Le Département soutient les artisans

Commentaires

Transcription

Le Département soutient les artisans
Le magazine
n°129 - novembre 2014
Conseil général
lpes de Haute-Provence
www.cg04.fr
Le Département
soutient les artisans
Expression
libre
Conseil général
des Alpes de Haute-Provence
13 rue du Docteur Romieu
CS 70 216
04 995 DIGNE LES BAINS CEDEX 9
Tél. 04 92 30 04 00
Mèl : [email protected]
Retrouvez les anciens numéros
du magazine et inscrivez-vous
à la lettre d’information sur :
www.cg04.fr
Directeur de la publication
Gilbert Sauvan
Responsable des publications
Xavier Delcroix - [email protected]
Chargé de la publication
Philippe Maillard
Photographies Frédéric Exubis
Textes Philippe Maillard
sauf P 18
[email protected]
Réalisation
Galets Bleus Group - Manosque
04 92 72 27 19
Impression
Imprimerie RICCOBONO
label Imprim’vert.
Distribution La Poste
Dépôt légal à parution
Crédit photos : Frédéric Exubis, sauf,
P7 - Philippe Maillard - René Cuchietti
P9 - Philippe Maillard
P10-11 - SDIS 04
P12 - EPICTURA
P16- Chœur du pays de Forcalquier
P17 - Dessin N. Markova - EPICTURA
4e de couverture - SDIS 04
Rectificatif N°128 - P9 - Photo WeGO
ISSN : 1297-7055
Tirage : 64 000 ex
Magazine imprimé sur un papier à base
de bois issu de forêts gérées durablement.
Ne pas jeter sur la voie publique.
Majorité départementale
Indépendants
Les jours du SAMU 04
sont-ils comptés ?
Anne, ma sœur Anne…
Voilà un projet sérieux et crédible qui éviterait d’isoler
encore un peu plus les bas-alpins.
Souvenons-nous : « le changement c’est maintenant,
nous allons réenchanter le rêve français ! ».
Il y a de la cruauté à rappeler les slogans de la dernière
campagne présidentielle. Pourtant 30 mois se sont
écoulés, nous vivons toujours dans le déni, dans un
vieux pays fatigué, bloqué, déchiré.
Les dernières élections sénatoriales, si l’en était
encore besoin nous le confirmèrent tout au long de
ce jour du 28 septembre. Jour heureux pour les uns,
funeste pour les autres ; où l’on vit à la manière d’une
tragédie classique grecque (rappelez-vous au collège :
unité de lieu, de temps, d’action).
Nos Horaces et nos Curiaces s’entre déchirèrent
devant nos yeux stupéfaits.
Non ! Décidément, nous ne tirerons jamais les leçons
bien apprises de notre passé. Il régnait dans les allées
de la préfecture une ambiance sans doute comparable
au jour fatidique où l’on trucida le duc de Guise. Ce
28 septembre a produit une onde de choc dans nos
territoires, celle-ci ne sera pas sans conséquence
pour les épreuves qui nous attendent.
Si les futures élections régionales se résument au
désormais duel entre les candidats rangés dans
des listes élaborées où les partis politiques règnent
en maître, il n’en sera pas de même pour les
départementales où la proximité, le contact journalier,
l’action rapide, le respect de la parole donnée
sont le ciment de tout engagement du conseiller
départemental au service de ces concitoyens.
Alors, comment ne pas songer aux deux coqs de Zorba
le Grec qui gravissent ensemble leur tas de fumier ;
l’un pour prendre la dimension de son territoire et
mesurer tout ce qui lui reste encore à faire. L’autre
le fait dans le but non avoué mais bien réel de faire
admirer sa crête à toute sa basse-cour.
Marcel CLÉMENT
Serge SARDELLA
L’Agence Régionale de Santé (ARS) a un projet de
mutualisation des moyens du SAMU 04 et du SAMU 05,
et de basculement de la régulation du 04 sur Gap, pour
la fin de l’année.
Étonnant, alors que c’est le SAMU 04 qui a la plus
forte activité (un tiers en plus que le 05). Les conséquences négatives pour notre département seraient
très importantes :
- Le SAMU qui détient la régulation décide de
l’orientation des patients. Le centre hospitalier de
Gap pourrait alors être souvent préféré à ceux du
département. L’existence des services de l’hôpital de
Digne-les-Bains, notamment, pourrait de ce fait être
remise en cause.
- La régulation depuis Gap risque de générer des
difficultés opérationnelles par méconnaissance
de notre territoire et des habitudes de travail entre
les services de secours. L’aide médicale d’urgence
serait déstabilisée (amenuisement des chances de
survie des patients graves).
- Il n’y aurait pas d’économie car on peut prédire une
augmentation des sorties d’ambulances.
Le Conseil général rejette donc ce projet et
propose, en accord avec le Service Départemental
d’Incendie et de Secours (SDIS 04) et le SAMU 04,
une alternative à cette voie purement comptable de
réduction des moyens.
Le SDIS 04 vient de moderniser son informatique
opérationnelle et ses moyens de communication.
Dés lors la mise en place d’une plateforme
commune SAMU 04 / SDIS 04 de traitement des
appels d’urgence (15, 18, 112), permettrait, elle, des
économies et une grande efficacité.
4
5
Sommaire
L’actu
en images
Le mot
du président
6/7
10/11
économie
Des artisans
qui sortent de
l’ordinaire
sapeurs-pompiers
On a besoin des sapeurs-pompiers,
mais qui sont-ils ?
8/9
solidarité
Une politique d’insertion
au service de l’emploi
14
Conseil général
Les décisions de l’Assemblée
du 6 octobre
12
solidarité
Violences conjugales,
attention les enfants n’en
sortent pas indemnes !
13
Tourisme
La station de ski du Val d’Allos
continue sa modernisation
Tour d’horizon
15/16/17
À lire / BD
19
18
Histoires
d’archives
L’actu
en images
Seulement 10 % des victimes de violences dans le couple
déposent plainte. Dans le département les acteurs de ce
domaine (Préfecture, justice, Conseil général, police, gendarmerie, associations : Association de Médiation et d’Aide aux
Victimes [AMAV] et Centre d’Information sur les Droits des
Femmes et des Familles [CIDFF]) ont signé une convention
pour que les victimes qui n’auront pas osé déposer plainte,
bénéficient quand même d’un suivi et d’un soutien. Leur
parole devra obligatoirement faire l’objet
d’une main courante et d’un procès-verbal
de renseignement judiciaire ; les services de
police et de gendarmerie devront également
informer systématiquement le Parquet et leur apporter une
information sur leurs droits et sur les aides existantes.
Pour améliorer la prise en charge
des victimes de violences conjugales
Le Conseil général et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat
(CMA) sont associés de longue date pour soutenir activement
ces petites entreprises, présentes sur l’ensemble du territoire,
qui contribuent fortement au développement des emplois de
proximité et permettent de maintenir un lien social indispensable à la survie des communes rurales. C’est encore plus
important en ces temps de difficultés économiques et Roland
Aubert, vice-président du Conseil général, délégué au développement économique et à l’emploi, et Simon Caparros,
président de la CMA, en étaient bien conscients
lorsqu’ils ont coprésidé la quatrième soirée de
l’Excellence artisanale. Cette manifestation, qui a
mis à l’honneur huit artisans pour leur dynamisme,
est destinée à donner une image positive de ce secteur aux
métiers si divers (voir p 6-7).
Les entreprises artisanales ont été
mises à l’honneur
Le vieillissement, un handicap, une maladie ou un accident incitent souvent un proche à devenir un « aidant », en
complément des professionnels. Le Conseil général pour
soutenir ces bénévoles invisibles, a organisé une journée
d’échanges et d’information à Forcalquier en partenariat
avec le CODES et la commune. Comme l’a souligné, ce
jour-là, Michèle Bizot-Gastaldi, vice-présidente du conseil
général, déléguée aux personnes âgées et aux personnes
handicapées : « Les aidants s’épuisent et subissent souvent
les mêmes effets (rupture sociale, familiale, parfois professionnelle) que les personnes
aidées ». Les nombreux participants ont pu se renseigner sur
les possibilités d’aide et de répit (accueil de jour, séjour
temporaire, aide à domicile…) à leur disposition.
Pour ne pas oublier les aidants familiaux
04
Le mot
du président
Les stations de ski poursuivent
leur modernisation
Cette année, de nouveaux investissements sont concrétisés, car même
en diversifiant l’offre touristique, la vie des vallées dépend largement de
l’activité « neige ».
Depuis 2008, grâce à son « plan neige  », la participation du Département
a été de près de 10 millions d’euros. S’il concerne principalement les
stations de Pra-Loup et d’Allos, il a aussi permis aux autres sites de
faire évoluer leurs équipements.
Pour les deux grands domaines de l’« Espace Lumière », un des
plus grands domaines skiables reliés des Alpes du Sud (230 km de
pistes), le Conseil général soutient l’effort financier important des deux
communautés de communes et le concrétise avec des contrats de
station. Il s’est engagé jusqu’en 2020, ce qui portera son aide directe
sur douze ans à 16,5 millions d’euros.
Pra-Loup, a bénéficié des nouveautés que sont la télécabine des
Molanès, les télésièges du Pégueiou et des Bergeries, le télémix de
La Clappe, le tapis skieurs des Clapiers, et une extension du réseau de
neige de culture.
Dans le Val d’Allos, après la réalisation des télésièges de Lachaup, de
Font Frede, et celui de l’Observatoire, le tapis des Chauvets, la luge
quatre saisons « Verdon Express », et l’agrandissement du réseau de
neige de culture, nous nous apprêtons à inaugurer le télésiège débrayable de 6 places du
Clos Bertrand.
Ces grands travaux agissent aussi en faveur de l’environnement : déplacement de plantes protégées,
remise en état du relief, reboisement et engazonnement. Le paysage a lui aussi beaucoup gagné,
puisqu’à Pra-Loup 85 pylônes ont été démontés pour 21 pylônes construits et dans le Val d’Allos ce
sont 26 pylônes qui ont été ôtés du paysage.
Ces équipements d’envergure sont nécessaires pour assurer durablement le dynamisme touristique et
économique de nos vallées alpines.
Gilbert Sauvan
Président du Conseil général
Député des Alpes de Haute-Provence
05
Économie
Economie
Excellence artisanale
Dans le contexte économique difficile actuel, Roland Aubert, vice-président du
Conseil général et Simon Caparros, président de la Chambre de Métiers et de
l’Artisanat (CMA), ont présidé la quatrième soirée de l’Excellence artisanale qui
a mis à l’honneur huit entrepreneurs qui montrent un beau dynamisme.
originaux (carotte-orange, mojito,
pastis, réglisse, géranium rosa,
graine de fenouil, miel et thym,
Raz-el-Hanout-amandes…).
Ils
évoluent en fonction des envies et
des saisons. » Le bouche à oreille
est exceptionnel et la terrasse est
souvent trop petite. Il existe déjà
deux magasins, plusieurs points
de revente et un véhicule de vente
mobile pour les marchés et les
animations.
Gwendal Auffret
Scaramouche - Artisan glacier
Céreste - Tél. 04 92 79 48 82
www.glaces-scaramouche.com
LES AUTRES LAURÉATS
 Stéphane et Christophe
Adamo
Entreprise Adamo métallerie,
automatisme - Volx
Serrurerie, métallerie,
ferronnerie, menuiserie PVC
et alu.
www.adamo-metallerie.fr
 David Desvignes
Entreprise Mecadom 04 - Mison
Entretien et réparation
mécanique à domicile sur
les véhicules légers et utilitaires
de toutes marques.
www.mecadom04.fr
Gwendal Auffret - Scaramouche
est classé sur un site Internet, par
les consommateurs, parmi les
cinq meilleurs glaciers français, et
lorsqu’on a eu le plaisir de goûter
ses glaces et sorbets on comprend
pourquoi. « Après une carrière de
cadre supérieur dans le cinéma
numérique, j’ai décidé de changer
de vie. J’étais tombé amoureux de
la région et Céreste m’a ouvert les
bras. J’y ai acheté une maison de
René Char, un signe ! Je voulais
proposer, dans un lieu accueillant,
des produits de ma conception qui
permettraient de faire découvrir les
saveurs locales. Et comme je suis
gourmand, l’envie de devenir un
bon glacier artisanal, s’est imposée
progressivement ; je l’ai concrétisée, après une formation (un CAP
glacier à 40 ans !) et beaucoup
d’essais. Nous n’utilisons aucune
purée de fruits du commerce,
aucun mix issu de l’industrie agroalimentaire, aucun conservateur,
émulsifiant artificiel ou exhausteur
de goût, mais exclusivement du lait
cru, des œufs bio, des fruits frais
locaux ou des produits de grande
qualité (chocolat, vanille, pistache,
épices…). Les glaces traditionnelles sont là, mais je m’amuse
à proposer aussi des parfums
06
Yves Romoli - Société
des établissements Romoli
La création de parquets décoratifs est un métier qui se perd, au
point que l’établissement Romoli
semble être le seul au monde à
proposer plus de 100 modèles originaux. « J’ai succédé à mon père.
J’ai commencé par balayer, et j’ai
été formé petit à petit pour devenir
Meilleur Ouvrier de France. Cela
demande beaucoup de métier, de
temps et une compréhension de la
géométrie. C’est un travail authentique, nous n’utilisons que du bois
massif et nos parquets sont garantis à vie. Nous travaillons environ 20
essences, mais la plus utilisée est
le chêne français. Nous proposons
une grande gamme de parquets
traditionnels (à l’anglaise), en passant par les panneaux composés
décoratifs (Versailles) pour finir par
les plus sophistiqués, composés de
marqueterie géométrique qui forme
comme une tapisserie. Dans ce
dernier cas cela peut aller de 100 à
1 200 pièces de bois au m2 ! On
René Cucchietti
L’art du fer - Ferronnerie d’art pour le bâtiment
Valensole - Tél. 06 89 30 83 71
http://artdufer.info/
Yves Romoli
Société des établissements Romoli
Fabrication de parquets massifs traditionnels
et marquetés, pose, restauration, finition
Pierrevert - Tél. 04 92 72 83 77
[email protected]
peut admirer nos parquets dans
les palais, les parlements, les
yachts, les châteaux ou les palaces
d’Ouzbékistan, d’Iran, de Russie
(Kremlin), d’Arabie, de Turquie,
d’Egypte, du Maroc et de toute
l’Europe. Mais l’excellence n’exclut
pas que nous fassions des travaux
standards, à un prix raisonnable :
simples parquets, terrasses…
Nous avons la reconnaissance
nationale « Entreprise du Patrimoine
Vivant » (EPV) depuis 2010, pour
notre parcours exceptionnel et
notre savoir-faire. C’est une passion que je voudrais transmettre. »
René Cucchietti - L’art du fer
Au milieu des champs de lavande,
René Cucchietti est installé dans
un vaste atelier de fer forgé. « Je suis
né à Manosque. J’ai d’abord obtenu
un CAP et un BEP de chaudronnerie, ouvrages métalliques. Après
avoir travaillé dans la construction
automobile, j’ai souhaité prendre
une nouvelle orientation et je me
suis dirigé vers la ferronnerie. J’ai
travaillé dans les Alpes-Maritimes
durant sept ans, puis j’ai fait deux
ans d’intérim dans les Alpes de
Haute-Provence avant de créer
ma propre entreprise à Dabisse,
puis à Valensole pour m’agrandir.
Ma spécificité est de battre le fer
entièrement à la force du bras, à
la masse, sans machine-outil. Je
07
fais ainsi naître volutes et décors
façonnés au fer rouge à partir de fer
plein. Petit à petit j’ai créé mon style
de travail. Pour l’intérieur je réalise :
tables, chaises, miroirs, rampes
d’intérieur, mains courantes, appuis
de fenêtre… ; et pour l’extérieur :
ferronnerie du bâtiment, balcons,
grilles de défense décoratives, tonnelles, pergolas, portails, suspentes
de puits, marquises… Je peux
créer tout ouvrage personnalisé sur
mesure. J’ai le plaisir d’avoir été
retenu par l’Occitane pour réaliser
le portail du musée dans le cadre de
son extension. Je suis très attaché
à la transmission du savoir-faire.
J’aime aider les jeunes à s’insérer
dans la vie professionnelle, j’ai ainsi
formé trois apprentis qui sont toujours dans le métier. Je suis maîtreartisan depuis cette année ».
LES AUTRES LAURÉATS
 Nicolas Escalle
Plomberie, chauffage,
zinguerie, électricité
Le Chaffaut-Saint-Jurson
Tél. 04 92 34 61 03
 Nadine Laporte-Monteil
Conception, réalisation de
décoration et aménagement
de magasins
Saint-Etienne-les-Orgues
Tél. 04 92 73 12 08
 Benjamin Molinatti
Entreprise Coullet Georges
Peinture en bâtiment,
décoration, vitrerie,
faux-plafonds, sols et isolations
Digne-les-Bains
www.coulet-peinture-digne.fr
Éducation
Solidarité
« Dans le contexte socioéconomique très difficile que
nous vivons, le Conseil général,
qui finance le RSA socle (ex RMI),
a décidé de mettre en œuvre
une politique d’insertion très
volontaire. En collaboration avec les
partenaires publics et associatifs
du secteur, nos agents effectuent
un travail important auprès des
bénéficiaires du RSA, en les
conseillant et en les accompagnant
dans le retour vers l’emploi.
En 2014, le budget insertion du
Département s’élève à 21 M€ dont
18,6 M€ pour le RSA et près d’1 M€
en faveur des actions financées
dans le cadre de notre programme
départemental d’insertion. »
Yannick Philipponneau
Conseiller général
délégué à l’insertion, à l’économie
sociale et solidaire et à l’enfance.
Pour ne pas
baisser les bras !
Les actions du programme départemental d’insertion du Conseil général
vont au-delà de la délivrance d’aides financières.
Elles accompagnent les bénéficiaires du RSA dans un parcours de
socialisation et de recherche d’autonomie qui doit leur permettre de
(re)trouver confiance en soi et emploi.
Le RSA
Depuis 2009, le Revenu de
Solidarité Active (RSA) s’est substitué au Revenu Minimum d’Insertion (RMI). Cette allocation, destinée aux personnes avec peu ou
pas de ressources, a pour but de
réduire la pauvreté. Le RSA a aussi
été créé pour favoriser le retour
vers l’emploi, en faisant en sorte
que les ressources augmentent
quand les revenus tirés du travail s’accroissent. Il se compose
de deux parties : le RSA socle
(revenu minimum garanti pour les
personnes sans emploi) et le RSA
activité (complément de revenus
pour les foyers en activité dont les
ressources sont limitées).
Le programme
départemental
d’insertion
Le Conseil général ne se contente
pas de financer le RSA socle, il élabore chaque année un programme
départemental d’insertion, outil de
pilotage et de mise en œuvre de ses
dispositifs d’aides à l’insertion.
Il prévoit ainsi d’accompagner les
bénéficiaires dans un parcours destiné à favoriser un retour durable à
l’emploi, à faciliter leur socialisation
et leur autonomie, et à soutenir
les actions permettant de lever les
freins à la recherche d’un travail
(permis de conduire, formations…).
Les personnes accompagnées
bénéficient du soutien d’un référent
08
unique avec lequel elles établissent
un contrat d’engagements réciproques, précisant notamment les
actes positifs et répétés que la personne s’engage à accomplir dans
le cadre d’une insertion sociale,
d’une recherche d’emploi… Le
Département est également compétent en matière de contrats aidés
pour les bénéficiaires du RSA socle.
Il finance une aide mensuelle, destinée à l’employeur (dans les secteurs marchand et non marchand)
qui compense partiellement les salaires versés. Enfin, en complément
de l’Aide Personnalisée de Retour à
l’Emploi (APRE), « coup de pouce »
(financé par l’État et géré par le
Département) pour les bénéficiaires
Farida
Les entreprises d’insertion aident à retrouver
l’ambiance et le rythme du travail en équipe
du RSA qui reprennent une activité,
le Département peut proposer des
aides financières pour favoriser les
conditions de l’insertion (mobilité,
garde d’enfants, logement…).
Nous avons rencontré deux
femmes qui ont bénéficié de ce
programme d’insertion.
 Farida, 31 ans, est domiciliée
à Sisteron : « Quand je suis arrivée
dans le département je ne connaissais personne et j’ai vite été seule
avec quatre enfants. C’est très
dur de trouver du travail avec des
enfants en bas âge, surtout sans
permis. Heureusement j’ai été
accompagnée et mobilisée dans
le cadre de l’accompagnement
d’insertion du Département. J’ai
été orientée vers « les petits-déjeuners vers l’emploi » organisés
par le Conseil général et le Centre
d’Information sur les Droits des
Femmes et des Familles (CIDFF).
J’ai appris à écouter, à m’exprimer,
à sortir du quotidien et de chez
moi. Surtout je me suis forcée à
Sihem
laisser un peu mes enfants. J’ai
suivi une petite formation au Greta
de Sisteron pour apprendre à se
servir d’un ordinateur et j’ai eu la
chance de trouver un CAE (Contrat
d’Accompagnement vers l’Emploi)
au sein de l’entreprise d’insertion, l’Envolée. C’est grâce à mon
accompagnatrice en insertion,
Madame Donnet, qui m’a poussée.
Au début ça n’a pas été facile, je
n’étais pas prête, je n’avais jamais
travaillé. Ensuite je me suis dit que
je devais avancer. Je suis là depuis
six mois et je remercie le directeur
qui m’a embauchée et l’encadrement qui m’a aidée. J’ai pu m’exprimer et montrer ce que je valais
dans le travail et même au-delà. Je
me suis inscrite au code et je veux
absolument avoir mon permis.
Ensuite je voudrais me former pour
pouvoir ouvrir un salon de coiffure
africaine, j’adore la coiffure. Grâce
au Conseil général, au CIDFF et
à l’Envolée je sais qu’il faut se
lever et avancer pour ma famille, pour mes enfants, ils sont
mon plus grand bonheur et mon
moteur. »
 Sihem est domiciliée à
Volonne : « Je suis divorcée avec
trois enfants et quand je suis venue de Roubaix, c’était pour tourner une page familiale difficile.
Je voulais repartir à zéro. Mais je
cumulais les problèmes : seule
avec des enfants, pas de permis,
09
pas de voiture, pas de travail et je
ne connaissais personne. Je pensais que j’étais nulle. L’assistante
sociale du Conseil général, m’a fait
participer aux ateliers emploi du
CMS de Saint-Auban et je suis suivie par l’accompagnatrice d’insertion. On m’a proposé de travailler
au Fil d’Ariane, entreprise d’insertion ; pour aller travailler j’allais
de Volonne à Saint-Auban, à
pied, tous les jours et je n’étais
jamais en retard ! Cette galère
m’a motivée pour passer mon permis que j’ai eu du premier coup à
44 ans ! J’ai pu aussi acheter une
vieille voiture. Mon premier projet
était d’ouvrir un restaurant-salon
de thé oriental et j’ai suivi une formation sur la sécurité alimentaire.
Mais mon accompagnatrice m’a
conseillé de changer d’orientation,
du coup je suis inscrite pour suivre
une formation d’auxiliaire de vie en
gérontologie au Greta de Sisteron
et je voudrais travailler en maison de retraite. J’ai recommencé
ma vie à 40 ans. Je ne veux plus
attendre le RSA et la CAF le 5 du
mois, je veux être autonome, gagner ma vie comme une grande et
arrêter de dire non à mes enfants !
Grâce à ces aides j’ai pu aller audelà de mes difficultés et ma priorité c’est d’avoir un diplôme, un
salaire, tout est possible si on veut.
Il y a beaucoup de femmes dans
cette situation et sans soutien
elles baissent les bras. »
Quelques chiffres
départementaux
14 342
demandeurs d’emploi inscrits
à Pôle emploi fin juillet 2014.
448,18 €
(509,30 € avec le forfait
logement) c’est le montant
du RSA pour une personne seule
sans enfant, au 1er septembre
2014.
5 045
c’est le nombre de
bénéficiaires du RSA total
(dont 2 942 bénéficiaires
du RSA socle).
Une quarantaine
d’actions sont financées par
le Conseil général et réparties
en 4 volets : emploi, santé, social
et logement. Cela représente
le financement de plus de
500 accompagnements
individuels chaque année
pour plus de
200 sorties positives
(CDI, CDD, formations
qualifiantes, création
d’entreprise, insertion sociale…)
Sapeurs-pompiers
« L’implication du Département
pour soutenir les actions du SDIS
est très forte.
Sa participation financière a
doublé depuis 2000 ;
en 2014, elle est de 8,14 M€
(sur un budget global de 24,5 M€).
Nous sommes, notamment,
attentifs au recrutement
des volontaires et nous appuyons
la création et la formation
d’équipes spécialisées adaptées
aux risques spécifiques des
Alpes de Haute-Provence. »
Claude Fiaert
Conseiller général
délégué à la jeunesse, au personnel et
à l’administration général
Président du SDIS.
Le SDIS en chiffres
Une force
citoyenne
Colonel Clavaud
Dans les situations accidentelles de toutes natures, on n’est jamais
surpris de voir intervenir les sapeurs-pompiers. Mais est-ce si naturel
alors que les modes de vie, la technologie et les pratiques sportives
évoluent constamment ? Qui sait que ces hommes et ces femmes qui
viennent à notre aide sont en grande majorité des volontaires ?
Le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) est un
établissement public départemental depuis 2000.
Sa partie opérationnelle est sous
l’autorité du préfet, mais la gestion
administrative et financière relève
du conseil d’administration (qui
compte 14 conseillers généraux).
« Nos interventions ne se réduisent
pas à l’envoi d’une ambulance »
précise le Colonel Clavaud, direc-
• 7 compagnies • 42 centres de secours
• 1 470 sapeurs-pompiers volontaires
• 68 sapeurs-pompiers professionnels
• 37 personnels administratifs et techniques
• 5 équipes spécialisées : plongée et sauvetage de surface / risques
chimiques et technologiques / sauvetage et déblaiement / secours en
montagne / cynophile (chiens dressés à la recherche en avalanches
et décombres)
teur du SDIS. « Nous devons nous
adapter en permanence. Le nombre
d’interventions augmente, c’est
maintenant 80% de secours à personne, et leur typologie se complexifie, je pense, par exemple, aux loisirs
de plein air. De plus, nous sommes
dans un département immense et
exigeant où notre action est rendue
difficile par la géographie et le climat
(inondations, feux de forêts, avalanches, séismes, sites industriels...),
or la rapidité de l’extraction et l’acheminement des blessés sont essentiels pour préserver leur chance de
survie. Pour répondre à ces défis,
nous devons former et entraîner des
équipes spécialisées, composées
de professionnels et de volontaires
dont le métier et/ou la passion nous
enrichissent. Enfin, il ne faut pas
oublier que nous sommes un maillon
d’une chaîne de secours qui permet
une complémentarité de moyens et
10
d’actions (Gendarmerie, Sécurité
Civile, SAMU). »
Pouvez-vous nous parler
des volontaires ?
« Les sapeurs-pompiers c’est d’abord
une aventure humaine. Si nous
arrivons à intervenir dans tout le
département, c’est grâce au volontariat, lui aussi en pleine évolution.
Le travail a changé, les volontaires
travaillent de moins en moins là où
ils résident et ils peuvent intervenir dans des secteurs différents
la journée et le week-end. C’est
pourquoi, désormais, c’est un
BIP qui les appelle en fonction de
leurs disponibilités. Le corps des
sapeurs-pompiers accueille aussi
des femmes : un quart des sapeurs-pompiers volontaires du
département sont des femmes,
ce qui place notre SDIS parmi
les plus féminisés de France. »
Paroles de volontaires
Le département est riche de
Nous avons rencontré trois femmes sapeurs-pompiers volontaires, avec
des parcours très différents.
 Anne-Cécile Bellaiche
41 ans, célibataire, prestataire de
service – lieutenant au centre de
Reillanne : « En 1997, j’avais 24 ans
et j’étais étudiante. J’entendais la
sirène et je me disais que je pouvais peut-être donner un coup de
main !
J’ai fait une formation aux premiers secours mais je me posais
des questions (j’ai le vertige, j’ai
peur du sang, faut-il se couper
les cheveux ?) et c’est après une
discussion avec des amis que je
me suis décidée. J’ai essayé et je
suis restée. C’est très varié, même
dans le secours à personne, et il y
a le plaisir de l’action. Je travaille
à domicile et je peux m’organiser.
Finalement pas besoin d’être une
superwoman : on tient compte de
mes disponibilités, on peut attacher
ses cheveux, les interventions se
font toujours en groupe, on n’est
jamais seul et on se complète. Il y a
beaucoup de formations, mais c’est
passionnant et enrichissant. »
 Nathalie Pellerin
40 ans, 2 enfants, chef d’entreprise, lieutenant, adjointe au
chef de centre de Riez : « Je suis
tombée dedans quand j’étais petite.
J’habitais à côté de la caserne, le
chef de centre c’était mon oncle.
En 25 ans j’ai vu une très forte
évolution.
Le matériel et les formations ont
beaucoup changé. Les mentalités
aussi, on manque de volontaires,
mais les femmes ont maintenant
leur place, avant on leur demandait
de faire leurs preuves, maintenant
c’est naturel. Ce n’est pas toujours
facile de tout concilier, mais j’ai
la chance d’être mariée avec un
pompier !
Il faut être passionné et avoir l’esprit d’équipe, on n’est jamais tout
seul. On peut se former dès 13 ans
et intervenir à 16 ans. La formation de base se fait le week-end et
prend entre un et trois ans. Ce n’est
pas du temps perdu, on découvre
énormément de choses. »
11
 Catherine Agaesse
57 ans, 3 enfants, infirmière libérale, chef de centre de Quinson :
« Quand je suis devenue sapeurpompier mon métier était mis de
côté, maintenant j’ai le double statut
d’infirmière-pompier. Travailler en
libéral c’est un atout, je peux gérer
mon temps. J’ai été nommée chef
de centre parce que j’étais la plus
ancienne et je suis la première du
04. J’espère que cela va ouvrir la
voie à mes collègues. Il faut donner beaucoup de soi et prendre une
partie de notre temps libre, surtout
dans les petits centres, c’est pourquoi il faut que la famille, le conjoint,
acceptent. Il faut dire que les pompiers volontaires ont un très bon
niveau, on a beaucoup de compétences. Bien sûr les femmes n’ont
pas la même force physique que les
hommes, mais on apporte une autre
approche surtout dans le secours à
personne ; et c’est toujours un travail de groupe, on se répartit les
tâches. »
1 470 sapeurs-pompiers
volontaires dont :
30 médecins
3 pharmaciens
4 vétérinaires
26 infirmiers
1 psychiatre
2 psychologues
1 expert en risques
technologiques
1 expert en risques naturels
« Le volontariat diminue, or
c’est ce qui permet de maintenir
un service de proximité, d’assurer
une présence de sapeurspompiers sur tout le territoire.
S’il n’y a plus de volontaire, qui
viendra rapidement éteindre un
incendie, ou secourir un blessé
au fond de nos vallées ?
Les sapeurs-pompiers c’est
l’affaire de tous, jeune de 16 ans
comme femme au foyer de 40 ans.
Pourquoi pas vous ? »
Colonel Clavaud.
Solidarité
La santé des enfants
exposés aux
violences conjugales
Le monde du silence
« Le monde du silence »
Il n’y a plus de doute sur l’impact
de la violence conjugale sur
le développement physique et
psychique des enfants. Ceux-ci
sont profondément marqués
par les scènes domestiques,
qui vont de la violence verbale,
à l’agression sexuelle ou
physique. De telles expériences
créent souvent de graves
traumatismes, entraînent des
difficultés sur les plans affectifs,
cognitifs et comportementaux
et marquent ces jeunes jusque
dans leur vie d’adulte.
Pour se renseigner et réserver
l’exposition gratuite
« Le monde du silence, la santé
des enfants exposés aux
violences conjugales »
CIDFF Tél. 04 92 36 08 48
www.cidff04.org
Signaler un enfant en danger
est un DEVOIR
Cellule de recueil des
informations préoccupantes
Tél. 04 92 30 07 07
Dans la lutte contre les violences conjugales, les enfants ont été les
victimes oubliées. Pour pallier cet oubli, un outil de sensibilisation,
intitulé « le monde du silence » est mis à la disposition des parents et
des professionnels.
Pour lutter contre ce fléau, un réseau de professionnels s’est constitué dans le département depuis 2012,
à la suite d’une journée de réflexion, sur ce thème,
organisée par le Centre d’Information sur les Droits
des Femmes et des Familles (CIDFF). Aujourd’hui le
CIDFF propose d’utiliser un nouvel outil, « Le monde
du silence », afin d’attirer l’attention des parents et
des professionnels sur les signaux que peut émettre
un enfant exposé à ces violences. Cet outil comprend :
une brochure, un livret d’accompagnement et une
exposition de 13 panneaux.
Le Conseil général, dans trois de ses Centre MédicoSociaux (CMS), s’appuie sur l’exposition pour aller audelà de cette information :
• Le CMS de Saint-Auban (en partenariat avec le centre
social de la Marelle), a proposé aux professionnels
du carrefour Bléone-Durance, une formation, un
documentaire, un court-métrage et un théâtre forum
durant la dernière semaine de septembre.
• Le CMS de Digne-les-Bains a aussi organisé, les 6
et 13 octobre, deux journées de formation destinées
12
aux professionnels (médecins, psychologues, travailleurs sociaux, infirmières, assistantes maternelles,
éducateurs…). Marie-Pierre Pinson, directrice du
CMS : « C’est bien la vocation du Département d’être
au cœur de la prévention des violences conjugales
et de la protection de l’enfant. Nous avons un travail d’explications à mener car peu de personnes
mesurent l’impact de ces violences sur les enfants.
Nous nous sommes appuyés sur cet outil pour proposer une formation ciblée à tous ceux qui croisent
des jeunes dans leur métier. Nous avons refusé du
monde ! Notre but est de créer une dynamique de
sensibilisation qui ne doit plus s’arrêter. »
• À venir, au CMS de Forcalquier :
Le 14 et le 24 novembre deux autres journées
de formation pour les professionnels.
L’exposition sera visible du 3 au 7 décembre
à la salle Pierre Michel - Le 2 décembre court
métrage suivi d’un débat - sketches et lectures,
ateliers d’écriture…
Renseignements au 04 92 75 06 01.
Val d’allos, un nouveau télésiège
Tourisme
Les habitués de la station et les visiteurs récents ont pu apprécier,
en 2014, la nouvelle luge « Verdon Express » de 990 m, utilisable en
famille et en toutes saisons. Pour la saison d’hiver qui s’annonce c’est le
nouveau télésiège du Clos Bertrand (Le Seignus) qui leur apportera un
confort supplémentaire.
La modernisation de la station
suit un rythme soutenu depuis
2008. Elle a notamment permis
la construction de trois nouveaux
télésièges de dernière génération. Cette année, c’est le site du
Seignus qui bénéficie de nouveaux
équipements.
L’âge important des remontées
mécaniques qui irriguaient Le
Seignus a justifié la réalisation
du télésiège du Clos Bertrand,
complémentaire de celui de Font
Frede, inauguré en 2010. Ces deux
équipements assurent ainsi la modernisation à long terme de la ligne
principale du site.
Les vieilles remontées généraient de forts coûts d’entretien
et leur confort médiocre avait un
impact négatif sur la satisfaction des clients. Cette nouvelle
construction qui remplace quatre
anciennes remontées (budget
prévisionnel 7,4 M€ HT) participe
également à l’amélioration de la
station sur le plan environnemental avec 38 pylônes et 7,6 km de
câble supprimés.
La sécurité aussi progresse
puisque ce télésiège débrayable
de 6 places, autorisant à terme
le transport de 3 000 skieurs à
l’heure, est équipé de dispositifs
de verrouillage des garde-corps.
Enfin la fiabilité sera renforcée
grâce à une double motorisation.
Sur le plan du ski, le télésiège assurera un gain de temps significatif à la montée et il sera complété
par le reprofilage d’une partie de la
piste des Champons qui sera rendue plus accessible aux débutants
et aux élèves des écoles de ski.
Les travaux débutés en juin 2014,
se terminent dans les délais impartis et l’équipement sera opérationnel pour l’ouverture de la station prévue le 6 décembre.
* Le SMVA est composé de 55 % de représentants du Conseil général et 45 % de la
Communauté de Communes du Haut-Verdon - Val d’Allos (CCHVVA).
13
« En six ans, de 2008 à 2014,
la station d’Allos (Le Seignus
et La Foux) a déjà bénéficié de
très importants investissements
(20 M€ HT). Afin de continuer à
assurer la vitalité de la vallée,
le Syndicat Mixte du Val d’Allos
(SMVA*) a décidé de poursuivre
ses efforts d’équipements en
planifiant la modernisation de
ses deux sites jusqu’en 2020. Un
nouveau contrat de station a donc
été signé avec le Conseil général
qui s’est engagé à participer à
hauteur de 6 M€. »
René Massette
Vice-président du Conseil général
délégué aux services publics,
à l’électrification rurale, au plan
départemental des déchets
Président du Syndicat Mixte
du Val d’Allos (SMVA)
Assemblée
départementale
Les décisions
de l’assemblée
Voici une sélection des rapports présentés et des décisions prises lors
de l’Assemblée départementale du 6 octobre 2014.
Le guide des aides
et l’ensemble des décisions
de l’Assemblée
départementale sont
consultables sur
www.cg04.fr
 Préparation du budget
2015
Comme le veut la loi, un débat a
eu lieu sur les orientations budgétaires du prochain exercice. Dans
un contexte encore plus difficile
que celui des années précédentes,
les trois principaux objectifs proposés par le président sont : ne
pas augmenter la fiscalité sur le
foncier bâti afin de ne pas faire
porter les difficultés de la collectivité par les habitants ; poursuivre
les efforts de gestion en faisant de
nouvelles économies, notamment
sur les dépenses de fonctionnement en donnant la priorité aux
compétences obligatoires et aux
services de proximité ; maintenir
l’investissement à un niveau élevé
car il participe au dynamisme de
l’économie locale.
 Développement durable
Un rapport sur la situation en
matière de développement durable
du Département, portant sur son
fonctionnement et son patrimoine,
et sur ses politiques publiques, a
été approuvé.
 Environnement
Les objectifs chiffrés du Plan
Climat Energie Territorial (PCET),
en cours, ont été adoptés. Ce plan,
obligatoire pour le Département,
doit tenir compte d’un bilan des
émissions de gaz à effet de serre
et doit définir : les objectifs stratégiques et opérationnels chiffrés
de la collectivité afin d’atténuer
et de lutter efficacement contre
le réchauffement climatique ; le
programme des actions à réaliser
pour atteindre ces objectifs.
 Emploi
L’autorisation de signer une
convention de coopération entre le
Département et Pôle emploi a été
donnée au président. Considérant
la complémentarité de leurs missions (l’action sociale et l’insertion
pour le Département - l’insertion
professionnelle des actifs pour
Pôle emploi), les deux institutions
souhaitent coopérer et unir leurs
efforts pour favoriser l’insertion
professionnelle des demandeurs
d’emploi.
14
 Culture au collège
Les dispositifs « Théâtre au collège » (financement de compagnies
pour leur intervention en milieu
scolaire) et « Collège au cinéma »
(financement de trois séances
obligatoires) sont reconduits pour
l’année scolaire 2014/2015.
 Dotation des collèges
Le montant des dotations de
fonctionnement a été arrêté pour
chacun des 19 collèges publics et
des deux collèges privés du département. Il est à noter que pour
les collèges publics autonomes,
le Département, au 1er juin 2015,
confiera globalement à un opérateur unique la gestion des énergies
dans le cadre d’un contrat de performance énergétique.
[…]
Tour
d’horizon
EXPOSITIOn
« 14. Et le tocsin sonna... »
et
Bas-Alpin »
Archives
départementales
Ce mois-ci
les Archives
départementales
vous proposent :
Exposition aux Archives
2, rue du Trélus, Digne-les-Bains
4 septembre 2014 - 30 août 2015
«
«14.
Et le tocsin sonna… »
du lundi au vendredi de 9 h à 17 h
et « Désiré Sic, combattant
bas-alpin », dans le cadre du
centenaire 14-18. Du lundi au vendredi de 9h à 17h. Entrée libre.

aux Archives « Avoir vingt ans en 1914 et
combattre » par Jean-Christophe Labadie, directeur des
Archives - 6 novembre - 18h30.
 Conférence
d’Archives « La guerre de Désiré Sic, soldat
bas-alpin » par la Mobile Compagnie - 7 novembre - 19h
Maison de pays de Seyne-les-Alpes.
 Lecture
À Salagon,
musée et jardins
 Exposition
« Les 3 fers, à la rencontre des
forgerons » - histoire de la
métallurgie et des forgerons
jusqu’au 15 décembre.
Pour rester
en contact
avec
le jardin
 Atelier
créatif
« Initiation à la teinture végétale »
Magali Bontoux - 16 novembre
de 10h à 13h et de 14h à 17h sur
réservation.
www.musee-de-salagon.com
d’Archives « Mémoire d’un poilu bas-alpin,
Augustin Richaud » par la Mobile Compagnie - 8 novembre
18 h 30 - Médiathèque de Château-Arnoux-Saint-Auban.
 Lecture
« Avoir vingt ans en 1914 et combattre »
par Jean-Christophe Labadie, directeur des Archives
11 novembre - 10h30 - Mairie de Sigonce.
C’est
gratuit !
 Conférence
Informations
juridiques gratuites
d’Archives « Les étrangers pendant la Grande
Guerre », par la Mobile Compagnie - 13 novembre -18h30
Librairie Les Pléiades de Colmars-les-Alpes.
 Lecture
Archives départementales - Digne-les-Bains
Téléphone 04 92 36 75 00 - www.archives04.fr
www.facebook.com/museesalagon
Sortir à Digne - Digne-les-Bains - Centre culturel René Char
7 nov - amélie les Crayons - chanson - 21h // 13 nov - Duo saaj - tabla et
sitar - musique classique de l’Inde du Nord - gratuit - 19h //
15 nov - « Mec ! » - Philippe Torreton dit les mots d’Allain Leprest
lecture, théâtre - 21h // 19 nov - « Bab et l’orchestre des Chats »
jeune public, musique - 15h // du 24 au 27 oct - « Histoire(s) du
cinéma » - Rencontres cinématographiques - cinéma // 3 déc
« sur le chemin de noël » - Cie Bout d’Ôm - jeune public, théâtre
d’objets, musique - 15h // 5 déc - Julien Baudry quintet - jazz - 21h
15
Le Conseil Départemental d’Accès
au Droit (CDAD) organise un forum
d’accès au droit le 15 novembre
au centre Desmichels à Digneles-Bains, de 10h à 12h30 et de
14h à 17h. Vous avez un litige avec
l’administration, un professionnel
ou un particulier, avec votre
employeur ou votre salarié, avec
votre voisin, votre propriétaire ou
votre locataire ; vous êtes victime
d’une infraction pénale… ou voulez
des informations concernant
le divorce, la garde des enfants…
Venez rencontrer gratuitement
des avocats, des notaires,
des huissiers de justice,
des conciliateurs de justice
et des juristes.
Rens. Tél. 04 92 72 23 64
www.cdad-alpesdehauteprovence.
justice.fr
Vous êtes tous
invités !
Les spectacles de la saison culturelle
Pour plus de
sécurité
Travaux routiers
et coupures de
circulation
RD 101 - Peyruis - Montfort
Des travaux de renforcement de
la chaussée sont en cours sur
la RD 101 (Route des carrières).
La circulation est alternée par feux
de chantier jusqu’en décembre.
RD 4096 - Entrée de Manosque
Jusque fin mars
La première phase des importants
travaux de voirie, destinés à
renforcer la sécurité des usagers
à l’entrée de Manosque, entre
les giratoires de l’Olivette et
de Pimarlet, est en cours. Elle
concerne la section située entre
le carrefour RD 4096 - chemin
des Vannades et le débouché
Ernest Devaux. Elle aura une
durée de deux mois. Un itinéraire
est conseillé aux véhicules légers
(interdit >3.5T sauf desserte
locale) par des voies communales
entre le giratoire de la Madeleine et
le giratoire de l’Olivette. Un alternat
est mis en place sur la RD 4096 au
droit du chantier pour permettre
aux Manosquins de se rendre dans
les commerces du secteur de
Pimarlet.
À noter : Le chantier sera
interrompu deux semaines pendant
les vacances de Noël.
Voir le détail des travaux sur
Le Conseil général vous invite gratuitement au spectacle, partout dans le département, et il y en a pour
tous les goûts :
• Trio Balkanology - Airs traditionnels des Balkans et du jazz - Patrice Gabet : violon, chant / Christiane
Ildevert : contrebasse / Benoît Paillard : piano - Lardiers - 22 novembre - 20h30 - Salle des fêtes.
• Chœur du pays de Forcalquier - « L’éternel métèque », hommage à Georges Moustaki - Barcelonnette
23 novembre - 17h00 - Théâtre El Zocalo.
• « Eloge de la pifomètrie » spectacle écrit, mis en scène et interprété par Luc Chareyron - Entrevaux
27 novembre - 20h30 - Salle des fêtes // Saint-Maime - 28 novembre - 20h30 - Salle polyvalente.
• Massilia Sounds Gospel - 25 choristes chantent les plus grands airs de Gospel - Riez - 30 novembre
17h00 - Cathédrale.
• « Airs sacrés » - Aude Fabre, soprano / Bernard Imbert, baryton / Paolo Lardizzone, ténor / Moonjin
Kim, mezzo-soprano / Franck Pantin, piano - Seyne-les-Alpes - 6 décembre - 20h30 - Chapelle des
Dominicains // Lurs - 7 décembre - 17h00 - Salle Luria.
Les conférences de l’IUT, site de Digne-les-Bains à 18h
«
Alimenterre, pour une alimentation saine et suffisante pour tous » - projection, débat - 12/11.
 « CRIIRAD, environnement et radioactivité » - Roland Desbordes, président de la CRIIRAD - 19/11.
 « L’économie sociale et solidaire quèsaco ? » - Conseil de développement du Pays dignois - 26/11.
IUT d’Aix-Marseille, site de Digne-les-Bains - Tél. 04 13 55 12 55
http://iut.univ-amu.fr/iutdigne/
Ils ont réussi, pourquoi pas vous ?
Les 4es rencontres de la création, reprise et croissance d’entreprises dans les Alpes de HauteProvence, se dérouleront le mardi 25 novembre de 14h30 à 19h30 à la mairie de Digne-les-Bains :
stands de professionnels,
conférences (les dispositifs
d’aide ; où s’implanter et se
développer dans le département,
témoignages d’entrepreneurs),
espace entreprendre au féminin.
Pour tout renseignement
Tél. 04 92 36 62 45
À l’Affiche - Théâtre Jean Le Bleu - Manosque - 7 nov « les
irrévérencieux » - Cie Le Théâtre des Asphodèles - théâtre,
danse - 21h // 21 nov - « French Cancan » - de Jacques Duparc
cabaret - 21h // 5 dec - Maxime leforestier - chanson - 20h30
16
Attention l’exposition
se termine bientôt
Au Musée de Préhistoire
des gorges du Verdon à Quinson
• Exposition : « Premiers nomades de HauteAsie - Voyage au cœur de la steppe mongole
et sibérienne ». Ces peuples du début du Ier
millénaire avant notre ère, cavaliers émérites et
redoutables guerriers, ont laissé un patrimoine
archéologique exceptionnel.
• Conférence : « Venus asiatiques : l’Eurasie au
Paléolithique », Aurélien Simonet, paléontologue
7 novembre à 18h.
www.museeprehistoire.com
www.facebook.com/
MuseePrehistoireGorgesduVerdon
Savez-vous ce qui se passe le 25 novembre ?
Ce n’est pas seulement la sainte Catherine, c’est
aussi la date choisie par les Nations Unies pour
la Journée internationale pour l’élimination de
la violence contre les Femmes. Les sévices et
tortures infligés par des hommes à des millions
de femmes dans le Monde, sont terriblement
réels : aux États-Unis, une femme est battue
par son partenaire toutes les 15 secondes ; en
Afrique du Sud, une femme est violée toutes les
23 secondes ; au Bangladesh, près de la moitié
des femmes ont subi des abus physiques de la
part de leur conjoint... Mais ni la France, ni notre
département n’échappent à ce fléau.
En 2013, dans les Alpes de Haute-Provence,
plus de 400 faits de violences conjugales ont été
déclarés rien que pour la Gendarmerie ; le Centre
d’Information sur les Droits des Femmes et des
Familles (CIDFF) a reçu
376 femmes victimes de
violences conjugales, ce
qui représente environ
440 enfants traumatisés
(voir p 12). Or on sait
qu’il n’y a que 10%
des femmes subissant
de telles violences qui
osent le déclarer !!!
Vous êtes victimes ou
témoins de violences
conjugales, ne gardez
plus le silence !
Appeler le CIDFF
Tél. 04 92 36 08 48
www.cidff04.org
Ces vestiges qui éclairent notre passé
Diagnostics, fouilles, recherches, le Service
Départemental d’Archéologie (SDA) a réalisé près
de 30 opérations depuis sa création en juillet
2011. Le Conseil général a décidé de créer ce
service public en s’appuyant sur le travail effectué
par le Musée de Préhistoire des gorges du Verdon.
Le rôle du SDA est de réaliser des diagnostics et
certaines fouilles préalablement à des travaux
publics ou privés (archéologie préventive). Si
en creusant votre jardin vous tombez sur un
os, prévenez le maire de votre commune ou le
Service Départemental d’Archéologie.
Attention le SDA a déménagé.
Centre de conservation archéologique - Service
Départemental d’Archéologie
rue Sainte-Thècle - Riez - Tél. 04 92 31 50 27
17
le silence
est pire que
tout
Histoires
d’archives
Les Archives départementales racontent…
l’eau qui soulage de (presque) tout !
Digne, ville thermale des années folles
U
n lupus, une tumeur blanche, une
laryngite, une paralysie infantile, voire
une syphilis… toutes ces maladies et
affections pouvaient être traitées grâce aux
eaux sulfureuses de l’établissement thermal
de la bien nommée Digne-les-Bains, selon le
syndicat d’initiative.
Mieux encore, alors que
les anciens rois de France
qui, rois thaumaturges,
prononçaient la formule
« Le roi te touche, Dieu te
guérit » et ainsi guérissaient les scrofuleux
malades des « écrouelles »,
une maladie d’origine
tuberculeuse, les eaux
de Digne auraient été
« souveraines » pour
traiter ces mêmes
« affections ».
Affiche vantant
l’établissement
thermal de
Digne-les-Bains,
années 1930
Durant les années 1930, le syndicat d’initiative
de Digne-les-Bains lance de grandes campagnes
18
publicitaires afin de promouvoir la ville, son
cadre et sa qualité de vie, ainsi que la qualité
de ses eaux, visant principalement une clientèle
venue soigner ses rhumatismes ou son
arthritisme.
Mais la qualité de l’eau n’est pas le seul
argument qui plaide en faveur de Digne.
L’altitude - 625 mètres - et le paysage naturel
garantissent aussi un air pur, loin de toute
pollution urbaine, et le calme de la campagne.
Sur les affiches vantant alors les charmes de
Digne, les illustrateurs dessinent le puissant
roc de Saint-Pancrace et, au loin, la barre des
Dourbes. Sur les affiches, les teintes rouges et
orangées suggèrent l’atmosphère douce d’un
climat ensoleillé tandis que le vert - une couleur
qui commence à être valorisée - rappelle la
couleur de la nature.
Le séjour à Digne est désormais facilité grâce
au fameux « train des Pignes » qui, au départ
de Nice, conduit le voyageur à sa destination en
traversant les beaux paysages du Haut-Verdon.
L’un des charmes de ce voyage en autorail est
la découverte des villages bas-alpins, tel Annot
souvent montré dans son écrin de verdure
dominé par les grises falaises de grès.
Enfin, et l’affiche le rappelle, les curistes qui
logent à l’hôtel des Bains peuvent accomplir
de « nombreuses et pittoresques excursions »,
en particulier vers les clues de Verdaches et de
Barles.
Empruntant la récente nationale 100, ils découvrent
l’une des « plus remarquables curiosités naturelles
des Alpes », selon le célèbre guide Joanne, ainsi
que la richesse des gisements fossilifères des
territoires bas-alpins !
à lire
Désiré sic
le parcours d’un militaire
bas-alpin, entre le Maroc et
le front de France – 1904-1934
Texte Colin Miège
Edition Archives départementales
Tél. 04 92 36 75 00
[email protected]
www.archives04.fr
C’est l’histoire d’un militaire de
carrière, originaire d’Entrevaux,
qui a pris des milliers de clichés
photographiques. Il découvre l’outremer, hélas en 1914 il revient en
métropole pour les grandes batailles,
la Marne, l’Artois, la Champagne, la
Somme, le Chemin des Dames, dont
il sortira indemne.
184 pages - 15 €
Jeux de taches
le poisson d’or
Bébé caramel
Porteurs de rêves
D’une rive à l’autre
algérie-France
Daniel Berthet
Kariel B. Edition
www.danielberthet.com
Le Sablier Editions Forcalquier
www.lesablier-editions.com
Le Poisson d’or conte tsigane
de Cathy Darietto et Guellen, livre
musical.
32 pages - 23,30 €
C’est le 1er novembre 1954
que débuta la lutte des Algériens
pour leur indépendance. Pour
commémorer ce soixantième
anniversaire, cet auteur dignois,
a consacré son quatrième roman
à la souffrance des communautés
au cours des années douloureuses
de la guerre d’Algérie.
Bébé caramel 12 berceuses
métissées, livre CD de Didier et
Jessica Reuss-Nliba, Louise Nakos
et Gibus.
32 pages - 23,30 €
Jeux de taches de Lolita
Pacreau-Godefroy et Malooka,
10 activités avec les grands peintres.
32 pages - 14,75 €
222 pages - 15 €
BD : Bernard NICOLAS
agenda 21 La famille Beauchemin
19
SAPEUR-POMPIER VolonTaire
PoUrQUoi Pas VoUs ?
Les interventions rapides, partout dans
le département, ne peuvent se faire
sans les volontaires.
Pas besoin d’être superman ou superwoman, c’est un travail d’équipe !
Vous êtes collégien, lycéen, étudiant,
homme ou femme en activité, femme
au foyer… alors vous êtes concerné !
SDIS 04 - Service Départemental d’Incendie et de Secours
Téléphone 04 92 30 89 43 ou 04 92 30 89 53
[email protected]
ou rendez vous au centre de secours près de chez vous

Documents pareils

Archéologie - Le département des Alpes de Haute

Archéologie - Le département des Alpes de Haute d’Archéologie (SDA). Les missions de ses huit agents couvrent toute la chaîne de la recherche archéologique. C’est d’abord la réalisation des diagnostics et des fouilles préventives prescrits par l...

Plus en détail