La construction navale a un avenir à Saint

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La construction navale a un avenir à Saint
Ensemble, nous croyons à l’avenir de l’industrie navale.
Appel des présidents des Exécutifs locaux pour une stratégie industrielle forte
et partagée en faveur du dernier grand chantier naval civil Français
Nous réaffirmons une ambition claire et forte pour l’industrie navale dont nous
affirmons qu’elle a un avenir en France et en Europe. Au moment où cette filière
connaît des difficultés qui peuvent entraîner une situation sociale intenable, nous
l’assurons de notre soutien et de notre engagement à ses côtés !
L’annonce de la défection de la compagnie norvégienne Viking River Cruises et de
l’abandon du chantier ODIN ouvre une nouvelle période de turbulence pour le chantier de
Saint-Nazaire, plongeant les salariés de STX et de la sous-traitance navale dans
l’incertitude.
La construction navale est et doit rester un secteur clef de notre économie régionale.
Saint-Nazaire doit continuer de construire demain des paquebots, mais aussi de nouveaux
bateaux, et contribuer à l’essor de la filière des énergies marines renouvelables. C’est
pourquoi nous croyons, malgré un contexte particulièrement difficile, à l’avenir de STX et
des industries maritimes.
Pour nous, il s’agit d’aider le chantier nazairien à asseoir sa compétitivité pour faire face à
la concurrence internationale, mais également de lui donner les moyens d’accélérer sur les
stratégies de différenciation et de diversification. Les collectivités locales entendent unir
leurs forces pour continuer d’accompagner ce processus et rappeler l’Etat, actionnaire à
33% mais actionnaire « dormant », à ses responsabilités.
A très court terme, seul un engagement fort permettra de faire face au creux de charge
annoncé.
D’abord pour aider l’entreprise à relancer son plan de charge en décrochant de nouvelles
commandes. Le projet Vista de la compagnie MSC offre la perspective d’une série de 4
paquebots géants. Cet objectif doit fédérer nos énergies et sur ce point c’est à l’Etat qu’il
revient d’intervenir. En effet, c’est la faiblesse des moyens français de financement à
l’exportation et la complexité des montages financiers qui est en cause dans la défection
de Viking River Cruises. Seuls des outils de financement revisités et mis au service d’une
stratégie industrielle volontariste permettront de lutter à armes égales dans la
compétition européenne et mondiale.
Seconde urgence : Apporter les réponses conjoncturelles qui permettront de limiter
l’impact du creux de charge de ces prochains mois sur l’emploi, les compétences et le tissu
industriel. Chômage partiel, redéploiement de personnel vers les secteurs en tension
(aéronautique), plans de formation, accompagnement des sous-traitants… Nous sommes
mobilisés sur le sujet et nos outils, déjà expérimentés sur le bassin lors de précédentes
difficultés, vont être réactivés. Sur ce point également, nous en appelons à l’intervention
urgente de l’Etat en complément de notre action.
Enfin, il nous faut poursuivre nos efforts pour accompagner la différenciation et la
diversification vers les créneaux d’avenir que constituent, notamment, le navire du futur
et les énergies marines renouvelables pour se donner les moyens de capter au plus vite ces
nouveaux relais de croissance complémentaires de l’activité de construction de paquebots.
A cet égard, nos collectivités sont engagées à titre divers dans des dispositifs de soutien à
la navale, et en particulier la Région par le biais de 8 programmes de R&D structurants
engagés par STX qu’elle soutient pour un montant global de 8 millions d’euros.
Les collectivités locales sont mobilisées aux cotés des salariés et des entreprises de la
filière navale. Elles attendent des initiatives volontaristes de la part d’un Etat porteur
d’une réelle politique industrielle, ainsi que d’un actionnaire qui doit clarifier sa
stratégie. Ensemble nous donnerons une nouvelle perspective d’avenir à l’industrie
navale dans notre région.
Par Jacques Auxiette, Président de la Région des Pays de la Loire ; Jean-Marc
Ayrault, Député Maire de Nantes ; Joël Batteux, Maire de Saint-Nazaire et Philippe
Grosvalet, Président du Département de Loire-Atlantique.

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