Hervé Bazin Vipère au poing

Commentaires

Transcription

Hervé Bazin Vipère au poing
Contrôle de fin de chapitre : correction
Hervé Bazin
Vipère au poing
1. Identifiez le statut du narrateur.
Le narrateur est intérieur à l'histoire. Le récit est
mené à la première personne : ligne 1 « notre
père », ligne 12 « Quand je l'ai connu ».
Vipère au poing est un roman largement
autobiographique d'Hervé Bazin, publié en 1948.
Le livre décrit l'enfance et l'adolescence du
narrateur, Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon. Ce
dernier décrit ses rapports avec sa famille, et
notamment sa mère Paule Pluvignec, dite
Folcoche, une véritable marâtre. Ce roman est un
huis clos entre la mère indigne, les trois enfants
martyrisés, le père démissionnaire et un
précepteur changeant.
2. a) Ligne 3 : relevez un pronom personnel.
A qui renvoie-t-il ?
Le pronom présent à la ligne 3 est
le pronom « vous ».
Il renvoie au lecteur.
2. b) Comment le narrateur instaure-t-il une sorte
de complicité avec le lecteur dans son texte ?
Donnez deux autres exemples dans la suite du
texte.
Le narrateur s'adresse directement au lecteur et le
prend à témoin à l'aide du pronom « vous ».
Exemples : « je vous le rappelle » ligne 17 et « Je
vous autorise à le croire » ligne 19.
3. Lignes 11 à 14 : quel est le temps verbal
dominant ? Quelle est sa valeur ?
Le temps dominant dans ces lignes est l'imparfait.
Il s'agit d'un imparfait descriptif : portrait du père.
4. Ligne 19 : « qu'elle avait été belle. » Quel est
le temps du verbe ? Quelle est sa valeur ?
Il s'agit du plus que parfait qui marque un retour
en arrière.
5. Lignes 5 à 7 : « Les Jacques sont des garçons
faibles, mous, rêveurs, spéculatifs, généralement
malheureux en ménage et nuls en affaire. » Quel
est le temps du verbe ? Quelle est sa valeur ?
Le verbe est au présent. C'est le présent de vérité
générale. Selon le livre L'Explication du caractère
par les prénoms, tous les Jacques sont ainsi.
C'est une vérité.
6. Ligne 27 : « Je ne crois rien pouvoir ajouter à
ce tableau... » Quel est le temps du verbe ?
Quelle est sa valeur ?
Le verbe est au présent. C'est le présent
d'énonciation. Il fait référence au moment de
l'écriture et pas au moment de l'histoire. Au
moment où il écrit son récit le narrateur n'a rien à
ajouter à ce portrait.
7. Relevez les adjectifs qui caractérisent le père
au niveau du physique et au niveau du caractère.
Le narrateur est-il fier de son père ? Que ressentil pour lui ?
Physique : petit, étroit, voûté, accablé.
Caractère : faibles, mous, rêveurs, spéculatifs,
malheureux en ménage, nuls en affaire, plaintif.
Ces adjectifs sont tous péjoratifs ce qui prouve
que le narrateur n'est pas fier de son père et qu'il
ressent même pour lui du mépris, qu'il a honte de
lui.
8. Lignes 8 à 10 : de « Plus d'esprit que
d'intelligence. » à « Beaucoup de
connaissances, peu d'idées. ». Quelles sont les
deux particularités de ces phrases ? Quel est
l'effet produit ?
Ces phrases ne comportent pas de verbe. Ce
sont des phrases nominales courtes basées sur
des oppositions. « plus que » x2, « grandes »
« courtes », « beaucoup » « peu ».
Cette construction des phrases ajoute à la dureté,
la sévérité du portrait.
9. Dans les deux derniers paragraphes, relevez
deux groupes nominaux désignant la mère du
narrateur. Que montrent-ils de la relation mèrefils ?
Ligne 15 « madame mère »
Ligne 25 « Mme Rezeau »
Ces deux groupes nominaux prouvent que le
narrateur n'a pas une relation proche avec sa
mère mais une relation froide.
Attention désigner et caractériser sont différents.
Ce qui désigne, nomme.
Ce qui caractérise, décrit.
10. Lignes 27 à 29 : « Je ne crois rien pouvoir
ajouter à ce tableau, sinon qu'elle avait de larges
mains et de larges pieds dont elle savait se
servir. » Expliquez ce que signifie cette phrase.
Cette phrase signifie que la mère frappait ses
enfants. Elle savait se servir de ses larges mains
et de ses larges pieds pour corriger ses enfants.
11. Ligne 25 : « Outre notre éducation, Mme
Rezeau aura une grande passion... »
Caractérisez cette éducation à l'aide d'un adjectif.
Cette éducation est autoritaire, sévère, et même
violente puisqu'elle éduque ses enfants en les
frappant.

Documents pareils

QUESTIONNAIRE CHAPITRE II (Vipère au poing, Hervé BAZIN)

QUESTIONNAIRE CHAPITRE II (Vipère au poing, Hervé BAZIN) QUESTIONNAIRE CHAPITRE II (Vipère au poing, Hervé BAZIN) 1) Comment apparaît la maison ? 2) Relevez les différents éléments de valeur de la maison. A quoi servent-ils en réalité ? 3) Quelle vision ...

Plus en détail