Ressources de français

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Ressources de français
Ressources de français
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Nom de la ressource
Cours sur la focalisation
Programme annuel de lecture
La structure du roman
Les valeurs des temps
Le registre comique
1
Le point de vue dans le récit (= la focalisation)
Le récit est écrit à la première personne.
I.
Deux choix :
Le narrateur et l’auteur sont une seule et même personne. (‘’narrateur-auteur’’)
Dans ce cas on a affaire à une autobiographie, des mémoires, voire un journal…
Le narrateur n’est pas l’auteur. (‘’narrateur-personnage’’)
Dans ce cas, le narrateur est l’un des personnages de l’histoire. Il peut être le personnage principal ou un
simple témoin. Le narrateur communique alors une expérience, connue de lui seul.
A travers ce type de narration en point de vue interne, le lecteur partage la vision subjective des faits et
les émotions du personnage-narrateur. (le narrateur, et par là même le lecteur, en sait autant que le
personnage) .
II.
Le texte est écrit à la troisième personne.
Le narrateur s’efface derrière ses personnages de sorte que le récit semble se faire tout seul.
a) Le narrateur, extérieur à l’histoire, a un savoir illimité sur les actions et les pensées de tous ses
personnages. Il marque souvent sa présence par des interventions et des jugements. Dans ce cas, on dit que
le narrateur est omniscient. (Le narrateur, et donc le lecteur, en sait plus que ses personnages)
b) le narrateur omniscient peut, ponctuellement, adopter la vision subjective de l’un de ses personnages. On
parle de point de vue interne.
c) L’histoire est racontée de façon neutre, objective, comme si le récit se confondait avec l’objectif d’une
caméra. Le lecteur en sait alors moins que les personnages. C’est un point de vue externe.
Ce dernier point de vue est extrêmement rare.
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Programme annuel de lecture
Titre et références
Œuvre à lire pour le …
Exploitation de l’œuvre
Les Histoires extraordinaires d’Edgar
Poe, ainsi que d’autres nouvelles
(liste 1)
La peau de chagrin, Balzac
Thérèse Raquin, E. Zola
Une œuvre au choix dans la liste 2
Bérénice, Racine (ou autre)
Ruy Blas, Victor Hugo
Une œuvre au choix dans la liste 3
Une œuvre au choix dans la liste 4
Le Dernier Jour d’un condamné, V. Hugo
Madame Bovary, G. Flaubert
début septembre
Exploitation en classe
Première semaine d’octobre
Première semaine d’octobre
Fiche de lecture (en classe)
Exploitation en classe
semaine du 5 novembre
Début décembre
Semaine du 4 janvier
Première semaine de février
Semaine du 22 février
Semaine du 19 avril
Exploitation en classe
Exploitation en classe
Fiche de lecture (en classe)
Fiche de lecture (en classe)
Exploitation en classe
Exploitation en classe + travail
personnel
Liste 1 : la nouvelle
XIXème siècle.
Balzac, El Verdugo, L’Elixir de longue vie, etc.
Edgar Allan Poe, Double assassinat dans la rue Morgue (ou autre nouvelle)
Maupassant, Contes et nouvelles (réalistes ou fantastiques)
Mérimée, Matéo Falcone
Gérard de Nerval, Sylvie.
Stendhal, Vanina Vanini, Le Coffre et le revenant
Villiers de L’Isle Adam (1838-1889), Contes cruels
Zola, Madame Sourdis, La mort d’Olivier Bécaille (existe en Librio), etc.
XXème siècle.
Camus, « L’Hôte », (dans L’Exil et le Royaume)
Le Clezio, La Ronde et autres faits divers.
Daeninckx, Le Chat de Tigali (Ed. Mini Syros)
Matheson, Journal d’un monstre (et autres nouvelles SF)
Marguerite Yourcenar, Nouvelles Orientales (L’Imaginaire, Gallimard, 1963)
Philippe Claudel, Les Petites Mécaniques ; Les confidents et autres nouvelles, tirées des petites mécaniques (Flammarion,
Etonnants Classiques, 2003)
Fredric Brown, Lune de miel en enfer, Fantômes et Farfafouilles (Denoël)
Sartre, Le Mur.
E.E. Schmitt, Odette Toulemonde et autres histoires. (Edition Le livre de poche)
Tournier, Lucie ou la femme sans ombre ; Pierrot ou les secrets de la nuit.
Boris Vian, Les Fourmis (et autres nouvelles)
Stefan Zweig, La Peur (recueil de six nouvelles)
XVIIème siècle :
Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves
Liste 2 : le roman
XXème siècle :
Pierre Boulle, La Face
Philippe Claudel, Le rapport de Brodeck
Mauriac, Thérèse Desqueyroux
Philippe Grimbert, Un Secret
Patricia Highsmith, Monsieur Ripley
Amélie Nothomb, Le Journal d’Hirondelle
Françoise Sagan, Bonjour tristesse
Luis Sepulveda, Le Vieux qui lisait des romans d’amour
XVIIIème siècle :
Diderot, Jacques le fataliste
Abbé Prévost, Manon Lescaut
Rousseau, La Nouvelle Héloïse
XIXème siècle :
[Flaubert, Mme Bovary]
Balzac, Le Colonel Chabert, [La Peau de chagrin]
Maupassant, Pierre et Jean, Bel-Ami, etc.
Stendhal, Le Rouge et le Noir, La Chartreuse de Parme
Tolstoï, Anna Karenine
Boris Vian, L’Ecume des Jours, L’Arrache-Cœur, J’irai
cracher sur vos tombes, Et on tuera tous les affreux(ces
deux derniers romans ont paru sous le nom de Vernon
Sullivan)
3
Zola, [Thérèse Raquin]
Liste 3 : le théâtre
Molière tout !
Corneille, Le Cid, 1637. tragi-comédie qui a fait l’objet d’une célèbre « querelle » arbitrée par l’académie Française. Rodrigue et Chimène
s’aiment. Cependant le père de Chimène gifle le père de Rodrigue, qui demande à son fils de le venger.
Racine, Phèdre, 1677. Phèdre tombe amoureuse de son beau-fils hippolyte. Elle va se venger d’en être rejetée. (tragédie)
Racine, Andromaque 1667 Andromaque, après la chute de Troie, est devenue prisonnière du roi Pyrrhus qui s’est épris d’elle. (tragédie)
Marivaux, Les Jeux de l’amour et du hasard, 1730 Silvia prend la place de sa servante et confidente, Lisette afin de tester les sentiments de
son futur époux. Mais elle ignore que le jeune homme a adopté le même stratagème en prenant le costume de son valet Arlequin. (Comédie)
Beaumarchais, Le Barbier de Séville, Grâce à Figaro, le comte Almaviva va réussir à arracher Rosine des mains de son oncle et à l’épouser.
(comédie)
Beaumarchais, Le mariage de Figaro, 1784 : suite de la précédente, cette pièce oppose le valet à son maître, le comte Almaviva. Au matin du
jour qui doit être celui de ses noces, Figaro apprend de sa fiancée que son maître veut passer sa nuit de noces avec elle. (Comédie)
Musset, Les Caprices de Marianne (1833) pièce qui hésite entre comédie et tragédie. Coelio est amoureux de la belle Marianne, femme
mariée à Claudio, un notable plus âgé qu’elle. Cette pièce oppose Coelio modèle de l’amoureux transi, et Octave, cousin de Marianne, aux
allures de débauché.
Victor Hugo, Ruy Blas, 1838. Ruy Blas, laquais de Don Salluste est victime du chantage de son maître qui le force à endosser une autre
identité afin de ridiculiser la reine d’Espagne. (drame)
Jarry, Ubu roi, 1896. Farce défiant tous les codes, elle exploite le mode burlesque ! le Père Ubu est avant tout soucieux de se nourrir et d’être
riche. Sous l’impulsion de son épouse, il devient souverain de Pologne en massacrant le roi Venceslas. Mais il est menacé par le retour de
Bougrelas, le fils de ce dernier.
Giraudoux, La guerre de Troie n’aura pas lieu, 1935. La menace de la guerre grandit entre Troie et la Grèce. Jupiter a ordonné de « laisser
face à face les négociateurs ». Ce sont les dernières heures de paix.
Anouilh, Antigone, 1944. Anouilh emprunte à Sophocle ce personnage d’héroïne tragique, révoltée contre le pouvoir royal.
Beckett, En Attendant Godot, 1952. Cette pièce met en scène quatre personnage dont deux vagabonds. On attend on ne sait quoi, qui
n’arrivera jamais.
Ionesco, Rhinocéros, 1960. Une ville paisible est bouleversée par l’apparition d’une étrange maladie : la rhinocérite. Aucun habitant
n’échappe au fléau, tous se transforment en bêtes, sauf un certain béranger.
Jean-Claude Grumberg, L’Atelier, 1979. Dans un atelier de confection, de 1945 à 1952, des employés travaillent et, entre rires et larmes,
racontent leur vie pendant l’Occupation et dans l’immédiat après-guerre. Les destins, tous différents, se croisent et soulèvent la même
question : comment vivre après le traumatisme de la guerre et de la Shoah ?
Eric-Emmanuel Schmitt, Petits crimes conjugaux, 1998. Un homme a reçu un choc sur la tête et se retrouve dans l’appartement d’une femme
qu’il ne connaît pas et qui est néanmoins son épouse. Il est frappé d’amnésie…
Eric-Emmanuel Schmitt, La Nuit de Valognes, version 2005. La duchesse de Vaubricourt provoque une rencontre entre plusieurs femmes
d’origine diverse, afin d’organiser le procès de Don Juan, l’homme qui les a toutes séduites, puis abandonnées.
Amanda Sthers, Le vieux juif blonde, 2006. Monologue de Sophie, une jeune fille schizoïde, se prenant pour un vieux juif rescapé de la
shoah. (œuvre courte)
Liste 4 : l’argumentation
Primo Levi : Si c’est un homme (œuvre autobiographique, le texte raconte l’expérience des camps d’extermination juifs vécue
par l’auteur pendant la seconde guerre mondiale)
Molière : Les Femmes savantes, L’Ecole des femmes
Montesquieu : Les Lettres Persanes (roman épistolaire ; Uzbek, un prince persan, fait un voyage en Europe jusqu’à Paris, avec
son ami Rica. Les deux hommes peignent dans leur correspondance la vie et les moeurs de la société européenne du XVIIème
siècle)
4
Jorge Semprun : L’Ecriture ou la vie (récit qui mêle un récit autobiographique sur la vie de l'auteur après sa sortie d'un camp
de concentration, et une réflexion sur la difficulté de raconter directement l'expérience de la déportation)
Voltaire : Candide, Zadig (contes philosophiques)
Emile Zola, Germinal, (L'action se déroule dans le bassin houiller du nord de la France, lors d'une grève provoquée par la
réduction des salaires. Outre les aspects techniques de l'extraction minière et les conditions de vie dans les corons, Zola y
dépeint les débuts de l'organisation politique et syndicale de la classe ouvrière ainsi que ses divisions entre marxistes et
anarchistes.)
George Orwell,
• 1984 (1984 est communément considéré comme une référence de la science-fiction en général. La principale figure
du roman, Big Brother, est devenue une figure du régime policier et totalitaire, ainsi que de la réduction des libertés.)
• La ferme des animaux. (les animaux d’une ferme se rebellent contre les hommes, les chassent et prennent le pouvoir)
Ray Bradbury, Fahrenheit 451 (le titre évoque la température à laquelle un livre brûle ; Bradbury décrit un futur dans lequel
personne n’a le droit de conserver des livres ou de les lire)
Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes (description d’un monde dystopique dans lequel les humains sont tous fécondés in
vitro et conditionnés durant leur enfance ; cependant une réserve de ‘’sauvages’’ subsiste)
Daeninckx, Cannibale (en 1931 pendant l’exposition coloniale, 110 Kanak sont exposés dans des cages au milieu des bêtes sauvages…)
Textes très courts : Franck Pavlov, Matin Brun
Voltaire, Jeannot et Colin
Emile Zola, « J’Accuse ».
5
La structure du roman.
L’organisation temporelle du récit. Le narrateur dispose de plusieurs moyens pour raconter son
histoire. Il peut d’abord jouer sur l’ordre de son récit :
• En racontant les faits dans l’ordre où ils se sont produits (ordre chronologique ou linéaire)
• En perturbant l’ordre chronologique. Il opère alors des retours en arrière (= analepses correspondant
aux flash back du cinéma) et des anticipations (= prolepses).
Exemple de retour en arrière :
« Du bateau qui le ramenait en Islande, Niels Jacobsen chercha vainement Maria Bormann, sa fiancée,
dans le groupe de parents et d’amis assemblés sur le quai. Il n’était pourtant revenu que pour elle. Il avait
renoncé à voyager plus longtemps en Europe parce que, soudain, voilà six mois, …, elle avait cessé de lui
écrire… » (utilisation du plus que parfait) (Jean Giraudoux, Les Contes d’un matin, 1952)
La narration multiple.
Le roman peut adopter la structure du récit dans le récit (récit à tiroirs) : un premier récit (récit-cadre)
englobe un second récit ou une série de sous –récits liés thématiquement (récits enchâssés). Le lecteur est
souvent guidé par des retours réguliers au récit cadre.
Exemple : Les Mille et une nuits où Shéhérazade raconte une histoire dans laquelle quelqu’un d’autre va raconter une
histoire et ainsi de suite.
Rappel. LES TEMPS DU RECIT.
1° Le passé simple :
C’est le temps utilisé pour faire avancer l’action (premier plan). Il présente les actions comme achevées
(aspect accompli), dans leur ponctualité (aspect ponctuel).
Exemple : « Il me vint voir, il pleura et sanglota devant moi à me briser le cœur. »
/!\ Dans le récit oral, et dans les textes contemporains, le passé composé remplace le passé simple.
2° L’imparfait évoque, lui, l’arrière-plan d’un récit, son décor. Il présente les actions dans leur durée
(aspect duratif, inaccompli), sans prendre en compte leur début ou leur fin, d’où les valeurs qui lui sont
traditionnellement attribuées :
- description : « La chambre luxueuse était capitonnée avec des étoffes épaisses. »
- répétition ou habitude : « Il venait souvent. Il passait des soirs entiers auprès de moi. »
- durée : « J’étais seule, si triste, si seule, si désespérée ! Et je l’aimais encore. »
Mais l’imparfait sert aussi à exprimer certaines valeurs circonstancielles :
Il venait plus tôt, ils voyaient le film en entier. * (= « s’il était venu »)
3° Les temps complémentaires du récit :
a) Le plus que parfait exprime une action antérieure à une action passée.
« Avant mon mariage, j’avais aimé un jeune homme. […] Celui que j’avais aimé s’était marié à son tour. »
b) Le conditionnel présent exprime une action postérieure à une action passée (« futur dans le
passé »), sans que cette action soit forcément antérieure au moment présent.
« <Je me demandais> lequel arriverait le premier. »
c) Le présent peut intervenir dans un récit avec deux valeurs principales :
- présent de narration ou présent historique (en remplacement d’un passé simple ou d’un passé
composé) : il permet au narrateur de rendre son lecteur directement témoin de ce qu’il raconte ; l’action
paraît ainsi plus vivante.
- présent de vérité générale (= présent gnomique, permanent) pour exprimer un fait que le
narrateur tient pour durable, atemporel : « Que les enfants sont cruels ! »
(tous les exemples sont issus de « L’Attente », de Maupassant, sauf ceux signalés d’une *)
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Le registre comique
Le registre comique caractérise toutes les formes d’expression qui visent à provoquer le sourire ou le rire. Ses
procédés varient selon l’effet ou le but recherché, du simple divertissement à la réflexion critique.
I.
Les différentes formes du comique.
L’ironie exprime le contraire de ce que le locuteur veut faire comprendre. Elle suppose une complicité entre auteur et
lecteur.
La satire tourne en dérision de manière plaisante ou virulente un individu ou une institution.
L’humour noir fait rire de réalités sinistres ou macabres, pour faire ressortir la cruauté de la vie tout en
l’apprivoisant.
La parodie imite de façon moqueuse le style d’un écrivain ou d’un genre.
Le burlesque ridiculise un sujet noble. On rit du décalage entre le sujet et le style adopté : on peint une situation
noble en termes vulgaires.
L’héroï-comique est le contraire du burlesque : on traite des réalités ordinaires sur le mode épique. Ainsi dans Les
Deux Coqs, de La Fontaine, les animaux sont décrits comme des héros de l’Iliade.
II.
Les catégories du comique théâtral.
La tradition de la comédie distingue différents ressorts du comique. Ces catégories peuvent s’appliquer à d’autres
spectacles comiques (comme le cinéma) ou genres littéraires (comme le roman).
Le comique de mots inclut tout les jeux avec le langage.
Le comique de geste se manifeste par une gestuelle ridicule ou répétitive, des grimaces, coups de bâton, etc.
Le comique de situation repose sur la caractère plaisant ou inattendu d’une rencontre, d’une découverte, d’un
événement.
Le comique de caractère exploite les défauts d’un personnage en les accentuant (avarice, jalousie..)
III.
Les fonctions du comique.
Le rire a une fonction psychologique. Il permet de se libérer de l’angoisse, renforçant le moi du rieur qui se sent à
l’abri des défauts dont il rit chez autrui.
Le rire, en critiquant la société, en dégageant une morale, cherche à provoquer une réflexion.
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