Compte-rendu De la réunion du Conseil de quartier Dupleix

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Compte-rendu De la réunion du Conseil de quartier Dupleix
Compte-rendu
De la réunion du Conseil de quartier Dupleix/Motte-Picquet
du jeudi 29 juin 2006, de 19 heures à 21 heures 30
à l’école élémentaire 3, place du Cardinal Amette à Paris 15ème.
Étaient invités :
Commandant DELARUE, Commissariat du 15ème.
Monsieur Patrick PÉCRIX, Ingénieur, Chef de la Voirie du 15ème.
Monsieur Jean-Marc VALLET, Ingénieur, Direction des Parcs et Jardins.
Madame Caroline LETURCQ, Direction de la Jeunesse et des Sports.
Étaient présents :
Collège des élus :
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN, Adjoint au Maire du 15ème chargé des Conseils de
quartier, préside la séance.
Monsieur Philippe GOUJON, Sénateur, Premier Adjoint au Maire du 15ème arrondissement,
Conseiller de Paris.
Madame Monique ERBER, Adjoint au Maire du 15ème chargé des Handicapés, des Transports et des
Grandes Causes Nationales.
Madame Véronique SANDOVAL, Conseillère d’arrondissement.
Collège des personnalités qualifiées :
Monsieur Patrick MARTINEAU, Secrétaire Général de la CAF de Paris.
Père Bruno LEFEVRE-PONTALIS, Curé de la Paroisse Saint-Léon,
Monsieur Michel BALME.
représenté
par
Collège des associations :
Monsieur Michel AZEMAR, Conseil Syndical de la Copropriété Dupleix.
Monsieur Claude BOUVET, UNC XVème.
Collège des particuliers :
Madame Zohra KHENAS
Madame Marie-Thérèse CADE
Monsieur Michel COUTURIER
Madame Michèle PIGANIOL
Madame Catherine CHALOM
Monsieur Michel CAMDESSUS
Monsieur Benoît BONNECHERE
Étaient excusés :
Monsieur Philippe OWCZAREK, Directeur des Services Techniques des Journaux Officiels.
Monsieur Alain le GAC, CASL
Madame Elisabeth DEMAY
Madame Dominique HYMANS
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Étaient absents :
Madame Paule SÈVE, Actuel XV.
Monsieur Léopold Evariste BATHEM
Madame Isabelle VISNOVEC
Monsieur Gilbert TYRAN
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Bienvenue dans notre Conseil de quartier. Je voulais
vous donner une information avant de commencer l’ordre du jour. C’était vous dire qu’à la rentrée, à
l’initiative de Claire de CLERMONT-TONNERRE, nous allons organiser une réunion commune de
trois Conseils de quartier sur l’avenir des berges de la Seine en présence de la Directrice Générale du
Port Autonome de Paris. Je n’ai pas encore de date à vous donner mais, en tout cas, c’est une réunion
que nous allons préparer puisqu’il y a une vraie demande. Nous avons sollicité à plusieurs reprises le
Port Autonome pour des réunions en Conseil d’arrondissement notamment. Des réponses ont été
apportées et aujourd’hui on voudrait avancer plus loin et proposer de vrais projets pour les berges de la
Seine qui courent tout le long du 15ème arrondissement. Voilà, c’était juste une remarque préliminaire.
Ce soir, nous avons un ordre du jour très chargé puisque nous allons faire en quelque sorte le point sur
des dossiers que nous avons déjà évoqués dans nos séances de Conseil de quartier. Évidemment, les
problèmes de sécurité dans la ZAC Dupleix, les aménagements des abords du jardin Nicole de
Hautecloque, le basket de rue : beaucoup de riverains se sont manifestés et m’ont écrit, certains pour
me dire qu’ils n’étaient pas tout à fait favorables à ce projet donc on va en parler ce soir, et puis on va
parler de la rue du Commerce.
Notre ordre du jour se décline en quatre temps :
• la ZAC Dupleix ; les questions de sécurité, les aménagements de voirie ainsi que ceux des parcs et
jardins ;
• la question du basket de rue, un équipement pour les jeunes du quartier boulevard de Grenelle ou
ailleurs ?
• le point sur les travaux de la rue du Commerce qui durent, qui avancent ; nous allons également vous
donner la parole sur ce sujet…. s’il y a des problèmes de chantier ;
• l’actualité du quartier.
I. La ZAC Dupleix.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Pour commencer, la ZAC Dupleix. Je vais commencer
par présenter nos invités concernant la ZAC Dupleix. A ma gauche, le Commandant DELARUE qui
représente le commissariat du 15ème arrondissement, Monsieur PÉCRIX, qui est Chef de la Voirie du
15ème et Monsieur Jean-Marc VALLET, qui est Ingénieur et responsable des parcs et jardins de l’ouest
de l’arrondissement. Et je tenais à excuser Madame Danièle BOUVELOT, qui est Adjoint au Maire du
15ème chargée de la Sécurité, et Monsieur Grégoire LUCAS, qui est Adjoint au Maire du 15ème chargé
de la Jeunesse.
Comme chaque été, nous avons des problèmes de dégradation de la sécurité dans certains secteurs de
l’arrondissement qui sont toujours bien identifiés. Ce sont des poches de résistance puisque sur
l’ensemble de l’arrondissement, on assiste quand même à une baisse de la délinquance depuis 2002, et
la ZAC Dupleix fait partie de ces poches de résistance. Je reçois des mails de personnes qui veulent
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déménager à cause des nuisances qui me sont décrites régulièrement que nous avons déjà évoquées au
sein de ce Conseil de quartier : des attroupements nocturnes, des rixes, des nuisances sonores, on me
parle également de trafics de cannabis mais sans me préciser exactement où, et sans solliciter le
commissariat du 15ème, toujours les problèmes de jeux de ballons violents qui provoquent la destruction
de vitrines de certains commerces notamment sur deux rues qui sont comme des petites places : rues
Leroy Gourhan et Georges Dumézil, des graffitis sur les façades des bâtiments et des bancs cassés. Ce
sont les problèmes que les gens soulèvent dans leurs courriers, dans leurs mails, lors de leurs coups de
téléphone et il n’est pas question de laisser la situation se dégrader. Nous sommes très vigilants avec les
élus du 15ème arrondissement. Je vais laisser parler le Commandant DELARUE sur la situation dans le
quartier depuis ces dernières semaines – nous savons qu’il y a eu quelques petits problèmes – pour
savoir un peu les interventions prévues par le commissariat pour régler la situation et surtout pour
préparer l’été puisque nous avons conscience que les riverains veulent passer un été tranquille. Je passe
la parole au Commandant.
Commandant DELARUE : Merci. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs bonsoir. Je me présente, je
suis le Commandant DELARUE du commissariat du 15ème. En effet, j’étais déjà là au dernier Conseil
de quartier, j’y avais assisté et il y avait eu plusieurs problèmes évoqués. Sachez une chose, c’est qu’on
les a pris en compte.
Déjà, au niveau de la préparation de l’été. En effet, l’année dernière l’été avait été un petit peu
« chaud » au niveau du 15ème arrondissement par rapport aux étés précédents. Cette année on a mis en
place une action préventive - vous avez dû le voir d’ailleurs – notamment les VTT et mes groupes de
soutien en véhicules qui ont pour instruction de visiter tous les jours tous les parcs et jardins du 15ème
arrondissement. La priorité avait été donnée au tout début du mois au niveau du jardin Nicole de
Hauteclocque et du square Dupleix, il faut le savoir. Là, on y est passé régulièrement, les effectifs civils
y passent aussi. Sachez que maintenant nous avons aussi des effectifs qui tournent en civil. C’est une
nouveauté, ça n’existait pas avant. Les premières missions qu’ils ont faites, ils les ont faites sur votre
secteur, sachez-le. Ensuite, concernant les actions préventives que nous allons encore continuer, nous
travaillons en association avec la DPP. Cela aussi est assez récent. La DPP c’est la Direction de la
Prévention et de la Protection de la Ville de Paris. Ce sont des gens qui sont en uniforme. Donc, on va
travailler avec eux, on étudie les différents problèmes qu’il y a sur les différents parcs et jardins du
15ème arrondissement et nous allons entamer des actions communes. Cependant, pour l’instant, notre
action est du renseignement. On se réunit et on communique nos différents points de vue. A partir du
début du mois de juillet, une action commune va commencer à se mettre en place et ne vous inquiétez
pas, votre quartier n’est pas oublié.
Autre chose, au niveau de la nuit on a pris des dispositions car on a bien compris que les jeunes
connaissaient nos horaires de travail et on a bien vu qu’ils s’étaient adaptés à notre façon de travailler.
Donc, nous aussi on s’est adaptés. On est peut-être un petit peu plus lent qu’eux, c’est possible, mais
nous aussi on s’est adaptés. Maintenant, la nuit, on a des effectifs – bien souvent un officier avec des
gardiens de la paix – qui tournent régulièrement et qui passent quasiment tous les jours sur votre
secteur à des heures totalement irrégulières, c’est-à-dire que ça tourne entre minuit et 6 heures du matin.
Les collègues passent, ils mettent pied-à-terre. Je sais que, pour la plupart d’entre vous, vous ne les
voyez pas mais certains les voient notamment ceux qui font des petits attroupements, ceux qui font du
bruit. Ces jeunes sont contrôlés régulièrement. Ce sont bien souvent des jeunes du secteur qui habitent
à proximité, il faut dire ce qui est. Parfois, ils sont attroupés, ils discutent entre eux, il n’y a pas de
problèmes et lorsqu’il y a autre chose, les collègues les évincent et si il y a plus c’est soit une procédure
judiciaire, soit une conduite au poste suivant les cas mais ça c’est une question d’appréciation par
rapport à ce que nous avons constaté.
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Il y avait aussi un autre problème. Je me souviens que la dernière fois on avait parlé de sécurité routière
où beaucoup de personnes s’étaient plaintes de vitesses excessives, de conducteurs dangereux et de
stationnements dangereux. On a pris en compte vos doléances, on a mis en place des contrôles routiers
et on s’est rendu compte qu’en fin de compte, c’est surtout une impression de vitesse car on n’a pas
trouvé de personnes en excès de vitesse lors des contrôles routiers. C’est vrai que parfois les gens,
après le dos-d’âne, ont tendance à accélérer mais ce n’est pas pour autant qu’ils dépassent la vitesse.
C’était notamment pour la petite école qui est à côté. Au niveau des dos-d’âne ils ne peuvent pas aller
très très vite. Par contre, il est vrai qu’on a contrôlé plusieurs conducteurs dont certains étaient en état
d’ébriété. Il y a eu des interpellations et il y a des interpellations tous les mois sur votre quartier de
personnes qui sont en état d’ébriété au volant. Je dirais qu’il y en a deux à trois par mois en moyenne.
Pourquoi ? Tout simplement parce que vous êtes un lieu de passage. Ça passe beaucoup, il y a le quai,
des gens qui circulent, etc. Nous aussi on le sait donc on contrôle jour et nuit. Les gens qui ont été
interpellés c’est soit le jour soit la nuit.
Au niveau des stationnements, à juste titre, les gens s’étaient plaints. Le stationnement n’était pas
respecté notamment les passages piétons ou les stationnements en double file. Alors, c’est pareil on a
simplement intensifié notre verbalisation, j’espère que certains d’entre vous ont pu le constater.
Toujours est-il qu’on a, en effet, remarqué qu’il y avait beaucoup de passages piétons qui n’étaient pas
respectés notamment au moment des heures où les enfants sortent de l’école. Je pense que beaucoup
d’entre vous se sont retrouvés nez à nez avec une voiture sur un passage piéton. Il faut savoir que les
contractuelles, que je manage aussi, sont chargées plus particulièrement des infractions. On a fait aussi
une action très répressive aux mois de mars/avril. Visiblement, cela a porté ses fruits puisqu’on a
constaté une forte baisse depuis la mi-mai de ce type d’infractions sur votre secteur. Je pense que vous
pourrez me le confirmer. Donc, visiblement ça a diminué mais ce n’est pas pour autant que l’on va
relâcher nos efforts. D’ailleurs, si c’était le cas je ne le dirai pas forcément, il y a peut-être parmi vous
des gens qui ont des mauvaises idées. En tout cas, on pense à la rentrée scolaire, on y travaille déjà,
pour verbaliser et réprimer le comportement des conducteurs indélicats. C’est important. La sécurité
des enfants et des parents est en jeu. Il est donc hors de question qu’on ait un accident à cause d’une
personne qui n’aurait pas respecté les panneaux d’interdiction de stationner ou autre.
Je pense que maintenant, le mieux est de poser des questions. Ça sera plus facile pour moi. C’est un
sujet tellement vaste.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Tout à fait. Vous avez raison Commandant. Je vous
remercie déjà de toutes ces précisions. Sachez qu’on a fait également des interventions notamment pour
la sécurité et la sécurisation des « Points école ». Une concertation est organisée entre les élus du 15ème,
le commissariat et la Mairie centrale sur ces Points école et notamment 3 Points école qui reviennent
souvent dans nos réunions de Conseils de quartier : Cardinal Amette, Dupleix et Fédération. J’ai
envoyé un courrier au Maire du 15ème et au commissariat pour signaler ces trois points qui sont très
importants dans notre quartier. Sinon, en matière de sécurité, nous sommes plusieurs élus à être
intervenus récemment auprès du nouveau Commissaire dans le 15ème qui est le Commissaire
Principal CHEYRE. Avec Philippe GOUJON, Monique ERBER, Danièle BOUVELOT, chargée de la
sécurité et Grégoire LUCAS, nous sommes intervenus pour demander un entretien avec le
Commissaire afin de parler de votre quartier. L’été arrive et on veut absolument avoir rendez-vous
avant l’été pour évoquer le quartier, les mesures à prendre – même si le quartier est déjà pris en
considération – afin d’accentuer les efforts sur votre quartier. Je vous donne tout de suite la parole sur
ces questions de sécurité et ensuite nous reviendrons sur les autres thèmes : la voirie, et les parcs et
jardins.
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Un intervenant : Je suis malheureusement un nouvel arrivant dans la ZAC Dupleix et je souffre,
comme mes prédécesseurs, des mêmes nuisances. Tout à l’heure, vous parliez des jeux de ballons
violents. Je dirais plutôt qu’ils sont très violents. Je crois qu’il y a vraisemblablement une
responsabilité des élus parce que s’il arrivait un accident… la force avec laquelle les ballons sont lancés,
s’ils heurtaient un enfant en bas âge ce serait catastrophique. Il y a peut-être une solution – c’est peutêtre complètement stupide – qui serait d’interdire les jeux de ballons dans cette zone-là. Moi, je suis à
l’angle de la rue George Bernard Shaw et ils s’amusent à taper de toutes leurs forces contre les murs.
Une intervenante : Ça fait 5 ans qu’on essaie.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Continuez Monsieur. Vous avez raison d’insister sur ce
point.
Un intervenant : D’autre part, le Commandant disait qu’à partir de minuit vous faisiez une
surveillance accrue. Entre 22 heures et minuit il se passe pas mal de choses. Hier, notamment, il y a eu
un déversement d’injures entre les jeunes d’en bas et les vieux d’en haut et ce n’était pas un
vocabulaire excessivement choisi.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Monsieur de votre intervention. On va prendre
plusieurs questions puis on va répondre globalement.
Un intervenant : Bonjour, ma question s’adresse au Commandant. Moi aussi je suis un nouvel arrivant.
Dans le quartier, il y a des points de collecte de vêtements. Ce sont de grosses boîtes dans lesquelles les
gens mettent des vêtements pour une association. Et, très régulièrement, ces boîtes – pas une mais
plusieurs – sont pillées par des personnes de type bohémien ou albanais, je ne sais pas exactement. En
tout cas, ces boîtes sont pillées. Nous sommes un certain nombre à donner des vêtements et on retrouve
une bonne partie de ces vêtements en tas, par terre, les meilleures pièces ayant été prises par cette
bande. Je voudrais savoir si vous aviez identifié cette bande, ce que vous avez fait, ou ce que vous
comptez faire, afin de savoir si on continue de mettre des vêtements dans ces boîtes.
Madame JOUVE : J’ai vu un matin, alors que je sortais très tôt, une bande de « SDF », enfin des
femmes et des enfants qui étaient justement près des containers. Ils font passer un enfant dans le
container et ils sortent les vêtements, ils font le tri et une fois qu’ils ont fait le tri ils laissent tout en plan.
Ça se produit vraiment très régulièrement.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Vous avez raison Madame.
Monsieur COPAIN : Je confirme. Il y a même des femmes qui vont chercher les vêtements à
l’intérieur.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Je vais passer la parole à Monsieur AZEMAR, qui est
membre de notre Conseil de quartier, puis on continuera les interventions.
Monsieur Michel AZEMAR : Je pense qu’il faut faire la distinction entre les incivilités et le sentiment
d’insécurité qu’il y a dans certains secteurs. On avait proposé de renforcer les éclairages dans les allées,
autour du jardin, on avait même envisagé, à une époque, d’installer des caméras dans ces zones. Où en
est-on ?
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Monsieur. On va écouter une dernière
intervention et on reviendra vers vous.
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Monsieur SAGNIER : Je voudrais revenir sur les jeux de ballons et sur l’interdiction qui est
demandée pour la rue Dumézil et l’autre rue. Moi, j’habite place Alfred Sauvy et sur cette place les
jeux de ballons ont été interdits suite à notre demande il y a de ça deux ans et régulièrement,
c’est-à-dire à peu près tous les deux jours, on est obligé de se mettre à la fenêtre pour demander aux
jeunes de cesser de jouer au ballon. C’est arrivé encore hier. J’ai été obligé d’appeler le commissariat
de police parce que le ton est monté, j’ai demandé à ce qu’une patrouille passe. On m’a dit : « Vous ne
dites jamais ça aux petits Gaulois ». Ce n’est pas vrai, on le dit tout autant aux « petits Gaulois » qui ne
sont pas plus civils que les autres. Ceci est vraiment très très très agaçant. Malgré l’interdiction… On a
toutes les peines du monde à la faire respecter. Il faut trouver un système pour offrir un terrain de
basket quelque part ou bien mettre des plantations en plein milieu pour qu’ils ne puissent pas jouer.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Vous avez raison Monsieur. On va poursuivre les
interventions parce que finalement on est en train d’aborder tous les sujets de notre ordre de jour.
Poursuivons les interventions de la salle puisque vous avez beaucoup de choses à nous dire.
Monsieur Eugène GOURIN : Je suis le Président des « Anciens Combattants de Paris 15ème » et nous
avons un bureau à Dupleix dans les deux bâtiments. Cela devient très très dangereux. L’autre jour, nous
sommes arrivés au bureau, tous les carreaux étaient cassés. Les carreaux mais aussi tout le haut de la
porte, c’est-à-dire qu’il y a un grand cadre avec plusieurs carreaux et si jamais c’était tombé sur
quelqu’un, cela aurait été une catastrophe. En plus, ils nous ont tagué les portes. Cela devient
impossible. On a des réunions, cela fait un bruit terrible. Bien sûr, il faut bien que ces enfants
s’amusent mais quand même, les ballons c’est très dangereux. On a fait mettre des grilles devant les
fenêtres mais maintenant ce sont les portes. Ils défoncent les portes avec les ballons. Cela devient très
dangereux. Moi, j’avais une proposition. Puisque nous avons un couloir avec des grilles dont le cadenas
n’existe d’ailleurs plus, il a été arraché ou enlevé, je ne sais pas pourquoi, il serait facile - parce que
nous avons des réunions le soir, ça nous arrive, et quand il y a par exemple des orages, les jardins sont
fermés donc on ne peut pas accueillir nos adhérents - de faire une entrée sur le côté, par la petite
impasse puisqu’il y a un portail qui est d’ailleurs ouvert en ce moment en mettant des grilles comme ils
ont fait le long du passage. On pourrait mettre des grilles au-dessus du petit mur et faire l’entrée sur le
côté. Je crois que cela serait très simple.
Une intervenante : (Inaudible)
Monsieur Eugène GOURIN : Quand vous entrez par les petits portails normaux, que vous venez du
bâtiment, vous avez un petit mur… Vous voyez ce que je veux dire ? Sur la place. Quand on entre par
les grandes grilles.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Ah ! Sur la place Marie-Madeleine Fourcade.
Monsieur Eugène GOURIN : C’est ça. Il y a un petit muret. Il suffirait de mettre des grilles comme il
y a de l’autre côté, le long du passage et faire une ouverture du côté qu’on fermerait ainsi on pourrait
entrer et sortir comme on veut.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci de votre proposition Monsieur GOURIN.
Monsieur Eugène GOURIN : Ça devient très très dangereux. Le grand panneau qui est tombé. Si
jamais il était tombé sur quelqu’un… Ça devient aberrant.
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Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci beaucoup de votre intervention. On va passer aux
interventions de la salle. Je pense qu’il faut que toutes les questions soient posées pour que les services
puissent ensuite répondre.
Monsieur LANNOT : Bonsoir. Pour les jeux de ballons, je pense qu’il ne faut pas interdire aux
enfants de jouer. Moi, je joue au football et je sais qu’il existe des ballons qui sont en mousse, qui ne
sont pas bruyants. Je pense que c’est aussi aux parents d’être informés qu’on peut jouer calmement
sans casser de fenêtres. Sinon, par rapport à la sécurité routière, rue Edgar Faure, est-ce qu’un dosd’âne est prévu ? Vous voyez ? Juste avant l’école bilingue.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Sur ce point, c’est la voirie qui s’en occupe.
Monsieur LANNOT : Autre petite remarque. Il existe des gens qui font pas mal de bruit dans le
quartier, ce sont les cours américains de vélo. Vous savez les machines infernales sur deux roues, ça
fait pas mal de boucan.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Pas la nuit. Dans la journée c’est toléré, la nuit c’est un
peu plus gênant.
Madame Catherine CHALOM : Je crois que dans les règles des Conseils de quartier on avait dit
qu’on donnait bien sûr la parole à la salle mais en priorité aux Conseillers de quartier.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Je ne vous avais pas vue !
Madame Catherine CHALOM : D’abord, sur la partie circulation. Puisque vous faites des contrôles,
ce serait très bien que vous fassiez aussi des contrôles entre 8h30 et 9h rue Edgar Faure parce que la
circulation est bloquée par des gens qui déposent leurs enfants. Alors, qu’ils déposent leurs enfants
c’est bien mais qu’ils s’arrêtent en plein milieu de la circulation, qu’ils aillent discuter avec les autres
parents et qu’ils bloquent tout le monde, c’est intolérable ! Ils le font même quand il arrive qu’il y ait
des places libres juste à côté, c’est de l’incivilité. Et les incivilités ne sont pas seulement « blacks et
beurs », je le dis.
J’aimerais intervenir sur un autre sujet. Sur la partie incivilités, bruits et bruits de ballons. J’habite aussi
rue Edgar Faure et je suis moi aussi dérangée. J’ai interrogé le Commandant puisqu’il y a eu un
incident il y a un mois dont il me dit qu’il ne peut rien dire. Il y a un mois, il y a eu de graves incidents,
on a entendu des cris, on a eu des camions de police et nous n’avons strictement aucune information. Je
ne sais pas au niveau de la mairie du 15ème ce qu’il faut faire, ce que vous êtes en droit de faire
légalement, mais il est vrai que de ne pas avoir d’information ne me semble pas très positif ou très
normal.
Ensuite, sur la partie jeux de ballons – nous aussi nous sommes dérangés même si nous habitons au
rez-de-chaussée – il faut réfléchir à la répression, mais aussi à la prévention. Je rappelle aussi qu’il n’y
a strictement rien dans le quartier, qu’il y a eu des époques où il y avait des maisons de jeunes où l’on
pouvait jouer aux cartes, regarder un match ensemble, etc, et maintenant il n’y a strictement rien
d’organisé. Or les appartements dans Paris ne sont pas suffisamment grands pour que chacun ait sa
chambre. Il y a donc un vrai problème de fond et je pense qu’il faut qu’on organise des choses. Des
choses à la fois culturelles mais aussi sportives qui soient ouvertes à des heures où les gamins sont dans
la rue.
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Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Madame CHALOM, on pourrait presque croire que
vous êtes une nouvelle arrivante dans le quartier.
Madame Catherine CHALOM : J’habite depuis 10 ans dans le quartier.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : C’est pour ça. Vous savez très bien toutes les réponses
que nous avons apportées à ces problèmes.
Madame Zohra KHENAS : J’aimerais juste intervenir par rapport à ce qui s’est passé il y a un mois.
Il y a des jeunes qui sont là et j’aimerais bien que eux aussi puissent avoir la parole parce qu’ils sont
vraiment concernés.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : D’accord. De toute façon toutes les personnes qui
lèvent le doigt peuvent prendre la parole dans ce Conseil de quartier. Alors, on va vers le fond de la
salle, on répond puis on revient vers vous.
Madame Carmen JEAN-BAPTISTE : J’ai déjà posé certaines questions lors du précédent Conseil de
quartier. Pour faire court sur les jeux de ballons, la crèche subit également les jeux de ballons. Ce n’est
vraiment pas pour embêter ceux qui jouent au ballon, c’est juste pour dire qu’il y a de vrais problèmes
de sécurité. Quand un ballon tape contre la vitre de la crèche, ça fait peur, ça impression, ça casse les
vitres et il y a des bébés à l’intérieur. Quant à la solution, il y en a une toute trouvée. Il y a un gymnase
où il n’y a rien du tout d’organisé. On peut construire plein de choses mais il y a déjà un gymnase. Il
faudrait peut-être demander à des associations de venir travailler à des horaires judicieux.
Monsieur OUBEZI : Je suis dans le quartier depuis 12 ans donc j’ai vu le quartier se construire et
c’est vrai que depuis 12 ans on n’a rien fait pour les jeunes. Le gymnase a été construit mais on ne peut
pas l’utiliser parce qu’il faut payer et on n’a pas tous les moyens de payer, nos parents n’ont pas tous la
chance de gagner beaucoup d’argent pour nous inscrire dans des clubs de sport. L’idée de
Madame CHALOM était d’encadrer les jeunes. C’est une bonne idée.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : L’idée n’est pas nouvelle. On va vous en parler.
Monsieur OUBEZI : C’est vrai qu’il y a des problèmes, je suis d’accord avec vous, tout le monde les
voit. On est tous plus ou moins acteurs de cette violence et on en subit parfois les conséquences mais il
n’y a rien de fait pour encadrer les jeunes comme par exemple ouvrir un centre pour les accueillir,
trouver des activités. Pendant près de seize ans, j’ai fait du basket à Beaugrenelle mais le terrain de
basket était fermé pour travaux et il n’y avait rien en substitution. Je n’ai donc plus joué au basket parce
que je n’avais plus de terrain de basket. J’espère donc que le terrain qui est proposé sous le métro sera
fait et qu’il y aura d’autres propositions d’activités sportives ou autres afin que les jeunes sortent du
quartier et évitent d’enquiquiner tout le monde. C’est simple.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Vous êtes peut-être membre d’une association ? Parce
qu’il y a des associations sportives dans le 15ème qui font beaucoup de choses.
Monsieur OUBEZI : Pas du tout. Moi, je suis juste un jeune étudiant vivant dans le quartier depuis
12 ans et malheureusement les gens ont tendance à parler les uns derrière les autres et ça crée des
rumeurs et des problèmes. Il faut juste qu’on se réunisse et qu’on trouve des solutions. Ce n’est pas
compliqué.
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Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci de votre intervention. On arrête un petit moment
les questions. A moins qu’il n’y ait qu’une ou deux interventions et on termine sur ce point.
Une intervenante : Nous sommes deux en fait. Nous, ça ne concerne pas les jeux de ballons mais
plutôt une nuisance nocturne très importante à partir de minuit. Il y a des jeunes, ou moins jeunes, qui
se réunissent et on entend des bruits, des hurlements, des chahuts ainsi que des moteurs de mobylettes
qui pétaradent.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : A quel endroit ?
Une intervenante : Nous sommes rue George Bernard Shaw et c’est le square qui…
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Le square Nicole de Hautecloque ?
Une intervenante : Oui c’est ça.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : D’accord. C’est toujours le même problème.
Une intervenante : Ça peut durer toute la nuit. A plusieurs reprises on appelle la police qui envoie
sûrement des gens, mais une fois qu’ils sont partis ça recommence et c’est comme ça toute la nuit.
C’est régulier et c’est invivable.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Je partage votre sentiment et j’en ai parfaitement
conscience.
Madame ASTRUC : J’ai écouté avec une grande attention tout ce qui a été dit, et mon avis est le
suivant : je souhaiterais que la police prenne l’identité des enfants et que les parents soient responsables
de tout ce que leurs enfants font. Les responsables sont les parents. Ce sont les parents qui doivent être
responsabilisés, après ça il n’y aura pas de délinquants, il n’y aura pas d’enfants malhonnêtes, il n’y
aura pas d’enfants en manque d’amour. C’est là qu’il faut commencer, l’éducation par les parents.
Donc, si Monsieur le policier veut bien, il prend l’identité de l’enfant qui joue au ballon et on envoie
une lettre aux parents et c’est eux qui paieront les dégâts.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci de votre intervention. Je donne la parole au jeune
homme qui voulait parler tout à l’heure.
Monsieur Ramzi GHEDHOUI : J’aimerais revenir sur le point d’il y a un mois, par rapport à ce qu’il
s’est passé avec la police et les jeunes, le soir du 18 mai au 19 mai 2006. Mes amis et moi avons été
victimes d’une agression par des skinheads, 8 skinheads ont débarqué. Vous parlez de sécurité. Arriver
à ce point, c’est-à-dire se faire agresser par des skinheads dont un qui avait pris 10 ans de « placard »
pour avoir tué un jeune d’origine arabe, je trouve ça malheureux surtout, quand, deux semaines après,
on entend d’une fenêtre une jeune femme qui crie haut et fort : « Vous avez de la chance que les skins
vous aient ratés, la prochaine fois ils ne vous rateront pas », c’est malheureux d’entendre des trucs
comme ça, je tiens à le dire.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Vous préconisez quoi pour résoudre ce genre de
problème ?
Monsieur Ramzi GHEDHOUI : Premièrement, on est parti pour porter plainte et au final on s’est
retrouvé agresseurs, la situation s’est retournée contre nous. Je trouve ça anormal. Je précise qu’on n’a
pas été arrêtés par la police. Elle est venue, on lui a expliqué ce qui s’est passé, les skins ont été arrêtés.
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On part au commissariat pour porter plainte, on fait 48 heures de garde à vue sans raison, je ne
comprends pas du tout. Maintenant, quand je sors à minuit ma mère est inquiète. Je reviens sur un point.
L’histoire n’est pas finie puisqu’on passe au tribunal au mois d’octobre et d’après ce que j’ai compris
on serait fautifs. Alors, Monsieur le Commandant, j’aimerais avoir plus d’explications concernant cette
affaire.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On ne va pas entrer dans les questions très précises
comme celle-ci.
Monsieur Ramzi GHEDHOUI : Très bien. En revanche, j’aimerais dire qu’il est vrai que les jeunes
font du bruit. Là, je suis tout à fait d’accord avec vous, mais il y a un gros problème qui est un
problème de milieu social. Quand vous êtes une mère de 8 enfants avec un salaire de 1 200 euros, ce
n’est pas facile à gérer. Concernant les jeunes de 20 ans et plus, il n’y a pas de perspectives d’emplois
pour eux. Aujourd’hui, trouver du travail est difficile. Trouvez à ces jeunes du travail et il n’y aura plus
de soucis.
Madame Zohra KHENAS : J’aimerais ajouter un mot. On parle beaucoup de ces jeunes-là. C’est leur
quartier, ils y vivent, ils sont chez eux, on ne pourra pas les chasser, il faut donc trouver des solutions
avec eux. C’est important.
Madame CALFONT : Déjà, il faudrait peut-être définir ce qui n’appartient pas au jeu. Il faut arrêter
de penser que les jeunes sont là pour jouer. Il faut leur apprendre qu’ils sont là pour apprendre
justement. Apprendre à se soucier des autres et à les respecter. Il n’est pas normal qu’un jeu de ballon
détériore plusieurs fois les mêmes vitrines, les mêmes fenêtres, les mêmes rideaux. Les jeunes doivent
donc avant tout être responsabilisés. Ce n’est pas en multipliant les excuses comme celles du contexte
social, du contexte économique, ou celle de l’absence ou non des parents que l’on va pouvoir les rendre
adultes. Les rendre adultes, c’est leur montrer que leur vie passe par le souci et le respect des autres
avant tout.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci de votre intervention. On va faire une petite
pause dans les interventions. Est-ce que tous les Conseillers de quartier qui voulaient s’exprimer ont pu
le faire ? On va donc essayer de répondre dans l’ordre.
Déjà, Madame, vous avez dit un mot très important qui est le respect. Effectivement, on respecte les
habitants de ce quartier puisque depuis trois ans tous les problèmes que vous avez dénoncés,
malheureusement, nous les connaissons, et nous ne cessons d’intervenir auprès des différents services
pour tenter d’apporter une solution. Certains jours, nous avons de très bonnes nouvelles, d’autres jours,
de moins bonnes. C’est pour cette raison que j’ai fait venir les services de la Ville de Paris afin de faire
le point sur les projets que nous avons lancés et pour vous dire où cela en est. Je tiens à dire une chose,
c’est qu’il ne s’agit pas toujours de mineurs, donc effectivement, quand il s’agit de mineurs, les parents
sont responsables, mais bien souvent il s’agit de majeurs. Il y a donc une solution spécifique à apporter.
Sur l’affaire précise que vous avez développée tout à l’heure, je pense qu’on ne peut pas vraiment
intervenir dans le détail mais on peut dire que le Parquet a été saisi, qu’il y a eu des interpellations,
qu’il y a eu plusieurs gardes à vue dans les deux camps – c’était une rixe et dans ce genre de situation
on ne sait jamais qui commence –, la police vous a entendus, a entendu les skinheads, le Parquet a été
saisi je crois Commandant et vous allez peut-être pouvoir nous dire deux mots sur cette affaire. Mais,
nous ne sommes pas ici dans un tribunal, et nous ne sommes pas là pour donner des bons ou des
mauvais points.
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Commandant DELARUE : Je vais essayer de répondre à pas mal de questions. Les deux premières
questions concernaient les containers à vêtements qui étaient pillés.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On peut d’abord revenir sur l’affaire ?
Commandant DELARUE : Si vous voulez. Alors, sur l’affaire de la bagarre qui a eu lieu il y a
environ un mois, une bande de skinheads a visiblement traversé votre secteur - ce n’est pas du tout leur
quartier – et d’après les informations que j’ai, il y a eu altercation avec des jeunes gens qui étaient
rassemblés le soir. Puis, suite à l’altercation, il y a eu bagarre. Là, on a reçu de nombreux appels. Les
forces de police sont intervenues, elles ont procédé aux interpellations par rapport aux premiers
éléments dont elles disposaient. En effet, au départ on ne peut pas savoir qui a fait quoi, et dans ces
cas-là, la meilleure solution est d’interpeller tous ceux qui bougent ou qui ont des traces de coups. On
ne peut pas savoir si ce sont les victimes ou les agresseurs. Il faut savoir qu’un agresseur peut avoir
autant voire plus de traces de coups que la victime. Alors, en ce qui vous concerne, je ne sais pas
exactement ce qu’il en est, puisque je n’étais pas présent. Tout le monde a été entendu, les
confrontations ont été faites. Suivant les éléments que chacun donnaient, on a été obligé de mettre des
gens en garde à vue. Pourquoi on met des gens en garde à vue ? Ce n’est pas pour le plaisir, c’est
simplement pour nous permettre de garder tout le monde sous la main afin de pouvoir déterminer les
responsabilités de chacun. A l’issue de vos auditions et des auditions contradictoires, on donne un
résumé au magistrat. A partir de là, le magistrat prend une décision. La décision, on n’a pas à la
discuter. Nous, nous agissons à notre niveau, le niveau police. La décision du magistrat a été de déférer
une partie des jeunes. Il me semble et si je me souviens bien il y a eu 5 jeunes du quartier en garde à
vue et 7 skinheads. Dans les jeunes qui ont été déférés, c’est à peu près la même proportion. Ensuite, le
magistrat prend le dossier, il l’étudie, et à partir de là, il fait passer des gens en comparution ou pas
devant un tribunal. Dans tous les cas, vous avez l’occasion, à plusieurs moments, de pouvoir vous
exprimer. Ce n’est pas parce que vous passez au tribunal que vous serez condamné. Le juge va prendre
les faits de chacun, il va regarder ce qui a été fait au niveau de l’enquête, il va prendre les différents
éléments, et à partir de là, il va donner son opinion, il va juger. Le fait que vous passiez au tribunal
n’est pas forcément le signe d’une condamnation.
Concernant le problème qu’il y a eu au niveau de cette bagarre, je suis sur le 15ème arrondissement
depuis 2001 et c’est la première fois que je vois une bagarre comme ça dans votre quartier. A part au
moment où il y a eu les grosses manifs anti-CPE ou quand il y a les grosses manifs du 1er janvier qui
remontent ici. Mais en général, nos forces s’opposent avant qu’elles arrivent sur votre quartier et donc
là c’était la première fois. C’est vrai qu’il n’est pas normal que cela se produise. Normalement, tout le
monde a le droit d’aller et venir, de jour comme de nuit, dans un quartier. Au jour d’aujourd’hui, on ne
peut pas mettre un policier tous les mètres, ce n’est pas possible et malheureusement à l’heure actuelle
l’agressivité, la violence est de plus en plus présente. Ceci est un long débat que l’on ne tiendra pas ce
soir. Simplement, je ne veux pas que vous soyez particulièrement inquiet, vous allez sûrement prendre
un avocat – je crois que c’est la meilleure solution – qui va étudier votre dossier, qui va mettre en avant
les éléments à votre décharge, sachant que le magistrat en général les a déjà pris à son compte.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Commandant. Si vous le voulez bien, on
reprendra les interventions après parce qu’on a beaucoup de sujets à évoquer ce soir, qu’il est déjà
20 heures et que nous devons rendre la salle à 21 heures. Sur ce point de sécurité, quelqu’un veut-il
intervenir ? Philippe GOUJON, Sénateur de Paris.
Monsieur Philippe GOUJON : Nous avons, bien sûr, des problèmes de sécurité dans ce quartier
comme dans un certain nombre de quartiers du 15ème d’ailleurs, de micro quartiers devrais-je dire, où
nous retrouvons exactement les mêmes problématiques que celles que vous nous exprimez. Je fais les
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10 Conseils de quartier de cet arrondissement et je peux vous dire que nous avons parfaitement
identifié, ainsi que la police et les services sociaux, les secteurs où les mêmes causes produisent les
mêmes effets. A partir de là, nous ne restons pas inactifs, nous sommes très attentifs aux évocations qui
sont les vôtres de ces difficultés, ce qui nous permet de mieux ajuster notre action. Je pense que sur ce
point, et pour parler très brièvement, le rétablissement de l’ordre public et de la tranquillité publique,
puisqu’il s’agit plus de tranquillité publique que d’ordre public à ce stade, dépend de la mise en œuvre
d’un ensemble de mesures complexes et diverses. Ce n’est pas du seul ressort de la police. La police a
son rôle, mais il n’est pas question d’attendre d’elle seule le règlement de toutes les difficultés.
D’ailleurs, on a dit à une époque que le rétablissement de la sécurité était une coproduction de
différents partenaires, de différents acteurs. Il est vrai qu’à ce titre, et je reprends l’une des observations
qui a été faite, le rôle des parents est essentiel en ce qui concerne les mineurs et la responsabilisation
des parents doit être encore renforcée. Je le cite au passage, ce sera l’objet d’un projet de loi qui sera
examiné à l’automne par le Parlement sur la prévention de la délinquance, qui donnera beaucoup plus
de pouvoir au Maire comme coordonnateur en quelque sorte de l’action de prévention de la
délinquance. Parce qu’aujourd’hui nous avons des mesures qui sont prises de façon un peu cloisonnée
par différentes structures et on manque d’un coordonnateur. Le gouvernement considère à juste titre,
nous en tant qu’élus nous sommes tout à fait partisans de cette mesure, que le Maire qui est l’élu de
proximité par excellence soit le coordonnateur des mesures de prévention de la délinquance et qu’il
puisse à la fois être informé de ce qui se passe dans son arrondissement – pas seulement par la police
mais aussi par les travailleurs sociaux et les différents services municipaux et associatifs – et également
prendre un certain nombre de mesures qui désormais relèveront de sa compétence, notamment en ce
qui concerne les mineurs. Je n’entre pas dans le détail, mais je vous invite à prendre connaissance de ce
projet de loi qui responsabilisera véritablement les familles, pour les droits et les devoirs des familles
car les familles ont des devoirs. Donc, là il y aura quelque chose de nouveau. Il n’y aura pas
simplement des sanctions, mais aussi des mesures d’aides pour un certain nombre de familles en
grandes difficultés.
Vous savez la sécurité doit fonctionner sur deux piliers : la prévention et la répression. Ça ne
peut pas marcher sur un seul pied. Il y a donc un certain nombre de mesures qui doivent être prises
concernant la délinquance des mineurs qui a augmenté de façon considérable ces dernières années et je
crois que c’est aussi l’affaire d’une coopération beaucoup plus étroite de tous les services. Les services
de police, les services municipaux dans toute leur composante : aide sociale à l’enfance, services de
voiries, etc... et les services sportifs. C’est vrai que nous avons un gymnase dans ce quartier dont nous
souhaitons – d’ailleurs nous le demandons depuis des années à la Mairie centrale qui a la gestion de ce
gymnase – qu’il puisse être ouvert pour les jeunes à des heures où ceux-ci pourraient être plutôt que
dans la rue mais avec un encadrement évidemment. C’est quelque chose d’assez compliqué à réaliser et
j’espère que dans le cadre de cette loi qui donnera un pouvoir plus important au Maire ces choses-là
pourront se produire. Je pense que Géraldine dira un mot sur le terrain de basket où nous avons là aussi
une grosse difficulté. Nous avons aussi la nécessité de prendre des mesures de prévention
« situationnelles », c’est-à-dire de mettre en place des mesures dans les quartiers qui permettent
d’empêcher la commission d’un certain nombre d’infractions, de délits ou d’incivilités. Sur le plan de
l’éclairage, sur le plan de la « vidéo-tranquilité » où les récentes lois permettent le développement de la
vidéosurveillance et je pense que dans un certain nombre de cas comme par exemple celui-ci si on s’en
sert de façon mesurée, de façon contrôlée et sans faire n’importe quoi, les choses pourraient avancer.
Bien sûr, il y a aussi la nécessité des travailleurs sociaux qui est fondamentale. Nous avons de nouveau
demandé l’extension dans ce quartier du mandat des associations d’éducateurs de rue (coupure de
l’enregistrement) puisse prendre en compte les jeunes mais sur le fond. Les problèmes sociaux,
éducatifs, culturels et professionnels qui se posent à eux. Vous voyez ce que je veux dire ? Bon, je ne
vais pas continuer longuement mon intervention mais ce que je veux dire c’est que c’est vraiment par la
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mise en œuvre de tous ces moyens ainsi qu’avec une politique globale que nous arriverons à sortir de
nos difficultés. Pour ce faire, et je suis heureux que la loi puisse être examinée lors de la session
extraordinaire du Parlement à l’automne prochain, il faut qu’il y ait un coordonnateur, quelqu’un qui
puisse impulser tout ça surtout à Paris. Les services et les structures sont cloisonnés ce qui nuit, de
façon très importante, à leur efficacité.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Philippe. On va passer rapidement sur les
différents points. D’abord sur ceux qui ne posent pas de problèmes. Commandant, vous avez une
réponse sur la collecte des vêtements ?
Commandant DELARUE : Tout à fait. Alors, pour la collecte des vêtements, nous sommes au
courant puisqu’on a récemment attrapé une femme et son enfant originaires des pays de l’est. Ce sont
de grands spécialistes de ce genre de faits. La personne a été mise en garde à vue, mais
malheureusement, elle a été libérée quasiment immédiatement par le magistrat. Les lois sont ainsi, on
n’a pas à discuter, tout du moins au niveau de l’application. On est donc au courant de ce problème-là
mais malheureusement, on ne peut pas être tout le temps là. Mais, nous savons que ce sont ces
personnes-là qui font ce genre de dégradations et ces vols. Par contre, lorsque vous les voyez, n’hésitez
pas à nous appeler. J’ai des effectifs qui sont assez rapides, voire très rapides, et on a une chance de les
attraper. Si, nous sur le 15ème, on ne peut pas les attraper, il ne faut pas oublier que sur le 7ème il y a
aussi des effectifs, on passe un appel général. Et, sur le 7ème arrondissement, juste à côté au niveau de la
Tour Eiffel, on a 15 collègues en VTT tous les jours. Il ne faut pas hésiter à travailler en collaboration
avec nous et ne pas hésiter à appeler. C’est intéressant comme question puisque je pensais que depuis la
dernière fois vous le saviez tous. Je vous donne le numéro du standard. C’est le : 01-53-68-81-00 sinon
vous faites tout bêtement le 17. Entre votre appel et notre intervention il se passe 2 minutes. Ce n’est
rien.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Le message est passé. J’avance parce que sinon on ne
va jamais tenir l’ordre du jour.
Une intervenante : Excusez moi. Je vais m’en aller. Il me semble qu’on ne manie que des mots. Là, on
ne manie que des mots. On va vous prévenir pour arrêter ces gens qui viennent prendre les vêtements
mais il y a une solution plus simple qui est de ne plus laisser les vêtements à la portée de ces gens ainsi,
il n’y aura plus personne pour rôder et prendre ces vêtements. Ça me semble assez logique mais
apparemment vous préférez qu’on vous prévienne afin de les mettre en garde à vue et qu’ils soient tout
de suite libérés. Cela fait travailler tout le monde pour rien du tout. Il suffit que les vêtements ne soient
plus à leur portée.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Monsieur BALME parce que vous représentez le Curé
de la paroisse dans ce Conseil de quartier.
Monsieur Michel BALME : Une réponse très simple. Emmaüs a retiré le container qu’il avait mis au
chevet de l’église depuis environ un mois.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Monsieur de cette information. On va essayer de
poursuivre dans l’ordre. Monsieur AZEMAR a parlé des éclairages des allées Marguerite Yourcenar.
Alors, on a fait des interventions et Monsieur PÉCRIX qui est Chef de la Voirie du 15ème va peut-être
nous parler de la zone-test qui était prévue à partir du mois de mars 2006 pour renforcer l’éclairage
dans les deux allées qui bordent le jardin Nicole de Hautecloque. Monsieur PECRIX, vous avez la
parole.
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Monsieur Patrick PÉCRIX : Bonsoir. On a fait une zone-test au niveau de la rue Georges Dumézil,
une dizaine de points lumineux ont été posés sur les poteaux qui supportent les pergolas. C’est une
zone-test donc si on pouvait avoir un retour d’informations sur le niveau d’éclairement ressenti…
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Il faudrait prévenir les élus la prochaine fois… Parce
que nous n’étions pas prévenus de l’aménagement de cette zone pourtant attendue, afin que l’on
prévienne les riverains et qu’ils puissent ainsi donner leur avis.
Monsieur Patrick PÉCRIX : D’accord, je suis désolé. Donc, une dizaine de points lumineux ont été
mis en place. Si cet éclairage convient, il y aura une soixantaine de points lumineux à traiter. Le
traitement de ces 60 points lumineux représente à peu près 70 000 euros. Je suis désolé de parler
d’argent, mais ce sera à inscrire à un prochain programme de rénovation de l’éclairage.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : À quel endroit est-ce exactement ? Et cette zone-test
est-elle encore en place ?
Monsieur Patrick PÉCRIX : Oui elle est encore en place et ça fonctionne, sauf s’il y a une panne
électrique, mais on est passé récemment et ça fonctionnait. Ça se trouve sur l’allée
Marguerite Yourcenar au niveau de la rue Georges Dumézil. Ceci dit, vous allez dans les deux allées et
vous voyez laquelle est la mieux éclairée, ça pourrait être ça le test.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Monsieur l’Ingénieur. On vous repassera la
parole pour les autres points tout à l’heure. Alors, allez voir et les coordonnées de la Mairie sont sur les
chaises là-bas. Vous nous transmettez votre avis et on prendra une décision parce qu’effectivement
c’est un aménagement qui a un coût donc il faut que cela soit efficace. Si personne ne s’en est rendu
compte, c’est qu’il y a peut-être autre chose à faire !
Un intervenant : Bonsoir Messieurs, Dames. Au niveau de l’éclairage, c’est bien de l’améliorer mais
si on met de l’éclairage c’est que c’est sombre. Alors, si on dégageait ce jardin, qu’on coupait un peu,
au moins à un mètre de haut, qu’on n’en fasse pas un couloir avec des recoins ça serait déjà mieux. Ici,
nous ne sommes pas dans les jardins de Versailles du XVIIème ou du XIXème siècle. Dégagez moi ce
jardin ! Déjà que les arbres font de l’ombre, on met en plus des doubles haies qui font des allées, des
coins, etc. ces trucs-là servent de WC, ce n’est pas normal. Dégagez ce jardin, ça donnera de l’espace et
de la clarté.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci de votre intervention. Je me permets de faire une
transition et de donner la parole à Monsieur VALLET qui est responsable des Parcs et Jardins dans
notre arrondissement et qui est justement venu nous parler de l’aménagement du square Nicole de
Hautecloque.
Monsieur Jean-Marc VALLET : Je veux bien volontiers être à votre écoute, néanmoins les
plantations de ce jardin nécessitent une gestion rigoureuse. Les arbres dont vous parlez, les chênes verts
dont vous parlez qui, effectivement, sont montés c’est parce que la nature est ainsi faite. Si je rabats ces
arbres comme vous le demandez, ces arbres ne survivront pas. Ce jardin a été conçu non pas par votre
modeste interlocuteur, mais par un paysagiste. Ce paysagiste a conçu le jardin ainsi, et des chênes verts
ont été plantés. Ces chênes verts ont effectivement poussés et si je les rabats comme vous le demandez
ils ne résisteront pas. Je veux bien envisager de les tailler et de les rabattre un peu mais je ne pourrai
pas les rabattre à la hauteur que vous souhaitez, je suis désolé. Sinon, ça voudrait dire qu’on arrache
tous ces chênes verts et qu’on plante autre chose mais ce serait fort regrettable.
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Un intervenant : (Inaudible)
Monsieur Jean-Marc VALLET : Ce jardin a été conçu par un concepteur qui a la propriété
intellectuelle du jardin.
Un intervenant : (Inaudible)
Monsieur Jean-Marc VALLET : Tout à fait. Le paysagiste qui a conçu ce jardin a effectivement la
propriété intellectuelle comme un architecte. Néanmoins, vous avez pu remarquer que nous avions
entrepris, depuis quelques temps, des plantations dans le centre du jardin et vous avez pu voir qu’elles
différaient quelque peu de ce qui avait été fait à l’origine. Ça veut dire qu’on fait évoluer les choses et
qu’on tient compte du contexte. Ceci étant, je me vois mal abattre l’ensemble des chênes verts de ce
jardin. Je vous ai dit que je voulais bien les rabattre au maximum mais je ne pourrai pas les rabattre
plus bas et risquer de les perdre. Au mieux, je rabattrai ces arbres mais pas jusqu’à un niveau qui les
mettrait en péril. Quant aux fontaines, elles ont effectivement été bouchées par des bouts de bois qui
ont été plantés dedans et donc ces fontaines ne fonctionnent plus.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Vous pouvez garder le micro Monsieur VALLET. Pour
régler les problèmes de sécurité dans les deux allées il a été question, dans cette instance, d’intégrer
les allées au jardin. On a saisi le service des parcs et jardins sur cette question – il y a déjà deux
Conseils de quartier – parce que c’est une proposition qui a émané de notre assemblée. Je voulais en
profiter pour demander à Monsieur VALLET… Nous avons reçu une lettre que j’ai d’ailleurs mise en
distribution dans cette salle. Avez-vous du nouveau, Monsieur, depuis la dernière lettre que vous
m’avez adressée ? Les services doivent étudier le déclassement de ces allées pour pouvoir les intégrer
au jardin. Est-ce possible ?
Monsieur Jean-Marc VALLET : Écoutez, aujourd’hui je n’ai pas d’éléments sur l’avancement de ce
dossier. Ce que je sais c’est qu’il est instruit par des personnes compétentes que ce soit chez nous au
service Aménagement, en concertation avec la Voirie et la Direction de l’Urbanisme. C’est
malheureusement une démarche administrative qui n’est pas très simple, que l’on ne traite pas à mon
niveau et par conséquent je ne peux pas vous dire ce qu’il en est. En tout cas, votre demande a été prise
en compte et elle est à l’étude. Elle n’est pas dans une corbeille, elle est à l’étude et comme
Madame POIRAULT-GAUVIN suit ça de près, la suite de votre demande vous sera communiquée
quand j’en saurai un peu plus.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci beaucoup Monsieur. Je passe la parole à
Monique ERBER qui souhaite s’exprimer sur ce sujet.
Madame Monique ERBER : En ce qui concerne ce jardin quand vous dites, Monsieur, que la fontaine
est détériorée vous m’étonnez quand même beaucoup. Moi, je crois plutôt qu’elle a été interrompue
pour une raison de consommation d’eau tout bêtement. En tout cas, ce qui est clair c’est qu’il y a un
manque flagrant de surveillance et qu’à un moment donné, il y a eu un manque flagrant d’entretien
du jardin. C’est resté pendant des années sans arrosage, sans balayage. Quand il y avait dans les arbres
des petites boîtes en plastique dans lesquelles on ne savait pas ce qui était planqué, je n’ai jamais vu
quelqu’un se déplacer pour essayer de surveiller un peu tout ça. Il n’y a pas de gardien dans ce jardin, il
n’y a pas de point d’eau pour les enfants quand il fait très chaud l’été, le sanitaire – quand il est par
hasard ouvert – est dans un état immonde, les enfants sont obligés de faire pipi là où ils se trouvent.
C’est vraiment incompréhensible. Puisqu’on dit que ce jardin a été conçu par un architecte-paysagiste,
s’il a fait un sanitaire et des fontaines c’est qu’il y a une raison. Il est inadmissible que les enfants
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n’aient ni de point d’eau ni de sanitaire dans ce jardin. C’est aberrant et il est inadmissible qu’il y ait un
kiosque à gardien et qu’il n’y ait jamais personne dedans.
Monsieur Jean-Marc VALLET : Pour la fontaine, pardon Madame, mais je m’inscris totalement en
faux contre votre propos. Nous avons des fontaines dans tout Paris. Au parc André Citroën, nous avons
des fontaines avec des débits très importants, vous pensez bien que cette fontaine représente une
consommation d’eau infime par rapport aux fontaines du parc André Citroën. Par conséquent, ça ne
peut pas être la raison pour laquelle cette fontaine a été arrêtée.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Il faut qu’on avance dans l’ordre du jour. Tout à l’heure
Monsieur GOUJON a parlé des caméras et Monsieur AZEMAR de la vidéosurveillance que nous
avions proposée. Avec Monsieur GOUJON, nous avions fait une lettre pour interpeller l’Adjoint au
Maire de Paris chargé de la Sécurité, Monsieur CARESCHE, qui est en même temps Député, sur cette
question pour demander qu’une association d’éducateurs de rue soit mandatée sur le secteur, demander
la vidéosurveillance et demander à ce qu’un audit territorial de sécurité soit fait sur le quartier pour
qu’il soit intégré au contrat local de sécurité. Mes collègues sont témoins, nous sommes intervenus à
plusieurs reprises auprès du commissariat du 15ème pour faire des réunions spécifiques sur ce secteur.
C’est la raison pour laquelle nous avons demandé un rendez-vous avec le Commissaire CHEYRE que
nous obtiendrons certainement.
Pour Monsieur CARESCHE, cela fait presque un an que nous attendons une réponse et nous n’avons
toujours pas de réponse ! J’ai encore appelé cet après-midi pour savoir ce qui se passait au niveau de la
Mairie centrale sur cette intervention ; c’est lamentable, je ne comprends pas qu’on ne m’ait même pas
rappelée. J’ai pourtant eu le cabinet de Monsieur CARESCHE, j’espère que les élus qui sont de cette
majorité feront le nécessaire pour qu’on ait une réponse puisque ce sont des propositions qui ont fait
leurs preuves dans d’autres quartiers. Il n’est donc pas normal qu’on ne nous donne pas de réponse sur
cette vidéosurveillance qui est primordiale et sur la présence d’une association d’éducateurs de rue.
L’association JCLT était venue s’exprimer dans notre Conseil de quartier et on a vu tous les bénéfices
de son intervention dans d’autres quartiers c’est pourquoi je ne comprends vraiment pas ce qui bloque.
Il faut vraiment que la Mairie centrale prenne ses responsabilités car là, cela ne relève absolument pas
de la Mairie d’arrondissement. Sinon… Monique, pour le point d’eau, on a enregistré la demande.
Sur les problèmes de l’école bilingue rue Edgar Faure, il y a effectivement le problème de l’incivilité
de certains parents devant cette école.
Une intervenante : (Inaudible)
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On fait de notre mieux. Cela ne vous intéresse peut-être
pas Madame, mais cela intéresse d’autres personnes.
Commandant DELARUE : Je vais répondre très vite. Pour la rue Edgar Faure, les incivilités et les
problèmes de stationnements viennent en effet des parents qui viennent déposer leurs enfants. On en a
bien conscience. On a fait des contrôles ponctuels parce qu’il faut savoir une chose c’est qu’à
8 heures 30-9 heures ce sont les Points école et beaucoup d’effectifs de police sont sur les Points école
notamment les vôtres. Nous sommes parvenus à faire des contrôles, on a verbalisé, on a même souvent
eu des outrages et des incidents avec des parents d’élèves. C’est simplement une question de respect et
d’éducation et là les parents ne montrent pas l’exemple à leurs propres enfants, ce sont les premiers à
ne pas respecter les lois. Voilà.
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Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Commandant. Toujours sur les allées, pour
améliorer la vue notamment des appartements sur les allées, parce que souvent il y a des infractions qui
sont commises sous la fameuse pergola, on est en train de voir avec les élus s’il serait possible de faire
« sauter » cette pergola afin de permettre une meilleure visibilité et afin qu’il y ait moins un sentiment
d’impunité des personnes qui se trouvent dessous la nuit et qui provoquent ces nuisances nocturnes.
Certains font un petit trafic de cannabis. La direction des parcs et jardins n’est pas concernée. La Voirie,
Monsieur PECRIX, est-ce que vous êtes concerné par ce problème de pergola ? A qui est la pergola ?!
On est intervenu auprès des différents services pour savoir comment faire.
Monsieur Patrick PÉCRIX : La pergola est à la Direction de la Voirie mais c’est à confirmer. Ceci
dit si vous voulez vraiment supprimer cette pergola il faudra quand même saisir le Maire de Paris s’il
s’avérait que la pergola appartenait à la Direction de la Voirie. Ce n’est pas moi qui peux dire « on fait
sauter la pergola ».
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : D’accord, je vous remercie beaucoup.
Alors, on a aussi parlé des jeux de ballons. Les jeux de ballons, cela fait trois ans qu’on en entend
parler régulièrement et vous avez tout à fait raison de nous solliciter. Nous avons fait différentes choses.
Déjà, la plantation de plusieurs arbres rue Leroy Gourhan ne marche pas, pourtant le Maire du 15ème
souhaite absolument le faire aussi rue Georges Dumézil. Je sais que plusieurs personnes dans la salle
souhaitent cet aménagement d’arbres pour dissuader les jeunes de jouer au ballon à cet endroit, donc
cet aménagement sera réalisé à l’hiver 2006.
Ensuite, concernant la place Alfred Sauvy et les panneaux interdisant les jeux de ballons. Déjà, je vais
demander à Monsieur PECRIX si les panneaux rappelant l’interdiction de ces jeux – puisque
normalement sur la voie publique il est interdit partout de jouer au ballon – ont enfin été posés ? Cela
fait trois ans qu’on en parle.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Non, on n’a pas posé les plaques puisque comme cela a été rappelé par
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN, les jeux de ballons sont interdits de façon générale sur les
trottoirs, de même que le stationnement. J’avais posé une question à Madame POIRAULT-GAUVIN.
On nous a fait retirer les plaques de noms de rues qui étaient sur les candélabres puisque ces plaques de
noms de rues servaient de support pour faire des panneaux de basket ; cela faisait du bruit donc on a
retiré ces plaques. Règlementairement, on peut poser des plaques de noms de rues sur des façades
privées, il n’y a pas de problème, par contre, poser des plaques « interdiction de jouer au ballon » sur
des domaines privés ce n’est pas possible. Je ne peux quand même pas mettre les panneaux
« interdiction de jouer au ballon » sur les candélabres parce qu’on va revenir à la case départ, ces
panneaux serviront de panneaux de basket.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Il est bon de le rappeler, vous avez raison mais nous
avion « obtenu » de votre prédécesseur, Monsieur LANNOY, que la Voirie du 15ème financerait ces
plaques qui sont vraiment d’un faible coût. Nous, nous sommes prêts à les financer. Il faut solliciter les
copropriétés pour demander l’autorisation de poser ces plaques sur les petites grilles qui entourent les
immeubles. Donc, nous réitérons cette demande que nous formulons depuis déjà trois ans et à laquelle
nous avions obtenu satisfaction lors de l’avant-dernier Conseil de quartier.
Madame Monique ERBER : Est-ce que les copropriétés peuvent prendre l’initiative ?
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Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : C’est une bonne question Monique. Vous pouvez poser
la question au sein de votre assemblée générale de copropriétaires pour ceux qui sont propriétaires de
leur appartement.
Commandant DELARUE : Pour les jeux de ballons, c’est un problème récurrent, on est tout à fait au
courant, on est de temps en temps appelé. Pour l’anecdote, parce que c’est bien symptomatique de ce
qui se passe ici, au mois de mars j’étais en permanence et on nous a appelés pour une bande de jeunes
en train de faire des dégradations et des nuisances. Nous sommes intervenus en force, c’est-à-dire 10
fonctionnaires de police et nous nous sommes retrouvés en face d’une bande de 20 individus composée
d’enfants en train de jouer au ballon avec leurs parents. La police ne peut pas tout faire. Noter le nom
des jeunes pour convoquer les parents, c’est une idée, cependant je crois que si au départ tous les
parents donnaient des ballons en mousse à leurs enfants et si les jeunes qui sont adultes comprenaient
aussi qu’il vaut mieux jouer avec un ballon en mousse même si c’est interdit sur la voie publique, il y
aurait moins de risques. Il faut savoir une chose c’est qu’en cas d’accident, votre responsabilité civile
est engagée voire votre responsabilité pénale s’il y a coups et blessures involontaires. C’est ça qu’il faut
dire aux gens je crois. Maintenant, je crois que chacun d’entre vous êtes membres d’une copropriété
alors lors d’une réunion de copropriétaires rappelez aux gens que les jeux de ballons sont interdits et
rappelez-leur que leurs enfants sont responsables des dégradations qu’ils causent à leur propre quartier
ainsi que des nuisances qu’il causent à leurs propres voisins. Si on arrive déjà à discuter entre nous
peut-être que nous parviendrons à résoudre le problème. Les jeunes qui sont ici présents, je ne sais pas
si vous jouez au ballon mais faites passer le message auprès des autres. Dites-leur que vous vivez dans
ce quartier, que tout le monde aimerait être tranquilles et qu’il serait bien de prendre des ballons en
mousse afin qu’il y ait moins de problèmes avec les voisins tout en vous distrayant. Je sais qu’il y a un
problème au niveau des terrains de sport, c’est vrai que le terrain de football, si j’ai bien compris, n’est
pas accessible mais ce n’est pas du ressort de la police. Si tout le monde travaille ensemble, je pense
que l’on pourra régler beaucoup de problèmes.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Monsieur, vous êtes un peu le porte-parole des jeunes
ce soir ? Pouvez-vous faire quelque chose auprès des jeunes du quartier pour déjà leur demander
d’utiliser des ballons en mousse ? Parce qu’il faut que vous sachiez tous qu’avec Monsieur GOUJON
on a rencontré les jeunes du quartier il y a quelques mois et on leur a dit qu’on reviendrait vers eux une
fois que l’on aurait des propositions concrètes et surtout des résultats. Je voudrais donc que quelqu’un
s’engage au nom des jeunes pour que cet été se passe bien.
Monsieur Laïd HADJI : Bonsoir. Déjà, chez les jeunes on n’a pas vraiment de porte-parole. Si vous
voulez dire aux jeunes d’arrêter de jouer au ballon, il faudrait peut-être leur dire en face.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On vous l’a déjà dit, on est venu vous parler pendant
deux heures.
Monsieur Laïd HADJI : Comme vous dites, la dernière fois on s’est réuni dans un café, on a discuté
et personnellement, je vous ai laissé mes deux numéros de portables ainsi que mon adresse – tous les
jeunes vous ont laissé leurs adresses – et vous m’aviez dit que lors des prochaines réunions vous nous
enverrez un courrier. Moi, je n’ai rien reçu, je suis venu ce soir par hasard.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Vous êtes venu par hasard ? Ce n’est pas normal j’ai
transmis votre adresse…
Monsieur Laïd HADJI : On a été mis au courant, Monsieur GHEDHOUI et moi, hier soir donc on n’a
pas eu le temps de réunir tout le monde pour qu’ils viennent discuter.
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Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Alors là, vraiment je ne comprends pas. J’ai transmis
vos adresses à ma secrétaire et je pensais que vous étiez venus parce que vous étiez invités. Ça sera
réglé. Sinon, est-ce que vous êtes prêts à vous engager à jouer avec des ballons en mousse dans le
quartier ?
Monsieur Laïd HADJI : Ça ne changera pas le problème. Vous nous parlez du terrain de basket. Vous
dites que vous allez nous construire un terrain de basket pour jouer au foot mais il sera toujours vide.
Les gens se plaignent parce qu’on joue au foot dans la rue et vous faites un terrain de basket, ça ne sert
à rien.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On a bien compris, c’est pour ça que je vais vous en
parler maintenant.
Monsieur Laïd HADJI : C’est comme les gens qui demandent de l’éclairage dans les allées, si vous
leur mettez par exemple un arbre, ça n’a rien à voir. On vous demande un terrain de foot vous nous
mettez un terrain de basket.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci de votre intervention. On n’a toujours pas
d’engagement, mais ce n’est pas grave…
II. Le budget d’investissement : quid d’un équipement pour les jeunes du quartier ?
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Alors, sur le basket de rue. Il y a des problèmes de
jeux de ballons violents dans ce quartier pour plusieurs raisons. D’abord, parce que le stade Fédération
a fermé. C’était un endroit où les jeunes allaient jouer au ballon et pouvaient se défouler. Donc, nous,
Conseil de quartier Dupleix/Motte-Picquet, nous avons vraiment pris toute la mesure de ce problème et
nous voulons apporter une solution aux jeunes. Cela fait trois ans que l’on se bat pour utiliser notre
budget d’investissement qui aujourd’hui s’élève à 30 000 euros - ce n’est pas une petite somme - afin
de proposer un équipement pour les jeunes, adapté, encadré type basket de rue – basket ou terrain de
foot de rue - avec un but et des grillages pour protéger le voisinage et avec des horaires pour qu’il n’y
ait pas de nuisances la nuit. Nous avons fait différentes interventions pour proposer de financer ce
projet dès 2003. Nous avons fait des vœux en Conseil d’arrondissement, lors du Plan Local
d’Urbanisme, nous avons obtenu des réponses très tardives de la Mairie centrale, je suis obligée de le
dire.
Au bout de deux ans, on a été obligé de déposer une question qui oblige la Mairie centrale à nous
répondre dans les trois mois. Elle nous a répondu qu’elle acceptait de faire une étude de faisabilité.
Cette étude a mis un an à se faire et nous avons appris en mai 2006 que ce terrain de basket de rue qui
devait se situer boulevard de Grenelle, sous le métro aérien, entre les stations Dupleix et Bir-Hakeim,
ne pourrait pas voir le jour pour plusieurs raisons : le sol n’était pas plat, l’équipement était trop près
des habitations donc il y avait risque de nuisances. Pour ces raisons, la Mairie a décidé de ne pas
donner une suite favorable à notre projet. Nous avons été très déçus de cette réponse et c’est la raison
pour laquelle nous, les élus, avons posé une question au Maire de Paris pour lui demander de faire très
vite une étude sur un autre emplacement dans le quartier au bout du jardin Nicole de Hauteclocque, au
niveau de la place Marie-Madeleine Fourcade, à condition qu’évidemment il y ait des grillages, que la
crèche soit protégée, que la rampe d’accès au gymnase soit protégée par des grandes grilles et que le
local des Anciens combattants soit également protégé. Évidemment il n’est pas question de faire
quelque chose dans l’improvisation la plus complète. Donc nous avons eu la réponse en mai 2006, nous
avons fait une question lundi, au dernier Conseil d’arrondissement, et nous espérons avoir des réponses.
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Mais, ce que j’ai surtout fait ce soir c’est que j’ai fait venir Madame Caroline LETURCQ qui travaille à
la Direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Paris qui est chargée plus spécifiquement des
petits moyens de travaux et donc vous avez l’expérience d’autres baskets de rue dans d’autres
arrondissements. Alors, « basket de rue » est un terme générique, l’objectif est d’avoir un équipement
pour pouvoir jouer au ballon en toute sécurité, aussi bien pour l’extérieur que pour l’intérieur.
Monsieur Laïd HADJI : Ce que j’essaie de vous dire c’est que nous, ça fait 10 ans qu’on attend un
terrain de foot pour jouer au foot, c’est pas pour, au final, voir un terrain de basket pousser. Ça ne
servirait à rien.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Nous, ça fait 10 ans qu’on espère que vous allez jouer
avec des ballons en mousse et ce soir vous ne prenez pas l’engagement.
Madame Caroline LETURCQ : Je peux vous répondre tout de suite. On appelle ça « basket de rue »
parce que c’est le terme utilisé sur le type d’équipement qu’on met en place sur la voirie publique, car
souvent le souhait c’est le basket, et surtout parce que ce sont des terrains plus petits que des terrains de
foot homologués. C’est plus une histoire de normes et d’homologation. C’est pour ça qu’on appelle ça
basket de rue mais après on peut changer le panneau de basket pour une cage de foot ou encore mettre
les deux, il y a plein de solutions, ça s’adapte à vos souhaits, c’est un faux problème. Le vrai problème
c’est de trouver un emplacement, de mettre en place un équipement. Depuis le début vous parlez pas
mal des problèmes liés aux jeux de ballons alors quand même la mise en place de cet équipement,
même si apparemment il y a quelques réticences, me paraît être une bonne réponse à tous les problèmes.
Cela se fait dans d’autres arrondissements. Je vous ai apporté des photos. C’est très parlant. Voilà, ça
c’est ce qui se passe dans le 13ème arrondissement. Cela fonctionne bien. Il y avait également quelques
réticences à l’origine et finalement aujourd’hui la cohabitation se passe bien. L’équipement est en libre
accès. Après, il y a des choix à faire. Par exemple sur l’éclairage : jusqu’à quelle heure on éclaire, etc.
Un intervenant : (Inaudible)
Madame Caroline LETURCQ : Là, le terrain en question n’est pas fermé, il est ouvert et en fait il y a
un cheminement qui permet d’éviter qu’il y ait des vélos et des vélomoteurs qui entrent dans la place.
Par contre, un piéton peut entrer sur le terrain à toute heure. Après, on peut jouer sur l’éclairage.
Aujourd’hui, la Fédération sort des matériaux antibruit, revêtement antibruit, panneaux de basket
antibruit, il y a vraiment des solutions pour limiter les nuisances de ce type d’équipements. Voilà, je
n’ai pas grand-chose à ajouter.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : La seule chose c’est que la Mairie centrale nous a
répondu que sur le boulevard de Grenelle ce n’était absolument pas possible. Or je vous ai eu au
téléphone hier et vous me dites que c’est une solution qui n’est absolument pas enterrée. Qu’en est-il ?
Madame Caroline LETURCQ : J’ai rencontré Monsieur ALAYRAC du Conseil de quartier au mois
d’avril avec qui on a rediscuté du boulevard de Grenelle. On a établi un plan, un projet, pour voir si au
niveau des dimensions on arrivait quand même à trouver une solution et on arrive à élaborer un espace.
J’ai renvoyé un courrier à Monsieur PECRIX au niveau de la voirie, puisque c’est un espace qui
appartient à la voirie, et en fait aujourd’hui se pose la question des réseaux à savoir que je lui ai
communiqué les dimensions du terrain et son emplacement sur le boulevard de Grenelle. Aujourd’hui il
s’agit de savoir si au niveau des réseaux on peut passer nos équipements. C’est en cours d’étude.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Nous avons donc reçu le plan d’aménagement. Quand on dit que c’est à
l’instruction technique, cela veut dire que l’on saisi tous les concessionnaires : eau, gaz, électricité,
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enfin tous ceux qu’on connaît pour savoir si en dessous il n’y a pas de réseaux à dévier ou des choses
comme ça, de façon à ce qu’il n’y ait pas d’interventions sur le terrain, c’est tout à fait normal. Donc,
on les saisi, le délai de réponse est en général de deux mois, on peut réduire à un mois mais là c’est
l’été ce qui fait qu’à mon avis en septembre on aura le retour de tous les concessionnaires sur leur
réseau, sur l’emplacement prévu. En fonction de ça, on donnera notre réponse à la Direction des Parcs
et Jardins.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci de votre intervention. Justement, on n’est pas très
heureux d’apprendre, par les services et non pas par les élus de la majorité de Paris, que cet équipement
est peut-être encore envisageable ! Je signale à notre assemblée que lundi nous avons déposé une
question avec plusieurs élus au Conseil d’arrondissement du 15ème et que l’on a vu les élus de la gauche
filer à l’anglaise au moment où l’on a débattu de ce problème. Ils auraient quand même pu nous dire
que ce projet était encore à l’étude. Je tiens à dire, pour les personnes qui habitent boulevard de
Grenelle et qui s’inquiètent, qu’il s’agit pour le moment d’une étude de faisabilité et qu’il est hors de
question d’envisager un équipement sans qu’il y ait une concertation. Ça me paraît être une phase
évidente. Simplement, on ne pensait pas avoir à attendre une étude de la Mairie pendant trois ans. On
est très déçu sur les délais parce qu’effectivement il faut faire une concertation, il est hors de question
de faire un équipement contre l’avis des riverains boulevard de Grenelle qui évidemment s’inquiètent.
On va expliquer l’aménagement prévu, peut-être faire des petites modifications, peut-être aller sur un
autre emplacement, il y aura une concertation. Je le dis parce que j’ai reçu beaucoup de courrier de
conseils syndicaux qui s’inquiètent. J’espère revenir vers vous à la rentrée avec des informations claires
et précises sur l’équipement et surtout l’emplacement qui a été choisi par la Mairie centrale pour que la
concertation s’engage très vite et que nous puissions utiliser ce budget d’investissement des Conseils de
quartier. 30 000 euros c’est quand même une somme. Il ne s’agit pas de dépenser l’argent public sans
concertation et sans réflexion.
Monsieur Laïd HADJI : J’aimerais juste revenir sur l’engagement. Aujourd’hui, je ne peux pas
m’engager à vous dire qu’il n’y aura plus de jeux de ballons. Je ne peux pas vous le certifier. Je
pourrais m’engager à essayer d’en parler avec les jeunes mais je ne peux rien vous certifier.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : C’est déjà bien qu’un dialogue se fasse.
Monsieur Laïd HADJI : C’est ça le problème, c’est qu’il n’y a pas de dialogue. Là, apparemment, la
situation est que les gens sont en train de nous cataloguer sans nous connaître.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : C’est bien que vous soyiez venu aujourd’hui.
Monsieur Laïd HADJI : J’aimerais juste dire un dernier mot. Je vois qu’il y a pas mal de choses qui
ont été faites suite à la demande des riverains mais suite à la demande des jeunes il n’y a toujours rien
de concret.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On est en train de se battre pour vous, pour un
équipement. Cela nous prend beaucoup de temps, vous n’imaginez pas le nombre de lettres qui ont été
faites.
Monsieur Laïd HADJI : Je sais et je vous en remercie. J’aimerais aussi revenir sur le stade qui a été
supprimé à Bir-Hakeim.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Alors, on en a déjà parlé. Le stade a été racheté et un
projet de construction de logements sociaux est prévu. Il y aura également un équipement sportif sur
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l’autre partie : un gymnase en sous-sol et un terrain d’éducation physique en surface. Voilà, merci de
votre intervention et la prochaine fois nous vous ferons parvenir les invitations.
III. Point sur les travaux de la rue du Commerce.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On va faire un tout petit point sur les travaux de la rue
du Commerce parce qu’il y avait plusieurs interrogations.
Premièrement, en dehors des aménagements, il y a déjà le problème de la mise en épi du
stationnement rue du Laos. Beaucoup de riverains sont intervenus pour dire que ça n’allait pas du tout,
donc on a fait des interventions, des vœux, etc. C’est le premier problème.
Deuxièmement, le Conseil syndical du 10-12 rue Frémicourt m’a saisi car un aménagement d’une zone
deux-roues a été fait sur la voirie et occupe toute la place. Les riverains sont mécontents.
Il y a cette histoire de parking rue Frémicourt. Vous savez que nous nous battons pour qu’il y ait un
parking rue Frémicourt depuis trois ans. Il va voir le jour mais on ne sait pas quand. La Mairie de Paris
nous a fait voter un projet de délibération lundi dernier pour un parking souterrain de 200 places rue
Frémicourt pour compenser la suppression des places de stationnement rue du Commerce. Nous nous
battons pour qu’il soit ouvert au stationnement rotatif, c’est-à-dire qu’il permette aux personnes qui ne
sont pas résidentes de ce quartier de stationner aussi, car les commerçants de la rue du Commerce ont
une clientèle qui vient d’autres arrondissements. Nous n’obtenons pas gain de cause auprès de la Mairie
centrale, on nous dit qu’un parking de 200 places sera aménagé, nous avons voté le projet mais dans le
projet de délibération, Madame ERBER me l’a fait remarquer lundi, il n’y a pas de délai. Donc, on ne
sait pas quand. Voilà. Je laisse la parole à Monsieur PECRIX sur tous ces points.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Concernant la rue du Laos, nous sommes désolés, on a pas informé les
gens qu’on allait modifier le stationnement longitudinal en stationnement en épi. Ceci dit, compte tenu
des suppressions des places sur la rue du Commerce qui supprime 70 places licites, ainsi que la
suppression des places liées au normes P1, enfin les normes pompiers, nous avons recherché dans le
secteur la possibilité d’augmenter l’offre de stationnement. Nous avons trouvé des possibilités
notamment sur la rue du Laos et sur la rue Frémicourt. Il y a d’autres possibilités dans le 15ème
arrondissement notamment rue Mademoiselle où sur un certain tronçon on peut organiser un
stationnement longitudinal ou un stationnement en épi. Ça permet de récupérer des places
supplémentaires. L’opération Frémicourt/Laos nous a permis de récupérer 55 places de stationnements.
Un intervenant : C’est trop éloigné de la rue du Commerce.
Monsieur Patrick PÉCRIX : En matière de stationnement, il faut penser qu’il faut un effet de taquet,
c’est-à-dire que si vous créez des places supplémentaires sur, par exemple, la rue du Laos, des gens qui
stationnent plus au sud vers la rue du Commerce peuvent stationner vers la rue du Laos, libérant des
places et par effet de ricochet ça permet un peu d’équilibrer. C’est dans cet esprit-là que nous avons
décidé de modifier l’organisation du stationnement sur la rue du Laos et la rue Frémicourt. S’agissant
de mesures d’exploitations, et non de projets neufs ou de projets de rénovations, nous n’avons pas fait
d’information. C’est notre tort, c’est mon tort. En tant que responsable des 7ème et 15ème
arrondissements j’aurais dû le faire. On ne l’a pas fait mais on était très sincèrement persuadés que cela
ne poserait pas de problèmes. Je fais tous les Conseils de quartier du 15ème et quand on a présenté les
normes pompier, je peux vous dire que ça a été difficile d’expliquer ça aux gens – et je comprends car
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le stationnement peut être difficile dans certains quartiers – et quand on a mis en place l’aménagement
rue du Laos, on ne s’attendait pas à ces réactions-là. Cette fois-ci je n’ai pas fait d’information mais la
prochaine fois on en fera. C’est donc dans cet esprit-là qu’on a réorganisé le stationnement. De plus,
quand on passe sur les rues du Laos et Frémicourt les places sont occupées donc quelque part, on a
répondu à une demande, on ne reviendra pas en arrière. En plus, ce ne sont pas des voitures-ventouses
puisque le stationnement est payant.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Il y a quand même différentes nuisances signalées par
les riverains. Premièrement, dès qu’un automobiliste fait une manœuvre, ça bloque la rue donc il y a un
problème de fluidité de la circulation. Deuxièmement, quand les résidents sortent de chez eux, ils ont
les pots d’échappement en pleine figure, ce n’est absolument pas agréable. Il y a aussi l’éloignement de
la rue du Commerce qui ne justifie pas vraiment l’installation de ces places. Autant, rue Frémicourt on
pouvait le comprendre, on était pour parce que la rue est suffisamment large mais là, cela signifie
suppression d’une file de circulation et franchement à l’heure où la benne à ordures passe, ou à l’heure
des livraisons des commerces – il y a notamment un fleuriste qui s’est manifesté à plusieurs reprises –
le quartier est bouché, alors que c’était une voie de dégagement de l’avenue de la Motte-Picquet.
Beaucoup de riverains sont donc mécontents, souhaitent un retour en arrière et moi en tant qu’élue je le
souhaite aussi et je pense qu’on est assez nombreux. On a fait un vœu et Madame PIGANIOL sait de
quoi je parle puisqu’elle est résidente dans cette rue. Voulez-vous vous exprimer Madame ?
Madame Michèle PIGANIOL : Moi, je trouve qu’il n’y a que des inconvénients. Il y a plus
d’embouteillages, plus de pollution, les chaussées sont très mal nettoyées parce qu’on ne peut pas
nettoyer, on voit vraiment que des inconvénients et le fleuriste encore plus. De plus, pourquoi mettre
des tas de petits poteaux le long de la rue de la Cavalerie, c’est vraiment la politique de l’enfermement.
Je trouve ça assez horrible et là aussi personne n’a été concerté. Pourquoi tous ces poteaux ?
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : En tout cas, Monsieur PECRIX, nous espérons un
retour en arrière.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Pour le retour en arrière, ce n’est pas moi qui déciderais, je suis désolé.
Ceci dit, il me semble que nous avons répondu à une demande de stationnements. Concernant les pots
d’échappement, vous savez que ce soit longitudinal ou pas, vous avez les mêmes pots d’échappement.
Ensuite, pour les problèmes de sécurité, quand le stationnement était longitudinal des deux côtés, il
restait une bonne largeur de chaussée où les voitures pouvaient rouler … (coupure de l’enregistrement)
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Après, on va parler du parking deux-roues.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Concernant la rue de la Cavalerie. Avant, on avait des stationnements
qui étaient à cheval sur le trottoir ce qui fait que les personnes à mobilité réduite avaient du mal à
passer. C’est pourquoi, nous avons fait un projet qui est passé à la Mairie du 15ème qui a aussi été
discuté et présenté…
Un intervenant : (Inaudible)
Monsieur PECRIX : Si, si tous les projets de voiries que nous faisons ont été présentés à notre
direction ainsi qu’aux élus.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On dira au Maire du 15ème de penser à nous, de penser à
consulter aussi le Conseil de quartier.
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Monsieur Patrick PÉCRIX : Non mais je vous assure qu’on ne fait pas ça comme ça. Autant on a fait
le marquage de la rue du Laos seuls, je le reconnais, mais la rue de la Cavalerie est un projet qui est
partit en consultation auprès de tous les services, de la Préfecture de Police et qui a aussi été présenté à
nos élus locaux de même que…
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Pas au Premier Adjoint, pas à l’Adjoint de quartier, pas
à Madame ERBER qui est chargée des Transports, il y a quand même un problème mais je ne dis pas
que c’est de votre faute Monsieur. Enfin, on va vérifier tout ça parce que si c’est le cas, il y a un
problème.
Un intervenant : (Inaudible)
Monsieur Patrick PÉCRIX : Je donnerai les informations à Madame POIRAULT-GAUVIN. Je n’ai
pas le calendrier en tête donc je préfère ne pas répondre plutôt que de dire des bêtises. Sinon, on a aussi
reproché les poteaux sur les trottoirs. Si on met des potelets c’est pour éviter que les voitures
stationnent sur les trottoirs. Une voiture stationnant sur le trottoir peut rendre difficile le cheminement
des piétons notamment des piétons en fauteuil roulant ou à mobilité réduite. Voilà. Moi, je n’ai pas
particulièrement envie de mettre des poteaux. Je trouve aussi que c’est très moche, mais pour le
moment c’est le seul moyen de défense que nous avons.
Concernant le 10-12 de la rue Frémicourt effectivement nous avons mis des stationnements en épi pour
augmenter l’offre de stationnement dans le secteur. La zone deux-roues. C’est vrai qu’il y a une très
très grande zone deux-roues. Suite à l’intervention que j’ai reçue, j’y suis passé plusieurs fois à
différentes heures de la journée et cette zone est devant un établissement sportif.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Pas tout à fait. C’est devant l’immeuble et justement les
riverains souhaiteraient que ce soit devant le gymnase.
Monsieur PECRIX : La zone deux-roues n’est pas très loin et elle est vraiment occupée.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Je donne la parole à Monsieur qui est représente le
conseil syndical du 10-12 rue Frémicourt.
Un intervenant : C’est ça. Bien entendu, nous ne sommes pas du tout contre un garage à vélos ou à
motos mais pourquoi l’avoir enlevé de devant le gymnase – car ce sont surtout les gens qui vont au
gymnase qui s’en serve – et l’avoir mis devant un immeuble où il y a plus de 100 appartements, car
maintenant tous les gens entendent le bruit. Quand il était à 20 mètres, ce n’est pas grand-chose, il n’y
avait pas ces nuisances, maintenant il y a une nuisance de bruit et je ne parle pas du fait que les taxis ne
peuvent plus s’arrêter et que lorsqu’il y a une livraison, celle-ci est reportée sur le passage clouté et
devant l’entrée du parking. C’est un peu aberrant vu qu’il y avait une place toute faite devant le
gymnase et que ça ne gênait personne. Il est évident qu’il faut un garage à bicyclettes mais pourquoi ne
pas le mettre devant l’endroit où les gens vont ?
Un intervenant : (Inaudible)
Monsieur PECRIX : Quand on fait des projets, il y a une consultation technique des différents
services de la Ville de Paris, ça peut par exemple être nos collègues de la Direction de la Jeunesse et
des Sports, nos collègues des Parcs et Jardins, la Propreté, les services de la Préfecture de Police et on a
aussi des consultations techniques sur les concessionnaires. Maintenant, on ne fait pas de consultations
au niveau des riverains.
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Un intervenant : Vous vous en foutez.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Non on ne s’en fout pas Monsieur.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Attendez, on va trouver une solution. Ne vous énervez
pas. On va essayer de trouver une solution dans la bonne humeur.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Ce que je vous propose c’est de réexaminer ce projet-là, et on peut aussi
regarder le problème des zones de livraisons. Concernant les taxis, il reste une file de circulation dans
chaque sens, cela n’empêche pas un taxi de s’arrêter.
Un intervenant : (Inaudible)
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On ne s’énerve pas s’il vous plaît. Cela ne sert à rien de
s’énerver contre les services qui travaillent sur des projets et qui exécutent des décisions. Monsieur
PECRIX vient et ce n’est pas la peine de s’énerver contre lui.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Ce que je propose c’est qu’on regarde de nouveau le projet, on a peutêtre fait des erreurs, on pourra aussi regarder les problèmes des livraisons, mais concernant les taxis, je
le répète, ceux-ci ne sont pas du tout gênés, ils peuvent s’arrêter. De plus, il n’y a pas tout le temps un
flux de taxis, il y en a un de temps en temps, pas un toutes les cinq minutes !
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Monsieur PÉCRIX, ce que je vous propose c’est qu’on
fasse éventuellement une petite séance de concertation sur les projets de voiries du quartier à la rentrée
pour que tous les habitants puissent s’exprimer, et éventuellement faire des suggestions et des
propositions puisqu’ils utilisent ces trottoirs tous les jours et que ce sont les mieux placés pour savoir
ce qui est facile, pratique, pragmatique. On pourrait faire ça à la rentrée ? On ferait un point sur les
problèmes litigieux du quartier en terme de voirie.
Monsieur Patrick PÉCRIX : Tout à fait. Je suis prêt, comme je vous le disais, à regarder ce projet de
plus près pour voir si on peut améliorer les livraisons, voir aussi le stationnement des deux-roues. Ceci
dit, au niveau du nombre des emplacements des deux-roues, ils sont suffisamment occupés et je pense
qu’on aura la même surface d’emplacements de deux-roues. Par ailleurs, je vous informe qu’on reçoit
beaucoup de demandes et de plaintes disant qu’il y a beaucoup de scooters qui stationnent sur les
trottoirs. Nous sommes donc amenés à créer des stationnements pour les deux-roues. Là, à mon avis la
zone est bien dimensionnée mais on regardera, et à la rentrée, on vous fera une présentation du projet
sur un écran, de ce qu’on pourra améliorer. On en discutera.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : On est d’accord.
Une intervenante : Concernant le stationnement en épi rue du Laos, les trottoirs ne sont pas très larges
et l’arrière des voitures empiètent beaucoup sur le trottoir. Je crois que ça c’est un inconvénient qui
existe ailleurs. L’autre jour, je suis passée rue Saint-Charles près de la Sécurité Sociale et un énorme
camion était garé en épi, on ne passait plus sur le trottoir, la cabine était sur la chaussée et les 2/3 de
l’arrière du camion sur le trottoir. Le stationnement en épi rue du Laos prend quand même de la place
sur le trottoir. Merci.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Monsieur CADIN veut s’exprimer. Alors très vite parce
qu’on s’achemine vers la fin de la réunion et Monsieur LARGILLIÈRE ? En plus, on a beaucoup parlé
de la rue du Commerce alors faites très court.
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Monsieur CADIN : À propos des travaux de la rue du Commerce je voudrais apporter deux précisions.
Premièrement, je suis juste en face et je me demande si le déplacement des stationnements deux-roues
ne sont pas dus aux pompiers qui interviennent quelquefois dans le gymnase. Il est possible que les
pompiers aient demandé ce déplacement. C’est une simple hypothèse.
Deuxièmement, j’essaie d’avoir un point de vue pragmatique, c’est vrai qu’à la dernière réunion je
m’étais beaucoup étonné de l’attitude des pompiers qui n’étaient pas intervenus sur l’asphyxie des
grands boulevards de Grenelle et sur ce que j’appelle l’étranglement des carrefours. Parallèlement, on
avait vu fleurir, sans concertation semble-t-il, des espaces d’interventions pour les pompiers notamment
dans des rues proches d’où j’habite. Je constate, tout compte fait, que ce n’est pas une mauvaise chose
parce que ça donne une souplesse, c’est-à-dire qu’en réalité, ils sont généralement respectés et ça
permet des interventions d’urgence, des dépannages, etc. Moi, j’ai une suggestion par rapport aux
deux-roues. Est-ce qu’on ne pourrait pas, lorsque les rues sont suffisamment larges comme la
rue Letellier, autoriser – quand on interdit les stationnements des voitures sur un côté – le
stationnement des deux-roues parallèlement au trottoir. Je me souviens avoir été jeune et, à l’époque,
on garait son vélo en calant une pédale sur le trottoir. C’était pas mal, ça évitait de dépenser de l’argent,
etc. Je pense que si on autorisait le stationnement des deux-roues le long du trottoir, dans le caniveau,
ça ne gênerait pas l’accès des pompiers, ça empêcherait les voitures-ventouses de stationner et ce ne
serait pas trop cher. Ce n’est pas une suggestion que je fais, c’est une demande et j’aimerais qu’elle soit
prise en compte.
Une dernière remarque. Je trouve désastreux l’aménagement du carrefour Zola. Les rondins ont été
placés de telle façon que la place laissée pose beaucoup de problèmes, les camions sont carrément
obligés de rouler sur le rondin. De plus, je ne comprends pas la floraison de feux rouges qui ont été mis
notamment au milieu. Il y a un espèce de feu rouge en plein milieu et nous, les riverains, sommes assez
atterrés de cette réalisation qui a été cimentée et recreusée trois fois.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Juste avant de répondre on va passer la parole à
Monsieur LARGILLIÈRE, puis je conclus.
Monsieur LARGILLIÈRE : Bonsoir. Moi, je vais parler en tant que riverain de la rue du Commerce
et membre du comité du projet de la rue du Commerce. J’ai eu la chance d’en faire partie et de côtoyer
Monsieur BAUPIN quand on faisait ce projet. Ce que je regrette aujourd’hui c’est qu’il considère qu’il
n’y a plus rien à dire sur la rue du Commerce, on n’est plus convoqués. Le planning doit normalement
se terminer le 15 octobre et pourtant il y a beaucoup à dire. Aujourd’hui, par exemple, la signalisation
qui n’est pas mise en place autour des modifications d’accès à la rue du Commerce pose des problèmes
à la fois pour les riverains, pour les livraisons et les taxis. Les taxis refusent de venir. L’autre jour, j’ai
été obligé d’emmener une personne âgée jusqu’à l’hôpital parce que son taxi a refusé de venir donc il
faut faire quelque chose. Je mets également au défi les gens de se croiser quand il y a une poussette et
les gens handicapés de circuler sur le peu de trottoir qui reste sur cette rue. Je pense que pour la fin des
travaux – il reste encore trois ou quatre mois – il faudrait peut-être regarder ce problème de façon à ce
qu’au moins deux personnes puissent se croiser. Ça me semble important.
Ce que je regrette également c’est qu’il nous a été présenté que le côté gauche de la rue du Commerce
serait fait et qu’on ferait le côté droit pour que les commerçants puissent continuer de faire leurs
livraisons et que la circulation puisse se faire. Or aujourd’hui la rue est bloquée tronçon par tronçon. Je
ne sais pas si vous avez vu à 6 heures du matin la livraison de farine place du Commerce où le gars, au
lieu de mettre son tuyau jusqu’à la boulangerie, a pris ses sacs de farine et les a livrés sur le dos. On est
revenu à plusieurs années en arrière. Il y a donc des améliorations à faire. On a également découvert
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qu’on nous abattait un arbre dans le square du Commerce parce qu’apparemment ça gênait la RATP
mais on n’a pas creusé pour enlever les racines donc je me demande où est la vérité. Quand on coupe
les arbres et qu’on me répond que ce ne sont pas des arbres mais du mobilier urbain, je suis scandalisé.
On a déjà peu d’arbres dans Paris, on essaie de les garder et ce genre de réflexion signifie que bientôt
on aura des potelets partout à la place des arbres. Faites quelque chose avant la fin du projet.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : La parole est à Monsieur PECRIX, puis on termine la
réunion parce qu’il est tard et qu’il faut rendre les clés à la gardienne de l’école.
Monsieur Patrick PECRIX : Je vais essayer de ne pas oublier tout ce qui a été dit. Effectivement, le
planning pour les travaux de la rue du Commerce c’est fin octobre, la proposition de phasage de
chantier donc c’est vrai qu’on élargit les trottoirs des deux côtés. C’est vrai qu’on aurait pu prendre le
trottoir pair, l’élargir, puis laisser le côté impair comme il est et maintenir une file de circulation. Ceci
dit, quand on aura élargit le trottoir côté pair il faudra après élargir le trottoir côté impair mais une fois
le côté impair élargit il faut quand même que les ouvriers puissent travailler sur la partie chaussée donc
à un moment donné on ne peut plus circuler du tout. On a donc pris le parti de fermer tronçon par
tronçon ce qui nous permet d’intervenir sur le trottoir côté pair, côté impair et en même temps sur la
chaussée. Ça nous a aussi permis de réduire le calendrier des travaux sinon ça aurait duré beaucoup
plus longtemps que ça et à chaque fois les livraisons, les accès riverains, les accès aux transports de
fonds, les accès de sécurité étaient assurés. N’était pas assuré, effectivement, le transit dans la rue
du Commerce. Mais, je répète, tous les gens qui avaient quelque chose à faire dans la rue du Commerce
donc les livraisons, les transports de fonds, les riverains pouvaient à chaque fois y accéder. Alors,
effectivement, des voies latérales ont été mises en impasse parce que quand on fait un carrefour on est
obligé de mettre des impasses. Concernant aussi les travaux de la rue du Commerce. Certes, ce sont des
travaux de voiries, mais il y a aussi des travaux de la SAP – Services d’assainissement de Paris – ainsi
que les travaux de reprise de l’étanchéité de la station de métro Commerce. On a essayé entre les
différents services de coordonner un peu nos chantiers, c’est pour ça qu’on en est arrivé à ce type de
phasage de chantiers, c’est-à-dire tronçon par tronçon de façon à minimiser les dégâts. Les travaux
c’est toujours un petit peu délicat.
Maintenant, pouvoir se croiser sur les trottoirs quand on est en zone travaux c’est vrai que ça a été très
difficile mais parce que l’espace est vraiment très très petit. On a essayé d’assurer une unité de phasage
minimale mais avoir deux unités de phasage comme on devrait l’avoir réglementairement sur tous les
trottoirs neufs mais en phase travaux ce n’était pas possible.
Concernant les bornes hautes qu’on met au milieu des carrefours, elles servent généralement à réduire
le temps de traversée et permettent aux piétons qui n’ont pas pu faire la totalité de la traversée d’avoir
un refuge et d’être en sécurité. Les traversées sur Frémicourt / Zola sont assez importantes, c’est pour
ça qu’on met ces équipements-là. Alors, je suis tout à fait d’accord avec Monsieur LARGILLIÈRE
pour dire qu’au niveau des deux bornes hautes qui ont été prévues sur le projet au niveau du
carrefour Commerce / Zola / Frémicourt il y a un problème de gérance. Nous, en section territoriale, on
n’était pas d’accord pour les poser. On les a posées, déplacées de façon à trouver un emplacement
maximal qui permette à un camion de pouvoir tourner. C’est vrai qu’on s’est posé la question à savoir
si on retirait ces bornes-là à ce carrefour mais la traversée est en plus en travers et c’est assez pénalisant
pour les piétons donc on a ce problème à régler avant la fin définitive des travaux.
Concernant les arbres, je ne m’en occupe pas. J’aime beaucoup les arbres mais je ne m’en occupe pas,
malheureusement.
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Monsieur Jean-Marc VALLET : J’ignore qui a parlé de mobiliers urbains en parlant des arbres mais
ce n’est pas un langage de chez nous. Les arbres ne sont pas des mobiliers urbains. Par ailleurs, le
Maire de Paris s’est engagé sur 100 000 arbres à Paris à la fin de sa mandature. Aujourd’hui, on doit
être autour de 96 000 arbres et tout abattage fait obligatoirement l’objet d’une autorisation de la
Préfecture, d’une demande et on doit s’engager sur la replantation de tout arbre abattu. En aucun cas,
les arbres ne sont pas des mobiliers urbains.
Madame Géraldine POIRAULT-GAUVIN : Merci Messieurs. Nous terminons notre réunion. Je suis
désolée pour toutes les interventions que nous n’avons pas pu prendre. Ce que je vous propose : il y a
un cahier de doléances ici. Donc vous pouvez exprimer vos doléances sur ce cahier et on vous
apportera des réponses surtout pour les personnes dont je n’ai pas l’adresse et à qui je dois transmettre
le compte rendu. Je vous remercie de votre patience, je vous souhaite un très bon été et on espère qu’il
sera tranquille à Dupleix. Je remercie l’ensemble des services pour leur présence et leurs réponses ce
soir. Merci infiniment. Bonne soirée.
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