Le marché de l`immobilier ancien, une valeur encore sûre

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Le marché de l`immobilier ancien, une valeur encore sûre
LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ | DIMANCHE 4 OCTOBRE 2015 | 11
GRENOBLE ET SA RÉGION
INNOVATION | Sur le parvis de Minatec
GRENOBLE | Le 28e Salon de l’immobilier du Dauphiné Libéré se termine aujourd’hui, à Alpexpo
Wave, une exposition sur
l’ingéniosité collective
Le marché de l’immobilier ancien,
une valeur encore sûre
A
Parmi les exposants de Wave, le collectif La Paillasse, lieu
d’échanges interdisciplinaires, où designers, scientifiques, artistes,
“makers”, entrepreneurs, ingénieurs et citoyens peuvent inventer
librement le futur. Photo Lionel Pralus/Fetart/BNP Paribas
L’
exposition Wave est
ouverte au public jus­
qu’au 10 octobre sur le parvis
de Minatec, à deux pas du CEA et en lien direct avec la Biennale des Sciences/Ren­
contres­i. Wave est une belle initiative de BNP Paribas : il s’agit d’une exposition itiné­
rante mondiale, engagée en septembre 2014 à Paris à la Cite des Sciences et de l’In­
dustrie, sur l’ingéniosité col­
lective, mise en scène par des artistes, des entreprises et des organismes divers.
« Montrer que l’on innove désormais de manière collaborative »
Wave Grenoble met ainsi en avant 20 projets issus de cet­
te ingéniosité collective sur la cocréation, l’économie de partage, le mouvement des “makers” (¹), l’économie in­
clusive et circulaire. Trois projets grenoblois sont mis en exergue : la Casemate, la Coop Infolab (sensibilisation à l’utilisation du numérique et de l’open data) et Magica Vision (produits électroni­
ques pour déficients visuels).
Etienne Barrel, président
de BNP Paribas Rhône­Al­
pes, décrypte : « Cette expo­
sition passe partout, de Palo Alto (près de San Francisco) à Istanbul, et, en France, à Nantes, Marseille, Lille et… Grenoble. L’idée est de montrer que l’on innove dé­
sormais de manière collabo­
rative et “frugale”, avec in­
géniosité, sans pour autant faire appel à des ressources démesurées. Faire plus avec… moins. BNP Paribas est bien présent dans l’inno­
vation, notamment à Greno­
ble. L’écosystème grenoblois
est réputé pour sa labellisa­
tion French tech, parce qu’il compte des acteurs de re­
nom, comme le CEA. C’était naturel de le faire ici. »
Olivier PENTIER
(¹) Cette confédération de
passionnés par la création
d’objets met en place des
communautés pour partager
des équipements, un espace
et des idées.
lors que les nouveaux
projets fleurissent un peu
partout dans l’aggloméra­
tion, un autre secteur de l’im­
mobilier fait de la résistance :
celui de l’ancien. « C’est une valeur sûre, qui peut se louer
plus facilement », explique Vanessa Virgone de l’agence
Audras Delaunois. « Le mar­
ché se porte plutôt bien. On n’a fait que progresser de­
puis notre ouverture en 2012, bien que les prix aient continué à baisser. Ces prix et les taux bas permettent aux gens de racheter même s’ils perdent un peu sur leur projet de vente », ajoute Xa­
vier Escalle, agent immobi­
lier à l’agence Guy Hoquet.
Pour ceux qui achètent leur
premier bien ­les primo­ac­
cédants dans le jargon de la profession­ ce marché est un bon moyen d’accéder à la propriété à des prix moins élevés que le neuf, en dispo­
sant d’une belle surface.
« Environ 80 % d’entre eux vont dans l’ancien, car on a encore des possibilités de plus­value. En plus, il y a un énorme fossé au niveau des prix avec le neuf », précise Séverine Renard, responsa­
ble de l’agence de Pont­de­
Claix de Relaximmo.
Concernant les types de
bien, les petits appartements
(studio, T2) sont les plus pri­
sés, au contraire des maisons
où la tendance est plus com­
pliquée, et certains secteurs se vendent, logiquement, mieux que d’autres. Et les investisseurs, désireux de faire fructifier leur achat et qui représentent une bonne partie de la clientèle, y trou­
vent facilement leur compte. « Si la personne achète à 60 000 ou 70 000 €, il va le rentabiliser tout de suite », indique Vanessa Virgone. Et,
avec les nombreux étudiants
et jeunes travailleurs pré­
sents sur l’agglomération grenobloise, trouver un loca­
taire ne pose pas trop de pro­
blèmes.
Un a priori toujours négatif
Dans l’imaginaire collectif, le
parc immobilier ancien est entouré d’un a priori négatif.
Vétusté, mauvaises perfor­
mances énergétiques, man­
que d’aspects pratiques, autant de défauts qui collent à la peau de ce type de loge­
ments, souvent de manière erronée. « Même dans l’an­
cien, on arrive à avoir de la bonne qualité. Surtout, com­
me les bâtiments ont déjà 20 ou 30 ans, les irrégularités sont donc déjà apparues et ont pu être traitées », rassure
Vanessa Virgone. D’autant plus que, de l’autre côté, il arrive parfois qu’un loge­
ment neuf ne soit pas tou­
jours synonyme de qualité.
Pas de quoi provoquer de
réelle “rivalité” entre les deux pour autant. « Il n’y a pas de raison que ça baisse tant que le neuf reste aussi cher », conclut Vanessa Vir­
gone.
Depuis des années, le marché de l’ancien se porte bien, malgré la baisse des prix. Photo Le DL/Christophe AGOSTINIS
Martial DEBEAUX
Le salon est encore ouvert
aujourd’hui, jusqu’à 19 h à
Alpexpo, 89 avenue
d’Innsbruck. Entrée gratuite.
L’immobilier ancien est un moyen pour les jeunes ménages de devenir propriétaires Photo Le DL/Christophe AGOSTINIS

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