Bourse-Eiffage s`envole sur ses perspectives 2012

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Bourse-Eiffage s'envole sur ses perspectives 2012, Actualités boursières
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24/02 | 13:29Bourse-Eiffage s'envole sur ses perspectives 2012
Les analystes saluent la baisse plus forte que prévu del'endettementLes
déclarations du DG, en poste depuis un an, ontconvaincuE2 mds de désendettement
attendu sur cinq ans (Actualisé avec conférence de presse)
L'action Eiffage est en tête des hausses de l'indice SBF 120 vendredi matin à la Bourse de Paris
après l'annonce par le groupe de BTP de perspectives encourageantes en matière de résultats
et de réduction de la dette, après un exercice 2011 pénalisé par des éléments non récurrents.
(voir ).
Vers 13h30, Eiffage gagnait 11,35% à 28,30 euros, portant sa progression depuis janvier à
51,3% et sa capitalisation boursière à près de 2,5 milliards d'euros.
Natixis est passé à l'achat avec un objectif de cours porté de 31 à 37 euros. Le broker souligne
que la dette nette inférieure aux attentes fin 2011 (12,6 milliards d'euros contre 13,5 mds
attendus) se traduit mécaniquement par un gain de 10 euros par action (somme des parties).
Il ajoute, à l'appui de sa décision, que le groupe s'est fixé comme objectif de réduire de 2,0
milliards d'euros la dette sur les cinq prochaines années. Selon Natixis, les perspectives 2012
sont supérieures aux prévisions.
Le refinancement d'Eiffarie, une co-entreprise avec l'australien Macquarie qui contrôle les
Autoroutes Paris Rhin Rhône et qui a pesé sur l'exercice 2011, est également salué.
CM-CIC Securities reste à l'achat, parle d'"électrochoc" et d'une "impression très nette d'une
intense reprise en main par la direction".
Le broker souligne aussi un desserrement de la contrainte financière. "Le refinancement de la
structure pivotale Effarie (...) éloigne le spectre d'une augmentation de capital forcée", dit
CM-CIC.
Oddo Securities a réitéré son conseil d'achat, porté son objectif de cours de 27 à 39 euros et
intégré le titre dans sa liste de valeurs préférées.
"Le management s'est montré convaincant sur la croissance embarquée pour 2012 et sur la
dynamique de redressement des marges grâce à une politique ambitieuse de réduction des
coûts et de meilleure sélectivité des affaires", écrit Oddo dans une note.
PAS DE SURCOUTS EN 2012
Les marges d'Eiffage dans les travaux ont été pénalisées plusieurs années d'affilée par des
problèmes dans l'exécution de contrats, notamment d'hôpitaux. Après l'inscription en 2011 des
derniers surcoûts sur le chantier du grand stade de Lille et la livraison de l'hôpital sud-francilien,
Pierre Berger, directeur général du groupe depuis fin 2010, a assuré que ces problèmes étaient
désormais derrière lui.
"Sur le plan des grands projets, il n'y a désormais plus de problème de management ou de
surcoût à craindre sur ces affaires à partir de 2012", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de
presse.
La saga du centre hospitalier situé à Corbeil-Essonnes (Essonne) n'est toutefois pas tout-à-fait
terminée, puisqu'Eiffage a déposé un recours devant le tribunal administratif pour obtenir 175
millions d'euros de surcoûts qu'il réclame à l'administration. Un pré-rapport doit être rendu sur le
sujet en juin prochain.
Le groupe a également promis de réduire sa dette de deux milliards d'euros au cours des cinq
prochaines années, après avoir diminué son endettement net en 2011 de 568 millions d'euros à
12,6 milliards, une première en deux ans.
L'an dernier, la cession d'Optimep 4, titulaire d'un contrat de PPP de quatre prisons françaises
est venue s'ajouter à l'impact des cash-flow des concessions.
"Ce n'est pas linéaire, il faut regarder cet objectif au bout de cinq ans", a précisé le directeur
financier, Christian Cassayre, ancien de Vinci comme Pierre Berger qu'il a rejoint dans le courant
de l'année dernière, au cours d'une conférence de presse. "On aura un effet cession un peu
moins favorable en 2012, les années où nous aurons des sorties de PPP seront plus
favorables."
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25/02/2012 09:39

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