Cover - final.cdr - La Commission canadienne pour l`UNESCO

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Cover - final.cdr - La Commission canadienne pour l`UNESCO
PAVING THE ROAD TO TUNIS-WSIS II
PAVER LA VOIE DE TUNIS-SMSI II
MESSAGE DU PRÉSIDENT
DE LA COMMISSION CANADIENNE
POUR L’UNESCO
MESSAGE FROM THE PRESIDENT
OF THE CANADIAN COMMISSION FOR
UNESCO
La Commission canadienne pour
l’UNESCO est fière de vous présenter les
réflexions de la société civile canadienne
en préparation du Sommet mondial sur la
société de l’information (SMSI) - phase II
qui aura lieu à Tunis en Tunisie, du 16 au
18 novembre 2005.
The Canadian Commission for UNESCO is
proud to present the perspective of
Canadian civil society in preparation for the
World Summit on the Information Society
(WSIS) – Phase II, being held from
November 16 to 18, 2005 in Tunis, Tunisia.
En 2003, la Commission canadienne
publiait un rapport intitulé Information,
Communication et Savoir – Bâtir des
sociétés contemporaines. Ce rapport
donnait les points de vue de la société
civile canadienne en préparation de la
phase 1 du SMSI tenue à Genève en
décembre de cette même année. La
Commission a donc poursuivi son
engagement à donner la parole à la
société civile en organisant une
conférence qui a réuni plus de 200
participants venus de toutes les provinces
et territoires. Cette conférence, tenue à
Winnipeg, au Manitoba, du 13 au 15 mai
2005, était intitulée: Paver la voie de Tunis
– SMSI II : points de vue de la société
civile canadienne sur le Plan d’action de
Genève et résultats possibles de la Phase
II. Les participants ont été invités à
discuter les éléments du Plan d’action de
Genève qui sont les plus pertinents dans le
contexte canadien, à les évaluer et à
présenter des recommandations aux
gouvernements concernés.
En offrant une tribune aux représentants
de la société civile et en se faisant en
quelque sorte le porte-parole de celle-ci, la
Commission canadienne remplit son
mandat de recueillir et de transmettre aux
autorités compétentes les divers points de
vue des groupes et des citoyens.
Si la mondialisation des économies a
généré de l’espoir, elle a aussi donné
naissance à des inquiétudes mondiales.
Ces inquiétudes ont été exprimées sur
In 2003, in preparation for the first phase of
the WSIS, held in Geneva in December
2003, the Canadian Commission published
a report entitled Information,
Communication and Knowledge: Building
Contemporary Societies, which presented
the points of view of Canadian civil society.
The Commission then pursued its
commitment to giving a voice to civil
society by organizing a conference that
brought together over 200 participants
from every province and territory. Held in
Winnipeg, Manitoba from May 13 to 15,
2005, the conference, entitled Paving the
Road to Tunis - WSIS II: The Views of
Canada's Civil Society on the Geneva Plan
of Action and the Prospects for Phase II,
invited participants to initiate discussion on
the elements of the Geneva Plan of Action
that were most relevant to the Canadian
context, by assessing and presenting
recommendations to the governments
involved.
By offering representatives from civil
society a forum and by becoming the
forum's messenger of sorts, the Canadian
Commission is fulfilling its mandate to
gather and share the various viewpoints of
groups and citizens with the competent
authorities.
Although the globalization of economies
has generated hope, it has also given rise
to global concerns. These concerns have
been expressed across the networks of the
Web, which offers unprecedented
empowerment and serves as a place to
express a new commitment to peace,
tous les réseaux de la Toile. Celle-ci offre
une autonomisation sans précédent et sert
de plate-forme pour exprimer un nouvel
engagement en faveur de la paix, de la
justice, de la transparence, de la bonne
gouvernance, du respect des droits de la
personne et des principes démocratiques –
de si nombreux éléments chers aux
aspirations de l’UNESCO et de tout le
système des Nations Unies.
La Commission canadienne pour
l’UNESCO croit que la démocratie se
réalise pleinement grâce à une
participation véritable et un engagement
des citoyens dans de tels débats.
L’émergence d’une société civile
pancanadienne qui se fait entendre et qui
unit ses efforts à ceux de la société civile
globale grâce aux technologies est un
signe encourageant d’un changement
positif pour une plus grande participation
des citoyens. Et nous croyons que cet
apport de la société civile dans les débats
nationaux et internationaux doit s’inscrire
dans les stratégies de tous les États
soucieux de leur avenir et de celui de leurs
concitoyens.
Comme le mentionnait Fernando Henrique
Cardoso, président du Groupe de
personnalités éminentes sur les relations
entre l’Organisation des Nations Unies et
la société civile, dans sa lettre d’envoi
présentant le rapport du groupe à Kofi
Annan, Secrétaire général des Nations
Unies :
« La montée de la société civile est bien
l’un des événements majeurs de notre
époque. La gouvernance mondiale n’est
plus du seul ressort des gouvernements.
La participation et l’influence croissantes
des acteurs non étatiques renforcent la
démocratie et redéfinissent le
multilatéralisme. Les organisations de la
société civile sont aussi les grands
moteurs de certaines des initiatives les
plus novatrices pour lutter contre les
nouvelles menaces mondiales ».
justice, openness, good governance,
respect for human rights and democratic
principles - so many elements dear to the
ideals of UNESCO and the entire United
Nations system.
The Canadian Commission for UNESCO
believes that democracy is fully realized
through genuine and committed citizen
participation in debates such as these. The
emergence of a vocal pan-Canadian civil
society that links its efforts with those of
the global civil society, through technology,
is an encouraging sign of positive change
toward greater citizen participation. And
we believe that these contributions of civil
society to national and international
debates must be part of the strategies of
all States that are concerned about their
future and the future of their fellow citizens.
As Fernando Henrique Cardoso, President
of the Panel of Eminent Persons on United
Nations-Civil Society Relations, said in his
cover letter presenting the group's report to
U.N. Secretary General Kofi Annan:
"The rise of civil society is indeed one of
the landmark events of our times. Global
governance is no longer the sole domain of
Governments. The growing participation
and influence of non-State actors is
enhancing democracy and reshaping
multilateralism. Civil society organizations
are also the prime movers of some of the
most innovative initiatives to deal with
emerging global threats."
This effort by the Canadian Commission
for UNESCO is an integral part of this spirit
of including civil society. We are convinced
that the quality and relevance of the
opinions expressed by the representatives
of Canada's civil society present at the
Winnipeg Conference will inspire
government actors here and elsewhere;
we know that the concerns presented are
in harmony with those of many citizens
around the world.
Cet effort de la Commission canadienne
pour l’UNESCO fait partie intégrante de cet
esprit d’inclusion de la société civile. Nous
sommes convaincus que la qualité et la
pertinence des opinions exprimées par les
représentants de la société civile
canadienne présents à la conférence de
Winnipeg inspireront les acteurs
gouvernementaux d’ici et d’ailleurs; nous
savons que les préoccupations exprimées
ici s’harmonisent à celles des citoyens du
monde entier.
And we hope that this sharing of ideas will
contribute, however modestly, to the
construction of information societies that
can respond to the aspirations of the vast
and diversified human community.
Et nous souhaitons que ce partage d’idées
contribue, même modestement, à
l’édification de sociétés de l’information qui
répondent aux aspirations de la vaste et
diversifiée communauté humaine.
Max Wyman, O.C.
AVANT-PROPOS
FOREWORD
Une société de l’information – pour qui ?
pourquoi ?
An information society —
for whom and to what end?
François-Pierre Le Scouarnec, Ph. D.
Président de la Commission sectorielle
Culture, Communication et information
Commission canadienne pour l’UNESCO &
Chercheur associé ORBICOM
François-Pierre Le Scouarnec, Ph. D.
President of the Sectoral Commission on
Culture, Communication and Information
Canadian Commission for UNESCO &
Research Associate, ORBICOM
Une question toujours actuelle
An Ongoing Issue
Il y a déjà plus de dix ans, le professeur
Astrad Torres posait la question
suivante dans un article écrit pour Le Monde
Diplomatique : « À qui profitent les
<autoroutes de l’information1> »? L’auteur y
reprenait les hypothèses souvent véhiculées
concernant la concentration de la propriété
des grands réseaux de télécommunication,
principalement américains, au détriment de
l’Europe et la nécessité perçue, par
certaines élites européennes, de favoriser
des conglomérats de grands fournisseurs de
contenus pour résister à l’invasion de la
culture américaine. Depuis, le débat qui
découle de ces craintes a été servi à toutes
les sauces, sur tous les continents.
More than ten years ago, Professor Astrad
Torres wrote an article in Le Monde
Diplomatique that posed the following
question: "Who benefits from 'information
highways' "? The author repeats the
hypotheses that are often made concerning
the concentrated ownership of large, mainly
American telecommunications networks, to
the detriment of Europe, and the need
perceived by certain elite Europeans to
favour the conglomerates of large content
providers to resist the invasion of American
culture. Ever since, the debate arising from
these fears has been used in a variety of
ways, on every continent.
A l’opposé des critiques, les commentateurs
les plus optimistes ont imaginé comment les
nouvelles technologies de l’information et
des communications (TIC) allaient devenir
un véhicule significatif qui, prenant appui sur
la numérisation et les nouveaux protocoles
de communication, permettrait de
développer le commerce international,
l’apprentissage en ligne, la télémédecine et
2
les musées virtuels . En moins de dix ans,
l’enthousiasme suscité par les TIC s’est
traduit par un engouement immodéré pour
les titres des sociétés associées à ce
secteur puis, au tournant du siècle, a été
suivi de l’éclatement d’une bulle financière.
À la veille de la deuxième phase du Sommet
mondial sur la société de l’information, qu’en
est-il aujourd’hui ? Aux menaces identifiées
au moment où l’internet prenait son envol,
1
Unlike critics, the most optimistic
commentators imagined how new
information and communications
technologies (ICT) would become a
significant vehicle, built on digitization and
new communications protocols, that make it
possible to develop world trade, online
learning, telemedicine and virtual
museums. 2 In fewer than ten years, the
enthusiasm created by ICTs resulted in an
inordinate infatuation with shares in
companies in this sector then, only to be
followed by the burst of the financial bubble
as we enter the 21st century.
Now, on the eve of phase II of the World
Summit on the Information Society, where
does that leave us? In addition to the
threats identified as the Internet was taking
off, there are new risks associated with
cyberterrorism, assaults on privacy, and
sont ajoutés de nouveaux risques associés
au cyberterrorisme, aux atteintes à la vie
privée et à l’accumulation, légale ou non,
des renseignements personnels pour
traquer tantôt quelque fraudeur, tantôt un
consommateur, un électeur ou un citoyen
qui signent, consciemment ou non, leurs
parcours électroniques. Aux promesses non
réalisées du bureau sans papier, se sont
substitués des gains importants de
productivité, l’augmentation du télétravail et
de la relocalisation confirmés comme
stratégies de développement
organisationnel, des outils « intelligents »
qui améliorent la vie d’ouvriers, d’employés
de bureau, de personnes handicapées et
d’apprenants de tout âge. Dans le marché
boursier et les magasins virtuels, on transige
non seulement des parts du marché
achetées et vendues mais également des
objets neufs ou usagés, des pièces usinées,
des biens et services de consommation
courante, des livres et revues en ligne qui
présentent de nouvelles perspectives sur le
développement durable et la diffusion du
savoir. En dernier lieu, de nouveaux métiers
ont été créés, de nouveaux mots sont
apparus et la cyberculture est née.
La relation pouvoir-valeurs-savoir
Nombre de ceux qui, hier encore,
dénonçaient l’ubiquité des téléphones
cellulaires et invoquaient le spectre du Big
Brother, utilisent maintenant des appareils
3
de télécommunication portables discrets .
Ils reconnaissent que, malgré les
cybercriminels de tout acabit, plusieurs
usagers développent graduellement, un peu
partout dans le monde, une éthique de la
communication ou adoptent, à tout le moins,
un comportement qui témoigne de leur
adhésion à des valeurs adaptées au
nouveau contexte.
Les technologies n’ont pas inventé les
pirates pas plus que la censure. Elles n’ont
pas créé de nouveaux médicaments, ni se
sont substituées à l’écrivain ou à l’artiste.
Elles ont indéniablement facilité la tâche tant
2
the accumulation, whether legal or not, of
personal information to track not only fraud,
but also a consumer, voter, or citizen who
knowingly or unknowingly sign their
electronic trails. The unrealized promises of
the paperless office have been substituted
with significant increases in productivity; the
rise in teleworking and relocation has
confirmed these strategies for
organizational development, and
"intelligent" tools have improved the lives of
workers, office employees, disabled
individuals and learners of all ages. On the
stock market and in virtual stores, not only
are company shares bought and sold, but
so are new or used items, machined parts,
common consumer goods and services, and
online books and magazines that present
new perspectives on sustainable
development and the dissemination of
knowledge. Lastly, new trades have been
created, new words have appeared, and
cyberculture is here to stay.
The Power-Values-Knowledge
Relationship
Many of those who, just yesterday,
denounced the ubiquity of cell phones and
warned of the spectre of Big Brother now
use discreet portable telecommunications
devices3 and acknowledge that, despite
cybercriminals of all kinds, many users
around the world are gradually developing a
communications ethic or, at the very least,
are adopting behaviour that shows they
adhere to values adapted to the new
context.
These new technologies did not invent
pirates or censorship. They have not
created new medications, nor can they
substitute for writers or artists. They
undeniably facilitate the tasks of both crooks
and scientists, both totalitarian political
regimes and militant movements in favour of
democracy. 4 They speed up everything.
Those users that do not have access in their
vernacular language have noted that the
gaps that distance them from the
des fraudeurs que des scientifiques, tant
des régimes politiques totalitaires que des
mouvements militants en faveur de la
4
démocratie . Pour tous, elles accélèrent le
rythme. Ceux et celles qui n’y ont pas accès,
dans leur langue vernaculaire, constatent
que les écarts qui les éloignent des
inforiches risquent de les condamner à leur
appauvrissement relatif sur plusieurs plans :
vie démocratique et culturelle,
connaissances, santé, économie.
L’isolement et l’infopauvreté touchent des
sections entières de l’humanité dans les
pays en voie de développement et les pays
développés. Dans tous les états, la société
de l’information stimule l’émergence ou
l’affirmation de nouvelles classes sociales
discriminées par l’accès au savoir et la
capacité d’agir sur l’information. À une
époque où le temps semble s’accélérer,
pour assurer sa pérennité, le capital ne suffit
plus, il doit être intelligent, informé et inscrit
dans une action « qualifiante », qui lui donne
la possibilité de croître rapidement par un
positionnement réfléchi.
Aujourd’hui, les convergences des
technologies en faveur des supports
numériques, des grands producteurs de
contenus, des fournisseurs de produits et
services et de la réglementation qui se
rapproche inexorablement des règles qui
s’appliquent à la radiodiffusion des
télécommunications, souvent au détriment
de la diversité culturelle et de la protection
des marchés locaux, se conjuguent à l’essor
de l’Internet. Cette concentration contribue à
accentuer des écarts de toutes sortes, des
déficits culturels et une uniformisation des
regards sur le monde. L’infopauvreté ne se
résume pas à l’absence d’accès aux
nouvelles technologies. La première phase
du Sommet, qui a réussi à s’affranchir de
l’étiquette officieuse de Sommet des
technologies de l’information pour celle de
Sommet mondial sur la société de
l’information, a porté surtout sur les
nouvelles technologies et sur les moyens
d’encadrer leur développement et leur
utilisation. Les débats, les conférences, les
groupes de pression et même les kiosques
3
"information haves" risk leaving them
impoverishedt in several respects:
democracy and cultural life, knowledge,
health, economy. Isolation and infopoverty
touch entire sections of humanity in
developing and developed countries. In all
States, the information society stimulates
the emergence or affirmation of new social
classes that are characterized by access to
knowledge and the capacity to act on
information. In an era when time seems to
be accelerating, capital must be more than
just capital if it is to ensure its own
durability; it must be intelligent, informed
and inscribed within a "qualifying" action
that provides the possibility of rapid growth
through well conceived positioning.
Today, the convergence of technologies in
favour of digital support, large content
producers, product and service providers,
and regulations that more and more begin
to resemble those applying to broadcasting
of radio and telecommunications (often to
the detriment of cultural diversity and the
protection of local markets) have a
combined effect on the expansion of the
Internet. This concentration helps to widen
all kinds of divisions, cultural deficits, and a
standardization of views of the world. In
other words infopoverty is not merely a lack
of access to new technologies. Phase I of
the Summit, which successfully broke away
from the unofficial label of an information
technology summit in favour of a new label,
the World Summit on the Information
Society, focussed mainly on new
technologies and how to steer their
development and use. Debates,
conferences, lobbies and even kiosks for
participants were centred mainly on
technologies to which a minority of the
global population have access. This
inevitable and necessary recognition of the
importance of new technologies since the
advent of the Internet must not overshadow
the fundamental role of the most
widespread technologies that continue to be
at the heart of the information society.
Today, in 2005, television, radio, telephony,
the printed press, books and archives, to
aménagés pour les participants étaient axés
principalement sur des technologies
auxquelles une minorité de la population
mondiale a accès. Cette reconnaissance
inévitable et nécessaire de l’importance des
nouvelles technologies depuis l’avènement
d’Internet ne devrait pas éclipser le rôle
fondamental des technologies les plus
répandues qui continuent d’être au cœur de
la société de l’information.
Aujourd’hui, en 2005, la télévision, la radio,
la téléphonie, la presse écrite, les livres et
les archives, pour ne nommer que quelques
plate-formes de l’information, rejoignent
beaucoup plus de gens qu’Internet. À
l’obsession d’Internet, il faut opposer les
enjeux fondamentaux. Après plus d’une
décennie dominée par les nouvelles
technologies de l’information, l’urgence
d’agir perçue par la communauté
internationale ne reposet pas sur la simple
apparition ou la dissémination d’une
technologie, elle s’impose par la révolution
de l’une des composantes fondamentales
de l’activité humaine : le savoir.
Enjeu technique et économique, l’accès au
savoir est aussi un enjeu social et politique.
Il permet l’expression des cultures et de
leur créativité, la participation démocratique,
5
le dialogue entre les peuples . Ayant un
potentiel énorme pour le développement des
savoirs, des êtres et des avoirs, la
technologie au service de l’individu
transforme le pouvoir des agents
économiques tout comme il « influe en
profondeur sur la production intellectuelle au
point de bouleverser les idées reçues et les
valeurs établies en matière de propriété
6
intellectuelle » .
L’ère de l’information fournit des outils de
pression sur les régimes dont la survie
repose sur le contrôle de l’information. Ici,
l’enjeu demeure toujours le savoir, plus
que jamais disponible ou plus que jamais
limité. Aux initiatives enthousiasmantes des
programmes d’accès communautaires,
comme les télécentres qui pullulent dans
plusieurs pays africains et en Inde ou
4
name just a few information platforms,
reach far more people than the Internet
does. Any obsession with the Internet must
be countered with the fundamental issues at
stake. After more than a decade dominated
by new information technologies, the
international community's perceived
urgency to act is not based on the simple
appearance and dissemination of a
technology, but rather is dominated by the
revolution of one of the fundamental
components of human activity—knowledge.
Access to knowledge is not only a technical
and economic issue, but also a social and
political issue. It makes cultural and creative
expression possible, and enables
democratic participation and dialogue
between peoples. 5 With its enormous
potential for the development of knowledge,
people and assets, technology in the hands
of the individual transforms the power of
economic agents, just as it "has so
profoundly affected intellectual output to the
extent that it upsets previously accepted
ideas and values in the domain of
intellectual property." 6
The computer age provides tools for
pressuring regimes whose survival depends
on the control of information. Here, as ever
the issue remains knowledge, more than
ever available or more than ever restricted.
In contrast to the plethora of ways of
fighting, there exist exciting community
access program initiatives, such as call
centres that abound in several African
countries and in India, or "smart buses" that
criss-cross Sri Lanka, fully equipped for
computer use and Internet access. These
iniatives contrast with the thousand and one
7
control methods.
Civil Society
The Winnipeg meeting is an integral part of
the reflections of the global civil society that
must continue to insist on bringing to the
fore the human aspect of the knowledge
society. Every discussion about this topic
can only serve to highlight the powers,
comme les « smart bus », autobus équipés
adéquatement pour l’utilisation d’ordinateurs
et l’accès à l’Internet qui sillonnent le Sri
Lanka, s’opposent les mille et une méthodes
7
de contrôle .
La société civile
La rencontre de Winnipeg s’inscrit dans la
lignée des réflexions de la société civile
mondiale qui doit insister pour rappeler la
dimension humaine de la société du savoir.
Toute discussion sur le sujet ne peut que
mettre en exergue les pouvoirs, les luttes,
les espoirs.
struggles, and hopes involved.
A vision of an increasingly global knowledge
society, through new computer
technologies, has been negotiated to
ensure a positive conclusion to Phase I of
the World Summit on the Information
Society. The expectations go far beyond an
array of skilfully weighed words, which are
still today tinged with hope, if tempered by
scepticism.
When it comes to human suffering
international organizations are often
accused of cynicism. Yet, to address such
cynicism, we must begin with the
operational players and authorities. The
Une vision d’une société des savoirs,
opening of the Summit to civil society and
mondialisée de pus en plus grâce aux
the private sector, which is characterized as
nouvelles technologies de l’information, a
a separate player in civil society, 8 bears
été négociée en vue d’assurer une
conclusion positive de la première phase du witness to a realistic observation concerning
stakeholders and their contribution to
Sommet mondial sur la société de
l’information. Les attentes dépassent de loin realizing the plan of action. Thus the
Summit's success is based on all the
l’alignement de mots savamment pesés,
stakeholders involved, sharing an obligation
aujourd’hui toujours teintés d’espoirs mais
for results that will need to be a joint and
dosés de scepticisme.
interdependent effort at the implementation
Le cynisme souvent reproché aux
level.
organisations internationales face à la
misère humaine doit s’adresser d’abord aux
If it takes shape in the field, this obligation,
acteurs du système, aux détenteurs des
which presupposes consultation between
pouvoirs. L’ouverture du Sommet à la
parties, will be one of the greatest victories
société civile et au secteur privé, distingué
8
of this Summit, which has not yet ended.
comme acteur distinct de la société civile ,
Thanks to the Summit, its unfolding, rules
témoigne d’un constat réaliste concernant
les parties prenantes et leur contribution à la and procedures, there is a second victory
arising: the emergence of an international
réalisation du plan d’action. Le succès du
structuring of civil society.Though work
Sommet repose donc sur l’ensemble des
détenteurs de pouvoirs impliqués partageant remains to be done to consolidate this
structure, there is no doubt that several
désormais une obligation d’obtenir des
résultats qui, sur le plan pratique, devra être groups have learned to work together and
will be able to pursue their common
conjointe et solidaire.
activities.
Si elle se concrétise sur le terrain, cette
Building the Future
obligation qui suppose une certaine
concertation constituera une des premières
grandes victoires de ce Sommet pas encore Given this information, which avenues
should be pursued to formulate responses
terminé. La seconde victoire, acquise en
to the appeals from civil society in support
partie, est l’émergence, grâce au Sommet,
of humanism? Here are three suggestions:
son fonctionnement, ses règles et ses
procédures, d’une structure internationale
de la société civile. Il y a encore du travail à
5
1) Reject the status quo
faire pour la consolider mais il n’y a aucun
doute que plusieurs groupes ont appris à
travailler ensemble et seront en mesure de
poursuivre leurs actions communes.
Préparer l’avenir
Quelles sont donc les pistes à suivre pour
formuler des réponses aux cris de la
société civile en faveur de l’humanisme ?
Voici trois suggestions.
1) Le rejet du statu quo
Déjà, par la seule tenue du Sommet, la
communauté internationale reconnaît le
besoin d’agir. Il ne suffira pas, cependant,
de s’en tenir à ce constat, assaisonné d’une
vision. Le plan d’action qui conclura la
deuxième phase du Sommet doit mener à
un rejet effectif du statu quo par des gestes
concrets. Les actions auront plus de
chances d’être réalisées si elles sont
inscrites dans le cadre d’indicateurs
internationaux reconnus, tels que ceux
développés entre autres par l’institut des
9
statistiques de l’UNESCO et d’ORBICOM .
Le Sommet ne pourra pas tout résoudre,
cependant la mise en valeur des enjeux et
des différends permet de dégager certains
chemins que peuvent emprunter les
responsables de négociations ainsi que des
champs d’expérimentation, terreaux de
solutions à long terme.
By the simple fact of holding the Summit,
the international community has recognized
the need to act. However, it is not enough to
limit ourselves to this finding, with a bit of
vision thrown in for good measure. The Plan
of Action that will conclude Phase II of the
Summit must use concrete actions to lead
to an effective rejection of the status quo.
These actions will have a better chance of
being carried out if they are part of
recognized international indicators, such as
those developed by the UNESCO and
ORBICOM Institute for Statistics, among
others. 9
The Summit cannot resolve every difficulty;
however, highlighting the issues and
controversies involved will make it possible
to stake out some paths that those actors
who are responsible for negotiations can
take, as well as defining areas for
experimentation, which can serve as
breeding grounds for long-term solutions.
Finally, in order that the actions
recommended by Summit participants be
appropriate, we must take into account the
very hallmark of the knowledge society,
which enables and favours multidisciplinary
and transdisciplinary approaches and which
finds support in the contributions of a larger
number of informed stakeholders and
producers of knowledge.
2) A cross-disciplinary view in step with
the perspectives offered by
multiplicity
Enfin, pour que soient appropriées les
actions préconisées par les participants au
Sommet, il faudra tenir compte de la
spécificité même de la société des savoirs
qui permet et favorise des approches
multidisciplinaires et transdisciplinaires et
qui prend appui sur les contributions d’un
plus grand nombre d’acteurs informés et
producteurs de savoirs.
Developing an information society,
managing complex structures, and
producing and disseminating knowledge
require nuanced approaches that take
account of several variables we can no
longer ignore. For example, commenting on
research in international development,
intellectuals state that "the disciplines that
we practice now are already crossbreeds,
influenced by other, related disciplines in
ways that depend as much on a sought-
2) Un regard transversal, à la mesure
des nouveaux prismes offerts par la
multiplicité
Le développement d’une société de
6
l’information, la gestion des structures
complexes, la production et la dissémination
des savoirs, requièrent des approches
nuancées qui tiennent compte de plusieurs
variables qu’on ne peut plus ignorer. Par
exemple, commentant sur la recherche en
développement international, des
intellectuels affirment que « les disciplines
que nous pratiquons maintenant sont déjà
des ensembles métisses, influencés par
d’autres disciplines voisines selon des
modalités qui dépendent autant d’ouvertures
recherchées vers d’autres pratiques que
d’une sorte de magnétisme qu’exercèrent
certains grands patrons (on pense à
Braudel, Lévi-Strauss ou Roger
Bastide)10 ».
3) Intégrer les variances tout en
protégeant les caractères distincts
L’intensification de la mondialisation,
corollaire de la société de l’information, a
l’avantage d’augmenter l’accès potentiel à
des formes variées d’expression de la vie
dans plusieurs cultures, la sensibilisation
aux besoins légitimes de plusieurs minorités
et groupes trop souvent négligés (dont les
femmes, les personnes handicapées et les
autochtones), et le dialogue entre les
peuples. La protection de l’individualité se
fait par la protection de la diversité. Les
caractères distincts et les aspirations d’un
groupe ou d’une culture participent aux
multiples façons d’être qui doivent être
reconnues et parfois soutenues, tant
qu’elles ne se manifestent pas contre
l’existence légitime de l’autre. L’altérité
exige donc la reconnaissance de la diversité
ainsi que le respect. Ainsi, le Sommet doit
rappeler l’importance de la diversité,
célébrer sa richesse et développer des
actions cohérentes à cet égard.
after openness to other practices as a sort
of magnetism conveyed by certain large
employers (Braudel, Lévi-Strauss or Roger
Bastide come to mind). [Translation]" 10
3) Integrating variations while protecting
distinct features
The intensification of globalization, a
corollary of the information society, has the
advantage of increasing potential access to
various forms of life expression in different
cultures, generating awareness of the
legitimate needs of many minorities and
groups that are too often neglected
(including women, disabled persons, and
Aboriginals), and promoting dialogue among
nations. The protection of individuality
occurs through the protection of diversity.
The distinct features and aspirations of a
group or culture participate in many ways of
being that must be acknowledged and
sometimes supported, as long as they do
not act against the legitimate existence of
others. That is, otherness demands
recognition of diversity, as well as respect.
Thus, the Summit must restate the
importance of diversity, celebrate its wealth,
and develop consistent actions in this
regard.
In each family, the arrival of a newborn adds
vitality to a complex, intergenerational,
neural network. The child grows, takes its
place and, in its lifetime, contributes to its
information society. Social groups and
movements, youths, seniors, and cultural
and ethnic communities participate in and
contribute to society; their contribution to the
global info-neural network is undeniable.
They must have their place in the
international family.
Do not Abandon Hope or the Future
Dans chaque famille, l’arrivée d’un nouveauné ajoute de la vitalité à un réseau neuronal
intergénérationnel complexe. L’enfant
grandit, prend sa place et, le temps d’une
vie, contribue à sa société de l’information.
Les groupes sociaux et les mouvements, les
jeunes, les gens âgés, les communautés
7
Always relevant, the question of what
purpose humanity's inventions, technology
and institutions are to serve remains topical
for a better understanding of the concept of
an information society, and to direct its
future. The Summit may be a great catalyst
culturelles et ethniques, participent et
contribuent à la société; leur apport au
réseau info-neuronal mondial est indéniable.
Ils doivent avoir leur place dans la famille
internationale.
for hope and breaking ground, but without
concrete follow-up by all stakeholders, it can
also lead to an entrenchment of mediocrity.
Humanity deserves far better.
Ne pas mettre en berne aspirations et
devenirs
Toujours pertinente, la question de la finalité
des inventions de l’humanité, de ses
technologies et des institutions qu’elle met
en place, demeure d’actualité pour mieux
saisir ce qu’est la société de l’information et
pour orienter son devenir. Le Sommet peut
être un grand catalyseur d’espoirs et de
mises en chantier; il peut également
consacrer la médiocrité. L’humanité vaut
plus que cela.
1
TORRES, Astrad, « A qui profitent les ‹ autoroutes de l’information › ». Le Monde diplomatique,
Novembre 1994 pp. 26-27.
2
LANOIX, Jean, Internet 2025 L’importance d’imaginer le futur, Les Éditions Transcontinental,
Montréal, 2003.
3
Par exemple, à l’instar des fabricants d’assistants numériques personnels qui facilitent la
baladodiffusion (ipodcasting), les horlogers helvètes, dont Tissot et Swatch, ont intégré des
informations disponibles en ligne dans leurs montres branchées sur les (mêmes) serveurs de
grands fournisseurs de services et d’informations.
4
Et ce, malgré la collusion de grandes multinationales, telles Yahoo et Google, avec des régimes
qui exigent le retrait des termes « démocratie », « droits de l’homme » et « liberté » de sites ou
de blogues hébergés sur leurs serveurs. VIDE : SAINT-PIERRE, Nicolas (avec l’Agence FrancePresse), « Microsoft bâillonne les internautes chinois », La Presse (quotidien), Montréal, 26 juin
2005.
5
La liberté d’expression dans la société de l’information, Rapport final du colloque international
organisé au siège de l’UNESCO, 15-16 novembre 2002, Commission nationale française pour
l’UNESCO, Paris, 2002.
6
Sous-Commision de la COMEST sur « L’éthique de la société de l’information », Rapport,
Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies, UNESCO,
Paris, 18-19 juin 2001.
7
HURLEY, Deborah, L’Étoile polaire : les droits humains dans la société de l’information, Droits
et démocratie, Centre international des droits de la personne et du développement démocratique,
Montréal, 2003, p. 36 et ss.
8
Cette distinction apportée initialement par l’Union internationale des télécommunications tend à
favoriser les grands groupes industriels et les organisations mondiales représentant les
entreprises au détriment des petites et moyennes sociétés, sous-représentées, qui sont les plus
grandes génératrices d’emplois dans les communautés les plus diverses.
9
ORBICOM, Le Réseau international des chaires UNESCO en communication,
www.orbicom.uqam.ca
10
DOLLFUS, Olivier & LE ROY, Étienne, « Prolongations : Ce n’est qu’un début, continuons le
combat », in CHOQUET, C., DOLLFUS, O., LEROY E. & VERNIÈRES, M., État des savoirs sur
le développement, Karthala, Paris, 193, p. 216.
8
11
TORRES, Astrad, « A qui profitent les ‹ autoroutes de l’information › ». ["Who benefits from
'information highways'" (Tr.)], Le Monde diplomatique, November 1994 pp. 26-27.
12
LANOIX, Jean, Internet 2025 L’importance d’imaginer le futur [Internet 2025: The importance of
imagining the future –Tr.], Les Éditions Transcontinental, Montreal, 2003.
13
For example, following the example of manufacturers of personal digital assistants that
facilitate iPodcasting, Swiss watchmakers, such as Tissot and Swatch, have integrated the online
information to their watches, linked to the (same) servers of major service and information
providers.
14
This is true, despite the involvement of large multinationals, such as Yahoo and Google, whose
regulations require the removal of the terms "democracy", "human rights" and "liberty" from sites
or blogs that are hosted on their servers. VACANT: SAINT-PIERRE, Nicolas (with Agence
France-Presse), « Microsoft bâillonne les internautes chinois » [Microsoft gags Chinese Internet
users –Tr.], La Presse (daily), Montreal, June 26, 2005.
15
Freedom of expression in the information society, Final report of the international symposium
organized at UNESCO Headquarters, November 15-16, 2002, Commission nationale française
pour l’UNESCO, Paris, 2002.
16
COMEST Sub-Commission on "The Ethics of the Information Society" Report, World
Commission on the Ethics of Scientific Knowledge and Technology, UNESCO, Paris, June 18-19,
2001.
17
HURLEY, Deborah, Pole Star: Human Rights in the Information Society, Rights and
Democracy, International Centre for Human Rights and Democratic Development, Montreal,
2003, p. 36 ff.
18
This distinction, which first was made by the International Telecommunication Union tends to
favour large industrial groups and global organizations that represent business, to the detriment
of small and medium enterprises, which generate the most jobs in the greatest diversity of
communities.
19
ORBICOM, The international network of UNESCO chairs in communications,
www.orbicom.uqam.ca
20
DOLLFUS, Olivier & LE ROY, Étienne, "Prolongations : Ce n’est qu’un début, continuons le
combat", in CHOQUET, C., DOLLFUS, O., LEROY E. & VERNIÈRES, M., État des savoirs sur le
développement, Karthala, Paris, 193, p. 216.
9
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION
CHAPTER 1: INTRODUCTION
Contexte
Background
Commission canadienne pour l’UNESCO
Canadian Commission for UNESCO
La Commission canadienne pour l’UNESCO
(CCU) a été créée en vertu de l’article 8 de
la Loi sur le Conseil des Arts du Canada
(1957); ses pouvoirs lui ont été conférés par
décret (Conseil privé, 1957-831) et en vertu
de l’article VII de la constitution de
l’UNESCO (Organisation des Nations Unies
pour l’éducation, la science et la culture).
Les fonctions de la CCU sont présentées
dans la Charte des commissions nationales
approuvée par la Conférence générale de
l’UNESCO en octobre 1978.
The Canadian Commission for UNESCO
(CCU) was established under section 8 of
the Canada Council Act (1957), and powers
have been conferred on the Commission by
Order in Council (Privy Council, 1957-831)
and under Article VII of the Constitution of
UNESCO. The functions of the CCU are
further set out in the Charter for National
Commissions approved by the General
Conference of UNESCO in October 1978.
La Commission coordonne et met en œuvre
les activités liées aux programmes de
l’UNESCO au Canada; elle encourage la
participation canadienne aux activités de
l’UNESCO à l’étranger et, à cette fin, elle
demande l’assistance et les conseils
d’organismes gouvernementaux et non
gouvernementaux spécialisés. Elle soumet
des propositions sur les programmes de
l’UNESCO à venir et sur ses prévisions
budgétaires, en consultation avec les
Affaires étrangères Canada. Au Canada,
elle assure le suivi des activités pour
soutenir les programmes et les objectifs de
l’UNESCO et elle conseille les Affaires
étrangères sur les enjeux politiques liés à
l’UNESCO et à ses activités.
UNESCO
The Commission coordinates and carries on
activities in Canada related to UNESCO’s
programs; it encourages Canada to take
part in UNESCO activities abroad and to
that end, seeks assistance and advice from
specialized agencies, both governmental
and non-governmental. It also submits
proposals on future UNESCO programs and
on budget forecasts, in consultation with
Foreign Affairs Canada. It also carries on
activities in Canada consistent with the
programs and objectives of UNESCO and
provides advice to Foreign Affairs on policy
issues related to UNESCO and its activities.
UNESCO
As its name suggests, UNESCO’s mandate
within the UN system relates to the fields of
education, science, culture, communication
and information. The latter field is what led
to UNESCO’s interest in the issues to be
addressed by the World Summit on
Information Society (WSIS). The
Commission is accordingly fulfilling its
mandate by consulting with, and
disseminating the views of, Canadian civil
society on these issues.
Comme son nom le suggère, le mandat de
l’UNESCO au sein du système de l’ONU
concerne les domaines de l’éducation, de la
science, de la culture, de la communication
et de l’information. Ce dernier domaine est
celui qui a mené l’UNESCO à s’intéresser
aux questions qui seront traitées au Sommet
mondial sur la société de l’information
One of UNESCO’s principal tasks is to
(SMSI). Par conséquent, la Commission
promote the free flow of ideas and
remplit son mandat en consultant et en
knowledge by word and image, and
10
diffusant les opinions de la société civile
canadienne sur ces questions.
L’une des principales missions de
l’UNESCO est de favoriser la libre
circulation des idées et du savoir avec des
mots et des images. Pour ces motifs, elle a
un rôle fondamental à jouer en préparation
du SMSI. L’UNESCO se préoccupe de la
dimension éthique, juridique, sociale et
culturelle de la société de l’information. Elle
favorise aussi les occasions que les
technologies de l’information et des
communications (TIC) offrent aux
utilisateurs.
L’UNESCO croit qu’autant de participants
possibles devraient prendre part aux
préparatifs du SMSI : des décideurs
politiques, des groupes professionnels, des
représentants de la société civile, le secteur
privé et des partenaires bilatéraux et
multilatéraux. L’objectif de la création d’une
société de l’information ouverte à tous sera
possible seulement si ces divers groupes
participent à la discussion.
SMSI Phase 1
En préparation de la première phase du
SMSI, le gouvernement canadien a mis sur
pied un comité de coordination
interministériel composé de représentants
de tous les ministères concernés et des
gouvernements provinciaux. En agissant de
la sorte, le gouvernement met au point la
position du Canada et assure la meilleure
participation possible de tous les acteurs
gouvernementaux. La délégation
canadienne était dirigée par les Affaires
étrangères et Industrie Canada.
Au printemps 2002, la Commission a
entrepris une série de consultations
pancanadiennes afin de fournir au comité de
coordination les opinions d’organismes sur
le terrain, d’ONG et de représentants du
milieu universitaire. Le rapport final résume
les opinions exprimées dans le cadre des
dix tables rondes tenues entre mai 2002 et
juin 2003. Au total, 162 participants y ont
assisté, incluant 125 ONG et 37
11
therefore feels it has a fundamental role to
play in the preparations for WSIS. UNESCO
is concerned about the ethical, legal, social
and cultural dimensions of the information
society. It also promotes opportunities that
the information and communication
technologies (ICTs) offer users.
UNESCO believes that as many players as
possible should take part in the preparations
for WSIS: political decision-makers,
professional groups, representatives of civil
society, the private sector, and bilateral and
multilateral partners. The objective of
creating an information society open to all
will be possible only if these various groups
are involved in the discussion.
WSIS Phase I
In preparation for the first phase of the
WSIS, the Canadian government set up an
interdepartmental coordinating committee
including representatives of all the
departments concerned and of provincial
governments to develop the Canadian
position and ensure the best possible
participation by all the government players.
The Canadian delegation was led by
Foreign Affairs and Industry Canada.
In the Spring of 2002, the Commission
began to hold a series of cross-Canada
consultations to provide the coordinating
Committee with the views of organizations in
the field, NGOs and representatives of
academe. The final report summarizes the
views expressed at the ten roundtables held
between May 2002 and June 2003. In all,
162 participants attended, including 125
NGOs and 37 academics. The final report
entitled Information, Communication And
Knowledge- Building Contemporary
Societies, was distributed at the WSIS Third
Preparatory Committee in September 2003
in Geneva and at the 32 nd UNESCO
General Conference in October 2003 in
Paris, France. In addition, all National
Commissions for UNESCO around the world
received a copy of the report.
universitaires. Le rapport final intitulé
Information, Communication et Savoir –
Bâtir des sociétés contemporaines, a été
distribué à la troisième réunion du Comité
préparatoire du SMSI en septembre 2003 à
Genève et à la 32e Conférence générale de
l’UNESCO qui a eu lieu en octobre 2003 à
Paris, France. De plus, toutes les
Commissions nationales de l’UNESCO du
monde entier ont reçu un exemplaire du
rapport.
SMSI Phase II
Le 23 janvier 2004, juste après le Sommet
de Genève, la Commission a organisé une
session-bilan avec des ONG et des
représentants gouvernementaux qui ont
participé à l’événement. L’une des
recommandations émises pendant cette
réunion était l’organisation d’un « Sommet
canadien » pour traiter la question de la
transition vers une société de l’information,
tout en améliorant le dialogue entre le
gouvernement et la société civile. Le projet
d’un « Sommet canadien » a reçu l’appui de
nombreux participants. Il s’agissait d’une
idée intéressante mais ambitieuse, qui aurait
nécessité beaucoup de ressources. Compte
tenu de la taille et des ressources du
secrétariat de la Commission, l’idée
d’organiser une conférence d’une durée de
deux jours semblait plus réaliste.
WSIS Phase II
On 23 January 2004, just after the Geneva
Summit, the Commission organized a
debriefing session with NGOs and
government representatives who
participated in the event. One of the
recommendations made during the meeting
was to consider organizing a “Canadian
Summit” to discuss the transition to an
information society while improving the
dialogue between the government and civil
society. The project for a “Canadian
Summit” received the support of numerous
participants. That was an interesting but
ambitious idea that would have required a
lot of resources. Considering the size and
the resources of the secretariat of the
Commission, the idea of organizing a
conference over two days instead appeared
to be more realistic.
Objectives of the Conference
As suggested by the title: Paving the Road
to Tunis - WSIS II: The Views of Canada's
Civil Society on the Geneva Plan of Action
and the Prospects for Phase II, the main
objective of the conference was to collect
views on the Geneva Plan of Action from a
Canadian civil society perspective. Private
sector, civil society and governments has
been invited to examine the status of major
elements included in the Plan of Action:
infrastructure, cost of access, community
Objectifs de la conférence
networking, free standards and free
Comme le suggère le titre : Paver la voie de software, adapted technologies, education,
Tunis – SMSI II : points de vue de la société traditional media, freedom of expression in
both traditional and new media, cultural
civile canadienne sur le Plan d’action de
Genève et résultats possibles de la Phase II, diversity, preservation of indigenous
languages, partnerships with developing
l’objectif principal de la conférence était de
countries, Internet governance and
recueillir des points de vue de la société
applications. In addition, civil society
civile canadienne dans l’optique du Plan
representatives were invited to contribute to
d’action de Genève. Le secteur privé, la
the Civil Society Communiqué that includes
société civile et les gouvernements ont été
the beliefs, expectations and hopes of their
invités à examiner la qualité des éléments
organizations at the Canadian and
majeurs du Plan d’action : infrastructure,
international levels in building genuine
coût d’accès, réseautage communautaire,
information societies. The final text of the
normes gratuites et logiciels libres,
technologies adaptées, éducation, médias
communiqué is included in this document.
traditionnels, liberté d’expression dans les
médias traditionnels et nouveaux, diversité
12
culturelle, préservation des langues
vernaculaires, partenariats avec les pays en
voie de développement, gouvernance
d’Internet et applications. Les représentants
de la société civile ont aussi été invités à
collaborer au Communiqué de la société
civile qui inclut les croyances, les attentes et
les espoirs de leurs organismes à l’échelle
nationale et internationale dans la création
de véritables sociétés de l’information. Le
texte définitif du communiqué est inclus
dans ce document.
Participants
Résultats
Partners
Les résultats de la conférence ont été
donnés au gouvernement canadien afin
d’aider leurs porte-parole à informer les
autres délégations du Sommet des
réalisations accomplies au niveau de la
société civile, et les conseiller sur la
politique et les initiatives futures. Tous les
intervenants canadiens qui ont participé au
processus préparatoire de la phase II du
SMSI recevront un exemplaire de ce
rapport, ainsi que les participants à la
conférence. Le rapport sera distribué à la
The conference was sponsored by Foreign
The conference brought together more than
200 people coming from all provinces and
territories and the private sector, civil
society, academia and all levels of
government, federal, provincial and
municipal. The Commission prepared the list
of participants based on previous active
participation in the process and on input
required from specific groups for the
process. The Commission invited provincial
and national NGOs as well as grassroots
organizations. A special attention was given
Participants
to Community groups offering services to
the public at large and/or to targeted groups
La conférence a réuni plus de deux cents
personnes venues de toutes les provinces et (people with disabilities, Aboriginals,
women, etc.), as well as content creators
territoires, du secteur privé, de la société
such as museums, libraries and archives,
civile, du milieu universitaire et de tous les
journalists, etc. The list of participants is also
niveaux du gouvernement : fédéral,
included in this document.
provincial et municipal. La Commission a
établi la liste des participants en fonction de
Outcomes
leur participation active antérieure et des
suggestions nécessaires de groupes
The results of the conference were
spécifiques pour le processus. La
communicated to the Canadian Government
Commission a invité des ONG provinciales
with the view to helping their spokespersons
et nationales, ainsi que des organismes au
to report to other delegations at the Summit
niveau de la communauté. Une attention
on accomplishment made at the civil society
particulière a été accordée aux associations level and of guiding them for future policy
communautaires qui offrent des services du and initiatives. All Canadian stakeholders
domaine public et/ou à des groupes cibles
involved in the preparatory process of the
(personnes handicapées, autochtones,
WSIS Phase II receive a copy of this report
femmes, etc.), ainsi qu’aux créateurs de
as well as the participants at the conference.
contenu tels les musées, les bibliothèques
The report will be distributed at the 33rd
et les archives, les journalistes, etc. La liste
UNESCO General Conference in
des participants est également incluse dans October 2005 at the Summit in Tunis in
le présent document.
November 2005.
Affairs Canada, Department of Canadian
Heritage, Human Resources and Skills
Development Canada, Industry Canada and
International Development Research Centre.
The Canadian Commission for UNESCO
operates under the aegis of the Canada
Council for the Arts and gratefully
acknowledges its co-operation.
13
33e Conférence générale de l’UNESCO qui
aura lieu en octobre 2005 et au Sommet de
Tunis en novembre 2005.
Partenaires
La conférence était parrainée par les
Affaires étrangères Canada, le ministère du
Patrimoine canadien, les Ressources
humaines et Développement des
compétences Canada, Industrie Canada et
le Centre de recherches pour le
développement international. La
Commission canadienne pour l’UNESCO
œuvre sous l’égide du Conseil des Arts du
Canada et le remercie pour sa précieuse
collaboration.
About this publication
This publication reproduces the texts of the
speakers in the language they were
delivered, English or French. Other texts,
like this one, have been translated.
The speeches were delivered within nine
different sessions: Access to Networks;
Access to Knowledge; Quality Education for
All; Internet Governance; Respect for
Cultural and Linguistic Diversity; The
Information Society in Action; Civil Society’s
Role in Building a Global Information
Society; Community Networking in Canada:
From Research to Grassroots Experience;
Role of Media and Freedom of Expression.
The reader is reminded that the opinions
expressed do not necessarily reflect the
position of the Canadian Commission for
UNESCO or its partners.
À propos de cette publication
Cette publication reproduit les textes des
conférenciers dans la langue dans laquelle
ils ont été communiqués, anglais ou
français. D’autres textes, comme celui-ci,
ont été traduits.
Les conférences ont été données dans le
cadre de neuf sessions différentes sur les
thèmes suivants: accès aux réseaux; accès
au savoir; éducation de qualité pour tous;
gouvernance d’Internet; respect pour la
diversité culturelle et linguistique; la société
de l’information en action; le rôle de la
société civile dans l’édification d’une société
de l’information globale; le réseautage des
communautés au Canada; de la recherche à
l’expérience locale; rôle des médias et
liberté d’expression.
Le lecteur est prié de noter que les opinions
exprimées ne reflètent pas nécessairement la
position de la Commission canadienne pour
l’UNESCO ou de ses partenaires.
14
CHAPITRE II : CÉRÉMONIE
D’OUVERTURE
CHAPTER II: OPENING CEREMONY
La conférence Paver la voie de Tunis a
débuté avec un dîner-conférence.
L’événement a été souligné par la
présence de l’Honorable Reginald B.
Alcock, président du Conseil du Trésor du
Canada et ministre responsable de la
Commission canadienne du blé. Dans son
allocution, le ministre Alcock a souhaité la
bienvenue aux participants à la conférence
et s’est adressé à tous via le
cybergouvernement. Cet outil de diffusion
est sous la responsabilité de son cabinet.
Le gouvernement du Manitoba était aussi
représenté par M. Jim Bakken, sousministre adjoint au ministère de l’Énergie,
de la Science et de la Technologie, qui a
pris la parole au nom du ministre David W.
Chomiak. M. Bakken a présenté quelquesunes des initiatives du Manitoba dans le
secteur des nouvelles technologies.
The Paving the Road to Tunis conference
began with a dinner conference. One
highlight was the presence of Honourable
Reginald B. Alcock, President of Treasury
Board of Canada and Minister responsible
for the Canadian Wheat Board. In his
speech, Minister Alcock welcomed
participants to the conference and spoke to
everyone on the government online,
another of his responsibilities within his
office. The Government of Manitoba was
also represented by the Assistant Deputy
Minister for the Department of Energy,
Science and Technology, Jim Bakken, who
spoke on behalf of Minister David W.
Chomiak. Mr Bakken presented a few of
Manitoba's initiatives in the new technology
sector.
Les participants au dîner-conférence ont
aussi pu entendre M. Abdul Waheed Khan,
sous-directeur général pour la
Communication et l’Information à
l’UNESCO, ainsi que M. Max Wyman,
président de la Commission canadienne
pour l’UNESCO, et la conférencière
principale, Ann Medina.
The dinner conference participants also
heard a message from Abdul Waheed
Khan, Assistant Director-General for
Communication and Information, Max
Wyman, President of the Canadian
Commission for UNESCO, and Ann
Medina, the keynote speaker.
These three speeches have been reprinted
below.
Les textes de ces trois allocutions sont
repris ci-dessous.
15
Discours du Sous-directeur général de
l’UNESCO pour la Communication et
l’Information
Address by the UNESCO Assistant
Director-General for Communication
and Information
Abdul Waheed Khan
Abdul Waheed Khan
Vidéo
Video
C’est avec plaisir que je vous transmets
aujourd’hui les meilleurs vœux de
l’UNESCO.
It is my pleasure to bring to you today the
best wishes from UNESCO.
Je regrette de ne pouvoir être avec vous à
Winnipeg, la capitale du « Manitoba,
province accueillante ».
Je remercie la Commission nationale
canadienne de m’avoir si aimablement
invité à m’adresser à vous en utilisant les
TIC.
J’aimerais féliciter la Commission nationale
canadienne d’avoir travaillé si
proactivement pour s’assurer que les
préoccupations de l’UNESCO soient
adéquatement reconnues au Sommet
mondial sur la société de l’information
(SMSI). J’apprécie particulièrement qu’elle
se soit concentrée sur la diversité
culturelle, l’accès communautaire, les TIC
et l’éducation et la liberté d’expression.
J’apprécie aussi les efforts de nos amis de
la Commission nationale visant à impliquer
la société civile canadienne à ce projet.
Les organisations de la société civile
comme les vôtres sont les grands moteurs
de certaines des initiatives les plus
novatrices pour faire face aux nouveaux
problèmes mondiaux, particulièrement liés
aux enjeux de la société de l’information.
Tel que cité par le Groupe d’experts de
haut niveau sur les relations ONU-société
civile, dirigé par l’ancien président Cardoso
du Brésil, l’ascension de la société civile
est à n’en pas douter l’un des évènements
qui marquera notre époque. L’engagement
I regret that I am not able to be with you in
Winnipeg the capital of glorious “Friendly
Manitoba”.
I am thankful to the Canadian National
Commission for its kind invitation to
address this meeting using ICTs.
I would like to commend the Canadian
National Commission for having worked so
proactively to ensure that UNESCO’s
concerns are adequately recognized in the
WSIS process. I particularly appreciate its
focus on cultural diversity, community
access, ICT and education and freedom of
expression.
I appreciate also the efforts of our friends
of the National Commission on involving
the Canadian civil society in this process.
Civil society organizations like yours are
the prime movers of some of the most
innovative initiatives to deal with emerging
global challenges, particularly in relation to
the issues of the Information Society.
As the High-Level-Panel on the UN-Civil
Society relations, led by the former
president Cardoso of Brazil, states, the rise
of civil society is indeed one of the
landmark events of our times. Effective
involvement and participation of civil
society is now recognized as an essential
condition for meeting the goals of the
Millenium Declaration.
The growing participation and influence of
non-State actors is enhancing democracy
16
et la participation efficaces de la société
civile sont maintenant reconnus comme
une condition essentielle pour atteindre les
objectifs de la Déclaration du Millénaire
(Millenium Declaration).
La participation et l’influence croissantes
des acteurs non étatiques renforcent la
démocratie et redéfinissent le
multiculturalisme. Et c’est fondamental au
développement.
La vision de l’avenir exprimée dans les
Objectifs du Millénaire pour le
développement est fondée sur l’analyse de
la situation mondiale actuelle. Elle
reconnaît que les dangers pour la paix
découlant du terrorisme, de la guerre civile
et du non-respect des libertés civiles sont
étroitement liés à la plaie que sont la
pauvreté et la maladie.
L’utilisation efficace des TIC est très
prometteuse pour la croissance
économique, la transformation sociale,
l’émancipation politique et l’enrichissement
culturel. Les TIC ont la possibilité de servir
d’outil puissant pour la création de sociétés
du savoir ouvertes à tous.
Les composantes de base des sociétés du
savoir sont la création du savoir, la
préservation du savoir, la transmission et
l’utilisation du savoir.
Leurs principes sont la liberté
d’expression, l’accès universel à
l’information et au savoir, la diversité
culturelle et linguistique, et l’éducation de
qualité pour tous.
Créer des sociétés du savoir est essentiel
à l’amélioration de la qualité de vie à long
terme et à la puissance économique des
sociétés. Permettez-moi de me référer aux
conclusions des deux événements de haut
niveau que nous avons organisés dans le
cadre de la phase I du Sommet mondial
sur la société de l’information (SMSI) :
« Les sociétés du savoir se définissent par
and reshaping multilateralism. And it is
crucial for development.
The vision of the future that is expressed in
the Millennium Development Goals is
based on the analysis of where the world
stands today. It recognizes that the
dangers to peace emanating from
terrorism, civil war, and non-respect of civil
liberties are intimately linked to the plague
of poverty and disease.
The effective use of ICTs holds great
promise for economic growth, social
transformation, political empowerment and
cultural enrichment. ICTs have the
potential to serve as a powerful tool for
building inclusive knowledge societies.
The building blocks of knowledge societies
are knowledge creation, knowledge
preservation, knowledge dissemination
and knowledge utilization.
Its principles are freedom of expression,
universal access to information and
knowledge, cultural and linguistic diversity,
and quality education for all.
Building knowledge societies is essential
for the improvement of the long-term
quality of life and the economic strength of
societies. Let me draw on the conclusions
reached at two high-level events that we
hosted in Phase I of the World Summit on
the Information Society (WSIS):
“Knowledge societies are about the
capabilities to identify, produce, process,
transform, disseminate and use
information to build and apply knowledge
for human development. They require an
empowering social vision, which
encompasses plurality, inclusion, solidarity
and participation.”
I believe that the paramount challenge for
knowledge societies is to create an
enabling environment to pursue these
goals at various levels, to build the
requisite capacities, to create content
17
leur capacité à identifier, à produire, à
traiter, à transformer, à transmettre et à
utiliser l’information pour développer le
savoir et l’appliquer au développement
humain. Elles nécessitent une puissante
vision sociale qui englobe la pluralité,
l’inclusion, la solidarité et la participation. »
Je crois que le défi primordial des sociétés
du savoir consiste à créer un
environnement capable d’atteindre ces
objectifs à des degrés divers, de
développer les capacités nécessaires, de
créer un contenu accessible à une gamme
de collectivités, d’assurer sa préservation
et de garantir sa libre circulation.
Ces défis demeurent au centre de la
participation de l’UNESCO à la phase II du
SMSI, où nous nous concentrons sur la
mise en œuvre et l’action et
l’opérationnalisation du concept des
sociétés du savoir.
L’UNESCO a la compétence et la
responsabilité d’exécuter le Plan d’action
du SMSI. La moitié des 150 mesures
incluses dans le Plan font partie du mandat
de l’UNESCO.
Nous faisons participer très étroitement la
société civile et les ONG à l’exécution de
notre travail.
L’UNESCO a été comblée d’éloges pour
son attitude dans la phase I du Sommet.
Quatre réunions thématiques, une
« réunion plénière » et un forum
électronique en direct ont été organisés au
cours de cette phase.
accessible to various communities, to
ensure its preservation and to guarantee
its free flow.
These challenges remain at the centre of
UNESCO’s contribution to Phase II of the
WSIS, in which we focus on
implementation and action and on
operationalizing the concept of Knowledge
Societies.
UNESCO has both competency and
responsibility for implementing the WSIS
Action Plan. Half of the 150 actions
included in the Plan fall within UNESCO’s
mandate.
We involve civil society and NGOs very
closely in our implementation work.
UNESCO was highly praised for this
attitude in phase I of the Summit where we
organized four thematic meetings, one
“plenary meeting” and an online discussion
forum.
I am pleased to report that this involvement
continues in Phase II. For example, the
UNESCO/ORBICOM meeting on Freedom
of Expression in Africa and the Arab
Region in Marrakech, in November last
year, the four thematic meetings for WSIS
that we are presently organizing and our
side events in Tunis itself.
Ladies and Gentlemen,
UNESCO is committed to continue
involving Civil Society, and the Canadian
civil society is a most welcome partner in
this process.
I wish you a successful meeting.
J’ai le plaisir de vous faire part que cette
participation se poursuit dans la phase II.
La réunion UNESCO/ORBICOM sur la
liberté d’expression en Afrique et dans les
régions arabes tenue à Marrakech en
novembre l’an dernier, les quatre réunions
thématiques du SMSI que nous organisons
actuellement et nos événements parallèles
18
à Tunis même sont de bons exemples de
cette continuation.
Mesdames et messieurs,
L’UNESCO est déterminée à maintenir la
participation de la société civile, et la
société civile canadienne est un partenaire
de choix dans ce processus.
Je vous souhaite une réunion productive.
19
ALLOCUTION D’OUVERTURE
OPENING REMARKS
Max Wyman
Président de la Commission canadienne
pour l’UNESCO
Max Wyman
President of the Canadian Commission for
UNESCO
Je vous souhaite la bienvenue et vous
remercie d’avoir accepté notre invitation à
participer à cette conférence. Mes premiers
remerciements vont à la province du
Manitoba et à la ville de Winnipeg pour leur
accueil chaleureux. Je me réjouis de
célébrer mon anniversaire ici, en ce temps
apparemment de lente transition entre neige
et moustiques…!
Welcome and thank you for accepting our
invitation to participate in this conference.
My first thanks go to the province of
Manitoba and the city of Winnipeg for their
warm hospitality. I am so glad to be
celebrating my birthday here, in this time of
apparently slow transition between snow
and mosquitoes
La Commission canadienne pour l’UNESCO
est ravie d’accueillir ici ce soir des
représentants de toutes les provinces et de
tous les territoires.
Vous aurez l’occasion de rencontrer d’autres
participants au cours des prochains jours. Si
vous vous demandez qui sont ces
personnes assises autour de vous, je serais
ravi de vous les présenter.
Ce sont des gens qui partagent avec vous
cet engagement de développement de leurs
communautés à l’aide des technologies de
l’information et des communications — des
technologies qui offrent un meilleur service
et du pouvoir aux femmes, aux jeunes, aux
aînés, aux Autochtones, aux personnes
handicapées et aux groupes appartenant à
des minorités visibles.
Ce sont des représentants du milieu
universitaire, des scientifiques et des
chercheurs qui tentent de mieux
comprendre les changements sociaux,
économiques, scientifiques et légaux que
les sociétés et les individus ont constatés au
cours de l’édification des sociétés de
l’information.
20
The Canadian Commission for UNESCO is
delighted to greet representatives from all
Canadian provinces and territories here
tonight.
You will have the opportunity to meet other
participants in the coming days, but if you
wonder who all these people are who are
seated around you, I would be pleased to
introduce them to you.
They are people who share with you a
commitment to the development of their
communities through the use of information
and communication technologies technologies that better service and
empower women, youth, seniors and
elderly, aboriginals, people with disabilities
and visible minority groups.
They are representatives of academia,
scientists and researchers who are trying to
better understand social, economic,
scientific and legal changes societies and
individuals have witnessed as the
information society grew.
Others are professionals of information,
such as, librarians, archivists, museologists
and journalists – in short, creators of content
who daily face difficult choices in their
pursuits.
D’autres sont des professionnels voués à
l’information, tels les bibliothécaires,
archivistes, muséologues et journalistes —
bref, des artisans des contenus, qui font
face quotidiennement aux dilemmes qui y
sont associés.
Some are advocates for human rights and
freedom of expression - basic and essential
ingredients to create genuine information
societies.
Certains sont des défenseurs des droits de
la personne et de la liberté d’expression,
des éléments de base essentiels pour créer
de véritables sociétés de l’information.
Certains sont des créateurs et des experts
qualifiés dans les nouvelles technologies qui
mènent à des innovations et à des solutions
nouvelles aux problèmes qui touchent les
Canadiens ainsi que les citoyens étrangers.
D’autres sont des artistes et des promoteurs
de leur culture et de leur langue,
profondément engagés à leur préservation,
leur protection et leur promotion en utilisant
les médias traditionnels et nouveaux.
Je crois que ce que nous avons en
commun, c’est cette conviction que
l’information ne suffit pas. L’acquisition du
savoir et le partage du savoir demeurent le
but ultime. Parce que nous reconnaissons
que l’éducation est au cœur de l’information
ou, comme le préfère l’UNESCO, au cœur
de la société du savoir.
Cette transition vers la société du savoir
exige que tous les groupes participent
activement à sa définition et à son
fonctionnement. C’est pourquoi nous
sommes réunis ici aujourd’hui.
Ce groupe inclut des personnes
représentant ce que l’UNESCO appelle la
société civile, c’est-à-dire le grand public,
plus le secteur privé et les gouvernements :
les trois acteurs principaux dans le
processus du Sommet mondial. Et nous
comptons sur vous pour transmettre
l’information que vous recueillez ici et pour
rassembler les opinions de vos réseaux afin
d’enrichir le débat.
Une fois de plus, la technologie vous permet
de communiquer avec les personnes qui ne
21
Some are skilled creators and experts in
new technologies that lead to innovations
and to new solutions for problems affecting
Canadians as well as citizens of other
countries.
Others are artists and promoters of their
culture and language, deeply committed to
their preservation, their protection and
promotion through the use of new and
traditional media.
What we all share, I think, is the belief that
information is not enough. Acquisition of
knowledge and knowledge sharing remains
the ultimate goal. Because we recognize
that education is at the heart of the
information or, as UNESCO prefers, the
knowledge society.
This shift to the information society requires
that all groups participate actively to its
definition and its functioning. This is why we
are gathered here today.
This group includes individuals representing
what UNESCO calls civil society – that is,
the public at large - plus the private sector
and governments: the three key players in
the process of the World Summit. And we
count on you to relay the information that
you gather here and collect views from your
networks to enrich the discussion.
Once again, this technology allows you to
communicate with persons who cannot be
physically present. The Montreal group Île
sans fil has kindly set up for you a wireless
Internet connection allowing you to link with
your networks and dialogue throughout the
conference.
peuvent être avec nous physiquement. Le
groupe montréalais Île sans fil a
aimablement mis à notre disposition une
installation Internet sans fil qui vous permet
de communiquer avec vos réseaux et
d’échanger tout au long de la conférence.
Furthermore, K-net has agreed to make
K-net's breeze video conferencing facility
available for web casting this dinner
conference and all plenary sessions. This is
certainly an example of civil society groups
supporting civil society at large!
De plus, K-net a accepté de mettre à notre
disposition son matériel de vidéoconférence
Breeze permettant la diffusion Web de ce
dîner-conférence et de toutes les séances
plénières. Voilà certainement un bel
exemple de groupes de la société civile qui
soutiennent la société civile en général.
One of UNESCO’s principal tasks is to
promote the free flow of ideas and
knowledge. It therefore feels it has a
fundamental role to play in the preparations
for WSIS - in particular questions around the
ethical, legal, social and cultural dimensions
of the information society – all legitimate
areas of concern for the organization that is
in effect the ethical/moral arm of the UN.
So we have an important task before us. We
asked you to assess the status of several
elements included in the Geneva Plan of
action adopted in December 2003 as a
result of the first phase of the World Summit
on the Information Society.
L’une des tâches principales de l’UNESCO
est de favoriser la libre circulation des idées
et du savoir. Par conséquent, l’UNESCO
estime qu’elle a un rôle fondamental à jouer
dans la préparation du SMSI, en particulier
pour les questions qui touchent les
dimensions éthiques, juridiques, sociales et
culturelles de la société de l’information –
tous des secteurs préoccupants légitimes
pour l’organisation qui est, en effet, la
branche éthique et morale de l’ONU.
Nous avons donc une tâche importante
devant nous. Nous vous avons demandé
d’évaluer l’état de plusieurs éléments du
Plan d’action de Genève adopté en
décembre 2003 à la suite de la première
phase du Sommet mondial sur la société de
l’information.
La gouvernance et le financement d’Internet
sont un point central clé dans cette
deuxième phase -- infrastructure, coût
d’accès, logiciels gratuits, technologies
adaptées — et cela nous dirigera vers des
questions plus générales sur l’éducation, la
liberté d’expression, la diversité culturelle,
la préservation des langues vernaculaires,
et des partenariats avec les pays en
développement.
Les représentants de nos gouvernements
sont ici pour écouter ce que vous avez à
dire et échanger des idées avec vous. Ne
soyez pas timides. Je vous demande
vivement de profiter de cette occasion pour
articuler clairement votre vision et vos
Internet governance and financing are a key
focus in this second phase - infrastructure,
cost of access, free software, adapted
technologies – and that will lead us to
broader issues of education, freedom of
expression, cultural diversity, the
preservation of indigenous languages, and
partnerships with developing countries.
Representatives of our governments are
here to listen to what you have to say and
exchange ideas with you. So there is no
room for shrinking violets. I urge you to take
this opportunity to articulate clearly your
vision and your expectations - and make
sure they are reflected in the communiqué
that will be adopted on Sunday.
Your contribution, which I already know to
be rich and diversified, is essential to the
process. You must not belittle its impact
internationally. The first phase has shown
that many countries are impatient to learn
what Canadians are both thinking and doing.
Prior to the Geneva phase, the Canadian
Commission conducted ten roundtables
across Canada over the period of a year –
22
resulting in a substantial document of
observations and recommendations.
The document was very popular in Geneva
and copies disappeared quickly. Many
delegations told us it was invaluable in
helping them shape their own thinking about
the issues.
attentes — et assurez-vous qu’elles sont
reflétées dans le communiqué qui sera
adopté dimanche.
Votre contribution, que je sais déjà riche et
diversifiée, est essentielle au processus. Il
ne faut pas sous-estimer son impact au
niveau international. La première phase a
démontré que plusieurs pays sont
impatients de savoir ce que les Canadiens
pensent et font.
Avant la phase de Genève, la Commission
canadienne a tenu dix tables rondes par tout
le Canada sur une période d’un an — il en
est résulté un document important
d’observations et de recommandations.
Ce document était très populaire à Genève
et ses exemplaires se sont envolés
rapidement. Plusieurs délégations ont
mentionné qu’il leur avait apporté une aide
d’une grande valeur pour les aider à se faire
une opinion sur les enjeux.
Nous produirons une publication semblable
résumant VOS idées et commentaires. Elle
sera distribuée à la Conférence générale de
l’UNESCO qui aura lieu en octobre à Paris,
et au Sommet de Tunis en novembre — et
je m’attends à ce qu’elle produise le même
impact. En d’autres mots, vous contribuerez
à un rapport qui aura une portée mondiale.
Tout ceci n’aurait pu être possible sans le
travail du personnel de la Commission
canadienne pour l’UNESCO. J’aimerais
remercier particulièrement Pauline Dugré,
Chargée de programme en Communication
et Information et l’infatigable François-Pierre
Le Scouarnec, président de notre
Commission sectorielle en Culture,
Communication et Information.
J’aimerais aussi remercier Affaires
étrangères Canada, Patrimoine canadien,
Ressources humaines et Développement
des compétences Canada, Industrie Canada
et le Centre de recherches pour le
développement international pour leur
généreux soutien dans l’organisation de
cette conférence.
23
We will be producing a similar publication
summarizing YOUR ideas and comments for
distribution at the UNESCO General
Conference in Paris in October and at the
Summit in Tunis in November – and I expect
it to have the same impact. You will be
contributing, in other words, to a report
heard round the world.
All of this would not have been possible
without the work of the staff of the Canadian
Commission for UNESCO. In particular, I
would like to thank Pauline Dugré,
Programme Officer in Communication and
Information, and the inexhaustible FrançoisPierre Le Scouarnec, Chair of our Sectoral
Commission on Culture, Communication
and Information.
I would also like to thank Foreign Affairs
Canada, Canadian Heritage, Human
Resources and Skills Development Canada,
Industry Canada and the International
Development Research Centre for their
generous support in the organization of this
conference.
We were told during the roundtables we
undertook in preparation for the Geneva
Summit that people who work and
communicate through technology need to
meet face to face sometimes. Well, here we
are – and it is reassuring to see how normal
we all look - technology does not change us
completely after all, despite what Hollywood
may try to tell us!
During the coming days, we will have a
chance to get to know each other better, in
the process of exchanging ideas and
opinions on some of the most pressing
issues facing humanity today. I hope you
find it a significant experience – both for
Lors des tables rondes tenues en
préparation du Sommet de Genève, on nous
a mentionné que les personnes qui
travaillent et communiquent par le biais de la
technologie ont parfois besoin de se
rencontrer en personne. Alors, nous voilà —
et il est bien rassurant de voir que nous
paraissons tous normaux – après tout, la
technologie ne nous change pas
complètement malgré ce qu’Hollywood
tente de nous faire croire!
Au cours des prochains jours, nous aurons
la chance de mieux nous connaître en
échangeant des idées et des opinions sur
certaines des questions les plus pressantes
auxquelles fait face l’humanité aujourd’hui.
J’espère que vous trouverez cette
expérience appréciable – pour vous-mêmes
et pour les personnes avec qui la
technologie nous permettra de partager
l’événement.
Une fois de plus, bienvenue et merci.
24
yourselves and for the others with whom
technology will allow us to share the event.
Again, welcome – bienvenue - and thank
you.
GUEST SPEAKER’S PRESENTATION
Ann Medina
Host of History Television’s History on Film
And Former Foreign Correspondent CBC’s The Journal
Well... I have to tell you, UNESCO gave me a real challenge of an assignment. I was
asked to talk about where Canada stands in what it calls: The Knowledge Society. And
what the criteria are for deciding. Where are we in terms of universal access? Where
are we in terms of FREE Access? Where are we in terms of diversity? What are the
social and ethical impacts – and much much more.
Well, if I did deliver on all of these issues, you could probably just sit back and relax
because most of these are the very issues that you’re supposed to be discussing over
the next couple of days. But I guess the organizers intended for me to touch on, at least
a few of these issues. But, I confess, I haven’t done any definitive comparative study
with respect to where we are today versus 10 years ago, or where we are today versus
other countries. However, I do have a few comments: namely, to offer three cautionary
notes.
First, way back, when we first began exploring the possibilities of technology, we had no
idea as to where it would take us. I remember back in the early 80's, buying my first real
computer. It was called the ‘PC Junior’ and it had the big old floppy discs and an
enormous tome that went with it. At the time I had no idea what I would use it for or
even whether it would help me do things. I just knew I wanted to start to discover what
the dickens it was.
As it turned out, I was totally confused by the humongous manual. It was DOS-based in
those days, and you had to write Command lines with slashes and colons and single
letters. I just never seemed to have the time to sit down and try and figure it all out! And
then I saw it! The computer had games! And, what’s more, you could play them without
doing all the complicated stuff mentioned in the manual!
So that’s what the new technology did for me... way back then. It began my career as a
‘Gamer’ and I still am one. But, very soon, I even got good at DOS commands when I
graduated to a Tandy 100. And why did I finally master them? Because I saw that I
could write on computers, and correct mistakes on computers, and save scripts on
computers. All of which was much faster than re-typing a whole script on an old typewriter, or fumbling through file folders in this drawer or that. In short, I saw a need for it!
Fast forward to a few years ago. I have a friend, Maria. She’s Italian and sews and
cleans houses and doesn’t speak English very well. She’s one of those amazing
immigrants to Canada who landed in Montreal and had to get herself, in addition to her
three small children, to Toronto where her husband had preceded her. At that time she
didn’t speak a single word of English; but she did it! Well, she’d come to my house, and
was fascinated with my computer. Eventually, when I bought a new one, I gave her my
old one, and today! Maria’s on the computer more than in front of the TV. She sends
email to Italy; she reads Italian papers; she loves it! She had enrolled in a class, and
found a friend to help her in addition to me, and she was off to the race, which brings me
to my first cautionary note. It’s not about the hardware! Oh, the hardware is the enabler,
but unless we see a need to actually use it, it might as well be a kitchen sink sitting in our
25
office! (The way my PCJunior was before I discovered the games!).
So one criterion for assessing how Canada stands in regard to being part of the
Knowledge Society is not the hardware! It’s not how wired we are – or how many homes
have the internet! It’s how and who, and even whether we use the hardware. How many
people do you know who have all the latest gadgets and yet, do very little with them?
A few years back I was on an Advisory Board to put together a plan to bring more
technology into Ontario’s Education system. And yes, School NET was an important step
in doing that, but more, much more still had to be done. Well, there was a split in the
Committee. Some of the members wanted to put computers and networks into the
schools (and naturally, given the Canadian self-proclaimed sense of fairness, it had to
go into every school or none at all). And then, there were the others. They said, ‘No,
let’s first finance the creation of compelling content. Well, after months of studies and
meetings and reports and more meetings, the Committee, finally recommended a whole
shopping list of hardware and networking paraphernalia to go into every school on a
slow roll-out basis. The result! The government took one look at the price tag for the list
and, mysteriously, the Final Report never got acted on. Nothing. nada. Needless to say, I
was part of the minority group who were overruled.
It wasn’t just the expense, however. It was putting the cart before the horse. Until there’s
creative and imaginative software for the schools, there’s no point in buying the
hardware! No one’s going to see a need to use it! But strangely that’s what everyone just
loves to focus in on, the gadgetry.
So my first cautionary note is: the measure of being part of the Knowledge Society is not
about the technology. Which brings me to my second cautionary note: even if you have
the content, can people get to it? Now here, typically, people talk about having access
to, yup, once again, the technology! But, instead I want to talk about the access strictly
from the content side. Not, do they have the wires? But even if they did, is the content
useable? Pretty basic stuff.
Back in 1999 The Council of Europe’s CDCC (evidently that stands for the Council for
Cultural Co-operation – which beats me!) launched its NIT project (that’s New
Information Technology, does make sense). (And by the way, I’ll have something to say
about ‘acronyms’ in a bit!) Anyway, in connection with NIT, it later adopted the so-called
Helsinki Guidelines for European Cultural policy that defined ‘Public Access’ as
including: Affordability, Availability and Usability. Again, pretty basic stuff.
So let’s take Usability. A couple of years ago, I ran into Pamela Wallin shortly after she
became our Consul General in New York. We talked and then I asked for her new email!
And she groaned. “You won’t believe it!” she told me. And I didn’t. Are you ready for
this? It’s [email protected] dfait-maeci.gc.ca! Huh! Pamela was furious about it and had
tried, and is still trying to get it changed. That’s an address written by bureaucrats not
people whose prime motivation is to get email! Not only is it absolutely insane to use
‘dfait’ so that only those in Ottawa will understand! But then, to compound the stupidity
by repeating it in French and making it doubly unintelligible or unusable!
I mean is ‘Newyorkcanadianconsulate’ too hard to fathom? Or is the French spelling all
that different? Those of us with our PDA’s and Blackberries may be able to zap it in, but,
what of the immigrants-to-be? How in the dickens are they supposed to make sense of
26
what appears to be a random set of letters when they may have to send in a form, or a
letter?
A few years back, I was asked to speak to the Treasury Board at its annual Staff
Conference. Michelle D’Auray wanted me to take a look at its e-government initiative and
give them some feedback. Well, there were a lot of nifty things they did with it, but there
was one big (and a few not-quite-so big) drawback with it. It was just a few months after
9/11, and so one of the ‘tests’ I did with the site was to pretend I was a travel agent
affected by the catastrophe looking for some kind of support program being offered by
the government. Well, I couldn’t find one, but that wasn’t the flaw. The flaw was I couldn’t
find any mention of the events of September 11th!
I was stunned. Here was an event that jolted probably 99% of Canadians and yet, it
might as well have never happened according to our e-government. And what about
fears and questions that Canadians had? There wasn’t even the recognition by the
government that there were those fears and questions; at least not that I could find in the
places that seemed logical! No “We’re sorry folks! We know many of you are
experiencing major economic squeezes because of the events of September 11, but we
can’t help you because of this and that reason”. Not even an acknowledgment! I also
tried to find out what the government was doing about anthrax. Was there something
about that? Answer: nowhere obvious! After I searched and searched, I got one. Yes,
one very general reference to it.
Now, we all know that Canada’s e-government website has won kudos’ all over the
world, but mainly, the praise has been aimed at its ability to deliver government services
on the Web. (And, speaking as one who files her tax electronically, that it does in
spades!) But there are also the issues of relevance and information that might not be
connected to any existing program and there’s the importance of anticipating various
concerns of Canadians. Often those are the very elements that establish that magic
called ‘Making Connections’. And, isn’t that part of what the Knowledge Society is all
about?
And another point about usability. And you knew it was coming: acronyms.
There’s WCCD, HLEG, ICT, WSIS, INCD, CDCC, NIT. One of the things I do love about
the World Bank is it’s not TWB! And that’s because I’m one of those dummies out there
with frustrated stares when I read a lot of reports. I’m constantly referring back, and
searching for where the report or article told me what the dickens those letters stood for!
We spend so much time worrying about words and their meanings. Should we use
‘Information Society’ or ‘Knowledge Society’ (while the world ‘out there’ usually says
Knowledge economy and ‘Information Society’ or ‘Information Age’)? Anyway, we spend
so much time on words, and then we come up with all the gobbledygook of acronyms!
My main problem with acronyms isn’t simply that they’re unintelligible; it’s that they’re
only unintelligible to those of us Jane or Joe Smith’s of the world. They’re elitist. They’re
elitist in their very nature in that they keep us out. They blatantly, signal “You’re not in the
loop if you don’t know what the letters stand for! ”
And that really is the main point I’m trying to make here. Usability for whom? And, I’m
sure this isn’t an issue just with Canada. But, we must get out of our Ottawa circles, or
government circles wherever they are! And the same holds true for NGO’s. So often,
when I go on the Web to look up something relating to ‘Culture’, or Websites about social
27
issues, too often I come across words or acronyms that belong to another world, a world
that I’m certainly not a part of.
Now talking about email addresses and acronyms may sound silly, but I worry that
they’re symptomatic of a bigger problem: the accessibility question.
In its Introduction to the latest wording of the Convention on the Protection of Diversity,
the UNESCO Chairperson noted and I quote:
“It was considered important that a convention designed to create a favourable
environment for the flourishing of diversity of cultural expression should be drafted in
accessible language without recourse to obscure technocratic words (my emphasis) that
do a disservice to the cause of all cultures”. Amen!
And indeed, in the entire document, there is only a single Acronym. But the Acronym has
now become a name recognized worldwide: UNESCO.
We can talk all we want about a new Knowledge Society that embraces diversity and
free expression, and one that empowers the citizenry and is inclusive. But if the very
people that are advocating that only seem to talk amongst themselves because others of
us can’t understand them, what kind of diversity are they demonstrating? And, we’re not
only talking about diversity of women, or native Canadians or Blacks or Chinese or East
Indians or 62 year-olds with the name of Medina (it’s also a diversity of ages). And I
challenge you to go out into the streets and talk with a bunch of kids about DFAIT or
‘Civil Society’ or, any ‘Instrument’ or ‘Convention’ on Cultural Diversity; you will get some
very strange looks. And notice, I said ‘kids’ not ‘youth’.
I don’t know how many of you have read Irshad Manji’s book, The Trouble with Islam, or
heard her speak, or have taken a look at her website. But I recommend that you do.
Not so much for a discussion of Islam and her call for reform, but to see how serious,
very serious issues can be discussed in a way that is inclusive and does encourage
diversity.
Canada could become the plugged-in country, instead of the plugged-in city that
Philadelphia aspires to be. But to that I say: “Who cares?” Again, it’s not about the
hardware! It’s about the CONTENT! Have we got sites that ‘work’ with good compelling
content and an easy way to navigate to them? Are people really connecting with each
other? Are communities using it?
And, if we’re setting up programs and funding to encourage others to communicate with
each other, are we doing it in the language of the ‘Others’? Or are we funding programs
to people who speak ‘bureaucratese’ and, therefore, know how to jump through all the
hoops of applying for funding. If usability and accessibility are important criteria for
saying that Canada is part of the new Knowledge Society (and I would maintain they
should be), then that’s what Canada should focus on, even to lead the way. Canada
might be doing it better than others but doing it better may not be good enough.
My final cautionary note relates to the very nature of the Knowledge Society and how we
view it. All of us would love to see a world where basic human rights and free expression
are recognized and acted upon, a world where diversity is celebrated and encouraged, a
world where access to information and stimulation and creativity is available to everyone.
28
We’d love to see the advancement of democratic, educational, environmental and
cultural goals, but we must beware that we don’t put too much stock in the new
technologies to do it for us.
These days, it seems that many governments are saying: “This is the way to a better
world: if only we do this or do that with the new technologies, if we give networked
computers with High-speed to villages or Canadian libraries or school and community
centers, if we build the baseball field ... and they will come!
Well, I say maybe, maybe not. And I come back to where I began, trying to make sense
of that awful manual for my PC Junior. People must see a need. They must know there’s
some critical information that will make a difference in their lives before ‘they come’. And
when they do arrive at that field, just watch them and learn from them. You see, I’m not
as pessimistic as some about the great divide, about the haves and the have-nots.
I think we all remember 20-30 years ago when small tiny villages in India would jury-rig a
power connection and set up a single television for the whole village to watch. And then
there were fax machines in China, the Philippines and elsewhere. And then later, in
some towns with power, hundreds of satellite dishes were hanging out of windows, way
before they started popping up here in Canada.
I remember going to Bamako in Mali, and seeing a group of students huddled around a
computer, devouring information. When there’s a need, a hunger even, people will invent
all sorts of ways to get at what they want:
-
Musicians are collaborating on-line: Cubans with Canadians, Europeans with
Americans.
Young Lebanese were very instrumental in driving Syrian troops out of their
country through using the Web.
Doctors in small Middle East communities are searching for important medical
information to help their patients.
And these examples came to be on their own, a kind of spontaneous combustion.
All of this is not to say we don’t need an International Convention of Cultural Diversity, or
programs to strengthen access to technology, or a strategy to Connect Canadians, or a
World Summit of the Information Society, or to apply pressure at the trade negotiating
tables in Europe and North America, but it is to underline where there’s a need, things
can happen!
The technology itself can’t make people care to talk to one another. It can’t change
governments that ignore human rights. It’s not the panacea. People still are!
Now, there are those, as you know better than I, who feel that Canada should be viewed
as a Role Model for other governments at the upcoming WSIS II, or as I know it as: the
World Summit of the Information Society. And, maybe it should be since, as I mentioned,
it may be doing a better job than other countries. Certainly, its ‘Vision’ of what it calls the
‘Global Information Society’ is impressive and I’ll quote it:
“...one that includes all people, women and men, boys and girls. We believe that
everyone has the potential to participate in the information society, and that people,
everywhere should have the opportunities to benefit from the possibilities it brings in all
29
areas of human life. These benefits include improved governance, sustainable economic
development, strengthened social cohesion, expanded knowledge and new forms of
social expression.”
Canada also says WSIS should focus on poverty reduction and development, and a lot
more! Whew! Is there anything it left out? Certainly, very laudable goals! But,
-
when I start looking beyond the vision statement and our pretty good egovernment site,
when I begin looking into what CIDA is doing,
or when I see the hundreds of millions of dollars being poured into building hightech infrastructure,
or when I try to find out more about the Government’s Community Access
Program in its Connecting with Canadians initiative, and I get hit with ‘the
requested website is not available’.... Ironic! I wonder.
I see a lot of partnerships with private industry, and yes, partnerships with Nongovernmental organizations, and university and academic institutions, and I see a lot of
partnerships with other governments and organizations around the world like UNESCO.
But where are the Partnerships with communities? And with student groups, not school
Boards or Parent Associations or professors, but student groups? And where are the
partnerships with Construction workers, and local Immigrants and single mothers and
rappers (or as the guy from Linux adds ‘kick-ass punkers’)? These are pretty important
ingredients to becoming a Model.
And I come back to content and diversity, and here I’m not talking about Advisory Boards
and Conferences and libraries of Journals and academic papers that may involve
diverse groups. I’m talking again, about content and using the technology. I’m talking
about what’s out there and what people, ordinary people, see a need for! Where are the
young people plugging in? Where are the older generations (at 62, I hate the word
‘elderly’)? Where are immigrants like Maria going? And what are the tangible results
here at home for Canadians if we’ve done such a good job? Are they healthier? Is the
system more democratic? Are they more tolerant? Is there freer expression? Are women
more empowered?
There may be hundreds even thousands of examples that many of you know about or
have even help set up (and no doubt you’ll point them out to me, which is good!), but
those examples aren’t being spotlighted and boasted about in much of the literature I’ve
read or on the government and NGO websites I’ve visited (and they have been
numerous). I see big, grand announcements of big, grand projects, but not the
outcomes!
What is the Knowledge Society? It is ALIVE! It’s constantly changing. It’s crass and it’s in
your face. It’s the Maria’s of Canada: curious, hungry for ideas, exploring. It’s the
protesters who want to shove events along and bring down old structures and
institutions.
A real Knowledge Society shocks, it’s iconoclastic, it’s fun! And if it truly works, we learn
from it and all of us begin to change. Are you being changed? If you are, then hold
Canada up high as a model. If you’re not, take a second look as to why not.
30
CHAPITRE III : Accès aux réseaux
CHAPTER III : Access to Networks
La société de l’information est souvent
associée aux infrastructures et au matériel
nécessaires pour accéder à Internet. Les
travaux complétés dans le cadre du SMSI
ont heureusement permis d’élargir la
définition de la société de l’information
pour inclure les bibliothèques, les archives,
les musées ainsi que les médias
traditionnels, bref, tous les systèmes
d’information traditionnels et nouveaux.
Nous verrons, dans les chapitres à venir,
quel rôle ces divers services jouent dans la
société de l’information.
The information society is often associated
with the infrastructures and the hardware
necessary to access the Internet. The
work completed for the WSIS fortunately
expanded the definition of information
society to include libraries, archives,
museums and traditional media; in sum, all
traditional and new information systems. In
the following chapters, we will see the role
that these various services play in the
information society.
La session sur l’Accès aux réseaux a
donné un aperçu des infrastructures
disponibles au Canada et de l’évolution du
coût d’accès. Elle a identifié les secteurs
qui nécessitent une attention spéciale, en
ciblant particulièrement les régions rurales
et éloignées et les besoins des personnes
handicapées. Le Canada peut-il se
proclamer un chef de file dans les TIC?
Les citoyens ont-ils vraiment accès aux
outils ou sont-ils encore réservés aux
privilégiés de notre société? Les outils
sont-ils adaptés aux besoins de tous pour
s’assurer que tous les groupes de la
société sont inclus? Voilà des questions
qui ont été étudiées à fond au cours de
cette session.
Trois conférenciers ont pris la parole:
Bill Graham, directeur, Politique et
coordination des télécommunications
internationales à Industrie Canada; Chris
Schmitt, directeur principal, Optimisation
du réseau, Affaires réglementaires à MTS
Allstream, et Betty Dion, présidente de la
Commission internationale sur les
technologies et l’accessibilité, section
Amérique du Nord. Le président de
session était François-Pierre Le
Scouarnec, président de la Commission
sectorielle Culture, Communication et
Information à la Commission canadienne
pour l’UNESCO. Le compte-rendu du
rapporteur, Devon McDonald, reBOOT
Canada, a souligné les commentaires de
l’auditoire.
The Access to Networks session outlined
the infrastructures available in Canada and
evolution of the cost of access and
identified the sectors that require special
attention, particularly focussing on rural
and remote regions, and the needs of
persons with disabilities. Can Canada
proclaim itself a leader in ICTs? Do
citizens have access to tools, or are they
still reserved for society's privileged? Are
tools adapted to everyone's needs to
ensure the inclusion of all social groups?
These were the questions explored in this
session.
Three speakers addressed the group: Bill
Graham, Director, International
Telecommunications Policy and
Coordination, Industry Canada; Chris
Schmitt, Director, Network Optimization,
Regulatory Affairs for MTS Allstream and
Betty Dion, Chair, International Committee
on Technology and Accessibility – North
America. The session chair was FrançoisPierre Le Scouarnec, Chair, Sectoral
Commission, Culture, Communication and
Information, Canadian Commission for
UNESCO. The report by rapporteur Devon
McDonald, reBOOT Canada, outlined the
audience's comments.
31
UNE VUE D’ENSEMBLE DU SECTEUR CANADIEN DES TÉLÉCOMMUNICATIONS
(English text follows)
Bill Graham
Directeur, Politique et coordination des télécommunications
Industrie Canada
LES TÉLÉCOMMUNICATIONS : La pierre angulaire de la nation
• Installations et services de télécommunications – favoriser la croissance sociale et
économique à l’ère des sociétés de l’information
• Le secteur est axé sur la technologie :
– Expansion des services de cellulaire, PDA, satellites, ordinateurs
– Internet : résidentiel et commercial, cybercommerce, cybersanté
– Numérisation : questions de convergence
• Les Canadiens sont de fervents utilisateurs des installations et des services de
communications
• Les télécommunications comprennent le spectre des radiofréquences – une ressource
internationale partagée par tous les pays et par plusieurs services de télécommunications
Politiques sur les télécommunications et rôles de réglementation
Politiques
Industrie Canada
Télécommunications
Radiocommunications
Patrimoine canadien
Règlements Conseil de la radioduffusion et des
tèlècommunications canadiennes
Industrie Canada
Radiodiffusion
Télécommunications
Radiodiffusion
Radiocommunications
Le cadre législatif du Canada
• Loi sur les télécommunications – 1993
– axée sur l’économie, neutre sur le plan de la technologie
• Loi sur la radiodiffusion – 1991
– soutient la culture canadienne
• Loi sur la radiocommunication – 1989
– gestion du spectre
• Loi sur la concurrence – 1985
– cadre antitrust général
• L’évolution des technologies nécessite des ajustements – il faut encourager la mise en place
d’un environnement favorable
• Une économie mondiale ouverte nécessite l’adoption d’une approche plus concurrentielle
32
Résultats : L’infrastructure réseau de classe mondiale du Canada Réseau de
communications sur fil
• Un des réseaux de télécommunications les plus perfectionnés au monde :
– Plus de 99 % des lignes sont liées à un réseau numérique
– Réseau de fibre optique à l’échelle nationale
– Plus de 98 % des ménages ont au moins un téléphone
• Un réseau perfectionné de distribution par câble :
– 92 % des ménages ont accès au câble
– 74 % de ces ménages sont branchés au câble
– 70 % des ménages ont accès à Internet haute vitesse par câble
Résultats : L’infrastructure réseau de classe mondiale du Canada
Communications sans fil
• Trois réseaux nationaux sans fil
• Réseau national de communications par satellite (Télésat)
• Radiodiffuseurs et fournisseurs de services concurrentiels
• Diffusion par télévision et par radio
• Deux licences de diffusion par satellite directe à domicile
• Services mobiles par satellite
• Communications sans fil fixes
Industries des services de communication Intervenants clés
33
Industries des services de communication, revenus segments de marché, 1998-2003
en milliards de $
$40
Marché total
$35
$30
$25
$31.3
$32.1
$34.4
$37.5
$36.7
$38.0
11 %
8,7 %
22 %
14 %
4,4 %
$20
69 %
Câblo-diffuseurs
Fournisseurs de
services sans fil
6,5 %
Revendeurs, satellite
et autres services
54 %
Fournisseurs de
services filaires
concurrents
(AFSI et ESLC)
$15
$10
Fournisseurs de
SRD/SDM*
Sociétés exploitantes
de télécommunications
filaires titulaires/ESLT
$5
$0
1998
1999
2000
2001
2002
2003
*Systèmes de diffusion directe (SRD) et de distribution multipoint (SDM).
Source: Compilations d’Industrie Canada à partir de Statistique Canada, Enquête sur les
fournisseurs de services de télécommunications; CRTC, Relevés statistiques et
financiers de la distribution de radiodiffusion; et des rapports annuels des entreprises
(avril 2004)
Industries des services de communication, abonnés, 1998-2003
Nombre d'abonnés
55
50
45
40
35
45.9
Marché total
34.6
48.2
50.5
41.6
Abonnés aux
SRD/SDM*
Abonnés au câble
38.0
Abonnés à l'Internet
30
Abonnés au sans fil
25
Lignes
téléphoniques
d'affaires
Lignes téléphoniques
résidentielles
20
15
10
5
0
1998
1999
2000
2001
2002
2003
*Systèmes de diffusion directe (SRD) et de distribution multipoint (SDM).
Source: Compilations d’Industrie Canada à partir de Statistique Canada, Enquête sur les fournisseurs
de services de télécommunications et de CRTC, Relevés statistiques et financiers de la distribution de
radiodiffusion (avril 2004).
34
Le PIB du secteur des télécommunications a connu une augmentation constante
En 2004, l’industrie des
télécommunications* a
produit une valeur ajoutée
de
26,8 milliards de dollars**
(en dollars constants de
1997) au produit intérieur
brut (PIB) du Canada, ce
qui représente une
augmentation de 2,4 %
par rapport à 2003.
La part des
télécommunications du
PIB total s’est
continuellement accrue
avant 2002, mais elle est
ensuite demeurée la
même, à 2,6 %.
PIB du secteur des télécommunications*, de 1997 à 2004
PIB réel
(en milliards de dollars constants de 1997)
30
Part, en pourcentage,
du PIB total
5.0%
25
20
16,4$
15
21,6$
19,8$
2,0%
17,3$
2,5%
2,3%
2,2%
2,0%
23,6$
25,5$
25,2$
4.0%
2,5%
2,5%
3.0%
2.0%
10
1.0%
5
0.0%
0
1997
1998
1999
2000
PIB - Services de télécommunications
2001
2002
2003
PIB - Distribution de radiodiffusion
Part en %
* L’industrie des télécommunications comprend les services de télécommunications et la
distribution de la radiodiffusion.
** On utilise le terme « valeur ajoutée » pour décrire la valeur nette de la production d’un groupe
d’industries. C’est l’équivalent de la différence entre la valeur du produit d’une industrie et la
valeur des matériaux, de l’énergie et des services utilisés par l’industrie dans sa production.
Source : Statistique Canada, Produit intérieur brut par industrie, base de données du CANSIM
(février 2005).
Le nombre d’emplois dans le secteur des télécommunications
continue de s’accroître
Emplois dans le secteur des
ƒ En 2004, l’industrie des
télécommunications*,
télécommunications* employait 130 926
Employés (en
de 1999 à 2004
personnes, ce qui représente une
ƒ
•
augmentation de 3,5 % par rapport à 2003.
Depuis 1998, la composition de l’emploi
dans le secteur des télécommunications est
demeurée relativement stable : environ 87
% des emplois proviennent des services de
télécommunications***, et les 13 % restants
proviennent des services de distribution par
câble.
milliers)
140
120
100
80
L’augmentation de l’emploi dans les
services de télécommunications a été
entraînée par les services sur fil et sans fil;
dans l’ensemble, on a compté 4 478
nouveaux emplois.
* L’industrie des télécommunications comprend les services de
télécommunications et la distribution de la radiodiffusion.
** Les autres comprennent les revendeurs, les satellites et les
autres types de télécommunications.
*** Les services de télécommunications comprennent les
services sur fil, sans fil et d’autres services.
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas
correspondre aux totaux indiqués.
118
119
120
15
15
15
15
8
9
10
10
22
23
23
23
71
72
71
1999
2000
2001
116
126
16
131
17
11
12
23
23
72
77
79
2002
2003
2004
60
40
20
0
Filaire
Sans fil
Autres**
Cablo-distribution
Source : Statistique Canada, Enquête sur l’emploi, la rémunération et les
heures de travail (EERH),
base de données du CANSIM (mars 2005).
35
Les salaires dans l’industrie des télécommunications continuent de surclasser
l’économie totale
•
•
•
•
Les salaires moyens annuels dans
l’industrie des télécommunications*
continuent de surclasser l’économie
totale.
En 2004, les salaires moyens dans les
secteurs des services sur fil et sans fil
étaient de 49 038 $ et de 42 125 $, soit
34 % et 15 % de plus que pour
l’économie totale.
Seul le secteur des services sur fil a
connu une augmentation des salaires
entre 2003 et 2004.
Salaire moyen par segment, 1998-2004
(en milliards $
constants)
Autre**
50
Filaire
45
40
Sans fils
Cablo-Distribution
35
Le salaire moyen du secteur de la
distribution de la radiodiffusion a connu
une réduction de 2,1 %, pour atteindre
43 236 $.
30
Ensemble de l'économie
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
* L’industrie des télécommunications comprend les services de télécommunications et la distribution de la radiodiffusion.
** Les autres comprennent les revendeurs, les satellites et les autres types de télécommunications.
Source : Statistique Canada, Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (EERH),
base de données du CANSIM (mars 2005).
Les revenus du secteur sans fil continuent de croître
Revenus totaux du secteur sans fil*, 1999-2003
En 2003, les revenus du
secteur sans fil ont augmenté
de 14 % pour atteindre environ
8,2 milliards de dollars.
Entre 1999 et 2003, les
revenus du secteur sans fil ont
augmenté à un taux annuel
composé de près de 16 %.
En milliards $
d'accroissement
annuel %
30%
10.0
$8.2
8.0
$7.2
$5.4
6.0
$4.6
$6.0
20%
21%
17%
4.0
14%
11%
10%
2.0
Source : Statistique Canada, Enquête
auprès des fournisseurs de services de
télécommunications (avril 2004).
5%
0.0
0%
1999
2000
36
2001
2002
2003
Aujourd’hui, on compte un téléphone pour chaque Canadien
Nombre d’abonnés à des lignes d’accès
téléphonique filaire et mobile (sans fil)
(par tranche de 100 habitants)
120.0
Télédensité, 1994-2003
100.0
80.0
65,8
68,6
72,4
76,2
1996
1997
87,0
81,5
94,4
101,1
102,0
104,6
2001
2002
2003
60.0
40.0
20.0
0.0
Sans fils
Filaire
1994
1995
1998
1999
2000
6.4
8.8
11.8
14
17.7
22.7
28.3
34.2
37.7
41.7
59.4
59.8
60.6
62.2
63.8
64.3
66.1
66.9
64.2
62.9
* Les voies d’accès sur fil et sans fil sont présentées en termes d’équivalent de qualité téléphonique (EQT). L’EQT
correspond aux pratiques de l’UIT et de l’OCDE en ce qui concerne le calcul du nombre de lignes téléphoniques par 100
personnes.
Les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux
indiqués.
Source : basé sur l’Enquête auprès des fournisseurs de services de télécommunications de Statistique Canada.
Mais les investissements dans l’infrastructure des télécommunications ont continué de
diminuer en 2003
Les dépenses en capital des
services de télécommunications
ont diminué de 15 %, pour
atteindre 4,8 milliards de dollars
en 2003, à la suite d’une
diminution de 26 % en 2002.
Par rapport à l’économie totale,
la part des services de
télécommunications des
dépenses en capital était de 2,9
% en 2003; il s’agit du niveau le
plus bas des sept dernières
années.
Dépenses en capital* des services de télécommunications, de
1997 à 2003
En % des placements
de capitaux au Canada
8.0%
En milliards $
$8.0
7.3 $
7.0%
7,0$
$7.0
1.5 $
6.0%
6.1 $
$6.0
5,5$
0.2 $
5.9 $
5.6 $
5.9 $
5,7$
5.0%
4.8 $
$5.0
4.2%
4.4%
4.3%
$4.0
4.0%
4.5%
3.7%
3.0%
3.5%
2.9%
Les chiffres ayant été arrondis, leur
somme peut ne pas correspondre aux
totaux indiqués.
* Les dépenses en capital des services
de télécommunications comprennent
uniquement les services sur fil et sans fil.
$3.0
2.0%
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
Investissements dans le spectre
Investissements de capitaux dans les services de télécommunication
Part en %
Source : basé sur l’Enquête auprès des fournisseurs de services de télécommunications de Statistique Canada et
sur la base de données du CANSIM (avril 2004).
37
En 2003, les revenus des services téléphoniques locaux et interurbains sur fil ont
continué de diminuer
Depuis 1998, les revenus des
services téléphoniques sur fil
diminuent à un taux annuel moyen
de 3,4 %.
Cependant, la diminution est
beaucoup moins importante que
celle qui a eu lieu en 2002. Cette
année-là, les revenus des services
téléphoniques locaux et
interurbains avaient
respectivement diminué de 6,7 %
et de 12 %.
En 2003, le revenus des services
interurbains ont diminué de 92
millions de dollars (1,2 %), tandis
que les revenus des services
locaux ont diminué de 85 millions
de dollars (2,1 %),
comparativement à 2002.
Revenus des services téléphoniques sur fil,
1998-2003
En milliards $
14
$13.3
$12.5
$12.4
$12.3
12
10
$6.8
$5.9
$5.6
$11.3
$11.1
$4.4
$4.3
Interurbain
$5.0
8
Local
6
4
$6.5
$6.5
$6.9
$7.3
$6.9
$6.8
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2
0
Source : Statistique Canada, Enquête auprès des fournisseurs de services de télécommunications (avril 2004).
Dans l’ensemble, l’industrie des communications est concurrentielle
• La concurrence est vive dans le domaine des télécommunications à longue distance et
commerciales, ainsi que dans le domaine de l’accès à Internet et des services de
communications personnelles. Elle est également de plus en plus vive en ce qui concerne la
distribution de la radiodiffusion entre les services par câble et les services directs à domicile
par satellite.
• Depuis peu, la concurrence est très forte dans le domaine de l’accès à Internet haute vitesse.
• On constate également une nouvelle concurrence dans les marchés des services locaux aux
entreprises.
• Bien que le service résidentiel local demeure principalement un monopole, les fournisseurs
de télévision par câble ont élaboré des stratégies d’accès grâce à la technologie de système
vocal sur Internet.
Initiatives actuelles du gouvernement fédéral en matière de politique
• Projet de loi C-37, liste nationale de numéros de téléphones exclus – télémarketing non désiré
• Transférabilité des numéros sans fil
• Attribution au CRTC d’un pouvoir direct d’imposition d’amendes
• Ministre Emerson, groupe d'étude sur le cadre réglementaire des télécommunications, le 11
avril 2005
– Examen du cadre national de politiques et de réglementation
– Formulation de recommandations sur un cadre moderne des télécommunications avant la
fin de l’année
– concevoir un cadre de réglementation efficace, juste et avant-gardiste au service des
consommateurs et des entreprises
– encourager un accès fiable et abordable aux télécommunications, approprié à
l’infrastructure moderne
– promouvoir l’adoption et l’utilisation des services de télécommunications de pointe dans
l’ensemble de l’économie (catalyseur des TIC)
• Objectif : faire en sorte que l’industrie des télécommunications soutienne les objectifs à long
terme du Canada
• (Membres : Gerri Sinclair, Hank Intven, André Tremblay)
38
Certains points de référence internationaux
En raison de la concurrence et des faibles prix d’accès, la pénétration de la large bande
est importante au Canada
…ce qui a contribué à l’importante part du marché de la large bande que détient le
Canada
39
Concurrence relativement vive entre les exploitants canadiens de réseaux sans fil
Les prix pratiqués par les exploitants canadiens de services radiotéléphoniques mobiles
ne sont plus les plus bas parmi les pays de l’OCDE
40
Le taux de pénétration des services canadiens sans fil n’a pas augmenté autant que dans
les autres pays de l’OCDE
L’investissement du Canada dans les télécommunications, par habitant, correspond à la
moyenne de l’OCDE, mais il est inférieur à celui des É.-U. depuis près d’une décennie
41
Les télécommunications – une partie du secteur général des TIC
• Les technologies de l’information et des communications (TIC) – des outils habilitants
essentiels pour les autres secteurs
• Des vecteurs d’innovation et d’amélioration de la productivité dans l’ensemble de l’économie
• Elles permettent de réduire l’écart de productivité avec les États-Unis : elles sont essentielles
pour améliorer le niveau de vie des Canadiens
• Les TIC jouent un rôle essentiel dans l’atteinte de cet objectif
• Au cours de la deuxième moitié des années 1990, les industries productrices de TIC et les
industries qui utilisent les TIC de façon intensive ont été à l’origine de 62 % de la croissance
de la productivité globale du travail au Canada*
*Ho, Rao et Tang (2004), Sources de la croissance de la production des industries du Canada
et des États-Unis à l’ère de l’information
Les TIC sont extrêmement importantes pour la création de richesses
• Les services de communications et d’informatique, la fabrication d’équipement de
télécommunications, les logiciels, etc. – les technologies de l’information et des
communications (TIC) – sont la plate-forme sur laquelle repose l’économie du savoir
• Le secteur des TIC représente à lui seul 5,5 % de la production du Canada, soit un PIB de
quelque 55,4 milliards de dollars (en dollars de 1997) en 2003 – les services de
télécommunications représentent 42 % de ce montant
• Le secteur des TIC emploie 545 000 personnes, exporte des biens et services d’une valeur
de 27,3 milliards de dollars et investit 5,2 milliards de dollars dans la R-D, ce qui représente
43 % de toute la R-D du secteur privé
L’influence des TIC du gouvernement est la plus forte dans le secteur des services de
communications
• Le développement du secteur des TIC est déterminé par l’industrie privée – qui agit en
fonction des changements technologiques et de la demande des consommateurs
• Les politiques et les règlements en matière de communications s’efforcent de répondre aux
objectifs économiques, sociaux et culturels
– La Loi sur les télécommunications répond principalement aux objectifs économiques
– La Loi sur la radiodiffusion répond principalement aux objectifs culturels
• La question fondamentale consiste à savoir comment le gouvernement peut le mieux
promouvoir le développement général du secteur et répondre aux besoins des Canadiens en
matière de biens et de services liés aux TIC
Objectifs généraux du gouvernement
• Accroître la productivité grâce aux TIC
– Une industrie des TIC dynamique et saine
– Une économie générale plus dynamique grâce aux services et aux applications de pointe
en matière de TIC
• Le développement social grâce aux TIC
– Accès à des services de pointe pour tous les Canadiens
– Amélioration de l’exécution des programmes sociaux grâce aux TIC
• Des industries culturelles dynamiques
– Capacité de soutenir la concurrence à l’échelle internationale
– Production et présentation continues du contenu canadien
– Une industrie nationale prospère
42
De Winnipeg à Tunis – le SMSI
• La déclaration du SMSI reconnaît l’infrastructure des télécommunications.
– Il s’agit d’un fondement essentiel de la société d’information ouverte à tous.
– L’accès universel, omniprésent, équitable et abordable à l’infrastructure et aux services
en matière de TIC est un objectif clé pour la plupart des pays.
– Les Canadiens disposent d’un secteur de classe mondiale.
– Le défi : demeurer parmi les chefs de file dans notre monde dynamique.
• Le défi du SMSI : saisir le potentiel des technologies de l’information et des
communications pour encourager l’atteinte des objectifs de développement de la
Déclaration du Millénaire des Nations Unies.
Références d’Industrie Canada
• Portail, Spectre, technologies de l'information et télécommunications, Industrie Canada
http://strategis.ic.gc.ca/app/sitt/portal/LoadMainPortalPage.do?lang=fr
• Ce site comprend le document « Services de télécommunication au Canada : Un aperçu de
l'industrie »
http://strategis.ic.gc.ca/epic/internet/insmt-gst.nsf/fr/sf05637e.html
• Renseignements sur le SMSI - Canada
www.wsis-smsi.gc.ca
• Site principal de l’UIT
www.itu.int/wsis
43
AN OVERVIEW OF CANADA’S TELECOMMUNICATIONS SECTOR
Bill Graham
Director, International Telecommunications Policy and Coordination
Industry Canada
TELECOMMUNICATIONS: Backbone of the nation
• Telecommunication facilities and services - enable social and economic growth in era of
Information Societies
• Sector is technology driven:
– Cellular expansion, PDAs, satellites, computers
– Internet: home and business; e-commerce, e-health
– Digitalization; convergence issues
• Canadians - avid users of communications facilities, services
• Telecoms includes radio frequency spectrum - an international resource shared by all
countries and several telecommunications services
Canada’s Legislative Framework
• Telecommunications Act – 1993
– Economic focus, technology neutral
• Broadcasting Act – 1991
– Nurture Canadian culture
• Radiocommunication Act – 1989
– Spectrum management
• Competition Act – 1985
– General anti-trust framework
• Changing technology requires adjustments - foster enabling environment
• Open world economy imposes more competitive approach
Outcomes: Canada’s World Class Network Infrastructure
Wireline Communications Network
• One of the most developed telecommunications networks in the world:
– More than 99% of the lines are linked to a digital network
– Nation-wide fibre-optic network
– More than 98% of households have at least one telephone
• A well developed cable distribution network:
– 92% of households have access to cable
– 74% of these actually subscribe to cable
– 70% of households have access to high speed cable internet
Outcomes: Canada’s World Class Network Infrastructure
Wireless Communications
• Three national wireless networks
• National satellite communications network (Telesat)
• Competitive radio carriers and service providers
• Over the air television and radio broadcasting
• Two Direct to Home satellite broadcasting licenses
• Satellite mobile services
• Fixed wireless, e.g., MDS
44
Canada’s Communications Service Industries Key Players
Communications Service Industries Revenues
Canada’s Market Segments, 1998-2003
$ Billions
$40
Total Market
$35
$30
$25
$31.3
$32.1
$34.4
$37.5
$36.7
$38.0
11%
8.7%
22%
14%
4.4%
6.5%
$20
Cable Providers
Wireless Service
Providers
Resellers, Satellite
and Other
Wireline Competitive
Service Providers
(APLDS, CLECs)
$15
$10
DTH/MDS* Providers
69%
54%
$5
Wireline Incumbent
Carriers (ILECs)
$0
1998
1999
2000
2001
2002
2003
*Direct-to-Home (DTH) and Multipoint Distribution Systems (MDS).
Source : Industry Canada estimates based on Statistics Canada, Survey of Telecommunications
Service Providers, CRTC, Broadcast Distribution Statistical and Financial Summaries, and company
annual reports (April 2004).
45
Communications Service Industries Subscribers 1998-2003
Subscribers
(Millions)
55
50
45
40
35
45.9
Total Market
50.5
48.2
DTH/MDS*
Subcribers
41.6
Cable Subcribers
38.0
34.6
Internet Subcribers
30
Wireless Subscribers
25
20
Business Wired
Telephone Lines
15
10
Residential Wired
Telephone Lines
5
0
1998
1999
2000
2001
2002
2003
*Direct-to-Home (DTH) and Multipoint Distribution Systems (MDS).
Source : Industry Canada compilations based on Statistics Canada, Survey of Telecommunications
Service Providers and CRTC, Broadcast Distribution Statistical and Financial Summaries (April 2004).
Telecom Sector GDP has Steadily Increased
In 2004, the telecommunications
industry* produced $26.8 billion of
value added** (1997 constant
dollars) to Canadian gross
domestic product (GDP), a 2.4
percent increase over 2003.
Telecommunications’ share of
total economy GDP had
continually increased prior to
2002, but since then it has
remained steady at 2.6 percent.
Telecommunications* GDP, 1997-2004
Real GDP (billions of
constant 1997$)
30
$25.2
25
$23.6
$19.8
20
$16.4
15
% Share of Total
Economy GDP
5.0%
$26.8
$26.1
2.0%
$17.3
2.0%
2.2%
4.0%
$21.6
2.3%
2.5%
2.5%
2.6%
2.6%
2.0%
10
*Telecommunications industry
includes telecommunications services5
and broadcast distribution.
**Value added is the term used to
describe the net value of production 0
by an industry group. It is equivalent
to the differences between the value
of an industry’s output and the value
of the inputs of materials, energy and
services purchased and used by the
industry in the production of its output.
3.0%
1.0%
0.0%
1997
1998
1999 2000 2001 2002 2003
Broadcast Distribution GDP
Telecommunications Services GDP
% Share
2004
Source: Statistics Canada, Gross Domestic Product by
Industry, CANSIM database (February 2005).
46
Employment in Telecommunications Continues to Increase
In 2004, the telecommunications industry*
employed 130,926 persons, an increase of
3.5 percent from 2003.
Since 1998, the composition of employment
in telecommunications has remained
relatively stable with approximately 87
percent coming from telecommunications
services***, and the remaining 13 percent
from cable distribution.
The increase in telecommunication services
employment was led by the wireline and
wireless segments, as overall employment
grew by 4,478.
*Telecommunications industry includes
telecommunications services and broadcast
distribution.
**Other includes resellers, satellite and other
telecommunications.
***Telecommunications services include
wireline, wireless and other.
Numbers may not add up due to rounding.
Telecommunications* Employment,
1999-2004
Thousands of
Employees
140
118
119
120
15
15
15
15
8
9
10
10
22
23
23
23
71
72
71
1999
2000
2001
116
120
100
80
131
126
17
16
11
12
23
23
72
77
79
2002
2003
2004
60
40
20
0
Wireline
Wireless
Other**
Broadcast Distribution
Source: Statistics Canada, Survey of Employment, Payrolls and Hours (SEPH), CANSIM database (March 2005).
Salaries in Telecommunications Industry Continue to Outperform the Total Economy
Average annual salaries in the
telecommunications industry*
continue to outperform the total
economy.
For 2004, the average salary in the
wireline and wireless segments were
$49,038 and $42,125, 34 percent and
15 percent higher than the total
economy.
Wireline was the only telecom
segment to see an increase in salary
between 2003 and 2004.
The broadcast distribution segment’s
average salary declined by 2.1
percent to $43,236.
*Telecommunications industry includes
telecommunications services and
broadcast distribution.
**Other includes resellers, satellite and
other telecommunications.
Average Annual Salary by Segment,
1998-2004
Thousands of
current dollars
Other**
50
Wireline
45
40
Wireless
Broadcast
Distribution
35
Total Economy
30
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
Source: Statistics Canada, Survey of Employment, Payrolls
and Hours (SEPH), CANSIM database (March 2005).
47
Wireless Revenues Continue to Grow
IIn 2003, wireless revenues
increased 14 percent to
approximately $8.2 billion.
Total Wireless* Revenues, 1999-2003
% Annual
Growth
30%
$ billions
10.0
Between 1999 and 2003,
wireless revenues have
grown at a compound
annual rate of almost 16
t
* Includes Cellular, PCS and
ESMR.
$8.2
8.0
$7.2
$4.6
20%
$6.0
$5.4
6.0
21%
17%
4.0
14%
11%
Source: Statistics Canada,
Survey of
Telecommunications Service
Providers (April 2004).
10%
2.0
5%
0%
0.0
1999
2000
2001
2002
2003
Today there is a Telephone for Each Canadian
Teledensity,
1994-2003
Wired Telephone Lines*
& Wireless Subscribers
per 100 population
120.0
100.0
94.4
80.0
65.8
68.6
72.4
81.5
76.2
101.1
102.0
104.6
87.0
60.0
40.0
20.0
0.0
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
Wireless
6.4
8.8
11.8
14
17.7
22.7
28.3
34.2
37.7
41.7
Wireline
59.4
59.8
60.6
62.2
63.8
64.3
66.1
66.9
64.2
62.9
* Wireline and Wireless access paths are in terms of Voice Grade Equivalents (VGE). VGE conforms to ITU and OECD
practice when calculating the telephone lines per 100 population indicator.
Numbers may not add up due to rounding.
Source: Based on Statistics Canada, Survey of Telecommunications Service Providers (April 2004).
48
2003
But Investment in Telecommunications Infrastructure Continued to Decline in 2003
Capital expenditures for
telecommunications services fell
15 percent to $4.8 billion in
2003, following a drop of 26
percent in 2002.
Relative to the total economy,
the telecommunications services
share of the economy's capital
investment was 2.9 percent in
2003, its lowest level over the
past seven years.
Telecommunications Services Capital Expenditure*, 1997-2003
% Share of Canadian
Capital Investment
8.0%
$ billions
$8.0
$7.3
$7.0
$6.1
$0.2
$5.9
$6.0
$5.5
$1.5
$5.6
$5.9
6.0%
$5.7
5.0%
$4.8
$5.0
4.4%
4.3%
4.2%
Numbers may not add up due to
rounding.
*Telecommunications services capital
expenditure (capex) includes wireline
and wireless only.
7.0%
$7.0
$4.0
4.0%
4.5%
3.7%
3.0%
3.5%
2.9%
2.0%
$3.0
1997
1998
1999
2000
2001
2002
Spectrum Expenditure
Telecommunications Services Capex*
% Share
Source: Based on Statistics Canada, Survey
of Telecommunications Service Providers
and CANSIM database (April 2004).
2003
2003 Saw Both Wireline Local And Long Distance Voice Revenues Continue to Fall
Wireline voice revenues have been
declining at an average annual
growth rate of 3.4 percent since
1998.
However, the decrease was much
smaller than the drop which
occurred in 2002, which saw voice
revenues drop in the local and long
distance segments by 6.7 percent
and 12 percent, respectively.
In 2003, long distance revenues
decreased by $92 million (1.2
percent), while local voice revenues
declined by $85 million (2.1
percent), when compared to 2002.
Wireline Voice Revenues,1998-2003
$ billions
14
$13.3
$12.5
$12.4
$12.3
12
10
$6.8
$5.9
$5.6
$11.3
$11.1
$4.4
$4.3
Long
Distance
$5.0
8
6
Local
4
$6.5
$6.5
$6.9
$7.3
$6.9
$6.8
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2
0
Source: Statistics Canada, Survey of
Telecommunications Service Providers (April 2004)
49
Overall, a Competitive Communications Industry
• Vigorous competition in long distance and business telecommunications, as well as Internet
access and PCS, and increasingly in broadcasting distribution between cable and Direct-toHome satellite.
• Competition in the provision of high-speed bandwidth and Internet access has also emerged
as a powerful new force.
• Competition is emerging in local business service markets
• While local residential service remains largely a monopoly, cable television operators have
developed entry strategies using Voice over Internet Protocol (VoIP) technology.
Current Federal Government Policy Initiatives
• Bill C-37, National Do Not Call List – unwanted telemarketing
• Wireless number portability
• Providing CRTC with direct fining authority
• Minister Emerson, Telecommunications Policy Review Panel, April 11, 2005
– Review national policy and regulatory framework
– Make recommendations on modern telecom framework by year-end
– efficient, fair, forward-looking regulatory framework that serves consumers and business
– reliable, affordable telecoms access appropriate to modern infrastructure
– -promote adoption, use of advanced telecom services across economy (ICT enabler)
• Goal: ensure that telecom industry supports Canada’s long-term competitiveness
• (Members: Dr. Gerri Sinclair, Hank Intven, André Tremblay)
Some International Benchmarks
Low Access Prices and Competition Have Led to Canada’s High Level of Broadband
Penetration
50
… Which has Contributed to Canada’s High Broadband Market Share
Competition is Relatively Strong Among Canadian Wireless Operators
51
Canadian mobile prices are not the lowest among OECD countries, but are affordable
Canada’s Wireless Penetration Rate Has Not Grown as Dramatically as in Other OECD
Countries
52
Canada’s Per Capita Telecom Investment is Consistent with the OECD Average, but it
Has Been Below the U.S. for Nearly a Decade
Telecoms - Part of Broader ICT Sector
Information and Communications Technologies (ICTs) - essential enabler for other sectors
drive innovation, productivity improvement across entire economy
Narrowing productivity gap with US: key to improving Canadians’ standard of living
ICTs play essential role in achieving this objective
Second half 1990s: ICT- producing and ICT-intensive industries contributed 62 % share
towards aggregate labour productivity growth in Canada*
* Ho, Rao and Tang (2004), Sources of Output Growth in Cdn, US Industries in the
Information Age
•
•
•
•
•
ICTs are Extremely Important to Wealth Creation
• Communications & computer services, telecom equipment manufacturing, software etc, information and communications technologies (ICTs) – are the platform on which the
knowledge-based economy rests
• The ICT sector itself represents 5.5 % of Canadian output, some $55.4 billion in GDP
($1997) in 2003 – telecom services represent 42% of these amounts
• The ICT sector employs 545,000 people, exports $27.3 billion in goods and services and
invests $5.2 billion in R&D – 43 % of all private sector R&D
53
Government’s ICT Influence Strongest in Communications Services Sector
• ICT sector development determined by private industry – driven by technological change and
consumer demand
• Communications services policy and regulation strives to meet economic, social and cultural
objectives
– Telecommunications Act primarily economic objectives
– Broadcasting Act primarily cultural objectives
• Fundamental question is how government can best promote overall sector development and
meet the needs of Canadians for ICT goods and services
Overall Government Objectives
• Increase productivity through ICTs
– A strong and healthy ICT industry
– A stronger overall economy enabled through advanced ICT services and applications
• Social development through ICTs
– Access to advanced services for all Canadians
– Improved delivery of social programs through ICTs
• Strong cultural industries
– Capacity to compete internationally
– Continued production and presentation of Canadian content
– A thriving domestic industry
From Winnipeg to Tunis and the WSIS
• WSIS Declaration recognizes telecommunications infrastructure
– “Essential foundation for an inclusive information Society”
– Notes that “Universal, ubiquitous, equitable and affordable access to ICT infrastructure
and services” is a key objective for most countries.
– Canadians have a world class sector
– Challenge: to remain among the leaders in this dynamic world.
• WSIS Challenge: to harness information and communications technology to promote
the development goals of UN Millennium Declaration
Industry Canada References
• Industry Canada’s Spectrum, Information Technologies and Telecommunications portal
http://strategis.ic.gc.ca/app/sitt/portal/LoadMainPortalPage.do?lang=eng
• Includes “Telecommunications Services in Canada – An Industry Overview”
http://strategis.ic.gc.ca/epic/internet/insmt-gst.nsf/en/sf05637e.html
• WSIS Canadian Information
www.wsis-smsi.gc.ca
• Main ITU site
www.itu.int/wsis
54
THE COST OF ACCESS: EVOLUTION AND PROSPECTS FOR THE FUTURE
Chris Schmitt
Director, Network Optimization, Regulatory Affairs for MTS Allstream
Introduction
At the first conference for the World Summit on the Information Society (WSIS),
delegates identified a number of guiding principles that would be used to form a common
vision of the information society. One of those principles deals with the role the
communications infrastructure plays in building a solid foundation for an inclusive
information society. The WSIS identified connectivity as a central enabling agent in
building an information society. In particular, that an objective of all stakeholders should
be to provide – to the greatest extent possible – universal, ubiquitous and affordable
access to information and communications infrastructure and services. The WSIS
viewed a greater use of broadband and other innovative technologies as a means of
accelerating the social and economic progress of countries and the well being of
individuals, communities and peoples.
My discussion today will focus on MTS Allstream’s efforts to expand broadband services
in the province of Manitoba. I will share some of the successes of MTS Allstream’s
initiatives, and talk about some of the challenges we face in delivering a digital
telecommunications infrastructure, particularly in Manitoba’s vast northern regions.
Given MTS Allstream’s experience in delivering broadband service to high cost areas it
is not clear what model will provide a sustainable broadband service in remote
communities. In some of these communities it is simply not possible for MTS Allstream
to provide broadband service on an economically viable basis.
My presentation should raise some healthy debate as to what the role of industry; the
government; and the community should be in achieving the WSIS’ goal of providing
universal, ubiquitous and affordable broadband services to remote communities.
Before I continue, I would like to take a brief moment to talk about my company and what
we do. MTS Allstream is a national telecommunications service provider of local, long
distance, mobile, Internet and private line services. In Manitoba, MTS is the incumbent
local telecommunications company responsible for providing telephone service to over a
million inhabitants throughout the province - in Winnipeg, you won’t have to stray too far
before you see the MTS logo - or see “Morty” the bison in an MTS television commercial.
The Allstream division serves national business customers with a world-class portfolio of
connectivity, infrastructure management and IT services. MTS Allstream has an
extensive broadband fibre-optic network spanning more than 24,000 kilometres, and the
greatest reach of any competitive communication solutions provider in Canada.
Why broadband?
My discussion today will focus on delivering broadband communications in the province
of Manitoba, or more specifically, high-speed Internet Protocol (IP) service.
Broadband is a great enabler: it gives service providers the ability to consolidate and
converge networks, and to introduce new and innovative services. For our customers,
broadband IP enables a whole world of capabilities: access to a diverse range of content
and information, great ways to keep in contact with friends, family and associates,
55
opportunities for distance learning, and most recently, a range of IP-based telephony
and TV services.
Starting in 2000 MTS Allstream invested over $300M to expand its broadband
capabilities in the province of Manitoba. Today, MTS Allstream’s broadband network
extends to 137 communities, or 85% of the population of Manitoba. In Winnipeg,
MTS Allstream expanded its fibre footprint to within about 900 metres of most homes
and businesses enabling the company to offer broadband and a successful TV service.
However, Manitoba is a big province spanning over 650,000 square kilometres with the
more densely populated areas at the southern end of the province. In fact, over half of
the population in the province is located right here in the city of Winnipeg. While the
lower third of the province is densely “wired”, there are hundreds of communities in
Manitoba that do not have broadband access, many of these communities consist of
only a handful of residents. The challenge is how to economically extend the reach of its
broadband network to these smaller, and quite often, very remote and sparsely
populated communities.
Sustainable Business Models: Cost of Access
MTS Allstream’s primary broadband service delivery mechanism within smaller
communities on our fibre backbone is asymmetrical digital subscriber line (ADSL). As
many of you know ADSL technology enables the same wires that are used to provide
telephone service to be used to provide high-speed digital services. However, the
effectiveness of ADSL technology decreases as the customer gets farther away from the
central office (CO). As a rule of thumb, the customer needs to be within about 5
kilometres of a CO.
Through continued improvements in technology, reduced costs, and an increased
demand for the services that can be delivered over our network, MTS Allstream has
been able to continue to expand its broadband footprint incrementally, year-after-year.
This year, for example, MTS plans to roll out broadband to an additional 20 communities.
A recent addition to MTS’ broadband service coverage is the rural village of Reston,
Manitoba, located about 100 kms from Brandon, and about the same distance from the
North Dakota border. Reston, which has a population of about 550, has a hospital, an
RCMP (Royal Canadian Mounted Police) office, a high school and an elementary school,
a community centre and a hockey arena.
Even though the village of Reston is pretty small, it is a good candidate for deployment
of broadband services. Most of the homes in Reston are clustered within an area of
about 1 square kilometre: well within the footprint of MTS Allstream’s broadband
solution. Furthermore, Reston is on MTS Allstream’s fibre backbone network providing
excellent connectivity to the Internet through our gateway in Winnipeg. Lastly, ongoing
service maintenance costs are sustainable because of Reston's relatively close proximity
to major urban centres. In summary, the existence of the following factors should make
it economically viable for MTS Allstream to extend broadband service to Reston and
other similarly situated communities:
56
1
2
3
4
DSL capable local infrastructure;
Connectivity to our high-speed backbone network;
Acceptable ongoing service maintenance costs; coupled with,
A critical mass of customers within a narrow geographic area.
However, the absence of this combination of factors, as is the case in many of
Manitoba's smaller and more remote communities, makes it extremely challenging to
economically deploy broadband.
Providing Service in Remote Communities
The remoteness of some of these communities would require MTS Allstream to extend
its digital backbone network over great distances under challenging circumstances.
Often the residents in these communities are too far from the CO for ADSL to be an
effective broadband solution. Furthermore, installation and ongoing maintenance of
these services can be extremely costly since many of these communities have no
permanent road access. These factors, along with a limited population base, present
major hurdles for broadband rollout.
An example of a remote community is Red Sucker Lake having a population of just over
600 residents. Red Sucker Lake is located approximately 350 air kilometres northeast
from Winnipeg and 285 air kilometres southeast from Thompson. Currently, residents in
Red Sucker Lake receive dial-up Internet services via an MTS-provided satellite service.
In 2006, MTS Allstream intends to replace the existing analog transmission facility to this
community with digital radio transport network.
While Red Sucker Lake’s telecommunications infrastructure will meet the Canadian
Radio-television and Telecommunications Commission’s (CRTC’s) basic service
requirements, the provision of broadband service is far more challenging: Digital radio
has a relatively limited capacity (compared to fibre optic transmission facilities) to provide
a high-speed IP transport and the use of DSL technology is limited by the length and
quality of the copper facilities. Like many remote northern communities, Red Sucker
Lake is not a typical urban centre with housing laid out in tight geographic clusters with a
CO at the centre, but rather “strung out” with homes located around lakes or other terrain
features, leading to longer distances from the CO to the homes. Since this community
has no road access, an MTS technician has to be flown into the community any time a
piece of equipment needs to be installed or serviced. In summary, due to the technology
issues and the cost associated with installation and maintenance of broadband service,
a DSL-based deployment is not likely to be a viable proposition in Red Sucker Lake.
In response to a Request for Proposal from Broadband Communications North Inc.
(BCN), MTS Allstream has investigated the provision of broadband service to 27 remote
communities, such as Red Sucker Lake, with populations ranging from 69 in the smallest
community to about 4000 in the largest. More than a third of these communities have no
permanent road access. There are a number of challenges faced when providing
broadband access service to each of these communities including lack of appropriate
digital transport; the unsuitability of ADSL access technology; the very high service
installation and maintenance costs; and the limited and often dispersed population base.
MTS Allstream is also looking at other communications technologies such as broadband
wireless and satellite to provide broadband access. One promising technology is
57
Telesat’s Ka-band broadband service. In 2004, Telesat launched the Anik F2 satellite
capable of delivering cost-effective, two-way broadband services. According to Telesat,
the service is capable of offering 2 Mbps download and 0.5 Mbps upload speeds
anywhere in Canada. Telesat’s distributor, Barrett Xplore Inc., markets the service to
residential customers ranging from $60 to $100 per month depending on upload and
download speeds. As well, a fairly substantial up front investment in hardware is
required.
There are still considerable challenges associated with using the Ka-band service to
provide broadband to rural communities. The service is likely to be too expensive for
residents in these remote communities, especially given the lower incomes and
standards of living of many of the residents. Moreover, given this is a satellite service,
Industry Canada requires that a trained and certified installation professional be used to
ensure that the dish is pointed at the satellite accurately and all connections are made
properly. The Industry Canada satellite requirements alone present a significant cost
challenge as an expert would need to be flown into the community to install and maintain
the service or alternatively a local technician living in the community would need to be
trained and properly equipped, which is a significant expense given the limited number
of local customer installations the technician would be supporting.
Addressing the Challenges
A National Broadband Task Force was put in place in January 2001 by the Minister of
Industry. The task force recommended that by 2004 broadband facilities and services
should be deployed to and within all Canadian communities. We are now into 2005 and
there are still large numbers of unserved communities.
This factor among others raises the question of whether a sustainable funding model
can be built to address the needs of remote communities.
In Canada, experience has shown that subsidies do not facilitate a sustainable
competitive telecommunications infrastructure. In 1992 the CRTC established a
mechanism for long distance competitors to contribute towards subsidizing local
telephone services. Initially, the mechanism led to inequities because long distance
competitors were burdened with a disproportionate share of the responsibility of
subsidizing local rates. It took the CRTC many years to correct the subsidy regime to
better promote competitive equity and fairness. Although the CRTC tried to balance
local rates to reflect costs and thereby reduce the need for subsidies these rates do not
reflect the true costs of providing the service in smaller more remote communities.
While other subsidized funding mechanisms have been proposed it is questionable
whether the cost of deployment and the associated subsidy should be borne by the
Industry and whether there is any form of subsidy that would not create market
disruption and competitive inequities.
At the federal level, Industry Canada has piloted the Broadband for Rural and Northern
Development Pilot Program (BRAND) as a competitive process to bring broadband, or
high capacity, Internet to unserved rural, remote and Aboriginal communities. The
BRAND model requires that applicants submit proposals to obtain funding for broadband
initiatives and while it funds a portion of the initial costs of deployment, it does not fund
on-going operating expenses or future equipment upgrade costs.
58
The Broadband Communications North initiative is contingent upon a successful
application for funding from the BRAND pilot project. However, these broadband
initiatives will need continued funding to ensure proper ongoing provisioning and
maintenance and to support the inevitable upgrades required for the equipment
deployed for these broadband networks. Moreover, there must be individuals qualified
to provision and maintain the broadband service in each of these communities. The
question then becomes: can these remote regions of the country pay for, attract and/or
develop, and retain such qualified personnel?
What is clear is that further creativity is required to fulfil an objective of providing
broadband services to all communities.
59
THE WORLD SUMMIT AND INCLUSION OF PEOPLE WITH DISABILITIES
Betty Dion
Chair of International Committee on Technology and Accessibility (ICTA) North America
Thank you very much for the invitation to participate in this important meeting, Paving
the Road to Tunis. In order to ensure that this presentation is accessible to everyone,
there are large print and CD copies available in both PowerPoint and Word. Please let
me know if you would like a copy.
I would like to start by discussing technology. In the 1970’s when I was working with the
deaf community, we used to have a team of deaf people who would convert the old
teletype machines that were originally used for communication from Canada’s DEW line
in the north. A deaf engineer who lived in California had figured out a way to convert
them to transmit in Baudot tones, so that deaf people could communicate with each
other. So we had a team of volunteers, deaf people, who would deliver machines to the
homes of deaf people across Canada. The machines were about the size of a washing
machine!
These teletypewriters, designed for use by deaf people provided the first text messaging
/ emails / visual communication. Actually this technology was the forerunner to our
modern visual communication systems.
Other technologies that were also originally designed for people with disabilities include
the remote control, designed to assist people with mobility limitations and computer
voice input such as Naturally Speaking or Dragon Dictate also designed for people with
mobility limitations. All of these technologies are mainstream technologies used now by
everyone.
Ironically, consideration for the needs of people with disabilities is quickly forgotten when
new mainstream technologies are being developed.
ICTA Global
I would like to take a moment to tell you a little about ICTA. The International
Commission on Technology and Accessibility. ICTA is a commission of RI
(Rehabilitation International), an international non-governmental organization. ICTA’s
mandate is the promotion of accessibility: communications, assistive technologies,
accessible web design, housing and transportation. We have 6 regions around the world
including Asia Pacific, Europe, Africa, Arab, Latin America and North America and
members in over 100 countries. Check out our website at www.ictaglobal.org
We are familiar with the Millenium Goals set to address poverty alieviation. People with
disabilities are the poorest of the poor. The World Bank has recognized this and has
initiated programs to address accessibility to the Information Society for persons with
disabilities.
60
ICTA – North America
ICTA-NA has been following WSIS since October 2002. Catherine Roy, Secretary of
ICTA-NA attended a meeting at the GlobalCN World Congress in October 2002. She
was the only person with a disability there. She brought the issue of the World Summit to
the attention of ICTA -North America, and after some negotiations with ICTA Global and
RI, ICTA-North America was mandated to take the lead for RI. RI has accreditation with
the UN and applied to WSIS to become a participation organization. At the fall meeting
of ICTA -North America in 2003 in Montreal, Catherine Roy presented a report on WSIS
to inform members about WSIS, and to encourage more people to get involved in the
process to ensure that issues of accessibility for persons with disabilities were
appropriately dealt with.
ICTA-NA drafted a position paper, authored by Catherine Roy with assistance from Betty
Dion. The position paper is posted on the ICTA-NA site
(www.starlingaccess.com/ictana/ ) and is available in French, English, and in alternate
formats.
ICTA Position Paper
The position pager began by introducing readers to an international overview of the
situation of people with disabilities. While there are more than half a billion people with
disabilities in the world, their living conditions remain largely unknown to the general
population. The developing countries constitute more than 80% of the world-wide
disabled population.
The United Nations estimates that in the majority of countries of the globe, approximately
one person in ten lives with a disability of one kind or another, be it vision, hearing,
motor, intellectual impairment, or related to mental health.
The position paper began by highlighting the lack of access to buildings, the accessible
public infrastructure including telecommunications systems and information technologies
resulting in constant challenges for people with disabilities. The technological revolution
has indeed provided new opportunities, but it has also created new forms of exclusion.
Numerous technologies remain inaccessible to persons with disabilities. As well, their
needs are not sufficiently taken into account during the developmental phase. There is
considerable technical expertise to be found within the disability community.
A person who worked for me for 10 years was a quadriplegic and he used voice input to
do word processing, but as consultants in the design of buildings, he also developed
over 100 drawings by using a mouth stick to prepare drawings using AUTOCAD, which
were quite a feat. There was no adaptive software available in AUTOCAD.
Some of ICTA’s recommendations included establishing:
- A goal concerning accessible procurement;
- A goal concerning the accessibility of information technologies, notably web sites;
- A goal concerning the promotion and adoption of accessibility standards.
61
Procurement of accessible goods and services. This type of measure, linked to other
policies and programmes, represents an excellent means, by which accessibility may be
achieved. Several governments including Canada and the United States have adopted
policies that require that accessibility criteria be taken into account when purchasing
equipment and technologies. This ensures that any purchases for the federal
governments must be accessible to employees who have disabilities.
The Web Accessibility Initiative, an international program of the World Wide Web
Consortium (W3C), has developed guidelines concerning the accessibility of web sites.
Certain governments have integrated these guidelines or have been inspired by them to
develop standards that take into account the needs of persons with disabilities.
Standardisation has been referred to several times in the draft Geneva Declaration and
the Plan of action. Standards are important for persons with disabilities. Indeed, several
advances concerning accessibility have taken place thanks to the development of
standards that have considered the needs of persons with disabilities, be they with
reference to architecture, urban planning, technologies, etc.
We are therefore pleased to note that standardisation is identified as one of the essential
building blocks of the Information Society. However, a warning is in order. The reference
to standards does not ensure automatic accessibility for persons with disabilities.
Several countries use standards concerning web technology, for example, that do not
take into account accessibility for persons with disabilities.
WSIS – Phase I Geneva
I as ICTA-NA Chair attended the Geneva Summit in December 2003 and worked with
other groups from the disability community to bring the issues of persons with disabilities
to the table. A parallel Disability Forum took place that was very successful, producing a
declaration, but the overall presence of inclusion of people with disabilities in the main
activities was very disappointing.
Canadian participation, at the first meeting of WSIS meeting in Geneva, was coordinated
by an inter-departmental committee that planned the Canadian presence. Departments
such as CIDA (Canadian International Development Agency), HRDC (Human Resources
Development Canada), IANA (Indian and Northern Affairs Canada), IC (Industry
Canada) hosted booths but there was no evidence of information available in alternate
formats, furthermore, despite Canada having innovative information and communication
technologies, assistive technologies and being world leaders in accessible design, there
was no information on accessibility for people with disabilities in the materials available.
In addition, even some of the booths were inaccessible to people who use wheelchairs,
and it appeared to the casual viewer that Canada was not concerned about accessibility
for people with disabilities.
In a report from the Canadian Commission for UNESCO, the Report on the Debriefing
Session on the World Summit on the Information Society, the lack of accessibility for
persons with disabilities was highlighted.
At the opening ceremony of the Summit, Kikki Nordström, President of the World Blind
Union and President of the International Disability Alliance spoke on behalf of civil
society. Preparing her speech turned out to be a nightmare, since there was no Braille
62
tool on the Summit site. Makeshift means were put into place. Kikki read her speech
using her Braille notes, which were taped together.
Although Canada has tools for persons with disabilities, none were provided,
Canada has leaders in the fields of assistive technologies; Canada has a wealth of
people with disabilities who are experts in Information Technology.
Canadian Consultation
We returned from Geneva encouraged to develop a program in our own countries. In
order to ensure that the ICT needs of people with disabilities were given due
consideration by the Canadian government, ICTA, in partnership with Easter Seals
Canada initiated a Canadian Consultation on WSIS.
The objective of this consultation was to assess the degree of knowledge on the part of
Canadians with disabilities about the issues of accessibility and the World Summit to
solicit comments and recommendations.
In order to conduct the consultation, a questionnaire was developed to provide insight
into the level of community-based knowledge about WSIS, the position of the Canadian
government, their consultation with Canadians with disabilities and a measure of their
understanding of accessible ICT’s and people with disabilities.
The purpose of the questionnaire was twofold. In addition to gauging current
understanding of WSIS, it also served as a means to gather feedback and information,
on what additional concerns and issues should be considered by the Canadian
government in the development of their position paper for Phase II.
A summary of the analysis of the information gleaned from the survey has been provided
to the Canadian government in order to assist them in including accessibility issues and
concerns relating to the needs of people with disabilities. The questionnaire was
distributed via email to approximately 75 organizations representing national
organizations of people with disabilities and over 100 Community Access Program sites
(CAP).
Attempts were made to contact Canadian federal government representatives who
participated in the development of the Canadian position paper for Phase I. This proved
to be very difficult, as many of the participants active in drafting the original position
paper had changed jobs and WSIS related issues are no longer in their portfolio or they
just did not return our calls.
The results of the consultation sadly indicated a very low level of understanding about
the issues and virtually no consultation with the Canadian community of people with
disabilities.
-
Only 19% of people interviewed had heard of WSIS, 6% of them only knew of the
name, but could not associate it with anything.
0% had any participation in WSIS related projects or initiatives.
0% was aware the Canadian government submitted a position paper.
An amazing enthusiastic 93.7% indicated there were unaware of any Canadian
government initiatives being developed for Phase II of WSIS but they were interested
63
-
in consulting further with the Canadian government on their position.
87.5% agreed that people with disabilities are marginalized by lack of access to the
information society.
The consultation provided examples of the greatest CHALLENGES facing people with
disabilities in terms of inclusion in the information society:
1
2
3
4
Lack of financial resources/cost of technology;
User interfaces, which are incompatible with assistive and adaptive technologies or
software;
Adequate user support and training;
Lack of access to built environment/transportation for training and access to the
technology.
In closing, I would like to bring to your attention to the fact that the United Nations is
currently negotiating a Convention on the Rights of Persons with Disabilities. There
have been 5 international meetings and at the next meeting in August, they will be
negotiating Article19, which deals with accessibility to information and communications
technologies.
ICTA looks forward to working with the Canadian Commission for UNESCO to ensure
that issues of accessibility for people with disabilities play a key role, in fact, are the
focus of the Canadian mission as youth were in the first Summit. We look forward to
working together with the Canadian government to PAVE THE ACCESSIBLE ROAD TO
TUNIS.
64
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Devon MacDonald
Directeur exécutif, reBOOT Canada
Devon MacDonald
Executive Director, reBOOT Canada
Étant donné l’étendue du sujet, il y a eu
beaucoup de discussions et les
participants ont posé d’excellentes
questions. Voici les questions et
commentaires soulevés :
Given the breadth of the topic, there was a
great deal of discussion and some
excellent questions were made by
attendees. Questions and Comments that
were raised included:
Inclusion
Inclusion
1) Dans une discussion au sujet de
l’accès, on a souligné que la
disponibilité de la technologie dans sa
propre langue était un élément-clé.
Comme il n’y a que 153 langues
présentes sur le Web sur une
possibilité de 6 000 dans le monde,
l’accès est une grande question.
2) La technologie agit comme un
égalisateur pour les personnes
handicapées. Elle leur permet de
participer et de se mesurer sur un pied
d’égalité.
3) Il y a une foule d’exemples excellents
d’initiatives communautaires qui ont
permis d’offrir la technologie partout au
Canada. Ces initiatives ont été plus
économiques que les solutions de
l’industrie et elles répondent
exactement aux besoins des
collectivités auxquelles elles
s’appliquent.
4) Quand on parle d’accès, il y a trois
secteurs impliqués dans le processus :
le gouvernement, l’industrie et la
communauté. Le besoin et l’utilisation
de la technologie viennent de la
collectivité. Le gouvernement et
l’industrie devraient impliquer la
collectivité dans la recherche d’une
croissance et d’un contenu durables.
1) In a discussion about access, having
technology available in your own
language is a key component. With
only 153 languages on the web out of
6,000 world wide, access is a big
question
2) Technology acts as an equalizer for
people with disabilities. It enables them
to participate and compete on a level
playing field.
3) There are a lot of great examples of
community based initiatives that have
been able to deliver technology to all
parts of Canada. These initiatives have
been cheaper that industry solutions
and meet the exact needs of the
communities that they are in
4) When talking about access there are
three sectors involved in the process:
government, industry and community.
The need and use of the technology
come from the community. The
community should be engaged by
government and industry to look for
sustainable growth and content.
Coût
1) Doit-on toujours ramener les questions
de technologie et d’accès à la question
du dollar tout puissant?
Cost
1) Do technology issues and access
always need to come down to the
almighty dollar?
2) Companies that have invested into the
development of the technology
infrastructure need to amortize their
investments. We have developed a
national hard wire infrastructure over
the past 60 years. Some developing
65
2) Les compagnies qui ont investi dans le
développement de l’infrastructure de la
technologie doivent amortir leurs
investissements. Nous avons
développé une infrastructure nationale
câblée au cours des 60 dernières
années. Certaines sociétés en
développement évitent l’infrastructure
câblée pour aller directement vers la
technologie sans fil. C’est excellent
pour le service sans fil, mais cela limite
le développement d’autres
technologies qui utilisent le câble comme l’accès à Internet.
3) La demande des consommateurs doit
être suffisante pour que les sociétés
spécialisées en « infrastructure »
investissent dans la livraison des
technologies aux régions.
4) Au Canada, y a-t-il des modèles de
financement pour aider le monde en
développement? Le Canada est en
mesure d’aider avec des programmes
incluant : l’ACDI, les contributions
faites à la Banque mondiale et la
participation à l’UNESCO.
5) Au Canada, on utilise deux modèles
dominants pour développer les
télécommunications : le financement et
le monopole. Y a-t-il un modèle de
rechange viable, comme une vente aux
enchères, qui peut être utilisé pour
améliorer les télécommunications au
Canada?
Infrastructure
companies are skipping the hard wire
infrastructure and moving straight
towards wireless. While this is great for
wireless service it limits the
development of other technologies that
use hard wire – like internet access
3) There must be sufficient consumer
demand in place for ‘infrastructure’
companies to invest in delivering
technologies to regions.
4) Are there financing models available
within Canada to help the developing
world? Canada is able to help through
programs including: CIDA,
contributions made to the World Bank,
and involvement in UNESCO
5) In Canada there are two dominant
models that area used to develop
telecommunications – funding and
monopoly. Is there a viable alternative
model available, such as auction, which
can be used to improve
telecommunications in Canada?
Infrastructure
1) Technology and service delivery
strategies have typically been delivered
from the top down. For success in rural
communities the approach/strategy
should be developed from the
community – or bottom up.
2) In Canada a great base for basic
service has been established. How do
we ensure that this base is maintained?
Given the influx of new technologies
what will the new base be comprised
of? The bar is being raised.
1) La technologie et les stratégies de
prestation de services ont
3) Has Canada set a bad example by
généralement été livrées de manière
regulating VoIP (Voice over Internet
descendante. Pour réussir dans les
Protocol)? The decision will allow
communautés rurales, la
competition to flourish. The prices will
méthode/stratégie devrait être
go down just as they did when longdéveloppée à partir des intéressés, ou
distance telephone was opened to the
par ascendance.
market.
2) Au Canada, une bonne fondation a été
4) Is the private sector responsible
établie pour le service de base.
enough to maintain and control the
Comment s’assurer que cette fondation
telecommunications system? Perhaps
est bien solide? Compte tenu de l’afflux
it is time that telecommunications be
des nouvelles technologies, de quoi
seen as an essential service and
sera constituée cette nouvelle
66
controlled like health care.
fondation? La barre est haute.
3) Le Canada a-t-il donné le mauvais
exemple en réglementant le système
vocal sur l’Internet (IP)? La décision
permettra une vive concurrence. Les
prix diminueront comme ce fut le cas
des appels interurbains quand le
marché est devenu libre.
4) Le secteur privé est-il assez
responsable pour maintenir et contrôler
le système des télécommunications? Il
est peut-être temps que les
télécommunications soient considérées
comme un service essentiel et
contrôlées comme les soins de santé.
67
CHAPITRE IV : Accès au savoir
CHAPTER IV: Access to Knowledge
Si, à l’origine, l’Internet a été conçu
principalement dans le but de partager
l’information et les idées, la réalité est
toute autre. Plusieurs y ont vu une
occasion inégalée de favoriser la création
et de contribuer au développement
économique.
Although the Internet was initially created
in the aim of sharing information and ideas,
its reality is quite different. Many saw it as
an unequalled opportunity to foster
creativity and economic development.
Access is a multi-faceted concept. It
reaches far beyond infrastructures and
networks. It also includes access to
knowledge and content, either free of
charge or at a reasonable price.
L’accès est un concept à multiples
facettes. Il va bien au-delà des
infrastructures et des réseaux. Il inclut
également l’accès au savoir et au contenu,
gratuitement ou à un coût raisonnable.
The Access to Knowledge session
focussed on the dimensions of intellectual
property, open source software and
information in the public domain. These
are legal questions that affect the rights of
creators and users.
La session sur l’Accès au savoir s’est
centrée sur les dimensions de la propriété
intellectuelle, le logiciel en libre accès et
l’information du domaine public. Ce sont là
des questions légales qui touchent les
droits des créateurs et des utilisateurs.
Three speakers presented their points of
view on the issue: Jean-Claude Guédon,
Professor of Comparative Literature at the
Université de Montréal, Evan Leibovitch,
President, Linux Professional Institute and
Marcus Bornfreund, Manager, Law and
Technology Program, University of Ottawa
Only the texts of Mrs.Guédon and
Bornfreund are available.
Trois conférenciers ont présenté leurs
points de vue sur le sujet : d’abord, JeanClaude Guédon, professeur en littérature
comparée de l’Université de Montréal,
Evan Leibovitch, président de Linux
Professional Institute, et Marcus
Bornfreund, gestionnaire du Programme
Droit et Technologie de l’Université
d’Ottawa. Seuls les textes de messieurs
Guédon et Bornfreund sont reproduits ici.
La session était présidée par Robert
Guerra, de Privaterra et membre de
Computer Professionals for Social
Responsibility. Manon A.B. Lavoie,
administratrice du Programme de droit
international à l’Université d’Ottawa, était
le rapporteur.
The session was chaired by Robert Guerra
from Privaterra and member of Computer
Professionals for Social Responsibility.
Manon A.B. Lavoie, Administrator,
International Law Program, University of
Ottawa, was the rapporteur.
68
PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE, ACCÈS LIBRE ET DOMAINE PUBLIC :
UNE RELATION À REPENSER
Jean-Claude Guédon
Professeur en littérature comparée, Université de Montréal
L’origine du « copyright » américain, on le sait, se situe dans le prolongement des
débats anglais sur la propriété littéraire, mais il en modifie profondément la signification
sociale : alors que la limite temporelle sur la propriété littéraire correspondait à une
contre-attaque de la monarchie anglaise, soucieuse de recouvrer l'essentiel d'un
absolutisme devenu problématique depuis Cromwell et depuis la Révolution de 1689,
alors que cette limite correspondait en fait à une transposition à peine déguisée du
principe du privilège largement pratiqué dans le reste de l'Europe et particulièrement en
France, le « copyright » américain se fondait sur un calcul, un marché en somme,
suffisamment important pour que le principe soit inscrit au cœur même de la constitution
américaine. En gros, dans le contrat social américain, le marché suivant était conclu :
faites preuve de créativité et vous serez récompensé. Cette incitation à la créativité
prenait la forme tangible d'un monopole temporaire de 14 ans au terme duquel l'œuvre
créée tombait dans ce que l'on appelait le « domaine public ». Contre un petit monopole
temporaire, la constitution américaine assurait ainsi l'alimentation constante du domaine
public par de nouvelles œuvres de création. De cette façon, les besoins en matériaux
culturels et éducatifs de la jeune nation nord-américaine pouvaient être satisfaits,
d'autant plus que cette législation ne protégeait que les œuvres créées aux États-Unis et
non celles venant de l'étranger. Longtemps importateurs nets d'œuvres culturelles
diverses, les États-Unis n'ont accordé une protection aux œuvres d'origine étrangère
que très tardivement, pillant d'ailleurs allègrement le patrimoine culturel d'autres nations,
en particulier celui de la Grande-Bretagne, particulièrement vulnérable en vertu du
partage de la langue anglaise par ces deux nations.
La suite de cette histoire est assez bien connue : augmentant progressivement sa
production culturelle au point de devenir au XXe siècle un très important exportateur de
biens culturels, surtout avec l'avènement du cinéma, du disque et de la télévision, les
USA ont rallié, tardivement certes, mais avec vigueur les accords internationaux en
matière de protection de la propriété littéraire avant de devenir les champions (avec
l'Europe) d'une protection extrême de la protection intellectuelle, terme plus récent et qui
couvre aussi les propriétés protégées par les brevets, voire les noms de marque. Nous
en sommes maintenant à une protection de 70 ans après la mort du créateur – ce qui,
au passage, soulève quelques questions amusantes, par exemple les effets d'une telle
législation sur la créativité d'un cadavre – et une propriété intellectuelle appartenant à
une « personne morale » comme diraient les Français – en clair, une corporation –
perdure pendant 90 ans après son apparition. Cette dernière extension, aux USA, est
souvent appelée l'extension Mickey puisqu'elle a servi, entre autres objectifs, à maintenir
le personnage Mickey dans la panoplie commerciale de Walt Disney. Au Canada, on
estime que l'on ne peut plus stimuler la créativité d'un cadavre après 50 ans, ce qui
demeure impressionnant tout de même. Pour le moment, cette légère trace d'une
attitude un peu plus raisonnable demeure. Mais la pression énorme des accords passés
dans le cadre de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et de l'OMPI
(Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) fait prévoir un réalignement
prochain du Canada sur ses grands partenaires commerciaux que sont les USA et
l'Europe. La partie est-elle perdue pour autant? Le reste du texte va tenter de démontrer
69
que ce n'est pas le cas.
En parallèle de tous ces développements, la notion de domaine public a fait l'objet de
critiques diverses au point que, loin de constituer la base intellectuelle et culturelle d'une
société saine, elle en est venue à ne plus signifier, aux yeux de certains, que le reliquat,
le reste peu appétissant du festin culturel national. Peu appétissant parce que les
œuvres du domaine public, à de rares exceptions près, seraient souvent considérées
comme peu intéressantes, vieillies, justement négligées, etc.
La notion même de domaine public, parfois appelée aussi « commons » par les
anglophones, a également été critiquée sur la base de développements théoriques
appuyés sur l'économie : la célèbre formule anglaise de Garett Hardin, la « tragedy of
the commons » résume adéquatement l'essentiel de cette critique : sans propriétaire
attitré, personne ne veille à préserver les « commons »; au contraire, fonds de
ressources intéressantes mais forcément limitées, les « commons » font l'objet d'une
surexploitation d'autant plus rapide qu'il s'agit pour chacun de battre de vitesse le voisin
et/ou concurrent. Ces résultats ont été appliqués avec succès, en particulier, à divers
problèmes environnementaux, par exemple les ressources en poissons dans la mer :
sans propriétaires-protecteurs, les pêcheurs épuisent rapidement ces ressources,
d'autant plus rapidement que – ainsi va le raisonnement – si je ne le fais pas, quelqu'un
d'autre le fera de toutes les manières; mieux vaut donc en profiter le plus vite possible.
Cette façon d'aborder le domaine public a été nuancée par la suite grâce en particulier à
divers auteurs issus des écoles de droit aux États-Unis. Lawrence Lessig, par exemple,
a souligné la distinction essentielle à établir entre ce qu'il appelle les « rivalrous goods »
et les « non-rivalrous goods ». Derrière ce jargon un peu rébarbatif se découvre une
idée en fait fort simple : si je tombe sur des champignons dans une forêt publique et si je
les ramasse, personne d'autre ne pourra en disposer; en revanche, si je trouve un
journal et le lis, dans la mesure où je le laisse derrière moi, il demeure à la disposition
des autres. Ainsi que le disait Jefferson, si j'allume la chandelle de quelqu'un d'autre
avec ma chandelle, je ne perds rien mais ai pu au contraire donner quelque chose à
mes concitoyens. Par conséquent, la notion de domaine public et des tragédies qui
censément l'accompagnent doit être réévaluée lorsqu'il s'agit de biens dont l'essence est
de pouvoir être consommés sans être pour autant détruits. Au contraire, l'accès libre à
ces biens dans le domaine public peut leur donner une notoriété qui contribue en fait à
en augmenter la valeur. Inversement, créer des barrières économiques autour de biens
culturels peut aisément réduire la portée et la valeur de ces biens. Tout le débat actuel
autour de l'accès libre aux revues savantes porte précisément sur ce point.
Prenons le cas des revues savantes pour examiner toute cette question d'un peu plus
près. Soutenus en grande partie par des fonds publics, les chercheurs veulent publier
les résultats de leurs recherches le plus largement possible. En transférant leur
copyright aux éditeurs de revues savantes, ils effectuent un échange pas entièrement
rationnel : en effet, par ce biais, ils cherchent la plus grande exposition possible de leurs
travaux, mais les éditeurs, pour transformer ces résultats de recherche en
marchandises, doivent créer artificiellement un effet de rareté : ils augmentent donc les
prix, profitant au passage d'autres mécanismes sur lesquels je ne m'étendrai pas ici,
mais qui leur permettent de jouir des effets de ce que les économistes appellent un
« marché inélastique ». Pour les chercheurs, ce transfert de copyright est le prix à payer
pour avoir accès au capital qui compte pour eux, à savoir le « capital symbolique » de
l'autorité, du prestige ou, au moins, de la visibilité. Pour obtenir ce « capital symbolique »
70
- le terme vient de Pierre Bourdieu en fait –, ils offrent à des hommes d'affaires, des
capitalistes en fait, si l'on veut parler un peu plus brutalement, la possibilité de gagner du
capital sonnant et trébuchant, ce capital que les économistes écrivent avec un K, peutêtre en souvenir de ce Karl Marx dont ils ont eu si peur. Le levier de ce troc, ce qui le
rend possible en fait, c'est l'orthogonalité des objectifs : ce que le chercheur veut ne
correspond pas à ce que le capitaliste veut, d'où l'apparence d'une complémentarité
positive, d'une situation de style « win-win » en théorie des jeux. Mais un regard un peu
plus appuyé révèle rapidement que cette complémentarité n'est que partielle au mieux :
loin de faciliter la circulation des faits, informations et connaissances scientifiques, le
système actuel des publications savantes entretient un système hiérarchique complexe
où peu y trouvent véritablement leur compte, et beaucoup en sont exclus. Ceci est
particulièrement vrai des pays pauvres, mais pas seulement. Hors les élites
scientifiques, ce système impose une structure hiérarchisée de pouvoirs où « gate
keepers » et maisons d'édition entretiennent des complicités parfois louches.
Cela dit, devrait-on mettre les publications scientifiques dans le domaine public? Cette
solution serait-elle à même de rétablir une certaine équité et justice dans le système
général de la circulation des idées scientifiques, en laissant de côté pour le moment les
questions épineuses des modes de financement d'un tel domaine public scientifique. La
réponse est probablement non et ceci pour les raisons suivantes : même en n'appuyant
pas trop sur la question des profiteurs, des « free riders » pour employer l'expression
classique des économistes anglophones, – les « commons » après tout sont conçus
comme institution dont il faut profiter –, la question essentielle demeure alors : qui va
s'en occuper? Stocker des textes scientifiques dans un coin, au fur et à mesure qu'ils
sont produits, ne donnera jamais une bibliothèque. De la même manière, si l'on décrète
que les passages habituels des gens constituent le système routier commun, on ne
dépassera jamais le niveau de pistes incertaines et peu praticables. Bref, le problème du
domaine public, c'est qu'il ne sait pas comment s'entretenir tout seul et spontanément.
Le même argument pourrait s'appliquer aux routes. C'est précisément le rôle de l'État
(en gros) de construire un service d'entretien des routes : pour autant, ces routes ne
sont pas dans le domaine public; elles appartiennent en fait à l'État, mais elles sont
effectivement accessibles à tous. Ce qui compte le plus, par conséquent, dans l'exemple
retenu, c'est la question de l'accessibilité et non plus celle de la propriété. La propriété,
dans cette perspective, ne devient plus qu'un dispositif légal visant à gérer le degré
d'accessibilité accordé à l'individu X par rapport à l'objet Y envisagé sous sa fonction Z.
Trop abstrait sans doute, l'énoncé précédent peut devenir plus transparent si l'on
considère la question des logiciels. La commercialisation du logiciel s'est finalement
fondée sur la distinction entre le code source, lisible par les programmeurs, et le résultat
de la compilation de ce code pour une machine de type donné. En cachant le code et en
ne distribuant que des versions compilées, les propriétaires de ce code ne modifiaient
pas le statut de propriété de leurs logiciels; ils ne faisaient que réduire l'accessibilité à
certaines facettes de ces logiciels, un peu comme on garde secret un tour de main pour
produire une belle porcelaine : limiter sévèrement l'accès au savoir-faire ne touche en
rien la propriété; on ne fait que réduire le risque de concurrence en rendant plus difficile
l'imitation de son produit. Mais si ce produit peut être utile dans certaines circonstances,
non menaçantes pour la vie économique d'une entreprise, par exemple, en milieu
scolaire, on peut imaginer une variante d'accès adaptée à ce genre de circonstance.
Pour autant, encore une fois, la propriété en tant que telle n'a pas changé. Dans cet
exemple, pour une fonction éducative (le Z ci-dessus), l'étudiant ou le professeur (X)
71
peut avoir accès au code source du logiciel (Y).
Ces exemples suffisent à démontrer que le domaine public ne constitue pas forcément
la seule voie, ni d'ailleurs la meilleure, pour résister aux extensions voraces des appétits
égoïstes ; il peut même constituer une réponse inadéquate à certaines situations en
offrant une solution fragile, facilement dégradable : le cas général de l'environnement,
déjà soulevé, offre un exemple patent à cet égard. Mais alors, que dire des droits de
propriété?
Une réponse simpliste, parce que trop rapide, mais le cadre de cet exposé l'impose,
consisterait à dire que, en fait, la question de la propriété importe relativement peu, au
deuxième degré, en quelque sorte. Reprenons le cas du logiciel : certains de ces
logiciels sont définis comme libres parce qu'ils donnent entièrement accès au code
source. Mais, à y regarder de plus près, ces logiciels placent certaines conditions
importantes et intéressantes à cet accès : si vous utilisez ce logiciel, déclarent les
propriétaires, vous avez le droit de regarder le code et vous avez le droit de le modifier,
mais si vous mettez en circulation de quelque manière ce logiciel modifié, vous devez le
faire accompagner de son code source également modifié. En d'autres mots, vous
pouvez tout faire tant que vous révélez ce que vous avez fait. Le résultat est
évidemment une sorte de système « viral », chaque stade d'élaboration contaminant en
quelque sorte, et dans le sens le plus positif possible du mot « contamination », l'étape
subséquente. Si vous empruntez une partie de mon code dans votre logiciel, vous devez
révéler le code de votre logiciel. La science elle-même, après tout, n'a jamais fonctionné
autrement après le XVIIe siècle.
Ici encore, il faut souligner le fait que le statut de propriété n'a pas été touché. Peu
importe si le copyright est étendu à l'infini au sein de quelque acte législatif délirant
(mais pas impossible) puisque le propriétaire se concentre sur les règles d'accès et
exclusivement sur elles; en même temps, parce qu'il y a un ou des propriétaires (une
communauté par exemple), ces objets, si accessibles soient-ils, ne sont jamais
orphelins. En bref, placer l'accent sur l'accessibilité contribue à déplacer les enjeux, à
déplacer les termes des combats, à mettre en place de nouvelles stratégies.
De tout ceci émerge une double conclusion qui devrait apparaître déjà fort évidente :
1. Il faut continuer de lutter contre les extensions abusives des droits de propriété
intellectuelle, surtout lorsqu'elles ne correspondent plus du tout aux enjeux, légitimes,
de leur origine : offrir un monopole court, pour stimuler la créativité paraît fort bien
pensé et tout le sens de Eldred vs Ashcroft, aux USA, portait justement sur cette
extension abusive, si abusive en fait qu'elle trahit l'intention originelle des concepteurs
du copyright.
2. Mais il ne faut pas se limiter là; il faut au contraire multiplier les situations qui
permettent, en parallèle, et au sein du système régnant de propriété intellectuelle, de
définir les termes qui permettent le mieux à nos sociétés de fonctionner tant sur le
plan de l'équité que du commerce et de l'efficacité. C'est ici qu'intervient la grande
leçon des Creative Commons, invention conceptuelle particulièrement intelligente de
Lawrence Lessig. On ne transfère pas ses droits en bloc; on gradue son transfert en
fonction de ses objectifs.
En d'autres termes, lorsque des politiques, des principes, des objectifs sont énoncés au
cœur de grandes manifestations comme le SMSI, il ne faut pas complètement
72
s'hypnotiser sur l'opposition frontale qui consiste à contester, millimètre par millimètre,
les extensions de la propriété intellectuelle. Il faut résister, bien sûr, mais en parallèle, en
jouant sur les distinctions qui peuvent jouer au sein des X (les gens), des Y (les objets
marchandises) et les Z (les fonctions), il faut négocier des transferts de droit qui, en fait,
préservent l'essentiel pour la plus grande partie de la population, tout en offrant des
conditions optimales de protection du Y visé. Un copyright général pour des objets aussi
divers que des articles scientifiques, des chansons populaires et des logiciels n'a aucun
sens, surtout quand il recouvre une pratique générale du transfert intégral. En
engageant littéralement des centaines et des milliers de négociation sur tel objet dans
telle circonstance et touchant tel segment de la population, on ouvre des possibilités
totalement inédites et en même temps immenses à l'action militante. Moins héroïque
que la contestation frontale sur un unique champ de bataille, cette contestation
différenciée et à granularité faible correspond plutôt à une forme de guérilla qui se
révèlera beaucoup plus efficace en fin de compte. Et pourquoi cela? Tout simplement
parce que, en bout de ligne, les créateurs, ce sont nous-mêmes et il ne tient qu'à nous
tous en tant que créateurs de ne pas céder trop facilement ce qui nous appartient de par
notre travail. Penser comment éduquer, soutenir, encourager chacun de nous à retenir
ses droits, tout en encourageant chacun de nous à optimiser, maximiser l'accès, voilà,
me semble-t-il, un des grands défis de notre époque et cette thèse devrait être entendue
à Tunis.
73
CREATIVE COMMONS CANADA
Marcus Bornfreund
Manager, Law and Technology Program, University of Ottawa
About us
As part of an international effort to facilitate the availability of open source licences, the
Canadian Internet Policy and Public Interest Clinic (CIPPIC) has translated the popular
Creative Commons (CC) licence for use under Canadian law. The Creative Commons
Canada (cc|ca) licence suite will enable Canadian digital creators to independently
construct and attach copyright licences to their creative works.
Read: No lawyers required! The CC licence has been embraced by creators worldwide and can currently be found in use on over 15,000,000 digital artworks ranging from
literary works to music to digital artworks as well as the websites, through which they are
promoted.
The Creative Commons Licence: “Some Rights Reserved”
Too often the debate over creative control tends to the extremes. At one pole is a vision
of total control – a world, in which every last use of a work is regulated and in which “all
rights reserved” is the norm. At the other end is anarchy – a world, in which creators
enjoy a wide range of freedom but are left vulnerable to exploitation. Balance,
compromise, and moderation – once the driving forces of a copyright system that valued
innovation and protection equally – have become endangered species.
The Creative Commons project is working to revive reasonableness
The freely-available suite of CC licences offers creators a best-of-both-worlds way to
protect their works and encourage pre-defined uses by others. The goal is to build a
layer of reasonable, flexible copyright in the face of increasingly restrictive default rules.
Using the CC licence, a creator can declare that there are “some rights reserved.” This
allows other creators open access to the work’s source code under the publicized terms
and conditions.
Open Source Culture
The term open source is best understood as a community-centric framework, which
advocates sharing of knowledge and the collaborative development of information based
products of all mediums and genres. This is accomplished by utilizing the internet’s
revolutionary data communication capabilities and omnipresence. By allowing access to
creative works, sharing sets the stage for subsequent innovation. The CC licence helps
to make sharing both possible and predictable. Without continued innovation, culture
risks becoming dangerously stagnant. Creativity builds on the past.
Creative Commons vs. FLOSS
The CC licence takes its inspiration in part from Free/Libre Open Source Software
(FLOSS). The term FLOSS was popularized in a June 2001 letter to the European
Commission; FLOSS was created by combining the competing terms free and open
source software, as advocated by the Free Software Foundation (FSF) and Open
74
Source Initiative (OSI), respectively. Libre is used to connote that “free as in freedom” is
the intended understanding, rather than “free of charge”, i.e. gratis. Source code refers
to the form of a work, in which it may be modified. The term FLOSS refers to software
released under a copyright licence that conforms to the principles enumerated in the
Open Source Initiative’s (OSI) Open Source Definition or the Free Software Foundation’s
(FSF) Four Freedoms. Note that OSI and FSF definitions are complementary and nonexclusionary – though elucidated in different language, they are the same. In a nutshell,
to be officially considered open source, the licence that the work is offered under must
allow for, at a minimum:
1. royalty-free redistribution (including source code); and
2. modifications and derived works.
Open Source Copyright Licensing
A licence, which meets these requirements is referred to as open source. Some
licences, in particular the GNU GPL, go further by reciprocal licensing; that is, where a
work’s copyright licence requires that users of the work continue to make it (and any
derivatives in which it forms whole or part) freely available to others under the terms of
the parent licence. A licence, which contains this additional restriction, is referred to as
copyleft. In the Creative Commons jargon this is referred to as “ShareAlike”. Copyright
law itself is relied upon to provide a mechanism for insuring compliance, by subjecting
violators to legal sanctions. Alternatively, non-copyleft licences are non-reciprocal and do
not carry such a requirement. This is the freedom to offer a derivative work under any
licence. For example, non-copyleft licenced works can be subsequently offered under
proprietary licences. This is how non-copylefted works, such as the BSD TCP/IP network
stack, have found themselves incorporated into proprietary product offerings. However,
non-copyleft is an important option for creators who wish to make their works freely
available but without any restrictions on the licensing of derivative works. See Appendix
1 for a simple illustration of the spectrum of restrictiveness of copyright licences.
Spectrum of Restrictiveness
To recap, the GPL and licences like it are copyleft licences, in that they require
derivatives to carry the parent (or analogous) licence. This mechanism for encouraging
creators to adopt copyleft licences has been highly successful in producing a critical
mass of high quality software products.
Open Source for Non-Software
Unlike the GPL, the CC licence is not designed for software, but, rather, for other kinds
of creative works: websites, texts, courseware (these are all considered literature),
music, film, photography, etc. Again, choosing to use an open source licence for your
creation allows others to copy, modify and redistribute it. Electing to use a copyleft
licence ensures that your work remains freely available by adding the caveat that
derivative works must carry the parent licence. This helps to encourage peer-production.
Creative Commons Licence Suite
There are only two of the CC licences, which would, in fact, qualify as open source if
they were applied to software; namely, Attribution (non-copyleft in its lack of restrictions)
and Attribution-ShareAlike (copyleft). The other four permutations, which contain the
requirement of no derivatives and/or no commercial use would not qualify under the
Open Source Definition nor the FSF’s Four Freedoms.
75
The six Creative Commons licences (in order of increasing restrictiveness):
Attribution
Attribution-ShareAlike
Attribution-NoDerivatives
Attribution-NonCommercial
Attribution-NonCommercial-ShareAlike
Attribution-NonCommercial-NoDerivatives
It is interesting to note that the CC licences are broader in scope than FLOSS licences in
that they allow for peer-distribution without the accompanying requirement of authorizing
peer-production, i.e. Derivative works, mandated by open source licences. As such,
when used in connection to the CC licences, the term open source more correctly refers
to a methodology used to encourage innovation through the sharing of resources.
Why use a Creative Commons Licence?
“If I have seen further, it is by standing on the shoulders of giants.”
8. Sir Isaac Newton (1642-1727)
Some people may be attracted to a CC licence by the notion of others building upon
their work, or by the prospect of contributing to an intellectual commons. As the Creative
Commons community grows, licensors will play an important role in providing the
foundational resources for commons-based peer production. Others might license their
creations purely out of self-interest. A scholar might want her writings to be copied and
shared so that her ideas spread around the world. An upstart designer may want to
encourage the unfettered dissemination of his sketches to help build a reputation. An
established commercial musician might post samples to whet the public’s appetite for his
other, pay-for-play songs. A political activist may want her message to reach the widest
possible audience through unlimited copying. The CC licence allows creators to
publicize their works without relinquishing undue control of their copyright. Read more
examples on the CC website. In fact, the page you are reading now makes use of the
fact that the Creative Commons website is licensed under Creative Commons Licence
Attribution 2.0, i.e. The CC site allows anyone to use its content as long as attribution is
made to Creative Commons.
Choosing a Licence
Offering your work under a CC license does not mean giving up your copyright. It means
offering some of your rights to any interested party, and only under certain conditions.
The CC licence allows creators to mix and match various allowable uses to generate a
rights-specific licence tailored to their personal preferences. The chosen CC licence is
then attached to a work by technological means particular to the medium of the work.
For example, an HTML page can use a hyperlink to attach the licence; an MP3 file can
use an ID3 frame. Again, each licence has the effect of enabling the creator to publicize
that there are “some rights reserved” with respect to the digital work. The CC licence
applies worldwide, lasts for the duration of the work’s copyright, and is non-revocable.
With the cc|ca licence, there are six possible licences each of which reserves a different
subset of copyright(s). The appropriate licence is generated on a creator’s response to
the following two questions:
76
1. Do you want to restrict commercial uses of your work, i.e. permit others to copy,
distribute, display, and perform the work and derivative works based upon it only
for non-commercial purposes?
2. Do you want to allow modifications of your work?
a. Yes, i.e. permit others to create derivative works.
b. Yes, as long as others share alike, i.e. permit others to distribute derivative
works only under a licence identical to the licence that governs your work.
c. No, i.e. permit others to copy, distribute, display and perform only verbatim
copies of the work, not derivative works based upon it.
Once a creator has selected the appropriate cc|ca licence version for their digital
work, the Creative Commons website will generate three different formats of the
licence, each with its own specialized function:
Commons Deed
A simple, plain-language summary of the licence, including the relevant Creative
Commons icons for easy reference. (See Schedule 2)
Legal Code
The legal draft component; legalese fine print that ensures that the licence meets the
necessary requirements to be valid under the applicable national laws and regulations.
Digital Code
A machine-readable translation of the licence that should be added to your digital work.
The code helps search engines and other applications identify your work by its terms of
use. The digital code also includes a hyperlink that will link your work with the desired
Commons Deed. The Commons Deed and Legal Code are posted online via the
Creative Commons website. The hyperlink looks like this: This work is licensed under a
Creative Commons Licence
Copyright Notice
The composition of this FAQ is a derivative work based on text found on the Creative
Commons website: Attribution 2.0; and, in turn, is offered under the Canadian version of
that licence.
77
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Manon A.B. Lavoie
Coordinator of the International Law
Program, University of Ottawa
Manon A.B. Lavoie
Coordinator of the International Law
Program, University of Ottawa
L’évolution des anciennes sociétés vers la
société de l’information devait nous
permettre de nous libérer de certaines de
nos contraintes quotidiennes d’espace et
de temps. Un progrès qui devait garantir
un accès plus rapide et égal à toutes les
technologies de l’information et des
communications (TIC). Il est toutefois
devenu clair que, dans la société de
l’information actuelle, nous sommes
témoins d’un mouvement favorisant
l’application de lois protégeant les droits
des auteurs sur leurs œuvres (y compris
les logiciels et la plupart des œuvres et
créations). Il en découle que les intérêts
privés prévalent sur les intérêts et les
droits des citoyens et des consommateurs
et qu’ils en bénéficient dans tous les
domaines du secteur de la technologie.
L’accès égal à ces technologies n’est donc
pas assuré. Ce groupe d’experts a cherché
à traiter la question de l’accès aux TIC et
s’est demandé quelles initiatives
particulières doivent être soutenues pour
que cet accès soit plus égal et efficace.
The evolution of past societies into the new
Information Society was thought to allow
us to be liberated from some of our daily
restrictions of space and time, progress
that would guarantee a faster and more
equal access to all information and
communication technologies. It has now
become clear, however, that in the existing
information society we are seeing a
movement towards legislation that
increasingly seeks to protect the rights of
authors to their works (including software
and most works and creations). As a
result, private interests are prevailing over
the interests and rights of citizens and
consumers to their benefit in all areas of
the technologies sector and equal access
to these technologies is not assured. The
present panel sought to address the issue
of access to new information and
communication technologies and what
specific initiatives must be supported in
order to make this access more equal and
efficient.
Résumé des commentaires des
participants au groupe d’experts
L’inclusion et le soutien des idées de Linux
et de Creative Commons devraient faire
partie de la position du gouvernement
canadien au Sommet mondial sur la
société de l’information (SMSI). Ces idées
représenteraient ainsi la position de la
société civile sur l’accès aux nouvelles
technologies de l’information et de la
communication, un droit de la personne.
Nous devrions viser l’inclusion de cette
position dans toute délibération du
Sommet mondial sur la société de
Resume of comments from the
participants to panellists
The inclusion and support of the ideas of
Linux and Creative Commons should be
part of the Canadian government’s stance
to the WSIS, as they would be
representing the civil society’s position on
access to new information and
communication technologies, a human
right. We should strive to include this
position in any WSIS deliberation and push
to include it in the Plan of Action.
The Canadian government should promote
such initiatives as Linux and Creative
78
l’information et insister pour l’inclure dans
le plan d’action.
Commons to the Canadian public as well
as around the globe.
Le gouvernement canadien devrait
promouvoir des initiatives comme celles de
Linux et de Creative Commons auprès du
public canadien et dans le monde entier.
It should be noted that the obvious
economic interests of private actors are
perhaps preventing the promotion of
logiciel libre and Creative Commons
licenses. The battle to include these new
notions is inherently deeply political.
Il faut noter que les intérêts économiques
évidents des acteurs privés empêchent
peut-être la promotion du logiciel libre et
des licences de Creative Commons. La
bataille pour inclure ces nouvelles notions
est intrinsèquement et profondément
politique.
Il faudrait surveiller la création de
partenariats entre les acteurs privés
intéressés aux télécommunications et
autres technologies et le gouvernement
canadien. La société civile croit qu’il ne
faudrait pas établir de tels partenariats
alors que le gouvernement devrait plutôt
promouvoir des initiatives comme celles de
Linux et les licences de Creative
Commons. Ces partenariats avec les
acteurs privés devraient être dénoncés.
Il faut remarquer que l’enjeu principal de la
discussion sur les licences de Creative
Commons, sur les logiciels libres et sur
l’accès aux technologies est une question
de droit de la personne. La question n’est
pas de savoir de quelle manière ces
nouvelles initiatives devraient être
commercialisées. Les nouvelles
technologies de l’information et de la
communication devraient être considérées
comme des biens publics et devraient être
accessibles à tous. Tel qu’il est, le
processus est davantage axé sur le
marché qu’orienté sur les droits de la
personne et cela doit changer.
Les nouvelles initiatives du gouvernement
canadien concernant les logiciels libres et
les licences de Creative Commons ont
reçu l’appui des groupes de la société
civile dans la mesure où elles augmentent
l’accès aux TIC à la société en général.
The creation of partnerships between
telecommunications and other technologyinterested private actors and the Canadian
government should be monitored. Civil
society believes that these partnerships
should not be concluded when the
government should be promoting initiatives
such as Creative Commons licenses and
Linux. These partnerships with private
actors should be denounced.
It should be noted that the main issue
within the discussion of Creative Commons
licenses and logiciels libres and access to
information and communication
technologies is that this access is a human
right. The issue is not the manner by which
these new initiatives should be marketed.
These new information and communication
technologies should be seen as public
goods that should be made available to all.
As it stands, the process is more marketdriven than human rights oriented and it
needs to change.
The Canadian government’s new initiatives
regarding logiciels libres and Creative
Commons licenses are supported by civil
society groups to the extent that they give
accrued access to ICTs to society at large.
Canada should not only be a moderator
with regards to the question of standards
with regards to logiciels libres. We need
open unencumbered standards for a level
playing field to allow logiciels libres to be
evaluated on their merits. It is important to
not cater to the demands of the proponents
of proprietary interests. Canada needs to
encourage innovation, through open
standards. Canada should take a forceful
79
Le Canada ne devrait pas être seulement
un modérateur relativement à la question
des normes relatives aux logiciels libres.
Nous avons besoin de normes ouvertes et
libres pour instaurer des règles du jeu
équitables qui permettront d’évaluer les
logiciels libres en fonction de leurs
qualités. Il est important de ne pas
répondre aux demandes des promoteurs
des intérêts privés. Le Canada doit
encourager l’innovation avec des normes
ouvertes. Il devrait prendre une position
ouverte et vigoureuse au sujet des
standards. Cela garantirait un accès égal.
Ce ne serait pas nécessairement une
panacée pour l’accès à l’information, mais
ça permettrait aux gens de faire des choix
entre les TIC.
and open stance regarding standards. This
would guarantee the equal access. This
would not necessarily be a panacea to
access to information but it would enable
people to make choices between ICTs.
The reticence of non governmental
organizations, other groups and citizens to
use the new initiatives of Linux logiciels
libres and Creative Commons licenses is
also an issue that must be monitored. The
Canadian government has a role to play in
assuring that this reticence is diminished
by striving to educate its citizens and make
them well-versed in the use of open source
and other initiatives that would give
accrued access to ICTs.
La réticence des organisations non
gouvernementales, des autres groupes et
des citoyens à utiliser les nouvelles
initiatives que sont les logiciels libres de
Linux et les licences de Creative
Commons est aussi une question qui doit
être surveillée. Le gouvernement canadien
a un rôle à jouer pour assurer la diminution
de cette réticence en essayant d’éduquer
ses citoyens et en leur donnant une bonne
information sur le recours à des initiatives
de sources ouvertes et autres qui
augmenteraient l’accès aux TIC.
80
CHAPITRE V : Éducation de qualité pour
tous
CHAPTER V : Quality Education for All
L’éducation dans la société de l’information
est sans aucun doute l’une des dimensions
des plus importantes. L’informatique donne
accès au savoir pour tous, peu importent
l’âge, la race, le sexe, la formation, le lieu
de résidence, le statut socio-économique
et les intérêts. L’accès au savoir facilite
l’autonomisation individuelle et
communautaire. Par conséquent, la
maîtrise de l’informatique devient un
soutien considérable au développement
socio-économique.
Education in the information society is
undoubtedly one of the most important
dimensions. Computers provide access to
knowledge for everyone, of every age,
race, sex, education, place of residence,
socio-economic status or interests. Access
to knowledge facilitates individual and
community empowerment. Mastering the
computer, therefore, is a considerable
support to socio-economic development.
The information society requires several
kinds of literacy. The ability to read is
essential. Next, the basic functions of the
tool must be learned. Given the rapid
evolution of technology, it is also essential
to constantly update one's knowledge in
this field. Next, media education enables
the identification of quality content and
critical thinking regarding innumerable
sources that present different versions of
the same reality.
La société de l’information requiert
plusieurs niveaux de littéracie. D’abord, il
faut être alphabétisé. Ensuite, il faut
apprendre les fonctions de base de l’outil.
Compte tenu de l’évolution rapide des
technologies, il est essentiel aussi de
mettre constamment à jour ses
connaissances dans ce domaine. Puis,
l’éducation des médias permet d’identifier
le contenu de qualité et d’avoir une pensée
critique concernant les sources
innombrables qui présentent des versions
différentes d’une même réalité.
This session focussed on several facets of
education in the context of the information
society. The use of ICTs in the classroom
was explored: Is the computer used to
teach how to use it or for learning? How
are teachers trained? How important is
media education in the information
society? Are libraries and archives still
necessary? How has adult education
adjusted to the requirements of the
information society? Is distance education
the ideal solution for our vast country, a
land of contrast, with its imposing cities
and its rural and remote regions?
Cette session s’est penchée sur plusieurs
facettes de l’éducation dans le contexte de
la société de l’information. On a étudié à
fond l’utilisation des TIC dans la salle de
classe : l’ordinateur est-il utilisé pour
apprendre à s’en servir ou pour
l’apprentissage? Comment sont formés les
professeurs? Quelle importance a
l’éducation aux médias dans la société de
l’information? Les bibliothèques et les
archives sont-elles toujours nécessaires?
Comment l’éducation aux adultes s’est-elle
ajustée aux exigences de la société de
l’information? L’éducation à distance estelle la solution idéale pour notre vaste
pays, terre de contrastes avec ses villes
imposantes et ses régions rurales et
There were five speakers at this session:
Noreen O’Haire, Director of Professional
and Developmental Services, Canadian
Teachers' Federation; Jane Tallim,
Director, Education, Media Awareness
Network; Barbara Clubb, Vice-President,
81
Canadian Library Association and Chief
Librarian of the Ottawa Public Library;
Manuel Cisneros, Project Manager at
l’Institut de coopération d’éducation aux
adultes and Jacinthe Robichaud, Director,
E-learning and Technology, New
Brunswick Department of Education.
éloignées?
Cette session a réuni cinq conférencières
et conférenciers : Noreen O’Haire,
directrice des services d’avancement de la
profession à la Fédération canadienne des
enseignants, Jane Tallim, directrice du
programme éducatif au Réseau Éducation
Médias, Barbara Clubb, vice-présidente de
l’Association canadienne des bibliothèques
et bibliothécaire en chef de la Bibliothèque
publique d’Ottawa, Manuel Cisneros,
chargé de projet à l’Institut de coopération
d’éducation aux adultes, et Jacinthe
Robichaud, directrice, Apprentissage en
ligne et technologie au ministère de
l’Éducation du Nouveau-Brunswick.
The session was chaired by Martha B.
Stone, Senior Partner, Moenston and
Associates and Amanda Mallon, President,
Northwest Territories Teachers'
Association, was the rapporteur.
La session était présidée par Martha B.
Stone, partenaire principale de Moenston
and Associates, et Amanda Mallon,
présidente de l’Association des
enseignantes et enseignants des
Territoires du Nord-Ouest était le
rapporteur.
82
TEACHER PERSPECTIVES ON TECHNOLOGY
Noreen O’Haire
Director of Professional and Developmental Services
Canadian Teachers’ Federation
A nationwide poll conducted in May and June for CTF by Vector Research and
Development reveals dilemmas and opportunities in teacher use of information and
communication technology (ICT). The survey, part of a CTF study of the integration of
ICT into Canadian schools and classrooms, was funded by Industry Canada.
In spite of their extensive use of ICT, elementary and secondary teachers say they have
little voice in decision-making about technology at their boards and schools, they lack
confidence that they are using ICT as well as they would like and have no common
vision about the future of ICT in education.
Teachers in the survey have accepted computers and ICT in their classes and are
integrating ICT in their lessons. Eight out of 10 say computers are essential or important
in the way they teach. Nearly every teacher in the survey uses a computer (98%).
Computer applications have spread widely throughout Canadian classrooms. Two thirds
of teachers report using the Internet and instructional CD-ROMS in their classes. One
third use desktop publishing for their classes, while half use spreadsheets, computer
games and simulations. Nearly half use PowerPoint and other presentation software.
More than nine out of 10 teachers have Internet access at school provided by their
board, and 65% say their board pays for e-mail accounts for teachers.
Computers are transforming the way teachers approach their work and how students
learn. 71% agree that computers have changed how teachers teach and 77% think that
computers have changed how students learn. For example, the Internet has become a
teaching aide. Eight of 10 teachers surveyed used it to prepare lesson plans and 71%
indicate that their students use the “Net” for assignments. One quarter of the elementary
teachers indicate that students submit their assignments electronically and this rises to
44% at the secondary level. 21% of the teachers surveyed say that students use
notebook or laptop computers in class.
The survey reveals an English-French computer technology gap. Anglophone teachers
are much more likely to say they use the Internet, spreadsheets and desktop publishing
softwares. Twice as many Anglophone teachers have taken technology courses after
University graduation. Only 58% of Francophone teachers compared to 84% of
Anglophones say their Boards provide technical support. In general terms,
Francophones are less likely to use computer technology than Anglophones. According
to Statistics Canada, 44% of French-speaking Canadians use the Internet, compared to
58% of English-speaking Canadians.
Computers seem to be entering public education from the bottom of the age ladder for
teachers. Compared with relatively new teachers, twice as many teachers who are 55 or
older say they never use the Internet. 47% of teachers under 35 say they use the
Internet for class related research compared to 34% of teachers who are 55 or older.
83
As further evidence of the dilemma surrounding ICT, in spite of the acceptance and use
of classroom technology, 55% of those surveyed say there is too much emphasis on
computers “to the detriment of other important areas that would improve learning”.
Teachers seek and find assistance with technology for their classroom in many ways.
Nearly all are learning on the job, are self-taught or rely on other teachers. Nine of 10
say they get help from other teachers or manuals, while half ask students to help them.
For 39% of teachers, a colleague who teaches computer courses is the technology
leader at school. One in 10 of the teachers surveyed is a self described school
technology leader. Only 30% of the teachers rely on university training to integrate ICT in
their lessons.
Teachers take advantage of computer in-service; over half have taken courses since
graduation; three quarters have taken in-service training from their board or district,
which they (8 of 10) rate highly. In-service training in computers for classroom instruction
is widely available but has not closed the gap between teacher’s expectations and
capabilities. Most teachers feel they are not adequately trained to use computer
technology in their classes and lesson plans. There is a significant opportunity for
teacher organizations to take the lead in this important part of a teacher’s professional
life.
Responses to the survey also show that there is an opportunity to shape and define how
teachers will integrate ICT in schools and classrooms. More study and dialogue is
needed. By a margin of 63% to 34%, teachers disagree that ICT represents the future of
education and that eventually students will receive most of their instruction through
computers and the Internet. The disagreement however isn’t over computers vs.
traditional instruction but rather, over the way to use computers in education.
Most teachers in the survey believe that technology can empower both the learner and,
to a lesser degree, the teacher.
• 76% say students take more initiative outside class if they use a computer.
• 61% say students work harder on their assignments and projects when they have a
computer.
• 47% agree that students help one another more if they use computers than if they do
not.
In spite of the agreement about the potential for using computers in schools, many feel
that computers and other instructional technologies are unproven.
• 41% say computers help students learn reasoning and problem solving skills faster
than other teaching techniques while 54% disagree.
• 35% agree that students learn more in less time using computers for instruction while
60% disagree.
In their analysis of the data, Vector Research segmented the respondents into four
groups: Innovators (11%), Adopters (43%), Skeptics (41%) and Resistors (5%).
The Innovators (one in 10 teachers) are driving ICT in education, use it very extensively
and are enthusiastic about it. 86% of this group says that ICT makes the teacher more
productive and 91% say students learn more in less time using computers for instruction.
84
In the survey, overall, 17% of male teachers are innovators as compared to only 8% of
female teachers.
Adopters, the largest group, use the Internet and other computer technology extensively
but are less enthusiastic than the Innovators. Skeptics use fewer technologies and with
less enthusiasm than Adopters or Innovators.
While there is not much consensus on the details, teachers tend to agree on the trends.
Even 68% of Skeptics believe computers have changed how students learn (compared
with 92% of Innovators).
The Innovators foresee a school system where students get most of their learning
through computers, a future where instructional technology has not replaced teachers
but has empowered them.
• 79% of Innovators say computers and the Internet are the future of education and
that eventually students will get most of their instruction online.
Segmenting the profession illuminates the profound differences among teachers in their
perceptions of technology’s benefits for public education.
More profound than the differences among Francophone and Anglophone teachers or
between newer and experienced teachers is the gap between Innovators and the other
groups.
• While nine out of 10 Innovators think students learn faster with computers, only 46%
of Adopters agree.
• Innovators, by a margin of 91% to 13% over Skeptics, say students learn more in
less time when they use computers.
• Innovators, by a margin of 86% to 18% over Skeptics, say using computers
effectively makes teachers more productive by reducing their need to lecture.
The segmentation also defines the debate over computers in education. Only 23% of
Innovators, for example, versus 46% of Adopters and 68% of Skeptics, say there is too
much emphasis on computers to the detriment of other changes that would improve
student achievement.
The poll and the study of which it is a part are important steps for the CTF and member
organizations in providing leadership in the continued debate about integration of ICT
within Canadian classrooms and schools.
85
MEDIA LITERACY: ESSENTIAL LEARNING IN THE DIGITAL AGE
Jane Tallim
Director, Education, Media Awareness Network
The last decade has seen tremendous change in our media environment. Convergence,
competition and globalization have dramatically increased the volume of media offerings;
technology and economic prosperity have greatly expanded access; and media no
longer represent a passive transfer of content from producer and carrier to receiver.
Given this environment, we believe media literacy can provide an educational framework
that compliments and expands traditional notions of information literacy.
For nearly ten years Media Awareness Network has worked to establish media
education as a cornerstone for informed and engaged citizens. Our focus on our Web
site and in our work is children and youth. Our approach is to empower the adults in kids'
lives so they can help young people successfully navigate through an increasingly
complex media landscape.
In this continually shifting environment, individuals – young and old alike – assume a
number of roles – as consumers, users, citizens, creators, cultural actors, and members
of social groups. The challenge we face is to develop an educational and policy
framework that addresses these multiple roles.
To better understand and meet these challenges, I would like to offer two perspectives:
the Canadian experience – reflected through the work of Media Awareness Network –
and an international case study – that of OfCom in the United Kingdom.
But before doing this, let's take a minute to look at the relationship between media
literacy and information literacy. I am sure you are all familiar with this UNESCO
definition for information literacy. In a nutshell, information literacy encompasses
identifying, locating, evaluating and using media materials.
Success can be measured according to increasingly higher order indicators such as:
1
2
3
4
5
being able to assess the nature and extent of the information needed;
finding that information effectively and efficiently;
critically evaluating the information and its sources;
effectively using information to accomplish a specific purpose;
and understanding the economic, legal, and social issues surrounding the use of
information – including accessing and using information ethically and legally.
Media literacy is also recognized as a critical literacy one that involves interaction,
analysis, evaluation, production and critical reflection. Media literacy is increasingly
recognized as contributing to:
1
2
3
active citizenship
the knowledge economy
and lifelong learning.
86
Although media literacy and information literacy are often seen as being separate, they
share many of the same values – with the lines between them becoming increasingly
blurred. Both literacy traditions must be considered when developing educational and
policy frameworks – especially in relation to converging media and information
technologies such as cell phones and the Internet.
In many countries, governments are responding to technology-related issues with
various combinations of laws, codes of practice, state and self-regulation, and public
information and awareness. In countries such as Canada and the U.K., this has resulted
in a significant shift in responsibility – from government to the home. (A shift, which has
increased the importance of public education.)
Like the CRTC in Canada, OfCom, the independent regulator of the UK communications
industry, has opted for education and awareness over regulation. However, the British
Government has gone one step further than ours, mandating the promotion of media
literacy as a requirement of its Communications Act. As you can imagine, this is a tall
order, but OfCom appears to be taking a thoughtful, measured approach – engaging the
expertise of pioneers in media education.
This past month, OfCom released an extensive literature review on adult media literacy
research that identifies a series of key barriers and enablers to media literacy. In
particular, the "enablers" OfCom has identified provide a directional template for
education practices here in Canada. They include:
1
2
3
4
5
6
7
8
9
design of technologies and contents
education opportunities
consumer information and awareness
perceived value of media goods and services
skills and confidence
social networks that support access
family composition
work involving the use of computers and new technologies
and institutional stakeholders
If Canada is to provide "quality education for all" in relation to information and
communications technology, these enablers must be taken into account.
In a climate where governments are relying more and more on the adults in kid’s lives to
regulate their media exposure, organizations such as Media Awareness Network have
become increasingly significant.
Following the CRTC decision in 1999 not to regulate Internet Service Providers, the
Canadian government released its strategy on illegal and offensive Internet content. The
strategy identifies “awareness, education and knowledge” as one of the key pillars of its
approach. Because of our pioneering role in "Internet literacy", MNet was recognized in
both the CRTC decision and the government strategy as the leading public education
organization working in this area.
In 2001, we surveyed over a thousand parents and nearly six thousand children and
teens. Because the Internet was so new in the lives of kids and adults at that time, the
main focus of our research was to better understand what Canadian kids were doing
online and whether they were engaged in risky behaviours. What we learned from our
87
research has lead to the creation of extensive professional development and public
awareness programs to address safe and responsible Internet use; marketing and
privacy concerns and authenticating and evaluating online information.
Needless to say, when it comes to the Net, it is the safety risks that have captured the
most attention – and raised the most concerns. They include risks associated with
interactive environments – how the Net's immediacy and anonymous nature can easily
foster potentially harmful online relationships. How instant messaging and text
messaging can be used to spread gossip and promote relentless bullying. And the
culture of cruelty masquerading as humour.
There is easy access to sexually explicit images, as well as offensive, hateful or illegal
materials. Not to mention numerous situations where young people may inadvertently
put their personal privacy and safety at risk. These are all important issues, which MNet
has addressed with a number of resources and initiatives.
However, our research has also identified equally important aspects relating to young
people and the Internet that are less likely to make the news. Such as the ways, in
which the Internet is an ideal medium for companies to target young people who are now
recognized as a lucrative and easy-to-reach market. How branded commercial Web
sites capitalize on interactivity to create special online worlds for kids where advertising
and entertainment are seamlessly integrated. And how marketers for products not
intended for young people – like beer and alcohol – use similar tactics to attract kids and
teens to their Web sites. There are privacy issues related to commercial sites, where
contests, registration forms and surveys are commonly used by companies to collect
detailed personal information from users.
And finally, there is the tremendous need to help kids develop the critical thinking skills
needed to authenticate and evaluate online information by showing them how to:
-
evaluate the accuracy and quality of online information
consider the pros and cons of using the Internet for research
investigate who is behind a Web site
examine bias and purpose in Web content
optimize online searches to weed out inappropriate information
and apply ethical behaviour when they are online.
This past winter, we have just completed a second national survey and will be releasing
our findings in the fall. This time, we are trying to get a more accurate snapshot of where
today's kids are at when it comes to the Net, with less emphasis on risky behaviour and
more emphasis on the significant ways, in which youth are using – and driving – this
technology. One only has to look at the annual ChildNet International award winners to
see how young people are using technology for civic engagement. Like the eight-yearold boy who created Animals in Danger, a Web site about endangered and saved
animals, or the sixteen-year-old girls who created this Web site where young people can
meet, discuss, and learn about conserving energy… or this twelve year old from Nigeria
who created a web site about the growing emergence of street children and child
labourers in Northern Nigeria.
There are also thousands of teens who are using the internet for cultural expression. At
Deviant Art, aspiring young photographers can post images that reflect their realities and
88
get thoughtful feedback from peers. There is also much to learn about the impact of new
media on the lives of individual adolescents – how this technology relates to the social
dimension and development of self-identity. In focus testing for our most recent survey,
we discovered that young people are using the multiple arenas of social interaction on
the Net to explore modes of communication attitudes and even different identities in
ways not possible off-line. Unfortunately, schools do not get high marks from these kids
when it comes to really optimizing the Net for learning. The introduction to the
technology that young people are receiving in schools is sufficient to "get them going"
but they tell us that the emphasis is more on technical skills rather than broader issues.
Kids also feel that teachers do not really understand the technology and how students
are using it. This can be seen in the ongoing debate around whether or not use of
information communication technology comes at the cost of traditional literacies such as
reading and writing.
Text messaging – whether used to communicate through instant messaging or cell
phones – reflects a growing trend in communication that is brief, simple, and to the point.
Text messaging is highly transportable, affordable (when you consider that instant
messenger is free), adaptable and discrete – all elements that appeal to youth. But their
use of the Internet and cell phones has created "a wide range of projected fears and
hopes." For example, concerns that this kind of communication has resulted in the
erosion of standardized English and writing skills.
Or, on the other side, that Internet English is not only an example of how language is
constantly developing and changing, but also as a type of literacy in and of itself, which
can be capitalized on to engage students in more traditional learning.
Kids can be quite articulate when they want to be, and there is little doubt that through
technology, they are writing more than ever. The challenge for educators is to help them
understand what constitutes correct language in different situations.
We are only just beginning to understand the broader issues surrounding new
technology. However, this same technology that poses such a challenge provides
educator's with a phenomenal tool to ensure "education for all."
Back in 1994, when Media Awareness Network was initially conceived as a media
education clearinghouse, the decision to do so using the newly emerging Internet was
novel to say the least. Ten years later, our Web site has become one of the largest
educational Web sites in Canada, averaging 600,000 visits each month from users
around the world. The Internet has helped us to fulfil our public education agenda in
ways that we could only imagine in 1994. It is time now to take a look at the whole
picture – at media education as a positive and forward-thinking strategy for a thoughtful,
engaged and informed citizenry. The digital information age is now an integral part of
our lives and it has changed, quite abruptly, the way we communicate, work and learn. It
has also increased the power of media in the lives of youth. Young people are
immersed in media, moving beyond geographic and regulatory boundaries as they
access, absorb, communicate, create and repurpose media content. And they are doing
this largely without guidance and often without reflection. In this new environment, we
believe media education is more critical than ever.
It is the entitlement of young people to be equipped with critical thinking skills to handle
the maze of messages in their “mediated” culture. It is their right to be empowered media
literate learners and citizens. We need to see this not as an insurmountable challenge,
but as a tremendous opportunity.
89
EST-CE QUE LES LIVRES ET LES ARCHIVES ONT TOUJOURS LEUR PLACE
DANS LA SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION ? / ARE BOOKS AND ARCHIVES STILL
RELEVANT IN THE INFORMATION SOCIETY?
Barbara Clubb
Vice-présidente de l’Association canadienne des bibliothèques et
bibliothécaire en chef de la Bibliothèque publique d’Ottawa
Vice-President of the Canadian Library Association and
Chief Librarian of the Ottawa Public Library
J’éprouve un grand plaisir à venir vous entretenir du rôle des bibliothèques et des livres
dans le contexte du Sommet mondial sur la société de l’information. / It is a great
pleasure to be here to speak on the role of libraries and books in the context of the
World Summit on the Information Society.
I have been invited to speak in my capacity as the president of the Canadian Library
Association; as the City Librarian for the Ottawa Public Library, Canada’s capital; and
finally, as an active member of IFLA (International Federation of Library Associations
and Institutions) Standing Committees for the Public Libraries Section and the
Metropolitan Libraries Section. Much of what I have to say about libraries and their
collections and services can be equally applied to archives and their services. I have no
special qualifications to speak for the archives sector except to say that increasingly
libraries and archives are collaborating to provide access to content whether it be unique
records or published information. This has been most recently recognized and
celebrated in the merger of the National Library of Canada and the National Archives of
Canada. These two institutions have been transformed into a single super institution
called Library and Archives Canada.
It is a special pleasure to be in Winnipeg because it is the city where I was born and
raised, where many of my family still live, where I learned to read, discover libraries and
books and began my working career at the Winnipeg Public Library and the Government
of Manitoba, Libraries Branch. It is also where I began my association with the world of
library organizations. I carry my Winnipeg values and experiences with me always.
Avant de débuter, j’aimerais dire quelques mots sur la Canadian Library Association : la
plus grande association nationale anglophone de bibliothèques, dont les membres
proviennent de tous les types de bibliothèques. Bibliothèques publiques, universitaires,
scolaires et spéciales, sans compter les membres de groupes d’intérêts tels que les
conseils des administrateurs, les éditeurs et les Amis des bibliothèques./ Before I begin
I would like to say a few words on the Canadian Library Association. CLA is Canada’s
largest English speaking, national library association with members from all types of
libraries – public, academic, school and special plus library supporters such as library
trustees, publishers and automation vendors and Friends of libraries. The association
focuses on advocacy, networking and professional development for its members.
In my brief presentation today I will be focussing on information societies, access to
information and resources, information literacy, libraries and social inclusion,
infrastructure and finally, key issues, which we, as representatives of the library, archives
and information sector, believe WSIS must address to be successful. WSIS is so very
important to Canada and the world.
90
CLA is involved in the World Summit because as librarians we believe that the Summit
was initially too focussed on hardware and that providing access to content is just as
important as provision of hardware. The issue is that information users are not only or
even primarily concerned about how information gets to them. They are concerned
however, about increasingly speedy access to content in whatever form, and most
importantly, its usability to improve and add value to their lives. For a few thousand years
now, libraries have been central in the information needs of their respective societies:
from the Great (and newly reborn) Library in Alexandria, Egypt, to the recently opened
Grande Bibliothèque in Montréal, to the small libraries, which dot rural landscapes
worldwide, to the metro/subway kiosk libraries of Santiago, Chile, to the camel library
services in Kenya or the donkey-drawn library services in Zimbabwe.
This leads to the issue of information societies in general. One could argue that all
societies have been Information Societies, and the long-term success of a society has
always depended largely on its information management capabilities. In some ways we
just keep inventing new techniques. The ability to gain and use information, and
incorporate the best processes and distribution networks as cultures evolve, are
hallmarks of societal success. But in today’s post-industrial revolution societies,
information has taken on an even-more pivotal role. When we talk about the Information
Society today, we are talking about how a citizenry’s collective development of the mind
is the true wealth of a nation: its educated, literate, human capital as its greatest natural
resource. The World Bank refers to this as social capital – the glue that holds societies
together.
Ce concept est évoqué dans le Manifeste de l’UNESCO sur la bibliothèque publique,
élaboré en collaboration avec la FIAB (Fédération internationale des associations de
bibliothécaires et des bibliothèques), et dans son document d’accompagnement, les
Directives pour le développement de la bibliothèque publique. Le Manifeste proclame la
confiance de l’UNESCO dans la bibliothèque publique comme une force vive en matière
d’éducation, de culture et d’information, et en tant qu’agent essentiel de promotion de la
paix et du bien-être spirituel, grâce au développement intellectuel des hommes, des
femmes et particulièrement des enfants. / This concept is reflected in the UNESCO
Public Library Manifesto developed in partnership with IFLA (International Federation of
Library Associations and Institutions) and its related document the Public Library
Guidelines for Development. The Manifesto proclaims UNESCO’s belief in the public
library as a living force for education, culture and information and as an essential agent
for the fostering of peace and spiritual welfare through the development of the minds of
men, women and especially children. Increasingly in North America and elsewhere
libraries are drawing new attention as community information centres, as civic anchors
and mainstays, as vibrant centres of teaching and learning both in the physical and the
virtual sense.
People, through the process of learning, transform externally gained information into
internally held knowledge. An information-rich society permits its citizenry to access
information and transform it into knowledge, thus being able to use it to advance their
lives in a faster, deeper, more meaningful way. This reduces power imbalances between
individuals and groups in society. Access to information levels the playing field. To us
much of what the World Summit is about is access. To librarians, who have been
providing access to knowledge and learning for a long time, making information available
is only the first step in true access. But let us start there. The digital revolution of the past
several decades has made more information more widely available. And due to the
91
idealism of the founders and early users of the Internet, a wider and wider range of
voices are becoming available – not just the voices of the marketplace.
Libraries have been very much a part of providing access to (and often creating) digital
content whether it be through government funding partnerships, community fundraising
and/or working with one of the marketplace’s biggest forces: Microsoft and the Bill and
Melinda Gates Foundation. Libraries have been successful at this access game because
libraries have the physical infrastructure, the hours, the political and financial stability
and perhaps most important of all, the confidence and trust of the community.
But mostly libraries are successful because they have the trained workers and the
philosophy that puts people in touch with books and ideas…in their many forms
including print, non-print, digital, analog, paper, tape and helps them understand the
content. We all know that much of the world’s knowledge is captured in non-digital
technologies. Some estimates indicate that as much as 90% of the world’s print material
will never be available in any kind of digital form. And while digitization is becoming ever
increasingly easier and less expensive, the digitization of the sum of the world’s
knowledge is a hugely expensive proposal. In addition, too many large-scale digitization
projects are increasingly market-driven and bring with them the danger of excluding
minority voices. For example, Google’s project to digitize huge portions of some of
America’s major libraries is laudable, but has the potential to increase the
Americanization and homogenization of digital resources. And so it also prompted the
development of a counter plan led by the French government to provide access to
European materials in a similar way.
Any WSIS proposals for making information available must include the non-digital
resources that currently contain, and will contain for the foreseeable future, the majority
of the world’s information resources-the memory of the world. That means published and
unpublished print, analogue audio and visual recordings, and any of the myriad of other
media that have been used to capture data, information, culture and knowledge. In short,
books and archival materials are still relevant in the Information Society and will be so for
a long time.
For example, in my own library, the Ottawa Pubic Library, circulation of materials, the
majority of them of the print variety has increased 35% in the last four years to more than
9 million items or 11 items per capita/year as well as five million person visits per year.
Last month (April 2005) the increase was a further 9%. We put significant resources into
infant and preschool literacy program because the research validates that early
exposure to books will have a direct effect on school and social outcomes. There are
similar studies that document the importance and value of school libraries to a child’s
academic performance. Indeed a recent threat of branch closures in my own city
prompted huge public outcry and an opinion piece in the Ottawa Citizen, which referred
to the library as “a cathedral of curiosity” and a “place for the soul to loaf”. And one of the
oldest references to libraries found on a portal in the ancient library in Alexandria a
“house of healing for the soul” still resonates with many citizens.
The Canadian library community strongly believes that libraries build community, that
they are at the heart of the Information Society, and that they are one of the best tools
for expanding information societies. Libraries have been, and continue to be, early
adopters of ICTs to deliver content to their users. And that has led us into the field of
information literacy. I said earlier that making information available is just the first step in
making information accessible. Access is not just physical access. Access includes the
ability to understand and use the information available. Libraries help users to develop
92
the research skills that empower them, and they provide guidance on evaluating the
sources of the information. We call that information literacy: the power to seek out,
absorb and critically evaluate the data made available. Unfortunately, this is a role too
little understood outside the library world, because libraries are often perceived as
repositories for and disseminators of printed materials. The WSIS needs to capture and
enable an expanded concept of access to information in a global context.
We believe that libraries in their many forms are also instruments of social inclusion.
They are at the heart of their communities. They provide a public commons and a public
information commons. They are community meeting places and community anchors.
And new studies are showing that they are increasingly economic generators. In
Canada’s public libraries, users are welcome regardless of the quality of the clothes on
their backs, the colour of their skin, the religion they practice or their sexual orientation.
The public library is one of the few safe, public, non-commercial environments left in our
communities. And they are booming social and information enterprises.
We are talking about a young mother needing a place to go outside of the home that is
not a shopping mall; a place where there is story-time and she can meet other parents.
We are talking about immigrants learning Canada’s official languages and practising
their citizenship test online. We are talking about the working poor and about those who
can and do seek out computer skills training in their public library, because it is a
welcoming environment with good hours (and sometimes with snack bars where food
can be eaten near the computer, hopefully not at the computer). We are talking about
adults participating in literacy programs, because when you walk into the library, no one
knows you cannot read at the level you need or want to. These are critical elements of
access and inclusion that libraries provide.
This role of the library as a meeting place – an information commons is prevalent in
North America and is one that libraries in developing countries are increasingly playing.
Wonderful examples can be seen in Colombia, Mexico, Nicaragua, Zimbabwe, in
Singapore, in Latvia, in Slovenia. We have seen in North America that libraries are
anchors in their communities: we need look no further than our urban centres but I would
focus on some outstanding ones such as Vancouver, Salt Lake City, Denver, Seattle
and Montréal. As social anchors libraries are also becoming tourist attractions that
contribute to economic development. It was recently reported that the new public library
in Seattle had the equivalent of an anticipated 10 years of activity in the first year since
opening in April of 2004. Seattle’s mayor says that his city is now known for two things:
the new central library, and a space ship on top of a stick otherwise known as the space
needle.
I would now like to address the importance of Infrastructure. WSIS has the image of
being about hard infrastructure: ICTs – the spread of broadband Internet access both
wired and wireless. In Canada, libraries are right there where the action is. For instance
all public libraries provide Internet access and instruction and more and more libraries
are providing WIFI hotspots. However, even the simplest ICTs must have and must keep
renewing a strong supportive infrastructure that is human, physical and technical. In
Canada different levels of governments and organizations have collaborated with the
public library to build and ensure the sustainability of that infrastructure. The federal and
provincial governments have invested in public access through public libraries. Public
libraries work with schools. Libraries have formed strategic alliances – my public library
for instance collaborates with two universities to ensure inter-accessibility to each other
resources. University libraries create consortia like the Canadian Research Knowledge
Network. And now increasingly, the umbrella is even more encompassing with the
93
collaborative creation of digital libraries. WSIS must recognize that the strong
partnership between local and upper-level governments and libraries is fundamental and
provides the most stable home for ICT infrastructure that guarantees broad public
access.
In addition to the issues I have already raised, we propose that WSIS must address
three other very important issues. First, exposure to different cultures is always a
valuable thing. However, one danger of the spread of knowledge from the so-called
developed world to the developing world via ICTs is that it is too heavily focussed on
spread of Western knowledge and ideas. As Canadians we know a thing or two about
exclusion and submersion of local culture. It is not a good thing. The recognition of the
value of local and indigenous knowledge, and a way to ensure its preservation – whether
based on a written tradition or an oral culture – has to be part of the Summit. Again, this
is an area where public libraries can help. The public library is a gateway to local
knowledge, and frequently to indigenous knowledge. In many communities, the public
library is leading the charge to preserve and make accessible archival knowledge in
digital form.
Second, we propose that one of the core values of the library community that WSIS
should adopt is the promotion of freedom of expression. This has been a developing
theme in this conference here in Winnipeg. Fulfilment of the individual depends on the
ability to access ideas, incorporate them, and disseminate them within the norms of their
societies.
And the third issue is that the concept of sustainability must be a part of continued broad
public access. In Canada for example this means sustained federal funding to the public
library access infrastructure that has been so successfully developed and nurtured in the
last seven years through the Industry Canada Community Access Program.
Ce que cela signifie pour le Canada. La position du Canada doit évoquer l’équilibre
crucial entre le matériel et le contenu. L’accès est crucial. Les bibliothèques sont déjà au
cœur de la société de l’information, il faut donc les utiliser : pour l’accès matériel; pour
l’accès virtuel; pour l’autonomisation des personnes par l’intermédiaire de la formation
(culture informationnelle).
What does this mean for Canada? The Canadian WSIS position should present the
crucial balance between hardware and content. Access is crucial. Libraries are already
at the heart of the information society and should be used for physical access virtual
access and empowerment of the individual through training in the form of information
literacy.
En conclusion, j’aimerais insister une fois de plus sur le fait que les bibliothèques, grâce
à leur rôle d’agents de développement communautaire, sont déjà au cœur de la société
de l’information, et ont l’intention d’y rester. / In conclusion I would like to again
emphasize that libraries, through their role as agents of community development, are
already at the heart of the information society….and they intend to stay there.
94
ÉDUCATION DES ADULTES DANS LA SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION :
QUE FAISONS-NOUS ?
Manuel Cisneros
Chargé de projet, Institut de coopération d’éducation aux adultes
Contexte
Cette communication traite de la réalité québécoise et, de façon plus précise, d’un
portrait de l’utilisation des nouvelles technologies en éducation des adultes que l’Institut
de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) prépare en ce moment dans le cadre
d’un projet de suivi des résultats de la Cinquième Conférence internationale sur
l’éducation des adultes qui a eu lieu à Hambourg en 1997. Ce portrait a été préparé sur
la base des entrevues faites auprès d’acteurs de l’éducation des adultes de différents
milieux, en considérant les enseignants et les formateurs, mais aussi les apprenants
adultes. Quatre aspects du portrait, ainsi que les orientations que ces acteurs
envisagent pour chacune de leur réalité, seront abordés. Il sera également question de
quelques propositions plus générales.
Première réalité : nous travaillons à la formation des adultes à l’utilisation des
nouvelles technologies
En 1997, 8,2 % des ménages au Québec avaient accès à Internet à partir de la maison.
Ce pourcentage est passé à 42,2 % en 2002 et on estime qu’actuellement 59,5 % de la
population adulte utilise Internet. Ce progrès dans l’utilisation des nouvelles
technologies n’est pas simplement le résultat de l’intérêt des personnes et des
programmes d’informatisation des gouvernements, c’est aussi le résultat d’un travail de
formation développé par différents groupes et associations de la société civile
québécoise qui ont fait un effort pour rejoindre les populations défavorisées, former les
groupes communautaires eux-mêmes et former des formateurs comme des
multiplicateurs dans l’enseignement de l’utilisation des nouvelles technologies. Deux
exemples de ces actions : l’organisme Communautique et ses partenaires ont formé
plus de 30 000 personnes à l’utilisation des nouvelles technologies entre 2000 et 2003.
L’organisme l’Itinéraire, un organisme qui produit un journal des itinérants qui sont
devenus journalistes de la rue, a réussi à former plusieurs de ses membres à l’utilisation
des nouvelles technologies non seulement pour consulter l’information, mais également
pour écrire leurs textes pour le journal.
Ces efforts ont servi aussi à découvrir et à mettre en évidence certaines problématiques
comme celles des difficultés pour les personnes handicapées à consulter et lire les sites
Internet ou celles des personnes peu à l’aise avec l’écrit pour qui la documentation
écrite et disponible n’est pas accessible. En plus, l’utilisation de plus en plus importante
des technologies dans la société demande une formation sur des réalités et des
situations nouvelles pour lesquelles il faut développer de nouvelles connaissances et
appliquer d’une façon nouvelle certaines compétences. Par exemple, comment utiliser
les applications du gouvernement en ligne ou quelle attitude prendre par rapport à la
protection de nos données personnelles ?
95
Devant ces constats et devant le fait qu’il y a encore près de la moitié de la population
qui n’utilise pas les nouvelles technologies, les groupes communautaires et les
associations de la société civile posent comme orientations de travail de développer les
activités de formation, de le faire avec une pédagogie pensée par et pour les groupes
afin de préparer la population à l’utilisation stratégique de ces technologies et à la
capacité de devenir des acteurs dans la construction de la société de l’information. Ils
posent aussi comme piste d’action celle de réduire la fracture numérique afin que tous
puissent bénéficier des avantages de ces nouvelles formes d’accès à l’information, ainsi
que des possibilités de communication interactive que les technologies nous apportent.
Deuxième réalité : nous travaillons à utiliser les technologies comme soutien de
l’apprentissage et instrument d’apprentissage
Les centres d’éducation des adultes au Québec se sont informatisés et disposent de
points d’accès Internet. Les adultes qui complètent leurs études secondaires peuvent et
utilisent les nouvelles technologies. Ils les utilisent plutôt comme un soutien pour
certains cours, pour faire des travaux de recherche d’information. Ces technologies
pourraient être davantage utilisées, mais la formation des enseignants dans ce domaine
est très minime. De plus, l’approche et l’organisation pédagogiques ne donnent pas
beaucoup de place à ces usages.
Le Service national du RÉCIT en formation des adultes au Québec, organisation
d’enseignants, a conclu qu’il faut suivre une stratégie à trois niveaux : technologique,
organisationnel et pédagogique pour bien intégrer les technologies dans le processus
d’apprentissage. Selon eux, il faut montrer aux apprenants adultes non seulement à
consommer l’information, mais à la produire, à produire des textes multimédias. Dans ce
sens, il faudra aussi travailler à favoriser la participation des adultes à la conception des
activités éducatives. Cela constitue une problématique qui n’a pas été abordée jusqu’à
présent. Mais en général, les enseignants demandent beaucoup plus d’appui, de
formation, de systématisation des expériences, de développement d’une culture du
partage, car cette culture est nécessaire mais absente pour le moment. Cette situation
se vit aussi dans les cégeps (Collèges d’enseignement général et professionnel).
Au niveau universitaire, la diffusion des technologies est généralisée. Les apprenants
adultes sont convaincus que l’utilisation de l’ordinateur est incontournable dans les
études supérieures. Les universités ont également fait beaucoup de progrès dans
l’usage administratif des technologies. Le problème principal est que les professeurs
n’ont pas tout le soutien nécessaire pour utiliser les technologies dans leurs cours.
En conclusion, les acteurs de l’éducation des adultes dans le système d’enseignement
considèrent que la formation et le perfectionnement à l’utilisation des nouvelles
technologies sont des questions centrales. Il leur faut la formation, l’accompagnement et
également l’appui institutionnel et les approches pédagogiques qui soient en
concordance avec un usage pédagogique des technologies comme instruments
d’enseignement et d’apprentissage. Ils pensent également qu’il faut réfléchir à la façon
d’associer les apprenants adultes dans toutes ces démarches. Ils se préoccupent
beaucoup aussi de l’établissement de standards et de normes et du fait que le droit
d’auteur ne soit pas un obstacle au partage des connaissances.
96
Troisième réalité : nous faisons de la formation à distance qui intègre les
nouvelles technologies et qui répond bien aux besoins d’une partie de la
population adulte
En 2001, 46 093 adultes au Québec avaient suivi des cours par la formation à distance.
Au secondaire, ils étaient 10 137, au collégial 16 800 et à la Télé-université 19 156. Ces
adultes occupaient pour la majorité d’entre eux un emploi et avaient des obligations
familiales. Les inscriptions à la formation à distance sont en croissance. Cette formation
est encore en grande partie traditionnelle dans le sens qu’elle utilise du matériel imprimé
et qu’elle offre des contenus standards et structurés sur la base des programmes.
L’introduction des nouvelles technologies se fait de façon progressive. Les différents
acteurs en formation à distance considèrent qu’on ne maîtrise pas suffisamment l’usage
des nouvelles technologies pour répondre aux besoins des populations desservies.
Cependant, les contributions de la formation à distance se situent au niveau de
l’accessibilité, de la flexibilité, de la diminution des coûts de l’éducation, du contrôle
donné aux apprenants adultes de leur processus d’apprentissage. Quant aux difficultés,
elles se vivent plutôt dans la façon dont la formation à distance est pratiquée : degré de
difficulté des textes de référence, degré de difficulté des exercices, adéquation
théorie/pratique, encadrement et convivialité des systèmes technologiques. De plus, les
diverses préférences des étudiants sont inconnues ce qui fait émerger l’intérêt pour la
formation ouverte à distance, laquelle cherche à mieux répondre aux différents besoins
des apprenants adultes.
Pour leur part, les apprenants adultes considèrent qu’il ne faut pas qu’il y ait trop
d’exigences dans l’apprentissage de l’informatique pour pouvoir suivre les cours à
distance. Pour plusieurs, cette modalité de formation leur a permis de faire des études
malgré leurs occupations quotidiennes.
Les orientations dans cette réalité visent à supporter la formation à distance comme une
option et une forme de démocratisation de la formation et à enrichir et faire évoluer la
formation à distance.
Quatrième réalité : nous commençons les activités d’apprentissage virtuel dans
les entreprises
L’apprentissage virtuel est l’expression utilisée, dans les entreprises, pour désigner tout
mode de formation ayant recours à un support électronique. Ce mode de formation est
en pleine effervescence en Amérique du Nord et en Europe. Au Québec, les
expériences sont récentes. La formation la plus utilisée dans les entreprises est la
formation « sur le tas ». Elle porte sur des compétences techniques. L’apprentissage
virtuel serait plus avantageux pour des postes où il y a un nombre élevé d’employés et
qui toucherait les activités fondamentales des entreprises. Les entreprises voient que
l’apprentissage virtuel peut permettre d’économiser des salaires de formateurs ainsi que
des dépenses de transport et d’hébergement. Au Québec, certaines entreprises ont déjà
commencé à utiliser cette modalité de formation et il y a des projets pilotes en cours et
des recherches pour mieux la connaître.
Les contraintes de cette modalité de formation se reflètent chez les dirigeants des
entreprises qui craignent la désuétude rapide des contenus d’apprentissage et les
difficultés de mettre à jour et d’adapter ces outils en temps réel à des situations non
prévues. Il faudrait aussi des ordinateurs performants, des travailleurs formés à leur
97
usage, un suivi réel et un encadrement des apprenants. Tout cela comporte des coûts
qui sont importants. Malgré toutes ces contraintes, c’est une modalité de formation qui
se développe.
Les pistes de travail qui sont en cours sont celles de mieux connaître cette modalité de
formation, d’identifier la présence d’un réel besoin exprimé par les entreprises, d’adapter
l’apprentissage virtuel aux capacités intellectuelles des apprenants, de rémunérer les
employés durant la formation et de valoriser leurs efforts.
Pour tout ce que nous venons de dire, nous pouvons conclure que l’éducation des
adultes :
1
2
3
se développe comme un instrument d’appropriation de la technologie et des
nouvelles réalités qu’elles nous apportent;
s’enrichit avec un accès plus grand à l’information, à la communication et au
développement de nouvelles formes d’apprentissage;
constitue un élément clé pour permettre aux personnes d’être plus actives et de
participer à la construction démocratique de la société de l’information.
La première phase du Sommet mondial sur la société de l’information
L’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) a travaillé, avant la tenue
du Sommet mondial, à développer un point de vue sur le rôle de l’éducation des adultes
dans la société de l’information. Il a prôné l’idée que l’éducation des adultes est une clé
pour le XXIe siècle, telle qu’elle était formulée par la Cinquième Conférence
internationale sur l’éducation des adultes à Hambourg en 1997. Cette position, ainsi que
celles des autres organisations, a permis que la déclaration officielle du Sommet
mondial sur la société de l’information parle de l’éducation des adultes. Mais cette
référence à l’éducation des adultes est trop restreinte et il faudra continuer à travailler
pour lui donner la portée qu’elle mérite.
En effet, l’éducation des adultes dans la société de l’information ne peut pas se résumer
à montrer aux adultes l’utilisation des technologies ni se limiter à les aider à développer
un esprit critique. Elle devrait les préparer à décider de quelle façon intégrer les
technologies et l’information dans leur vie et dans la vie de leur collectivité; donc, les
préparer à construire la société de l’information qui correspond le mieux à leurs besoins
et à leur plein épanouissement (voir graphique 1). Ce type d’éducation exige que les
apprenants adultes et leurs enseignants et formateurs deviennent les principaux acteurs
des innovations éducatives.
Le Sommet nous a permis de mieux comprendre les trois directions vers lesquelles
s’orientent les efforts d’utilisation des TIC et de l’éducation : premièrement, pour la
réalisation des activités d’éducation, deuxièmement, pour la recherche de solutions aux
problèmes sociaux et, troisièmement, pour le développement d’une éducation sur les
nouvelles réalités générées par la société de l’information, sur les nouveaux usages des
TIC dans les différentes dimensions de nos vies, entre autres, dans l’exercice de notre
citoyenneté (voir graphique 2).
C’est en fonction de ces différents éléments que l’ICÉA a appuyé un nouveau projet de
recherche et de formation de l’organisme Communautique ayant pour titre « Formation à
l’Inforoute citoyenne ». Ce projet, qui s’échelonne sur une période de trois ans, vise à
définir, à partir de la vision des groupes communautaires, des stratégies d’éducation qui
contribuent au développement des compétences nécessaires à une participation active
98
des citoyennes et des citoyens à la construction de la société de l’information. Nous
appuyons également le projet « Communautaire en ligne : réflexions et actions du milieu
communautaire en lien avec le projet de gouvernement en ligne et de la démocratie en
ligne » qui vise à promouvoir une participation active du milieu communautaire à la mise
en place du projet de gouvernement en ligne et à favoriser l'expression des besoins
citoyens concernant le gouvernement en ligne et la démocratie en ligne.
Les enjeux pour la deuxième phase du Sommet mondial
Pour prendre en compte les actions qui se développent en éducation des adultes au
Québec, pour considérer les initiatives qui se sont développées après la première phase
du Sommet mondial sur la société de l’information, pour répondre aux nouveaux défis
posés par les gouvernements en ligne, les logiciels libres, la surveillance électronique, le
bien commun face à la propriété intellectuelle, la diversité culturelle, l’éducation critique
aux médias, la cybercitoyenneté et autres enjeux, il faut insister sur la nécessité de
considérer l’éducation des adultes comme un enjeu central dans la société de
l’information et lui rendre toute son importance, et cela :
1. Par son rôle de favoriser l’appropriation sociale et démocratique des technologies
pour les utiliser dans l’enseignement, l’apprentissage et la solution de nos problèmes
sociaux;
2. Par son rôle à préparer la population à la construction démocratique de la société de
l’information et au développement d’une culture démocratique, de la citoyenneté et
du bien commun à l’heure de la société de l’information;
3. Par son rôle de développer la personne de façon intégrale et la rendre capable
d’affronter tous les nouveaux défis, de transformer l’information en connaissances,
de savoir traiter le développement exponentiel des connaissances et de la
communication avec différentes cultures;
4. Par son rôle d’actualiser les potentialités des personnes dans tous les milieux et
particulièrement pour les populations défavorisées, pour les personnes peu ou pas à
l’aise avec l’écrit, pour les personnes handicapées;
5. Par le développement de nouveaux programmes de formation des formateurs, des
enseignants et de la population sur tout ce qui constitue la société de l’information et
du savoir, avec la participation des organismes communautaires et des
organisations de la société civile et de tous les réseaux de l’éducation des adultes;
6. Par un travail collectif des formateurs, des enseignants et des apprenants adultes
dans la conception des activités éducatives utilisant les nouvelles technologies et le
développement des pédagogies adaptées aux différents besoins des personnes et
des collectivités;
7. Par le développement de stratégies technologiques qui encouragent des
technologies et des environnements technologiques libres et accessibles, par des
stratégies pédagogiques qui favorisent des approches éducatives faisant appel à
une participation plus importante des adultes et à des usages pertinents des
technologies, par des stratégies d’organisation qui favorisent l’accompagnement, la
collaboration et le partage;
8. Par le soutien à la formation à distance comme une option et une forme de
démocratisation de la formation et par son enrichissement avec l’utilisation adéquate
des technologies, par l’amélioration de leurs contenus et de l’encadrement qu’ils
fournissent aux apprenants.
99
Graphique 1
TROIS PERSPECTIVES À PROPOS DES FINALITÉS DE L’ÉDUCATION
DANS LA SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION
ICÉA – avril 2004
Construction de la société de l’information
Adaptation au progrès
technologique
•
•
•
•
Les TIC vont transformer
l’éducation.
L’éducation doit permettre
d’utiliser les TIC pour
s’éduquer, pour résoudre des
problèmes et, dans ce sens,
renforcer les capacités des
personnes.
Préparer l’adulte à construire la société de l’information.
Former l’adulte pour qu’il devienne l’acteur du
développement technologique et l’articulateur du rapport
technologie et société.
Regard critique
•
•
•
100
Réfléchir sur le rapport au
savoir.
Identifier les bons et les
mauvais usages et orienter le
développement des
technologies.
Maîtriser les TIC pour
améliorer nos vies.
Graphique 2
LES TROIS DIRECTIONS DANS L’UTILISATION DES TIC EN ÉDUCATION
Celle des organisateurs du
Sommet et de l’UNESCO et qui est
la plus développée
Celle qui commence à être
développée en fonction de la
Déclaration du millénaire des
Nations Unies
Celle qui est la moins développée
et qui concerne la société de
l’information en général
Utiliser les TIC pour l’éducation
Se centrer sur les problèmes
sociaux
Éduquer pour répondre aux
nouvelles réalités qui découlent
de la diffusion des TIC et qui
sont :
• La surinformation et la
mauvaise information.
• La mondialisation de l’offre
de formation surtout
postsecondaire.
• Le besoin accru de
formation permanente pour
agir dans un contexte en
transformation constante.
• Les demandes d’une
formation centrée sur les
aptitudes : résoudre des
problèmes, communiquer,
travailler en équipe, exercer
son esprit critique,
synthétiser et interpréter de
grandes quantités
d’information, capacité de
chercher et d’explorer.
• Le nouveau rôle des
enseignants, des formateurs
et leur condition réelle.
• Le nouveau rôle de
l’apprenant adulte de tout
âge.
• Le gouvernement en ligne
et l’expression de notre
citoyenneté.
• Le contrôle de l’information
sur nos vies.
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Rendre les contenus des
cours de différents niveaux
accessibles à tous.
Améliorer la qualité de
l’éducation par une offre plus
riche de ressources
pédagogiques.
Élargir l’accès à
l’enseignement supérieur par
la formation à distance.
Compléter les méthodes
traditionnelles.
Encourager l’innovation.
Renforcer les capacités.
Faciliter l’accès à
l’information.
Appuyer le rôle plus actif et
autonome de l’étudiant.
Développer de nouveaux
environnements pour
l’apprentissage.
Développer des politiques de
TIC pour l’éducation
informelle.
Offrir une formation plus
souple et libérée des
contraintes de temps et
d’espace.
•
•
•
•
•
Utiliser les TIC pour
combattre l’analphabétisme.
Développer des techniques
pour faciliter l’usage des
TIC par les personnes
analphabètes.
Contribuer à la campagne
d’une éducation pour tous
en mettant à profit
l’utilisation des TIC.
Éviter une plus grande
exclusion par une
démocratisation des TIC et
des connaissances.
Éviter un
approfondissement des
inégalités, de l’émergence
de nouvelles classes; éviter
la polarisation et l’exclusion.
Être un catalyseur pour la
coopération internationale.
101
L’ÉDUCATION À DISTANCE AU NOUVEAU-BRUNSWICK ET AILLEURS AU CANADA
Jacinthe Robichaud
Directrice, Apprentissage en ligne et technologie
Ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick
Le Canada connaît une longue histoire en enseignement à distance. En fait, le Canada
possède un des meilleurs systèmes de télécommunications au monde. Le coût
d’abonnement à Internet est des plus concurrentiels, ce qui facilite l’accès au savoir. Le
système éducatif canadien a comme défi de mettre à profit cette valeur ajoutée puisque le
savoir est la clé du développement social et économique.
La première forme d’éducation à distance a commencé en Alberta en 1923. À cette
époque, on parlait de «cours par correspondance», c’est-à-dire l’envoi de matériel imprimé
par la poste aux apprenants géographiquement dispersés. Vers 1985, le système
audioconférence permettait à un groupe particulier de recevoir de l’enseignement à
distance. Aujourd’hui, les technologies de l’information et de la communication (TIC) nous
offrent des possibilités multiples grâce aux médias interactifs. Les apprenants ont
maintenant accès à des ressources électroniques telles que simulations, animations,
contenus en ligne, documents audio et vidéo, cédéroms, etc.
Les télécommunications ont réorganisé le monde dans lequel on vit ainsi que la façon
d’apprendre. Apprendre est un processus en constante évolution. Le savoir continue de
grandir et d’évoluer. L’accès à ce que nous avons besoin est devenu beaucoup plus
important aujourd’hui qu’il ne l’était hier. Nous pouvons donc dire que les nouvelles
technologies ont redéfini l’enseignement à distance ou encore, de façon plus générale,
l’apprentissage en ligne. Aujourd’hui, les apprenants ont à interagir dans une variété de
champs qui peuvent être très différents les uns des autres tout au long de leur vie. Il importe
donc d’offrir un contexte permettant à l’élève d’être actif dans ses apprentissages.
L’apprenant se doit d’être au centre du processus.
Les nouvelles technologies permettent la diffusion rapide, facile et en quantité des
connaissances et l’accès à des tutoriels aidant à l’apprentissage. C’est pour cette raison
que l’apprentissage en ligne touche tous les secteurs de la société qu’il soit corporatif,
postsecondaire, scolaire ou autre.
Le monde des affaires fait de plus en plus appel à la formation en ligne afin de faire une
économie de temps et d’argent. La formation en ligne favorise le développement de
l’autoformation en milieu de travail. Cela permet aux employés d’obtenir l’acquisition de
connaissances ponctuelles en relation étroite avec le marché du travail. L’apprentissage et
le travail ne sont donc plus séparés l’un de l’autre. Ils ne font qu’un. Le cycle du
développement du savoir permet aux apprenants de rester à jour dans leur profession, et
ce, grâce à l’aide des réseaux ou communautés d’apprentissage qu’ils ont établis.
102
Les universités et les collèges offrent une variété de programmes en ligne qui leur
permettent de rejoindre une plus grande clientèle. La formation en ligne permet à n’importe
quel apprenant adulte de choisir la formation qui lui convient, que ce soit pour l’obtention
d’un diplôme postsecondaire, de crédits ou encore pour sa croissance personnelle. Au
Canada, on peut souligner à titre d’exemple l’Université Athabasca en Alberta
(http://www.athabascau.ca) ainsi que la télé-université québécoise, Téluq
(http://www.teluq.qc.ca).
Au niveau scolaire (maternelle à 12e année), toutes les provinces et territoires offrent des
cours en ligne pour leurs élèves demeurant en régions éloignées, fréquentant de petites
écoles ou pour toute autre raison.
Au Nouveau-Brunswick, l’éducation publique vit une situation unique au Canada, la dualité
linguistique au ministère de l’Éducation. Les deux secteurs pédagogiques (anglophone et
francophone) sont distincts et indépendants l’un de l’autre. Chaque secteur conçoit et livre
son propre curriculum et établit ses exigences pour l’obtention du diplôme d’études
secondaires ainsi que ses services aux élèves et mécanismes d’évaluation provinciale. Par
conséquent, chaque secteur a mis sur pied son propre programme d’enseignement en ligne
(http://clic.nbed.nb.ca).
Les objectifs de l’apprentissage en ligne sont de promouvoir l’équité pour toutes les régions
et écoles de la province dans la livraison des cours à option; nous voulons ainsi permettre
l’accès par les élèves à des domaines plus spécialisés, en plus de contribuer à la formation
continue du personnel enseignant.
Le ministère de l’Éducation jouit d’une infrastructure technologique solide où chaque école
de la province a accès au réseau à bande passante large qui permet d’offrir des cours en
ligne très interactifs et hautement médiatisés pour les élèves et les enseignants. Ces cours
font appel essentiellement à deux plates-formes, l’une synchrone (en temps direct) et l’autre
asynchrone (en temps différé).
Au secteur francophone, nous avons présentement vingt (20) cours en ligne d’une durée de
93 ou de 110 heures pour les élèves du secondaire. Ces cours furent développés en
partenariat avec l’équipe IDITAE de l’Université de Moncton
(http://eformation.umoncton.ca), partenariat qui s’est vu décerner un prix d’excellence en
2003 par l’Association canadienne de l’éducation à distance. Nous avons également trois
cours de formation continue en ligne de 45 heures pour les enseignants, avec possibilité de
crédits universitaires. D’autres cours sont présentement en développement.
La majorité de nos cours en ligne ont été conçus selon l’approche socioconstructiviste qui
favorise l’établissement de communautés d’apprentissage. D’autres, comme les cours de
langue, suivent une approche communicative / expérientielle. Par conséquent, ces cours ne
sont pas des cours de correspondance, des cahiers d’exercice virtuels, un ensemble de
faits et de concepts à mémoriser ou encore un environnement sans encadrement. Il s’agit
plutôt d’un environnement d’apprentissage avec interactions humaines, des concepts qui
font appel aux différents processus mentaux, et également un environnement qui s’appuie
sur des technologies performantes et conviviales. Les apprenants se retrouvent ainsi dans
un milieu d’apprentissage avec encadrement et soutien. La pédagogie est centrée sur
l’apprenant, qui a accès au contenu en tout temps et partout où il ou elle se trouve.
103
La prestation typique d’un cours en ligne offre des activités multiples. Quatre principaux
types d’activités peuvent être expérimentés :
1
Activités asynchrones individuelles : L’apprenant progresse à son propre rythme par le
biais de lectures, de l’écoute de documents audio, du visionnement de vidéo, de travaux
de réflexion, de rédaction, de recherche ou d’évaluation formative. Les tâches que
l’apprenant doit accomplir sont régulièrement précisées à l’intérieur d’un « calendrier
d’activités » inséré dans le portail des cours en ligne.
2
Activités asynchrones en groupe : Certaines activités de groupe sont réalisées à
différents moments de la journée en fonction de l’horaire de chacun des élèves. Par
exemple, les élèves doivent débattre d’un thème dans un forum virtuel en différé au
cours duquel ils expriment leur opinion sur un sujet abordé lors d’activités précédentes
ou en classe.
3
Activités synchrones en groupe : Les élèves, regroupés en temps réel en groupe de
deux, trois ou quatre personnes, doivent par exemple compléter une grille, mettre en
commun des travaux individuels, discuter d’un thème, collaborer à la rédaction d’un
texte, partager des réflexions sur un sujet ou encore évaluer les travaux de leurs pairs.
Différents outils peuvent permettre une interaction synchrone entre les élèves : plateforme Interwise, le clavardage ou encore NetMeeting.
4
Activités synchrones en classe (sessions plénières) : Les sessions synchrones sont
l’occasion pour l’enseignant de présenter des contenus de cours plus complexes,
d’effectuer des révisions ou encore d’initier des discussions ou tables rondes autour d’un
sujet donné.
Ce mode d’enseignement favorise les échanges entre les élèves puisqu’ils se retrouvent en
ligne simultanément. De cette façon, les apprenants peuvent entendre les questions
posées par les autres élèves et échanger des renseignements, des stratégies
d’apprentissage, des références supplémentaires de même que sur leurs inquiétudes. Ce
type d’activité crée des liens de confiance et contribue à la qualité des échanges. Il s’agit
également d’une période très prisée par les apprenants car elle permet d’obtenir une
rétroaction immédiate et humaine de la part de l’enseignant.
Ces moments d’enseignement permettent à l’enseignant d’évaluer ponctuellement
l’efficacité de son contenu asynchrone (site Internet, diaporama électronique, forum de
discussion). Si par exemple un segment de la matière est plus difficile à maîtriser, le mode
synchrone offre l’occasion à l’enseignant d’intervenir, de soutenir ses élèves et de vérifier
leur niveau de compréhension. C’est aussi un moment privilégié pour l’enseignant
d’identifier certaines notions moins bien comprises par les élèves en mode asynchrone et
ainsi de profiter de la dynamique d’une session en mode synchrone pour leur permettre de
l’assimiler.
En plus de l’enseignant à distance, chaque école participante désigne un enseignant
« facilitateur » qui assume les rôles de gestion, d’encadrement et de soutien aux élèves
ainsi que d’appui à l’enseignant à distance tant sur le plan pédagogique que technique. Ces
facilitateurs locaux sont formés et leurs rôles et responsabilités sont clairement établis.
Donc, un encadrement soutenu est un élément sine qua non. Les recherches démontrent
que l’encadrement offert aux apprenants à distance est essentiel au succès
104
(= apprentissage) de ceux-ci. La persévérance est un atout : c’est une culture à développer
et à maintenir.
Les contenus des cours en ligne sont essentiellement faits d’objets d’apprentissage avec
contexte pédagogique. Toutefois, la tâche revient à l’enseignant en ligne de gérer les
apprentissages des élèves. Ces objets d’apprentissage se retrouvent dans un répertoire
situé dans le portail éducatif du ministère de l’Éducation, soutenu par la technologie MS
Sharepoint. Tous les enseignants en salle de classe (face à face) y ont accès rapidement;
cet accès illustre que les ressources numériques ne sont pas la chasse gardée des
enseignants en ligne. Ces simulations et animations diverses sont dynamiques et simples à
utiliser, permettant ainsi à rendre plus concret des concepts de nature complexe.
De façon plus quantitative, il importe de souligner que des élèves provenant de chacune
des 21 écoles secondaires participent aux cours en ligne. En 2001-2002, on n’en comptait
que 59 (dans deux cours), alors que ce nombre atteint cette année plus de 850, soit près de
10 % des effectifs scolaires. Le taux de rétention est très élevé (au-delà de 90 %) et des
analyses récentes effectuées cette année auprès des écoles et des élèves démontrent que,
par rapport aux apprentissages plus factuels, ces élèves apprennent autant que les élèves
en classe traditionnelle, alors que pour des apprentissages plus transdisciplinaires
(résolution de problèmes, communication, autonomie au travail, utilisation de l’ordinateur,
etc.), les élèves des cours en ligne font des apprentissages durables et transférables.
Le défi qui se présente à nous est de continuer à recueillir des données solides afin de
démontrer la qualité des apprentissages que peuvent réaliser les élèves dans un cours en
ligne. Aussi, nous devons maintenir un dialogue ouvert avec les associations
professionnelles des enseignants afin qu’ils réalisent que non seulement cela n’élimine pas
des postes d’enseignement (c’est plutôt le contraire) mais que l’accès par tous les
enseignants à des ressources de qualité est maintenant facilité. Un autre défi important est
celui de la promotion des services et expertises développés chez nous. Déjà, nos échanges
et ententes avec les autres juridictions canadiennes avancent en ce sens; nous voulons
maintenant nous ouvrir sur la Francophonie et le reste du monde!
En guise de conclusion, il est primordial de souligner que la pédagogie doit mener les
technologies et non vice-versa. C’est pour cela que les cours en ligne offerts au secteur
francophone du Nouveau-Brunswick ne sont pas autoportants, et ce, par choix. Il en revient
toujours à l’enseignant, en tant que professionnel de l’apprentissage, de faire appel à cette
belle grosse boîte à outils afin de faire réaliser des activités d’apprentissage de qualité par
ses élèves.
Je termine en citant monsieur Rozhan M. Indrus :
« The problem with e-learning is that people are obsessed with
the e and forgot the learning part, the instructional design and
learnability of the content. The e is just a ‘vehicle’ or channel of
communication. »
105
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Amanda Mallon
President, Northwest Territories Teachers
Federation
Amanda Mallon
President, Northwest Territories Teachers
Federation
Le rôle de l’enseignant/éducateur
The Role of the Teacher/Educator
Les enseignants savent que les ordinateurs
sont là pour rester. Dans un sondage récent
de la Fédération canadienne des
enseignants et des enseignantes, 64 % des
répondants ont questionné le rôle que la
technologie joue dans l’enseignement. Ils
considèrent la technologie comme une autre
stratégie d’enseignement et non pas comme
un outil essentiel. La crainte que la
technologie prenne entièrement le dessus
est généralement disparue. Les enseignants
sont conscients que leur rôle comme
partenaires de la technologie est d’enseigner
les capacités de pensée critique. Ces
capacités ont toujours été présentes chez
les éducateurs.
Teachers know that computers are here to
stay. In a recent Canadian Teachers’
Federation survey, 64% of teachers question
the role that technology plays in teaching.
They view technology as another teaching
strategy, not an essential tool. The fear that
technology is going to take over completely
has generally gone. Teachers feel that their
role as existing partners in technology is to
teach critical thinking skills. These critical
thinking skills have always been an essential
component of educators.
Les ordinateurs ont augmenté les attentes
des enseignants et des élèves. Les deux
groupes utilisent les ordinateurs. Ils ont
changé la façon dont les enseignants
enseignent et les élèves apprennent.
L’infrastructure du travail avec les
ordinateurs a contribué à modifier la
dynamique dans les classes – les élèves
enseignent désormais des compétences à
leurs enseignants. Il y a eu transfert dans le
rôle des apprenants.
Il est important que les enseignants ne
soient non seulement des experts en
technologie, mais aussi des experts en
apprentissage. Les enseignants ne résistent
pas au changement et comprennent que la
technologie est essentielle aux élèves.
Plusieurs enseignants ont l’impression de ne
pas être à leur meilleur avec la technologie.
106
Computers have heightened expectations for
both teachers and students. Both teachers
and students are using computers. It has
changed how teachers teach and students
learn. Infrastructure of work around
computers contributed to a change in
classroom dynamics – teachers now learn
skills from students. There has been a shift
in the role of learners.
It is important that teachers are not just
technology experts but also experts in
learning. Teachers are not resistant to
change and understand that technology is
critical for student learning. Many teachers
feel that they are not doing the best job they
can with technology. Right now, teachers
use technology for two main purposes; to
manage data and communicate with other
teachers, students and families.
Actuellement, les enseignants utilisent la
technologie pour deux objectifs principaux :
gérer les données et communiquer avec les
autres enseignants, les élèves et les
familles.
Perfectionnement professionnel pour les
éducateurs
Les enseignants et les professeurs ont
besoin d’une formation adéquate pour
intégrer la technologie à leur enseignement.
Il y a nécessité d’étudier à fond la
préparation des cours des enseignants
versus la capacité d’intégrer la technologie.
Il est important de reconnaître que plusieurs
enseignants ont le sentiment de ne pas avoir
été entendus, de ne pas avoir participé au
processus de prise de décision et ils ont
besoin d’y participer puisque ce qu’ils ont à
dire est essentiel. Les enseignants doivent
être impliqués dans le choix du
perfectionnement professionnel qui leur est
propre. Ils veulent participer à la création du
contenu. Il y a des sphères d’attributions qui
accordent aux enseignants le temps et les
ressources pour produire le contenu.
Le Nouveau-Brunswick fait participer les
élèves à la technologie d’aprentissage.
L’alphabétisation y a été reconnue comme
étant extrêmement importante. Ils ont
développé des activités de perfectionnement
professionnel pour que les enseignants
puissent être en mesure de travailler de
façon efficace avec les parents des élèves.
De cette façon, ils obtiennent de bons
enseignants avec une bonne pédagogie et
des connaissances spécialisées en
technologie. On y forme des équipes
d’enseignants et d’experts en technologie en
vue de créer des animations pour le contenu
du programme d’études. Le NouveauBrunswick voulait un produit de qualité
disponible pour tous les élèves.
Le rôle qu’une bibliothèque publique active
et énergique peut jouer dans le
perfectionnement professionnel des
enseignants, des parents, des élèves et du
public est essentiel. En Ontario, il y a des
107
Professional Development for Educators
Teachers and professors need proper
training to integrate technology into their
teachings. There is a need to explore
teacher preparation courses vs. the ability to
integrate technology.
It is important to recognize that many
teachers feel that they have been the
forgotten voice, they have not been part of
the decision-making process and they need
to be as they are a critical voice. Teachers
need to be involved in determining their own
professional development. Teachers want
input to create content. There are
jurisdictions that allow teachers time and
resources to produce content.
New Brunswick involves their students in
learning technology. In New Brunswick,
literacy has been identified as extremely
important. They have developed professional
development activities for teachers to enable
them to work effectively with parents of
students. They get good teachers with good
pedagogies, with expertise in technology.
They team teachers with technological
experts to create the animations for the
curriculum content. New Brunswick wanted a
quality product that was available to all
students.
The role that an active and energetic public
library can play in professional development
of teachers, parents, students and the
general public is essential. There are
examples in Ontario where the library team
goes into schools to review programs. They
also worked with teachers to develop
PowerPoint presentations on technology and
various other curriculum areas.
Peer training is essential; teachers must be
able to work with each other. Another
suggestion is to mobilize teachers as trainers
for other teachers. Setting up mentoring
situations has been effective in terms of
transferring teaching skills.
exemples où l’équipe de la bibliothèque va
dans les écoles pour réviser les
programmes. Ils travaillent aussi avec les
enseignants à développer des présentations
en PowerPoint sur la technologie et
différents autres secteurs du programme
d’études.
One common request from teachers is that
in-servicing computer technology needs to
be curriculum specific ‘Not one size fits all.’
Teachers need to be able to use technology
effectively to make a difference for their
students. Some teachers need more support
to put more interactive teaching methods.
La formation entre pairs est essentielle; les
enseignants doivent pouvoir travailler les uns
avec les autres. Une autre suggestion :
mobiliser les enseignants à être les
formateurs de leurs collègues. Le mentorat
s’est avéré efficace en ce qui concerne le
transfert des aptitudes à enseigner.
In higher education particularly for adults,
people realize that they cannot do without
technology.
D’un commun accord, les enseignants ont
demandé que la technologie informatique en
milieu de travail soit spécifiée au programme
d’études comme ne pouvant convenir à tous.
Les enseignants doivent pouvoir utiliser la
technologie efficacement s’ils veulent voir
une différence chez leurs élèves. Certains
enseignants ont besoin de plus de soutien
pour appliquer des méthodes
d’enseignement interactif.
Dans l’enseignement supérieur,
particulièrement chez les adultes, les gens
constatent que la technologie est essentielle.
Il faut éviter que les enseignants pensent
que la technologie sauvera l’éducation; c’est
plutôt l’éducation qui sauvera la technologie.
L’enseignement rendra aux technologies
toute leur signification.
Le défi : « Comment pouvons-nous mobiliser
les enseignants à préparer eux-mêmes le
contenu? »
C’est le fond même de la question. Les
enfants s’adaptent rapidement. Ils sont
l’élément moteur sous-jacent du contenu des
enjeux et des ressources en éducation. Le
Réseau Éducation-Médias est conçu pour
aider les adultes à démystifier le contenu. Il
renforce l’idée que les enfants ont des
compétences en technologie, mais que les
adultes possèdent l’expérience de la vie
pour mettre le contenu en perspective. Le
Réseau Éducation-Médias a créé des
ressources pour que les enseignants soient
108
Teachers must not think that technology will
save education; rather education will save
technology. Teaching will give technologies
their meaning.
The challenge is ‘How can we mobilize
teachers to prepare the content
themselves?’
This is the crux of the issue. Kids are early
adaptors. They are the driving force behind
the content of educational issues and
resources. The Media Awareness Network is
designed to assist adults to demystify the
content. The Media Awareness Network
reinforces that kids have the technological
skills but that adults have the life experience
to put the content into perspective. The
Media Awareness Network has created
resources for teachers to create awareness
of issues and content, they will be working
closely with the Canadian Teachers’
Federation. As adults and educators, we
have a lot to do to develop our partnerships.
In terms of the summit, it is very important to
mention the Canadian position. Canada
needs to take a leadership position as far as
what is done in the field of teaching with
technology.
Practices of integration with technology exist
everywhere. It can be seen on provincial and
territorial organization websites.
When most of the teachers started teaching,
there were no resources for working with
technology, now there are many fabulous
resources. It remains a responsibility of
those involve in this area to ensure that
teachers and educators are effectively
trained on ‘new technologies’. There needs
conscients des enjeux et du contenu. Il
travaillera en étroite collaboration avec la
Fédération canadienne des enseignants et
des enseignantes. Comme adultes et
éducateurs, nous avons beaucoup à faire
pour développer nos partenariats.
À la lumière du Sommet, il est très important
de mentionner la position canadienne. Le
Canada doit prendre une position de chef
de file pour ce qui se fait dans le domaine de
l’enseignement à l’aide de la technologie.
Les pratiques d’intégration à l’aide de la
technologie existent partout. On peut le
constater sur les sites Web des
organisations provinciales et territoriales.
Quand la plupart des enseignants ont
commencé dans l’enseignement, il n’y avait
pas de ressources pour travailler avec la
technologie. Maintenant, il y a de
nombreuses ressources fabuleuses. C’est la
responsabilité de ceux qui sont impliqués
dans ce domaine de s’assurer que les
enseignants et les éducateurs reçoivent une
formation adéquate sur les « nouvelles
technologies ». Il doit y avoir un dialogue
permanent pour partager les « pratiques
exemplaires ».
Stratégies pour une éducation efficace
Ce que nous offrons au public dans nos
musées est superbe, mais qui enseigne aux
enfants comment juger le contenu et ce à
quoi ils ont accès? Comme éducateurs, nous
sommes concernés : qui enseignera à nos
enfants comment utiliser toutes les nouvelles
données et le contenu qu’offre la
technologie?
L’ère de l’information numérique fait partie
de nos vies – elle a rendu l’éducation à l’aide
des médias absolument essentielle.
L’information numérique offre aux
éducateurs un outil pour réaliser le
programme d’éducation du public.
Les connaissances médiatiques sont un outil
essentiel à l’ère numérique et doit être prise
109
to be ongoing dialogue to share ‘best
practices’.
Strategies for Effective Education
What we are providing for the public in our
museums is great but who teaches the kids
how to judge the content of what they have
access to? This concerns us as educators;
who is going to teach our kids to use all the
new data and content available to them
through technology.
Digital information age is part of our lives –
changed how media education is more
critical. Digital Information provides
educators with a tool to fulfill public
education agenda.
Media Literacy is an essential tool in the
digital age and must be considered when
looking at all areas of the media. The last
decade has seen incredible changes in
terms of expanded access to information.
Media literacy provides educational
framework.
The focus in media literacy is children and
youth, to empower youth to be consumers of
media information. It is important to develop
an educational policy framework to develop
all these goals. One identified goal should be
to develop new information in a way that is
accessible for all learners how to use new
information.
How about promoting perseverance in
distance learners?
In New Brunswick, in terms of ensuring
perseverance, they recognize that some
students do better with traditional learning
strategies. They also promote face-to-face
learning; web cams are useful in our smaller
and more remote communities. Their
teachers make sure to meet with all their
students on a one to one basis at the
beginning of the school year.
Upcoming issues that need to be considered
en considération quand on voit toutes les
avenues des médias. La dernière décennie a are:
connu des changements incroyables en
- Instant messaging dangers consist of:
termes de croissance de l’accès à
gossip/bullying; creating a culture of
l’information. Les connaissances
cruelty; easy access to hateful and
médiatiques fournissent un cadre
inappropriate information. Text
pédagogique.
messaging is transferable / adapted
easily and discreet. Concerns around
L’étude des médias est centrée surtout sur
text messaging include that it is
les enfants et les jeunes, afin de donner à la
developing its own language; it is also
jeunesse la capacité de devenir des
eroding use of language.
consommateurs de l’information des médias.
- Young people are using multiple arenas in
Il est important d’élaborer un cadre de
the net for social interaction.
politique éducationnelle pour développer
- Are there groups working to deal with the
tous ces objectifs. L’un des objectifs
issue of digital content and strategies to
identifiés devrait être le développement
deal with access to copyright content?
d’une nouvelle information sous une forme
qui rendrait l’apprentissage de son utilisation
accessible à tous les apprenants.
Role of Educational Institutions
Comment promouvoir la persévérance
chez les apprenants à distance?
Au Nouveau-Brunswick, pour s’assurer qu’ils
feront preuve de persévérance, on reconnaît
que certains élèves réussissent mieux avec
les stratégies d’apprentissage
conventionnelles. On favorise aussi
l’apprentissage en personne; les caméras
Web sont utiles dans nos communautés plus
petites et plus éloignées. Leurs enseignants
s’assurent de rencontrer tous leurs élèves,
individuellement, au début de l’année
scolaire.
Questions imminentes dont il faut tenir
compte :
-Les dangers de la messagerie instantanée
incluent: les ragots/l’intimidation; l’apparition
d’une culture de la cruauté; l’accès facile à la
documentation haineuse et inappropriée. La
messagerie texte est transférable/s’adapte
facilement et est discrète. Les
préoccupations au sujet de la messagerie
texte sont qu’elle développe son propre
langage; un terrain propice à l’érosion de la
langue.
Les jeunes utilisent de nombreux
sites de rencontre sur le Net pour avoir une
interaction sociale.
110
School boards need to have a plan to
integrate technology.
Public Libraries are working with literacy
groups in communities to make sure that
information language can be understood and
adapted to all sections of society.
Canada has a long history in distance
education because the country has one of
the best telecommunication systems in the
world.
Learners need a forum that allows them to
be interactive. Online allows any adult
learners to get the program they want.
The Summit is too focused on hardware.
WSIS is about hardware only, e.g.
broadband.
Hurdles for Effective Education
Aboriginal Education – there is a problem
finding resources and funding for aboriginal
histories. The solution is Internet.
Access to information levels the playing
fields, and as a converse, lack of access
creates inequalities.
Non-aboriginal children have unlimited
access due to their home and school
experiences. Aboriginal students do not have
the same accessibilities in their homes.
Y a-t-il des groupes qui traitent la
question du contenu numérique et des
stratégies pour faire face à l’accès du
contenu protégé par le droit d’auteur?
The majority of Aboriginal peoples do not
have access to technology. They live in
reduced economic circumstances and
connectivity and access issues have not
been entirely resolved.
Rôle des institutions éducationnelles
Les conseils scolaires doivent avoir un plan
pour intégrer la technologie.
Dans les communautés, les bibliothèques
publiques travaillent avec les groupes
d’alphabétisation afin de s’assurer que la
langue de l’information puisse être comprise
et adaptée à toutes les tranches de la
société.
Parce qu’il est un pays doté d’un des
meilleurs systèmes de télécommunications
au monde, le Canada a de nombreux
précédents dans le domaine de l’éducation à
distance.
Les apprenants ont besoin d’une tribune qui
leur permet l’interaction. Le service en ligne
permet à tout apprenant adulte d’obtenir le
programme désiré.
Canada has third class citizens. They are
looking to get access and they do not have
the means to address this imbalance. This
message needs to go to whoever can fix it.
In India, they have just announced the
development of small affordable portable
workstations that cost $250.
Education International’s main focus is
literacy at an early age, particularly for girls.
New methods of distance education should
be more open. People must be able to
educate themselves even if they do not have
access to technology.
ICTs are more used in English speaking
programs rather than Francophone schools,
partly due to lack of available resources in
software and hardware resources.
Le Sommet est trop axé sur l’équipement
technique. Le Sommet mondial sur la société The Canadian Teachers’ Federation is
currently working on a proposal to start the
de l’information porte seulement sur le
process of finding out information about lack
matériel, p. ex. la bande large.
of access for Aboriginal students and female
students.
Obstacles à une éducation efficace
Éducation des Autochtones - il y a un
problème pour trouver les ressources et le
financement pour connaître l’histoire des
Autochtones. La solution est Internet.
Access to ICTs
L’accès à l’information égalise les chances
et, à l’opposé, le manque d’accès crée des
inégalités.
Compte tenu de leurs milieux familiaux et
scolaires, les enfants non autochtones ont
un accès illimité. Les élèves autochtones ne
bénéficient pas du même accès dans leurs
maisons.
111
We are convinced that access will solve all
the problems of a developing country.
Access in remote and rural areas of Canada
is still a problem. In Saskatchewan, for
example, the Internet is available although it
remains dial up in some cases. In New
Brunswick, the content is available to all,
whether or not it is accessed by all is another
question.
Largest use of technology in schools is for
research; it is taking over the role of the
library.
La majorité des Autochtones n’a pas accès à
la technologie. Ils vivent dans des conditions
économiques limitées et les questions liées
à la connectivité et l’accès n’ont pas été
entièrement résolues.
Le Canada a des citoyens de troisième
classe. Ils cherchent à avoir accès et ils
n’ont pas les moyens de régler ce
déséquilibre. Ce message doit se rendre là
où on peut régler le problème. En Inde, on
vient tout juste d’annoncer le développement
de petits postes de travail portables et
abordables au coût de 250 $.
Le principal centre d’intérêt international de
l’éducation est l’alphabétisation à un jeune
âge, particulièrement chez les filles.
Les nouvelles méthodes d’éducation à
distance devraient être plus ouvertes. Les
gens doivent pouvoir s’instruire eux-mêmes,
même s’ils n’ont pas accès à la technologie.
L’utilisation des technologies de l’information
et des communications (TIC) est plus
marquée dans les programmes anglophones
que dans les écoles francophones, cela est
en partie dû au manque de ressources de
logiciels et de matériel disponibles.
La Fédération canadienne des enseignants
et des enseignantes travaille actuellement à
préparer une proposition pour commencer le
processus de recherche d’informations
concernant le manque d’accès des élèves
autochtones et des élèves féminines.
Accès aux TIC
Nous sommes convaincus que l’accès
résoudra tous les problèmes d’un pays en
développement.
L’accès pour les régions éloignées et rurales
du Canada est encore un problème.
En Saskatchewan, par exemple, l’Internet
est disponible, bien que l’accès soit par ligne
commutée dans certains cas. Au NouveauBrunswick, le contenu est disponible pour
tous. Cependant, la question se pose à
savoir si tous y ont accédé.
112
Connectivity is a challenge. The Media
Awareness website has many resources
available to teachers, parents and students.
In remote communities, they are trying to
make resources available through CDROMs.
In the library, all individuals can access
databases. There are some problems
working with database vendors, including the
francophone databases, which do not allow
access to remote learners. Digital licensing
can be very expensive and time consuming.
Public libraries are working in collaboration
at a provincial and territorial level.
Access to information must be maintained.
Access to content must be watched and
monitored. Any investments in technology
must be invested in the human beings who
will be working with the customers of the
information age.
In the news, we have seen examples of
good access on resources. If anything
comes out of this, the federal government
must maintain the current existing access
already enjoyed by average Canadians. 95%
is NOT enough and it is the last 5% of the
population that does not have access whose
needs must be met. On information literacy,
a large part of the world is still illiterate, so is
a significant part of the underprivileged in
Canada.
Dans les écoles, la technologie est utilisée
surtout pour la recherche; elle prend la place
de la bibliothèque.
La connectivité est un défi. Le site Web
Éducation-Médias offre plusieurs ressources
disponibles pour les enseignants, les parents
et les élèves. Dans les communautés
éloignées, on cherche à rendre les
ressources disponibles sur cédérom.
À la bibliothèque, tous ont accès aux bases
de données. Il y a certains problèmes à
travailler avec les fournisseurs de bases de
données, compte tenu que les bases de
données francophones ne sont pas
accessibles aux apprenants éloignés. La
concession de licences dans le domaine
numérique peut coûter très cher et exiger
beaucoup de temps. Les bibliothèques
publiques travaillent en collaboration au
niveau provincial et régional.
L’accès à l’information doit être maintenu. Il
faut surveiller et mesurer l’accès au contenu.
Tout investissement dans la technologie doit
être investi dans les êtres humains qui
travailleront avec les clients de l’ère de
l’information.
Dans les actualités, nous avons vu des
exemples de bon accès aux ressources. Si
quelque chose doit résulter de cette
conférence, c’est que le gouvernement
fédéral doit maintenir l’accès dont jouit déjà
le Canadien moyen. 95 % N’EST PAS assez
et nous devons répondre aux besoins des
derniers 5 % de la population qui n’ont pas
d’accès. Quant à la capacité de lire et écrire
l’information, une grande partie du monde
est toujours analphabète, comme une
grande part des gens démunis au Canada.
113
CHAPITRE VI : LA
GOUVERNANCE DE L’INTERNET
CHAPTER VI : INTERNET GOVERNANCE
La question de la gouvernance de l’Internet
est l’une des questions qui a été reportée du
Sommet de Genève à celui de Tunis.
Actuellement, la gouvernance se définit
avant tout par l’attribution d’adresses IP,
l’attribution des identificateurs de protocole,
la gestion de noms de domaines de premier
niveau générique (gTLD) et de noms de
domaines de premier niveau de pays
(ccTLD), et la gestion du système de nom
de domaine de premier niveau ainsi que
celle du serveur racine. Toutes ces
resposabilités incombent à l’ICANN (Société
pour l’attribution des noms de domaine et
numéros sur Internet). ICANN relève du
département du commerce des États-Unis.
Au niveau international, le débat a mis
l’accent sur ce que la gouvernace de
l’Internet devrait être et qui devrait l’exercer.
Les États ont convenu qu’un organisme
multilatéral devrait être responsable et que
sa mission devrait être plus générale que
l’attribution des noms de domaines.
L’Union internationale des
Télécommunications (UIT), une agence
spécialisée des Nations Unies responsable
de la réglementation, de la standardisation et
du développement des télécommunications
dans le monde entier, et organisme chef de
file du processus du SMSI, a également
signifié son intérêt à assumer la
gouvernance d’Internet.
The question of Internet governance is one
of the issues that was deferred from the
Geneva Summit to the Tunis Summit.
Currently, governance primarily consists of
Internet Protocol (IP) address space
allocation, protocol identifier assignment,
generic (gTLD) and country code (ccTLD)
Top-Level Domain name system
management, and root server system
management functions and are the
responsibility of ICANN (Internet Corporation
For Assigned Names and Numbers). ICANN
performs under the United States
Department of Commerce. At the
international level, the discussion focussed
on what Internet governance should be and
who should exercise it. The States agreed
that a multilateral organization should be
responsible and that its mission should be
broader than the assignment of domain
names.
Ainsi, la session s’est penchée sur les deux
premières questions; à savoir ce qu’est la
gouvernance d’Internet, qui devrait l’assurer
et pourquoi. Les conférenciers se sont aussi
demandé comment s’assurer qu’on prenne
en considération les besoins des utilisateurs.
Trois conférenciers ont présenté leurs points
de vue: Don MacLean, membre du Groupe
de Travail sur la Gouvernance de l’Internet
(GTGI), William McIver, Jr., Ph.D, membre
de Computer Professionals for Social
114
The International Telecommunication Union
(ITU), a United Nations specialized agency
responsible for regulating, standardizing and
developing telecommunications around the
world and lead agency in the WSIS process,
is also interested in taking charge of Internet
governance.
Thus, this session focussed on the first two
issues; namely, what is Internet governance,
who should provide it and why. The
speakers also asked how to ensure that
users needs are considered.
Three speakers presented their points of
view: Don MacLean, Member, Working
Group on Internet Governance (WGIG);
William McIver, Jr., PhD, Member, Computer
Professionals for Social Responsibility; and
Marc Raboy, Full Professor Beaverbrook
Chair in Ethics, Media and Communications,
McGill University.
Responsiblity, et Marc Raboy, professeur
titulaire, chaire Beaverbrook en éthique,
média et communication, Université McGill.
La présidence de la session a été confiée
à Pierre Giguère du Réseau des Chaires
UNESCO en communication (ORBICOM)
et Maja Andjelkovic de l’Institut
international pour le développement
durable était rapporteur.
115
The session was chaired by Pierre Giguère,
UNESCO Chairs in Communication
(ORBICOM), and Maja Andjelkovic,
International Institute for Sustainable
Development, was the rapporteur.
INTERNET GOVERNANCE: A PROGRESS REPORT FROM WGIG
Don MacLean
Member of the Working Group on Internet Governance (WGIG)
In this presentation, I propose to address these questions from the perspective of the
Working Group on Internet Governance (WGIG) that was set up by the United Nations
Secretary-General (UNSG), pursuant to a request made by the first phase of the World
Summit on the Information Society.
During the preparatory process that preceded WSIS-I, negotiators were unable to agree on
a coordination mechanism and concrete lines of action related to Internet governance to be
included in the Declaration of Principles and Plan of Action. They therefore asked the
UNSG to set up a working group with a mandate to “investigate and make proposals for
action, as appropriate, on the governance of the Internet”, inter alia by:
• developing a working definition of Internet governance;
•
identifying the public policy issues that are relevant to Internet governance;
•
developing a common understanding of the respective roles and responsibilities of
governments, existing intergovernmental and international organizations and other
forums as well as the private sector and civil society from both developing and
developed countries;
•
preparing a report on the results of this activity to be presented for consideration and
appropriate action for the second phase of WSIS.
As directed by WSIS-I, the composition and working methods of WGIG have been designed
to support “an open and inclusive process that ensures a mechanism for the full and active
participation of governments, the private sector and civil society from both developing and
developed countries, involving relevant intergovernmental and international organizations
and forums”. In particular,
• the 40 members of the working group represent government, the private sector and
civil society in a reasonably balanced fashion, taking into account regional, linguistic,
and gender factors as well as levels of development;
•
relevant international organizations attend WGIG meetings as observers;
•
WGIG meetings are designed to maximize opportunities for stakeholder input through
open consultation sessions, which have been allocated between 25% and 40% of the
time available to WGIG at its first three meetings;
•
stakeholders have opportunities to provide input on-line through the WGIG website
(http://www.wgig.org), as well as through informal regional meetings and other special
events.
What does WGIG mean by “Internet governance”?
WGIG has taken a broad approach to defining Internet governance, and sees it as covering
a much wider range of issues and mechanisms than the “ICANN vs. ITU” (Internet
Corporation For Assigned Names and Numbers vs International Telecommunication Union)
debate that characterized the preparations for WSIS-I.
116
Although the working group has decided not to propose a “working definition” of Internet
governance until it issues a final report following its fourth meeting in June, the preliminary
report that was presented to PrepCom 2 in February, 2005 signaled that WGIG is
developing an approach to defining Internet governance that includes both governmental
and non-governmental mechanisms.
The WGIG approach also recognizes that Internet governance includes different types of
actions, ranging from “hard” decisions that are cast in the form of laws and regulations, to
“softer” decisions regarding technical standards, other norms, policy coordination and
international cooperation.
As part of its broad approach to defining Internet governance, the working group has
clustered Internet-related public policy issues into five groups, in recognition of the fact that
different kinds of governance solutions are likely to be required in different areas. The five
clusters are :
•
issues related to physical infrastructure (i.e. mainly ITU-related issues);
•
issues related to logical infrastructure (i.e. mainly ICANN-related issues);
•
issues related to the use and misuse of the Internet, such as spam, and information
and network security;
•
issues that have Internet-related aspects but are much broader in scope, such as
intellectual property rights, trade and commerce, privacy, and freedom of expression;
•
development-related issues, including human, financial, and technical capacitybuilding, which cut across the other four clusters.
Who should govern the Internet and why?
Although WSIS-I was unable to conclude negotiations with regard to Internet governance
coordination and action lines, the Declaration of Principles (DOP) adopted by the Geneva
phase of the summit nevertheless contains provisions that largely answer the question of
“who should govern the Internet and why” – at least from the point of view of the
governments participating in the summit. In particular, the DOP sets out three frameworks
that WGIG has found particularly helpful in providing answers to these questions.
• Clause 48 of the DOP answers the “who” question when it states that “the
international management of the Internet should be multilateral, transparent and
democratic, with the full involvement of governments, the private sector, civil society
and international organizations”.
•
Clause 49 provides an answer to one kind of “why” question – Why should all these
actors be involved? This clause states that “the management of the Internet
encompasses both technical and public policy issues” and goes on to specify the
roles that States, the private sector, civil society, intergovernmental organizations,
and other international organizations should play in Internet governance – because of
their inherent responsibilities and/or previous contributions.
•
Clause 48 provides an answer to another kind of “why” question – Why does
something need to be done to change the basis of Internet governance? This clause
states that “the Internet has evolved into a global facility available to the public and its
governance should constitute a core issue of the information society agenda”, before
going on to set out a number of goals that existing Internet governance arrangements
have not achieved – including an equitable distribution of resources, access for all, a
stable and secure functioning of the Internet, and multilingualism.
117
In a series of working papers prepared for its third meeting in April, 2005, WGIG used these
frameworks to assess the adequacy of existing governance arrangements in relation to the
main public policy issues that fall under each of the five clusters described in the previous
section.
In conducting these assessments, WGIG recognized that inherent differences between
different kinds of governance arrangements preclude “one size fits all” solutions. Given the
differences, for example, between the treaty-making processes used by traditional
intergovernmental organizations to create international law, and the open, bottom-up
governance processes traditionally used to coordinate technical development of the Internet,
it seems clear that different kinds of action are required in different institutional settings to
reform Internet governance so that it becomes “multi-stakeholder, transparent and
democratic”. In other words, it is only realistic to expect that the application of these general
norms will entail different practical consequences in different kinds of organizations.
How to ensure that users’ needs will be taken into consideration?
In spite of the natural variations described in the previous section, it is clear from WGIG’s
assessment of existing Internet governance arrangements that all of them fall short, in one
way or another, of achieving the governance objectives set out in the WSIS Declaration of
Principles. It is also clear that it is Internet end users – typically represented by civil society
organizations – who usually get the short end of the stick.
In examining existing arrangements, WGIG has found that traditional intergovernmental
organizations are still dominated by national governments, in spite of the efforts they have
made to engage other stakeholders in their decision-making processes. The working group
has also found that among non-government stakeholders, the private sector generally has a
stronger voice in these organizations than civil society.
WGIG has also noted the increasing importance of private governance arrangements that
have been set up to perform such functions as developing technical standards, managing
core Internet resources, and resolving commercial disputes. Many of these arrangements
exclude governments, civil society, and traditional intergovernmental organizations from
their proceedings. The Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) is a
notable exception, in that it makes provision for limited participation by governments and
civil society through its Government Advisory Committee (GAC) and At Large Advisory
Committee (ALAC).
Although it has not yet developed final recommendations, WGIG is currently focusing on a
number of ways in which existing Internet governance arrangements could be reformed to
ensure that users’ needs will be taken into consideration when decisions are made.
•
On a point of principle, it is important to clarify that the intent of the WSIS-I
Declaration of Principles and Plan of Action was to call for “multistakeholder”
governance of the Internet, rather than traditional forms of “multilateral” governance.
•
In the information society, governments are becoming increasingly important Internet
users – for example, by using the Internet to improve the delivery of health care,
education and other public services. This is particularly the case in many developing
countries, where public sector requirements are often a more important driver of
Internet development than e-commerce and other forms of private demand. Because
of the increasing dependence of all governments on the stable and secure functioning
of the Internet, including multilingualism, it seems logical that they should have a
greater role in shaping policy and providing public oversight in relation to the
management of the Internet’s core technical resources.
118
•
There currently are no global governance arrangements in place to deal with spam
and other emerging threats to the stable and secure functioning of the Internet. The
experience of countries that have been pioneers in responding to these threats shows
that a “multistakeholder, toolkit” approach is needed to deal with these kinds of
problems – i.e. that to be effective, laws and regulations prohibiting harmful activities
must be accompanied by public education, industry codes of conduct, and
cooperative international enforcement arrangements. Because the effects of spam
and related threats are more severe in developing countries, as a result of limited
bandwidth and the relatively higher cost of Internet access, international efforts to
combat these threats must include developing countries, and help build technical and
regulatory capacity.
•
Better coordination is clearly needed between the governance activities of the Internet
community and the governance activities of traditional intergovernmental
organizations, such as the ITU, WTO (World Trade Organization), and WIPO (World
Intellectual Property Organization) , whose general responsibilities are increasingly
affected by the Internet, and whose decisions in turn impact the development of
Internet technology, services, applications and content. To a large extent, the
challenge is to strengthen the voice of end users, as represented by civil society, in
these organizations.
•
Bearing in mind that the overall goal of the WSIS process, of which WGIG is a part, is
to harness the development of the Internet and other information and communication
technologies (ICTs) to sustainable global development goals – particularly the
Millennium Development Goals (MDGs) – it is clear that measures to enhance
effective participation by developing country stakeholders, including governments, the
private sector and civil society, in Internet governance should be a fundamental
objective of all reform initiatives.
•
The WGIG experience, like the experience of the G8 Digital Opportunities Task Force
and the UN ICT Task Force, has shown the value of informal multistakeholder forums
that allow representatives from government, the private sector and civil society to
compare perspectives on global governance issues, in order to develop a common
understanding of what needs to be done, as well as to develop ideas that can lead to
action in appropriate fora. WSIS-II may wish to consider whether there is merit is
creating an ongoing Internet governance forum to continue this work.
119
AN EXAMINATION OF THE SCOPE AND PARAMETERS OF GOVERNANCE IN THE
INFORMATION SOCIETY
William McIver, Jr., Ph.D
Member of Computer Professionals for Social Responsiblity
Introduction
The World Summit on the Information Society (WSIS) has presented Civil Society with an
important opportunity to contribute to the shaping of information and communication
technology (ICT) policy within the rapidly evolving, technologically-enabled environment
being called the “information society”. Phase II of the WSIS is focused on two broad issues.
One issue is Internet governance. The other issue is financing mechanisms. These were the
two major areas from Phase I of the WSIS in which agreements were not reached. Many
issues beyond governance and finance are seen as lacking resolution. The resolution of
governance and finance issues are, however, seen by many as the most critical to realizing
the original goal of Phase II, which is to put a plan of action into effect to realise the
principles, goals, targets and benchmarks agreed upon in the WSIS.
This position paper examines three questions in the context of the Internet governance
process of the WSIS. First, what is Internet Governance? Second, who should govern the
Internet and Why? Third, how do we ensure that users’ needs are taken into consideration?
Particular emphasis is given here to the role of computing professionals.
Governance
Governance in the information society can be defined as the acts and processes of
administering the information and communication technologies that make up the society. For
any of the bodies involved this should be built upon a well-defined scope and recognition of
their authority to govern. A governing body must have adequate power and means to
exercise its authority within this scope. Governance principles must be built upon a
substrate of norms agreed upon by those that are to recognize the authority of the body. All
acts and processes carried out by a governing body must adhere to these governing
principles. Human rights as defined within the United Nations system are, therefore, not just
a moral choice for such principles, they are a practical one. Members of the society –
individuals, governments, and other entities – must have meaningful mechanisms to give
input into the governance process and to make seek investigation of and redress for
violations of these principles. In short, a governing body must be accountable to the entities
that recognize its authority. These ideas are not new. They are directly generalizable from
existing norms of human rights and democratic governance.
Scope
The phrase “Internet governance” is an unfortunate construction. It unnecessary limits the
focus of discussion. Perhaps it was chosen in an act of imprecise naming and this is simply
more of a question of semantics.
120
Nevertheless, the question that has arisen since Phase I is whether the WSIS should define
governance as having a scope beyond just the Internet. The need to focus on the
governance of the Internet in the context of WSIS is without question. The Internet and its
enabling technologies, technological processes, and technical characteristics will allow it to
continue to be the dominant shaper of the information society for the foreseeable future.
More importantly, the Internet has become part of the critical infrastructure of the global
society. Thus, any major problems or gaps within its governance mechanisms must be
addressed. The problem is that such a focus risks eclipsing many other issues and
technological environments that should be included in an integrated view of governance
mechanisms for an information society. The focus of the Internet governance discourse –
even preceding WSIS – has been centred on Internet Corporation for Assigned Names and
Numbers (ICANN) and, to a lesser extent, the Internet Engineering Task Force (IETF). The
scope of this discourse includes:
-
the legitimacy and authority of ICANN;
their roles;
mechanisms for public participation in decision making;
the political and functional relationships between ICANN, IETF and other bodies
such as the ITU; as well as
many technical, policy, and even diplomatic issues involved in the Domain Name
System (DNS) upon which most Internet services depend.
This is by no means and exhaustive list of issues, but these are arguably the central
questions. This paper will not attempt to rehash these debates. See Mueller (1999 and
2002) for an overview of the dominant issues here. Clearly the complexity of this corpus of
issues requires a dedicated effort, as represented by the Working Group Internet
Governance (WGIG); however, WSIS must ensure that other domains are examined with
respect to governance. Some ICT domains such as telephony, radio, television, and postal
communications have long been under the oversight of international standard-making
regimes and governance bodies, including the International Telecommunication Union and
the Universal Postal Union (see McIver and Birdsall 2005). It is, however, the convergences
of ICT domains and potential conflicts that arise as a result that bring about the strongest
arguments for an expanded notion of governance in the information society. In particular,
the adaptation of telephony, radio and television to the Internet, have and will continue to
bring about test cases for governance.
Other policy domains such as data privacy have also seen challenges brought about by
ICT-enabled situations.
All of this can be seen in the most general way in the WSIS Declaration of Principles, which
recognizes in section A.1 the “universality, indivisibility, interdependence and interrelation of
all human rights and fundamental freedoms” (2003a). This must be translated down to the
appropriate levels to deal with technological interrelationships and analogs between
technological domains where similar governance principles should be applied. It is the case,
however, that such governance situations are sometimes being dealt with in asymmetrical
ways, often for purposes of supporting non-technical goals such as competition. Several
examples from the Canadian context may help to support the arguments made above of
where critical governance-related questions would be addressed only indirectly, if at all, in a
DNS-focused discourse on governance.
121
Voice over Internet Protocol (VoIP) vs. traditional telephony: The Canadian Radiotelevision
and Telecommunications Commission (CRTC) has, for example, recently decided on limiting
its regulation of VoIP relative to traditional telephony (CRTC 2005). In the context of WSIS
such situations must be examined critically to see how existing rights and protections are
transferred to the new technological domain, as well as any situations requiring protections
that are unique to the new technology.
The Canadian Privacy Act and Sovereignty: ICT have long enabled trans-border data
sharing within and between corporate and governmental entities. This has raised legal
conflicts between nations. Provisions in the United States Patriot Act, for example, raised
concerns about its impact on the Canadian Privacy Act. The USA Patriot Act allows the U.S.
government to collect data from U.S. companies. Some of these have subsidiaries in
Canada, where data protection laws are in effect. Legislation has been developed in British
Columbia to address these concerns, but it highlights the need for a more general approach
to governance where information society issues of this type can be addressed (Canton
2004).
Sovereignty and Participation
Representation and participation must be examined along at least two dimensions with
regard to governance of the information society. One dimension is that of sovereignty and
the role of the state in governance. The other, no less important, dimension is that of the
entities to be afforded rights to meaningful input into governance.
Sovereignty
Developing a shared understanding of sovereignty is important in governance of the
information society in establishing legitimacy, authority and territorial scope of a governing
body. Recent civil society discourse on sovereignty relating to the WGIG has referenced the
so-called Westphalian model. This is a limited view of sovereignty and it is in some cases an
inappropriate model given the technological context to which governance mechanisms are
being proposed.
Krasner defines the following types or “meanings” of sovereignty:
• Westphalian sovereignty, or more properly Vattelian-Westphalian sovereignty;
• international legal sovereignty;
• domestic sovereignty; and
• interdependence sovereignty.
These are defined by the types of interactions they address within and between policies
recognized in the international community. They are also defined by the character of
authority within them. Westphalian sovereignty describes a system that accords to polities
the right to exclude other states or external entities from its structures of authority. Krasner
points out that this model is more properly attributed to Swiss legal theorist Emmerich de
Vattel and not the Peace of Westphalia of 1648. International legal sovereignty has
generally referred to what Philpott calls a “constitution of international society,” in which
territorially and juridically independent polities are accorded recognition by other such
polities and are entitled to enter into agreements with one another. Domestic sovereignty
refers to the recognition of the right of some supreme authority within the state to exercise
control within its territory. Interdependence sovereignty refers to control by the state of the
movement of material, information, or people across its borders.
122
Technologies of communication enable unique challenges, individually, to each of these
different meanings of sovereignty and in some cases they create conflicts between the
meanings themselves. These problems create contexts within which issues of culture, polity,
and human rights must be addressed. Further, strong arguments exist within a human
rights-based regime for challenging so-called Westphalian sovereignty. The genocide in
Rwanda is an example. It is important to note here the role that ICT played in setting off that
tragedy (see McIver, Rasmussen and Birdsall 2004). An expanded understanding of
Philpott’s definition of sovereignty as “supreme authority within a territory” should be
considered. This includes his notions of authority and legitimacy and Krasner’s taxonomy of
sovereignty types. Territory in the context of an information society must then include the
concept of engineered territoriality.
Territoriality is a fundamental aspect of most understandings of sovereignty. It links authority
to a specific set of geographic boundaries (see Krasner, 1999, p. 20; Philpott, 2001, p. 16).
Sovereignty identifies an entity having supreme authority, under some source of legitimacy,
to exercise control over affairs of state over a territory or collection of territories. Such
authority has usually assumed some measure of control over ICT; however, many of the
technologies of the information society are by their physical nature fundamentally
unnameable to sovereign regimes where territoriality is geographic. Satellite and radio
broadcast footprints are but a few examples of this. The dimension of sovereignty as applied
to governance in the information society must, therefore, include the notion of territory that
has been constructed or engineered via technology. Other concepts such as Cultural
Sovereignty should be considered here (McIver, Rasmussen and Birdsall 2004).
Participation
Governance in the information society should build upon the participatory principles set out
– if not actually observed — for the WSIS. Major problems must be resolved within the multistakeholder model set out for WSIS to improve inclusion and meaningful participation. Other
models and proposed reforms thereof should be considered here as well. In particular, the
discourse around ICANN reform, which has reached a higher level as a result of the WSIS
have produced a set of ideas (many competing) that should not be ignored, but as pointed
out above these are ultimately too narrowly focused.
Existing WSIS principles of participation assume a “multi-stakeholder” approach, where civil
society along with the private sector and UN-sphere organizations are to be afforded
meaningful opportunities to give input. If ultimate decision-making authority over governance
of the information society is to be given to member states of the United Nations, civil society
must be given more significant opportunities for input than seen in the first phase of the
WSIS and the ability to hold the governing body accountable to human rights standards.
This should include mechanisms that allow the governing body as a whole to counterbalance actions by member states that violate human rights.
Recent examples can be cited here, including Internet censorship and threats to journalists
by member states participating in WSIS (see Human Rights Watch). In general, the
principles of participation within a governing body for the information society must be
consensual, democratic, and transparent at all levels; and they should provide reasonable
access to accreditations necessary to participate.
123
The Computing Professions
WSIS I correctly moved away from the view of an information society as a collection of
technologies and applications; however, a major oversight has been explicit discussion with
and about the computing professions that are ultimately tasked with implementing the
information society. This includes not only computer scientists and engineers, but also
manager and communities who interface with them. The issues that should be addressed in
WSIS in this context are broader than governance. They include ethical practice by the
computing professions, design practices, and sustainable development of human resources
that will enable communities to participate more equitably in the information society (see
McIver 2003).
Governance has a role to play in reviewing standards and practices used by the computing
professions in developing life-critical systems. This is not to suggest that personal
development and use of ICT should be regulated; it should not. What is warranted is a level
of responsibility in reviewing and encouraging the use of best design practices and
technological standards for systems implemented for the public. This should not only include
support for accessibility standards, but also the use of participatory design practices, where
end-users are give input throughout the development of a system.
Parts of the engineering and computer science community — of which the author is a part—
have been addressing these issues for a long time, both in terms of research and practice.
Yet, the nature of the discourse within the WSIS seems to suggest a reactive approach to
addressing the outcomes of bad designs, rather than proactively encouraging the proper
processes.
Certainly more work is required within the communities that design and deploy technologies
to raise awareness and force change around these issues, but in the context of WSIS more
needs to be done to speak more directly to computing professionals about they way they
work.
References
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July 10, 2004
CRTC. (May 12, 2005). CRTC decides on limited regulation for VoIPtelephone
services to foster competition. News release.
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Princeton.
McIver, Jr., William J., Merrilee Rasmussen, William F. Birdsall. (2004). Sovereignty
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Democracy: Technology and Citizen Engagement, August 4 – 6, Fredericton, New
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Society. Geneva, Switzerland: United Nations Research Institute for Social
Development (UNRISD).
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Right to Communicate: The Implications for Electronic Democracy ,” Electronic
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Mueller, Milton. (1999). “ICANN and Internet governance: Sorting through the debris of
‘self-regulation.’.” Info., 1(6) December 1999: 497-520. Access in November 2002
from http://www.icannwatch.org
Mueller, Milton. (2002). Ruling the Root: Internet Governance and the Taming of
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Philpott, Daniel. (2001). Revolutions in Sovereignty: How Ideas Shaped Modern
International Relations. Princeton, NJ : Princeton, 2001.
Philpott, Daniel. (2001). “Usurping the Sovereignty of Sovereignty?,” World Politics
53.2 (2001): 297-324.
WSIS. (2003a) Declaration of Principles. World Summit on the Information Society.
Document WSIS-03/GENEVA/DOC/4-E 12 December 2003. Available at
http://www.itu.int/wsis
WSIS. (2003b) Plan of Action. World Summit on the Information Society. Document
WSIS-03/GENEVA/DOC/5-E 12 December 2003. Available at http://www.itu.int/wsis
William McIver, Jr. 9 of 9
125
THE INTERNET AS A GLOBAL PUBLIC GOOD: TOWARDS A CANADIAN POSITION
ON INTERNET GOVERNANCE FOR PHASE II OF WSIS
Marc Raboy
Full Professor, Beaverbrook Chair in Ethics, Media and Communications, Mc Gill University
and Jeremy Shtern, PhD Candidate in Communication at Université de Montréal
Introduction
This paper addresses three questions, which are entirely relevant to the development of
Canada’s position on Internet governance for the second phase of the World Summit on the
Information Society (WSIS): What do we mean by Internet governance? Who should govern
the Internet and why? How to ensure that users’ needs will be taken into consideration?
Some of the issues have already been addressed through texts, which can be found both
within this volume and elsewhere. Anticipating this, we intend to take a long view. We are
interested in communication as a social process, and in governance as the full range of
activities that influence that process. Our interest in Internet governance starts there.
What is the Internet?
Digital information and communication technologies can be defined by their translation of
information into binary digital notation – a string of 1s and 0s. The first digital electronic
computer is thought to have been developed in the early 1940’s. In digital form, information
is easily transferred to anywhere in the world, at low cost and instantaneous speed, through
networks based primarily on telecommunications infrastructure. The most prominent of
these digital networks, which have been developed over the last 30 years is the Internet.
Personal computer processing power has increased to the point where digitized data, sound
and images can all be easily transported over the Internet. As of early 2005, the Internet is
estimated to have 750 million users worldwide (Gelbstein and Kubalija 2005).
Let us begin with a simple characterization of the Internet: The Internet is basically a set of
protocols (software instructions) for sending data over networks. In other words, it is a
means of communication.
So, to situate our questions more broadly, we might ask: what do we mean by
communication governance, who should do it and why, and how do we ensure that users’
needs are taken into consideration?
This is not a new issue. It has been with us at least since the invention of the telegraph. In
its modern – that is to say, pre-Internet – guise, it referred largely to two sets of technologies
(both of them strictly speaking telecommunication technologies): broadcasting and
telephony.
Models of communication governance
It is a commonly held misconception that the notion of governance refers, strictly speaking,
to the intervention of governments into some area of social or economic life. However, the
similarity between these two words reflects more on their shared sense of coordination,
which is derived from their common roots in the Latin verb gubernare than it does on one
126
being a function of the other.
This distinction is born out in the United Nations Development Programme’s (UNDP)
definition of governance as ‘a neutral concept comprising the complex mechanisms,
processes, relationships and institutions through which citizens and groups articulate their
interests, exercise their rights and obligations and mediate their differences’ (UNDP 1997).
In Canada and elsewhere, two distinct models of governance developed in the 20th century
for dealing with broadcasting and telephony. These grew out of the particular nature of the
technologies, of course, but also out of the historical circumstances in which the
technologies appeared and were developed, as well as out of the social and economic
purposes attributed to them by our societies – especially some would say, out of the tension
between these social and economic purposes.
Broadcasting was, early on, considered to be part of the public sphere, a space for public
dialogue and exchange, a medium of mass communication. Over time, a set of public
institutions were created for the production and dissemination of content, as well as
specifying the parameters of private sector activity in this sphere. As a means of public
speech, broadcasting was – and is – expected to reflect commonly held social values.
Telephony developed on a rather different basis. Here, the public good was defined to mean
universal accessibility, and content was left entirely to the discretion of the user. Where
broadcasting developed as a point-to-mass communication, telephony developed as pointto-point communication. The role of governance was to ensure access while protecting
freedom of use, the integrity of content and privacy.
Internet governance
Along came the Internet, and what do we have? A medium that combines the possibilities of
point-to-point and point-to-mass communication. Sent as data over the series of protocols
and instructions, which constitute the Internet, the same message can even be recycled as
both point-to-point and point-to-mass communication. This juxtaposes, and often brings into
conflict, differing traditions of media regulation. The potential for this convergence only
increases with wider broadband access and computers with more processing power. In this
respect, the Internet combines the possibilities of broadcasting and telephony – as models
of communication – and raises all the old questions about communication governance in a
very new way. Yet, the result of this ‘everything over Internet protocol (IP)’ medium of
communication has most often been paralysis for institutions of communication governance.
Until very recently, it was almost impossible to have a serious discussion about Internet
governance, in this country at least. After holding national public consultations in 1998, the
Canadian Radio-television and Telecommunications Commission (CRTC) decided in 1999
that Canada “will not regulate the new media under the Broadcasting Act” (CRTC 1999).
Until its May 12th, 2005 ruling on Voice over Internet Protocol (VoIP) telephone service, the
CRTC had not adapted its telephone regulatory framework to the Internet either (CRTC
2005).
Thus, despite being the world’s first national regulatory body to be charged (since 1976) with
a mandate for both telecommunications and broadcasting, it was not until a full ten years
after the Internet began to be commercialized that the CRTC acknowledged that Internet
governance has more to do with social values than it does with technology. In its decision on
127
Voice Over IP, “The Commission note(d) that the focus of the Act is on telecommunications
services rather than on the underlying technologies that are used to provide the services”
(CRTC 2005).
We now realize – most of us well before the CRTC finally did – that all media are converging
on the Internet and that the logic that led us to intervene in broadcasting and telephony also
applies to the Internet.
That logic has been driven by one fundamental principle, which we argue, must be
maintained. And that is that communication is a public good. Or more precisely, the
Internet is a public good. Indeed, the Internet is a global public good. Or at least it could and
should be.
When one person uses the Internet, its utility for other people is not diminished. In fact, it is
just the opposite – additional users only increase the utility of the Internet as a
communication network. In this respect the Internet is unequivocally a nonrivalrous
resource, the first of two characteristics, which Kaul, Grunberg and Stern (1999) use to
define a public good. The Internet is also a nonexcludable resource, the second
characteristic of a public good. That is to say that the political, economic and social costs of
legislating and enforcing a restriction on the use of the Internet to certain segments of the
population would be far greater than any benefits gained from doing so.
The acknowledged existence of numerous so-called ‘digital divides’, or uneven levels of
access to information and communication technologies, underscores the extent to which the
Internet is a public good whose governance structures do not presently allow its full potential
to be met nor take into account the interests of all of the groups who might benefit from it.
What’s more, the groups who might benefit from the Internet include different countries,
populations within countries and sets of generations both present and future. In this sense,
the Internet is not only a public good, but a global public good.
As the inequalities in access to the Internet increase, it will only become more challenging to
justify a governance approach, which treats it as a global public good. This paradox
illustrates precisely why the stakes are so high in the discussion of Internet governance,
which is going on through the WSIS process.
The Internet governance debate in the WSIS
The first phase of the WSIS delivered a mandate to the Secretary-General of the United
Nations to set up a Working Group on Internet Governance (WGIG) with the aim of defining
Internet governance, identifying the relevant public policy issues, developing a common
understanding of the respective roles and responsibilities of all stakeholders (governments,
existing international organizations and other forums as well as the private sector and civil
society) and producing a report for discussion at Phase II.
The formation and composition of the WGIG holds some promise for serious discussion.
Created at the end of 2004 after extensive multi-stakeholder consultations, its 40 members
are broadly representative of the full range of interests engaged in the WSIS process – and
beyond. It is essential to understand that the WGIG is not a negotiating body, that the
substantive power to shape the institutional structures, which will govern the Internet – even
at the international level – still lies primarily at the level of the nation state. The power of the
WGIG is that it is setting the agenda according to which Internet governance is likely to
128
develop.
The potential contribution of the WGIG lies in its ability to use its issue-constructing mandate
to fast-track the discussion of Internet governance to the point so that the inevitable
divergence in intergovernmental opinion can only shape the negotiations, not determine
whether or not there will be any. The challenge facing the WGIG is to define the parameters
of Internet governance as a field of issues, which must be dealt with, so that political
bickering does not derail the debate.
As this was being written, the WGIG had produced papers on more than 25 policy issues,
compressed these into four issue ‘clusters’ and then produced 12 more papers analyzing
the existing governance mechanisms in these areas. Though it had yet to establish its final
‘working’ definition of Internet governance, the inclusion of, and attention given to these
public policy issues seemed to suggest that the WGIG was working with a broader notion
than merely the technical coordination functions commonly associated with the pre-WSIS
framework of Internet governance.
This was reflected in the unofficial ‘draft’ working definition of Internet governance made
public by the WGIG during PrepCom 2 in February 2005. It read as follows:
First descriptive sentence:
Internet governance means the collective rules, procedures and related programs
intended to shape the social actors’ expectations, practices, and interactions
concerning Internet infrastructure and transactions and content.
Second prescriptive sentence:
Internet governance should be multilateral, transparent and democratic, with the full
and balanced involvement of governments, the private sector, civil society, and
international organizations. It should encompass both technical and public policy
aspects, ensure an equitable distribution of resources, facilitate access for all and
maintain the stable and secure functioning of the Internet, taking into account
multilingualism (Desai 2005 p.3).
This interest in not only the carriage but also the content of the Internet as a medium of
communication, in notions such as ‘transparency’, ‘democracy’, ‘equitable distribution of
resources’ and ‘access for all’, held out a promise that the WGIG would be able to frame the
debate on Internet governance around the sorts of issues and questions, which have
defined the Canadian experience in broadcasting and telecommunications governance.
Though pre-WSIS approaches to Internet governance itself have typically stopped short at
the descriptive definition, Canada’s pre-Internet approach to communication governance
has always been interested in the prescriptive.
What remains to be seen in the WSIS process is whether the WGIG will receive enough
support from national delegations for an approach to Internet governance, which includes a
prescriptive component. Canada has a critical role to play here.
129
National positions
The initial statements of certain national governments, made in response to the WGIG’s
preliminary report, seem to support such an approach to Internet governance. Delegates
from developing countries, including Brazil, South Africa, Argentina and India, voiced
concern about the role of United States law and business in governing and managing the
Internet. The European Union expressed a similar desire about “the question of
internationalization of the management of the Internet's core resources”, adding that “a new
cooperation is needed in order to confer the WSIS principles regarding the crucial role of all
actors within Internet governance” (E.U. 2005).
In contrast, the U.S. sees communication governance as a substantially more narrow
activity, which is focused on the coordination and management of technical functions. The
U.S. position prefers that the private sector lead Internet governance, that regulation be as
minimal as possible, and that the emphasis be placed on competition and system security.
The tension between these positions essentially questions whether communication is a
global public good or a local private good.
Canada’s Position?
Where does and should Canada weigh in on this debate and what, more broadly speaking is
the role for the Canadian position on Internet Governance? The recent CRTC decision that
VoIP constitutes merely a telephone call made on a new kind of phone and thus will be
governed according to the established institutional framework for telephony in Canada,
suggests that there is growing awareness that Canada’s traditional approach to
communication governance is not incompatible with this new set of technologies.
Furthermore, the inclusion and extensive discussion of public policy issues by the WGIG in
regards to Internet governance would seem to necessitate that each national delegation in
turn consider what public policy issues are relevant to communication governance in its own
national context. From this perspective, the forthcoming WGIG report should be seen as a
baseline.
The Canadian approach to communication governance suggests that a myriad of public
policy issues are brought to bear in decisions about the governance of communication. As
such, it is incumbent upon the Canadian delegation to make a statement, which not only
supports the broad definition of communication governance that may or may not emerge
from the WGIG, but goes beyond it as a counterbalance to the narrowly technical
coordination approach, which is contrary to established Canadian communication policy.
It is incumbent upon Canada to go as far as, for example, Norway does in suggesting that
“the Internet has now become an integrated and vital part of the basic infrastructure in most
nations and also part of a new global public infrastructure” (ITU 2005). Norway has argued
that the Internet should be seen as a global public good.
The Internet as a global public good
If we can agree with that starting point, all the rest will fall into place.
It means that we need to develop a blended set of regulatory mechanisms, aimed at
maintaining a vibrant public sphere (borrowing from the broadcasting model) as well as
private uses by individuals (borrowing from telephony). With the Internet, though, the “we”
130
has changed, and we can no longer do this strictly at the national level – and this is where
WSIS comes in.
The Internet also gives us a more sophisticated understanding of communication as a
holistic process involving multiple sets of actors – the best depiction of this is in the work of
Lawrence Lessig (1999), who describes Internet governance as the result of a set of four
interdependent factors: the legal/regulatory framework, the impact of markets, the social
uses brought to bear by users, and what he calls “code” (the software and system
architecture).
We now recognize that communication systems do not develop on their own, but are driven
by such a combination of factors: legal/regulatory, economic, social, and structural. Asking
who should govern is to ask which interests should rule. In turn, Lessig’s framework makes
a compelling case that the tension surrounding the question of Internet governance is not
one of whether or not the Internet should be governed as it has so often been framed in
Canada and globally. Instead, the implication is that the Internet is being governed
regardless of what formal arrangements exist for doing so. As such, the question becomes
whether we want a formal arrangement, which is as democratic and transparent as possible
or if we want to continue to leave the Internet to actors whose interests and agendas remain
hidden and unaccountable to public policy? In considering our response, we should perhaps
keep in mind Canadian political philosopher Darin Barney’s caveat that “arguments, which
insist that networks are technically exempt from legal authority cannot be separated from the
ideological belief that such exemption is politically desirable as well” (2000, p. 328).
This is why we insist so strongly that the starting point to this discussion has to be
agreement on a broad but simple guiding principle: communication is a public good, the
Internet is a public good, the Internet is a global public good.
If we have a message to send to the Canadian government, it should be: let your policy on
Internet governance be driven by this principle. When you go to WSIS, look at the proposals
through this lens, bring this message to the world community, and perhaps the Internet will
meet at least some of the great expectations that are being voiced in its name.
References
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132
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Maja Andjelkovic
International Institute for Sustainable
Development (IISD)
Maja Andjelkovic
International Institute for Sustainable
Development (IISD)
La discussion qui a eu lieu après le
panel a porté sur plusieurs questions : le
genre, les pratiques conformes à la
déontologie, la durabilité des solutions, la
protection du consommateur, la pertinence
de la gouvernance d’Internet et la liberté
d’expression.
The discussion that took place after the
panel addressed many issues including:
gender, ethical practices, sustainability of
solutions, consumer protection, relevance of
governing the Internet and freedom of
expression.
Gender issues
Questions liées au genre
Au début du débat du SMSI, les questions
étaient de nature très technique. Au fur et à
mesure que le processus avançait, le sujet
s’est ouvert pour inclure des questions
« accessoires », comme celles liées au
genre. Ce qui est encourageant. En fait, la
discussion a suivi exactement le même
processus d’élargissement des questions
que celui du plus grand débat du Sommet. Il
existe une défense active liée au genre au
sein du Groupe de travail sur la gouvernance
d’Internet (WGIG).
Pratique conforme à la déontologie
Les questions relatives à l’exercice
professionnel ou à la pratique conforme à la
déontologie étaient plus larges que celles
concernant la gouvernance. On pourrait
présenter un argument démontrant que les
questions éthiques pourraient être codifiées
d’une certaine façon dans une résolution sur
la gouvernance d’Internet, mais là n’est pas
le point. Dans la plupart des professions, il y
a des lignes directrices sur les pratiques
conformes à la déontologie et celles-ci
doivent être discutées au cours du Sommet.
Quant à la brevetabilité des logiciels, les
133
At the beginning of the WSIS debate, issues
were very technical in nature. As the process
went along, it opened up to include other,
“soft” issues such as gender. This is
encouraging. In fact, the discussion followed
exactly the same broadening of the issues
that occurred in the larger WSIS debate.
There is a very active gender advocate
within WGIG.
Ethical practice
Issues dealing with professional practice or
ethical practice were broader than
governance. One could make an argument
that ethical issues could be codified in some
way in a resolution around Internet
governance, but that is not the point. In
most professions, there are ethical practice
guidelines, and these need to be discussed
in the WSIS process.
Concerning software patents, authors of
software should seek protection through
copyright, but patents run counter to the
logic of where patents are relevant. It is
counterproductive to development goals.
Locking down certain ideas to make them
unusable to others is counter to the
principles of WSIS.
auteurs de logiciels devraient se protéger
avec le droit d’auteur, mais les brevets vont
à l’encontre de la logique même de la
pertinence des brevets. Cela nuit aux
objectifs de développement. Confiner
certaines idées pour les rendre inutilisables
aux autres va à l’encontre des principes du
Sommet.
Durabilité
Le débat porte sur la durabilité des solutions
que les communautés adoptent ou créent
pour elles-mêmes. Si un système doit être
durable pour une communauté, nous devons
prendre en considération le rôle des
professionnels de l’informatique; ce rôle
consiste à développer des ressources
humaines, des compétences et des
connaissances qui permettent aux
communautés de développer leurs propres
technologies. En bout de ligne, les
communautés doivent avoir le contrôle sur
leur développement.
Sustainability
The discussion addresses the sustainability
of solutions that communities adopt or create
for themselves. If a system is to be
sustainable for a community, we must
consider the role that computer professionals
have; that role is in human resource
development, skills and knowledge that allow
communities to develop their own
technologies. Ultimately, communities need
to have control over development.
Consumer Protection
How far does the question of Internet
Governance drill down to the way in which
Internet services are offered in a particular
country? Many people feel that the
government should be putting in place
consumer protection for Internet users. This
position conflicts with the prevailing view that
the Internet is being provided in a consumerfriendly manner, that competition is
flourishing, etc. Are these issues being
considered within WSIS and WGIG? Are we
Protection des consommateurs
talking about how service should be
provided, especially as IP is being
Jusqu’où va la question de la gouvernance
d’Internet pour connaître de quelle façon les increasingly used? These will be addressed
in the WGIG report, especially consumer
services Internet sont offerts dans un pays
protection. This is sort of a green field’s area,
donné? Plusieurs pensent que le
we need to build from the ground up, and
gouvernement devrait instaurer une
countries need to learn from one another.
protection pour les utilisateurs d’Internet.
We need to build international understanding
Cette position est en conflit avec l’opinion
of what is entailed, find common approaches
prédominante selon laquelle Internet est
to take on these issues. At this moment, it is
offert de manière conviviale aux
not high on the agenda and will hopefully
consommateurs, la concurrence y est
rise on the agenda as it develops. Another
florissante, etc. Ces questions sont-elles
set of issues that relate to the fact that the
prises en considération au Sommet et au
sein du Groupe de travail sur la gouvernance Internet is a platform to the delivery of public
services is “How do you charge people for
d’Internet? Y parle-t-on de la façon dont le
that kind of service? How do we justify the
service devrait être fourni, particulièrement
delays that users who are not on high-speed
quand l’utilisation du IP s’accroît? Ces
experience [so that the choice is not
questions seront traitées dans le rapport du
between spending more in fees and
groupe de travail, notamment celle de la
spending more time].
protection des consommateurs. C’est en
quelque sorte un domaine vierge où nous
devons construire à partir de rien, et où les
Relevance of Governing the Internet
pays doivent apprendre les uns des autres.
We have been asking the question “Who
Nous devons arriver à une entente
should govern and why?” We should ask the
internationale de ce qui est imposé, trouver
134
des approches communes pour traiter ces
problèmes. Ce n’est pas prioritaire pour
l’instant, mais ça prendra de l’importance au
fur et à mesure de son développement.
Un autre ensemble de questions est lié au
fait qu’Internet est une plate-forme pour la
prestation de services publics : Quels frais
demander pour ce genre de service?
Comment justifier les délais que subissent
les utilisateurs qui ne bénéficient pas de la
haute vitesse (pour que le choix ne se fasse
pas entre payer des frais plus élevés et
dépenser plus de temps)?
Pertinence de la gouvernance d’Internet
Nous avons posé la question : « Qui devrait
régir et pourquoi? » Nous devrions
demander : « Pourquoi assurer une
gouvernance? » La téléphonie a été
réglementée en raison de ses limites,
comme ses lignes limitées, le nombre limité
de trous dans le mur, mais Internet n’a pas
autant de limites.
Internet EST [déjà] régi… régi par quatre
ensembles de facteurs : l’architecture, les
corporations, l’intervention gouvernementale
et ce que les utilisateurs choisissent d’en
faire, que cela nous plaise ou non. Nous
avons donc intérêt, en tant que société
mondiale et communauté, à définir les
paramètres de la gouvernance. Le deuxième
ensemble de questions de pourquoi régir
dans un contexte qui n’est pas défini par une
rareté du spectre est également intéressant.
La rareté du spectre est un argument
pratique pour régir un espace dans lequel
les gouvernements ont un intérêt, qu’il soit
économique ou socioculturel. Si, en tant que
société et communauté, nous pensons que
c’est un domaine important, cette
participation est justifiée. Nous faisons
affaire avec une abondance de ressources
et cette abondance crée le besoin, qu’il
s’agisse d’un abus de contenu qui dépasse
les bornes de l’acceptabilité, de pourriels et
ainsi de suite. L’argument de la rareté n’est
donc pas celui qui convient aujourd’hui.
La notion de gouvernance est partout. Il y a
135
question of why should this be governed?
Telephony was regulated because of
limitations, such as limited lines, limited
number of holes in the wall, but with Internet
we have far fewer limitations.
The Internet IS [already] being governed….
It is being governed by the four sets of
factors: architecture, corporations,
government intervention, and what users
choose to do with it, whether we like it or not.
So we have an interest as a global society
and community of defining parameters of
governance. The second set of questions, of
why govern in a context that is not defined
by spectrum scarcity is also interesting.
Spectrum scarcity is a convenient argument
for governing a space where governments
have an interest, whether economic, or
socio-cultural. If as society and community
we feel that this is an important area, that
involvement is justified. We are dealing with
an abundance of resources, and the
abundance is creating the need, be it abuse
of content that go beyond bounds of
acceptability, be it spam, and so on. So the
scarcity argument is not the argument today.
The notion of governance is everywhere. A
popular definition a few years back was
steering… The issue is not whether it should
be happening; the issue is how it is
happening, in what way. In terms of content,
there are areas, like spam and various forms
of abuse, where people feel it is appropriate
to govern.
The main point of this whole panel is that
these technologies raise social, political,
economic issues that need to be raised in a
meaningful way.
In Phase I, the basic problem was the role of
ICANN, IP addresses and domain name
registration. Since then, it seems that the
world has recognized that ICTs are relevant
to everything (economic and social
development, delivery of government
services and so on). A certain number of
governments asked: “Well, if this is really
important, is it appropriate that this private
corporation established in California takes
care of this for the entire world in partnership
with a state government?” We can say that
we understand why it may have evolved this
way, but we have to wonder whether it is
time to make it more of a matter of
international governance. That was one
objection. Another one relates to the
management of the CCTLDs (Country
Coded Top Level Domains): currently, redelegation has to be approved by the US
Department of Commerce. That is offensive
to the notion of sovereignty. Countries now
realize how important the Internet is and that
À la phase I, le problème fondamental était
there are a lot of holes in the system, in the
le rôle de la Société pour l'attribution des
agreements between ICANN and people
noms de domaine et numéros sur Internet
(ICANN), les adresses IP et l’enregistrement who run root servers. If security and stability
des noms de domaine. Depuis, il semble que depend on these things, what we currently
have looks like an awfully shaky system.
le monde a reconnu que les TIC sont
applicables à toutes les fins (développement The private corporate approach does not
seem to be bringing solutions. Another
économique et social, prestation des
services gouvernementaux, etc.). Un certain concern is that governments are represented
in ICANN through the government advisory,
nombre de gouvernements ont demandé :
but they feel that giving advice is not
« Alors, si c’est vraiment important, est-il
enough. Some slightly higher level of
adéquat que cette société privée établie en
government oversight is appropriate. If a
Californie s’occupe de cela dans le monde
sensible solution is to strengthen oversight
entier en partenariat avec un gouvernement
over ICANN, it has to be a bit stronger than it
au niveau des États? » Nous pouvons dire
is currently. Internet addresses are not the
que nous comprenons pourquoi cela a pu
biggest part of the development challenge,
évoluer ainsi, mais nous devons nous
demander s’il est temps d’en faire davantage but there are these issues, such as
une question de gouvernance internationale. sovereignty, where the process has “stuck”
C’était là une objection. Une autre a trait à la and we have to resolve them before moving
on to the more important things.
gestion des ccTLD (noms de domaines de
premier niveau de nom de pays) :
actuellement, la redélégation doit être
Freedom of expression
approuvée par le département du Commerce
des É.-U. Cela est offensant pour la ligne de Less is more. Whatever changes need to be
made to ICANN, should be minimalist,
pensée de la souveraineté. Les pays
because there is a real threat to free
réalisent maintenant combien important est
Internet et qu’il y a plusieurs lacunes dans le expression. More than 50 countries today
have some kind of censorship of the Internet.
système, dans les engagements entre
The right to communication, regardless of
ICANN et les gens qui exploitent les
serveurs racines. Si la sécurité et la stabilité borders, is guaranteed by Article 19 of the
Universal Declaration of Human Rights, but
dépendent de ces choses, ce que nous
avons actuellement ressemble à un système there is this trend that some would like to
govern things at the national level.
affreusement fragile. Avoir recours à une
société privée ne semble pas apporter de
solutions. Une autre préoccupation est que
We can all be working on something and you
les gouvernements sont représentés à
obtain something on a publicly accessible
l’ICANN par le comité consultatif
quelques années, une définition populaire
dictait la façon d’agir….La question n’est pas
de savoir si cela devrait se produire, mais
comment et de quelle manière cela se
produit. Sur le plan du contenu, il y a des
choses, comme les pourriels et différentes
formes d’abus, pour lesquelles les gens
pensent qu’il est pertinent de régir.
Le point principal de ce panel est que ces
technologies soulèvent des enjeux sociaux,
politiques et économiques qui nécessitent un
traitement significatif.
136
gouvernemental, mais ils ont l’impression
que donner leur avis ne suffit pas. Il semble
qu’une surveillance plus accrue du
gouvernement soit appropriée. Si une
supervision accrue de l’ICANN est une
solution raisonnable, elle doit être plus forte
qu’elle ne l’est actuellement. Les adresses
Internet ne constituent pas la plus grande
part du défi du développement, mais il y a
ces questions, comme celle de la
souveraineté, où le processus a « bloqué »
et nous devons les résoudre avant de passer
aux choses plus importantes.
Liberté d’expression
Le moins vaut le plus. Peu importe, même
s’ils sont minimes, des changements doivent
être faits à l’ICANN, parce qu’il y a une
menace réelle à la liberté d’expression.
Aujourd’hui, plus de 50 pays ont une
certaine forme de censure de l’Internet. Le
droit à la communication, sans égard aux
frontières, est assuré par l’article 19 de la
Déclaration universelle des droits de
l’homme. Mais, il y a une tendance selon
laquelle certains voudraient régir les choses
à l’échelon national.
Nous pouvons tous travailler à quelque
chose et trouver quelque chose sur un site
Web accessible au public, puis le
télécharger et l’utiliser dans une
conversation électronique privée. L’action
combine la communication de masse et
point à point. Peu importe ce qu’ils
développent, les gouvernements doivent
tenir compte de cette combinaison. C’est
une question importante depuis le début.
Dès le point de départ du Sommet, nous
avons eu des affrontements importants sur
ces questions. Il y a beaucoup de travail à
accomplir sur ce sujet et le caucus des
médias de la société civile au Sommet est
l’un des groupes qui se concentre sur cette
question.
Il faut toutefois souligner que l’article 19 n’est
pas encore appliqué et que c’est une
question qui doit être réglée. Il ne s’agit pas
seulement d’articuler les choses de manière
137
website, you download it into a private email
conversation. The action combines both
mass and point-to-point communication.
Whatever governments develop must take
into account this blending. This has been an
important issue right from the beginning. At
the start of WSIS, we had a huge battle
around these issues. There is a lot of work to
be done there, and the civil society Media
Caucus in WSIS is one of the groups
focusing on this issue.
It needs to be pointed out however that there
is not even enforcement of Article 19 yet,
and that is something that needs to be
addressed. It is not just articulating things in
a negative way and the fact that Article 19 in
this context should be a positive right. There
is a need for a governance regime that
balances concerns about censorship,
harassment of journalists and so on, but in
doing that, it brings us into a certain context
of international legal sovereignty. In this
case, in the UN context, we have proper
enforcement, oversight, etc. on Article 19
and other articles in UDHR. This is a very
good example of why it is important to have
a deeper view.
négative et, dans ce contexte, l’article 19
devrait être un droit positif. Il est impératif
d’avoir un régime de gouvernance qui
équilibre les préoccupations au sujet de la
censure, le harcèlement des journalistes et
ainsi de suite. Mais en agissant de la sorte,
nous nous retrouvons dans un certain
contexte de souveraineté juridique
internationale. Dans ce cas-ci, dans le
contexte de l’ONU, nous avons une
application appropriée, une surveillance, etc.
de l’article 19 et d’autres articles de la
Déclaration universelle des droits de
l’homme. C’est un très bon exemple de la
raison qui justifie l’importance d’avoir une
opinion plus approfondie.
138
CHAPTER VII : RESPECT FOR CULTURAL AND
LINGUISTIC DIVERSITY
CHAPITRE VII : RESPECT DE LA DIVERSITÉ
CULTURELLE ET LINGUISTIQUE
Une société de l’information ouverte à tous
doit offrir aux diverses communautés qui la
composent la possibilité de préserver,
protéger et promouvoir leurs langues et leurs
cultures dans l’éducation, le matériel culturel
et scientifique, dans tous les formats. Cette
session visait à savoir si le Canada offre à
ses communautés culturelles l’occasion de
s’épanouir par le truchement des nouvelles
technologies.
An inclusive information society must offer its
various constituent communities the ability to
preserve, protect and promote their
languages and cultures within education,
cultural and scientific materials, in any format.
This session aimed to establish whether
Canada offers its cultural communities the
opportunity to thrive through new technology.
Four speakers spoke at this session: Namir
Anani, Director-General, Canadian Heritage
Information Network; Ted Bairstow, DirectorQuatre conférenciers ont pris la parole au
General, Canadian Culture Online; Victor
cours de cette session : Namir Anani,
Wong, Executive General, Chinese Canadian
directeur général, Réseau canadien
National Council; and Sylvio Boudreau,
d’information sur le patrimoine à Patrimoine
canadien, Ted Bairstow, directeur général de President and Director-General of Fondation
ConceptArt Multimédia. The Assembly of
Culture canadienne en ligne, Victor Wong,
First Nations representative, Ghislain Picard,
directeur général du Chinese Canadian
could not attend the conference; therefore,
National Council, et Sylvio Boudreau,
we decided to include three texts prepared by
président et directeur général de Fondation
Kenneth Deer of The Eastern Door journal,
ConceptArt Multimédia. Ghislain Picard,
taken from the position developed by the
représentant de l’Assemblée des Premières
Indigenous People in preparation for the
Nations, n’ayant pu participer à la
conférence, nous avons décidé d’inclure trois Geneva Summit.
textes préparés par Kenneth Deer du journal
The session was chaired by Mohinder Singh
The Eastern Door, tirés de la position
développée par la population autochtone en Dhillon, President, India Canada Cultural and
Heritage Association, and Danika Billie
préparation du Sommet de Genève.
Littlechild, Aboriginal Youth Network, was the
La session était présidée par Mohinder Singh rapporteur.
Dhillon, président, India Canada Cultural and
Heritage Association, et Danika Billie
Littlechild, Aboriginal Youth Network, était le
rapporteur.
139
FAIRE ENTENDRE NOS DIVERSES VOIX
Namir Anani
Directeur canadien, Réseau canadien
d’information sur le patrimoine
ENABLING OUR MANY VOICES
Namir Anani
Director-General, Canadian Heritage
Information Network
Introduction
Introduction
C’est pour moi un réel privilège de participer
à cette conférence préparatoire au Sommet
mondial sur la société de l’information
(SMSI) et de partager avec vous quelquesunes des tendances dont nous, au Réseau
canadien d’information sur le patrimoine
(aussi connu sous le nom de RCIP),
sommes témoins dans le monde virtuel et la
possibilité d’une plus grande promotion de la
diversité culturelle et de la participation entre
les communautés.
La diversité culturelle nous enrichit tous; elle
nous donne des aperçus et des perspectives
uniques (que nous n’aurions peut-être pas
autrement) et elle nous donne l’occasion de
découvrir, apprendre et comprendre le
monde intrinsèque dans lequel nous vivons.
Être exposés et participer à une variété
d’expériences humaines aiguise notre
créativité et améliore notre qualité de vie.
Notre diversité nous permet de comprendre
et d’apprécier qui nous sommes. Le savoir et
l’appréciation de nos différences font de
nous des gens plus forts et nous unit les uns
aux autres.
It is certainly my privilege to be here at the
WSIS (World Summit on Information
Society) preparatory conference to share
with you some of the trends that we at the
Canadian Heritage Information Network
(known commonly as CHIN) are witnessing
in the virtual realm, and the possibility for
greater promotion of cultural diversity and
participation between communities.
Cultural diversity enriches us; it gives us
unique insights and perspectives (which we
might not otherwise be exposed to) and it
provides us with the opportunity to discover,
learn, and understand the intrinsic world we
live in. Exposure to and participation in the
variety of human experiences hones our
creativity and improves our quality of life.
Our diversity helps us understand and
appreciate who we are. The knowledge and
appreciation of our differences makes us
stronger people and unites us together.
In an increasingly global world, harnessing
the potential of our diverse cultural
expression is an important element of our
creative capital. It is an important human
Dans un monde de plus en plus universel,
resource that drives innovation and
exploiter le potentiel de nos diverses
progress. This presentation discusses the
expressions culturelles est un élément
social impact of ICTs, how they are enabling
important de notre capital créatif. C’est une
the many voices of Canada to be heard, and
ressource humaine importante qui mène à
l’innovation et au progrès. Cette présentation what insight this could bring to Tunis.
traite des répercussions sociales des TIC, de The essence of my presentation will address
the following:
la façon dont elles permettent aux diverses
voix du Canada d’être entendues et des
140
contributions qu’elles pourraient apporter à
la réunion de Tunis.
L’essence de mon propos portera sur les
points suivants :
1. Les répercussions sociales des TIC :
dans quelles mesures ces puissants
outils changent-ils notre vie quotidienne?
2. La population en ligne : qui sont ces
utilisateurs et qu’accomplissent-ils ?
3. Les établissements du patrimoine et la
société : quel rôle jouent-ils dans le
virtuel?
Je terminerai ensuite ma présentation en
donnant un aperçu de ce qui nous attend.
Dans le monde entier, le succès des
technologies de l’information et des
communications est dû en grande partie à
l’adaptabilité de ces outils à une nouvelle
réalité sociale. Les outils jadis réservés aux
professionnels de l’ère de l’information il y a
de cela 5 à 8 ans (Blackberries, ordinateurs
portables sans fil, etc.) sont maintenant
chose commune et se retrouveront bientôt
dans tous les foyers. Plus important encore,
les communautés qui, il n’y a pas si
longtemps, ne pouvaient concevoir le
recours aux TIC pour partager leurs valeurs
et leurs croyances, sont maintenant de plus
en plus à l’aise avec la technologie. Elles
utilisent une vaste gamme d’outils et de
services en ligne, tels les sites Web
familiaux et personnels, les journaux intimes
en ligne, les wikis, la baladodiffusion,
l’apprentissage en ligne, le clavardage et les
forums en ligne (pour ne nommer que ceuxlà). Cependant, la population devient plus
sélective dans le choix de ses services en
ligne et favorise ceux qui présentent les
caractéristiques suivantes :
1. The social impact of ICT: to what extent
these powerful tools are changing our
daily lives?
2. The Public Online: who are they and
what are they accomplishing?
3. Heritage Institutions & Society : what role
are they playing in the virtual realm?
I will then be concluding my presentation
with a glimpse of what may be the road
ahead.
The success of information and
communications technologies throughout the
world is to a great degree due to the
adaptability of these tools to a new social
reality. Tools once reserved (only 5-8 years
ago) for information age professionals
(Blackberries, wireless laptops, etc) are now
common, and will soon become household
tools of the public at large. More importantly,
communities that not long ago found it
difficult to contemplate using ICTs for
sharing values and beliefs are now
becoming conversant with technology. They
are employing a variety of online tools and
services such as family and personal
Websites, Weblogs, wikis, Podcasting, elearning, chat, and e-forums (just to mention
a few) to their advantage. The public is,
however, becoming selective in its choice of
online services and is favoring those that
provide
1
2
3
Personalization (provide me with the
information I need and in the manner I
need it), hence the on-demand
generation;
Simplicity of use (since time is becoming
a scarce commodity);
Relevancy of information to today's
issues;
4 Dynamic (continually changing);
1. Personnalisation (donne-moi
l’information que j’ai besoin et de la
5 Interactivity (with content, or a human
façon dont je la veux); d’où la génération
element).
revendicatrice;
The public’s adoption and use of new
2. Simplicité d’utilisation (puisque le temps
communication technologies to learn and
est une ressource de plus en plus rare);
3. Pertinence de l’information aux questions exchange knowledge is also increasing
quickly. Digital literacy is becoming a widely
d’actualité;
141
4. dynamique (en constante évolution);
5. interactivité (avec le contenu ou un
élément humain).
L’adoption et l’utilisation des nouvelles
technologies de communication par le public
à des fins d’apprentissage et d’échange de
savoir augmentent rapidement.
L’alphabétisation numérique est une donnée
démographique de plus en plus reconnue
dans plusieurs pays. Au Canada, on estime
que 79 % des foyers (selon Statistique
Canada – 2004) ont accès à Internet, et ce
nombre ne cesse d’augmenter à un rythme
sans précédent.
Alors que la question du fossé numérique
(de ceux qui ont accès à la connectivité et
aux outils et ceux qui ne le peuvent)
demeure une préoccupation au Canada et
dans le monde entier, la baisse des coûts de
connexions à bande large et de la
technologie aident à le diminuer.
Comme il a été souligné précédemment,
Internet permet de créer du contenu, de
partager des données et de s’exprimer dans
une société virtuelle où peu de barrières
sociales existent.
Ainsi, le rôle des individus évolue. De
receveurs passifs qu’ils étaient, ils sont
devenus des créateurs et des distributeurs
de contenu. Des études démontrent que les
utilisateurs du Web ont créé leur propre
matériel pour publication sur Internet,
contribuant ainsi à accroître le contenu offert
en ligne.
Un autre exemple de ce phénomène est
l’apparition récente des « blogues » qui sont
devenus des moyens de création de
contenu, de partage et d’expression
culturels. Cette nouvelle tendance, bien
qu’elle ne soit pas encore adoptée par un
grand pourcentage des utilisateurs
d’Internet, gagne rapidement en popularité.
La question de l’authenticité de ce contenu
est bien sûr une préoccupation et les
musées sont en bonne position pour devenir
des points de référence essentiels dans
142
accepted demographic measure in many
countries. In Canada, it is estimated that
79% (according to Statistics Canada 2004)
of households have access to the Internet,
and this number is growing at an
unparalleled rate.
While the question of the digital divide (of
those who have connectivity and tools to
those who do not) remains an issue in
Canada and around the world, the
decreasing cost of broadband connections
and technology are gradually helping to
alleviate this issue.
As highlighted earlier, clearly the Internet is
providing the ability to create content, share
data, and express oneself in a virtual society
that knows few social boundaries.
As a result we are seeing that the public’s
role online is changing from that of passive
recipients to that of creators and distributors
of content. Studies indicate that Web users
have been creating, in the form of personal
or family Websites and diaries, their own
material for publication on the Internet, in this
way contributing to the growing amount of
available online content.
Another example of this phenomenon is the
recent popularity of “blogs,” which have
developed into a means of content creation,
sharing and cultural expression. This new
trend, although not yet widely adopted by a
high percentage of Internet users, is gaining
ground fast. The question of authenticity of
this content is naturally an issue, and
museums are well placed to become
essential points of reference in this neverending sea of content.
A substantial increase has also been noticed
in the last number of years in the chat
rooms, cyber cafés, and e-forums
(moderated or not), offered by universities,
schools, businesses, and newspapers, with
the purpose of expanding the thought
process on an original idea and continually
evolving it. Hence creating new threads of
knowledge that entice yet further interest to
cette mer de contenu sans fin.
return to the originating sites.
Au cours des dernières années, on a aussi
remarqué une augmentation substantielle du
nombre de sites de messagerie en temps
réel, de cybercafés et de forums virtuels
(modérés ou non) offerts par les universités,
les écoles, les entreprises et les journaux.
Leur objectif est d’élargir le processus de
pensée sur une idée originale et de
continuer à le faire évoluer. Cela permet de
créer de nouveaux courants de
connaissances qui entraînent un plus grand
intérêt à retourner aux sites d’origine.
Clearly, museums play a vital and noble role
in the development and well being of society.
According to the International Council Of
Museums (2001), museums provide
acquisition, conservation, communication
and exhibition services for the education and
enjoyment of society. In so doing, they are
connecting the public with its heritage,
promoting a higher understanding and
appreciation of our cultures and languages,
and providing opportunities to better
understand and rationalize the world we live
in.
De toute évidence, les musées jouent un
rôle vital et noble dans le développement et
le bien-être de la société. Selon le Conseil
international des musées (2001), les musées
fournissent les services d’acquisition, de
conservation, de communication et
d’exposition pour l’éducation et le plaisir de
la société. Par conséquent, ils branchent la
population à son patrimoine, encourageant
une plus grande compréhension et
appréciation de nos cultures et de nos
langues, en offrant des possibilités de mieux
comprendre et de mieux rationaliser le
monde dans lequel nous vivons.
Les musées profitent déjà du potentiel
d’apprentissage qu’offre le viruel dans cette
société du savoir. Ils ont réussi à faire
connaître au public leurs collections inédites
en créant un contenu numérisé et de
l’information contextuelle riches qui utilisent
des présentations de haute gamme.
Les musées ont aussi créé des liens avec
les établissements d’enseignement pour
offrir des produits et des outils pédagogiques
au public. C’est là une alliance réfléchie et
naturelle qui associe les musées, les
consignataires du contenu patrimonial
autorisé et la communauté éducative, qui
connaissent le mieux le domaine de
l’apprentissage et les besoins des étudiants
dans la nouvelle économie.
Cependant, les défis pour livrer les produits
pédagogiques au monde virtuel demeurent
143
Museums are already capitalizing on the
learning potential of the virtual realm in the
knowledge society. They have been
successful in educating the public about their
original collections by creating rich digital
content and contextual information that use
sophisticated displays.
Museums have also been forging
collaborations with educational institutions to
provide the public with educational products
and tools. This is a thoughtful and natural
alliance that partners museums, the
custodians of authoritative heritage content,
with members of the educational community,
who know best the learning domain and the
needs of students in the new economy.
The challenges to delivering educational
products in the virtual realm, however,
remain significant. Issues of technological
know-how, funding and sustainable business
models, standards, copyright, and
intellectual property are constant
preoccupations. Over the years, however,
museums have become increasingly
sophisticated in understanding and meeting
these challenges as they emerge.
It is evident that technologies are greatly
transforming our economies and societies,
and the improved means of communication
and interaction through ICTs are offering
greater opportunities for creativity, exchange
and participation in cultural content. The
importants. Les questions du savoir-faire
technologique, du financement et des
modèles de gestion durables, des normes,
des droits d’auteur et de la propriété
intellectuelle sont des préoccupations
constantes. Néanmoins, avec le temps, les
musées deviennent de plus en plus
perfectionnés et sont en mesure de mieux
comprendre et relever les défis dès qu’ils se
présentent.
Il est évident que les technologies
transforment grandement nos économies et
nos sociétés. Les moyens de communication
et d’interaction évolués, grâce aux TIC,
offrent de plus grandes opportunités pour la
créativité, l’échange et la participation au
contenu culturel. Le public en ligne change.
De receveurs passifs d’information, les
utilisateurs deviennent des participants actifs
à la création et à l’échange de croyances et
de valeurs.
Parallèlement, la diversité culturelle est
touchée par l’étendue de la mondialisation,
la puissance des technologies de
l’information et par le rythme effréné imposé
par l’économie du savoir. Cette mer de
changements apporte des promesses et des
défis. Alors que les tendances actuelles
offrent de nouvelles et importantes
occasions de partage et d’apprentissage,
l’échange global d’information et d’idées est
souvent mal réparti et écrasant pour les
cultures de plus petite taille ou locales.
Pour ces motifs, nous devons renforcer les
outils pour augmenter les échanges publics
de valeurs et de croyances entre les
utilisateurs et nous assurer que la diversité
culturelle est un moyen d’accroître la
participation afin que toutes les nations
puissent profiter des opportunités qu’offre le
cyberespace. Pour ce faire, il faut : renforcer
la présence en ligne des cultures/
communautés de plus petite taille (minimiser
le fossé numérique); développer des
espaces en ligne qui encouragent la
participation communautaire et les échanges
de valeurs et de croyances (l’apprentissage
est une activité sociale et les gens
144
online public is also shifting from being
passive recipients of information to active
participants in the creation and exchange of
beliefs and values.
At the same time, cultural diversity is
affected by the scope of globalization, the
power of information technologies, and the
fast pace of the knowledge economy. This
flood-tide of change carries both promise
and challenge. While current trends offer
new and important opportunities for sharing
and learning, the global exchange of
information and ideas is often unequally
distributed and overwhelming to smaller or
local cultures.
We must therefore strengthen the tools to
increase public exchanges of values and
beliefs, and ensure that cultural diversity is a
means of improving participation, thereby
ensuring that all nations benefit from the
opportunities afforded by the global
environment. This implies: strengthening the
online presence of smaller
cultures/communities (minimizing the digital
divide); developing online spaces that
promote civic participation and exchanges of
values and beliefs (as learning is a social
activity and people learn from each other
through healthy debate, dialogue &
rationalization); and provides means to
integrate content so as to make possible an
all encompassing window to global cultural
content.
In closing, as perhaps the world’s most
multicultural country, as well as one of the
most technologically privileged, Canada has
a unique insight to bring to Tunis. Our
successes in embracing our cultural diversity
are being consolidated in the virtual realm,
enabling our many voices to be heard and
understood like never before.
apprennent les uns des autres au moyen de
discussions saines, de dialogues et de la
rationalisation). Il faut aussi offrir des
moyens d’intégrer le contenu de manière à
ouvrir une fenêtre sur tout le contenu culturel
global.
En conclusion, parce qu’il est peut-être le
pays le plus multiculturel au monde comme
l’un des plus privilégiés au point de vue
technologique, le Canada offrira une
perspective unique à la réunion de Tunis. Le
cyberespace nous permettra d’avoir une
meilleure compréhension de notre diversité
culturelle, et nos nombreuses voix pourront
se faire entendre et comprendre comme
jamais auparavant.
145
RESPECT FOR CULTURAL AND LINGUISTIC DIVERSITY
Kenneth Deer
Publisher and Editor
The Eastern Door / Indigenous Media Network
Note:
These documents derive from the Indigenous Position Paper for the World Summit on the
Information Society. Geneva, December 2003 (Draft version). The papers are available at:
http://www.unige.ch/iued/wsis/DEVDOT/02511.HTM
We, the Indigenous Peoples, affirm our right to be part of the global Information Society on
our own terms. However, the Information Society, as it is currently evolving, has become
another instrument for colonizing, assimilating and marginalizing Indigenous Peoples in a
new and subtle way. We therefore emphasize that our participation in building and
implementing the Information Society must be based on our right to self-determination and
the recognition of our cultural diversity and distinctiveness as Indigenous Peoples. We need
to be represented with our own visions, philosophies and concepts in the conceptual
framework of the Information Society and any action plan for its implementation. Moreover,
our full and effective participation in the evolution of the Information Society must take place
in equal partnership with its non-Indigenous actors.
Furthermore, the worth of our cultures and the value of our traditional knowledge need to be
fully acknowledged for past, present and future positive contributions to global human
progress and sustainable development.
ICTs and the strengthening of Indigenous cultures and languages
We stress that we have the right to shape our future without the risk of losing our cultural
identity. The Information Society and its core elements - knowledge, information,
communication and Information and Communication Technologies (ICTs) - are cultural
concepts and expressions. Accordingly, our own culturally defined approaches, protocols,
proceedings and obligations have to be respected by non-Indigenous actors when
implementing the Information Society.
Moreover, we need to develop our own culturally appropriate ICT applications and content
that also reflect our modes of communication.
ICT use can only take place in the context and in support of the survival and development of
our living cultures, not in place of them. Digital museumization of Indigenous cultures has to
be avoided. Furthermore, we warn that ICTs must be used very consciously and carefully to
not contribute to culture loss, for instance by ignoring necessary intergenerational teaching,
participation in our traditional economies and interaction with our ancestral territories for
eduational purposes. ICT use cannot replace our traditional methods for transmission of our
knowledge, cultural heritage and identity from generation to generation, but could become a
useful supplementary tool, if applied in a culturally appropriate way.
Furthermore, language loss can occur with language standardization used in the course of
codification of our languages to be written. Such standardizations are perpetuated with
146
language teaching methods based on writing, including their ICT applications. We
emphasize that these developments must be balanced. We stress, however, the equally
important need for the development of free software that provides us with an option for the
culturally appropriate digitalization of our languages.
It has to be stressed that not all of our knowledge and cultural heritage can be digitalized.
Therefore, digitalization can only take place in a culturally appropriate way, in compliance
with our cultural protocols and obligations and our customary laws. In this context we also
highlight that digital recording and documentation of our knowledge and cultural heritage in
order to strengthen our own cultures simultaneously contributes to their easy accessibility for
inappropriate use and exploitation by third parties – as the content is being considered part
of the public domain when displayed. We thus demand respect for our intellectual and
cultural property rights with regard to our attempts to preserve our knowledge and cultural
heritage in digital form for future generations.
Education and language training
ICT utilization for Indigenous education has to be based on recognition of our right to our
own educational systems and cultural methods of teaching and learning; and our right to
pass on our own cultural values to our children. ICT use in education and language training
must be fundamental in strengthening and affirming the Indigenous identity of our students.
Therefore ICT applications for purposes of Indigenous education and language teaching
must be based on the spirit and principles of bi-cultural and bi-lingual education.
On this basis, we assert our right to use and to access to all ICT applications and domains
related to education and language training, as well as to reject those that negatively affect
us.
Furthermore, we need culturally appropriate ICT tools for the purpose of language training
that preserve and support our linguistic diversity. Without prejudice to our cultural identities,
we as well request access to culturally appropriate forms of distant learning as a
complement to our methods of oral, personal and intergenerational interaction,
indispensable to Indigenous education and language transmission.
Recommendations for Action
1. We demand the establishment of legal mechanisms that allow us to control the release
of our digitalized knowledge and cultural heritage into the public domain as well as their
further use by third parties. Such mechanisms could be part of an international legal
instrument to be elaborated for safeguarding our intellectual and cultural property rights
in the Information Society.
2. Moreover, we propose the creation of a high-level mechanism that brings together
Indigenous and non-Indigenous actors of the Information Society, and provides us with
the possibility to continuously contribute our input as equal partners towards the
evolution and implementation of the Information Society.
3. At the same time, we stress the importance of our participation as a stakeholder in the
formulation and implementation of international and national e-strategies.
4. Furthermore, we request funds to be made available to assist Indigenous Peoples in the
development of culturally appropriate ICT applications, content and access solutions on
their own terms. These efforts need to be designed and implemented with the
147
involvement of Indigenous ICT experts and should include culturally appropriate
capacity-building elements. Projects should preferably be carried out as “indigenous-toindigenous” development co-operation.
5. We call on Governments to recognize our right to bi-cultural and bi-lingual education and
provide funds for implementing these principles, in co-operation with Indigenous
Peoples, taking due account of related ICT applications.
6. We also stress the need to develop partnerships for the culturally appropriate
digitalization of Indigenous languages, if so requested by the Indigenous People
concerned. Such projects must be carried out under the direct control of Indigenous
Peoples and with their approval only.
7. Finally, we request that funds be made available to promote Indigenous research
projects on the Information Society. We need to carry out our own Indigenous research
that will explore the aspirations of Indigenous Peoples towards the Information Society
and the potentials and challenges it poses to our communities. Indigenous research will
support the development of our own approaches on its evolution and implementation,
and thus will assist in achieving the establishment of an equal partnership between
Indigenous and non-Indigenous actors.
Traditional Knowledge Between the Public Domain and Intellectual Property Rights
Our collective traditional knowledge is the very foundation of our cultures. It is indivisible
from our identities and our laws, institutions, value systems and cosmovisions. It derives and
develops from our daily interaction with our ancestral territories. Thus, the protection,
preservation and development of our knowledge can not be separated from our right to
maintain and strengthen our distinctive spiritual and material relationship with our lands,
territories, inland waters and coastal seas.
Indigenous cultures provide for rules and regulations on communicating, sharing, using and
applying traditional knowledge. These rules and regulations are cultural obligations we have
to comply with and are part of our own customary laws. Our distinctive spiritual and material
relationship with our ancestral territories and their environments contains similar duties and
responsibilities that we need to attend to when using plants, animals or other living beings
for our own needs.
Also, future generations are strong rights-holders in our cultures and our responsibility for
their rights and well-being requires us to meet specific obligations on their behalf.
Our cultural obligations towards communicating, sharing, disseminating, using and applying
our knowledge should be legally recognized and respected by the non-Indigenous actors of
the Information Society.
At the same time, we request the worth of our cultures and the value of our traditional
knowledge to be fully acknowledged for past, present and future positive contributions to
global human progress and sustainable development. We particularly call for recognition of
our historic contributions to human development such as those of our medicines. We insist
that Indigenous Peoples are not mere recipients of Western knowledge and treatment.
148
Traditional Knowledge and Genetic Information in the Knowledge-Based Economy of
the Information Society
Our collective knowledge is not merely a commodity to be traded like any other in the market
place. We strongly object to the notion that it constitutes a raw material or commercial
resource for the knowledge-based economy of the Information Society. We equally
denounce the conception that genetic information of humans and other life forms would be a
mere resource for commercial use and economic development. We are deeply concerned
that privatization and commodification of our knowledge and natural resources, as currently
taking place, will undermine the political, social, economic, and cultural integrity of our
peoples.
Furthermore, we stress that there are striking similarities between seizing our territories and
the taking of our knowledge by defining it as part of the public domain. Both are based on
the notion that they constitute res nullius, the property of no one, and can be treated as
such. Placing our knowledge into the public domain turns it into a freely available resource
for commercial utilization. Thus, it also creates the pre-condition for using non-indigenous
Intellectual Property Rights (IPR) regimes to patent “inventions” based upon our knowledge.
The same principle is being applied to our own human genes as well as to genetic
information contained in other life forms taken from our ancestral territories. One example is
the current practice of third parties to seek IPR protection on medicinal products derived
from our medicinal knowledge and curative properties carried by the flora and fauna of our
ancestral territories.
Other affected areas include our cultural expressions such as oral traditions, literatures,
designs and visual and performing arts. In this context, we also highlight that digital
recording and documentation of our knowledge and cultural heritage in order to strengthen
our own cultures simultaneously contributes to their easy accessibility for inappropriate use
and exploitation by third parties - as the content is being considered part of the public
domain when displayed.
We therefore strongly reject the application of the public domain concept to any aspect
related to our cultures and identities, including human and other genetic information
originating from our lands and waters. We equally reject the application of IPR regimes to
assert patents, copyrights, or trademark monopolies for products, data, or processes derived
or originating from our traditional knowledge or our cultural expressions, when conducted
without due authorization by our peoples. Genetic material, isolated genes, life forms or
other natural processes must be excluded from IPR regimes.
Furthermore, we assert our right to control the dissemination and use of genetic information
contained in our human cells or in biological material taken from our ancestral territories.
We thus request non-Indigenous actors to refrain from unauthorized bioprospecting and
research activities on our traditional territories.
Finally, we are concerned about current practices by third parties of storing our traditional
knowledge on public and private databases for scientific, economic or development
purposes. These practices contribute to either placing our knowledge in the so-called public
domain or creating private property rights on such databases containing the foundations of
our cultures.
Also, respect for the integrity of our knowledge has to be shown when creating databases.
149
Much of our knowledge contains teachings and should not be stripped of its holistic
contents, when codified for digital storage. Furthermore, not all knowledge can be digitally
stored or preserved. Our cultural obligations and customary laws have to be respected and
recognized as a guideline when creating databases.
Sharing is part of our cultures. We readily contribute our knowledge for the benefit of human
kind and global human progress. However, sharing of our knowledge must take place on our
own terms and cannot put us at risk of losing our cultures and identities.
Recommendations for Action
1. We urge Governments to establish specific legal frameworks, recognizing Indigenous
Peoples’ rights to self-determination and ancestral territories as a necessary prerequisite
to ensure the protection, preservation and development of our traditional knowledge.
2. In this context we particularly call on Governments to adopt the United Nations Draft
Declaration on the Rights of Indigenous Peoples as approved by the UN Working Group
on Indigenous Populations and the UN Sub-Commission on the Protection and
Promotion of Human Rights.
3. Furthermore, we strongly request the implementation of Agenda 21 recommendation
26.4 to “adopt or strengthen appropriate policies and/or legal instruments that will protect
indigenous intellectual and cultural property and the right to preserve customary and
administrative systems and practices”.
4. We therefore demand, in co-operation with Indigenous Peoples, the elaboration of an
international legal instrument for the full and adequate protection of our intellectual and
cultural property rights in the Information Society. Existing legal mechanisms are clearly
insufficient and do not support our right to equal participation in the evolution of the
Information Society on our own terms.
5. We request that the elaboration of an international instrument should, inter alia, take into
account the following aspects:
-
-
Our right to the full ownership, control and protection of our cultural and intellectual
property;
Our culturally diverse concepts and provisions of our customary laws in defining the
term “intellectual and cultural property”;
Our cultural obligations towards communicating, sharing, disseminating, using and
applying our knowledge;
A cooperative rather than competitive system;
Alternatives to the application of the public domain concept to our knowledge and
genetic information;
Alternatives to the application of current IPR regimes to our knowledge and genetic
information;
The collective status of our knowledge;
Our culturally diverse concepts of ownership;
A multi-generational coverage span;
Our right to be first beneficiaries of our knowledge;
Culturally appropriate mechanisms of benefit sharing;
Our right to say “no”;
-
Adequate monitoring mechanisms.
-
150
6. Until the development of a respective legal instrument we request the exemption of our
knowledge and genetic information from application of regulations under the Trade
Related Aspects of Intellectual Property Rights (TRIPs) Agreement of the World Trade
Organization (WTO).
7. We further demand the halt of all unauthorized exploitation of our knowledge and our
biodiversity.
8. We strongly call for the development of models and guidelines for the culturally
respectful creation of databases when using Indigenous knowledge. For this purpose, a
process should be set up between Indigenous and relevant non-Indigenous actors of the
Information Society, such as the scientific community, the private sector and
development agencies.
9. We demand the establishment of mechanisms between the scientific community, the
media and Indigenous Peoples to determine the future use of
- All human, botanical and genome collections taken from Indigenous Peoples, and
- All collections of Indigenous songs, videos, digitized photos and other collections of
their traditional knowledge and cultural expressions.
10. Finally, we stress that funds should be made available to establish legal services by
Indigenous Peoples for Indigenous Peoples to support them in knowing and excercising
their intellectual and cultural property rights.
Civil Society’s Role in Building a Global Information Society: Partnerships with
Indigenous Peoples
Our full and effective participation in the evolution of the Information Society must take place
in equal partnership with its non-Indigenous actors. Thus, our participation in building and
implementing the Information Society must be based on our right to self-determination and
the recognition of our cultural diversity and distinctiveness as Indigenous Peoples.
We therefore request to be represented with our own visions, philosophies and concepts in
the conceptual framework of the Information Society and any action plan for its
implementation.
Our peoples, no matter where they live, are affected by the digital divide. Lack of basic
infrastructure such as electricity and telephone service, the availability of servers and ICT
equipment, knowledge on operation and maintenance of ICTs, and financial resources for
acquisition of necessary equipment prevents many Indigenous Peoples from access to and
participation in the Information Society.
We therefore emphasize the need to ensure equitable and affordable access to ICTs on our
own terms and serving our needs. Furthermore, we assert our right to bridge the digital
divide on our own terms.
The Information Society must serve the needs of Indigenous Peoples and ensure our ability
to shape our future without risking the loss of our cultural identity. Implementing the
Information Society must lead to improving the quality of our lives as Indigenous Peoples
and to contributing to poverty reduction of our communities. We emphasize that we consider
poverty reduction as inextricably linked to strengthening our cultures and identities.
151
Recommendations for Action
1. We stress the importance of our participation as a stakeholder in the formulation and
implementation of international and national e-strategies.
2. Moreover, we highlight the need for co-operation of Indigenous and non-Indigenous
actors of the Information Society to develop an ethical code and standards for best
practices that will be inclusive of our cultural values and encourage respect for and
promotion of cultural diversity.
3. We request that funds be made available to promote Indigenous research projects on
the Information Society. We need to carry out our own Indigenous research that will
explore the aspirations of Indigenous Peoples towards the Information Society and the
potentials and challenges it poses to our communities. Indigenous research will support
the development of our own approaches on its evolution and implementation, and thus
will assist in achieving the establishment of an equal partnership between Indigenous
and non-Indigenous actors.
4. We also urge Governments and other actors to support Indigenous studies on how to
bridge the digital divide on our own terms, ensure affordable access for our peoples and
utilize ICT applications for poverty reduction in our communities with a particular view on
achieving the Millenium Development Goals for our regions.
5. We emphasize, in this context, our right to develop culturally appropriate ICT
applications and determine their use. We stress that particular attention has to be paid to
the fact that many Indigenous people lack literacy and have no or little command of nonIndigenous languages. We call for the elaboration of culturally appropriate solutions that
simultaneously contribute to strengthening our own Indigenous languages.
6. We finally stress the need to develop culturally appropriate capacity-building programs
on ICT applications for our communities. We therefore call for promoting the elaboration
of adequate models with full and effective participation of Indigenous Peoples and their
own ICT experts.
7. Funds need to be made available to assist Indigenous Peoples in the development of
culturally appropriate ICT applications, content and access solutions on their own terms.
These efforts need to be designed and implemented with the involvement of Indigenous
ICT experts and should include culturally appropriate capacity-building elements.
Projects should preferably be carried out as “indigenous-to-indigenous” development cooperation.
8. In this context we also point at the necessity to establish special grant programs
addressing our particular needs.
9. Moreover, we request United Nations bodies to provide a platform to encourage new
partnerships between the private sector and Indigenous Peoples.
152
LA DIVERSITÉ CULTURELLE SUR
INTERNET : LA CULTURE CANADIENNE
EN LIGNE
CULTURAL DIVERSITY ON THE
INTERNET: CANADIAN CULTURE
ONLINE
Ted Bairstow
Directeur général, Culture canadienne en
ligne
Ted Bairstow
Director-General, Canadian Culture Online
Contexte
Background
Les conditions qui ont dessiné le paysage
culturel du Canada, et qui continuent
d’influer sur son évolution, sont assez faciles
à reconnaître. Réussir à bien composer avec
ces conditions pose une série de défis. Tout
d’abord, le Canada possède une géographie
généreuse, un vaste territoire qui n’est
toutefois habité que par à peine plus de 30
millions de personnes – un fait qui rend les
Canadiens profondément conscients du
besoin de développer tous les moyens
possibles pour éliminer ces contraintes de
distance. De plus, le Canada est
extrêmement diversifié : deux langues
officielles (le français et l’anglais), des
peuples autochtones, des origines
multiculturelles, et le contraste entre les
centres urbains densément peuplés et les
communautés éloignées composent le tissu
complexe de la réalité canadienne. Dernier
élément mais non le moindre,
l’épanouissement de la culture canadienne
est à la merci de son amical voisin du sud
quasi omniprésent dont l’influence culturelle,
à la grandeur de la planète, ne peut être
prise à la légère. Aucun de ces défis n’est
particulièrement nouveau. Depuis la fin des
années 1920, le gouvernement canadien
travaille à assurer une présence canadienne
sur ses ondes. Le Conseil de la
radiodiffusion et des télécommunications
canadiennes (CRTC), responsable de la
réglementation, et son prédécesseur, la
Commission canadienne de la radiodiffusion
(CCR), créée en 1936, réglementent les
services de radiodiffusion afin de s’assurer
qu’ils contribuent à atteindre des objectifs
sociaux, culturels et économiques du
The conditions that have shaped, and
continue to influence the evolution of
Canada’s cultural landscape are fairly easy
to grasp. Dealing with these conditions
successfully, however, raises a series of
unique but fascinating challenges for our
country. First, Canada is blessed with a
generous geography but its vast territory is
only inhabited by slightly more than 30
million people – a fact which makes
Canadians acutely aware of the need to
develop any means possible to overcome
the constraints of distance. Next, Canadians
are incredibly diverse: two official languages
(English and French), Aboriginal peoples,
multicultural origins, and the contrast
between densely populated urban centres
and remote communities make up the
complex fabric of Canadian reality. Finally,
but no less importantly, the furthering of
Canadian culture faces the near-ubiquitous
presence of a friendly but much-larger
neighbour to the south who exerts a
worldwide cultural influence that is anything
but negligible. None of these challenges is
particularly new. Since the late 1920s, the
Government of Canada has been working to
ensure a Canadian presence on its
airwaves. Canada’s national broadcast
regulator, the Canadian Radio-television and
Telecommunications Commission (CRTC)
and its predecessor the Canadian Radio
Broadcasting Commission (CRBC), which
was created in 1936, have regulated
Canada’s broadcasting services in order to
ensure that they contribute to the realization
of Canada’s social, cultural and economic
153
Canada. Le radiodiffuseur public national du
Canada, la Société Radio-Canada (SRC) a
été créée en 1936 à la suite d’une
commission royale sur l’influence
grandissante des États-Unis à la radio.
L’arrivée de la télévision a soulevé des
préoccupations similaires, mais encore plus
urgentes, de peur que le contenu clairement
canadien ne se noie dans une mer
d’émissions américaines. Le Canada a ainsi
une longue histoire couronnée de succès en
utilisant une approche essentiellement
libérale tout en imposant certaines mesures
de protection pour assurer la conservation
de sa culture. Maintenant qu’Internet est
fortement ancré dans la vie des Canadiens,
cette approche combinée est vue comme un
modèle approprié sur la manière dont le
Canada doit gérer l’espace en ligne.
Le contenu canadien ne peut être créé
assez rapidement ou être suffisamment
visible ou facile d’accès avec ce nouveau
média qui évolue trop rapidement. Voilà un
risque familier qui reprend de la vigueur et
auquel nous sommes confrontés. D’autre
part, cette caractéristique propre à Internet
offre l’opportunité de créer des conditions
pour y verser du contenu canadien. Cette
caractéristique permet aussi de faire de ce
média un espace interactif qui permet aux
gens de se brancher dans un pays vaste et
diversifié. Cette situation mènera à une
collaboration véritable de l’expression
culturelle populaire qui entraînera une plus
grande reconnaissance de la culture
canadienne à l’étranger. Le gouvernement
canadien a effectivement répondu fortement
à ces nouvelles opportunités d’une manière
coordonnée. Dans le domaine de la culture,
sa contribution la plus importante a été la
création de la stratégie Culture canadienne
en ligne (CCE).
Culture canadienne en ligne
L’objectif de cette stratégie est de diminuer
les risques et de profiter des occasions
culturelles et interactives offertes en ligne.
Alors que l’initiative gouvernementale Un
154
objectives. Canada’s national public
broadcaster, the Canadian Broadcasting
Corporation (CBC), was created in 1936 in
response to a Royal Commission’s concern
about the growing American influence on
radio.
The advent of television raised similar, but
even more pressing concerns with respect to
the potential drowning out of distinctly
Canadian content. Thus, Canada has a long
and largely successful history of combining
an essentially free-market approach with
certain safeguards that ensure cultural
preservation. Now, as the Internet is firmly
entrenched in the lives of Canadians, this
mixed approach is seen as an appropriate
model for the way Canada should deal with
the online space.
The renewed but familiar risk we face is that
within a rapidly expanding new medium,
Canadian content cannot be created quickly
enough or be made sufficiently visible and
easy to access. The opportunity, on the
other hand, and one which is specific to the
Internet, is that conditions can now be
created not only to fill a new medium with
Canadian voices but to make the medium
itself an interactive space that allows people
to connect across a vast and diverse
country, leading to true collaboration of
popular cultural expression, which may also
entail greater recognition for Canadian
culture abroad. The Canadian government
has, in fact, responded vigorously to these
new opportunities in a coordinated fashion.
In the cultural sector, the most significant
part of its response has been the creation of
the Canadian Culture Online (CCO) strategy.
Canadian Culture Online
This strategy exists to mitigate risks and to
realize opportunities in the cultural and
interactive online space. Whereas the
government’s Connecting Canadians
initiative has made Canada one of the most
connected countries in the world, Canadian
Culture Online is about the content and the
interaction that flows through the high-speed
Canada branché a fait du Canada l’un des
pays les plus branchés au monde, Culture
canadienne en ligne vise le contenu et
l’interaction qui affluent sur les réseaux
haute vitesse existants et futurs. Les
résultats des sondages démontrent que de
plus en plus de Canadiens considèrent
Internet plus important dans leur vie que la
câblodistribution. Culture canadienne en
ligne cherche à profiter de ce qu’offrent les
nouvelles technologies afin de répondre aux
besoins changeants des Canadiens en ce
qui a trait à leur média préféré. Voici
quelques-unes des questions qui ont permis
de dégager ces tendances :
1. Comment le gouvernement peut-il offrir
un meilleur soutien aux institutions et au
public canadiens dans la création d’un
contenu culturel en ligne?
2. Quel équilibre devrait exister entre la
numérisation et l’adaptation du contenu
existant versus la création d’un contenu
entièrement nouveau?
3. Que peut-on faire pour assurer que le
contenu trouvé utilise les formes
nouvelles et innovatrices de
communication, d’interaction et
d’expression qu’offre la technologie en
ligne?
4. Que faire pour que le contenu accessible
soit attirant et encourage la participation?
5. Auprès de quels groupes devons-nous
consacrer une attention particulière pour
favoriser la compréhension de la riche
diversité culturelle du Canada et la
refléter sur Internet?
networks that have been, and will continue to
be, created. With polls showing that more
Canadians now consider the Internet a more
essential part of their lives than cable TV,
Canadian Culture Online seeks to capitalize
on the new technological possibilities in
order to respond to the shifting media
preferences of Canadians. Some of the
questions that have guided and informed us
in this endeavour have been the following:
1. How can government best support
Canadian institutions and the Canadian
public in the creation of online cultural
content?
2. What balance should exist between the
digitization and repurposing of existing
content versus the creation of entirely
new content?
3. What can we do to ensure that the
content we fund uses the new and
innovative forms of communication,
interaction and expression that online
technology offers?
4. How can we make content accessible
in a way that is engaging and will
encourage participation?
5. On which groups in our society should
we concentrate particular attention in
order to foster understanding of
Canada’s rich diversity and reflect it on
the Internet?
Our efforts to answer these questions over
the past four years constitutes the story of
the development of the Canadian
government’s Canadian Culture Online
strategy, a comprehensive approach to
fostering the creation of quality Canadian
Nos efforts pour répondre à ces questions
interactive digital cultural content and making
au cours des quatre dernières années font
l’objet de la stratégie du développement de it available to Canadians. The Strategy has
Culture canadienne en ligne, une initiative du three pillars, which aim to ensure that
gouvernement canadien. C’est une approche Canadians are able to experience their
culture in the dynamic venue that is the
compréhensive qui encourage la création
d’un contenu culturel numérique interactif et Internet: creating innovative and engaging
digital cultural content; increasing access to
le rend accessible aux Canadiens. Cette
this content, especially through gateways
stratégie repose sur trois principes qui
assurent que les Canadiens ont accès à des such as Culture.ca and the Virtual Museum
of Canada and supporting innovative
produits culturels canadiens grâce à ce
média dynamique qu’est Internet ; création technologies and applications to advance
d’un contenu culturel numérique innovateur digital content creation through the funding
155
et prometteur; accroissement de l’accès à
ce contenu, tout particulièrement avec des
passerelles comme Culture.ca et le Musée
virtuel du Canada; financement et projets de
recherche et de développement pour les
applications innovatrices qui permettent
d’augmenter la création du contenu
numérique. Jusqu’à présent, on retrouve
plus de 1 300 nouvelles collections /
expositions culturelles en ligne, dans les
deux langues officielles.
Respect de la diversité culturelle sur
Internet
Les trois principes de la stratégie Culture
canadienne en ligne s’adressent en priorité
aux groupes suivants : Canadiens d’origine
autochtone et de cultures diverses,
utilisateurs francophones et jeunes. À la
suite d’une étude en 2003 sur la diversité
culturelle, le CCE est arrivé à la conclusion
que le contenu créé avec ce programme ne
reflète pas adéquatement la réalité
contemporaine des autochtones canadiens
ou des groupes ethniques. Même si CCE a
appuyé la création d’un contenu concernant
ces réalités culturelles, le contenu a
rarement été créé par les collectivités
mêmes. CCE a réalisé que pour que les
Canadiens soient satisfaits d’un contenu
culturel numérique interactif qui reflète la
grande diversité culturelle de la société
canadienne, il faudrait augmenter le contenu
créé par les communautés autochtones et
les groupes ethniques.
À la suite de l’Étude sur la diversité
culturelle, un projet pilote a vu le jour dans le
cadre du Fonds de la passerelle. En mai
2004, CCE a fait un appel d’offres avec
concours pour financer des projets pour du
contenu culturel pour Internet, créé par et au
sujet des communautés autochtones et
ethniques. Les projets devaient mettre en
évidence la culture contemporaine de
manière à plaire à tous les Canadiens.
Cet appel d’offres avec concours a remporté
beaucoup de succès. Le CCE a reçu au-delà
de 150 propositions de projet, plus que pour
156
of research and development projects. The
results so far include more than 1,300 new
online cultural collections/exhibits, in both
official languages.
Respect for Cultural Diversity on the
Internet
The three pillars of the CCO strategy focus
on the following priority groups: culturally
diverse and Aboriginal Canadians, French
language users and youth. Following a 2003
study, the Cultural Diversity Review, CCO
concluded that the content creation
supported by the program did not adequately
reflect the contemporary reality of Canadian
Aboriginal or ethno cultural communities.
While CCO had supported a reasonable
amount of content creation that dealt with
these cultural realities, the content was
rarely created by these communities
themselves. CCO realized that, if Canadians
were to have content choices in the
interactive digital cultural realm that truly
reflected the vast diversity of Canadian
society, more content was required that was
created by Aboriginal and ethno cultural
communities.
Following the Cultural Diversity Review
study, a pilot initiative was developed under
the Gateway Fund. In May 2004 CCO issued
a targeted call for proposals to fund projects
to create cultural content for the Internet by
and about Aboriginal and ethno-cultural
communities. The projects would showcase
contemporary expressions of culture
created for the enjoyment and appreciation
of all Canadians.
The call for proposals was a success and
CCO received over 150 project proposals,
the largest number of requests ever received
for a CCO call. Following the advice of a
program advisory committee, 30 projects
were selected for support. These projects
will all be online by the end of May 2005. A
second call for proposals issued at the end
of January 2005 generated 148 project
proposals. They are being processed at this
time and CCO anticipates funding of at least
tout autre appel d’offres avec concours à la
suite d’un appel du CCE. Trente projets ont
été retenus à la suite des recommandations
d’un comité consultatif du programme. Tous
ces projets seront en ligne d’ici la fin de mai
2005. CCE a procédé à un deuxième appel
d’offres avec concours à la fin de janvier
2005 et a reçu 148 propositions de projet.
Elles sont en cours d’étude et CCE prévoit
accorder du financement à au moins 30
projets.
Le Fonds du partenariat a aussi cet objectif
d’augmentation du contenu créé par les
communautés autochtones et ethniques. Ce
fonds encourage les initiatives de partenariat
entre les organismes à but non lucratif et les
organismes publics et privés afin de rendre
les collections culturelles canadiennes
disponibles dans les deux langues officielles
sur Internet. L’appel d’offres avec concours
lancé en septembre 2004 portait
principalement sur un contenu composé de :
l’expression de la culture contemporaine et
artistique du Canada; l’histoire et la culture
autochtones; l’histoire et la culture
francophones et la diversité culturelle du
Canada (incluant les minorités visibles). Le
Fonds des partenariats a reçu 84
demandes : 26 % concernait des projets
autochtones et 21 % des groupes ethniques.
Les Canadiens passent de plus en plus de
temps dans le cyberespace où ils peuvent
non seulement apprendre et se divertir mais
aussi partager leurs expériences avec
d’autres Canadiens. CCE est conscient que
si les Canadiens veulent vraiment avoir,
dans le domaine numérique interactif, des
choix de contenus qui reflètent la grande
diversité canadienne, il faudra augmenter le
contenu qui raconte les histoires des
communautés autochtones et ethniques
dans leurs propres mots et avec leurs
propres images. Grâce à ses programmes et
ses politiques, Culture canadienne en ligne
continue de favoriser le respect de la
diversité culturelle et linguistique sur
Internet.
157
30 projects.
In addition, content by Aboriginal and ethno
cultural communities has also been an
objective under the Partnerships Fund,
which encourages partnership initiatives
between not-for-profit, public and private
organizations to make Canadian cultural
collections available on the Internet in both
official languages. The call for proposals
launched in September 2004 was targeted to
content on: Canada’s contemporary culture
and artistic expression; Aboriginal culture
and history; Francophone history and
culture; and Canada’s cultural diversity
(including visible minority groups). The
Partnership Fund received 84 applications:
26% were for Aboriginal projects and 21%
from ethno cultural groups.
All Canadians spend an increasing amount
of time in cyberspace, where they can learn
and be entertained, and where they have the
opportunity to share their experiences with
other Canadians. CCO realises that if
Canadians are truly to have content choices
in the interactive digital realm that reflects
the vast diversity of Canadian society, more
content is required that tells the stories of
Aboriginal and ethno cultural communities in
their own words and images. Through its
programs and policies, Canadian Culture
Online continues to foster respect for cultural
and linguistic diversity on the Internet.
CHINESE CANADIAN CULTURE ONLINE PROJECT
Victor Wong
Executive Director Chinese Canadian National Council
The Chinese Canadian Culture Online Project features cultural expressions by emerging
artists and writers. The website is www.ccnc.ca/culture. The project was made possible with
the support of the Department of Canadian Heritage through Canadian Culture Online.
About the Project:
The Chinese Canadian National Council (CCNC) is proud to present the Chinese Canadian
Culture Online Project (CCCOP).
This exciting new online initiative aims to showcase emerging talents from Chinese
Canadians across Canada. CCCOP brings together a special collection of exceptional work
fusing together expressions of cross-cultural experiences, perspectives, thoughts, and ideas
while merging the old and the new.
Through this initiative, we hope to connect, listen, and share stories that instil pride and
cultural understanding about our cultural heritage. The CCCOP encourages the public and
the Chinese Canadian community to connect, interact and exchange cultural ideas,
celebrating our uniqueness and diversity.
The Project Objectives are:
1
2
3
4
5
To showcase Chinese Canadian perspectives and experiences from across the
country;
To enrich and educate everyone about Chinese Canadian culture and history;
To be youth focused and youth driven;
To build relationships between communities and groups across Canada and abroad;
and
To celebrate diversity of the Chinese Canadian community.
The Project Highlights include:
1
2
3
4
5
6
7
An anthology of 10 stories written by or about Chinese Canadian youth;
A collection of 16 emerging talents showcasing the diversity in Chinese Canadian
cultural expressions;
A unique short video collection by 6 Chinese Canadian youth from Toronto and
Vancouver;
A selection of writings by youth on important events and periods in Chinese
Canadian history;
A discussion forum for exchange of events, and ideas;
A one-stop resource and listing page of relevant Chinese Canadian cultural sites;
and
National participation including Vancouver, Ottawa, Toronto, Montreal and Prince
Edward Island.
The Project will be launched:
1
2
May 17, 2005 at 7 p.m. at the National Film Board, Toronto; and
July 23, 2005 at the Dim Sum Festival at Harbourfront Centre, Toronto.
158
ÉVOLUTION DE LA PLACE DE LA FRANCOPHONIE CANADIENNE DANS LES
NOUVEAUX MEDIAS ET LES MÉDIAS TRADITIONNELS
Sylvio Boudreau
Président directeur général de Fondation ConceptArt multimédia
Le présent document fait un bref examen de la situation des nouveaux médias et des
médias traditionnels, dresse quelques constats et propose des recommandations visant à
favoriser la conquête de l'inforoute par les communautés francophones et acadiennes du
Canada.
Portrait des communautés francophones
Alberta
Publications : L’hebdomadaire Le Franco dessert toute la province tandis que le
mensuel bilingue Le Chinook est distribué dans le Sud.
Radio : Outre l’accès à la radio de Radio-Canada, il est possible de capter les ondes
d’une radio communautaire à Rivière-la-Paix. Des projets pour la mise en service
d’autres radios de ce type sont en cours.
Télévision : Les Franco-Albertains peuvent accéder aux principales chaînes de langue
française et à leur propre bulletin quotidien de nouvelles provinciales diffusé à RadioCanada.
Portail Web
FrancAlta
Portail de la francophonie de l'Alberta traitant des arts et de la culture, de l'éducation, du
commerce, de la santé, etc.
http://francalta.ab.ca/
Colombie-Britannique
Publications : L’Express du Pacifique est une publication bimensuelle francophone, à
laquelle s’ajoutent deux revues bilingues mettant en valeur la diversité culturelle de la
Colombie-Britannique.
Radio et télévision : Plusieurs émissions d’information sont produites à Vancouver par la
Société Radio-Canada et plusieurs chaînes de langue française sont offertes par câble ou
par satellite.
Portail Web
La francophonie en Colombie-Britannique
Portail sur la francophonie de la Colombie-Britannique traitant de la culture, de l'économie,
de l'éducation, de l'emploi, de la santé, etc. Accès à un calendrier d'activités.
http://www.ffcb.bc.ca/
Île-du-Prince-Édouard
Publications : Un hebdomadaire, La Voix acadienne, informe les insulaires de langue
française depuis 1975.
159
Radio : Par et pour les gens de l’île : la Société Radio-Canada produit quatre heures de
programmation quotidienne. Un projet de radio communautaire à l’échelle de la province
pourrait bientôt voir le jour; pour l’instant, il est possible de capter Radio Beauséjour (CJRM
89,5), une radio communautaire du Nouveau-Brunswick.
Télévision : La Société Radio-Canada et d’autres chaînes de langue française sont offertes
par câble et par satellite aux téléspectateurs de l’île.
Portail Web
Télécommunauté insulaire francophone de l'Île-du-Prince-Édouard
Portail qui vise à doter les collectivités régionales de l'Î.-P.-É. d'un espace virtuel où la
distance n'a plus d'importance.
http://www.teleco.org/
Manitoba
Publications : Chaque semaine, La Liberté livre ses informations à la grandeur de la
province. Ce journal a vu le jour en 1913. Une douzaine de publications locales et de
bulletins d’association participent aussi à la circulation des nouvelles.
Radio : Informations et variétés sont au programme des émissions produites à SaintBoniface par la Société Radio-Canada. La station manitobaine est entrée en ondes en
1946. La radio communautaire Envol 91 FM, quant à elle, a presque 15 ans!
Télévision : En plus de la programmation de Radio-Canada et des autres chaînes
francophones, soulignons que l’émission d’affaires publiques L’Ouest en direct, diffusée au
Réseau de l’information (RDI), est produite à Winnipeg.
Portail Web
Site officiel des francophones du Manitoba
Portail sur la francophonie manitobaine qui permet de tout savoir sur cette collectivité en
accédant à plusieurs sites francophones de la province.
http://www.franco-manitobain.org/
Nouveau-Brunswick
Publications : Depuis 1867, Le Moniteur Acadien témoigne de la grande et petite histoire
des Acadiens de cette province. Aujourd’hui, d’autres publications comme L’Acadie
Nouvelle, Le Madawaska, L’Aviron, Info-Affaires rendent compte de l’actualité des régions
de la province.
Radio : On retrouve la Première Chaîne de Radio-Canada et trois radios privées de langue
française. Les radios communautaires contribuent à l’épanouissement de la relève; les
tendances musicales émergent souvent de leur programmation.
Télévision : Le téléspectateur acadien a accès à la plupart des chaînes de langue française
du Canada. Le studio de Radio-Canada à Moncton produit des émissions d’information et
de variétés, tout comme le réseau privé TVA.
160
Principaux portails Web
Acadie.Net
Carrefour virtuel acadien qui se veut le point de rencontre sur Internet des Acadiens et
Acadiennes.
http://www.acadie.net/
CapAcadie
Site permettant la découverte de la vie culturelle, artistique, sportive et socio-économique
de l'Acadie.
http://www.capacadie.com/
Nouvelle-Écosse
Publication : L’hebdomadaire Le Courrier de la Nouvelle-Écosse livre l’information depuis
1937.
Radio : La présence appréciée de deux radios communautaires suscitera bientôt l’addition
de stations de ce type.
Télévision : Les émissions auxquelles les Acadiens ont accès proviennent de Moncton
(Nouveau-Brunswick) et du Québec.
Portail Web
Nouvelle-Ecosse.info
Portail Internet des Acadiens de la Nouvelle-Écosse. On retrouve sur ce portail d'information
les dernières nouvelles, les communiqués, ainsi qu'une série de liens destinés à la
communauté acadienne. Site qui vise à informer et à divertir.
http://www.nouvelle-ecosse.info
Nunavut
Publications : Le magazine trimestriel circumpolaire Le Toit du Monde publie les actualités
nordiques du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. L’Association des
francophones du Nunavut distribue périodiquement son bulletin d’information, Le Nunavoix.
Radio : Une radio communautaire francophone diffuse à partir d’Iqaluit.
Télévision : La câblodistribution et la distribution par système satellite donnent accès à
Radio-Canada, RDI, TVA et TV5.
Portail Web
La Francophonie du Nunavut
Portail d'accès à la francophonie du Nunavut où l'on retrouve les activités culturelles, un
magazine d'actualités, un guide touristique et bien d'autres sujets d'intérêt.
http://www.nunafranc.ca/
Ontario
Publications : Le quotidien Le Droit, fondé en 1913, et une vingtaine d’hebdos rendent
compte de l’actualité des régions de la province.
Radio : La Société Radio-Canada produit, de Sudbury à Windsor, des émissions
radiophoniques. Deux stations privées et quatre radios communautaires témoignent aussi
de la vie des Franco-Ontariens.
161
Télévision : Entré en ondes en 1987, le réseau de la Télévision française de l’Ontario
(TFO) est le seul diffuseur francophone canadien dont les activités se situent à l’extérieur du
Québec. De nombreux foyers du Nouveau-Brunswick et du Québec ont aussi accès à TFO.
Le centre de production de Radio-Canada à Ottawa conçoit et produit plusieurs émissions
d’information et de variétés.
Portail Web
Francophonie ontarienne
Portail de l'Ontario français où l'on retrouve de l'information sur l'actualité, les affaires et
l'économie, les arts et la culture, les communications, la démographie, l'éducation et bien
d'autres sujets.
http://franco.on.ca/
Québec
Publications : Les Québécois consomment le contenu d’une dizaine de quotidiens.
Chaque secteur de l’activité économique, sociale et culturelle de la province possède son
éventail de publications. De nombreux hebdomadaires sont disponibles dans les différentes
régions.
Radio : Une centaine de stations forment des réseaux dans le secteur privé, public et
communautaire.
Télévision : Quatre réseaux francophones (Radio-Canada, Télé-Québec, TVA et Télévision
Quatre saisons) sont en ondes depuis plusieurs années. L’offre diversifiée de chaînes
spécialisées s’ajoute à la programmation des réseaux francophones de télé hors Québec.
Principaux portails Web
Toile du Québec, La
Outil de recherche des Québécois sur Internet. Le Web du Québec classé par catégories,
des guides offrant une sélection des meilleurs sites sur une foule de sujets.
http://www.toile.com/
Canoë
Portail d'information sur l'actualité, le divertissement, les sports, l'économie, les voyages, les
magazines féminins et l'habitation.
http://www.canoe.qc.ca/
Sympatico / MSN
Portail d'information sur l'actualité, l'horoscope, le cinéma, des concours, etc.
http://sympatico.msn.ca/
162
Saskatchewan
Publications : On dénombre une bonne douzaine de bulletins communautaires et d’autres
publications périodiques. L’hebdomadaire L’Eau vive prend le pouls provincial de l’actualité.
Radio : Une station du réseau de la Société Radio-Canada est basée à Regina, où sont
produites plusieurs émissions tout au long de la semaine.
Télévision : Saskatchewan Ce soir, bulletin quotidien de nouvelles, est l’une des quatre
émissions que Radio-Canada produit à Regina.
Portail Web
Assemblée communautaire fransaskoise
Portail sur la francophonie de la Saskatchewan traitant de la culture, de l'économie, de
l'éducation, de l'emploi, de la santé, etc. Accès à un calendrier d'activités.
http://www.fransaskois.sk.ca/
Terre-Neuve et Labrador
Publication : Le Gaboteur est un bimensuel axé sur l’actualité. Il se veut le lien entre les
collectivités de langue française de la province.
Radio : Les émissions proviennent de Montréal ou des Provinces atlantiques. Un
journaliste, basé à Terre-Neuve, rend compte des dossiers de la province. Deux radios
communautaires sont en ondes. L’une dessert l’ouest du Labrador; l’autre, Terre-Neuve.
Télévision : Les principaux réseaux de langue française sont accessibles. Bien qu’aucune
émission ne soit produite en province, un journaliste basé à Terre-Neuve livre un compte
rendu des événements se déroulant à Terre-Neuve et Labrador.
Portail Web
La francophonie à Terre-Neuve et au Labrador
Découverte de la province et de la francophonie de Terre-Neuve et du Labrador.
http://www.francophonie.nfld.net/
Territoires du Nord-Ouest
Publications : L’Aquilon est l’hebdomadaire d’information. Des outils de communication
sont aussi publiés, tels que le Répertoire des services offerts en français et le bottin des
entrepreneurs.
Radio : Depuis 2001, CIVR Radio Taïga, la radio communautaire de Yellowknife, donne la
parole aux Franco-Ténois. Les auditeurs peuvent aussi s’informer par le biais de RadioCanada.
Télévision : Les téléspectateurs de Yellowknife peuvent capter Radio-Canada, TVA et TV5.
Portail Web
Franco-Nord
Accès à de l'information sur les organismes, les services et l'éducation franco-ténoise.
http://www.franco-nord.com/
163
Yukon
Publications : Le journal bimensuel L’Aurore boréale traite des actualités francophones et
des questions politiques afférentes au développement du Nord canadien. Pour parfaire ses
connaissances du Yukon, on peut se procurer le jeu de société Klondike!
Radio : Une émission hebdomadaire, Rencontres, est diffusée sur les ondes du réseau de
langue anglaise depuis 1985. Les Franco-Yukonnais veulent accroître la programmation
locale et entreprendront les démarches nécessaires pour y arriver.
Télévision : Les citoyens d’expression française ont accès à la grille horaire de la Société
Radio-Canada en provenance de Montréal et à celle des autres médias francophones du
pays. Le Réseau de télévision des peuples autochtones APTN consacre quelques heures à
des émissions en français.
Portail Web
Francophonie yukonnaise
Portail de la collectivité francophone au Yukon qui offre de l'information sur le secteur
culturel, l'éducation, l'emploi, le développement économique, la jeunesse et la santé. On y
retrouve également un répertoire des services en français.
http://www.afy.ca/
Principaux portails Web francophones du Canada
Sites Web présentant la vitalité des collectivités francophones et acadiennes.
Agenda de la francophonie
Calendrier des activités de la francophonie canadienne permettant l'ajout et la recherche
d'activités partout au pays.
http://franco.ca/agenda/
Bonspectacle.com
Portail du spectacle en milieu francophone qui tient à jour toute l'information sur la diffusion
du spectacle au Québec et dans la francophonie canadienne.
http://www.bonspectacle.com/
Calendrier culturel
Calendrier des activités culturelles de la francophonie canadienne permettant l'ajout et la
recherche d'activités partout au pays.
http://culturefrancophone.ca/calendrier/
Culture francophone
Présente un aperçu de la vitalité culturelle du Canada français par la diffusion de collections
numérisées centrées sur les arts et la culture.
http://culturefrancophone.ca/
Franco.ca - Votre accès à la francophonie canadienne
Portail permettant la découverte de la francophonie canadienne sur tous les sujets touchant
les collectivités francophones canadiennes.
http://franco.ca/
164
Francovoyageur
Répertoire de sites Internet sur les collectivités francophones et acadiennes du Canada.
http://francovoyageur.ca/
Journaux en ligne de l'Association de la presse francophone
Portail de l'actualité de la presse communautaire francophone d'un bout à l'autre du pays.
http://journaux.apf.ca/
PME en ligne
Site regroupant une série de conseils, d'astuces et de renseignements pouvant être utiles
aux petites et moyennes entreprises.
http://pmeenligne.ca/
Réseau de développement économique et d'employabilité (RDÉE) - Canada
Réseau pancanadien qui optimise le potentiel économique des communautés francophones
et acadiennes; présent dans l'ensemble des provinces et territoires à l'extérieur du Québec.
http://www.rdee.ca/
Zof.ca - Zone francophone
Portail des arts et de la culture de la francophonie canadienne.
http://zof.ca/
Constats
L'analyse du milieu nous permet de faire quelques constats :
Constat 1 - Plus grande diversité et pluralité
1. Augmentation depuis 30 ans du nombre de médias (communautaires et spécialisés)
2. Coexistence et concurrences des modèles communautaires, privés et
institutionnelles
3. Plus de diversité dans les régions francophones (Nouveau-Brunswick et Ontario et
particulièrement au Québec)
4. Approche des réseaux nationaux et institutionnels toujours très montréalais et
québécois
5. Tendance de la concentration des médias (Québécor, Irving, Rogers)
6. Les lois sur les langues officielles fédérales et de certaines provinces ont aidé à la
progression des médias traditionnels dans les communautés francophones en milieu
minoritaire
7. TFO est la seule télé francophone à l'extérieur du Québec.
8. Absence de revues ou périodiques francophones à l'extérieur du Québec, sauf
quelques exceptions (ex. Revue d'art Liaison)
9. Contenu francophone sur le Web en progression, mais accuse toujours un retard
10. Émergence de nouvelles initiatives sur Internet (ex Radio enfant-ado)
Constat 2 - Impacts majeurs des TIC sur les médias traditionnels
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Outils de production plus conviviaux et accessibles
Réduction importante des coûts
Augmentation de la productivité
Modification importante dans les processus de création et de production
Augmentation de la qualité
Facilite la participation des producteurs indépendants
165
7. Plus d'échange et de visibilité grâce à l'Internet
8. Coexistence des modèles traditionnels et virtuels
9. Modèles d'affaires traditionnels de plus en plus viables
10. Modèles d'affaires Internet pas encore fait ses preuves
Constat 3 - Progression du secteur TIC
1. L'utilisation des technologies toujours en croissance
2. L'accès à la large bande de plus en plus une réalité
3. Progressions des applications en ligne et du réseautage
4. Utilisation accrue du sans fil (145 % entre 2002 et 2003)
5. Accroissement de l'utilisation des médias enrichis
6. L’emploi TIC toujours en croissance malgré la chute de 2002
7. Le commerce électronique en progression (+ 49,7 % en 2004)
8. La convergence n'a pas encore fait ses preuves
9. La déréglementation est maintenue
10. Fin des modèles d'affaires non-rentables
Constat 4 - Réalités et dynamiques diverses
Il existe de grandes disparités au niveau du développement social, économique et culturel
des différentes communautés francophones et acadiennes du Canada. Cela amène la mise
en place de dynamiques multiples :
1. Dynamique régionale
Cette approche favorise l'émergence d'initiatives sur une base régionale et est surtout
possible là où il y a une forte concentration de francophones. Par exemple, au Québec,
la Péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick, Sudbury et l’Est de l’Ontario, ou encore
Saint-Boniface au Manitoba.
2. Dynamique sectorielle
Cette approche permet de réseauter des communautés d’intérêt, particulièrement à
l’échelle nationale, par exemple, la santé, l’éducation, les médias, les arts, la
recherche… Elle permet de mettre en commun des banques de connaissances, des
outils de promotion et de créer des liens entre intervenants ayant des mêmes intérêts,
sans tenir compte du lieu de résidence des intervenants.
3. Dynamique virtuelle
Cette approche permet de réseauter à l'aide des technologies des communautés
réparties sur un vaste territoire. Par exemple, Francalta en Alberta ou Franco.ca au
niveau canadien. Il s’agit d’une combinaison entre l’approche régionale et sectorielle.
4. Dynamique linguistique
Les différents médias visent habituellement une clientèle soit de langue française ou de
langue anglaise. Bien que l’approche bilingue soit préconisée par les gouvernements
fédéral et parfois provinciaux, cette approche est peu pratiquée par les communautés
francophones du Canada. D’ailleurs, il suffit d’examiner les différentes initiatives
commerciales pour constater que les réseaux se sont constitués dans l’une des langues
mais rarement les deux à la fois.
166
5. Dynamique commerciale
Le développement de l'Internet et des médias traditionnels est en bonne partie mené par
le secteur privé. Le développement d'un modèle d'affaires visant la rentabilité est
habituellement de mise.
6. Dynamique institutionnelle
Il s'agit de la prise en charge par des institutions du développement et de la diffusion de
contenu. La tendance vers la centralisation reste encore un problème pour les
communautés francophones en régions.
7. Dynamique communautaire
La prise en charge de journaux, de postes de radio ou de sites Web par des organismes
est une dynamique très courante pour donner une voix aux communautés.
8. Dynamique individuelle
Reposant sur la participation des individus, plusieurs initiatives sont en émergence, tels
les forums d'entraide, les blogues, les sites collaboratifs (ex. wikipedia).
Recommandations visant à favoriser la conquête de l'inforoute par les communautés
francophones et acadiennes du Canada
Afin d’assurer l’appropriation de l’Inforoute par les communautés francophones et
acadiennes du Canada, plusieurs pistes de solutions sont recommandées.
Proposition d’une vision
•
Les communautés francophones et acadiennes du Canada amélioreront leur mieux-être
grâce à la mise en place de communautés ingénieuses utilisant les nouvelles
technologies de l'information et de la communication, en particulier l'Internet.
•
L'espace virtuel de la francophonie canadienne sera un milieu fédérateur, dynamique et
proactif favorisant la création, les échanges et la diffusion de contenus canadiens en
langue française sur l'Internet.
•
Les communautés acadiennes et francophones du Canada sont des chefs de file dans
l'intégration des technologies de l’information et des communications (TIC) comme outil
de gestion du savoir pour l'amélioration de leur qualité de vie et l'atteinte de leur
prospérité.
Objectifs
•
•
•
•
•
•
•
•
Favoriser l'innovation et la création de contenus en français;
Faciliter l'accès au contenu et la diffusion des contenus en français;
Contribuer à l'amélioration de la qualité du contenu en français;
Contribuer à la valorisation de l'ensemble de la francophonie canadienne;
Se doter de lieux de rassemblement;
Planifier collectivement;
Favoriser une prise en charge des nouvelles technologies par les différents secteurs et
régions;
Favoriser l'établissement de partenariats en matière de création et de diffusion de
contenus en français;
167
•
•
•
•
•
•
•
•
Diffuser de l'information et faire la promotion des opportunités et des initiatives;
Promouvoir les expertises et ressources techniques existantes;
Partager les réflexions et créer une banque de connaissances sur les pratiques
exemplaires;
Dépister de nouvelles sources de financement et favoriser l'émergence de plans
d'affaires viables;
Favoriser la diversification des économies en régions à l'aide des TIC;
Se doter de moyens de communication rapides;
Créer des liens avec le secteur privé;
Tisser des liens avec les intervenants nationaux et internationaux.
Les valeurs
Les valeurs fondamentales de la stratégie sont les suivantes :
• Viser le bien-être des communautés;
• Favoriser l'émergence d'un sentiment d'appartenance;
• Construire sur l'existant;
• Favoriser l'accès et une participation pluraliste;
• Respecter les capacités d'adaptabilité de chacun et reconnaître l'évolution continue;
• La recherche de l'excellence;
• Susciter le développement du secteur des technologies de l'information;
• Inscrire la stratégie dans l'Internet transactionnel;
• Favoriser une expression multisectorielle de la francophonie canadienne;
• Être une vitrine de la diversité culturelle à l'étranger.
Axes stratégiques d’action
La conquête de l’Inforoute par les communautés francophones et acadiennes du Canada
implique plus qu’une présence accrue du français sur le Web. En effet, pour qu’il y ait
réellement une appropriation, cela nécessite d’agir sur plusieurs fronts à la fois. Une
consultation auprès de personnes clés nous a permis de mettre de l’avant dix axes
stratégiques d'action à l'échelle nationale.
Dix axes stratégiques d'action à l'échelle nationale à prioriser :
• Axe 1- Accroître une présence francophone de qualité sur le Web;
• Axe 2 - Accès aux nouvelles technologies;
• Axe 3 - Établissement de partenariats et investissement dans les ressources existantes;
• Axe 4 - Apprentissage continu par la formation;
• Axe 5 - Consolidation des leaders et promotion de l’innovation;
• Axe 6 – Démarche d’accompagnement et animation;
• Axe 7 - Le commerce électronique;
• Axe 8 - Contribution au développement socio-économique;
• Axe 9 - La présence et la promotion à l’échelle internationale;
• Axe 10 - Réseautage des lieux communs de communication.
Axe 1 Accroître une présence francophone de qualité sur le Web
Le Web permet une visibilité à la fois locale, provinciale, canadienne et internationale et
offre une opportunité d'y promouvoir la présence et le rayonnement des communautés
francophones et acadiennes du Canada. Il est donc important d’y diffuser des contenus
francophones à la fois par intérêt sectoriel et régional, d'accéder à des banques de données
diverses et de favoriser l'interactivité entre les divers sites.
168
Une stratégie de renforcement de l'espace virtuel de la Francophonie canadienne gagnerait
aussi à améliorer la qualité des contenus en concentrant ses efforts sur des mécanismes
d'appui favorisant une valeur ajoutée des informations et des procédures de diffusion des
informations actuelles (encourager l'adoption de cadres éditoriaux, l’utilisation d'expertises
reconnues, validation et imputabilité des diffuseurs, etc.). D'autre part, il faut se rappeler
qu’une information inutilisable et inutilisée est inutile.
Pistes d'actions à entreprendre
1. Appuyer les producteurs/diffuseurs de contenus existants, particulièrement les initiatives
de portails régionaux et sectoriels, afin qu'ils puissent continuer de diffuser leurs
contenus, de les renouveler et d'en proposer de nouveaux;
2. Appuyer la consolidation et la mutualisation (mise en commun) de contenus afin d'offrir
de meilleurs services d'information, de partager les pratiques exemplaires, de
promouvoir le partage d'outils technologiques, de favoriser la synergie et la convergence
des acteurs sur le terrain et d'améliorer la viabilité financière des initiatives;
3. Appuyer l'innovation afin d'assurer la mise en place de l'utilisation plus ingénieuse des
technologies (services de veille, banque de connaissances, pratiques exemplaires, outils
d'analyse et de planification);
4. Appuyer les initiatives de contenus multimédias enrichis, particulièrement au niveau de
la formation et de la pédagogie;
5. Appuyer davantage les initiatives de promotion afin d’augmenter la visibilité et
l'accessibilité des contenus canadiens en français;
6. Promouvoir le concept de communautés ingénieuses et mettre en place divers services
à la communauté;
7. Assurer une cohésion entre les organismes, les entreprises et les institutions en
diffusant de l'information et en organisant des rencontres de concertation;
8. Encourager l'utilisation d’outils communs par exemple un agenda pancanadien,
l’utilisation de gestionnaires de contenus;
9. Encourager l'établissement de protocoles et normes d'interconnexion, par exemple pour
le partage de bases de données.
10. Promouvoir les différents programmes d'aide gouvernementale axés sur la création de
contenus tels que Francommunautés virtuelles et Culture en ligne.
Axe 2 Accès aux nouvelles technologies
Pour qu'il y ait une véritable appropriation des nouvelles technologies, il est essentiel de
rendre disponibles aux francophones un outillage technologique (ordinateurs, serveurs,
vidéoconférence, logiciels), une connexion adéquate à l’Internet, de favoriser l'utilisation et
le développement de logiciels et d'interfaces en français et d'assurer un appui technique et
stratégique constant.
Plusieurs intervenants ont démontré la difficulté de trouver de l’aide et des services en
français en région. En plus, certains groupes telles les femmes et les petites organisations
connaissent encore des retards au niveau de l’informatisation et de l’accès à l’Internet. Les
régions n’ont pas encore le même accès que les milieux urbains en ce qui a trait à l’accès à
des services à large bande.
169
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Promouvoir l'utilisation des centres d'accès communautaires en milieu rural et urbain
(PAC);
Promouvoir la mise en place de services à large bande (haute vitesse) et le
développement d’applications favorisant l’utilisation de contenus multimédias et
interactifs;
Mettre en place un site Web de ressources Internet contenant les pratiques exemplaires,
les ressources humaines compétentes, les ressources disponibles en régions, les
projets en cours, un babillard d'appels d'offres, des conseils Internet;
Faire connaître les sites francophones existants;
Mettre en place et promouvoir un site Web sur les programmes d'aide disponibles
favorisant les initiatives de contenu, de connectivités et de développement d’applications
(http://communaction.ca);
Promouvoir l'utilisation d'outils Internet en français actuellement disponibles (Édimage,
NetworkCentrix, Agenda de la francophonie...);
Mettre en place des campagnes de sensibilisation de l'utilisation de l'Internet et de ses
enjeux;
Participer à la mise en place d'un réseau pancanadien de formation et de soutien en TIC
destiné aux organismes bénévoles et communautaires du Canada;
Promouvoir les sites offrant la formation en ligne et à distance sur l’utilisation de base de
l’Internet et les affaires électroniques;
Revendiquer une plus grande souplesse de la part des bailleurs de fonds pour permettre
aux organisations de porter aux dépenses de fonctionnement l'achat d'ordinateurs et de
logiciels et la mise à niveau de leurs systèmes;
Participer aux initiatives nationales des organismes bénévoles et communautaires en
particulier en ce qui a trait à un service stable, fiable et peu coûteux pour permettre aux
organisations du secteur bénévole de créer des sites Web avec leurs propres noms de
domaine, ainsi que la mise en place d’une ligne sans frais pour le soutien technique et
d'autres services d'aide.
Axe 3 Établissement de partenariats et investissement dans les ressources existantes
Les initiatives qui ont connu du succès au cours des dernières années ont su établir des
alliances et des partenariats avec divers intervenants. Que ce soit sous la forme de
convergence, de consortium, de partage technologique ou de consolidation des ressources,
le partenariat s’est avéré une avenue gagnante dans plusieurs initiatives. Une initiative TIC
cherchera la consolidation des 8C suivants :
•
•
•
•
•
•
•
•
Capacités technologiques - accès aux technologies (ordinateurs, serveurs, logiciels,
programmation);
Capital de départ - soutien de départ au niveau financier (privé, gouvernemental et
communautaire);
Commercialisations - générer des revenus en vue d'autofinancer les initiatives et
d’assurer la viabilité à long terme;
Communication - le développement de réseaux de communication au niveau des
intervenants, mais aussi au niveau de la réseautique;
Compétences - l'accès à des personnes compétentes dans le milieu;
Connaissances - création et partage de bases de connaissances;
Contenus - des contenus variés répondant à une véritable demande;
Convergence - expertise en convergence d'entreprises médiatiques et technologiques.
170
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
•
•
•
•
•
•
Encourager les initiatives et expertises existantes et favoriser la consolidation, le
renouvellement et la mise en commun de contenus;
Offrir des services collectifs en TIC;
Encourager la mise en place d'initiatives de partenariat dans le cadre des programmes
d'aide (exemple : Francommunautés virtuelles);
Faire la promotion du Programme de partenariat de Culture en ligne;
Favoriser la mise en place de programmes collectifs de pratiques exemplaires;
Promouvoir les pratiques exemplaires de partenariats;
Encourager le secteur privé à investir dans les initiatives communautaires;
Favoriser l’établissement de partenariats entre les intervenants des différentes provinces
et territoires, y compris le Québec.
Axe 4 Apprentissage continu par la formation
Le domaine des technologies étant à la fois nouveau, complexe et en constante évolution,
un apprentissage par la formation continue et sur mesure est une condition jugée
essentielle. Il est important d'assurer la formation en français des différents intervenants et
un accès aux outils de démarrage. Les institutions et entreprises de formation doivent
adapter leur curriculum afin d'y inclure l'utilisation des nouvelles technologies. Cet axe
permettrait d'assurer la formation en français des différents intervenants et un accès aux
outils de démarrage.
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Identifier les ressources humaines disponibles pour la formation;
Identifier les ressources financières pour les initiatives de formation;
Promouvoir la tenue d'ateliers de formation;
Promouvoir et encourager l'utilisation accrue de la formation à distance entre autres les
programmes existants de formation en ligne;
Promouvoir l'intégration de la formation dans l'utilisation de la technologie;
Promouvoir les différentes opportunités de formation continue et la formation sur mesure
selon les besoins des organismes et des établissements de formation et
d'enseignement;
Encourager en région le développement d'expertises dans la conception pédagogique à
distance et en ligne;
Encourager et promouvoir le développement d'outils de formation en ligne;
Mettre en commun les pratiques exemplaires favorisant l’utilisation des technologies.
Axe 5 Consolidation du leadership et promotion de l’innovation
Il est essentiel d'assurer une prise en charge par les intervenants et intervenantes du milieu:
les leaders. Un leadership pluraliste doit être assumé au niveau de la réflexion, mais aussi
au niveau de la mise en œuvre. Par exemple, la mise en place de centres d'incubation
d'entreprises dédiés aux nouvelles technologies, d'entreprises spécialisées, de fournisseurs
de services, de centres de formation, de gestionnaires de site Web, de développeurs
d'applications, de groupes sectoriels de travail et de développeurs de contenus.
171
Dans ce sens, une stratégie de renforcement de l'espace virtuel de la Francophonie
canadienne devrait encourager la prise en charge de l'Internet par les usagers afin qu’ils ou
elles soient davantage outillés pour devenir eux ou elles aussi des producteurs et diffuseurs
d'information et de contenus.
Les solutions techniques pour développer des espaces virtuels, fédérer des informations,
cibler des utilisateurs et personnaliser des sites Web existent… bien qu'elles changent
continuellement.
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Diffuser le Plan stratégique à l'utilisation de l'inforoute en français auprès des
organismes, des décideurs et des médias;
Mettre en place et promouvoir un forum d'information / échanges / discussions ouvert
sur le Web.
Favoriser et encourager la prise en charge d'initiatives par différents organismes en leur
fournissant de l'information sur les programmes d'aide, les ressources et les projets en
cours à l'aide d'une trousse Internet (http://franco.ca/trousse);
Assurer la participation des communautés au sein des diverses tables, conseils et
comités de l'Internet, entre autres, au sein de comités consultatifs;
Favoriser et promouvoir la participation et contribution des universités et collèges au
niveau de l'expertise et de l'accès aux outils technologiques;
Suivre de près et appuyer les démarches entreprises en enseignement par les différents
intervenants, institutions et réseaux;
Favoriser l'achat de services au sein même des communautés francophones et
acadiennes en encourageant les entreprises, les organismes et institutions qui offrent
des services dans le domaine des TIC;
Promouvoir l'utilisation d'outils Internet en français actuellement disponible (Édimage,
NetworkCentrix, Agenda de la francophonie...);
S'assurer que les gouvernements provinciaux, Industrie Canada et le ministère du
Patrimoine canadien investissent une part équitable de leur financement dans les
initiatives des communautés francophones et acadiennes du Canada.
Axe 6 Démarche d’accompagnement et animation
Afin d'assurer le succès et une appropriation progressive des technologies, il faut
encourager la mise en place d'activités d'évaluation des facteurs de succès : la formulation
continue de recommandations et suggestions d'ajustement; l'animation des intervenants; la
mise à jour régulière des contenus; la mise en place de projets utilisant l'Internet comme
véhicule de communication; l'organisation d'activités ou d'événements centrés sur l'Internet.
L’animation et l’accompagnement prennent une dimension essentielle dans la mise en place
d’initiatives TIC auprès de clientèles peu habituées à l’utilisation de ces technologies. C’est
le cas en particulier dans l’implantation de projets de communautés ingénieuses où une
grande partie des bénéficiaires est constituée de la population en général, donc pas des
spécialistes dans le domaine. Il est alors important de prévoir une appropriation progressive
des technologies et de maintenir une aide technique et d’animation continue.
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
Mise en place d'un site Web d'échanges de la francophonie canadienne;
Promouvoir auprès des intervenants, mais aussi auprès de divers programmes d'aide
gouvernementale, la mise en place d'activités et de ressources orientées vers
172
•
•
•
•
•
l'animation dans tout projet utilisant les nouvelles technologies;
Faire la promotion d'initiatives incluant la participation des jeunes, notamment avec le
programme Étudiants branchés;
Encourager l'auto-formation afin que chaque réseau soit de plus en plus autonome;
Animation de la conscience publique par le biais des médias afin de promouvoir la
croissance ingénieuse des communautés acadiennes par la rédaction de chroniques sur
les enjeux des TIC;
Mise en place d'un programme de formation de base sur la nouvelle économie destiné
aux leaders des communautés;
Intégrer les jeunes dans les stratégies d’implantation d’initiatives en TIC.
Axe 7 Le commerce électronique
Selon plusieurs spécialistes, l'Internet est voué à desservir une gamme de services
économiques :
• Bancatique;
• Cybermagasinage (boutique en ligne);
• Publicité et marketing;
• Services gouvernementaux en ligne;
• Transfert électronique de documents;
• Transmission électronique des déclarations de revenus;
• Transactions entre entreprises.
Cependant, l’expérience de plusieurs intervenants a démontré qu’il n’est pas si facile que
cela d’implanter des solutions de commerce électronique favorisant les transactions
d’entreprise au consommateur et d’entreprise à entreprise. Il y a également un manque
d’expertises au sein des communautés francophones et acadiennes du Canada, les
entreprises francophones sont peu sensibilisées aux stratégies à utiliser et bien que des
solutions de boutique soient assez faciles à implanter, les solutions de paiement en ligne
disponibles en français sont plus difficiles à implanter.
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
•
•
•
•
•
Sensibiliser les PME aux affaires électroniques;
Consolider les expertises en commerce électronique au sein des fournisseurs de
services Web;
Répertorier les solutions de paiement en ligne disponibles en langue française;
Promouvoir l'utilisation d'outils Internet en français actuellement disponibles;
Promouvoir les pratiques exemplaires dans le domaine du commerce électronique;
Encourager le gouvernement à mettre en place des incitatifs favorisant la croissance du
commerce électronique;
Promouvoir des solutions canadiennes de paiement en ligne abordables pour les PME
et les organismes.
Axe 8 Contribution au développement socio-économique
Tout projet technologique devrait avoir comme finalité l'amélioration des conditions sociales,
mais aussi économiques des communautés. Les TIC sont à la fois une voie de
diversification économique, mais offrent aussi une vitrine du tissu social de la communauté.
173
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
•
•
•
•
•
Promotion des communautés par le biais du Web;
Partage de ressources, de services et de connaissances afin de réaliser des économies;
Établissement de communautés intelligentes;
Développement de nouveaux services : centres d'appel, services de recherche, services
de veille, apprentissage en ligne;
Nouvelles opportunités d'affaires;
Promouvoir auprès des entreprises et organismes le travail à distance et à domicile;
Promotion des pratiques exemplaires.
Axe 9 La présence et la promotion à l’échelle internationale
L'entrée des communautés dans l'ère des nouvelles technologies devrait leur permettre de
mieux se positionner et faire connaître leur réalité, leurs services et leurs expertises à
l'échelle internationale.
Un défi important pour les communautés est le fait qu’elles doivent à la fois être un reflet de
la culture locale et pouvoir se positionner d’une façon plus universelle à l’échelle
internationale. Par exemple, le marché international exige que le développement
d’applications Web soit multilingue et universel.
Pistes d'actions à entreprendre
•
•
•
Être présents et visibles aux différentes manifestations de nature internationale;
Mettre à profit le phénomène de minorité comme une valeur ajoutée à l'expertise des
communautés;
Promouvoir l'exportation de nos expertises et de nos connaissances, entre autres par
l'organisation de salons virtuels, la participation à des foires Internationales et des
missions économiques.
Axe 10 Réseautage des lieux communs de communication
À l'heure actuelle, il existe une multitude de solutions technologiques pour favoriser la
mutualisation de contenus, pour développer des espaces virtuels fédérés, pour faciliter la
diffusion et les échanges d'information. La constitution d'un coffre à outils pour la diffusion
dans l'Internet, par exemple, est une action relativement simple à réaliser. La francophonie
canadienne à l’échelle des organisations et de la société exprime sa vitalité et sa force par
le biais du réseautage.
Pistes d'actions à entreprendre
1.
2.
3.
4.
Un courriel pour tous;
Accès à des forums privés et publics;
Services de nouvelles locales et nationales;
Promouvoir l'utilisation de normes minimales qui permettent la mutualisation des efforts
et des contenus et le partage de services;
5. Promotion du concept de communautés ingénieuses intégrées;
6. Promotion des pratiques exemplaires.
174
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Danika Billie Littlechild
Aboriginal Youth Network
Danika Billie Littlechild
Aboriginal Youth Network
Le défi que pose la promotion de la diversité
culturelle et linguistique au sein de la société
de l’information est considérable. Comment
faire participer et rallier les communautés
culturelles et linguistiques au Canada de
manière respectueuse, équitable,
participative et novatrice, tout en reflétant les
réalités fluides de ces communautés?
Comment cette implication peut-elle
englober la multiplicité d’identités au sein de
ces collectivités : les femmes, les jeunes et
les personnes handicapées? Les détenteurs
de cette culture ou de cette langue doivent
créer un contenu culturel et linguistique si on
veut permettre à ces voix authentiques d’être
entendues. La pleine participation, la
consultation et le consentement des
membres des diverses communautés
culturelles et linguistiques du Canada sont
impératifs pour arriver à des solutions sur
mesure.
The challenge posed by the promotion of
cultural and linguistic diversity in the
Information Society is a significant one. How
do you engage and connect cultural and
linguistic communities in Canada in a way
that is respectful, equal, participatory and
innovative, while reflecting the fluid realities
of such communities? In addition, how can
engagement encompass the multiplicity of
identities within these communities: such as
women, youth and persons with disabilities?
In order to enable authentic voices to be
heard, cultural and linguistic content must be
created by the holders of such culture or
language. Tailored solutions may only be
arrived at with the full participation,
consultation, and consent of members of
culturally and linguistically diverse
communities in Canada.
Nous devons reconnaître les répercussions
sociales des TIC et de la société de
l’information. Il faut voir comment les TIC et
la société de l’information peuvent être utiles
pour transformer les personnes, les
communautés et le pays. La culture
numérique est une donnée démographique
de plus en plus reconnue dans bon nombre
de pays. Les entreprises et le grand public
s’adaptent et adoptent les technologies,
comme la vidéo et les techniques de
traitement des données. En conséquence,
le public devient de plus en plus sélectif
dans ses choix d’information, ce qui entraîne
une personnalisation de l’information
disponible. Les résidents du Canada sont
passés de l’état de récepteurs passifs à celui
de créateurs de contenus. Les facteurs
principaux du type d’information auquel un
175
We must recognize the social impact of ICTs
and the Information Society – how ICTs and
the Information Society can be useful in
transforming individuals, communities and
the country. Digital literacy is quickly
becoming an accepted demographic
measure in many countries. Business, and
the public at large, is adapting to and
adopting technologies such as video and
data technology. As a result, the public is
becoming increasingly selective in their
choice of information, resulting in a
personalization of the information available
in access. Residents of Canada have moved
from being passive receivers to creators of
content. The main factors in what information
an individual may access are: convenience;
relevance; dynamic / evolving information
(vs. stagnant information) and interactivity.
Involvement of universities, schools, media
and experts in ICTs use has resulted in
individu peut avoir accès sont : l’utilité; la
pertinence; l’information
dynamique/évolutive (versus l’information
stagnante); et l’interactivité. La participation
des universités, des écoles, des médias et
des experts à l’utilisation des TIC a entraîné
un plus grand apprentissage et des activités
sociales dynamiques. Il s’agit d’une fusion
entre le contenu et l’élément humain.
Au Canada, les musées, les archives et les
institutions connexes, les populations
autochtones, les francophones et plusieurs
autres communautés culturelles et
linguistiques sont les gardiens d’un contenu
qui fait autorité. Leur participation et leurs
contributions conduiront à une meilleure
compréhension et à un plus grand respect
des cultures et des langues qui s’y trouvent.
Ces communautés doivent relever plusieurs
défis : le savoir-faire technique, la possibilité
de financement et les questions entourant le
droit de la propriété intellectuelle en sont un
exemple. L’étude et la reconnaissance de
l’identité, de la créativité et des différences
nous permet de prendre conscience de la
possibilité qu’offrent les TIC et Internet pour
le développement de la diversité culturelle et
linguistique. Une meilleure communication
interactive entre Canadiens, experts de la
culture et du patimoine de tous les niveaux
est nécessaire si nous voulons une plus
grande participation du public. Nous devons
présenter une offre globale de contenu
culturel – un espace pour le dialogue et une
meilleure chance de s’exprimer pour les
communautés de petite taille ou
périphériques. Les TIC sont un outil qui peut
être source d’innovation et de progrès pour
les ressources humaines. Elles permettent à
bien des voix de se faire entendre.
En 2000, le gouvernement canadien a
élaboré une stratégie pour favoriser une
présence culturelle canadienne unique sur
Internet, en raison de l’augmentation de
l’intérêt des jeunes à ce réseau. Cette
stratégie s’intitule Culture canadienne en
ligne. Elle vise à aider les producteurs
canadiens à créer un contenu culturel
novateur et attrayant tout en augmentant la
176
greater learning and dynamic social
activities. It is a merger between content and
the human element.
Museums, archives and related institutions,
Indigenous Peoples, Francophones and
many other cultural and linguistic
communities in Canada are custodians of
authoritative content - their participation and
contributions will lead to a better
understanding and respect of cultures and
languages in Canada. The challenges faced
by such communities are technical knowhow, enabling funding, and issues
surrounding intellectual property law.
We must acknowledge the opportunity
presented by ICTs and the Internet for a
development of cultural and linguistic
diversity by examining and recognizing
identity, creativity, and differences. We need
to enhance public participation on various
levels, as between and among residents of
Canada and cultural or heritage experts, for
example. We need to provide a holistic
offering of cultural content – a space for
dialogue, with a stronger voice for smaller or
peripheralized communities. ICTs is a
human resources tool that can bring about
innovation and progress. ICTs enables
voices to be heard.
Due to the increase in interest on the part of
youth in the Internet, the Government of
Canada in 2000 created a strategy to
encourage a uniquely Canadian cultural
presence on the Internet. This strategy is
called Canadian Culture Online. The
mandate of the strategy is to help Canadian
producers create innovative and engaging
cultural content, while increasing visibility
and building audiences for that content.
Essentially, the strategy focuses on creating
an ideal environment for cultural content
creation. Various stakeholders, including
Aboriginal peoples, Francophones, youth,
cultural and linguistic communities from
across Canada, authors and artists have all
been invited to participate. In 2004, the
Government of Canada launched the
Gateway Fund, targeting Aboriginal and
visibilité et en trouvant des auditoires pour
ce contenu. La stratégie porte
essentiellement sur la recherche d’un
environnement idéal pour la création du
contenu culturel. Différents intervenants ont
été invités à participer à cette création du
contenu : les Autochtones, les francophones,
les jeunes, les communautés culturelles et
linguistiques, les auteurs et les artistes de
partout au Canada. En 2004, le
gouvernement canadien a inauguré le Fonds
de la passerelle qui cible les groupes
autochtones et multiculturels. Cette initiative
a donné naissance à 30 projets tels des
magazines culturels en ligne, des
renseignements sur les festivals culturels,
des connaissances traditionnelles ainsi que
la narration d’histoires.
Parmi ces projets figure le Conseil national
des Canadiens chinois nommé Chinese
Canadian Culture Online Project. Ce projet
traite des jeunes et est axé sur eux. Il met en
évidence la diversité de nouveaux talents
dans l’ensemble du Canada, raconte des
expériences vécues, présente des
perspectives, des réflexions et des idées
transculturelles qui joignent l’ancien et le
nouveau. Le projet se veut aussi une forme
d’éducation culturelle. Il établit des rapports
entre les communautés et les groupes au
Canada et à l’étranger.
multicultural groups, from which 30 projects
were created, such as cultural e-zines,
information on cultural festivals and
traditional knowledge and storytelling.
One of the funded projects is by the Chinese
Canadian National Council, called the
Chinese Canadian Culture Online Project.
The Project is youth focused and youth
driven, showcasing a diversity of emerging
talents from across Canada. The work fuses
expressions of cross-cultural experiences,
perspectives, thoughts and ideas while
merging the old and the new. The Project
also serves as a form of cultural education,
building relationships between communities
and groups in Canada and abroad.
The lesson learned from the projects of the
Gateway Fund is that the Canadian
Government must be encouraged to
maintain and strengthen a leadership role in
developing tools and resources to this
sector. New Canadian content needs
nurturing, particularly by government bodies
in Canada. It is an opportunity to present the
arts, cultures and languages of Canada to
the communities, regions and groups of
Canada, as well as to the world. Canadians
do want to tell their stories; nurturing such
content is the key.
An example of how the Government of
Canada can support such content in the
wider political and legislative context is to
Ces projets du Fonds de la passerelle
démontrent bien la nécessité d’encourager le examine the ICTs participation of the
"francophonie canadienne". Official
gouvernement canadien à maintenir et à
languages legislation has greatly assisted
renforcer son rôle de chef de file dans le
the development of the "francophonie
développement d’outils et de ressources
canadienne" media. Accordingly, we cannot
dans ce secteur. Les organismes
overlook the contribution socio-economic,
gouvernementaux canadiens doivent
legal and socio-political development may
alimenter ce nouveau contenu. C’est une
have on diversifying the Internet.
occasion de présenter les arts, les cultures
An entry point to greater diversity and
et les langues canadiens aux collectivités,
aux régions et aux groupes du Canada et du plurality can be seen in the current traditional
media in Canada, including radio, television
monde. Favoriser ainsi le contenu est un
and print media (particularly local print
élément clé qui permet aux Canadiens de
media). Traditional business models offer
raconter leur histoire.
more viability for ICTs development,
although we must canvass a multiplicity of
Si on porte attention à la participation de la
solutions to allow for growth of diversity and
francophonie canadienne aux TIC, on y voit
plurality in ICTs. We may also benefit from a
un exemple de la façon dont le
177
gouvernement canadien peut soutenir un tel
contenu dans un contexte politique et
législatif élargi. La législation sur les langues
officielles a grandement aidé au
développement des médias de la
francophonie canadienne. En conséquence,
nous ne pouvons pas oublier la contribution
que le développement socio-économique,
juridique et socio-politique peut avoir sur la
diversification dans Internet.
La porte est ouverte à une plus grande
diversité et pluralité dans les médias
traditionnels actuels au Canada, notamment
la radio, la télévision et les médias imprimés
(particulièrement les médias locaux
imprimés). Les modèles commerciaux
conventionnels offrent un développement
des TIC plus durable, bien que nous devions
envisager une multiplicité de solutions pour
permettre l’augmentation de la diversité et
de la pluralité dans les TIC. Une certaine
forme de mentorat peut être bénéfique pour
favoriser l’utilisation des outils existants.
Nous devons améliorer la qualité de la
production en offrant un espace où les
producteurs indépendants peuvent prendre
de l’expansion et créer, favoriser l’échange
et partager la visibilité sur Internet. Les
réalités présentées sur Internet ne cessent
d’augmenter et donnent naissance à des
chefs de file dans les régions, les secteurs,
les groupes et les collectivités. Une qualité
accrue du contenu culturel, un accès aux
nouvelles technologies, aux connaissances
et aux ressources, la création de
partenariats et un investissement dans les
ressources existantes, permettent une plus
grande représentation de la diversité
culturelle et linguistique.
Les Autochtones du Canada sont à
l’extérieur et regardent passer les TIC et la
société de l’information. Leur droit de
participer à la société de l’information est
parfois nié ou aboli. Les visions, les
concepts et l’histoire autochtones ont une
valeur qui doit être reconnue et admise. Les
Autochtones ont le droit de façonner leur
avenir et leur participation à la société de
l’information sans perdre leur identité
178
form of mentorship process to facilitate the
use of existing tools. We need to improve the
quality of production, allowing space for
independent producers to grow and create,
encourage exchange, and share visibility on
the Internet. There are an increasing
number of realities represented on the
Internet, and this has created leaders in
various regions, sectors, groups and
communities. In improving the quality of
cultural content, opening access to new
technologies, knowledge and resources, and
establishing partnerships and investments in
existing resources, we may provide greater
representation of cultural and linguistic
diversity.
Indigenous Peoples in Canada are “on the
outside looking in” with regard to ICTs and
the Information Society. Their right to
participate in the Information Society is
sometimes denied or abrogated. Indigenous
visions, concepts and history have value that
need to be recognized and acknowledged.
Indigenous Peoples have the right to shape
their future and their participation in the
Information Society without losing their
cultural identity in the process. Indigenous
participation in the form of data sharing
(including knowledge, communication and
information) must be based on the right to
self-determination, and the recognition of the
cultural and linguistic diversity and
distinctiveness of Indigenous Peoples.
Indigenous culturally defined approaches,
protocols, proceedings and obligations have
to be respected by non-Indigenous actors in
participation and dialogue within the
Information Society.This may require
recognition of Indigenous traditional and
customary laws.
It is important to avoid the “museumization”
of Indigenous cultures, or to open the way
for appropriation of cultures or cultural loss.
ICTs’ use cannot replace traditional methods
of transmission of knowledge, cultural
heritage and identity from generation to
generation, but could become a useful
supplementary tool, if applied in a culturally
appropriate way.
culturelle en cours de route. La participation
des Autochtones dans l’échange de données
(y compris les connaissances, la
communication et l’information) doit être
fondée sur le droit à l’autodétermination, sur
la reconnaissance de la diversité culturelle et
linguistique et du caractère distinctif des
peuples autochtones. Les démarches, les
protocoles, les procédures et les obligations
définis culturellement par les Autochtones
doivent être respectés par les acteurs non
autochtones, dans la participation et le
dialogue au sein de la société de
l’information. Cela risque d’exiger la
reconnaissance des droits traditionnels et
coutumiers autochtones.
Il est important d’éviter la « muséisation »
des cultures autochtones ou d’ouvrir la voie
à l’appropriation des cultures ou à la perte
des cultures. L’utilisation des TIC ne peut
pas remplacer les méthodes traditionnelles
de transmission des connaissances, du
patrimoine culturel et de l’identité d’une
génération à l’autre. Cependant, elle pourrait
devenir un outil supplémentaire utile si elle
était appliquée d’une façon adaptée à la
culture.
Les Autochtones doivent participer
entièrement et à nombre égal à la
formulation des mécanismes juridiques qui
protègent leurs connaissances et leur
patrimoine culturel. Ces mécanismes
devraient être élaborés au moyen de
stratégies et d’initiatives internationales et
canadiennes. L’aide du gouvernement est
essentielle pour combler le fossé numérique,
particulièrement si on tient compte des
obstacles socio-économiques énormes que
rencontrent les Autochtones. De ce fait, nous
devons appuyer le développement de TIC
adaptées aux cultures, qui invitent au
dialogue entre Autochtones et nonAutochtones, mais aussi entre les
Autochtones eux-mêmes.
L’infrastructure des TIC et leur accès sont
des enjeux considérables pour les
Autochtones. Ils ne peuvent être développés
qu’avec la participation et le consentement
179
Indigenous Peoples need to fully and equally
participate in the formulation of legal
mechanisms that protect Indigenous
knowledge and cultural heritage. These
mechanisms should be created through both
international and Canadian strategies and
initiatives. The assistance of Government to
bridge the digital divide is essential,
especially considering the magnified socioeconomic obstacles faced by Indigenous
Peoples. Thus, we need to support culturally
appropriate ICTs development, which not
only enables a dialogue between Indigenous
and Non-Indigenous, but also between and
among Indigenous Peoples themselves.
Infrastructure and access to ICTs for
Indigenous Peoples are major issues, and
further development can only occur with the
participation and free, prior and informed
consent of Indigenous Peoples. Considering
the existing legal and political structure
within Canada with regard to Aboriginal and
Treaty rights, we may create a dialogue
seated in the context of existing and future
recognition of Indigenous Peoples.
There are three streams of development for
cultural and linguistic diversity for ICTs and
the Information Society in Canada:
1. Traditional / historical material contained
in museums, archives and related
institutions, as well as that held by
Indigenous Peoples, Francophones, and
other cultural and linguistic communities;
2. Living cultures of Canadians, including
Indigenous Peoples, Francophones and
other cultural and linguistic communities their representation on the Internet needs
to be celebrated while being respected;
3. Creators of content, who want to use the
Internet as a vehicle for presentation to
the global community.This needs to be
done in a respectful manner.
In promoting those streams of development,
Canada must look to the international
context in terms of existing law, policy and
innovation to take advantage of a
tremendous opportunity.
libres, éclairés et préalables des
Autochtones. Compte tenu de la structure
juridique et politique canadienne
relativement aux droits des Autochtones et
aux droits issus de traités, nous pouvons
établir un dialogue dans le sens de la
reconnaissance actuelle et future des
peuples autochtones.
Il y a trois volets au développement de la
diversité culturelle et linguistique dans les
TIC et la société de l’information au
Canada :
1.
La matière traditionnelle-historique
trouvée dans les musées, les archives et les
institutions qui sont liés, et celle des
Autochtones, des francophones et des
autres communautés culturelles et
linguistiques.
2.
Les cultures vivantes des Canadiens,
incluant celles des peuples autochtones, des
francophones et des autres communautés
culturelles et linguistiques. Leur présence
sur Internet doit être célébrée tout en étant
respectée.
3.
Les créateurs de contenus qui
veulent utiliser Internet comme véhicule de
présentation à la communauté mondiale.
Cela doit être fait de manière respectueuse.
En donnant son appui à ces volets de
développement, le Canada doit tenir compte
du contexte international en ce qui concerne
les droits existants, la politique et
l’innovation, si le pays veut profiter de cette
occasion remarquable.
180
CHAPITRE VIII : LA SOCIÉTÉ DE
L’INFORMATION EN ACTION
CHAPTER VIII:
THE INFORMATION SOCIETY IN ACTION
La session sur la Société de l’information en
action voulait mettre en évidence les
différentes applications des TIC, identifier les
domaines où le Canada excelle et ceux
dans lesquels le pays devrait investir
davantage. L’exercice a permis aux
conférenciers d’étudier la situation dans la
cyberdémocratie, le commerce électronique,
la télésanté, le télétravail, l’apprentissage en
ligne, la science et la culture en ligne.
The session on the information society in
action was an opportunity to explore the
various applications of ICTs, identify the
fields in which Canada excels and those in
which the country should invest more effort.
The exercise allowed the speakers to
examine the state of e-democracy, ecommerce, e-health, e-work, e-learning, escience and e-culture.
Les conférenciers, qui œuvrent au sein des
communautés ou dans le milieu
universitaire, ont présenté un aperçu de leur
travail et de son impact sur les populations
ciblées.
Les conférenciers étaient : Tracey P.
Lauriault, docteure en Géographie et Études
environnementales, Université Carleton, qui
présentait au nom du Dr. Frasor Taylor;
Denis Poirier, directeur des services Internet
et Intranet des Collectivités ingénieuses de
la Péninsule acadienne (CIPA); Monique
Charbonneau, présidente et directrice
générale du Centre francophone
d’informatisation des organisations
(CEFRIO); et Oliver Zielke, directeur général
de Web Networks.
La session était présidée par Catherine Roy,
consultante en technologie de l’information
et accessibilité et membre du conseil
d’administration de la Commission
internationale sur les technologies et
l’accessibilité, section Amérique du Nord.
Doug Robbins, spécialiste en technologie à
Smart Labrador, était le rapporteur.
181
The speakers, working within communities or
universities, presented a summary of their
work and its impact on the target
populations.
The speakers were: Tracey P. Lauriault, PhD
candidate in Geography and Environmental
Studies, Carleton University, presenting on
behalf of Dr. Fraser Taylor; Denis Poirier,
Director, Internet and Intranet Services,
Smart Communities of the Acadian
Peninsula (CIPA); Monique Charbonneau,
Chair and Director-General of the Centre
francophone d'informatisation des
organisations (CEFRIO); and Oliver Zielke,
Executive Director, Web Networks.
The session was chaired by Catherine Roy,
Consultant in Information Technologies and
Accessibility and Board Member of
International Committee on Technology and
Accessibility – North America. Doug
Robbins, technologist specialist for Smart
Labrador, was the rapporteur.
GEOSPATIAL INFORMATION AND THE INFORMATION SOCIETY:
A LEADERSHIP ROLE FOR CANADA
Tracey P. Lauriault
Ph.D. Candidate in Geography and Environmental Studies
and Dr. Fraser Taylor, Professor, Department of Geography
Carleton University
Introduction
The objectives of this presentation were to introduce, to WSIS and members of civil society
organizations at the WSIS conference, about the leadership role of Canada in the field of
geomatics and geospatial information in all sectors. In addition, to discuss the critical
importance of geospatial information for sustainable development, health, culture and
community based research. Finally, issues that impede progress were also addressed.
1. What is geospatial information (GI)?
GI is data, usually stored with coordinates, that describe the location, shape and spatial
relationships of geographic features, such as: Rivers, Lakes, Coastlines; Political
Boundaries; Cities, roads, Land Use; Heritage Sites, Protected Areas, etc. Many of the
earth’s physical and social issues can be mapped and modeled in both 2D and 3D to
provide visual information to inform decision-making on a variety of issues (e.g., diffusion of
SARS, Malaria, or the best site to locate a recreation centre).
Framework data are fundamental data sets or base map layers upon which other data can
be integrated at a particular scale for a particular jurisdiction. These are the fundamental
data sets required for a nation, its agencies and institutions to achieve their objective and
responsibilities. These are authoritative and normally produced by National Mapping
Agencies. (Lauriault, T. P. (2003), A Geospatial Data Infrastructure is an infrastructure for
Sustainable Development in East Timor). Geobase is the program that delivers framework
data at no cost to Canadians (http://www.geobase.ca).
2. Why is GI important in an information society?
In Knowledge Based Economies (KBE); accessing, integrating and using Geospatial
Information (GI) from disparate sources guides decision-making on a variety of issues:
transportation; urban planning; security; resource management; health and sustainable
development, to name a few.
182
Democracy and government accountability rely on informed citizens and civil society
organizations, GI and its analysis enables educated engagement. (For additional information
on GI and democracy see: Community Mapping and New Possibilities for Democracy
(2003), by Tracey P. Lauriault and David Welch in Canadian Review of Social Polity, Winter
2003 #52.)
GIS-Based Decision-Support Systems allow a decision-maker to: 1. build relationships, both
spatial and process-based, between different types of data; 2. merge multiple data layers
into synthetic information; 3. weigh outcomes from potentially competing alternatives, and
4. forecast. To do this, a spatial decision-support system use requires: data; known
relationships between data, and analysis functions and models to synthesize relationships
or to test scenarios of different policy or decision-making alternatives (Down to Earth Report
www.nap.edu – search for “Down to Earth”).
3. Canada's Achievements
a) Canadian Geospatial Data Infrastructure (CGDI) – Geospatial Data Infrastructures
(GDIs) are the institutions, policies, technologies, processes, standards and framework data
that direct the who, how, what and why geospatial data are collected, stored, manipulated,
analyzed, transformed and shared. They are multidimensional, intersectoral, cross-domain,
interdepartmental requiring regional, national and sub state consensus building. In terms of
data GDIs include cultural, social, scientific, economic and historical data to name a few
(Lauriault, T. P. (2003), A Geospatial Data Infrastructure is an infrastructure for Sustainable
Development in East Timor). GDIs now exist at the global, regional national and sub-state
scales. It is suggested that civil society be more engaged with GDI and that overseas
development agencies integrated their data within them.
The CGDI provides infrastructure tools and services for the discovery of, and access
to, geospatial products and services, to serve a wide range of Canadian stakeholders
(http://www.geoconnections.org/CGDI.cfm). Some of the programs available to Canadians
via the CGDI are:
1
2
Discovery Portal – enables finding and access to GI
(http://www.geoconnections.org/CGDI.cfm/fuseaction/cgdiServices.welcome/gcs.cfm
). The Discovery Portal is the prime discovery and access component of the
Canadian Geospatial Data Infrastructure (CGDI). Tools and services are developed
in close co-operation with CGDI Stakeholders. In the case of Canada, data providers
register their data into the portal’s catalogue. The catalogue can be searched on a
variety of topics. Available data sets are returned as search hits, some data are for
sale and others are available at no cost to the user. The key word for the search in
this slide was Human Effects on the Environment. The available data on the Portal
related to this topic are transportation, ecosystem maps, air quality data and etc.
Geobase – enables the integration of Geospatial Information
(http://www.geobase.ca/)
b) The Data Liberation Initiative (DLI)
The Data Liberation Initiative (DLI) is a Data Consortium between Statistics Canada and 66
Post Secondary Institutions in Canada that provide data at no cost for non-commercial
academic purposes (http://www.statcan.ca/english/Dli/whatisdli.htm). Prior to the DLI,
Canadian universities, colleges and students purchased Statistics Canada data, file by file.
Students thus conducted research with data from the US as the cost of Canadian data was
183
prohibitive. With the advent of the DLI, participating post secondary institutions pay an
annual subscription fee that allows their faculty and students unlimited access to numerous
Statistics Canada public use microdata, databases and geographic files. Academic
researchers now have affordable and equitable access to the most current statistics and
other data, which gives them powerful tools to use in their analysis of Canadian society.
Today, civil society organizations, municipalities, provincial governments, federal
departments and the general public have to purchase data, which is very expensive. It is
argued that a knowledge-based economy requires that data be available at no cost for noncommercial purposes to enable a non-partisan analysis of Canadian culture, society and
environment (e.g., homelessness, health determinants of poverty, nuclear waste disposal
sites, etc.). At the moment, Canadians pay for this state collected data at a minimum of
three times, once with their taxes, again when government and health agencies purchase it
for their work, and thirdly when they purchase it themselves. Cost recovery policies impede
access to data and knowledge in Canada. The DLI is a cost effective method model that can
be extended to the public library, National Library and Archives, high schools and related
infrastructures to make data available to civil society organizations and the general public for
non-commercial purposes.
The DLI is a partnership between Statistics Canada and participating Canadian post
secondary institutions:
1
2
3
4
5
6
There are 66 participating institutions.
Data are made available on a subscription basis.
All member institutions must sign a data use license agreement when joining the
project.
Under this license data are made available for:
o Teaching,
o Planning of academic/educational services,
o Academic Research and Publishing.
Data are not to be used in any commercial or private activities.
These data are digitally encoded and stored in a file structure. These include:
o Public Use Micro Data Files (PUMFs), Census/Geography Files, Databases,
Metadata and software are needed to read and understand the data
o Main focus of DLI Collection is on Socio-Economic data.:
o Health, Education, Literacy, Labour Market, Income, Travel, Justice, Census,
Demographic Etc.
(Extracted from a Presentation by: Mike Sivyer, DLI Products, Services and License.)
4. Communicating Geospatial Information (GI) to Canadians
a) The Atlas of Canada
The Atlas of Canada communicates the spatial distribution of important issues of
Canadians. The Atlas of Canada is the Canadian Geospatial Data Infrastructure (CGDI)
program that enables Canadians to visualize GI (http://atlas.gc.ca/site/index.html). The
Atlas delivers hundreds of maps on a variety of topics, such as: Human Activities Leading to
Emissions, which are related to the Kyoto Protocol; the Economy, Health, and etc.
Education modules are also available on these and other topics.
184
The above map depicts aboriginal languages by communities in Canada in 1996.
Understanding the distribution of languages informs planning for those co mmunities and
also enables users to picture the distribution of a unique aspect of Canada’s social,
economic and cultural heritage.
b) The Cybercartography and the New Economy Project (http://gcrc.carleton.ca)
Cybercartography reflects the changing nature of cartography namely: the organization,
presentation, analysis and communication of spatially-referenced information on a wide
variety of topics, of interest and use to society in an interactive, dynamic, multidisciplinary,
multisensory format, with the use of multimedia and multimodal interfaces (D. R. Fraser
Taylor, 1997, keynote address entitled Maps and Mapping in the Information Era
International Cartographic Conference in Sweden). A key point is that Cybercartography is a
theoretical construct and not a product. Elements of cybercartography define a new form of
cartography and unlike GIS software; you cannot buy a cybercartographic system. The
construct requires people and research as primary elements.
The seven elements of cybercartography are: multimedia, multisensory, multimodality,
interactivity, applied to a wide range of topics, new partnerships, new ICTs (e.g., open
source), and collaboration.
The project Aims to create two innovative products and methodologies to complement
185
discovering, utilizing, presenting and distributing existing information and data. The project
will deliver: The Cybercartographic Atlas of Antarctica; The Atlas of Canada’s Trade with the
World; Proof of concept products and prototypes; Research Publications; a Transdisciplinary
Approach to Research with Intended users being scientists, decision makers and the
general public – Focus on Students & Teachers.
This R&D project is funded by: Social Sciences and Humanities Research Council of
Canada (SSHRC) Innovation on the New Economy: Collaborative Research Initiatives
(http://www.sshrc.ca/web/apply/background/ine_about_e.asp) on Nov. 2002, a 4-year grant
of C$2.56 Million was awarded to research Cybercartographic theory and practice, and the
project formally started 01/2003 PI – Dr. D.R. Fraser Taylor, Chancellor’s Professor and
Director of the Geomatics and Cartographic Research Centre.
1
The Cybercartographic Atlas of Canada’s Trade with the World (CTW)
The CTW is part of the Cybercartography and the New Economy (http://gcrc.carleton.ca).
Canada depends on Trade for its economic and social sustainability. The CTW aims to
provide a rich assortment of trade information in the form of maps, graphs, and tables within
a series of chapters that will illustrate how trade works, special case studies, and especially
why trade is important to national and global issues. The focus is to provide information
about Canada's history as a global trading partner with many industrialized and developing
nations, as well as focus on current and future trends in trade. The data are at three nested
scales, Canada and the World, the Continent of America, and with the US.
The primary target user base for the CTW is for educational purposes at the high school and
university level, it is anticipated that this atlas will also serve the general public and some
policy analysis. The CTW is being built with the use of open source mapping technologies
and interoperability standards.
The CTW Atlas will be hosted as part of the Atlas of Canada. Trade data and statistics are
provided by International Trade Division (ITD) at Statistics Canada.
186
The above image is a prototype example of provincial patterns of trade with the USd.
The Trade Atlas Content Development team: Lead – Brian Eddy, Dale Powell, Ilka Guttler,
Oksana Pidafula, Charlene Youssf, Darek Ciach, Ken Pawlil, Francis MacDonnell, with User
Interface Design and User Needs Analysis being conducted by the Human Oriented
Technology Laboratory (HOTLab) (http://www.carleton.ca/hotlab/index.html).
187
2
The Cybercartographic Atlas of Antarctica
The Cybercartographic Atlas of Antarctica Project (http://www.carleton.ca/gcrc/caap/) aims
to develop an on-line atlas portraying, exploring and communicating the complexities of the
Antarctic continent for education, research and policy purposes. The atlas will highlight the
global importance of Antarctica as the continent of science and peace.
Data from a number of international sources will be incorporated into the atlas. In
collaboration with experts from different fields of science, these data will be used to develop
theme specific modules for use by the general public and policy makers and to facilitate
knowledge sharing in multi-disciplinary science.
A number of modules are underdevelopment: Exploration; Territorial Claims; Treaty System;
Resource Management; Protecting the Antarctic Environment; Science in Antarctica; and
Tourism in Antarctica.
The above module on exploration was designed by Sebastien Caquard and Peter Pulsifer.
The Atlas Content Development team:
Lead – Peter Pulsifer, Birgit Woods, Sebastien Caquard, Xiuxia Liu, Yuchai Zhou, Amos
Hayes, JP Fiset, Avi Parush, with User Interface Design and User Needs Analysis - Human
Oriented Technology Laboratory (HOTLab) (http://www.carleton.ca/hotlab/index.html).
5. Canada's Leadership Role in Cutting Edge Research
Canada’s funding Councils are a potential model for other countries and need to be more
widely appreciated in Canada. These fund research of relevance to Canadian society and
industry as well as international issues. The agency & projects highlighted for the context of
this conference are:
188
3
Social Sciences and Humanities Research Council of Canada (SSHRC)
SSHRC (http://www.sshrc.ca/web/home_e.asp) is an arm's-length federal agency that
promotes and supports university-based research and training in the social sciences and
humanities. Created by an act of Parliament in 1977, SSHRC is governed by a 22member Council that reports to Parliament through the Minister of Industry.
SSHRC funded research fuels innovative thinking about real life issues, including the
economy, education, health care, the environment, immigration, globalization, language,
ethics, peace, security, human rights, law, poverty, mass communication, politics,
literature, addiction, pop culture, sexuality, religion, Aboriginal rights, the past, our future.
See:
o Initiative on the New Economy (INE)
o Major Collaborative Research Initiative (MCRI)
o Strategic Research Grants (SRG)
4
Projects of relevance in this context:
o
o
Cybercartography and the New Economy (http://gcrc.carleton.ca)
International Research on Permanent Authentic Records in Electronic
Systems (InterPARES 2) (http://www.interpares.org/)
6. Industry – Open Source Mapping
Open source mapping is a growing geomatics sector in Canada. The technology has come
along way. The Atlas of Canada uses open source technologies and as previously
discussed both the Cybercartographic Atlases will be built in open source wherever
possible. The objective is to develop tools to enable easy content creation, viewed on open
source browsers and with archiving in mind. In addition they will use Open Geospatial
Consortium interoperability standards and ISO.
A leading company in Canada is The DM Solutions Group
(http://www.dmsolutions.ca/solutions/tsunami.html) who conduct all of web-mapping
business using, developing and promoting open source technologies. DM Solutions Group
Inc. is the world’s leading provider of open source Web and desktop mapping solutions and
the industry leader in the development of open source mapping technology. The team at DM
Solutions Group works with organizations striving to achieve a professional look and feel
with custom Web mapping solutions. This is primarily accomplished by adopting and
developing MapServer, a leading open source Web mapping product. DM Solutions is
responsible for the addition of many key enhancements since 2000, and has become the
world's largest contributor to MapServer.
They are the largest such geomatics company in the world. They have work with: Health
Canada, Environment Canada, Natural Resources Canada, Lignum Forestry, The Atlas of
Canada, GCRC, GeoConnections, CIET International, Refractions Research, and GeoSoft,
to name a few.
One of their latest contributions was the Tsunami Mapping project
(http://www.dmsolutions.ca/solutions/tsunami.html).
189
7. GI and Civil Society
Currently few civil society organizations in Canada work with geospatial information as the
cost for data, technology and human resources is very prohibitive, as previously discussed.
The environmental movement in Canada has made some important contributions as has the
Social Planning Network of Ontario (SPNO) (http://www.spno.ca/projects.html) with its
Social Data Consortium.
1 Social Planning Network of Ontario Social Data Consortium –
The Consortium has 15 member social and community development organizations in
Ontario under the leadership of Community Development Halton (CDH). The Consortium
has purchased computer equipment, GIS software, and data (Census, street/boundary
files…). In addition they have retained a training coordinator to assist all the members.
Each of the individual organizations has its own mandates but is connected in the cause of
effecting change on social policies, conditions, and issues.
The Consortium: “provides members with capacity in spatial analysis and research to build
and strengthen communities”. The Social Data Consortium Progress to date:
1. All members received GIS training.
2. Increased awareness of potential GIS applications.
3. Majority members are using GIS in their work and some are seeking new “business”
opportunities.
4. Ongoing delivery of GIS workshops and development of resource materials.
Members are sharing their mapping experiences and lessons learned and examples are:
1
2
3
4
5
Conduct needs assessments of service delivery plans of community legal services;
Identify needed health care services of the “Out of the Cold” programs;
Support “Incomes and Poverty” reports;
Compare food bank points of service with low income area;
Planning for branch library development.
190
Challenges:
1
2
3
4
5
Variation in GIS competence among members;
More cartographic training to produce “meaningful” maps;
Many members lack dedicated GIS staff;
Turnover of trained GIS staff;
Cost to acquire customized Census data prohibitive.
Opportunities:
1
2
3
4
Continue to gain acceptance and support from members’ clients by demonstrating
the benefits of GIS in providing answers to social questions of importance;
Market GIS to other social service providers/ agencies as well as potential funders;
Facilitate broad community access to data and mapping capacity;
Build strong business case to acquire more powerful GIS software (e.g. Spatial
Analyst, Network Analyst).
For additional Information: Please contact: Ted Hildebrandt, Senior Social Planner,
Community Development Halton, [email protected], Web: www.cdhalton.ca,
www.volunteerhalton.ca.
8. Challenges for an Information Society
1
Data Accessibility:
o Cost Recovery impedes access to data for Civil Society organizations and the
general public (e.g., Statistics Canada);
o The DLI only includes Universities (not schools, or Non for Profit
Organizations, public libraries and archives).
191
2
Scale:
o Framework data are national scale only; there are currently very few publicly
available provincial, city, municipal and rural area framework data sets.
o Need cost free provincial, city and community scale social, cultural, heritage,
health, economic, and environmental data.
3
Cost:
o Software, data and Human Resources are expensive.
4
Research Funding:
o Funding for Non-Government Organizations (NGOs)/civil society
organizations to use geospatial information for research (e.g., social planning,
community mapping, environmental groups, critical globalization, gender,
culture, etc.) is scarce. Few funding agencies comprehend the need and
benefits for data acquisition and use for social sector organizations, let alone
the use of geospatial information.
o NGO funding in Canada comes primarily from government and very little core
organizational funding is available for advocacy research. In addition, taking
a critical stance against one’s funding agency is not always promoted nor
welcome.
o NGO funding also comes from gambling institutions such as the Trillium
foundations, however, taking resources from an agency that supports a social
problem to resolve another has serious ethical implications. Further,
research on topics related to gambling are discouraged under this scheme.
o Research funding primarily goes to universities and very little to NGOS
although the CURA (Community-University Research Association –
http://www.sshrc.ca/web/apply/background/cura2001_backgrounder_e.pdf)
funded by SSHRC is a good start.
5
Archiving:
o Canada does not have a Digital Data Archive, a Science Data Archives, nor
is Canada Funded Research archived. This means that we may not have
access to the information and raw data we have created and collected in the
last few decades nor the information and raw data we are currently creating
and collecting. This is a serious knowledge based economy and information
society gap that needs to be further investigated.
192
MODÈLE DE COLLECTIVITÉ INGÉNIEUSE DE LA PÉNINSULE ACADIENNE (CIPA)
« UN PROJET DE SOCIÉTÉ EN ACTION»
Denis Poirier
Directeur des services Internet et Intranet
Collectivités ingénieuses de la Péninsule acadienne (CIPA) Inc.
1. Contexte
Industrie Canada lançait, en 1999, une compétition nationale en vue de créer 12
Collectivités ingénieuses à l’échelle du pays. Ce nouveau programme s’ajoutait à toute une
gamme d’initiatives visant à faire du Canada « le pays le plus branché au monde ». Le
groupe d’experts constitué pour articuler le concept des collectivités ingénieuses
canadiennes définissait sa vision de la façon suivante : « Le but de toutes les collectivités
qui poursuivent un programme de ce genre devrait être la transformation des processus
socioéconomiques et technologiques, plutôt que des améliorations superficielles dans l’offre
de services et la diffusion de l’information aux citoyens ».
Devant une telle opportunité, la Péninsule acadienne (PA) a décidé de tenter sa chance et
de participer à la compétition. Pour ce faire, elle mettait sur pied une coalition d’au-delà de
70 partenaires communautaires, municipaux et du secteur privé qui se sont mobilisés et
engagés formellement à supporter la démarche. Cette coalition a mis en place une
corporation sans but lucratif appelée la Collectivité ingénieuse de la Péninsule acadienne
(CIPA) inc. et a déposé une proposition de projet intitulée « La Péninsule acadienne : Le
Village global francophone, au cœur de la coopération internationale ». Il s’agissait
d’un projet ambitieux pour une communauté rurale de 57 000 habitants répartie sur 2 825
km2 et constituée de quatre petites villes, dix villages et de 47 districts de services locaux.
Au printemps de l’an 2000, le ministre responsable d’Industrie Canada informait la région
que son projet était retenu à titre du projet de Collectivité ingénieuse pour la province du
Nouveau-Brunswick. Dans sa lettre, il affirmait ce qui suit : « Il s’agit d’une réalisation
remarquable dont vous pouvez être fiers. Vous avez été choisis pour devenir un centre de
compétences de calibre international pour l’intégration des technologies de l’information et
des communications dans la vie communautaire. Votre collectivité contribuera à établir la
norme d’excellence à laquelle aspireront d’autres collectivités canadiennes et étrangères ».
Fière d’une telle réussite et appuyée d’un support politique et financier, la CIPA se mettait
résolument à l’œuvre afin de devenir un chef de file de calibre international en matière de
renforcement des capacités des communautés à utiliser les TIC à des fins de
développement rural durable.
2. Principes directeurs du modèle
Le modèle a été développé à partir de quelques principes directeurs fondamentaux. À la
base, l’initiative a été articulée autour de l’objectif de favoriser l’entrée de la Péninsule
acadienne dans l’ère du savoir et des technologies de l’information et des communications.
Pour ce faire, elle s’est engagée dans une démarche à caractère holistique axée sur la mise
en interaction d’un ensemble de mécanismes d’engagement de la communauté appuyée
d’applications et de services ingénieux susceptibles d’initier des transformations sociales et
économiques en profondeur. Les activités de développement ont touché les secteurs de
l’économie, de l’éducation, de la santé, de la gouvernance et de la société civile. La mise à
193
l’essai des différentes composantes du modèle a été effectuée au niveau régional,
provincial, national ainsi qu’à l’échelle internationale.
La démarche a également été conçue dans l’optique de renforcer les capacités de la
communauté à utiliser de manière novatrice les technologies de l’information et des
communications comme outil de support au développement rural durable dans les différents
secteurs d’activités de la communauté. Ce processus a été réalisé sous le signe de
l’engagement et la prise en charge de l’exercice par la communauté.
Sous un autre angle, il est à noter que le modèle a été conçu pour être transférable à
d’autres communautés. Sa flexibilité en fait un outil facilement adaptable aux besoins et aux
réalités sociales, économiques et culturelles des communautés désireuses d’utiliser les TIC
à des fins de développement. Cette approche a été adoptée afin de favoriser le
rayonnement national et international de la CIPA.
En dernière analyse, il est permis d’affirmer que l’intention fondamentale a été de proposer
un « projet de société » visant à favoriser des transformations en profondeur de la
Péninsule acadienne, en vue de lui permettre d’affronter le nouveau millénaire avec
confiance et conviction, en plus de lui assurer un positionnement compétitif dans le contexte
de la mondialisation des marchés et du village global.
3. Réalisation
La CIPA a développé un modèle novateur, exportable et de calibre international de
renforcement des capacités des communautés à utiliser les technologies de l’information et
des communications (TIC) à des fins de développement rural durable.
194
4. Composantes du modèle
Le modèle est constitué de différentes composantes et la suite en fournit une description
sommaire soit :
1
Gouvernance et mécanismes d’engagement de la communauté :
La prise en charge de la démarche par la communauté a été au cœur du processus
de développement du modèle. Il s’agit d’une démarche « par et pour la
communauté ». Les succès obtenus sont directement reliés à l’engagement proactif
et soutenu des différents secteurs vis-à-vis le projet de la CIPA. Ceci s’est manifesté
grâce au Conseil d’administration composé de seize (16) organismes représentatifs
des principaux secteurs d’activités de la communauté et d’un comité exécutif
composé de cinq (5) membres. À noter également la mise en place de 9 Comités
consultatifs sectoriels regroupant au-delà de trois cents (300) intervenants qui ont
prêté main forte à la CIPA dans le développement et la mise à l’essai du modèle.
2 Centre de convergence des applications en TIC
La CIPA a mis en place un centre de convergence des applications en TIC. La raison
d’être d’une telle infrastructure est de centraliser à la même enseigne toute une série
de plateformes convergentes capables de supporter de façon efficace et sécuritaire
les différentes applications et services ingénieux constituant le modèle. Les
principales composantes du Centre de convergence sont les suivantes :
o
o
o
o
o
o
Modèle de Base de données Intégrée Régional (MBDIR)
Services d’hébergement d’applications web
Services de courrier électronique
Services de collaboration en ligne (Intranet & Réunion en ligne)
Services de géomatique et fusion spatiale
Services d’analyse, de support technique et de consultation
3 Infrastructures de connectivité Internet
La CIPA a été mandatée par le gouvernement du Nouveau-Brunswick à titre de
« champion communautaire » pour piloter une opération d’envergure pour
l’ensemble de la province concernant le déploiement des services à large bande
dans les régions rurales de la province. L’opération a été couronnée d’un franc
succès et les communautés rurales du Nouveau-Brunswick, dans une proportion
d’au-delà de 90 %, seront desservies par un service d’accès rapide à Internet dès
décembre 2005. Ceci améliorera de façon significative l’efficacité des différents
réseaux d’accès de la CIPA :
o
o
o
o
o
o
Réseau de 27 Centres d’accès communautaire
Réseau de 5 Centres de formation et d’apprentissage communautaire
Réseau de 30 bornes interactives
Réseau de 32 sites du « Programme d’accès aux services »
Réseau de 5 sites de vidéoconférence
Réseau de 200 sites du programme « Web pour tous »
195
4 Recherche et évaluation
Depuis les tout débuts, les activités de la CIPA ont essentiellement été réalisées
sous un mode de recherche et de développement grâce à un processus structuré
d’analyse, de développement, d’expérimentation et de mise à l’essai de nouveaux
produits et services ingénieux. L’accent a également été mis sur la mesure et
l’évaluation de ces activités afin d’identifier et divulguer les meilleures pratiques, les
leçons apprises et le niveau d’atteinte des objectifs. Enfin, la CIPA a procédé à un
exercice de recherche visant à mesurer le niveau et les patrons d’utilisation des TIC
par la communauté des affaires de la Péninsule acadienne. C’est dans ce contexte
que la CIPA et le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations),
un centre de liaison et de transfert des savoirs et des savoir-faire du Québec, ont
entamé une démarche de collaboration afin de renforcer les capacités de la CIPA en
matière de recherche-action dans le secteur des TIC et d’exporter le savoir-faire de
la CIPA aux collectivités du Québec et d’ailleurs.
5. Applications et services ingénieux
Voici quelques applications et services ingénieux qui ont été développés et/ou mis à l’essai
par la CIPA à la suite du processus d’engagement des communautés d’intérêts :
1
Gestion-e
o
o
Intranet corporatif & Centre de documentation-e
Modèle de réunion & gestion de projet en ligne
2 Gouvernance-e
o
o
Intranet de collaboration municipale
Modèle de mesures d’urgence en ligne
3 Affaires-e
o
o
Services d’accompagnement aux affaires-e
Modèle de carrefour des affaires virtuel
4 Télé santé et mieux-être
o
CyberVillageSanté
Approche de guichet unique
5 Apprentissage en ligne
o
o
Modèle de centre de formation et d’apprentissage communautaire (CFAC)
Téléapprentissage / Vidéoconférence
6 Culture en ligne
o
Collaboration et partenariats avec différents acteurs de la société civile et le
secteur associatif
Modèle de portail communautaire
Toile mondiale acadienne en 3D
Cyber école en 3D
196
6. Perspectives
La CIPA a mis son modèle à l’essai sur une période de plus de 3 ans dans la Péninsule
acadienne. Certaines de ses composantes ont également été expérimentées à l’échelle
provinciale, nationale et internationale. Différentes leçons apprises et les meilleures
pratiques ont été identifiées et retenues.
En 2003, le projet a fait l’objet d’une évaluation extérieure. La firme d’experts Hickling
Arthurs Low, désignée par le gouvernement canadien, a tiré les conclusions suivantes :
« CIPA appears to have undertaken a risky strategy with potentially significant returns. If
the organization is successful in designing, developing and deploying Smart Solutions that
attract and engage its citizens and businesses, it will have achieved what many others, in
the public and private sector alike, have failed to do. If successful, there is a potential for
the creation of a world class centre of excellence in fostering rural development through
information and communications technologies ».
En effet, le modèle a depuis suscité l’intérêt de divers organismes à l’échelle internationale
tels :
1
2
3
4
5
6
Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
Agence intergouvernementale de la francophonie (AIF)
Agence internationale des maires francophones (AIMF)
Burkina-Faso
Ville de Ouagadougou au Burkina-Faso
Ville de Dakar au Sénégal
C’est également dans ce contexte que la CIPA a entrepris des démarches afin de déployer
un réseau de Collectivités ingénieuses, en collaboration avec les autres régions rurales du
Nouveau-Brunswick. L’objectif est de transférer le modèle de Collectivité ingénieuse
développé par la CIPA aux onze (11) régions rurales de la province et de les relier par le
réseau virtuel « Smart NB Ingénieux ».
En conclusion, il est maintenant permis d’affirmer que le modèle a maintenant atteint le
niveau d’excellence de calibre international qu’on lui avait prévu. Il est transférable et
exportable tant à l’échelle nationale qu’internationale. Il constitue un ajout novateur à
l’éventail des expertises canadiennes en matière de renforcement des communautés à
utiliser les TIC dans leur développement.
7. Recommandations
La CIPA recommande que le Modèle de Collectivité ingénieuse de la Péninsule
acadienne (CIPA) qu’elle a développé soit retenu par le gouvernement canadien et intégré à
ses initiatives et politiques futures à titre d’outil de support en matière de renforcement des
capacités des communautés rurales à utiliser les TIC dans leur développement durable. Elle
souhaite également que son modèle fasse partie du rapport que le Canada préparera pour
le Sommet de Tunis.
197
POUR UN VÉRITABLE PLAN D’USAGE DES TIC AU SERVICE DE LA SOCIÉTÉ :
ACCÉLÉRER L’INNOVATION ET LES TRANSFORMATIONS
SOCIO-ORGANISATIONELLES
Monique Charbonneau
Présidente-directrice générale du CEFRIO
Dans un premier temps, permettez-moi de remercier la Commission canadienne de
l’UNESCO d’offrir cette tribune privilégiée au Centre francophone d’informatisation des
organisations (CEFRIO).
La question posée est vaste : Dans quels domaines le Canada est-il un chef de file et dans
quels domaines doit-il investir au service de la société de l’information ? La réponse est
simple et complexe à la fois. L’enjeu que posent les technologies de l’information et de la
communication (TIC) et les nouveaux usages d’Internet ne nous convient pas à choisir entre
les secteurs d’application, comme la santé ou l’éducation, la culture ou la démocratie en
ligne. Notre regard doit plutôt porter sur l’ensemble des secteurs qui composent le
fonctionnement d’une société. Je proposerai donc un regard typiquement CEFRIO, puisque,
depuis près de 20 ans, le CEFRIO examine comment nos sociétés peuvent mieux
s’approprier les TIC pour améliorer le bien-être de leur population et la performance de leurs
organisations.
La priorité : des usages multipliés
En effet, je suis convaincue que c’est d’abord l’usage des TIC qui devrait retenir notre
attention aujourd’hui, un usage qui se répercuterait dans toutes les sphères d’activités : le
milieu des affaires et des entreprises, le monde communautaire, les services publics et les
institutions politiques aux niveaux municipal, provincial et fédéral, les milieux de l’éducation
et de la santé, et les milieux de la recherche.
Vous me direz que c’est déjà le cas, que les TIC ont envahi toutes les sphères de la société
depuis 30 ans et que bien des choses ont changé depuis la naissance de l’informatique. Et
vous aurez raison, car en effet les grands systèmes de gestion des années 60, la microinformatique des années 80 et plus récemment le réseau Internet, ont modifié nos façons de
travailler et ont amélioré l’efficacité de nos institutions.
Toutefois, avec le déploiement des infrastructures haute-vitesse, de la fibre optique et de la
connectivité, un nouvel environnement prend forme, de nouveaux usages sont maintenant
possibles. Beaucoup d’efforts et d’investissements ont été consacrés à stimuler ces
infrastructures depuis 10 ans, grâce à la vision d’acteurs comme CANARIE, Industrie
Canada et des entreprises d’ici, qui ont permis au Canada de bâtir les nouveaux réseaux
électroniques du 21e siècle.
Au Québec, l’initiative Villages branchés du ministère de l’Éducation va assurer à toutes les
régions une infrastructure de pointe, pour rejoindre non seulement les écoles, mais aussi les
municipalités, les institutions et entreprises locales. D’ici 2006, tout le monde bénéficiera
d’un accès rapide à cette vaste autoroute de l’information.
Nous avons donc investi massivement et collectivement dans ces autoroutes qu’on ne voit
pas, qui demeurent invisibles, mais qui, pourtant, ont requis des sommes énormes pour se
198
déployer. La question qui nous préoccupe aujourd’hui est la suivante : que ferons-nous avec
la connectivité et au bénéfice de qui servira-t-elle ? C’est là une question urgente. Le
CEFRIO y travaille depuis des années, et j’aimerais partager avec vous l’expertise que nous
avons développée dans des projets d’expérimentation.
Des usages qui provoquent une certaine rupture avec le passé
Un chercheur américain du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Eryk Brynjolfsson,
déclarait récemment : « Pour chaque dollar investi dans l’acquisition de technologies, les
entreprises doivent s’attendre à en affecter 9 $ au développement de leur capital
organisationnel et humain ».
Alors que les premiers systèmes de gestion informatisés des années 60 ont permis aux
États modernes et à leurs services publics de se développer, on constate 40 ans plus tard
que la connectivité suppose aujourd’hui un nouveau paradigme dans le développement des
organisations et des institutions qui n’ont pas encore atteint leur plein potentiel.
En effet, on observe que toutes les applications dont on rêve depuis quelques années ne se
situent pas forcément en continuité avec les manières de faire auxquelles nous sommes
habitués. La télémédecine, le gouvernement en ligne, la cyberdémocratie, le commerce
électronique, le télétravail, pour n’en nommer que quelques-unes, ne livreront leurs
promesses – mieux-être, meilleur service, économies d’échelle, fiabilité, etc. – qu’à la
condition où l’on accepte de transformer les pratiques actuelles. Car pour tirer profit des
TIC, nous savons aujourd’hui qu’il est requis de modifier souvent en profondeur les façons
de fonctionner. Et c’est ce qui est le plus difficile, car on se heurte aux acquis, aux
« patrimoines » organisationnels, à la culture des milieux, bref au noyau dur qui fonde nos
façons de faire actuelles.
Les initiatives du CEFRIO en télémédecine illustrent fort bien cet état de fait. Nous avons
mené une expérimentation il y a quelques années dans une quinzaine d’hôpitaux de l’Est du
Québec, visant à comprendre les impacts de la télémédecine auprès d’enfants nécessitant
des interventions spécialisées en cardiologie. Avec une équipe de chercheurs universitaires,
nous avons observé et analysé comment la télémédecine pouvait s’implanter et améliorer la
qualité de vie de ces jeunes patients. Tant les pratiques professionnelles des médecins,
infirmières, techniciens que l’organisation des services et des transports ont fait l’objet d’une
attention minutieuse.
Cette expérience nous a montré comment le système sociosanitaire au Québec doit se
transformer pour intégrer la télémédecine. Ce n’est pas la technologie qui pose problème,
mais bien les réalités du système, comme les pratiques de rémunération des
professionnels, la protection des renseignements personnels et la responsabilité médicale.
L’implantation à plus large échelle de la télémédecine requerra beaucoup de courage chez
les décideurs du système sociosanitaire, car elle vient bousculer l’organisation du système.
Pourtant, avec la connectivité qui se déploie partout au Canada, plus que jamais le terrain
est prêt pour introduire ces pratiques nouvelles dans les établissements de santé, au
bénéfice de la population. Au-delà de l’innovation technologique, on constate déjà
l’importance de l’innovation sociale.
Dans le milieu des entreprises, l’utilisation des TIC et de la connectivité suppose également
un changement de pratiques d’affaires et de processus. Les portails, la e-collaboration, les
communautés de pratique virtuelles, le commerce électronique, qui sont tous des moyens
199
nouveaux pour favoriser les affaires, bousculent aussi nos manières de fonctionner. Il ne
s’agit pas ici de plaquer des logiciels du jour au lendemain en pensant que tout va changer
automatiquement.
On a expérimenté au CEFRIO plusieurs de ces moyens, dans toutes sortes
d’environnements d’affaires, par exemple chez les producteurs agricoles, les PME du
secteur du métal, les firmes de comptables agréés, de grandes entreprises en pétrochimie,
en énergie et en finances. On a constaté la difficulté que posent la gestion du changement
et la rupture avec les pratiques établies. Les gestionnaires sont au premier chef interpellés,
ils doivent gérer ce changement dans toute sa complexité pour qu’apparaissent les
bénéfices des TIC. Qui plus est, on a vu l’importance que les associations industrielles et
les ordres professionnels peuvent jouer pour accélérer l’usage des TIC. Les entreprises
deviennent de plus en plus interdépendantes, elles doivent s’allier à d’autres et ouvrir leurs
frontières naturelles.
Avec une connectivité suffisante dans l’ensemble des régions du Canada, les entreprises
peuvent véritablement concrétiser ces nouvelles pratiques d’affaires, certaines ont déjà
amorcé le processus et améliorent par conséquent leur performance globale. Les PME, plus
particulièrement, ne tirent pas encore pleinement profit des TIC, leur réalité propre (taille,
manque de ressources humaines et financières, etc.) les rend moins perméables à
l’implantation des TIC. C’est pourtant ici que se jouera aussi le retour sur investissement de
la connectivité : les PME, au Canada comme ailleurs, doivent capitaliser sur les TIC et
trouver le moyen de dépasser le stade artisanal. L’actualité de la dernière année en
témoigne, à voir le nombre de PME qui ne survivent pas à l’ouverture des marchés et aux
nouvelles règles du jeu à l’échelle mondiale.
Une connectivité à optimiser par les usages
Bref, tant dans les réseaux publics que dans le monde industriel, la connectivité – et les
investissements publics que nous y avons consentis – crée une pression. Cette pression
n’est certainement pas suffisante à ce jour, mais elle va davantage se manifester au fur et à
mesure que les citoyens et leurs représentants prendront conscience de l’existence de ces
réseaux haute vitesse qui tapissent le paysage. Par exemple, les partenariats entre le
monde municipal et les commissions scolaires au Québec pour supporter les coûts de ces
réseaux demeurent fragiles. Les élus locaux devront répondre devant leur population quant
aux bénéfices réels de tels investissements, ce qui crée une pression importante sur le
monde scolaire et d’autres acteurs locaux pour utiliser intelligemment la connectivité.
Cela nous amène d’emblée à la question de la mise en œuvre des usages de la
connectivité. En effet, à partir du moment où on veut aller de l’avant dans un projet
d’appropriation des TIC, comment s’assurer de sa réussite ? Il n’est pas suffisant de vouloir
utiliser la connectivité à tout prix, ou développer des logiciels très sophistiqués utilisant la
haute vitesse, encore faut-il savoir à quelles fins et pour quelles raisons. On ne fait pas un
projet d’appropriation des TIC pour le simple plaisir de faire moderne. Les connaissances
acquises depuis 10 ans ne nous le permettent plus. Si on veut utiliser les TIC, c’est d’abord
parce qu’elles constituent un moyen pour favoriser autre chose, un objectif attendu qui est
perçu légitime chez les acteurs que ce changement va toucher. Pour un État, il s’agit
ultimement d’améliorer le bien-être de sa population et la compétitivité de ses entreprises.
200
Gérer et valoriser le processus d’innovation
Dans ce contexte, le CEFRIO estime que c’est la gestion du processus d’innovation qui
commande un soin particulier. Quand on souhaite mettre à profit la télémédecine, le elearning, le gouvernement électronique, etc., il est requis de mettre en branle une stratégie
de changement qui supporte la démarche. Au CEFRIO, nous avons vécu sur le terrain de
telles stratégies de changement et avons pu observer quelques conditions clés de réussite.
Car l’objectif de l’appropriation des TIC et des usages de la connectivité est de faire en sorte
que le changement s’imprègne véritablement dans les façons de faire nouvelles. La priorité
aux nouveaux usages, partout au Canada, suppose donc aussi qu’on accorde une priorité à
la manière de mener les changements et qu’on mette en place les conditions nécessaires.
Cela est d’autant plus crucial que, lorsqu’il s’agit des réseaux publics et parapublics, la
démographie et la crise des finances publiques nous obligent à trouver de nouvelles
solutions.
À titre d’exemple, nous expérimentons actuellement un projet, dans une quarantaine de
petites écoles de village, partout au Québec. L’objectif est d’éviter la fermeture de ces
petites écoles, car une école qui ferme, c’est tout un village qui décline. La connectivité rend
possible la mise en réseau de classes, d’enseignants et d’élèves qui vivent des situations
d’apprentissage tout à fait inédites. Ces écoles sont petites, menacées de fermeture, sans
ressources. Qui plus est, les enseignants y sont jeunes et désireux de les quitter, bien
souvent, pour un milieu plus riche en ressources. Le projet donne l’occasion à ces écoles
d’ouvrir leurs frontières, d’augmenter les interactions entre enseignants et élèves, bref
d’améliorer l’environnement éducatif global. Grâce à la connectivité et à ses outils, l’école
de village peut tout à coup accroître ses moyens afin de favoriser la motivation des
enseignants et des élèves, voire améliorer la réussite scolaire. Les effets d’un tel projet sont
majeurs. Pour les commissions scolaires, la mise en réseau des petites écoles permet de
réorganiser les services sur le territoire, d’optimiser, par exemple, les ressources
spécialisées qui ont à couvrir un grand territoire. Pour les municipalités et les institutions
locales, ça peut signifier la rétention du personnel enseignant, la consolidation du rôle de
l’école et sa viabilité à plus long terme, au bénéfice de toute la population. La connectivité
devient donc ici un outil de développement socio-économique.
Pour des formes nouvelles d’encadrement de l’innovation
Mais comment un tel processus de changement peut-il se mettre en branle et réussir ?
Quelles approches de gestion peuvent y contribuer ?
Dans le cas du projet des écoles de village, le CEFRIO a encadré l’expérience dans une
structure de gestion à trois niveaux. D’abord au niveau décisionnel du ministère de
l’Éducation, alors que plusieurs sous-ministres de l’Éducation et le ministère responsable du
Développement économique et régional forment le comité directeur. Puis, au niveau des
structures régionales scolaires, en donnant aux commissions scolaires participant au projet
un rôle, un budget et des responsabilités dans la mise en œuvre du projet. Enfin, au niveau
de l’école, où le corps enseignant et les parents sont sollicités pour que le projet se réalise
dans un cadre précis et un échéancier serré. Le CEFRIO, qui assure la coordination du
projet, met un soin particulier, avec son équipe de recherche, aux articulations entre ces
trois niveaux. Il faut retenir ici que le niveau politique est essentiel dans un tel processus de
changement et que le rassemblement des acteurs à tous les niveaux doit être favorisé.
Précisons également que le CEFRIO documente actuellement l’avenir, examine comment le
système d’éducation pourra implanter le même modèle à plus large échelle.
201
En somme, pour réussir un tel projet, on doit tenir compte de toutes les dimensions de la
mise en réseau des écoles de village, dans une perspectives systémique : les pratiques
pédagogiques, la réussite des élèves, l’organisation des services, le développement
professionnel des enseignants, le rôle de l’école dans sa communauté, les nouvelles
avenues de gouvernance pour le ministère de l’Éducation. La connectivité devient le fer de
lance d’un changement en profondeur dans les façons de faire. Sans un tel processus de
gestion et de valorisation de l’innovation, les initiatives resteraient fragiles, il serait difficile
de les institutionnaliser par la suite, et il est probable que les changements ne résisteraient
pas aux réalités culturelles du milieu. Les nouveaux usages de la connectivité requièrent
donc qu’on mette en place des initiatives suffisamment d’envergure pour qu’elles génèrent
les effets attendus.
Dans le domaine de la santé, le CEFRIO a expérimenté récemment un nouveau modèle de
prestation de services pour un Centre local de services communautaires (CLSC) situé en
région semi-urbaine. Les professionnels de la santé travaillant en soins à domicile auprès
de personnes âgées ont été conviés à transformer leurs façons de travailler, à l’aide d’un
portable et d’outils de mobilité. Une nouvelle approche de gestion de l’information sur la
clientèle a été prévue, facilitant ainsi pour ces travailleurs la gestion de leur temps. S’il ne
fallait retenir qu’un résultat de ce projet, signalons que les professionnels ont affirmé pouvoir
traiter davantage de patients dans une journée. Un débat houleux pourrait s’ouvrir sur ce
point, on entend déjà certaines corporations s’indigner du fait que les TIC représentent un
asservissement de plus pour les travailleurs déjà pressés comme des citrons dans le
système de santé. Soit, il faut s’attendre à ce type de débat. Mais pour la population, le
point de vue sera bien différent, car il s’agit au bout du compte de l’amélioration des
services. Au-delà du dossier informatisé du patient, un travail important de conviction
auprès des professionnels de la santé et des services sociaux reste à faire.
Dans le cas également du projet du CSLC, une approche de gestion de l’innovation a été
mise en œuvre pour encadrer et soutenir toute la démarche. Comme c’est généralement le
cas dans les projets du CEFRIO, des chercheurs universitaires ont participé au projet, des
comités de gestion ont été mis en place, des transferts de connaissances ont été organisés
tout au long du projet et le tout a été documenté. Les autorités de la santé (dont Santé
Canada qui a financé ce projet jumelé avec un projet semblable au Manitoba, ainsi que le
ministère québécois de la Santé et des Services sociaux) ont suivi de près l’évolution du
projet et envisagent de répercuter ce modèle dans d’autres territoires.
Dans un autre registre, le CEFRIO a initié, il y a trois ans, un projet d’envergure, réunissant
une vingtaine d’organisations privées et publiques, autour du thème des communautés de
pratique à l’ère d’Internet. Chaque organisation participante mettait en branle sa propre
communauté de pratique et bénéficiait du soutien d’un coach fourni par le CEFRIO. Il s’agit
ici de la plus grande initiative connue en matière de communautés de pratique au Canada.
L’équipe (chercheurs et praticiens) du CEFRIO réunissait des chercheurs universitaires
canadiens, américains et français, des experts en partage des savoirs et des animateurs de
communautés de pratique. Tout au cours du projet, les organisations participantes ont pu
échanger, comprendre les conditions de réussite des communautés de pratique et
bénéficier d’un savoir exceptionnel fourni par l’équipe du CEFRIO. Le processus
d’innovation a donc été géré au moyen d’une démarche d’accompagnement et de suivi de
chaque organisation participante, dans une approche où le collectif était privilégié. Il nous
apparaît que cette approche des communautés de pratique est très pertinente pour
favoriser un meilleur partage de connaissances entre les pays du Nord et du Sud. De plus,
202
ce projet aura permis de publier un Guide sur les communautés de pratique et de tenir un
colloque international à Québec sur le thème du partage des connaissances, favorisant
ainsi la valorisation des communautés de pratique.
Ce projet illustre encore ici les prérequis de l’innovation lorsqu’il s’agit d’introduire de
nouvelles façons de faire. En réunissant plusieurs organisations désireuses d’innover,
lesquelles acceptaient de se soumettre à un encadrement venu de l’extérieur, il devenait
ainsi possible de documenter comment se concrétise l’appropriation des TIC. En effet, pour
accroître les nouveaux usages de la connectivité, il nous faut des modèles, des histoires
vécues, des cas exemplaires pour stimuler nos imaginaires. Les projets collectifs sont de
bons véhicules pour accroître les connaissances sur un phénomène nouveau et assurer par
la suite la diffusion de ce qu’on y a appris collectivement. Le CEFRIO a développé au fil des
ans une expertise inédite dans la gestion de ce type d’initiative et dans le transfert des
résultats.
Quelques conditions clés pour favoriser l’innovation
Avant de conclure, j’aimerais proposer quelques conditions clés pour favoriser l’innovation
ainsi que quelques grands enjeux pour l’avenir.
S’il est urgent d’optimiser la connectivité, il l’est tout autant de prendre un soin particulier à
la manière dont nous implantons ces nouveaux usages de la connectivité. Et on n’implante
pas la télémédecine de la même manière que la e-collaboration dans les PME industrielles
ou dans les écoles. C’est pourquoi un véritable plan d’usage des TIC au 21e siècle requiert
une démarche de gestion serrée quant aux modalités de mise en œuvre du changement.
Au cours des dernières années, le CEFRIO a pu expérimenter sur le terrain les facteurs qui
favorisent l’innovation sociale et organisationnelle et arrive à la conclusion que l’innovation
sociale et organisationnelle est essentielle à l’innovation technologique.
J’aimerais donc partager avec vous quelques pistes, qui pourraient s’avérer fort utiles dans
le cas où nous aurions à élaborer un plan d’usage et d’appropriation des TIC. Ces pistes
sont le fruit des expériences que nous avons eues dans des projets innovants et où l’usage
de la connectivité était requis. Il faut, selon le CEFRIO :
1
Reconnaître la priorité aux usages tout en misant sur la force du Canada en matière
de connectivité;
2
Rassembler les acteurs concernés, particulièrement les décideurs et les personnes
influentes du milieu visé;
3
Construire une démarche qui tient compte des besoins de chaque milieu en
favorisant des formes d’innovation qui répondent à ces besoins;
4
Privilégier des projets d’expérimentation avant de déployer à large échelle;
5
Documenter le processus d’innovation, au fur et à mesure, et partager cette
connaissance avec les acteurs sur le terrain et les décideurs. Cette façon de faire
permet de s’approprier le changement au fur et à mesure qu’on le vit, tout en
permettant un espace de réflexion et de dialogue.
203
Quelques enjeux pour l’avenir
1
Il faut selon nous accélérer l’innovation sociale et organisationnelle en matière de
nouveaux usages d’Internet et des TIC. Pour que le Canada capitalise sur les
infrastructures technologiques mises en place au cours des dernières années et qu’il
puisse partager ses connaissances sur le plan international, il lui faut véritablement un
plan qui mette les nouveaux usages à l’ordre du jour. C’est là un défi d’envergure, car
ces usages vont requérir de transformer les organisations, les institutions, la culture et
les mentalités. Nous avons là un programme d’action qui n’est pas facile, j’en conviens.
Mais il est indispensable pour concrétiser enfin la société de l’information.
2
Le biculturalisme, voire le multiculturalisme, canadien constitue une force peu
commune. L’importance de la diversité culturelle et linguistique n’est plus à démontrer,
et le Canada joue un rôle clé à cet égard sur la scène mondiale. Aussi, je crois
fermement que le « capital socioculturel » francophone au Canada doit être pris en
compte dans les usages des TIC et la société de l’information. Les expériences menées
autant par la Collectivité ingénieuse de la péninsule acadienne (CIPA) que le CEFRIO,
auprès des communautés francophones au Québec comme au Nouveau-Brunswick,
sont très innovatrices. Ces expertises pourraient avantageusement être valorisées
ailleurs dans la francophonie mondiale, de manière à faire du Canada un chef de file
dans l’innovation par les TIC.
3
La complexité du système canadien, par sa nature, son fonctionnement et ses
institutions, constitue également une force peu commune. Cette complexité nous oblige
à faire les choses autrement, à concilier des intérêts multiples. Deux langues officielles
bien sûr, mais surtout trois ordres de gouvernement (le fédéral, les provinces, les
municipalités), la géographie particulière et ses enjeux démographiques, la mixité de
plus en plus grande des cultures venues d’ailleurs. Toutes ces caractéristiques
constituent autant de défis à venir pour favoriser la société de l’information au bénéfice
de toutes les populations.
4
Dans ce contexte, le CEFRIO s’est donné des défis pour les cinq prochaines années.
Son regard et ses actions porteront plus particulièrement sur l’occupation du territoire au
moyen des TIC, sur le transfert intergénérationnel des savoirs, sur la collaboration
interpaliers de gouvernement et sur la compétitivité des entreprises pour une utilisation
optimale d’Internet et des TIC.
Pour nous, ces défis sont autant de pistes pour accroître la capacité du Canada à prendre
avec succès le virage, non pas des TIC, mais de l’usage des TIC. Et réussir dans ce
domaine passera inévitablement par une capacité à transférer les savoirs, à en assurer le
partage et à ouvrir des dialogues constructifs pour que les promesses ne soient pas vaines.
Le Canada peut et doit jouer un rôle de leader sur la scène mondiale. Il a l’avantage d’avoir
déjà mis en place les réseaux à large bande à peu près partout sur le territoire; il lui faut
désormais démocratiser intelligemment ces réseaux avec des usages utiles et novateurs.
C’est à cette tâche que nous continuerons d’œuvrer au CEFRIO et nous sommes disposés
à y travailler avec vous afin de bâtir un véritable plan d’usage des TIC au service de la
société !
204
IN YOUR LANGUAGE
Oliver Zielke
Executive Director, Web Networks
Koïchiro Matsuura has stated that each of the world's languages “is a unique response to
the human condition and each is a living heritage we should cherish.”
Introducing Web Networks’ system for multilingual communities on the web: “In Your
Language“.
A proven and affordable, off-the-shelf solution that enables your community and government
to work effectively online in multiple languages.
In Your Language is a web-based multilingual computing system that brings the power of
the Internet to the process of building community in diverse linguistic settings.
With In Your Language, your community can:
•Engage your members and save time and money by quickly publishing your documents
and resources online in a searchable archive;
•Ensure your audience can view syllabics with our glyph web server module;
•Utilize your current knowledge base by easily importing legacy data into our system; also
use your current web page design;
•Extend face to face meetings with interactive online collaboration tools;
•Receive donations and registration securely using our e-commerce facility.
•Get staff, members and citizens engaged quickly with in-person and online training and
support.
In Your Language is built using open standards, can scale to millions of users, and has
modules for directories, calendars, libraries, courses, slideshows, and news releases.
Case study: www.attavik.net
The Challenge: Help the Government and non- profit groups in Nunavut, Canada protect
and promote their rich culture and language.
The Solution: Web Networks installed and customized In Your Language for users in
Nunavut.
We trained municipal administrators and government staff in the system, providing them with
a complete multilingual web-based knowledge management and collaboration platform
functional in Inuktitut, English, French and Inuinnaqtun. See attavik.net for live, working
examples.
In Your Language: Information Literacy
Culturally based, animated personalities to catch and hold the attention of youth learners.
Integrates with recorded voice instructions. Deploys in low bandwidth / infrastructure
settings.
In the example at www.lctquicklearn.com a Somali speaking character, "Amina", explains
205
how to send an email.
End User Testimonial
"In the big picture, maintaining the viability of a language is a matter of making things
functional in the language. It is ultimately practical. Maintaining pride of language is a part of
pride of culture -- and mental health and wellness.
People whose first language is English make a lot of assumptions about communicating.
Having a Web site in two languages promotes clear communication. Visitors can crossreference to ensure they're getting it right.
The real effectiveness of a Web site is to transfer information and to stay up to date. It has
to be current all the time and solve problems for people.
"If we had to become Web site programmers and be able to write in code, we would have
never achieved the functionality that we have, or else we would have gone broke trying to
do it.”
Chuck Gihuly, Executive Director, Nunavut Municipal Training Organization
206
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Doug Robbins
Technologist at Smart Labrador
Doug Robbins
Technologist at Smart Labrador
Voici les commentaires faits par les
panélistes et les membres de l’auditoire
après la session. La discussion a porté sur le
modèle élaboré par les ONG pour assurer
leur durabilité.
Following are comments made by the
panelists and the audience after the session.
The discussion focused on the model
developed by NGOs to ensure their
sustainability.
Le travail de Web Networks s’effectue
désormais selon un modèle commercial.
Quand l’organisation n’a pas fait les choses
selon un modèle commercial, elle a échoué.
Certains participants ont été offusqués qu’on
ait demandé à des organisations sans but
lucratif d’agir comme des entreprises.
Certaines organisations NE DEVRAIENT
PAS avoir à adopter un modèle commercial.
Par exemple, les maisons d’hébergement
pour femmes battues, les organisations
sociales, etc. D’un autre côté, certains ont
exprimé des doutes sur le fonctionnement de
ces dernières. Un projet d’une durée de trois
ans a été réalisé, a produit des rapports, et a
été abandonné. Cet abandon a vu bien des
espoirs s’envoler. Le modèle commercial
assure que nous construisons une société
efficace. Certaines organisations sans but
lucratif manquent de « sens de l’urgence ».
The work of Web Networks is now done on a
business model. When the organization did
things not on a business model it failed.
Some participants said that they took offense
to non-profit organizations being required to
act as businesses. Some organizations
should NOT have to adopt a business
model. For examples, women's shelters,
social organizations, etc. On the other hand,
some expressed concerns about how these
project work -- a three year project done,
reported on, then dropped. That means
dashed hopes. The business model assures
we build a society that is effectual. Some
non-profit organizations lack a "sense of
urgency".
La présentation du plan de durabilité de
l’ACPIR a soulevé les commentaires
suivants : il traite du développement
d’aspects pratiques, de l’attribution de
contrats contre rémunération et de faire
travailler les gens. L’ACPIR peut agir à titre
de médiateur pour aider les communautés à
élaborer leurs besoins. On s’assoit avec les
représentants des communautés et on
développe des rapports de confiance.
Nous avons besoin d’organisations, comme
le CEFRIO et l’ACPIR, qui sont des
catalyseurs et unificateurs des
communautés et favorisent l’exportation des
modèles. Les ONG ont besoin de mieux
connaître les partenariats publics-privés et
207
About the sustainability plan presented by
CIPA, it was said that their business plan
was about developing practical aspects, to
do contracts for money and to put people to
work. CIPA can act as a mediator, to help
communities develop their needs. They sit
down with community representatives and
develop trust relationships.
We need organizations, such as CEFRIO
and CIPA, that are catalysts and unifier of
communities and that encourage model
exportation. The NGOs need to hear more
about public-private and community
partnerships. The Canadian government
financed health and education projects.
There was an important mobilization around
these projects that gave concrete results.
When financing stops, there is an expertise
and knowledge setback. It was also
mentioned that best practices in the
communautaires. Le gouvernement
canadien a financé des projets en santé et
en éducation. Il y a eu une mobilisation
importante autour de ces projets qui ont
produit des résultats concrets. Quand on
finance des arrêts, il y a un recul de
l’expertise et des connaissances. On a aussi
mentionné que les pratiques exemplaires
dans les communautés francophones ont
besoin d’une meilleure publicité car les
collectivités anglophones ne les connaissent
pas.
Le gouvernement devrait présenter les
meilleurs projets dans les communautés à
Tunis. Les Canadiens sont considérés
comme des innovateurs et leurs innovations
devraient être adaptées aux différents
contextes.
La discussion a aussi porté sur les données
gratuites. On a soulevé l’absence de plan
d’action officiel pour rendre les
renseignements géographiques gratuits pour
les municipalités. Certaines provinces sont
plus progressistes que d’autres, mais il n’y a
pas de plan national. Les gouvernements
devraient cesser d’exiger des frais pour des
données qui sont déjà payées par les taxes.
Toutes les données sur les renseignements
géographiques sont gratuites aux É.-U. Il
devrait donc y avoir une recommandation
pour que le Canada fasse de même.
Enfin, il y a eu une proposition pour inclure
une référence au document du Plan
d’action 21, Information pour la prise de
décision, chapitre 40, Sommet de la Terre –
Conférence des Nations Unies sur
l’environnement et le développement – Rio
1992, jusqu’au document du Sommet
mondial sur la société de l’information. On
peut trouver une version à jour du chapitre
dans le document Down to Earth,
Geographical Information for Sustainable
Development - Africa 2002, produit par la
National Academy of Sciences et présenté à
Johannesburg (Rio + 10).
208
Francophone communities need more
promotion because they are unknown from
the Anglophone communities.
The best community projects should be
presented in Tunis by the Government.
Canadians are considered innovators and
Canadian innovations should be adapted to
the different contexts.
The discussion also addressed free data. It
was said that there is no formal action plan
to make GI (Geographical Information) data
free for municipalities. Some provinces are
more progressive than others, but there is no
national plan. Governments should stop
charging for data paid by taxes already. All
GI data is free in the US, so there should be
a recommendation that Canada do the
same.
Finally, there was a proposition to include a
reference of the document entitled Agenda
21, Information for Decision-Making, Chapter
40 from the Earth Summit – United Nations
Conference on Environment and
Development – Rio 1992 to the WSIS
document. An updated version of the chapter
can be found in the Down to Earth
document, Geographical Information for
Sustainable Development- Africa 2002,
produced by the National Academy of
Science and submitted at Johannesburg (Rio
+ 10).
CHAPITRE IX : LE RÔLE DE LA SOCIÉTÉ
CIVILE DANS L’ÉDIFICATION D’UNE SOCIÉTÉ DE
L’INFORMATION GLOBALE
Quel est le rôle de la société civile
canadienne dans l’édification d’une société
de l’information globale? Les partenariats
entre le Canada et les pays en voie de
développement sont-ils couronnés de
succès? Pouvons-nous aller plus loin et
comment? Qu’en est-il du financement de la
société de l’information au Canada et dans
les pays en voie de développement? Ce sont
là quelques questions auxquelles les
panélistes à cette session ont tenté de
répondre. On a aussi présenté quelques
pratiques exemplaires qui se sont avérées
des plus positives au Canada et qui ont
maintenant un avenir prometteur hors du
territoire canadien.
Les conférenciers à cette session étaient :
Stéphane Roberge, associé de recherche,
Société de l’information au service du
développement, Direction générale des
programmes et des partenariats, Centre de
recherches pour le développement
international (CRDI); Mike Mooney, directeur
associé, Tele-Health and Education
Technology Resource Agency (TETRA),
Memorial University; Peter Frampton,
gestionnaire de développment de
programme de Learning Enrichment
Foundation et président de l’Association
nationale des Programmes d’accès
communautaire (Réseau PAC); Gareth R.
Shearman, président de Telecommunities
Canada; et Terri Willard, gestionnaire de
projets, Communication des connaissances,
Institut international pour le développement
durable.
La session était présidée par François-Pierre
Le Scouarnec, président de la Commission
sectorielle Culture, Communication et
Information à la Commission canadienne
pour l’UNESCO. Allison Hewlitt, agente
principale de programme, Bellanet
International, était le rapporteur de la
session.
209
CHAPTER IX: CIVIL SOCIETY’S ROLE IN
BUILDING A GLOBAL INFORMATION SOCIETY
What is civil society's role in building a global
information society? Are Canada's
partnerships with developing countries
successful? Can we go farther and how?
What about financing the information society
in Canada and in the developing world?
These are a few questions that the panellists
for this session attempted to answer. A few
best practices were also presented, including
practices that have been extremely effective
in Canada and which now have a future
outside Canada.
The speakers for this session were:
Stéphane Roberge, Research Fellow,
Information Society for Development
Program and Partnership Branch,
International Development Research Centre
(CRDI); Mike Mooney, Associate Director,
Tele-Health and Education Technology
Resource Agency (TETRA), Memorial
University; Peter Frampton, Manager,
Program Development, Learning Enrichment
Foundation and Chair of the National
Association of Community Access Programs
(CAP Network); Gareth R. Shearman,
President, Telecommunities Canada and
Terri Willard, Project Manager, Knowledge
Communication, International Institute for
Sustainable Development.
The session chair was François-Pierre Le
Scouarnec, Chair, Sectoral Commission,
Culture, Communication and Information
Canadian Commission for UNESCO. Allison
Hewlitt, Senior Program Officer, Bellanet
International, was the session rapporteur.
THE ICT 4D AGENDA BEYOND WSIS
Stéphane Roberge
Research Fellow, Information Society for Development Program and
Partnership Branch, International Development Research Centre (IDRC)
IDRC: 30 YEAR HISTORY OF SUPPORT FOR INFORMATION & KNOWLEDGE:
•
•
•
•
•
•
•
Established in 1970
Support Development of Research Capacity in the Developing World
Innovator and Leader in ICTs for Development
Federal “Corporation” – Board of Governors Appointed by Government
$100 million/annual budget for programs
335 Staff Worldwide (6 Regional Offices)
DFAIT Minister is Responsible
ICT4D ACTIVITIES AROUND THE WORLD
ICT4D RESEARCH THEMES
Equitable and sustainable access to information and to the use of ICTs for the benefit of the
society as a whole.
Developments in the information economy (sustainable livelihoods, building social capital):
Poverty reduction
People development
Partnerships
Economic opportunities
Networking
Learning and development
210
BROADENING THE ICT4D DIALOGUE
FROM THE MISSING LINK TO THE WSIS
1995: G7 Brussels Conference
2000: GK II
WSIS
1997: GK I
2001: UN ICT Task
Force
1989: ITU-D
2000: DOT Force
1996: ISAD, Midrand, SA
1984: Maitland
Report
1994: First WTDC
IMPORTANT ACHIEVEMENTS:
¾ New central role for countries from the South in shaping the ICT for Development
debate;
¾ From a techno-centric debate to a more human development and human-rights
based approach;
¾ WSIS paved the way for new ideas, new collaborations and new projects (ICT4D
Platform);
¾ Breakthrough in the participation of civil society and the private sector. Recognition
of the importance of multi-stakeholder partnerships.
KEY CHALLENGES :
¾ Despite years of efforts and micro-level impact evidence, ICTs are still not
recognized as a central tool for human development and poverty reduction
(mainstreaming issue):
- UN SG recent report “in Larger Freedom: towards development, Security, and
Human Rights for All” (March 2005);
¾ With notable exceptions, the benefits of ICTs has only reached a small segment of
elites in most developing countries (scaling up issue).
211
WHAT CAN BE DONE?
MEETING, SEPTEMBER 2003
•
To discuss how ICTs
can be used to reduce
poverty
•
30 experts world-wide
•
Speakers from
•
Indonesia
•
Uganda
•
Brazil
•
Bangladesh
•
Mozambique
•
India
•
Costa Rica
FIRST ADVICE
1. (Mainstreaming) Connecting ICT for Development, community development, gender,
livelihoods, education, and health organizations/practitioners internationally, regionally,
and within countries.
“ICT could get into a much more successful mode if it tries to form alliances with
political agitators and public reason advocates, the basic education people and the
gender expansion thing… that’s the direction I would suggest”.
Amartya Sen, Nobel Laureate in Economics, Harvard Forum, September 2003
BEST PRACTICE: ACCESS TO KNOWLEDGE:
¾ Access to Knowledge (A2K) Global Campaign (Development oriented agenda in IP);
¾
Broad-based coalition of consumer organizations (Cptech, Consumer International);
ICT practitioners (open source advocates); Think Tank (TWN, ICTSD); Education
organizations, and many others :
¾
Working together towards protecting and enhance the public domain and ensure
that ICTs effectively expands access to knowledge
SECOND ADVICE
2.
Scaling-up ICT4D initiatives through social investment and multi-stakeholder
partnerships (pooling of resources, knowledge, and expertise).
“ICT4D for the poor, therefore, will require not simply innovative experimentation, but
investment capital, social institutions and human leadership […] socially-driven
venture capital is needed to support ICT4D innovations to achieve scale of impact
among the poor ”.
Lincoln Chen, Harvard Forum, September 2003
212
BEST PRACTICE: INDIA – MISSION 2007
Mission 2007 – National Alliance “Every Village a Knowledge Centre”
¾ To provide affordable connectivity and appropriate content to every village in India by
August 15, 2007;
¾
Example of how an IDRC-funded project (Information Villages Research Project)
can be scaled up to build regional capacities.
¾
Led by MSSR Foundation, 28M support from government of India;
¾
More than 40 founding member institutions.
IN CONCLUSION:
¾ ICT for development NGOs and community organizations need to join forces with
other social movements so as to integrate their perspectives and work towards
common goals;
¾ Capitalize on emerging private sector social investment in ICT4D by forming
partnerships;
¾ Peer-to-peer knowledge networks (collaborate to innovate; beyond simple NorthSouth knowledge transfer);
¾ Need to engage in global networks to share rich Canadian experience in ICT for
Development (GKP, Open Spectrum, A2K, WDR).
213
BEST PRACTICES - THE TETRA PROJECT
Mike Mooney
Associate Director, Tele-Health and Education Technology Resource Agency (TETRA)
Memorial University, Saint John’s
Background
A number of factors came together in Newfoundland and Labrador in the 1970s to make it
an ideal location for projects utilizing distance delivery technologies. Early applications
centered on telemedicine – the use of communication and information technologies to
deliver health services, health education and exchange health information when distance
separates the participants.
A small population scattered over a large, rugged land mass; a harsh climate; a demand for
enhanced services (in health and education), the desire to demonstrate the capabilities of
new telecommunications technology; and an influential champion. Dr Maxwell House,
founder of the Telemedicine Centre at Memorial University of Newfoundland and Labrador
created a suitable environment in which to introduce distance delivery applications.
Since its beginnings, Memorial University has developed competence in delivering many
university programs at a distance. This tradition of distance education also contributed as a
background for the need of a services unit to conduct research and development into, and
facilitate the use of, information technology and telecommunications to urban, remote and
isolated areas. Hence, TETRA (Telemedicine Educational Technologies Resource Agency)
was created.
Although similar factors have been present in other locations, TETRA at Memorial was, and
continues to be set apart in that its activities have evolved and expanded continuously from
initial project stage to permanent services.
TETRA has been continuously involved in telemedicine and distance education activities,
enabling TETRA to provide consultation on issues such as network development,
technology integration, human resource training, instructional design and program delivery
at the community level.
Research and development is also a key element in service delivery, particularly in the
documentation and measurement of the effectiveness and assessment of service delivery
models.
Core services are multimedia application based - including audio, video and internet
conferencing that support varied applications with service delivery primarily through the use
of “real time conferencing” that includes the deployment of audio, video and web based
Information and Communication Technologies.
Service delivery in health, in education (at the high school and post secondary levels), in
community based activity, inclusive of government, such as social services, judicial, as well
as in the municipal and non- for- profit community group levels.
214
Projects
In 1976 – Memorial University, in conjunction with the federal Department of
Communications (DOC) embarked upon the first Telemedicine Project in Newfoundland and
Labrador. This was an experimental communications technology trail, using the Satellite
Hermes to provide one way video via satellite, and two way audio technologies, focused on:
continuing education for health care professionals; consultation services, the transmission of
medical data; and community health education.
During the next twenty-five plus years TETRA has developed or collaborated in over fifty
projects and programmes designed for delivery on the local, national and international level.
Programming related to high school and university distance education, programming
directed towards professional development, direct health care applications and educational
self-help.
A number of technology trials have been conducted from application to telecommunications,
from implementation of medical and educational workstations, to multimedia
telecommunication services for rural and remote areas.
A most recent and ongoing initiative being an International Central Americas Project
“Promoting Primary Health Care Nursing in Central America 2002/2008”
A Canadian International Development Agency (CIDA) funded initiative for El Salvador,
Guatemala, Honduras, and Nicaragua. Providing an opportunity for the Center for Nursing
Studies, and TETRA in Newfoundland, to extend their expertise in health, education and
development to the international community through distance/distributed learning. One of
the expected outcomes of this project include improving primary health care in these
countries by increasing the number of nurses available for employment in rural areas.
TETRA is a partner in the current Smart Labrador project, funded under the Smart
Communities Programme of Industry Canada. The telehealth component, of which, provides
telecommunication services to 14 rural health centres and community clinics in Labrador
(including a number of aboriginal communities). The telehealth service mix for Smart
Labrador includes video conference-based consultations, store and forward consultations,
Internet based Continuing Medical Education, nurse practitioner programmes, teleradiology,
and public health programmes.
Best Practices
The topic of today’s presentation “Best Practices” provides an opportunity to share insight
from the TETRA experience. A position that centers on the engagement of community and
sharing of resources..
Need
All proposed activities are based on a legitimate need; a need that is defined at the local
country/community level.
Action items include identifying with the people(s) who demonstrate a need, conducting an
assessment on how to address those needs, and relating that need to a technology(ies) and
application(s) that could be used to meet expectations, including delivery of services.
First, and most valuable when proposing the use of distance technologies is conducting an
actual site visit. An invaluable exercise in assessment, providing an opportunity to collect
information in such areas as: available services, access to services, cost of services; access
to technologies, as well as infrastructure – telecommunications and electricity.
Visits also provide an opportunity to measure demonstration of interest and commitment
within a community as well as an opportunity to conduct key stakeholder meetings to
215
discuss issues, concerns, potential applications that potentially lead to a definition of goals.
Goals, that identify with issues such as enhancement of access and continuity of services in
areas of interest that include health, education, community.
Team Building
The creation of a dedicated application team is a concept, which must be part of any project
plan. “Team Building”; a collaborative process aimed at identifying key stakeholders, as well
as cultivating sustainable long term relationships with associated individuals/organizations.
Through partnering and collaborative alliances with private enterprises, health and
education sectors, and established telecommunication providers, potential sharing concepts
and successes are more likely to be developed.
Progress is achieved through the development of strategic partnerships and relationships.
The nurturing of close working relationships with user groups – regional health and
education providers, various government and university departments, as well as
partnerships within the IT support sector – including telecommunications carriers, such as
local telephone companies, and technology service providers such as equipment
manufacturers, and system integrators.
On a national and international scale TETRA has worked productively with the
Communications Research Center of Industry Canada (CRC), the Canadian Institute for the
Advancement of Research in Industry in Education (CANARIE); Health Canada; Industry
Canada; CIDA, and IDRC.
Matching Technology to Need
Matching toolsets involves the defining of an application and matching of that application to
a viable delivery technology. The defining and implementing of an application is a highly
interactive process wherein the application helps the user group(s) understand and
appreciate the technology and its potential, as well shaping this appreciation into a specific
application for the community or user group.
This exercise is essential in effectively introducing any technology-based applications.
First steps include Technology Assessments that are considered essential before any
equipment is purchased. Once the need and application are defined, those applications and
the technology, both telecommunications infrastructure and end point based, to support
delivery, require performance evaluation through testing before any consideration of
deployment and installation in remote/rural settings.
This assessment also provides an opportunity to determine the level of training required, to
create appropriate support documentation, and to plan the methodology of training sessions.
Lessons Learned
Adherence to a logical approach leads to a viable solution in technology selection; aspects
include verification of functionality, affordability, user friendliness, and sustainability.
Engaging the Community
One of the most important considerations in implementing a distance delivery program is
encouraging community use, through skills transfer, training, and support. Adequate
information and training to the staff of the participating sites, individualized “handholding”
and user group specific training contributes significantly to user satisfaction and
sustainability. Planning for the technology implementation, training and ongoing support
must begin at the onset of a project and must include all personnel involved in the program
delivery. This provides a vehicle to deliver overviews on basic communications and
216
telecommunication media.
Support Services
Ongoing support by the service provider(s) and application user groups is crucial and this
“team building” relationship must be nurtured. Experience has shown that onsite installation
and training sessions by the service providers are essential in developing a trusting
relationship, allowing the site staff time for “hands-on training” and time for discussion about
various applications. New users are often fearful of the technology and require this “hand
holding” for encouragement and to build confidence, thereby improving their comfort levels
with technology adoption. For example, those wishing to implement telehealth in remote
areas, may not always have technical resources available to them. A technician may be
sent in to install the equipment but on a day-to-day basis, it is often a non-technical person,
such as a secretary or nurse at the remote site that has all responsibility for the technology
operations.
A maintenance support program must consider the barriers of distance, and establish
mechanisms to ensure that the end user is provided with a reasonable level of knowledge to
understand and implement support and service, whether they reside in urban or remote
geographic areas. Also the provision of proper documentation – protocols, procedures, and
guidelines that support services and programs is essential. These documents help increase
understanding and operations.
Evaluation
Ongoing project evaluation, through conducting community feedback and developing
appropriate evaluation tools is critical to inform service provides and user groups as well as
funding agents on progress. Information garnered helps to:
1
Determine whether or not expectations were met.
2
Retaining local champions, encourage synergies between social sectors.
4
Evaluate all aspects.
5
Review the model – options include flexible development.
Model & Technology
The final technical configuration should be based on sound planning; the model and
technology have to demonstrate features that include:
1
Quality of service – present an appropriate level of performance.
2
Accessibility – technologies must have sufficient capacity to handle users’
demands, must allow users timely access.
3
Convenience: users must have easy access to the system.
4
Reliability – all systems must be reliable in terms of results and also have
minimal downtime.
5
User friendliness – relatively easy to use.
6
7
Standardization – it is necessary for the system to integrate with other system(s).
Flexibility – as related to inter-connectivity and interoperability and with varied
systems and communications platforms.
8
Scalability – Expansion capability.
217
9
Cost Effectiveness – affordable, both from a implementation and operational
perspective
Conclusion
Sustainability Models, such as Operational “Community Centre” models that offer shared
technology delivery systems to the entire community, confirm the technical viability to
provide such multitude of application platforms to remote and under-served areas, and
provide a solid base of applications with which to move forward. Collaboration models lower
the cost of providing individual applications to the community. As the economic base of the
majority of remote and under-served areas is generally low and as such, each community
cannot justify and sustain an infrastructure. Consideration should be given, for the sharing of
resources, particularity networks, by a variety of users when implementing services in rural
and remote communities.
218
THE UNINTENDED OUTCOMES AFTER 10 YEARS OF INVESTMENT – CAP- THE
COMMUNITY ACCESS PROGRAM IN CANADA
Peter Frampton
Manager, Program Development, Learning Enrichment Foundation
Chair of the National Association of Community Access Programs
In March 2004, building on the Pictou CAP Summit, the National CAP Council Working
Group (CANCAP) developed a vision and framework for the future of the CAP Program.
From Access to Inclusion set out a bold new vision for CAP transforming the program from a
program focused on access to technology to the application of technology in a manner that
will support community development and community sustainability in Canada. CAP is
unique as it recognizes the people and the strategy in the application of technology.
This document is designed to provide tactical advice to the CAP network on how to translate
this vision into a CAP II program that can attract renewed support from Industry Canada.
The recommendations in this document are put forward in outline form only and are
designed as a basis for further discussion in the CAP network and with Industry Canada.
The recommendations are based on an assumption that community development requires
an integrated strategy that engages the voluntary, private, and public sectors. They
build on an assessment of the achievements of the current CAP network, the needs of
communities, and the current funding priorities for Industry Canada. The latter includes
building a competitive economy with a skilled workforce, strengthening Canada’s small
business sector as a major engine for job creation, and creating sustainable communities. In
order to achieve those goals, CAP II must be supported to identify the types of support a
community, its organizations and its citizens require, in order to use the technology in a way
that is of benefit to them. In some communities that will entail proceeding with and
supporting broadband initiatives, in others direct support to the business sector in
cooperation with other lead players in the field, and still in others ensuring that citizens have
continued access to the internet as a mechanism to liaise with their governments. The
recommendations are designed in such a manner as to build upon the strong networks that
have grown out of CAP I.
Based on the principles of leadership, inclusiveness and accountability the intent of the
renewed CAP program (CAP II) is to increase the capacity of the CAP network to provide
“value added” training and networking services in support of sustainable community
development in Canada. There are two principle differences between this framework and
the current CAP program.
1
2
The first is a focus on training and services as opposed to access. CAP II is
designed to expand the capacity of the CAP network to help communities apply
Internet infrastructure and knowledge management systems to community
development challenges. Within this focus there is also a strong understanding that
the original goal of “access” must be maintained and indeed, in some communities
must still be developed.
This second key difference is a focus on servicing organizations as well as
individuals. Organizations served would include both voluntary sector
organizations as well as the small business sector including both for profit
businesses and non-profit social enterprises. The goal would be to assist these
219
organizations increase their viability and success. CAP II recognizes that economic
development and social or cultural development need to happen at the
simultaneously for either to sustain themselves.
To accomplish these objectives CAP II would:
1
2
3
4
5
6
7
8
Reduce support for CAP sites that only provide access to the Internet, in a manner
that recognizes the different delivery models that exist across the country. The goal
here is to increase the level of services that are provided within networks as a whole.
Increase support for CAP sites that will have the capacity to provide both access to
the Internet as well as training in how to use and participate in the knowledge
economy. This will be accomplished by either direct investments in sites, or
enhanced investments in networks that can meet this need in a more coordinated
manner.
Create a new category of CAP sites that also have specific expertise in working with
the small non-profit and for profit business sector. Again this may be accomplished
at a local level or through a more coordinated networked approach.
Increase the capacity of the CAP network, to leverage and network knowledge and
resources, at the local, regional and national level.
CAP II would continue to work in Dual Digital Divide communities where access and
connectivity issues are now being addressed with the advent of BRAND and the NSI.
(BRAND – Broadband for Rural and Northern Development, NSI – National Satellite
Initiative) The knowledge transfer that CAP sites can articulate is of even greater
significance now, as these communities have not been able to take advantage of the
Connecting Canadians programs of the last 10 years.
Develop a strong national brand supported by community marketing of the program.
Develop and integrate research structures that will support the integration of
innovative uses of technologies
Develop an integrated funding mechanism that leverages CAP’s strong track record
in leveraging funding and enables the infrastructure to meet the needs of the whole
community.
By 2010 CAP II would be projected to cost $42,500,000 with 2,360 sites, the majority of
which would offer a full range of services.
TELECOMMUNITIES CANADA
Telecommunities Canada (TC) was formed as an association of associations at a meeting in
Ottawa in the summer of 1994. This was at the height of the development of "Free-Nets" in
Canada. Over the years the organization has evolved with the changes in the response of
Canadian communities and individuals to the reality of life on line.
What began as a group of Free-Nets have evolved into the now generally accepted term of
"community networks". There is no one handy definition of what constitutes a community
network. This may be a frustration to some, but it illustrates a very important point. How we
all deal with life on-line cannot be neatly categorized. Top down conceptualization just
doesn't work.
For that reason, TC has really always been a networked community of practice for sharing
and advocating the experience of community online as a process, and not really worried
about defining community networks as institutions.
220
TC and the regional and local associations, which it supports can look back on a number of
accomplishments over the more than 10 year history.
There have been many instances where we have provided critical reviews of Federal
policies on what is now called the uses of ICTs for development. And key TC members
have used it as a sounding board to support their own interventions into provincial programs
and policies.
TC was one of the founding organizations involved in the development of the Global
Community Network Partnership (GCNP) – an informal international group that has
sponsored several international conferences. GCNP has been important to the WSIS Civil
Society Secretariat. They recognized that GCNP is an example of new forms of organization
that directly embody the concepts of an "information society" on its own terms. GCNP was
actively recruited as a participant early on in the WSIS preparatory process.
TC is formally registered with WSIS and we have, and will continue to, input into the
process.
When Industry Canada's Community Access Program (CAP) was launched in 1995, TC was
one of the agencies invited to be on the national advisory council.
TC, with support from Industry Canada, developed a template for community portals. A
good example of this can be found at portal.victoria.tc.ca
It is an untold story that many high profile networks in Canada are actually rooted in
connections that occurred through TC:
1
When National Capital Freenet appeared in Ottawa, it showed the Government of
Canada that the Internet was going to have a significant impact on daily life. NCF’s
specific example was the basis for SchoolNet and CAP.
2
Most member agencies have been fully involved in the CAP program and we continue
to support CAP and the role of what we are now calling "CANCAP".
3
The Pacific Community Networks Association has gone from a British Columbia FreeNet organization to being actively involved with many agencies in BC and the Yukon
that are working with all aspects of community ICT.
4
The Gold Trail Open Network Society is a pioneer in community broadband
development and fibre deployment. Their exemplary on line training materials,
"Community Network CRAFT" can be found at www.gtnet.ca
5
The Chebucto Community Network in Halifax was the source of the "Chebucto Suite"
an innovative software program for community networks that is still being used by
some of them to this day.
6
The Vancouver Community Network has been very involved with many of the NGOs in
its community and its initiative in taking the Federal Government to court and winning
are the reason that so many of our members are registered charities to-day.
221
7
The Victoria Telecommunity Network has recently developed an extensive Voice Over
Internet Protocol network, can be seen at voip.victoria.tc.ca.
TC has also been actively involved in studying the evolution of ICTs and their impact on
communities. In 1995, TC undertook an early study for the Office of Learning Technologies
on community networks as a resource for citizens seeking employability skills and
employment opportunities. Members have submitted papers to numerous national and
international conferences. In 2003, the Social Sciences and Humanities Research Council
approved a 3-year, $1 million grant to the Canadian Research Alliance for Community
Innovation and Networking, a group of researchers, which includes TC, with 2 board
members as co-investigators on the project and several others as community partners on
various case studies.
In all these activities, we have sought to understand and shape the uses of ICT’s in our
communities. The experience we have gained through our actions and our connections
have led us to believe that there are effective policies and practices that are absent from
public policy debates on the uses of these technologies in our communities. We have
brought our concerns and recommendations to this meeting,in the form of a document you
have circulating among you called “Beyond the Information Society.”
In this statement we have repositioned community as the primary agent in the current
discussion on social change in the world of rapid technological advancement. We argue
that what is really needed is a “Learning Society” – a world which enables communities to
access and use the resources they need, including electronic resources, to improve their
condition and position in a globalized context. This means sustained financial and program
resources that support community-based initiatives – something that many in the room can
verify is not always a reality here at home.
The Internet has changed considerably since the early days of TC when simple search tools
like “gopher” were still a source of amazement. In a very short period, in Canada, at least, it
has changed how we work and how we play. In this process, policy and practice have not
always moved in lock step. We thank the sponsors of this event for an opportunity to help
reconnect the two.
222
BEYOND THE INFORMATION SOCIETY
ENABLING COMMUNITIES TO CREATE THE WORLD WE WANT
Gareth Shearman
President Telecommunities Canada
All around the world, communities are at the heart of social and economic life. On-line and
off-line, they are dynamic, creative, adaptive and adoptive. We see communities as the
social networks that will, together, forge the “Learning Society” that national and
international governments seek to facilitate.
Each with their own context and form, communities share the following characteristics:
1. Communities, whether of place, practice or interest, are central to a Learning Society.
2. Communities are dynamic and self-organizing. This is the basis of their formation and
governance.
3. Effective communities are composed of individuals who choose to act in a common
space and who share a sense of commitment and responsibility to others in that space.
4. Individuals in their communities are able to make effective use of information and
communications technologies (ICTs) to inform their choices about what they produce,
what they consume and what they do in relation to others. This requires more than
passive “access” across a digital divide.
5. The internet is a global commons and a public good that is fundamental to the
networked structure of a Learning Society.
Policies and practices that enable the transition to a Learning Society are currently being
considered on the national and international stage. But acting to realize the opportunities of
community as it goes online requires a vision of open systems of access, design, practice,
and policy debate. To ensure those policies and practices align with the quality of
community essential to that society, we recommend that:
•
national and international processes affirm the central role of the individual in community
as the key to world development;
• financial and program responses to the “digital divide” at home and in Less Developed
Countries be designed to support community-based initiatives;
• changes to internet governance not impede the development of the internet as a
commons;
• strategies for support of ICT use and development at home and in Less Developed
Countries ensure self-identification, openness, inclusion and participation;
• those working to design, implement and operate systems of ICT use, take responsibility
to ensure that the characteristics of communities are respected and included in the
outcomes of their professional work and practices.
______________________________________________________________________
This statement is presented by Telecommunities Canada. We are a group of community
networking advocates and participatory researchers who act to understand and shape the
uses of ICTs in our communities. We seek to remind Canada's public policy debates that
existing community networks are experienced in the effective use of ICTs for community
development. Together with like-minded groups, our goal is to connect policy and practice in
ways that expand and improve the ability of communities to design their own future.
223
FINANCING THE INFORMATION SOCIETY IN THE DEVELOPING WORLD
Terri Willard
Project Manager, Knowledge Communications
International Institute for Sustainable Development
Financing for What?
Information Society is about more than connectivity and infrastructure.
WSIS Plan of Action also includes:
ƒ
ƒ
ƒ
ƒ
ƒ
ƒ
ƒ
ƒ
ƒ
Increasing access to information and knowledge;
Capacity-building;
Building confidence and security in the use of ICTs;
Fostering an enabling environment;
Creating ICT applications (e.g. e-health, e-science);
Promoting cultural diversity and identity, linguistic diversity and local content;
Media;
Ethical dimensions of the Information Society;
International and regional cooperation.
Most of these elements contain recommendations for the development of new policies and
programmes at the national, regional, and international levels.
The IS Financing Gap: Underlying Causes
ƒ
ƒ
ƒ
ƒ
Large fast change – not just in technology, but in systems and institutions;
Resources for both policy and program development required;
Governments struggling with debt, PRSPs, and global security and health challenges at
the same time;
Shifts in development assistance in structure and focus.
Not quite sure why everyone seems so surprised that gaps in financing have arisen and the
digital divide continues to widen:
•
Emergence of information society has been a large fast change… not just on the
technology side.
•
Resources for both policy and programme devt – policy devt is NOT cheap when you
take the time of all stakeholders into account and the need to build people’s capacity
to participate in decision-making processes.
•
And while the Plan of Action talks about the responsibilities of all stakeholders, as an
intergovernmental process, WSIS does place a special emphasis on the commitment
of governments to creating and implementing national e-strategies, which takes
these types of activities into account. They’ve been under a bit of pressure.
The IS Financing Gap: ODA Shifts
The IS Financing Gap: ODA Shifts
Financing Development: Broader Context
224
Millennium Declaration (2000)
ƒ
Noted upcoming major events on financing. Also called on industrialized countries to:
ƒ
Adopt a policy of duty- and quota-free access for essentially all exports from
the least developed countries;
ƒ
Implement the enhanced program of debt relief for the heavily indebted poor
countries;
ƒ
Grant more generous development assistance.
Monterrey Consensus (2002)
Emphasis on mutual accountability reaffirmed developing countries’ full acceptance of their
responsibility for their own development (including improvements in governance and public
administration); and stressed the critical importance of support from developed countries
(0.7% of GNI). It’s important to keep the ICT4D financing debates in perspective
though…The challenges of financing ICT4D are merely a subset of broader trends and
debates.
In 2000, given global trends, financing for development began to become a key issue on the
international agenda again. This was due in large part to the Millennium Summit of global
leaders. The resulting Millennium Development Goals set out an agenda for poverty
eradication by 2015 and the Millennium Declaration raised the issue of financing this global
endeavor. The declaration called on industrialized countries.
We are concerned about the obstacles developing countries face in mobilizing the resources
needed to finance their sustained development. We will, therefore, make every effort to
ensure the success of the High-level International and Intergovernmental Event on
Financing for Development, to be held in 2001.
We also undertake to address the special needs of the least developed countries. In this
context, we welcome the Third United Nations Conference on the Least Developed
Countries in May 2001 and will endeavour to ensure its success. We call on the
industrialized countries:
•
•
•
to adopt, preferably by the time of that Conference, a policy of duty- and quota-free
access for essentially all exports from the least developed countries;
to implement the enhanced programme of debt relief for the heavily indebted poor
countries without further delay and to agree to cancel all official bilateral debts of those
countries in return for their making demonstrable commitments to poverty reduction;
and to grant more generous development assistance, especially to countries that are
genuinely making an effort to apply their resources to poverty reduction.
We are also determined to deal comprehensively and effectively with the debt problems of
low- and middle-income developing countries, through various national and international
measures designed to make their debt sustainable in the long term.
In 2002, the International Conference on Financing for Development focused on six different
sources for development funds - domestic resources (such as savings and taxation), foreign
direct investment, international trade, international aid, debt relief, and finally systemic
reforms. NGOs and others independent voices proposed alternative sources of financing,
including especially global taxes and fees.
The Monterrey Consensus, adopted at the International Conference on Financing for
225
Development, built on the Millennium Declaration. It laid out a new framework of mutual
accountability by reaffirming developing countries’ full acceptance of their responsibility for
their own development, while stressing the critical importance of support from the developed
countries. Domestic resources will remain the primary driving force for development.
Governments of developing countries and countries in transition need to redouble their
efforts to increase the resources spent on development and ensure that they are used
effectively. To this end, many developing countries will need to improve their structures of
governance and public administration.
Financing Development: Broader Context
Millennium Project concluded that while many countries may be able to mobilize adequate
domestic resources to achieve the MDGs, most of the poorest will not.
But would the Monterrey Consensus really work for achieving the MDGs? Possibly. But,
there is no one-size fits all approach. Some developing countries will likely be able to
achieve the MDGs through the mobilization and targeting of domestic resources. But, many
of the poorest countries of the world will face financing gaps of >20% if they were to rely on
domestic resources alone. It is in these countries that the greatest ODA will be required.
To meet the gaps, the Millennium Project recommends that high-income countries should
increase official development assistance (ODA) from .0.25 percent of donor GNP in 2003 to
around 0.44 percent in 2006 and 0.54 percent in 2015, particularly in low-income countries,
with improved ODA quality (including aid that is harmonized, predictable, and largely in the
form of grants-based budget support).
•
•
•
•
•
•
Each donor should reach 0.7 percent no later than 2015 to support the Goals and
other development assistance priorities. Debt relief should be more extensive and
generous.
ODA should be based on actual needs to meet the Millennium Development Goals
and on countries' readiness to use the ODA effectively.
Criteria for evaluating the sustainability of a country's debt burden must be consistent
with the achievement of the Goals.
Aid should be oriented to support the MDG-based poverty reduction strategy, rather
than to support donor-driven projects.
Donors should measure and report the share of their ODA that supports the actual
scale-up of MDG-related investments.
Middle-income countries should also seek opportunities to become providers of ODA
and give technical support to low-income countries.
Financing Development: Broader Context 2
Call for New Financial Mechanisms
E.g. International Finance Facility (IFF)
Proposed by the UK govt.
Time limited to 2015
„ Aim: leverage additional money from the international capital markets by issuing
bonds, based on legally binding long-term donor commitments.
Five high-income countries have already reached the 0.7 percent international target, while
six others have committed themselves to specific timelines to reach this level of ODA
(random aside: Canada has not yet committed itself to a timeline for the 0.7 percent target).
But even if all existing commitments were met over the next five years, the world would still
226
experience a significant financing shortfall. Several initiatives have explored innovative
financing mechanisms to overcome fiscal constraints to a rapid scaling-up of aid volumes.
Among them we consider the International Finance Facility (IFF), proposed by the British
government, as the most advanced proposal for achieving a rapid increase in development
assistance. The IFF would be a time-limited financing mechanism designed to at least
double development assistance between now and 2015. It would leverage additional money
from the international capital markets by issuing bonds, based on legally binding long-term
donor commitments.
It responds to the need for rapid scaling-up, or “frontloading,” development assistance
without placing undue constraints on rich countries’ budgets, while permitting donor
countries to achieve the target of 0.7 percent of GNI by 2015.
WSIS and the IS Financing Debate
Since 2002, WSIS process has been unfolding in context of:
„decreased private sector financing internationally;
„decreases in ODA;
„calls for increased focus within the MDGs;
„an acceptance of mutual responsibility;
„a targeting of international collaboration on the poorest countries; and
„calls for new financial mechanisms.
Which brings us back to WSIS and the international debate over financing the information
society.
Beginning in 2002, the WSIS process has evolved within the context of decreased private
sector financing internationally, decreases in ODA, calls for increased focus within the
MDGs, an acceptance of mutual responsibility, a targeting of international collaboration and
assistance on the poorest countries, which will not be able to achieve development goals by
2015 on their own, and calls for new financial mechanisms.
WSIS Phase I
„PrepCom
Discussions
Became clear by PrepCom3 that no new commitments would be likely;
Focus on supporting existing agreements (e.g. Monterrey);
Digital Solidarity Fund (voluntary) proposed by Govt of Senegal.
„Summit
documents:
•Declaration of Principles
•“We will seek and effectively implement concrete international approaches and
mechanisms, including financial and technical assistance.”
•Noted division regarding the Digital Solidarity Fund concept.
•Plan of Action - Digital Solidarity Agenda
Reinforced Monterrey Consensus on debt relief, ODA, and enabling environments;
„Called for a Taskforce on financing to review the adequacy of existing financing
mechanisms;
„Suggested that based on the review, the feasibility and the creation of a voluntary Digital
Solidarity Fund should be looked at again.
„
227
Initial Concept of Digital Solidarity Fund was as a type of global tax on technology,
e.g:
1 U.S. penny per international communication, $1 per purchase of a personal computer, $1
per purchase of a software , $1 per piece of network equipment, etc.
Voluntary contributions from the private sector.
Advocated by some of the poorest countries, the Digital Solidarity Fund was envisioned as a
U.N.-administered fund to help technologically disadvantaged countries build telephone
lines and other infrastructure in an effort to keep the digital and the wealth gap from
widening further.
Declaration of Principles
We recognize the will expressed by some to create an international voluntary "Digital
Solidarity Fund", and by others to undertake studies concerning existing mechanisms and
the efficiency and feasibility of such a Fund.
The Digital Solidarity Agenda aims at putting in place the conditions for mobilizing human,
financial and technological resources for inclusion of all men and women in the emerging
Information Society. Close national, regional and international cooperation among all
stakeholders in the implementation of this Agenda is vital. To overcome the digital divide, we
need to use more efficiently existing approaches and mechanisms and fully explore new
ones, in order to provide financing for the development of infrastructure, equipment, capacity
building and content, which are essential for participation in the Information Society.
Digital Solidarity Fund
„Announcement in December 2003:
‰Voluntary contributions from the Republics of Senegal and Dominica; cities of Dakar,
Geneva, Lyon, Paris, Santo Domingo and Curitiba, as well as the Provinces of Turin, Rome.
Other countries (e.g. Nigeria) now contributing.
‰Incorporated as a non-profit foundation w/ headquarters in Geneva
„“Geneva Principle”
‰1% contribution on public ICT procurement contracts, paid by the vendor on his profit
margin.
‰Only binding on public entities, which voluntarily adopt it.
‰1 January 2005 City of Geneva has endorsed this.
‰More than 120 mayors from the International Association of Francophone Mayors (AIMF)
have committed support…
„Formal Launch in March 2005.
During the Summit itself, the Govt of Senegal and the Canton of Geneva muddied the water
a bit by launching a Digital Solidarity Fund on a scaled down level as a voluntary fund. Odd
collection of supporters and donors….
Since the launch, the presence of cities and local authorities led to the development of a
new innovation… the idea of the “Geneva Principle.”
The Geneva Principle involves a 1% contribution on public ICT procurement contracts, paid
by the vendor on his profit margin. Clearly stated in all ICT public call for bids, this obligation
to contribute 1% of the transaction to the Fund is neither subject to interpretation nor
negotiation, and thus does not cause distortion of market competition. The contribution
awards the vendor a « digital solidarity » label.
228
As of 1st January 2005, the City of Geneva, founding member of the Digital Solidarity Fund,
has endorsed the « Geneva Principle ». It therefore commits to include in all its calls for bids
related to the procurement of information technologies, services or telecoms, a clause
whereby the vendor who wins the bid must contribute 1% of the total amount of the
transaction to the Digital Solidarity Fund, paid on his benefit margin.
Taskforce on Financial Mechanisms for ICT for Development:
ƒ
Launched in October 2004 under auspices of UN Secretary General;
ƒ
Work led by UNDP (under Mark Malloch-Brown), in collaboration with the World Bank
and the United Nations Department of Economic and Social Affairs;
ƒ
Process;
ƒ
Two formal meetings of the taskforce;
ƒ
Inputs from experts;
ƒ
Consultations with stakeholders;
ƒ
Informal consultations in Geneva on 16 November and,
ƒ
Virtual consultations on WSIS-online and other platforms;
ƒ
Completed report in December 2004;
ƒ
Conclusions – Financing Needs.
Enabling Environment
Financing ICT Infrastructure and Access:
ƒ
…since the early 1990s, the international private sector has quickly become the
dominant player in infrastructure investment, and has catalyzed rapid growth of the
sector in developing countries.
ƒ
While private sector investment and financing in the ICT sector remains high…there
has been a shift in the nature of that investment towards domestic, regional, and
south-south financing and investment.
Content, ICTD Applications and Capacity Development:
International Donors are seemingly redirecting their attention to both ICT policy and
strategy development and mainstreaming of ICTD initiatives.
ƒ
More may be better, but coordination and support for "scaling-up" strategies is urgently
needed.
ƒ
Enhanced international and domestic support for public sector ICT capabilities is a
first-level priority.
ƒ
Conclusions – Existing Mechanisms:
“Fully Exploiting” existing mechanisms;
Recommendations: Pooling proposals, including ICT4D in PRSPs, elaborating national
e-strategies;
ƒ
“Adequacy” of existing mechanisms;
ƒ
Missing funds for: capacity-building, access/connectivity in rural/remote areas, regional
backbones, broadband access, small islands, and useful content;
ƒ
“Improvements and innovations” to existing mechanisms;
ƒ
Conclusion: “It is difficult to pinpoint specific changes that any individual or group of
mechanisms should urgently undertake, which those institutions themselves are not
already actively considering to one degree or another.”
ƒ
E.g. Donor coordination; MSPs; domestic finance; voluntary, consumer based
contributions.
ƒ
ƒ
229
WSIS: New Paradigms Emerging
Most coherent review of the Taskforce Report published by Bread for All – “Who Pays for
the Information Society?: Challenges and Issues on Financing the Information Society”
(http://www.ppp.ch/cms/IMG/Financing_IS.pdf)
“Minority Report”
Open access
Deals specifically with backbone development.
Separates the provision of backbone infrastructure (public) from the services it provides
(private).
“Public good” approach.
Grows out of dialogue on “global public goods” – offers rationale for financing beyond what
the market implies.
Based on significant externalities – benefits of ICT4D that accrue beyond the users
themselves.
Community-driven approach.
Shift from “last mile” to “first mile” thinking.
WSIS II: Options for Canada in Financing IS Debates:
ƒ
Launch a Canadian portal for the private sector on potential opportunities to invest in
ICT4D;
ƒ
Promote and invest in “minority report” perspectives based on Canadian experiences;
ƒ
Launch one or more new flagship ICT4D programmes by WSIS – focusing on
Canadian areas of strength (e.g. e-government, multilingualism, rural/remote
infrastructure);
ƒ
Endorse the Digital Solidarity Fund “Geneva Principle” at the federal level and/or
encourage it at other levels of government;
ƒ
Use WSIS as an opportunity to commit to an overall ODA target, with special reference
to ICT4D.
230
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Allison Hewlitt
Chargée de programme
Bellanet International
Allison Hewlitt
Senior Program Officer
Bellanet International
Il n’y a malheureusement pas eu de temps
pour les questions ou les discussions après
les présentations.
Unfortunately, there was no time following
the panellists’ presentations for questions or
discussions.
Cependant, trois commentaires ont été faits
au cours de la séance plénière qui a suivi la
session du panel. Le premier était une
recommandation de soutien pour la
continuité du Programme d’accès
communautaire (PAC). Il faut assurer la
durabilité du programme pour ne pas se
retrouver à Tunis pour dire : « C’était le bon
temps, maintenant c’est fini, nous passons à
autre chose ».
However, there were three comments that
were made during plenary session following
the Panel Session. The first was a
recommendation in support of the
continuation of the Community Access
Program (CAP). We need to ensure
sustainability of the Program so that “we
don’t end up in Tunis saying: It was a lovely
time, it’s over, we are moving on”.
Le deuxième commentaire a souligné le
besoin de porter attention au secteur
bénévole – de recourir à ce secteur comme
un moyen de promouvoir les TIC4D. Les
bénévoles pourraient non seulement
promouvoir les TIC dans leur travail, mais
ces outils mêmes sont aussi un moyen
efficace d’attirer les bénévoles. Steve Hick,
de l’Université Carleton, a recommandé de
mieux intégrer les perspectives des
travailleurs sociaux et des personnes
marginalisées à la position de la société
civile dans la société de l’information. Il a cité
plusieurs exemples de programmes de TIC à
caractère communautaire, tel le PAC, qui
démontraient la réussite à habiliter les gens
au Canada. Il était tout de même hésitant à
faire du Canada un modèle. Sa conclusion,
« les démarches descendantes sont toujours
là », l’a amené à recommander au comité de
rédaction que la position de la société civile
soutienne les démarches ascendantes.
231
The second comment emphasized the need
to put attention on the volunteer sector – to
use the sector as a means to promote
ICT4D. Not only could volunteers promote
ICTs in their work but the tools themselves
are also an effective means to find
volunteers. Steve Hick, of Carleton
University, made the recommendation that
the perspectives of social workers and those
who are marginalized needed to be better
included in Civil Society’s position on the
Information Society. While he stated that
there are many examples in Canada of
community-based ICT programs, which have
been successful in empowering people, such
as CAP, he was also hesitant about putting
Canada forward as a model. His concluding
remark that “top down approaches are still
around” led him to the recommendation for
the drafting committee that civil society’s
position should support approaches that are
bottom up.
CHAPITRE X : LE RÉSEAUTAGE DES
COMMUNAUTÉS AU CANADA : DE LA
RECHERCHE À L’EXPÉRIENCE SUR LE TERRAIN
CHAPTER X : COMMUNITY NETWORKING IN
CANADA : FROM RESEARCH TO GRASSROOTS
EXPERIENCE
Doté d’une vaste expérience des nouvelles
technologies, le Canada est en mesure de
mener des recherches sur l’impact des TIC
au sein des communautés. Plusieurs
initiatives communautaires se sont
concrétisées partout au Canada et sont si
bien enracinées dans leur milieu qu’il est
maintenant possible de les évaluer tant
quantitativement que qualitativement.
Cependant, après des investissements
importants du gouvernement canadien dans
les centres d’accès communautaire, la
société civile s’inquiète d’un désengagement
de l’État. On craint que le pays ne perde son
avance dans le domaine des nouvelles
technologies.
Canada has gained such experience with
new technologies that it can now lead
studies on the impact of ICTs in
communities. Several community initiatives
have begun throughout Canada and are so
firmly entrenched in their environment that
they can now be assessed quantitatively and
qualitatively. However, after considerable
investment by the Canadian government in
community access centres, the civil society
is concerned about government withdrawal.
It fears losing its lead in the new technology
domain.
This session examined concrete examples of
grassroots action by various groups. An
analysis of the concept of e-governance was
Cette session a offert des exemples concrets presented, which should lead to greater
d’actions sur le terrain dirigées par divers
community and citizen participation. The
groupes. On y a également donné une
concept of e-government was also
analyse du concept de gouvernance
presented, which better represents the
électronique qui devrait encourager une plus government services offered to the public.
grande participation des communautés et
des citoyens. Un concept du gouvernement
Four speakers shared their opinions in this
en ligne qui représente davantage les
session: Michael Gurstein, Co-investigator,
services gouvernementaux offerts au public
Canadian Research Alliance for Community
a également été mentionné.
Innovation and Networking (CRACIN) and
Chair, Community Informatics Research
Quatre conférenciers ont pris la parole au
Network; Monique Chartrand, Directorcours de la session. Il s’agit de Michael
General, Communautique; Brian Beaton,
Gurstein, co-investigateur de la Canadian
Coordinator, K-Net Services; and Gwen
Research Alliance for Community Innovation Friedrich, Executive Director, Community
and Networking (CRACIN) et président de
Outreach Group.
Community Informatics Research Network;
Monique Chartrand, directrice générale de
The session was chaired by Sharon Hackett,
Communautique; Brian Beaton,
Agente de développement Internet et Alpha
coordonnateur de K-Net Services; et de
[internet and alpha development officer],
Gwen Friedrich, directrice générale du
Centre de documentation sur l'éducation des
Community Outreach Group.
adultes et la condition féminine. Darlene
La session était présidée par Sharon
Thompson, Secretary-Treasurer, N-CAP
Hackett, Agente de développement Internet (Nunavut) was the rapporteur.
et Alpha, Centre de documentation sur
l'éducation des adultes et la condition
féminine. Le rapporteur était Darlene
Thompson, secrétaire-trésorièere de N-Cap
(Nunavut).
232
FROM E-GOVERNMENT TO E-GOVERNANCE: AN APPROACH FROM EFFECTIVE USE
Michael Gurstein, Ph.D.
New Jersey Institute of Technology
Co-Investigator: Canadian Research Alliance for Community Innovation & Networking
Foundation Chair: (Global) Community Informatics Research Network
Introduction
I have been asked to speak to you today to talk about “Community Networking”. And of
course, I’m delighted to be discussing these areas as they have been the subject of much of
my activity both professional and a-vocational for the last number of years. I am speaking to
you today in part as a representative of the Canadian Research Alliance for Community
Innovation and Networking (CRACIN), which is a national SSHRC funded research project,
examining the role of Community Technology in the context of community innovation very
broadly understood. I’m also here representing the Community Informatics Research
Network, which is a global network of several hundred academic, policy, and practitioner
researchers, concerned with enabling communities with Information and Communications
Technologies. And beyond that I am currently, or have recently, worn multiple hats in and
around the area of community-based technologies including being on the Board of
Telecommunities Canada, the Nova Scotia and British Columbia CAP advisory committees,
the Vancouver Community Network and so on.
I’m speaking to you, as many of you are aware, at a time of considerable unease but also
hope, among those with an interest in the area of community-based technology initiatives.
CAP, Industry Canada’s Community Access Program, which in its time was a world leader in
enabling widespread public and community access to the Internet is being rethought,
perhaps to disappear. On the other hand there are, one hopes, something more than
rumours, concerning the revival of a public vision in support of a national broadband
program. And overall, there are the fine words that the Canadian Government presented
and supported in the context of its contribution to the first round of the World Summit on the
Information Society.
At the United Nations Millennium Summit in September 2000, Canada set out access
to the benefits of information and communications technologies (ICTs) as one of our
aspirations for the world’s people. Together, here in Geneva, and in two years’ time in
Tunis, we will define a vision for a global society where people everywhere will benefit
from the potential that the information society brings to all areas of human life.
Canada can make a significant contribution to developing and deploying ICTs to
create an equitable global society. Our history and geography have made us world
leaders in ICTs and their applications. Our long-standing dedication to international
development and harmony compels us to help developing countries harness the
potential of ICTs, by supporting capacity building and sharing our experience and
expertise.
Over the past 10 years, we have moved very far, very fast in building an information
society within our own country — one that fosters innovation and spreads its benefits to
people in every corner of our vast nation.
233
Rather than deal with the specifics of either of those programs, or of the somewhat parallel
Community Learning Network program from the Department of Human Resources and Skills
Development (HRSDC) and others, or address directly the somewhat strained relationship
between Canada’s rhetoric in WSIS I and the reality on the ground here at home, what I’d
like to do in these few minutes available to me, is to make the case for a continued public
presence in support of community based technology initiatives, and to present some sort of
“vision” of why this is necessary for Canada’s future well- being.
Canada and e-Government
Canada, along with the rest of the world is very rapidly being transformed through, by and
with Information and Communications Technologies (ICTs). I need hardly outline, for this
audience, the elements or components of this except to say that this transformation is taking
place, more or less everywhere but at different speeds and with different effects, and with
different attendant structures of opportunity depending on location and other factors,
determining differential resource availability and access. Elsewhere I have discussed the
notion of “effective use”, as a goal for those involved in planning for and implementing
structured organizational and community responses to ICT enabled opportunities. What I
mean by “effective use” is the range of elements, which are required to be in place for a
specific ICT activity or application, to be used “effectively” by those who are working with
particular applications. The elements of effective use include of course, access both
electronic, physical and in the French usage “logistical”, that is software; but it also includes
the training, specialized content development, organizational supports and policy, and broad
financial considerations needed to make any application sustainable and thus “usable” over
the longer term.
It should hardly be surprising that large and well-resourced organizations, and particularly
larger corporations and governments located in Developed Countries, and specifically in the
financial and business hubs of those countries, are moving ahead with achieving “effective
use” in a wide range of application areas, much more rapidly and successfully than is
everyone else. It is those with access to significant human and financial resources who are
able to most effectively implement the optimal uses for ICTs, in achieving efficiencies and
enhanced operational effectiveness in such areas as Supply Chain Management,
Procurement, Transaction Processing, and Information, and increasingly Knowledge
Management. The dramatic rise to global stature and in some cases global dominance of
the most e-enabled corporations and organizations—Dell Computers, Walmart, e-Bay, the
US Military are good examples of this. Also, given Canada’s position in the Accenture and
Waseda University tables on e-Government implementation, the Government of Canada
might be added to this list…
The Canadian Government is justly, I guess, proud of its positioning on those lists and I
would assume that it might for many purposes be included among those organizations
world-wide, which have most successfully “got it”, that is have understood at the deep
organizational transformative level how powerful and useful ICTs can be in information and
communications intensive areas.
In its 2003 analysis of 22 countries' e-government initiatives, Accenture, a leading
management consulting and technology services company, singled out Canada as the
only country whose initiative is on the cusp of true service transformation. Accenture
defines this level of maturity as having a vision of improved customer service delivery
measured by increased take-up, where e-government is tied to a wider transformation
234
agenda that includes multi-channel integration at all levels across the enterprise, from
business strategy to technology. Evidence of having reached this level is service
delivery that supports integrated transactions with clients. While we have a long way to
go to achieve this government-wide across all channels, we have made progress
making it possible for clients to conduct multiple transactions in a single on-line visit.
But the question to ask, I think is, what exactly is Canada being lauded for in these eGovernment league tables. The Government of Canada after all is not Walmart and most of
us, I guess, consider ourselves citizens of this country rather than simply clients of
Canada.com. So, What is “eGovernment”? The Wikipedia definition of eGovernment is: the
utilization of electronic technology to streamline or otherwise improve the business of
government, oftentimes with respect to how citizens interact with it. And Wikipedia goes on:
“E-Government refers to the use by the general government (including the
public sector) of electronic technology (such as Internet, intranet, extranet,
databases, decision support systems, surveillance systems and wireless computing)
that have the ability to transform relations within the general government (bodies)
and between the general government and citizens and businesses so as to better
deliver its services and improve its efficiency."
The most frequent use of the term eGovernment is related to:
the delivery of public services, where there is an online or Internet
based aspect to the delivery of the services (online government services are
sometimes called e-Services, often a label, which is considered to be a distinction
from e-commerce but in some cases e-services and e-commerce are practically
interchangeable terms).
the conduct of government business where the activities of those
involved in the process of government itself (such as legislators and the legislative
process) where some electronic or online aspect is under consideration.
So, since Canada has in the eyes of the world gotten so much right around e-Government,
perhaps, it is well to look back to the original mission, which is directing these efforts. The
Canadian Government Online website has the following:
In the 1999 Speech from the Throne, the federal government announced its
intention to become a model user of information technology and the Internet, and set
the goal of "being known around the world as the government most connected to its
citizens, with Canadians able to access all government information and services online at the time and place of their choosing."
It should perhaps be pointed out, and it would be somewhat surprising if others haven’t
pointed this out already, that the “mission” identified here is a remarkably narrow one. As
many are observing in the range of spheres, the power of ICTs is not simply in the capacity
to “access” information or services, but rather in the opportunities it presents for interactivity
and exchange. Thus for example, the transformational force of ICTs in the corporate
context comes not from putting information up for individuals to “access”, but rather by
providing the means for individuals to act at a distance using these technologies so as to
influence and direct for example, their computer should be designed (for Dell computers);
interacting with others to develop trusted relationships as a basis for person to person,
auction based buying and selling (eBay), or empowerment for distributed and localized
decision making (the US Army). It is these applications, which are the basis for the broad
social, commercial and organizational transformations, which are sweeping through the
corporate world. Equally, it is these applications, which present the opportunity for revising
235
and renewing the nature of citizenship and governance in an Information Society, and to use
the means presented by these technologies as a basis to respond to the widely perceived
challenges of the “democratic deficit”.
Governance, Good Governance and e-Governance
Let me be clear where I’m going with this. I want to say that I, as a Canadian, would be
rather more proud of the performance of the Canadian Government, if they were to be able
to say that they were leading in the league table of countries in implementing good eGovernance as well as e-Government, and let me explain what I mean by this:
For the World Bank, good governance is:
epitomized by predictable, open and enlightened policy making; a bureaucracy
imbued with a professional ethos; an executive arm of government accountable for
its actions; and a strong civil society participating in public affairs, and all behaving
under the rule of law”
While the United Nations Development Program defines good governance as:
among other things participatory, transparent and accountable. It is also effective
and equitable. And it promotes the rule of law fairly. Good governance ensures that
the voices of the poorest and the most vulnerable are heard in decision-making over
the allocation of development resources, and that political, social and economic
priorities are based on broad consensus among the three stakeholders - the state,
private sector and civil society
This latter definition identifies the attributes that comprise the concept of “good governance”.
These include the adoption of a participatory approach, transparency and openness,
accountability through assuming responsibilities for actions, effectiveness, equity and
fairness, endorsement of the rule of law, openness of decision-making to the input of
vulnerable social segments, as well as the formulation of a national agenda through a
consensus between state, private sector, and civil society, which serve as the stakeholders
in governance.
1) Participation
2 )Rule of law
3) Transparency
4 )Responsiveness
5) Consensus
orientation
6 ) Equity
“All men and women should have a voice in decision-making, either
directly or through legitimate intermediate institutions that represent
their interests. Such broad participation is built on freedom of
association and speech, as well as capacities to participate
constructively.”
“Legal frameworks should be fair and enforced impartially, particularly
the laws on human rights.”
“Transparency is built on the free flow of information. Processes,
institutions and information are directly accessible to those concerned
with them, and enough information is provided to understand and
monitor them.”
“Institutions and processes try to serve all stakeholders.”
“Good governance mediates differing interests to reach a broad
consensus on what is in the best interest of the group and, where
possible, on policies and procedures.”
“All men and women have opportunities to improve or maintain their
well-being.”
236
“Processes and institutions produce results that meet needs while
making the best use of resources.”
“Decision- makers in government, the private sector and civil society
organisations are accountable to the public, as well as to institutional
stakeholders. This accountability differs depending on the organisation
and whether the decision is internal or external to an organization.”
“Leaders and the public have a broad and long-term perspective on
9) Strategic vision
good governance and human development, along with a sense of
what is needed for such development. There is also an understanding
of the historical, cultural and social complexities in which that
perspective is grounded.”
Source: The Urban Governance Initiative
What I think is important here is to recognize the difference between government and
governance and thus differences between e-government and e-governance… As I
understand these things, government is about the business of governmental activities while
governance is about the mutually related roles and responsibilities of citizens and those who
act as governments on their behalf. Government is about providing services while
governance is about participation and decision-making. Thus e-Government of which we
hear much in the Canadian Government context is quite rightly about enhancing the
efficiency and effectiveness of service, of government transactions with its “clients”, and the
provision of the information required as part of or supportive of these activities. EGovernance on the other hand would be about the use of ICTs as a means to enhance the
role of citizens in relation to their capacity and opportunity for effective participation in the
broad structures of governance.
7) Effectiveness and
efficiency
8) Accountability
It is perhaps interesting to note that a Google search on the key Words ”e-Governance and
Canada” only turned up one “gc.ca” reference, which was to an innovative program
supporting Canadian youth working in Less Developed Countries and international agencies
promoting principles of “e-Governance”.
$1 million for the NetCorps Coalition for governance initiatives. This project
will provide six-month internships for up to 50 Canadians primarily between the ages
of 18 and 30. The interns will work in developing countries on e-governance and
information and communications technology-related projects mostly with public and
para-public organizations, as well as international and regional institutions such as
the World Health Organization, the Pan-American Health Organization, the
International Organization for Migration, and the African
I suggested earlier that corporations and organizations, which had progressed most
successfully in implementing ICTs were those that had been successful in achieving
“effective uses” in various areas, that is, not simply installing the infrastructure, the hardware
and the software, but also the training, organizational structures and processes, and policy
and financing necessary to achieve a successful sustainable implementation and use.
Clearly the Government of Canada has been able to achieve these in the e-government
areas in which it has chosen to proceed; the question remains however, whether and how
they have realized the effective use of ICTs in support of e-governance here in Canada as
well as promoting and supporting it for Less Developed Countries internationally.
237
In September 2001, a Government On-Line Advisory Panel (GOLAP) was established with
a mandate to advise the President of the Treasury Board on a wide range of issues related
to the issues outlined in the 1999 Speech from the Throne. In their 2003 third report it is
noteworthy that Panel expressed some concern with respect to which priorities in these
areas the Government was working to realize and which it was not:
In our Second Report, Transforming Government to Serve Canadians Better
(December 2002), we urged the government of Canada to take immediate action to
change the way it operates, in order to meet the increasing demands and changing
needs of Canadians for government services.
The changes we envisage are part of the overall task of government renewal, which
has several distinct challenges:
1 engaging citizens more fully in governance processes, not just at election time,
but throughout the governance cycle that runs from policy formulation to program
planning, service delivery, and performance evaluation;
2 revitalizing Parliament, so that MPs are better informed about the issues they
face and participate more effectively in policy-making and administrative
oversight;
3 transforming government services with the active involvement of all stakeholders;
4 reforming the inner workings of government in order to improve the efficiency of
internal services;
5 recruiting, developing and retaining public servants with the knowledge, skills and
abilities required to transform the public service into an innovative, citizenfocused organization.
A successful response to each of these challenges is necessary to renew the federal
government.
What seems clear is that in the assessment of this distinguished group, the Government of
Canada is proceeding extremely quickly and successfully on the e-Government side of the
equation but rather less quickly or successfully on the e-Governance side.
Effective Use
Let’s suppose that the Government of Canada were to move forward actively towards
achieving good e-Governance as an Effective Use for all Canadians. If we accept that the
Government of Canada is (or at least should be) committed to achieving the degree of good
e-governance that it is promoting for the rest of the world, and we take the seven elements
of “effective use” outlined in the paper cited above, what might an e-governance as an
“effective use” scorecard look like. In this context, we are specifically concerned with how
Community Networking as the public or community based provision of access and support
could be seen and understood as a potentially key element in a broad based development
of ICT enabled good governance. In the discussion below, I will draw, from the experience
and current research on community networking in Canada of the Canadian Research
Alliance for Community Innovation and Networking (CRACIN) for examples of how
community networking is currently contributing in this area.
An "effective use" approach to the creation of the means for citizen participation in Canadian
e-governance would include:
a. Carriage facilities – the telecommunications service infrastructure needed
to support e-Governance participation.
238
Precisely what this carriage infrastructure might be is not immediately evident. Certainly at a
minimum it includes universal accessibility to the services being offered and equally, the
opportunity for two-way active communication with those designing and developing the
services. Given the volume and sophistication of the web based services being offered, one
must assume that attempting to navigate effectively within the range of E-Government
services being provided, would require some form of broadband access.
The failure to implement or even to commit to universal access to broadband service for all
citizens of Canada would thus indicate that the Government is failing on item # 6. (equity,
“All men and women have opportunities to improve or maintain their well-being”). The
Vancouver Community Network has since the mid-1990’s provided free dial-up Internet
service for those requiring such a facility. Operating as a not-for-profit, VCN currently
services some 4000 residents of Vancouver, and in addition, provides on-going service,
support and training to a network of public internet access centers throughout the Lower
Mainland and including, several such centers, which cater to the homeless and the transient
in Vancouver’s Downtown Eastside.
b. Input/output devices – the devices (computers, pda's, etc.), which users
need to achieve e-Governance as an effective use.
It should be evident that simply providing broadband (or any other form of infrastructure),
“access” to citizens is insufficient to achieve good e-governance if for example, citizens have
no technological means to utilize this infrastructure to engage as citizens with their
government. Recent information indicates that at least 30% of Canadians have no in-home
computers or Internet access, which would allow them to engage in e-Governance activities.
Thus there is a need by at least roughly one-third of Canadians for some form of alternative
to in-home access for them to be able to effectively participate in governance activities (item
#1“ Participation--All men and women should have a voice in decision-making, either directly
or through legitimate intermediate institutions that represent their interests. Such broad
participation is built on freedom of association and speech, as well as capacities to
participate constructively”).
The recent elimination of funding for the Community Access Program, without its
replacement by any other public support program to provide the means for computer and
Internet access for those without the means to realize such access on their own, suggests
that rather than moving towards effective e-Governance, in fact, the Government of Canada
is retreating from this as an effective use. Of related interest is the matter of access and use
for those with physical disabilities. While Canada has been a leader in the development of
assistive technologies for providing the means for effective ICT use, it has been rather less
active in ensuring that all who would benefit from such devices have access to these. St.
Christopher’s House in downtown Toronto provides multi-lingual access to some 70 ethnic
communities in the urban core of Toronto, maintaining computers and related devices and
teams of persons able to provide training and support in multiple languages thereby, as one
example, providing the means for many recent immigrants to maintain family ties with those
in the countries of their origin, while developing skills that will allow them to become
employable in their new country of residence.
c. Tools and supports – the software, physical and service supports,
protocols, and tools required to achieve effective e-Governance.
Here we get to the crux… As the Task Force indicated, a key element of “Government
239
Renewal” is “engaging citizens more fully in governance processes, not just at election time,
but throughout the governance cycle that runs from policy formulation to program planning,
service delivery, and performance evaluation”.
Determining how this can be done, designing processes and re-designing administrative
practices and procedures for effective e-governance is a truly major challenge and
undertaking, and will likely result in a need to re-form both how Canadians act as citizens
and the current structures of governance. But as the Panel well understood, and as those
from the corporate sector with whom Canadian Government representatives share their
prize receiving platforms equally understand, the new technologies are not simply about
enhancing the efficiencies of enterprise transactions, rather they are equally about realizing
opportunities for finding new ways of realizing broader enterprise missions. Finding ways of
enhancing good governance in Canada is surely one of the central missions of any
Canadian Government.
The challenge is to find further effective ways of achieving “participation” as an element of
Good Governance. What is important here is to recognize that, in an ICT enabled
environment such as that created by the Canadian Government in its online services, the
need and opportunity for using the same tools that are being used to enhance transactional
services can also be used as a basis for strengthening “the citizens voice in decisionmaking” as a basis of Good e-Governance. Providing online access to tax filing is only one
side of the overall process, requirement and opportunity. K-Net based in Sioux Lookout
Ontario is supporting one of the largest not-for-profit video and audio conferencing networks
in the country, as a basis for local education and health service, and to provide support to
band councils in remote areas to maintain contact with their citizens, as well as to link into
their representatives and others in the South.
d. Content services – specifically designed content needed to achieve
effective participation in e-Governance including in local languages and for various levels of
literacy (or non-literacy).
Clearly there will be the need for providing opportunities in both official languages and in
Inuktitut. However, there is the equivalent need to provide access to effective e-governance
in a manner accessible to all, whatever their education level. But perhaps of most
importance, will be the development of a structure of content and administrative design and
practice, which allows for useful and on-going consultation, participation, transparency and
accountability of policies, programs and services so as to achieve suitable levels and quality
of “responsiveness” (# 4 “Institutions and processes try to serve all stakeholders”). To date
the content of Government of Canada websites consists almost exclusively of one-way
information services and in some cases, transactional services with little attention being
given to the tremendously enhanced opportunity for transparency of policy development,
program management and implementation. The failure for example, to provide
reconfigurable access to program budget information restricts the opportunity for effective
participation in broad program consultation and analysis. Communautique in Montreal is
actively working with a range of Not-for-profits in the City to help them to create
electronically enabled advocacy campaigns for the range of municipal issues and including,
developing an awareness in Montreal of the issues surrounding the World Summit on the
Information Society.
e. Service access/provision – an appropriate and supportive social and
organizational infrastructure both inside and outside governmental structures, links to local
240
and online social networks, para-professionals, training facilities are necessary to achieve
effective e-Governance. To achieve the kind and degree of e-Governance applications and
transformation that the Panel was pointing to, and that has been achieved in different
contexts in the corporate sector, will require very significant changes in internal operations,
the introduction of new strategies for ICT-enabled transparency and accountability and
particularly, a redefinition of what is understood by the Good Governance criteria
“responsiveness” and “consensus orientation” in the e-Governance context. In fact, in an
online environment achieving “responsiveness, as “Institutions and processes trying to serve
all stakeholders” (and in this case particularly the interests and needs of “citizens”) should
be more easily realizable, once a firm commitment to achieving these are in place. The
Alberta Supernet is working in among areas with local civic authorities and libraries to link
local economic development initiatives with broadband access.
f. Social facilitation – the local regional authorities/resources, community and
environmental infrastructure, training, animation required to enable good e-Governance as
for example, “Consensus orientation” as “mediating differing interests to reach a broad
consensus on what is in the best interest of the group and, where possible, on policies and
procedures”. Approaches to active participation in decision making, and thus working
towards a broad based and facilitated consensus around government policy making and
program development, should equally be additionally enabled by ICT use; The Western
Valley Development Authority has been actively engaged in creating the local social and
organizational infrastructure for ICT, enabled local enterprise including appropriate levels of
Internet access, training programs and local information services in support of these; and
g. Governance – the required financing, regulatory or policy regime, either for
e-governance and to enable the implementation and long term sustainability within the
broader national, regional and local legal or regulatory systems? Realizing a common vision
for active and effective citizenship in an electronically enabled environment should be a goal
for any government concerned with “Good governance”. “Leaders and the public have a
broad and long-term perspective on good governance and human development, along with
a sense of what is needed for such development. There is also an understanding of the
historical, cultural and social complexities in which that perspective is grounded.” To achieve
a broad understanding and consensus around this strategic vision should be one of the
immediate objectives for the Government of Canada, and a suitable commitment to be
made in the context of the World Summit. The CRACIN as an alliance of university
researchers, community ICT practitioners and government officials is working collaboratively
to help identify and define the broad characteristics and policy requirements for sustainable
local community technology initiatives.
Conclusion
In conclusion and in the midst of the widely acknowledged-deserved acclaim that the
Government of Canada has achieved for its work in e-Government, it is well to suggest that,
as the Canadian Government On-Line Panel suggested, only half of the job is done. The
first task of shifting the enterprise elements of the GoC’s activities online has been done
quickly, efficiently and effectively. The second part of this, which is to translate Canada’s
capacities for e-management and its continuing traditions of “Good Governance” into an
electronically enabled environment is the second and perhaps even greater challenge.
The World Bank and others including Canada in its international development posture have
241
for some time been arguing that ICTs represent a new instrument by means of which “good
Governance” may be realized. These arguments, with the associated aid and development
programs, have been made quite frequently in the context of Less Developed Countries
where there may to the outside observer be clear governance issues to be addressed.
However, again in the context of the statement by the GoL Panel, there are clear indications
of problems with governance in the Canadian context as well, with a continuing decline in
electoral participation and an on-going distrust of government and politicians. With this
paper we are suggesting that the same arguments, made concerning the transformational
opportunities presented by ICTs in support of the achievement of the elements of Good
Governance, may equally be applied in Canada, and that we would argue that alongside a
rhetorical commitment to these areas, there is a need for a practical commitment at least as
significant as that which has been made to transactional e-Government processes.
We would equally argue that such a commitment would have both immediate and long term
policy and programmatic implications, including a renewal of the commitment to universal
broadband accessibility and the re-funding of a program in support of community based
access, but in this instance with a revision of the program as one providing community
supports to an “effective use” e-governance program, which brings us back to Community
Networking where we began. The mandate, and even passion of Community Networking
and Community Networkers, has been to support the fellow citizens in first obtaining access
and more recently, in obtaining the personal and organizational benefits from online access,
Community Networks, and here I’m including not simply traditional Community Networks of
which the Vancouver Community with which I’ve had and continue to have a very close
association is one, but also Community Access Sites and Community Learning Networks, in
the US Community Technology Centers, elsewhere in the world Telecenters, all have these
activities as their mission.
In this they are providing, not only to their fellow citizens but also to their governments and
others, extremely cost effective service and support for certain of the components required
for say, an effective e-governance application. While the need in many communities for
“public” access has diminished (but by no means disappeared), the requirement for ongoing support for the range of effective uses at the community level including the use of
Government online services, online training, support for self-regulated health and wellness
activities, and of course, the broad range of Civil Society uses, has if anything increased. As
the opportunities for “effective use” have increased with the development of ever more
sophisticated user oriented hardware and software, the need for support services to ensure
there use has increased apace (one good example is the availability of low-cost multi-media
production equipment as a supplement to Civil Societies training and advocacy work).
And of course, attempts at creating effective community (whether local or physical) egovernance applications will immediately run afoul of the various “digital divides” and
absence of effective use support systems. Governments would be well advised to use the
already in place, and already knowledgeable and community based Community Networks
as an element in the delivery of such programs. Community Networks in turn would be well
advised to begin to shift their own interests and activities away from the simple provision of
access and toward enabling activities in support of active citizenship at the community level.
242
References
Asmae El Mahdi, Governance, Good Governance & E-Government, Project Title: A
Sustainable E-Government System For The City Of Fez, Morocco.
M. Gurstein, “Effective Use and the Community Informatics Sector; Some Thoughts On
Canada’s Approach To Community Technology/ Community Access”, In Shade, L.R. And
Moll, M. (Eds) Seeking Convergence In Policy And Practice: Communications In The Public
Interest Vol. 2, CCPA, Ottawa, 2004.
M. Gurstein, “Effective Use: A Community Informatics Strategy Beyond the Digital Divide”,
First Monday, December 2003.
http://Www.Firstmonday.Dk/Issues/Issue8_12/Gurstein/Index.Html (Translated Into Russian
And Spanish)
The Urban Governance Initiative (Tugi). “Good Governance Issues Report Card: Solid
Waste.” http://Www.Tugi.Org/Reportcards/Solidwaste.Pdf
Wikipedia: http://En.Wikipedia.Org/Wiki/E-Government
243
L' EXPÉRIENCE SUR LE TERRAIN : COMMUNAUTIQUE
Monique Chartrand
Directrice générale, Communautique
Communautique
Depuis maintenant 10 ans, la mission de Communautique est de mettre les technologies de
l'information et des communications au service des milieux communautaires et populaires
ainsi qu'au service des citoyens et citoyennes potentiellement exclus. Cette mission
s’effectue dans une perspective d'élargissement de la vie démocratique et de la citoyenneté,
tout en contribuant au développement d'espaces communautaires sur l'inforoute.
Nos grands buts
1 Accroître l'accès aux TIC et aux inforoutes
2 Favoriser la prise en charge et l'autonomie des groupes communautaires, du milieu
et des citoyennes-citoyens
3 Développer une culture télématique démocratique
4 Contribuer au développement de l'inforoute communautaire et des espaces
communautaires
5 Contrer l'exclusion sociale liée aux technologies de l'information et des
communications
Le travail effectué par Communautique depuis 1995 s’illustre tant par le nombre de
personnes et d’organismes rejoints, de régions touchées, que par la richesse des
partenariats développés. Communautique intervient auprès des milieux communautaires au
plan de l’accès par la formation des intervenants, par l’apport en infrastructure, l’analyse et
la réflexion, la recherche et l’innovation en matière de solutions appropriées aux milieux et
par l’animation et la concertation à l’échelle régionale et nationale.
Communautique travaille en réseau et en partenariat avec les autres groupes
communautaires du Québec. Ce travail est réalisé en fonction de quelques activités
importantes dont il sera question de quelques-unes ici :
1. La formation de la population pour contrer la fracture numérique et le projet Inforoute
– points d’accès;
2. La création d’un espace associatif sur Internet pour partager les expériences
d’utilisation des technologies par les groupes communautaires;
3. La formulation d’une plateforme de demandes et de revendications pour favoriser
une action soutenue des organisations de la société civile : la Plateforme québécoise
de l’Internet citoyen;
4. Le développement de trois projets importants autour de la construction d’une société
de l’information démocratique et inclusive : la Journée de l’innovation sociale, la
Formation à l’Inforoute citoyenne et le Communautaire en ligne, réflexions sur la
mise en place du gouvernement et la démocratie en ligne.
Le contexte de nos activités
Dans son projet de « Plateforme québécoise de l’Internet citoyen ! », Communautique
souligne que l’accès universel aux technologies de l’information et des communications,
pierre angulaire des développements de nos sociétés des savoirs, pose un défi à l’ensemble
de la société québécoise.
244
Ainsi, les statistiques en matière d’accès montrent que d’importants segments de la
population risquent de se retrouver en marge : les populations les moins branchées à la
maison ou celles qui utilisent le moins Internet demeurent toujours celles à faibles revenus,
les moins scolarisées, les plus âgées, les jeunes décrocheurs, les personnes handicapées,
les personnes immigrantes. Des écarts importants subsistent toujours entre hommes et
femmes ainsi qu’entre les populations vivant en milieu rural et urbain. Cette partie de la
population se trouve ainsi en état de vulnérabilité vis-à-vis de sa pleine intégration sociale,
de son insertion sur le marché du travail, et de plus en plus vis-à-vis de l’exercice de sa
citoyenneté entière et active.
Les risques tout autant que le potentiel sont désormais de plus en plus reconnus par les
gouvernements, les institutions publiques, voire par les entreprises, et ce, tant au Québec
qu’ailleurs dans le monde. Les politiques publiques en traitent et différents programmes
visant notamment à favoriser l’accès public sont mis en place pour pallier les risques
d’exclusion liés aux technologies, et ce, dans un contexte où les projets de
« gouvernements en ligne » sont à l’ordre du jour, où l’implantation de l’inforoute
gouvernementale progresse à grands pas, où de nombreuses lois sont révisées pour
prendre en compte ces nouvelles réalités.
Le Québec compte plusieurs milliers d’organismes communautaires implantés dans toutes
les régions et toutes les localités. Les groupes communautaires sont des acteurs
dynamiques et reconnus du développement économique et social au Québec. Ils travaillent
à proximité et avec les populations démunies, ils s’adaptent à leurs besoins, ils connaissent
bien la réalité des populations qu’ils desservent, ils possèdent une expertise unique et ils
sont au cœur de l’innovation sociale. Les organismes communautaires se trouvent en
première ligne pour mesurer la globalité des impacts et saisir les enjeux relatifs aux
technologies pour les personnes avec lesquelles ils travaillent.
Préoccupés par le risque que la fracture numérique s’ajoute aux autres fractures sociales et
qu’elle génère de nouvelles formes d’exclusion, les organismes du Québec ne sont pas
restés inactifs. On trouve ainsi au Québec tout un monde de nouvelles initiatives qui
s'intègrent à ce vaste mouvement mondial constitué d'associations et de groupes de
citoyens qui mettent à contribution les nouvelles technologies pour créer de nouvelles
solidarités, pour penser de nouvelles façons d’agir et faciliter la participation citoyenne.
1. Former la population pour contrer la fracture numérique
Nous croyons que l’accès doit être abordé de façon large. Nous croyons que le droit à
l’accès doit être posé en tant que droit fondamental dans la foulée des droits humains tels le
droit à la communication, le droit à l’éducation ou le droit pour tous et toutes de bénéficier
des retombées du progrès technologique.
De prime abord, la notion d’accès réfère à une infrastructure : points et lieux d’accès
individuels, collectifs et publics ; équipements et logiciels. S’y ajoutent rapidement les
habiletés et compétences techniques de base à acquérir par les utilisateurs et les
utilisatrices. Une telle définition de l’accès doit être vue comme nécessaire mais non
suffisante.
245
Doivent aussi être prises en compte les nombreuses barrières d’ordre économique,
géographique, social, éducationnel, linguistique, physique, culturel, générationnel, de genre,
qui empêchent les citoyens et les citoyennes soit d’accéder, soit de contribuer au contenu
véhiculé ou soit à son usage approprié.
Notre vision de l’accès combiné, non seulement connectivité technique, formation et
initiation aux techniques de base, mais aussi animation du milieu, éducation – incluant
l’éducation aux médias – la sensibilisation aux enjeux, la formation continue ainsi que la
production d’une diversité de contenus pertinents et enrichissants, adaptés aux intérêts et
aux besoins de publics variés. Elle implique aussi l’adoption de normes et de standards
reconnus ainsi que de mesures pour assurer l’accessibilité des outils informatiques,
d’Internet et des lieux d’accès aux personnes handicapées.
Afin de favoriser l’appropriation des technologies de l’information et des communications,
Communautique offre aux organismes du Québec toute une gamme d’activités de formation
à des coûts accessibles. Ces formations visent à outiller les groupes, les intervenants et
intervenantes ainsi que les citoyens et citoyennes à une utilisation stratégique de l’inforoute.
En tout, depuis le début de ses activités, Communautique a donné plus de 500 formations,
rejoignant ainsi environ 1400 organismes communautaires.
De par ses initiatives, dont le projet majeur « Inforoute – Points d’accès – Initiation de la
population », Communautique a également été en mesure de mettre sur pied un grand
réseau de partenaires de nombreuses régions du Québec. Ce réseautage de partenariat
solidement ancré dans les milieux a permis de soutenir le développement de nombreuses
initiatives locales et le réseautage tant au plan local, régional, national qu’international.
Les activités spécifiques liées au projet « Inforoute Points d’accès » ont permis d’offrir plus
de 50 000 ateliers d’initiation à l’informatique dans plus d’une centaine d’organisations
communautaires par une approche de proximité auprès de populations défavorisées.
2. L’Espace associatif, pour un partage d’expériences en ligne
Communautique a mis en ligne, en décembre 2004, un nouvel espace sur le web pour les
milieux communautaires et de l'économie sociale francophones. Les organismes peuvent
partager leur utilisation des technologies de l'information et des communications sur le
nouveau site : http://espace-associatif.org. L'inscription permet d'accéder à divers services
tels un forum de discussion public et privé, un calendrier d'activités et une page
d'informations sur leur organisme.
L'espace associatif comporte aussi un forum public ouvert aux discussions sur les enjeux de
la démocratie en ligne et les impacts des développements de l'usage des technologies de
l'information et des communications. Les usagers des Centres d'accès communautaire à
Internet sont accompagnés par des animatrices et animateurs pour s’approprier cet outil
d’expression citoyenne.
3. La Plateforme québécoise de l’Internet citoyen
Afin de s’assurer que l’appropriation des technologies de l’information et des
communications soit le fait des milieux communautaires et d’en faire un développement et
un usage stratégique, Communautique contribue à l’animation et à la concertation des
organismes terrain et partage ainsi ses analyses, recueille les préoccupations du milieu et
246
s’assure d’un effet multiplicateur sur l’ensemble du territoire.
La Plateforme québécoise de l’Internet citoyen est un des outils privilégiés au cours des
dernières années pour interpeller les différents intervenants du milieu. Elle vise à contribuer
au développement d’un autre Internet, renforçant l’exercice de la citoyenneté par l’inclusion
de toutes et tous. La Plateforme est aussi destinée à servir de levier à la reconnaissance et
au soutien du milieu communautaire.
La Plateforme propose divers moyens pour :
Contrer la fracture numérique
1
2
3
4
5
6
Soutenir le développement de l’accès dans les organismes communautaires et
d’économie sociale;
Soutenir l’animation des lieux d’accès et l’intégration aux pratiques communautaires;
S’outiller par la formation continue;
Soutenir les transformations organisationnelles;
Soutenir la création de groupes de ressources techniques ;
Doter le milieu des équipements nécessaires.
Développer l’Internet citoyen
1
2
3
4
5
Que l’accès aux TIC soit un droit pour toutes et tous ;
Que les politiques et les programmes définissent et soutiennent l’accès de façon
globale;
Que l’accès à Internet et à son contenu soit considéré comme un service d’utilité
publique essentiel aux individus et aux collectivités;
Que les politiques et les programmes reconnaissent et encouragent la place et le
rôle du milieu communautaire et de l’économie sociale dans la démocratisation de la
société de l’information;
Que l’on fournisse un financement conséquent et durable aux projets et initiatives
citoyens.
4. Des projets pour construire une société de l’information démocratique et inclusive
Les groupes communautaires semblent en être à un point de consolidation de leur usage
interne des technologies et prêts à passer à un usage plus associatif. Il nous semble donc
que pour accéder à une dimension citoyenne d'usage des technologies plus importante, les
efforts doivent permettre de mettre à la disposition des groupes tant les ressources
techniques que des ressources de formation, d'accompagnement et d'animation où chacun
sera à la fois créateur et apprenant.
Journée Innovation Sociale
C’est pourquoi Communautique a décidé, en février dernier, d’organiser une Journée
Innovation sociale, laquelle se veut un carrefour technologique communautaire. Cette
activité, que Communautique souhaite voir se répéter chaque année, a pour principaux
objectifs de :
1
2
Mettre en valeur les initiatives et utilisations novatrices des technologies par les
milieux communautaires et bénévoles en soutien à leur mission;
Créer une vitrine pour les milieux communautaires et bénévoles qui mettent les
technologies au service de l'action communautaire et du développement local;
247
3
Créer un lieu d'échange et de rencontre des acteurs des milieux communautaires et
du secteur bénévole.
Le projet de Formation à l’Inforoute citoyenne
Ce projet s’inscrit dans une perspective de formation de base des adultes adaptée aux
réalités des sociétés de l’information en émergence, où l’Internet devient un espace
d’échange important entre les citoyens, les acteurs de la société civile, les gouvernements
et l’entreprise privée. Les sociétés de l’information ou des savoirs partagés posent des
enjeux et des défis importants aux sociétés du monde entier. Les adultes québécois doivent
avoir la possibilité de faire face à ces enjeux et à ces défis, notamment en termes d’exercice
de leur citoyenneté, et des contenus de formation nouveaux doivent se développer à cet
effet.
Ce projet de formation vise le développement de connaissances et de compétences chez
les adultes québécois en vue de participer pleinement à l’espace civique qui est en pleine
transformation. Ce projet cherche à éclairer les éléments nouveaux de cette formation et la
constitution d’un programme qui contribue à outiller les adultes québécois et à les rendre
capables de participer de façon active au développement des sociétés de l’information
émergentes.
Le projet Communautaire en ligne, réflexions sur la mise en place du gouvernement et la
démocratie en ligne.
Ce projet permettra d’actualiser la participation du milieu communautaire à la mise en place
du gouvernement en ligne et de la démocratie en ligne. A partir des travaux réalisés par le
Comité d’étude sur la démocratie en ligne et les travaux de recherche de Communautique,
une vaste consultation des acteurs des milieux communautaires et de la population
permettra de produire un rapport sur le gouvernement en ligne et la démocratie en ligne du
point de vue de la société civile.
Nos propositions
Nous avons devant nous le défi de construire démocratiquement le gouvernement et la
démocratie en ligne en fonction de trois grands chantiers :
1
2
3
Celui de résoudre les problèmes de l'accès et de l'éducation;
Celui de bâtir des ponts entre ceux qui sont branchés et ceux qui ne le sont pas et
de contrer le renforcement des inégalités sociales et de la démocratie actuelle telle
qu'elle est;
Celui d'appuyer l'action collective des citoyennes et des citoyens pour développer le
débat public et l'émergence de nouvelles formes de participation à la vie politique et
démocratique.
248
TURNING THE CORNER…WITH FIRST NATIONS TELEHEALTH
This document was prepared by John Rowlandson & Associates. The speaker, Brian Beaton, did his
presentation based on that document. The complete document is available at:
http://knet.ca/documents/KOTelehealth-Position-Paper-May2005.pdf
Figure One: Keewaytinook Okimakanak Telehealth First Nations
249
Note from the Executive Director – Geordi Kakepetum
Developing sustainable economies requires that the basic access to quality healthcare and
education – are a standard element of everyday life for First Nations communities. This is
something that our organization has been working towards from the beginning of the KNET
initiative. Today, most people in the North agree – Keewaytinook Okimakanak Telehealth
(KO Telehealth and Keewaytinook Internet High School (KiHS) are keys to the future growth
of our communities.
We have come a long way since we began in 1994. We started by working with the people
living in our communities and succeeded in showing them the benefits of using information
and communications technologies. Quickly we found that everyone from the elders to the
young people understood the potential and wanted to participate.
From there we have built a strong network that is directed by community interests and
supported through tripartite investments by federal, provincial and First Nations partners.
Our lives have been completely changed by the services we now receive over the network.
Having telehealth care and secondary education services available in our communities is
making us stronger as a people. Being able to communicate with our neighbours is making
us stronger as a community. Being able to communicate with the world is improving our
chances for participating in and influencing that world. More doctors and nurses are still
required in Northern communities but telehealth is an important and positive step forward.
Telehealth provides timely access to medical evidence and health expertise at multiple
points of care. It provides clients and health service providers with a secure and reliable
channel for gaining access to comprehensive health, wellness and education services.
KO Telehealth is also supporting solutions to broader health challenges. In March 2003,
Dr. Roger Strasser, the founding Dean of the Northern Ontario School of Medicine, visited
the telemedicine facilities in the Deer Lake First Nation and described them as “exactly the
kind of experience that our medical students will require if they are going to fully appreciate
the opportunities and challenges of practicing in remote and isolated communities in the
North.” Similarly, Dr. Carolyn Bennett met with our Sioux Lookout staff in November 2004 to
identify how telehealth can keep as many First Nations healthy for as long as possible and
address broader determinants of health – such as poverty, violence, the environment,
shelter, education and equity – that are often beyond the exclusive reach of the health
system.1
The success of the project has inspired other First Nations in the region. People living in
northern and isolated First Nations know the advantages of working together. We have
approached this project in the spirit of co-operation because for the network to last for the
long-term and to be effectively used, we must collaborate, share the investment and build
new capacities in each First Nation. Specifically, we need to invest our energies in
sustaining this service by building program instruments that will support the capital and
1.
This message is also highlighted by the Health Council of Canada. In their January 2005 report, Accelerating
Change, they state that “Health disparities are the number one health problem in the country and health care
alone is powerless to overcome them” and recommend that governments “Place a particular focus on reducing
health disparities between Aboriginal and other Canadians” (p.9).
250
operational costs of an integrated service so that small and isolated communities can
successfully challenge the health disparities between First Nations and non-First Nations
people in Canada.
“Our lives have been
Executive Summary
Keewaytinook Okimakanak Telehealth (KO Telehealth) is Canada’s busiest and largest First
Nations telemedicine service – encompassing more than 25 sites by Fall 2005. KO
Telehealth works in partnership with NORTH Network to provide integrated access to
provincial and First Nations and Inuit Health Branch service providers to deliver health
programming on reserve. For the past four years KO Telehealth has designed, implemented
and refined a First Nations service model that supports and sustains telehealth services in
Ontario’s most remote and northern communities.
KO Telehealth’s connectivity service – the Kuhke-nah Network (K-Net) – provides turnkey
technology management and connectivity services. K-Net maintains a service level
agreement with NORTH Network, manages a regional broadband network, provides
HelpDesk services for all First Nations schools in Ontario and delivers broadband satellite
services with remote Aboriginal communities in Ontario, Québec and Manitoba.
K-Net leverages integrated technical and service support resources to address broadly
based information and communications technology needs in First Nations on a pan-regional
basis. Accordingly, the telehealth network is extensive. It reaches from the isolated
Beausoleil First Nation on Georgian Bay’s Christian Island in southern Ontario to the Fort
Severn First Nation, Ontario’s most northerly community, and from the Winnipeg Health
Sciences Centre in the west to James Bay’s Weeneebayko General Hospital on Moose
Factory Island to the east.
Service expansion
Looking forward, KO Telehealth has developed an Accelerated Access Plan (AAP) that will
link the KO Telehealth network with the province’s Aboriginal health access centre
infrastructure and extends its unique Aboriginal service model to 50 additional remote and
northern First Nation communities in Ontario. AAP will transform health service access for
Ontario’s Aboriginal communities. It will deliver quality and comprehensive access to federal
and provincial health programming within a common point-of-care network, support health
professional retention and recruitment in small, isolated Aboriginal communities and
complement local health integration needs and priorities.
In the North, flying out of the community to get health care causes serious disruption
Direct Service Benefits of Telehealth
• Improved access and utilization of comprehensive telemedicine services that address
community based health and wellness priorities;
• Increased coordination and integration of federal and provincial First Nations health
services programming;
• Enhanced scope of regional health professional retention and recruitment strategies;
• Increased community participation and influence over access to the health system;
• Full integration with the Northern Ontario School of Medicine’s community-based learning
model, supporting medical student learning and practice needs during community
placements;
• Reduced patient and health system travel burden – particularly for the elderly and parents
with young children who have to travel long distances for access to medical services;
251
• Improved peer-to-peer interaction and team-based approaches to regional care;
• Decreased isolation for patients at distant points of care using tele-visitation services;
• Improved community-based health service training and education capacity.
Telehealth as an Agent of Change
Keewaytinook Okimakanak Telehealth is also witnessing how the introduction of clinical,
educational and wellness services is helping First Nations communities change their
approach to health service practice and delivery. Increasingly, Nurses and Community
Health Representatives, for example, are consulting validated health web resources that
facilitate early intervention and preventative measures for managing chronic illness.
Similarly, people living in remote communities have access to self-care and selfmanagement information to help them negotiate lifestyle changes in order to modify their
individual and family health status.
In these and many other minute ways, telehealth is supporting a change management
strategy for improving the well-being of First Nations communities. When fully implemented
in 2009, KO Telehealth will be the most advanced Indigenous telemedicine network in the
Americas. It will provide comprehensive access to health and wellness services to the
province’s most vulnerable populations by removing longstanding social and geographic
barriers and by placing quality health care closer to home. At the same time, the accelerated
access plan (AAP) will enable a shared network environment, defined both by the cultural
character of its communities and by the local and regional capacities of the provincial and
federal health systems.
First Nations Capacity and Socio-Economic Development
The introduction of telehealth services has similarly contributed to First Nations capacity
development. In a direct way, telehealth has opened up new worlds of education and
training for health and social service staff in northern and isolated communities. Telehealth
coordinates specifically for First Nations service providers.
In a broader sense, KO Telehealth has animated interest in how information and
communication technologies can contribute to local well-being by making concrete
connections between illness and timely access to treatment, chronic disease and selfmanagement skills, health programming and cultural competence. KO Telehealth’s service
model has demonstrated that the adoption of ICTs can and should include a community
capacity to influence and direct services provided through the community and regional
networks.
252
THE INTERNET AND BEYOND…NEW APPROACHES TO ACCESSIBILITY
Gwendolyn Friedrich
Executive Director
Community Outreach Group Inc.
For persons who are disenfranchised, either because of ethnicity, social situation, or
disability, one of the greatest desires in life is to participate fully within the fabric of their
community. Feeling part of something – or belonging is foundational to an understanding of
self as empowered, as having worth, as contributing.
In research conducted by the World Health Organization, the Quality of Life Research
Institute – University of Toronto, and many other national and international researchers, this
concept of belonging is measured by Quality of Life Scales. These scales measure an
individual’s self-satisfaction within a holistic framework (body, mind, spirit and emotion)
through three stages referred to as being (who I am), belonging (who I am in relation to
society) and becoming (who I am in relation to the hopes and dreams I have for the future
of myself and the society I live in).
However, in order to even begin the Quality of Life journey through the three stages, people
must first be empowered to understand themselves as valued. While understanding
ourselves as valued may seem obvious to those of us who have lived lives of privilege, for
persons who have become disenfranchised due to societal barriers – non-acceptance,
inaccessibility, lack of opportunity, and poverty – a catalyst is needed to move beyond a
sense of hopelessness and begin a journey of discovery that begins with an understanding
of self as valued.
In the late fall of 2000 a group of community organizations in Saskatchewan, committed to
working with persons with disabilities (physical, emotional and social) who were from a
variety of ethnic backgrounds and stages of disenfranchisement, met to discuss ways in
which we could collectively change the reality for these citizens of our communities. Our
challenge in Saskatchewan went beyond the diversity of our population to the challenge of
geography. Saskatchewan has a landmass of over 471,000 square kilometres with a
population of fewer than 1 million. It seemed unfair to us to develop services that would only
benefit those who were clustered around the two major cities. Therefore it became obvious
to us that our solution lay in embracing technology as a means of service delivery. For us
that meant developing an E-Learning platform from which we could deliver a wide variety of
services and supports to persons throughout our province. For us this platform was Learn
Linc, a very powerful E-Learning tool partially funded by the developer, and partially funded
by our very first corporate sponsor SaskTel. As we began to develop projects we received
financial support through the Federal Government – Industry Canada, HRDC – OLT, and
Canadian Rural Partnerships.
Through Learn Linc we were able to develop a cooperative solution of service delivery, with
each partner contributing the best of their programs and services for the benefit of all
participants. In this way, members of partner agencies were able to access the programs of
their agency, and also the programs of other agencies, all provided by professionally trained
and paid for practitioners. This system has allowed the Community Outreach Group,
together with its partners, to develop a wide range of courses designed to empower clients,
to develop personal and career goals; and to implement a system of training and mentoring
253
that facilitates the transformation of individual goals into personal realities.
Individuals, who participate in the courses benefit directly from the skill content of the
course, increased knowledge of computer software and Internet application, increased peer
support and enhanced feelings of accomplishment.
A frequent benefit to being involved with the Community Outreach Group extends well
beyond the materials taught or services provided, to an understanding on the part of each
individual that they are not alone --other participants in the courses are struggling and
overcoming the same barriers and challenges. The support and dedication of the course
facilitators and the peer support mentors, allows our participants to develop goals and to
begin a journey towards a new personal reality. With the E-Learning solution these
meetings, formal or informal, can take place whenever needed without any regard to cost or
distance. They can and do include live voice conversations, text chatting, live video, power
points, whiteboards, applications sharing, and Internet searching.
The tools are powerful, the system of cooperation strong, -- but what is the impact for the
participants?
Consider this comment from one of our recent participants in our Mentorship Program:
“No words can begin to express how much you have done for me. You have taught me how
to look within myself and focus on my strengths rather than punish myself for my
weaknesses. You have renewed my inspiration, given me hope, opened my eyes to so
many new experiences.”
Another participant echoed these same thoughts:
“You have not only helped me rediscover and rejuvenate my career passion, you’ve also
helped me discover so much more about myself.”
I love to share stories, partially because I believe that we often forget statistics, and partially
because stories put a human face on the statistics we may already know. So I would like to
share another empowerment story from the Community Outreach Group with you.
“Len (not his real name) joined us for a two-day empowerment workshop. In this workshop
we explored who we are, and discovered what we love and need to do to be fully satisfied
with our lives. Mid-way through the workshop we began the process we call “Dare to
Dream”. Through mental imaging, and reaching back to the pearls in our past, we begin to
understand the keys to happiness in our future. Each participant completes this exercise
alone, guided by the facilitator. After this powerful introspection participants are provided
the opportunity, should they desire, to share their experiences.
Len wanted to share his. He recounted how his black heritage had led him through a series
of prejudices and encounters that confused and puzzled him. He shared how he had ended
up on the wrong side of the law, and how struggles of poverty and prejudice had shaped his
growing up years.
Now, here in the “Dare to Dream: class, as an adult, he was being asked to go back to one
very happy moment – a moment we would call a jewel – to grasp this moment and to
remember it in vivid detail. Len shared how he searched through the years to find that
254
moment. Finally he reached back to a time when as a young teenager he had felt
happiness as his grandfather gave him a new bike. Broken, he shared how until this very
moment he had not realized that the struggles he had faced had embittered him to the point
where he had never again allowed himself to explore and experience pleasure like that.
This realization that society’s prejudices and wrongs had paralyzed him from moving forward
in achieving his own goals and dreams opened a window he had never known existed. He
declared that from that day forward he would not allow past hurts to stop him from moving
forward.
Several months later, after the E-mentoring workshops and support sessions, I had the
opportunity to speak face to face with Len again. I asked him how things were going. His
answer surprised me. Since the time we had last spoken his personal job situation had
worsened. I was worried – how are you faring? I asked him. He smiled and provided an
answer that assured me that he had firmly understood the empowerment lessons we were
trying to show – he said that having so many challenges to face had caused him to look
deep inside him to understand what he truly needed and wanted out of life. In doing so he
realized he really wanted to open a small shop and become responsible for his own destiny.
With this resolution firmly in place he was moving forward towards this new dream, a reality
that will soon be realized.
These features of personal empowerment and directed action are important in enhancing a
person’s Quality of Life journey.
The benefits to the community from the Community Outreach Group are far ranging. First
the disenfranchised individual becomes a contributing member of their community. They
contribute both through paid employment and within the volunteer sector.
Families of clients benefit as they experience, first hand, the difference in attitude as clients
engage in their community. The benefits to their children’s attitudes towards involvement in
the community cannot be measured economically, but has far ranging implications from a
social service and community participation standpoint.
Partner agency benefits from the strength derived from participating with other agencies in
the community, sharing resources and grouping together to develop collective projects. The
collective of agencies benefit as the knowledge base and service delivery is increased for all
their clients.
Canada benefits as it showcases the learning gained in a Canadian context for International
development.
It is no wonder with these successes that in just over three years the Community Outreach
Group has grown well beyond its original vision of cooperation in Saskatchewan, to embrace
organizations throughout Canada. To date over 500 persons have participated in direct
programming and over 14,000 persons have benefited from archived classes available 24
hours a day, 7 days a week.
This expansion is now starting to have a global face. In the summer of 2004 one of the
classes on the Sociology of Disability, developed through a partner agency, was offered to
delegates of Disabled Persons International. In the winter of 2005 a partner agency of COG
presented this system of cooperative service delivery via E-Learning at a Pacific Rim
conference on disabilities, and last month a researcher from Melbourne Australia visited us
to learn more about how to develop this system for persons with disabilities in her country.
255
Challenges
It may seem that COG has only experienced success. Of course, anyone who works in
social development knows that with each success experienced many challenges and
struggles have been overcome. I will not speak to these challenges of time, energy, and
personal commitment made by the members of the COG Team. We all feel that the
sacrifices have been worth it, because the many lives we have seen changed. We are
proud to have been part of that journey.
However, the one challenge we must speak to is sustainability. COG has managed though
incredible fiscal management and dedicated co-operation to reach over 14,000 individuals
with empowerment services in personal development, employment, entrepreneurship and
mentorship. It has done so at an average cost of only $2.70 per visit. This cost has been
realized during our inaugural period of initiation, growth and development. We believe this
speaks to the effectiveness of the program.
However, COG received it’s funding through pilot project funding. As a program that has
achieved considerable success it has not met the eligibility criteria for the programs that
spawned its existence. As a result COG needs to find new partners. These partners need
to share a desire to see the lives of disenfranchised persons changed through delivery of
timely, professional services. They need to share the realization that we are on the frontier
of a new time in history, when old service delivery methods may not reach the needs of all
persons and therefore may need to give way to new e-methods of cooperation and service
delivery. We need partners that share our belief that what we have learned here in Canada
can be translated and shared with our International neighbours.
We are looking to our former partners in the Federal Government to assist us in developing
relationship with for-profit organizations who would like to assist and back a winning social
development organization. SaskTel, who has been a corporate funder from our inception,
believes that their involvement with COG has been an investment in both in the lives of
Canadians and in their own business vision.
It is our hope that this dream of sustainability can be reached so that the Community
Outreach Group can continue to grow and assist persons disenfranchised by disability,
ethnicity and social realities to grow towards their full potential, and to contribute to a better
global community.
256
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Darlene Thompson
Secretary-Treasurer N-Cap
Nunavut
Darlene Thompson
Secretary-Treasurer N-Cap
Nunavut
La première discussion a porté sur le
financement des modèles et sur les défis de
l’avenir. Brian Beaton, de K-Net, a parlé du
travail en étroite collaboration avec les
réseaux communautaires. Une large bande
à l’état brut est installée dans chaque
communauté. Cette dernière prend le
contrôle de la bande et gère son propre
réseau plutôt que d’avoir recours aux
compagnies de téléphone. Il a qualifié cette
démarche de modèle de réseau
communautaire.
The first discussion centred around funding
models and future challenges. Brian Beaton
from K-Net reported that they have been
working closely with community networks.
Raw bandwidth is brought into each
community and then the community takes
over and manages their own community
network rather than leaving it up to the
telephone companies to do this. He referred
to this as a community network model.
Monique Chartrand a commenté ce point en
affirmant que cette démarche peut être
bénéfique pour la société de l’économie
sociale ou un groupe sans but lucratif alors
qu’elle ne l’est pas pour une société
commerciale. Si le projet est géré à l’échelle
communautaire, il est possible qu’il génère
de grandes réalisations à très peu de frais.
Envisager simplement le financement n’est
pas une solution. Nous devons, en tant que
communauté, analyser les rôles que les
compagnies de téléphone et la communauté
peuvent jouer respectivement. Les
compagnies de téléphone ne devraient pas
avoir à se rendre dans chaque communauté
pour trouver des ressources; cela devrait
être fait dans la communauté. Ainsi, la part
de marché et les avantages économiques
retourneraient à la communauté. Les
compagnies de téléphone devraient fournir
la large bande, mais ne pas devenir les
fournisseurs de services. Si les
communautés peuvent se réunir en groupes
communautaires, elles peuvent fournir les
ressources nécessaires pour la prestation
des services.
257
Monique Chartrand then commented that a
social economy corporation or non-profit
group can be profitable in a setting such as
this wherein a corporation cannot. If
managed by the community, great
achievements can be made at very little cost.
Rather than simply looking at funding, as a
community, we need to sit down and look at
what role the telephone companies can play
and what part the community can play. The
telephone companies should not have to go
into each community and raise resources;
this should be done at the community level.
This will bring the market share and
economic benefits back to the community
rather than leaching it out of the community.
Telephone companies should be used to
provide bandwidth but not be utilized as
service providers. If the communities can
band together through community groups
they can provide the troops on the ground for
service delivery.
The next discussion centered on the thought
that with all of the advances in technology,
how much personal touch are we losing?
Telephone calls and video conferencing
makes it so that people don’t have to come
face-to-face and experience the community.
La discussion suivante a porté sur cette
réflexion : avec toutes les percées
technologiques, quelle part de contact
personnel perdons-nous? Les appels
téléphoniques et les conférences vidéo font
en sorte que les gens n’ont plus à se
retrouver face à face et vivre l’expérience de
la communauté. Cela est particulièrement
vrai lorsqu’on parle des communautés
éloignées. Sans aller vers elles en personne,
impossible de les connaître. On a mentionné
plus tôt que le Canada est relié par des
routes. Ce n’est sûrement pas le cas pour
tout le monde! Les gens devraient
expérimenter le style de vie des
communautés éloignées du Canada qui ne
sont accessibles que par voie aérienne. Ils
comprendraient mieux les défis qui se
posent à elles.
Se rendre dans les communautés est la
seule façon d’établir un contact personnel et
d’en tirer les avantages. Bien qu’il soit
essentiel de combiner les réunions en
personne et les réunions en ligne, ces
dernières ne doivent pas remplacer les
premières, sinon nous perdrons beaucoup.
L’échange d’idées des derniers jours a été
utile. Les gens sont sortis de leurs
communautés pour partager leurs
expériences et leurs réflexions. Ces
personnes issues des communautés sont de
véritables érudits en ce qui a trait à leur vie
quotidienne. Tout un défi pour les
organisateurs de cette activité qui doivent
rédiger en un seul document l’expérience
canadienne en matière de TIC. Ce travail est
effectué par des personnes sur le terrain,
dans des collectivités, qui n’ont souvent pas
été consultées. Comment assurer la
participation de ces Canadiens qui exécutent
ce travail quotidiennement? Le centre et
l’intelligence d’un réseau ne sont pas
centralisés, ils sont disséminés dans tout le
pays. Chacune de ces personnes a un vécu
et un savoir à partager.
La discussion s’est alors tournée vers la
communauté. Qu’est-ce qu’une
258
This is especially true when discussing
remote communities. Without going out to
them, you really cannot experience them. It
was mentioned earlier that Canada is
connected by highways – definitely not
everybody is! People need to experience
the lifestyle in Canada’s remote communities
that are accessible only by air in order to
come to any understanding of the challenges
faced by them.
There is no way to get the benefits of
personal contact without going out to the
communities. Although it is essential to
combine face-to-face meeting with on-line
meetings, on-line meetings must not replace
the face-to-face or else we will lose much.
It was felt that the sharing of ideas that has
occurred over the past days has been useful.
People have come out of their communities
in order to share their experiences and
thoughts. Such ones from the communities
have profound erudition from what they do
on a daily basis. Let us challenge the
organizers of this event who are trying to put
a paper together that will encapsulate the
Canadian ICT experience. This work is being
done by these on-the-ground, community
based people and the majority of them have
not been consulted. How do we engage
these Canadians that are doing this work
every day? The center and the intelligence in
a network are at the edges, not based in one
centralized place in the country. Everyone
has experience and knowledge to share.
The discussion then turned to “community”.
What is a community? How scaleable are
these experiences? Are we looking at
something that only exists in local
communities or can it also be regarded as
regional, national or even as global
communities?
In Canadian public policy, “community” is
defined as “communities of interest”. We
need to examine what factors these
communities have in common.
Again, the ideas of geographic or physical
communities are important but there are also
communities of interest. The concept of ecommunities for such things as health,
education, and governance for the
communities are transferable across the
sectors. We need to build capacity in all
Pour la politique publique canadienne, le mot sectors, no matter what our vision of
« communauté » se définit comme étant une “community” might be.
« communauté d’intérêt ». Nous devons
examiner quels facteurs ces communautés
ont en commun.
communauté? À quel point ses expériences
se mesurent-elles? Parlons-nous de quelque
chose qui n’existe que dans les
communautés ou peut-on envisager des
communautés régionales, nationales ou
même mondiales?
Encore une fois, les idées de collectivités
géographiques ou physiques sont
importantes, mais il y a aussi des
communautés d’intérêt. Le concept de
communautés électroniques pour des
questions comme la santé, l’éducation ainsi
que la gouvernance des communautés sont
transférables d’un secteur à l’autre. Nous
devons mettre en valeur le potentiel de tous
les secteurs quelle que soit notre vision de la
« collectivité ».
259
CHAPITRE XI : RÔLE DES MÉDIAS ET
LIBERTÉ D’EXPRESSION
CHAPTER XI : ROLE OF MEDIA AND
FREEDOM OF EXPRESSION
Le sujet est présenté par le président de
séance, Marc-François Bernier, professeur
de journalisme à l’Université d’Ottawa.
This topic is presented by the Session Chair,
Marc-François Bernier, Professor of
Journalism, University of Ottawa.
Pendant quelques années, certaines
personnes ont cru que le Sommet mondial
sur la société de l’information ne devait
servir qu’à discuter d’infrastructures
technologiques, de noms de domaines ou de
programmes d’aide aux pays démunis.
Certains ont cru ou cherchent encore à
croire qu’on peut discuter des technologies
de l’information et de la communication en
faisant abstraction des usagers. Pire encore,
les droits des usagers et les droits
fondamentaux dont la liberté d’expression
ont été ignorés.
Some people may have thought for a few
years that the World Summit on the
Information Society should be used only to
discuss technological infrastructures, domain
names or assistance programs for
disadvantaged countries. Some people may
have thought, and may still think, that
information and communication technologies
can be discussed without considering the
users, or, even worse, while denying users
fundamental rights, particularly the freedom
of expression.
Un tel aveuglement, volontaire ou non, n’est
plus possible si on considère sérieusement
les droits de la personne. Le Sommet
mondial sur la société de l’information est
devenu aussi un sommet sur le respect des
droits démocratiques liés à la
communication. Il ne peut y avoir une
quelconque ouverture numérique sans une
ouverture démocratique. Il ne sert à rien de
chercher à combler le déficit numérique sans
combler en même temps le déficit
démocratique.
Ceux qui adhèrent encore à l’école de
pensée voulant que l’on doive avant toute
chose se doter de bonnes infrastructures de
télécommunication avant d’en permettre un
usage libre doivent répondre à quelques
questions :
1) Quelles seront, concrètement, les
libertés qui seront accordées à tous les
citoyens une fois les nouvelles
technologies de l’information et de la
communication implantées ?
2) Si ces libertés rivalisent celles des pays
démocratiques, pourquoi ne pas les
accorder tout de suite, et profiter du
260
Such blindness, deliberate or not, is no
longer possible, if we take human rights
seriously. The World Summit on the
Information Society has also become a
summit on the respect for the democratic
rights inherent in communication. There can
be no numerical aperture without democratic
responsiveness. It would be useless to try to
fill the numerical deficit without also
addressing the democratic deficit.
Those who still support the school of thought
that believes good telecommunication
infrastructures must first be established
before allowing free usage must answer a
few questions:
1)
In concrete terms, what freedoms will be
granted to all citizens once new
information and communication
technology is in place?
2)
If these freedoms are to rival those of
democratic countries, why not grant
them immediately to take advantage of
the dynamism of individuals and groups
who what to invest personally in the
infrastructures as a way of furthering
their interests?
dynamisme des individus et des groupes
qui investiront dans les infrastructures
puisqu’ils y verront une façon de servir
leurs intérêts ?
3) Finalement, pendant combien de mois
ou d’années pensent-ils pouvoir freiner
l’évolution normale et souhaitable des
peuples qui ont soif de liberté?
Finalement, qu’auront rapporté à leur
pays tout ce temps perdu, toutes ces
souffrances inhumaines?
3)
Finally, how many months or years do
they think they can slow the normal and
desired evolution of people who thirst for
freedom and what will all this lost time
and inhumane suffering do to their
countries in the end?
I will stop there, but these questions seem
fundamental and essential.
*********
Je n’irai pas plus loin puisque ces questions
me semblent fondamentales et
incontournables.
*********
Trois conférenciers ont pris la parole au
cours de cette session. Il s’agit de Serge
Paquin, secrétaire général de l’Association
des radios communautaires du Canada
(ARC); Bob Carty, membre du conseil
d’administration de Canadian Journalists for
Free Expression (CJFE), journaliste et
producteur pour les émissions The Sunday
Edition et The Current sur les ondes de CBC
Radio One; et de Jason M. Young, avocat en
propriété intellectuelle et droit des
technologies de l’information à Deeth
Williams Wall LLP. Emily Jacquard,
responsable des communications à
Reporters sans frontières Canada agissait à
titre de rapporteur.
261
Three speakers shared their opinions in this
session: Serge Paquin, Secretary-General,
Canadian Association of Community Radios
(CACR); Bob Carty, member of the Board of
Directors, Canadian Journalists for Free
Expression (CJFE), journalist and producer
of The Sunday Edition and The Current on
CBC Radio One; and Jason M. Young,
Intellectual Property and Information
Technology Law, Deeth Williams Wall LLP.
Emily Jacquard, Communications, Reporters
without Borders Canada, was the rapporteur.
RÔLE DES RADIOS COMMUNAUTAIRES DANS LES RÉGIONS RURALES ET
ÉLOIGNÉES DANS UN CONTEXTE DE L’ÉDIFICATION D’UNE SOCIÉTÉ DE
L’INFORMATION
Serge Paquin
Secrétaire général de l’Association des radios communautaires du Canada
Historique
1985 : FJCF
1988 : Première radio en ondes
1991 : Incorporation de l’ARC du Canada
2000 : Ouverture officielle de RFA
Profil
32 membres
19 stations en ondes
2 projets en période de mise en œuvre
11 en implantation
110 emplois permanents en région
8 emplois permanents au siège social
Potentiel de 400 000 auditeurs
1 000 bénévoles actifs
17 000 membres
75 000 heures de production radiophonique locale par année
La mission de la Société est :
a)
b)
de contribuer à l'épanouissement des Canadiens et Canadiennes d'expression
française par la création, le maintien et le développement d'un ensemble de radios
communautaires de qualité, et
d'agir comme association de consultation, de coordination, de coopération,
d'échanges et de promotion pour ses membres, dans l'écoute et le respect de leurs
particularités locales et régionales.
Radios membres : situation géographique, zone Nouveau-Brunswick
Radios membres : situation géographique, zone Atlantique
Radios membres : situation géographique, zone Ontario
Radios membres : situation géographique, zone Ouest
Radios membres : situation géographique, zone Territoires
Définition d’une radio communautaire
(Avis public CRTC 2000-13, article #21)
Une station de radio communautaire est possédée et contrôlée par un organisme sans but
lucratif dont la structure permet aux membres de la collectivité en général d’y adhérer et de
participer à sa gestion, à son exploitation et à sa programmation. La programmation devrait
refléter la diversité du marché que la station est autorisée à desservir.
262
La radio communautaire : outil de développement…
1. Social, culturel et économique
2. Tribune pour la musique des nouveaux talents
3. Diffusion de musique qui n’est généralement pas diffusée par les stations
commerciales
4. Diffusion d’émissions de créations orales et d’information locale (15 % ou 25 %)
5. Diffusion minimale de 65 % de musique vocale de langue française
6. La radio communautaire : outil de développement…
7. L’approbation des médias par les communautés collabore étroitement à leur
épanouissement, favorisant diffusion et échanges, et par le fait même aidant à
maintenir leur identité culturelle
8. La radio communautaire est née d’un besoin d’expression locale et c’est ce qui fait
sa force et sa pertinence
9. Les radios communautaires sont des instruments de communication essentiels au
développement des communautés francophones et acadiennes. Ces radios
effectuent un travail de première importance pour la valorisation de la langue et de la
culture française auprès des francophones vivant en milieu minoritaire
10. Social, culturel et économique
11. Tribune pour la musique des nouveaux talents
12. Diffusion de musique qui n’est généralement pas diffusée par les stations
commerciales
13. Diffusion d’émissions de créations orales et d’information locale (15 % ou 25 %)
14. Diffusion minimale de 65 % de musique vocale de langue française
15. La radio communautaire : outil de développement…
16. L’approbation des médias par les communautés collabore étroitement à leur
épanouissement, favorisant diffusion et échanges, et par le fait même aidant à
maintenir leur identité culturelle
17. La radio communautaire est née d’un besoin d’expression locale et c’est ce qui fait
sa force et sa pertinence
18. Les radios communautaires sont des instruments de communication essentiels au
développement des communautés francophones et acadiennes. Ces radios
effectuent un travail de première importance pour la valorisation de la langue et de la
culture française auprès des francophones vivant en milieu minoritaire
19. La radio communautaire : outil de développement…
20. Faciliter l’accès de la collectivité et des regroupements communautaires à leur
programmation
21. Promouvoir la formation au sein de la communauté
22. Former et superviser les membres de la communauté qui désirent accéder aux
ondes
23. Mesurer l’impact tangible des radios sur le terrain au sein des communautés de
langue officielle en situation minoritaire (i.e. : augmentation significative des
enregistrements de disques et des billets de spectacles, augmentation de la vitalité
économique de la région, amélioration de la communication entre divers organes de
la collectivité, etc.)
263
Enjeux et défis
Assurer la diversité et l’indépendance des propriétés des entreprises médiatiques (contenu,
sources)
Concentration des médias de masse (radio commerciale de divertissement)
Refléter les besoins, les aspirations et les intérêts des citoyens
Contrer l’isolement et l’assimilation
La radiodiffusion en 2020
•Disparition des éléments analogiques (mise en ondes et site émetteur)
•Accessibilité de la radio numérique
•Récepteur intelligent (programmable, outil de navigation, GPS, etc.)
•La radio, toujours aussi présente dans le quotidien de la population
•La radio demeure un médium d’information et de divertissement fort, accessible et efficace
Conclusion
Les radios communautaires en milieu minoritaire francophone :
•sont le reflet de l’identité de leurs communautés qui comptent sur elles pour s’informer;
•sont des outils de communication qui ont un taux de pénétration très important;
•jouent un rôle crucial dans le développement des communautés minoritaires.
(Rapport annuel – Commissariat aux langues officielles – 1999-2000)
Réflexion
Au cours de son itinéraire, le Comité a entendu des témoignages irréfutables sur l’existence
d’un écart énorme entre la programmation locale et nationale. Un pan complet de la vie et
de la réalité canadienne sont absents du petit écran et de la radio.
•Or, c’est sûrement là que l’expérience canadienne est la plus originale et stimulante, c’est
là que le pays se découvre et se définit.
•Extrait du rapport du Comité permanent du patrimoine canadien Notre souveraineté
culturelle, le deuxième siècle de la radiodiffusion canadienne (juin 2003)
264
FREEDOM OF EXPRESSION: THE FOUNDATION OF AN INFORMATION SOCIETY
Bob Carty
Member of the Board, Canadian Journalists for Free Expression (CJFE)
CBC Producer, CBC Radio One – The Sunday Edition and The Current
One week ago, some colleagues who are members of the IFEX were visiting Tunisia, the
site of the second World Summit on the Information Society (WSIS). Tunisia has created
one of the most advanced Internet infrastructures in the developing world. But when one of
my colleagues went online, he could not access his own Internet account. He then tried to
access the web site of Amnesty International. It was blocked. The Secretary of State of the
Tunisian government explained that if some sites are blocked by authorities, it is because of
the threat of terrorism.
Last year, in Ottawa, 12 RCMP officers showed up at the small house where an Ottawa
Citizen reporter lives. Her name is Juliet O’Neill. They had a search warrant and proceeded
to search through Juliet's home – her files, her notes, her computer, even her personal
family and love letters, her clothes closets and drawers. The police said they were
considering charges against Juliet O'Neill that could send her to jail for 14 years.
What is wrong with this picture? These two examples of the violation of freedom of
expression – and there are thousands more violations like this every year – are evidence of
the Achilles Heal of the emerging information society, a society that may have an increasing
ability to produce and share information while at the same time stifling free speech, and
thereby thwarting authentic development.
1) The Information Society has to be about more than technology
The Information Society has to be about more than technology and how it is delivered,
accessed, managed and paid for. It is above all not about digits, but about people.
Not that we are against this technology – in fact, along with human rights groups and social
change activists everywhere, we in the free expression community rely heavily on the
Internet. IFEX sends out 2,000 alerts a year; our web site has 1.5 million pages downloaded
a month. The Internet has made a huge difference in defending rights and saving lives.
However, technology is not a sufficient condition for the protection of free expression or the
promotion of democratic development. There are more computers in China every day – but
also more censorship through state-controlled service providers. Colleagues in Zimbabwe
can get information in and out of the country by email – but they risk great danger in trying to
publish it for the local population to read. There is more Internet connectivity worldwide, but
also a growing trend toward Internet censorship.
Similarly, it would be a mistake to just concentrate on the 'digital divide' ... most of the
members of the IFEX community live in countries, which are still experiencing a very great
'analogue divide', and 'print divide' and 'telephone divide' and 'elementary education divide'.
Free expression groups are concerned with all forms of imparting and receiving information.
So, wiring the world, giving people more access to the Internet, transferring technologies,
promoting more diverse content, may all be laudable goals, but that's not enough to make a
better world. An information revolution can greatly increase a country's economic capacity;
even improve many measures of its development. But it will not increase integral
265
development, equitable development, democratic development without being rooted in
respect for and promotion of freedom of expression.
2) The Information Society must be rooted in Article 19
The Universal Declaration of Human Rights states in Article 19:
Everyone has the right to freedom of opinion and expression; this right includes
freedom to hold opinions without interference and to seek, receive, and impart
information and ideas through any media and regardless of frontiers.
Simple, concise, yet at the same time expansive, even beautiful, Article 19 says our right is
not just to hold opinions but also to seek them out and receive them; our right is to impart
information AND ideas through any media, and regardless of frontiers. And these rights are
unencumbered by any “buts”, or “ifs”, or “except whens”. This is not just a right to be enjoyed
and practiced by journalists and media owners; it the right of all citizens of all societies.
It is not that this article is more important than the other 29. But in practice, freedom of
expression is the precondition for the enjoyment of other rights. Free expression does not
guarantee that other rights will be enjoyed – but other rights do not flourish without freedom
of expression.
The media does have a special role here. At its best, media are not lapdogs, but watchdogs
– checks and balances in a democratic system. And in many countries, journalism is not
just part of the political process, it is the political process. Journalists do not always do their
job well, but when they do they help make free expression the oxygen of democracy. And
because there really isn’t, as yet, any entity or international court responsible for policing the
Universal Declaration of Human Rights, because international law is so weak, and
international sanctions so inconsistent and contradictory, often the only restraint on those
who would violate human rights is the punishment of public embarrassment. When the
media does its job well, it tells tyrants, and their associates in the global economy, that
repression and butchery and arrogance and immorality has a cost.
So, an attack against a journalist for doing his or her work, an assault on a media outlet, is
an attack against all members of a society. It is an attack against their freedom of
expression, their ability to protect other rights, and against their process of public discourse.
We know, however, that freedom of expression is under attack. Last year more than 50
journalists were killed for practicing their profession. Iraq, the Philippines, Colombia, Russia,
Zimbabwe and other countries remain dangerous, even murderous places to be a journalist.
The 2,000 alerts produced each year by members of the International Freedom of
Expression Exchange are about killings, imprisonment, harassment and outright censorship.
That's bad enough. But these forms of active repression lead to something more pervasive
and insidious – the practice of self-censorship. At the end of the day, in too many places
around the world, the most important events of the day, the things that matter most for a
country’s present and a people’s future, are not part of the public discourse.
So, wiring the world and improving access to the Internet are laudable goals, and can even
enhance freedom of expression, the essential struggle remains a social and political one – a
struggle against the forces that would censor and repress free speech.
266
3) The WSIS process: getting free expression on the agenda
How does this relate to the WSIS? Well, originally, it didn't.
In the lead-up to the WSIS Geneva meeting, many of us found the draft documents quite
disturbing. In treating the information society as largely a technological challenge, free
expression was almost absent as a founding principle. The media was barely mentioned as
a key force in this process. And there was a lot of vague and therefore dangerous language
reminiscent of the New World Information and Communication Order debate.
The consensus of free expression groups is that Geneva was in some ways quite positive,
but that “it could have been much worse.” As a result of intense lobbying by civil society, and
the active role taken by some governments, including Canada, the final documents were
stripped of some dangerous language that submitted international norms like freedom of
expression to “national legislation.” In addition, a clear reference to Article 19 of the
Universal Declaration on Human Rights (UDHR) was inserted near the outset of the
declaration. A reference to the important role of the media is now included. It is left up to
journalists themselves, not governments, to monitor the ethics of the profession. And we
particularly like a phrase in the Action Plan (Para 18), which reads:
Nothing in this declaration shall be construed as impairing, contradicting, restricting or
derogating from the provisions of the Charter of the United Nations and the Universal
Declaration of Human Rights, any other international instrument or national laws
adopted in furtherance of these instruments.
There are still some problems in my view, however. The traditional counterweight to Article
19 – Article 29 of the UDHR – is included, allowing governments to limit free expression,
among other rights, to meet the requirements of morality, public order and the general
welfare of democratic societies. There is a troubling phrase about “harmful content” in the
context of discussing pornography, racism and hate speech. Who decides what is harmful?
There is wording about Internet-related policies being under sovereign states (Para 49).
Diplomats say this is to be expected. But it would allow some 50 countries to continue to
censor the Internet. Finally, the text about security (the use of the Internet for criminal or
terrorist activities) does not clarify that such security concerns must be subordinate to and
not diminish free expression rights.
There are also items of importance missing in the WSIS declaration and plan of action.
Community radio is not recognized, ignored despite its importance to poor populations.
There is no tackling of the issue of media concentration. No serious promotion of public
broadcasting. Access to information is not given enough attention. More could have been
said about making scientific information and software systems a new “commons.”
As the TUNISIA session of the WSIS approaches we have two broad concerns. One is that
any reform in the governance of the Internet in no way establishes the means for controlling
freedom of expression. There are governments intent on doing so. It is critical for
governments like that of Canada to be vigilant.
We are also very worried about the state of free expression within the host country, Tunisia.
In the Geneva Declaration of Principles governments of the world, including Tunisia affirmed
the centrality of human rights and freedom of expression for creating the information society.
However, the Tunisian government continues to violate its commitments and promises. The
broadcast media remain dominated by the state, websites and newspapers critical of the
267
government have been blocked or are prevented from publishing, censorship of the Internet
is routine practice and Tunisia continues to imprison its citizens for exercising their freedom
of expression. (see the report Tunisia: Freedom of Expression Under Seige, by the IFEX
members who are part of a the Tunisian Monitoring Group).
4) The Challenge to Canada
It is critical that in the WSIS process Canada continues to remind other nations of why
freedom of expression is important. It is critical that our diplomats insist that free speech be
recognized not only in words, but in actions. It is critical that Canada work to avoid any
language or policy in the WSIS process, which could infringe on freedom of expression.
That's what free expression groups expect of Canada. But that is the minimum. We expect
Canada to go much further. And that means making freedom expression fully respected
here at home.
It is not. The continuing violation of free expression rights in Canada is a tool in the arsenal
of those who would kill free speech around the world. When civil society free expression
organizations (and I'm sure this applies to government officials too) make representations
about free speech violations to other governments, one of the most common arguments we
hear is: "Well, you do the same. You justify the limitation of free expression rights by citing
national security concerns – why shouldn't we do the same? You practice secrecy – why
shouldn't we? You raid the homes of journalists and threaten them with imprisonment, why
shouldn't we?"
Let me enumerate just some of the areas where free expression rights must improve in
Canada for us to maintain any credibility on the world stage.
First, let me return to the case of Juliet O'Neill – and the raid on her home and office in
January 2004. The reason given for that raid was that she allegedly had violated a section of
the Security of Information Act (which had originally been formulated as the Official Secrets
law written in 1939) by writing an article based on a leak from within the RCMP. Now that
leak showed, if anything, that Canada's security forces were basing their case against
Maher Arar on information extracted from him under torture by Syrian authorities. Such a
leak was no doubt embarrassing to Canada's security establishment. But they justified the
raid and the pending charges not on the basis of embarrassment but because of
considerations of national security. No evidence has ever been published of a national
security basis for this raid. If there is proof, it may, just may, be in the affidavits submitted to
obtain search warrants. But we don't know. That information is secret, guarded by national
security policy. And so it remains hidden from public view, and even from a so-called public
inquiry.
Many of us are forced to come to the conclusion that this whole affair was motivated by a
desire to put a chill on the media, to stifle free expression, to obscure any evidence of
Canadian involvement in the "rendition" of one of its citizens to a torture state. In broader
terms we remain insistent that there be a public, Parliamentary review of Canada's post 9/11
Anti-Terrorism legislation, which includes a number of threats to freedom of expression and
the work of the media including the infamous section 4 of the old Official Secrets Act.
A second area of concern arises from the Ken Peters case. Ken Peters wrote a story in the
Hamilton Spectator concerning alleged abuses of residents in a retirement home. He
obtained information for the story from a confidential source, a source he promised to
268
protect. A court then held Ken Peters in contempt and imposed a thirty thousand dollar
penalty on the newspaper. Recent jurisprudence has in fact been moving in the opposite
direction. Superior courts in Canada have in recent years been recognizing the importance
of a free press to a thriving democracy and accountable government. The decision by Judge
Benotto in Ontario suggested that reporters did have a qualified right to refuse to reveal
sources. It's that important; in fact we would not know much about everything from the
Pentagon Papers, to Watergate, to Shawinigate, to Gomery were it not for the importance of
journalists protecting their sources.
A third issue is Access to Information – or the lack thereof. One of the ways dictators try to
remain in power is not just by silencing a free press, but also by not divulging any
information about the state other than the spin-doctored information the dictator wants to
give out. Public access to public information is critical to a democracy; it keeps government
accountable, it is the fuel of public discourse, the raw material of free speech. However, in
recent years Canada's Access to Information laws have been deeply perverted by a culture
of bureaucratic secrecy and fears about national security. The Information Commission has
gone so far as to say that the access laws are being administered as if they were secrecy
laws. Instead of being a model to the world of how open government can work, Canada can
now be cited as an example of how to silence those who would hold government
accountable.
A fourth concern I would like to mention a threat to global Internet free expression from a
libel case here in Canada. In 1997, the Washington Post carried an article, which appeared
briefly on its website, alleging sexual and financial transgressions by a UN official in Africa,
Cheickh Bangoura. Mr. Bangoura came to live in Canada in the year 2000. Nonetheless,
and Ontario court has ruled (now under appeal), that he can sue the Washington post from
Canada. The issue is not about the legitimacy of libel or defamation law – such laws can in
fact contribute to a healthy media and to freedom of expression. But if the case goes ahead
in Ontario, instead of in Washington where it would have less chance of succeeding, any
media organisation could be sued anywhere over stories posted on its website. If you will …
the CBC could be sued in Zimbabwe for making unkind comments about Robert Mugabe.
There are many other issues, in Canada and abroad, that need to be addressed as part of a
broader discussion of an emerging information society. There is much work to be done here
in Canada to make sure that we can continue to be a credible voice on the international
stage in insisting that the information society be founded on the principles of freedom of
expression. And work on that stage is imperative. Half of the world’s nations attending WSIS
violate free expression in some way or other. That must change.
269
DO SECURITY MEASURES UNDERMINE FREEDOM OF EXPRESSION
IN CYBERSPACE?
Jason Young
Intellectual Property and Information Technology Law,
Deeth Williams Wall LLP
Introduction
Democratic governments do not engage in surveillance to undermine freedom of
expression. How then does freedom of expression come under attack in democracies?
If you reduce independent judicial oversight of state surveillance authority, you increase the
likelihood that surveillance will be used broadly, indiscriminately and that it will have
unintended consequences.
I’ll give you two illustrations.
Example #1: Highway Traffic Safety Legislation
Starting in the 1970’s, provincial governments across the country amended highway traffic
safety legislation to make it easier for law enforcement to engage in “investigatory stops”.
We went from a system of roadside checks in which every person transiting the wellpublicized stop had more-or-less the same opportunity to be subject to surveillance, to a
system of so-called “random roving stops”.
Under most highway traffic safety legislation, a police officer can only pull over and
investigate a driver for purposes related to highway traffic safety, but this is extremely
difficult to audit. It’s very easy for an officer to pull somebody over based on a whim and
justify it later on other grounds.
Random roving stops have been used by law enforcement to discriminate against certain
individuals, primarily blacks, giving rise to the euphemism “Driving While Black”, the offence
of being black and driving a nice car, or in a nice neighbourhood, etc.
Example #2: CCTVs in the U.K.
The U.K. has the highest penetrations of surveillance camera systems in the world, an
estimated 4.2 million CCTV cameras in 1993.
Empirical studies have demonstrated that not all are equally subject to the cameras’ gaze.
Rather, the operators of CCTV systems tend to target certain groups for more scrutiny than
others: attractive women, youths, anyone wearing hats (obviously hiding something).
Surveillance is arbitrary according to the whims of the operators and there are few checks
and balances in the system.
270
Lawful Access
With that as a background, I’ll turn to cyberspace.
Canada signed the Council of Europe’s Convention on Cyber-crime in 2001 and in the past
two years has considered how to ratify this treaty. The federal government has called this
initiative “Lawful Access”.
The lawful access proposals currently on the table would make it easier for law enforcement
and national security agencies to gain access to certain types of information about
Canadians in cyberspace either without a warrant or under a lower threshold than that now
required in the Criminal Code for a search warrant or a wiretap.
The rationale for a lower threshold is that the information subject to production under lawful
access is information in which individuals would not have a reasonable expectation of
privacy, but is merely “traffic data” information. The kind of addressing and routing
information you might find, for example, on the outside of an envelope.
Conclusion
The oversight structure for traditional powers of electronic surveillance under Canada's
Criminal Code stipulates that they are procedures of last resort. This is precisely because
we, as a society, have decided that their efficacy has the potential, if left unregulated, to
annihilate any notion of privacy and freedom of expression in a free and democratic society.
We cannot afford to vindicate privacy or freedom of expression only after it has been
violated. The ‘chilling effect’ of indiscriminate surveillance is an anathema to a free and
democratic society. This truth is more poignant in the lawful access context, because our
legal rights are bounded, in part, by technological and administrative design.
Applying traditional rules of electronic surveillance to cyberspace is not simply maintenance
of the status quo, but rather introduces new and unique implications for privacy and freedom
of expression.
Recommendations
1. clear justification – constitutional rights should not be abrogated for anything less
than reasonable and justifiable cause
2. clear rules – there must be clear rules setting forth the conditions under which
individuals rights to privacy and freedom of expression can be violated and these
rules must be subject to audit of abuse of authority and inevitable defects in the law
3. independent oversight – where the technology increases opportunities for
surveillance, governments must also increase independent oversight mechanisms
a. ex. private-sector privacy legislation, e-voyeurism legislation
4. beware analogies – new ICTs should not be analogized to the old when applying
traditional legal rules, because these comparisons make it easy to dismiss new
inherent values and valences.
271
COMPTE RENDU DU RAPPORTEUR
REPORT OF THE RAPPORTEUR
Emily Jacquard
Responsable de la section canadienne
Reporters sans frontières
Emily Jacquard
Responsable de la section canadienne
Reporters sans frontières
La première question de l’auditoire
concernait l’article 19 des Droits de l’homme
et les limites de la liberté d’expression. La
liberté d’expression n’est pas le droit exclusif
des journalistes mais de tous les citoyens.
Comment éviter la polarisation entre le point
de vue libertaire et le point de vue autoritaire
lorsqu’on parle de législation? Les médias et
les journalistes ont tendance à utiliser cet
article 19 pour refuser tout contrôle et toute
réglementation.
The first question for the audience
concerned section 19 of the Declaration of
Human Rights and the limits of freedom of
expression. Freedom of expression is not
only the right of journalists, but also of all
citizens. How can polarization between the
libertarian and authoritarian points of view
regarding legislation be avoided? The media
and journalists tend to use section 19 to
refuse all control and regulations.
How can one initiate a debate on what is
acceptable and unacceptable, without falling
into duality?
Comment lancer le débat sur ce qui est
acceptable et ce qui ne l’est pas sans
tomber dans le manichéisme?
L’exemple de la radio CHOI de Québec met
en évidence le problème de la diffamation.
La radio s’appuie sur les arguments de la
liberté d’expression et la Charte des droits et
libertés du Canada pour faire appel à la
décision du Conseil de Radiodiffusion et de
Télécommunication du Canada (CTRC) de
ne pas renouveler la licence de diffusion de
la radio, à la suite des propos diffamatoires
de l’animateur Jeff Fillion.
The example of radio CHOI in Québec
illustrates the problem of defamation. The
radio focussed on the argument of freedom
of expression and the Canadian Charter of
Rights and Freedoms in relation to the
decision of the Canadian Radio-television
and Telecommunications Commission
(CRTC) not to renew the station's
broadcasting license following the
defamatory statements of host Jeff Fillion.
According to Bob Carty, the poor work of
certain journalists can sometimes undermine
and discredit the right to freedom of
expression for all citizens. For that reason,
journalistic training is an essential
component of groups that advocate freedom
of the press, not only practically, but also
ethically.
Selon Bob Carty, parfois le mauvais travail
de certains journalistes peut effectivement
nuire et discréditer le droit à la liberté
d’expression de tous les citoyens.
C’est pourquoi la formation journalistique
est un élément essentiel aux groupes de
défense de la liberté de presse, non
seulement au niveau pratique mais surtout
au niveau éthique.
Cependant, il faut faire très attention aux lois
anti-diffamation puisque environ une
cinquantaine d’états dans le monde ont une
272
However, close attention must be paid to
anti-defamation laws because approximately
fifty states in the world have a criminal law
addressing defamation. This same law can
be used to silence "disruptive" journalists.
loi criminelle pour juger la diffamation. C’est
cette même loi qui est utilisée pour faire taire
les journalistes « qui dérangent ».
Au Canada, les limites de la liberté
d’expression s’arrêtent aux discours
haineux.
Pour Monsieur Carty, l’équilibre se trouve
dans les lois canadiennes et européennes.
Elles sont un juste milieu entre le premier
amendement de la constitution américaine
qui met la liberté d’expression au-dessus de
toutes les lois et les lois liberticides des
autres pays.
Si, au Canada, la constitution démocratique
garantit la liberté et les droits des
journalistes et des citoyens, qu’en est-il à
l’extérieur du Canada?
En dehors du Canada, il n’existe pas de
mécanismes internationaux qui appuient la
déclaration universelle des droits de
l’homme. Il existe des appareils régionaux
mais pas internationaux. En Amérique
centrale par exemple, les citoyens peuvent
s’adresser à la cour de la commission des
Droits de l’homme de l’Organisation des
États Américains (OEA) s’ils ne sont pas
satisfaits du verdict rendu au niveau
national.
Le SMSI doit jouer un rôle d’autorité morale
et se doter d’outils qui permettent de
défendre et de promouvoir les droits de la
personne dans de nouvelles institutions, tout
en renforçant le rôle des institutions déjà
existantes tels les rapporteurs de la liberté
d’expression.
In Canada, limits on freedom of expression
stops at hate speeches.
For Mr. Carty, balance can be found in
Canadian and European laws that strike a
happy medium between the 1st amendment
of the American constitution, which places
freedom of expression above all laws, and
the liberticidal laws of other countries.
If the democratic constitution of Canada
guarantees the freedom and rights of
journalists and citizens, what happens
outside of Canada?
Outside Canada, there are no international
mechanisms that support the Universal
Declaration of Human Rights. There are
regional systems, but not international ones.
For example, in Central America, if the
citizens are not satisfied with a national
decision, they may appeal to the court of the
Organization of American States
Commission on Human Rights.
The WSIS must be a moral authority and
have the tools to defend and promote human
rights in new institutions, but also to reinforce
the roles of existing institutions, such as
rapporteurs of freedom of expression.
The most effective tool for promoting human
rights outside Canada is publicity and the
censure of states that violate and suppress
freedom of expression.
What international legal mechanisms exist
regarding cybercrime? To what extent is it
easy to obtain personal information on the
Internet? Is it technically easy to access
tools enabling one to gather private
L’outil le plus efficace pour promouvoir les
droits de la personne à l’extérieur du Canada information in Canada and elsewhere in the
world? Are legal mechanisms necessary to
reste la publicité et la dénonciation de ces
obtain and access such personal information
États qui violent et répriment la liberté
and research technology?
d’expression.
Quels sont les mécanismes internationaux
légaux en matière de cybercrime? A quel
point est-il facile d’obtenir des informations
privées sur Internet? Est-il facile
techniquement d’avoir accès aux outils qui
273
Canada has power only over its territory.
Although the Convention on Cybercrime that
Canada ratified was made public to civil
society much later, the Department of
Justice Canada is addressing the questions
permettent de recueillir des informations sur
la vie privée au Canada et ailleurs dans le
monde? Des mécanismes légaux sont-ils
nécessaires pour obtenir et avoir accès à
ces informations personnelles et à ces
technologies de recherche?
Le Canada n’a de pouvoir que sur son
territoire. Malgré le fait que le Canada ait
entériné la convention sur la cybercriminalité
et l’ait rendue publique à la société civile que
plus tard, le ministère de la Justice Canada
s’attaque à des questions soulevées sur la
liberté d’expression et sur la vie privée par
les ONG et les groupes de pressions de la
société civile. De toute façon, il reste de
nombreux problèmes à régler.
Monsieur Young a insisté sur le fait que la
surveillance dépasse la seule question
légale et va bien au-delà des frontières. Le
gouvernement du Canada et le ministère de
la Justice doivent en être conscients. Par
exemple, Le Patriot Act a des
conséquences non seulement aux ÉtatsUnis mais a aussi des répercussions au
Canada et ailleurs.
La session Liberté d’expression a soulevé
une inquiétude au sujet des attentes de la
liberté de la presse et d’expression à Tunis,
où les autorités censurent et emprisonnent
des internautes.
Il est ironique que ce Sommet de la société
de l’information se déroule dans un pays qui
censure et emprisonne des internautes. Le
communiqué est une occasion unique pour
la société civile canadienne d’exprimer son
inquiétude face au pays hôte. Bien que le
paragraphe sur la liberté d’expression
condamne les États qui répriment et
censurent la liberté d’expression sur Internet,
le fait que Tunis ne soit pas nommément
citée pose un problème à ces organisations.
Monsieur Carty a donc invité tous ces
groupes qui défendent la liberté d’expression
à se joindre et rédiger une déclaration
commune. Il est aussi important de continuer
le dialogue avec les autorités tunisiennes
274
of freedom of expression and privacy raised
by NGOs and civil society lobby groups.
However, many problems remain to be
resolved.
Mr. Young insisted that surveillance extends
beyond legal questions and transcends all
borders. The Government of Canada and the
Department of Justice must be aware of that.
For example, the Patriot Act has
consequences, not only for the United
States, but also for Canada and elsewhere.
The session on Freedom of Expression
raised concern regarding the expectations of
freedom of the press and of expression in
Tunis, where authorities censure and
imprison Internet users.
It is ironic that the Summit on the Information
Society is held in a country that censures
and imprisons Internet users. The official
statement is a unique opportunity for the
Canadian civil society to express its
concerns to the host country. Although the
paragraph on freedom of expression
condemns states that suppress and censure
the freedom of expression on the Internet,
the fact that Tunis is not mentioned poses a
problem for these organizations.
Therefore, Mr. Carty invited all groups that
advocate freedom of expression to
collaborate and draft a joint statement. It is
also important to continue the dialogue with
Tunisian authorities in Canada and in Tunis,
to help make progress.
The final question was addressed to
Mr. Paquin.
How does one get the know-how and skills
to develop a community radio station?
This is the social fabric representative of the
community that creates and develops its own
programs with its own skills and means.
These individuals share their professional,
academic, university and technical knowhow and participate in the development of
the community radio station. For youths and
students, community radio is often their first
work experience.
aussi bien au Canada qu’à Tunis afin de
faire évoluer les choses.
La dernière question était adressée à
Monsieur Paquin.
Comment trouve t-on le savoir-faire et les
compétences pour développer une radio
communautaire?
C’est le tissu social représentatif de la
communauté qui crée et développe ses
propres programmes avec ses propres
compétences et ses moyens. Ces individus
partagent leur savoir-faire professionnel,
scolaire, universitaire, technique, et
participent au développement de la radio
communautaire. Chez les jeunes et les
étudiants, la radio communautaire leur offre
souvent une première expérience
professionnelle.
275
CHAPITRE XII : Plénières
CHAPTER XII : Plenary Sessions
Les rapporteurs ont inclus certains
renseignements des plénières dans leurs
comptes rendus. Nous vous présentons ici
des sujets qui ont aussi été discutés en
plénière et qui complètent les comptes
rendus des rapporteurs.
Certain information from the plenary
sessions has been included in the
rapporteur’s reports. The points presented
here were also discussed at the plenary
session and complement the rapporteur’s
reports.
La Tunisie et la liberté d’expression
Les questions de la liberté d’expression et
de la pertinence de tenir la deuxième phase
du SMSI en Tunisie ont fait l’objet de
nombreux commentaires et débats chez les
participants. De façon générale, on note qu’il
n’y a pas assez d’accès libre à l’information.
Une société de l’information doit favoriser la
liberté d’expression, la liberté d’association
et l’application de l’article 19 de la
Déclaration universelle des droits de
l’homme. Ce sont des éléments vitaux et
nécessaires.
Tunisia and freedom of expression
The questions of freedom of expression and
the relevance of holding the second phase of
WSIS in Tunisia were the subject of
considerable commentary and debate
among participants. The general consensus
is that there is not enough access to
information. An information society should
promote freedom of expression, freedom of
association and the application of Article 19
of the Universal Declaration of Human
Rights. These issues are vital and
necessary.
Les lecteurs doivent noter que S.E.M.
Mohamed Saad, Ambassadeur de Tunisie
au Canada et M. Ridha Guellouz, Conseiller
du Ministre tunisien des Technologies et de
la Communication, sont venus à Winnipeg
pour assister à la conférence.
Readers should note that His Excellency
Mohamed Saad, Tunisian Ambassador to
Canada, and Mr. Ridha Guellouz,
Counsellor, Tunisian Ministry of
Communications Technology, came to
Winnipeg to attend the conference.
Quelques représentants de la société civile
se sont mis d’accord pour demander :
que les ONG tunisiennes locales puissent
participer au Sommet (de nombreuses ONG
tunisiennes ne sont pas reconnues par les
autorités et ne détiennent pas les documents
qui leur permettent d’être accréditées); que
les 17 jeunes internautes tunisiens
emprisonnés soient libérés; que les
Tunisiens aient accès à tous les sites web et
particulièrement à ceux portant sur les droits
de la personne et la liberté d’expression;
qu’on ait le droit de publier des journaux
tunisiens indépendants et que les Tunisiens
y aient accès.
A few civil society representatives came
together to request: that local Tunisian
NGOs be allowed to participate in the
Summit (many Tunisian NGOs are not
recognized by authorities and do not have
the documents they require to obtain
certification); the release of the 17 young
Tunisian Internet users who are imprisoned;
that Tunisians have access to all Websites,
particularly those that address human rights
and freedom of expression; the right to
publish independent Tunisian newspapers
and that Tunisians have access to them.
Les représentants du gouvernement tunisien
ont expliqué qu’il s’agissait d’un sommet
international et que c’est le secrétariat du
sommet basé à Genève qui accordait les
276
Representatives of the Tunisian government
explained that the Summit is an international
event, and all certifications of participants
are granted by the Summit Secretariat in
Geneva, not by Tunisia. They assured
accréditations pour tous les participants et
non la Tunisie. Ils ont assuré les participants
que, dans l’optique de cet événement des
Nations Unies, la Tunisie a fait preuve
d’ouverture politique, économique. Les
participants ont été invités à se rendre en
Tunisie pour voir ce qui se passe et
constater les faits.
Le processus du SMSI permet de débattre
des questions cruciales pour l’avenir de
l’humanité. La Tunisie aimerait jouer un rôle
positif en servant de pont entre les
différentes positions exprimées dans le
cadre du sommet. La liberté d’expression
est, bien sûr, une question importante mais
la question de l’Internet ne se limite pas qu’à
cela. La gouvernance de l’Internet est une
autre question importante. Les
représentants tunisiens ont demandé de
cesser de s’acharner sur la Tunisie. Ils ont
toujours travaillé de manière consensuelle
avec le Canada et espèrent continuer ainsi.
Gouvernance de l’Internet
La gouvernance de l’Internet soulève
également des questions au sujet de la
liberté d’expression et du contrôle des
contenus. Qui décide ce qui est acceptable
et ce qui ne l’est pas? Doit-on mettre en
place une cyberpolice pour identifier les
cyberdissidents?
La question de la souveraineté n’a pas reçu
toute l’attention requise. Dans le domaine de
la gouvernance de l’Internet, il y a trois
positions différentes : celle des États-Unis
(pour le statu quo avec l’ICANN), celle de la
Chine (qui veut plus de contrôle par les
États) et, au centre, celle du Brésil et de
l’Argentine qui se joint à la majorité
silencieuse des pays en voie de
développement. Cette dernière position
prône que l’économie du futur va s’appuyer
sur Internet et ses applications. Les pays en
voie de développement pensent que si la
souveraineté n’est pas affirmée dans la
gouvernance, ce concept sera exclu. Les
pays en voie de développement ne peuvent
laisser les décisions se prendre ailleurs pour
un outil si important pour le développement.
277
participants that, in anticipation of the United
Nations event, Tunisia has displayed
political, economic and informational
tolerance. They asked participants to visit
Tunisia in order to see what is happening for
themselves and observe the facts.
The WSIS process allows for debate on
questions that are crucial to the future of
humanity. Tunisia would like to play a
positive role as a bridge between the various
positions expressed in the context of the
Summit. The question of freedom of
expression is important, but the Internet
issue extends further. Internet governance is
another important question. The Tunisian
representatives asked that Tunisia no longer
be singled out. They have always cooperated with Canada and hope to continue
to do so.
Internet governance
Internet governance also raises questions
about freedom of expression and content
control. Who decides what is acceptable and
what is unacceptable? Must we employ
cyberpolice to identify cyberdissidents?
The question of sovereignty has not received
enough attention. On the subject of Internet
governance, there are three different
positions: that of the United States (supports
the status quo with ICANN), that of China
(supports greater control by all States), and
that of Brazil and Argentina, in the middle,
but who are joined by a silent majority of
developing countries. According to the last
position, the economy of the future will rely
on the Internet and its applications.
Developing countries believe that, if
sovereignty is not upheld in governance,
then this concept will be ignored. Developing
countries cannot sit back while other
countries make all the decisions about such
an important development tool. The Internet
does not have the same status as television:
it is not a luxury item; it is a tool for
development.
L’Internet n’a pas le statut de la télévision,
ce n’est pas un produit de luxe, c’est un outil
de développement.
Fonds de solidarité numérique
Il a été proposé que la société civile
canadienne et le gouvernement canadien
appuient le fonds de solidarité numérique.
Programme d’accès communautaire
Il a été proposé de continuer de financer le
Programme d’accès communautaire à long
terme et non seulement en prévision du
Sommet.
Les personnes marginalisées devraient
participer aux discussions pour qu’elles
puissent être entendues. Le PAC et d’autres
programmes communautaires contribuent à
l’autonomisation de ces personnes. Certains
participants se disent maintenant hésitants à
qualifier le Canada de chef de file dans
l’appui aux communautés. Au Canada, le
fossé numérique va persister si on cesse
d’offrir un soutien aux communautés.
Digital Solidarity Fund
It was proposed that Canadian civil society
and the Canadian government support the
Digital Solidarity Funds.
Community Access Program
It was proposed that financing of the
Community Access Program continue over
the long term, not only in anticipation of the
Summit.
Marginalized citizens should take part in
discussions so that their voices may be
heard. The CAP and other community
programs help to empower such individuals.
Certain participants said that they would now
hesitate to call Canada a leader in
community support. The digital divide in
Canada will persist if support for
communities is not continued.
Groups of volunteers who work on line to
promote ICTs must also be considered.
Community initiatives such as these deserve
greater support.
The gender question
The question of gender is not trans-sectoral.
To consider it as such would obscure the
issue. It would therefore be best to hold a
special session on the topic.
Il faut aussi considérer les groupes de
bénévoles qui travaillent en ligne à
promouvoir les TIC. Ce sont des initiatives
communautaires qui méritent plus d’appui.
La question du genre
La question du genre n’est pas
intersectorielle. En voulant l’envisager
comme telle, on arrive à l’éluder
complètement. Il est donc préférable de tenir
une session spéciale sur la question.
On note par ailleurs que la diversité n’est
pas neutre. Cette conférence compte plus de
conférenciers que de conférencières. On
devrait viser un nombre égal d’hommes et
de femmes pour traiter des questions
relatives à la société de l’information.
Les jeunes
On déplore le nombre peu élevé de jeunes à
la conférence et il est souhaité que les
préoccupations des jeunes soient reflétées
278
Moreover, diversity is not neutral. The
conference has more male than female
speakers. An equal number of men and
women should address matters concerning
the information society.
Youth
People also took issue with the lack of youth
representation at the conference and hope
the civil society statement reflects the
concerns of young people.
First Nations
It was suggested that the opinions of the
First Nations be included in all aspects of an
information society and not only in matters of
cultural and linguistic diversity, and
traditional knowledge. We must also
dans le communiqué de la société civile.
Les Premières Nations
Il est suggéré d’inclure les positions des
Premières Nations dans toutes les
dimensions de la société de l’information,
non seulement au niveau de la diversité
culturelle et linguistique mais aussi dans le
savoir traditionnel. Il existe également une
diversité entre les trois groupes :
Autochtones, Métis et Inuits. Ces différences
doivent également être soulignées.
Les droits humains des Premières Nations
ne sont pas toujours respectés. Ces
personnes sont marginalisées et sousreprésentées. Les peuples autochtones
représentent 7 % de la population mondiale.
Nous devons travailler en coopération avec
les peuples autochtones et les Métis.
Une plus grande représentation de jeunes
femmes autochtones est souhaitable,
particulièrement dans le domaine des TIC où
elles sont plus actives. La délégation
canadienne à Tunis devrait inviter une jeune
femme autochtone.
Le fossé numérique est aussi un fossé
socio-économique. Les Premières Nations
n’ont pas les mêmes avantages que les
autres communautés. La pauvreté et les
difficultés d’accéder aux différentes
prestations de l’enseignement public
constituent les principaux obstacles à l’accès
aux technologies chez les Premières
Nations.
Éducation
Dans le domaine de l’éducation, il est
primordial de souligner le rôle des écoles et
du personnel enseignant dans l’édification
d’une société de l’information. On doit
également instaurer un concept d’éducation
ouverte et accessible tout au long de la vie.
Peu d’attention est portée à l’éducation aux
adultes dans ce débat. Elle demeure le
parent pauvre de l’éducation.
L’éducation à distance a beaucoup à offrir
279
underscore the diversity that exists among
the three main groups: Aboriginal, Métis and
Inuit.
The human rights of the First Nations are not
always respected. These peoples are
marginalized and under-represented.
Indigenous peoples represent 7% of the
global population. We must work in
cooperation with indigenous and Métis
peoples.
We would like to see greater representation
of young Aboriginal women, particularly in
the field of ICTs, where they are more active.
The Canadian delegation to Tunis should
include a young Aboriginal woman.
The digital divide is also a socio-economic
divide. First Nations do not enjoy the same
advantages as other communities. Poverty
and access to public education at all levels
are the main obstacles facing the First
Nations in terms of access to technology.
Education
In the area of education, we cannot
overemphasize the role of schools and
teaching staff in the edification of an
information society. We must also introduce
the concept of life-long, open, accessible
education.
In this debate, little attention has been paid
to the concept of adult education, which
seems to be the poor relation of education.
Distance education has much to offer people
who live in rural and remote areas. However,
people still need contact in person with an
instructor.
Participants hoped that the Copyright Act
would provide education systems with free
access to Internet content.
Canadian achievements
The technological achievements of
Canadians were also underscored and they
were encouraged to take pride in the work
they have accomplished.
aux gens vivant dans les régions rurales et
éloignées. Il ne faut pas oublier que, pour
ces gens, le besoin de se retrouver face à
face avec l’enseignant est toujours là.
Media
As for media, the importance of a free and
independent press was reiterated.
The Canadian Commission for UNESCO
was encouraged to make the media more
aware of its work.
Les participants souhaitaient que des
dispositions de la Loi sur le droit d’auteur
permettent aux systèmes d’éducation
d’accéder gratuitement aux contenus de
l’Internet.
Les réalisations canadiennes
Les réalisations des Canadiens dans le
secteur des technologies ont été soulignées
et ils ont été invités à être fiers du travail
accompli dans le domaine.
Les médias
En ce qui touche les médias, l’importance
d’une presse libre et indépendante a été
réitérée.
La Commission canadienne pour l’UNESCO
a été invitée à mieux faire connaître son
travail auprès des médias.
Pouvoirs locaux
On rappelle qu’un Sommet des villes et des
pouvoirs locaux avait eu lieu à Lyon, France,
avant le SMSI de Genève en décembre
2003. Le Sommet des villes, auquel avaient
pris part 300 maires de villes du monde
entier, avait adopté une déclaration. Peu ou
pas de références ont été faites au sujet de
la Déclaration de Lyon dans les documents
du SMSI. Le gouvernement canadien n’a
pas invité de villes au sein de la délégation
officielle lors du Sommet de Genève. On
propose donc qu’au Sommet de Tunis, le
gouvernement donne des exemples de
collectivités qui ont pris en main leur destin à
l’aide des TIC.
280
Local authorities
We were reminded that a World Summit of
Cities and Local Authorities was held in
Lyon, France before the WSIS in Geneva in
December 2003. The Summit, attended by
300 mayors of cities from all over the world,
adopted a declaration. Few, if any,
references were made to the Lyon
Declaration in the WSIS documentation. Nor
did the Canadian government invite any of
the cities among the official delegation
during the Geneva Summit. It was therefore
proposed that the government present
examples at the Summit in Tunis of
communities that have used ICTs to take
control of their own destiny.
CHAPITRE XIII : CONCLUSION
CHAPTER XIII : CONCLUSION
En réunissant des représentants de la
société civile canadienne dans le cadre de la
conférence Paver la voie de Tunis, la
Commission canadienne pour l’UNESCO
s’est vue confirmer l’importance de mettre
l’accent sur la dimension humaine de la
société de l’information. Les divers points de
vue exprimés ont montré la nécessité de
tenir compte des besoins variés des groupes
de la société et, qu’à ce chapitre, il n’y a pas
une seule recette.
In bringing representatives of Canadian civil
society together within the context of the
Paving the Road to Tunis conference, the
Canadian Commission for UNESCO
confirmed the importance of emphasizing the
human perspective of the information
society. The varied points of view expressed
demonstrated the necessity of taking into
account the diverse needs of society’s
groups, for which there is no single recipe.
D’après les commentaires reçus, l’exercice
s’est avéré utile tant pour les représentants
de la société civile que gouvernementaux.
Une rencontre en face à face a toujours sa
place, surtout dans une société qui privilégie
de plus en plus les communications
virtuelles. Les technologies ne nous ont pas
changés au point que nous ne cherchions
plus de contacts humains directs.
La structure de la conférence a été
développée en se basant sur les priorités de
l’UNESCO à savoir l’accès universel à
l’information et au savoir; le respect pour la
diversité culturelle et linguistique; l’éducation
de qualité pour tous; et la liberté
d’expression.
Compte tenu du fait qu’une grande majorité
de Canadiens et de Canadiennes utilisent
les nouvelles technologies, l’on oublie
facilement que l’accès aux réseaux n’est pas
encore un dossier « classé »! Les familles à
faibles revenus, les personnes handicapées
et les Peuples Autochtones n’ont pas les
ressources financières qui leur permettraient
d’investir une partie de leur budget dans un
ordinateur ou dans Internet et encore moins
dans Internet haute vitesse. Par ailleurs, les
populations vivant en régions rurales et
éloignées sont désavantagées du fait que la
mise en place d’infrastructures dans ces
régions représente des coûts prohibitifs pour
les fournisseurs de services.
Il existe aussi une catégorie de la population
281
According to comments received, the
exercise proved as useful to the
representatives of civil society as to those of
government. A face-to-face meeting always
has its place, especially in a society
increasingly turned toward virtual
communications. Technologies have not
changed us to the point that we no longer
seek direct human contact.
The structure of the conference was
developed on the basis of UNESCO
priorities, namely: universal access to
information and knowledge, the respect of
cultural and linguistic diversity, quality
education for all and freedom of expression.
Given the fact that a large majority of
Canadians use new technologies, it is easy
to forget that access to networks is not yet a
“closed” file! Low revenue families, people
with disabilities and Aboriginal peoples do
not have financial resources that allow them
to invest a part of their budget in a computer
or the Internet, and still less in high speed
Internet. Furthermore, populations living in
remote, rural areas are disadvantaged by the
fact that the cost of installing infrastructures
in these regions is prohibitive to service
providers.
There is also a category of the population
that sees no interest in using computers.
Human diversity must again be recognized
here: some people will not make use of
computers, unless forced to do so by the
requirements of their workplace, because it
qui ne voit pas d’intérêt à se servir de l’outil
informatique. Il faut aussi reconnaître la
diversité humaine ici, certaines personnes
ne s’approprieront pas l’outil, à moins d’y
être contraint par les exigences du travail,
parce que cela ne correspond pas à leurs
préférences en matière d’apprentissage.
Cela étant dit, on comprendra qu’il est
indispensable que les citoyens aient accès à
différents systèmes d’information tant
nouveaux que traditionnels.
L’un des plus grands défis est certainement
d’assurer la viabilité des communautés
virtuelles. La disponibilité des ressources
est un facteur essentiel pour l’acquisition de
la « quincaillerie » et de son entretien,
l’acquisition des compétences de base et le
renforcement des capacités. Par ailleurs, il
faut également soutenir la création de
contenus par les communautés pour qu’elles
répondent à leurs propres besoins et
puissent s’épanouir dans le respect de leur
langue, leur culture et leur tradition.
Le concept d’inclusion doit prendre forme en
permettant aux différents groupes d’être plus
que de simples récepteurs d’information,
mais aussi des émetteurs et des producteurs
de contenus.
On l’a vu à la lecture de ce document,
l’inquiétude chez plusieurs groupes
représentés à la conférence face au
désengagement du gouvernement canadien
dans le Programme d’accès communautaire
est palpable. Comment les communautés
vont-elles être en mesure de conserver les
acquis et de continuer de progresser vers de
véritables sociétés de l’information sans le
soutien dont elles ont besoin? Cette question
est d’autant plus pertinente que le SMSI a
préconisé des partenariats avec trois acteurs
principaux pour veiller à la création de
sociétés de l’information : les
gouvernements, le secteur privé et la société
civile.
Par ailleurs, il s’avère indispensable
d’encourager la création de plus
d’information du domaine public et
282
is a tool that does not correspond to their
preferences in matters of learning. Having
said this, we acknowledge that it is essential
for citizens to have access to a variety of
information systems, both new and
traditional.
One of the greatest challenges is certainly to
ensure the viability of virtual communities.
The availability of resources is an essential
factor in the acquisition and maintenance of
hardware, in the acquisition of basic skills
and in building capacities. Content creation
by communities must also be supported, so
that communities may respond to their own
needs and flourish in the respect of their
language, culture and tradition.
The concept of inclusion must take shape by
allowing various groups to be more than
mere receivers of information, but also
disseminators and producers of contents.
As is clear in reading this document, there
was palpable concern on the part of several
groups represented at the conference with
regard to the Canadian government’s
disengagement from the Community Access
Program. How can communities preserve
the gains they have made and continue to
progress toward true information societies
without the support they need? This question
is even more pertinent in that the WSIS has
recommended partnerships with three main
players to watch over the creation of
information societies: governments, the
private sector and civil society.
Furthermore, it is proving indispensable to
encourage the creation of more information
in the public domain and the use of open
source software. A good way to achieve this
end is to provide more support to institutions
such as libraries, archives and museums in
their efforts to provide online access to their
material. This being said, the advantage to
users in no way denies the rights of creators.
The support of creators remains a sine qua
non condition in the pursuit and evolution of
creation.
l’utilisation des logiciels à code source
ouvert. Une bonne façon d’y arriver consiste
par exemple à soutenir davantage les
institutions comme les bibliothèques, les
archives et les musées dans leurs efforts à
donner un accès en ligne à leur matériel.
Cela étant dit, cela ne nie nullement le droit
des créateurs au profit des seuls usagers. Le
soutien aux créateurs demeure une
condition sine qua non à la poursuite et à
l’évolution de la création.
Les nouvelles technologies sont avant tout
des outils d’apprentissage et en ce sens
elles sont de fantastiques vecteurs de
développement. Mais ici encore, elles ne
sont pas la panacée à tous les problèmes
dans le domaine de l’éducation et leur
utilisation nécessite aussi des engagements
sur une base régulière et de façon continue.
Nous l’avons dit plus haut, les TIC ne nous
ont pas transformés en tant qu’humains et la
relation élève- enseignant demeurera
essentielle à l’apprentissage. Les TIC ont le
mérite d’avoir créé des salles de classes
virtuelles pour des apprenants qui n’auraient
pas eu accès autrement à certains contenus.
S’il est une question qui soulève des
passions dans l’édification de sociétés de
l’information, c’est bien la liberté
d’expression et son corollaire, la liberté de la
presse. La conférence de Winnipeg n’y a
pas échappé et pour cause, d’aucun sait que
l’édification de véritables sociétés de
l’information est conditionnelle à la mise en
œuvre de ce principe fondamental. Or, on
compte encore trop de citoyens sur notre
planète qui sont privés de ce droit
fondamental et à qui l’on nie le libre accès à
l’information. La question qui se pose est de
savoir comment amener ces nombreux pays
récalcitrants à respecter l’Article 19 de la
Déclaration universelle des droits de
l’homme après qu’ils y aient adhéré il y a 57
ans déjà…
Le Canada peut être fier de ses
accomplissements. En raison de leur
innovation et de leur adaptabilité, ces
réussites peuvent être partagées avec des
283
New technologies are above all tools for
learning and in this sense they are fantastic
vectors for development. But here again,
they are not the panacea to every problem in
the field of education and their use also
requires commitments on a regular, ongoing
basis. As mentioned earlier, ICTs have not
changed us as humans and the studentteacher relationship will remain essential to
the learning process. ICTs have the merit of
creating virtual classrooms for learners who
would not otherwise have access to certain
contents.
If there is an issue that gives rise to strong
emotions in the building of information
societies, it is certainly freedom of
expression and its corollary, freedom of the
press. The Winnipeg conference was no
exception, and with good reason, for it is
obvious that the building of true information
societies hinges on rendering this
fundamental principle operative. There are
still too many citizens on our planets who are
deprived of this fundamental right and to
whom unhindered access to information is
denied. The question before us is how to
bring the many recalcitrant countries to
respect Article 19 of the Universal
Declaration of Human Rights 57 years after
having signed it…
Canada may be proud of its achievements.
These successes, with their innovation and
adaptability, may be shared with
communities located in contexts very
different from our own. However, Canada
must be cautious. While it is certainly
flattering to both Canadian authorities and its
citizens that Canada be seen as a model,
this does not mean that all challenges have
been met with success. Transparency, more
than anything else, is the model to follow. It
is what citizens living in democracy will
always adopt and it is what ensures the
progress and development of societies.
Therein lies the importance of hearing the
multiple voices of civil society and attempting
to conciliate their points of view, while at the
same time responding to their most
important needs.
communautés situées dans des contextes
très différents du nôtre. Le Canada doit
toutefois être prudent, bien sûr il est flatteur
tant pour les autorités canadiennes que pour
les citoyens et citoyennes que le Canada
soit considéré un modèle. Cela ne signifie
pas pour autant que tous les défis aient été
relevés avec succès. La transparence est,
plus que tout autre chose, le modèle à
suivre. C’est celui que les citoyens vivant en
démocratie adopteront toujours et c’est ce
qui assure le progrès et le développement
des sociétés, d’où l’importance d’entendre
les voix multiples de la société civile et de
tenter de concilier leurs points de vue tout en
répondant à leurs besoins les plus
importants.
Comme il a été dit au début de ce document,
la consultation menée par la Commission
canadienne pour l’UNESCO par le biais de
cette conférence relève de son mandat. La
Commission aimerait remercier les autorités
canadiennes pour avoir cru en son travail en
le soutenant. De même, les autorités
canadiennes méritent d’être félicitées pour
leur détermination à inclure la société civile
dans les réflexions menées dans le cadre du
processus du SMSI.
L’avènement de la société de l’information a
enclenché un processus irréversible. La
société civile d’ici et d’ailleurs ne peut plus
être tenue à l’écart des décisions qui vont
l’affecter. Les nouvelles technologies lui
permettent de s’informer et de se mobiliser
rapidement. Les TIC stimulent la
participation citoyenne comme jamais
auparavant. La Commission canadienne
pour l’UNESCO est heureuse d’avoir servi
de catalyseur dans la réflexion que mènent
les représentants de la société civile au
Canada sur cet important dossier.
284
As mentioned at the beginning of this
document, the consultation conducted by the
Canadian Commission for UNESCO through
this conference is part of its mandate. The
Commission would like to thank Canadian
authorities for believing in and supporting its
work. Similarly, Canadian authorities must
be congratulated for their determination in
including civil society in deliberations
undertaken within the context of the WSIS.
The arrival of the information society has set
into motion an irreversible process. Civil
society here and elsewhere can no longer be
distanced from decisions affecting it. New
technologies allow it to become informed
and quickly mobilized. ICTs are stimulating
citizen participation like never before. The
Canadian Commission for UNESCO is
pleased to have served as a catalyst in the
deliberations undertaken by the
representatives of Canadian civil society in
this important file.
CHAPITRE XIV
CHAPTER XIV
Les membres de la société civile présents à
la conférence ont été invités à contribuer à la
rédaction d’un communiqué qui présenterait
leur vision et leurs attentes dans l’édification
d’une société de l’information. Le
communiqué qui suit est le résultat du travail
continu d’un groupe de personnes au cours
du mois qui a suivi la tenue de la
conférence. La Commission canadienne
pour l’UNESCO désire remercier tous ceux
et celles qui ont pris le temps de soumettre
des textes, les ont traduits ou édités. Un
remerciement spécial est adressé à Robert
Guerra, de Privaterra et membre de
Computer Professionals for Social
Responsibility, qui a coordonné le processus
du début à la fin.
The civil society members who attended the
conference were asked to help draft an
official statement that would convey their
vision and expectations in building an
information society. The following statement
is the result of ongoing work by a group of
persons during the month following the
conference. The Canadian Commission for
UNESCO would like to thank everyone who
took the time to submit, translate and edit the
texts. We would particularly like to thank
Robert Guerra of Privaterra and member of
the Computer Professionals for Social
Responsibility, who coordinated the process
to its completion.
Le lecteur est prié de noter que les opinions
exprimées ne reflètent pas nécessairement
la position de la Commission canadienne
pour l’UNESCO ou de ses partenaires.
285
The reader is reminded that the opinions
expressed do not necessarily reflect the
position of the Canadian Commission for
UNESCO or its partners.
COMMUNIQUÉ DE LA SOCIÉTÉ CIVILE
CANADIAN CIVIL SOCIETY COMMUNIQUÉ
Préambule
Preamble
Cette déclaration a été rédigée et adoptée
par consensus par un groupe de la société
civile canadienne représentant des gens de
diverses expériences, expertises et
perspectives. Ce groupe de 200 personnes
s’est réuni à Winnipeg (Manitoba) du 13 au
15 mai 2005, à la conférence « Paver la
voie de Tunis ». Cette conférence a été
organisée par la Commission canadienne
pour l’UNESCO avec l’appui des ministères
suivants: Affaires étrangères Canada,
Industrie Canada, Patrimoine canadien,
Ressources humaines et Développement
des compétences Canada, le Centre de
recherches pour le développement
international et le Conseil des Arts du
Canada. L’objectif de la rencontre était de
recueillir les points de vue des organisations
de la société civile canadienne sur le Plan
d’action adopté lors de la première phase du
Sommet mondial sur la société de
l’information (SMSI) tenue à Genève et de
discuter des résultats possibles de la Phase
II de Tunis.
This consensus statement was adopted by
Canadian civil society groups representing a
diverse range of peoples, backgrounds,
expertise, and perspectives. The group of
200 people met in Winnipeg, Manitoba,
Canada, on 13-15 May 2005 at a conference
entitled “Paving the Road to Tunis”
organized by the Canadian Commission for
UNESCO with the support of Foreign Affairs
Canada, Industry Canada, Canadian
Heritage, Human Resources and Skills
Development Canada, the International
Development Research Centre, and the
Canada Council for the Arts. The purpose of
the meeting was to canvass the views of the
civil society organizations in Canada on the
Plan of Action that emerged from Phase I of
the World Summit on the Information Society
(WSIS) in Geneva and the prospects for
Phase II in Tunis.
Les membres de la société civile présents à
cette conférence ont réaffirmé les valeurs
canadiennes portant sur les droits de la
personne, la liberté d’expression, la
diversité, l'égalité des genres, le
développement durable, le multiculturalisme,
la diversité culturelle et linguistique, le droit à
la vie privée et l’inclusion quel que soit l’âge,
le statut socioéconomique ou le lieu de
résidence.
La participation, la consultation et le
partenariat dans l’action sont des moyens
fondamentaux favorisant la création d’une
société de l’information qui soit au service du
développement démocratique. Nous
maintenons fermement la position à l’effet
que la démocratie se fonde sur une
citoyenneté bien informée et une société
civile qui a accès aux données, à
l’information, au savoir et aux technologies
286
Civil society represented at this conference
affirmed Canadian values of human rights,
freedom of expression, diversity, gender
equality, sustainable development,
multiculturalism, cultural and linguistic
diversity, privacy, and inclusion regardless of
age, ability, socioeconomic status and
geographical location.
Participation, consultation and partnerships
in action are fundamental to the creation of
an information society that serves
democratic development. We firmly maintain
that democracy is reliant on an informed
citizenry and civil society that has access to
the data, information, knowledge and
technology necessary to keep governments
accountable.
Human Rights, Freedom of Expression
and Diversity
Participants underlined the importance of the
Universal Declaration of Human Rights
which outlines the rights of every individual,
and, in particular, Article 19: "Everyone has
qui permettent de tenir les gouvernements
responsables de leurs actes.
Les droits de la personne, la liberté
d’expression et la diversité
Les participants soulignent les engagements
pris par les signataires de la Déclaration
universelle des droits de l'homme, en
particulier à l’article 19 : « Tout individu a
droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce
qui implique le droit de ne pas être inquiété
pour ses opinions et celui de chercher, de
recevoir et de répandre, sans considérations
de frontières, les informations et les idées
par quelque moyen d'expression que ce
soit.”
L’édification d’une société de l’information
qui mette le développement humain en
valeur exige l’arrêt des violations fréquentes
de la liberté d'expression qui se produisent
dans de si nombreux états du monde. Rien
ne doit empêcher, limiter ou contrarier le
droit à une telle société dans le plan d'action
pour l’édification d'une société de
l'information.
Nous croyons que ce principe doit être
appliqué au processus du SMSI lui-même,
tout particulièrement lors de la tenue de la
deuxième phase du sommet. Les
gouvernements ne peuvent harceler,
menacer ou emprisonner des personnes qui
exercent leur droit fondamental à la liberté
d'expression. Les individus et les
organismes de défense des droits de la
personne doivent avoir accès aux activités
du sommet et s'y exprimer librement, sans
subir d'accès filtré aux sites Internet.
Les lois et les pratiques qui limitent la liberté
d’expression ont été dénoncées dans de
nombreux rapports dont ceux de l'IFEX, de
Droit et Démocratie, de la Fédération
Internationale des Droits de l'homme, de
Reporters sans frontières et de
l’Organisation mondiale contre la torture
(OMCT). Les participants rappellent
l'importance des recommandations incluses
dans ces rapports ainsi que leur mise en
œuvre.
287
the right to freedom of opinion and
expression; this right includes freedom to
hold opinions without interference and to
seek, receive, and impart information and
ideas through any media and regardless of
frontiers."
A first and essential step towards building an
information society that enhances human
development would be to put an end to the
widespread violation of free expression that
now occurs in so many nation states.
Nothing in the action plan for building a just
information society shall impair, restrict, or
contradict this right.
We believe this principle must be applied to
the WSIS process itself, including the
conduct of the second phase of the WSIS
Summit. Governments should not harass,
threaten, or imprison individuals who
exercise their fundamental right to freedom
of expression. Individuals and organizations
that defend human rights should have
access to Summit activities, the right to
speak, and unfettered access to the Internet.
Laws and practices that restrict freedom of
expression have been denounced in several
reports produced by, among others,
organizations such as IFEX, Rights and
Democracy, the International Federation of
Human Rights, Reporters without Borders
and OMCT (Organisation mondiale contre la
torture). Participants recalled the importance
of both the recommendations contained in
these reports, and their implementation.
Diversity is a fundamental principle in the
U.N. family of nations and should guide the
implementation of the WSIS plan of action
and the conduct of the Summit itself.
Affordability and Accessibility
The Canadian government should be a
global leader in the promotion of ICTs as a
public good to be delivered in a universal
and affordable fashion. The Canadian
government whether through enabling the
market, regulation, direct intervention or by
other means, should ensure that access is
Au sein de la famille des nations de l’ONU,
la diversité est un principe fondamental et
doit par conséquent guider la mise en œuvre
du Plan d’action du SMSI et la tenue du
Sommet en tant que tel.
Capacité financière et accessibilité (TIC
accessibles et abordables)
Le Canada doit être un leader mondial dans
la promotion des TIC en les considérant
comme des biens publics qui doivent être
livrés, d’une manière universelle et
abordable pour tous. Le gouvernement
canadien, par les lois du marché, la
réglementation, les interventions directes ou
par d’autres moyens, doit assurer un accès
suffisant (c’est-à-dire par des services
d’accès à large bande) pour une utilisation
efficace des TIC dans un contexte culturel,
social, économique et de gouvernance. Tous
les Canadiens, peu importe leur lieu de
résidence, leur statut social, leurs origines,
tous doivent avoir accès aux TIC.
Ainsi, tous, y compris ceux qui vivent dans
les zones rurales et éloignées, les gens à
faibles revenus, les immigrants récents et les
personnes marginalisées, seront assurés de
partager les avantages et les occasions
offerts par les améliorations et les
transformations aux niveaux des services,
de la productivité ainsi que des possibilités
de production délocalisée pour l’économie
canadienne et du monde entier. Nous
considérons que les anciens et les nouveaux
moyens de communication, y compris la
radio communautaire et les systèmes
communautaires basés sur les TIC, ont un
rôle important à jouer dans la société
inclusive de l’information au Canada.
Le gouvernement canadien, de par ses
politiques, programmes et lignes de conduite
de ses entités et organismes, devrait servir
d’exemple en offrant un accès libre et utile
aux données, à l’information et au savoir
créés par le truchement des ressources
publiques. Cela inclut un accès aux données
primaires, aux dépôts d’archives du savoir,
ainsi qu’à d’autres sources et archives, et ce,
gratuitement. Il faut prendre des mesures
288
sufficient for effective use -- coming to be
understood as broadband access -- in the
range of cultural, social, governance and
economically beneficial ICT applications.
Canadians whatever there economic or
social circumstance and including those in
remote and rural areas should have this
access.
In this way all, including those in rural and
remote areas, living on modest family
incomes, recent immigrants, and
marginalized populations, will be assured the
sharing in the benefits and opportunities,
which ICT-enabled enhancements and
transformations in services, productivity, and
dispersed production opportunities, present
in Canadian and global economies. Old and
new media, including community radio and
community based ICTs, are understood as
having an important role to play in allowing
an inclusive information society in Canada.
The Canadian government, through its
policies, programs and the working principles
of its bodies and agencies, should provide
example of no-cost, open and usable access
to data, information and knowledge, created
through the use of public resources. This
should include providing access to primary
data, to knowledge repositories, and to
archives and other sources, at no cost and
providing the means to ensure effective and
widely available use of these resources.
Gender Equality
Implementation of ICT for development
needs to be guided by a clearly articulated
commitment to gender equality and the goal
of building women's capacity to benefit from
ICTs. This includes:
1.
2.
Appropriate technologies that account
for the roles of women and their
interests using both old and new
technologies and appropriate software
and applications;
The use of ICTs as a catalyst for
better governance to give women a
stronger voice in democratic
processes in society;
pour s’assurer que ces ressources puissent
être utilisées efficacement à grande échelle.
L'égalité des genres
La mise en œuvre d’une politique de
développement des TIC doit être guidée par
un engagement clair en faveur de l’égalité
des genres et par celui du développement
des capacités des femmes pour qu’elles
bénéficient des TIC. Cela comprend :
1. les technologies appropriées qui tiennent
compte du rôle des femmes et de leurs
intérêts dans l’utilisation des
technologies nouvelles et anciennes,
des logiciels et des applications
appropriées;
2. utiliser les TIC comme catalyseur pour
une meilleure gouvernance afin de
donner aux femmes une voix plus forte
dans le processus démocratique ;
3. donner, aux femmes et aux jeunes filles,
des habiletés pour se protéger contre le
harcèlement sexuel et l’exploitation ;
4. favoriser une représentation accrue des
femmes et des jeunes filles dans la
formation technique et scientifique;
utiliser les TIC pour encourager une
participation plus grande en éducation à
tous les niveaux ;
5. offrir plus d’emplois féminins dans le
secteur des TI et l’utilisation des TIC
dans les entreprises.
Personnes handicapées
On estime que 17 % des Canadiens sont
handicapés. Malgré les efforts déployés et
les progrès réalisés, ces personnes
demeurent les plus exclues de toutes les
populations marginalisées. Elles ont peu
d’accès à l’éducation, à l’emploi et aux
moyens de réaliser leur plein potentiel. Les
femmes handicapées et les personnes
handicapées issues des communautés
culturelles ou autochtones font face à une
double exclusion. La société civile
recommande de :
1. promouvoir l’adoption et la mise en
œuvre de standards inclusifs et de
formats alternatifs pour les TIC ;
289
3.
4.
5.
Providing women and girls with the
skills to protect themselves from ICTfacilitated harassment and
exploitation;
Support for increased representation
of women and girls in scientific and
technical education, and the use of
ICTs to promote their increased
participation in education at all levels;
Promoting increased employment in
the IT sector for women and the use of
ICTs for their enterprises.
Persons with a Disability
Canadians with disabilities account for 17%
of the population and, despite efforts and
progress made, they continue to represent
the most excluded of Canada’s marginalized
populations, with poor access to education,
employment, and the means to realize their
full potential. Women with disabilities and
persons with disabilities from cultural or
aboriginal communities are faced with
double exclusion. Actions to take include:
1. Promoting the adoption and
implementation of inclusive standards
and alternative formats for ICTs;
2. Ensuring that all legislations, policies,
programs, and initiatives in the field of
ICTs from the initial phase of
development include persons with
disabilities;
3. Supporting capacity building of persons
with disabilities to ensure that they can
take full advantage of ICTs.
Indigenous Peoples
Indigenous Peoples have the right to be part
of the Information Society on their own terms
and to shape their future without risking loss
of their cultural identity. The survival and
development of the living cultures of
Indigenous Peoples should be supported by
ICT use, not replaced by it. The traditional
and cultural knowledge of Indigenous
Peoples, held individually and collectively, is
integrally linked with the exercise of their
right to maintain and strengthen their
spiritual and material relationships with
ancestral territories. We support a culturally
2. s’assurer que toutes les lois, tous les
programmes, toutes les politiques et les
initiatives en matière des TIC tiennent
compte des besoins des personnes
handicapées, et ce, dès la phase initiale
de développement ;
3. soutenir le renforcement des capacités
des personnes handicapées afin
d’assurer qu'elles tirent pleinement profit
des TIC.
Les peuples autochtones
Les peuples autochtones ont le droit de
participer à la société de l’information selon
leurs propres termes et préparer leur avenir
sans risquer de perdre leur identité
culturelle. L’utilisation des TIC doit veiller à la
survie et au développement des cultures
vivantes des peuples autochtones et
empêcher la civilisation contemporaine de
les éclipser. Les savoirs traditionnels et
culturels des peuples autochtones, détenus
individuellement ou collectivement, sont liés
intégralement à l’exercice de leurs droits
pour maintenir et renforcer leurs relations
spirituelles et matérielles aux territoires
ancestraux. Nous appuyons une approche
culturellement appropriée à l’utilisation des
TIC tout en maintenant l’observation des
protocoles culturels et des lois coutumières
des peuples autochtones.
Nous nous opposons à la marchandisation
du savoir traditionnel et culturel des peuples
autochtones, en particulier toute
caractérisation des savoirs autochtones
traditionnels et culturels comme matière
première, comme ressource commerciale,
ou l’inclusion d’un tel savoir dans le domaine
public, sans le plein consentement et la
participation de l’individu et de la collectivité
qui détiennent les savoirs en question.
Nous reconnaissons les défis et les
obstacles auxquels font face les peuples
autochtones concernant les TIC, plus
particulièrement le fossé numérique et ses
causes. Nous appuyons le droit d’accès des
peuples autochtones aux TIC et appuyons
leur pleine participation comme partenaires à
part entière et parties prenantes.
290
appropriate approach to ICT use in
compliance with cultural protocols and
customary laws of Indigenous Peoples.
We object to the commodification of
Indigenous traditional knowledge and
cultural heritage, in particular any
characterization of them as raw material, a
commercial resource, or the inclusion of
such knowledge in the public domain without
the consent and full participation of the
individual and collective holders of such
knowledge.
We recognize the challenges and obstacles
faced by Indigenous Peoples with respect to
ICTs, specifically the existing digital divide
and its causes. We support the Indigenous
right of access, and promote Indigenous
participation as partners in action and
stakeholders.
Actions to be taken:
1. Creating a high-level mechanism that
brings together Indigenous and nonIndigenous actors of the Information
Society to promote its cultural diversity,
co-operate in its evolution, develop an
ethical code and standards for best
practices and jointly monitor its impacts;
2. Enabling the realization of Indigenous
research projects to support aboriginal
communities by bridging the digital divide
on their own terms and by developing
culturally appropriate ICT applications,
content and capacity-building programs;
3. Establishing special grant programs
addressing the particular needs of
Indigenous Peoples enabling
"Indigenous-to-Indigenous" co-operation.
Cultural and Linguistic Diversity
Ninety percent of Internet content is in 12
major languages; over 5,000 languages are
not represented. Language barriers to
information access should be addressed
through the development of software
applications and multi-cultural and multilingual content. This involves the production
of local content by groups to build their own
knowledge base, and encouraging racial,
cultural and gender diversity of content.
Les actions à poser sont :
1. créer un mécanisme de haut niveau qui
réunit les intervenants autochtones et
non autochtones de la société de
l’information, pour qu’ils fassent
collectivement la promotion de leur
diversité culturelle, coopèrent à son
évolution, et créent un code de
déontologie et de normes concernant les
pratiques exemplaires et qu’ils en
surveillent les conséquences ensemble;
2. faciliter la réalisation de projets de
recherche autochtones pour aider les
collectivités autochtones à réduire le
fossé numérique en tenant compte de
leurs conditions et créer des
applications des TIC, un contenu et des
programmes de renforcement des
capacités qui conviennent à leur culture;
3. élaborer des programmes de
subventions spéciales qui répondent aux
besoins particuliers des peuples
autochtones et qui exigent la coopération
entre autochtones.
Canada’s cultural, linguistic, and economic
diversity are the product of its physical size,
geographical diversity, Indigenous heritage,
and colonial history. In Canada, there is a
pressing need to foster multilingual and
multicultural content with the full
participation, consultation, and partnership in
action of all cultural and linguistic groups.
Privacy
Privacy as a right is a prerequisite for
participation in the Information Society.
Governments should address privacy and
security jointly and transparently, in
cooperation with all stakeholders. Invasions
of privacy must be prevented, and where
privacy is outweighed by other societal
claims there must be clear rules, subject to
independent judicial oversight, setting forth
the conditions under which it can be violated.
Many countries are expanding mandatory
identification of individuals. Often, the
rationale for these schemes is poorly
Diversité culturelle et linguistique
founded, are unlikely to achieve their
Quatre vingt dix pour cent des contenus
disponibles sur Internet sont présentés en 12 claimed objectives, and pose significant
threats to privacy, freedom of expression
langues principales alors que plus de 5 000
and other civil liberties. Governments must
langues sont totalement absentes de la
Toile. Les obstacles linguistiques à l’accès à ensure adequate prior public scrutiny and
debate of these proposals.
l’information doivent être surmontés avec le
développement d’applications logicielles qui
tiennent compte des considérations
Access to Knowledge
The Information Society should foster an
multiculturelles et multilingues. Cela signifie
environment of transparency and access
que des groupes doivent produire un
among all levels of government, civil society
contenu local qui constitue leur propre base
de savoir et encourage une diversité raciale, and the public, including access to raw and
geospatial framework data. It should ensure
culturelle et du genre dans ce contenu.
the preservation and fair, equitable, and
La diversité culturelle, linguistique et
culturally appropriate use of current and
économique du Canada est le résultat de
historical archival records and data, museum
l’immensité du pays, de sa diversité
artefacts, public domain information, and
géographique, du patrimoine des peuples
printed and non-printed library materials.
autochtones et de son passé colonial. Au
Raw data from statistical, health,
Canada, il y a un besoin urgent de
environmental and mapping agencies should
promouvoir des contenus multiculturels et
be made available at no cost to citizens, civil
multilingues avec toute la participation, la
society organizations, and to primary and
consultation et le partenariat actifs de tous
secondary schools for non-commercial
les groupes culturels et linguistiques.
research purposes.
291
Droit à la vie privée
Le droit à la vie privée constitue un préalable
à la participation dans la société de
l’information. Les gouvernements devraient
résoudre conjointement et de manière
transparente les questions de droits à la
sécurité et à la vie privée en collaboration
avec tous les intervenants. Il faut empêcher
les atteintes à la vie privée. Lorsque la
protection de la vie privée est moins
importante que d’autres revendications
sociétales, il faut alors établir des règles
claires, dont l’application est assujettie à une
surveillance par un organisme judiciaire
indépendant. Cela permettrait d’établir les
conditions justifiant la violation des droits
visés.
De nombreux pays étendent les contrôles
d’identité obligatoires pour les individus.
Souvent, ces pays n’ont pas de raisons bien
fondées d’imposer de tels contrôles, car
ceux-ci ont peu de chances d’atteindre les
prétendus objectifs et ils constituent des
menaces importantes d’atteinte à la vie
privée, à la liberté d’expression et à d’autres
libertés civiles. Les gouvernements doivent
veiller à ce que ces propositions fassent tout
d’abord l’objet d’un examen public et de
débats adéquats.
Accès au savoir et à la connaissance
La société de l’information devrait
promouvoir un environnement caractérisé
par la transparence et l’accès à l’information
entre tous les paliers gouvernementaux, la
société civile et le public, ainsi que l’accès
aux données-cadres brutes et géospatiales.
Elle devrait assurer la préservation et
l’utilisation juste, équitable et culturellement
appropriée des données et des dossiers
actuels et historiques des archives, des
objets des musées, de l’information publique
et du matériel imprimé et non-imprimé des
bibliothèques. Les données brutes des
organismes de statistiques, de la santé, de
l’environnement et des services
cartographiques devraient être gratuites pour
les citoyens, les organismes de la société
civile et les écoles primaires et secondaires,
et cela pour des recherches noncommerciales.
292
Education and the Information Society
While access to information and
communications technologies is a first stage
in the development of an information society,
it is not sufficient. The creation of an
information society requires full and active
participation of women, men, youth,
minorities, ethno cultural communities,
Indigenous Peoples, people with disabilities,
elders, people of all ages, and often
marginalized groups such as the poor.
Everyone must have access to the skills and
knowledge to work, design and produce
information and knowledge. Access to ICTs
for men and women of all ethnic groups and
social classes will be achieved through equal
opportunities for technical education, and
through the encouragement of mindsets that
allow individuals to develop innovative uses
of technologies to find and use information
and knowledge, to improve their quality of
life, and to widen their choices.
Virtual and on-line education can never
replace the need for traditional institutions.
For ICTs to play this role, intellectual
property rights must balance the rights of
creators with the rights of users. Copyright
law must not create overly restrictive legal
barriers to the fair use, access and copying
of information.
Internet Governance
New approaches to Internet governance
should allow better cooperation on Internet
management and not be a pretext to
regulate Internet content of news or opinion.
In particular, security considerations and the
demands of the battle against crime,
including terrorism, should not imperil
freedom of expression and press freedom.
The Internet and other new media forms
should be afforded at least the same
freedom and protections as traditional
media.
Public consultation and engagement should
be an integral part of the development of
ICT-related public policy.
L’éducation et la société d’information
L’accès aux TIC représente une première
étape dans le développement d’une société
de l’information, mais cela ne suffit pas. La
création d’une société de l’information exige
la participation entière et active des femmes,
des hommes, des jeunes, des minorités, des
communautés ethniques, de la population
autochtone, des personnes handicapées,
des personnes âgées, des personnes de
tout âge et souvent des groupes
marginalisés tels les pauvres.
Chacun doit avoir accès aux compétences et
au savoir pour travailler, concevoir et
produire de l’information et du savoir.
L’accès aux TIC pour les hommes et les
femmes de tous les groupes ethniques et de
toutes les classes sociales doit être réalisé
en respectant l’égalité des chances à
l’enseignement technique et en
encourageant des attitudes bien ancrées qui
permettent aux individus de développer des
utilisations innnovatrices des technologies
pour trouver et utiliser l’information et le
savoir, afin d’améliorer leur qualité de vie et
d’élargir leurs choix.
L’enseignement virtuel et en ligne ne peut
jamais remplacer les institutions
traditionnelles. Pour que les TIC puissent
jouer un rôle éducatif, les droits de propriété
intellectuelle doivent être formulés de façon
à permettre un juste équilibre entre les droits
des créateurs et ceux des utilisateurs. La
législation sur le droit d’auteur ne doit pas
créer des obstacles juridiques
démesurément restrictifs à l’usage loyal, à
l’accès et à la reproduction de l’information.
Gouvernance de l'Internet
Les nouvelles approches à la gouvernance
de l'Internet doivent permettre une meilleure
coopération dans la gestion de l'Internet et
ne doivent pas être des prétextes pour
réglementer le contenu Internet des
nouvelles ou des opinions. Les
considérations de sécurité et les exigences
de la lutte contre les crimes, incluant le
terrorisme, ne devraient pas mettre en péril
la liberté d'expression et la liberté de la
presse. Internet et les autres types de
nouveaux médias doivent avoir, au
293
Financing Mechanisms
Adequate and sustainable resources are
required to fulfill the goals of WSIS. We
recommend: gender and disability targeted
budgeting; the provision of the necessary
funding to address the special situation of
Indigenous Peoples; support for the Digital
Solidarity Fund (DSF); and creative and
inclusive financial investment schemes and
facilities. The government should continue
and expand its support for the preservation
and accessibility of current and historical
information. Development priorities should
focus on investments strategies for ICT
enterprises run by under-represented
groups.
Debates on financing put disproportionate
emphasis on private investment to achieve
ICT for development goals. Development
encompasses more than economic growth,
and is premised on social justice and equity.
The corporate sector is driven by market
mechanisms, which are not necessarily
oriented towards equity and inclusiveness.
The potential of community driven and
owned ICT for Development (ICT4D)
initiatives and networks should be explored
and integrated into financing strategies.
Allocation of finance towards ICT4D must
emphasize four interrelated aspects:
technological and data infrastructure,
systems to deliver ICTs at the community
level, and social empowerment processes in
the use of ICTs. Financing must be made
available for activities related to these
elements both within Canada, in order to
sustain our own innovation, and in
developing countries.
Free & Open Source Software (FLOSS)
Canadian Civil Society supports Free, Libre
and Open Source Software (FLOSS) and
innovative intellectual property initiatives,
such as Creative Commons, that enable
users to have free access to, and build upon,
existing tools and creations.
Participants consider that Canada's position
should be one that supports, encourages,
minimum, la même liberté et les mêmes
protections que les médias traditionnels.
Les consultations publiques et l’engagement
doivent être partie intégrante du
développement de politiques publiques en
matière de TIC.
Financement
Le SMSI n’atteindra les buts visés que s’il
bénéficie de ressources adéquates et
durables. Nous recommandons : des
budgets établis en fonction du genre et de
l’incapacité; du financement nécessaire pour
s’occuper de la situation particulière de la
population autochtone; un appui au Fonds
de solidarité numérique (FSN); et des
mécanismes d’investissement et de
financement inclusifs et créatifs, et les
facilités techniques. Le gouvernement
devrait continuer à fournir et bonifier son
soutien pour la préservation et l’accessibilité
à l’information actuelle et historique. Le
développement des priorités devrait être
centré sur des stratégies d’investissement
dans les entreprises de TIC exploitées par
les groupes sous-représentés.
Les débats sur le financement accentuent
hors de proportion l’investissement du
secteur privé en vue d’atteindre les objectifs
de développement des TIC. Le
développement ne se limite pas uniquement
à la croissance économique; il repose aussi
sur la justice et l’équité sociales. Le secteur
des entreprises est stimulé par des
mécanismes de marché qui ne sont pas
nécessairement orientés sur l’équité et
l’universalité. Le potentiel d’initiatives et de
réseaux [gestion et propriété de ICT for
Development (ICT4D)] devrait faire l’objet
d’une évaluation et s’intégrer dans les
stratégies de financement.
and promotes the development, production,
and distribution of free and open source
software models at the international level.
Participants believe that to best take
advantage of the potential of wireless
technologies, Canada's position, both at
home and at international bodies, should
reflect the fact that radio frequency spectrum
is a global public good. International norms,
regulations, and policies should be designed
to respect it as such.
Partnerships
Partnerships should be trans-sectoral and
transdisciplinary, creating points of entry for
participation of Indigenous and groups
identified above in all facets of the
Information Society/ICTs. We also call for
the development of socially and culturally
sensitive partnerships between the business
sector and other stakeholders of civil society.
Volunteers continue to play a key role in the
development of ICTs and in the promotion of
the practical use of ICTs by other people. At
the same time ICTs can be used to facilitate
volunteer collaboration on a global scale and
are an effective tool in international
knowledge sharing (as in on-line
volunteering). Volunteering needs to be
recognized and promoted as social capital
that can become the principal guide to a new
way of attaining economic development,
based on mutual respect and exchange.
The Canadian civil society organizations who
participated in the drafting of this
communiqué look forward to the
Government of Canada demonstrating a
leadership role within Canada and
internationally on the items outlined in this
document. These same organizations also
look forward to further positive consultation
and participation in this type of initiative.
L’affectation de fonds aux TIC pour le
développement doit mettre en évidence
quatre aspects interdépendants :
1) l’infrastructure technologique, 2)
l’infrastructure des bases de données, 3) les
systèmes pour fournir les TIC à la
June 16, 2005
communauté et 4) l’habilitation sociale pour
l’utilisation des TIC. Les fonds doivent être
disponibles pour les activités connexes à ces
294
éléments, tant au Canada, afin de soutenir
notre propre innovation, que dans les pays
en développement.
Logiciels libres
La société civile canadienne appuie le
logiciel en libre accès et gratuit, ainsi que les
initiatives d’avant-garde concernant la
propriété intellectuelle telles que celles du
groupe « Creative Commons ». Ainsi, les
utilisateurs ont un accès gratuit aux outils et
créations existants ainsi que la possibilité
d’en créer d’autres à partir de ceux-ci.
Les participants estiment que la position du
Canada devra, par son appui et
encouragement, faire la promotion du
développement, de la production et de la
dissémination des modèles du logiciel libre
au niveau international.
Les participants estiment que pour mieux
tirer profit du potentiel des technologies sans
fil, la position du Canada aux niveaux
national et international devrait refléter le fait
que le spectre radioélectrique est un bien
public global. Les normes internationales, les
règlements et les politiques devraient être
conçus dans le respect de cet état de fait.
Les partenariats
Les partenariats devraient être
intersectoriels et transdisciplinaires, créant
des ouvertures pour la participation des
peuples autochtones et des autres groupes
identifiés ci-dessus, dans tous les aspects
de la société de l’information et des TIC.
Nous faisons également appel à la mise en
place d’un partenariat socialement et
culturellement approprié entre le secteur des
affaires et les autres intervenants de la
société civile.
Les bénévoles continuent de jouer un rôle
clé dans le développement des TIC ainsi que
dans la promotion de l’utilisation pratique
des TIC par d’autres personnes. Également,
les TIC peuvent être utilisées pour faciliter le
bénévolat à l’échelle mondiale. Ils sont,
comme le bénévolat en ligne, un outil
efficace pour le partage du savoir à l’échelle
internationale. Il est nécessaire de
295
reconnaître et de promouvoir le bénévolat
comme un capital social qui pourrait devenir
la base d’une nouvelle façon de contribuer
au développement économique fondée sur
le respect mutuel et l'échange.
Les organisations de la société civile
canadienne qui ont participé à la rédaction
de ce communiqué souhaitent que le
gouvernement canadien joue un rôle de chef
de file dans les dossiers mis en relief dans
ce document, tant au Canada que dans le
monde. Ces mêmes organisations espèrent
mener plus loin la consultation et la
participation constructives dans ce genre
d'initiative.
Le 16 juin 2005
296
ANNEXE 1 / ANNEX 1
RÉFÉRENCES / REFERENCES
Chefs de file des TIC au niveau communautaire / Canadian community ICT leaders
Canadian communities are leaders in the effective use of ICTs both physical, electronically
mediated and/or elements of both. They have also been world leaders in developing and
implementing effective uses for ICTs in the accomplishment of community specific tasks.
These include:
1
2
3
4
5
6
7
Le rôle de Communautique http://www.communautique.qc.ca appuie le développement
d’une économie sociale active à Montréal et au-delà.
The Western Valley Development Authority http://www.wvda.com in enabling a transition
towards the Information Society in rural Nova Scotia.
Keewaytinook Okimakanak (K-Net) http://www.knet.ca in empowering the residents of
First Nations Communities in Northern Ontario in the areas of educating their young
people and maintaining health service in their communities.
St. Christopher's House http://www.stchrishouse.org/ in facilitating the transition of
recent immigrants to Canada into the mainstream society.
Collectivités ingénieuses de la Péninsule acadienne (CIPA) http://www.cipanb.ca dans
le domaine du développement d'une collectivité ingénieuse au Nord-Est rural du
Nouveau-Brunswick.
L’école éloignée en réseau http://www.cefrio.qc.ca/projets/proj_34.cfm in allowing the
networking of students, teachers and classes in remote areas with the used of
appropriate technologies.
Bromont, collectivité ingénieuse http://www.bromont.com in building a smart community
in a Quebec rural area
Documents références / Referenced documents
1
2
3
4
5
6
7
CRACIN Executive Position Statement
http://www.fis.utoronto.ca/research/iprp/cracin/events/cracin_WSIS.pdf
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communities to create the world we want. / Au-déla de la société de l'information;
Permettre aux communautés de créer le monde que nous désirons".
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http://www.greaterdemocracy.org/framing_openspectrum.html
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http://www.ifex.org/fr/content/view/full/66620/
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to the International Symposium on the Information Society, Human Dignity and Human
Rights http://www.pdhre.org/wsis/statement.doc
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Rights and Democracy (CANADA)
297
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
http://www.ichrdd.ca/frame2.iphtml?langue=0&menu=m01&urlpage=http://www.ichrdd.c
a/english/commdoc/publications/globalization/wsis/mainWSIS.html
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sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948, Nations Unies (UNO)
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Keewaytinook Okimakanak e-Community Concept paper
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Information Society Research Group (ISRG)
http://www.orbicom.uqam.ca/orbi_info/vol03_no10/25mai.html ISRG is an international
university consortium that comprises University College London, Queensland University
of Technology, The London School of Economics and The University of Adelaide.
Members of the group are active in applied research and consultancy for a number of
international organisations including DFID, HLSP, World Bank and UNESCO. The ISRG
working paper series provides a forum for emerging analysis on ICT, digital divide and
the social uses of information, to be rapidly disseminated through this and other
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Communication Rights in the Information Society (CRIS), September 2003
http://www.ictdevagenda.org/devlibrary/downloads/apc_civil_society_ict.pdf
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http://www.amarc.org/files/Declaration_of_Marrakesh_EN.pdf
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http://www.worldwidevolunteer.org/wsis2003/EN/DOCS.HTML
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civil society for WSIS http://www.worldsummit2003.de/download_de/Charta-Flyer-
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Internet at the Ottawa Public Library,” online: Canadian Civil Society WSIS Communiqué
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Libre and Open Source Software in Education
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25 "Shaping Information Societies for Human Needs", Civil Society Declaration to the World
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2003 http://www.smsitunis2005.org/plateforme/pdf/civil-society-declaration-en.pdf
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1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
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24
25
26
Canadian Commission for UNESCO http://www.UNESCO.ca
Canadian Geospatial Data Infrastructure (CGDI) http://www.geoconnections.org/
Choike: A Portal on Southern Civil Societies – In depth, The World Summit on the
Information Society – WSIS http://www.choike.org/nuevo_eng/informes/703.html
Computer Professionals for Social Responsibility (CPSR) http://www.cpsr.org
Communication Rights in the Information Society (CRIS) http://www.crisinfo.org/
Creative Commons Canada http://creativecommons.ca/
Data Liberation Initiative http://www.statcan.ca/english/Dli/dli.htm
eCommons/Agora C2C Canadian Civil society web space http://wsis.ecommons.ca
Resources, official statements, news monitoring, discussion, references (est. 2003
Geneva).
European Digital Rights http://www.edri.org/
International Institute for Sustainable Development http://www.iisd.org/
IP Justice, An international civil liberties organization that promotes balanced intellectual
property law http://www.ipjustice.org
L'Institut de coopération pour l'éducation des adultes (ICÉA) http://www.icea.qc.ca
Open Geospatial Consortium http://www.opengeospatial.org/
Platform for Community Networks http://www.globalcn.org/
Social Planning Network of Ontario (SPNO) Quality of Life and Geographic and Numeric
Information Systems (GANIS) community data initiatives
http://www.spno.ca/projects.html
TeleCommunities Canada http://www.tc.ca/
United Nations Non Governmental Liason Service (NGLS) web Section on WSIS
http://www.un-ngls.org/wsis.htm
Web Accessibility Initiative (WAI) http://www.w3.org/WAI/
World Forum on Communication Rights http://www.communicationrights.org
World Summit on the Information Society (ITU) http://www.wsis.org
World Summit on the Information Society (Wikipedia) http://en.wikipedia.org/wiki/WSIS
World Summit on the Information Society – Tunis (WSIS) 2005
http://www.smsitunis2005.org/
World Summit on the Information Society (UNESCO) http://www.UNESCO.org/wsis
WSIS – Canada, The official Canadian WSIS website, which provides information on
Canada’s involvement in the Summit, including the national preparatory process,
http://www.wsis-canada.gc.ca
World Summit on the Information Society – Henrich Boll Foundation
http://www.worldsummit2005.de/
World Summit on the Information Society: Civil Society Caucuses, working groups and
coordination spaces http://www.wsis-cs.org/caucuses.html
WSIS Civil Society Working Groups & Caucuses
1
2
3
Africa Civil Society and WSIS http://www.wsis-cs.org/africa/
Asian Civil Society and WSIS http://www.wsisasia.org/
Cities and local authorities http://www.cities-lyon.org/
300
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
People with Disability Caucus at WSIS
http://www.dinf.ne.jp/doc/english/prompt/wsisindex.html
Education, Academia and Research Taskforce at WSIS http://www.wsis-edu.org
The Environment and ICT Working Group at WSIS http://www.wsis.ethz.ch/
The WSIS Gender Caucus http://www.genderwsis.org
Human Rights Caucus at WSIS http://www.iris.sgdg.org/actions/smsi/hr-wsis/index.html
Indigenous Peoples Caucus http://groups.yahoo.com/group/ip_at_wsis/
Internet Governance Caucus of the Civil Society groups at WSIS http://www.net-gov.org/
UK Civil Society and WSIS http://www.britishcouncil.org/wsis.htm
Privacy and Security Working Group http://mailmannew.greennet.org.uk/mailman/listinfo/privsec
Telecentres Caucus http://mailman-new.greennet.org.uk/pipermail/telecentres/
Working Group on Volunteering and ICTs http://www.worldwidevolunteer.org
Youth Caucus to the World Summit on the Information Society
http://wsisyouth.takingitglobal.org/
Youth Creating Digital Opportunities (YCDO) Coalition http://ycdo.net/
301
ANNEXE II / ANNEX II
Liste des participants / List of Participants
Lisandro AGUILAR
Multimedia Coordinator,
Manitoba E-Association
Winnipeg, MB
[email protected]
Sara ARENSON
Member at large
Prairie Linux User Group
Winnipeg, MB
[email protected]
The Honourable Reginald B. ALCOCK
President of the Treasury Board and
Minister responsible
Canadian Wheat Board
Government of Canada
Ottawa, ON
Meghan BODNER
Community Support
Manitoba E-Association
Winnipeg, MB
[email protected]
Marcus BORNFREUND
Director
Creative Commons Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Namir Anani
Director-General, Canadian Heritage
Information Network
Canadian Heritage
Gatineau (Québec)
[email protected]
Ted BAIRSTOW
Director-General, Canadian Culture
Online, Canadian Heritage
Gatineau (Québec)
[email protected] or
[email protected]
Maja ANDJELKOVIC
Associate
International Institute for Sustainable
Development
Winnipeg, MB
[email protected] www.iisd.org
Jim BAKKEN
Assistant Deputy Minister
Manitoba Energy, Science and
Technology
Winnipeg, MB
[email protected]
Robert ANDRUCHOW
Co-Director
VisCom Consulting
Edmonton, AB
[email protected]
Brian BEATON
K-Net Coordinator
Keewaytinook Okimakanak
Sioux Lookout, ON
[email protected]
James ARCHIBALD
Director, Translation Studies
McGill University
Montréal (Québec)
[email protected]
302
Jean-Yves BEAUDOIN
Directeur, contenus et développement
stratégique,
Projet Bromont Collectivité ingénieuse
Bromont (Québec)
[email protected]
Claire BUFFET
Coordonnatrice
Télé Sans Frontières
Montréal (Québec)
[email protected]
www.telesansfrontieres.com
Sahbi BEN NABLIA
Assistant de recherche, doctorant en
communication, Chaire UNESCO-Bell en
Communication et développement
international , UQÀM
Montréal (Québec)
[email protected]
Don BUTCHER
Executive Director
Canadian Library Association
Ottawa, ON
[email protected]
Louis CABRAL
Directeur général
Asted inc.
Montréal (Québec)
[email protected]
Marc-François BERNIER
Professeur adjoint, Coordonnateur du
programme de journalisme
Université d' Ottawa
Ottawa ON
[email protected]
Vanessa CAIRD
Section théâtre
Conseil des Arts du Canada
Ottawa, (Ontario)
Sylvio BOUDREAU
Président et Directeur général
Fondation ConceptArt Multimédia
Ottawa, (Ontario)
[email protected]
[email protected]
Bob CARTY
Producer THE SUNDAY EDITION and
THE CURRENT
CBC Radio
Ottawa, ON
[email protected]
Nasser BOUMENNA
Producteur multimedia
Mediatell
Montréal (Québec)
[email protected] ou
[email protected]
Monique CHARBONNEAU
Présidente – directrice générale
CEFRIO
Québec (Québec)
[email protected]
et [email protected]
www.cefrio.qc.ca
et www.infometre.cefrio.qc.ca
Mohamed BOURIGA
Membre
Association des droits de la personne au
MAGHREB (ADPM)
Montréal (Québec)
[email protected]
Monique CHARTRAND
Directrice générale
Communautique
Montréal (Québec)
[email protected]
Peter BRAND
FirstVoices Coordinator
First Peoples’ Cultural Foundation
Victoria, BC
[email protected] or [email protected]
www.FirstVoices.com or www.fpcf.ca
303
Bryan CORBETT
Representative
Association of Canadian Archivists
St-Albert, AB
[email protected]
Chris CHINIEN
Director
UNESCO International Project on
Technical and Vocational Education
(UNEVOC) – University of Manitoba
Winnipeg, MB
[email protected]
Jennifer CORRIERO
Executive Director and Co-Founder
TakingITGlobal
Toronto, ON
[email protected]
Matt CHOPEE
Manitoba E-Association
Winnipeg, MB
[email protected]
André G. COTE
Directeur général
Fédération internationale des associations
de multimédia
Montréal (Québec)
[email protected]
Manuel CISNEROS
Chargé de projet
Institut de coopération pour l'éducation
des adultes
Montréal (Québec)
[email protected]
Alan CUMYN
Chair, Writers in Prison Committee,
PEN Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Wayne Marvin CLARK
Producer
Unlimited Digital Communications
Vancouver, BC
[email protected]
Lori-Ann CYR
Vice-présidente
NordSud.org
Saint-Basile, NB
[email protected] ou
[email protected]
www.nordsud.org
Alain CLAVET
Director, Research and Planning
Canadian Heritage
Gatineau (Québec)
[email protected]
Andrew H. CLEMENT
Professor, Faculty of Information Studies
(FIS), University of Toronto
Canadian Research Alliance for
Community Innovations and Networking
(CRACIN)
Toronto, ON
[email protected]
http://fis.utoronto.ca/faculty/clement
Adriana DAVIES
Executive Director
Heritage Community Foundation
Edmonton, AB
[email protected]
René DE MOISSAC
Coordonnateur - Économie du savoir
Conseil du développement économique
des municipalités bilingues de Manitoba
Saint-Boniface, (Manitoba)
[email protected]
Barbara CLUBB
City Librarian and Chief Executive Officer
Ottawa Public Library
Ottawa, ON
[email protected]
304
Kenneth DEER
Publisher/Editor
The Eastern Door / Indigenous Media
Network
Kahnawake (Québec)
[email protected]
Wendy DRUKIER
Senior Policy Advisor, Un Specialized
Agencies
Foreign Affairs Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Denis DESROSIERS
Collectivité ingénieuse de la Péninsule
acadienne (CIPA)
Paquetville, (Nouveau Brunswick)
[email protected]
www.cipanb.ca
Heather DRYDEN
Policy Advisor, International
Telecommunications Policy and
Coordination
Industry Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Mohinder DHILLON
President
India Canada Cultural and Heritage
Association (ICCHA)
Winnipeg, MB
[email protected]
Pauline DUGRÉ
Chargée de programme
Communication et Information
Commission canadienne pour l'UNESCO
Ottawa, (Ontario)
[email protected]
www.UNESCO.ca
Victoria DICKENSON
Executive Director
McCord Museum
Montréal (Québec)
[email protected]
Jetske DUINTJER
Program Manager
Netcorps - Canada World Youth
Montréal (Québec)
[email protected] ou
[email protected]
Maurice DION
Président
Réseau québecois d'accès
communautaire Internet
Laval (Québec)
[email protected]
Tina FAIZMEHR
Co-Director
VisCom Consulting
Edmonton, AB
[email protected]
Betty DION
Chair, International Commission on
Technology and Accessibility (ICTA)
Global
Ottawa, ON
[email protected]
Luc FAUBERT
Coordonnateur
ISOC-Francophonie
Montréal (Québec)
[email protected]
Pauline DOLE
Acting Chief, Public Affairs
International Development Research
Centre (IDRC)
Ottawa, ON
[email protected]
Hélène FOURNIER
Program Officer
Red River Collge
Winnipeg, MB
[email protected]
305
Jean-Denis GIGUERE
Vice-président à la communauté
Groupe d'utilisateurs de Linux de
l'Université de Sherbrooke (GULUS)
Sherbrooke (Québec)
[email protected]
Peter FRAMPTON
Manager, Program Development
The Learning Enrichment Foundation
Toronto, ON
[email protected]
Gwen FRIEDRICH
Executive Director
Community Outreach Group Inc.
Regina, SK
[email protected]
John A. GILBERT
ICT Consultant
John A. Gilbert & Associates
Ottawa, ON
[email protected]
Mark GABBERT
Executive Member
Canadian Association of University
Teachers
Ottawa, (Ontario)
[email protected]
Debra GINNISH
Coordinator
First Nations Cultural Centres
Memberton, NS
[email protected]
Yvon GAGNON
Directeur général
Arrondissement.com
Montréal (Québec)
[email protected]
www.arrondissement.com
David GOLLOB
Vice-President, Public Affairs
Canadian Newspapers Association
Ottawa, ON
[email protected]
Bill GRAHAM
Director, International
Telecommunications Policy and
Coordination
Industry Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Carol GEDDES
Film Maker
Tligit First Nation
Teslin, YK
[email protected]
Roger GERVAIS
Président-directeur général
Centre international pour le
développement de l'inforoute en français
(CIDIF),
Edmundston, NB
[email protected]
Karen GRANT
Vice-Provost of Academic Affairs
University of Manitoba
Winnipeg, MB
Jean-Claude GUÉDON
Département de Littérature comparée
Université de Montréal
Montréal (Québec)
[email protected]
Pierre GIGUÈRE
Directeur du Programme
ORBICOM Réseau des Chaires
UNESCO en Communication
Montréal (Québec)
[email protected]
Ridha GUELLOUZ
Conseiller du Ministre des Technologies
de la Communication
Gouvernement de Tunisie
Tunisie
306
Steven HICK
Professor, School of Social Work
Carleton University
Woodlawn, ON
[email protected] www.carleton.ca
Robert GUERRA
Managing Director
Privaterra
Toronto, ON
[email protected]
http://profiles.takingitglobal.org/rguerra
Debra HITCHMAN
Council Member
New Brunswick Advisory Council on
Youth
Fredericton, NB
[email protected]
Michael GURSTEIN
School of Management
New Jersey Institute of Technology
Newark, NJ USA
[email protected]
Sharon HACKETT
Agente de développement Internet et
Alpha
Centre de documentation sur l'éducation
des adultes et la condition féminine
Montréal (Québec)
[email protected] www.cdeacf.ca ou
www.alpha.cdeacf.ca
A. Christie HURRELL
Canadian Research Alliance for
Community, University of Toronto
Toronto, ON
[email protected]
Sophia HUYER
Executive Director, Women in Global
Science & Technology and
The Gender Advisory Board
Brighton, ON
[email protected]
Bruce HARDY
President
Function Four Ltd CIMNET Inc.
Winnipeg, ON
[email protected]
Emily JACQUARD
Responsable du bureau canadien
Reporters sans frontières
Montréal (Québec)
[email protected]
Paul HEIGHINGTON
Senior Policy Analyst
Metis Nation of Ontario
Ottawa, ON
[email protected]
Jamel JANI
Porte-parole
Association des droits de la personne au
MAGHREB (ADPM)
Ottawa, (Ontario)
[email protected] ou
[email protected]
Tracey HERBERT
Executive Director
First Peoples’ Cultural Foundation
Victoria, BC
[email protected] www.FirstVoices.com
or www.fpcf.ca
Michael JANIGAN
Executive Director and General Counsel
Public Interest Advocacy Centre
Ottawa ON
[email protected]
Allison HEWLITT
Senior Program Officer
Bellanet International Secretariat
Ottawa, ON
[email protected] www.bellanet.org
307
Yolaine LAPOINTE
Directrice,
Système d'information intégré de Laval
Laval (Québec)
[email protected]
Gabriel JEAN-SIMON
Chargé de projet, Groupe de travail sur le
développement de la société de
l'information
Gouvernement du Québec - Ministère des
Services gouvernementaux
Québec (Québec)
[email protected]
Tracey P. LAURIAULT
Cybercartography and the New Economy
Project, Geomatics and Cartographic
Research Centre, Carleton University
Ottawa, ON
[email protected]
Christian KANT
Vice-Doyen de la Faculté des sciences et
professeur d'informatique
Université de Moncton
Moncton, NB
[email protected]
Manon LAVOIE
Coordinator of the International Law
Program, University of Ottawa
Ottawa, ON
[email protected]
Thierry KARSENTI
Titulaire de la Chaire de recherche du
Canada sur les TIC et l'éducation
Université de Montréal
Montréal (Québec)
[email protected]
François-Pierre LE SCOUARNEC
Président
Commission sectorielle, Culture,
Communication et Information
Commission canadienne pour l’UNESCO
Montréal (Québec)
[email protected]
Lorraine KENNY
Lac Seul First Nation
Box 521
Sioux Lookout, ON
Clarice LEADER
Project Manager / Executive Director
Manitoba E-Association
Winnipeg, MB
[email protected] or
[email protected]
Barry KING
Executive Director
Community Museums Association of
Prince Edward Island (CMAPEI)
Charlottetown, PEI
[email protected]n.net
Norman LEE
Coordinator
Manitoba Network for Science and
Technology
Winnipeg, MB
[email protected]
Michel LAMBERT
Directeur des programmes outre-mer
Alternatives
Montréal (Québec)
[email protected]
Scott LAMBERTON
Director of Community Relations,
Linux Professional Institute (LPI)
Toronto, ON
[email protected]
Evan LEIBOVITCH
Linux Professional Institute (LPI)
Toronto, ON
[email protected]
Michael LENCZER
Île Sans Fil
Montréal (Québec)
[email protected]
308
Lynda LEONARD
Vice-President, Communications and
Research
Information Technology Association of
Canada (ITAC)
Ottawa, ON
[email protected]
Donald MACLEAN
MacLean Consulting
Ottawa, ON
[email protected]
Amanda MALLON
President
Northwest Territories Teachers'
Association
Yellowknife, NT
[email protected]
Éric LEVESQUE
Agent de projets, Francophonie et
Langues officielles / Relations
intergouvernementales et internationales
Gouvernement du Nouveau-Brunswick
Frédéricton, NB
[email protected]
Dominique MARIN
Université de Montréal
Montréal (Québec)
[email protected]
Michelle LÉVESQUE
Teacher
River East Transcona School Division
Winnipeg, MB
[email protected]
Émile MARTEL
Président
Centre québécois du Pen International
Montréal (Québec)
[email protected]
Danika LITTLECHILD
Barrister & Sollicitor
Aboriginal Youth Network
Hobbema, AB
[email protected]
Raymond MASON
Chief
Keewaywin First Nation
Keewaywin, ON
[email protected]
www.keewaywin.firstnation.ca
Catherine LOIACONO
Communications, Assistant
Regional Minister's Office
Ottawa, ON
[email protected]
Rob MASTIN
Manager, Office of Learning Technologies
Human Resources and Skills
Development Canada
Gatineau (Québec)
[email protected]
Jason LOUGHEED
President
Prairie Linux User Group
Winnipeg, MB
[email protected]
Samuel MCGILLIVARY
President
Arboriginal First nation Homelissness
Housing Initiative
Winnipeg MB
Carrol LUNAU
Library and Archives Canada
Gatineau ON
[email protected]
William MCIVER JR.
Member
Computer Professionals for Social
Responsibility
Fredericton, NB
[email protected]
Devon MACDONALD
Executive Director
reBOOT Canada
Toronto, ON
[email protected]
309
Ann MEDINA
Guest Speaker
Toronto, ON
[email protected]
Brendan NAGLE
CEO, Technologies for Learning Group
(TLG)
Winnipeg, MB
[email protected]
Will MILLER
Chair-Electrical/Electronic Engineering
Technology, Red River College,
Canadian Council of Technicians and
Technologists
Winnipeg, MB
[email protected]
Nicole NEPTON
Fondatrice et directrice
Cybersolidaires
Montréal (Québec)
[email protected]
Moses NYONGWA
Professeur
Collège universitaire de St-Boniface
Saint-Boniface, (Manitoba)
[email protected]
Anne-Marie MILLNER
Senior Analyst, Canadian Culture Online
Canadian Heritage
Gatineau (Québec)
[email protected]
Noreen O'HAIRE
Director, Professional Development
Canadian Teachers' Federation
Ottawa, ON
[email protected]
Marita MOLL
Director
Telecommunities Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Richard OWENS
Executive Director
Centre for Innovation Law and Policy
Toronto, ON
[email protected]
Michael MOONEY
Associate Director, Tele-Health and
Education Technology Resource Agency
(TETRA) Telemedicine
Memorial University of Newfoundland
St. John's, NF
[email protected]
Rey PAGTAKHAN
Chair, Board of Directors, Global College
University of Winnipeg
Winnipeg, MB
Spencer MOORE
Chair, World Press Freedom Committee
National Press Club of Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Marie-Tonine MOREAU
Adjointe de Programme, Culture,
communication et information
Commission canadienne pour l'UNESCO
Ottawa, ON
[email protected]
www.UNESCO.ca
Serge PAQUIN
Secrétaire général, RFA - Le Réseau
francophone d'Amérique
Alliance des radios communautaires du
Canada
Ottawa, (Ontario)
[email protected]
Jean-François PARENT
Journaliste
Fédération professionnelle des
journalistes du Québec
Montréal (Québec)
[email protected]
David MURDOCH
Coordinator
Halifax Regional CAP Association
Halifax, NS
[email protected] www.hrca.ns.ca
310
Shauna PAULL
Coordinator, Immigrating Women in
Science Project
Society for Canadian Women in Science
and Technology
Vancouver, BC
[email protected]
Regina RAMOS-URBANO
Coordinator, Adult Literacy and
Technology, Manitoba Advanced
Education and Training
Winnipeg, MB
[email protected]
Eva RATHGEBER
Chaire conjointe en études des femmes
Université d' Ottawa
Ottawa, (Ontario)
[email protected]
Katelin PELTIER
Communications Officer
Metis Nation of Ontario
Ottawa, ON
[email protected]
Sylvia RIESSNER
Program & Techical Services Officer
Yukon College
Whitehorse, YK
[email protected]
Denis POIRIER
Directeur des services Internet et Intranet
Collectivité ingénieuse de la Péninsule
acadienne (CIPA)
Paquetville, NB
[email protected]
Léonard RIVARD
Doyen, Faculté d'éducation
Collège universitaire de St-Boniface
Saint-Boniface, (Manitoba)
[email protected]
Hélène POLLEX
Coordonnatrice administrative et adjointe
du secrétaire général
Commission canadienne pour l'UNESCO
Ottawa, (Ontario)
[email protected]
www.UNESCO.ca
Doug ROBBINS
Smart Labrador
Forteau, Labrador NF
[email protected]
Jocelyne PREFONTAINE
President
Canadian Information Processing Society
Winnipeg, MB
[email protected]
Stéphane ROBERGE
Associé de recherche
Centre de recherches pour le
développement international(CRDI)
Ottawa, (Ontario)
[email protected]
Marc RABOY
Professeur titulaire de la Chaire
Beaverbrook en éthique, média et
communication
Département d'histoire de l'art et d'études
en communication
Université McGill
Montréal (Québec)
[email protected]
Carmen ROBERGE
Professeure
Collège universitaire de St-Boniface
Saint-Boniface, (Manitoba)
[email protected]
Jacinthe ROBICHAUD
Directrice, Apprentissage en ligne et
technologies
Ministère de l'Éducation du NouveauBrunswick
Frédéricton, NB
[email protected]
Sabinah RAFIQ
Program Manager,
Manitoba E-Association
Winnipeg, MB
[email protected]
311
Catherine ROY
Commission internationale sur les
technologies et l’accessibilité - Amérique
du Nord (ICTA)
Montréal (Québec)
[email protected]
Priscilla SETTEE
Consultant
Native Women's Association of Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Bernard SEVIGNY
Chercheur / Doctorant
Université de Sherbrooke
Rock Forest (Québec)
[email protected]
Isabelle ROY
SR ICI Specialist
Canadian International Development
Agency (CIDA)
Gatineau (Québec)
[email protected]
Leslie SHADE
Associate Professor, Department of
Communication Studies
Concordia University
Montréal (Québec)
[email protected]
Peter ROYCE
President
The Vancouver Community Network
Vancouver, BC
[email protected]
Gareth SHEARMAN
President
Telecommunities Canada
Victoria, BC
[email protected]
Jose A. RUEDA
President
STRAD Research Inc.
Winnipeg, MB
[email protected]
Jeremy SHTERN
Ph.D Candidate & Researcher at the
Communications Policy Research
Laboratory, Département de
communication
Université de Montréal
Montréal (Québec)
[email protected]
Craig RYAN
Chief of Staff to Mayor Katz
City of Winnipeg
Winnipeg, MB
S.E.M. Mohamed SAÂD
Ambassadeur
Ambassade de Tunisie
Ottawa, (Ontario)
Cyrille SIMARD
Président
NordSud.org
Saint-Basile, NB
[email protected] www.nordsud.org
Hamadou SALIAH-HASSANE
Professeur
Université du Québec - Téluq
Montréal (Québec)
[email protected]
Ute SIMON-OKSHEVSKY
Executive Director
Museum Association of Newfoundland &
Labrador (MANL)
St. John's, NF
[email protected] www.manl.nf.ca
Chris SCHMITT
Director, Network Optimization Regulatory
Affairs
MTS All Stream
Ottawa, ON
[email protected]
312
Martha B. STONE
Senior Partner, Information Scientist,
Moenston Associates
Ottawa, ON
[email protected]
Moussa SINON
Agent de projet
Unité Jeunesse de l'Agence de la
Francophonie
Dieppe, NB
[email protected]
Jane TALLIM
Director, Education,
Media Awareness Network
Ottawa, ON
[email protected]
Mory SIOMY
Président,
Consensus International
Québec (Québec)
[email protected]
www.consensus-international.org/
Randall TERRADA
Project Manager
St. Christopher House Community
Network
Toronto, ON
[email protected]
Rick SLASOR
Community Programs Manager,
Community Information Management
Network (CIMNET)
Winnipeg, MB
[email protected]
Darlene THOMPSON
Secretary / Treasurer
N-CAP
Pond Inlet, NU
[email protected]
Simone SMITH
Director, Design and Development
Technologies for Learning Group
Winnipeg, MB
[email protected] or
[email protected]
Bruce THOMSON
Project Manager
New Brunswick Museum
Saint-John, NB
[email protected]
Richard SMITH
Professor
Simon Fraser University
Vancouver, BC
[email protected]
Michael TIGER
Senior Policy Advisor, International
Telecommunications
Industry Canada
Ottawa, ON
[email protected]
Marcelo SOLERVICENS
Secrétaire général
Association mondiale des radiodiffuseurs
communautaires
Montréal (Québec)
[email protected]
Allan TORBITT
Senior Policy Advisor, International
Relations Directorate
Indian and Northern Affairs Canada
Gatineau (Québec)
[email protected]
Louis ST-CYR
Directeur
Service d'animation culturelle
Collège universitaire de Saint-Boniface
Winnipeg, MB
[email protected]
Sophie TOUPIN
Carrefour mondial de l'Internet citoyen
Montréal (Québec)
[email protected]
313
Lila TRAIN
Project Coordinator
OneWorld Canada
Montréal (Québec)
[email protected]
www.oneWorld.ca
Max WYMAN
President
Canadian Commission for UNESCO
Vancouver, BC
[email protected]
www.UNESCO.ca
Francisco-José VALIENTE
Conseiller
Gouvernement du Québec – Ministère
des Relations internationales
Québec (Québec)
[email protected]
Jason YOUNG
Deeth Williams Wall
Toronto, ON
[email protected]
www.dww.com
Oliver ZIELKE
Executive Director
Web Networks
Toronto, ON
[email protected]
Cherylynn WALTERS
General Manager
Marieval Enterprise Center Inc.
Cowessess, SK
[email protected]
Carolynne WARNER
COG Board Member, manager HR
Sakatchewan Telecommunication
Regina, SK
Lauretta WELSH
Director, Finance & Planning
Mi’kmaw Kina’matnewey
Sydney, NS
[email protected]
Terri WILLARD
Project Manager, Knowledge
Communications,
International Institute for Sustainable
Development (IISD)
Winnipeg, MB
[email protected]
Victor WONG
Executive Director
Chinese Canadian National Council
Toronto, ON
[email protected]
314
(English text follows)
La Conférence Paver la voie de Tunis – SMSI II : points de vue de la société civile
canadienne sur le Plan d’action de Genève et résultats possibles de la Phase II a été
rendue possible grâce au travail des personnes suivantes :
Conceptualisation, planification et développement du contenu
Pauline Dugré
Commission canadienne pour l’UNESCO
Logistique et administration
Coordination :
Luc Pinsonneault, Consultant
Soutien :
Hélène Pollex et Marie-Tonine Moreau
Commission canadienne pour l’UNESCO
Vanessa Caird, Conseil des Arts du Canada
Comptabilité :
Alexis Philiptchenko
Commission canadienne pour l’UNESCO
Publication
Éditrice :
Pauline Dugré
Mise en page :
Hélène Pollex
Mélanie Charbonneau
Conception graphique
de la page couverture
et impression :
TPH The Printing House Ltée
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communiquer avec la Commission canadienne pour l'UNESCO pour plus d’information ou
pour des exemplaires additionnels de cette publication.
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ISBN : 0-9688906-9-5
septembre 2005, Ottawa, Ontario, Canada
315
The Conference entitled Paving the Road to Tunis – WSIS II: Canada’s Civil Society Views
on the Geneva Plan of Action and the Prospects for Phase II was made possible through the
support of the following people:
Content design, planning and development
Pauline Dugré
Canadian Commission for UNESCO
Logistics and administration
Coordination:
Luc Pinsonneault, Consultant
Support:
Hélène Pollex and Marie-Tonine Moreau, Canadian Commission for
UNESCO
Vanessa Caird, Canada Council for the Arts
Accounting:
Alexis Philiptchenko
Canadian Commission for UNESCO
Publications
Editor:
Layout:
Pauline Dugré
Hélène Pollex
Mélanie Charbonneau
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design and printing: TPH The Printing House Ltd.
This publication is available on CD-ROM. Please contact the Canadian Commission for
UNESCO for more information or additional copies of this publication.
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provided that the reproduction is accurate and that the Canadian Commission for UNESCO
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ISBN : 0-9688906-9-5
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Ottawa, Ontario, Canada
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