Carnet de Bord - A Ciel Ouvert

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Carnet de Bord - A Ciel Ouvert
Numéro 2
François
Page Facebook
Solène
“Les fleurs du Vivant”
Ecole de Vie et d’Action
pour jeunes en quête de sens
Léo
Delphine
Myrtille
Formation Tulsi 2015/16
Raphaël
Camille
Justine
Pierre Chatel sur son piton rocheux
Laurent
...Et Lucas
20 Novembre
20 Novembre
Le spectacle des “Fleurs” au Forum
Ca y est, les photos du spectacle sont
arrivées ! Et en voici quelques unes.
Fabian (da Costa) nous a suivi autour
de la scène pendant 1h avec son
objectif, pour immortaliser un moment
intense que toutes les « Fleurs du Vivant
» ont pu vivre ensemble et partager
avec le public.
Le repas ensemble ; tout un programme !
Car, oui, nous avons eu le privilège de
présenter un spectacle durant le Forum,
et sur la grande scène, qui plus est !
Comme ça a déjà été le cas pour les
« Fleurs » des années précédentes, ce
projet nous a permis d’expérimenter
l’art du spectacle, et à travers lui, le
dépassement de soi et le lâcher-prise.
Car sa préparation a fait appel à notre
créativité,
mais
elle
nous
a
aussi demandé de sacrés efforts
d’organisation et d’adaptation !
Libraire, cuistot et jardinière parlent de seva...
1
L’enseignant tente d’expliquer les fondements de la spiritualité indienne aux élèves qui ne comprennent pas tout
Le spectacle des “Fleurs” au Forum
(Suite)
Avec le soutien d’Alain Chevillat, mais
aussi les remarques avisées et
encourageantes de Steven Rudolph
entre autres, nous avons écrit, joué et
mis en scène un spectacle présentant
notre quotidien dans la formation, du
lever au coucher, en passant par les
différents temps de la journée comme le
yoga, le chant, les enseignements, le
seva, etc… Nous voulions aussi y
exprimer l’évolution intérieure – et
extérieure – qui se produit en chacun de
nous en tant que « Fleur ».
Les danseurs-tagueurs s’inscrivent dans la verticale
Des moments d’humour, de danse,
des jeux de rôles ont rythmé cette
expérience sur scène, un beau moment
passé dans la joie de vivre au présent.
Et ce moment n’aurait pas été si beau
sans l’accompagnement au violon de
Jean-Marc Vignoli, qui a accepté
spontanément d’improviser tout au long
du spectacle. Merci encore Jean-Marc !
Le chant final : “Je suis conscience et amour”
“Imparfait mais debout !” Quand chacun s’assume avec ses différences pour mieux avancer sur son chemin.
2
1 Décembre
29 Novembre
L’Ayurveda, théorie et pratique
Nous avons été quatre « Fleurs » a participer au stage de PanchKarma avec le
docteur Keshav Chauhan venu spécialement
de l’Inde. Le Panchkarma est une branche
de l’Ayurveda, la science de la santé de
l’Inde, qui veut mettre en maintenir en
harmonie le corps, les sens, l’esprit et
l’âme, c’est à dire la globalité de l’être
humain. C’est une approche globale qui vise
à maintenir en juste fonctionnement tous
les rouages de la machine.
En cuisine avec le Docteur Keshav Chauhan
Yoga Sadhana,
une bouffée de pure énergie
Il y a clairement deux branches :
- le maintien en santé
- la restauration de la santé
Le maintien de la santé se fait par le style
de vie, la discipline, les soins quotidiens.
La restauration de la santé se fait notamment par les cures de Panchkarma.
Les principes en sont très simples :
1- détoxification
2- revitalisation
Et sur la table de massage pour un soin du visage
Mais la mise en application est très complexe et repose sur une conception de l’être
humain et une philosophie très affinées.
Il y a beaucoup de pratiques de massage à l’huile et d’ « oléation » des yeux, des
oreilles, de la bouche, du crâne, etc…, mais aussi une importante utilisation d’herbes
médicinales, du lait, des épices. Vu de l’extérieur, cela paraît simple, mais en fait, c’est
très sophistiqué. C’est logique, fruit d’une science très fine.
Le Panchkarma utilise aussi beaucoup les vomissements, purges, lavements, et aussi
les saignées, notamment avec nos sangsues des rivières !
Ce stage était une introduction à l’Ayurveda et au Panchkarma, et nous avons eu
moitié théorie, moitié pratique. Parmi toutes les pratiques, nous avons surtout fait des
massages : de la tête, des pieds, des mains et du corps complet. Mais aussi le
Shirodhara, où l’on nous verse doucement de l’huile chaude sur le front. Nous avons vu
fabriquer les Pottali, pochons d’herbes et d’épices utilisés pour certains massages, et le
« cigare » à base d’épices dont les fumées inhalées renforcent le système nerveux
central. Et nous avons fait un peu de cuisine : les parathas, galettes fines fumées à la
pomme de terre, à manger avec un « chutney ».
Une semaine très intense qui bouscule un peu les idées reçues mais ouvre sur un
large horizon.
L’ayurveda, c’est en fait un art de vivre, et c’est ce qu’ils veulent mettre en place à
Pierre Chatel. Nous, après ce qu’on a vu, on est d’accord. La cuisine devient, peu à peu,
à petites touches, ayurvédique. Une salle de massage et sudation est en cours
d’aménagement pour un usage très régulier. Et plein de petites choses apparaissent au
quotidien : verre de lait chaud avec cannelle et cardamome au coucher, radis noir et
graines de cumin en apéritif, huilage du corps tout entier au lever, etc…
Début 2016, on va s’offrir à domicile une cure de Panchkarma de 15 jours. Il paraît
que le changement est saisissant. Il tient en 2 mots : détoxification et revitalisation.
3
On en reparlera !
Pendant un Saptah dansant
Depuis septembre, nous suivons tous la 1ère année de la formation Yoga
Sadhana. Nous y rejoignons les élèves qui la font sur 12 rencontres ponctuelles
dans l’année. Ils ont une forte motivation et cela nous réjouit de les voir arriver
avec leur grand enthousiasme. Certains viennent de loin : 5h, 8h de voiture, 4h
de train, mais cela ne les arrête pas. Quand on les accueille, on sent cette grande
force qui les a conduits là.
Le week-end est intense, de 6h30 le matin, à 22h, avec des pauses de 30
minutes toujours raccourcies par des programmes qui débordent. Mais l’élan est
à et tout le monde suit.
Le dimanche, de 15h à 16h, c’est la clôture avec un chant dansé. C’est génial.
Pendant une heure, chant et danse alternent en se combinant. On touche à
l’extase hors du temps, au ressenti de l’ « unité », où l’on sent tous qu’on
participe d’une même essence, d’une même réalité. On cherche ça dans la vie
quotidienne, dans le groupe, le clan, la famille, le couple. Là, on le ressent avec
l’univers, le Tout.
Le prochain rendez-vous de Yoga Sadhana, c’est « Shakti », le programme du
jour de l’an. Certains d’entre nous y seront, d’autres seront à Sagnol pour « Soif
de Vie ». Mais Alain sera avec nous à Sagnol les deux premiers jours, et nous
retrouverons, là-bas aussi ces chants extatiques, expression la plus pure de
l’amour. Sur l’un ou l’autre site, à bientôt !
4
5 Décembre
7 Décembre
Avec André Stern,
l’homme qui n’a jamais été à l’école
L’Eveil spirituel,
avec Swami Atmananda
Le week-end dernier, plusieurs d’entre nous ont pu participer à une retraite avec
Swami Atmananda. Belge d’origine, Swamiji a reçu l’initiation dans la tradition indienne
et depuis 2003, coordonne un ashram interreligieux sur les bords du Gange, en Inde.
Pendant ces deux jours, il a abordé le thème de l’Eveil spirituel en faisant le lien entre
christianisme et non-dualité, au travers du cheminement intérieur - et si particulier - du
père Henri Le Saux.
La présence accueillante et bienveillante de Swami Atmananda, incite à l’introspection
et favorise l’écoute attentive de ce qui est dit. Ainsi, nous avons été indirectement invités
à nous positionner face à nous-même, avec sincérité. Ce qui n’est pas toujours évident.
Car, dit-il, on se définit toujours selon notre corps ou notre mental. Mais en devenant
observateur de nos pensées, on éloigne notre identification au mental et on entre peu
à peu en contact avec une nouvelle forme de conscience, la Conscience pure. En cela,
ce recul permet de préparer son esprit à l’Eveil.
Ces pensées, illustrées par le vécu de Henri Le Saux, Swami Atmananda nous invite,
par son sourire aimant et son regard profond, à les contempler plus qu’à les saisir
intellectuellement. Et c’est d’ailleurs la qualité du silence, intense et serein, partagé
souvent par Swamiji, que l’on retiendra, peut-être plus même que les mots.
On comprend alors que son maître, Chandra Swami Udasin, entré en silence depuis
plus de 20 ans, considère ce dernier comme le meilleur des enseignements.
L’une des « Fleurs » dira :
« Ce témoignage de vie (celle de H. Le Saux) et la clarté du discours de swamiji m’ont
permis de ressentir la passion du chercheur d’Eveil. Un bel exemple pour moi, qui suis
toujours dans la quête du bonheur ! »
André Stern au Forum
Avant de conclure : « Une retraite forte en énergie ! »
Swami Atmananda reviendra à Pierre Chatel en mai. Nous y serons !
Alain nous a programmé pour un week-end avec André Stern.
On l’a vu au Forum. Loin d’être inéduqué parce qu’il n’a pas été à l’école, il est
brillant et talentueux dans de multiples domaines. C’est étonnant et provoquant.
Surtout qu’il est toujours joyeux, et que son fils de 6 ans, qu’il éduque comme il
l’a été lui-même, est adorable de vivacité, de curiosité, de concentration. Que
faut-il en conclure ?
Pour beaucoup d’entre nous qui n’avons pas été heureux à l’école, il y a matière
à réflexion pour une juste compréhension de ce que nous avons vécu, de ce que
nous aimons et n’aimons pas.
Si vous vous sentez concerné(e)s, rendez-vous le 23-24 janvier, avec nous, à
Pierre Chatel.
5
L’ensemble du groupe - Cherchez les Fleurs !
6
23 Décembre
23 Décembre
Voyage en Inde
Premier voyage en Inde pour Delphine.
parathas du matin
Delphine a pu accompagner une petite
équipe de 3 personnes partie en Inde pour
tourner des documentaires au Jiva Institute
de Faridabad, près de Delhi. C’est
naturellement qu’elle qui fut choisie pour
assister Alain dans son projet de film au
cœur du Jiva institute car l’Ayurveda est
pour elle, un point essentiel dans sa
formation des Fleurs.
Ce furent 15 jours très intenses et riches
en émotion car l’équipe travailla tour à tour
avec chacun des dirigeants de cette
entreprise de 1100 employées, structurée
en trois branches :
- la sagesse avec Satya Narayan Das installé
à Vrindavan,
Préparation du Panchakarma avec le Dr Keshav
- l’éducation avec Rishi Chauhan qui dirige
une école de 1700 élèves formés aux
valeurs traditionnelles à côté du cursus
scolaire classique, et Steven Rudolph qui se
consacre actuellement à faire connaître les
«
Natures
Multiples
»
au
niveau
international.
- l’Ayurveda, art de la santé et de la
longévité, avec le Docteur Partap Chauhan
connu dans toute l’Inde par ses émissions
quotidiennes qui passent sur 5 chaînes TV.
7
Atelier cuisine avec Steven Rudolph
Interview de Rishi Chauhan
Voyage en Inde
(Suite)
Le Docteur Partap Chauhan est secondé
par son neveu le Docteur Keshav Chauhan,
merveilleux jeune médecin de 25 ans, qui
nous a accompagné au quotidien dans le
tournage du film consacré au Panchkarma.
Avant le petit déjeuner, vers 7h, nous
faisions une excursion dans le quartier
jusqu'à la gare pour y boire 1, 2 tchaï (ou
peut être 3), et manger un paratha ! Ce qui
était pour nous l’occasion d’une ballade en
rickshaw et pour Delphine d’observer la
vie… et elle fut fascinée par la distribution
du lait qui se fait dans les bouilles à lait!
Accueil par Steven
L’après midi quand le travail fut accompli,
nous avons eu plusieurs fois l’occasion de
fréquenter les marchés et faire du shopping
dans les grands « mall ». Nous avons été
reçu par nos hôtes-partenaires chez eux et
nous avons même été invités à une
« kirtan-party » de la haute société de
Faridabad.
Delphine a pu ainsi découvrir de
l’intérieur de multiples facettes de l’Inde,
fréquentant beaucoup les coulisses du Jiva
Institute, approchant les responsables, tout
en jouant merveilleusement sa propre
partition d’assistante.
“Alors, quel sari je vais bien pouvoir choisir?”
Mais l’intensité du séjour, associée aux
multiples aspects très déconcertante de
l’Inde, ont fait qu’après 15 jours elle était
heureuse de retrouver son pays natal!
Soin du visage pour Delphine
Distribution du lait à l’indienne, dans les bouilles
8
7 janvier 2016
7 janvier
Une grande “Soif de Vie”...
... pour la Nouvelle Année !
Le Domaine de Sagnol
“Alors, comment donc va-t-on faire ce film ?”
Après un Noël que la plupart des Fleurs
ont passé en famille, nous avons organisé la
semaine dernière un séjour « Soif de vie »,
pour les jeunes et par les jeunes, afin de
bien conclure l’année passée et d’accueillir
celle à venir en pleine présence.
Solène et les Natures Multiples
Lucas et Steven en préparation technique
9
Une semaine en autogestion très étoffée,
où un ciel plus que clément nous a offert de
pouvoir profiter du cadre naturel fantastique
de Sagnol (dans la Drôme) pour nous
promener régulièrement, tous ensemble ou
en solitaires, dans les montagnes et leurs
belles forêts. Certains, dont c’était le « seva
» (service) ont même pu aller s’enfoncer
dans les bois du domaine, sécateurs en
mains, pour y ouvrir un nouveau sentier
vers les hauteurs.
Mais si la nature était une des grandes
richesses du séjour, la musique en était
indéniablement une autre, car en effet, la
semaine s’est très vite glissée sous le signe
de la « grâce » et de la « mélodie ». Avec
Alain, qui dès le premier jour, après avoir
témoigné de son parcours, nous a fait
chanter et danser, et surtout avec Steven
Rudolph, inventeur des Natures Multiples (cf
post du 13 sept.
2015) et insatiable
amoureux de musique, qui nous a
accompagné toute la semaine, dégainant sa
guitare à la moindre occasion, vite suivi par
les participants, vers des jam-sessions
débridées.
C’est donc tout naturellement que Steven
nous a proposé un atelier expérimental de
mise en pratique de son modèle des Natures
Multiples, où chacun allait pouvoir s’investir
selon ses intelligences et ses natures
propres : nous allions réaliser un clip
musical !
Depuis l’écriture des paroles et de la
musique, jusqu’au montage vidéo, en
passant par la création des décors, la mise
en scène et bien entendu, le tournage avec
les acteurs… Le tout en 3 jours… entre les
promenades, le défrichage, la cuisine et les
partages en groupe.
Impossible, dites-vous ? Le mot a
traversé nos esprits une seconde avant de
se dissoudre dans l’enthousiasme général :
le défi était trop séduisant pour des jeunes
en « soif de vie » !
3 jours, où, par le biais d’un projet
concret, nous allions apprendre de chacun
et sur nous-mêmes, sous l’œil bienveillant
de Steven qui, l’air de rien, infusait des
conseils essentiels.
Le résultat s’intitule « Le conte de Grâce
et Mélodie », il parle du bonheur de faire ce
pour quoi on est fait. A voir ici :
https://vimeo.com/150533223
Et c’est au milieu de tout cela que les
années se sont passé le relais, avec les
jeunes autour d’un feu de joie, avec nos voix
pour chanter et nos instruments pour jouer.
Sans doute un signe que 2016 sera portée
par le Feu, dans la joie et le jeu, et qu’on y
trouvera chacun notre voix !
Sébastien, le compositeur/musicien/mixeur au travail
Justine, attendant de passer devant l’objectif
10
8 Janvier
19 Janvier
L’éducation scolaire
remise en question ?!
La vie continue
Tous les matins, 1h de yoga suivi
de ½ heure de chant et méditation,
puis seva, puis temps libre. Après le
déjeuner, à nouveau seva, temps
libre, puis satsang (enseignement et
partage avec Alain). Après le repas,
soirée, libre ou organisée.
L’équipe “cuisine” en plein rush
Même en Inde, la question se pose...
Un week-end de réflexion approfondie avec André
Stern, qui n’a jamais été à l’école – ni n’a connu
l’école à la maison – et qui ne met pas son enfant à
l’école.
Mise en place de la salle à manger
Du vrai sang neuf dans la compréhension des
processus éducatifs !!
Tous détails ici :
11
Et régulièrement on est en stage
plus spécialisé. Le weekend dernier
trois d’entre nous ont suivi le stage
de cuisine ayurvédique, cette
semaine c’est la continuation de sa
formation
en
ayurvéda
pour
Delphine, et ce weekend nous
serons tous avec André Stern venu
partager son « éducation » atypique,
et réfléchir avec nous à ce qu’on
pourrait faire pour améliorer les
systèmes
éducatifs.
Regardez
l’interview qu’a fait Alain avec lui, et
qui est sur le site acielouvert.org,
c’est très instructif. Les débats
risquent d’être passionnants.
La neige est tombée ces derniers
jours, et dehors c’est tout blanc.
C’est très beau.
Les 23 et 24 janvier 2016 à Pierre Chatel (01)
http://www.association-a-ciel-ouvert.org/…/-ecolog…/135.aspx
Le mercredi nous avons « danse »
avec Sora, et nous commençons à
préparer un spectacle pour la fête de
fin de la formation. Le jeudi,
François vient nous entraîner à
parler anglais, le vendredi matin
c’est Odile qui vient superviser notre
avancée en Yoga, le samedi c’est
piscine avec Delphine.
Et au bureau, avec Garima
J’arrête là, car c’est l’heure d’aller
chanter !
12
20 Janvier
28 Janvier
Éthique et Management
Nadine Deswasière
Le Centre Védantique Ramakrishna de Gretz
La semaine dernière, nous sommes tous allés passer 3 jours au Centre Védantique
Ramakrishna, à Gretz, en Seine et Marne. Pour Alain, l’objectif était double :
-Nous faire suivre un séminaire intensif sur « Éthique et Management » avec Nadine
Deswasière, qui enseigne sur ce thème dans les grandes écoles parisiennes, et est
consultante dans ce domaine au sein de EthiConseil.
- Nous faire découvrir le quotidien d’un ashram indien, celui de Gretz étant l’un des
plus classiques et authentiques en France. Méditation et chants de 6h à 7h30 le matin,
et aussi en fin d’après midi, repas en silence, film sur le Ramayana en soirée.
L’ashram est dans un très beau parc, étonnant en région parisienne, avec des
vaches dont le lait devient yaourt ou beurre sur les tables. Tout est impeccablement
propre et soigné, ambiance paisible. Le lieu est dirigé par Swami Veetamohananda,
présent aux programmes et aux repas, qui infuse dans le lieu une énergie douce et
chaleureuse.
Pratiquement aucun d’entre nous n’a encore travaillé en entreprise, et le séminaire de Nadine visait à nous y faire entrer par la belle porte de l’éthique ! Apparemment ce n’est pas facile. La porte du profit est semble-t-il plus encombrée ! Ce fut une
analyse très fine – et intense – en trois parties :
- éthique de soi
- éthique dans l’entreprise
- éthique de l’entreprise – la fameuse RSE- responsabilité sociétale de l’entreprise.
Ce fut la découverte d’un monde qui nous a laissé songeur : a-t-on envie de
rentrer dans ce monde là ? Mais comment faire autrement ?
Les questions qui se posent après un tel séminaire sont au cœur de la problématique
des jeunes d'aujourd’hui. Comment vivre si l’on ne court pas après l’argent et qu’on
ne veut pas rentrer dans le cycle infernal du consumérisme ? Comment vivre aujourd’hui avec de vraies valeurs ? Est ce possible ?
Merci Nadine, pour tout le temps et l’énergie que tu nous a donnés. Tu as semé
de belles graines dans nos esprits.
13
Ecologie de l’Enfance
Un week-end avec André Stern
André Stern au Forum 2015
« Toutes les générations d’êtres humains ont vécu, à différents niveaux, la violence
éducative pendant leur enfance. La majeure partie de nos maux s’est développée à partir
de notre enfance. »
Nous en avions beaucoup entendu parler, puis nous l’avons rencontré au Forum. A
l’unanimité, il nous avait fait grande impression. Lui qui semblait si exceptionnel et
différent de nous, sa présence et son partage nous avait fait comprendre que nous étions
Imparfait, mais Debout! Quelques mois ont passé depuis, nous l’avons retrouvé ce
week-end, à Pierre-Châtel.
André Stern n’est jamais allé à l’école. Il a vécu son enfance à explorer le vaste
monde, à son rythme au gré de ses envies. Aujourd’hui, il est pédagogue, luthier,
musicien, aux multiples passions et talents.
L’enfant est une bombe à potentiels ! Laissons les se développer librement, et nous
en ferons une personne heureuse, talentueuse, intelligente et épanouie.
L’enfant est loyal envers nous. Il l’est tellement qu’il fera tout pour nous ressembler,
pour que nous l’aimions. En tant que « personne de référence primaire », nos
comportements, bons au mauvais, seront ses exemples de construction identitaire.
Nous sommes tous des enfants. « Soyez Enfantins, pas Infantiles » disait un célèbre
sage indien. » Le regard que nous portons sur nos enfants est celui que nous avons sur
notre monde. Regardons nos enfants, leurs attentions, leurs sagesses, leurs dévotions,
leurs solidarités, leurs présences. Ils sont l’avenir de l’humanité.
Ce week-end a été riche en émotions et en compréhensions. Son expérience
d’éducation et ses travaux sur la question nous ont permis de réaliser les enjeux tournés
autour de l’enfance, si précieuse. Plus qu’un enseignement, il nous a permit de nous
questionner sur notre propre enfance, mais aussi sur nos positionnements éducatifs
futurs, personnels ou professionnels.
« Pour stopper la guerre des Hommes, faisons la paix avec l’Enfance ! »
14
25 Janvier
7 Février
“Les Gunas”
Un Film, des Fleurs
Une semaine sur le ton du Bhajan
Lors d’un cours qu’Alain nous donnait sur les Gunas nous avions beaucoup ri
lorsqu’il avait demandé à certains d’entre nous de les illustrer par du mime. A la
fin il s’était écrié « C’est trop beau, il faut en faire un film !»
Sitôt dit, sitôt presque fait : il nous donna 7 jours. Faire le scénario, écrire les
textes, faire les prises de vue, faire le montage, choisir les musiques, faire le
mixage fut, dans un temps si court – surtout pour Lucas, le réalisateur – une
sacrée aventure, qui s’est prolongée plusieurs fois jusqu’à 2h du matin. Mais pari
gagné, le film est là !
Kakoli Sengupta
Cette semaine, une chanteuse traditionnelle indienne, Kakoli Sengupta, est venue
nous apprendre des chants dévotionnels indiens appelés « Bhajans ».
Nous avons pu à cette occasion découvrir le système d’écriture musicale indien qui
est très différent de celui employé dans le monde occidental.
En effet, les indiens n’utilisent pas les notes « Do Ré Mi Fa Sol La Si Do », mais « Sa
Ré Ga Pa Ma Pa Dha Ni Sa », « Gamme flottante ». Les compositions sont faites selon
le système des « Ragas », qui sont des enchaînements d’un choix de notes destiné à
donner une saveur musicale particulière, une «couleur». Certains Ragas ne sont composés que de 4 notes, d’autres 6… Sur ces Ragas les chanteurs composent des poèmes,
des mélodies, et le Bhajan prend forme.
Il existe de très nombreux Ragas différents, et chacun correspond à un moment précis
de la journée, un sentiment, un rituel… Il ne faut pas chanter les Ragas n’importe quand,
ni dans n’importe quelle situation.
Kakoli nous a entrainé intensément aux vocalises, à la diction, au placement de la
voix, à l’improvisation, et nous avons appris un répertoire de 6 Bhajans, pour terminer
la semaine en beauté avec une soirée concert des élèves.
Nous sommes maintenant prêts pour chanter à tue-tête dans le désert !
Sattva... Action... ça tourne !
Ah, mais peut être vous ne savez pas ce que sont les « Gunas » ?
Alors, le film va tout vous expliquer, regardez…
https://vimeo.com/153259299
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Très concentrés sur les Bhajans !
16
8 Février
10 Février
Le projet “ruches” est lancé !
De l’expression orale
Après le chant des Bhajans de Kakoli Sengupta et avant le clown avec Sabine
Michelin-Pigeon, c’est Marie-Hélène Petit qui, dans ce marathon de l’expression, nous a
embarqués, ce week-end, pour 2 jours d’exploration du parler.
Mais pourquoi parle-t-on ? Nous a-t-elle demandé.
L’idée nous était venue à la rentrée. Un jour, Delphine entra en relation sur un stand
du marché de Belley avec Laurent, apiculteur biologique :« Cela vous intéresserait-il de
nous aider à mettre en place un rucher dans le parc de mon école ? »
Cette rencontre, il y a quelques mois maintenant, nous a permis ce vendredi, de
rencontrer tous ensemble, Laurent, venu pour commencer cette aventure : installer des
ruches à Pierre-Châtel.
La première étape a été de trouver un site d’implantation pour les futures abeilles.
Grâce à la mutualisation de nos compétences, nous avons identifié plusieurs lieus qui
pourraient convenir à leur installation, en prenant en compte de multiples paramètres
géographiques et météorologiques.
La deuxième étape, plus pratique, a été d’entreposer au sec les futures ruches que
Laurent nous a apportées. C’est une grande chance pour nous d’en obtenir ainsi. Avec
tout le groupe, nous allons les restaurer pour leur donner une nouvelle vie, en espérant
qu’elles satisferont nos futures voisines.
La troisième étape, essentiellement théorique, nous a permis de mieux connaître la
vie des abeilles et le métier d’apiculteur. Avec un montage diapos, Laurent a pu nous
montrer les multiples aspects de la vie des abeilles et nous partager son travail
d’apiculteur professionnel.
Dans ce partenariat avec Laurent, nous allons explorer le monde de l’apiculture avec
une vision spirituelle, dans le respect des abeilles, et avec tout ce que cela implique.
Pour ce faire, nous rencontrerons Laurent une fois par mois, et accueillerons les abeilles
au printemps.
Nous vous tiendrons au courant de nos avancements.
17
Les ruches arrivent...
...L‘équipe se réjouit
Pour transmettre, informer, défendre ou accuser,
Pour répondre, demander, ou simplement exister.
Il s’agit donc d’être entendu, nous l’avons vu,
Mais il s’agit beaucoup aussi d’être compris !
On s’adresse aux oreilles de celui qui les tend,
Mais aussi tout autant, à celui demeure entre elles.
C’est donc d’une voix puissante qu’il nous fallût parler,
Une phrase après l’autre savamment ponctuée,
Chaque syllabe luisante, toute bien articulée,
Le tout qu’on agrémente d’intonations variées.
Et y a-t-il des fautes (car l’exercice est dur),
Nous répétons la note jusqu’à ce qu’elle soit pure.
« Etire les mâchoires, ouvre cette mandibule,
C’n’est pourtant pas la gloire - c’est même ridicule
De parler sans savoir le peu qu’on articule !
…C’est nul !
Plus fort, je n’entends pas, j’ai pourtant bonne ouïe.
Envoie-moi cette voix, que je pleure et que je rie;
Car c’est là son pouvoir : transmettre et émouvoir.
…C’est rare ! »
Et toi, ami lecteur, exerce donc ta bouche
A lire à voix bien haute et sans une retouche,
Ces presqu’alexandrins, que tu as sous la main
Comme s’ils avaient chacun les 12 pieds escomptés.
Des silences à poser, des nuances à jouer,
Surtout respire bien, et prends bien du plaisir,
La langue est un moyen dont il faut se saisir
Pour répondre, demander, ou simplement exister.
Articulation et modulation autour de Rodrigue et Chimène
Coach Marie-Hélène : Mais pourquoi parle-t-on ?
Entretien d’embauche : 2 Dj pour une boîte de nuit
Exercice : parler sous le regard de l’autre
Interview de l’homme qui a marché sur un fil entre 2 avions
18
12 Février
12 Février
Le Clown... ce Veilleur
avec Sabine Michelin Pigeon
Le Clown... Ce Veilleur
(Suite)
Pour quatre d’entre nous, la semaine s’est
arrimée au nez rouge, pour le plus grand
bien des zygomatiques et de l’ensemble des
muscles faciaux – pour ne parler que de
ceux-là – qui ont été très largement
sollicités. Yeux ronds ou plissés, front lisse
ou ratatiné, cheveux en pétard ou même
bien tirés, et la bouche qui a pu explorer
tous les potentiels de son amplitude et
toutes les amplitudes de son potentiel. Bref,
la découverte ! …ou la redécouverte !
Mais trêve d’images capilo-tractées,
coupons le cheveu en quatre : le clown n’est
pas qu’histoires de poilade ! Bien sûr que
non !! Il peut être de mauvais poil, faire
dresser les poils sur la tête, il peut même se
faire des cheveux blancs, mais ce qui est
sûr, c’est qu’il reprend toujours du poil de la
bête et qu’il est rare d’en trouver un qui
n’ait un long poil dans la main ! En tout cas,
il tombe toujours pile poil parce que « qu’on
ne s’y trompe pas, il s’agit de rire, mais il
s’agit surtout d’amour », comme le dit si
bien Catherine Dolto ! « Il faut être gorgé
d’amour pour assumer son clown, pour aller
le chercher au fond de soi, le sortir,
l’exposer, pour rester seul avec lui
ensuite. » …bref, pour se mettre à poil !
Bon, vous l’aurez compris, le clown est
universel… et pourtant, il en est de tout
poil !
19
“Victoire!!! ;
Hihiiiiii... ;
Clown Sabine aux commandes
“Hmmm... Oui... Oui, oui, c’est un gros, çui-là !”
Nous avons donc sillonné le territoire du
nez rouge, à tâtonner dans une très riche
garde-robe, jour après jour, pour trouver les
frusques qui le mettraient mieux en valeur, à
varier les voix (certains avaient d’ailleurs un
sacré cheveu sur la langue !), à modifier et
assortir les attitudes, à vivre les émotions.
Une véritable recherche intérieure à laquelle
nous a conviés Sabine Michelin-Pigeon, dont
la présence rieuse et encourageante a
véritablement porté le groupe tout au long
de ces 5 jours intenses. (Pour tout dire,
même lors des nombreux recadrages
nécessaires quand il nous arrivait de devenir
rasant, jamais on n’a senti Sabine nous
prendre à rebrousse-poil.)
Un festival d’improvisations, où la réflexion
préalable n’était pas invitée car il s’agissait
de s’abandonner à la spontanéité, de s’offrir
aux
émotions
qui
se
profilaient
naturellement, de s’ouvrir à soi et à l’autre,
pour soi et pour l’autre. Et de voir les lèvres
des copains s’étirer dans la hauteur en un
sourire gigantesque d’enfant. Un bonheur.
Merci Sabine.
“Houlalaaaa, il a l’air de mauvais poil, hein!”
Ouéééyyh ;
Moué, s’il le dit...”
“Hihi, elle a un s’veu sur la langue.. Hihihi!”
Maitre Eckhart (pas n’importe qui !) a écrit :
Le rire engendre le plaisir,
Et le plaisir engendre la joie,
Et la joie engendre l’amour,
Et l’amour engendre la personne.
Tadaaaaaaaam !!!!
20
29 Février
29 Février
Méharée au Désert
Méharée au Désert
(Suite)
La vie rare devient saillante et sacrée, on la perçoit
avec une plus grande acuité. La cérémonie du thé
(que Solène nous préparait régulièrement avec Ali,
notre compagnon de route), la préparation du « pain
de sable » qui cuit dans le sable chaud, la recherche
du bois pour le feu ou encore le choix de l’emplacement des tapis qui établiront notre camp ; autant d’ «
évènements » qui se déroulent au désert avec une
plus grande présence.
Caravane ou “le long serpent opiniâtre”
Moment de ressourcement entre ciel et Terre
21
“El Leon” let the sunshine in !
Et le silence encore en fait l’éloge si on l’écoute.
C’est pourquoi Alain nous a proposé 6 jours de silence
au cœur du séjour. Une occasion pas si évidente de se
confronter profondément à soi-même, et qui a été
vécue différemment selon les sensibilités de chacun
ou les moments de la journée. Aussi, l’exercice du silence s’est transformé peu à peu en jeu de balancier
entre introspection et convivialité.
La danse de sable des dunes sous les vents, les
plaines impassibles clouées de caillasses sans nombre,
les falaises rocheuses qui se dressent soudain, les lacs
desséchés en attente des prochaines pluies. Et, qui
sillonne entre ces paysages tel un long serpent
opiniâtre, une caravane isolée, animation inattendue
dans toute cette immensité.
Douze dromadaires bien lestés, six chameliers à
leurs côtés et une vingtaine d’explorateurs sous
chèche. Parmi eux, mélangés à leurs confrères
Yoga-Sadhana, sept Fleurs du Vivant aux yeux grands
ouverts.
Nous voilà donc au désert !
C’est le Maroc qui nous accueille pour 13 jours
d’immersion dans une de ses contrées reculées du
sud. Une aventure initiatique attendue depuis
longtemps car elle promettait d’être d’une grande
force et déterminante dans notre formation.
Et de fait, le désert se mérite. Il nous l’a bien fait
comprendre dès la première nuit par une tempête de
sable qui aura battu nos sacs de couchages sans
relâche jusqu’au matin et au-delà. Une véritable mise
à l’épreuve préliminaire, de laquelle nous sortions
pleins de courage, car le reste du séjour ne pourrait
être que plus facile… Alors, retrouvons nos affaires
enfouies, buvons le thé en riant de nos têtes
ensablées, et yalla ! En avant, pour la marche,
accompagnée souvent des rires de nos hôtes
marocains que Raphaël ne manquait jamais de
provoquer.
Ici, les dimensions changent, et elles changent
naturellement les nôtres. L’espace s’ouvre, les
distances s’allongent, le temps qui passe obéit à
d’autres lois, l’immensité dessine de nouvelles
perspectives, et la stérilité apparente fait jaillir la vie
par contraste ; chaque occasion en devient une
célébration : des empreintes dans le sable, un
coquillage, un scarabée entre nos pieds, un buisson,
un acacia au loin devant, un corbeau au-dessus de
nos têtes, un homme, une femme à nos côtés…
Soi-même, ici.
Solène et Ali préparent le thé
Mais pour beaucoup d’entre nous, la méharée aura
été particulièrement marquée par le chant et la musique très présents tout au long du chemin : pendant
la préparation de la salade, avec notamment Léo à
l’harmonium, Camille aux tablas, François et Laurent
à la voix, pour ne parler que des fleurs, ou après le
déjeuner, avec la voix de Camille qui berçait nos
siestes de bhajans, ou bien pendant les kirtans du soir
qui vibraient souvent d’une rare grâce, durant cette
nuit de pleine lune aussi, où, heure après heure et
jusqu’au petit matin, on se relayait pour chanter des
mantras pendant que les autres dormaient (ou essayaient de dormir…), ou encore le dernier soir, quand,
avec nos chameliers, nous avons dansé et chanté au
rythme des bidons d’eau vidés !!!
Au final, pour chaque Fleur l’expérience du désert
a été distincte, mais pour chacun d’entre nous, elle a
été riche et significative, extraordinaire et positive, induisant de grands mouvements intérieurs et aboutissant parfois à des prises de décisions déterminantes.
Le thé est presque servi, tout le monde se réjouit
Tout en chèches et nez rouges, la belle équipée finit sa méharée
22
11 Mars
22 Mars
Après le Désert, d’autres Horizons
Cultiver la Présence
Le désert est un théâtre d’évolution, de changements. Il invite à envisager les choses
sous de nouvelles perspectives, à revoir sous un autre angle certaines des scènes qui
font nos vies, et à prendre acte de ce qu’on apprend de ce regard nouveau.
Et la vie de « Fleur du Vivant » est une comédie à rebondissements. Parmi eux cette
semaine, le départ de Pierre Chatel de 4 des protagonistes, chacun pour des raisons
différentes. Nous sommes tristes de voir s’en aller Solène, François, Léo et Laurent, et
à la fois heureux de savoir que, profitant de leur expérience de Fleurs, ils ont pu clarifier
un peu leurs objectifs de vie, et prendre les décisions qui s’imposaient à eux pour tendre
vers leur « étoile ».
Pour parler comme Steven Rudolph (et son modèle des Natures Multiples), on pourrait
dire de nos 4 personnages qui quittent la scène que :
Solène a répondu à ses natures protectrice et guérisseuse, et à son intelligence
naturaliste en partant en Inde pour resserrer son lien avec la terre et la nature. Elle
avait déjà annoncé depuis plusieurs semaines son projet de rejoindre le centre
Navdanya, créé par Vandana Shiva.
François attendait l’initiation du désert pour décider comment il mènerait les prochains
mois. Et après avoir approfondi, entre autres, sa nature serviable à Pierre Chatel, il a
choisi de se tourner vers sa nature aventurière à l’extérieur.
Léo, lui, a tenu à développer son intelligence intra-personnelle de manière autonome
– peut-être dans les immensités des montagnes ou sur le chemin de Compostelle – pour
faire le point sur ses natures éducative ou animatrice, entre autres… On le retrouvera
sans doute à Pierre Chatel pour un stage ou une retraite.
Quant à Laurent et sa grande intelligence intra-personnelle, il est allé assouvir
pleinement son besoin d’indépendance, à la recherche, peut-être, de ses natures.
Tous les 4 sont partis reconnaissants pour ces 6 mois passés en tant que « Fleurs »,
constatant combien la formation leur avait apporté. Mais le temps était venu, selon eux,
de passer à l’acte suivant pour bien jouer leur rôle dans de nouveaux décors. Nous
comprenons tous ça, mais malgré tout, les amis, vous allez nous manquer !
Quant à nous, les 6 qui poursuivons notre aventure floristique, on s’adapte et on se
prépare déjà pour les prochaines expériences. Vous aurez de nos nouvelles !!
Thierry Thouvenot dans la simplicité comme le confirme son livre pour les méditants débutants
Méditations selon le Shivaïsme du Cachemire
Deux jours de reconnexion avec l’environnement qui nous entoure.
Deux jours pour redéfinir notre rapport aux sens par l’observation de nos
perceptions, de nos pensées, de nos émotions.
Deux jours dédiés à la présence au Soi et au sentiment d’infini.
Deux jours de méditation(s) selon le shivaïsme du Cachemire.
Deux jours inspirés par le Vijnana Bhairava Tantra (Tantra de la Connaissance
Suprême), texte ancestral de cette tradition, que Thierry Thouvenot, disciple de
Daniel Odier, a su rendre vivant en nous.
Deux jours…
C’est court !
Et pourtant, par le biais du mouvement spontané du corps (Tandava), de la
fixation du regard sur un point précis (Tratak), de promenades en conscience
avec parfois l’observation et l’intégration de la surprise, notamment avec le yoga
de l’arrêt, par le biais aussi de la présence au souffle ou de l’évocation d’images
simples en méditation guidée, comme avec le yoga du rêve (Yoga Nidra), Thierry
Thouvenot nous a aidé à reprendre contact avec cette paix intérieure, vaste et
joyeuse, dont l’accès est si simple qu’on le manque souvent.
The show must go on !
Une paix qui s’est prolongée encore bien au-delà de ces deux jours parmi les
stagiaires enthousiasmés.
Solène
23
Léo
Laurent
François
Deux jours, donc, d’éternité !
24
30 Mars
30 Mars
La Chevalerie Initiatique
avec Pierre-Yves Albrecht
A la nuit tombée, la salle se remplit peu à peu, un grand cercle se forme, une quarantaine de
personnes prennent place en silence dans une atmosphère marquée par une grande présence.
L’heure de rendez-vous est passée, tout le monde n’est pas encore là. Quand le cercle sera
finalement comblé, Pierre-Yves Albrecht dira ces premiers mots du séjour : « On a perdu la
bataille ! » On comprendra très vite qu’il ne mâche pas ses mots. On a perdu la bataille, oui, car il
s’agit d’être là, tous, unis et vigilants, capables de prendre et respecter ses engagements, même
si ce n’est qu’en se donnant les moyens d’arriver à l’heure à un rendez-vous. Chacun va maintenant
se présenter très brièvement par quelques mots, quelques phrases choisies, Essentielles.
Le ton est donné.
La chevalerie spirituelle dont parle Pierre-Yves
est fondée sur la contemplation et l’action. Et les
rituels
d’initiation
qu’elle
intègre
sont
primordiaux, nous dit-il, dans la quête de sens
auquel chacun aspire. La société moderne les a
abandonnés avec le temps, perdant parfois de
même la visée d’élévation sur laquelle devrait se
baser l’éducation.
Pierre-Yves Albrecht et son franc parlé
Ainsi, ces 3 jours de Pâques seront porteurs
d’une grande diversité, où la symbolique sera
omniprésente et dont chaque module sera focalisé
sur un même point (Essentiel !) : « connais-toi
toi-même ! ».
Le rituel de l’archer commence la journée, un
premier moment d’action et de contemplation.
L’archer, soutenu par l’assemblée autour de lui, se
place face à la cible. « En ce qu’il est possible ici
et maintenant, as-tu la tempérance du paysan, la
virtus du chevalier, la vision du mage, la justice
du roi ? », lui est-il demandé. « Oui ! ». Bientôt
l’archer tire ; S’il atteint la cible, l’harmonie
règnera en ce jour ; s’il la manque, c’est l’énergie
du chaos qui s’instillera. Jamais la cible ne sera
manquée au cours du séjour, l’Archer blanc nous
a accompagné tout le long.
Kata de karaté dans le cloître de Pierre Chatel
25
La contemplation se poursuit à travers les
mythes. Navigant avec les archétypes, les
Le rituel du “choeur” où ceux qui le souhaitent peuvent partager ce qui les traverse sur le chemin du “connais-toi toi-même”
La Chevalerie Initiatique
(Suite)
mythèmes -ces principes fondamentaux d’un récit mythique-, Pierre-Yves et ses compagnons de
l’Académie Aurore nous aideront à « connaître l’univers et les Dieux » (pour compléter la fameuse
phrase de Socrate). Pour bien saisir la portée des archétypes dans nos histoires personnelles, Etienne
Van der Belen (qui viendra animer un stage avec ACO en juillet) nous racontera merveilleusement
le conte de Jean de Fer. On pourra approfondir au cours du rituel du « Chœur », où chacun sera
libre de partager son vécu actuel au travers d’un récit imaginal, révélant souvent des mythèmes
concernant la personne. Camille, Lucas et Justine ont pu faire l’expérience de se mettre ainsi à nu,
chacun à sa manière bien propre ! Déjà une petite initiation : se confronter à l’autre.
L’action passera par le karaté. Tous en blanc à
reproduire un kata dans le cloître ou l’ancienne
église. Une image incongrue ! Il s’agit ici de
s’établir fermement en soi, présent, vigilant,
capable de ne pas se laisser déstabiliser,
d’esquiver et de prendre les devants. On s’installe
dans une énergie créatrice plutôt que destructrice.
Le chant, aussi prendra une grande place au cours
de ces journées. Menés par Carole, du groupe
T’zigales (qu’on a pu entendre au dernier forum
d’Aix-les-bains et dont 4 membres nous ont
offerts le privilège d’un petit concert plein de
beauté et de bonne humeur), nous avons pu lier
nos voix pour des moments de grâce, chacun
s’affirmant peu à peu, prenant mieux sa place.
Pierre-Yves se prépare pour la cérémonie d’adoubement
Enfin, le séjour était d’autant plus particulier
que ce dimanche de Pâques avait été choisi pour
célébrer la cérémonie d’adoubement de 2
chevaliers de la voie initiatique proposée par
Pierre-Yves. Un honneur pour les Fleurs de
pouvoir assister à pareil événement, en toute
solennité. Une consécration émouvante pour les
deux hommes concernés, mais aussi pour
l’assistance, qui a surmonté le froid de l’église
sans broncher.
Pâques, cette année, fut significative. Les
époques se sont entrechoquées, les traditions
aussi. Peut-être une véritable résurrection, qui
sait ?
Carole fait jaillir nos voix
Et le choeur de chant où se mêlent les voix et les coeurs
26
5 Avril
7 Avril
Du côté de Montpellier
Des Fleurs et des Abeilles
La semaine dernière, le temps de quelques jours,
la formation des fleurs s’est offert une petite virée
du côté de Montpellier, au sein de la famille de Fleur
Raphaël ?
Une expérience forte pour lui car, outre le fait de
sortir peu de Pierre Chatel, il s’agissait de faire le
lien entre sa « vie d’avant » et sa vie « A Ciel Ouvert
», ce qui suscite nécessairement des comparaisons,
des nostalgies peut-être, mais constitue aussi un
indicateur du chemin parcouru.
Accueillis formidablement par Daniel et Florence,
les parents de Fleur Raph’, et compte tenu que tout
est prétexte à enseignement, nous avons eu le
privilège d’entendre leurs témoignages, ainsi que
celui de Nicolas G., sur leur parcours de vie, à la fois
professionnel et spirituel. Autant d’expériences dont
nous pourrons éventuellement nous inspirer et qui
nous donnent, en tout cas, des pistes de
compréhension sur notre propre chemin.
Ce fut aussi L’occasion de monter à cheval dans
le domaine, où, sous l’œil expert de Fleur Raph’,
Fleur Camille et Fleur Myrtille se sont illustrées, de
même qu’Alain, qui a pu constater la disparition de
son attachement à la bête hippique…
L’occasion encore de visiter les vignes du sud, et
même de déguster en conscience le bon vin bio du
château Calvière, les yeux sous sa robe, le nez dans
son parfum, et les oreilles à l’écoute de la passion
de Greg, l’œnologue, qui nous parlait de l’art du
raisin pressé avec l’amour et la poésie de l’artisan
comblé. Ça donnerait presque envie de s’y remettre,
tiens…
Evidemment, nous avons succombé à l’appel de
la Méditerranée, un peu sous la grisaille, mais avec
un mistral fantastique qui nous a bien régénérés.
Mais Fleur Camille avait besoin de plus : l’appel était
trop fort, il fallait y plonger toute. Et toute, elle s’est
mouillée dans une eau bien… régénérante, donc, et
agitée.
Tout cela entre 2 kirtans ou méditations, et
agrémenté entre autres d’un magnifique couscous
végétarien et d’un partage de thé marocain préparés
par Momo et sa famille, qui ont réveillé pour certains
de bons souvenirs du désert.
Et le tableau ne serait pas complet sans les
mélodies au piano qui ont baigné ces quelques jours,
celles que s’offraient les Fleurs en mal de touches.
Un petit séjour important pour nous, car c’était
aussi une manière de renforcer un groupe encore
fraichement diminué depuis le départ de 4 fleurs, et
qui trouve peu à peu sa nouvelle dynamique.
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Des Apinautes à Pierre Chatel
Un p’tit jus d’orange en famille
Daniel, entre la marine, l’aviation et le vin
De retour sur la planète Bzzz !
Dégustation avec Greg au chateau de Calvière
La mer, le mistral et le sourire
28
16 Avril
8 Avril
Escapade au Taj Mahal
Parfois, il suffit de pas grand chose
pour trouver un peu d'exotisme. L'inde
est au cœur de nos esprits depuis
plusieurs mois, il fallait approfondir
encore la question. Alors quoi mieux que
le Taj Mahal pour explorer la grandeur
de ce pays ?
Indiennes, oui, ne vous y trompez pas !
En un voyage éclair, mercredi,
accompagnés de Sadhat, notre ami
indien et guide, nous avons pu goûter
l'Inde des yeux et des papilles. Accueillis
par deux jeunes éléphants très dociles,
dans des décors joliment travaillés,
rassasiés de nan, palak paneer ou alou
palak, et pakoras avec juste ce qu'il faut
de pickles, l'excursion fut mémorable.
Nous avons même eu la chance
qu'Edwina et Sora, notre fameuse prof
de danse, aient pu nous y rejoindre.
“Ahimsa”, le Film !
Voilà enfin arrivée notre dernière vidéo.
...Et première de la série des "Yamas".
Mais qu'est-ce qu'un Yama ? pensez-vous.
C'est une "observance morale" telle que décrite par Patanjali, grand sage
indien qui aurait vécu, à la louche, il y a 2000 ans, et est à l'origine des "Yoga
Sutra", texte qui définit le "Raja Yoga" ou "Ashtanga Yoga".
L'Ashtanga Yoga est composé de 8 membres, dont le premier, les "Yamas"
recense 5 observances morales que nous allons vous présenter au fil des
vidéos. La première : AHIMSA, la Non-violence!
Bon Film!
Et il nous a suffit d'aller dans un
restaurant d'Aix-les-bains!!!
Peut-être un jour serons-nous éblouis
par le véritable Taj Mahal.
Selfie avec Sadhat
Gandhi (Léo, juste une heure avant qu’il s’en aille de Pierre Chatel), une icône de la non-violence
PS: Merci encore à François et Eloïse qui ont bien voulu se prêter au jeu...
Et surtout, merci à Timo qui a vécu dans la peau d'un loup le temps d'un
soir!!
A voir sur :
http://www.acielouvert.org/actualites/ahimsa/171.aspx
Le Taj Mahal dans nos assiettes, c’est pas mal, d’après les têtes...
29
30
29 Avril
30 Avril
Fin de Repas après 15 Jours à Sagnol...
Alain et Raphaël,
de retour dans le désert
Grand sourire, même après 12 heures de circuit
De retour dans le désert pour
quelques jours, notre petite équipe a
l’ambition de relancer les voyages de
groupes régulier d’ici 2017 dans le
sud Marocain.
Bénéficiaire
d’une
longue
expérience entre 1994 à 2005, et
étant le précurseur de ce type de
voyages dans le désert, Alain est parti
avec Raphaël, très motivé par cette
aventure, avec pour objectif de créer
un camp fixe pour l’année prochaine.
Le voyage fut court et intense !
Ils ont parcouru tous les recoins du
désert dès leur arrivée, mais pas à
dos de chameau cette fois, plutôt 12
heures de 4x4 dans les pistes,
agrémentées de temps à autre par
quelques petits égarements. Et oui,
pas de GPS dans le désert !
Le repos du guerrier avant le dessert
Discussion entre chefs avec Lahrsen Tizliouine
Après avoir repris contact avec son
fidèle partenaire « La Fibule », ils ont
conclu en buvant un thé berbère en se
disant à l’année prochaine, Inch’
Allah.
Ayant été touché lors de premier
voyage il a 1 mois environ, Raphaël se
sent ici comme un poisson dans l’eau,
prêt à transmettre cette douceur
infinie comme l’avait fait Alain à
l’époque.
D’ailleurs
l’agence
s’appellera « Infinitude ».
Equipe de repérage de choc (avec Bouchra et Youssef)
31
A très vite pour plus de détails,
mais retenez les dates et préparez
vos duvets du 4 février au 30 avril
2017 !
32
1er Mai
8 Mai
Le projet “Ruches” butine !
Ouvrir une ruche est un moment particulier !
Ça y est, depuis quelques semaines, nous
rentrons dans le vif du sujet apicole, avec
l’arrivée de nos premières abeilles.
Laurent, notre tuteur en apiculture qui nous
a permis de mettre le projet des ruches en
œuvre, fournissant expertise et matériel, est
donc passé au stade supérieur en nous amenant
3 de ses essaims.
Un grand moment d’excitation, car après des
semaines à réparer et nettoyer les ruches et
ruchettes, nous avons pu rendre le projet vivant,
bourdonnant et vrombissant.
Nous avons pu nous glisser pour la première
fois dans nos tenues d’apiculteur pour aller au
plus près de nos nouvelles hôtes, et quelle
émotion au moment d’ouvrir les ruches et
d’observer les abeilles s’affairer déjà à construire
les cellules, à les remplir de pollen, de miel ou
de couvains!
Nous voilà piqués très fort par la passion de
l’apiculteur…
Les nouvelles aventures de Léo
Notre ami Léo qui nous a quittés il y a quelque temps vient de passer plusieurs
semaines dans les Pyrénées en woofing dans un élevage de chèvres et vaches.
Il nous a donné de ses nouvelles, en voici quelques témoignages par l’image.
Nous serons heureux de le retrouver le week-end de Pentecôte où il vient
revoir et écouter Swami Atmananda.
Il s’agit maintenant de veiller au bien-être de
nos nouvelles amies, leur procurant de
nouveaux « cadres » où elles pourront agencer
leurs rayons, ou ajoutant à leurs ruches des «
hausses » (sorte d’étages supérieurs) si elles
viennent à se trouver un peu à l’étroit.
Certaines Fleurs profitent même de la
musique butineuse des abeilles pour rythmer
leur méditation. A voir si ça les aide à devenir
fruits.
Encore merci beaucoup Laurent. On te doit
presque tout de cette nouvelle aventure ! Merci
pour ton temps, ta patience et tout le reste (qui
est énorme!).
Un cadre bien rempli peut peser 4 kg !
Pour faire du bon fromage, il faut : de l’amour bien pur, ...
Maintenant, Work in Progress, comme on dit.
On vous tiendra au courant.
Onctueusement vôtres.
...des aliments bien frais, ...
33
Merci Laurent ! C’est vraiment une belle expérience que tu nous offres
... et du lait bien chaud !
34
10 Mai
10 Mai
Grandmothers Healing Haka
Grandmothers Healing Haka
(suite)
Pour Delphine, Justine, Lucas - et même de temps à autre pour Sora, notre chère
cuisinière-danseuse - comme pour les autres stagiaires, ce grand week-end de
l’Ascension aux sonorités maoris s’est ainsi entamé sous le signe de la réunion. Réunion
de soi et de l’autre en un groupe soudé, réunion du principe masculin et du principe
féminin, réunion en notre centre du corps et de l’esprit, de la Mère Terre et du Père Ciel.
Ojasvin et Waimaania incarnent parfaitement cet équilibre par leur complémentarité en
tant que couple d’intervenants.
Le Haka qu’ils proposent est une expérience puissante qui se conte comme un récit à
grandir, se joue comme une musique à guérir. Dans la présence affirmée du corps et de
la voix, mouvements et mots s’enchaînent avec un sens profond en creusant notre
ancrage à la Terre et en amplifiant notre élan vers les cieux. Chacun a pu au moins
effleurer l’expérience du « pilier de lumière, rayon de diamant » qui nous traverse et
dont parlent les Davis : l’essence d’un soi relié et imperturbable.
Le Grandmothers Healing Haka nous a initié à son pouvoir de guérison et d’ouverture,
parfois de manière bouleversante, parfois avec subtilité, toujours avec force. Nos
« Fleurs » se sont mises à l’écoute de cet art, vers leur épanouissement, comprenant
bien cependant que le Haka ne leur avait pas livré tous ses secrets, loin de là. C’est donc
tout naturellement que certains ont décidé d’approfondir encore l’expérience.
D’ici-là, Aroha nui.
L’apprentissage par la démonstration ; ancrés à la Terre et reliés aux Cieux
Au premier abord, en jetant un œil au programme d’A Ciel Ouvert, quand on arrive à
la rubrique Haka, on peut être tenté de se demander ce que le rugby vient bien faire
là… Bonne question ! Mais bien que les All-Blacks, l’équipe nationale de rugby
néo-zélandaise, aient rendu cet art visible à travers le monde, n’oublions pas que le
Haka est une pratique traditionnelle maori, intimement liée au spirituel… Et bien plus
ancienne que le rugby lui-même !
Pas de ballon ovale ici, mais l’activité est bien physique malgré tout !
Nous sommes donc allés à la découverte d’une culture de l’autre bout du monde,
littéralement, poursuivant ainsi notre exploration de nous-mêmes… Un voyage qui
appelle à être prolongé !
Souvent, les premiers moments d’un séminaire donnent le « La » sur lequel reposera
la musique des jours à suivre. Avec Ojasvin et Waimaania Davis en chefs d’orchestre,
c’est par une cérémonie d’accueil traditionnelle maori qu’on trouve le ton dès le premier
soir. L’un et l’autre dévoilent les grands mouvements de la partition au groupe hôte ou
au groupe invité initialement séparés, laissant aux différents interprètes l’espace de
l’improvisation. Puis les deux groupes se rejoignent et la cérémonie proprement dite
s’engage dans une ouverture polyphonique profondément intense. L’accueil, ici, c’est à
la fois l’affirmation de soi et l’intégration de l’autre. Et à la fin de la cérémonie, nous
formons tous une grande famille.
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Répétition en groupe sous le soleil de Sagnol
36
15 Mai
20 Mai
Vocalises et Frémissements
Soif de Vie, ou bien Soif de Sens ?
“Au Coeur du Chant de l’Etre”
Le mois dernier, l'équipe des "Fleurs" qui s'occupait de Sagnol est partie en
voyage dans les profondeurs, celles de la vibration. Embarqués sur les ondes
avec quelques autres matelots, nous avons suivi le capitaine, Edith Martens, vers
des péripéties inattendues.
Avec Edith, « il nous est proposé » beaucoup d’expériences inédites et
spontanées au cœur de l’être, avec pour véhicule privilégié : la voix !
Une exploration vibratoire de notre intimité, de notre corps, de notre âme, seul
ou avec l’autre, et en reliance avec ce « mystère » plus grand que nous-même.
Au fil de ces expériences, le temps se dilate, s’égare et laisse toute sa place à
une présence totale dans le chant. Car il s’agit moins de chanter juste que de
chanter vrai. On frémit, on vrombit, on résonne, on se laisse percer par des
lances cristallines ou bercer par des vagues profondes.
Il arrive que l’harmonie jaillisse avec la grâce de ces instants inattendus où
chaque chose est à sa place, dissolue dans l’Un. Il arrive aussi que la dissonance
se laisse éprouver, accueillir, explorer. Et c’est bien !
La voix se fait entendre, mais elle parle surtout d’écoute ; et, à l’image de
comment Edith laisse la semaine se dérouler d’elle-même, on apprend,
réapprend et on savoure l’ouverture à ce qui se présente. Des explorations
vocales, donc, et puis aussi des petits chants, sans limite de culture ou de langue,
et que l’on chante et rechante inlassablement.
En somme, une semaine riche et belle (encore une fois), tout en douceur et
alliance des cœurs – ceux-là même qui ont donné le tempo de tous ces
frémissements, vrombissements, résonances et chants.
Merci à toi Edith !
Une partie du domaine de Sagnol
Le dernier séjour “Soif de Vie”, qui a eu lieu à Sagnol en avril, rassemblait les
intervenants Pierre Montel (engagé dans la spiritualité de l’Inde), Marc Sokol
(engagé dans la voie du Tao), Thérèse et Thierry Buffel (enseignants
“mindfulness”), Sora (danses africaine et orientale) et Alain Chevillat (que l’on
connait bien!).
Et après un "Soif de Vie", les jeunes repartent souvent avec de nouvelles
perspectives, les yeux, les oreilles et l'esprit encore pleins de nouvelles
découvertes.
Parmi eux, Flavie, qui partage aujourd'hui avec nous son expérience :
"Qu’est ce qui nous amène à ce regroupement?
Est-ce la soif, ou est-ce la vie ?
Car dès les premières rencontres, la vie se fait soif et la soif se fait vie.
Les intervenants nous content leur chemin, les uns après les autres, et à chaque
résonance avec notre propre quête, nous oscillons entre éclats de rires et frissons
libérateurs. Les compréhensions surprennent, les réponses se font évidences
soudaines.
Captivés par la lumière de ces partages d’expériences, la séparation entre les
parcours s’efface. Qui sommes nous, nous qui sommes? La sensation d’être
différent devient absurde.
Les concepts se mélangent : taoisme, hindouisme, mindfulnisme,
shaktimontelisme… mais quelle que soit la voie, les pratiques nous ramènent à
une seule chose : la Présence ! Ou comment incarner chaque instant la
conscience qui circule en nous.
Les voix suspendues aux cordes de la guitare
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Des portes s’ouvrent, d’autres se referment. Et ainsi nous repartons, avec plus
de questions qu’en arrivant ! Vers l’ouverture nous cheminons, entre
apprentissage et desapprentissage nous tissons… "
38
2 Juin
20 Juin
L’Avenir se dessine pour Raphaël
Bientôt, la Quête du Graal...
Etienne van der Belen
Un des responsbles de l’Académie Aurore
de P-Y. Albrecht en Belgique
C'est le 17 juillet que commencera le stage de Etienne Van Der Belen "Sur le
chemin du Graal", qui s'inscrit dans le cadre de la pédagogie initiatique de Pierre
Yves Albrecht.
Raphaël, droit devant !
Nous allons bientôt entrer dans la troisième partie de la formation, et la plupart
des jeunes commencent à y voir plus clair sur l’orientation. de leur avenir C’est
aujourd’hui fortement le cas pour Raphaël qui s’oriente avec détermination vers
la direction d’un Centre résidentiel et la direction d’une agence de voyages
spécialisés. Il a déjà acquis une certaine expérience dans beaucoup de tâches
de ces deux métiers, et aborde une phase où il y aura davantage d’autonomie,
d’initiatives, de responsabilités.
Il se prépare aujourd’hui à diriger le site de Sagnol en Juillet/Août, et à
coordonner sur place l’Université du désert, de février à avril 2017. Il
accompagnera également, sans doute, tous les groupes en Inde en 2017, pour
se former aux côtés d’un autre accompagnateur spécialiste de l’Inde.
Etienne est comédien et metteur en scène, et le théâtre y aura une grande
place, mais il y aura aussi des randonnées, du tir à l'arc, du chant, etc.
C'est un stage réservé aux 18/26 ans, et si vous en faites partie, ne manquez
pas cette opportunité. Le stage coûte 180 euros tout compris les 5 jours (stage
+ pension). C'est un prix calibré pour les jeunes. Il est en auto-gestion entre
jeunes, encadré par les Fleurs du Vivant, et se déroulera à Sagnol, en pleine
nature.
Tous renseignements et inscriptions à :
http://www.acielouvert.org/detail-programme.aspx…
En attendant, il continue sa formation à Pierre Châtel, et s’active dans la mise
en place logistique de l’association de voyages « Infinitude » qu’il est destiné à
diriger le moment venu. C’est un travail complexe, multifacettes, dans le quel il
doit finir par baigner comme un poisson dans l’eau.
Que la belle énergie qui l’anime aujourd’hui, et que l’arbre en croissance donne
de beaux fruits.
39
Atelier Tir à l’arc
Randonnée nature
40
1er Juillet
Les Saveurs dans l’Ayurveda
Préparation du Paneer, le fromage indien
Le Kichadi (riz, lentilles, épices), LE plat ayurvédique
La semaine dernière s’est déroulé un stage autour
de la cuisine ayurvédique avec le Dr Garima
Khajanchi. Nous avons pu apprendre les mets de
base de la cuisine indienne, mais aussi comment
s’applique la philosophie de l’Ayurveda dans la
préparation d’un repas, les mélanges d’épices, et
même la manière de manger ! En effet, l’Ayurvéda
étant une médecine qui prend en compte l’aspect
physique, sensoriel,, intellectuel et spirituel du
monde, rien n’est laissé au hasard.
Ce stage était aussi l’occasion pour Camille de
s’exercer à la traduction en simultané, après avoir
montré son enthousiasme quelques semaines plus
tôt lors traduction de Steven Rudolph. Avec l’aide de
Anne Perrot, animatrice de cures ayurvédiques à
Pierre Châtel et traductrice des médecins
ayurvédiques, Camille réussit ce défi avec brio.
Bon appétit !
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Pour plus d’informations
Préparation du Sabji (légumes)
L’équipe au grand complet : après l’effort en cuisine, le réconfort à table !
www.acielouvert.org
www.sources-vivre-relie.org
Page facebook : Les Fleurs du Vivant
Contact : [email protected]
Tel : 04 79 81 90 78

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