Perrin S.A.S. La
démarche impose également de
renforcer le positionnement commercial, d’être le plus en amont
des opérations. Le Haut-Doubs,
voire la Franche-Comté, sont
devenus trop petits pour le groupe Muller qui a besoin de réaliser de gros chantiers comme celui
de la nouvelle maison de retraite à Doubs. “On n’est pas encore prêt intervenir à l’étranger.
Cela nécessite du temps, de
l’investissement. On préfère plutôt se concentrer sur nos marchés”, analyse-t-il assez réaliste.
Cédric Muller sait aussi faire la
part des choses. Malgré toutes
ses responsabilités, il continue
à défendre les couleurs de l’équipe
de foot d’Orchamps-Vennes, lui
qui en est encore le milieu défensif. Le jeune patron n’oublie pas
qui lui a mis le pied à l’étrier.
“J’ai appris le métier sur les fondations de la maison Perrin. On
ne peut pas trouver mieux. Si
l’entreprise en est là aujourd’hui,
c’est grâce à Raymond Perrin”
ajoute-t-il. ■
F.C.
La cuisine
hors des
sentiers
battus
proposée par
le jeune chef
pontissalien
contribue
aussi à la
promotion du
Haut-Doubs.
On vient de
loin savourer
les plats de
Pierre-Ivan
Boos.
DOSSIER
GILLEY
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
17
Son attachement au pays
Éric Vermot,
l’envie de pérenniser
l’héritage familial
Éric
Vermot
assure
depuis 2002
la
direction de
l’entreprise
Vermot T.P.
devenue
l’une des
filiales du
groupe
Eurovia.
Le petit-fils du fondateur de Vermot T.P. a accepté
en 2002 de diriger l’entreprise devenue l’une des
filiales du groupe Eurovia. Le choix du cœur.
exemple d’Éric Vermot est plutôt rare. C’est même assez exceptionnel qu’un fils de chef
d’entreprise ait pu succéder à
son père au sein d’un groupe. “Le nom
de famille ne suffit pas. On n’est pas
là par hasard”, souligne Éric Vermot
qui avait 32 ans quand on lui a proposé fin 2002 la direction de Vermot
T.P. Pour rien au monde il n’aurait
refusé une telle opportunité. Tout lui
plaisait dans ce challenge : l’activité,
le pays, le personnel
et bien sûr la fierté de
“C’était
pérenniser l’entreprise
qui porte son nom.
un beau
Saga familiale amorchallenge.”
cée par son grand-père
Michel en 1946 et
développée ensuite par
son père Jean-Pierre
à partir de 1972. De
quoi susciter des vocations et des carrières
prédestinées. Enfin
presque. Éric a suivi
L’
une formation d’ingénieur en Travaux
Publics. Le fait d’avoir toujours baigné dans cet univers explique probablement cette orientation professionnelle. “Je n’ai jamais été poussé pour
reprendre l’entreprise” affirme-t-il.
Avant d’en arriver là, le jeune ingénieur a fait ses armes chez Eurovia en
Ile-de-France et en Lorraine. Ses
employeurs ont estimé en 2002 qu’il
était apte à diriger l’une des filiales
du groupe. L’entreprise Vermot T.P.
venait alors tout juste de rejoindre
Eurovia et Jean-Pierre Vermot était
en partance pour la retraite. “J’avais
plusieurs choix possibles dont celui de
Gilley, indique le dirigeant ravi à l’idée
d’entretenir la filiation. À 32 ans, c’était
un beau challenge de reprendre une
société de 100 salariés.”
Cette proximité lui convient d’autant
plus qu’il connaît les qualités de son
personnel. Le climat du Haut-Doubs
n’est pas toujours radieux pour qui
travaille dans les travaux publics. Cela
forge le caractère et le courage, des
valeurs que semble apprécier Éric.
Même s’il n’est plus détenteur du capital, il doit gérer au mieux la filiale.
“Comme toute entreprise classique, on
doit être à l’équilibre. Nous disposons
d’une grande autonomie qui laisse la
possibilité notamment de soutenir la
vie associative locale. Vermot T.P.
s’investit ainsi dans le sport : le foot,
le cyclisme, le tennis, le biathlon…” Le
jeune directeur qui a aujourd’hui reconnaît qu’il a aussi bénéficié de conditions d’installation particulièrement
favorables. “Les T.P. ont traversé une
décennie exceptionnelle de 1997 à 2007”
avoue-t-il. Ce contexte propice a permis d’embaucher et d’investir dans
l’outil de travail. “Nous avons toujours
été portés sur l’innovation dans
l’entreprise. C’est toujours d’actualité
depuis mon arrivée. Nous disposons
d’un bureau d’étude structuré grâce au
groupe, ce qui nous permet d’être au
top des évolutions techniques avec des
produits performants et conçus dans
l’esprit du développement durable.”
L’entreprise de Gilley n’a pas échappé au ralentissement d’activité qui
touche les travaux publics depuis deux
ans. “Nous avons réduit le volant
d’intérimaires, stoppé la location de
matériel dans le souci de préserver en
priorité tous les emplois. Nous poursuivons cette stratégie en espérant que
le nuage passe.” Seul problème : personne ne connaît la vitesse du vent et
la taille du nuage. Il y a toujours du
travail mais la peur du lendemain
génère du stress dans la prise d’affaire.
La concurrence est vive. Le nivellement des prix par le bas qui en découle fragilise les trésoreries et la politique de rigueur annoncée par le
gouvernement n’arrange rien. “On
redoute le gel des investissements
publics. De telles mesures auraient un
impact direct sur l’investissement routier. Ce n’est pas forcément des perspectives enthousiasmantes pour nous”
termine-t-il. Vivement la reprise. ■
F.C.
18
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
IMMOBILIER
123 collaborateurs
Pierre Gelin, la globale attitude
Actif promoteur du réseau Century 21, ce jeune
patron pontissalien a décliné le concept aux solutions
de financement et dans l’habitat. Le service 3 en 1.
ierre Gelin s’inscrit dans le registre
du brillant self-made-man… pontissalien et fier de l’être. Titulaire
d’un B.T.S. de comptabilité, il s’est orienté dans l’immobilier par le biais du football. “Je dois beaucoup à l’ancien président du C.A.P. foot, Serge Vuillaume qui
m’a mis le pied à l’étrier”, explique celui
qui débute sa carrière professionnelle en
1998 en entrant à l’agence Century 21 Avenir
“On est
Immobilier de Pontarlier.
Au poste de conseiller en encore loin
immobilier comme un cerd’avoir
tain Patrick Goursolle avec
abouti.”
qui il s’associera deux ans
plus tard, à l’âge de 23 ans,
pour reprendre les agences
de Pontarlier et Métabief.
Et en ouvrir ensuite trois
P
AGRO-ALIMENTAIRE
autres dans le Doubs et le Jura. “J’ai
toujours le goût de la relation clientèle
et du travail collectif avec la volonté d’offrir une véritable formation et des plans
de carrière à mes futurs collaborateurs”
dit-il. L’association avec Patrick Goursolle prend fin en 2007 quand ce dernier
se retire pour s’orienter dans la promotion immobilière. Pierre Gelin estime
quant à lui que l’avenir repose sur une
vision plus globale des métiers de l’immobilier. “Les clients manquent de temps,
d’information et de conseil, d’où l’intérêt
de leur proposer d’autres services et compétences en matière de financements et
dans le domaine de l’habitat” pense l’entrepreneur.
Le raisonnement se concrétise par la
création des sociétés “VousFinancer.com”
et “ailexpert”. Les trois enseignes repo-
sent sur une structure d’entreprise à
part entière avec de véritables départements spécialisés : service juridique,
comptabilité, communication, marketing, ressources humaines. Toutes les
entités pontissaliennes seront bientôt
regroupées dans un bâtiment neuf en
cours de réalisation aux Épinettes. Qu’on
apprécie ou pas l’homme et ses idées,
difficile de nier la réussite de ce jeune
autodidacte. Succès d’une aventure collective selon lui. “Il faut savoir faire
confiance et déléguer. J’ai la chance de
pouvoir m’appuyer sur des équipes et
des responsables très compétents.”
Le transfert aux Épinettes marque une
étape. Mais pas la fin du voyage. “On
est encore loin d’avoir abouti. On passe
seulement un cap. Il consiste à mettre
en place toute une batterie de services
pour redémarrer à partir de 2011 sur
des projets qui laissent entrevoir 5 ou 6
ans de développement.” Quand on
aime… ■
F.C.
70 salariés en moyenne
Badoz, de père en fils tout naturellement
Pierre Gelin est aujourd’hui à la tête de trois sociétés,
12 points de vente et 123 collaborateurs.
Sébastien et Vincent Badoz entretiennent le flambeau familial né il y a trois
générations. Sans regret et avec l’enthousiasme des passionnés.
ALIMENTAIRE
La fibre commerçante
plus forte que le droit
Sébastien et
Vincent
Badoz
souhaitent
avant tout
évoluer en
préservant
l’esprit
familial qui
anime la
société
depuis trois
générations.
e comté, on l’aime sans
compter disait la pub.
C’est la même chose
quand il s’agit de le fabriquer. “Dans ce métier, on ne
peut pas être forcé”, note
Sébastien Badoz 34 ans. “Il
fallait que cela soit naturel”,
confirme Vincent, son frère
cadet âgé de 30 ans. L’un et
l’autre admettent l’influence d’avoir grandi dans l’univers du fromage.
Après un bac pro et un B.T.S.
dans l’industrie agro-alimentaire, Sébastien est le
premier à intégrer l’entreprise en 1998. Il s’occupe
aujourd’hui des relations avec
les agriculteurs, du ramassage du lait jusqu’à la fin de
l’affinage. Responsable de la
production en quelque sorte.
Son cadet a passé le même
B.T.S. à l’E.N.I.L. de Mamirolle avant de poursuivre son
L
Hyper U à Doubs
David Gagnepain a préféré abandonner une carrière
juridique pour se préparer à assumer la succession
paternelle à la tête d’Hyper U. Affaire de famille.
avid Gagnepain, comme son frère cadet qui travaille dans l’industrie, n’a jamais été forcé et contraint à reprendre le commerce parental. “On a eu une liberté de choix total”, explique le jeune patron de 37 ans. Titulaire d’un D.E.S.S. en droit, il a amorcé un
début de carrière juridique dans le sud de la France avant de revenir
au bercail en 1998. “J’ai succombé en quelque sorte à l’appel commercial” dit-il.
David et son frère ont baigné dans cet univers depuis l’enfance. Avec
peut-être pour David, cette fibre commerçante typiquement familiale.
Son grand-père était épicier ambulant à La Rivière-Drugeon avant de
reprendre en 1956 une épicerie de 30 m2 rue de Salins à Pontarlier.
Son père Bernard qui assurait d’abord les tournées a ensuite ouvert
en 1981 l’enseigne Unico rue de Besançon. Il a construit ensuite sur
1 200 m2 le premier Super U à Doubs. Le compteur affichait 2 400 m2
à l’arrivée du fils qui se verra confier la mission principale de superviser la seconde extension à 4 100 m2. Bernard Gagnepain avait dû s’y
reprendre à 7 fois avant d’obtenir le feu vert de la fameuse commission départementale d’équipement commercial (C.D.E.C.).
Le couple père-fils a fonctionné 11 ans ensemble. “Même si on n’était
pas toujours d’accord et c’est logique, on partage la même vision. Le
métier, c’est le client. Les extensions, y compris la prochaine de 2 000 m2,
sont toujours dictées par cet objectif” estime le dirigeant. Bernard Gagnepain, en retraite depuis 1 an, vient toujours faire un
tour au bureau. Atavisme familial ou pas, David appréCe
cie encore d’aller au contact de la clientèle, de recevoir
commerçant les fournisseurs, de négocier avec ceux qui lui proposent des nouveaux produits. “J’apprécie cette proximidans l’âme. té avec le client, ce relationnel. On ne fonctionne pas
dans un objectif de rentabilité ou une logique d’actionnariat”, explique celui qui se retrouve à la tête d’une
société de 185 salariés. Soit l’un des principaux employeurs
privés du bassin pontissalien, voire du Haut-Doubs.
Les journées de travail sont bien remplies pour ce père
de 4 enfants, surtout quand l’on ajoute des responsabilités exercées au sein de la centrale d’achat qui regroupe 1 300 magasins. “J’ai la chance d’avoir une épouse
très disponible”, sourit ce commerçant dans l’âme. ■
F.C.
D
cursus en école de commerce. Il supervise l’emballage,
la logistique, la commercialisation et la gestion administrative. “Chacun a son
domaine d’intervention et on
fonctionne en complémentarité”, souligne Sébastien. Ni
l’un, ni l’autre ne regrette
d’être resté au pays et dans
l’affaire familiale. “On ne se
pose même pas la question
vu les responsabilités qui nous
incombent vis-à-vis des agriculteurs qui travaillent avec
nous et des salariés.”
Chez les Badoz, on est fromager de père en fils depuis
1830. Le premier à se mettre
à son compte, c’est le grandpère Constant qui s’installe
en 1960. Il sera rejoint par
son fils Christian à la fin des
années soixante. Ensemble,
ils reprendront d’abord une
fromagerie aux Fourgs. L’installation en zone à Pontar-
lier remonte à 1981. “À
l’époque, nos parents avaient
investi dans un bâtiment de
800 m2. Aujourd’hui, la fromagerie couvre 10 000 m2”,
observe Vincent. La société
Badoz comprend également
les fruitières de Levier et de
Largillat (La
Longeville). Elle
“Dans ce a repris en 2008
la fromagerie et
métier,
les caves Guy
on ne peut Rième au Pont
de la Roche à
pas être
l’entrée du Val
forcé.”
de Morteau. Les
comtés de garde sont affinés
dans l’ancien
tunnel ferroviaire d’Amathay-Vésigneux.
Le site dispose
de 5 500 places
sur les 28 000
en stock.
Les deux frères sont résolument sereins dans leurs responsabilités. “Ce n’est pas
plus difficile d’être patron
dans
le
Haut-Doubs
qu’ailleurs. On ne pourrait
guère s’installer ailleurs
quand on fabrique des produits du terroir”, dit Vincent.
“Face au souci de recrutement
qui touche aussi la fabrication fromagère, on essaie
d’adapter l’outil de travail”,
complète son frère.
La deuxième génération
Badoz évoluait déjà dans l’esprit de la diversification en
produisant comté, morbier,
mont d’or. Depuis qu’ils sont
aux commandes, les deux
frères poursuivent la même
stratégie en développant de
nouvelles gammes de produits : pâtes molles, cancoillotte, tomme du Jura… ■
F.C.
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
BÂTIMENT
19
Un nouveau management
Un pilote suisse chez Ferrari
Julien Lasserre, 37 ans, dirige l’entreprise Ferrari S.A.S. depuis deux ans. Il a instauré
une façon de travailler à l’américaine et s’engage vers de nouveaux défis techniques.
vant de venir exercer dans
le béton, Julien Lasserre
a travaillé 10 ans aux
États-Unis dans une multinationale. Ce retour à Vuillecin en 2006 peut sembler
curieux. L’appel de la mère
patrie voisine, la possibilité de
s’intégrer dans une des entreprises acquises par son père
André Lasserre en 1999, l’envie de relever de nouveaux défis
l’ont finalement convaincu.
Contrairement à ce que l’on
pourrait penser, ce technicien
en micromécanique de précision présente un profil adéquat. “Chez Ferrari, on privi-
A
légie une approche mécanique
plutôt que celle d’un maçon.
On utilise par exemple un logiciel issu de la mécanique pour
élaborer les plans de fabrication. On gère également nos
ateliers comme si l’on fabriquait des pièces mécaniques.
Tous nos dessinateurs viennent
du monde de la mécanique.”
Julien Lasserre n’a pas été
parachuté du jour au lendemain au poste qu’il occupe
aujourd’hui. Il a travaillé plus
d’un an en période d’observation multifonctions quand
Daniel Defrasne assurait encore la direction du site. Le pas-
sage de témoin au 1er janvier
2008 s’est effectué en douceur.
Dès sa prise de fonction, Julien
Lasserre a commencé à instaurer le management à l’américaine qui laisse plus de place aux échanges. Plusieurs
départs en retraite au sein de
la direction ont permis de rajeunir le staff où la moyenne d’âge
avoisine les 44 ans. Plus facile quand on veut modifier les
habitudes et miser sur la créativité. “Comme beaucoup, on a
enregistré une baisse d’activité en 2009 mais on n’a pas
réduit le niveau d’investissement. L’idée étant d’être prêt à
la reprise économique.”
Julien Lasserre apprécie la
précocité du réveil en Suisse
où Ferrari exporte 40 % de sa
production. Il reconnaît avoir
eu quelques difficultés à s’adapter au système français. La
réglementation du travail est
très lourde. Elle laisse peu de
place à la spontanéité. “J’ai
découvert qu’en France, le dirigeant s’occupe beaucoup de
questions sociales et passe peu
de temps dans le développement. D’où l’importance d’avoir
un entourage professionnel créatif et performant” ajoute le responsable. Ce qui est le cas chez
Ferrari.
Après deux ans de management à l’américaine, il tire un
bilan plutôt satisfaisant.
“Aujourd’hui, on ose faire des
erreurs et on ose aussi les régler.
On ne néglige aucun problème.
Et même si on se trompe, on
avance. L’ouverture et l’échange ont permis d’instaurer une
bonne atmosphère propice
au travail. L’entreprise s’en sort,
c’est
l’essentiel. Ferrari va devoir
relever de gros
défis. Pour cela,
Une
j’ai la chance de
pouvoir compter
nouvelle
sur une équipe
ligne de
qui ne craint pas
les challenges.” fabrication.
Le jeune directeur
veut
s’adapter à l’évolution du marché des matériaux de construction où le béton n’est plus
l’unique solution. “Il faut être
créatif pour récupérer des parts
de marché. Imaginer le béton
de demain pour satisfaire la
demande qui tend à privilégier
les matériaux naturels.” Septembre sera donc marqué par
le lancement d’une nouvelle
ligne de fabrication. Ferrari
est d’ailleurs plus proche du
respect de l’environnement
qu’on ne pourrait l’imaginer.
“On récupère l’eau de pluie. On
va bientôt avoir un élévateur
électrique. Cela nous permettra de diminuer d’un bon tiers
nos émissions de CO2”, conclut
Julien Lasserre qui se singularise aussi par le fait qu’il soit
frontalier, mais à l’envers.
Habitant près d’Orbe, il fait
les voyages tous les jours jusqu’à Vuillecin sans avoir à subir
les bouchons du retour. ■
F.C.
Malgré la crise, Julien Lasserre a privilégié
l’investissement dans la recherche et la diversification
de l’outil de production.
20
DOSSIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
PONTARLIER
300 places
Stortz’touch à la brasserie de la Poste
En moins de temps qu’il n’en faut pour
le dire, Emmanuel Stortz a imposé
son style dans l’un des lieux les plus
fréquentés de la ville. Classieux.
lein comme un œuf tous
les midis, la brasserie
de la Poste ravit tous les
suffrages sur la qualité
des plats et l’efficacité du service. C’était déjà bien avant,
c’est encore mieux depuis
l’arrivée d’Emmanuel Stortz en
2005. Originaire de Damprichard, le jeune homme avait
déjà repris un bar en 1997 à
Maîche. Du haut de ses 21 printemps, il s’emploie alors à
remettre à flot le navire, double
sa capacité d’accueil, rénove les
lieux de fond en comble.
En 2004, ayant sans doute le
sentiment d’avoir fait le tour de
la question, le patron cède
l’affaire. Avec sa formation commerciale, il goûte aux joies du
salariat dans la maroquinerie
de luxe. Le job lui plaît mais le
costard du patron lui manque.
Un changement se précise rapidement. “J’étais à l’école avec
le fils de l’ancien propriétaire
de la brasserie de la Poste”, rappelle Emmanuel Stortz en expliquant ainsi comment il a finalement repris cette brasserie en
2005. À peine installé qu’il cogite le remaniement en profondeur de cette institution qui a
plusieurs fois servi de décor de
cinéma et accueilli quelques
personnalités d’envergure internationale. “Je voulais rénover
sans toucher l’esprit brasserie
et cette ambiance qui plaît tant
aux Pontissaliens” dit-il. La
transformation est radicale mais
le challenge est respecté même
si certains trouveront à redire.
La décoration reste toujours
affaire de subjectivité.
Après cette première réorgani-
P
Véritable institution pontissalienne, la brasserie de la Poste a trouvé avec Emmanuel Stortz
le patron jeune et dynamique à la hauteur de son prestige.
AUTOMOBILES
185 millions d’euros de chiffre d’affaires
Ça roule pour Vincent Deffeuille
À la tête d’un groupe de 520 personnes réparties sur 13 concessions,
ce patron de 41 ans se distingue par sa volonté de rester Franc-Comtois.
hez les Deffeuille non plus
la transmission père-fils
n’était pas forcément programmée. Du moins dans un
premier temps. Après son bac passé à
Pontarlier, Vincent Deffeuille a suivi
une prépa H.E.C. avant d’entrer en
école de commerce. “J’ai d’abord travaillé 4 ans comme chef des ventes dans
une entreprise qui fabriquait des outils
de jardinage.” Pas vraiment de la pièce détachée auto…
Son virage automobile coïncide avec
le souci de son père Jean Deffeuille de
trouver un repreneur aux deux concessions Renault qu’il a repris à Pontarlier en 1972 et Morteau en 1985. La
messe est dite. “Tu seras concessionnaire mon fils.” Vincent et son épouse Claire sont embauchés par la marque
au losange pour découvrir toutes les
facettes du métier.
Le couple reprend
l’affaire familiale en
1997. “Cela correspond
Jamais
aussi à l’époque où les
tenté de
regroupements ont été
favorisés
par
les
sortir de
constructeurs.” Vincent
sa région. Deffeuille va acquérir
deux concessions à Lonsle-Saunier et Saint-Claude avant de s’associer
en 2001 à Jean-Pierre
Cône qui est déjà
implanté sur Besançon,
Dole et en Haute-Saône.
Le groupe Cône-Deffeuille continue à grossir en reprenant notamment les concessions
Nissan à Besançon, Dole
et Lons. Nouvelle étape
en 2007 quand Vincent
C
rachète les parts de son associé et se
retrouve l’unique actionnaire du groupe qui porte son nom. À peine le temps
de souffler et le voilà lancé dans la
création de concessions Fiat-Alfa-Lancia sur Vesoul et Lons. Le dernier fait
d’arme du groupe Deffeuille s’opère à
Pontarlier lors de la reprise du garage Opel-Kia.
Le groupe Deffeuille représente aujourd’hui 185 millions d’euros de chiffre
d’affaires. Il emploie 520 personnes
sur 13 sites. Le goût d’entreprendre,
l’ambition, tout comme l’idée de se
diversifier expliquent probablement
l’appétit de ce jeune dirigeant. Assez
curieusement, il n’a jamais été tenté
de sortir de sa région. Bien au contraire. “J’y tiens, note Vincent Deffeuille.
On souhaite d’ailleurs capitaliser sur
notre implantation comtoise et mettre
des synergies en place entre nos garages,
sans que cela soit visible aux yeux des
clients.” Exemple à Pontarlier où les
trois entités du groupe Deffeuille disposent d’une seule carrosserie.
Dans un contexte économique fragile, le dirigeant préfère optimiser, renforcer ses structures. Il estime la taille
de son groupe régional cohérente et
n’a pas la volonté de développer autre
chose. “Sauf si des possibilités se présentent”, concède-t-il. Les effets de la
crise sur le marché de l’automobile se
font ressentir assez différemment en
Franche-Comté selon le profil de la
population active. “La situation est
moins tendue dans les villes qui concentrent beaucoup de services publics. C’est
plus compliqué dans les zones frontalières touchées par la récession économique” estime le concessionnaire.
Si le développement d’une société se
maîtrise, la clef selon Vincent Deffeuille, c’est aussi d’avoir les bons
hommes aux bons endroits. “En
Franche-Comté, on peine à faire venir
des cadres de l’extérieur. Heureusement, on peut promouvoir en interne
nos talents locaux. On travaille plutôt
avec des équipes fidèles et du terroir.”
Mais cette proximité ne résout qu’en
partie la difficulté à trouver des jeunes
techniciens dans les métiers de
l’automobile. ■
F.C.
sation, la capacité d’accueil
passe de 150 à
200 places. Sur
le plan technique, c’est
presque une
révolution avec
la
création
d’une cuisine
digne de ce
nom qui fait
Une
vite oublier
transformation
l’ancien local de
4 m 2. “Cette
est radicale.
transformation
s’est répercutée
sur le mode de consommation
de la clientèle qui privilégie de
plus en plus la carte au plat du
jour.” Emmanuel Stortz a profité du chantier pour aménager
une vinothèque avec 180 références de 14 à 2 000 euros la
bouteille. Des dégustations thématiques autour des accords
mets-vins y sont organisées
mensuellement.
Le deuxième épisode de la Poste nouvelle version est tout
récent et consiste en l’ouverture
d’une salle multi-activités de
100 à 120 places. “On a eu
l’opportunité de récupérer
l’ancien restaurant de l’hôtel de
la Poste. Il était occupé par un
commerce qui a fermé. Cette nouvelle salle sert aux banquets,
séminaires, repas de familles,
soirées à thèmes et toutes sorte
de réunions… On l’utilise aussi en restaurant tapas et pâtes
fraîches.” Le patron se sent bien
à Pontarlier où il retrouve cette mentalité du Haut-Doubs qui
lui va comme un gant. ■
F.C.
En 13 ans,
Vincent
Deffeuille
a pris le
contrôle de
la plupart
des concessions de la
marque
Renault
dans le
département, à
l’exception
du pays
de Montbéliard.
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22
MOUTHE - RÉGION DES LACS
MALBUISSON
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
Prévention soleil
Un maillot de bain,
mais pas n’importe lequel
Les dermatologues s’inquiètent que le port de
combinaisons anti-U.V. soit interdit dans certaines
piscines régionales extérieures. Ce serait le cas à
Malbuisson. Le complexe nautique dément.
haque année, à l’été, l’Association des Dermatologues de
Franche-Comté fait campagne
sur la prévention des dangers
de l’exposition au soleil. Le Haut-Doubs
n’est pas la Côte d’Azur, pourtant les
effets du soleil y sont aussi néfastes.
Les agriculteurs qui travaillent souvent bras et tête nus en période de
fenaison font partie des publics à risque.
“Il faut savoir que le cancer de la peau est la première cause de mortali“Nous
té par cancer chez les
sommes
sujets de moins de 40
ans” rappelle le docteur
là pour
Hervé Van Landuyt de
faire de la
l’association. Il ne cesse
prévention.” de rabâcher les messages
de prévention pour inciter le public à adopter
“la solaire attitude.” Mais
au regard du comportement de la majorité des
C
gens au bord des plans d’eau, et de la
négligence dont font preuve certains
parents avec leurs enfants, ce spécialiste se dit qu’il y a encore beaucoup à
faire pour que la population mesure le
danger qu’il y a s’exposer au soleil. “La
crème solaire est inefficace, l’écran total
n’existe pas !” insiste le docteur Van
Landuyt. La seule véritable protection
est de se couvrir d’un chapeau, de porter un T-shirt, bref de se vêtir.
Les dermatologues préconisent également pour la baignade de porter une
combinaison anti-U.V. pour les enfants
et un T-shirt anti-U.V. pour les adultes.
Un sujet qui fait polémique car actuellement ces équipements ne sont pas
autorisés dans toutes les piscines
publiques extérieures pour “une raison d’hygiène” nous dit-on. L’association de médecins affirme rencontrer
des objections avec les baignades de
Besançon et de Malbuisson.
Du côté du complexe nautique situé
Les combinaisons antiU.V. sont
autorisées
à Malbuisson
à condition
qu’il s’agisse
bien de vêtements spécifiques.
sur les hauteurs du lac Saint-Point,
l’information est démentie. “Au contraire, indique Sébastien Donzelot, responsable administratif du syndicat
mixte des deux lacs, nous sommes là
aussi pour faire de la prévention sur
les dangers du soleil.” Le complexe
n’émet donc pas d’objections à condition que l’on “reste dans la limite du
raisonnable. Il faut que les vêtements
en question soient faits pour la baignade.”
Car les surveillants se bagarrent parfois avec de jeunes baigneurs qui se
présentent à l’entrée du bassin vêtu
d’un short de bain qui ressemble à un
pantacourt, et qui en plus ont gardé
leur slip. Bonjour l’hygiène ! Question
de mode chez les ados, paraît-il, plus
que de santé.
Des tenues que le complexe nautique
ne peut pas tolérer justement pour une
raison d’hygiène compréhensible. “Nous
sommes contraints par la D.D.A.S.S.
TOUR DE FRANCE
Le programme
La station du Haut-Jura accueille une arrivée d’étape
le samedi 10 juillet et lance la grande bataille des Alpes
le lendemain entre Les Rousses et Avoriaz.
est la première fois
qu’une arrivée est
jugée aux Rousses, le
berceau du ski de fond.
La station du Haut-Jura est pourtant bien connue des coureurs
puisque la côte des Rousses
(1 140 m d’altitude), qui conduit
ensuite au col de la Faucille, a
été franchie à plus de 40 reprises
depuis 1911. Après avoir quitté
Tournus (Saône-et-Loire), les
cyclistes mettront le cap sur la
Franche-Comté. 165,5 km au
programme : c’est de la moyen-
C’
L’ancien pro
ne montagne plus dure que Liège-Bastogne-Liège, car les ascensions font quand même entre 6
et 12 kilomètres.À partir du km
40, c’est parti. Il n’y a pas un centimètre de plat. Ça monte, ça
descend, ça monte, ça descend.
À l’arrivée, il y aura encore peutêtre une trentaine de coureurs
ensemble. Ce ne sont pas des
grandes difficultés, ce n’est pas
forcément une étape pour un
grand grimpeur, c’est plus pour
un Cadel Evans ou un Luis-Leon
Sanchez. Mais la première gros-
P.P. : C’est après ma carrière de coureur cycliste
que j’ai compris que le vélo avait un attrait économique. Mais plus que le vélo, c’est le Tour de
France qui fait rêver. Si des gens utilisent le Tour,
c’est parce qu’ils peuvent y faire du business !
Lorsque l’équipe Jean-Delatour est arrivée, perAncien cycliste professionnel qui a vécu à Levier, Patrick Perret veut créer sonne ne la connaissait. Après avoir fait le Tour
une équipe professionnelle représentant la région sur le Tour de France. de France, son taux de pénétration avait explosé. Et les travers d’argent qu’il y a avec d’autres
est avec le Tour qu’il a vécu les plus beaux perait au Tour de France. Pourquoi pas dès 2011. sports n’existent pas avec le vélo car l’U.C.I. (Union
moments de sa carrière de cycliste pro- Rêve ou réalité ?
cycliste internationale) oblige que l’on cautionfessionnel. D’abord sous les couleurs de
ne le budget que l’on engage. C’est pour cela que
l’équipe Jean De Gribaldy, puis Mercier et enfin La Presse Pontissalienne :Vous dites vouloir bâtir une équi- c’est aussi dur créer une équipe pro. C’est un mal
Peugeot de 1975 à 1984. Son meilleur résultat pe professionnelle de cyclisme en Franche-Comté. Pour- pour un bien, car on n’a jamais vu une équipe de
sur la petite reine est une 29ème place en 1978 rait-elle voir le jour dès 2011 ?
vélo déposer le bilan. La collectivité aurait tout
pour 6 participations. C’est aussi avec le Tour de Patrick Perret : Ça peut aller vite. Il est plus facile intérêt d’utiliser le vélo, car le Tour de France
France que Patrick Perret a appris le métier de de monter une équipe professionnelle de vélo reste une fenêtre sur le monde.
directeur sportif avec l’ex-formation Jean-Dela- qu’une équipe pro de football… Avec ce qui s’est
tour et Vendée-U aux côtés de Jean-Marie Ber- passé avec les Bleus au Mondial, on peut espé- L.P.P. : À quoi ressemblerait votre équipe ?
rer plus de sponsoring.
naudeau.
P.P. : Elle aurait une identité franc-comtoise comme a pu l’avoir Vendée-U. Ce serait une superbe
Mais c’est surtout grâce à la Grande Boucle que
cet ancien d’habitant de Levier a compris le for- L.P.P. : Avez-vous les sponsors nécessaires ? Et quel bud- vitrine touristique pour la Franche-Comté. Il y
aurait 18 coureurs, 2 directeurs sportifs, un club
midable outil de communication qu’était le ren- get ?
dez-vous de juillet. Aujourd’hui, le chef d’entre- P.P. : J’ai des contacts. L’idéal serait d’avoir un voi- affaire, un site Internet… J’aimerais faire quelque
prise de deux magasins de sport (Mégasport à re deux sponsors. Pour bâtir une équipe pro, il chose d’originale car en France, nous avons pris
un train de retard dans le management. Il faut
Besançon et Pouilley-les-Vignes) n’a pas raccro- faut un budget de 4,5 millions d’euros.
davantage de professionnalisme. Il faut un préché la bicyclette et espère créer une équipe prosident manager qui irait chercher les sponsors
fessionnelle à consonance régionale qui partici- L.P.P. : Le vélo fait-il encore rêver les investisseurs ?
Patrick Perret repense au Tour
C’
Renseignements : www.asfoder.net
Une première aux Rousses
Responsable
d’un magasin de sport
à Besançon,
l’ancien
cycliste
Patrick
Perret qui a
longtemps
vécu à Levier
aimerait
créer une
équipe pro
de vélo.
CYCLISME
de maintenir une certaine qualité d’eau.”
L’occasion de rappeler quelques règles
de bon sens comme prendre une douche
avant d’entrer dans la piscine et éviter de porter son maillot de bain toute la journée comme un vêtement classique pour que l’eau des piscines ne
soit pas un nid à bactéries. ■
T.C.
se sélection va avoir lieu et ceux
qui ne seront pas en jambes, qui
ne verront jamais la tête de la
course pourront déjà perdre le
Tour. Arrivée de la caravane à
15 h 49 et du premier cycliste
vers 17 h 09 (horaire calculé à
41 km/h de moyenne).
Le lendemain, rendez-vous à
10 h 45 pour le départ de la caravane. Direction la station alpine d’Avoriaz (189 km). Une étape de montagne pour un peloton
qui quitte Les Rousses à
12 h 30. ■
car ce n’est pas au directeur sportif d’aller démarcher et responsabiliser les coureurs. Il faut également plus vivre avec ses coureurs. On se rend
compte que les directeurs sportifs en vont plus
sur les petites courses. C’est une erreur.
L.P.P. : Utiliserez-vous les compétences des clubs régionaux ?
P.P. : C’est l’objectif car nous avons des compétences en Franche-Comté. On ne peut pas créer
une équipe pro sans avoir un vivier et je m’appuierai par exemple sur le club de l’Amicale Bisontine qui a fait ses preuves en matière de formation. Dans le budget, il y aurait entre 200 000 et
300 000 euros rien que pour la formation des
jeunes.
L.P.P. : Vous appellerez Christophe Moreau en renfort…
P.P. : Pourquoi pas ! Il ne serait pas coureur mais
pourrait encadrer. J’aimerais créer une équipe
originale.
L.P.P. : Et concernant le dopage. Quelles garanties apporterez-vous ?
P.P. : Dire que l’on peut tout garantir est faux. En
revanche, il y aurait un strict suivi et de nombreux contrôles. ■
Propos recueillis par E.Ch.
MOUTHE - RÉGION DES LACS
LAC SAINT-POINT
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
23
Un flou juridique
Surveillance des plages : le minimum touristique
Même en réduisant la voilure à trois plages surveillées,
le syndicat mixte des deux lacs peine encore à boucler
son recrutement estival. Un vrai dilemme.
L
Complexe aquatique de
Malbuisson : qui va payer ?
e Conseil général, potentiel financeur, avait sollicité lʼan dernier une étude
complémentaire relative au projet dʼaménagement du lac qui
comprenait entre autres la - lourde - réhabilitation du complexe
aquatique de Malbuisson. Le
Département souhaitait avoir
plus de précisions sur la gestion du complexe et les investissements. Cette mission a été
confiée à un bureau dʼétude de
Montpellier qui doit rendre son
rapport prochainement pour le
présenter normalement en juillet
aux deux communautés de communes associées dans le syndicat mixte, à savoir Mont dʼOrDeux lacs et la C.C.L.
Les grandes lignes du projet ont
déjà été évoquées. Un com-
plexe dans lʼair du temps avec
différents espaces ludiques et
de bien-être. Il fonctionnerait
pratiquement toute lʼannée. Coût
de lʼopération : entre 4 et 4,5 millions dʼeuros. Somme à laquelle il faut ajouter 1 à 1,5 million
pour la création du pôle nautique à Malbuisson et lʼamélioration du site des Grangettes.
Investissement impossible à
honorer bien sûr sans aide
publique.
Mais qui va payer quoi et
quand ? Didier Hernandez se
perd en conjectures. “On aimerait avoir des réponses précises
des financeurs. C’est aussi une
question de motivation”, conclut
le président du syndicat mixte
qui ne voit guère lʼintérêt de travailler à vide.
echerche
surveillant de baignade en juilletaoût pour un
S.M.I.C. amélioré.” Le contrat
proposé par le syndicat mixte
ne déchaîne pas les candidatures. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Annonces dans
la presse, au Pôle emploi, à
l’U.F.R.-S.T.A.P.S., toutes les
pistes ont été explorées. Y compris celle de prendre en charge
75 % des coûts de formation des
futurs surveillants de baignade qui passaient leur diplôme
à Pontarlier. “On a besoin de 6
ou 7 personnes pour
intervenir sur les
“On nage sites d’Oye-etPallet, Les Grandans le
gettes et Labergeflou juri- ment-Sainte-Marie.
Il nous en manque
dique.”
encore
une”,
explique Didier
Hernandez, le président du Syndicat
mixe des deux lacs
qui n’a pas hérité
d’un cadeau en
reprenant la compétence de sur-
“R
Comme l’an dernier, la surveillance se limitera aux plages d’Oye-et-Pallet,
Les Grangettes et Labergement-Sainte-Marie.
veillance des plages qui était
assurée par les pompiers jusqu’en 2006.
Le cadeau n’est pas donné.
“Quand les six plages étaient
surveillées, ça nous coûtait environ 70 000 euros. En passant à
trois sites, on divise la facture
par deux en sachant que toutes
les plages sont désormais équipées de bornes d’appel de secours.”
Didier Hernandez préférerait
bien sûr avoir un dispositif complet pour satisfaire toutes les
communes autour du lac. La
surveillance, quand elle existe,
est assurée uniquement de
13 heures à 19 heures et à partir de 11 heures en week-end.
Baigneur du matin, peau de chagrin.
Est-ce bien utile dans ces circonstances de surveiller la baignade ? Les élus du lac se posent
la question. “On a sollicité toutes
les administrations, les députés,
les sénateurs et les services des
collectivités sans jamais obtenir une réponse précise. On nage
dans le flou juridique. Il n’y a
pas une commune qui pratique
de la même façon. A priori, l’obli-
gation de surveillance s’impose
dès qu’on se trouve en présence
d’une plage aménagée. C’est difficile de ne pas surveiller quand
on a réalisé des investissements
allant dans ce sens. Même en
interdisant, il y aura toujours
des baigneurs”, poursuit Didier
Hernandez qui apprécierait
volontiers que chaque citoyen
prenne un peu plus ses responsabilités. Autant ressusciter la cité engloutie de Damvauthier… ■
F.C.
Visite du troupeau à la ferme des
Emailloches en compagnie de
Mr Lionel Malfroy de Sainte Colombe.
Rayon vente au magasin 8 à Huit
25160 MALBUISSON - LAC SAINT POINT
Tél. : 03 81 69 31 26
Fax : 03 81 69 39 13
FRASNE - LEVIER
24
LEVIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
Début de mobilisation
Élan de solidarité autour
d’une famille bosniaque
menacée d’expulsion
Arrivée clandestinement en France en 2005, la famille Kabilovic
est désormais installée à Levier.Ses demandes successives
de régularisation ont été rejetées, dont la dernière en juin.
Des habitants du village s’organisent pour leur apporter leur soutien.
i elle part, je pars !”
annonce Érika Fathallaoui, déterminée à mener
le combat. Cette habitante de Levier ira jusqu’au bout
pour défendre les intérêts de la famille Kabilovic, menacée d’expulsion du
territoire français. S’il le faut, elle
interpellera le nouveau préfet de
Région, Nacer Meddah, pour obtenir
que leur dossier de demande de statut de réfugiés soit examiné à nouveau. “Ils font partie de notre famille. Nous les enlever, c’est nous arracher
le cœur” dit-elle au bord des larmes,
vivant comme une injustice le sort
réservé à Azra et Dzemal Kabilovic
ainsi qu’à leurs deux enfants. “Ces
gens ne se plaignent jamais. Azra parle le français couramment, ses deux
petits garçons sont d’excellents élèves.
Cette famille est un exemple
d’intégration. Elle peut vivre en France” insiste Érika qui au fil au temps
a tissé des liens de sympathie indéfectibles avec ceux qu’elle considère
comme ses amis.
Le couple originaire de Bosnie est
entré clandestinement en France il
y a cinq ans. Il vit dans un petit appartement de deux pièces au centre de
Levier, mis à leur disposition par
l’association humanitaire pontissalienne Dispositif Logement du HautDoubs (D.L.H.-D). À plusieurs
reprises, Azra et Dzemal ont tenté
de régulariser leur situation, en vain.
La dernière requête a été rejetée en
juin. À tout moment, ils sont mena-
“S
cés d’être reconduits à la frontière.
Une réalité que n’accepte pas non
plus Marie-Claire Masson qui a rejoint
Érika Fathallaoui dans son combat.
“C’est une famille formidable qui
mérite toute l’intention. Je ne comprends pas qu’elle ne puisse pas obtenir ses papiers” déplore-t-elle à son
tour. La position est la même pour
Romain Revil-Signorat, un habitant
de Levier sensible aux parcours de
ces gens. “Quand je vois Azra au quotidien, elle nous donne une leçon de
vie” estime-t-il.
Comme ce jeune homme, ils sont plusieurs au village à avoir pris fait et
cause pour cette famille qui a fui son
pays meurtri par la
guerre. En ex-Yougo“Le plus
slavie, la paix n’est
grand a sauté qu’apparente. Les
armes se sont tues
une classe.” mais les tensions subsistent entre Serbes et
Bosniaques. C’est pour
échapper à une forme
de persécution morale “que nous avons fait
le choix de l’exil” raconte Azra qui s’exprime
dans un français correct appris “au contact
des habitants de Levier
et en regardant la télévision” sourit-elle.
Chaque jour, elle
accompagne
ses
enfants scolarisés à
l’école Pergaud. “Ils
font preuve d’une assiduité remarquable. Ils sont toujours présents, toujours à l’heure” confie la direction de
l’établissement scolaire. Leurs résultats sont excellents. “Le plus grand
a sauté une classe. Il est passé du CE2
au CM2 et s’apprête à rentrer au collège. Le petit qui est au CE1 est toujours dans les deux premiers de la
classe.”
L’équipe enseignante de Pergaud
n’exclut pas de se mobiliser s’il le
faut pour cette famille. “Nous ne
savons pas sous quelle forme. Il faut
que l’on voie les représentants des
parents, mais nous ferons quelque
chose le cas échéant.”
La mairie n’est pas indifférente non
plus à cette situation. Ce n’est pas
dans les habitudes de la municipalité d’intervenir dans ce genre d’affaire,
mais elle a décidé de faire une exception pour Monsieur et Madame Kabilovic. “Nous sommes entrés en contact
avec la préfecture. Cela fait un an que
nous travaillons sur ce dossier” précise le maire Albert Jeannin qui dans
l’immédiat ne souhaite pas se prononcer davantage sur le sujet.
À Levier, on attend de voir quelle suite sera donnée au dossier de la famille Kabilovic. Ce qui est sûr, c’est que
par solidarité, beaucoup sont prêts
à se mobiliser autour d’Azra, Dzemal et de leurs deux petits garçons
pour qu’ils restent au village et soient
reconnus demain comme citoyens
français. ■
T.C.
Repère
300 personnes obtiennent
la nationalité française
Érika
Fathallaoui
est la
première
à prendre
la défense
d’Azra et
de sa famille.
PARCOURS
De la Bosnie à Levier
L’exil ? Mais pour aller où ?
La famille Kabilovic n’a plus d’attache en Bosnie.
Elle fuit son pays pour se reconstruire en France
où elle vit pour l’instant de la solidarité locale.
est un petit deux pièces d’à peine 30 mètres carrés, un peu juste pour quatre personnes. La
famille Kabilovic s’en accommode. “Je
ne vais pas me plaindre. Nous sommes
heureux dans ce logement, mais j’ai
peur de le perdre” s’inquiète Azra.
Étrangère en situation irrégulière,
menacée d’expulsion du territoire français, cette famille vit ici en sursis. Elle
redoute aujourd’hui de devoir partir à
nouveau. Un exil forcé, mais pour aller
où ?
Retourner en Bosnie, sa terre natale
encore meurtrie par la guerre, qu’elle
a fui il y a cinq ans pour rejoindre la
France convaincue qu’elle trouverait
sa place dans la patrie des droits de
l’Homme ? Azra n’ose pas imaginer ce
retour au pays. Elle n’a plus vraiment
d’attaches là-bas, pas plus que son mari
Dzemal qui affirme qu’une partie de
sa famille a été massacrée à Srebrenica en juillet 1995 par les forces armées
serbes. Il y a perdu son père et trois
de ses frères.
Dzemal et Azra n’ont pas choisi l’exil
par plaisir. Ils sont partis “avec deux
valises et quelques objets précieux” car
ce territoire est instable. Les plaies
laissées par l’histoire entre Serbes et
C’
Bosniaques peinent à se
refermer. “On dit que la
Bosnie (à majorité musulmane) est la nouvelle
Palestine” témoigne Azra.
La persécution continue“Deux
rait donc.
Aujourd’hui, c’est ici à valises et
Levier qu’ils se reconsquelques
truisent une vie, pris en
objets
charge par l’association
“Dispositif Logement du précieux.”
Haut-Doubs qui chaque
semaine leur transmet
un colis de vivres. Jusqu’en 2009, cette famille percevait une aide sociale
de l’État de 340 euros qui a été supprimée. Elle n’a donc plus de ressources.
Azra Kabilovic qui est interprète (elle
parle quatre langues), ne demande
qu’à travailler, mais sans papiers, c’est
impossible. Pourtant, c’est bien ici
qu’elle imagine son avenir. “Quand je
ferme les yeux, je vois mes enfants grandir ici, vieillir ici et jouer aux échecs
avec les anciens de Levier” sourit Azra.
Ses deux garçons ont un accent franccomtois déjà bien trempé. La Bosnie
leur est étrangère. Ils n’en parlent
même pas la langue. ■
T.C.
L’examen d’un dossier de demande d’asile dure 18 mois. Un refus est
synonyme de reconduite à la frontière.
Association Départementale de Sauvegarde de l’Enfant à
l’Adulte (A.D.D.S.E.A.) dispose de 150 places dans le
Doubs pour héberger les
demandeurs d’asile. Il y en
a quarante à Pontarlier,
vingt à Levier, soixante à
Besançon et cinquante à
Montbéliard. Une soixantaine de places sont réservées à l’hébergement
d’urgence des demandeurs
d’asile. Les personnes qui
entrent sur le territoire
français et en particulier
L’
dans le département du
Doubs, en vue d’obtenir le
droit d’asile, suivent le
même parcours. Elles sont
reçues sur une plateforme
d’accueil à Besançon. Ensuite,
une
demande
Une carte d’asile est faide séjour te auprès des
services de
valable dix l’O.F.P.R.A.
ans.
(office français
de protection
des réfugiés et
apatrides).
L’examen du
dossier dure 18 mois. “Soit
la réponse est favorable et
dans ce cas ils obtiennent
le statut de réfugié, soit
l’O.F.P.R.A. rejette la demande, ce qui est synonyme de
reconduite à la frontière”
précise le Centre d’Accueil
des Demandeurs d’Asiles
(CA.D.A.) qui dépend de
l’A.D.D.S.E.A.
Le statut de réfugié
s’accompagne d’une carte
de séjour valable dix ans.
En parallèle, la personne
peut effectuer une demande de naturalisation. Pour
cela, elle doit avoir résidé
au moins cinq ans sur le
territoire français. Dans le
Doubs, chaque année, près
de 300 personnes obtiennent la nationalité française.
Actuellement, la majorité
de ces étrangers accueillis
dans les Centre d’Accueil
des Demandeurs d’Asile
viennent d’Europe de l’Est.
C’est le cas à Pontarlier où
en plus une douzaine de
personnes d’origine africaine sont hébergées au
CA.D.A. ■
Azra Kabilovic ne se plaint pas de son sort.
FRASNE - LEVIER
HISTOIRE
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
25
Surprenante gare
C’était l’époque
où les trains
s’arrêtaient
à Boujailles…
La gare de
Boujailles en
hiver en 1907.
à l’époque,
l’infrastructure
servait
de support
à l’activité
économique
locale.
Perdue au milieu des bois,
la gare de Boujailles qui ne fonctionne
plus aujourd’hui a été un point
d’ancrage de l’économie locale.
endroit est fantomatique. Située à l’écart
du village, en pleine
forêt, la gare de Boujailles est comme perdue du milieu de nulle part.
C’est l’activité forestière qui
avait principalement orienté le
choix de son implantation il y
a plus d’un siècle. À l’époque,
le dynamisme économique du
secteur avait conduit à la création de l’hôtel Jura Vert. Pour
témoigner de l’existence de
l’ancien hôtel implanté à deux
pas de la voie ferrée, il ne res-
L’
L’hôtel Jura Vert
accueillait une
clientèle parisienne.
te aujourd’hui qu’une inscription délavée sur une façade
défraîchie. Le bâtiment décrépi est occupé par un particulier
qui l’habite.
Pourtant, l’hôtel Jura Vert a
connu son heure de gloire.
“L’établissement était réputé.
Des Parisiens venaient passer
leurs vacances ici” rappelle
Gérard Paulin, le maire de Boujailles. C’était l’époque où les
trains s’arrêtaient encore à cette gare. L’hôtel a fonctionné jusqu’au milieu des années quatrevingt. Puis il a été vendu et
acquis par des investisseurs qui
avaient dans l’idée d’en faire
un lieu d’accueil pour personnes
âgées. Une idée originale qui a
finalement avorté compte tenu
des contraintes de mise aux
normes du bâtiment qui n’avait
jamais été vraiment rénové
depuis sa création.
C’était l’époque où les trains
s’arrêtaient à Boujailles. En
2008, la gare a failli reprendre
du service sous l’influence du
conseil économique et social de
Franche-Comté. “Pour soulager
le trafic de la R.N. 57, il avait
été proposé de faire voyager les
camions sur rail et en particulier les grumiers” précise Gérard
Paulin. Pour des raisons de commodité, l’accès au train était
prévu à Boujailles plutôt qu’à
Frasne où la gare est au centreville. Le projet a avorté à la fois
pour des raisons de financement et du manque d’intérêt
pour le ferroutage. ■
T.C.
26
MONTBENOÎT ET LE SAUGEAIS
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
LES ALLIÉS
La colère du maire
Une commune à l’âge
de pierre d’Internet
À l’ère du haut débit et de la télévision par Internet, le village des
Alliés bénéficie tout juste du bas débit. Une situation qui exaspère
le maire à la recherche d’une solution pour remédier au problème.
est à chaque fois la
même chose. La galère commence pour
Chantal Girardet,
secrétaire de mairie des Alliés,
dès qu’elle se connecte à Internet. La simple consultation des
messages et le téléchargement
des pièces jointes prennent des
heures, une opération qui habituellement ne dure que quelques
minutes. “En plus dès que je suis
connectée, la ligne téléphonique
C’
Christian Granié le maire et Chantal Girardet la secrétaire de mairie,
ne plus travailler sans une connexion Internet efficace.
GILLEY
Pour 9 enfants
La micro-crèche
ouvre ses portes fin août
Une dizaine de familles se sont déjà positionnées pour faire garder
leur enfant à la nouvelle micro-crèche de Gilley.
Il reste encore des places pour la rentrée de septembre.
uelques travaux seront réalisés cet été pour transformer
en micro-crèche l’appartement
de 80 m2 situé dans le bâtiment de la Poste à Gilley. Son ouverture est prévue le 30 août. À cette date,
l’établissement qui n’a pas encore été
baptisé sera en mesure d’accueillir
des bambins âgés de deux mois et
demi à quatre ans, sachant qu’au-delà
de cet âge, les petits sont pris en charge par le périscolaire.
L’équipement est dimensionné pour
la garde de neuf enfants de 7 h 30 à
18 h 30, cinq jours par semaine. Trois
formules sont proposées aux parents.
Ils peuvent choisir la micro-crèche
comme mode de garde unique et laisser ainsi leur enfant à la journée, y
compris pendant le temps de midi.
D’autres trouveront leur compte dans
le planning flottant, un système idéal
pour des parents qui doivent adapter
la garde des enfants à leurs horaires
de travail fluctuants. Enfin, la microcrèche peut accueillir un petit quelques
heures seulement, le
temps de libérer la
maman ou le papa
“La
pour un rendez-vous
micro-crèche chez le médecin par
exemple. Dans ce cas,
est une
la solution d’une garformule
de ponctuelle devra se
prévoir à l’avance.
idéale.”
La mairie et l’A.D.M.R.
qui va gérer la structure, ont ouvert les inscriptions.
“Pour
l’instant, une dizaine
de familles se sont portées candidates. Le
taux de remplissage de
la micro-crèche est de
70 %” observe Colette
Remonnay, adjointe en
Q
est occupée. Résultat, le secrétariat est injoignable” déploret-elle. Les Alliés font partie des
quelques communes où la
connexion Internet est réduite
au strict minimum. L’A.D.S.L.
(haut débit) désormais très
répandu n’est toujours pas
d’actualité dans ce village du
Haut-Doubs. Cet isolement exaspère le maire Christian Granié
qui se démène depuis trois ans
pour tenter de trouver une solution au problème, en vain. “On
en a ras-le-bol s’énerve-t-il. Maintenant, l’administration nous
oblige à travailler avec Internet. Elle nous transmet tous les
dossiers par ce biais et on passe des heures à tenter de charger les documents quand ça ne
plante pas en cours de route.”
Selon France Télécom, Les Alliés
seraient trop éloignés du central téléphonique pour prétendre
à l’A.D.S.L. Cependant, selon
l’opérateur historique du téléphone, il existe des solutions
techniques pour remédier à la
situation à commencer par le
N.R.A.Z.O. (nœud de raccordement en zone d’ombre). Cet équipement amplifie le signal. “Le
N.R.A.Z.O. permet l’accès au
haut débit, mais il est toutefois
impossible par ce moyen de recevoir la télévision” rappellent les
services de France Télécom.
La mairie a étudié cette option
pour apporter une meilleure
connexion Internet à ses administrés. Mais elle bute sur un
point : le coût. “C’est un investissement de 80 000 euros. Malgré les aides financières pos-
sibles,
40 000 euros resteraient à la
charge de la commune. C’est trop”
estime le Christian Granié qui
souhaiterait,
pour une question de principe,
qu’une solution
globale soit trouvée pour son village “et qui dure
dans le temps.”
Un autre système avait été
envisagé par la
collectivité afin “Un investisd’obtenir
sement de
l’A.D.S.L. par
voie hertzienne 80 000 euros.”
cette fois-ci. Il fallait pour cela
installer des antennes-relais
sur les hauteurs du village. Ce
scénario a rapidement été balayé
par la municipalité suite aux
objections émises par certains
riverains.
Dans l’immédiat, les habitants
qui veulent le haut débit doivent se débrouiller par euxmêmes en s’équipant d’une parabole. L’option satellite est la
seule qui fonctionne aux Alliés.
Néanmoins, Christian Granié
ne désespère pas de trouver
enfin une solution globale pour
son village. Une réunion est
envisagée avec des représentants du Département et de la
Région pour tenter de régler le
problème une bonne fois pour
toutes. ■
T.C.
Colette
Remonnay
et Gilbert
Marguet dans
l’appartement
qui sera en
partie rénové
pour accueillir
la microcrèche.
charge des affaires sociales. Il reste
donc encore des places pour la rentrée de septembre.
Compte tenu de l’évolution démographique du village, il est prévisible que
le planning se remplisse sans peine.
Le prix horaire est de 5 euros, mais
la plupart des familles peuvent bénéficier d’aides de la caisse d’allocations
familiales à partir de 16 heures de
garde par mois. Cette micro-crèche
qui va employer quatre personnes
pour trois équivalents temps plein
(104 000 euros de coût de fonctionnement annuel) est une première étape dans la politique initiée par la mairie en faveur de la petite enfance. “La
micro-crèche est une formule idéale
pour les petites communes. La création d’un tel établissement nécessite
très peu d’investissement. On peut juger
qu’une capacité d’accueil de 9 enfants
est insuffisante. Mais nous envisagerons de faire évoluer la structure en
fonction des résultats de la microcrèche” précise le maire de Gilley, Gilbert Marguet. Chaque chose en son
temps.
En se dotant de ce nouvel équipement,
cette commune élargit son offre de
service aux familles qui rencontrent
des difficultés pour faire garder leurs
enfants. ■
T.C.
Les habitants qui veulent internet haut débit doivent
avoir recours au satellite.
28
VALDAHON - VERCEL
VALDAHON
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
Ouverte depuis le 1er juillet
La piscine va coûter
cher au contribuable
Le bassin de Valdahon rouvre ses portes après un an de travaux.
S’il est magnifique, le lieu s’avère être un gouffre pour les
finances de la ville avec une note salée de 4,2 millions d’euros.
4 euros l’entrée
Horaires dʼouverture (juillet-août) : du lundi au
mercredi de 12 heures à 19 heures, jeudi et vendredi de 14 heures à 21 heures, samedi de
12 heures à 19 heures et le dimanche de 10 heures
à 18 heures.
Tarifs : 4 euros adulte, moins de 3 ans gratuit,
2,50 euros pour les - de 16 ans et étudiants. 10
entrées adulte : 30 euros.
Espace détente, aquagym, bébé nageur :
8,50 euros.
Un nouveau service : la pataugeoire.
ancien bassin que l’on croyait réutilisable
a dû être changé : + 300 000 euros. La
“toiture ouvrable” que l’on pensait en bon
état a dû être rénovée : à nouveau
300 000 euros. Création de l’espace détente avec
sauna, bain bouillonnant, douche massante :
+ 600 000 euros. Mise aux normes de sécurité :
250 000 euros, sans compter d’autres avenants
comme la création d’un espace vert permettant
de bronzer.
Si la nouvelle piscine rénovée de Valdahon a de
la gueule, son addition est salée. Le coût des travaux s’élève à 4,2 millions d’euros. “On s’arrête
là” lâche en substance le maire Léon Bessot qui
n’avait d’autres choix que de lancer la rénova-
L’
tion de ce site fermé depuis un an pour des raisons de sécurité et de conformité.
Pour honorer le travail des 24 entreprises, Valdahon devra rembourser l’emprunt durant 15
ans. Le contribuable valdahonnais versera 15 euros
par an pour le fonctionnement. Il semble tout de
même difficile de mettre au pilori une commune qui a fait le choix de l’investissement. L’entrée
- fixée à 4 euros - n’a rien de démesuré tant
l’espace a connu un profond lifting avec la création d’une pataugeoire pour les petits, d’un sauna, d’un bain bouillonnant et d’une salle de repos
pour les plus grands. “Cette piscine n’a plus rien
de comparable avec l’ancienne. Plus qu’une rénovation, c’est une extension qui a été faite avec de
nouveaux services” explique Pierre Wanner, adjoint
au patrimoine à la ville. Sur l’addition plus salée
que prévu, l’élu coupe court : “Ce n’est que 10 %
de plus. Au départ, nous avions prévu un budget
de 3,4 millions.”
Originalité de l’opération, l’équipement refait à
neuf par la commune ne sera pas géré par Valdahon mais par la communauté de communes
de Pierrefontaine-Vercel qui a mis 250 000 euros
sur la table. “On sait que les piscines sont défi-
citaires par nature, lâche le
Bernard
président Bernard Canteneur,
Canteneur,
président de la communauté
de communes. Valdahon n’a président de la
pas tout fait pour redonner la
C.C.P.V.
piscine et la communauté de
communes n’a pas tout fait pour (à droite), heula reprendre. C’est un travail
reux de la
mené en collaboration avec les
réouverture
deux collectivités” lâche-t-il
pour couper court à toute
tout comme
rumeur. En clair, la C.C.P.V. a
choisi d’honorer son statut de Pierre Wanner
“service public.” Pour assurer et Colette Lomle fonctionnement, elle emploie
bard, adjoints
quatre maîtres-nageurs sauau maire.
veteurs, deux agents d’accueil,
trois à l’entretien. Deux postes
ont été créés.
Était-il toutefois nécessaire de
renflouer à hauteur de 4,2 millions d’euros cet équipement
datant de 1976, créé au départ
pour les militaires ? “Oui, car c’est un outil valorisant” rétorque Pierre Wanner. Changement de
taille depuis 1976 : le ministère de la Défense
n’a pas mis un euro dans la rénovation alors qu’il
l’avait fait 34 ans plus tôt. Du coup, les 200 heures
de bassin réservées à l’armée leur seront facturées, comme seront facturées les heures pour les
scolaires les groupes ou les associations.
Avec les piscines, la nage financière tranquille
n’existe pas. De là à affirmer que c’est de la brasse coulée, c’est exagéré. Une chose est claire :
depuis le 1er juillet, les habitants de la communauté de communes (44 communes) ont un superbe outil pour faire des plongeons. Attention à
bien remonter à la surface. ■
E.Ch.
Le bain bouillonnant avant
le passage au sauna.
Renseignements : 03 81 40 03 88
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VALDAHON - VERCEL
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
VALDAHON
29
Douze nouvelles recrues
L’A.S. Plateau relève la garde
Après une saison calamiteuse, la présidente de l’A.S. Plateau
déploie toute son énergie pour redresser le club.
Le mercato est terminé et les nouvelles sont bonnes.
n efface tout et on
recommence sur de
meilleures bases. Au
terme d’une saison qui
ne restera pas dans les annales
du club, (l’équipe 1 termine en
queue de classement de division
honneur régionale), l’A.S. Plateau déploie toute son énergie
à préparer la saison prochaine.
Nelly Julliard, la présidente,
n’est pas du genre à s’apitoyer
O
et encore moins à abdiquer. Elle
a accusé le coup certes, a procédé à quelques mises au point
nécessaires, mais n’a pas attendu que l’arbitre siffle la fin de
la partie pour restructurer son
groupe. Le mercato se termine,
et Nelly Julliard est plutôt satisfaite du recrutement. “Nous
avons galéré toute cette année
et là tout arrive. Pour les deux
équipes seniors, nous avons recru-
té douze nouveaux joueurs dont
six qui rejoindront l’équipe 1 et
ce n’est peut-être pas fini. De
nouvelles têtes arrivent également dans le groupe des - de 19.
Je me suis investie beaucoup
depuis un mois, je suis fier du
résultat” dit-elle.
L’A.S. Plateau accueille un nouvel entraîneur, Bernard Maillard.
Il remplace Mickael Chopard
“qui a pris la destinée de l’équipe
Nelly Julliard, la présidente du club, retrouve le sourire
après le recrutement de nouveaux joueurs.
VALDAHON
Les militaires repartent en opération
Bientôt l’Afghanistan
Alors que le camp militaire du Valdahon devient “centre de formation”, une trentaine de militaires partira en octobre en Afghanistan pour déminer des itinéraires.
Mission. Inutile de remuer le couteau dans une plaie encore vive, mais
au Valdahon, tout le monde se souvient qu’en Afghanistan, quatre militaires du Régiment du génie avaient
été blessés (deux du 13ème R.G. et deux
du 1er R.G.) après l’explosion d’un engin
explosif improvisé sous un véhicule
blindé. C’était le 9 mai. Grièvement
blessé, un militaire valdahonnais avait
d’ailleurs été rapatrié d’urgence en
France. Les nouvelles sur son état de
santé sont rassurantes a-t-on appris
auprès de son régiment.
En octobre, un nouveau détachement
d’ouverture d’itinéraires piégés partira en Afghanistan avec trois véhicules blindés de traitement protégé.
Ils seront une trentaine. D’autres viennent de rentrer du Liban, du Kosovo
et de Polynésie.
Engagés volontaires. À partir d’août,
Valdahon devient centre de formation
initiale militaire. Concrètement, le
camp va former l’ensemble des engagés volontaires de la brigade blindée.
Ces nouveaux engagés venus de la
France entière resteront 3 mois en
formation sur le site avant de repartir dans leur régiment respectif. Avec
ce centre, le camp accueillera 40 militaires permanents.
Le camp militera accueille
et forme à partir d’août les nouveaux engagés.
Arrivée des militaires d’Illkirch.
Après la dissolution du 1er Régiment
du Génie à Illkirch (banlieue de Strasbourg), des militaires déménagent à
Valdahon. Un accueil avec remise du
fanion a été organisé le samedi 26 juin.
Un nouveau colonel. Mercredi
30 juin, Le colonel Pascal Soreau a
passé le commandement du 13ème régiment du Génie au colonel Yann Gravethe. Une cérémonie qui a été présidée par le général Sainte-Claire
Deville, commandant de la 2ème Brigade Blindée. ■
1 alors que nous faisions fasse
aux plus grandes difficultés la
saison dernière” rappelle Nelly
Julliard. Il y a un an en effet,
l’entraîneur de l’A.S. Plateau
est parti embarquant dans son
sillage six joueurs, un épisode
qui a contribué à déstabiliser le
club. “Mickael Chopard est un
excellent éducateur, il reste investi” précise la présidente qui
affiche désormais une certaine
sérénité.
D’autant qu’elle a dans sa besace d’autres bonnes nouvelles qui
devraient lui permettre de motiver ses troupes. Nelly Julliard
a eu récemment une réunion
avec la municipalité de Valdahon, laquelle s’est engagée à
“tout faire pour réaliser rapidement de terrain synthétique.
Dans un second temps, elle traitera le dossier de l’éclairage du
terrain” explique-t-elle.
La présidente retrouve le moral.
Cependant, ces indicateurs favorables ne la feront pas revenir
sur sa décision. Cela fait deux
ans maintenant qu’elle a pris
la tête de ce club de 250 licenciés, un des plus importants de
Franche-Comté. Elle a rejoint
l’A.S. Plateau il y a 14 ans, alors
qu’elle n’avait jamais tapé dans
un ballon. Son truc à elle, c’est
la course à pied. Quelle que soit
la discipline, le goût de l’effort,
la détermination, et l’envie de
s’investir sont les moteurs du
sport dans ces clubs qui vivent
du bénévolat. Nelly Julliard a
occupé le poste de trésorière
avant celui de présidente. Si elle
-50
JUSQU’À
LE PLUS GRAND CHOIX
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de la région pour le mariage
a appris à connaître toutes les
arcanes du football amateur,
elle ne pensait pas avoir autant
de mal à motiver ses troupes
tout simplement parce qu’elle
est une femme. Pas facile de faire sa place dans un univers un
tantinet macho. “Je suis respectée. On me fait confiance,
mais là où c’est difficile, c’est
dans ma relation avec les joueurs
seniors. Les messages passent,
mais j’ai l’impression de ne pas
être écoutée, surtout dans les
moments difficiles.” Nelly Julliard remet donc en jeu sa présidence. Mais avant de tirer sa
révérence, elle souhaiterait
mener un autre grand chantier
fédérateur : organiser une table
ronde avec d’autres clubs pour
envisager une formation commune
des jeunes foot“Aux joueurs
balleurs.
Quelque chose de se sortir
nous dit que le les tripes.”
club va continuer
à peser dans le
paysage du football régional. Il
entend en tout cas
défendre sa place
face à Morteau,
Besançon et Pontarlier. Nelly Julliard œuvre pour
cela. “J’ai fait mon
boulot, maintenant, c’est aux
joueurs de se sortir les tripes sur le
terrain.” ■
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La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
PONTARLIER
ÉCONOMIE
L’idée d’un festival D.J.
Les nouveaux
chauffeurs
d’ambiance
Dans les soirées festives, les D.J. prennent
de plus en plus souvent le relais des
orchestres qui se raréfient. Le Haut-Doubs
n’échappe pas au phénomène.
ême si leurs noms figurent souvent en bas des
programmes, ils occupent
une place de plus en plus
importante dans l’animation des
fêtes villageoises encore très nombreuses dans le HautDoubs. Combien sontils
dans
le
S’initier
Haut-Doubs ? Au
et se
moins une bonne
vingtaine. Difficile
former.
d’être plus précis car
certains interviennent de façon occasionnelle. Chose certaine, aucun ne vit
uniquement
de
l’animation.
Les niveaux sont très
M
contrastés, d’où l’idée lancée par
Zeko du magasin pontissalien Locazik de former un “D.J. center”. “On
a créé cette association il y a 6 mois.
Elle s’adresse à celles ou ceux qui
voudraient s’initier et se former aux
techniques de D.J. À la fête de la
musique, on nous a mis à disposition un stand qui réunissait une
dizaine de D.J.’s dont 4 locaux”
explique-t-il.
Les émules de David Guetta veulent maintenant se produire au
grand jour. Zeko ne cache d’ailleurs
pas son projet de mettre en place
un grand festival D.J. sur Pontarlier. Plusieurs raisons expliquent
également la montée en puissance
des D.J.’s. Toutes les soirées et fêtes
se terminent désormais dans une
ambiance musicale. Les orchestres
tendent à disparaître et restent
souvent plus chers qu’un D.J. “Si
des jeunes sont intéressés, on les
accueille volontiers au D.J. center.
Le job est plus complexe qu’on ne le
pense. Il faut avoir notamment
quelques bases techniques pour gérer
l’installation. On ne se contentera
donc pas seulement d’apprendre à
mixer dans l’association”, note Cyril-
le Redureau, alias D.J. Stiff, prêt à
s’impliquer dans l’association.
Bien connu dans le monde de
l’animation, D.J. Stiff a déjà 10 ans
d’expérience derrière lui. À 25 ans,
il continue à pratiquer. “J’ai adopté depuis quelques mois le statut
d’auto-entrepreneur. C’est la meilleure solution.” Cyrille qui a beaucoup
investi dans le “mix” travaille souvent avec Locazik qui lui fournit le
matériel son. Dans les grands rendez-vous, le duo fait appel aux éclairages d’Emmanuel Troutet de Discopower.
Dans l’animation comme ailleurs,
la mutualisation des moyens permet de voir grand. L’animation a
toujours été une affaire de jeunesse. Originaire de Maisons-du-Bois,
Alexis Vernier qui a tout juste 16
ans veut aussi se lancer dans
l’aventure. “J’ai été initié par D.J.
Sygwald”, indique celui qui s’est
rapproché du D.J. Center.
Si chaque D.J. a ses goûts musicaux, un style, il doit éviter la spécialisation excessive. “Il ne faut surtout pas être égoïste et se concentrer
seulement sur la musique qu’on
aime. L’animation nécessite de savoir
s’adapter au profil du public qui
compte sur nous pour passer une
bonne soirée”, conclut Emmanuel
Troutet lui aussi D.J. ■
F.C.
Ils sont
quelques
D.J.’s du
Haut-Doubs
à travailler
ensemble sur
de grosses
animations.
Zoom
DU 5/07 AU 28/08
PROMO
EXCEPTIONNELLE
1 MOIS POecUR 49 €
av
Cardio
Musculation
Cours Collectifs
Piscine
Sauna
Hammam
Club Tonic
18 r Remparts - Pontarlier
Tél. 03 81 46 80 90
Horaires :
lundi mercredi vendredi 9h14h / 17h30-21h
mardi et jeudi 12h-14h / 17h30-21h
samedi 9h - 14h
A
Les mariages haut de gamme
tomix, jeune société dʼanimation basée
à Pontarlier, se spécialise dans
lʼanimation des mariages haut de gamme.
“En misant sur l’éclairage”, précise Pierre
Girard, le jeune créateur dʼAtomix. Titulaire
dʼun diplôme de régisseur de spectacles
avec option lumière, il a complété son bagage avec une formation commerciale. Suffisant pour se mettre à son compte. “On a
investi un local à Pontarlier avec un photographe et une société qui propose du matériel de réception en location.”
Trois métiers particulièrement complémentaires quand il sʼagit de se positionner sur
le créneau des mariages. “On en a déjà 45
programmés cet été. Ce qui nous oblige à
fonctionner avec deux équipes d’animation”,
poursuit Pierre qui sollicite alors Benoît et
Aurélien. Deux compères avec qui il faisait
déjà des petites animations depuis 6 ans au
sein dʼune association. “Le Haut-Doubs est
l’une des seules régions à avoir autant de
bals et fêtes villageoises. Cela compense
un peu le manque de discothèques…”
Atomix propose également de la location de
matériel et intervient en prestation régie sur
plusieurs événements comme le son et lumière du Conifer.■
Les
animateurs
d’Atomix
interviennent
seulement
sur le
créneau
des
mariages
haut de
gamme.
ÉCONOMIE
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
PONTARLIER
31
On a testé pour vous…
La montée du Larmont
en vélo électrique
Ce nouveau produit arrive peu à peu dans
le Haut-Doubs. Pourquoi ne pas le tester ?
Essai en collaboration avec la société
pontissalienne M.P.E., fournisseur du modèle test.
es Chinois et les Hollandais l’ont
déjà adopté depuis longtemps.
On commence tout juste à en
voir circuler quelques-uns en
ville. Les puristes de la petite reine
critiqueront sans doute cette assistance électrique qui fausse l’essence
même du pédalage. C’est clair, ce type
L
de produit ne s’adresse pas au sportif
pur et dur, stakhanoviste de l’effort.
Mais il peut faire découvrir ou redécouvrir à beaucoup d’autres le plaisir
de la balade en vélo sans pour autant
avoir des cuisses en acier. L’engin a la
“gueule” de l’emploi. Poids : environ
18 kg. On pouvait l’imaginer plus lourd
Avec l’assistance, la montagne devient une vraie partie de plaisir.
PUBLI-INFORMATION
avec le poids de la batterie et du mécanisme d’assistance sur la roue arrière.
Le mode d’emploi est des plus simples.
Il suffit de pédaler bien sûr et de tourner la clef de contact sur la batterie.
Au guidon, un petit boîtier équipé de
diodes indique l’état de chargement.
Quand l’utilisateur ne produit aucun
effort, l’autonomie avoisine les 30 km.
En sollicitant l’assistance à bon escient,
il peut parcourir jusqu’à 80 km.
La prise en main est très facile. Le vélo
est d’une grande maniabilité. Que dire
des sensations quand l’assistance entre
en action ? Vraiment étonnant. Le vélo
avance tout seul. “L’assistance vous
accompagne jusqu’à 25 km”, précise
Jean-Marie Masnada, responsable de
la société M.P.E.
Avec sa batterie, le vélo à assistance électrique pèse environ 18 kg. Qu’en sera-t-il dans les lacets du Lar-
mont ? Toujours la même efficacité. La
montagne devient une vraie partie de
plaisir dans ces conditions. Un léger
sifflement à signaler quand l’assistance
se remet en marche. Le vélo dispose
également de plusieurs vitesses en
fonction du profil de la route. Bonne
note aussi à la selle qui
semble assez confortable pour vous supLe vélo
porter toute la journée.
avance
Le vélo étant équipé
d’une fourche à l’avant,
tout seul.
un détour tout chemin
s’impose. Bon freinage, bon amorti. On peut
donc s’offrir des petites
escapades buissonnières sans chercher à
faire du V.T.T. Les
virages du Larmont s’enchaînent toujours avec la même aisance. Le sourire aux lèvres, les jambes légères.
Après l’Arcan, poussons jusqu’au Fort
Catinat. Mais voilà que la batterie commence à donner des signes de faiblesse à l’approche du chemin du Fort Mahler. L’occasion de tester l’efficacité des
vitesses sans assistance. Ça pourrait
être pire vu le poids de l’engin. Comment expliquer ce lâchage après seulement 10 km ? “La batterie n’a pas
fourni toute sa capacité car il s’agissait
de la première utilisation”, avance JeanMarie Masnada.
En descente, le comportement du vélo
fait merveille. La conduite sur terrain
plat reste assez satisfaisante. Son prix :
à partir de 600 euros. ■
F.C.
Zénith Constructions :
la confiance, une valeur sûre
Constructeur de maisons depuis 1998, Zénith Constructions met un point
d’honneur à privilégier d’étroites relations avec ses clients pour bâtir
un projet qui collera parfaitement à leurs attentes.
a relation entre un client et
son constructeur est avant tout
une histoire d’hommes. Aucun
chantier ne peut en effet être
mené sans la relation de confiance qui
garantit à chacunes des parties la
meilleure approche. Cela reste, pour
la plupart des clients, le projet de leur
vie.
Alors autant s’adresser à une société
qui a fait de la convivialité, de la
L
confiance et du respect de la parole
donnée, des lignes de conduites permanentes.
Depuis douze ans, cette philosophie
insufflée par Pierre Grandperrin, le
fondateur et gérant de Zénith Constructions, fait de ce constructeur régional
un acteur à part dans le monde de
l’immobilier. “Nous mettons le meilleur
dans le bâti de nos maisons. Nous
avons nos propres équipes d’exécutants,
de plaquistes, de carreleurs, sanitaires
et chauffagistes… Avec le client, nous
privilégions cette relation de proximité. Nous incitons nos clients à être
présents tant qu’ils le souhaitent sur
le chantier pour pouvoir échanger en
permanence. La transparence est aussi une valeur que nous défendons”
explique Pierre Grandperrin, qui a
plus de 25 ans d’expérience dans ce
secteur d’activité.
Zénith Constructions, ce sont des maisons traditionnelles en brique TH+
qui ne nécessitent quasiment aucun
entretien extérieur. Nos maisons individuelles sont liées au contrat de
construction et possèdent toutes les
garanties liées à la loi de décembre
1990. Les plans sont étudiés avec le
client pour répondre à la plupart des
budgets : “Le projet est élaboré en étroite collaboration avec le client, nous
n’imposons rien, nous sommes particulièrement à l’écoute” résume le gérant.
La proximité, le contact et l’esprit
d’initiatives comptent aussi parmi les
moteurs de cette société dans laquelle chacun des membres, qu’il soit
Une équipe soudée autour de Pierre Grandperrin.
conducteur de travaux, commercial
ou chargé du suivi administratif ou
technique, peut prendre des initiatives destinées à améliorer encore la
relation entre l’entreprise et ses clients.
Peut-être plus que d’autres, Zénith
Constructions a pris toute la dimension des nouvelles exigences encouragées par le législateur en matière
de construction saine. C’est ainsi que
le constructeur saura au mieux orienter ses clients vers les meilleurs choix
en matière d’isolation, de chauffage
ou d’aménagement intérieur. “Nous
sommes à ce sujet très attentifs à
l’évolution des prix actuels. Nous jouons
la transparence totale en faisant notamment un devis détaillé du matériel et
des fournitures employées pour chaque
chantier” ajoute le responsable. Pour
Zénith Constructions, la meilleure des
publicités est encore le bouche-à-oreille.
Ce sont en effet les clients qui en parleraient sans doute le mieux… ■
Portes ouvertes
les 22 et 23 mai
Zénith Constructions vous ouvre les
portes de deux de ses maisons réalisées à Saône, selon les normes
B.B.C. (bâtiment basse consommation). Samedi 22 et dimanche
23 mai. Depuis le centre de Saône, prendre la direction de Mamirolle, le parcours est fléché.
ZÉNITH CONSTRUCTIONS
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2 exemples récents de maisons BBC signées Zénith Constructions.
Tél. : 03 81 47 00 44 - www.zenith-constructions.com
32
ÉCONOMIE
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
ORNANS
9 millions d’euros dans le musée
Et si le musée Courbet perdait la moitié de ses tableaux ?
sommes là pour défendre l’aura de
Courbet et le développement de l’art.
Quand je fais une exposition à Barcelone ou à Saint-Domingue, elle contribue aussi à la notoriété du musée Courbet d’Ornans. Une fois encore, je suis
de l’Institut Courbet, marque un temps d’accord pour que nous prêtions des
de réticence à cette idée. “Il n’y a pas œuvres, mais je suis opposé à ce que
de raison qu’il n’y ait pas de terrain nous les laissions en dépôt” ajoute M.
d’entente avec le Conseil général. Tout Fernier.
cela doit être défini et se faire dans une La position que semble prendre l’Institut
politique d’amitié au bénéfice de l’art Courbet indigne Jean-Louis Simon qui
en Franche-Comté” dit-il d’emblée. Un a pris ses distances vis-à-vis de cet
accord, oui, mais pas à n’importe quelles organisme suite au contentieux judiconditions. “Chacun doit rester dans ciaire qui l’a opposé à lui et qui lui a
ses obligations. Il est normal que nous pourtant donné raison. “Cette position
prêtions des œuvres, mais nous ne les fragilise le musée Courbet d’Ornans
laisserons pas en dépôt.” Au-delà de la qui ne va peut-être fonctionner qu’avec
nuance sémantique, il semblerait que la moitié des œuvres” déclare celui qui
le dépôt implique une notion de durée est aussi président du comité d’éthique.
importante pendant laquelle l’Institut Un élément pourrait mettre tout le
ne pourrait pas jouir pleinement de monde d’accord : il s’agit du rapport
l’utilisation des œuvres de Courbet. de la Chambre régionale des Comptes
“Moi je milite pour une chose : nous qui devrait être rendu public dans les
À un moment où il investit 9 millions d’euros dans le musée Courbet,
le Conseil général du Doubs veut que l’Institut Courbet laisse à résidence
une partie des tableaux dont il est propriétaires. Désaccord en vue.
es travaux se poursuivent. Dans
un an, le nouveau musée Courbet ouvrira ses portes à Ornans.
Mais alors combien de tableaux
signés du maître seront accrochés au
mur de ce prestigieux écrin culturel de
9 millions d’euros dédié au peintre, réalisé par le Conseil général du Doubs ?
A priori, elles devraient toutes être là,
les 53 toiles de Gustave Courbet, visibles
actuellement pour une partie d’entre
elles à la Saline Royale d’Arc-et-Senans
dans le cadre de l’exposition “Courbet,
Proudhon l’art et le peuple”. Le Département est propriétaire de 25 tableaux,
l’Institut Courbet en possède autant,
la Ville d’Ornans en a deux dont “le
Château de Chillon”, une œuvre majeure, tandis que la commune de Saules
en détient un.
Si le public est d’ores et
“Cette
déjà assuré de découvrir
les toiles qui appartienposition
nent au Conseil général
fragilise
lorsqu’il se rendra au
le musée
musée, la présence des
tableaux que possède
Courbet.”
l’Institut Courbet risque
d’être plus aléatoire. Cet
organisme créé pour animer le musée a bien
l’intention de continuer
à faire tourner ses
œuvres à travers le monde quand bon lui semble
au gré des sollicitations.
L
Cette position gêne le Conseil général
qui a fait de Courbet un élément majeur
de sa politique culturelle. Or, un musée
Courbet, coûteux, dans lequel il manquerait la moitié des tableaux du maître,
au motif que ceux-ci voyagent d’une
exposition à l’autre pourrait bien faire grincer des dents les contribuables
du Doubs. “Il y a quatre ans, nous avons
fait une exposition au Japon qui a duré
cinq mois. Tous les jours, nous faisions
face à des critiques du public qui
s’étonnait du peu d’œuvres présentées
à Ornans” prévient Jean-Louis Simon,
secrétaire de l’Institut Courbet, démis
de ses fonctions de façon cavalière,
réhabilité à ce poste par décision de
justice, qui vient de créer l’association
“Chez Courbet”.
Pour donner au musée Courbet sa
consistance et par là même se mettre
à l’abri de critiques éventuelles, Claude Jeannerot, le président du Conseil
général souhaite qu’une convention de
mise à disposition des œuvres soit signée
entre la collectivité et l’Institut. “Cela
me semble impératif par rapport à
l’esprit du projet. Je serais attaché à ce
que les 10 œuvres majeures que possède l’Institut soient mises en toute priorité à disposition du musée, et ne puissent pas faire l’objet d’une quelconque
autre utilisation. Je suis certain que
l’Institut fera cet effort” estime Claude
Jeannerot.
Jean-Jacques Fernier, le vice-président
prochaines semaines. À la demande
du Conseil général, la C.R.C. a contrôlé l’Institut Courbet grassement subventionné par le Département (jusqu’à 400 000 euros par an). Le document
en préparation pourrait fournir des
arguments de premier choix à Claude
Jeannerot pour négocier la future
convention de mise à disposition des
œuvres. Le président a d’ailleurs décidé de suspendre le versement des subventions à l’Institut tant que la
Chambre des Comptes n’a pas rendu
ses conclusions.
Si l’Institut Courbet s’est constitué le
patrimoine pictural dont il dispose,
c’est aussi grâce à l’aide financière de
la collectivité. À ce seul titre, il n’est
pas improbable que le Département
exige que le musée puisse jouir comme il l’entend d’au moins une partie
des œuvres qui appartiennent à
l’Institut Courbet. ■
T.C.
Le musée
départemental
Courbet
ouvrira
ses portes
dans un an.
ZAC des Grands Planchants Pl. de l’Europe
PONTARLIER 03 81 383 330
MORTEAU LES FINS
GARAGE FRANC-COMTOIS
BEUQUE 03 81 67 07 99
BESANÇON
ZAC Chateaufarine
03 81 47 78 73
34
LA PAGE DU FRONTALIER
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
ENSEIGNEMENT
École le mercredi matin
Les écoliers suisses ne sont pas au même régime
Contrairement à la centralisation française,
le fédéralisme laisse beaucoup de liberté
aux cantons et aux communes dans
l’organisation du temps scolaire.
a France comme la Suisse n’ont pas encore adopté le modèle scolaire allemand qui concentre les
enseignements fondamentaux
le matin et libère les après-midi
pour les activités sportives et
culturelles. Sur ce point, pas de
différence notable.
Les écoliers suisses ont seulement six semaines de vacances
en été contre huit en France.
Sur le canton de Neuchâtel,
l’année scolaire qui s’étend d’août
à août intègre 39 semaines d’école
et 13 semaines de vacances. “Le
système français est très centralisé comparé à son homologue
suisse qui laisse encore beaucoup
d’autonomie communale dans
l’organisation. Un enseignant
suisse est recruté directement
par la commune. S’il change de
commune, il perd ses avantages
et repart de zéro. Une vision plus
centralisée favoriserait davantage la mobilité des enseignants
qui hésitent à se déplacer”, observe Pascal Cosandier, l’adjoint au
chef du service de l’enseignement
obligatoire au canton de Neuchâtel.
Mais les choses commencent aussi à évoluer chez nos voisins. En
mai 2006,le peuple suisse a accepté à une très large majorité la
révision des articles constitutionnels sur l’éducation. Le canton de Neuchâtel a adopté l’accord
Harmos qui découlait de cette
votation en juin 2008. “C’est une
petite révolution. Cet accord vise
à harmoniser un certain nombre
de pratiques au niveau fédéral.”
Le premier projet qui rentrera
en vigueur à la rentrée 2011 va
rendre l’école obligatoire à partir de 4 ans. Actuellement, les
parents ont la possibilité d’inscrire
leurs enfants à 4 ou 5 ans. La
conséquence de ce rajeunissement se traduira par l’ouverture
de 27 nouvelles classes enfantines (maternelles) sur le canton
L
Les petits écoliers suisses n’ont que six semaines de vacances l’été
et ils travaillent le mercredi matin.
DÉBAT
Le 3 juin dernier au Club-44
Est-ce Allègre le nul, ou les autres ?
En conférence à La Chaux-de-Fonds le 3 juin, le scientifique a continué sa croisade anti-écolo. Selon lui, il ne faut pas se soucier du climat mais de la faim dans
le monde en donnant la pilule aux femmes musulmanes. Bizarre…
laude Allègre est un scientifique reconnu. Pour le coup,
on se demande où est passé le
sens de la rationalisation de
l’ancien ministre de l’Éducation nationale ! En bon scientifique qu’il est,
l’ex-géophysicien devrait pouvoir prouver par A + B comment il arrive à dire
que les études sur le réchauffement
climatique, menées par le G.I.E.C.
(groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)
sont “débiles.” Or, à la fin de son exposé auquel nous avons assisté début
juin lors d’une conférence donnée au
Club-44 à La Chaux-de-Fonds, Claude Allègre ne résout aucune équation
sinon d’affirmer - toujours seul contre
tous - que les écolos sont des “hurluberlus” œuvrant pour “la destruction
de notre monde”, que
Nicolas Hulot est “un
imbécile”, qu’Al Gore
“Il faut
“se fout de la gueule
penser
du monde” et que le
croissance
G.I.E.C. “est un système mafieux.” Pire,
et non
il nous donne des
décroissance.” chiffres approximatifs laissant sur notre
faim…
La faim justement,
“c’est le problème que
doit résoudre l’homme
en favorisant le développement des O.G.M.
Si l’Europe refuse
l’O.G.M., les nanotechnologies,
le
nucléaire, alors on
retournera
aux
cavernes !”, prétend
C
Allègre qui a tenu en haleine durant
deux heures un large auditoire composé de chefs d’entreprise, cadres, écologistes…
Attendu sur le thème de l’écologie
après la sortie de son livre “L’Imposture
climatique : Ou La fausse écologie”, il
a vite changé de sujet. “Je suis choqué, heurté par le fait qu’on crée la
panique sur la planète à partir de
modèles informatiques dépourvus de
toute fiabilité sur le climat. On n’arrive
pas à prévoir la météo à 4 jours, comment prétendre la prévoir dans 10
ans ?” s’interroge-t-il d’une voix forte.
Personne à La Chaux-de-Fonds ne le
coupe. “Il faut se méfier de l’idée selon
laquelle la règle de la majorité est bonne” insiste-t-il. Sans doute a-t-il raison mais l’homme s’emporte lorsqu’une
jeune femme - vraisemblablement écologiste - lui lance que ses propos sont
“simplistes”, ses positions “aberrantes,
notamment sur l’utilisation de la voiture” (qu’Allègre défend). Le géophysicien sort de ses gonds : “Vous les écologistes, vous n’avez rien inventé
(énervé). La voiture est un élément de
liberté. Si vous voulez marcher à pied,
allez-y ! Il faut penser croissance et
non décroissance sinon on va droit
dans le mur.” Encore une fois, Allègre
vire dans le flou, voire dans le pathétique lorsqu’il évoque la démographie,
futur grand problème des années à
venir. “Il faut apprendre à lire et écrire aux femmes musulmanes pour que
celles-ci prennent la pilule, qu’elles
fassent moins d’enfants, qu’elles travaillent” poursuit l’ex-ministre. L’eau ?
“Son manque va accroître les tensions
entre nord et sud.” Nous l’avons interrogé en fin de conférence sur la raison qui l’a poussé à refuser le débat
avec un mathématicien sur la chaîne
de télévision Arte : “C’est un nul, ça
fait 15 ans que je le connais, je n’avais
pas envie de parler avec lui.”
Allègre a bien signé quelques autographes sans avoir convaincu
l’ensemble de l’auditoire. Une note à
adresser à l’ancien ministre de
l’Éducation : médiocre. Finalement,
on arrive à se demander qui est le
nul : les autres ou bien Allègre ? ■
E.Ch.
de Neuchâtel.
La durée de la
scolarité obligatoire sera partout
de 11 années. “Ce
sera infiniment
plus facile de
déménager d’un Harmoniser
canton à l’autre
un certain
grâce à Harmos.”
L’accord stipule nombre de
l’apprentissage
pratiques.
d’une seconde
langue à partir
de 8 ans. Une séance hebdomadaire de 45 minutes la première année et 2 séances pour les
enfants de 9 et 10 ans. “La première langue enseignée doit être
une langue de proximité, en
l’occurrence l’allemand pour les
cantons romands.” Le concordat
Harmos rabaissera aussi à 10
ans contre 12 ans aujourd’hui
l’initiation à une seconde langue
étrangère.
L’aménagement du temps scolaire est géré à part. Ce qui
n’empêche pas qu’il fasse aussi
l’objet de changement. “On
s’oriente vers l’adoption des
horaires blocs qui permettrait
une ouverture commune des
classes enfantines et primaires.
Ces mesures vont dans le sens
d’une simplification des horaires
familiaux d’autant plus que les
écoles rurales pâtissent d’un
manque de structures d’accueil
parascolaires.”
Les écoliers du canton de Neuchâtel ne vont plus à l’école le
samedi matin depuis des lustres.
Par contre, ils travaillent le mercredi matin. Harmos intégrera
aussi une spécificité romande, à
savoir l’équité des moyens
d’enseignement. “On pourra ainsi appliquer le plan d’étude
romand qui définira des objectifs pédagogiques identiques sur
tous les cantons” termine le spécialiste. ■
F.C.
Invité par
le Club-44
de La Chauxde-Fonds
pour donner
une
conférence
sur le climat,
l’ex-ministre
a de nouveau
jeté un pavé
dans la mare.
Il a divisé
l’assistance.
Grande Braderie
d’été à Besançon
9 et 10 Juillet 2010
plus de 500 commerçants
au Centre-Ville et
à Battant
Brocante
Square Saint-Amour
De 9H à 19H
Parkings conseillés: Mairie; Marché Beaux-Arts; Isenbart; Cusenier; Saint-Paul; Chamars; Battant
3 parkings-relais et plus de 15 lignes de bus Ginko
U N I O N
DES
COMMERÇANTS
B E S A N Ç O N
36
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
Agenda spécial été
MONTPERREUX
Festival lyrique
de Montperreux
Du 24 juillet au 8 août
Montperreux
Réservation en mairie
au 03 81 89 40 04
Des concerts
exceptionnels
au festival lyrique
Après le succès de la première édition l’été dernier, Stuart Patterson le ténor
qui réside en partie à Montperreux renouvelle l’expérience sur deux semaines.
À
re d’une seconde édition plus
ambitieuse étalée sur deux
semaines.
Ces stages intensifs de technique vocale s’adressent à des
jeunes professionnels d’art
lyrique et de bons amateurs.
La première session du
25 juillet au 1er août regroupera des participants venus
de toute la France. La seconde du 2 au 8 août concerne
plutôt des Francs-Comtois
dont une partie ont été auditionnés par Stuart Patterson
le 5 mai dernier au conservatoire de Pontarlier.
Des concerts de fin de stage
seront donnés les 1er et 8 août
à 15 heures “Les cours se déroulent à la salle des fêtes de Montperreux. Ils sont ouverts au
public”, note Stuart Patterson, soucieux de démocratiser davantage encore l’art
lyrique. Il peut compter cette
année sur un comité local de
bénévoles pour assurer le soutien logistique nécessaire à
cet événement de plus en plus
fédérateur.
Le concert d’ouverture du festival se tiendra le 24 juillet à
20 heures en présence de
Stuart Patterson, Andréa Zardini, corniste à l’opéra de Lausanne, et Todd Cambrun, pianiste et chef de chant à l’Opéra
de Genève. Autre temps fort,
le récital du 28 juillet à
20 heures avec la soprane
Sophie Degor accompagnée
par Michel Capolongo, pianiste et chef de chant à l’Opéra
de Monte-Carlo. “Ce festival
Stuart Patterson au centre de son comité suscite déjà l’attention de nombreux professionnels. On peut
de bénévoles composé d’habitants du village, tout envisager sur son évoluravis de lui apporter un soutien logistique. tion.” ■
force de diriger un
peu partout des
stages, Stuart Patterson a eu envie de créer et
d’animer le sien. Et pourquoi
pas à Montperreux où il est
devenu propriétaire depuis 5
ans. Après un premier concert
en 2008, le ténor écossais
conquis par la très bonne
acoustique de l’église, met en
place le premier festival lyrique
de Montperreux l’été dernier.
Coup d’essai réussi qui augu-
BANNANS
Mélange des genres
au Festival de l’eau vive
La 6ème édition de ce rendez-vous très populaire
se déroule du jeudi 22 au dimanche 25 juillet
au théâtre en plein air de Bannans.
Sept spectacles à l’affiche.
L
e Festival de l’eau vive,
c’est d’abord un site
particulier. Le théâtre
de plein air construit sur les
ruines de l’ancien château de
Bannans offre une ambiance,
une atmosphère assez étonnante. Assez logique donc qu’il
accueille ce festival organisé
par l’association culturelle
intercommunale de l’Eau vive.
“Elle réunit des membres de
tous les villages de la communauté de commune Frasne-Drugeon”, explique Édith
Marmier, la vice-pré-
Le festival
distille une
ambiance
particulière
dans ce petit
amphithéâtre
en plein air.
sidente.
Depuis sa création en 2005,
ce festival associe le théâtre
et la chanson. La 6ème édition
ne déroge pas à la règle. Elle
va même plus loin en direction des enfants. “On essaie
d’être très éclectique”, confirme Édith Marmier. Il y en aura
donc pour tous les goûts.
Petit air d’opérette avec la
compagnie Bacchus qui nous
entraîne dans l’univers musical de la fin du XIXème siècle.
Mystère à l’écoute de Myriam
Festival de l’eau vive
Bannans
Du 22 au 25 juillet
Pass tous spectacles en
vente au Point I de Frasne :
03 81 49 89 86
Renseignements au
03 81 49 85 93
Pellicane, la conteuse qui nous
dévoile des histoires envoûtantes de la Bretagne au
Maghreb en passant par les
chasseurs d’Amazonie. Chanson française, avec Ned le Pontissalien ancien trompettiste,
soliste et chef de chœur qui
interprète ses propres compositions.
Place au théâtre plus engagé
avec la compagnie Aérogramme qui éclaire d’un jour
nouveau la condition des
femmes dans les campagnes
écossaises au XIXème siècle. La
compagnie Valkyrira, c’est pour
les enfants invités à assister
à un charmant spectacle de
théâtre et marionnettes. Toujours dans un registre humoristique mais déambulatoire
cette fois-ci, la compagnie Chicken Street se promène dans
le cercle de cailloutologie.
Ce festival s’achèvera par une
comédie burlesque autour des
personnages de la Commedia
dell’arte jouée par la compagnie “Veux-tu bien te taire”. ■
PONTARLIER
Les Annonciades,
èmes
81
du nom
C’est le plus ancien salon artistique de Franche-Comté.
La formule : faire se côtoyer des
artistes francs-comtois confirmés
et des talents contemporains.
C
ette année, 43 artistes en provenance de Franche-Comté et de Suisse
exposent aux Annonciades, soit plus
de 100 œuvres exposées.
Ce salon lancé en 1927 par les quatre peintres
Robert Fernier, Robert Bouroult, André Charigny et André Roz, les Annonciades deviendront rapidement la principale manifestation
artistique de la région, qui fera connaître lar-
81ème Salon des Annonciades
Du 4 juillet au 22 août
Chapelle et salle annexe
des Annonciades à Pontarlier
Entrée libre
Renseignements au 03 81 38 82 12
gement au-delà des limites de la province et
de la frontière proche les peintres, sculpteurs
et graveurs de ce qu’il convient d’appeler
l’École Comtoise. rapidement, le Salon devient
la référence pour tous les artistes professionnels exerçant dans la mouvance comtoise. Jeunes et anciens s’y retrouvent, des vocations naissent, l’art vit. Et voilà plus de
quatre-vingts ans que ça dure.
À noter, dans le cadre du 81ème Salon des Annonciades, concert de l’Ensemble Vocal et Instrumental Vocalia jeudi 8 juillet à 20 h 30 à
la Chapelle des Annonciades. ■
Œuvre
contemporaine
de Christophe
Favret.
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
Agenda spécial été
MONTBENOÎT
Lueurs d’espoir
et résistance
Le comité culturel du canton de Montbenoît
présentera à nouveau le spectacle “Passeurs
d’espoir” dans le cadre du 29ème son
et lumière organisé du 15 au 19 juillet.
Passeurs d’espoir
Du 15 au 19 juillet
à 21 h 30
Parvis de l’abbaye
à Montbenoît
Rens. : 03 81 38 10 32
forces alliées. Parachutages
d’armes, actions de sabotage
se multiplient sous la menace des représailles. Les rapports s’inversent, la Libération approche… Hommage à
tous ceux qui ont lutté pour
n 1943 dans un petit Contrôles, dénonciations, la liberté, parfois au péril de
des
maisons, leur vie. Mis en scène par Jeanvillage du Haut- fouilles
Doubs se constitue l’Occupant cherche par tous Louis Deville, ce spectacle
un groupe de résistants prêts les moyens à démanteler ces mobilise plus d’une centaine
à braver l’ennemi allemand. réseaux clandestins. On vit la de comédiens amateurs. Il dure
À deux pas de la frontière, des peur, l’angoisse permanente environ 2 h 30. Billetterie en
hommes et des femmes vont et même parfois des histoires pré-vente à l’office de tourisdevenir Passeurs d’espoir. Ils d’amour aussi inavouables me du canton de Montbenoît
préparent dans le plus grand qu’humaines. La Résistance ou en vente sur place à parsecret le transfert d’une famil- s’enhardit avec l’arrivée pro- tir de 20 heures. ■
le juive vers la Suisse. chaine des
E
Un spectacle préparé par des bénévoles.
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VALDAHON
La musique
s’invite
au Kiosque
Des concerts gratuits tous les
vendredis jusqu’au 27 août au
centre de Valdahon.
P
our la septième fois, la Ville du Valdahon reconduit son animation musicale du “Kiosque en musique” en proposant chaque vendredi à partir de 20 h 30,
sur la place du Général-de-Gaulle, des concerts
gratuits. Les concerts mélangent les genres
entre country (vendredi 2 juillet, date de lancement), variétés, blues, chansons françaises…
Une animation musicale qui permet aux associations locales de proposer une buvette. Un
événement sympa. ■
Vendredi 2 juillet (20 h 30) :
Country - Rock avec Music Legend,
vendredi 9 juillet (Norac - Country),
vendredi 16 juillet (Poule et Poux Laids) Blues, chansons françaises, musique du
monde,
vendredi 23 juillet (Flash Back - Variétés
Musette - Rock),
vendredi 30 juillet (Blue Night - Country),
vendredi 6 août (Les Potes à Germaine),
vendredi 13 août (Les corderes - Variétés),
vendredi 20 août (Standards du Rock avec
Jukebox),
vendredi 27 août (Standards des Gypsy King
avec Gypsy pary).
Les concerts
Renseignements à la Maison
des Services au 03 81 26 04 10
Le kiosque de Valdahon s’anime
en musique les vendredis à 20 h 30.
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La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
Agenda spécial été
MÉTABIEF
“À Métabief,
c’est royal”, apprécie Aurélien
Bouveret,
le vice-président
du festival
de la Paille.
Le festival de la Paille à Métabief :
fait pour durer
plus facile de travailler dans ces circonstances”, en convient Aurélien Bouveret, le vice-président de l’association
organisatrice. Ce transfert au pied
du Mont d’Or marque un nouveau
départ couronné de succès.
ne bande de potes bran- clashs. Le plus retentissant étant celui Le Festival de la Paille connaît sa
chés musique qui se pren- qui a conduit à l’annulation précipi- plus forte fréquentation en 2009 avec
nent au défi de monter tée de l’édition 2007 à Chaffois.
11 000 entrées. “C’est probablement
un festival chez eux dans Juste le temps de s’accorder une peti- le seul festival de cette taille en Franle Haut-Doubs. L’histoire se poursuit te pause avant d’être sollicités par la ce qui fonctionne encore uniquement
11 ans plus tard, émaillée de grands commune de Métabief prête à les avec des bénévoles.” L’une des raisons
moments musicaux, d’éclats de rire, accueillir l’année suivante les bras de cette réussite populaid’amitiés, de rencontres, sans oublier ouverts. “C’est
les
La 10ème édition se déroulera les 30 et 31 juillet
dans la station qui accueille l’événement depuis
trois ans. Coup d’œil dans le rétro.
U
Le festival a attiré
l’an dernier 11 000 personnes.
re réside selon Aurélien dans le choix
d’une programmation éclectique, à
même de satisfaire tous les goûts
musicaux et conquérir le public le
plus large possible. “On est encore l’un
des seuls festivals à maintenir une
scène régionale. Par contre, on ne peut
plus se permettre d’accueillir des
groupes qui n’ont pas encore le niveau
pour se produire sur ce type
d’événement. D’où l’idée de leur proposer par exemple de s’aguerrir sur
la scène off dont nous gérons la programmation et qui consiste à jouer
le samedi après-midi sur les terrasses
de café de la station.”
Avec le temps, le festival implique
une grosse organisation qui mobilise près de 200 bénévoles. Les
contraintes sont lourdes. Rien que
pour la sécurité, il faut une trentaine d’agents. Quand on reçoit 6 000
personnes dans une soirée, on n’est
jamais à l’abri de petits bobos. Le
festival abrite pratiquement un
petit hôpital de campagne avec une
vingtaine d’infirmières, des pompiers, des médecins-urgentistes, la
Croix Rouge. Tout cela n’est pas
gratuit. “On
gère aujourd’hui un budget de
280 000 euros dont 60 000 uniquement dans la programmation artistique.”
Les organisateurs auraient bien voulu marquer le coup pour ce 10ème anniversaire en invitant une très grosse
tête d’affiche ou en prolongeant le festival d’un jour ou encore en musclant
le plateau technique avec des écrans
géants, des jeux de lumières monstrueux. “On est resté sur des bases
plus sages à défaut d’avoir pu réunir
des fonds supplémentaires. Les sponsors sont plus prudents en temps de
crise. On ne voulait surtout pas augmenter le prix des entrées. On considère que ce n’est pas trop le moment.”
Ce festival à la campagne devient
aussi de plus en plus écolo. Les organisateurs ont instauré l’an dernier
les toilettes sèches avec de la sciure.
Ils distribuent des gobelets réutilisables et consignés. Les jetons de
buvette sont en bois. Enfin, ils préconisent sur leur site le covoiturage
pour se rendre au festival. ■
F.C.
LE PORTRAIT
La Presse Pontissalienne n° 129 - Juillet 2010
LES VERRIÈRES-DE-JOUX
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Un jeune virtuose
Matthieu Grillet,
la guitare au bout des doigts
Derrière sa bonne bouille d’adolescent, se cache un talentueux
guitariste qui rêve de suivre les traces des plus grands.
Son idole : Steve Lukather, le guitariste de Toto. Portrait.
vec des parents professeurs
d’accordéon et de piano, Matthieu Grillet, qui aura 14 ans
cette année, ne pouvait guère
passer à côté de sa passion. Le contexte était propice pour peu qu’il en manifeste l’envie comme ça a été le cas à
partir de 6 ans. Son père Sébastien est
un fan du groupe Toto. Il avait même
monté un groupe avec des amis pour
reprendre des titres du célèbre groupe de rock. Du père au fils, il n’y a
qu’une paire d’oreilles pour partager
les mêmes goûts musicaux.
Matthieu est prêt à
s’initier à la pratique
instrumentale. Il hésiInitié
te un instant entre la
à partir
batterie et la guitare
de 6 ans.
avant de se décider pour
les cordes. “C’est peutêtre la forme et le son
qui m’ont convaincu
même si je n’en suis pas
certain”, reconnaît celui
qui va apprendre les
bases auprès de bons
guitaristes locaux, amis
de la famille.
A
Après la guitare classique et électroacoustique, l’élève passe à l’électrique
en 2004. Le talent sans travail a peu
de chance d’éclore. Chaque jour après
l’école, Matthieu joue de la “gratte” au
moins 30 minutes. Il perfectionne encore son style à la guitare sèche au conservatoire de Pontarlier. “C’est un cours
de jazz qui regroupe d’autres instruments.”
Autre exercice incontournable, le solfège qu’il considère comme un passage obligé. “Sinon, on est bloqué” dit-il.
Le premier concert du jeune guitariste remonte à 2006. Il a alors 10 ans et
joue aux côtés de son père préposé aux
claviers. “C’était à l’occasion de la fête
de la musique”, se souvient Matthieu,
habitué à ce rendez-vous. Sa plus belle rencontre musicale, il la vivra l’année
suivante à Metz en étant invité à assister au concert de Toto. Il y rencontre
pour la première fois son musicien préféré, à savoir Steve Lukather. Dieu en
personne en quelque sorte pour le jeune du Haut-Doubs. Ce miracle s’est
produit grâce à Internet, le guitariste
du groupe ayant été contacté par le
biais de son site. “Depuis cette ren-
contre, on échange régulièrement des
mails”, note Matthieu qui dispose aussi de son propre site.
Sa réputation de petit prodige et de
virtuose s’est d’ailleurs forgée sur le
Net. Il n’est pas prêt d’oublier sa prestation en première partie du concert
de Manau donné en août 2009 à
Senones dans les Vosges. Merci encore papa qui avait trouvé “l’enfile” pour
caler son groupe et son fiston en si bonne situation. Matthieu apprécie bien
entendu d’autres groupes ou musiciens de blues, rock ou jazz manouche :
Guthrie Govan, Linkin Park, Al Di
Meola, Paco De Lucia, John Mac Laughling…
À part la musique, il joue au foot, fait
du vélo, du ski. L’adolescent qui
s’apprête à quitter le collège envisage
d’intégrer une filière technique à Morteau dans l’idée de maîtriser
l’électronique des instruments. Comme ça, s’il n’a pas la chance d’être audevant de la scène, il pourra toujours
s’occuper des réglages en coulisses. Et
rester dans l’univers de la musique.
Talent à suivre. ■
F.C.
Plutôt branché électrique, Matthieu apprécie
également jouer du jazz manouche à la guitare sèche.