Projets Sud 11.11.11 2014 - CNCD

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Projets Sud 11.11.11 2014 - CNCD
CNCD-­‐11.11.11 PROJETS SUD 11.11.11 Liste de fiches techniques résumant les projets et programmes financés par l’Opération 11.11.11 2014. Contact : [email protected] 1. PROGRAMME PARTENAIRES Le programme « partenaires » est le principal programme par lequel s’exprime la solidarité internationale telle que la pratiquent les membres du CNCD-­‐11.11.11. Ce programme regroupe l’ensemble des programmes et projets de développement soutenus par le CNCD-­‐11.11.11 et présentés par ses organisations membres. Sa philosophie se base sur les notions de partenariat et de cohérence des projets au sein d’un programme. La notion de partenariat signifie que les organisations membres construisent des partenariats avec les organisations du Sud pour mener à bien leurs projets de développement et leurs actions de sensibilisation. Cette notion s’inscrit dans un processus de renforcement des acteurs sociaux du Sud et de la synergie entre l’action de ces acteurs et celle des membres du CNCD-­‐11.11.11. L’objectif d’une telle approche est de permettre aux populations du Sud d’accéder à une plus grande maîtrise de leur propre développement et de la vision qui en est donnée dans le cadre des campagnes de sensibilisation. Cela inclut le renforcement du dialogue entre les membres du CNCD-­‐11.11.11 et leurs partenaires au sujet des politiques de développement, en vue de faire porter par les membres du CNCD-­‐11.11.11 les revendications des partenaires du Sud auprès des institutions belges, européennes et internationales. La notion de cohérence des actions au sein d’un programme signifie que les organisations membres privilégient, en fonction de leur capacité d’action, la mise en oeuvre d’une série de projets cohérents dans un pays ou sur une thématique : soit un programme dans un pays portant sur différents thèmes, soit un programme sur un thème mené dans différents pays. L’objectif de cette notion de cohérence est d’éviter une addition de projets menés sans liens entre eux et de promouvoir une bonne articulation des différentes actions menées par les membres du CNCD-­‐11.11.11 avec leurs partenaires du Sud : soit la cohérence entre un membre du CNCD-­‐11.11.11 et ses partenaires dans un même pays du Sud, soit la cohérence entre un membre du CNCD-­‐
11.11.11 et ses partenaires sur un même thème à travers plusieurs pays. Les notions de partenariat et de cohérence au sein d’un programme permettent également d’intégrer les missions d’éducation au développement et de plaidoyer politique aux projets de développement menés par les membres du CNCD-­‐11.11.11 et leurs partenaires. Les partenaires du Sud représentent dans ce cadre les acteurs majeurs du processus. 1 CNCD-­‐11.11.11 SOLIDARITÉ EMPLOI SUD L’Opération 11.11.11 soutient le projet de CNA en RDC pour sa troisième année. Ce projet vise la réinsertion professionnelle au Sud d'étudiants et stagiaires du Sud ayant suivi une formation en Belgique. Pourquoi ? Les diplômés congolais rencontrent des difficultés de réinsertion lors de leur retour au pays: soit par perte du poste précédent avant le voyage pour aller étudier en Belgique (chercheurs doctorants), soit par manque d'emploi pour le diplôme réalisé, soit par manque de moyens de subsistance. Par ailleurs, il existe en RDC de nombreuses personnes sans emploi ou en mauvaise situation d'emploi (économie informelle, femmes jardinières, jeunes scolarisés sans qualification,). Aussi, le programme vise l'insertion/réinsertion professionnelle via la démultiplication des compétences et des savoirs. C'est-­‐à-­‐dire, il vise des projets portés par des diplômés dont l'impact dépasse ces derniers; des projets créateurs d'emploi et générateurs de revenus pour un groupe cible donné (par exemple le recyclage des jeunes scolarisés non qualifiés dans l'apprentissage de l'écriture et la lecture via un projet d'école de campagne porté par un diplômé, encadrement par des agronomes de petits agriculteurs (agriculture familiale) pour améliorer leur production, etc… Actions concrètes qui seront mises en œuvre : • L'accompagnement : informer les étudiants des possibilités du programme. et les amener à se questionner sur leur parcours et leurs envies professionnelles. • La formation : après analyse des besoins en formations des étudiants et stagiaires, le projet répondra à ceux-­‐ci, soit par des formations mises en place par les membres du CNA-­‐NKO, soit en permettant à ces étudiants de suivre une formation adéquate auprès d'un centre de formation. • Le suivi et l'évaluation : en gardant le contact avec les étudiants ayant bénéficié du programme et s'étant réinsérés au Sud ; continuer à les appuyer, soit en tant que partenaires pour guider les générations suivantes de jeunes diplômés, soit en continuant la mise en réseau et l'appui technique aux projets mis en œuvre. • Renforcement des capacités du partenaire identifiées par celui-­‐ci : questions de genre, gestion de projets et compétence informatique. Le renforcement des capacités du partenaire en termes de plaidoyer sera également un des points d'appui de la part du CNA-­‐NKO. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Solidarité emploi sud RDC CNA Grandissons Ensembles – GE 2010 : 10640,59 € -­‐ 2011 : 10.450,28 € -­‐ 2013 : 10.808 € 2010 : 12640,63 € -­‐ 2011 : 11.766,06 € -­‐ 2013 : 12.879 € 10005 APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE (SOURCES ET PUITS) À KASONGO (MANIEMA RDC) L’Opération 11.11.11 soutient le projet du FAR (FONDS ANDRE RYCKMANS) en RDC pour sa troisième année. Ce projet vise à assainir l’eau potable par l’aménagement de sources qui sont proches 2 CNCD-­‐11.11.11 des habitations et le creusement de puits. Indirectement, cela améliorera les productions agricoles, l’hygiène et la santé de la population locale de Maniema. Pourquoi ? La situation de la population du Maniema a été particulièrement dure eu égard d’une part à son abandon pendant des dizaines d’années, d’autre part à sa situation de zone enclavée et distante de tout centre important et enfin des conséquences dramatiques d’une guerre civile qui a provoqué incendies, pillages, sévices sexuels, et anarchie. En conséquence le niveau social (sanitaire, scolaire) et économique se sont effondrés. Les moyens de communication (chemin de fer, voies navigables, routes et voies agricoles se sont également gravement dégradés. La population vit en autosubsistance. Les problèmes sont donc multiples : il faut reconstruire l’habitat et les édifices communautaires, recréer un réseau sanitaire et scolaire, améliorer l’agriculture pour une alimentation de qualité, et le transport des produits via les voiries agricoles, et enfin aider les femmes victimes de violences. Le dernier volet concerne l’eau potable. Actions concrètes qui seront mises en œuvre : • La formation des techniciens • L’alphabétisation des femmes et le soutien psycho social aux femmes victimes de sévices via des revenus personnels (chèvres). • L’amélioration de l’habitat des écoles et des centres de santé notamment par le recours à des tuiles (les tôles ondulées par transport aérien étant hors de prix) Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Approvisionnement en eau potable (sources et puits) à KASONGO (MANIEMA RDC) RDC FAR (FONDS ANDRE RYCKMANS) SOPACO 2011 : 7.282,68 € -­‐ 2012 : 8.862,13 € -­‐ 2013 : 6.403 € 2011 : 8.185,00 € -­‐ 2012 : 11.873,33 € -­‐ 2013 : 7.630 € 11001 GESTION FORESTIÈRE DURABLE DANS LA COMMUNE RURALE DE BARSALOGHO AU BURKINA FASO L’Opération 11.11.11 soutient le projet du SLCD (Service Laïque de Coopération au Développement) au Burkina Faso pour sa troisième année. Ce projet vise à soutenir les communautés rurales pour qu’elles protègent, régénèrent et gèrent durablement les espaces forestiers encore existants. Pourquoi ? Les forêts de la communauté rurale de Barsalogho s’étendent sur 15.000 ha et jouent un rôle décisif à plusieurs égards : elles forment une barrière naturelle contre l’avancée du désert et constituent une réserve de nourriture, de plantes médicinales et de matières premières pour la population. Celle-­‐ci, organisée en groupements de gestion forestier, peut en tirer un revenu régulier grâce à la 3 CNCD-­‐11.11.11 transformation et à la vente des produits forestiers (bois de feu, bois d’œuvre, graines, gomme). Dans ce contexte, il est crucial d’appuyer les groupements dans leurs efforts visant à protéger les superficies forestières encore existantes (plantation de haies vives protectrices, réalisation de coupe-­‐
feux et de piste interne,…) ainsi que de promouvoir leur gestion durable (plan d’exploitation raisonnée). Il importe en effet, d’assurer sur le long terme l’équilibre de l’écosystème et la survie des populations limitrophes qui en dépendent. Actions concrètes qui seront mises en œuvre : • Sensibilisation des Groupement de Gestion Forestier • Atelier d’élaboration des plans d’aménagement • Réalisation des travaux d’aménagement, plantations, … • Mise en place des unités de transformation des produits forestiers Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Gestion forestière durable dans la commune rurale de Barsalogho au Burkina Faso Burkina Faso SLCD (Service Laïque de Coopération au Développement) Association Impulsion 2011 : 9.291,46 € -­‐ 2012 : 9.779,64 € -­‐ 2013 : 10.087 € 2011 : 10.458,72 € -­‐ 2012 : 11.932,75 € -­‐ 2013 : 11.448 € 11003 WINLLA KAWSAYMANTA (EN KICKWA) « TOUS ENSEMBLE POUR LA VIE » -­‐ CONSERVATION ET PROTECTION DE LA FORÊT AMAZONIENNE ET DES PEUPLES QUI Y VIVENT, À TRAVERS UN PROGRAMME DE SENSIBILISATION ET DE DIFFUSION (EQUATEUR, PASTAZA, SARAYAKU). L’Opération 11.11.11 soutient le projet du MATM (Mouvement d’Action à Travers-­‐Monde) en Equateur pour sa troisième année. Ce projet vise à renforcer le pouvoir de communication et de diffusion du peuple Sarayaku (1.200 personnes) grâce à divers outils et matériaux de sensibilisation, d'éducation et d’information pour une diffusion au niveau local, national et régional. Pourquoi ? En Equateur, la forêt amazonienne subit une déforestation continue depuis des années. De grandes compagnies (souvent pétrolières) pénètrent dans le territoire, ouvrent des tranchées sismiques, placent des explosifs et déboisent des zones importantes du territoire. Le plus souvent, le droit d’usage et de propriété des peuples occupant la forêt est lésé. Ils ne peuvent plus jouir des ressources qui s’y trouvent et qui forment la base de leur subsistance. Cependant, de nouvelles opportunités sont possibles avec l’adoption de la nouvelle constitution qui veut favoriser la participation et la responsabilité citoyenne dans les processus publics. Le droit de la nature et des peuples autochtones y sont aussi repris. Mais dans les faits la situation n’a pas vraiment changée, le modèle invasif de l’économie extractive de matière premières et de la privatisation au profit des grandes compagnies continue. Dans ce contexte, le peuple de Sarayaku, qui vit en harmonie avec la 4 CNCD-­‐11.11.11 nature depuis des siècles, revendique des alternatives à ce modèle destructeur. Ils défendent et protègent leur espace grâce à d’innombrables actions et sacrifices. Bien que leurs contributions devraient être prises en compte et appuyées, elles ne sont pas reconnues et la forêt continue à être détruite. Actions concrètes mises en œuvre : Année 1 : • élaboration des outils de sensibilisation à la protection des forêts tropicales, à la philosophie de vie et de respect de la Terre Mère (Pachamama) des peuples originaires amazoniens Année 2 : • distribution et la diffusion du matériel pédagogique au niveau local et national • relevé des plantes et arbres se trouvant sur le territoire Année 3 : • Traduction du matériel pédagogique dans les autres langues locales et régionales • Distribution et la diffusion du matériel pédagogique ; • Sensibilisation dans les écoles et réseaux associatifs Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Code Tous ensembles pour la vie : conservation et protection de la forêt amazonienne et des peuples qui y vivent Equateur MATM (Mouvement d’Action à Travers-­‐Monde) Peuple Originaire Kichwa de Sarayaku 2011 : 10241,27 € -­‐ 2012 : 9.801,86 € -­‐ 2013 : 9.186 € 11005 DÉVELOPPEMENT DE CHAÎNES DE PRODUCTION AGROÉCOLOGIQUE DANS LES RÉGIONS DE GAO ET DE TESSALIT AU MALI. L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’Autre Terre au Mali pour sa troisième année. Ce projet vise -­‐à travers les partenariats au Mali-­‐ à développer des chaînes de production agroécologiques qui participent à une économie sociale et solidaire. Pourquoi ? L’année 2013 a été une période de stabilisation pour le Mali. Les élections présidentielle et régionale se sont déroulées sans heurt, preuve d’une remise en route de l’appareil étatique. Cependant, les Maliens ne sont toujours pas à l’abri d’attaques terroristes plus isolées : le Nord-­‐Mali a subi une recrudescence de ces attaques depuis septembre 2013 après plusieurs mois très calmes. Malgré ce contexte qui reste tendu, l’accès total aux terres cultivées a toujours été assuré. Un autre constat que nous avons pu faire durant cette période est la résilience importante de l’agroécologie en rapport à d’autres types de culture. En effet, vu que l’agroécologie ne demande pas d’intrants chimiques elle peut se pratiquer en temps de conflit lorsque les apports extérieurs sont impossibles. L’utilisation raisonnée de l’eau est, dans un contexte comme celui du Mali, une manière de rendre durable ce type d’agriculture et les produits qui en découlent. Actions concrètes mises en œuvre : 5 CNCD-­‐11.11.11 •
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Mise en place d’outils de gestion pour les associations bénéficiaires et transferts de bonnes pratiques Formations en maraîchage, compostage, apiculture et alphabétisation de 150 femmes Rencontres de synergies entre les associations partenaires Construction de puits et de bassins d’irrigation, plantation d’arbres fruitiers et de haies Ouverture de 2 points de ventes de légumes bios, création d’une boutique de semences Nom Pays ONG membre Partenaires Développement de chaînes de production agroécologique dans les régions de Gao et de Tessalit au Mali Mali Autre Terre Les associations Assador & Assaghsal, l’association Tassaght, l’UGM – Union des groupements maraichers de Goa 2011 : 9.140,51 € -­‐ 2012 : 6.445,67 € -­‐ 2013 : 7.205 € Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué 2011 : 10.291,38 € -­‐ 2012 : 8.651,24 € Code 11010 PROGRAMME D’APPUI A L’AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE ET LA REDUCTION DE LA PAUVRETE DES PAYSANNES ET DES PAYSANS DE L’HINTERLAND DE TSHIKAPA, KASAÏ OCCIDENTAL L’Opération 11.11.11 soutient le projet l’asbl Peuples Solidaires en RDC pour sa troisième année. Ce projet vise à améliorer la sécurité alimentaire : contribuer à améliorer les conditions socio-­‐
économiques des femmes et filles-­‐mères bénéficiaires grâce à la création d’activités génératrices de revenus et l’augmentation de leur productivité agricole. Pourquoi ? Les conditions de vie sur le territoire de Tshikapa ne cessent de se détériorées. L’abandon de l’exploitation du diamant, l’enclavement des villages, le non-­‐entretien des infrastructures faute de moyens mettent la population locale dans une situation de grande précarité. La situation des femmes est particulièrement préoccupante. Elles sont confrontées à de nombreux problèmes, notamment financiers, qui les empêchent d’accéder à une autonomie. Une grande majorité d’entre elles est analphabète et ne connaît des techniques de production que très rudimentaires. Ce sont ces quelques causes parmi d’autres qui les empêchent d’augmenter leurs revenus, de se prendre en charge elles et leur famille. En effet, bien souvent, les femmes assument la mission de nourrir la famille. Or, elles sont négligées sur le plan économique et social, et surchargées de travail très peu rémunérateur. Actions concrètes mises en œuvre : • Formations théoriques et pratiques pour les femmes en couture, cordonnerie, esthétique ou transformation des aliments • Soutien au démarrage des activités génératrices de revenus des femmes par des formateurs • Formation des formateurs sur les aspects techniques et de suivi et d’évaluation de projet. • Formation des paysannes aux techniques culturales et agricoles afin d’améliorer leur productivité et de parvenir à un excédent de production commercialisable. 6 CNCD-­‐11.11.11 Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code PROGRAMME D’APPUI A L’AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE ET LA REDUCTION DE LA PAUVRETE DES PAYSANNES ET DES PAYSANS DE L’HINTERLAND DE TSHIKAPA, KASAÏ OCCIDENTAL RDC Peuples Solidaires CADEFA (Centre d’appui au développement de la Femme) 2011 : 2.996,04 € -­‐ 2012 : 1.551,63 € -­‐ 2013 : 382 € 2011 : 1.940,58 € 11012 AMELIORATION DU REVENU DES MENAGES RURAUX DE TSHIKAPA PAR LA VULGARISATION DE L’ARBORICULTURE. L’Opération 11.11.11 soutient le projet l’asbl Peuples Solidaires en RDC pour sa troisième année. Ce projet vise à améliorer le revenu des ménages ruraux des localités de Ndjindji, Mabunda, Luvu et l’hinterland de Tshikapa en augmentant en trois ans la production d’arbres fruitiers de 25.000 unités. Pourquoi ? Après une très longue période d’abandon de l’agriculture au profit de l’exploitation artisanale de diamant, la population se retourne maintenant vers l’agriculture. Mais l’agriculture est essentiellement de subsistance et donc de rendement faible. De plus, la région de Tshikapa connaît une croissance démographique galopante et ses habitants subissent une carence en vitamines et en sucre, renforçant ainsi l’insécurité alimentaire. Le taux de chômage chez les jeunes reste élevé avec comme conséquences l’exode rural et la délinquance juvénile. L’augmentation des activités génératrices de revenus peuvent offrir certaines opportunités à ces jeunes. La gestion rigoureuse des terroirs s’impose comme une nécessité. Après de nombreuses concertations, la population a estimé que le volet suivant de la reconquête de l’agriculture pouvait être celui de l’arboriculture. Les agrumes, rares sur le marché local, rencontrent un franc succès lorsqu’ils sont proposés sur les étales. Actions concrètes mises en œuvre : • production d’agrumes par l’apport de moyens financiers et matériels, la préparation de pépinières, la préparation des sols… • organisation d’ateliers de formation en arboriculture et commercialisation • vulgarisation des textes sur la réglementation de l’exploitation de l’environnement Nom AMELIORATION DU REVENU DES MENAGES RURAUX DE TSHIKAPA PAR LA VULGARISATION DE L’ARBORICULTURE RDC Peuples Solidaires COPROMOR 2011 : 1.155,34 € -­‐ 2012 : 2.316,60 € -­‐ 2013 : 379 € Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué 2011 : 1.062,52 € Code 11013 7 CNCD-­‐11.11.11 « AIDER LES TRAVAILLEURS EN SITUATION DE TRAVAIL PRÉCAIRE OU DIFFICILES OU SANS EMPLOI, À JOUIR DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE PROTECTION SOCIALE AMÉLIORÉES, ET À AVOIR DES OPPORTUNITÉS D’EMPLOIS DÉCENTS DANS 4 PAYS EN AFRIQUE CENTRALE » L’Opération 11.11.11 soutient le projet de WSM (solidarité Mondiale) dans quatre pays d’Afrique centrale (Burundi, Congo, Rwanda, Cameroun) pour sa troisième année. Ce projet vise à créer pour les travailleurs en situation de travail précaire et les sans-­‐emploi des opportunités d’amélioration de leurs conditions de vie. Pourquoi ? Malgré une population jeune, de belles richesses en ressource naturelles et une grande potentialité économique, l’Afrique demeure en ce début du 21e siècle, le continent le plus pauvre de la planète. L’Afrique centrale souffre de pauvreté, de famine, d’un taux de croissance faible, de conflits armés récurrents, de chômage, etc. La situation socio-­‐économique de ces pays est très préoccupante et notamment dans le secteur du travail. En effet, les travailleurs subissent de mauvaises conditions de travail, reçoivent des salaires de misère et une protection sociale presque inexistante. A côté de cette situation, le chômage est aussi un problème alarmant dans cette région du monde. Cette population de plus en plus jeune éprouvent des difficultés à trouver un emploi et ceci souvent à cause d’un manque de formation ou l’impossibilité financière de se lancer de manière autonome dans des activités génératrices de revenus (AGR). Actions concrètes mises en œuvre : • Créer et/ou renforcer des zones syndicales • Organiser les études de faisabilité sur la mise en place des mutuelles de santé • Organiser des campagnes de sensibilisation auprès des publics cibles des mutuelles de santé • Lancer et accompagner les nouvelles mutuelles de santé • Analyser les projets de demande de crédits et leur octroyer des microcrédits • Organiser des formations dans différents domaines pour le renforcement des capacités • Organiser des actions de plaidoyer politique • Organiser des missions régulières de terrain d’accompagnement et de suivi des différentes initiatives, ainsi que des évaluations régulières des différentes activités/initiatives Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Aider les travailleurs en situation de travail précaire ou difficiles ou sans emploi, à jouir des conditions de travail et de protection sociale améliorées, et à avoir des opportunités d’emplois décents dans 4 pays en Afrique Centrale Afrique Centrale WSM (solidarité mondiale) -­‐ 2 au Burundi : Organisation de Développement de l’Archidiocèse de Gitega (ODAG) et AGAKURA-­‐Jeunesse-­‐Providence (AGAKURA) -­‐ 2 au Congo : Mouvement Ouvrier Chrétien du Congo (MOCC) et Bureau Diocésain des Œuvres Médicales (BDOM) du Sud Kivu -­‐ 3 au Rwanda : Fédération des Mouvements Populaires (FMP), Centre de Formation des Travailleurs Rwandais (CEFOTRAR) et Congrès du Travail et de la Fraternité (COTRAF) -­‐ 1 au Cameroun : Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) 2011 : 10.450,28 € -­‐ 2012 : 10.001,90 € -­‐ 2013 : 10.808 € 8 CNCD-­‐11.11.11 Montant WBI attribué Code 2011 : 11.766,06 € -­‐ 2012 : 13.424,34 € -­‐ 2013 : 12.879 € 11014 UN SALAIRE DÉCENT POUR LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DE L’HABILLEMENT L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’achACT en Asie (notamment Cambodge, Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Indonésie, Chine) et en Belgique pour sa troisième année. Ce projet vise à amener marques et enseignes d’habillement à respecter le droit de l’homme à un salaire vital dans leurs filières d’approvisionnement. Pourquoi ? Dans toute l’Asie, se multiplient et s’intensifient les mobilisations des travailleurs de l’habillement pour un salaire décent. L’Alliance pour une Asia Floor Wage (AFWA) regroupe plus de 70 organisations dans 17 pays. Elle a comme objectif de soutenir les organisations de travailleurs mobilisés pour accroître les salaires dans le but d’atteindre un salaire planché correspondant à un même pouvoir d’achat pour tous les travailleurs de l’habillement du continent. Elle propose une méthode de calcul utilisable dans tous les pays concernés, soutient le développement d’un dialogue social ainsi qu’une stratégie de négociation régionale vis-­‐à-­‐vis des acheteurs internationaux de l’industrie : marques et enseignes d’habillement. Actions concrètes mises en œuvre : • Formation des organisations membres d’achACT • Campagne de sensibilisation • Actions d’interpellation • Conférence internationale • Outils de suivi • Plaidoyer Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Code UN SALAIRE DÉCENT POUR LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DE L’HABILLEMENT Asie (notamment Cambodge, Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Indonésie, Chine) et Belgique achACT Plusieurs organisations de travailleurs et défense des travailleurs, membres du Réseau international de la Clean Clothes Campaign et de l’Alliance pour l’Asia Floor Wage 2011 : 8.360,22 € -­‐ 2012 : 8.801,67 € -­‐ 2013 : 6.593 € 11021 FORMATIONS DE FORMATEURS – TECHNIQUES D’ANIMATION, PÉDAGOGIE PARTICIPATIVE. L’Opération 11.11.11 soutient le projet de l’asbl LHAC (Laïcité et Humanisme en Afrique Centrale) en RDC pour sa troisième année. Ce projet vise à contribuer à l’amélioration du système scolaire en RDC 9 CNCD-­‐11.11.11 en formant des enseignants aux droits de l’Homme, à la prévention des conflits et à la coexistence pacifique en RDC, afin qu’ils deviennent eux-­‐mêmes formateurs. Ils pourront à leur tour assurer des formations d’enseignants dans leur ville et dans le reste du pays. Ces formations de formateurs seront organisées à Kikwit et Mbuji Mayi. Pourquoi ? L’éducation est l’un des cinq chantiers prioritaires identifiés par le Président de la RDC. Il montre ainsi que l’avenir du pays passe obligatoirement par la relance de son enseignement, gage d’avenir pour les générations futures. Or, depuis des années, la qualité de l’enseignement officiel se dégrade en raison du manque d’investissement dans les infrastructures et dans la formation des enseignants. Les familles consentent d’énormes sacrifices pour envoyer leurs enfants à l’école. Tous ne peuvent d’ailleurs pas y aller, faute de moyens financiers : ceux qui ne peuvent payer les frais de fonctionnement (inscription, uniforme, cahiers, ...), et les frais de motivation (qui contribuent à payer le salaire et le transport des enseignants), sont exclus des classes. Actions concrètes mises en œuvre : • Organisation d’une session de formation de formateurs à Kikwit • Organisation d’une session de formation de formateurs à Mbuji Mayi Ces deux sessions porteront sur des techniques pédagogiques modernes et participatives, appliquées à des valeurs républicaines et universelles telles que la citoyenneté, les droits de l’Homme, de la Femme et de l’Enfant, la résolution pacifique des conflits en milieu scolaire, … Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Formations de formateurs – techniques d’animation, pédagogie participative. RDC LHAC (Laïcité et Humanisme en Afrique Centrale) Humanisme et Solidarité, asbl 2011 : 10.443,31 € -­‐ 2012 : 9.901,88 € -­‐ 2013 : 10.808 € 2011 : 11.752,99 € -­‐ 2012 : 13.290,10 € -­‐ 2013 : 12.879 € 11022 PARTICIPATION CITOYENNE ET DÉVELOPPEMENT SOCIO-­‐ÉCONOMIQUE DES FEMMES MAYAS DE SOLOLÀ AU GUATEMALA L’Opération 11.11.11 soutient le projet de l’asbl Entraide et Fraternité au Guatemala pour sa troisième année. Ce projet vise à contribuer au développement durable de 25 communautés indigènes (mayas) dans le sud-­‐ouest du Guatemala, qui prenne en compte la culture maya, à travers une participation accrue des femmes dans la vie associative et municipale ainsi que l’augmentation de leur autonomie financière. Pourquoi ? Les communautés indigènes (mayas) du Guatemala (48% de la population) sont particulièrement affectées par la pauvreté et l’extrême pauvreté dans le pays, en souffrant de malnutrition chronique. Les femmes mayas sont particulièrement vulnérables, étant affectées par la violence domestique, l’analphabétisme et l’absence de politiques publiques en faveur de leur développement. Malgré les 10 CNCD-­‐11.11.11 Accords de Paix de 1996, peu de progrès ont été réalisés en ce qui concerne les femmes, pour leur insertion au travail, l’obtention de crédits, la formation, l’accès à la terre et la propriété. Les femmes mayas sont faiblement représentées dans les organisations de la société civile et les espaces de participation municipale. Actions concrètes mises en œuvre : • Formations citoyennes pour les femmes mayas (plans locaux de développement, droits des femmes et participation…) • Formation politique de 140 femmes : estime de soi, oser prendre la parole, défendre leurs droits vis-­‐à-­‐vis des autorités locales • Accompagnement technique des femmes dans leurs projets économiques et productifs • Ateliers de formation de micro-­‐entreprises • Ateliers de sensibilisation sur le genre pour les hommes Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Participation citoyenne et développement socio-­‐économique des femmes mayas de Sololà au Guatemala Guatemala Entraide et Fraternité COINDI – Coopération Indigène pour le Développement Intégral 2011 : 10.450,28 € -­‐ 2012 : 10.001,90 € -­‐ 2013 : 10.808 € 2011 : 11.766,06 € -­‐ 2012 : 13.424,34 € -­‐ 2013 : 12.879 € 11024 TRANSITION ÉCONOMIQUE ET RÉSISTANCE AGROÉCOLOGIQUE AU PÉROU L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’Autre Terre au Pérou pour sa troisième année. Ce projet vise à développer des chaînes de productions agroécologiques (filières de la tara, cochons d’indes, avocats, fruitiers…) dans le cadre de l’économie sociale et solidaire. L’appui à de petites structures agricoles permet aux familles et aux comités de producteurs, d’atteindre une sécurité alimentaire et d’obtenir des revenus pour leurs besoins fondamentaux. Pourquoi ? Au Pérou, et plus particulièrement dans les départements andins d’Ayacucho, de Huancavelica, d’Apurimac et de Huancayo, les populations se retrouvent souvent avec un revenu mensuel à la limite de l’extrême pauvreté. Seulement 12% des familles des communautés paysannes retenues atteignent le seuil de l’autosuffisance grâce à leur unité de production. Pour survivre, le reste des familles doit chercher à l’extérieur d’autres sources de revenus, le père de famille et/ou les enfants majeurs émigrant régulièrement pour travailler. La production traditionnelle est souvent délaissée par les paysans alors qu’elle a un potentiel marchand important tant sur le marché national qu’international et pourrait permettre aux populations rurales de vivre de leurs terres et d’éviter l’exode rural. L’enjeu pour ces régions est de réussir à produire de manière écologiquement soutenable des produits de qualités pouvant être revendus à un prix juste afin de permettre aux familles de subvenir à leurs besoins et d’améliorer leurs conditions de vie. 11 CNCD-­‐11.11.11 Actions concrètes mises en œuvre : • Action au sein du Conseil régionale de production organique (Présidence d’Idesi) : pour la reconnaissance de la certification biologique participative. • Lobby pour une politique forestière via les Conseil régionaux de la Tara • Cofinancement de systèmes d’irrigation (avec appui des municipalités). • Formation des producteurs et partenaires aux thématiques • Formation de promoteurs locaux Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Transition économique et résistance agroécologique au Pérou Pérou Autre Terre CEDEL, Centre de développement local de Junin -­‐ IDESI, Institut de développement du secteur informel 2011 : 10.032,27 € -­‐ 2012 : 10.001,90 € -­‐ 2013 : 8.046 € 2011 : 11.295,42 € -­‐ 2012 : 13.424,34 € -­‐ 2013 : 9.588 € 11025 LE DIALOGUE SOCIAL POUR LE TRAVAIL DÉCENT EN AMÉRIQUE LATINE / CARAÏBE L’Opération 11.11.11 soutient le projet de la CSC en Amérique Latine (Brésil, Colombie, Equateur et Haïti) pour sa troisième année. Ce projet vise à renforcer les capacités de développement, d’organisation ainsi que les capacités institutionnelles de 4 confédérations syndicales d’Amérique Latine pendant les années 2012 à 2014. Il s’agit des confédérations UGT du Brésil, CGT de Colombie, CSE d’Equateur et CTH d’Haïti. Pourquoi ? Les pays d’Amérique latine, et notamment le Brésil, la Colombie, l’Equateur et le Haïti continuent à connaître des taux d’inégalités extrêmement importantes, malgré des avancées la dernière décennie dans une série de pays notamment le Brésil et l’Equateur. Les taux de travail informel restent également très haut, même si des politiques de formalisation ont eu lieu dans une série de pays. Le droit de travail rencontre de nombreux problèmes, notamment dans la mise en œuvre dans ces pays et même les conventions fondamentales sont bafouées à de nombreux égards. La liberté d’association (C87) et le droit à la négociation collective est particulièrement difficile comme en témoignent les organisations syndicales colombiennes tout comme les rapports de l’OIT et de la CSI. La travail forcé est encore une réalité dans presque tous les pays d’Amérique Latine, surtout dû à un manque de mise en œuvre de la législation. Les taux de syndicalisation varient entre 5% et 20 % dans ces pays, Haïti, Equateur et Colombie connaissant des taux plus faible, le Brésil un des taux les plus importants en Amérique Latine et c’est en fonction de ces réalités que le dialogue social peut se réaliser ou rencontre des obstacles plus ou moins importants. Actions concrètes mises en œuvre : • Formation des cadres • Travail d’analyse et propositions d’alternatives pour la réforme du code du travail 12 CNCD-­‐11.11.11 •
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Diffusion des alternatives auprès des membres Campagnes Travail de lobby par la création d’un parlement du travail (avec 4 organisations syndicales différentes) Développement des services aux membres Faire la base de données des affiliés et mettre en place la perception des cotisations Réunir les travailleurs d’un secteur de l’économie informelle et travailler avec eux sur les besoins Réunir les autres organisations syndicales pour préparer la réforme du code du travail Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Le dialogue social pour le travail décent en Amérique Latine / Caraïbe Amérique Latine CSC UGT du Brésil, CGT de Colombie, CSE d’Equateur, CTH d’Haïti 2011 : 10450,28€ -­‐ 2012 : 10.001,90 € -­‐ 2013 : 10.159 € 2011 : 11766,06€ -­‐ 2012 : 13.424,34 € -­‐ 2013 : 12.106 € 11027 AMÉLIORER LES REVENUS ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DE LA RDC L’Opération 11.11.11 soutient le projet de la CSC en RDC pour sa troisième année. Ce projet vise à améliorer les revenus et les conditions de travail des travailleurs et travailleuses de la RDC. Pourquoi ? L’économie de la RDC est aujourd’hui bien plus pauvre qu’elle ne l’était à l’indépendance. La désorganisation de l’offre et l’érosion presque continue de la demande l’ont entraînée depuis les années 1970 dans une spirale négative, provoquant l’informalisation de secteurs entiers, voire leur « criminalisation », jusqu’à ce que le pays s’installe dans une économie de guerre à la fin des années 1990. Au Congo, il existe pourtant une législation du travail, le Code du Travail, reprenant des normes en matière de durée du travail, de santé et de sécurité au travail, mais les autorités veillent très peu à faire respecter ces lois. Alors que les travailleurs de l’économie formelle bénéficient d’une protection sociale et d’un droit du travail très restreints et lacunaires, le principal groupe de travailleurs, qui se trouve dans l’économie informelle, en est entièrement dépourvu. Leur salaire mensuel tournerait aux alentours de 30$. La lutte des syndicats pour le respect du droit du travail au Congo fait face à une entrave particulière, à savoir le manque de dialogue social. Pour pouvoir parler de travail décent au Congo, il faut absolument qu’il y ait une concertation structurelle entre les autorités et les partenaires sociaux et que des conventions collectives soient conclues entre les travailleurs et les employeurs en faveur de conditions de travail correctes et de salaires minima, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Un problème particulier pour le dialogue social en RDC est celui de la fragmentation syndicale. Les autorités ont octroyé un agrément à environ 450 syndicats. Dans le meilleur des cas, la plupart de ces syndicats ne dépasse même pas le niveau d'union corporatiste. Ces organisations sont, dans les pires des cas, des syndicats jaunes ou patronaux ou encore des conjonctures affairistes, créées par des 13 CNCD-­‐11.11.11 individus qui veulent gagner de l’argent à court terme. Les autorités doivent réguler de toute urgence le champ des relations collectives de travail et les syndicats doivent également unir leurs forces pour assurer un meilleur fonctionnement syndical Actions concrètes mises en œuvre : • Formation de 1200 délégués et militants syndicaux • Assistance aux membres pour la résolution des litiges individuels et collectifs • Négocier les protocoles d’accord et la CCT pour les meilleures conditions de travail et de vie • Implanter la CSC dans les entreprises chinoises • Informer les travailleurs congolais sur les alternatives syndicales sur le travail décent en RDC : parution 6 fois par année du journal « Notre Lutte » • Organiser les travailleurs de l’économie informelle par secteurs d’activités • Mettre en place des services pour les militants de l’économie informelle, notamment faciliter l’accès des travailleurs économie informelle à la formation professionnelle et l’obtention des micro-­‐crédits Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Améliorer les revenus et les conditions de travail des travailleurs et travailleuses de la RDC RDC CSC Confédération des Syndicats du Congo 2011 : 10450,28 € -­‐ 2012 : 10.001,90 € -­‐ 2013 : 10.159 € 2011 : 11766,06 € -­‐ 2012 :13.424,34 € -­‐ 2013 : 12.106 € 11028 PROGRAMME DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS D’ORGANISATIONS DE JEUNES POUR LE CHANGEMENT SOCIAL EN PALESTINE L’Opération 11.11.11 soutient le projet de le CEPAG en Palestine pour sa troisième année. Ce projet vise à renforcer les capacités d’organisations de jeunes à concevoir et mettre en œuvre des activités de développement génératrice de changement social en matière : d’accès à un travail décent et une vie digne, de démocratisation des politiques de développement et des institutions et de création de plus d’égalité sociale entre les femmes et les hommes, par rapport à la place des jeunes et aux discriminations sociales en général. Pourquoi ? Le programme vise prioritairement le renforcement des capacités de 15 organisations de jeunes à occuper une place accrue dans leurs communautés et à promouvoir le changement social dans leur environnement. Cibler le public jeune est déterminant dans un contexte où plus de 60% de la population a moins de 25 ans et qui par manque d’opportunités de travail (de 30% à 35% de chômage en Cisjordanie, 60% à Gaza) et de mouvement, sont livrés à eux-­‐mêmes et enclavés dans des zones géographiques très limitées. Donner l’occasion aux jeunes de s’investir dans leurs communautés, avec une dimension éducative et culturelle qui concoure à renforcer leur auto estime et à promouvoir une société et une culture ouverte et plurielle, est une façon positive et alternative 14 CNCD-­‐11.11.11 de résister, non seulement à l’occupation, mais aussi aux courants conservateurs de la société palestinienne. Actions concrètes mises en œuvre : • Identification et mise en oeuvre de projets sociaux, éducatifs et culturels par les organisations (OCB) de jeunes ; • Formations des OCB de jeunes (leadership, genre, planification stratégique, gestion, évaluation et communication) ; • Activités en réseau : camps de vacances, mobilisations, rencontres d’évaluation et échanges d’expériences. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Programme de renforcement des capacités d’organisations de jeunes pour le changement social en Palestine Palestine CEPAG Ma’an Development Center (www.maan-­‐ctr.org), Bisan Centre for Research and Development (www.bisan.org), The Popular Art Centre (www.popularartcentre.org) 2011 : 20.900,56 € -­‐ 2012 : 20.003,80 € -­‐ 2013 : 20.534 € 2011 : 23.532,13 € -­‐ 2013 : 24.470 € 11029 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS D’ACTEURS COLLECTIFS DE CHANGEMENT SOCIAL L’Opération 11.11.11 soutient le projet de Solidarité Socialiste – FC&D / SolSoc au Brésil, Cap-­‐Vert et Guinée Bissau et ses nombreux partenaires du sud. Ce projet vise prioritairement le renforcement des capacités de 20 organisations paysannes, 64 organisations communautaires et socioprofessionnelles actives dans l’économie sociale et solidaire. Pourquoi ? Au Brésil et en Guinée Bissau, en matière de souveraineté alimentaire, les partenaires axent leur intervention sur l’appui à l’agriculture familiale dans un contexte marqué par l’accaparement des terres par l’agro-­‐industrie pour des projets de monoculture, destinés à l’exportation ou à la production d’agro carburants, au détriment du vivrier. Dans les trois pays, l’axe « travail décent, vie digne » vise le développement d’activités économiques sociales et solidaires, dans un contexte où le chômage des jeunes et des femmes est élevé et où près de 70% des emplois sont fournis par le secteur informel, avec la précarité des revenus et l’absence de droits sociaux inhérents au secteur Actions concrètes qui seront mises en œuvre : • Identification et mise en œuvre de projets sociaux, éducatifs et économiques par les organisations locales (Radios communautaires, activités culturelles, espaces jeunes, locaux communautaires); • Structuration de filières, de corporations, de réseaux de producteurs; • Fonds rotatifs et moyens plus performants pour la production, la commercialisation et les activités génératrices de revenus ; 15 CNCD-­‐11.11.11 •
Développement d’activités en réseau : formations, échanges de compétences et d’expériences et mobilisation politique (plaidoyer). Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Renforcement des capacités d’acteurs collectifs de changement social Brésil, Cap-­‐Vert et Guinée Bissau SolSoc (solidarité socialiste) ETAPAS (Brésil, Recife) – FASE (Brésil, Salvador da Bahia) – IFF (Brésil, Fortaleza) – MST-­‐CE (Brésil, Fortaleza) – Le Citi-­‐Habitat (Cap-­‐Vert, Praia) -­‐ L’Atelier Mar (Cap-­‐Vert, Mindelo) -­‐ AD (Guinée Bissau) – ADIM (Guinée Bissau) – Le Réseau PROCIVICUS (Guinée Bissau) 2011 : 20 900,56 € -­‐ 2012 : 20.003,80 € -­‐ 2013 : 21.615 € 2011 : 23 532,13 € -­‐ 2012 : 26.848,69 € -­‐ 2013 : 25.758 € 11030 LUTTE POUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE PAR LE PETIT ÉLEVAGE, NORD-­‐
KIVU, RDC L’Opération 11.11.11 soutient le projet de VSF (Vétérinaires sans frontières) en RDC pour sa deuxième année. Ce projet vise à consolider la sécurité alimentaire des ménages bénéficiaires par le développement et l’intégration du petit élevage dans leurs exploitations agricoles. Pourquoi ? La problématique centrale à laquelle s’attaque le projet est le niveau élevé d’insécurité alimentaire des ménages ruraux dans le Grand Nord-­‐Kivu . Les dernières enquêtes nutritionnelles (2012) ont révélé un taux de malnutrition aigüe global de l’ordre de 3,3% et une malnutrition chronique globale voisine de 59%. Dans cette région, l’élevage constitue la petite l’épargne sur pied de la population qui, dans sa majorité n’a accès à aucun service financier. Le plus souvent, c’est une vente d’animaux qui permet de payer les frais médicaux, les frais de scolarité des enfants, la redevance des champs et la diversification des aliments. Cependant, le développement insuffisant des mécanismes de sécurité alimentaire, l’absence de bétail ou la faible productivité du petit élevage familial, la mortalité trop élevée des animaux et la commercialisation aléatoire des productions du petit élevage sont autant de défis à relever pour sortir de la pauvreté. Actions concrètes mises en œuvre : • Appui à la structuration des ménages bénéficiaires en associations villageoises • Formation des ménages sur la productivité des élevages familiaux, les cultures maraîchères et potagères, l’alimentation équilibrée,… • Sensibilisations de masse à l’importance des soins vétérinaires (vaccinations,…) • Formation d’auxiliaires villageois d’élevage • Appui à l’installation de mutuelles de santé au sein des associations • Mise en place de boutiques d’intrants agri-­‐élevage • Mise en place de fonds de crédit pour l’acquisition des intrants Nom Pays ONG membre Partenaires Lutte pour la sécurité alimentaire par le petit élevage, Nord-­‐Kivu, RDC RDC VSF (Vétérinaires sans frontières) Le Réseau WIMA reprend 32 acteurs de développement œuvrant dans les territoires 16 CNCD-­‐11.11.11 Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code de Benin et Lubero 2012 : 8.301,58 € -­‐ 2013 : 9.619 € 2012 : 11.142,21 € -­‐ 2013 : 11.462 € 12001 GARANTIR L’ACCÈS À LA TERRE : ASPECTS FONCIERS EN RDC. L’Opération 11.11.11 soutient le projet du SLCD (Service Laïque de Coopération au Développement) en RDC pour sa deuxième année. Ce projet vise à renforcer les droits d’accès aux terres agricoles et forestières de groupes cibles vulnérables, et en particulier les femmes. Pourquoi ? Jadis gérée de manière communautaire, la terre est aujourd’hui une marchandise qui se négocie. Dans un contexte où la majorité des exploitations familiales ne disposent pas de droits fonciers sécurisés, les conséquences peuvent être catastrophiques. En RDC, ce phénomène d’accaparement des terres est bien réel. Avec la complicité de certains fonctionnaires et chefs coutumiers cupides, des personnes fortunées parviennent à acheter de vastes espaces de terres. Les grands perdants de cette mutation sont les petits exploitants et paysans qui, ne connaissant pas les démarches administratives et légales nécessaires à la sécurisation de leurs zones agricoles ou forestières, se font exproprier sans pouvoir faire valoir leurs droits. Actions concrètes mises en œuvre : • Formation juridique des agents des ONG partenaires. • Elaboration de plans d’exploitation des terres avec la participation des bénéficiaires. • Appui des autorités locales pour sécuriser les terres des bénéficiaires. • Facilitation et appui la participation des femmes aux organes représentatifs des organisations paysannes et dans la défense de leurs droits fonciers. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Garantir l’accès à la terre : aspects fonciers en RDC. RDC SLCD (Service Laïque de Coopération au Développement) Adikis/CCC (Action pour le Développement Intégré de Kisangani et de la cuvette centrale congolaise) 2012 : 10.001,90 € -­‐ 2013 : 10.808 € 2012 : 13.364,68 € -­‐ 2013 : 12.765 € 12002 AGIR POUR CHANGER : FORMATION ET ACTION EN AGROÉCOLOGIE POUR LES JEUNES DU MOUVEMENT DES PAYSANS SANS TERRE (MST), BRÉSIL L’Opération 11.11.11 soutient le projet de Frères des hommes au Brésil pour sa deuxième année. Ce projet vise à assurer la formation des jeunes du MST à la préservation de leur environnement et aux 17 CNCD-­‐11.11.11 nouvelles pratiques de production agro-­‐écologique ; ce qui renforce le partenaire MST de Pernambouco dans sa capacité de lutte, de défense de ses droits, de négociation, et de maîtrise de nouvelles techniques en agroécologie. Pourquoi ? Le Brésil est un des pays le plus inégalitaire au monde, notamment en ce qui concerne la propriété agricole. Dans l’État de Pernambouco (Nord-­‐Est du Brésil), 14.500 familles du MST occupent 151 propriétés de terres productives mais non exploitées. Il y a également 14.000 familles dans 220 propriétés de la Réforme agraire qui essaient de démarrer la production dans leurs terres. Les jeunes de ces familles connaissent des difficultés pour s’intégrer pleinement à la production agricole et au mouvement car ils n’ont pas été formés pour devenir agriculteurs. De ce fait, ils veulent émigrer en ville, où il n’y a pas non plus d’emploi pour eux. Cette action les formera pour qu’au moins une partie de ces jeunes s’intègrent activement au mouvement et travaillent dans l’agroécologie dans les terres de la Réforme agraire. Actions concrètes mises en œuvre : • Formation de 60 jeunes en temps d’école (trois mois) et d’expérimentation (« Apprendre en faisant »). La pédagogie utilisée est celle de Paulo Freire. L’apprentissage est collectif et les connaissances sont mises en pratique dans le milieu naturel des jeunes, les acampamentos et assentamentos. Les jeunes sont issus de familles pauvres qui, soit occupent encore des terres mal exploitées mais qui n’ont pas de titre de propriété sur elles (jeunes de familles acampadas). Soit, il s’agit de jeunes de familles qui ont déjà reçu le titre de propriété mais qui ont très peu de ressources pour l’exploiter Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Agir pour changer : formation et action en agroécologie pour les jeunes du Mouvement des paysans sans terre (MST), Brésil Brésil Frères des Hommes Mouvement des paysans sans terre (MST), Pernambouco 2012 : 3.093,92 € -­‐ 2013 : 2.113 € 2012 : 4.152,60 € -­‐ 2013 : 2.519 € 12003 AIDER LES TRAVAILLEURS EN SITUATION DE TRAVAIL PRÉCAIRE À DISPOSER DE CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE PROTECTION SOCIALE AMÉLIORÉES, ET DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS D’EMPLOIS DANS 5 PAYS D’AMÉRIQUE DU SUD L’Opération 11.11.11 soutient le projet de Solidarité Mondiale (WSM) dans cinq pays d’Amérique du Sud pour sa deuxième année. Ce projet vise à aider les travailleurs (dont une majorité de femmes et de jeunes issus de l’économie informelle) en situation de travail précaire (droits non respectés, peu ou pas de protection sociale) à disposer de conditions de travail et de protection sociale améliorées, et de nouvelles opportunités d’emplois (notamment grâce à des initiatives productives solidaires). 18 CNCD-­‐11.11.11 Pourquoi ? Malgré un contexte macroéconomique latino-­‐américain qui présente une croissance soutenue depuis des années, on observe qu’une forte proportion de travailleurs ne bénéficie pas ou peu de cette croissance, et que le manque de justice sociale reste la réalité: violation systématique des droits du travail, manque de protection sociale (dans ses différentes dimensions), manque d’accès à un travail et encore plus à un travail digne. Les populations les plus vulnérables sont en général les travailleuses et les jeunes, et de manière transversale les travailleurs/euses de l’économie informelle. Ces groupes constituent les bénéficiaires principaux de ce programme. Leur situation sociale et économique est peu enviable: salaires bas et/ou irréguliers, pas ou peu de pension, accès limité à la santé, manque de formation professionnelle, manque d’accès à des emplois. Cela se répercute directement sur la qualité de vie des familles de ces travailleurs/euses. Actions concrètes mises en œuvre : Actions politiques et propositions de politiques publiques/lois, services concrets, renforcement de réseaux et synergies entre organisations sociales, concrètement: • Législation du travail: campagnes de sensibilisation/actions politiques auprès d’autorités (genre, durée de la journée de travail, respect des lois), présenter des propositions de lois, formations et conseil légal à des travailleurs/euses. • Protection sociale: formations de travailleurs/euses, campagnes, actions en sécurité au travail, accès à la santé. • Création d’emplois : campagne pour la création d’emplois pour des jeunes, appuis à des initiatives productives collectives d’économie sociale et solidaire, formation professionnelle). Nom Pays ONG membre Partenaires Aider les travailleurs en situation de travail précaire à disposer de conditions de travail et de protection sociale améliorées, et de nouvelles opportunités d’emplois dans 5 pays d’Amérique du Sud Amérique du Sud (Bolivie, Brésil, Pérou, Equateur, Venezuela) WSM (Solidarité Mondiale) 4 au Brésil: União Geral dos Trabalhadores (UGT), Movimiento de los Trabalhadores Cristaos (MTC), Juventud Operaria Católica (JOC), Centro de Ação Comunitária (Cedac). 3 en Bolivie: Corriente de Renovación y Solidaridad Laboral (Crisol), Centro Juvenil Para El Desarrollo Humano (Cejupa), Centro de Promoción de la Mujer Gregoria Apaza. 3 au Pérou: Confederación Sindical de Trabajadores del Perú (CSP), Juventud Obrera Católica del Perú (JOC Pérou), Grupo red de Economía Solidaria (GRESP). 1 en Équateur: Juventud Obrera Católica (JOC Ecuador). Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code 1 au Venezuela: Juventud Obrera Católica (JOC Venezuela). 2012 : 10.001,90 € -­‐ 2013 : 10.808 € 2012 : 13.424,34 € -­‐ 2013 : 12.879 € 12006 19 CNCD-­‐11.11.11 PARTICIPE ET INITIE – PROJET D’APPUI À LA RESPONSABILITÉ SOCIALE DES JEUNES DU CAIRE ET DE SOHAG (EGYPTE) L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’ASMAE en Egypte pour sa deuxième année. Ce projet vise à renforcer les capacités des jeunes égyptiens en les sensibilisant aux réalités sociales, économiques et politiques de leur pays en vue d’un engagement citoyen au service de leur communauté. Pourquoi ? « Pain, liberté, égalité et dignité » était le slogan de la révolution déclenchée le 25 janvier 2011 par la jeunesse égyptienne, une mobilisation massive pour changer la situation présente et gagner plus de liberté, de dignité et de justice. Durant la révolution, les jeunes ont prouvé que les démarches faites par la société civile au cours des années précédentes sur l’éveil social et le renforcement des capacités de savoir-­‐être ont beaucoup influencé leur résistance pour changer la réalité de leur pays. Les attentes des jeunes sont devenues plus grandes : ils cherchent à bâtir le concept de démocratie, trouver un espace d’expression et travailler la participation, avoir une vision et un rêve collectif. Ces attentes révèlent beaucoup de défis, ce projet encourage le renforcement et l’élargissement des activités et domaines d’intervention menées depuis des années par LEKAA et soutenus par ASMAE. Actions concrètes mises en œuvre : • Mise en place de formations et réunions qui visent à la participation réelle de chaque jeune en fournissant une chance équitable aux les garçons et aux filles. • Organisation (par les jeunes) de rencontres libres mensuelles afin de discuter entre eux sur des sujets sensibles en Egypte (inégalité, chômage, sexualité, etc.). Ces rencontres stimulent les jeunes sur l’analyse et la critique de l’information. • Soutien des jeunes à la réalisation avec leur communauté d’activités pratiques de solidarité. Les résultats de ces initiatives seront diffusés autours d’eux afin de pousser d’autres jeunes à mener ce type de projet. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Code Participe et initie – Projet d’appui à la responsabilité sociale des jeunes du Caire et de Sohag (Egypte) Egypte ASMAE Lekaa 2012 : 7.201,37 € -­‐ 2013 : 5.836 € 12010 SYNERGIES SUD-­‐SUD POUR ABOLIR LA DETTE ET CONSTRUIRE UN MONDE BASÉ SUR LA JUSTICE SOCIALE ET LE RESPECT DE LA NATURE L’Opération 11.11.11 soutient le projet du CADTM en renforcement d’un réseau Sud, composé de 29 organisations membres à travers le monde, toutes spécialisées sur les questions de la dette et du développement, pour sa deuxième année. Ce projet vise à renforcer les capacités des jeunes égyptiens en les sensibilisant aux réalités sociales, économiques et politiques de leur pays en vue d’un engagement citoyen au service de leur communauté. 20 CNCD-­‐11.11.11 Pourquoi ? Le programme du CADTM est construit à partir du constat suivant : le fardeau de la dette et l’imposition des politiques d’ajustement structurel (PAS) par les Institutions financières internationales (FMI et la Banque mondiale) pour son remboursement constituent des problèmes majeurs pour l’ensemble des pays du Sud. Dette et ajustement structurel sont des problématiques intimement liées, voire indissociables. Ces politiques ont représenté la mainmise des institutions financières internationales sur les pays du Sud organisant le transfert des richesses produites au Sud vers le Nord. Les conséquences en étant pour les populations la privation de leurs droits économiques et sociaux ainsi qu’une dégradation continue de leurs conditions de vie les amenant à une pauvreté, voire à une misère, généralisée. Les femmes sont généralement les plus impactées par les effets dévastateurs des PAS imposés au nom du remboursement de la dette. Actions concrètes mises en œuvre : • Renforcement structurel et organisationnel du réseau • Organisation d’évènements à travers le monde pour informer, rassembler, mobiliser les membres du réseau • Traductions de l'ouvrage sur la Méthodologie des audits de la dette en français, anglais et éventuellement en arabe ; • Soutenir l’avancement des audits de la dette dans les pays du réseau CADTM Afrique; Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Synergies Sud-­‐Sud pour abolir la dette et construire un monde basé sur la justice sociale et le respect de la nature Afrique, Amérique latine, Asie du Sud CADTM Réseau CADTM Afrique, Réseau CADTM AYNA et VAK Inde, CADTM Pakistan et ATTAC Japon 2012 : 16.803,19 € -­‐ 2013 : 19.021 € 2012 : 22.552,90 € -­‐ 2013 : 22.667 € 12013 PLUS DE JUSTICE ÉCONOMIQUE POUR LES PETITS PRODUCTEURS ET PRODUCTRICES AGRICOLES DU LAOS L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’OXFAM-­‐Solidarité au Laos. Ce projet vise à ce que les petits producteurs/trices agricoles qui vivent en zone rurale et subissent les effets des changements climatiques, comme les inondations et les sécheresses, soient mieux organisés, gèrent mieux leurs ressources naturelles (terres, eau, forêts), et puissent obtenir un juste revenu pour leur travail et leurs produits. Pour atteindre cet objectif, il faut que ces hommes et ces femmes puissent librement exercer leurs droits à l'alimentation, aux ressources naturelles et aux autres actifs dont dépendent leurs moyens de subsistance. Pourquoi ? 21 CNCD-­‐11.11.11 Le Laos est le pays le plus pauvre de la sous-­‐région du Mékong. L’agriculture, essentiellement de subsistance, y est le secteur économique principal. Le Laos poursuit une politique intensive de libéralisation économique, mais la croissance ne bénéficie pas à toute la population. L’implantation de grands projets miniers et de plantations orientées à l’exportation érode les sources d’alimentation et de revenu des populations rurales. Celles-­‐ci perdent leur accès aux ressources naturelles. Elles sont aussi fragilisées par les inondations et sécheresses de plus en plus fréquentes dues au changement climatique et à la déforestation. Enfin, le passage d’une économie de subsistance à un système monétisé lié aux marchés internationaux n’a pas été accompagné de mesures facilitant l’accès aux intrants, aux marchés ni aux ressources naturelles, aux petits producteurs. Ceux-­‐ci ont des difficultés à participer aux marchés autrement qu’à des conditions très désavantageuses, et n’obtiennent pas une juste rétribution pour leurs produits et leur travail. Actions concrètes mises en œuvre : • Etablissement d’organisations paysannes • Formation des petits producteurs (agriculture biologique; production de semences ; gestion des ressources naturelles, marchés et chaînes de valeur) et visites d’échanges • Accès aux marchés (dont commerce équitable) et certification des groupements • Plaidoyer auprès des autorités pour politiques agricoles et de gestion des ressources naturelles favorables à l’agriculture paysanne Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Plus de justice économique pour les petits producteurs et productrices agricoles du Laos Laos OXFAM solidarité Association pour le Développement des Sociétés Paysannes (ASDSP) et Phonesoung Agricultural Development Project (PSADP) 2013 : 9.078 € 2013 : 10.818 € 13001 LUTTER CONTRE LA VIOLENCE DE GENRE FAITE AUX FEMMES L’Opération 11.11.11 soutient le projet de Oxfam-­‐Solidarité en Mozambique, développé avec de nombreux partenaires locaux. Il vise à permettre aux femmes et jeunes filles victimes ou menacées de violence ou à s’en défendre grâce à des progrès dans l’application de lois et au fonctionnement effectif de services de (meilleure) qualité et (mieux) coordonnés Pourquoi ? Le Mozambique a depuis peu une loi faisant de la violence domestique contre les femmes un crime public. Signal fort, la loi doit être utilisée pour contrer une impunité qui perdure à cause des mentalités, à cause du manque de connaissance de leurs droits (et de la loi), par les femmes et les hommes, mais aussi en partie à cause de la faiblesse des services d’appui et conseil aux femmes. Par 22 CNCD-­‐11.11.11 faiblesse on entend notamment le manque de professionnalisme des services d’accueil et une articulation déficiente entre intervenants, d’où peut résulter une moindre restauration des victimes dans leurs droits et une re-­‐victimisation éventuelle. C’est sur la sensibilisation, et sur ces deux faiblesses qu’œuvre le projet. Actions concrètes mises en œuvre : • Réflexions et échanges d’expériences régulières entre partenaires sur la qualité (connaissances, attitudes, coordination, effets) de leur travail; • Formations sur des lois (celle criminalisant les violences domestiques, loi de la famille, loi foncière); conférences publiques ; programmes radiophoniques ; réunion populaires ; • sensibilisation/formations de leaders (y compris religieux, traditionnels, rebouteux associés) ; • accueil des femmes ; conseils aux femmes ; référence à d’autres institutions. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Lutter contre la violence de genre faite aux femmes Mozambique Oxfam solidarité ONGs (organisations de soutien aux femmes): AMMCJ, ASSOMUDE, AMUDEIA, WLSA. Service Public: SAMC-­‐Marracuene (Section Violence Femmes et enfants du commissariat de Marracuene. ONG d’intervention socio-­‐psychologique: CAPAZ. 2013 : 9.078 € 2013 : 10.818 € 13002 GESTION DE L’EAU À PAICO, SANTIAGO DE PAUCARAY ET CHUNGUI L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’ACDA (Action et Coopération pour le développement dans les Andes) au Pérou. Ce projet vise à encourager et développer la gestion intégrale des ressources hydriques dans les districts de Santiago de Paucaray, Paico et Chungui (micro-­‐bassin du rio Chicha) dans le sous bassin du rio Pampas. Pourquoi ? La zone d’intervention du projet est située dans les Andes sud du Pérou dans le d’Ayacucho (province de Sucre, districts de Santiago de Paucaray, Paico et Chungui). Ces zones sont marquées par un relief très accidenté et situées à une altitude allant de 2.000 à 4.500 mètres. Ces Provinces se caractérisent par une grande pauvreté et une malnutrition très forte chez les enfants. Le secteur primaire, représenté par l’agriculture et l’élevage, est l’activité principale de la population. Les rendements de ce secteur y sont plus bas que la moyenne nationale, en raison d’une technologie traditionnelle devenue inadéquate aux réalités de terrain, une infrastructure d’irrigation insuffisante pour les besoins en eau. Actions concrètes mises en œuvre : • Installation du système d’arrosage adapté : irrigation, goutte à goutte ou aspersion • Cultures potagères et fruitières (avocats) avec arrosage + petits élevages • Amélioration des champs de fourrage • Formalisation des associations de gestion de l’eau • Inscription du plan général du réseau hydrique au niveau provincial et national. 23 CNCD-­‐11.11.11 Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Gestion de l’eau à Paico, Santiago de Paucaray et Chungui Pérou ACDA (Action et Coopération pour le développement dans les Andes) Huñuq Mayu, ONG de développement travaillant avec les populations vulnérables des communautés rurales andines et amazoniennes 2013 : 9.832 € 2013 : 11.720 € 13003 SÉCURITÉ ALIMENTAIRE EN CASTILLA (PÉROU) L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’ACDA (Action et Coopération pour le développement dans les Andes) au Pérou. Ce projet participe à l’amélioration de la sécurité alimentaire des habitants de la province de Castilla en participant à l’amélioration durable de la qualité de leurs produits laitiers et de leurs cultures vivrières, ainsi que de la marge bénéficiaire de la vente de leurs excédents. Pourquoi ? Les zones d’intervention du projet, Andes sud du Pérou, sont des zones reculées, mal desservies, pauvres et marginalisées. Le secteur primaire (agriculture et élevage) constitue la principale activité économique des familles, mais reste encore une activité de subsistance car ce secteur possède des rendements extrêmement bas. La zone est caractérisée par un faible développement organisationnel et associatif des petits producteurs, qui s'exprime par l'existence d'organisations purement formelles avec peu de capacité de négociation, de participation économique et citoyenne, ou d’incidence, contribuant ainsi au renforcement de leur marginalisation sociale et politique. Actions concrètes mises en œuvre : • Construction de serres et surfaces ombragées / technique d'irrigation, de production de compost biologique • Programme de formation technique en production de dérivés laitiers, de commercialisation et de gestion des ventes. • Développement de centres de collecte, transformation et commercialisation des légumes et des graines andines. • Formations en gestion d’entreprise, suivi des marchandises. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Sécurité alimentaire en Castilla Pérou ACDA (Action et Coopération pour le développement dans les Andes) El Taller et CEDER 2013 : 9.798 € 2013 : 11.720 € 13004 24 CNCD-­‐11.11.11 AGROCARBURANTS ET EXPLOITATION AURIFÈRES VERSUS DROIT À L’ALIMENTATION L’Opération 11.11.11 soutient le projet de FIAN Belgium au Brésil, Burkina Faso et en partie en Belgique. Ce projet vise à appuyer des communauté (d’Essakane au Burkina Faso et Guarani-­‐Kaiowá au Brésil) dans leur lutte pour la réalisation de leur droit à l'alimentation, à sensibiliser les citoyens et les décideurs politiques du nord et du sud aux causes structurelles de la faim et à lutter contre les accaparements de terre dans les pays du Sud. Pourquoi ? Au Brésil, les Guarani-­‐Kaiowá ont perdu 90% de leur territoire traditionnel. Les forêts primaires de cette région qui étaient des réserves pour la chasse, la pêche et la cueillette ne représentent plus que 2% de la superficie originelle. Des familles qui avaient peur d’aller vivre dans les réserves ou qui ne voulaient pas s’éloigner de leurs terres traditionnelles ont installé des campements le long des grand-­‐
routes. Les conditions de vie y sont précaires et la sous-­‐alimentation très grave. Au Burkina Faso, les populations déplacées par la mine d’or de la société IAMGOLD sont dans une situation de vulnérabilité extrême compte tenu des difficultés engendrées par la grande aridité du milieu naturel local, l’insuffisance pluviométrique, le faible taux de scolarisation et d’alphabétisation de la population et la faible densité de population. La durée de vie de la mine est estimée à 14 ans soit jusqu’en 2025. Actions concrètes mises en oeuvre : • Appuyer les Communautés d’Essakane et les Indiens Guarani-­‐Kaiowá dans la recherche, la collecte et l'analyse des données objectives de leurs « cas » • Renforcement de leurs capacités à démontrer les violations de leur droit à l'alimentation tel que consacré par les lois nationales et internationales et à d’interpeller les autorités responsables. • Informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens belges et groupes locaux visés par le projet pour mener au nord des actions en faveur de la réalisation du droit à l’alimentation des communautés d'Essakane et des Indiens Guarani-­‐Kaiowá. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Code Agrocarburants et exploitation aurifères versus droit à l’alimentation Brésil, Burkina Faso et en partie en Belgique FIAN Belgium FIAN Brésil (Région du Mato Grosso do Sul -­‐ Brésil), et FIAN Burkina Faso (Région du Sahel -­‐ Burkina Faso) 2013 : 1.436 € 13005 RENFORCEMENT DE LA PRISE EN CHARGE MÉDICO-­‐SANITAIRE ET PSYCHOSOCIALE DES FEMMES VICTIMES DES CONFLITS ARMÉS EN TERRITOIRES DE KALEHE, WALUNGU ET KABARE, À L’EST DE LA RDC 25 CNCD-­‐11.11.11 L’Opération 11.11.11 soutient le projet de MEMISA en RDC. Ce projet vise à réduire la vulnérabilité sanitaire des femmes victimes des conflits et à assurer une réinsertion psycho-­‐sociale de ces femmes. Pourquoi ? Ce projet répond aux problèmes connus par les femmes suite aux conflits qui ont surgi dans la région du Sud-­‐Kivu. Avec la persistance des groupes armés dans les territoires, des cas de viols sont signalés avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les femmes et le tissu social : sur le plan sanitaire citons, à titre d’exemples, les fistules, prolapsus, maladies sexuellement transmissibles ; sur le plan psychosocial la stigmatisation, le rejet des victimes par la famille et la communauté, la pauvreté,… Par une prise en charge médico-­‐sanitaire et psychosociale, les victimes peuvent se reconstruire, retrouver l’estime d’elles-­‐mêmes et se réintégrer dans la vie socio-­‐économique. Ces femmes seront conseillées en toute confidentialité avant, pendant et après le référencement dans une formation sanitaire. Une fois les forces retrouvées, elles pourront s’intégrer dans la vie active. Pour y parvenir, des assistantes communautaires résidant dans les territoires seront formées pour offrir un service de qualité aux victimes bénéficiaires de ce projet Actions concrètes mises en œuvre : • Identification des victimes sur base des critères prédéfinis, • Renforcement des capacités des assistantes communautaires sur la thématique, • Visites et suivi des malades • Référencement des cas nécessiteux dans les hôpitaux et centres de santé adaptés, • Monitoring des cas des violences rencontrées dans les zones du projet Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Renforcement de la prise en charge médico-­‐sanitaire et psychosociale des femmes victimes des conflits armés en territoires de Kalehe, Walungu et Kabare, à l’est de la RDC RDC (Région du KIVU) MEMISA Action d’Espoir 2013 : 5.080 € 2013 : 6.053 € 13006 SOUTIEN À LA MAISON DE LA LAÏCITÉ DE KINSHASA DANS SON TRAVAIL DE PLAIDOYER EN FAVEUR D’UN ENSEIGNEMENT PUBLIC DE QUALITÉ EN RDC L’Opération 11.11.11 soutient le projet de LHAC (Laïcité et Humanisme en Afrique Centrale, asbl) en RDC. Ce projet vise à réduire la vulnérabilité sanitaire des femmes victimes des conflits et à assurer une réinsertion psycho-­‐sociale de ces femmes. Pourquoi ? L’éducation est l’un des cinq chantiers prioritaires identifiés par le Président de la RDC. Il montre ainsi que l’avenir du pays passe obligatoirement par la relance de son enseignement, gage d’avenir pour les générations futures. 26 CNCD-­‐11.11.11 Or, depuis des années, la qualité de l’enseignement officiel se dégrade en raison du manque d’investissement dans les infrastructures et dans la formation des enseignants. Les familles consentent d’énormes sacrifices pour envoyer leurs enfants à l’école. Tous ne peuvent d’ailleurs pas y aller, faute de moyens financiers : ceux qui ne peuvent payer les frais de fonctionnement (inscription, uniforme, cahiers, ...), et les frais de motivation (qui contribuent à payer le salaire et le transport des enseignants), sont exclus des classes. Ce nouveau programme consiste d’une part en la mise en oeuvre de sessions de formation et journées de réflexion qui permettront d’étayer le travail de plaidoyer de la Maison de la Laïcité de Kinshasa en faveur d’un enseignement de qualité en RDC. D’autre part, des journées de travail seront organisées pour la conception de fiches pédagogiques à destination des enseignants kinois. Ces fiches pédagogiques traiteront des thèmes liés aux valeurs républicaines telles que la démocratie, les droits de l’Homme, de la femme et de l’enfant, la citoyenneté, l’égalité des genres, mais aussi sur des thèmes plus pratiques tels que l’environnement ou bien encore le VIH/Sida et les IST/MST. Actions concrètes mises en œuvre : • Organisation de journées de formation et de réflexion sur le système éducatif congolais • Organisation de séances de travail devant aboutir à la création de fiches pédagogiques à destination des enseignants des écoles publiques de Kinshasa Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Soutien à la Maison de la Laïcité de Kinshasa dans son travail de plaidoyer en faveur d’un enseignement public de qualité en RDC RDC LHAC (Laïcité et Humanisme en Afrique Centrale, asbl) Maison de la Laïcité de Kinshasa, asbl 2013 : 10.808 € 2013 : 12.879 € 13008 RENFORCEMENT DE L’AUTONOMIE DE COOPÉRATIVES DE PETITS AGRICULTEURS TRÈS PRÉCARISÉS L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’ADA (Auto-­‐développement Afrique) au Rwanda : REPRECO, régression de la précarité par le renforcement des coopératives, mené avec l’Association pour la promotion des jumelages et de l’amitié entre les peuples (APROJUMAP). Le projet a pour objectif d’améliorer les conditions de vie de petits agriculteurs très précarisés en renforçant leurs capacités afin de leur donner accès à l’autonomie matérielle et surtout alimentaire. Pourquoi ? Le projet intervient dans l’une des régions les plus pauvres du Rwanda. Suite à la forte densité de la population, l’agriculture et l’élevage qui occupent la majorité de la population connaissent d’importants problèmes issus de l’exiguïté des exploitations agricoles et de l’insuffisance des rendements des activités agropastorales. Ces petits agriculteurs ne parviennent pas à nourrir leurs 27 CNCD-­‐11.11.11 familles. En matière de santé, le district de Huye dispose de seize centres de santé et de neuf postes de santé tandis que celui de Nyamagabe compte seize centres et deux postes. Vu l’étendue des secteurs et la hausse de la cotisation pour la mutuelle de santé1, l’accès aux soins reste difficile pour les ménages vulnérables. Actions concrètes mises en œuvre : • Développement de cultures maraîchères, fruitières et fourragères chez les bénéficiaires et aménagement de pépinières ; • Protection zoo-­‐sanitaire du cheptel des bénéficiaires ; • Consolidation du crédit rotatif "petit bétail" ; • Développement et diversification d’activités génératrices de revenus (AGR) ; Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Renforcement de l’autonomie de coopératives de petits agriculteurs très précarisés Rwanda ADA (Auto-­‐développement Afrique) Association pour la promotion des jumelages et de l’amitié entre les peuples (APROJUMAP) 2013 : 10.808 € 2013 : 12.879 € 13009 ECHANGES DE SAVOIRS ENTRE ORGANISATIONS APICOLES MÉSOMÉRICAINES L’Opération 11.11.11 soutient le projet de MMH (Miel Maya Honing) en Amérique centrale (Mexique (Chiapas), Guatemala (Peten), Salvador (Morazan), Honduras (N-­‐O)). Ce projet vise à renforcer mutuellement les organisations apicoles mésoaméricaines par des apprentissages partagés dans les domaines où elles disposent d’un point fort ; ce processus est organisé de manière autonome par ces organisations. Pourquoi ? Les bénéficiaires sont des petits paysans qui ont un accès limité à la terre (1 à 2 ha) et pratiquent une agriculture familiale. L’activité apicole est complémentaire à l’agriculture. La plupart sont également des cultivateurs de café. Café et miel sont leurs principales sources de rentrée monétaire, l’agriculture procurant essentiellement la nourriture de la famille. Ces deux productions sont donc complémentaires ; le miel a pour avantage de demander moins de travail, peu de terres et d’être moins sujet que le café ou le maïs aux fluctuations mondiales des prix des produits agricoles. Mais, seul, l’apiculteur isolé ne peut pas faire grand-­‐chose et est à la merci des intermédiaires pour écouler son miel à un prix correct. C’est en s’organisant avec d’autres apiculteurs et en s’unissant avec d’autres organisations apicoles que les paysans-­‐apiculteurs peuvent améliorer leur sort. Actions concrètes mises en œuvre : • Organisation d’échanges entre organisations apicoles dans l’esprit des formations «campesino a campesino» portant sur les points forts de chaque organisation (fabrication de produits à base de miel, de propolis, de cire ; certification bio). 28 CNCD-­‐11.11.11 •
Contribuer au rapprochement entre les organisations apicoles, aucun réseau n’existant actuellement à leur niveau dans la région. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Code Echanges de savoirs entre organisations apicoles mésoméricaines Amérique Centrale MMH (Miel Maya Honing) Ecosur – Linea de Abejas de Chiapas (Mexique) 2013 : 9.943 € 13010 RÉSEAU INTERNATIONAL DES TRAVAILLEURS SOCIAUX DE RUE : PROTECTION SOCIALE, CITOYENNETÉ ET TRAVAIL SOCIAL DE RUE L’Opération 11.11.11 soutient le projet de DYNAMO international dans de nombreux pays à travers le monde. Ce projet vise à renforcer les travailleurs sociaux de rue (plus de 4.000 personnes visées dans 48 pays partenaires) dans leurs capacités à assurer un plaidoyer efficace en matière de protection sociale et de citoyenneté. Pourquoi ? La solidarité sociale est la force d'un pays et représente la meilleure manière de lutter contre la pauvreté. Nous avons comme devoir humanitaire en situation de crise de maintenir l'effort sur la protection sociale pour tous afin de maintenir le rôle d'amortisseur économique. Face à l’urgence de la situation, la protection sociale s’impose comme priorité dans les agendas politiques. La crise actuelle met en évidence l’interdépendance des systèmes économiques et l’importance d’une coordination politique entre les pays. De par leur contact régulier et même quotidien avec les populations particulièrement vulnérables, qui sont souvent victimes de violations des droits de l'homme, le travailleur social de rue constitue un partenaire précieux pour les autorités locales et les institutions concernées. » Le projet proposera d’une part, des activités qui visent à accroître l’efficience et la qualité des pratiques de terrain par les biais de la formation, l’échange de pratique et la réalisation d’outils pédagogiques. Et d’autre part, une mobilisation internationale qui vise à construire des réponses structurelles et durables face aux problématiques vécues par les publics rencontrés dans les rues de par le monde. Actions concrètes mises en œuvre : • Formations • Rencontres internationales • Création d’outils pédagogiques • Campagne • Plaidoyer -­‐ Communication Nom Pays ONG membre Réseau international des travailleurs sociaux de rue : Protection sociale, Citoyenneté et travail social de rue 48 pays dans le monde DYNAMO International 29 CNCD-­‐11.11.11 Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Réseau International des travailleurs sociaux de rue 2013 : 7.781 € 2013 : 9.273 € 13011 DÉVELOPPEMENT DE PÉRIMÈTRES MARAÎCHERS PAYSANS DANS LES DÉPARTEMENTS DE KAYA, PISSILA, BOUSSOUMA ET ZITENGA L’Opération 11.11.11 soutient le projet de SOS FAIM au Burkina Faso. Ce projet vise à améliorer les conditions de vie de près de 1.600 familles paysannes à faibles revenus en augmentant les revenus de leurs activités (cultures maraîchères principalement mais aussi les cultures vivrières traditionnelles). Pourquoi ? Dans la zone concernée, la plupart des familles vivent principalement de l’agriculture pluviale traditionnelle (principalement la culture de sorgho), peu productive en raison des conditions climatiques peu favorables mais également du manque d’accès aux connaissances sur les techniques améliorées. Certains cherchent à compléter ces revenus par la pratique de cultures maraîchères (oignon, tomate,…) en saison sèche, mais ils sont confrontés également au manque d’équipement, de connaissances et d’accès aux marchés. Actions concrètes mises en œuvre : • Formations sur la gestion des groupements : gestion administrative, entretien du matériel d’irrigation, etc. • Formation de paysans-­‐animateurs (chargés de donner des conseils techniques à tous les producteurs) • Acquisition de matériel d’irrigation, aménagement de nouvelles parcelles pour l’irrigation ; • Création de cordons pierreux (aménagements anti-­‐érosifs) ; • Construction d’espaces de stockage (oignons) ; • Organisation de missions de prospection commerciale ; Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Développement de périmètres maraîchers paysans dans les Départements de Kaya, Pissila, Boussouma et Zitenga Burkina Faso S.O.S. FAIM ONG APIL + 6 groupements de maraîchers 2013 : 7.998 € 2013 : 9.531 € 13012 30 CNCD-­‐11.11.11 PROGRAMME DE SOUTIEN À LA CENTRALE DE GRAINS ANDINS DE LA RÉGION SUD EST DU PÉROU : LES PETITS PRODUCTEURS, ACTEURS D’UNE ALIMENTATION SAINE L’Opération 11.11.11 soutient le projet de SOS FAIM au Pérou. Ce projet vise à améliorer les services proposés par les 4 organisations de producteurs de céréales et dérivés à leurs membres au niveau du conseil et de l’appui à la production, la transformation et la commercialisation. Ceci en vue de contribuer à la réduction de la pauvreté des familles de petits producteurs ruraux de ces régions. Pourquoi ? Le Pérou est un pays à revenus intermédiaires qui, malgré une croissance spectaculaire ces dernières années, connaît de très grandes inégalités et où la pauvreté est concentrée dans les zones rurales. En particulier les régions d’Apurimac, Cusco et Puno ont des taux de pauvreté très élevés touchant massivement les populations d’origine indigène qui y sont très présentes. Les céréales jouent un rôle important dans l’alimentation des familles des producteurs et dans les stratégies de sécurité alimentaire, par leur qualité nutritionnelle exceptionnelle. Mais les petits producteurs de céréales font face à d’importantes contraintes : fragmentation des terres agricoles, faible niveau de formation de la population rurale, peu de valeur ajoutée de leurs productions, faibles connexions aux marchés, manque d’appui de l’Etat. Actions concrètes mises en œuvre : • Formation et accompagnement en gestion coopérative, rôles et fonctions des dirigeants • Assistance technique et accompagnement pour améliorer les cultures, renforcer la production biologique, améliorer les procédés de transformation des céréales (en farine, quaker etc.) • Ateliers de sensibilisation en genre et en protection de l’environnement • Formation pour améliorer les capacités commerciales des organisations de producteurs membres de la centrale • Etudes de marché des céréales andines et leurs dérivés • Participation des producteurs à des salons et foires gastronomiques Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Programme de soutien à la Centrale de Grains Andins de la région Sud Est du Pérou : les petits producteurs, acteurs d’une alimentation saine Pérou S.O.S. FAIM Central GRANOS ANDINOS 2013 : 7.998 € 2013 : 9.531 € 13013 31 CNCD-­‐11.11.11 PROJET DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN CUISINE/HÔTELLERIE DE JEUNES DÉSCOLARISÉS OU TRAVAILLEURS DOMESTIQUES POUR UNE INTÉGRATION SOCIO-­‐PROFESSIONNELLE RÉUSSIE DANS LA SOCIÉTÉ RWANDAISE L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’ADPM (Action Développement – Parrainages Mondiaux) au RWANDA. Ce projet vise à lutter contre la pauvreté en donnant la possibilité à une centaine de jeunes déscolarisés ou travailleurs domestiques d’accéder à une formation professionnelle qualifiante. L’objectif étant que 85% d’entre eux trouvent ensuite un emploi en fin de formation. Pourquoi ? Au Rwanda, le taux de chômage touche 80 % de la jeunesse en milieu rural et les parcelles familiales ne suffisent plus à nourrir les très nombreuses familles. L’exode rural des jeunes vers les villes et surtout, Kigali, est une réalité. Ces jeunes peu ou non scolarisés vont souvent finir exploités dans la domesticité. Ces jeunes travailleurs domestiques sont soumis à des horaires très lourds ( de 6h à 22 h00 ), sans jour de repos et souvent sans congés. Les plus chanceux auront un salaire de quelques euros par mois. Le travail domestique est rarement un choix. Le projet vise à offrir d’autres possibilités aux jeunes travailleurs, grâce à une formation professionnelle qualifiante. Actions concrètes mises en œuvre : • Ouverture d’un centre de formation en cuisine/hôtellerie • Mise en formation de 80 jeunes, sur deux ans. • Mise en stage de ces jeunes en fin de chaque année de formation • Appui à l’Intégration socio-­‐professionnelle des jeunes formés • Mise en place d’un partenariat avec un autre Centre de formation, le CEFORMI • Intégration de 20 jeunes dans les formations du CEFORMI en année 2 • Mise en place d’un fonds de roulement pour la création d’activités génératrices de revenus par des jeunes formés, ayant l’esprit d’entreprenariat. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Projet de formation professionnelle en cuisine/hôtellerie de jeunes déscolarisés ou travailleurs domestiques pour une intégration socio-­‐
professionnelle réussie dans la société rwandaise Rwanda ADPM (Action Développement – Parrainages Mondiaux) CLADHO (Collectif des Ligues et Associations de Défense des Droits de l’Homme) et CEFORMI 2013 : 7.781 € 2013 : 9.273 € 13014 ELLES NE NOUS ATTENDENT PAS POUR SE BATTRE. MAINTENANT ELLES ESPÈRENT NOTRE SOUTIEN. L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’achACT en Asie et Caraïbe. Ce projet vise à développer l’empathie, comme source de solidarité entre travailleurs et consommateurs aux deux bouts de la filière de production via des outils spécifiques de communication. 32 CNCD-­‐11.11.11 Pourquoi ? Le 24 Avril 2013, l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza au Bangladesh tuait 1133 travailleurs. L’événement dramatique a révélé à un large public les conditions de travail dans lesquelles des dizaines de millions de travailleurs et de travailleuses produisent les vêtements vendus par les enseignes et marques de mode. Insécurisés par des conditions de travail dangereuses, étranglés par un pouvoir d’achat qui ne leur garantit pas un minimum vital et qui se détériore constamment, épuisés par de longues journées de travail et une alimentation insuffisante, les travailleurs de l’habillement sont de plus en plus nombreux à se mobiliser collectivement. achACT veut faire entendre leur voix. Actions concrètes mises en œuvre : • Diffusion d’un témoignage vidéo chaque mois à partir de janvier 2014 auprès des 12.000 destinataires de notre newsletter, sur les réseaux sociaux et via des organisations membres • Une campagne d’affichage dans des lieux publics • Un documentaire diffusé sur au moins un média télévisé • Quatre capsules vidéo en soutien d’actions • Plusieurs spots thématiques Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Code Elles ne nous attendent pas pour se battre. Maintenant elles espèrent notre soutien (ENNAP) Asie -­‐ Caraïbe achACT (Actions Consommateurs Travailleurs, asbl) Plusieurs organisations de travailleurs et défense des travailleurs, membres du Réseau international de la Clean Clothes Campaign 2013 : 6.593 € 13016 POUR UNE ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES BASÉE SUR LES DROITS HUMAINS EN BOLIVIE, EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO ET AU SÉNÉGAL. L’Opération 11.11.11 soutient le projet du Monde selon les Femmes dans trois pays : Bolivie, RDC et Sénégal. Ce projet vise à assurer une meilleure égalité entre les hommes et les femmes basé sur les droits humains. Pourquoi ? Globalement, s’il y a des progrès en termes de mise en œuvre de l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment grâce à des avancées législatives, force est de constater que le changement de mentalités, de comportements et l’application effective des droits des femmes est loin d’être acquise dans les pays de nos partenaires. La vision du M/F, partagée par ses partenaires, est celle d’un monde où les relations sont construites sur l’égalité, la solidarité, la justice sociale et la diversité, où femmes et hommes luttent contre le patriarcat et transforment ensemble les rapports de domination. La mise en évidence de la similarité 33 CNCD-­‐11.11.11 des enjeux des relations Nord-­‐Sud et des rapports de genre permettent de construire des synergies entre les associations de Belgique et du Sud. Concernant la Bolivie, il reste nécessaire de visibiliser et valoriser les savoirs et les pratiques des femmes rurales, notamment pour ce qui est du domaine du changement climatique, et aussi de continuer à lutter contre les violences faites aux femmes, qui restent très présentes. En RDC la sécurité alimentaire, l’accès aux ressources et les violences faites aux femmes, dans les zones de conflit ou non, restent des défis majeurs. Au Sénégal, en vue de contribuer à la mise en œuvre de la loi sur la parité, il est nécessaire de promouvoir la participation des femmes au niveau politique local et aussi aux espaces de gestion des ressources. Actions concrètes mises en œuvre : • Renforcement de capacités des partenaires : institutionnelles et de proposition / plaidoyer + meilleure prise en compte du genre. • Formations du personnel du service légal des communes, des opérateurs de justice, des
organisations de la société civile. • Actions de sensibilisation, et promotion d’alternatives. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Pour une égalité entre les femmes et les hommes basée sur les droits humains en Bolivie, en République démocratique du Congo et au Sénégal Bolivie, RDC, Sénégal Le Monde selon les Femmes REMTE Bolivie, Casa de la Mujer, ENDA PRONAT, ENDA GRAF SAHEL et CONAFED (2 REFED). 2013 : 10.808 € 2013 : 12.879 € 13017 SYNERGIE APICULTURE CONGO (SYNAPIC) L’Opération 11.11.11 soutient le projet de Miel Maya Honing (MMH) en RDC. Ce projet vise à encourager et pérenniser des pratiques apicoles liées aux actions de lutte contre la déforestation, améliorant par la même occasion la sécurité alimentaire des agriculteurs-­‐trices ainsi que leurs revenus grâce à une exploitation durable des ressources de leur terroir. Pourquoi ? La RDC dénombre environ 60 millions d’habitants, les habitants de la campagne congolaise représentent 60 % de la population du pays. La majorité assure sa subsistance grâce à une agriculture à petite échelle qui s’étend souvent jusque dans la forêt ou la jouxte, d’où l’envahissement systématique de nouvelles zones forestières qui sont utilisées comme parcelles cultivables, mais seulement pour une durée de 2 à 3 ans, période après laquelle le sol est épuisé. Outre l’apport de nourriture, la forêt est également source d’énergie, principalement sous forme de charbon de bois. La fourniture d’électricité, en effet, déjà rare dans les villes, est inexistante en dehors. Le bois et le charbon de bois sont donc les plus grands fournisseurs (80%) d’énergie domestique en RDC. Malgré 34 CNCD-­‐11.11.11 ses riches potentialités agricoles, minières et énergétiques, la RDC se classe parmi les pays les plus pauvres du monde, avec un PIB par tête d’environ 120 USD. Actions concrètes mises en œuvre : • Formations apicoles, • Amélioration du matériel de production, • Appui à la commercialisation des produits de la ruche, • Renforcement des capacités, • Actions de reforestation/lutte contre la déforestation, • Plaidoyer, mise en relation des différentes initiatives apicoles Nom Pays ONG membre Partenaires Synergie apiculture Congo (SYNAPIC) RDC Miel Maya Honing (MMH) Montant 11.11.11 attribué Code GI-­‐Agro, CDS-­‐Kisantu, Coapma et la PLAAC 2013 : 9.943 € 13020 SOUTIEN AUX JEUNES PALESTINIENS POUR QU’ILS JOUENT UN RÔLE ACTIF DANS LE MOUVEMENT SOCIAL PALESTINIEN L’Opération 11.11.11 soutien le projet de Médecine pour le tiers monde (M3M) en Palestine. Ce projet vise à ce que les jeunes à Jérusalem, en Cisjordanie et à Gaza jouent un rôle actif dans le mouvement social palestinien pour promouvoir le droit à la santé pris ici dans sa globalité et donc : le bien-­‐être psychosocial des jeunes, le renforcement de la cohésion sociale, du leadership et l'autonomie de jeunes. Pourquoi ? L’occupation israélienne (la colonisation des terres, les démolitions de maisons, les clôtures et les restrictions en matière de libre circulation,...) demeure le plus grand facteur de détérioration de la situation sociale, économique et politique en Palestine. En outre, les arrestations arbitraires et détentions administratives de Palestiniens continuent d’affecter beaucoup de familles palestiniennes. A Gaza, le blocus imposé par Israël est toujours présent, et dégrade la situation humanitaire tout en violant les droits économiques et sociaux. Les jeunes en Palestine sont particulièrement touchés par l'aggravation de la situation socio-­‐économique, avec plus d’un tiers de jeunes palestiniens sans emploi, désorientés et en perte de sens. Actions concrètes mises en œuvre : • documentation de l'expertise existante et de “cas” d'empowerment sous la forme d'un manuel, des publications en ligne, de matériel audiovisuel par et pour les jeunes ; • développement du travail volontaire dans les communautés pour se rendre utile, recréer du lien ; • échanges et rencontres entre jeunes des différentes régions, avec une attention particulières pour y inclure les jeunes filles. Nom Soutien aux jeunes palestiniens pour qu’ils jouent un rôle actif dans le mouvement 35 CNCD-­‐11.11.11 Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Code social palestinien Palestine Médecine pour le tiers monde (M3M) Health Work Committees, Union of Health Work Committees 2013 : 3.350 € 13021 RENFORCER LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE D’ORGANISATIONS DE PETITS PRODUCTEURS FAMILIAUX L’Opération 11.11.11 soutient le projet de ADG (Aide au Développement Gembloux) au Pérou, département d’Ancash. Ce projet vise à soutenir 1.500 familles paysannes (agricoles) des zones andines (6000 personnes) et 92 organisations de producteurs auxquelles elles appartiennent. Pourquoi ? Malgré les conditions macroéconomiques favorables, de fortes inégalités demeurent au Pérou, notamment en défaveur de la zone montagneuse andine, en termes de pauvreté et de revenus, de santé, d’éducation, d’accès à la terre, aux crédits, etc. L’agriculture familiale, prédominante dans la zone andine d’Ancash, souffre d’une diminution de productivité en partie due à l’utilisation inadaptée des produits agrochimiques à la dégradation accélérée des sols et à l’indisponibilité et/ou au mauvais usage de l’eau pour les cultures, aggravée par les changements climatiques. La faible productivité se traduit par des revenus faibles et une compétitivité réduite. Les femmes ont un moindre accès que les hommes aux ressources productives et participent peu à la prise de décisions au sein des espaces communs comme la communauté, l’association, etc., même si la situation évolue positivement. Actions concrètes mises en œuvre : • Formation et appui en production agroécologique et alimentation saine. • Transformation, certification et commercialisation de la production via des circuits courts. • Formation des organisations de producteurs et des partenaires en gestion, élaboration de projets, leadership, genre, administration et finances, etc. • Information et sensibilisation aux enjeux de l’agriculture familiale et de la souveraineté alimentaire. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Renforcer la souveraineté alimentaire d’organisations de petits producteurs familiaux Pérou ADG (Aide au Développement Gembloux) ANPE PERU (Asociación Nacional de Productores Ecológicos del Perú) ARPOA (Asociación Regional de Productores Orgánicos de Ancash) DIACONIA (Asociación Evangélica Luterana de Ayuda para el Desarrollo Comunal) JDDP (Junta de Desarrollo Distrital de Pamparomás) 2013 : 10.267 € 2013 : 12.235 € 13022 36 CNCD-­‐11.11.11 AGRICULTURE FAMILIALE ET SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE PHASE II (AFSA) L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’ADG (Aide au Développement Gembloux) au Cambodge. Ce projet vise à renforcer durablement la souveraineté alimentaire au Cambodge ; en travaillant avec 10.250 bénéficiaires directs, principalement des membres des coopératives et de leurs familles, mais également des partenaires et des membres des organisations paysannes renforcées par la fédération de coopératives FAEC. Pourquoi ? Le Cambodge est un pays profondément agricole, 80 % de la population vit en zone rurale. La pauvreté touche particulièrement les agriculteurs puisqu’ils représentent 79 % des pauvres (AFD, 2006). L’agriculture concerne essentiellement la production de riz (90%). Ce dernier occupe une place essentielle dans l’alimentation quotidienne des cambodgiens. Il continue donc à jouer un rôle vital dans la subsistance des populations rurales. Les agricultures familiales sont largement dominantes au Cambodge mais font face à un grand nombre de difficultés parmi lesquelles : un manque d’appui du gouvernement, un accès difficile aux terres cultivables, une faible productivité et diversité des espèces cultivées, des filières peu organisées. Elles subissent également de plein fouet l’impact du changement climatique. Les producteurs ne parviennent donc pas à vivre dignement de leur travail et les exploitations familiales disparaissent petit à petit du paysage rural, laissant la place à l’exode et à la faim. ADG souhaite contribuer à renverser ce phénomène. Actions concrètes mises en œuvre : • Améliorer l’accès des familles paysannes aux semences de riz de qualité ; • Renforcer les savoirs des familles paysannes par la formation, l’accompagnement et l’échange ; pour des pratiques agroécologiques ; • Améliorer les capacités de stockage des productions des organisations de petits producteurs; • Faciliter les liens et les négociations avec les marchés ; • Mettre en place des normes et certifications des produits ; • Sensibiliser les acteurs ciblés par ce projet aux enjeux de l’agriculture familiale et de la souveraineté alimentaire ; • Analyser, diffuser et communiquer sur les expériences et résultats du programme. Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Agriculture Familiale et Souveraineté alimentaire phase II (AFSA) Cambodge ADG (Aide au Développement Gembloux) Federation of Farmer Associations Promoting Family Agriculture Enterprise in Cambodia (FAEC), Cambodian Institute for Research and Rural Development (CIRD) 2013 : 10.267 € 2013 : 12.235 € 13023 37 CNCD-­‐11.11.11 UNIVERSITÉ POPULAIRE D’ÉTÉ EN HAÏTI : POUR UNE ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE. L’Opération 11.11.11 soutient le projet d’ENTRAIDE ET FRATERNITE à Haïti. Ce projet vise à contribuer au développement et au combat mené par les associations et organisations de la société civile haïtienne pour leur pleine intégration et participation à la construction d’une société plus juste et démocratique. Pourquoi ? La crise durable de l’économie nationale haïtienne a renforcé dramatiquement la dépendance du pays vis-­‐à-­‐vis de l’aide internationale, notamment au niveau de l’agriculture qui occupe encore 80% des populations des zones rurales mais qui connaît une dégénérescence dans la balance commerciale du pays et n’occupe qu’une place modeste dans le budget national. Les dirigeants politiques nationaux appliquent un modèle libéral, cependant d’autres actrices et acteurs sont conscients de la nécessité de proposer d’autres modèles. Face à l'incapacité de l'Etat à définir des politiques publiques pouvant satisfaire les besoins publics, la nécessité de l'émergence de l’économie sociale et solidaire comme une alternative se fait sentir. Il est donc urgent que des secteurs vitaux de la société créent des espaces d’échanges, de mutualisation des expériences autour de cette alternative. Les participants à l’Université Populaire d’Eté (UPE) sont des militants/tes, issus des milieux étudiant, paysan ou ouvrier. Tous proviennent d’organisations de base ou d’institutions d’accompagnement du secteur populaire et alternatif et sont choisis par celles-­‐ci. L’UPE encourage une représentation significative des femmes. Des participants peuvent aussi provenir de l’étranger, en particulier de l’Amérique latine. Le programme vise à renforcer sur 3 ans les capacités de 100 militants par an et 50 organisations de la société civile. Actions concrètes mises en œuvre : • L’UPE sera organisée autour d’un Tronc commun et de 3 branches d’études : • Production nationale et souveraineté alimentaire • Communication populaire, religion et évolution socio-­‐économique • Contribution de la femme dans l’économie et la législation haïtienne. • Le programme comprend des modules de formation, des tables-­‐rondes, des ateliers, des conférences-­‐débat, mais aussi des espaces de partage d’expérience et des activités artistiques dont le chant. • Après l’UPE, les participants sont encouragés à retransmettre à leur organisation de base le contenu de la formation comme ils s’y sont engagés (conférences, répercutions dans le réseau des radios communautaires...) Nom Pays ONG membre Partenaires Montant 11.11.11 attribué Montant WBI attribué Code Université populaire d’été en Haïti : pour une économie sociale et solidaire Haïti ENTRAIDE ET FRATERNITE ICKL (institut Culturel Karl Levêque), PAPDA (Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement), SAKS (Communication et Education Populaire), ITECA (Mouvement paysan) et PAJ 2013 : 10.267 € 2013 : 12.235 € 13024 38 CNCD-­‐11.11.11 2. PROGRAMME CITOYENNETÉ & DEMOCRATIE Le programme coupole « citoyenneté et démocratie » est un programme qui vise le renforcement des capacités de la société civile du Sud par le biais de coordinations et de coupoles d’ONG et d’associations. Sa philosophie part du postulat que la démocratie fait partie intégrante du processus de développement et que la construction de contre-­‐pouvoirs citoyens coordonnés et suffisamment représentatifs représente le ciment indispensable à la mise en œuvre de politiques de développement reflétant les attentes des populations locales. Ce programme est donc destiné à renforcer les capacités des coupoles et des coordinations d’ONG et d’associations du Sud appelées à mettre en œuvre des actions concertées de sensibilisation et d’interpellation politique, dans le but d’harmoniser et de renforcer l’impact des alternatives de développement définies par les populations du Sud. Son objectif est de promouvoir les convergences citoyennes dans le Sud et de soutenir les processus par lesquels les populations du Sud déterminent elles-­‐mêmes leurs propres priorités de développement et les traduisent en termes de revendications politiques communes. Ces revendications seront ensuite relayées par le CNCD-­‐11.11.11 auprès des institutions belges, européennes et internationales. RD CONGO : REVENUS PROVENANT DES RESSOURCES FORESTIÈRES AU PROFIT DES COMMUNAUTÉS LOCALES ET AUTOCHTONES PYGMÉES Contexte Le sol et le sous-­‐sol congolais regorgent de ressources : très nombreux massifs forestiers et grande quantité de minéraux. Ces richesses devraient normalement permettre au pays d’assumer son développement mais l’exploitation non-­‐structurée de celles-­‐ci ne profite ni aux populations riveraines ni au pays en général. Le gouvernement central et les gouvernorats des trois provinces forestières ne rendent pas effective la rétrocession des taxes perçues aux entités locales, alors que ces taxes sont à la base perçues pour leur développement. A cela, il faut ajouter la corruption qui est très présente. Ces différents problèmes permettent à un grand nombre de compagnies qui exploitent ces ressources, de ne respecter ni la législation ni leur responsabilité sociale et environnementale. Description Le RRN (Réseau Ressources Naturelles) a pour objectif de mener un plaidoyer politique pour que les ressources forestières et minières correctement exploitées profitent au développement local. Pour cela, les pratiques illégales d’exploitation ou d’accaparement par les grandes multinationales doivent être bannies. LE RRN vise donc à renforcer les capacités techniques des provinces forestières et entités territoriales décentralisées ainsi que la société civile environnementale pour que soit mis en place une gestion saine des revenus issus des ressources forestières et pour 39 CNCD-­‐11.11.11 parvenir à l’amélioration des conditions de vie des communautés locales et autochtones pygmées dépendant des forêts. Le travail consiste à dénoncer ces pratiques et renforcer les réseaux d’informations pour développer des stratégies coordonnées. Des activités de sensibilisation, de promotion des droits des communautés locales et des populations autochtones pygmées sont organisées. Il faut aussi que la population soit informée librement et au préalable, de tout ce qui se passe dans le secteur forestier. De cette manière les populations seront plus à même de revendiquer leurs droits et participer activement aux décisions qui concernent notamment celles relatives à la gestion des ressources. Actions concrètes : -
Etude sur la traçabilité des taxes ou revenus issus de l’exploitation du bois d’œuvre ; Identification des acteurs et formation dans le cadre de gouvernance concertée ; Missions de gouvernance concertée dans les territoires ciblés qui connaissent l’exploitation du bois d’œuvre ; Implémentation des noyaux de dialogue social au niveau de chaque territoire pour discuter des tous les problèmes liés à l’exploitation du bois d’oeuvre dans les territoires ; Organisation d’audiences sociétales publiques pour relever les problèmes constatés dans les territoires et proposer des voies de solutions ; Faire rapport aux autorités, à toutes les parties prenantes pour un suivi et un plaidoyer. Nom Plaidoyer pour le renforcement des capacités des provinces et des entités territoriales décentralisées sur la gestion rationnelle des revenus provenant des ressources forestières au profit des communautés locales et autochtones pygmées Pays RD Congo Partenaire local Réseau Ressource Naturelles (RRN) Montant 11.11.11 attribué 2013 : 10.000 € Code C&D/2013/14/CD RD CONGO : APPUI STRUCTUREL DU RÉSEAU LUBUMBASHI Le Réseau Lubumbashi est issu de trois organisations : l’ASADHO (Association Africaine de défense des Droits de l’Homme), le Réseau Ressources Naturelles (RRN) et la Plateforme des Organisations du secteur des Mines (POM). En janvier 2013, grâce au soutien du CNCD-­‐11.11.11, le réseau Lubumbashi a organisé un atelier de planification sur les questions environnementales et sociales au Katanga : « Quel plaidoyer pour le Changement ? ». L’objectif du projet soutenu cette année est d’évaluer la mise en œuvre du cahier des charges de plaidoyer sur les questions sociales et environnementales au Katanga. Actions concrètes •
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Evaluation du plaidoyer mené vers les autorités publiques à Lubumbashi ; Evaluation du plaidoyer mené vers les entreprises minières installées au Katanga ; Les leçons apprises de la première phase du plaidoyer ; 40 CNCD-­‐11.11.11 •
Elaboration du plan de plaidoyer pour la deuxième phase. La mise en œuvre de l’action consistera à organiser un atelier de deux jours. La première partie de l’atelier sera consacrée à l’évaluation des activités de plaidoyer organisées par le Réseau Lubumbashi conformément au cahier des charges élaborée en janvier 2013. Les participants dégageront les forces et les faiblesses de cette première phase de plaidoyer, et ils feront des recommandations pour améliorer les activités de la deuxième phase de plaidoyer. Sur base des échanges, les participants consacreront la deuxième partie de l’atelier à planifier et à définir la stratégie à mettre en place pour la deuxième phase du plaidoyer. Participeront à cet atelier, 30 acteurs de la société civile, les représentants des institutions publiques et des entreprises minières, cibles du plaidoyer. Nom Atelier d’évaluation des activités de plaidoyer menées par le Réseau Lubumbashi (de mai à juin 2013) Partenaires locaux Réseau Lubumbashi Montant attribué 2013 : 10 000 € Programme Citoyenneté & démocratie Code C&D/2013/19/CD SÉNÉGAL : RÉPONSES CITOYENNES À L’ACCAPAREMENT DE TERRES Depuis quelques années, les pays du Sud sont confrontés au phénomène de l’accaparement des terres. Ce phénomène a connu un rythme effréné depuis la directive de l’UE recommandant à ses pays membres d’inclure désormais au moins 10% d’agro-­‐carburant dans leurs besoins en carburant. Depuis lors, l’accaparement des terres à grande échelle a poussé beaucoup d’hommes d’affaires et multinationales dans une ruée vers les terres et réserves foncières des pays du Sud, notamment en Afrique et au Sénégal. C’est un nouveau défi pour la société civile sénégalaise : combattre l’accaparement des terres sénégalaises par des pays étrangers et des sociétés privées avec la complicité des autorités sénégalaises (leaders ou élus locaux), souvent sur la pression de hauts responsables de l’Etat. Paradoxalement, tout cela se passe dans un contexte de crises alimentaires récurrentes dans le Sahel et de changements climatiques. Les mouvements sociaux et les ONG sénégalaises tentent de faire pression sur les élus locaux, pour qu’ils cessent de vendre les terres à prix bradés. Mais au Sénégal, le mouvement paysan pour lutter contre l’accaparement des terres est encore faible notamment par manque d’informations sur le sujet. Pour le Forum Social Sénégalais, il est urgent de procéder à un travail de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer vers les divers acteurs concernés pour renverser les tendances actuelles et aider les populations africaines déjà fragilisées par les crises économiques et climatiques à pouvoir conserver leurs ressources naturelles (dont les ressources foncières). Ce travail s’accompagnera également d’un volet important sur les changements climatiques et les mécanismes locaux d’adaptation, afin que les populations rurales des zones cibles puissent récupérer également le maximum de terres frappées par l’érosion et la salinisation. Objectif : 41 CNCD-­‐11.11.11 Combattre et dénoncer le phénomène d’accaparement et détérioration des terres au Sénégal dans un contexte de crise alimentaire et changement climatique. Activités principales : Création d’une plate-­‐forme nationale citoyenne de collectes d’informations permettant un relevé et un suivi de cas d’accaparement de terres au Sénégal ainsi qu’une évaluation des tendances et des intentions sur la question (reporting). • Ecriture d’un rapport final sur la question d’accaparement des terres au Sénégal (focus sur les deux régions des Niayes et Sine saloum). Ce rapport sera partagé avec tous les acteurs impliqués par la question, surtout ses recommandations et les leçons apprises afin de mettre en exergue : - Les bonnes pratiques dans la lutte contre l’accaparement des terres, - Les bonnes pratiques d’adaptation aux changements climatiques et de récupération des terres salées. Le projet envisage un partenariat avec la presse, les radios communautaires, les journaux quotidiens et les télévisions locale et nationales, ainsi que les sites et journaux en ligne. •
Nom Pays Partenaires locaux Montant attribué Code Campagne de solidarité contre l’accaparement des terres au Sénégal dans un contexte de crises alimentaires récurrentes et de changement climatique. Quelles réponses citoyennes ? Sénégal : zones des Niayes et des terres salinisées de la petite Côte (Sine Saloum) CONGAD -­‐ Coalition des ONG sénégalaises pour le Développement, Forum Social Sénégalais. 2013 : 15.000 € C&D/2013/18/SN APPUI À LA GOUVERNANCE MINIÈRE ET DÉVELOPPEMENT AGRICOLE EN RDC Contexte & résumé de l’action Le sous-­‐sol de la République Démocratique du Congo (RDC) est connu pour regorger de minerais. Mais les conditions d’exploitation minière actuelles ne sont pas en mesure de générer un développement durable. Plus on accorde de concessions minières, plus les possibilités de développement des petits agriculteurs s’amenuisent tout comme leurs sources d’alimentation et de revenus. En outre, les entreprises minières qui s’emparent de terres ; investissent parfois dans la production de maïs, appauvrissant ainsi davantage les populations locales, lesquelles deviennent dépendantes des entreprises du point de vue alimentaire, alors qu’elles devraient devenir des « véritables producteurs et fournisseurs » profitant de la présence de ces entreprises-­‐clients potentiels. Il est donc nécessaire de trouver un équilibre en veillant au développement de l’agriculture familiale tout en permettant une exploitation minière de qualité. Activités principales 42 CNCD-­‐11.11.11 •
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Organiser des forums de dialogue dans 2 chefs-­‐lieux des provinces (Lubumbashi et Kananga) sur la Gouvernance minière et le développement agricole ; Publier des études de cas et réflexions sur la gouvernance minière et le développement agricole ; Former les acteurs locaux en techniques de plaidoyer et lobbying basées sur les droits humains (en particulier les droits d’accès à la terre). Nom Pays Partenaires locaux Montant 11.11.11 attribué Code Appui à la gouvernance minière et développement agricole en RDC RD Congo Conseil National des ONG de Développement -­‐ CNONGD 2013 : 10 000 € C&D/2013/15/CD APPUI AU CONTRÔLE CITOYEN DE L’ACTION PUBLIQUE AU BURUNDI Contexte Au Burundi, les élections de 2010, qui se sont déroulées en l’absence des principaux partis de l’opposition, tout au moins au niveau des élections présidentielles et législatives, ont consacré une voix unique au sein des institutions, aboutissant ainsi au monolithisme au sein des institutions dirigeantes suite à une majorité écrasante obtenue par le parti CNDD-­‐FDD au pouvoir depuis 2005. Cette situation rend faible ou en tout cas difficile le contrôle de l’action gouvernementale par l’institution parlementaire. Le fait que la grande majorité des élus soient nouveaux dans la législature et que par conséquent ils ne maitrisent pas encore les mécanismes de contrôle peut aussi avoir un impact négatif sur un tel exercice attendu par les citoyens. Une jurisprudence récente en rapport avec l’Indépendance des parlementaires est venue compliquer les choses. En effet, tout en ayant un mandat national, le député/sénateur peut perdre son siège si le parti d’origine estime que par ses actes il compromet le fonctionnement normal de son parti. Cela est de nature à contraindre les parlementaires même avisés à une prudence exagérée et à ne pas dénoncer les faiblesses du gouvernement par peur de représailles. Par ailleurs, la société civile burundaise et la population en général connaissent à peine le rôle du parlement et elle n’utilise presque jamais cette institution pour promouvoir la voix populaire et exiger la redevabilité de ceux qui ont la charge de diriger au nom du peuple. Pourtant des opportunités existent : les commissions parlementaires permanentes ou ad hoc, les questions orales, les visites des députés dans leur circonscription, les analyses périodiques de l’exécution du budget par l’institution de la Cour des Comptes qui dépend et rapporte au Parlement sont des opportunités à saisir. Actions concrètes Le projet vise à accroitre le rôle et l’implication de la société civile pour inciter le parlement à promouvoir la bonne gouvernance à travers un contrôle plus rigoureux de l’action gouvernementale en vue de satisfaire aux préoccupations de la population à la base. Les activités de FORSC porteront sur l’organisation de formations pour les leaders des 43 CNCD-­‐11.11.11 organisations de la Société Civile sur le fonctionnement du parlement, l’organisation de plusieurs ateliers de rencontres entre les parlementaires et les leaders de la Société Civile sur le contrôle de l’action gouvernementale, la redevabilité des parlementaires auprès de la population ; sur l’accessibilité des commissions permanentes et les assemblées en sessions plénières. Nom Pays Partenaire Montant 11.11.11 attribué Code Projet d’appui au contrôle citoyen de l’action publique au Burundi Burundi FORSC -­‐ Forum pour le renforcement de la société civile 2013 : 15.000 € C&D/2013/13/BI PROPOSITIONS FINANCIÈRES DANS LE CADRE DE L’INTÉGRATION LATINO-­‐AMÉRICAINE Latindadd est un réseau de 17 organisations non gouvernementales actives dans 10 pays d’Amérique latine, travaillant le dialogue sur la problématique financière internationale -­‐ principalement sur la dette externe, le financement pour le développement, la justice fiscale. Dans le prolongement des années précédentes, le programme vise à apporter une contribution au débat sur la gouvernance mondiale à partir de discussions et de propositions sur l’intégration financière, les infrastructures et l’énergie dans la région. En cherchant à apporter une contribution à la gouvernance mondiale qui remet radicalement en cause la violation des droits, la destruction des écosystèmes, la persistance des inégalités, mais également la concentration et l’exécution des décisions dans tous les domaines, le projet cherchera à construire des critères et des pistes à partir d’une approche alternative développée sur base d’une économie sociale-­‐solidaire, une économie écologique, et une démocratie globale. Objectifs spécifiques : 1. Influencer le processus d’intégration régionale pour renforcer la régionalisation de la finance mondiale comme élément de sortie de la crise financière et pour la lier à des propositions économiques basées sur une nouvelle matrice productive et énergétique comme sortie à moyen terme de la crise systémique, face aux décisions du G20 et qui permettra de soutenir ou questionner l’approche des mégaprojets en cours. 2. Continuer le plaidoyer pour promouvoir le « financement souverain, démocratique et responsable » (FSDR) à travers la mise en œuvre d’une justice fiscale et afin que les budgets nationaux contribuent à des propositions pour l’inclusion, la souveraineté nationale et régionale, la sécurité/souveraineté alimentaire, l’économie sociale et la sécurité écologique. 3. Contribuer de manière pratique et théorique à ce que la proposition de « Nouvelle architecture financière régionale » (NARF) et le FSDR soient liés à la gouvernance démocratique régionale et mondiale, impliquant tous les pays, contrairement aux propositions du G20 et de ses organes exécutifs. 4. Renforcer la capacité de plaidoyer des membres de Latindadd. Concrètement, Latindadd travaillera les lignes d’action suivantes : 44 CNCD-­‐11.11.11 Suivi des politiques financières et des propositions de gouvernance. Préparation systématique des responsables de plaidoyer du réseau sur la base de l’expérience acquise par le siège de Latindadd. Mise en place de façon systématique des thématiques de l’agenda de Latindadd dans tous les réseaux du continent en accord avec l’Alliance sociale continentale et la « Mesa de Articulacion » pour un travail d’incidence commun. Dialogue systématique avec les réseaux internationaux. Promotion de forums et de tables rondes régionales avec des fonctionnaires régionaux. Participation aux forums et tables rondes mondiales avec fonctionnaires internationaux. Diffusion de toutes les productions à travers Internet et publications écrites. •
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Nom Pays Durée Partenaire Montant 11.11.11 attribué Code Contribution à la gouvernance régionale et mondiale face à la crise systémique à partir de propositions financières dans le cadre de l’intégration latino-­‐américaine Amérique latine (Argentine, Bolivie, Brésil, Colombie, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Pérou & Uruguay) avril 2012 -­‐ mars 2014 LATINDADD -­‐ Red Latinoamericana Deuda Desarrollo y Derechos 2013 : 15.000 € C&D/2013/10/PE CAMPAGNE CONTINENTALE DE L’ALLIANCE SOCIALE CONTINENTALE (ASC) L’Alliance Sociale Continentale (ASC) est une coalition présente sur tout le continent Américain composée d’organisations sociales, réseaux thématiques et organisations sectorielles. L’objectif général de l’ASC est « de renforcer la participation des organisations et des mouvements sociaux dans le débat politique et public sur les composantes de la politique internationale du continent en terme de coopération économique (accords de libre-­‐échange et les traités bilatéraux d’investissement), de droits de l’homme, de sécurité, de changement climatique et d’intégration. » Thématiques et actions concrètes : •
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Le libre commerce : participation au sommet UE-­‐CELAC de janvier 2013 à Santiago et réalisation du Sommet de peuples en parallèle. Autre priorité sera le thème des investissements des multinationales et les mines. Participation dans la campagne mondiale contre l’impunité des multinationales. L’intégration régionale : la thématique sera mise en discussion lors des sommets de la CAN, UNASUR, MERCOSUR et ALBA Crise et alternatives -­‐ Justice fiscale : ASC a participé à la création et poursuivra sa participation dans le « réseau pour la justice fiscale en Amérique latine ». Elle va promouvoir la création de réseaux nationaux sur le sujet (des rencontres ont déjà eu lieu au Pérou et en Argentine). Base militaire, militarisation et criminalisation de la protestation sociale : appui à la « campagne continentale contre les bases militaires la criminalisation de la protestation sociale et la militarisation ». Souveraineté alimentaire : poursuite de diverses actions sur le rôle des transnationales et mono-­‐exportation. La ASC accompagne certaines mobilisations (producteurs de riz, de café, de papier en Colombie) ou luttes contre la concentration de la terre,… 45 CNCD-­‐11.11.11 Nom Pays Partenaire Durée Montant 11.11.11 attribué Programme Code Campagne continentale de l’Alliance sociale continentale (ASC) Amérique latine Alliance Sociale Continentale 12 mois 2013 : 10.000 € Citoyenneté & démocratie C&D/2013/11/CO AMÉLIORER LA COORDINATION, COOPÉRATION ET CONSULTATION DES ONG DE DÉVELOPPEMENT DANS UN CONTEXTE DE BLOCUS MILITAIRE Contexte Palestinian NGO Network (PNGO) a été créé à la suite des Accords d’Oslo dans l’objectif de renforcer la coordination, la consultation et la coopération entre les différents secteurs de la société civile en Palestine. PNGO comprend 133 organisations membres, qui travaillent dans différents domaines de développement en Palestine. Le bureau de Gaza coordonne 63 membres localisés à Gaza, celui à Ramallah (Cisjordanie) coordonne les 70 autres membres. Les 2 bureaux sont indépendants et autonomes dans la mesure où la bande de Gaza est totalement isolée et que de plus en plus les problématiques auxquelles font face les 2 bureaux diffèrent. PNGO a pour mission de contribuer à la résistance nationale pour mettre fin à l’occupation, plaider pour les droits du peuple palestinien aux niveaux local, régional et mondial, renforcer les valeurs démocratiques au sein de la société et renforcer les capacités organisationnelles de la société civile. Le projet vise à soutenir PNGO pour la réalisation de son Plan d’action pour ces 3 prochaines années surtout en termes de renforcement de la coordination et des synergies entre les membres et du renforcement de capacités des membres au niveau de leur impact sur la prise en compte des principes de démocratie, de justice sociale et de respect des droits humains. Objectifs de l’action •
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Permettre aux membres de Gaza et de la Cisjordanie de faire face au blocus, à l’occupation et au conflit ; Développer des campagnes de plaidoyer pour la réconciliation inter-­‐palestinienne ; Renforcer le plaidoyer pour défendre la liberté d’association ; Soutenir le dialogue entre PNGO et les autres organisations dans le monde arabe et la région Nom Améliorer la coordination, coopération et consultation des ONG de développement dans un contexte de blocus militaire Pays/Région Palestine/Bande de Gaza Durée 1 an (décembre 2013 – novembre 2014) Partenaire Palestinian NGO Network (PNGO) -­‐ Gaza Montant 11.11.11 octroyé 2013 : 15 000 € Code C&D/2013/20/PS 46 CNCD-­‐11.11.11 RENFORCEMENT DU POUVOIR ÉCONOMIQUE DE LA FEMME EXERÇANT LE COMMERCE INFORMEL TRANSFRONTALIER -­‐ CAS DE LA SOUS RÉGION DES GRANDS LACS Contexte La région des Grands Lacs a été marquée au cours des dernières années par des conflits sanglants qui ont fait des millions de morts. Ces conflits, qui avaient des origines spécifiques à chacun des trois pays à savoir le Burundi, la R.D.Congo et le Rwanda ont fini par s’entremêler. Les populations se sont déplacées d’un pays à l’autre au gré des flambées de violences commis par les miliciens et groupes armés qui se sont multipliés créant des alliances qui allaient au-­‐delà des frontières en pillant les ressources et en violant les femmes. Ces conflits armés ont fait de la sous-­‐région une zone très fragile où on assiste à une croissance dramatique de la pauvreté. Dans les trois pays, les femmes sont particulièrement les plus touchées par les conséquences de ces conflits. Elles constituent 70% de la force de production dans l’économie rurale de subsistance. Cette situation, pour laquelle les femmes n’étaient pas préparées, contribue à les rendre plus vulnérables. Le commerce informel transfrontalier dans la sous-­‐région des Grands Lacs est exercé par plus ou moins 80% des femmes à faible revenu. De ce fait, plusieurs défis liés à cette situation sont constatés tel que la violation des droits de femmes, le non-­‐respect des accords et protocoles existants, l’ignorance des lois en vigueur, les guerres persistantes dont les femmes sont les principales victimes ainsi que la pauvreté qui fragilise la santé des ménages. Cela a incité les femmes de la sous Région des Grands Lacs à s’aventurer dans le commerce informel transfrontalier sans être préparées pour faire survivre leurs familles. Selon leurs témoignages, elles fuient la douane et passent dans les sentiers où leurs biens sont pillés, elles-­‐mêmes violées, et n’ont aucune protection. Le collectif PROFEMMES membre actif de la Concertation des Associations Féminines dans la région des Grands Lacs (COCAFEM/GL),un réseau régional composé de 11 collectifs dont 5 en R.D.Congo, 3 au Burundi, se sent interpelé par ses membres et d’autres partenaires à prendre en main le cas des femmes exerçant le commerce informel transfrontalier. PROFEMMES/TH voudrait les organiser, les aider à connaitre et défendre leurs droits et à montrer au grand public et aux autorités du Burundi, du Rwanda et de la R.D.Congo, cette problématique qui est peu connue et par conséquent non encore résolue. Activités programmées dans le temps : •
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Une réunion d’échange et de concertation des femmes exerçant le commerce informel transfrontalier sera organisée dans les 3 pays, en collaboration avec les différents intervenants. Les femmes entre-­‐elles feront l’analyse du contexte dans leur pays respectif pour ensuite faire une analyse du contexte régional avec les enjeux majeur ainsi tissé des liens de solidarité. 47 CNCD-­‐11.11.11 •
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Par la suite PROFEMMES organisera une rencontre régionale pour condenser ces informations et formuler des actions à mener dans la région. Une état de lieux dans chaque pays sera mené pour alimenter les témoignages des femmes et faciliter l’élaboration des stratégies de sensibilisation, de renforcement des capacités et de plaidoyer pour améliorer les conditions des femmes exerçant le commerce transfrontalier. Nom Pays Partenaire Durée du projet Montant 11.11.11 attribué Code Renforcement du pouvoir économique de la femme exerçant le commerce informel transfrontalier -­‐ Cas de la sous-­‐région des grands Lacs 3 pays de la région des Grands Lacs ; Burundi, RDC, Rwanda. PRO-­‐FEMMES/TWESE HAMWE 12 mois 2013 : 9 000 € C&D/2013/22/RW RENFORCEMENT DE LA PARTICIPATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DANS LE PROCESSUS VERS LA COP 20 Contexte Le Pérou sera l'hôte de la 20e Conférence des parties (COP) de la Convention-­‐cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tiendra à Lima du 3 au 14 Décembre 2014. Cette Conférence revêt une importance particulière car elle devrait permettre des avancées au projet de nouvel accord mondial sur le climat qui sera signé au COP21 de Paris en 2015, ce qui nécessite d'importants engagements concernant l'atténuation du réchauffement climatique (réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre), le financement, le soutien à l’adaptation, le transfert de technologie et l'indemnisation pour les « pertes et dommages ». La participation de la société civile et du grand public est primordiale dans ce processus. Il ne s’agit pas seulement d’avoir un accord sur le climat, mais également d’aborder les modes de production et de consommation non-­‐soutenable (Sommet de Rio, Rio +20) et la mise en place d’objectifs de développement durable (ODS) au niveau international. En outre, la réalisation d'un COP en Amérique latine, est une opportunité pour visibiliser au niveau international les particularités du sous-­‐continent tels que la nécessité de protéger la vie des populations affectées, la biodiversité des zones de haute montagne, l’Amazonie, les glaciers et les zones aquifères, côtières et marines qui font partie du patrimoine écologique, qui sont menacées par le changement climatique . Dans la perspective du COP 20, le MOCICC, avec diverses organisations, a mis sur pied le « Groupe PEROU COP 20 » dont il assure le secrétariat. Ce groupe développera les initiatives de la société civile pour la COP 20 face au niveau officiel, ainsi que la réalisation du Sommet social. L’objectif du projet ici est de raccrocher au niveau national et local les enjeux mondiaux des changements climatiques. Activités prévues 48 CNCD-­‐11.11.11 •
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Articuler des analyses et propositions sur le budget public péruvien avec des critères d’équité sociale et de priorisation du financement à l'adaptation au changement climatique. Assurer le suivi du financement climatique au Pérou en mettant le sujet à l'ordre du jour de la COP et du Sommet social. Développer une communication créative qui contribue à l'information, la prise de conscience et la participation citoyenne face à la COP et le sommet social. Nom Pays Partenaire Durée Montant 11.11.11 attribué Code Renforcement de la participation de la société civile dans le processus vers la COP 20 Pérou MOCICC 1 an -­‐ 2014 2013 : 15 000 € C&D/2013/21/PE TRIBUNAL DES PEUPLES SUR LE SALAIRE VITAL ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL DANS L'INDUSTRIE DE L'HABILLEMENT Contexte C’est en Asie que se trouve la plus forte concentration de la production de produits textiles finis. C’est aussi la région asiatique qui est la plus compétitive dans tous les domaines liés à cette production (coût du travail, échelle de production, technologie, matières premières…). Pour faire face aux inégalités qui en découlent pour les droits des travailleurs en Asie, des syndicats, des organisations de défense des droits de l’homme, des ONG et des universitaires de 10 pays asiatiques en association avec des organisations en Europe en en Amérique du Nord ont décidé de s’allier au sein de l’Asia Floor Wage Alliance. Le principal objectif de cette coalition est de faire l’état des lieux des conditions de travail dans cette région, formuler des recommandations à mettre en œuvre à travers une campagne de sensibilisation et de plaidoyer pour un salaire minimum vital en Asie dans l’industrie de la confection textile. Il s’agit également de bâtir et renforcer une alliance en Asie entre les travailleurs et leurs représentations qui soutiennent la bataille pour un salaire décent et pour des salaires minimums plus élevés. Asia Floor Wage Alliance est ainsi un membre actif dans Clean Clothes Campaign. Il s’inscrit tout autant dans une stratégie de partenariat Sud-­‐Sud que Sud-­‐Nord. Pour rappel, un salaire minimum vital doit permettre au travailleur de couvrir les besoins essentiels de sa famille : alimentation, logement, habillement, garde et éducation des enfants, santé, transport et énergie. L’action pour laquelle AFW est soutenue cette année est la tenue d’un Tribunal international des peuples sur un salaire et des conditions de travail décents dans la filière de production de la confection textile. Il s’agira du 4ème Tribunal organisé par l’AFW (Sri Lanka, Cambodge, Inde et Indonésie en cours de préparation). Il est prévu qu’il ait lieu en Inde fin 2014 ou début 2015 si 49 CNCD-­‐11.11.11 les co-­‐financements tardent à être rassemblés. La différence avec les précédents est que celui-­‐ci sera international, tandis que les précédents n’avaient qu’un niveau national. L’interpellation était auparavant dirigée vers les gouvernements, entreprises (y compris multinationales) et employeurs nationaux. Le Tribunal international visera quant à lui, à interpeller les organisations internationales et la communauté internationale (ILO, OCDE, UN Business & Human Rights) sur les pratiques des multinationales en matière de salaire vital, liberté d’association et travail décent. Nom Pays Partenaire Durée Montant 11.11.11 attribué Code Tribunal des Peuples sur le salaire vital et les conditions de travail dans l'industrie de l'habillement Asie : Bangladesh, Sri Lanka, Inde, Chine, Indonésie, Pakistan, Thaïlande, Malaisie, Philippines Asia Floor Wage Alliance 1 an -­‐ 2014 2013 : 15 000 € C&D/2013/24/IN RENFORCER LE RÔLE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR L’ÉLABORATION DE POLITIQUES SOCIALES ET ÉCONOMIQUES DANS LA RÉGION EURO-­‐
MÉDITERRANÉENNE – ANNÉE 3 ANND est un réseau de plaidoyer régional créé en 1997 et basé à Beyrouth depuis 2001. Il regroupe des organisations de 11 pays arabes (Liban, Egypte, Jordanie, Palestine, Irak, Bahreïn, Yémen, Maroc, Tunisie, Soudan et Algérie). Ses objectifs sont le renforcement du rôle de la société civile, la défense des valeurs de démocratie, des droits de l’homme, et d’un développement durable (économique, sociale et environnementale) dans la région. Son travail est subdivisé en 3 programmes d’action : les politiques de développement ; les réformes économiques et sociales et le rôle des organisations internationales et régionales ; • la libéralisation du commerce et ses conséquences sociales et économiques ANND est actif/membre dans divers réseaux régionaux et mondiaux : Action mondiale contre la pauvreté, Forum social mondial, Social Watch, Civicus World Alliance, Asia Pacific Research Network etc. •
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Contexte La crise mondiale a aggravé les difficultés économiques et sociales que connaît la région arabe. Face à cette situation, la faiblesse de la société civile dans la région sur les questions relatives aux politiques économiques et sociales se fait ressentir, en termes de suivi, évaluation, sensibilisation, plaidoyer, impact aux niveaux national et régional. En effet, l’intervention de la société civile dans la région se limite principalement en approvisionnement de services, action de développement ou encore sur les questions de démocratie et de droits de l’homme au niveau local et national. 50 CNCD-­‐11.11.11 Avec les soulèvements qui ont eu cours dans certains pays arabes et les transitions démocratiques en cours dans ces pays, de nouvelles politiques sociales et économiques sont nécessaires qui doivent aller de pair avec la réforme du système politique et le renforcement de la société civile. Les pays arabes doivent repenser leur partenariat avec l’Union européenne pour assurer un avenir de prospérité et de sécurité pour la région. Il s’agit prioritairement de discuter et de formuler des propositions de réformes socio-­‐économiques au niveau régional, et de promouvoir la collaboration avec experts, chercheurs et médias. Le programme soutenu par le CNCD-­‐11.11.11 s’inscrit dans le programme d’ANND de renforcement des organisations de la société civile du sud de la Méditerranée pour développer leur plaidoyer concernant la prise en compte des enjeux de développement de la région par le Partenariat euro-­‐méditerranéen. Les organisations de la société civile des pays arabes seront également en mesure de suivre et de s’impliquer davantage dans l’élaboration des politiques économiques et sociales de leur Etat et dans le processus de partenariat avec l’UE. Avec cette action, ce renforcement devient opérationnel et accroît la coordination et le partenariat avec les organisations européennes. Activités prévues : •
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l’élaboration d’études/analyses politiques sur : la politique d’aide européenne, les politiques sociales, de migrations, sur le travail et relatives aux ODM et la cohérence entre les politiques commerciales et de développement de l’UE ; Rassemblement régional préparatoire à Bruxelles en septembre-­‐octobre; Une série de rencontres et visites avec les institutions européennes pertinentes à Bruxelles pour le plaidoyer et l’interpellation suivra le rassemblement. Nom Pays Partenaire Durée Montant 11.11.11 attribué Code Renforcer le rôle de la société civile pour l’élaboration de politiques sociales et économiquesdans la région euro-­‐
méditerranéennes – Année 3 Moyen-­‐Orient et Afrique du Nord – L’action réunit des membres d’ANND de 6 pays arabes : Liban, Egypte, Jordanie, Palestine, Tunisie, Maroc. Arab NGO Network for Development (ANND) 8 mois, de juin 2013 à octobre 2013 2013 : 15 000 € C&D/2013/16/LB JE NE PAYE PAS LA DETTE DE BEN ALI. NOTRE ARGENT POUR GARANTIR NOS DROITS Le collectif « Rencontre de lutte Contre la Dictature de la Dette » (RLCDD) a été créé le 18 octobre 2013 à Tunis, entre les associations et organisations suivantes : Raid/Attac/Cadtm Tunisie, OTC (Organisation Tunisienne pour la Citoyenneté), UGET (Union Générale des Etudiants de Tunisie), UDC (Union des Diplômés chômeurs), APEP (Association Pour la 51 CNCD-­‐11.11.11 Préservation de l'Ecole Publique) et UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail -­‐ Département femme, jeunesse ouvrière et associations). Le 8 novembre 2013, le RLCDD a organisé à Tunis, en collaboration avec le réseau Cadtm et le groupe parlementaire européen GUE/NGL, une journée d’action contre la dictature de la dette, sous le slogan ‘Je ne paye pas la dette de Ben Ali. Notre argent doit garantir nos droits’. Encouragés par la réussite de cette première action commune, les partenaires du RLCDD ont décidé de poursuive leur collaboration, en renforçant le cadre commun grâce à une nouvelle action collective et d’envergure. Contexte régional Le 14 janvier 2011, la révolution tunisienne a mis fin à 23 ans de dictature. C’est un grand pas qui a été franchi vers la liberté et la reconquête de la souveraineté populaire nationale, mais beaucoup reste à faire pour en finir avec la dictature de la mondialisation néolibérale qui empêche la satisfaction des aspirations démocratiques et sociales des masses populaires tunisiennes. Ben Ali s'est enfui en laissant derrière lui une ardoise assez lourde. Un dictateur qui a bénéficié de facilités de crédits de la part de créanciers qui connaissaient parfaitement à qui ils avaient affaire. Une partie de cette dette a servi à opprimer le peuple tunisien, tandis qu'une autre partie a été détournée par Ben Ali et ses clans. Par conséquent, une dette qui n'a pas servi les intérêts des Tunisiens. Autrement dit, une dette qu'il est juste de qualifier d'odieuse et qui doit être, de ce fait, annulée. Le projet financé par le CNCD-­‐11.11.11 concerne une période de 2 mois et demi, subdivisée en 3 moments forts, dans le but de : •
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Permettre au RLCDD d’apprendre à travailler en commun et à forger ses propres outils, Donner la possibilité aux militantes et militants, essentiellement des jeunes, à participer à la préparation et à l’élaboration du programme de formation, Prendre en compte l’exigence de lier éducation populaire et action citoyenne. Nom Pays Partenaire Durée Montant 11.11.11 attribué Code Je ne paye pas la dette de Ben Ali. Notre argent pour garantir nos droits Tunisie Rencontre de Lutte contre la Dictature de la Dette de février à avril 2014 2013 : 8 000 € C&D/2013/23/TN 52