Chaussettes - Gai-Eros

Commentaires

Transcription

Chaussettes - Gai-Eros
La chaussette fait son
show
Chantiers
N° 109
Novembre 2012
1
à hauts
risques
Jus de chaussettes
SOCKS
Revue de presse
Sommaire
REVUE DE PRESSE
> Courir en talons hauts...
> Séduire du bon pied
> Peut-on courir avec des
chaussettes de contention ?
> Une bible pour les runners
> Trouver chaussure à son pied
> Rugby : une histoire de
chaussettes
> Sydney Valette, fringué
improbable
pages 2 et 3
TENDANCE
> La chaussette fait son show
> Revue de détail
pages 4 à 6
MODE
Abington Hiker OX
page 7
NOUVELLES
> Baraque de chantier
pages 8 à 10
> Un chantier pas comme les
autres
pages 12 à 14
> Paul, une relation compliquée
pages 16 à 18
TEMOIGNAGE
Des chaussettes CK sur le
chantier
page 10
EN IMAGES
Dure vie de cho7
page 11
INSOLITE
Servez-vous en jus de
chaussettes
page 15
ARTISTES
> Expo : “La maculée
conception”
> Design : Sneaker lampe
> Music : “The Shoes”, histoire
d’une pochette
page 19
Courir en talons hauts… pour la
bonne cause !
Au Canada, la violence faite aux femmes est avant tout une affaire
d’hommes : 75 % d’entre eux pensent qu’il est important d’agir. En septembre
dernier, 1000 gaillards ont donc chaussé des talons hauts, instrument de
torture symbolique, pour parcourir 1,6 km sous les couleurs de la White
Ribbon Campaign. Cette campagne, destinée à mettre fin à la violence
sexiste, sera exportée dans plus de 50 pays, dont la France.
(Version Femina)
Séduire du
bon pied
Vous pensiez qu’aller courir le
dimanche ne pouvait vous faire
tomber que sur des marathoniens en
short et chaussettes hautes ?
Détrompez-vous ! Pratiqué par
36 % des Français, le running est le
sport à la mode des années 2000.
Selon une étude menée par Asics,
les runners affirment courir avant
tout pour « se maintenir en forme »
(37 %) mais reconnaissent aussi à
29 % vouloir « conserver leur
potentiel de séduction ».
Emilien fait preuve d’une
indulgence attendrie quand son petit
ami laisse traîner ses Nike dans le
salon et empeste la salle de bain
avec ses socquettes en sueur : « Un
homme qui va courir tous les
matins, ça montre qu’il prend soin
de lui. C’est quand même plus sexy
qu’un mec qui émerge péniblement
de la cuite de la veille… »
(D’après GQ)
Peut-on courir
avec… des
chaussettes de
contention ?
NON. D’abord parce que c’est
hideux. Ensuite, notons que l’utilité
de ces bas de contention, censés
faciliter le drainage sanguin des
mollets, n’a pas encore été
scientifiquement prouvée pendant
l’effort. Au repos, oui. Donc,
attendez d’être rentré à la maison
avant de les enfiler.
(GQ)
(Suite page 3)
2
SOCKS
Pub
(Suite de la page 2)
Une “Bible” pour
les runners
Les runners ont leur Bible, le
magazine Jogging international, où
l’on cause de choses aussi étranges
que de podologie ou de FC max.
Car le coureur, souvent, aime le
gadget : la chaussette high-tech
écarteuse d’orteils, la montre qui
mesure la fréquence cardiaque ou la
vitesse, le porte i-Pad antidérapant
et anti-sueur…
(Le Nouvel Observateur)
Trouver
chaussure à son
pied
Sur le site de Nike
(http://store.nike.com/fr), vous
pouvez acheter les chaussures de
foot du beau Cristiano Ronaldo,
mais aussi composer une paire à
façon en choisissant les matériaux et
les coloris, à partir d’une
cinquantaine de modèles prédéfinis.
De la base aux lacets, en passant par
la semelle, le logo et les mots
inscrits sur les languettes, tout est
modifiable.
(Micro Hebdo)
3
Rugby : une
histoire de
chaussettes
Sydney Valette,
improbablement
fringué
Au coup de sifflet final, après un
bref passage par les vestiaires, le
deuxième ligne néo-zélandais Chris
Jack a quitté ses partenaires pendant
quelques minutes. En short, pieds
nus sur le bitume, il s’en est allé
offrir ses chaussettes à un ramasseur
de balle. Promesse faite, promesse
tenue, pour ce ramasseur de balle
encore incrédule.
(www.lyoncapitale.fr)
Musicien électro-pop rencontré dans
son appart’ au-dessus de Belleville.
« Je reconnais à peine le Sydney
qu’on voit sur une pub de baskets :
il a rasé sa moustache, par contre il
reste fringué improbable. Quel
étrange peignoir porte-t-il ? Pas
vraiment une robe de chambre,
plutôt un grand gilet, bleu
électrique. Jean slim feu de
plancher, chaussettes blanches,
mocassins à pompons.»
(Technikart)
SOCKS
tendance
Véritables accessoires de mode, les chaussettes
inspirent les créateurs. Couleurs vives, rayures
ou motifs tartan, les chevilles attirent
l’attention, et la fantaisie redéfinit l’élégance.
4
SOCKS
L
es pantalons sont courts,
cet hiver. Chez Givenchy
ou Acne, Kenzo ou
Lanvin, ils dévoilent une
cheville plutôt habituée à passer la
saison froide à l’abri des regards.
Une exposition soudaine qui semble
l’inciter à l’audace. Les chaussettes
sombres assorties aux souliers ne
sont plus la seule option. Des éclairs
lilas, écarlate ou moutarde
jaillissant des chaussures étendent
joyeusement le domaine du bon
goût. Comme un antidote à la
morosité, le vestiaire masculin met
la fantaisie à ses pieds.
Si elles font un show remarqué sur
les podiums des défilés, les
chaussettes colorées sont habituées
des premiers rangs et dignement
représentées par le flamboyant
journaliste de Vogue Etats-Unis,
Hamish Bowles, qui en a fait une
signature personnelle. « Les
accessoires très colorés me
permettent d’exprimer la partie
haute en couleur de ma
personnalité. C’est un héritage des
grands dandys, qui m’ont inspiré
lorsque j’étais étudiant en art »,
affirme-t-il.
Originales,
mais pas seulement
porte avec désinvolture, glissés
dans une paire de derbys classiques
ou de baskets blanches, pour
apporter à sa tenue une note
d’élégance rétro.
Pour exprimer la tendance, la
chaussette 2012 doit avoir du chic
et du sens – ce qui exclut toute
interprétation régressive à l’effigie
de Bob l’Eponge. Plus encore
lorsque l’on touche au futile, c’est
la référence imparable qui garantit
du faux pas. Pour sa deuxième
collection, la toute nouvelle marque
Royalties puise dans l’imagerie des
campus américains, ses clubs de
sport et sa jeunesse dorée aux dents
blanches et aux mollets galbés.
« Nous avons voulu construire une
image chic et sexy, explique
Timothée Pic, cofondateur de la
griffe. Mais aussi miser sur la
tradition et le savoir-faire avec une
fabrication française. » Une
alchimie pile dans l’époque qui se
traduit en rayures, tartan et jacquard
stylés frappés d’un écusson. On les
5
La quintessence de la tradition au
service d’une touche funky est aussi
le pari de Mes Chaussettes
Rouges. Depuis 2009, la société
distribue en exclusivité sur Internet
les fameux modèles de la maison
italienne Gammarelli, fournisseur
historique du Vatican. « Porter les
mêmes chaussettes que le pape,
c’est un argument qui peut
permettre à un homme au style
classique de franchir le pas et
d’oser la couleur, avance Jacques
Tiberghien, cofondateur du site.
L’autre argument étant leur qualité
exceptionnelle. » « Elles sont
superbes avec un costume bleu
marine et une cravate noire »,
reconnaît Hamish Bowles. Montant
jusqu’au genou, tricotées dans les
meilleurs fils d’Ecosse, remaillées à
la main et proposées à la taille, elles
incarnent une certaine idée du luxe,
capable de fédérer tous les profils.
Un peu à l’étroit dans la gamme des
couleurs ecclésiastiques (rouge,
violet et noir), le site propose une
(Suite page 6)
SOCKS
Chaussettes : revue de détail
Le choix de la fantaisie ne dispense pas des
règles de base. Bien au contraire.
L’homme élégant doit considérer de
nombreux critères avant d’adopter une paire
de chaussettes. Trop courtes, elles peuvent
ruiner le prestige d’un costume en dévoilant
une bande de peau velue en position assise.
Les puristes préconisent une longueur sous
le genou pour une tenue impeccable tout au
long de la journée. Mais un mi-bas qui monte
jusqu’au milieu du mollet convient au plus
grand nombre, à condition de s’en séparer
aux premiers signes de relâchement du bord
élastique. Le coton, le cachemire et la laine
sont plus chauds en hiver. Mais le fil
d’Ecosse reste la matière reine dans les
chaussures de ville.
Attention, la mention n’est pas en soi un
gage de qualité : tout dépend de la nature du
coton utilisé. Des renforts plats aux pointes et aux talons indiquent un remaillage fin et un article plus agréable à
porter. Le confort d’enfilement dépend beaucoup du nombre d’aiguilles utilisées au tricotage : on peut tester la
souplesse et la tenue du produit en tirant sur la tige pour éprouver son élasticité. Les chaussettes se lavent à
l’envers et ne supportent pas le sèche-linge. Les côtes larges donnent toujours un coup de jeune aux chevilles.
Enfin, malgré le retour en grâce de la fantaisie, le blanc reste, jusqu’à nouvel ordre, proscrit en dehors des tenues
sportives.
(Le Figaro Magazine)
(Suite de la page 5)
douzaine de coloris sous le nom
Mazarin Grand Faiseur
développée en collaboration avec le
très protocolaire tailleur parisien
Starck & Sons.
Pour habiller ses chevilles de bleu
roi, fuchsia ou citrouille, on peut
faire confiance aux classiques testés
et approuvés, comme Falke et
Gallo. Ou tenter les petits nouveaux
plus confidentiels qui surfent sur la
tendance, parmi lesquels
Archiduchesse vaut le détour. Mais
pour les rayures et les motifs
inventifs, Paul Smith reste une
référence difficile à détrôner.
« L’idée m’est venue il y a des
années, quand j’ai voulu égayer le
style de l’homme avec un peu de
couleur, explique le créateur
britannique. J’ai pensé qu’au début
il était plus judicieux de l’utiliser
sur de petites pièces, les boutons de
manchette, les cravates et, bien sûr,
les chaussettes. » Avec une offre
pléthorique dès le milieu des années
90, la griffe impose sa
philosophie du détail comme
signe de richesse intérieure.
Chaque saison décline une
cinquantaine de modèles,
dans plusieurs coloris. Stars
de l’hiver, les chaussettes aux
imprimés lunaires s’accordent
aux silhouettes de la
collection de prêt-à-porter. La
fantaisie à l’épreuve du
temps : le comble du chic.
(Source : Le Figaro
Magazine)
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Mode
7
SOCKS
SOCKS
Nouvelles
Comme en prison
ou dans un
vestiaire, lieux
confinés par
excellence, la
baraque de
chantier révèle une
multitude d’arômes
de mâles. De quoi
faire le bonheur
d’un fétichiste prêt
à se soumettre
pour le plaisir...
(pages 8 et 9)
Un chantier chez
un particulier n’est
pas toujours
exempt de
surprise. Une
conduite
inappropriée peut
vite se transformer
en “délire” sexuel
(pages 10 et 11).
Deux récits bien
hard de
domination, à
consommer sans
modération.
Baraque de
chantier
V
incent passe tous les jours
devant le chantier du métro
en construction. Il ne peut
s'empêcher de jeter chaque fois un
coup d'oeil sur les ouvriers en tenue
de travail et en bottes et chope à
chaque fois la trique quand il les
voit sortir de la baraque de chantier.
Ce soir, le chantier est vide. Et la
porte de la baraque est ouverte. Ça
l'étonne. Par l'ouverture, il voit des
pantalons de chantiers bien crades
suspendus aux patères et plusieurs
paires de bottes par terre. Vincent
sent son sexe durcir et, pensant que
tous les ouvriers sont partis, pénètre
sur le chantier et rentre dans la
baraque. A peine à l'intérieur, il se
jette sur une des paires de bottes et
se met à les sniffer. Elles sont
encore humides de transpiration et
une forte odeur de panards lui
monte aux narines. Il ouvre alors sa
braguette et se met à se branler. Il
frotte avidement sa queue gonflée
sur le bout acier de la botte et sur la
semelle crade. Soudain il entend du
bruit à l'extérieur et à peine veut-il
reposer les bottes et rentrer sa queue
que déjà un ouvrier est entré dans la
baraque. C'est un petit gros dans la
cinquantaine avec un ventre énorme
qui dépasse de son ceinturon. Il
porte un pantalon orange dégueu,
des grosses pompes de sécurité et sa
chemise à carreaux est pleine de
taches de sueur. Il gueule à Vincent:
« Qu'est ce que tu fous là ? Le
chantier est interdit, tu sais pas
(Suite page 9)
8
SOCKS
(Suite de la page 8)
lire ? » Vincent, rouge de honte,
bafouille. L'ouvrier lui dit alors qu'il
observe son manège depuis
longtemps, quand il arrête sa voiture
le matin et observe les ouvriers sur
le chantier. « Je suis sûr que tu te
branles, cochon ! Ben, je vais t'en
donner, salope. Fous-toi à
genoux ! » Comme Vincent hésite,
l'ouvrier lui fout une baffe et la
salope se met à genoux. Puis il ôte
une de ses godasses. L'odeur de
panards qui se dégage
immédiatement est insoutenable. Le
salaud doit pas se laver les pieds et
jamais changer de chaussettes.
« Ouvre ta gueule, cochon ».
Vincent s'exécute et le petit gros lui
enfonce son panard dans la gueule
en lui donnant l'ordre de lécher. La
grosse chaussette est humide et
suinte dans la gueule de Vincent.
Celui-ci ne peut s'empêcher de
bander et sa bite est bien raide. « Je
vois que ça te plaît, cochonne.
Allez, mieux que ça, lèche et aspire
la bonne odeur ! » L'ouvrier jouit
du spectacle et frotte sa braguette
crasseuse. Il retire alors son panard,
9
LA GROSSE
CHAUSSETTE
EST HUMIDE ET
SUINTE DANS LA
GUEULE DE
VINCENT.
saisit la tronche de Vincent par les
cheveux et lui enfonce son groin
dans sa grosse godasse de chantier.
Il enlève la seconde et va chercher
une paire de bottes qu'il enfile. Elles
sont pleines de boue et puent à fond.
Quand Vincent reçoit l'autorisation
de sortir sa tronche des Caterpillar,
l'ouvrier est debout devant lui,
jambes écartées. Sous sa braguette,
on voit se dessiner sa grosse bite. Il
bande comme un taureau. Il donne à
Vincent l'ordre de déboutonner la
braguette. Celui-ci s'exécute sous la
menace d'une nouvelle baffe et
tombe sur un slip douteux au bon
arôme de pisse et de foutre.
L'ouvrier sort alors sa queue et se met à
uriner sur ses bottes avant de donner à
Vincent l'ordre de lécher le caoutchouc
dégueulasse et plein de pisse. « Allez,
récure avec ta langue, t'es bonne qu'à
ça, sous-merde ! » Vincent obéit. Il sait
maintenant qu'il a trouvé ce qu'il
voulait.
L
'ouvrier appuie sa grosse bite
contre les fesses de Vincent et
s'enfonce dans son cul d'un coup sec.
L'esclave a l'impression de se faire
déchirer le fion et hurle comme un
goret. « Gueule encore plus, sale
chienne ! Je vais te faire mal, ça
m'excite » Et sitôt dit, il pilonne encore
plus fort le cul de Vincent. Celui-ci sent
la bite de la brute encore grossir et
durcir en lui. Ce type est un vrai
taureau. « Tu l'aimes ma grosse bite ?...
Allez, dis-le que t’aimes ma bite
d'ouvrier ». Vincent gémit de douleur.
« Tu vas le dire, salope ? » Et la brute
lui tord les couilles avec sa grosse
pogne. « Je vénère votre grosse bite
(Suite page 10)
SOCKS
(Suite de la page 9)
maître », murmure le soumis.
« C'est mieux, ma pute », grogne
l'ouvrier, « Et dis-moi pas que t'as
mal, avec toute la merde que t'as
dans le cul, ça glisse comme dans
du beurre ».
témoignage
Des chaussettes CK sur le chantier
I
l continue à défoncer le cul et
chope une chaussette sale qui
traîne par terre pour la foutre sous
le nez de Vincent. « Tiens, sniffe
la bonne chaussette au gros
Roger, elle est encore humide. Je
vois que ça t’excite. » En effet,
l'odeur de la chaussette militaire
qu'il doit sniffer fait bander
Vincent et le fait un peu oublier la
matraque qui le pilonne.
« Patience, tu vas pas lécher que
ses chaussettes, ma truie. Il doit
passer tout à l’heure et sera
sûrement content de te faire
goûter son gros cul ». Et à peine
a-t-il dit ça que l'ouvrier balance
sa purée dans le cul de Vincent. Il
ressort sa pine. Elle est maculée
de foutre et de brune de merde.
« Regarde dans quel état t’as mis
la bite de ton maître, grosse pute!
Va falloir nettoyer ça avec ta
langue ! » Il balance alors une
énorme baffe à Vincent, s'assied sur
la banquette et fout son esclave à
genoux entre ses cuisses en le tirant
par les cheveux. Et aussitôt il
enfourne sa bite dans la gueule du
soumis. « Nettoie, et comme il faut
ma chienne ! Sinon je te cogne ! »
Et pour lui donner le rythme
l'ouvrier écrase les couilles de
Vincent sous ses coups de bottes.
Grocochon
e suis un travailleur dans la construction. J'ai un collègue
hyper chaud et excitant. Il a 27 ans, se nomme Shane et
passe en permanence devant moi, transpirant et en
sueur... Il est vraiment hyper sexy ! L'autre jour, lorsque nous
sommes arrivés à la boutique, après avoir déchargé tout notre
matériel et les équipements de travail, j'ai remarqué le sac de
gym de Shane dans un coin. Dès que les autres gars furent
partis et après m'être assuré d'être seul, j'ai ouvert son sac et j'ai
trouvé une paire de cho7 CK. Elles étaient grises de saleté et
très humides. Rien qu'en matant ça, je me suis paluché au
travers de ma poche de pantalon : je bandais déjà à mort ! J’ai
pris ses cho7 et les ai mises dans ma poche.
J
Le soir venu, j'ai prétexté devoir ranger la boutique pour rester
seul et être tranquille un long moment. J'ai alors sorti les CK de
Shane de ma poche et les ai sniffées comme un malade pour
sentir toutes les odeurs de ses pieds. J'ai même découvert des
traces de jute sur ses cho7 ! J'étais tellement excité que j'ai
attrapé ma cam dans mon sac à dos et que j'ai décidé de me
filmer en me branlant sur ses CK pour ajouter mon foutre chaud
au sien.
Je ne suis pas certain de lui rendre ses cho7, je pense en
profiter encore un peu ! D'ailleurs, je les ai mises sitôt après
avoir juté dessus ! Je sentais sa transpiration humidifier mes
pieds propres comme si je les plongeais dans une mixture
infecte tandis que les souillures de ma jute transperçaient le
coton pour se coller contre mes jambes.
10
SOCKS
En images
J
e bosse aux espaces verts
pour une commune de
Seine-Maritime et je mène la vie
dure à mes cho7 : les ongles
longs qui coupent le bout des
cho7, c’est pas cool, des trous
béants aux talons à cause des
chaussures de sécurité…
Devant les potes du vestiaire, qui
n'a jamais eu la honte de se
désaper et de faire voir son slip
avec une trace au cul ou le
devant jauni par le pipi mal
égoutté au-dessus des chiottes ?
Pareil pour les cho7 : on se
change comme si de rien n'était,
bref moi, mes cho7 au boulot durent
une journée, j'en change une fois
par jour quand j’ai pas le choix et si
je traîne deux jours de suite bonjour
l'odeur dans le vestiaire. Je suis sûr
de me faire vanner par les
collègues.
De toute façon, moi je kiffe, comme
tout mec soumis, de mater et de
me faire mater le paquet et les
cho7. Déjà petit, quand avec nos
voisins on se montrait à moitié à
poil pour des gages, je garde des
souvenirs géniaux de cette époque
où je portais des cho7 de
couleur sombre de préférence pour
ne pas trop voir qu’elles sont sales
dessous. Depuis que je travaille, j’ai
remis des cho7 blanches et je kiffe
de les voir se salir au bout d’une
journée de labeur manuel même si
ensuite c’est dur à laver pour leur
redonner leur belle couleur
d’origine.
(slipdemec.centerblog.net)
11
SOCKS
Un chantier pas
comme les
autres...
dans l'appartement. J'ai néanmoins
repéré une grande structure
métallique où y étaient entreposées
diverses skets de marque dont je
suis friand, des rangers, des paras,
des santiags... Je me suis tellement
mis à genoux pour m'occuper des
pieds de mes potes masters que ce
genre de chaussures n'a plus aucun
secret pour moi, je les repère au
premier coup d’œil.
L
E
n tant que peintre, je passe
le plus clair de mon temps
sur les chantiers. Vendredi dernier,
mon responsable me fait savoir qu'il
sera absent et que je vais passer ma
semaine chez un particulier, ce
dernier ayant son séjour à refaire.
Le lundi à 8 heures, me voilà devant
la porte du client avec mon matériel,
sapé en survêt et en TN. Je vais
toujours sur les chantiers habillé de
cette façon. Bref, je sonne et la
porte s'ouvre quasi instantanément,
créant un effet de surprise, à croire
qu'il m'observait par l’œilleton de la
porte d'entrée... Je découvre alors un
mec, la trentaine, crâne ras, bonne
barbe de trois jour taillée,
visiblement musclé comme il faut,
regard profond, un visage fort bien
dessiné qui m'a plu de suite. Je lui
fais un timide sourire et il m'invite à
entrer afin de me faire visiter la
pièce à rénover. Il a commencé par
me dire: « Je suis quelqu'un de
simple, entre jeunes, on va se
tutoyer, ceci n'est pas négociable. »
Je pressentais déjà, à entendre sa
belle voix grave, une certaine forme
de domination, si subtile fût-elle.
J’acquiesçai en faisant un sourire un
peu surpris. Il faut dire qu'il a
l'apparence d'un mec à ne pas
contrarier, malgré qu'il soit sapé en
cycliste. Il se préparait à partir à
vélo quand je suis arrivé. Nous
parlementons de son projet et, suite
à cela, il me demande si je désire
partager un café avec lui. Suite à ma
réponse favorable, nous nous
rendons dans la cuisine. Je puis
constater en m'y rendant le désordre
e client, que l'on va nommer
ici Kevin, me fait signe de
m’asseoir. Il s’avance vers moi pour
déverser le café dans la tasse, et, les
chaises étant basses, je me retrouve
quasiment à hauteur de ses hanches.
La température montait en moi. En
effet, la tenue de cycliste de Kevin
laissait clairement apparaître que ce
dernier avait l'air monté comme un
dieu... J'essayai de penser à autre
chose car c'est clairement un
problème que d'avoir une gaule
d'enfer quand on porte un survêt...
Devant les clients, ça le fait pas !
D'autant plus qu'il n'a vraiment pas
l'air homo... Lui, étant resté debout
dans sa belle tenue en lycra, appuyé
sur le plan de travail de la cuisine, il
a capté direct que je n'observais pas
le plafond ! C'est alors que j'ai
croisé son regard, et, m'attendant
plutôt à un regard gêné ou furieux,
j'ai pu apercevoir un petit sourire en
coin, mais il ne souhaitait
visiblement rien laisser
transparaître. « Bon, me dit-il, je
vais prendre l'air ! Je serai de
retour d'ici deux petites heures, fais
comme chez toi ! » Sans dire un mot
de plus, il claqua la porte et
j'entendis peu à peu le bruit qui
caractérise les chaussures de vélo
s’éloigner dans la cage d'escalier.
J'en profitai alors pour voir d'un peu
plus près ce qui m’avait sauté aux
yeux quelques minutes auparavant,
à savoir ces chaussures rangées dans
la pièce voisine... En réalité, cette
pièce devait lui servir de dressing,
car elle ne contenait que de quoi
s'habiller. Sur la penderie, des
chemises, des costumes, des vestes,
rien de plus banal. Je me dirige
(Suite page 13)
12
SOCKS
— T'es passé par la salle
de bain visiblement ?
Lui sortant un « Non ! »
un peu confus, il ajoute
d'un ton sec :
— T'as fais quoi avec
ça ? Je peux savoir ?
Allez expliquer à un
client que vous vous
amusez à sniffer ses
chaussettes sales pendant
qu'il s'absente... Je ne
répondis même pas,
aucune excuse ne me
venant à l'esprit pour
justifier un tel acte !
(Suite de la page 12)
alors vers cette étagère, où les
TN, les Shox, les Air max et
les Adidas côtoient les
rangers, les paras militaires,
les santiags, les chaussures de
moto... Je ne résiste
évidemment pas à mettre mon
nez dans quelques paires, c'est
un pur bonheur que de sniffer
les chaussures d'un beau mâle
pareil !
Ensuite (ma curiosité me
perdra), je me dirige vers
l'armoire afin de voir ce que
cette dernière peut contenir. Et
là, en ouvrant les portes,
grande surprise ! Un paradis
pour un kiffeur comme moi !
Des survêts à foison, des
tiroirs entiers de chaussettes et
de boxers d'une marque bien
connue des gays, des
manteaux, des pantalons de
cuir de moto, des jeans, des
tenues de foot... Bref, les
panoplies parfaites pour un
bon kiffeur ! Aucun doute ne
m'est permis quand je tombe
sur un DVD de Citebeur, mes
soupçons étaient vrais ! Mais
mon enquête me fait perdre du
temps, il va falloir me mettre
au taf, car je prends du
retard...
J'étais à genoux pour
décoller les plinthes, il
s'est approché, il était
encore en tenue de vélo,
est resté debout devant
moi, à me regarder avec
des yeux de tueur... C'est
alors qu'il me dit :
— Tu restes déjeuner avec moi
aujourd'hui !
J
J
'entends tout à coup la
porte d'entrée qui se
referme, c'était Kevin qui
revenait de balade. Il entre
dans la pièce pour me dire
qu'il est rentré, en profite pour
jeter un coup d’œil. J'ai senti
dès son passage dans la pièce
une forte odeur de mâle
transpirant au travers son
cycliste, le genre de chose qui,
vous savez, fait tout de suite
kiffer un soumis comme moi !
Je restai dans mes pensées
quand j’entends Kevin s'exclamant :
— Ah, qu'est-ce que cela fais là ?
D'un coup, je me souvenais que
j'avais fait un passage dans sa salle
de bain, avait récupéré des
chaussettes visiblement bien portées
pour y mettre mon nez dessus !
13
Mais, en retournant dans la pièce où
je travaillais, j'avais complètement
zappé de les remettre à leur place...
Que dire dans cette situation ? Je
restais muet quand j'entendis Kevin
revenir, la paire de chaussettes en
question dans la main !
e me pensais tranquille
jusqu'au déjeuner quand
j'entends Kevin dire « Viens
ici ! » Je me suis dirigé avec une
certaine excitation vers la salle
d'eau, j'entre et je le vois qui
n'était toujours pas changé, ni lavé
visiblement !
— Que puis-je faire pour toi ?
Kevin me répond :
— J'ai la flemme de prendre une
douche, et c'est bien, car j'ai une
lope à ma disposition, tu sais ce
que ça signifie !
Je savais que trop bien ce que
cela pouvait signifier ! Kevin a
alors pris un malin plaisir à me
prendre par les cheveux, me
mettre le nez sous ses bras.
Ensuite il me jeta au sol, enleva
tranquillement sa tenue en lycra,
puis me fit un signe de la main,
me demandant d'approcher.
— Tire la langue maintenant, et fais
ton taf !
Je m’exécutais et léchai chaque
partie du corps de ce mâle brut
sentant à souhait la transpiration,
que j'entendais gémir de plaisir à
(Suite page 14)
SOCKS
(Suite de la page 13)
chaque coup de langue que je
m'appliquais à faire. Tout y est
passé : les aisselles, le dos, les
pieds, absolument tout ! Au bout
d'une quarantaine de minutes, il me
dit :
— C'est bon le chien, t'as bien fais
ton taf, t'auras droit à manger ce
midi ! Retourne travailler
maintenant, je t'appellerai quand ce
sera prêt !
U
ne petite heure plus tard, je
l'entends m’appeler. J'avais
déjà décollé la moitié du papier de
la pièce, ça avançait bien. J'arrive
dans la cuisine, deux couverts
étaient installés à table et le repas
semblait prêt. Il y avait une assiette
pour moi, avec un monticule assez
impressionnant de pâtes à la
bolognaise, ou en tout cas ce qui
semblait en être. Lui aussi avait une
plâtrée de pâtes à la bolognaise,
mais il a bien fait attention à ne pas
mélanger les assiettes...
— Je n'ai plus qu'à te souhaiter un
excellent appétit, je te dirai ensuite
tout ce qui compose ton repas. Si tu
manges toute ton assiette, tu auras
le privilège de manger à table avec
moi. Mais si ce n'est pas le cas,
alors tu devras manger à mes pieds
pour le restant de la semaine ! m'at-il lancé.
La sauce bolognaise avait un aspect
assez suspect. Il y avait bien de la
tomate mais la farce avait un goût
assez répugnant. Malgré tout, j'ai
mangé toute mon assiette alors que
lui se fendait vraiment la gueule
sans se cacher.
— Tu as soif ? me demanda-t-il.
Je lui réponds que oui, car j'aimerai
beaucoup faire descendre cette
mixture de mâle. Il me verse donc
de l'eau, et y met un glaçon à
l'intérieur.
— J'ai pour habitude de garder des
glaçons de mon sperme pour les
grandes occasions ou pour les lopes
d'excellence qui viennent travailler
chez moi.
L'assiette terminée, Kevin me
demanda si je voulais savoir ce que
contenait cette sauce bolognaise. Je
lui dis que j'en ai très envie, même
si j'ai un peu peur...
— Outre de la sauce bolognaise en
boîte, j'ai ajouté le jus des
chaussettes de mon footing de ce
matin.
Je crois que l'unique pensée qui me
vint à l'esprit est : "J'aime ce mec".
Il m'impressionne par son goût du
dégueulasse, il est pervers à souhait,
et l'humiliation est un moteur dans
la relation qu'il a créée pour moi.
Thekevin25 (GE)
14
SOCKS
Insolite
Pour cette recette, il vous faut :
- Une casserole ;
- De bonnes vieilles chaussettes
dégueulasses (il faut
prendre des chaussettes qui
ont servi de longues heures,
bien transpirantes).
Mode d’emploi :
- Il est important de bien
faire bouillir les
chaussettes ;
- A ébullition, retirez les
chaussettes, les mettre de
côté ;
- Boire le contenu de la
casserole, véritable jus de
chaussettes (la première
gorgée peut être
dégueulasse mais il faut
se dire que ça contient
beaucoup de vitamines
pour le corps : l’équivalent
de 82 oranges, 44 kiwis,
23 bananes, 37 pruneaux,
116 melons, 6 oignons et
une fondue au fromage) ;
- Une fois terminé le
contenu de la casserole,
reprenez les chaussettes
mises de côté afin de les
essorer de vos mains pour
en récolter tout le potentiel
et obtenir de cette façon
ce qu’il reste de liquide
« aromatisé ».
Attention : vous risquez de
puer de la gueule après !
Servez-vous en
jus de chaussettes !
Qui, par curiosité, n’y a jamais
pensé ?
(d’après « L’étrange
expérience » de legrandjd,
You Tube)
Autre petite recette : on
prend de vieilles
chaussettes trouées, ou
encore perdues puis
retrouvées sous un tas
de poussière un ou deux
ans après ; on fout le
tout dans un mixer puis
on met la fine poudre
infâme dans un filtre à
café que l’on fout dans
la cafetière… On remplit
d’eau et on lance la
machine comme pour
faire un café…
A déguster bien chaud,
c’est encore plus infect
(enfin je pense, parce
que malgré mes
conseils en la matière,
j’ai jamais essayé, allez
savoir pourquoi…)
(www.galc.fr)
Ajoutez l’eau bouillante, laissez infuser, buvez... Si ça vous
tente !
Jus de chaussette, une marque sportwear
Créée par des rugbymen pour les amoureux du rugby, les collections Jus de chaussettes
proposent une nouvelle idée du rugbywear : un esprit ludique pour des vêtements aux coupes et
matières très agréables à porter. L’accent est mis sur la qualité et le design exclusif des produits,
fabriqués en petites séries et avec rigueur. Les modèles Jus de chaussettes
Fines, en coton spandex de couleur grise, véhiculent les valeurs fortes du rugby, chères aux initiés, à savoir l’amitié, le
e
discrète sur la partie visible de la jambe,
respect, le courage, l’esprit d’équipe et… la 3 mi-temps !
elles sont rayées sur la partie cachée par
Le choix du nom, volontairement décalé et humoristique, parle de lui-même et
la chaussure (environ 10 euros).
illustre parfaitement l’image de la marque : un style sportwear de qualité pour
tous les hommes.
15
SOCKS
Nouvelle
Paul, une relation compliquée
C’est bien ma veine... Il faut
toujours que je fasse la connaissance
du beau mec qui ne s’assume pas.
C’était encore le cas de Paul, actif
avant tout et dominateur pervers.
par Pascal
C
e matin au boulot j'ai
croisé Paul, un nouveau
dans l’entreprise que je
connaissais pourtant déjà
de vue. C’est un trop bogoss, aux
cheveux noirs courts légèrement
gélifiés, un peu timide mais au
sourire tellement irrésistible. A ses
pieds, des Stan Smith blanches
immaculées et des chaussettes
noires qu’il portait avec élégance...
Le pur style minet !
Trois jours plus tard Paul porte
toujours des chaussettes noires. Je
ne sais pas si ce sont les mêmes
qu'en début de semaine mais j'aime
imaginer que oui. Alors elles
doivent au moins commencer à
sentir. Quand tu veux, Paul, pour un
décrassage en règle !
Paul a accepté de passer à la
maison... Il est là, devant la télé, ses
Stan Smith sur le bord de la table
basse, ses chaussettes noires bien
visibles... Je le rejoins... Advienne
que pourra !!!
Putain, j’ai mal au cul ce matin
après le passage de Paul… Sous une
timidité apparente, ce jeune mec est
un baiseur du tonnerre ! Je lui avais
demandé de se mettre à l’aise en
enlevant ses Stan Smith. D’abord
réticent, il a finalement accepté et
c’est alors qu’une délicieuse odeur
de pieds s’est évaporée de ses
chaussettes noires. Je les ai sniffées
sans que ça le dérange, il se tripotait
même sous son jean et
quand il a sorti sa queue,
elle était tendue comme
une trique. Je lui ai
demandé s’il voulait me
la mettre dans le cul. Un
simple sourire m’a fait
comprendre qu’il
n’attendait que ça… Je
l’ai sucé pour bien
saliver et lui ais ouvert
mon cul. Sans hésitation,
il m’a pénétré avec une
énergie telle que je me
suis souvent trouvé à
hurler sous ses coups de
bite vigoureux… Il
cache bien son jeu ce
jeune Paul… Sous ses airs réservés,
il donne l’apparence d’un ange mais
il peut vite se transformer en petit
diable quand il s’agit de sexe…
Paul, j’espère qu’on se reverra… Ce
que je ne doute pas. Il dit aimer les
filles mais je crois plutôt qu’il en a
un peu peur… En attendant, ça
m’arrange bien…
D
epuis aujourd’hui Paul
porte des Nike noires et
des chaussettes blanches,
il m'évite... Il ne veut à
aucun prix laisser croire que nous
sommes intimes, ce serait trop la
honte pour lui de fréquenter un
homo car ce serait faire injure à sa
virilité de jeune mâle ! Ah, ses
préjugés !
Je ne m'y attendais pas mais Paul est
passé me voir... Il est derrière moi,
là, à me faire des bisous à la base du
cou pendant que je réponds à mes
potes Facebook... Il est adorable... Il
a enlevé ses skets et se déplace en
chaussettes, leur odeur commence à
me titiller le nez… J'ai posé ma
main sur sa braguette, il bande... Je
crois que je vais passer une bonne
soirée et une bonne nuit à me faire
casser le cul... On est chauds tous
les deux... Je finis de tchater avec
Didi, une pure salope avec toujours
le feu au cul… Par jalousie, je crois,
Didi se montre désagréable sur la
fin de notre conversation et me
reproche d’étaler ma vie sexuelle
sur FB… Je le provoque un peu en
lui disant que Paul est bien en chair
à mes côtés alors que lui n’est que
(Suite page 17)
16
SOCKS
(Suite de la page 16)
virtuel et je lui transmets un bisou
de la part de Paul mais Didi me
répond sèchement que lui n’est pas
disposé à lui envoyer un bisou…
D’ailleurs peut-être m’aura-t-il viré
de la liste de ses amis d’ici au
lendemain, écrit-il encore… Je suis
contrarié… Paul me reproche alors
d’accorder trop d’importance à ces
soi-disant « amis » FB… Je prends
quand même ma dose d’effluves de
chaussettes mais il jouira grâce à ma
fellation et je n’aurai donc pas droit
à sa belle queue entre les fesses…
J’ai croisé Paul depuis notre dernier
week-end plutôt raté... Ah, son
regard ! Mélange de compassion et
de désir ! Il trouve que je suis trop
dépendant de FB, il dit que la réalité
d'un mec, c'est toujours mieux !
Comme il a raison, mon p'tit Paul !
T’inquiète, tu peux passer quand tu
veux, je serai tout à toi et seulement
à toi, mon amour !!!
Il est incroyable, Paul ! Quand je le
vois au boulot ou avec des potes, il
17
LUI QUI CHANGE
DE CHAUSSETTES
TOUS LES JOURS
PARCE QU’IL
TRANSPIRE BIEN,
IL LES AVAIT
GARDÉ TROIS
JOURS POUR
MOI…
m'ignore... Pas un sourire, pas un
clin d'oeil qui me ferait tellement
plaisir ! Je trouve sa timidité un peu
excessive ! Je ne sais pas si je le
verrai ce week-end... Je ne sais plus
quoi penser de ma relation avec
Paul ! « Saute lui dessus, looool »,
m’écrit Matt sur FB. Comme il se
cherche sexuellement, je ne peux
pas être trop brutal avec lui, je
risque de le perdre pour toujours...
Je dois m'adapter...
Ces derniers jours j'avais le moral
dans les chaussettes ! Ce matin, un
rayon de soleil a illuminé ma
journée, j'ai eu droit à un joli sourire
de Paul. Il me tue ce p'tit mec, j'suis
encore plus amoureux !
T
rop bonne soirée avec
Paul. Lui qui change de
chaussettes tous les jours
parce qu’il transpire bien
des pieds, il les avait gardé trois
jours pour moi… Je me suis régalé.
Puis il m’a troué le cul comme un
beau diable par deux fois. Je sentais
sa sueur couler le long de ma raie
pendant qu’il me pilonnait. Qu’il
fait ça bien, ce p’tit mec… Il a
dormi avec moi cette nuit, sa tête
sur ma poitrine. Ne dit-on pas que
c’est en regardant un garçon dormir
qu’on sait si on en est amoureux…
Pour Paul, je sais que je l’aime
même si pour lui ce n’est pas la
finalité. Il m’a dit qu’il est bi et qu’il
ne s’engagera pas avec un mec. Il
est parti ce matin après un petit
(Suite page 18)
SOCKS
(Suite de la page 17)
déjeuner au lit à nous caresser et
faire des câlins. Il a enfilé les
chaussettes neuves que je lui ai
donné (j’en ai toujours en avance)
parce que les siennes étaient encore
humides de ma salive après avoir
été mâchouillées toute la soirée…
Reviens vite p’tit Paul pour me faire
du bien…
Mon trou en appétit d’une queue,
Paul ne venant pas, personne pour
combler le manque, qu'est ce que je
vais m'emmerder !
Paul m’a toujours dit qu’il n’avait
pas de compte FB, mais quand j’ai
posté : « Je dégouline de mouiller
du cul… Je veux une queue, vite…
Je suis cho bouillant les mecs », il
s’est pointé une heure après, l’air de
rien, s’est jeté sur le canapé devant
la télé avec moi et puis tout s’est
précipité… Il a posé son bras
derrière ma nuque, a approché son
visage vers le mien, m’a gentiment
effleuré les lèvres pendant qu’il
retirait ses Nike et que l’odeur de
ses fines chaussettes noires me
parvenait aux narines. Ça faisait
quelques semaines que son
indifférence à mon égard était
patente, j’avais arrêté de m’en
offusquer et voilà qu’il est là à me
brancher comme un jeune mâle en
manque… J’ai sniffé ses pieds
humides et je lui ai donné mon
cul… Mon « bébé » m’a baisé
pendant près de 20 minutes, dans
toutes les positions, alternant
sensualité et virilité… Il m’a dit en
partant : « Je t’aime bien, mec, mais
je suis pas pédé ! » De quoi me
remettre les pieds sur terre et me
morfondre dans ma situation de gay
incompris… Putain de vie de
merde !!!
C
e jour-là, il fallait que
j’ose, il fallait que je
sache jusqu’à quel point
Paul tenait à moi, il fallait
que je l’encule (j’en avais trop
envie, putain !) et ce malgré ses
dénégations répétitives quant à son
homosexualité… Après lui avoir
sniffé ses chaussettes à fond
(comme d’habitude), je me suis
retrouvé à le sucer
avant ce qui
m’attendait : une
défonce vigoureuse de
jeune mâle… Je
m’appliquais à gober sa
queue le plus
profondément possible
quand j’ai tenté un
doigt vers son anus. A
l’instant où Paul a senti
ce contact contre son
trou, hermétique
comme une porte de
prison, il m’a repoussé
avec une telle violence
que je me suis retrouvé
étendu sur la moquette.
Il a pris ses chaussettes
salivées et les a fourré
dans la poche de son
sweat, a remis ses skets
sur ses pieds nus et m’a
hurlé : « J’suis pas
pédé, je me laisse pas
mettre par qui que ce
soit et même par toi…
Va te faire foutre
pédale ! » a-t-il encore
crié en claquant la porte
de l’appart. Depuis,
Paul me regarde en chien de faïence
et j’ai dû mettre un terme à mes
illusions, je l’ai définitivement
perdu…
Je vois souvent Paul en compagnie
de collègues communs : il plaisante
avec eux, ceux-ci me saluent, lui
m’ignore, baissant la tête comme si
croiser mon regard lui était
insupportable. Son désintérêt me fait
l’effet d’une gifle ! Quelquefois, je
vois ses chaussettes à la limite d’un
jean qui tombe trop juste sur ses
skets. J’ai mal en pensant à leur
odeur à jamais interdite !
Paul a déposé dans ma boîte à
lettres une enveloppe contenant une
paire de chaussettes dont l’une est
trouée. Elles sentent plus fort que
celles que j’ai connues à ses pieds :
il a dû les porter plus longtemps que
d’habitude en sachant qu’il allait les
jeter… Se voulant ironique et
culpabilisateur, il m’écrit : SNIFFE
BIEN, SALOPE, TOI QUI LES A
TELLEMENT MACHÉES ! PENSE
À MON CUL QUE T’AURAS
JAMAIS ! PRENDS-EN QU’À TOI
SI T’AS TOUT GACHÉ !
Deux mois ont passé mais je suis
toujours amoureux de ce gosse ! Je
renifle toujours ses chaussettes
aujourd’hui asséchées de leur sueur
initiale. Elles sont comme une
piqûre de rappel, ça me fait
craquer… Je chiale de dépit,
mouillant ses chaussettes de mes
larmes…
« Certains garçons qui n’aiment
que les femmes se laissent
approcher par les invertis, leurs
frères inversés, et toucher par eux.
Ce sont ceux-là qui nous plaisent le
plus. Ceux-là qui nous font souffrir
aussi. » Cette citation du romancier
Philippe Besson résume très
justement le sens de ma relation
compliquée avec Paul.
P.P.
18
SOCKS
Artistes
EXPO « La maculée conception »
Henrik Olesen au musée d'art contemporain de Bâle
D’une salle à l’autre, le vide (muni d’une seule chaussure
d’homme noire portant à l’intérieur une étiquette :
« Authority » ; ou d’une chaussette qui traîne…) entraîne le
plein.
Un, plusieurs corps sont passés par là et dérivent, comme en
témoigne la dérivation situ-queer de Robert Morris (Box with the
Sound of its Own Making), où les bandes magnétiques du bruit de
la fabrication de l’exposition sont jetées dans une boîte de pompes
Adidas. Restent, sous forme de panneaux, des données intéressant
l’histoire de l’homosexualité et son actualité.
(le-beau-vice.blogspot.fr)
DESIGN Sneaker lampe
Fan de baskets et designer industriel, l’Américaine Frances
Ranno ne pouvait pas ne pas coupler ses deux passions.
Résultat : une lampe en forme de sneaker. Sa démarche est
liée à sa propre expérience : « J’ai toujours eu une paire
de baskets aux pieds, dit-elle. Je les trouve fascinantes,
dans le sens où tout le monde en a une paire, ou
presque. »
« La première série que j’ai créée était inspirée d’une
paire de Nike Dunk Hi pour homme. Mon inspiration ne
vient pas d’une paire de Nike spécifique, mais plutôt de
l’identité de la marque. Car Nike a réussi à faire rentrer
l’industrie de la chaussure dans la culture urbaine, les
arts et la musique. Pour moi, Nike semblait donc être un
bon point de départ pour l’inspiration derrière mon
travail. »
(Shoes Up)
MUSIC Histoire d’une
pochette
« Il y avait ce livre de photos « Skins », de Gavin Watson
dans les bureaux de notre label. Le jour où on l’a ouvert,
nous sommes tombés sur la photo du gamin à vélo. On s’est regardé et on a tout de suite su que ce serait la pochette de
l’album. Et finalement je crois que cette image a conditionnée la musique. On avait en tête l’univers de Gavin pendant qu’on
travaillait les chansons. C’est une vraie carte postale de l’Angleterre. Un condensé de culture pop. Il y a un côté assez social
dans les photos de Gavin qui nous a beaucoup plu. »
(Shoes Up)
19
SOCKS
Pub
20

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