E5 – ETAT INITIAL DE L`ENVIRONNEMENT (suite)

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E5 – ETAT INITIAL DE L`ENVIRONNEMENT (suite)
Etude d’impact
Fiche 19
Fiche 3
Emplacements réservés
Le secteur n’est concerné par aucun emplacement réservé.
Espaces boisés classés
Le secteur n’est concerné par aucun espace boisé classé.
Servitudes d’utilité publique
Aucune servitude d’utilité publique du PLU d’Aime ne concerne l’aire d’étude. La plus proche est
la servitude AS1 du captage de la Lovatière située au sud de l’aire d’étude.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
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Etude d’impact
Aire d’étude
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
112
Etude d’impact

Le PLU en cours de révision
Le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) en cours de révision
mettre en œuvre une politique de maintien, voire de renforcement, de l’activité agricole, tout
en répondant aux nécessaires besoins liés à la dynamique d’urbanisation, et à la
sauvegarde des paysages et du milieu naturel.
Le PADD d’Aime se décline selon les 5 volets suivants :

Favoriser la dynamique démographique avec comme objectifs :

rétablir le taux de croissance démographique en accord avec les orientations supracommunales, pour atteindre 4 000 habitants à l’horizon 2025, correspondant à environ 22
logements /an sur la période,

créer les conditions permettant l’ouverture de secteurs d’urbanisation et de programmes
alliant l’accession et le locatif pour tous et en particulier en direction des jeunes ménages et
des familles avec enfants,

maintenir un ordre de grandeur de 14 % de logements sociaux et offrir des possibilités
d’accession à des populations jeunes,

favoriser la restructuration du bâti existant, et maintenir l’extension de l’enveloppe urbaine
actuelle en développant des densités moyennes de logements à l’hectare plus élevées que
dans le passé,



promouvoir un développement urbain maîtrisé à proximité des services et équipements
publics, en cohérence avec leur potentialité, et la production de constructions économes en
énergie,
adapter la croissance de la commune à la ressource en eau mobilisable.
Soutenir l’activité économique

permettre le développement de l’offre commerciale tant sur le Chef-Lieu que sur le
secteur des Iles et sur Plagne Aime 2000,

répondre favorablement à la demande des entreprises artisanales et des petites industries
dans une volonté de sauvegarde, voire de renforcement, de l’emploi sur la commune,

proposer de nouveaux sites offrant les conditions favorables à l’implantation de nouvelles
activités dans le respect des logiques environnementales et de la sauvegarde de l’activité
agricole,

mettre en œuvre une stratégie de développement adapté conformément aux objectifs
de sauvegarde de qualité paysagère, environnementale et de respect d’équilibre
économique pour maintenir les sites d’altitude de la commune dans le peloton de tête
de la concurrence,


Adapter les équipements et les services à l’évolution de la commune avec comme objectif
de maintenir le bon niveau d’équipements existants et de le développer dans une logique
d’aménagement du territoire.

Maintenir la biodiversité, la valeur paysagère et la fonctionnalité hydrologique du
territoire


maintenir la biodiversité (de par sa richesse spécifique) et la dynamique fonctionnelle des
milieux naturels (continuums et corridors écologiques, qu’ils soient terrestres ou aquatiques)
ainsi que le fonctionnement des hydro-systèmes (cours d’eau, zones humides) dans un
contexte topographique sensible,

mettre en valeur la diversité et la qualité patrimoniale des paysages et du bâti, tout en
favorisant un habitat durable par l’autorisation (encadrée) de l’innovation technologique et la
limitation du mitage.
Gérer les déplacements et les stationnements avec comme objectif d’organiser les différents
flux de circulations pour une meilleure fluidité, sécurité et attractivité des modes de déplacement
doux et des accès aux transports en commun :

Permettre à la RD 990 de devenir l’ossature d’une dynamique urbaine dans la traversée du
chef-lieu,

Organiser les stationnements pour une meilleure efficacité.
Sur le secteur de Plagne Aime 2000, un des objectifs du PADD est de s’inscrire dans
le projet de restructuration globale de la station (UTN 2011) qui intègre la gestion des
flux et le stationnement dans son cahier des charges pour confirmer la vocation d’une
station sans voitures en surface.
Le plan de zonage en cours de révision
Le plan de zonage ne devrait à priori pas être modifié dans le PLU révisé.
renforcer, voire créer, les sites prédisposés à l’accueil des activités estivales.
En ce qui concerne Plagne Aime 2000, un des objectifs du PADD d’Aime est de mettre
en place une Orientation d’Aménagement et de programmation traduisant le cahier
des charges fixant l’ambition architecturale et urbanistique arrêtée par l’autorisation
UTN (Unité Touristique Nouvelle) obtenue le 9 janvier 2012.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
113
Etude d’impact
5.5.2. - La commune de Mâcot-la-PLagne
La commune de Mâcot-la-Plagne est dotée d’un Plan local d’urbanisme approuvé en 2004 et révisé le
14 novembre 2011 qui a fait l’objet d’une modification simplifiée le 17 février 2014.

Le Plan d’Aménagement et de Développement Durable (PADD)

Eviter l’encerclement des exploitations par l’urbanisation,

Conserver les espaces agricoles en périphérie des villages.
Intégrer les dimensions du développement durable dans les choix d’aménagement :

Conserver un environnement de qualité,

Equilibrer le développement démographique et économique et la protection des terres
agricoles, des forêts, des espaces montagnards et d’alpage,

Préserver les espaces naturels remarquables,

Promouvoir une gestion énergétique raisonnée.
Les objectifs du PADD de Mâcot-la-Plagne sont les suivants :


Maintenir le niveau de croissance démographique, relancer et diversifier l’offre de logements

Répondre aux différents besoins en matière d’habitat, en diversifiant l’offre de logements à
l’échelle de la commune, dans le respect du principe de mixité sociale,

Recalibrer les zones constructibles dans une approche plus réaliste. Il s’agit de mettre en
cohérence les surfaces ouvertes à l’urbanisation avec les besoins en logement.
Respecter les équilibres touristiques de la station :

Respecter le seuil d’équilibre touristique de la station,

Optimiser les urbanisations résiduelles pour améliorer la qualité de l’offre :
Le PADD de Mâcot-la-Plagne stipule que le volume de SHON nécessaire pour achever
l’offre d’hébergement de la station est estimé à environ 26.000 m² auquel il convient
d’ajouter le projet d’UTN en cours d’étude sur le secteur d’Aime 2000,


Favoriser le développement du secteur marchand de qualité,

Créer les conditions permettant la restructuration du parc immobilier ancien.
Poursuivre la modernisation de l’offre touristique :


L’activité touristique est le moteur de l’économie de la commune. Pérenniser, développer et
améliorer cette activité fait partie des enjeux prioritaires de la commune,

Favoriser le développement des commerces et services, optimiser et qualifier les sites
d’implantation commerciale et d’activités, notamment par la réhabilitation des espaces
commerciaux anciens,

Améliorer l’image de la station et le produit touristique par des opérations de requalification à
l’intérieur des stations : grenouillères, espaces piétons, espaces marchands, espaces
extérieurs et de stationnement ...

Plan de zonages
L’aire d’étude s’inscrit dans les zonages Us z2, Ut sz2, N et As. Néanmoins le périmètre de la
ZAC n’est pas sur le territoire de Mâcot-la-Plagne.
La zone U est une zone urbaine. Il s’agit des secteurs déjà urbanisés et les secteurs où les
équipements existants ou en cours de réalisation ont une capacité suffisante pour desservir les
constructions à implanter.
En secteur indexé « s », la pratique des activités sportives (notamment le ski) est dominante.
Un secteur est indexé « t » afin d’encourager la réhabilitation des copropriétés vieillissantes. La
rénovation des hébergements à vocation touristique est autorisée à condition de respecter
l’ensemble des conditions prévues dans les dispositions du PADD relatives à la rénovation de
l’immobilier touristique.
Le secteur s2 est un secteur concerné par des risques naturels moyens. L’urbanisation est
autorisée au cas par cas en tenant compte des risques naturels. Le pétitionnaire devra se référer à cet
égard aux prescriptions, recommandations et mesures constructives prévues dans le Plan d’Indexation
en Z 5PIZ) qui intègre les risques naturels prévisibles au PLU (cf ci-après).
En zone U, sont interdits :

les hébergements légers de loisirs,

les constructions et installations agricoles autres que celles existantes à l’approbation du présent
PLU,

l'ouverture et l'exploitation de carrière et gravières,
Préserver les secteurs à vocation agricole :

Préserver l’équilibre entre développement urbain et agriculture,
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Reconsidérer le projet d’une zone d’activités économiques sur le secteur de Bonnegarde
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Etude d’impact

l'installation de terrains de camping, d'aires naturelles de camping, et le stationnement de
caravanes, à l'exception de la zone indicée "c",

les décharges, dépôts de matériaux et de véhicules épaves à l'air libre.
Dans les secteurs susceptibles d’être concernés par un risque naturel, les possibilités d’urbanisation
peuvent être soumises à des restrictions comme vu précédemment pour le secteur s2.
La zone A concerne des secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du
potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. Le secteur « s » est un
secteur où la pratique des activités sportives (notamment le ski) est dominante.

En secteur indexé « s » : les constructions, équipements et installations nécessaires au
fonctionnement du domaine skiable (remontées mécaniques, travaux de pistes et de
réseaux, retenue collinaire), ainsi que les équipements récréatifs et sportifs d’hiver et
d’été, sont autorisés.
La zone N est une zone dite naturelle. Il s’agit des secteurs de la commune, équipés ou non, à
protéger en raison de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt,
notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique, soit de l’existence d’une exploitation
forestière, soit de leur caractère d’espaces naturels.
Le secteur « s » est un secteur où la pratique des activités sportives (notamment le ski) est
dominante.
En zone A sont interdites :

les constructions à usage d’habitation autres que les logements de fonction nécessaires à
l’exploitation agricole,

les constructions à usage d’hébergement hôtelier, de bureau, d’entrepôt,

les constructions à usage commercial,
Dans les secteurs susceptibles d’être concernés par un risque naturel, les constructions peuvent être
interdites ou soumises à des prescriptions particulières. Dans les secteurs susceptibles d'être
concernés par un risque d'inondation, la réalisation d'une étude hydraulique est un préalable à tout
projet de construction.

l'ouverture et l'exploitation de carrière et gravières,
Pour l’ensemble de la zone N sont autorisés :

les décharges privées, dépôts de matériaux privés et de véhicules à l'air libre,

les constructions et installations à usage artisanal ou industriel,

en secteur indexé « pa » : les constructions de toutes natures, à l’exclusion des équipements
publics liés aux infrastructures. Les parkings existants doivent être paysagés.
Pour l’ensemble de la zone A :

L'extension et la création d'installations classées sont autorisées lorsque leur présence est
justifiée par les activités autorisées dans la zone,

L'extension et la création d'installations classées sont autorisées lorsque leur présence est
justifiée par les activités autorisées dans la zone,

Les constructions et installations nécessaires au service public ou d’intérêt collectif sont
autorisées à condition d’être compatible avec le caractère de la zone,

Les constructions et installations liées à l’exploitation forestière,

L’aménagement des constructions existantes dont la destination ne correspond pas à la
vocation de la zone, dans le volume existant, sans changement de destination,

Les installations et travaux divers sont autorisés sous réserve que ceux-ci ne soient pas de
nature à porter atteinte au caractère des lieux. Les exhaussements et affouillements de sol liés
aux travaux de piste, aires publiques de stationnement, retenue collinaire et travaux liés aux
réseaux sont autorisés,

Les constructions et installations nécessaires au service public ou d’intérêt collectif sont
autorisées à condition d’être compatible avec le caractère de la zone,

L’aménagement des constructions existantes dont la destination ne correspond pas à la
vocation de la zone, dans le volume existant, sans changement de destination,


Les installations et travaux divers autorisés sont : exhaussements et affouillements de sol liés
aux travaux de pistes, aires publiques de stationnement, retenue collinaire et travaux liés aux
réseaux,
Les garages sont autorisés s’ils sont situés en continuité du bâti existant, et en lien avec une
opération de réhabilitation, et s’ils sont desservis par une route carrossable déneigée. Le projet
de garage devra garantir les meilleures conditions d’insertion paysagère,

Peuvent être autorisés, par arrêté préfectoral, après avis de la commission des sites, dans un
objectif de protection et de mise en valeur du patrimoine montagnard, la restauration ou la
reconstruction d’anciens chalets d’alpage, sous réserve d'une servitude d'occupation estivale ;
ainsi que les extensions limitées de chalets d’alpage existants lorsque la destination est liée à
une activité professionnelle saisonnière pastorale.

Les abris de berger, en lien avec l'activité pastorale, sont autorisés,

Les constructions à usage de logement de fonction nécessaires à l’exploitation agricole à
condition de ne pas dépasser à 150 m² SHON,

Les constructions devront observer un recul de 10 m de part et d’autre des crêtes des berges
des torrents. Des dérogations à cette règle pourront être accordées au cas par cas, selon les
risques naturels. Le pétitionnaire pourra à ce titre se référer au PIZ.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Rappel : un inventaire communal des chalets d’alpage est disponible auprès des services de la
mairie ou du service départemental d’architecture.

115
Etude d’impact
Par ailleurs dans la zone N,

les constructions devront observer un recul de 10 m de part et d’autre des crêtes des berges des
torrents. Sous réserve de la prise en compte des risques naturels, ces dispositions ne
s'appliquent pas aux équipements, aménagements et ouvrages liés au domaine skiable.

En secteur indexé « s », les constructions, équipements et installations nécessaires au
fonctionnement du domaine skiable (remontées mécaniques, travaux de pistes et de
réseaux, retenue collinaire), ainsi que les équipements récréatifs et sportifs d’hiver et
d’été sont autorisés.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
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Etude d’impact
définira les mesures à mettre en oeuvre pour garantir la sécurité et la pérennité du bâti
vis à vis des risques de déformations du sol (affaissements et effondrements).
Plan d’Indexation en Z – intégration des risques naturels prévisibles dans le PLU
Comme vu précédemment, la commune de Mâcot-la-Plagne est dotée d’un Plan d’Indexation en Z (PIZ)
– intégration des risques naturels prévisibles dans le PLU.
NB : Cette prescription ne concerne que les projets nouveaux et les extensions induisant une
augmentation d’emprise au sol d’un bâtiment existant. Elle devient une recommandation
pour les aménagements sans modification d’emprise au sol.
Le secteur d’étude sur Mâcot-la-Plagne est concerné par un risque moyen d’effondrements et
affaissements et par un risque moyen de glissements de terrain comme le montre la carte
suivante :

Les réseaux humides (eau potable, eaux pluviales, eaux usées...) ne devront pas
infiltrer d’eau dans les sols.

Tous les écoulements d’eau naturels et anthropiques seront captés et évacués par
ces réseaux.
Le numéro 10 du nom E2 G2 8 10 de la zone concernée par le PIZ concerne un règlement de
constructibilité dans le cadre du risque moyen du glissement de terrain :
Aire d’étude

Zone constructible, exposée à des mouvements du sol.

Prescriptions :


Une étude géotechnique et hydrogéologique, de niveau G12 au moins selon la norme
NF P 94 500 de classification de missions géotechniques, jointe au projet de construction ou
de terrassement définira les mesures à mettre en oeuvre pour garantir la stabilité et la
pérennité du bâti vis à vis des risques de déformations du sol.

Cette étude définira également quelles mesures s’appliqueront aux réseaux humides
(eau potable, eaux pluviales, eaux usées...), dans le même objectif de stabilité et de
pérennité des ouvrages et de leur environnement.
Recommandations :

PIZ de Mâcot-la-Plagne
Le numéro 8 du nom E2 G2 8 10 de la zone concernée par le PIZ (cf ci-dessus) concerne un
règlement de constructibilité dans le cadre du risque moyen d’effondrement et d’affaissement :

Zone constructible, exposée à des mouvements du sol.
Rappel : La constructibilité réglementaire de la zone ne garantit pas que des contraintes
techniques ne puissent grever voire rendre irréalisable tel ou tel projet de construction.

Les réseaux humides ne devront pas infiltrer d’eau dans les sols.
Les prescriptions du présent règlement ne concernent que les projets nouveaux de plus de 20
m² d’emprise au sol et les extensions de plus de 20 m² de l’emprise au sol d’un bâtiment
existant. Ces prescriptions deviennent des recommandations pour les projets ou extensions de
moins de 20 m² d’emprise au sol.
Emplacements réservés
Le secteur n’est concerné par aucun emplacement réservé.
Prescriptions :

Une étude géotechnique et hydrogéologique, de niveau G12 au moins selon la norme
NF P 94 500 de classification de missions géotechniques, jointe au projet de construction ou
de terrassement garantira l’absence de cavités au droit ou à proximité du projet, et
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Espaces boisés classés
Le secteur n’est concerné par aucun espace boisé classé.
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Etude d’impact
Servitudes d’utilité publique
Aucune servitude d’utilité publique du PLU de Mâcot-la-Plagne ne concerne l’aire d’étude. Les
plus proches sont :

Les servitudes AS1 du captage de la Mine – servitude rattaché à la protection d’eau potable
située à à environ 500 m à l’Est du site,

Une servitude PT3 servitude rattachée aux réseaux de télécommunication des postes et
télécommunications à environ 500 m au Sud-Est du site.
Aire d’étude
PLU d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
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Etude d’impact
6. -
LE PAYSAGE URBAIN ET SOCIO-ÉCONOMIQUE
6.1. -


Montchavin (1250 m) :
L'ancien hameau déserté et à moitié en ruines de Montchavin, est choisi par le maire de
Bellentre plutôt qu'un site plus en altitude pour construire la station du village. Montchavin ouvre
en 1972 et est relié à La Plagne en 1973, après la construction de 1500 lits.


Plagne Villages (2050 m) :
Née en 1972, la station initie un changement de style : la station est éclatée et épouse les
courbes du relief.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Plagne 1800 (1800 m) :
Le terrain laissé libre par les mines de La Plagne depuis 1973, est jugé propice à l'installation
d'une nouvelle station. Si les premiers bâtiments sont construits dès 1980 (notamment celui de
l'UCPA), la station n'ouvre qu'en 1982. Les premières résidences sont construites par des
comités d'entreprises (Caisse d'Épargne, Crédit Mutuel), puis apparaissent un grand nombre de
chalets privés qui font de Plagne 1800 la station la plus éclatée du domaine.

Les Coches (1450 m) :
Née en 1980, c'est une création de l'architecte Michel Bezançon. La station des Coches et la
station de Montchavin ont le même office du tourisme.

Champagny en Vanoise (1250 m) :
À la fin des années 1960, ce village situé dans la vallée de Bozel cherche à sortir de son
isolement. Si le Parc national de la Vanoise a fait décoller le tourisme estival, Champagny veut
également profiter de l'or blanc. La commune hésite entre Courchevel et La Plagne. Finalement,
en 1969, Champagny choisit La Plagne et offre à la jeune station son immense domaine en
adret, avec une vue imprenable sur le massif de la Vanoise.
Montalbert (1350 m) :
Dès 1970 sont construits à 1 600 m d'altitude, trois centres de vacances (ceux des
départements du Val-de-Marne et de Moselle, et celui de la ville de Dunkerque), et l'année
suivante les remontées mécaniques qui permettent de les relier au domaine de La Plagne. Mais
il faut attendre 1980 pour qu'une véritable station naisse et soit reliée au domaine : ce sera
Montalbert (ou Plagne Montalbert).
Aime la Plagne (2100 m), devenue Plagne Aime 2000 :
La station, dont la construction débute au printemps 1968, ouvre en partie en décembre 1969.
Surnommée le "Paquebot des Neiges", le bâtiment principal est une création de l'architecte
Michel Bezançon. En 1990 ouvre le Club Méditerranée, le second bâtiment construit à Aime-La
Plagne, d'une architecture audacieuse inspirée de celle des temples tibétains. Il ne faut pas la
confondre avec Aime, qui est le village accueillant la gare SNCF de la station (la gare est
appelée Aime-la-Plagne).


Plagne Centre (1970 m) :
La première des stations de La Plagne, ouvre en 1961. Le nom de Plagne Centre date de 1982.
La station était auparavant simplement appelée La Plagne. D'une architecture urbaine mais
fonctionnelle, création de Michel Bezançon, Plagne Centre est considérée comme le modèle de
la station intégrée, séparant espaces de circulation automobile et de ski. Une chapelle y fut
créée par Michel Bezançon.
Plagne Bellecote (1930 m) :
Créée en 1974, elle devait au départ s'appeler "Les Ours", mais prend finalement le nom du
sommet de Bellecôte (3 450 m), point culminant de La Plagne. Michel Bezançon est l'auteur de
l'architecture novatrice de Plagne Bellecôte, qui, comme un barrage hydraulique, barre la vallée.
En 1975, une télécabine relie la station à la Roche de Mio (2 700 m), un second tronçon permet
de joindre Bellecôte au sommet éponyme en 1978 en 40 minutes. En décembre 2005, le
premier télésiège 8 places de la Plagne est mis en service à Plagne Bellecôte. C'est le télésiège
de l'Arpette. Il remplace un télésiège 4 places du même nom afin de résorber l'afflux de skieurs
supplémentaires engendré par la jonction au domaine Paradiski.
Le contexte historique de la Grande Plagne
La Plagne est créée en 1961, à la suite d'autres stations savoyardes, pour sauver les communes de la
vallée de la désertification. L'activité agricole traditionnelle ne permet plus aux jeunes de vivre. L'activité
minière, qui a longtemps fait la richesse de Mâcot-la-Plagne, est en crise. En 1960, les communes
s'associent au sein d'un syndicat intercommunal, autour du projet porté par le maire d'Aime, le Docteur
Borrionne. La Plagne (future Plagne Centre), ses 2 téléskis et ses 4 pistes, ouvrent le 24 décembre
1961. La station bénéficie dès ses premières années de l'expérience du Champion de Ski Émile Allais
comme conseiller technique. Le succès est immédiat et en 1966 Guy Lux anime depuis La Plagne son
émission Interneiges. Le développement de la station est rapide. Actuellement la station de la Grande
Plagne se compose de onze sites :


Belle Plagne (2050 m) :
Née en 1981, son architecture est marquée par un retour à la tradition savoyarde (on appelle
cela la "quatrième génération"). C'est une création de Michel Bezançon.

Plagne Soleil (2050 m) :
C'est la dernière-née des stations de La Plagne, en 1990.
6.2. -
Le contexte historique de la Plagne Aime 2000
La construction de Plagne Aime 2000 débute au printemps 1968 et ouvre en partie en décembre 1969
avec un bâtiment principal « Le Paquebot des neiges ». En 1975, le parking couvert fut créé. En 1989,
ouvre le Club Aquarius (aujourd’hui Club Méditerranée Aime La Plagne) et en 1990 le Club
Méditerranée la Plagne 2100, le second bâtiment construit à Aime-La-Plagne, présente une architecture
qui s’inspire des temples Tibétains. Par la suite, d’autres constructions sont venues s’implanter sur le
site : résidence les Hauts Bois (MGM) en 1999.
119
Etude d’impact
6.3. -
L’occupation des sols et le paysage
6.3.1. - Analyse globale des paysages d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne se caractérisent par trois paysages distincts :

Alpages, montagne non cultivable, pratique du ski à l’ubac,

Dominante forestière intégrant côté ubac des sites en balcon cultivés et habités,

Fond de vallée et coteaux de l’adret fortement anthropisés.
Le site de Plagne Aime 2000 appartient au paysage « d’alpages, montagne non cultivable, pratique du
ski à l’ubac ».
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
120
Etude d’impact
6.3.2. - Analyse du site Plagne Aime 2000
En arrivant sur place, la forme des bâtiments, leur agencement dans le site, leur orientation, la
cohérence entre eux, leur aspect architectural viennent confirmer ces premières impressions.
Le site de Plagne Aime 2000 se dessine au-dessus de l’étage montagnard depuis la route d’accès. On
découvre des constructions « posées » sur les alpages, se détachant du socle formé par des masses
boisées. Plagne Aime 2000 surprend au premier abord par l’imposant « Paquebot des Neiges » puis
viennent seulement ensuite au regard les constructions environnantes, disparates, et désorganisées.
Le lien entre chacun des bâtiments est représenté par la seule voirie et leur organisation ne semble
tourner qu’autour d’une place centrale prise par l’automobile : le parking.
Vue de Plagne Aime 2000 – Egis – juin 2014
Vue de Plagne Aime 2000 – Egis – juin 2014
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
121
Etude d’impact
Implantation des différents bâtis sur le site
Club Méditérannée Aime la
Plagne
Club Méditérannée Plagne
2100
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
122
Etude d’impact
Comme vu précédemment, le site est composé de :


Le Club Méditerranée Plagne 2100 construit en 1990,
4 bâtiments d’hébergement construits successivement sans unité paysagère particulière :

le « Paquebot des Neiges », bâtiment emblématique, construit en 1970, conçu par
l’architecte Michel Bezançon et classé à l’inventaire du patrimoine du XXème siècle. Outre
des hébergements, ce bâtiment accueille la galerie commerçante de Plagne Aime 2000,
Club Méditerranée La Plagne 2100 – Egis – juin 2014

La Résidence Les Hauts-Bois construite en 1999,
Le Paquebot des Neiges – Egis – juin 2014

Le Club Méditerranée Aime la Plagne construit en 1989,
Club Méditerranée Aime la Plagne – Egis – juin 2014
Résidence les Hauts Bois – Egis – juin 2014
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
123
Etude d’impact

Un parking silo d’environ 200 places,
Parking Silo – Egis – juin 2014

Un parking extérieur entre la résidence les Hauts Bois et le club Méditerranée La Plagne 2100.

Un garage pour les dameuses,
Centre de maintenance – Egis – juin 2014
L’ensemble de ces bâtiments est desservi par la RD 221 qui zigzague entre les bâtiments.
RD221 – Egis – juin 2014
Parking extérieur – Egis – juin 2014
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
124
Etude d’impact
Le site présente des différences de niveaux importantes entre d’une part le Club Méditerranée Aime la
Plagne, situé le plus bas et le Paquebot des Neiges qui culmine.
Les déplacements entre ces différents niveaux se font via la RD 221 et les ascenseurs et passages
souterrains implantés entre le parking extérieur et le Paquebot des Neiges qui borde le front de neige
de la station.
Passage souterrain
Ascenseur
Vue sur les hameaux – Egis – juin 2014
Inversement, depuis les hameaux situés en dessous de Plagne – Aime 2000, les bâtiments sont bien
visibles et marquent le paysage.
Culminant à 2100 m, la station Plagne Aime 2000 offre de larges vues sur le Mont Blanc et sur le massif
Beaufortain, ainsi que sur les hameaux voisins.
Vue sur les massifs – Egis – juin 2014
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Vue sur la station – Egis – juin 2014
125
Etude d’impact
Enfin, un télémétro permet de rélier Plagne Centre à Plagne Aime 2000.
Télémétro – Egis – juin 2014
Des boisements se situent d’autre part en aval de la route et les espaces naturels autour des bâtiments
sont des talus enherbés ou des prairies de fauche de montagne.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
126
Etude d’impact
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
127
Etude d’impact
6.4. -
L’évolution démographique à l’échelle des communes
Classe des âges
En 2011, on observe que la population d’Aime est globalement une commune plus jeune que la
commune de Mâcot-la-Plagne.
La population de l'ensemble du canton accuse une chute importante entre l'annexion et 1946 (-32,5%).
Dans le même temps, la population d'Aime décroît de 15%, illustrant la meilleure résistance du chef-lieu
à l'émigration, du fait de la nature de ses activités commerciales et de services.
De 1946 à 1982, la population du canton croît de 10,5% alors que celle d'Aime augmente de 32%.
Ceci correspond à une augmentation en valeur absolue de 646 habitants pour le canton et de 639
habitants pour la commune d'Aime.
On constate qu'indépendamment des autres transferts de population qui ont pu avoir lieu entre les
autres communes du canton, l'accroissement du chef-lieu égale pratiquement celui du canton.
La comparaison est également frappante entre 1861 et 1982, période pendant laquelle le canton perd
un quart de ses habitants, alors qu'Aime s'accroît sensiblement. Depuis 1975, la population d’Aime ne
cesse de s’accroître.
Population
Les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne accueillent en 2011 respectivement 3541 et 1817
habitants. Depuis 1975, on note globalement une forte augmentation de la population sur la commune
d’Aime avec un pic entre 1999 et 2006 et une augmentation bien plus modérée de la population de la
commune de Mâcot-la-Plagne.
Evolution de la pyramide des âges de la commune d’Aime
Evolution démographique
Aime
30
4000
3369
3500
3541
25
3000
20
2500
2000
Macot
15081626
15561591
1749
1817
2006
15
2011
1500
10
1000
5
500
0
1990
1999
2006
2011
0
0‐14 ans 15‐29 ans 30‐44 ans 45‐59 ans 60‐74 ans 75 et plus
Comme le montre le graphe ci-dessous depuis 2006, on note une augmentation des tranches d’âges 014, 60-74 et des plus de 75 ans sur la commune d’Aime.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
128
Etude d’impact
A Aime, 79.9% de la population est considérée comme active, avec un taux de chômage relativement
faible de 3.4 % en 2011, en augmentation par rapport à 2006 où le taux de chômage était de 2.6 %. En
2011, les inactifs (élèves, étudiants et retraités) représentent donc 20.1 % de la population contre
21.1 % en 2006.
Plus de 75 % de la population active sont des professions intermédiaires, employés et ouvriers et les
cadres et professions intellectuelles supérieures ne représentent que 8.4 % de la population active.
Evolution de la pyramide des âges de la commune de Mâcot-la-Plagne
35
30
25
On compte 1771 emplois en 2011 sur la commune d’Aime, repartis selon les graphiques suivants :
20
2006
15
2011
10
5
0
0‐14 ans 15‐29 ans 30‐44 ans 45‐59 ans 60‐74 ans 75 et plus
Comme le montre le graphique ci-dessus, depuis 2006, on note également une augmentation des
tranches d’âges 0-14, 60-74 et des plus de 75 ans sur la commune de Mâcot-la-Plagne. Cependant la
tranche des 30-44 ans diminue moins que celle d’Aime mais la tranche des 15-29 ans diminue plus.
La taille des ménages est de 2.3 personnes pour Aime. Aucune donnée n’existe pour Mâcot-la-Plagne
sur la taille des ménages.
Emplois par catégorie socio-professionnelle
Emploi
Commune d’Aime
Emplois des actifs d’Aime selon le secteur d’activité
Population d’Aime de 15 à 64 ans par type d’activité en 2011
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
129
Etude d’impact
Commune de Mâcot-la-Plagne
6.6. -
L’offre touristique
6.6.1. - Structure du parc d’hébergements touristiques
Eléments de contexte
L’offre de logements touristiques sur l’ensemble de la Grande Plagne, c'est-à-dire à l’échelle du
domaine skiable commun, s’élèvent globalement à près de 52 690 lits.
Cette offre se répartit entre :
Population d’Aime de 15 à 64 ans par type d’activité en 2011
A Mâcot-la-Plagne, 84.8% de la population est considérée comme active, avec un taux de chômage
plus faible que celui d’Aime de 2.7 % en 2011, en augmentation par rapport à 2006 où le taux de
chômage était de 1.9 %. En 2011, les inactifs (élèves, étudiants et retraités) représentent donc 15.2 %
de la population contre 16.5 % en 2006.
Les données sur la répartition des emplois ne sont pas connues sur Mâcot-la-Plagne.
6.5. -
Les logements
Les données INSEE donnent les informations suivantes en termes de logements :
 Sur la commune d’Aime, on recense 3891 logements en 2011 avec 39.6 % de résidences
principales et 55,5 % de résidences secondaires et logements occasionnels (qui correspondent
essentiellement aux logements des stations de ski).

Sur la commune de Mâcot-la-Plagne, on recense 7947 logements en 2011 avec une majorité de
résidences secondaires et logements occasionnels (88 % qui correspondent essentiellement
aux logements des stations de ski). Les résidences principales ne représentent que 9,9 % des
logements de la commune.
Quelques personnes habitent à l’année sur le site, dans le Paquebot des Neiges mais le site est surtout
touristique. Les éléments liés aux hébergements sont décrits dans le paragraphe suivant.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne

les sites d’altitude : Plagne Aime 2000, Belle Plagne, Plagne Bellecôte, Plagne Centre, Plagne
1800, Plagne Villages et Soleil qui regroupent près de 34 105 lits (64,7 % de la Grande Plagne).

les stations village de la Grande Plagne : Champagny en Vanoise, Montchavin les Coches
(commune de Bellentre) et Montalbert sur la commune d’Aime, qui proposent environ 18 586 lits
touristiques (35,2 %).
L’environnement proche du projet de restructuration de Plagne Aime 2000 est celui des sites d’altitudes
de la Plagne qui sont localisés à cheval sur le territoire des communes de Mâcot-la-Plagne (pour
l’essentiel) et d’Aime.
Les différents quartiers qui ont été développés en altitude au fil du temps – en l’occurrence sur plus de
40 ans – ont des personnalités variées qui s’expliquent avant tout par les évolutions du marché
immobilier touristique survenues depuis les années 1960.
La promotion immobilière en copropriété des années 1960, 70 et 80 domine dans les quartiers les plus
anciens, notamment ceux de Plagne-Centre et de Plagne Aime 2000 - les plus impactés par le projet où elle se traduit par une proportion relativement élevée d’appartements non marchands. De manière
générale, lorsqu’ils sont loués, les caractéristiques et le vieillissement des appartements les rendent de
plus en plus difficilement commercialisables auprès d’une clientèle de catégories socioprofessionnelles
+ (CSP+) qui a pris goût à des appartements plus confortables, plus grands et avec plus de services et
d’équipements. Pour autant, ces appartements répondent à des besoins réels et ancrent une clientèle
(résidents secondaires et leurs famille et amis, segments de clientèles sensibles aux prix) dont la fidélité
est appréciable en cas d’aléas météorologique ou économique.
Depuis les années 1990, la promotion s’est orientée vers des formules plus performantes en résidences
de tourisme assorties de baux commerciaux (le plus souvent pour 9 ans). Les quartiers les plus récents
qui se sont greffés sur les quartiers historiques des plateaux de Bellecôte et de Plagne-Centre font la
part belle à ce type d’établissements, et affichent des performances plus élevées. Pour autant, la
pérennité des performances des quartiers les plus dynamiques sont aussi tributaires du renouvellement
des baux commerciaux (dans les stations voisines qui se sont engagées plus tôt dans cette voie,
l’érosion peut atteindre 20% des baux).
130
Etude d’impact
Les années 2000 décrivent la transition entre l’achèvement des dernières ZAC, suivi de la mise en
œuvre du PLU de Mâcot-la-Plagne selon des orientations plus qualitatives. Emerge alors une nouvelle
génération d’hôtels et de résidences offrant des prestations à la carte et donnant la primauté à la
pérennité des fonds de commerce. Les nouvelles générations d’établissements hôteliers ou résidentiels
comportent des services plus nombreux et des offres d’animation plus développées que par le passé.
Le confort, la taille des appartements, la qualité des aménagements intérieurs répondent mieux aux
attentes des clientèles CSP+ de la Tarentaise.
Structure générale du parc
(Sources : Comète, bilan d’activité COMETE et mairie d’Aime)
Plus précisément le parc d’hébergement touristique de la Plagne se décompose en :

1 486 lits hôteliers,

18 919 lits en résidences de tourisme,

5 230 lits en club, TO et camping

9 149 lits en meublés en agences immobilières,

17 907 lits non marchands (résidence secondaire).
Comparativement à d’autres stations françaises, l’offre hôtelière reste très limitée malgré de
récentes opérations menées sur Mâcot-la-Plagne. La création de lits hôteliers reste un enjeu de
diversification de l’offre en premier lieu à l’échelle de Plagne Aime 2000 mais également à
l’échelle de la Grande Plagne qui se situe encore en dessous de la moyenne observée en
Tarentaise.
Zoom sur la station Plagne Aime 2000
Comparativement à l’ensemble de la Grande Plagne et même aux stations d’altitude qui présentent
pratiquement la même répartition par type d’hébergement, le site de Plagne Aime 2000 propose un parc
assez atypique où l’offre de lits marchands n’est que de 50 % (c'est-à-dire une proportion inférieure d’un
quart à la moyenne),
Les lits en résidence de tourisme (RT) représentent une faible part du parc, qui se compose pour moitié
de la résidences des Hauts Bois construite en 2003.
Le site de Plagne Aime 2000 ne dispose donc d’aucun lit hôtelier, alors qu’à l’origine un hôtel existait
dans le bâtiment d’Aime 2000 (le « Paquebot »).
Pour la seule commune d’Aime, l’essentiel de l’offre se situe sur les deux secteurs de Montalbert pour
environ 6 000 lits et sur Plagne Aime 2000 pour 5 500 lits.
A l’échelle de La Grande Plagne, ce parc se ventile entre 66 % d’hébergements professionnels pour
34 % de diffus.
Le taux de lits marchands établi par l’observatoire Comète situe La Grande Plagne au-dessus de
la moyenne observée à l’échelle de la Tarentaise.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
131
Etude d’impact
6.6.2. - La menace de l’érosion tendancielle du parc professionnel
Les constats
Au cours des années 2000, le stock de lits touristiques gérés professionnellement à l’échelle de la
Grande Plagne augmente relativement peu (+ 2 500 de 2002 à 2009) au regard du nombre de lits
marchands mis sur le marché (7 000 à 7 500).
L’écart entre la croissance « brute » et la croissance « nette » (respectivement + 7,5% et + 2,5 % en 7
ans des lits marchands) s’explique par l’érosion tendancielle du parc marchand.
Cette érosion tendancielle a plusieurs causes :

la sortie du marché locatif touristique de logements touristiques repris par leur propriétaire ou
occupés par des employés,

la dédensification du nombre de couchages par appartements, soit par affichage commercial
(pour améliorer la qualité des prestations), soit à l’occasion d’opérations de rénovation,

l’érosion tendancielle du parc de résidences de tourisme (environ 20% des baux de 9 ans ne
sont pas renouvelés ce qui représente une érosion tendancielle de 2% par an),

la transformation d’établissements gérés en résidences secondaire (cas de résidences ou
d’hôtels vendus à la découpe).
Les conséquences économiques de cette érosion
Selon les données fournies par la SAP (Société d’Aménagement de la station de la Plagne), 6 000 lits
sont passés en 7 ans (2002-2009) du secteur professionnel au secteur diffus, soit environ 10% de la
capacité d’accueil globale de la Grande Plagne, et 20% du secteur professionnel.
Concomitamment, ce secteur professionnel s’est agrandi de 2 500 lits.
Concrètement, 70% des hébergements marchands réalisés entre 2002 et 2009 n’ont fait que maintenir
le potentiel de production du secteur professionnel.
La redistribution des 6 000 lits marchands perdus entre diverses catégories relevant du secteur diffus
moins performant, pèse sur le nombre de nuitées qui régresse de 2% par an sur la période et le parc
renseignés (évolution 2002 – 2009 d’un parc professionnel estimé à 32 300 lits en 2002).
L’approche prospective, montre que sans l’apport de lits professionnels nouveaux, le parc
marchand de la Grande Plagne s’effriterait de 26,5 % en 10 ans, et sa fréquentation de 17,5 %.
La stabilisation du nombre de nuitées produites par le parc professionnel suppose la création de
4 000 nouveaux lits en 7 ans, soit environ 5 700 lits professionnels en 10 ans.
Le secteur des résidences de tourisme est le plus affecté par les phénomènes d’érosion avec la sortie
d’environ 60 à 70 logements existants pour l’ouverture de 100 logements neufs.
A ces causes structurelles s’ajoutent les impacts conjoncturels des opérations de rénovation
nécessitant la fermeture d’établissements gérés pendant une saison. Cette considération n’impacte pas
le solde net.
Les efforts de rénovation et de mise en marché réalisés par les communes d’Aime et de Mâcotla-Plagne
Pour combattre ce phénomène d’érosion de la fréquentation et maintenir un taux élevé de lits
professionnels sur la station, les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne ont les leviers suivants à leur
disposition.
 La rénovation et la mise en marché professionnel et pérenne des « lits froids » dans le cadre
d’opérations de rénovation de l’immobilier touristique publiques (ORIL – Opération de
Réhabilitation de l’Immobilier de Loisirs - et autres opérations assimilées à Mâcot-la-Plagne et à
Aime) ou privées (opérations de requalification ou de portage évitant la vente à la découpe
d’établissements gérés, parfois avec un coup de pouce de la collectivité).
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
132
Etude d’impact


La construction de lits neufs hôteliers ou para hôteliers (c’est à dire résidentiels avec services
étendus ou en formules « clubs ») susceptibles de diversifier les prestations et développer les
clientèles.
La réhabilitation des logements touristiques assortie d’engagements pluriannuels de
mise en marché
La rénovation des appartements a été encouragée de longue date (depuis 1994 en ce qui
concerne le « Paquebot ») par les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne.
Pionnières en la matière, les deux communes ont aussi testé successivement ou conjointement
diverses procédures expérimentales de réhabilitation et de mise en marché des logements
touristiques, avec l’aide de leurs partenaires (SAP, agence, Etat, Département, …).
Ce levier a été mis en œuvre dans le cadre d’opérations pionnières de rénovation de l’immobilier
touristique, publiques (ORIL et autres opérations assimilées à Mâcot-la-Plagne et à Aime), ou
privées (opérations de requalification ou de portage évitant la vente à la découpe
d’établissements gérés, parfois avec un coup de pouce de la collectivité).
Première période 1994-2001 (pré ORIL).
La première opération marquante est celle de la requalification et de la mise en marché
d’appartements situés dans le Paquebot. A l’origine, 170 logements (600 à 700 lits) ont été
réhabilités par la Société Para hôtelière d’Aime (SPALP) associant MAEVA et la SAP, exploitant
des remontées mécaniques, qui porte les baux à rénovation des appartements gérés et
commercialisés par MAEVA (gérés par l’OIP - agence immobilière liée à la SAP - et
commercialisés par France Location par la suite). La commune participe au portage de l’achat
d’appartements dans le cadre d’une SEM locale (aujourd’hui dissoute). L’opération qui n’est pas
directement rentable, a trouvé son équilibre grâce au développement du CA du domaine skiable.
Le succès de l’opération a dépassé les objectifs initiaux par le nombre d’appartements rénovés.
Par contre, à la première échéance, seuls 2/3 des baux ont été renouvelés (contre 75% à 80%
en moyenne dans les RT neuves). Finalement, après plus de 15 ans d’expérience, 2/3 du parc
rénové et assorti d’engagements pluriannuels de location, sont retournés en agences de
location (sans obligations de résultats pour les gestionnaires) ou en diffus.
Reste une quarantaine d’appartements en baux (150 lits). Le parc rénové et remis sur le marché
a énormément souffert d’être composé de cellules trop petites (25 m²) qui intéressent moins les
clientèles et plus les gestionnaires.
Les ORIL
Une ORIL est adoptée par Mâcot-la-Plagne en 2001.
Un premier objectif était, comme au Paquebot sur le territoire d’Aime, de requalifier et de
commercialiser des lits froids diffus, avec la rénovation envisagée de 130 appartements à
Plagne Village entre 2002 et 2006 et leur exploitation en Village Résidentiel de Tourisme. Une,
filiale de la SAP rénove les appartements. Une SEM achète l’équipement mobilier loué aux
propriétaires à des conditions préférentielles. Après quelques années, une trentaine
d’appartements (soit environ 150 lits) auront été rénovés. Le dispositif est trop complexe et
correspond mal aux attentes des propriétaires.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Le dispositif villages résidentiels de tourisme (VRT), qui ne bénéficie même pas des avantages
de la Loi Sellier, semble en panne.
Un second objectif alternatif, plus axé sur la résistance à la déqualification, a été de promouvoir
la rénovation et la montée en gamme du parc locatif existant. Une SEM (Plagne Rénov » aide
les propriétaires loueurs à mettre à niveau leur(s) appartement(s) avec une subvention (plus
modeste) et le portage du mobilier. Ce mode de rénovation est celui qui remporte le plus de
succès : 150 à 200 appartements loués en agence ont déjà été rénovés en quelques années
(soit environ 800 lits).
Nota Bene : la commune d’Aime adhère au système de rénovation mis en place à Mâcot-laPlagne.
Enfin, il convient également de signaler des opérations privées qui ont permis la rénovation et le
maintien dans le secteur marchand d’environ 250 à 300 appartements depuis 2004 :
 Opérations bénéficiant d’un coup de pouce de la collectivité : préemption, portage
financier transitoire et revente d’une résidence de tourisme par la commune de Mâcot-laPlagne pour éviter la vente à la découpe d’un établissement professionnel (environ 70
appartements maintenus dans le secteur marchand soit environ 300 lits).
 Opérations privées : la transformation par la SAP d’une gare de télécabine désaffectée
en résidence de tourisme, un établissement en multipropriété de 30 appartements
racheté, rénové, et géré dans sa totalité (quelques appartements revendus à des
particuliers avec obligation de mise en location), revente et transformation
d’établissements détenus par des investisseurs institutionnels en résidences de tourisme
(150 appartements, soit environ 700 lits), …
Les résultats
Globalement, les résultats n’ont pas été à la hauteur des objectifs et des efforts engagés par les
partenaires : peu d’hébergements diffus ont été intégrés au secteur professionnel, la grande
majorité des appartements rénovés relevant en définitive déjà du secteur marchand.
Néanmoins on peut considérer que ces efforts ont permis de maintenir une qualité qui a parfois
favorisé la reconduite ou le développement de contrats pluriannuel de mise en marché. La
rénovation a eu alors pour vertu de retarder pour un moment le processus d’érosion du parc
professionnel.
Cette voie de la rénovation sera reconduite par les deux communes sous une forme adaptée
aux retours d’expériences des collectivités, la commune d’Aime adhérant à l’ORIL de Mâcot-laPlagne.
133
Etude d’impact
6.6.3. - Le parc de logements dédié aux saisonniers
Source : Maison des saisonniers
L’espace saisonniers de la Plagne (basé à La Plagne Centre, Mâcot-la-Plagne) informe les travailleurs
saisonniers sur les aides au logement auxquelles ils peuvent prétendre, recense les offres de locations
saisonnières et accompagne les saisonniers pour la réalisation de dossiers de demande d’aide.
Sur le site de La Grande Plagne plusieurs secteurs accueillent des logements dédiés aux saisonniers :

Plagne centre : 90 logements, (source : Maison des saisonniers),

Les Charmettes : 84 logements,

Plagne Bellecôte : 57 logements,

Belle Plagne : 54 logements.
Une résidence, dont les besoins sont en cours de définition, est en projet à Plagne 1800.
Les demandes en logements des saisonniers est en constante augmentation depuis 2006.
6.6.4. - La fréquentation touristique / les performances
Les stations de La Grande Plagne, et leurs 53 509 lits, accueillent en 2013 sur une année près de
2 500 000 nuitées. Ainsi, la Grande Plagne est la plus grande station alpine en termes d’hébergements.
On note également une diminution de 3.7 % des nuitées à l’échelle de la Grande Plagne entre l’hiver
2013 et l’hiver 2014 avec un taux de remplissage de 44.8 %.
Outre la distinction entre les saisons, où l’hiver est prépondérant, il est intéressant d’analyser les
fréquentations de la station en faisant la distinction entre :
 les stations d’altitude regroupant 65 % du parc global entre :
 Plagne Aime 2000,
 Belle Plagne,
 Plagne Bellecôte,
 Plagne Centre,
 Plagne 1800
 Plagne Village et Soleil
 et les stations village proposant 35 % du parc global sur :
 Montalbert,
 Champagny
 Montchavin les Coches.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
134
Etude d’impact
La structure des lits professionnels
Le graphe suivant montre la répartition des lits sur différentes stations de ski. La Plagne présente le
stock de lits le plus important sur les segments « chauds et tièdes ». Cependant on note une diminution
entre l’hiver 2013 et l’hiver 2014 % des lits chauds.
Les graphes suivants montrent la structure de lits professionnels sur la Grande Plagne et entre les sites
d’altitudes et les sites village.
On note globalement sur le site de la Grande Plagne 50 % de résidences de tourisme avec peu d’hôtels
(5 %). Les agences immobilières représentent 27 % des lits. Les répartitions des lits entre les sites
d’altitude ou les sites villages sont différentes.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
135
Etude d’impact
Aperçu de la clientèle
La fréquentation touristique de la Grande Plagne est très majoritairement française (pour les ¾).
Le taux de clientèle étrangère est de33 % en 2013 sur la Grande Plagne avec une préférence pour les
stations d’altitude.
Il s’agit d’un taux moyen qui varie selon les sites. Ainsi sur l’hiver 2012, les taux de clientèle étrangère
étaient de :

47 % pour les stations d’altitude,

16 % pour le secteur de Plagne village.
Les principales origines géographiques de la clientèle étrangère sont le Royaume Uni, les Pays Bas, la
Belgique, l’Allemagne, la Russie et Israël comme le montre le graphe ci-dessous.
Les évolutions entre 2012 et 2013 montrent une augmentation des touristes venant des Pays Bas, de la
Russie et d’Israël. En revanche on note une baisse de la clientèle étrangère venant du Royaume Uni,
de la Belgique et d’Allemagne.
En dépit des meilleures performances des sites d’altitude à l’export, l’écart avec les stations voisines
reste élevé : 28,6% de taux de pénétration à l’export ici contre une moyenne de 50% en Tarentaise (soit
un retard de 40%).
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
136
Etude d’impact
Évolution quantitative
Depuis 1997, l’évolution des nuitées et des journées skieur suit le graphe ci-dessous avec globalement
une baisse depuis le début des années 2000.
Les stations Village réalisant 30 % des nuitées pour 35 % du nombre de lits. Les stations d’altitude
produisant 70 % des nuitées pour 65 % du parc.
Ces deux quartiers cumulent plusieurs handicaps, et en premier lieu, un parc immobilier
structurellement moins performant en terme de rapport capacité / fréquentation avec une plus forte
proportion d’appartements de première génération pas toujours adaptés aux évolutions et aux
exigences qualitatives de la clientèle, ou encore une part élevée de résidences secondaires,
notamment à Plagne-Centre (qui se démarque ainsi de Bellecôte, autre quartier d’altitude historique où
le secteur marchand est par contre dominant).
Paradoxalement, alors que le nombre de lits professionnels est proportionnellement plus important dans
les stations villages, celles-ci génèrent moins de nuitées par lit. Par contre, depuis ces dernières
années, elles ont fait preuve de plus de dynamisme que les stations d’altitude.
Positionnement des sites d’altitude
Au sein même des stations d’altitude existent des disparités. Certains quartiers sont en retrait en termes
de fréquentation.
C’est le cas plus particulièrement de Plagne Aime 2000 et, surtout, de Plagne-Centre. Tôt achevés
(Plagne-Centre) et/ou en faible évolution (inachèvement de Plagne Aime 2000), ils sont restés
largement à l’écart des dernières mutations positives du secteur résidentiel.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
137
Etude d’impact
La relative pauvreté d’équipements de loisirs et d’animation d’après-ski - ou destinés au public qui ne
skie pas – constitue un second type de handicap.
En outre, à Aime-la Plagne, les difficultés sont aggravées par des dysfonctionnements urbains
insatisfaisants spécifiques à ce quartier : des liaisons et des espaces publics extérieurs inexistants ou
inachevés, une architecture de qualité mais qui a perdu de son sens avec la multiplication des
orientations.
La saturation du Télémétro à certaines heures et la déficience des relations entre différents
établissements isolés et étagés sur le versant confinent les clientèles dans leurs établissements (Club
Méditerranée et résidence des Hauts Bois) nuisent à l’activité commerciale de ces établissements, mais
aussi à celle des galeries marchandes du Paquebot et de Plagne-Centre.
Conclusion
En hiver, depuis quelques années, le nombre de nuitées résiste moins bien que celui des journées
skieurs.
Ce premier constat semble traduire une relative désaffection de la frange des clientèles les moins
sportives, confirmant l’enjeu de la diversification de l’offre de loisirs pour maintenir ou développer
l’activité commerciale de la station.
A l’appui de cette analyse vient un second constat, celui de la relative faiblesse du taux de pénétration
de la Plagne sur les marchés étrangers, lesquels sont justement les plus sensibles à la diversité de
l’offre de loisirs.
Dans l’environnement concurrentiel des sports d’hiver, ces constats confirment le rôle de la
diversification de l’offre de loisirs et d’hébergements qui sont vraisemblablement les voies les plus
porteuses pour consolider les clientèles actuelles et percer sur de nouveaux marchés.
La saison d’été pèse pour un peu plus de 15% de l’activité globale annuelle de la station.
En été, la station ne compte plus que 45 595 lits touristiques en raison de la fermeture de lits
professionnels (26 261 unités en été, contre 34 755 l’hiver).
Pour autant, les lits professionnels représentent encore 57,6% du stock de lits touristiques, et leur
efficacité confère à la station une force commerciale importante. Ainsi, sur les 79 050 séjours
touristiques enregistrés à la Plagne, 79,3% sont le fait du secteur marchand (62 654 séjours).
Globalement, le nombre de séjours s’est érodé de près de 30% depuis une douzaine d’années.
La baisse d’activité a été plus perceptible dans les sites d’altitude, que dans les sites de moyenne
altitude (villages).
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Les étés 2010 et 2011 ont été très contrastés, montrant la sensibilité de la « bonne saison » aux aléas
climatiques, surtout en haute montagne.
A Plagne Aime 2000, la fréquentation est des plus réduites avec la fermeture en été des 1 200 lits des
Club Méditerranée.
Cet écart conséquent entre le secteur d’altitude et celui des stations-village s’explique aussi par les
stratégies et les motivations des hébergeurs pour l’été :
 l’opportunité de ressources complémentaires pour l’équilibre économique de services,
 la fidélisation d’un personnel plus professionnel, plus expérimenté,
 voire des considérations liées à, l’ancrage dans le territoire.
6.7. -
Le domaine skiable
La configuration du site
La morphologie du massif de la Grande Plagne et les implantations des pôles d’hébergement sur son
pourtour amènent une exploitation du domaine skiable en six secteurs fonctionnels aux caractéristiques
intrinsèques particulières, et correspondant à des bassins versants naturels à l’aval desquels sont
situés les pôles d’hébergement.
Ces secteurs s’étagent sur un dénivelé de 2 030 m entre 1 200 (Montchavin) et 3 230 m d’altitude
(Glacier de Bellecôte). Chacun d’entre eux est bien individualisé par une topographie en alvéoles
reliées entre elles par de simples épaulements (à proximité des stations), ou des crêtes plus marquées
en altitude. Grâce à l’important réseau de pistes et de remontées mécaniques à gros débit qui
permettent une bonne interconnexion, ces secteurs ne forment qu’un seul domaine skiable pour la
clientèle même s’il existe des forfaits partiels.
138
Etude d’impact
Le domaine skiable de la Plagne est le plus grand qui, dans les Alpes, soit exploité par une seule et
même société, la SAP.
Il totalise 107 remontées mécaniques, dont 44% de téléportés.
L’ensemble qu’il constitue avec les stations des Arcs et de Peisey-Valandry auxquelles il est relié par un
téléphérique forme le « Paradiski », un des tous premiers domaines skiables, juste derrière les 3
Vallées par le nombre et la puissance de ses remontées mécaniques.
Projet Aime 2000
Au Nord :
Le secteur de Plagne Centre (1 sur le plan) qui assure le ski direct pour les résidents des stations de
Plagne centre, de Plagne Villages/Plagne Soleil, de Plagne 1800 et de Plagne Aime 2000. Noyau
originel de La Plagne, le secteur de Plagne Centre constitue une sorte de pivot pour le système des
transferts entre les secteurs du domaine skiable.
Le secteur de Plagne-Bellecôte (2), domaine skiable direct de Plagne Bellecôte et Belle Plagne. C’est le
barycentre de système de ski avec du ski facile au voisinage des pôles de Plagne Bellecôte de Plagne
Centre, et le secteur de la Roche de Mio en deuxième périphérie. Le sous-secteur de la Roche de Mio
forme, avec celui de Champagny auquel il est connecté, le domaine skiable d’altitude utile pour
l’ensemble des pôles de Plagne Bellecôte et Plagne Centre.
Au Nord-Est : Le secteur de Montchavin-Les Coches (3), ce domaine, inscrit en forêt pour l’essentiel,
apporte un ski direct de proximité et d’altitude pour les résidents des stations de Montchavin et des
Coches. Il s’agit du domaine charnière de la liaison La Plagne / Les Arcs.
Ces remontées desservent environ 126 pistes, la majorité en altitude où elles bénéficient d’un bon
enneigement (plus de 6 m cumulés en année « normale »).
L’éventail des pistes correspond à la demande de la clientèle plutôt familiale de la station.
Néanmoins, pour diversifier sa clientèle, la station développe par ailleurs des sites spécifiques pour des
pratiques plus sportives et plus « funs » (free style, …), avec une animation et une politique
événementielle dynamique en accompagnement.
La longueur totale de ces pistes est de 225 km. Leur surface atteint 730 ha.
En 2009/10, 134 ha (18,4% de la surface totale) étaient enneigés par production de neige de culture.
Les 380 enneigeurs en fonctionnement (+ 59 regard en attente d’équipement) sont alimentés par 5
retenues d’altitude totalisant 230 000 m3. Le droit d’utilisation prélevé dans le milieu naturel est variable
selon les différents sites de la Plagne. Il est complémentaire au droit de remplissage des retenues
d’altitude par les excédents des captages autorisés pour l’alimentation en eau potable des populations.
Au total, environ 600 000 m3 d’eau sont prélevés sur le milieu naturel (seul le secteur de Montchavin est
alimenté par trop plein du réseau AEP).
Le comportement des skieurs
Les passages aux remontées mécaniques se hiérarchisent selon les critères suivants : départ des
urbanisations, desserte de ski propre, liaisons entre les stations, desserte et liaisons entre les sites
d’altitude (plus particulièrement en fin de saison).
Au Nord-Ouest : Le secteur de Montalbert (4), également inscrit en forêt, assure le ski direct pour les
résidents de la station de Montalbert et du village de Longefoy.
Au Sud : Le secteur de Champagny (5) : vaste panneau sud du massif, il permet à la fois le ski direct
pour les résidents de Champagny et un ski de forte attractivité pour tous les autres pôles.
Au Sud-Est : Le secteur du « Glacier » (6) qui correspond au secteur de ski de haute altitude pour
toutes les stations avec l’exploitation hivernale du glacier de la Chiaupe.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
139
Etude d’impact
Le graphique ci-dessous montre que la fréquentation se concentre de manière assez classique sur les
domaines de proximité des stations d’altitude et leur deuxième périphérie (secteurs de la Roche de Mio,
de Champagny, le haut de Montchavin-les Coches). Les pôles de basse altitude sont plus émetteurs
que récepteurs. Pour autant, ils sont appréciés pour le ski en forêt, surtout quand les conditions
météorologiques sont mauvaises en altitude. Le secteur du Glacier, plus soumis aux aléas
météorologiques, concerne plutôt une élite.
ne le sont plus. A contrario, des appareils renouvelés, très performants, subissent une telle
augmentation de fréquentation qu’ils peuvent à leur tour connaître des épisodes de saturation.
Les performances économiques
Le nombre de journées skieurs délivrées plafonne entre 2,45 et 2,65 millions depuis une dizaine
d’années. Le chiffre d’affaires oscille entre 60 et 65 M€ constants (ce qui en fait le leader en France).
L’évolution en « dents de scie » constatée au cours des années 2000 marque une rupture avec les
tendances régulièrement haussières des années antérieures. Un premier plateau a été atteint en 2004,
suivi d’un tassement des performances pendant 3 ans, puis d’une reprise assez soutenue pendant 3
ans (avec une pointe en 2008-09), avant un repli en 2010-2011.
Le tassement de la première moitié des années 2000 est interprété comme la résultante de l’érosion
tendancielle du parc d’hébergements marchands (de l’ordre de moins 1% à moins 2% par an.
La reprise de 2007 à 2009 est la conséquence de la livraison de résidences de tourisme dans les
dernières ZAC : sans cet apport, la contraction des résultats se serait aggravée.
Les creux de 2006/07 et 2001-11 sont amplifiés par divers d’aléas conjoncturels : bonne répartition de
l’enneigement entre les différents massifs qui peut réduire l’aspect concurrentiel de l’altitude, conditions
météorologiques moins favorables, fermeture de la liaison avec les Arcs ...
Au fil de la journée et de la saison, la répartition des skieurs à la surface du domaine skiable évolue
aussi en fonction de l’ensoleillement, de la qualité de la neige. Elle se traduit donc par un mouvement
de balancier quotidien entre les différents secteurs du domaine de la Grande Plagne – Paradiski en
fonction de leur « skiabilité ». Ces variations concernent avant tout les domaines des stations basses
(plus fréquentés lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises en altitude) et le secteur du
Glacier.
Concentrant près de 80% de la dénivelée consommée, les domaines intermédiaires (en première et
seconde périphérie des stations d’altitude) offrent quant à eux des conditions relativement homogènes
qui assurent une régularité de leur fréquentation et de la répartition des skieurs sur les pistes.
Enfin, il a été aussi constaté que la modernisation progressive du parc de remontées mécaniques s’est
traduite par un report de la fréquentation sur les nouveaux appareils, plus confortables et plus efficaces
pour desservir le réseau de pistes et accéder aux différents secteurs. Des appareils, autrefois saturés,
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Globalement, la stagnation du nombre de journées skieurs vendues est compensée par une bonification
de la politique tarifaire.
Globalement, sur la période 2002 – 2010, le nombre de journées skieurs stagne, voire progresse
légèrement. Le chiffre d’affaires exprimé en euros constants progresse bien plus fortement que le
nombre de journées skieurs (effet des politiques tarifaires).
Sur la période, la livraison de nouveaux lits touristiques a difficilement compensé le tassement des
performances du parc préexistant. Pour autant, ces nouvelles résidences ont eu des effets bénéfiques
qui, même s’ils n’ont été perceptibles que quelques années après l’ouverture des établissements, ont
permis d’inverser l’érosion tendancielle du chiffre d’affaires : la contraction des performances aurait été
encore plus forte sans l’apport des nouveaux programmes réalisés depuis 5 à 6 ans.
Capacités des installations
Le domaine skiable présente une réserve de capacité des installations permettant de répondre, dans
des conditions de fluidité et de confort satisfaisantes, à une augmentation de leur fréquentation
d’environ 11 % à 17 %.
Le programme d’investissement de la SAP
La SAP possède un parc de remontées mécaniques qui vieillit :
 48 Téléportés en 2014 : Age moyen 18 ans en 2014.
 99 Remontées Mécaniques en 2014 : Age moyen 21,6 ans en 2014.
 Durée de vie maxi d’un téléporté : Environ 35 ans.
140
Etude d’impact
La baisse d’attractivité de la station entraîne une baisse de la fréquentation, du chiffre d’affaires, des
résultats et au final des investissements. Pour sortir de cette spirale infernale, la SAP a décidé
d’engager un programme de relance pour la Plagne 2014-2024.
Les objectifs du programme sont de :
 Donner au Domaine Skiable de la Plagne une attractivité au moins équivalente aux autres
grands domaines de Tarentaise,
 Retrouver de la rentabilité sur l’exploitation du Domaine Skiable de la Plagne,
 Maintenir l’outil industriel.
Ce programme comprend 146 M€ d’investissements en vue de rationaliser le parc de remontées
mécaniques : Le parc de remontées mécaniques passera de 99 remontées mécaniques en 2014 à 89
remontées mécaniques en 2023. Avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 1 M€ par remontée, la
Plagne se rapprochera ainsi des standards de la profession.
Les bénéfices attendus de ce programme d’investissement sont :
 Une attractivité retrouvée :
 Les points noirs du Domaine Skiable générant de forts temps d’attente sont supprimés.
 Le secteur 3000 est mis en valeur.
 Un parc de remontées mécaniques moderne principalement débrayable (28 débrayables
contre 10 Fixes).
 Toutes les stations village sont desservies par télécabine.
 Une attractivité retrouvée du produit Paradiski.

La rationalisation du parc des téléportés (comme vu précédemment),

Un outil maintenu :
 Maintien d’un âge moyen de 18 ans pour les téléportés,
 L'âge moyen du parc passe de 21,6 ans à 24,4 ans sur la durée du plan.
6.8. -
Les autres activités et équipements touristiques
Les équipements et activités touristiques en saison hivernale
A l’échelle de ses 10 polarités, la Plagne offre un panel d’activités hivernales assez large et même
unique sur certains points.
Au-delà des activités traditionnelles de montagne comme notamment le ski hors-pistes, la raquette ou
le ski de randonnée, chiens de traîneaux, l’offre de la Plagne est marquée par la présence de la piste
de Bobsleigh unique en France permettant à la clientèle de goûter à une activité peu courante.
L’offre nordique est bien présente avec des secteurs consacrés à ces pratiques nordiques qui sont
essentiellement présents sur Champagny en Vanoise. Le domaine nordique offre un bon enneigement
toute la saison sur ses 30 km de pistes de fond.
Sur Champagny, se trouve également une cascade de glace artificielle avec plusieurs voies aux
inclinaisons variées offrant des reliefs et difficultés multiples, tant pour l’initiation que l’escalade sportive.
Pour les enfants, quatre espaces luges sécurisés sont répartis sur le domaine : au Dou du Praz, à
Plagne Centre, à Plagne Bellecôte, à Plagne Montalbert et à Champagny le Haut.
En dehors de ces activités « neige », la Plagne offre également des activités d’intérieur
complémentaires avec un manque conséquent de diversité et plus particulièrement la faiblesse de
l’offre « aquatique » qui menace la compétitivité. Les sites d’altitude de la Grande Plagne, qui totalisent
pourtant près de 35 000 lits, ne disposent d’aucune piscine publique couverte en hiver.
En saison hivernale, la seule piscine ouverte au public est la piscine découverte de Bellecôte (« Magic
Pool ») dont la fréquentation hivernale illustre la forte demande pour ce type d’équipement.
Un petit nombre de piscines privatives intégrées à des établissements complète cette offre : il existe 6
établissements avec piscines couvertes privatives (avec spa ou autre), dont 4 sur le plateau de PlagneCentre et ses satellites et un seul à Plagne Aime 2000 dans la résidence de tourisme des Hauts Bois.
Les autres activités hivernales sont :
 des salles de cinéma (deux salles à Plagne Bellecôte, une à Plagne centre),
 des salles de jeux à Plagne Bellecôte, Plagne Centre, et Plagne Aime 2000,
 un bowling à Belle Plagne,
 des salles de musculation sur Belle Plagne et Plagne Centre,
 un mur d’escalade Indoor sur Plagne centre.
L’offre « bien-être » est au diapason avec des centres situés sur :
 Plagne Soleil dans la résidence Les Granges du Soleil.
 Belle Plagne : centre de remise en forme ouvert à tous les publics avec sauna et Hammam,
espace Cardio-training – Fitness, cabines spécialisées et espace piscine (en été).
 Plagne Bellecôte : Centre de forme la Scandinaviane avec sauna, Hammam, Jaccuzzi,
Solarium, Massage californien, Massage du visage, Drainage lymphatique manuel, cures,
forfaits ou à la séance...
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
141
Etude d’impact


Plagne Centre, où se trouvent deux centres :
 Vita' Plagne proposant massages, sauna, et hammam associé à un centre de
kinésithérapie et d’ostéopathie,
 Esther Bio (Soins esthétiques et corporels).
Plagne 1800 avec des saunas accessibles à tout public de 17h15 à 19h30 sous réserve de
disponibilité.
Les équipements et activités touristiques hors saison hivernale
Au-delà de l’offre de randonnée en montagne, la station de La Plagne a développé une offre estivale
familiale à destination des enfants et des adolescents avec une gamme d’activité (et d’événements)
conséquente :
 Académie de Patinage Artistique
 Ecole de cirque
 Motos Juniors
 Circuits 4x4 juniors
 Clubs enfants/ados/juniors
 Cani-rando
 Tir à l'arc et mini golf sur Plagne Centre, Plagne Bellecôte et Montalbert.
 Balades à Cheval (dont un centre équestre UCPA à Plagne Aime 2000))
 Grotte de Glace
 Paint Ball avec un terrain spécialement aménagé en extérieur à Plagne Bellecôte.
 Skate Park - Urban Park autour du skate park de Plagne Bellecôte
 Summer Kamp
 Via ferrata (sur Champagny)
 Nouvelles Glisses (Mountainboard, …)
 Tennis : 9 courts de tennis sont à la disposition du public sur les stations d'altitude :
 2 terrains à Plagne Centre
 2 terrains à Plagne Villages
 3 terrains à Belle Plagne
 2 terrains à Plagne Aime 2000, sur le parking principal du bas.
Intégrés à l’offre : 145 kilomètres de sentiers balisés depuis les stations d’altitude, en passant par les
stations villages et en descendant jusqu’en vallée, le long de l'Isère.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Certains sites bénéficient d’aménagements spécifiques tels que les zones ludiques, des itinéraires à
profil descendant avec virages relevés et des pistes réservées de descente/enduro. Un système de
navette (Echo bus) récemment mis en place permet alors aux vététistes de remonter à leur point de
départ.
L’offre estivale s’enrichit également des activités praticables en fond de vallée, notamment autour des
sports d’eaux vives (Rafting, Canoë kayak, canyoning…) mais aussi avec de nombreux parcours de
pêche le long de l’Isère ou dans des lacs de montagne, ou bien encore le parapente, les parcours
aventure forestier…
D’autre part, une base de loisirs avec un plan d’eau a été aménagée en bordure de l’Isère, à 4 km
d’Aime chef-lieu en direction de Bourg-Saint-Maurice. Une voie verte longeant l’Isère permet de s’y
rendre aisément depuis Aime. Diverses activités y sont proposées en plus de la baignade telles que
mini golf, volley-ball, tennis de table et initiation au canoë kayak, parcours aventure.
Toujours, comparativement aux grandes stations voisines, l’offre touristique apparaît encore
insuffisamment diversifiée, voire étriquée, en ce qui concerne les loisirs aquarécréatifs.
En plus de la piscine publique découverte été-hiver de Bellecôte (bassin extérieur de 25 mètres), il
existe
 une piscine publique et découverte d’été à Plagne-Centre bassin extérieur de 25 mètres. Cet
équipement est obsolète et aujourd’hui fermé.
 une piscine découverte d’usage mixte public (été) / privé (hiver) à Belle Plagne : 2 bassins
extérieurs et une pataugeoire,
 une piscine municipale extérieure ouverte uniquement l’été à Champagny,
 un complexe aquatique (« Espace Paradisio ») à Montchanin.
142
Etude d’impact
Information et animation touristique
Un Office de Tourisme est présent à Aime chef-lieu ainsi que sur les stations d’altitude dont une
antenne à Plagne Aime 2000 (point information dans la galerie du bâtiment d’Aime 2000).
La fonction « Office de tourisme » sur la station de La Plagne est organisée de la façon suivante.
Deux organismes se partagent la compétence:
 L’OPGP (Office de Promotion de la Grande Plagne) est en charge de la promotion, marketing,
commercialisation sur l’ensemble des 4 communes composant le Syndicat Intercommunal de la
Grande Plagne, organisme financeur. Il a en charge la Centrale de Réservation qui lui est
intégrée.
 La MaTo (Maison du Tourisme d’Aime Mâcot-la-Plagne) se charge de l’accueil, l’animation,
l’information et la mise en œuvre de l’évènementiel. Cette partie de compétence est prise en
compte sur les 2 autres communes (Bellentre et Champagny en Vanoise) par les structures
locales.
L’ensemble des commerces donne essentiellement côté pistes de ski du Paquebot des Neiges.
La station de La Plagne offre un large panel d’activités et d’évènements sur toutes ses stations
satellites, été comme hiver aussi bien sportif (les étoiles du sport, 6000D, Urban Plagne,…), culturel
(« semana latina », jazz,…) que de détente (semaine zen,…).
6.9. -
Les autres activités économiques
6.9.1. - Les activités commerciales
Au niveau de l’aire d’étude, les commerces sont implantés dans le bâtiment Paquebot des Neiges sous
forme d’une galerie commerçante. La galerie commerçante est accessible depuis le front de neige
dernière le Paquebot des Neiges ou via l’ascenseur depuis le parking.
Front de neige du Paquebot des Neiges
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
143
Etude d’impact
Des commerces et services qui justifient le déplacement sur Plagne Centre (la pharmacie notamment)
Galerie commerçante au niveau du front de neige du Paquebot des Neiges
Une étude sur le potentiel commercial de la station a été réalisée en octobre 2014 par le cabinet
Bérénice.
D’après cet étude, l’offre commerciale présente au sein de la galerie du Paquebot des Neiges est
relativement complète et répond aux principaux besoins quotidiens des vacanciers (superette et
commerces de bouche, services, 8 restaurants/bars, 2 magasins d’articles de sport et location de ski).
Ces commerces sont ouverts exclusivement l’hiver (seul 4 commerces sont ouverts l’été : un restaurant,
un bar, le tabac-presse et un magasin de sport).
Le site de Plagne Aime 2000 fonctionne en complément avec Plagne Centre pour étoffer l’offre
commerciale proposée aux résidents (accessible via le télémétro), où on trouve notamment pharmacie,
cabinet médical, banque, poste, pressing-laverie, fromager, esthéticienne, photographe, dépannage
matériel électroménager). En période estivale notamment, le site de Plagne Centre prend le relais des
commerces fermés du Paquebot.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Des espaces intérieurs récemment rénovés, qui contrastent forcement avec la galerie marchande plus obscure du
Paquebot.
144
Etude d’impact
Comparée aux autres stations d’altitude (y compris en enlevant du panel la station Aime Centre qui par
sa situation de polarité justifie une offre plus développée), l’offre de la station Plagne Aime 2000 est en
retrait, notamment sur les commerces articles de sport et location de ski, restaurants et bars, et loisirs.
Le nombre de locaux commerciaux disponibles sur le Paquebot est effectivement restreint.
L’étude sur le potentiel commercial de la station de Bérénice a mis en évidence les forces, faiblesses,
opportunités et menaces suivantes synthétisées dans le tableau suivant.
Comparaison entre les offres commerciales des différents sites d’altitude de la Plagne (source : Bérénice)
Analyse de l’offre commerciale du site (source : Bérénice)
Potentiel pour des commerces et services de proximité
L’étude sur le potentiel commercial de la station de Bérénice a ensuite étudié le potentiel pour des
commerces et services de proximité c’est-à-dire l’ensemble des commerces et services qui sont très
régulièrement fréquentés pour satisfaire les besoins quotidiens des résidents : supérette, boulangerie,
boucherie et autres commerces de bouche, agence bancaire, Poste, coiffeur …
Ces besoins ont été estimés de la manière suivante :
 Besoin de l’ensemble du site Plagne 2000 après livraison du projet,
 Prise en compte de l’offre existante sur le Paquebot des Neiges,
 Le potentiel de développement est le différentiel entre le besoin de l’ensemble du site et l’offre
installée.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
145
Etude d’impact
Potentiel de développement en fonction de l’offre existante
En tenant compte des commerces déjà implantés sur le Paquebot, les commerces suivants pourraient
donc être développés :
 Doublement de la surface du Spar,
 Agence bancaire,
 Pressing / laverie,
 Epicerie fine / caviste,
 Cabinet médical.
Remarque : compte-tenu des contraintes administratives, l’implantation d’une pharmacie n’a pas été
envisagée à ce stade.
En conclusion, le potentiel de développement de nouvelles surfaces commerciales est estimé à
2 170 m². Cela correspondrait à un doublement des surfaces actuelles proposées sur le
Paquebot.
Afin d’anticiper les évolutions du commerce de proximité, il est proposé de prendre également en
compte le développement possible d’une surface dédiée au retrait des commandes en lignes en casiers
(50 m² Surface de Plancher).
Soit un total de surfaces de plancher d’environ 600 m² pour les commerces et services de
proximité.
Potentiel pour des commerces d’agrément
Par « commerces d’agrément », il faut entendre l’ensemble des commerces proposant une offre liée
aux loisirs des résidents. Il s’agit principalement des magasins de matériel de sport, ainsi que des bars /
restaurants.
Les hypothèses suivantes ont été retenues :
 Les 2 450 lits supplémentaires sont des lits loués sur le circuit professionnel.
 Comparé aux autres sites d’altitude de la Plagne (et même en excluant Plagne Centre de
l’analyse), le site actuel de Plagne 2 000 est sous-équipé en commerces d’agrément.
Cependant, ce différentiel d’équipement n’a pas été pris en compte dans le calcul du potentiel
(autrement dit, le potentiel n’est lié qu’aux lits supplémentaires sur le site), afin de prendre en
compte une spécificité propre à Plagne 2 000 : la présence de deux Clubs Med, qui ont un
fonctionnement plus « autarcique » vis-à-vis de ce type de commerces.
 Le potentiel lié aux lits supplémentaires a été estimé par comparaison avec l’équipement des
autres stations d’altitude de la Plagne, hors Plagne Centre.
Le potentiel pour des commerces d’agrément est ainsi évalué à 1 750 m² Surface de
Plancher (SdP) :
 450 m² SdP pour 3 magasins de matériel de sport,
 1 000 m² SdP pour 6 bars / restaurants,
 100 m² SdP pour des locaux proposant des activités de loisirs (motoneige, école de ski
privée…).
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
6.9.2. - Les activités industrielles
Aucune activité industrielle ne se situe sur l’aire d’étude.
6.9.3. - Les équipements et services publics
Les équipements liés à l’enfance
Aime chef-lieu
Actuellement, une halte-garderie ouverte toute l’année existe au chef-lieu, pouvant accueillir 7 enfants
en places permanentes et 13 enfants temporairement. Une nouvelle garderie a ouvert ses portes début
2010 d’une capacité de 40 enfants (34 en accueil régulier et 6 en occasionnel).
146
Etude d’impact
Montalbert
Une halte-garderie de 150 m² a été réalisée pour accueillir, en hiver, 25 enfants de 18 mois à 6 ans.
Cette garderie est gérée par l’ESF (Ecole de Ski Français) et fonctionne en parallèle avec le jardin
d’enfants. La commune, qui a réalisé une aire de jeux devant la halte-garderie, en a profité pour
réaménager le jardin d’enfants, en collaboration avec l’ESF avec possibilité de repas le midi.
Plagne Aime 2000
La halte-garderie a été inaugurée en janvier 2001, permettant d’accueillir une vingtaine d’enfants entre
2 et 6 ans entre 9h et 17h (17h30 en période de vacances scolaires). Cette structure est gérée par
l’association « Les Lutins ». Les repas du midi sont assurés par un restaurateur local. Elle se situe entre
les bâtiments « le Paquebot des Neiges » et « le Club Méditerranée La Plagne 2100 ».
Plagne Centre
Plagne Centre dispose d’une garderie, d’une crèche et d’un jardin d’enfants.
Plagne Villages / Soleil
Plagne Village dispose d’un jardin d’enfants.
Les équipements scolaires
Equipements scolaires d’Aime
Effectifs scolaires rentrée scolaire 2014 pour la commune d’Aime :
 École maternelle publique d’Aime : 22 élèves petite section, 29 élèves moyenne section et 25
élèves grande section.
 École primaire publique d’Aime : 27 élèves en CP, 29 élèves en CE1, 31 élèves CE2, 23 élèves
en CM1 et 28 élèves en CM2.
 École privée le Pavillon : 27 élèves en maternelle, 22 élèves en grande section de maternelle et
CP, 22 élèves en CP/CE1, 24 élèves en CE2/CM1 et 23 élèves en CM1-CM2.
 École élémentaire de Villette : 19 élèves en maternelle, 17 élèves en CP-CE, 13 élèves en CM.
 École élémentaire de Longefoy : 26 élèves en maternelle, 22 élèves en CP, CE1 et CE2 et 27
élèves en CM1-CM2.
Par ailleurs, une cantine scolaire fonctionne à Aime depuis janvier 2006 et permet à tous les élèves à
partir de 3 ans de prendre leur repas sur place. Longefoy dispose d’une cantine depuis la rentrée
scolaire de septembre 2009. Un ramassage scolaire et une garderie péri-scolaire sont mis en place
dans chaque école.
Ce sont donc un peu plus de 430 enfants de l’enseignement primaire qui sont scolarisés sur Aime, dont
90% habitent la commune.
Le collège compte 496 élèves dont environ la moitié habite la commune.
Garderie « les Lutins »
Mâcot chef-lieu
Le chef-lieu dispose d’une garderie.
Belle Plagne
Belle Plagne dispose d’une garderie et de deux jardins d’enfants.
Plagne Bellecote
Plagne Bellecote dispose d’une garderie et d’un jardin d’enfants.
Plagne 1800
Plagne 1800 dispose d’un jardin d’enfants.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Une garderie périscolaire, gérée par l’association des parents d’élèves des écoles publiques d’Aime
fonctionne tous les jours. Elle est installée dans les locaux de la bibliothèque de l’école primaire.
A Aime, chef-lieu, l’atelier « Remu’Méninges » offre une aide aux devoirs tous les mardis dans les
locaux de l’Espace Associatif Cantonal. Il s’agit d’un espace de travail, avec la possibilité d’une aide
ponctuelle ou régulière et des animations thématiques.
Un atelier gratuit d’accompagnement scolaire a été mis en place à Villette. Il se réunit une fois par
semaine et s’adresse à tous les écoliers du CP au CM2. Il est animé par une équipe de bénévoles et
encadré par une responsable de l’Espace Associatif Cantonal.
Par ailleurs, l’atelier « Petit Journaliste », propose tous les jeudis aux élèves de manipuler ce qui a été
appris à l’école, notamment en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
Le principe d’un soutien scolaire a également été mis en place à Longefoy depuis la rentrée scolaire
2002.
147
Etude d’impact
Equipements scolaires de la commune de Mâcot-la-Plagne
La commune dispose de deux écoles maternelle et élémentaire, une au chef-lieu, l’autre à Plagne
Centre :
 Ecole Albert PERRIERE à Mâcot-la-Plagne (chef-lieu) qui accueille 117 élèves (classes PS/MS,
GS/CE1, CP/CE1, CE2/CM1, CM1/CM2).
 Ecole à Plagne Centre (station d’altitude) qui accueille 62 élèves (uniquement pour l’intersaison)
(PS/MS/GS, GS/CP/CE1, CE2/CM1/CM2.
Un service de cantine est assuré les lundi, mardi, jeudi et vendredi toute l’année scolaire pour
les enfants à partir de 3 ans.
Un transport scolaire est mis en place pour les enfants éloignés.
Un périscolaire est mis en place pendant la saison d’hiver, dès le 08 décembre 2014, pour le
matin, le soir et les vacances scolaires hivernales.
Les personnes âgées
L’Association d’Aide en Milieu Rural (ADMR) propose aux personnes âgées, handicapées ou en
difficulté temporaire un portage de repas à domicile, six jours sur sept, ainsi qu’un service d’aide
ménagère, dans toutes les communes du canton d’Aime. Cette prestation est facturée en fonction de la
situation personnelle et des revenus.
Un établissement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) a été ouvert en juillet 2007. Cet
établissement permet de poursuivre la politique visant à améliorer les conditions de vie des personnes
âgées. Il comprend 40 lits, dont 27 lits permanents, 12 lits pour l’unité de soins « Alzheimer », un lit
d’accueil temporaire pour des personnes dont le maintien à domicile n’est plus possible
momentanément et un lit d’accueil à la journée afin de permettre à des familles de faire face à une
difficulté ponctuelle.
Cet établissement accueille les personnes âgées indépendantes, valides, comme les personnes
dépendantes ou atteintes de troubles.
Les équipements culturels et sportifs
Ces équipements sont :

salle de spectacle à Aime chef-lieu (ancien cinéma),

médiathèque à Aime chef-lieu (ouverte du mardi au samedi), à Mâcot chef-lieu et à Plagne
Centre,

espace associatif cantonal,

école de musique,

gymnase intercommunal géré par la communauté de communes,

salle des fêtes à Aime, Longefoy, Tessens, Villette, salle polyvalente à Montalbert, à Plagne,
Bellecote et Plagne 1800, salle Mont Saint Sauveur à Plagne Aime 2000

stades de football à la Maladière et au Gros Murger (Mâcot-la-Plagne),

aire de jeux au Pré de Foire,

piste de poussée de bob à proximité du stade de la Maladière,
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne

maison du tourisme, …

La basilique,

La tour Montmayeur
Les services
L’hôpital le plus proche est celui de Bourg-Saint-Maurice à 13 km puis celui de Moutiers, à 14 km.
Les services de santé présents sur la commune d’Aime sont les suivants :

4 médecins,

2 dentistes,

4 infirmières regroupées dans un même cabinet,

6 kinésithérapeutes,

1 ostéopathe,

2 orthophonistes,

1 podologue,

1 psychologue,

2 vétérinaires,

1 opticien,

1 commerce de matériel médical.
Une pharmacie est présente dans le centre d’Aime chef-lieu.
La commune accueille également 4 centres de services sociaux :

Centre Polyvalent d’actions sociales,

Médecine du travail,

Espace Associatif Cantonal,

Association D’aide en Milieu Rural.
6.9.4. - Les zones d’habitat
Comme vu précédemment l’aire d’étude accueille des bâtiments offrant des logements pour les
vacanciers saisonniers. Aucun habitat diffus ne se situe à proximité du site.
6.9.5. - Les activités agricoles
L’aire d’étude n’est pas agricole. Il s’agit essentiellement d’une station de ski et du domaine skiable
(pistes et remontées mécaniques).
148
Etude d’impact
6.10. -
Les infrastructures de communication et les déplacements
6.10.1. - Infrastructures routières
L’accès routier à la station de Plagne Aime 2000 se fait par la RD221 qui dessert, depuis Aime,
notamment Plagne 1800, Plagne Bellecôte via la RD224, Plagne Soleil, Plagne Villages (via la RD223),
la Plagne Centre.
A l’entrée de la Plagne Centre, un giratoire permet d’orienter directement, sans passer dans le centre
de la Plagne, les usagers souhaitant se rendre à Plagne Aime 2000 ce qui permet d’éviter du trafic de
transit dans la Plagne Centre.
Par la route, les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne sont situées à environ :
 100 km d’Annecy,
 100 km de Chambéry,
 140 km de Grenoble,
 190 km de Lyon,
 140 km de Genève,
 680 km de Paris.
Par ailleurs, Aime dispose d’une gare SNCF ce qui la rapproche considérablement des grandes villes
de la région et de Paris :
 TGV direct en hiver,
 Accès à Aime par Eurostar,
Les aéroports les plus proches sont :

Genève Cointrin,

Lyon Saint-Exupéry,

Grenoble Saint Geoirs,

Chambéry Voglans,

Annecy.
Trafic
Les dernières données de trafic du Conseil Général de la Savoie (bilan de l’année 2013) donnent les
informations suivantes :


ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Par rapport à 2012 le taux d'évolution du trafic a été :

sur Routes Nationales : + 0,5 % avec un trafic constant sur les bassins Chambérien et
Albertvillois,

sur l’ensemble des Routes Départementales : - 1,3 % soit un trafic en légère baisse.
Un Trafic Moyen Journalier (TMJA) 2013 sur la RN 90 de 12185 sur la section Montgiron / Aime
et 9 654 sur Aime / Bourg-St-Maurice avec des taux de poids lourds respectifs de 3.4 % et 3 %.
Entre 2012 et 2013, on note globalement une augmentation du trafic sur la section Montgiron /
Aime mais avec une baisse des poids lourds et une stabilité du TMJA sur Aime / Bourg-SaintMaurice mais avec une augmentation des poids lourds.
149
Etude d’impact
Une Moyenne Journalière Annuelle a été calculée sur la période du 15 décembre au 31 mars de l'année
suivante afin d’avoir des données de trafic pendant les saisons d’hiver.
On note sur la RD 221 un TMJA sur la période hivernale 2013/2014 de 3 623 véhicules par jour
avec un débit maximal sur un jour de 9 936 véhicules par jour.
Trafic de la RN 90

Un TMJA 2013 sur la RD221 de 2 130 véhicules (contre 2236 en 2012) sur la section Mâcot-la
Plagne avec un taux de poids lourds de 1.8 % (contre 1.6 % en 2012). Ainsi entre 2012 et 2013,
on note globalement une diminution du trafic de 4.7 % mais une augmentation des PL.
Trafic de la RD221

Sur la RD220 des comptages ont été réalisés en 2010 à la sortie d’Aime en direction de Mâcotla-Plagne et ont montré un trafic de 4 248 véhicules par jour.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Enfin le tableau suivant présente le trafic en direction des stations les samedis de niveau 3 et le débit
des 3 jours du week end cumulé. La RD 221 présente :
 un trafic variant entre 3826 et 5312 véhicules sur les samedis de niveau 3,
 un trafic variant entre 7522 et 9688 véhicules sur les 3 jours du week end cumulé.
150
Etude d’impact
6.10.2. - Stationnement
Plagne Aime 2000 compte 8 parkings publics et deux parkings privés :
Le problème de Plagne Aime 2000 réside en 2 points :
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne

utilisation du parking couvert qui est payant et qui ne dispose que de 75 places pour les
touristes, les 174 autres places étant pour des abonnés,

parkings de surface saturés à proximité du bâtiment des Hauts-Bois et sous-utilisés au-dessous
du bâtiment.
151
Etude d’impact
Pour les parkings de surface, le problème vient moins d'un problème de quantité que d'utilisation. La
plateforme aérienne à un usage de parking mais différent de sa destination originelle. Enfin, le
Paquebot des Neiges ne dispose pas de parking associé à la résidence.
La construction d’un ascenseur public a été réalisée pour relier le parking intermédiaire au bâtiment
d’Aime 2000.
6.10.3. - Transports en commun
Aime dispose d’une gare routière connectée directement à la gare SNCF d’Aime, facilitant l’accès à la
commune pour les touristes.
Des bus réguliers relient les stations de la Plagne. Ce service est assuré par des transporteurs privés.
Les transports scolaires sont organisés par la Communauté de Communes, en relation avec le Conseil
général de la Savoie. Ils concernent les transports des écoles primaires, du collège d’Aime et des
lycées de Moutiers et Bourg St Maurice.
Un arrêt de bus pour le club Méditerranée se situe à proximité du bâtiment Club Med 2100.
Arrivée du télémétro
Le télémétro fonctionne de 8h le matin à 1h la nuit en continu, avec une fréquence située entre 5 et 10
minutes. La fréquentation du télémétro est en baisse depuis 2010 :
2014
2013
2012
2011
2010
Fréquentation jour
Fréquentation nuit
Hiver
116 180
127 829
Eté
42 824
36 230
Hiver
156 253
151 031
Eté
Fermé
Hiver
159 823
154 921
Eté
39 215
35 614
Hiver
168 662
155 975
Eté
37 465
35 118
Hiver
169 073
164 004
Eté
39 806
34 646
Fréquentation du télémétro (montées et descentes cumulées) entre 2010 et 2014, source : SAP
La Grande Plagne est composée de plusieurs stations. Des liaisons par câble (télémétro) permettent de
bonnes dessertes entre le site de Plagne Centre et Plagne Aime 2000 d’un côté et Plagne Village de
l’autre ; et entre Plagne Bellecote et Belle Plagne.
L’arrivée du télémétro Plagne Centre – Plagne Aime 2000 se situe au niveau du Paquebot des Neiges.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
152
Etude d’impact
Un système de navettes inter stations performant et gratuit existe également.
6.10.4. - Modes doux
Les différents bâtiments de Plagne Aime 2000 sont desservis par la RD221 qui présente des
accotements mais aucun trottoir comme le montre la photo suivante.
RD221
Une petite bande piétonne est néanmoins implantée le long de la RD221 entre le Club Méditerranée
2100 et le Paquebot des Neiges. Elle est séparée des places de stationnements et de la voie par une
bordure béton.
Cheminement piéton entre le Club Méditerranée 2100 et le Paquebot des Neiges
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
153
Etude d’impact
Enfin un ascenseur et un passage souterrain permettent de rejoindre le Paquebot des Neiges et le front
de neige depuis le parking aérien.
Sortie passage
souterrain et
accès aux
commerces
Entrée passage
souterrain
 Plagne Villages/Soleil (alt : 2050 m),
 Plagne Bellecôte (alt : 1930 m),
 Plagne Centre (alt : 1970 m),
 Plagne 1800 (alt : 1800 m).
C’est donc à l’échelle de l’ensemble de ces stations que le bilan ressource / besoin est établi.
Un rapprochement a été effectué à cet effet avec les éléments recueillis par la commune de
Mâcot-la-Plagne dans le cadre de la révision de son Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour une
mise à jour des données.
Réseau AEP
Le synoptique du réseau d’altitude la Plagne est présenté page suivante.
Ce réseau se caractérise par une alimentation provenant essentiellement de la retenue de Blanchets,
complété par la mobilisation de deux autres sources : les Bourtes et les chalets de l’Arc.
Ascenseur public
Ascenseur et passage souterrain
6.11. -
Les réseaux
6.11.1. - Alimentation en eau potable
Généralités
L'alimentation en eau potable de la commune d'Aime se décompose en deux réseaux distincts sans
interconnexions à l’heure actuelle :

Un secteur comprenant le bourg centre, les villages de l’Adret et la station de Montalbert. Ce
secteur est desservi par un réseau propre à la commune d’Aime. La commune a approuvé le
schéma directeur d’alimentation en eau potable,

le secteur de Plagne Aime 2000 intégré dans un réseau desservant l’ensemble des stations
d’altitude La Plagne,
Sur ce second secteur, la compétence en matière d’alimentation en eau potable est portée par
le SIGP. Ce dernier délègue en affermage la gestion du service et de l’entretien des installations
à la société Veolia Eau.
Le site de Plagne Aime 2000 est donc alimenté en eau potable par un réseau commun
notamment aux autres stations d’altitude de la Plagne qui sont :
 Plagne Aime 2000 (alt : 2100 m),
 Belle Plagne (alt : 2050 m),
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
154
Etude d’impact
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
155
Etude d’impact
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
156
Etude d’impact
Pour alimenter l’ensemble des stations, le réseau mobilise un ensemble d’équipements :
 1 usine de traitement des eaux de la retenue des Blanchets et des sources des Bourtes,
 4 stations de pompage :
 l'Arc d’une capacité de 50 m3/h,
 Bellecôte d’une capacité de 75 m3/h,
 les Bourtes d’une capacité de 45 m3/h
 le Biollet d’une capacité de 45 m3/h,
 (pm : la Mine d’une capacité de 80 m3/h n’est plus utilisée)
 9 réservoirs d’une capacité totale de 7 850 m3 :
 Belle Plagne (200 m3 + 1000 m3),
 Bellecôte (1000 m3),
 Plagne 1800 (750 m3),
 Les Bourtes (600 m3),
 Plagne Villages (600 m3 + 400 m3),
 La Lovatière (300 m3),
 Le Biolley (2000 m3),
 Les Frasses (400 m3 + 600 m3) qui alimente spécifiquement le secteur de Plagne Aime
2000.
 3 unités de production d’eau potable :
 La Lovatière : filière de traitement par désinfection au chlore gazeux,
 l’Arc : filière de traitement par désinfection aux UV,
 Belle Plagne : filière de traitement par préoxydation du fer, démanganisation, filtration sur
sable bi-couche, reminéralisation et désinfection au chlore gazeux.
Un réseau d’une longueur totale, adduction et distribution comprises, de 44 kilomètres (avec 336
branchements).
Les ressources
Les ressources mobilisées par le réseau d’altitude de La Plagne ont fortement évolué ces dernières
années. Les principales modifications ont été le rehaussement de la retenue des Blanchets, mise en
service fin 2008 et l’arrêt de la mobilisation de la source de la Mine pour cause de pollution à
l’antimoine.
Ainsi, actuellement, les ressources du réseau proviennent :
 de la retenue des Blanchets : cette retenue offrirait une capacité utile de l’ordre de 400 000 m3.
Cette retenue est ainsi en capacité à produire 40,5 l/s soit 3 500 m3/jour pendant 3 mois.
 de la source des Bourtes (étiage de 12,3 l/s),
 des captages des Chalets de l’Arc via le pompage de l’Arc (étiage de 8,28 l/s),
 La source de La Lovatière existe mais ne présentant qu’un débit faible (86 m3/j), elle n’est plus
utilisée.

Cette unité de production traite 210 m3/h. Elle fonctionne actuellement seulement 20 heures par
jour soit 4 200 m3/j.
86 m3/j par La Lovatière mobilisable si besoin.

Soit un total maximum de 5 904 m3/jour (contre 4 200 m3/jour jusqu’en 2007).
Par ailleurs, peuvent être utilisés en secours extrême lors et seulement lors d’éventuelles situations de
crise :
 la source de la Mine en dilution jusqu’à 40 % (capacité de 80 m3/h) comme convenu avec les
services de l’état lors des travaux de rehaussement de la digue des Blanchets,
 en cas extrême le pompage direct dans le ruisseau de l’Arc avec la mise en œuvre d’une unité
mobile de traitement.
Consommations actuelles
Sur les 5 dernières années, l’évolution du nombre d’abonnés et des volumes consommés a été la
suivante :
Depuis 2009, le volume unitaire vendu est à la baisse avec
 12 % de moins entre 2009 et 2010
 6 % de moins entre 2010 et 2011.
A partir des différentes ressources, la capacité de production maximum du réseau est de :
 778 m3/j depuis les Chalets de l’arc,
 5 040 m3/j depuis la station de reminéralisation de Belle-Plagne, qui traite à la fois l’eau de la
retenue des Blanchets et des sources des Bourtes.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
157
Etude d’impact
Le tableau suivant donne la répartition des abonnés et des volumes facturés pour l’année 2011 sur les
différentes unités de distribution :
L’évolution des volumes distribués en pointe entre 2003 et 2009 affiche une forte variabilité tout en
étant plutôt baissière sur les dernières années (amélioration significatives des rendements), et ce
malgré une augmentation de la capacité globale de lits touristiques.
Sur les 5 dernières années, on note une diminution des volumes produits, distribués et consommés.
En premier lieu, il est important de signaler, qu’après des échanges avec la société VEOLIA Eau en
charge du réseau, l’hyper pointe observée en 2005, était la conséquence d’un incident sur le réseau.
Cela étant, la valeur de 4 800 m3/j est retenue par mesure de prudence.
Au cours de la saison 2011-2012, pendant les semaines 9 et 10, une campagne de mesures globales
sur les installations d’eau potable a été réalisée. La journée de pointe s’est établie le 29 février 2012 et
les volumes caractéristiques étaient les suivants :
Un autre élément important qui rentre également en ligne de compte est la disparition progressive
(jusqu’en 2008) de tout tirage sur le réseau d’AEP pour la production de neige de culture.
A partir de ces éléments et en se plaçant dans une approche très prudente les besoins actuels retenus
sont de 4 800 m3/jour.
Cette hypothèse est d’autant plus prudente que la capacité de la nouvelle retenue de 210 000 m3 utile
rapporté au volume distribué en pointe retenu (4800 m3/j) représente à elle seule 44 jours de pointe en
stock.
Selon les données décrites ci-dessus le bilan ressource / besoin fait apparaître une capacité à l’échelle
des stations d’altitude de 5 900 – 4 800 = 1 100 m3/j.
6.11.2. - Assainissement
Généralités
Sur le secteur de Plagne Aime 2000, la compétence en matière d’assainissement est portée par le
Syndicat Intercommunal de la Grande Plagne (SIGP) qui regroupe les communes d’Aime, Bellentre,
Champagny en Vanoise et Mâcot-la-Plagne.
Cela étant, le périmètre du réseau d’assainissement couvre lui les seules communes d’Aime et de
Mâcot-la-Plagne auxquelles est également raccordée la commune voisine de La-Côte-d’Aime. Le
secteur de Plagne Aime 2000 est donc compris dans ce périmètre.
Le SIGP délègue à la société ECHM (Veolia) les missions suivantes au titre de son service
d’assainissement : dépollution, gestion clientèle, refoulement, relèvement et collecte des eaux usées.
Le réseau
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
158
Etude d’impact
Sur Plagne Aime 2000 le réseau d’assainissement est un réseau séparatif comme le montre le plan
suivant.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
159
Etude d’impact
Les eaux usées sont traitées dans une station d’épuration (STEP) de 60 000 EH de capacité qui a
remplacé l’ancienne STEP de 36 000 EH. Les caractéristiques de la STEP sont les suivantes :
 Somme des capacités nominales : 60 000 Équivalent Habitant (EH),

9000 m3/j en volume de traitement,

Somme des charges entrantes en 2012 : 42 781 EH,

Débit entrant moyen en 2012 : 5865 m3/j,

Production de boues en 2012 : 303 tMS/an,

Destinations des boues en 2012 (en tonnes de matières sèches par an) : 100 % en épandage,

Milieu récepteur :







Bassin hydrographique : RHONE-MEDITERRANEE-CORSE,
Type : Eau douce de surface
Nom : Isère (rivière)
Nom du bassin versant : Isère
Zone Sensible : Hors Zone Sensible
Sensibilité azote : Non
Sensibilité phosphore : Non
Point de collecte
de déchets
Respect de la réglementation en 2012 (Date de mise en conformité : 21/12/2009) : OUI





Abattement DBO5 atteint : Oui
Abattement DCO atteint : Oui
Abattement Ngl atteint : Sans objet
Abattement Pt atteint : Sans objet
Conforme en performance en 2012 : Oui
6.12. -
Les déchets
Généralités
Le traitement des ordures ménagères est assuré par la Communauté de Communes du canton d’Aime.
Le tri sélectif est organisé par la Communauté de Communes depuis décembre 2003. La collecte a lieu
2 à 3 fois par semaine en inter-saison (printemps et automne) et 3 à 4 fois par semaine lors des
périodes estivales et hivernales.
Le ramassage des encombrants est assuré ponctuellement par les services de la Communauté de
Commune.
Les déchets sont traités par l’usine d'incinération inter cantonale doublée d'une déchetterie (cantons
d'Aime et de Bourg Saint Maurice) sur la commune de Valezan.
Points de collecte sur le site
Des points de collecte des déchets sont implantés à Plagne Aime 2000 à proximité des différents
bâtiments. On note notamment des points d’apport volontaires :
 Au pied du bâtiment Paquebot des Neiges : un point de collecte vers l’arrivée du télémétro et un
plus bas devant le bâtiment,
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
160
Etude d’impact


Devant le bâtiment Club Méditerranée 2000
Au pied du bâtiment Club Méditerranée Aime la Plagne
Point de collecte
de déchets
6.13. -

Le patrimoine culturel
L’emprise du projet est située hors de toutes zones de protection du patrimoine (sites inscrits, sites
classés, secteur sauvegardé, ZPPAUP). Les monuments historiques présents autour du projet sont
situés à plus de 500 m.
Les abords du dolmen de Nantfrozin situé à environ 4 km de l’aire d’étude constituent le monument
historique protégé le plus proche de l’aire d’étude.
Au pied du bâtiment les Hauts Bois, sur le parking extérieur
Point de collecte
de déchets
Les abords du dolmen de Nantfrozin et son périmètre de protection
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
161
Etude d’impact
6.14. En l’état actuel des connaissances de la DRAC, aucun vestige archéologique n’est répertorié dans l’aire
d’étude. Il est néanmoins à signaler la présence d’une roche gravée d’époque indéterminée à quelques
centaines de mètres à l’ouest de l’aire d’étude.
A l’Est de l’aire d’étude, sur le versant opposé, se trouve la mine de plomb argentifère de la Plagne dont
l’exploitation durant l’Antiquité, à partir du 1er siècle, est avérée par différents éléments matériels. Le
gisement fut réexploité au 15ème siècle avant d’être redécouvert en 1810. La mine fonctionne ensuite sur
le mode industriel jusqu’en 1866 puis les travaux reprennent en 1902 pour s’achever définitivement en
1973.
Les risques technologiques
Risque industriel
Sur la commune d’Aime, 7 entreprises sont classées installations classées pour la protection de
l’environnement. Ces entreprises se situent dans la vallée et ne sont pas à proximité de l’aire d’étude.
Sur la commune de Mâcot-la-Plagne, 3 entreprises sont classées Installations Classées pour la
Protection de l’Environnement (ICPE). La société d’aménagement de la Plagne (qui gère l’ensemble
des remontées mécaniques) est soumise à enregistrement.
Aucune entreprise SEVESO ne se situe dans l’aire d’étude
Rupture de barrage
Les communes étudiées sont concernées par un risque de rupture de barrage, à savoir celui de
Tignes.
Le scénario pris en compte par les autorités, bien que très peu probable est la rupture totale et
instantanée de l’ouvrage due à sa dégradation. Cette rupture provoquerait une onde de submersion qui
inonderait la partie basse du territoire d’Aime sous plusieurs mètres d’eau.
La zone d’étude n’est donc pas concernée.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
162
Etude d’impact
7. -
Echelle des niveaux de bruit
LE CADRE DE VIE
7.1. -
L’ambiance sonore
7.1.1. - Notions générales
20 dB
Le bruit
Le bruit est dû à une variation de la pression régnant dans l’atmosphère ; il peut être caractérisé par sa
fréquence (grave, médium, aiguë) et par son amplitude (ou niveau de pression acoustique) exprimées
en dB(A).
Plage de sensibilité de l’oreille
80 dB
40 dB 55 dB 60 dB
Bruit dans les feuilles
Bruit de rue
Zone de campagne
Façade sur cour Trafic routier
en centre ville
Ambiance de travail
100 dB 110-120 dB
Discothèque
Orchestre Rock
Avion
Quelques niveaux LAeq (6 h – 22 h) mesurés à l’extérieur des bâtiments
Seuil de détection
Seuil de douleur
TRAFIC
en véh/h
LAeq
en dB(A)
A 30 m d’une autoroute 2 x 4 voies
9 000
80
Plaintes très vives - Procès
Artère principale d’une grande ville : Paris :
Avenue de Versailles ou Rue de Rennes
2 000
75
Nombreuses plaintes et
déménagements
70
Plaintes et sentiment
d’inconfort
65
Bien accepté en centre-ville
moins admis en quartier
périphérique ou maison
individuelle
60
Généralement accepté
TYPE DE SITUATION
120 dB
0 dB
130 dB
Bruit audible
2.10-5 Pa
20 Pa
Urbanisation moderne
Bruit insupportable
Lésions irréversibles...
L’oreille humaine a une sensibilité très élevée, puisque le rapport entre un son juste audible
(2.10-5 Pascal), et un son douloureux (20 Pascal) est de l’ordre de 1 000 000. L’échelle usuelle pour
mesurer le bruit est une échelle logarithmique et l’on parle de niveaux de bruit exprimés en décibels A
(dB(A)) où A est un filtre caractéristique des particularités fréquentielles de l’oreille.
Arithmétique particulière
60 dB(A)  60 dB(A) = 63 dB(A)
Le doublement de l’intensité sonore, due par exemple à un doublement du trafic, se traduit par une
augmentation de 3 dB(A) du niveau de bruit.
60 dB(A)  70 dB(A) = 70 dB(A)
Si deux niveaux de bruit sont émis simultanément par deux sources sonores, et si le premier est
supérieur au second d’au moins 10 dB(A), le niveau sonore résultant est égal au plus grand des deux.
Le bruit le plus faible est alors masqué par le plus fort.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Immeuble à 60 mètres d’une autoroute
Rue secondaire d’un centre-ville
Immeuble à 150 mètres d’une autoroute
Petite rue réputée calme
2 000
500
2 000
200
REACTION
DES RIVERAINS
Immeuble à 300 mètres d’une autoroute
2 000
Immeuble à 500 mètres d’une route rapide
1 000
55
Jugé assez calme
Façade sur cour d’un immeuble en centre-ville
---
50
Jugé calme
Façade sur cour en quartier résidentiel
---
45
Très calme
Mesure réalisée à 2 mètres devant la façade du bâtiment. Ces données sont issues de statistiques
réalisées à partir des études effectuées au sein du CSTB.
7.1.2. - Indices réglementaires
Le bruit de la circulation automobile fluctue au cours du temps. La mesure instantanée (au passage
d’un camion, par exemple), ne suffit pas pour caractériser le niveau d’exposition des personnes. Les
enquêtes et études menées ces vingt dernières années dans différents pays ont montré que c’est le
cumul de l’énergie sonore reçue par un individu qui est l’indicateur le plus représentatif des effets du
bruit sur l’homme et, en particulier, de la gêne issue du bruit de trafic. Ce cumul est traduit par le niveau
163
Etude d’impact
énergétique équivalent noté Leq. En France, ce sont les périodes (6 h - 22 h) et (22 h - 6 h) qui ont été
adoptées comme référence pour le calcul du niveau Leq.
La RD221 ne fait pas l’objet d’un classement sonore des infrastructures de transports terrestres au titre
des articles L571.10 et R571.32 à R571.43 du code de l'environnement.
7.1.3. - Critères d’ambiance et objectifs réglementaires
Le critère d’ambiance sonore est défini dans l’arrêté du 8 novembre 1999 et il est repris dans la
Circulaire du 28 février 2002. Le tableau ci-dessous synthétise les zones d’ambiance sonore :
Bruit ambiant existant avant travaux
toutes sources confondues
(en dB(A))
Type de zone
LAeq(6 h - 22 h)
LAeq(22 h - 6 h)
Modérée
< 65
< 60
Modérée de nuit
≥ 65
< 60
< 65
≥ 60
≥ 65
≥ 60
Non modérée
7.1.4. - Environnement acoustique du site d’étude
Sept mesures de bruit (M1 à M7) de 15 minutes chacune ont été réalisées par Egis le 31 juillet 2014 sur
le site, en milieu de journée, par temps voilé avec éclaircies (pour les points M1 à M3) ou ensoleillé
(pour les points M4 à M7) et légère brise.
Identification des sources de bruit
Lors de la visite de site le 17 juin 2014, le site était particulièrement calme en raison de la période en
dehors des saisons touristiques (hivernale et estivale).
Pendant la période hivernale, les sources de bruit sont essentiellement liées au fonctionnement des
remontées mécaniques, au trafic routier des touristes sur la RD221, des transports en commun, ….
Pendant la période estivale des nuisances acoustiques peuvent être liées aux activités de travaux.
Classement des infrastructures de transports terrestres bruyantes
RN90
Remarque : Le choix pour la réalisation des mesures acoustiques s’est porté sur la période estivale afin
d’être dans le contexte le plus défavorable vis-à-vis des impacts acoustiques futurs du projet puisque
l’été le site est plus calme. Ainsi, la zone d’ambiance sonore sera plus défavorable que si on s’était
placé en période hivernale.
La mesure 1 a été réalisée à proximité du bâtiment Paquebot des Neiges, côté pistes de ski. Le
contexte de cette mesure est le suivant : présence d’une aire de jeux, d’une piste piétons/vélos, voie en
sens unique et télésiège.
La mesure 2 se situe au droit d’une voie en sens unique.
La RN90 dans la vallée est en catégorie 3 du classement sonore des infrastructures de transports
terrestres au titre des articles L571.10 et R571.32 à R571.43 du code de l'environnement avec une
largeur affectée par le bruit de 100 m.
Infrastructure
Mesures in situ
Catégorie
Type de tissu
Largeur affectées par
le bruit au sens de
l’arrêté préfectoral
3
ouvert
100 mètres
La mesure 3 se situe devant le bâtiment Paquebot des Neiges, du sas de télémétro et des containers
déchets.
La mesure 4 a été réalisée entre le parking silo et la résidence des Hauts Bois, en bordure immédiate
de la RD221. La mesure 5 a été réalisée en bordure de la RD221 à proximité des containers déchets et
du Club Méditerranée Plagne 2000.
Les mesures 6 et 7 ont été réalisées plus bas vers le Club Méditerranée Aime la Plagne.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
164
Etude d’impact
Parmi les émergences de bruit particulier produit pendant les mesures, on signalera :

Pour la mesure M1 : pleurs d’un enfant (émergence 60 dB(A)), passage d’un avion (émergence
69 dB(A)), perceuse,

Pour la mesure M2 : passage de 2 voitures, avions, perceuse,

Pour la mesure M3 : passage d’un avion (72 dB(A)),

Pour la mesure M4 : passage de 4 voitures,

Pour la mesure M5 : passage de 5 voitures,

Pour la mesure M6 : passage d’une moto (71 dB(A)) et cris de jeunes,

Pour la mesure M7 : passage d’un avion.
M7
M6
M4
M3
Ces mesures indiquent un bruit ambiant modéré (valeurs moyennes), pour l’ensemble des
points de mesures.
7.2. -
La qualité de l’air
7.1.5. - Notions générales et cadre réglementaire
M1
Au sens de l’ex loi du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie codifiée au Code
de l’Environnement, est considérée comme pollution atmosphérique : “l’introduction par l’homme,
directement ou indirectement dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des
conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources
biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens
matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives”.
M5
M2
Les différentes directives de l’union européenne ont fixé des valeurs guides et des valeurs limites pour
les niveaux de pollution des principaux polluants (dioxyde de soufre : SO2, oxydes d’azote : NOx,
poussières en suspension : PS, ozone : O3, monoxyde de carbone : CO, composés organiques
volatiles COv). Ces normes ont été établies en tenant compte des normes de l’Organisation Mondiale
pour la Santé (O.M.S.).
Localisation des points de mesures in situ
Les résultats (en décibels A) sont présentés ci-après.
Mesure 1
Mesure 2
Mesure 3
Mesure 4
Mesure 5
Mesure 6
Mesure 7
Minimum
35.2
38.4
40.2
34.3
40.0
31.8
40.4
Moyenne
48.7
47.7
48.8
50.4
51.5
44.2
42.2
Maximum
69.1
66.1
72.3
72.1
74.0
71.3
69.8
L’ensemble de ces valeurs a été repris dans le droit français par le décret du 6 mai 1998 modifié par
celui du 15 février 2002 relatif à la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur
l’environnement, et, à la définition des objectifs de qualité de l’air, des seuils d’alerte et des valeurs
limites.
Valeurs guides : Il s’agit des valeurs qui définissent un objectif de qualité de l’air à atteindre de
manière à limiter les effets nocifs de la pollution sur la santé humaine ou l’environnement.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
165
Etude d’impact
Valeurs limites : Elles fixent, pour un polluant donné, une concentration maximale au-delà duquel les
conséquences sanitaires constatées sur la population sensible sont considérées comme inacceptables.
Seuils d’alerte : Les seuils d’alerte définissent, pour un polluant donné, un niveau de concentration
au-delà duquel des mesures d’urgence doivent être mises en œuvre afin de réduire cette concentration.
Toutefois, il est à noter que ces normes font référence à une concentration de polluant dans l’air
ambiant et sont exprimées en microgramme par mètre cube (µg / m3) et qu’elles ne peuvent ainsi être
directement comparées aux valeurs d’émission de polluants, ces dernières étant exprimées en g / j
(voire en tonne / an) pour les rejets industriels ou en g / km parcouru pour les véhicules en circulation.
Enfin, les conditions de déclenchement de la procédure d’alerte et des différents seuils ont été définies
dans l’arrêté et à la circulaire en date du 17 août 1998. La procédure d’alerte est instituée par le Préfet
de chaque département par arrêté. Cette procédure comporte trois niveaux :
 un niveau de “mise en vigilance” (niveau 1) des services administratifs et techniques,
 un niveau “d’information et de recommandation” (niveau 2) correspondant à l’émission d’un
communiqué à l’attention des autorités et de la population, et, à la diffusion de recommandations
sanitaires destinées aux catégories de la population particulièrement sensibles et de
recommandations relatives à l’utilisation des sources mobiles de polluants concourant à
l’élévation de la concentration de la substance polluante considérée,
 un niveau “d’alerte” (niveau 3) qui met en œuvre, outre les actions prévues dans le niveau
précédent, des mesures de restriction ou de suspension des activités concourant aux pointes de
pollution de la substance polluante considérée (dont la circulation automobile).
Le dioxyde de soufre (SO2) : c’est le gaz polluant le plus caractéristique des agglomérations
industrialisées. Une faible part (15 %) est imputable aux moteurs diesels, mais il provient
essentiellement de certains processus industriels et de la combustion du charbon et des
fuels-oil : en brûlant, ces combustibles libèrent le soufre qu’ils contiennent et celui-ci se
combine avec l’oxygène de l’air pour former le dioxyde de soufre
3
Objectif de qualité SO2 : 50 µg / m en moyenne annuelle
3
Seuil d’information SO2 : 300 µg / m en moyenne horaire
3
Seuil d’alerte SO2 : 500 µg / m sur 3 heures en moyenne horaire
Les oxydes d’azote (NOx) : les émissions d’oxydes d’azote sont, pour l’essentiel, imputables
à la circulation automobile et notamment aux poids lourds. Une part de ces émissions est
également émise par le chauffage urbain, par les entreprises productrices d’énergie et par
certaines activités agricoles (élevage, épandage d’engrais).
3
Objectif de qualité NO2 : 40 µg / m en moyenne annuelle
3
Seuil d’information NO2 : 200 µg / m en moyenne horaire
3
Seuil d’alerte NO2 : 400 µg / m sur 3 heures en moyenne horaire
L’ozone (O3) : ce polluant est produit, dans l’atmosphère sous l’effet du rayonnement solaire,
par des réactions photo-chimiques complexes à partir des oxydes d’azote et des
hydrocarbures. Ainsi les concentrations maximales de ce polluant secondaire se rencontrent
assez loin des sources de pollution.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
Objectif de qualité O3 :
Pour la santé humaine : 110 µg / m en moyenne sur une plage de 8 heures
Pour la protection de la végétation : 200 µg / m3 en moyenne horaire
3
et 65 µg / m en moyenne sur 24 heures
3
Seuil d’information O3 : 180 µg / m en moyenne horaire
3
1er Seuil d’alerte O3 : 240 µg / m pendant 3 heures en moyenne horaire
3
2ème Seuil d’alerte O3 : 300 µg / m pendant 3 heures en moyenne horaire
3
3ème Seuil d’alerte O3 : 360 µg / m en moyenne horaire
3
Le monoxyde de carbone (CO) : ce gaz, issu d’une combustion incomplète de produits
carbonés, est essentiellement produit par la circulation automobile.
3
Objectif de qualité CO : 10 mg / m en moyenne sur 8 heures
Les poussières (PS) : ce sont des particules en suspension dans l’air émises par la
circulation automobile (les moteurs diesels en particulier), l’industrie et le chauffage urbain.
Objectif de qualité pour des particules de diamètre inférieur ou égal à 10 µm :
3
30 µg / m en moyenne annuelle
3
Seuil d’information PM : 50 µg / m en moyenne mobile sur 24 heures
3
Seuil d’alerte PM : 80 µg / m en moyenne mobile sur 24 heures
Les composés organiques volatiles (COV) et hydrocarbures (HC) : ils trouvent leur
origine dans les foyers de combustion domestiques ou industriels ainsi que par les véhicules
à essence au niveau des évaporations et des imbrûlés dans les gaz d’échappement des
automobiles.
3
Objectif de qualité du benzène : 2 µg / m en moyenne annuelle
Le plomb (Pb) : Ce polluant est d’origine automobile (additifs des carburants) et industriel.
3
Objectif de qualité du plomb : 0,25 µg / m en moyenne annuelle
En ce qui concerne le dioxyde de carbone (CO2), ce gaz, naturellement présent dans l’atmosphère à
de fortes concentrations, diffère des polluants précédemment analysés par le type d’incidence qu’il
engendre vis-à-vis de l’environnement. En effet, ce gaz, qui est produit lors des processus de
respiration des organismes vivants et lors de tout processus de combustion (notamment celles des
combustibles fossiles, tels que le fuel, le charbon et le gaz), intervient dans des phénomènes à plus
long terme et induit des perturbations à une échelle plus vaste (échelle planétaire : “effet de serre”). En
outre, la nocivité biologique du dioxyde de carbone (CO2) n’apparaît qu’à de très fortes concentrations
et par conséquent dans des conditions particulières (lieu confiné,…).
L’effet de serre est un phénomène naturel qui maintient la terre à une température supérieure à ce
qu’elle serait sans cet effet thermique occasionné par le “piégeage” des radiations réémises par le sol.
Néanmoins, l’accumulation récente dans l’atmosphère de certains gaz produits par les activités
humaines (notamment le dioxyde de carbone) tend à augmenter ce processus et à entraîner un
réchauffement de l’atmosphère, susceptible d’occasionner d’importantes modifications climatiques.
166
Etude d’impact
Au côté du dioxyde de carbone, qui contribue à hauteur de 55 % au phénomène de réchauffement de
l’atmosphère (constat fait entre 1980 et 1990), on recense d’autres gaz à effet de serre : le méthane
(CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les chlorofluorocarbures (CFC). Depuis la conférence de Rio de
Janeiro qui s’est tenue en 1992, cent soixante-dix-huit états se sont engagés à stabiliser les
concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. La France s’est munie de textes législatifs
afin d’y parvenir (maîtrise des émissions).
Pollution et météorologie : on rappellera l’importance de la météorologie sur la pollution globale.
Certains phénomènes météorologiques peuvent contribuer à l’augmentation de la pollution
atmosphérique : augmentation de la pression atmosphérique, atmosphère stable entraînant une
moindre dispersion des polluants. Au contraire, les vents, lorsqu’ils ont une certaine intensité,
permettent la dispersion de la pollution tandis que les pluies, en lessivant l’atmosphère, induisent une
chute de la pollution. Ainsi, combinés à d’autres facteurs (saison froide avec les émissions liées au
chauffage urbain, variation de l’intensité de la circulation,…), les taux des différents polluants relevés
sont souvent sujets à de fortes variations.
Une présentation des seuils réglementaires (décret du 15 février 2002) du dioxyde d’azote est rappelée
dans le tableau suivant.
Objectif de qualité NO2
Seuils d’information et de
recommandation NO2
Seuils d’alerte NO2
Valeur limite pour la protection
de la santé humaine NO2
Valeur limite pour la protection
de la végétation NO2
40 µg / m3 en moyenne annuelle
200 µg / m3 en moyenne horaire
400 µg / m3 en moyenne horaire
(200 µg / m3 si la procédure d’information et de recommandation a été
déclenchée la veille et le jour même, avec des prévisions pessimistes
pour le lendemain).
200 µg / m3 pour le centile 98 (soit 175 heures de
dépassement autorisées par année civile de 365 jours) calculée à
partir des valeurs moyennes par heures.
200 µg / m3 pour le centile 99,8 (soit 18 heures de
dépassement autorisées par année civile de 365 jours) calculée à
partir des valeurs moyennes par heures ou par période inférieur à
l’heure.
Des marges de dépassement décroissantes sont autorisées jusqu’en
2010 (80 µg / m3 en 2002 jusqu’à 10 µg / m3 en 2009).
40 µg / m3 en moyenne annuelle.
Des marges de dépassement décroissantes sont autorisées jusqu’en
2010 (16 µg / m3 en 2002 jusqu’à 2 µg / m3 en 2009).
3
30 µg / m en moyenne annuelle d’oxydes d’azote.
L’élaboration de Plans Régionaux pour la Qualité de l’Air est prévue à l’article 5 de la loi sur l’air du
30 décembre 1996 ; le décret du 6 mai 1998 en fixant les modalités. Le Plan Régional de la Qualité de
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
l’Air en Rhône-Alpes a été adopté par arrêté du Préfet de Région le 1er février 2001. Les orientations
de ce plan portent notamment sur les points suivants :
 développer la surveillance de la qualité de l’air,
 surveiller les effets de la qualité de l’air sur la santé et l’environnement, et réduire l’exposition
des populations,
 maîtriser les émissions pour améliorer et préserver la qualité de l’air (réductions des émissions
des sources fixes et des transports : application des Plans de Déplacements Urbains,…),
 améliorer l’information au public.
Ces actions auront notamment des applications territorialisées dans le cadre de démarches concertées.
Les actions menées donneront lieu à un suivi et à une évaluation régulière.
7.1.6. - Contexte régional
Le Code de l’Environnement ainsi que le décret du 6 mai 1998 ont fixé les modalités de l’élaboration de
Plans Régionaux pour la Qualité de l’Air (P.R.Q.A.). Ces plans énoncent les orientations permettant de
respecter sur le long terme les objectifs de qualité de l’air fixés par la législation.
Suite à l’accroissement des connaissances, de la demande sociale et des obligations réglementaires, il
est apparu nécessaire d'élaborer une stratégie de surveillance pour les prochaines années. Cette
stratégie est définie en Rhône-Alpes par le Plan Régional de Surveillance de la Qualité de l'Air
(PRSQA). Etabli fin 2005, il définit le programme de surveillance pour les cinq prochaines années par
les six AASQA qui couvrent la région.
La stratégie de surveillance répond notamment à la nécessité de connaître deux types d'exposition à la
pollution atmosphérique :
 L'exposition "moyenne" à laquelle toute personne est exposée en permanence, en
milieu urbain, périurbain et rural. Les origines des polluants sont alors multiples, sans
véritable source dominante,
 L'exposition "maximale" de la population, en proximité de voies de circulation
routière ou d'installations industrielles. Une source de pollution est alors
prépondérante, et la proximité avec celle-ci se traduit par des taux de pollution élevés.
C'est la connaissance de ces deux formes d'exposition qui permet d'appréhender la qualité de l'air
ambiant respiré par la population.
La stratégie du PRSQA se décline grâce à trois types d'outils :
 Le suivi permanent. Des sites fixes de référence, dont l'installation est pérenne,
assurent un suivi en temps réel 24h/24 des taux de pollution. Ces sites permettent de
diffuser une information permanente, de déclencher des procédures d'alerte en cas de
besoin, de vérifier le respect de la réglementation et de déterminer une tendance
(baisse, stabilité ou hausse des niveaux de pollution).
167
Etude d’impact
 Des campagnes de mesures. Elles permettent d'assurer une surveillance sur
l'ensemble du territoire, en complément des sites de référence, de vérifier l'efficacité
des plans réglementaires, d'améliorer les connaissances dans des domaines tels que
l'air intérieur, les pesticides, les dioxines, etc.
 Des modèles numériques. Ils offrent la possibilité de cartographier la pollution mais
également de faire de la prévision à court terme et des prospectives à moyen et long
terme, selon des scenarii socio-économiques, des modifications attendues en termes
de transport et d'urbanisme, etc.
Les objectifs du PRSQA sont :
 Vérifier le respect des valeurs réglementaires européennes et identifier
précisément, le cas échéant, les territoires dépassant les normes.
 Suivre le déroulement des différents plans réglementaires issus de la loi sur l'air
(Plan Régional de la Qualité de l’Air, Plan de Protection de l’Atmosphère, Plan de
Déplacements Urbains) et en mesurer l'efficacité.
 Cartographier l'exposition moyenne de la population à différents polluants, à
l'échelle régionale et locale.
 Identifier et investiguer les sites les plus exposés à la pollution atmosphérique
(industrie et trafic).

Informer et sensibiliser sur la qualité de l'air.
7.1.7. - Contexte départemental
L’ancien réseau d’associations départementales de surveillance de la qualité de l’air (Air-APS,
Ampasel, Ascoparg, Atmo Drôme-Ardèche, Coparly et Sup’Air) ne forme actuellement qu’une entité
régionale : Air Rhône-Alpes.
La mission d’Air Rhône-Alpes est la surveillance de la qualité de l’air et l’information du public,
notamment par l’indice ATMO diffusé chaque jour (indice global de la qualité de l’air, prenant en compte
les taux de poussières, de dioxyde de soufre, de dioxyde d’azote et d’ozone dans l’air).
7.1.9. - Contexte du site d’étude (analyse des données existantes)
L’aire d’étude se situe en montagne et les principales émissions atmosphériques sont liées au
trafic routier sur les voiries.
Les quantités de polluants émises par le chauffage des bâtiments d’habitation, dépendent du mode de
chauffage (fuel, électricité, gaz ou charbon). La quantité émise est ici difficilement quantifiable.
En ce qui concerne les rejets atmosphériques liés à la circulation automobile, les émissions de
polluants peuvent se traduire par :
 des effets directs aux abords immédiats des infrastructures, c’est-à-dire, en l’absence de
facteurs défavorables à la dispersion, sur quelques mètres uniquement de part et d’autre de
ces dernières,
 des effets indirects à des échelles plus vastes faisant notamment intervenir des phénomènes
de transport, de réactions des différents polluants entre eux (polluants secondaires de type
ozone) et des effets cumulatifs à l’échelle d’une agglomération.
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME ; Direction des transports) a
élaboré une « méthode de quantification de la consommation et des polluants émis par la circulation
routière » basée sur les travaux menés en France par l’Institut National de Recherche sur les
Transports et leur Sécurité (INRETS). L’élaboration des facteurs d’émissions unitaires moyens du parc
d’une catégorie homogène de véhicules (véhicules légers, véhicules utilitaires ou poids lourds) en
circulation à une date donnée est issue d’un ensemble de travaux basés sur des mesures des
émissions réelles du parc actuel, la prise en compte de l’évolution future des normes, ainsi que de la
structure du parc et de son évolution.
Cette méthode a permis de développer un logiciel de modélisation de ces consommations et
émissions : « logiciel Impact-Ademe » (version 2).
A partir des données de trafics et des distances des routes considérées, il est possible d’estimer la
quantité de polluants émise par la circulation automobile sur les sections de voiries situées dans la zone
d’étude.
Aucune station d’Air Rhône-Alpes ne se situe à proximité de l’aire d’étude.
7.1.8. - Contexte du secteur d’étude
Au regard de l’altitude et de l’occupation du site, la qualité de l’air peut être considérée comme
bonne au droit de l’aire d’étude.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
168
Etude d’impact
Les hypothèses de calculs sont les suivantes (basées sur les trafics 2013 du Conseil Général de la
Savoie) :
Linéaire de
voie
1 km
50 km/h
Trafic tous
véhicules
2 130
RD221 (TMJA du 15
décembre au 31 mars
de l'année suivante)
1 km
50 km/h
RD221 (débit max)
1 km
50 km/h
RD221 (TMJA2013)
Vitesse
Trafic VL
Trafic PL
2092
38
3 623
3558
65
9 936
9758
178
Afin de mettre en évidence les impacts liés au trafic saisonnier (plus important en hiver) sur les
émissions atmosphériques, les calculs des émissions sont réalisés sur les trois situations
présentées précédemment.
Les résultats sont les suivants:
CO
en g
NOx
en g
COV
en g
Particules
en g
CO2
en kg
SO2
en g
832.6
868.4
87.7
39.6
325
8.3
75.1
1.8
RD221 (TMJA du 15
décembre au 31
1416.4 1477.8
mars de l'année
suivante)
149.2
67.3
553.1
14.1
127.7
3
409.2
184.6
1516.8
38.7
350.2
8.3
RD221 (TMJA2013)
RD221 (débit max)
3884.3 4052.3
Plomb Benzène
en mg
en g
Estimation des émissions atmosphériques journalières en 2013
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
169
Etude d’impact
8. -
INTERRELATIONS ENTRE LES THÉMATIQUES DE L’ÉTAT
INITIAL
Le présent chapitre a pour objectif de mettre en évidence les relations qui existent entre les
thématiques de l’état initial de la zone d’étude. Seules les relations directes entre les thèmes et liés au
site sont mentionnées.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
170
Etude d’impact
9. -
SYNTHÈSE ET HIÉRARCHISATION DES CONTRAINTES ET ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX
Les principales contraintes environnementales et enjeux environnementaux du secteur d’étude sont détaillés ci-après :
Thèmes
Contraintes
-
Enjeux
territoriaux
Secteur essentiellement destiné à l’habitat touristique, l’hôtellerie et les activités touristiques avec prise en
Enjeux
-
compte des risques naturels dans le cadre d’un Plan d’Indexation en Z.
-
servitudes AS1 du captage de la Mine – servitude rattaché à la protection des eaux potables située à environ
Prises en compte des risques naturels et des prescriptions des PIZ
Niveau d’enjeu
MODERE
pour la construction de futurs bâtiments
-
Protection de la ressource en eau,
-
Prise en compte des enjeux climatiques en ce qui concerne les
FAIBLE
500 m à l’Est du site
-
Une servitude PT3 servitude rattachée aux réseaux de télécommunication des postes et télécommunications
à environ 500 m au Sud-Est du site.
-
Zone de montagne avec de la neige sur une bonne partie de l’année.
MODERE
constructions et les modes énergétiques d’approvisionnement des
bâtiments
-
Topographie marquée entre le premier bâtiment (Club Méditérranée Aime la Plagne) et le Paquebot des
-
Neiges qui culmine à 2100 mètres
-
Substratum triasique plus ou moins altéré et très faibles caractéristiques pressiométriques au droit d’un
Prise en compte de la topographie du site afin de ne pas masquer
les vues sur les montagnes des bâtiments existants.
-
sondage au niveau du parking aérien.
Construire en prenant en compte le sous-sol et sa structure
FORT
notamment envisager une structure de fondation en fondations
profondes (pieux ou micropieux).
-
Aléa modéré du risque sismique et aléa faible de retraits/gonflements d’argiles.
-
Prise en compte de ces risques dans les constructions
-
Les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne sont situées dans le périmètre d’un Plan de Prévention des
-
Prises en compte des risques naturels et des prescriptions des PIZ
Risques Miniers (PPRM) prescrit le 28/12/2012. Le projet de PPRM a fait l’objet d’une enquête publique du 21
Milieu
pour la construction de futurs bâtiments
FORT
juillet 2014 au 22 août 2014. Il a été approuvé le 18/12/2014 mais l’aire d’étude n’est pas concernée par le
physique
FAIBLE
périmètre du PPRM.
-
Risques de mouvements de terrain (effondrements, affaissements, glissements) avec des prescriptions
inscrits au PLU des deux communes (PIZ).
-
Risque d’avalanche inscrit au PIZ de la commune d’Aime sur le secteur d’étude.
-
Circulations d’eaux potentielles dans les formations morainiques et/ou éboulées. écoulements d'eau plus
-
abondants possibles (généralement à la suite d'épisodes pluvieux abondants) au contact entre les formations
Ne pas dégrader les eaux souterraines en phase travaux et
exploitation
MODERE
superficielles morainiques et/ou éboulées de couverture de versant et le substratum sous-jacent moins
perméable. Dans le substratum triasique (gypse et cargneule), des écoulements d’eau abondants formant
parfois de véritables réservoirs aquifères peuvent baigner les réseaux karstiques de dissolution de la masse
rocheuse soluble dans l’eau.
-
Présence du captage de la Mine à proximité se situant en aval hydraulique des ruissellements naturels d’Aime
-
Prise en compte des usages de la ressource en eau dans la
mais le réseau d’eaux pluviales de Plagne Aime 2000 conduit les eaux collectées vers le ruisseau des
conception de l’aménagement et notamment des principes
Frasses.
d’assainissement envisagés.
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
MODERE
171
Etude d’impact
Thèmes
Milieu naturel
Contraintes
Enjeux
-
Source du chalet de l’Envers en aval du point de rejet des eaux pluviales de Plagne Aime 2000.
-
Le ruisseau des Frasses est le milieu récepteur des eaux pluviales du secteur de Plagne Aime 2000.
-
Cours d’eau de 1ère catégorie piscicole en aval.
-
Zones rudérales présentant des intérêts écologiques très faibles
-
Zone de prairie de fauche derrière le bâtiment les Hauts Bois : habitat d’intérêt communautaire mais dont les
que le projet s’inscrit essentiellement sur des zones
enjeux sont modérés.
imperméabilisées.
-
-
Le milieu naturel ne présente pas d’enjeux particuliers d’autant plus
Niveau d’enjeu
FAIBLE
MODERE
Absence d’espèces floristiques protégées et / ou remarquables
FAIBLE
Présence de 8 espèces d’oiseaux protégées mais communes en Rhône Alpes et ne bénéficiant pas de statut
FAIBLE
biologique justifiant un enjeu particulier
-
Mammifères, reptiles, papillons
FAIBLE
-
Amphibiens, odonates
-
Zone de montagne peu urbanisée, accueillant essentiellement des bâtiments de logements touristiques avec
TRES FAIBLE
-
quelques personnes habitants à l’année dans le Paquebot des Neiges, sans grande cohérence architecturale
-
Belles vues s’ouvrant sur les montagnes environnantes et notamment le Mont-Blanc.
-
Co-visibilité entre les différents sites de la station La Plagne.
-
Trafic sur la RD221 variant fortement entre un TMJA (trafic moyen journalier annuel) sur l’année ou un TMJA
FORT
et des co-visiblités entre les différents sites de la station La Plagne.
-
calculé sur les 3 mois d’hiver. Trafic hivernal important lié aux activités touristiques.
Milieu humain
Requalifier Plagne Aime 2000 en tenant compte du paysage actuel
Requalifier Plagne Aime 2000 en prenant en compte le trafic
MODERE
supplémentaire apporté par les constructions tant du point de vue
-
des stationnements que des déplacements générés (améliorer les
transports en commun…)
-
Zone commerciale centralisée dans le bâtiment Paquebot des Neiges
-
Proposer une offre commerciale complémentaire au Paquebot des
Neiges
-
Eaux usées collectées et dirigées vers une station de 60 000 EH de capacité ayant encore des capacités
-
d’accueil d’eaux usées supplémentaires (Somme des charges entrantes en 2012 : 42 781 EH)
-
3
Eau potable : réseau ayant encore des capacités d’alimentation en eau potable de 1 100 m /j
Les EH liées aux nouvelles constructions sur Plagne Aime 2000
FORT
FAIBLE
sont absorbables par la STEP actuelle.
-
Capacité suffisante pour approvisionner le projet mais nécessité
FAIBLE
de créer une nouvelle canalisation d’alimentation en eau potable
ZAC de Plagne Aime 2000 sur les communes d’Aime et de Mâcot-la-Plagne
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