Le Courrier d`Algérie du mardi 2 juin 2015

Commentaires

Transcription

Le Courrier d`Algérie du mardi 2 juin 2015
Affaire Khalifa Bank
Soltani présent, Sidi-Saïd absent
Des experts tirent
la sonnette d’alarme
sur la CONTREFAÇON
L’information au quotidien
Quotidien national d’information - Prix Algérie 10 DA - France 1 euro
Mardi 2 juin 2015 - www.lecourrier-dalgerie.com - N°3427 - 12e année
6 151 enfants objet de violences
en 2014
Le constat amer
de la DGSN
L’enfance, voilà une catégorie bien vulnérable quand bien même une
loi sur leur protection a été adoptée récemment par l’APN. Qu’en est-il
de cette frange de la population en Algérie ? En tout état de cause, en
Algérie le tableau dressé est loin d’être rose.
Lire en page 3
«Un phénomène
dévastateur»
P4
l BUREAU POLITIQUE DU FLN
Saâdani face
à un dilemme
P2
l LUTTE CONTRE LE TABAGISME
L'urgence
de l'heure
P3
l IMPORT-EXPORT
L'activité scindée
en deux
P4
l SOLDES-2015
58 infractions
relevées
P4
l Ouverture de la saison estivale
Ghoul, Tagabou
et Lahbiri donnent
le coup d’envoi
à Boumerdès
P5
Phs : DR
L'épreuve restera dans
les annales
Quand
le Championnat
algérien fait
l'événement dans
le monde P 12
BUREAU POLITIQUE DU FLN
ALGÉRIE-VIETNAM
Saâdani face à un dilemme
Sellal souligne le
principe de
soutien mutuel
Le FLN semble sortir de
la zone de turbulence
au lendemain du déroulement de son 10e
congrès, ayant abouti à
l’élection d’Amar
Saâdani à sa tête, et
l’installation d’un nouveau comité central
(CC). Ce n’est pas fini,
le secrétaire général de
la formation politique du
pouvoir doit élire son
bureau politique. Une
épine calcanéenne qui
freine l’allure du parti.
est du moins
l’ambiance
sereine et la
béatitude qui s’observent
chez la famille politique
«rajeunie et rénovée» de l’exparti
de
l’opposition.
Néanmoins, il reste encore
du chemin sinueux à faire
pour le parti, tant le bureau
politique (BP) n’est pas
encore mis en place. Dans
les nouveaux statuts adoptés
lors du congrès, le nombre
de sièges dans cette instance
stratégique très convoitée
par les cadres de ce parti est
revu à la hausse. Il est passé
de 15 à 19 membres. Les
hauts responsables parmi les
plus proches de Saâdani se
frottent déjà les mains, aussitôt le congrès clôturé. Ils
sont nombreux parmi la
composante du CC qui se
bousculent au portillons
afin de se frayer un chemin
qui les mènera à siéger au
très restreint BP du FLN.
Saâdani qui a promis de
rajeunir les instances de son
parti n’aura le choix que de
C’
ACTUALITÉ
Mardi 2 juin 2015
Ph : DR
2
bilité politique de mener le
bateau FLN à bon port où le
faire… échouer. D’autre
part, si le secrétaire général
du vieux parti a reconduit
certains membres de l’ancien BP au sein de la longue
liste du CC, malgré qu’il ne
puisse plus compter sur eux,
c’est qu’il lève le voile sur
ses velléités mi-affichées de
les écarter de son bureau
politique. En attendant la
liste rajeunie du BP, les candidats en lice se livrent une
véritable bataille où chacun
tente de faire valoir ses
atouts politiques, afin d’arracher une place parmi les
19 «privilégiés» de Saâdani.
Amar Saâdani, SG du FLN
procéder à un lifting qui
permettra l’émergence de
nouvelles têtes avec du sang
neuf en son sein. Lors de la
réunion de cette instance
précédant le 10 e congrès,
tenue le 12 mai dernier,
Saâdani a déclaré devant les
vétérans parmi les membres
du BP que «personne ici ne
pourrait s’opposer au rajeunissement des structures du
parti», a-t-il, alors, mis en
garde ses plus proches collaborateurs devant un parterre de journalistes de la presse nationale. Faut-il dire que
le propos sèchement lâché
de Saâdani a mis ses partisans dans la gêne. C’est ce
qui donne déjà une idée
forte à parier sur la prochaine composante du BP qui
sera rendue publique dans
moins d’un mois. Selon une
source très proche du dossier, Saâdani a déjà tranché
la question et a coché sur la
liste du CC les cadres qui
siégeront de lui. Si, d’anciens membres seront bien
évidemment
maintenus,
pour éviter le risque de
représailles qu’encourt une
décision de mise à l’écart de
ses fidèles qui lui sont restés
loyaux. Laquelle menace
plane autour de l’entourage
de Saâdani, à peine la tête
sortie de l’eau, après une
campagne de dénigrement
menée contre lui par ses
détracteurs de l’aile de l’opposition. «Il y a eu beaucoup
de protestations parmi les
membres de l’ancien BP et
ceux parmi les plus ambitieux du CC…», a révélé
notre source qui se réserve
tout le droit de s’exprimer
officiellement au nom du
parti, tant que cette instance
n’est pas installée. D’après
lui, à l’heure actuelle, c’est
le black-out au niveau du
siège du parti à Hydra. Ce
qui est sûr c’est qu’ils sont
nombreux parmi les convoiteurs d’un siège au BP qui
rôdent à l’intérieur des
bureaux de ce siège. L’un
des plus proches partisans
de Saâdani, le député
d’Annaba, T’liba BahaEddine, ferait partie de cette
équipe qui aura la responsa-
PLJ
Mohamed Saïd se veut
rassembleur
e Parti de la liberté et de la justice
(PLJ) a indiqué que le changement
recherché dans un cadre de paix et
de sécurité passera par un consensus national entre le pouvoir et l'opposition sur les
différentes questions qui engagent l'avenir
du pays, a indiqué, dimanche dernier, un
communiqué du parti.
"Le changement recherché dans un cadre
de paix et de sécurité ne se concrétisera que
par un consensus national né de la conviction commune du pouvoir et de l'opposition
que nul ne peut se passer de l'autre et que
chaque partie est incontournable pour
l'autre", a précisé le parti dans un communiqué, sanctionnant les travaux d'une session
ordinaire de son bureau national, tenue vendredi. Le PLJ a relevé qu'une "démocratie
réelle implique l'existence d'une opposition
politique forte, d'une administration neutre,
d'une presse libre et des moyens transparents pour la compétition politique". Il a
insisté "en particulier pour préserver et protéger les cadres de la Nation qui constituent
la colonne vertébrale de l'État", rappelant
que le changement "est une revendication
légitime incompressible, plus sa réalisation
sera différée, plus les risques de dérives vers
l'inconnu augmenteront". Le PLJ a invité,
dans ce cadre, les pouvoirs publics, à "élaborer une nouvelle stratégie résultant d'une
L
large concertation nationale et définissant,
dans le cadre d'une démarche intégrée, le
rôle de chaque partie dans son exécution". À
cet égard, il a suggéré au gouvernement d'organiser une conférence nationale, ouverte
aux forces politiques et sociales, aux compétences nationales, et aux opérateurs économiques, pour "élaborer une vision commune
pour l'après-pétrole qui préserve, à court
terme, le pouvoir d'achat du citoyen et instaure un climat propice à l'encouragement
de l'investissement productif national et
étranger".
Abordant la situation économique du
pays, le PLJ a relevé que les réformes économiques entreprises "n'ont pas permis au pays
de réduire sa dépendance à l'égard des
hydrocarbures", soulignant que "bien au
contraire, elles l'ont aggravée au point de
menacer sa stabilité, son indépendance et sa
souveraineté". Par ailleurs, le parti a exhorté
ses élus dans les Assemblées populaires
communales et de wilayas à "redoubler" d'efforts au service du citoyen dans le cadre du
"respect de la loi, de l'attachement à la morale et de ne pas céder aux pressions administratives ou au pratiques malsaines qui ne se
soucient guère de l'intérêt public". En outre,
une commission d'évaluation individuelle de
l'action de ces élus a été constituée en prévision des prochaines échéances électorales.
GUÉGUERRE INTRAMUROS
À cette guéguerre intramuros, s’ajoute la détermination de l’aile de l’opposition qui ne compte pas faire
marche arrière après le
déroulement du 10e congrès
du FLN, quand bien même,
les adversaires à Saâdani ont
fait appel à tous les moyens
dont ils disposent, afin de le
saborder. Peine perdue ? La
réponse est «non» pour la
coordination des redresseurs qui compte aller audelà du congrès et des résolutions qui en ont résulté.
Cette aile compte d’ores et
déjà organiser une réunion
le jeudi prochain, où il sera
question de discuter de leurs
actions futures. Les antagonistes concoctent un plan
d’attaque qui vise à remettre
en cause tout ce qui a résulté du congrès de Saâdani.
«Nous sommes en train de
monter un dossier pour
contrer cette mascarade visà-vis de l’opinion, des militants et des autorités. Nous
préparons
différentes
actions qui visent à récuser
tout ce qui a trait au congrès
organisé par l’équipe de
Saâdani. Nous allons s’élever contre tout ce qui a été
mené sur la base d’une
transgression des statuts du
parti et des lois de la
République», a indiqué
Kassa Aïssi, joint, hier, par
téléphone. Il a précisé que
son groupe compte réunir
les membres qui se sont
engagés à boycotter le
congrès, parmi eux les
cadres du CC et des parlementaires du parti à
l’Assemblée
nationale
(APN). «Nous allons nous
entretenir ce jeudi pour faire
le point de la situation pour
donner suite à notre mouvement de protestation après
ce congrès illégal», a-t-il
ajouté. Aïssi a néanmoins
révélé que l’aile qu’il représente a enregistré des défections de dernière minute
parmi la liste des 111
membres du CC, qui ont
fini par rejoindre le congrès
du parti, sans toutefois préciser le nombre des …infidèles à la ligne de l’opposition. «Certes, il y a ceux qui
n’ont pas respecté leur engagement de ne pas participer
au congrès, mais il y aura
aussi ceux qui vont finir par
rejoindre notre front», a-t-il
ajouté.
Farid Guellil
e Premier ministre, Abdelmalek
Sellal, a affirmé, lundi à Alger, que
l'Algérie et le Vietnam s'accordaient sur
le principe de soutien mutuel chaque
fois que nécessaire. L'Algérie et le
Vietnam "s'accordent sur le principe de
coopération et de soutien mutuel
chaque fois que nécessaire, concernant
toutes les questions relatives aux relations internationales", a déclaré Sellal,
lors d'une conférence de presse
conjointe avec son homologue vietnamien, Nguyên Tan Dung. Le soutien
"existe" entre les deux pays, a-t-il affirmé, rappelant, à titre d'exemple, que le
gouvernement vietnamien soutient le
règlement de la Question sahraouie,
conformément aux Résolutions du
Conseil de sécurité et au Droit international. S'agissant des questions internationales,
Sellal a précisé que
l'Algérie et le Vietnam "s'accordent à
dire que tous les problèmes se règlent à
travers la paix et le dialogue", soulignant qu'une telle vision correspondait
à la politique de l'Algérie qui exporte le
dialogue, la sécurité et la quiétude. Par
ailleurs, Sellal a souligné que la visite
officielle de son homologue vietnamien
"revêt une grande importance" eu
égard aux relations historiques qui
lient les deux pays, et qu'elle était de
nature à "renforcer les relations", rappelant la signature de trois conventions. Le Premier ministre vietnamien
a entamé, dimanche, une visite officielle en Algérie à l'invitation de Sellal.
Durant cette visite, un mémorandum
d'entente pour la coopération dans le
domaine de la Santé, un autre dans le
secteur du Tourisme et un programme
d'échanges culturels pour la période
2016-2018 ont été signés. Par ailleurs,
Sellal a indiqué que la coopération économique entre l'Algérie et le Vietnam
se limitait aux échanges commerciaux,
relevant que le volume des relations
bilatérales "ne dépasse pas 370 millions
de dollars américains". Il a ajouté
qu'une rencontre entre les responsables du secteur de l'Industrie et des
hommes d'affaires des deux pays avait
dégagé "une nouvelle approche" en
matière de coopération économique.
Les deux pays "ont convenu de
construire leur coopération économique sur la base du partenariat et la
création de la richesse, car l'Algérie
recèle d'importants moyens pour développer son économie, et peut, ainsi,
tirer profit de l'expérience vietnamienne". Sellal a cité les domaines possibles
de coopération industrielle et économique entre Alger et Hanoi, comme le
secteur du textile "dans lequel le
Vietnam jouit d'une expérience mondialement reconnue dont l'Algérie peut
bénéficier". "Des projets de coopération sont prévus entre les deux pays
dans le domaine des textiles pour promouvoir la production nationale dans
un premier temps, et aller, par la suite,
à l'exportation vers les pays africains",
a encore fait savoir Sellal. Dans ce
contexte, il a rappelé la rencontre
"importante" que l'Algérie abritera au
mois de décembre prochain qui
regroupera les hommes d'affaires africains, afin de développer l'économie
nationale et encourager les producteurs algériens à conquérir le marché
africain. Dans le domaine de l'énergie,
Sellal a cité un accord entre une compagnie vietnamienne et Sonatrach "sur
plusieurs années". "Avec les importantes découvertes de pétrole à BirEssabaa (Touggourt- Ouargla), nous
lancerons, début juillet prochain, l'exploitation et la commercialisation avec
le Vietnam", a-t-il annoncé.
L
ACTUALITÉ
Mardi 2 juin 2015
6 151 ENFANTS OBJET DE VIOLENCES EN 2014
L’enfance, voilà
une catégorie bien
vulnérable quand
bien même une loi
sur leur protection
a été adoptée
récemment par
l’APN. Qu’en est-il
de cette frange de
la population en
Algérie ?
n tout état de cause,
en Algérie le tableau
dressé est loin d’être
rose. En effet, les statistiques
y relatives, notamment celles
fournies par les officiels,
donnent froid au dos. Les
enfants, et subséquemment
les adolescents, sont certes
passibles du code pénal mais
ils continuent à subir les
affres d’une violence aux
aspects multiformes. En fait,
un nombre considérable de
délits sont perpétrés à leur
encontre. Justement et sur ce
registre, des chiffres dévoilés
récemment indiquent que
pour les quatre premiers
mois de l’année 2015, ce
sont 1 726 enfants à avoir été
victimes de violence, dont
996 cas de violence physique, 517 (dont 316 filles) à
caractère sexuel, 179 cas
pour mauvais traitements,
25 cas d’enlèvements et
enfin trois cas d’homicide
volontaire. De ce chiffre
d’enfants victimes, il a été
malheureusement enregistré
06 décès. C’est ce qui ressort
de notable des statistiques
communiquées hier, à l’occasion de la célébration de la
Journée internationale de
l’enfant, par Kheira Messaoudène, commissaire divisionnaire et chef du bureau
de protection de l’enfance à
la Direction générale de la
Sûreté nationale (Dgsn).
Durant l’année 2014, ce sont
E
Ph : DR
Le constat amer de la Dgsn
quelque 6 151 enfants à
avoir subi des violences de
différentes formes. À l’évidence, ces chiffres sont loin,
très loin même de refléter la
réalité, à cause évidemment
du silence patent qu’observent les parents dans
pareilles situations. D’aucuns sont en effet peu
enclins à dénoncer auprès
des différents corps de sécurité que ce soient les services
de police ou de justice. Ceci
pour dire que les enfants
sont victimes de violences en
tous genres, telles que l’exploitation dans le travail,
mendicité, privation de scolarité, mauvais traitements et
châtiments infligés, etc… Ce
sont en tout cas les chiffres
révélés par les services de la
Dgsn. Et pour la représentante de la Dgsn, Kheira
Messaoudène, d’expliquer
que beaucoup de chemin
reste à parcourir afin d’endiguer le phénomène de la violence que subissent, au quotidien, nos enfants. Autres
statistiques plus éloquentes
pour une société affublée du
sceau du conservatisme, ce
sont près de 6 000 actes de
violences qui ont été perpétrés contre les enfants au
courant de l’année 2014.
Cependant, il faut s’arrêter
sur les chiffres relatifs aux
cas de disparitions d’enfants.
À la Dgsn, l’on énonce que
pour l’année 2014, ce sont
195 cas de disparition d’enfants qui ont été portés à
leur connaissance. Au premier trimestre 2015, ce
chiffre s’est établi à 25 cas
d’enlèvement que les services de police ont réussi à
élucider et au bout desquels,
la Dgsn à pu réinsérer les
enfants kidnappés dans leurs
familles respectives. Cependant, la même responsable
n’a pu qu’admettre que la
procédure de «Alerte kidnapping », une procédure en
usage actuellement en Algérie, relevant de la seule compétence du procureur de la
République et à laquelle
contribuent plusieurs secteurs, reste encore peu optimale. En ce qui a trait aux
agressions sexuelles exercées
sur les enfants, le poids
contraignant de la société
algérienne fait de telle sorte
que les services de sécurité
ont toutes les peines du
monde à détecter de tels cas.
Un certain nombre de
parents hésitent à saisir les
services de sûreté pour
dénoncer les sévices sexuels
que subissent leurs progénitures. Sur un cadre plus
général, la même responsable a plus particulièrement
dénoncé la « passivité » des
citoyens et le «manque de
civisme» même si, dans ce
cadre, un numéro vert a été
mis à leur entière disposition. Toutefois, les pouvoirs
publics ne sont pas restés de
marbre devant la dégradation de la situation des
enfants. En effet, l’arsenal
juridique a été justement
amendé afin de mieux protéger l’enfance et des dispositions ont été prises. C’est
ainsi que la loi adoptée au
mois de mai dernier par
l’APN a prévu le poste de
médiateur et celui de délégué des droits de l’enfance.
La Dgsn, en tant que premier corps concerné par la
lutte contre la violence, s’est
inscrite dans la démarche
imprimée par les pouvoirs
publics et a procédé à la
création d’une cinquantaine
de brigades, réparties à
l’échelle nationale, spécialisées dans la protection de
l’enfance. Aussi, des unités
spécialisées dans la lutte
contre la cybercriminalité
ont été créees. Cependant,
force est de constater que ces
mesures tardent encore à
donner des résultats probants et l’enfant continue
encore de subir des sévices
autant moraux que physiques. Pour paraphraser
Mme Messaoudène qui
dresse un constat sans complaisance sur la situation de
l’enfant algérien, «la protection de l’enfance est l’affaire
de tout le monde, autorités
et société civile incluse». «La
société, les parents, sont responsables de la persistance
d’une violence héritée des
années de terrorisme», a-telle expliqué appelant à l’implication de tout le monde.
Toutes les parties concernées sont tenues de conjuguer leurs efforts afin d’endiguer le phénomène de la violence et avoir, au bout du
compte, «une famille saine,
des enfants sains», a-t-elle
émise en guise de souhait.
Mohamed Djamel
PROJET DE LOI SUR LA PROTECTION DE L'ENFANT
Satisfecit de «Nada»
l aurait été question de 18 000
appels SOS, au courant de l'année
2014 à 2015, de 13 000 enfants
présentés devant la Justice, mais aussi
de 32 000 victimes de violence, sous
toutes ses formes. C'est ce que révèle le
président de l'Association pour la
défense des droits de l'enfant, Abderrahmane Arar, à l'occasion de la Journée mondiale de l'enfant. S'exprimant,
hier, au siège du Front du changement
(FC) à Alger, le président du réseau
«Nada» a fait état d'une augmentation
alarmante de violence en milieu des
enfants en Algérie. Lors d'une conférence de presse sous le thème :«La Loi
sur les enfants, entre le Besoin de l'enfant et la Protection de la famille», il a
révélé qu'au cours de l'année 2014 jusqu'à 2015, son association a reçu environ 18 000 appels de détresse sur le
numéro vert 30/33. Pour l'intervenant,
ce chiffre représente le cumul de violence dans notre société, mais ne reflétant aucunement ce qui se passe réellement puisque, ajoute-t-il, ce qui est
caché est bien pire. Dans la même lan-
I
cée, Arar ajoute que pas moins de 13
000 enfants sont annuellement présentés devant la Justice pour des affaires
diverses, telles que le vol, la consommation de drogue ou encore d'agression. Il
s'agirait, notamment, poursuit le président du réseau, de 32 000 enfants victimes de violence, sous toutes formes. Il
dira dans ce sens que les agressions
physiques et sexuelles sont classées en
haut de l'échelle, suivi des conflits au
sein des familles. Ainsi, Arar soulève
que le projet de loi, soumis actuellement à l'APN, est un nouvel élan en
matière de protection des droits de l'enfant, et qui est venu apporter un plus
pour la prise en charge des victimes de
violence. «Cette loi travaillera à plus de
prévoyance pour effectivement ne pas
arriver à avoir un nombre aussi élevé
d'enfants violentés», a-t-il estimé, ajoutant qu'il restait maintenant à ce qu'elle soit appliquée réellement sur le terrain». C'est dans ce sens qu'il révélera
qu'une instance nationale sera mise en
place pour la première fois depuis l'Indépendance pour veiller, en effet, sur
l'application de ladite loi. De son côté,
le chef du bureau national du Front du
changement, Ahmed Bouzouaoui, a
estimé que bien que le projet de loi sur
la protection de l'enfant soit un acquis
en faveur de cette frange, mais il a toutefois tardé à voir le jour. «Les 10
années de retard nous poussent à croire que la protection des droits de l'enfant n'était pas dans les priorités absolues du Gouvernement», a-t-il dit.
Le projet de loi est globalement
acceptable pour le FC qui s'attend à
plus d'améliorations, a-t-il souligné.
Même son de cloche du côté du de
Riyaj Ahmed, Dr de la chariaa islamique et de droit, à la faculté de Kharouba d'Alger, qui a estimé que le projet de loi en question a tardé de voir le
jour en Algérie, comparativement aux
autres pays arabes, y compris la Tunisie
et l'Égypte. Estimant que la nouvelle loi
est un acquis pour l'enfant et sa protection, mais l'intervenant s'est quand
même interrogé sur la méthode et l’efficacité de son application.
Ania Naït Chalal
3
LUTTE CONTRE LE
TABAGISME
L'urgence de l'heure
liminer le commerce illicite des produits
du tabac et sensibiliser les jeunes sur les
méfaits du tabagisme, sont les principaux
objectifs de la célébration de la Journée mondiale sans tabac. Le tabac est la deuxième
cause de mortalité dans le monde et est responsable de la mort d'un adulte sur 10. Combattre le tabagisme est une priorité de santé
publique mondiale. Il n'existe pas de seuil audessous duquel fumer ne représente pas de
risque. En effet, le risque d'être victime d'un
cancer du poumon dépend du nombre de
cigarettes que l'on fume chaque jour, ainsi
que de l'ancienneté de son tabagisme. La
seule solution pour diminuer ce risque est l'arrêt définitif du tabac. À l'occasion de la Journée mondiale sans tabac,l'Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre
les effets néfastes du tabagisme qui ne font
que s'accentuer dans le monde. Selon
l'(OMS) le tabac est l'un des plus grands dangers pour la santé publique. Effectivement,
plus de 6 millions de personnes décèdent
d'une maladie liée au tabagisme chaque
année. Ce chiffre devrait franchir les 8 millions par an d'ici 2030. Plus de 80% de ces
décès sont enregistrés dans des pays à revenu
faible ou intermédiaire. Le représentant de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
en Algérie, Bah Keita, a invité, dans son intervention sur le commerce illégal du tabac dans
le monde, les familles, les différentes organisations et la société civile à participer à la campagne de sensibilisation de la Journée mondiale sans tabac, et cela, via les réseaux
sociaux. Il a également convié les États
membres de l'(OMS) à ratifier un protocole
de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac et à mettre les voies et moyens
pour appliquer ces mesures. Évoquant l'arsenal juridique mis en œuvre par l'Algérie en
matière de lutte contre le tabagisme, le
ministre de la Santé, de la Population et de la
Réforme hospitalière Abdelmalek Boudiaf,
lors de sa visite à l'établissement hospitalouniversitaire (EHU) d'Oran ce dimanche 31
mai 2015 a déclaré que "l'année 2015 a vu
une augmentation de 10 % de la taxe sur les
produits tabagiques et que l'avant-projet de
loi sanitaire a introduit, pour la première fois
dans notre arsenal juridique, les sanctions
pécuniaires". En effet le ministère de la Santé
a introduit un article dans une nouvelle loi sur
la santé (article 58) infligeant aux fumeurs
dans les places publiques une amende pouvant aller de 2 000 à 5 000 DA. Tout en précisant que l'amende sera doublée en cas de
récidive. Cette nouvelle loi prévoit également
deux autres articles relatifs à la promotion, au
parrainage et à la publicité sur le tabac et les
boissons alcoolisées, les promoteurs de ces
produits encourant une amende allant
de 500 000 à 1 000 000 de DA. Lors de sa
visite Abdelmalek Boudiaf a souligné que "53
consultations réparties à travers l'ensemble du
pays vont être mises en place avant fin 2015 et
dotées de tous les moyens nécessaires acquis
sur le fonds d'urgences alimenté par la taxe
sur le tabac". Toutefois, Boudiaf a tenu à préciser que la création de ces services d'assistance médicale rentre dans le cadre du plan
national de lutte antitabac, qui repose sur la
contribution de tous les secteurs (la société
civile et les médias), il a rajouté aussi que le
tabagisme a de tout temps constitué une
réelle menace pour la santé publique et une
base essentielle de la stratégie nationale de
lutte contre les causes des maladies transmissibles. Dans le même ordre d'idée, cette visite a été marquée par la signature de la charte
"hôpital sans tabac", qui cible l'établissement
hospitalier universitaire 1er-Novembre 1954,
l'établissement spécialisé en pédiatrie de
Canastel et les établissements hospitaliers
Mohamed Seghir Nekkache d'El Mohgoun,
Tami Medjeber et Colonel Othmane d'Aïn
Turck et qui a pour objectif de permettre à
des structures sanitaires de mener des actions
d'information de communication et de sensibilisation, auprès du personnel de la santé,
des patients et des visiteurs. Ce projet touchera tous les établissements hospitaliers du
pays, selon M.Boudiaf. Dans le même sens,
il a mis en avant le rôle majeur que joue le secteur de la santé par rapport au respect des
dispositions règlementaires de lutte contre le
tabagisme.
Mancer Mourad
E
4
ACTUALITÉ
Mardi 2 juin 2015
DES EXPERTS TIRENT LA SONNETTE D’ALARME SUR LA CONTREFAÇON
IMPORT-EXPORT
«Un phénomène dévastateur»
L'activité scindée
en deux
Une journée d'étude sur
les marques et la
contrefaçon s'est tenue,
hier, à l'hôtel El-Aurassi,
placée sous le haut
patronage des ministres du
Commerce, et de
l'Industrie et des Mines.
Cette journée a été
organisée par «RH
International
Communication», avec la
participation de nombreux
experts algériens et
étrangers.
l convient de souligner
que la contrefaçon a des
effets dévastateurs sur
l'économie nation ale et
la
santé du consommateur. De
nombreuses contrefaçons ont
été signalées par le Laboratoire
national d'essais concernant les
produits alimentaires, pharmaceutiques,
cosmétiques et
industriels. La plupart de ces
produits sont importés massivement chaque année par des
importateurs fraudeurs. Aussi,
il est à rappeler que l'utilisation
frauduleuse de l'étiquetage
demeure un problème de santé
publique important, affectant
toute la confiance du consommateur. Par ailleurs, il est à
I
noter que la contrefaçon industrielle, dans toutes ses dimensions (brevets, marques, dessins et modèles industriels,
appellations d'origines) constitue l'un des instruments privilégiés auquel l'État doit recourir
pour impulser l'investissement
étranger en Algérie, et contribuer à la réalisation des objectifs que le Gouvernement s'est
assigné dans son programme
d'action. Il s'agit notamment
d'assurer un contrôle rigoureux
aux frontières et de développer
les institutions en charge de ce
volet. Reproduire frauduleusement un produit manufacturé,
ou une œuvre littéraire et artistique, est
considéré comme
une atteinte aux droits d'un
détenteur de titre de propriété
intellectuelle, par la reproduction, sans autorisation, de son
œuvre. On emploi le terme de
piraterie, quand il s'agit d'atteinte aux droits d'auteur. À cet
effet, il existe différents types de
contrefaçons. La contrefaçon
est une reproduction servile à
travers laquelle réside toujours
l’intention délibérée de tromper le consommateur. La
contrefaçon partielle se traduit
par la reproduction d'une partie du produit. La contrefaçon
par équivalence signifie imiter
le produit. La lutte contre ce
fléau peut revêtir plusieurs
formes. Elle est préventive par
la sensibilisation du public
concerné aux avantages induits
par le dépôt des actifs de la propriété industrielle. Elle est
offensive par le fait de procéder
aux contrôles et saisies des produits contrefaits. Elle revêt un
aspect judiciaire, quand il s'agit
de la mobilisation des organes
de contrôle. Par ailleurs, 2 à 3
millions d'articles contrefaits
sont saisis chaque année par les
services des Douanes. D'autre
part, ce phénomène décourage
des chercheurs-inventeurs à
créer de nouveaux produits.
Aussi, il a des conséquences
fâcheuses sur la création de
l'emploi. La contrefaçon génère
des pertes de recettes publiques
considérables pénalisant, ainsi,
l'État, et porte un grand préjudice à l'économie nationale. Eu
égard à tous les méfaits de la
contrefaçon, le ministère de
l'Industrie et des Mines propose l'ensemble des recommandations suivantes à mettre en
œuvre, afin d'endiguer au
mieux ce grand fléau. Il s'agit
de développer la formation, en
spécialisant les magistrats, les
organes de contrôle, et toute
personne susceptible d'être
d'un apport dans le domaine de
la lutte contre la contrefaçon
(Douanes, Cacqe Inapi,…).
Organiser des journées, conférences,
rencontres
pour
débattre de la contrefaçon. Éle-
ver le niveau d'encadrement et
de qualification des ressources
humaines, surtout au plan
technique. Possibilités de formation et/ou perfectionnement
offerts dans le cadre de la
coopération internationale.
Engager de larges campagnes
de sensibilisation du public,
afin d'éduquer et faire naître en
lui le réflexe de la lutte contre la
contrefaçon (dénonciation,
non achat des produits qui nuisent à la santé et la sécurité).
Créer une publication et/ou un
support qui traite les cas spécifiques de la contrefaçon.
Exploiter les ressources de la
coopération internationale.
Assurer une coordination entre
toutes les entités concernées
par la contrefaçon et sa lutte.
Mise en place de Chambres
régionales (les tribunaux) spécialisées dans le traitement des
questions relatives à la contrefaçon, avec les experts et des
procédures rapides… Développer l'évaluation de conformité
en assurant la reconnaissance
des laboratoires existants, en les
accréditant dans le cadre du
système national mis en place.
Réviser en hausse les peines
relatives à la contrefaçon.
Enfin, favoriser la création de
brigades mixtes pour lutter
contre ce fléau qui prend de
l'ampleur.
Lazreg Aounallah
SOLDES-2015
58 infractions relevées
e bilan périodique relatif aux
ventes en soldes, au titre de la
période hivernale de l'année
2015, élaboré par le ministère du Commerce, fait ressortir que le nombre d'infractions relevées est de 58, enregistrées
au niveau national.
Ce nombre est considéré comme
assez faible, selon le ministère, si l’on le
compare au nombre de demandes formulées, ainsi qu'au nombre d'autorisations délivrées, et ce, grâce aux efforts
fournis par l'administration centrale et
les services extérieurs en termes de vulgarisation et promotion de ce type de
vente, au profit des agents économiques.
Par ailleurs, l'infraction la plus usitée, est
la publicité trompeuse avec 50 infractions, soit 86,21% du total. Quant à l'infraction de violation des règles de la
concurrence prévues par la loi, 8 infractions seulement sont enregistrées.
D'un autre côté, et en comparant les
données de l'année 2015 à celles de
2014 de la même période, le nombre
d'infractions relatives à la publicité
trompeuse, ainsi que l'infraction de violation des règles prévues par la loi, a
connu une légère baisse cette année,
tandis que l'infraction de récidive n'a pas
évolué à la hausse (aucune infraction
enregistrée). Quant au nombre global
des sanctions, il est de 31, soit 28
amendes prononcées, 2 fermetures
administratives et 1 arrêt temporaire de
l'activité. Il y a lieu de signaler que le
nombre de sanction est inférieur au
nombre d'infraction relevées. Par
ailleurs, les différentes directions du
commerce des wilayas (DCW( ont délivré 672 autorisations au total, au titre
des soldes d'hiver 2015, contre 523
autorisations pour l'année 2014 de la
même période. La plupart des autorisations concerne le secteur de l'habillement.
En outre, il y a lieu de signaler que le
nombre d'autorisations est inférieur au
nombre de demandes qui est de 904,
L
comme on l'a déjà précisé auparavant.
Cet écart se justifie par l'absence de
conformité des ventes réalisées par rapport aux conditions prévues par le
décret. D'autre part, il faut signaler que
malgré les efforts déployés par les services extérieurs, en matière de vulgarisation et de promotion de ce type de
vente, le bilan des soldes d'hiver 2015
reste mitigé, même s'il y a une augmentation par rapport au nombre de
demandes formulées au titre de l'année
2014 avec 186 demandeurs de plus que
l'an passé au titre de la même période.
Le même bilan indique que durant la
période hivernale de l'année 2015, un
nombre global de 906 demandes a été
enregistré au niveau national.
La majeure partie de ces demandes
est enregistrée au niveau des régions
d'Annaba et d'Alger qui totalisent 666
demandes, suivie de la région de Batna,
Blida, Oran et Sétif avec un total de 235
demandes formulées. Les deux régions
restantes, à savoir les régions de Saïda et
de Béchar, ainsi que Ouargla, enregistrent un nombre de 5 demandes seulement. Par ailleurs les demandes formulées sont majoritairement orientées vers
le domaine de l'habillement avec un taux
de 87% des demandes par rapport au
total. Les 13% de demandes restantes
sont partagées entre d'autres activités, à
savoir les articles pour bébé, les articles
de sport et de loisirs, les meubles et
ameublement, les appareils électroménagers et électroniques, les articles de
lustrerie et de décoration, ainsi que la
quincaillerie.
Le bilan a pour objet de mettre en
exergue les données chiffrées enregistrées au niveau national, ainsi que l'analyse de ces statistiques, et ce, afin d'évaluer l'état d'application du dispositif qui
régit ce type de ventes et d'identifier les
obstacles rencontrés afin d'y remédier.
Pour rappel, il convient de préciser que
le cadre réglementaire et organisationnel
en vigueur, à savoir les articles 2 à 6 du
décret exécutif n° 06-215 du 18 juin
2006, vise à garantir un bon déroulement des activités de ventes en soldes,
afin qu'elles soient pratiquées dans le
respect des règles prévues par le texte.
Les ventes en soldes sont des ventes au
détail précédées ou accompagnées de
publicité et visant, par une réduction de
prix, l'écoulement accéléré de biens
détenus en stock. Les ventes en soldes
ne peuvent porter que sur des biens
acquis par l'agent économique depuis
trois mois au minimum, à compter de la
date de début de la période des ventes
en soldes. À noter également que les
ventes en soldes sont autorisées deux
fois par année civile.
Chaque opération de vente en soldes,
d'une durée continue de six semaines,
doit intervenir durant les saisons hivernale et estivale. L'agent économique
désirant réaliser des ventes en soldes
doit déposer un dossier constitué d'une
déclaration accompagnée des pièces
mentionnées dans le décret, auprès du
directeur de wilaya du commerce territorialement compétent. Les directions
régionales du commerce à travers le
suivi du déroulement des ventes en
soldes au niveau de leurs régions, ainsi
que leur suivi de l'application du dispositif réglementaire régissant ce type de
vente ont formulé plusieurs propositions
en vue d'améliorer ce dispositif, notamment, inclure l'amende de transaction
parmi les sanctions prévues par le dispositif réglementaire en vigueur, ajouter
une disposition réglementaire autorisant
des soldes complémentaires appelées
soldes flottantes, fixée à deux semaines
par ans, et devant s'achever au plus tard
un mois avant le début d'une période de
soldes saisonnières, ajouter au dossier
formulé pour l'obtention d'autorisation,
les factures d'achats des biens destinés
aux ventes en soldes, et ajouter une disposition réglementaire qui assure une
garantie pour les produits soldés.
Ines B.
ttendu depuis plus d'une année, le
décret portant nomenclature des
activités commerciales a fait, enfin, l'objet d'amendement dans la perspective de
séparer les activités d'exportation et
importation pour mieux maîtriser les
activités du commerce extérieur, et assurer la spécialisation dans l'activité commerciale. De ce fait, l'activité de l'exportation deviendra une branche du commerce extérieur, à part entière, dans la
nomenclature établie par le ministère du
Commerce, et sera détachée de l'importation. En effet, un décret exécutif a été,
d'ores et déjà, préparé et déposé au
secrétariat général du Gouvernement
pour examen. C'est du moins ce qu'a fait
savoir, hier, l'APS, citant, comme source, des responsables au ministère du
Commerce. Dans cette optique, les responsables ont affirmé qu'avec l'adoption
de cet amendement le secteur de l'exportation sera la septième activité indépendante, inscrite à la nomenclature
nationale des activités économiques,
outre la production industrielle, le commerce de gros et de détail, le secteur des
services, l'import-export et la production artisanale. Le secteur relatif au
commerce extérieur (import-export)
sera, ainsi, scindé en deux, dont l'un portera uniquement sur l'activité d'importation, alors que l'autre sera dédié uniquement aux exportations. De plus, la
même source a assuré que "c'est une
mesure qui y va de l'intérêt des exportations". De surcroît, cette opération "permettra de diffuser une information économique, claire et précise, et de garantir
une meilleure régulation dans l'exercice
des activités commerciales", soutiennent-ils. Selon les données du ministère
du Commerce, sur les 32 000 opérateurs
exerçant dans le commerce extérieur,
1% seulement sont des exportateurs,
soit près de 450 opérateurs, dont moins
de 160 exercent l'activité d'exportation
d'une façon régulière. L'autre nouveauté
apportée par ce projet de décret est l'introduction d'une disposition en vertu de
laquelle il sera permis à tout opérateur,
indépendamment de ses activités, d'exporter sa marchandise. "Tout opérateur
économique, qu'il soit détaillant, grossiste ou producteur industriel (sans qu'il ne
soit spécifiquement exportateur) pourra
exporter librement les marchandises",
font-ils savoir. Dans un autre sillage, le
texte consacre le "principe d'homogénéité" des activités à exercer au niveau du
local commercial, et ce, afin de "mettre
fin à l'anarchie née de l'exercice par certains commerçants de plusieurs activités
au niveau d'un même local commercial,
pouvant porter un risque à la santé du
consommateur". En somme, ce projet de
décret vient en application de l'article 23
de la loi 04-08, relative aux conditions
d'exercice des activités commerciales,
qui stipule que l'inscription des activités
commerciales s'effectue par référence à
la nomenclature des activités économiques, soumises à inscription au
registre du commerce. Le contenu, l'articulation, ainsi que les conditions de
gestion et d'actualisation de la nomenclature des activités économiques soumises à inscription au registre du commerce sont fixés par voie réglementaire.
Cette initiative permettra de mieux maîtriser l'activité d'exportation et de faire la
distinction entre opérateurs activant
dans l'export et ceux exerçant dans l'import. Ce dispositif ''permettra à l'Administration économique algérienne de
suivre l'activité de ces opérateurs'',
notamment les importateurs qui utilisent le registre unique pour obtenir des
avantages destinés aux exportateurs.
Ainsi, les opérateurs qui prétendent
faire de l'import-export et qui, en réalité,
s'adonnent à l'import-import seront
désormais débusqués. Cette décision a
été prise par le département d’Amara
Benyounès, afin de mieux maîtriser les
exportations, et pourquoi pas, les faire
hausser.
Lamia Boufassa
A
ACTUALITÉ
Mardi 2 juin 2015
AFFAIRE KHALIFA BANK
Poursuivant les auditions
des témoins cités dans
ce procès en appel de
l’affaire Khalifa Bank
qui en est à son vingtquatrième jour, le juge
Antar Menouar a
appelé à la barre
l’ancien ministre du
Travail, Abou Djerra
Soltani, qui s’est
présenté et qui a donné
des précisions au
tribunal concernant les
placements effectués
par les caisses sociales.
l déclara au juge qu’il
n’a jamais été informé
des dépôts effectués par
les caisses qui étaient sous
tutelle du ministère du Travail, ni par les conseils d’administration, ni par l’IGF, ni
par les responsables concernés. Les caisses avaient effectué des dépôts de plus de 9
000 milliards de centimes
auprès de Khalifa Bank d’une
manière que les enquêteurs
avaient qualifiée d’illégale car
la tutelle n’avait pas été avisée et les 29 membres requis
du conseil d’administration
n’étaient pas présents. Quand
le juge Antar Menouar, président du tribunal criminel
près la Cour de Blida lui rappela que la loi obligeait les
caisses sociales à n’effectuer
aucun placement sans l’aval
de la tutelle qui est tenue de
répondre dans un délai de 30
jours, Soltani commence par
demander au tribunal de corriger la date de son mandat
ministériel qui s’est déroulé
entre 1999 et 2002 et non
2003 comme cela avait été
annoncé. Concernant les placements, il précise qu’il n’en
a jamais été informé et qu’il
savait seulement qu’une
réunion du conseil d’administration avait été tenue de
manière illégale car n’ayant
pas atteint le forum requis.
Le juge lui demande si le pré-
I
Ph : DR
Soltani présent, Sidi-Saïd absent
Abou Djerra Soltani
sident du conseil d’administration, Abdelmadjid SidiSaïd l’avait informé, même
verbalement de ce dépôt, le
témoin réfute cela et répète
qu’il n’a jamais été informé,
ni verbalement ni par écrit et
que quand pareille information arrive, elle est déposée
au niveau du secrétaire général qui la transmet au
ministre. Il continua son
témoignage en annonçant
qu’il n’aurait jamais donné
son accord car le principe
même des dépôts était
contraire à la mission des
caisses qui était avant tout
sociale, non commerciale. Il
annonce aussi qu’il a même
proposé le remplacement de
la composante du conseil
d’administration pour la
rendre plus équilibrée car le
conseil comportait en majorité des représentants de travailleurs, du patronat et de
peu de représentants du gouvernement. Le témoin rappela qu’une enquête initiée
après son départ de la tête du
ministère du Travail avait
permis de découvrir des trous
dans les finances des caisses
sociales. En parlant de Khalifa Airways, Abou Djerra Soltani trouve que la compagnie
aérienne Khalifa Aiways a
réglé beaucoup de problèmes
rencontrés par les algériens
lors de leurs voyages par air,
aussi bien à travers le territoire national qu’à l’étranger. Il
déclare que lui-même utilisait
les services de Khalifa Airways pour ses différents
déplacements. En réponse à
une question du juge sur sa
présence à la réception offerte par Abdelmoumène Khalifa à l’hôtel Hilton pour fêter
l’obtention de l’agrément
pour Khalifa Airways, il
déclare que «oui, j’ai été invité et je me suis rendu à cette
réception.
Un Algérien a obtenu
l’agrément pour lancer une
compagnie aérienne et il m’a
invité, est-ce un crime d’y
répondre ?» «Non, pas du
tout» lui répond le juge.
Quant à Mme Chentouf
Nadhira, directrice générale
des caisses de sécurité sociale
auprès du ministère du Travail, elle informa le tribunal
qu’une enquête a été menée
par l’inspection générale
concernant ces dépôts, mais
elle n’a donné lieu à aucune
confirmation. « Sidi Saïd a
pourtant confirmé que le
conseil d’administration avait
avisé la tutelle » lui rappelle le
président. Elle déclare que le
conseil d’administration est
responsable des décisions
qu’il prend mais il doit aviser
la tutelle qui est tenue de
répondre dans les 30 jours
qui suivent : « aucune loi
n’interdit aux caisses de faire
des placements mais il y a des
mesures prudentielles à
prendre » continue-t-elle. Le
juge appela ensuite deux
autres témoins, l’un après
l’autre, MM Achi Taieb et
Benaouda
Mohamed,
membres du conseil d’administration de la CNAS, qui
ont déclaré n’avoir jamais été
convoqués aux réunions jusqu’à ce que Tayeb Louh,
après sa prise de fonction en
qualité de ministre du Travail, installe les nouveaux
membres du conseil d’administration. Benacer Abdelmadjid, directeur général de
la CASNOS de 1996 à 2006,
qui avait été condamné lors
du procès de 2007 et entendu
cette fois en qualité de
témoin, confirme que la
somme de 10 milliards de
dinars avait été déposée
auprès de Khalifa Bank suite
à une résolution du conseil
d’administration envoyée au
mois d’avril 2001 donnant le
pouvoir aux caisses de faire
des placements pour faire
fructifier leur argent. En
application de cette résolution et après une discussion
avec le président du conseil
d’administration (M. Sidi
Saïd) qui lui a donné son
accord pour le placement de
cette somme, il déposa le
montant précité selon la
règlementation en vigueur,
affirme-t-il, en annonçant
qu’il a toujours la convention
signée entre les deux parties
et le procès-verbal de la
réunion du conseil d’administration.
Les auditions des témoins
présents ayant été menées à
terme, le juge Antar Menouar
entama la lecture des dépostions des témoins absents qui
ont été faites devant le juge
d’instruction.
Il débuta par celle d’Abdelmadjid Sidi Saïd, qui avait
déclaré à l’époque qu’en sa
qualité de président du
conseil d’administration et
suite à une résolution du
conseil qui s’était réuni de
manière légale, il a fait un
placement au niveau de Khalifa Bank. Toujours dans sa
déposition, il confirme que la
tutelle avait été avisée de ces
dépôts en date du 16 février
2002.
Hadj Mansour
5
ILS UTILISAIENT DES ARMES À FEU
ET CHIENS FÉROCES
Démantèlement
d’une bande
de malfaiteurs
à Oran
es services de la sûreté de wilaya
d’Oran sont parvenus à démanteler une association de malfaiteurs
impliqués dans des affaires d’agression en utilisant des armes à feu et
des chiens féroces, a indiqué, hier,
ce corps de sécurité. Cette opération de "grande envergure" a nécessité la mobilisation d’importants
moyens humains, à savoir les services de la sûreté urbaine extérieure
sise dans la commune d’El Kerma,
renforcés par la brigade de
recherche et d’investigation (BRI) et
la section opérationnelle spécialisée
dans la lutte contre le crime organisé, connue sous le nom "El Assad"
(Lion), a indiqué le chef de sûreté
de wilaya d’Oran, le contrôleur de
police Salah Nouasri.
Selon les explications fournies
par ce dernier, l’opération ayant
conduit à l’arrestation des membres
de la bande au niveau d’un pâté
d’habitations illicites s'est heurtée à
une forte résistance de la part des
recherchés, qui ont fait usage
d’armes blanches et de chiens
féroces pour dissuader les policiers.
Cette résistance a causé, entre
autres, la blessure du commissaire,
chef de la sûreté urbaine d’El
Kerma par arme blanche d’un des
criminels arrêtés, a-t-on ajouté, soulignant que l'opération s'est soldée
par la mise hors d’état de nuire des
dangereux individus maniant l’arme
à feu dans leur résistance. En vertu
d’un mandat de perquisition, l’opération a eu lieu suite à des investigations et un suivi des mouvements
des membres de la bande pendant
une quinzaine de jours. L’activité
criminelle de ces personnes arrêtées, âgées entre 25 et 30 ans, avait
affecté différents endroits de la
wilaya d’Oran. Un acolyte demeure
activement recherché, selon la
même source. Cette opération s’est
soldée également par la saisie d’une
arme à feu, de 8 étuis de balles, de
différents types d’armes blanches,
de fusils de chasse sous-marine,
d'une quantité jugée importante de
kif traité, des comprimés psychotropes et d'une somme d’argent.
Parmi les moyens d’agression saisis,
les policiers ont capturé des chiens
féroces, dont un "pitbull".
L
OUVERTURE DE LA SAISON ESTIVALE
Ghoul, Tagabou et Lahbiri donnent le coup d’envoi
à Boumerdès
n carnaval festif varié et diversifié a été concocté par les jeunes
et les troupes folkloriques du
terroir de la wilaya de Boumerdès qui
ont animé gaiement, ce lundi 1er juin, la
plage du centre-ville à l’occasion de
l’ouverture de la saison estivale. Le coup
d'envoi officiel a été donné par le
ministre du Tourisme, Amar Ghoul, la
ministre déléguée auprès du ministre de
l’Amenagement du territoire, du Tourisme et de l’Artsanat, chargée de l’Artsanat, Aïcha Tabagou, et le directeur général de la Protection civile El-Hadi Lahbiri, en présence des autorités locales.
La cérémonie a été marquée par l'organisation de diverses manifestations
culturelles, artistiques et folkloriques
présentées par des jeunes venus des
quatre coins de la wilaya, ainsi que des
troupes folkloriques locales auxquelles
se sont jointes des troupes de la fantasia
U
venues des wilayas d’Aïn-Defla, Ghardaïa,Tébessa et autres. En plus d’un climat propice, tous les ingrédients y sont
réunis pour cette fête d’ouverture de la
saison estivale. Une véritable parade
faite de différentes démonstrations sportives, culturelles et musicales a été présentée aux hôtes de Boumerdès, ainsi
qu’un un grand public venu nombreux
assisté à la cérémonie. Des explications
des différentes directions concernées par
la saison estivale, ainsi que les corps de
la Protection civile et de sécurité ont été
fournies au ministre et à la délégation,
dont l'objectif est d'assurer un agréable
séjour aux estivants, et surtout attirer un
plus grand nombre de touristes qui
auront tout au long de la saison à apprécier les produits de l’artisanat local, où
moult artisans ont bénéficié de stands
pour commercialiser leurs créations. Il
est à signaler que le lancement de la sai-
son estivale a été précédé par l’organisation de quelques actions de volontariat
pour nettoyer les plages. Pour cette
année, 35 plages ont été autorisées à la
baignade, soit 1 de plus par rapport à
l’année passée sur les 58 existantes à travers l’ensemble de la bande côtière de la
wilaya qui compte plus de 80 kilomètres
de littoral. Une campagne de sensibilisation sur les dangers de la mer, des accidents de la route, des incendies et des
risques alimentaires a été lancée à travers plusieurs localités de la wilaya. Destinée au grand public, cette campagne a
été entamée au début de ce mois, et se
poursuivra durant toute cette saison.
Toutes les dispositions semblent réunies
pour assurer un agréable séjour aux
vacanciers, notamment en matière de
sécurité et d'infrastructures au niveau
des plages, précisent les autorités locales
qui tablent sur un grand nombre de tou-
ristes sur le littoral et dans toute la
wilaya qui dispose de toute une panoplie
de paysages féeriques, de sites historiques et d’un patrimoine culturel, riche
et diversifié. Dans son allocution, le
ministre du Tourisme a rappelé l’objectif
de la saison estivale lancée sous le slogan:«La Plage, espace familial» qui est
d’assurer un agréable séjour aux familles
algériennes, et cela en améliorant les
conditions d’accueil, de sécurité et de
prévention. Concernant, la concession
des plages, le ministre a indiqué que cela
relève, désomais, des prérogatives des
walis, en attendant la promulgation de
véritables lois en la matière. Dans ce
cadre, la wilaya de Boumerdès a réservé
25% des plages soit une douzaine, à la
concession au privé, tandis que le reste,
soit 75%, est libre et public, nous a
déclaré Zoulim, directeur du tourisme
de la willaya.
B. Khider
Mardi 2 juin 2015
7
RÉGIONAL
CONSTANTINE
SAISON ESTIVALE À ANNABA
L'ENVIRONNEMENT EN CONSTANTE DÉGRADATION
La lente agonie
Des machines
équipées
de cribleuses
pour le
nettoyage
des plages
es machines équipées de
cribleuses servant au nettoyage des plages viennent
d'être acquises par la wilaya
d'Annaba en prévision de la saison estivale 2015 a indiqué,
avant-hier, le Directeur du tourisme et de l'artisanat, Nourrerdine Bounafaâ. Ce matériel
d'entretien sera réparti à travers
les 21 plages autorisées cette
année à la baignade, dans les
quatre communes côtières de
cette wilaya, en l'occurrence
Seraïdi, Chetaïbi, El Bouni et
Annaba, a précisé le même responsable. Toutes les mesures
nécessaires ont été prises en
prévision de l'ouverture, dans la
première semaine de juin, de la
saison estivale dans cette
wilaya, selon le responsable,
soulignant qu'un dispositif de
sécurité visant à prévenir les
risques de noyade et à assurer la
sécurité des estivants à travers,
notamment, l'interdiction du
passage des jet-skis à proximité
des plages, a également été mis
en place. La wilaya d'Annaba
dispose d'un littoral de 80 km
composé de 27 plages de sable
et de galets dont 21 sont autorisées à la baignade, a-t-on souligné à la Direction du tourisme
et de l'artisanat.
Ph : DR
D
À Sidi M'cid, comme partout ailleurs à travers le territoire de la wilaya de Constantine,
l'environnement de ce beau paysage est en décrépitude où le foisonnement des décharges
sauvages, le rejet des déblais en bordures des routes ou à proximité des immeubles et cités,
l'insuffisance des moyens pour la collecte des déchets ménagers, et surtout le manque de civisme
de beaucoup de citoyens font que cet espace autrefois paradisiaque se détériore à vue d'œil et
reste constamment agressé.
Suite en page 9
TÉLEX D’AÏN TÉMOUCHENT… TÉLEX…
La journée de l'enfance fêtée par la police
oilà une action qui
mérite d'être citée. Le
département de la
protection de l'enfance, de la
Sûreté de la wilaya d'Aïn
Témouchent, a organisé un
riche programme au niveau
de l'Odej (l'Office des jeunes)
visant à informer les jeunes
sur les activités dudit service
et sur les atteintes perpétrées
contre des enfants durant ces
deux dernières années. Le
bilan présenté est accablant
sur deux plans. Le premier a
trait à l'implication de plus en
plus des mineurs dans les
délits et crimes divers et le
second est relatif aux situations de dangers auxquelles
sont confrontés des mineurs
pour moult raisons. Les photos présentées et les commentaires fournis par la chargée du service et ses collègues
étaient édifiants et suscitaient
des interrogations que d'aucuns relativisont. Partant de
ce constat amer, la société,
toute la société et en premier
les parents sont interpellés
plus que jamais face à ce
fléau qui sévit partout et dans
V
les établissements scolaires,
selon des spécialistes qui ont
animé des rencontres sur
l'usage du tabac en milieu
scolaire ces derniers jours à
l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le tabac
qui coïncide avec le 31 mai
de chaque année. Aussi dans
ce cadre précis, le même
département qui relève de la
PJ de la Sûreté d'Aïn Témouchent a organisé une visite
guidée au centre de l'enfance
de Béni-Saf à l'endroit de
jeunes et d'enfants. Le programme tracé dure jusqu'au
10 juin. Les portes de l'Odej
demeurent ouvertes pour
recevoir les visiteurs dont les
enfants en souffrance ou
nécessitant des prises en
charge. L'esplanade attenante au lieu des expositions a
été aménagée pour donner
des leçons sur le code de la
route aux enfants et aux écoliers.
Boualem Belhadri
Plus de 115 motos mises en fourrière
à Béni-Saf
a ville de Béni-Saf n'était pas aussi inquiétée par le grand vacarme et les nuisances causés par des motocyclistes comme à Hammam Bou-Hadjar et Chentouf. Mais ces derniers temps, ce phénomène a tendance à progresser davantage du côté des villes
côtières. Quelle explication lui donne-t-on? Une question intéressante car les motocyclistes
s'avèrent des jeunes qui sont étrangers à la ville portuaire. Des doléances répétées ont été formulées par les habitants de Béni-Saf, ces jours-ci. Selon toute vraisemblance, ce sont ceux qui
sont situés sur l'itinéraire emprunté par les motocyclistes qui ont affiché les premiers leur
consternation et leur désappointement. La chose paraît un peu logique. A l'issue des plaintes
déposées et au regard de l'ampleur prise par ce phénomène, les services de sécurité de la daïra
de Béni-Saf avaient mené une grande campagne de surveillance à travers les rues et cités malmenées par le vacarme et les nuisances causé par des motocyclistes qui se déplacent, le plus
souvent, en bande. Certains jeunes roulent sur des motos dépourvues de silencieux, une
manière que préfèrent ces derniers pour amplifier les sons et les échos à travers l'ensemble des
quartiers se trouvant sur leur passage. La ville est devenue hantée dirait-on et il a fallu prendre
les mesures qui s'imposent à l'encontre de ceux qui enfreignent la loi. Le danger venait des
jeunes qui ne portaient pas de casques et qui roulent en groupe et à vive allure. Ainsi pour ces
infractions et autres, 115 motos ont été placées en fourrière et les mis en cause pénalisés.
B. B.
L
830 bouteilles
de vin saisies
à El Malah
a brigade de lutte contre les
trafiquants de drogue, relevant de la PJ de la Sûreté de
wilaya d'Aïn Témouchent, a saisi
830 bouteilles de vin. Ce joli
coup de filet est l'œuvre de plusieurs éléments de l'équipe
pédestre qui menait une surveillance pendant plusieurs jours
au niveau de la localité d'El
Malah où activait B.F.B (33ans),
le principal suspect. Après localisation du domicile du mis en
cause, une autorisation judiciaire
de perquisitionner a été donnée
aux policiers pour entamer des
fouilles à l'intérieur du domicile
de ce dernier. Ainsi en plus de la
quantité sus-citée, les enquêteurs
ont saisi un montant de 165 300
DA considéré comme étant le
produit de la vente et deux téléphones portables. Le mis en
cause a été placé sous mandat de
dépôt par le magistrat instructeur.
B. B.
L
8
RÉGIONS
Mardi 2 juin 2015
ZOOM SUR MÉDÉA
KSAR EL BOUKHARI
CITÉ UNIVERSITAIRE DE KOUALA
Une souffrance totale !
BÉNI SLIMANE
L'informel
domine
algré toutes les opérations d'envergure engagées par les pouvoirs
publics pour mettre définitivement un
terme au commerce informel au niveau
de la wilaya de Médéa, ce dernier
semble avoir pris ses racines au niveau
du centre-ville de la commune de Béni
Slimane.
En effet, les trottoirs, certaines
ruelles et certains quartiers, au cœur de
la ville, connaissent le redéploiement
des vendeurs à la sauvette qui exposent
leurs marchandises sur les tables ou sur
des bâches à même le sol, sachant bien
qu’ils sont tous véhiculés et viennent
d'autres communes de la wilaya. Chaussures, vêtements, téléphones portables,
montres, bijoux de fantaisie, vaisselle,
lunettes de soleil, postes radio, tout est
proposé au passant. On y trouve également des fruits et légumes exposés en
plein soleil. D'autres vendeurs utilisent
des charrettes avec lesquelles ils sillonnent différents quartiers. La ville est
entre les mains de ces énergumènes qui
se sont emparés de tous les espaces
pour exercer leurs commerces quincailleries, rôtisseries et terrasses de cafés
devant des cités d'habitations où sont
parqués à longueur de journée des véhicules utilitaires appartenant à des cultivateurs venus des régions rurales devenus dérangeants puisqu'ils n'exercent
aucune activité liée à la nature de leurs
moyens de transport. Bien au contraire,
ils dérangent avec leurs va-et-vient
incessants, leurs gobelets de café à la
main, adossés aux murs des cités, face
aux fenêtres des maisons, encouragés
par l'impunité des responsables. Ammi
Mohamed, un retraité, nous confie :
«Qu'est-ce qu'attendent les pouvoirs
publics pour réprimer fortement ces
gens ? Je crois que c'est le seul moyen de
s'en débarrasser une fois pour toutes car
ce genre de commerce est en train de
gangréner l'économie nationale et
dérange les résidants de la ville dans
leur quotidien».
M
Ph : DR
E
es vols et agressions se multiplient
à travers plusieurs quartiers de la
ville de Ksar El-Boukhari, les citoyens
sont confrontés quotidiennement à ces
actes commis par des groupes de malfaiteurs dans le marché hebdomadaire. Ces voyous, qui s'infiltrent dans la
foule, profitent de la moindre occasion
pour commettre leur larcin.Armés de
couteaux, ils créent un climat d'insécurité et agissent en toute impunité en
l'absence des services de sécurité. Les
femmes et les jeunes filles sont les plus
ciblées. La gare routière connaît également les mêmes scènes de violence,
ces délinquants ciblent leur proie au
milieu de la foule de passagers avant
de s'installer à côté d'elle dans le bus.
Une fois sur le trajet, ils l'attaquent à
l'aide d'armes blanches pour lui subtiliser portable, argent et bijoux en sa
possession et ce, au vu et au su des
passagers qui ne peuvent pas réagir
par crainte d'être agressés. Les gens ne
s'aventurent plus seuls face à ces
groupes de délinquants très organisés
qui attendent dans des endroits isolés,
loin des habitations, les passagers pour
leur bloquer la route et les délester de
leur argent. Cette situation s'est nettement dégradée car ces délinquants
agissent en toute impunité devant l'absence des services de sécurité. A la
tombée de la nuit, ces délinquants
écument pratiquement tous les quartiers de la ville, certains chauffeurs de
véhicules nous ont signalé qu'ils ont
fait l'objet d'attaques avec des jets de
pierres en dehors des centres urbains
et surtout le soir, et une fois qu'ils s'arrêtent, ils sont agressés par des voyous
qui surgissent des contrebas de la
chaussée. Si des mesures urgentes et
sévères ne sont pas prises par les services de sécurité à l'encontre de ces
délinquants, dont des repris de justice,
la situation risque de se dégrader
davantage et un climat d'insécurité
règnera à travers toute la ville de Ksar
El-Boukhari.
Z. M.
L
Les étudiantes de la cité
universitaire Hassene Ben
Mouloud, dit « Kouala », à
Médéa, ont exprimé une
profonde déception quant aux
mauvaises conditions vécues à
l'intérieur de leur cité
universitaire, vu la médiocrité des
repas proposés, manquant
d'hygiène et ne répondant pas
aux normes requises, selon les
déclarations de ces jeunes
internes.
lles réclament donc une commission d’inspection pour venir s'enquérir de la situation. Les étudiantes se plaignent de la situation
déplorable qu'elles endurent et qui est,
selon elles, dues à la marginalisation.
«L'administration ne respecte pas les
normes requises quant aux repas présentés, ces derniers manquent d'hygiène, de qualité et même de consistance»,
dira Fateh , un étudiant en deuxième
année en économie, puis il poursuivra:
«Nous souffrons de malnutrition à tel
point que nous sommes arrivés à oublier
le goût des repas que nous aimons tant
et qui nous manquent tellement, tels les
œufs et le poisson. Même la quantité de
L'insécurité
persiste
viande qui nous est servie est très limitée. La semaine dernière, par exemple,
on nous a servi des boulettes de viande,
mélangées à du riz, juste pour nous
tromper et ce, afin que nous ne revendiquions pas notre quota de viande qui
devrait être de 100 grammes par jour.»
«Il y a aussi une nouvelle tendance, celle
de la betterave qui nous est servie deux
fois par jour, tout au long de la semaine
et il ne manquerait plus qu'on nous la
propose au petit déjeuner, est-ce alors
raisonnable?», se demande. Yahya, un
étudiant en deuxième année master
informatique, qui ajoutera de son côté:
«On a l'impression que nous sommes
dans une prison. Tout le monde est au
courant des dépassements pratiqués
dans notre cité universitaire et comme la
qualité des repas est très mauvaise, nous
avons décidé de préparer nos repas,
nous-mêmes, à l'intérieur de nos
chambres, en dépit du danger que nous
pouvons encourir et ce, dans le but
d'éviter les repas déséquilibrés qu'on
nous propose et qui ne répondent pas à
nos besoins et aussi pour éviter tout
conflit avec les responsables.» Néanmoins, des problèmes et des insuffisances demeurent en matière d'hébergement, de sécurité et de restauration. Ces
trois volets ont souvent été la source
d'incidents au sein des cités. C'est de
loin la sécurité qui fait défaut et qui est
la plus fréquente revendication des étudiants. Des bandes de malfaiteurs des
quartiers voisins réussissent souvent à
pénétrer à l'intérieur de la cité pour
commettre des agressions, en déjouant
l'attention des agents de sécurité. De
telles conditions amènent ceux qui nous
ont fait part du malaise qu'ils vivent au
sein de cette cité universitaire, à se
demander comment ils pourront se
consacrer sereinement à leurs études.
«Comment voulez-vous que nous nous
consacrions à nos études quand au quotidien nous sommes confrontés à des
problèmes d'hébergement, de restauration, d'hygiène et de sécurité dans nos
cités», s'interrogent-ils.
Zarouat Mohamed
BÉCHAR
Pénurie d'eau
potable à Touibia
EXAMENS DE FIN DE CYCLES
37 détenus candidats
au bac et 95 au B.E.M
e service des examens relevant de la
direction de l'éducation de Béchar se dit fin
prêt pour le déroulement
des examens de fin de
cycles dans de très bonnes
conditions. En effet, l'examen de fin de cursus primaire se déroulera le 2
juin 2015. Le nombre de
candidats inscrits pour cet
examen est de 5 833 dont
2991 garçons et 2 842
filles. Parmi ces candidats,
il y a 2 non-voyants, 2
sourds-muets et 3 handicapés physiques. Les
centres d'examen prévus
pour l'ensemble de la
wilaya sont au nombre de
44 dont 25 dans la seule
ville de Béchar. L'encadrement prévu à cet effet est
composé de 1111 encadreurs, 812 surveillants et
124 agents de secrétariat
d'examen. La correction
des épreuves se fera au
niveau du lycée Commandant Ferradj de Béchar.
L
Les centres d'examen disposeront d'eau fraîche et
de climatisation.L'examen
du baccalauréat se déroulera à partir du 7 juin et
durera 5 jours pour certaines filières. La D.E .W
a prévu cette année 29
centres dont 18 au niveau
du chef-lieu de wilaya. Le
nombre de candidats dans
les différentes filières
atteint les 7 153 inscrits
dont 5077 scolarisés et
2076 candidats libres. Le
nombre de détenus inscrits à cet examen est de
l'ordre
de
37. On
dénombre aussi 50 candidats de nationalité étrangère,
3
handicapés
moteurs et 2 non-voyants.
Pour superviser cet examen probatoire 1 893
encadreurs ont été réquisitionnés dont 1 491 surveillants et 144 agents de
secrétariat d'examen. La
correction des épreuves du
baccalauréat édition 2015
se fera au niveau du lycée
Colonel
Othman
de
Béchar.Pour l'examen du
certificat sanctionnant le
cursus scolaire de fin de
cycle moyen, autrement
dit le brevet d'enseignement moyen,
qui se
déroulera du 14 au 16
juin, 5 551 candidats sont
inscrits dont 2 813 candidates qui auront à composer au niveau de 27 centres
parmi lesquels 11 sont
prévus au niveau du cheflieu de wilaya. Parmi les
candidats au BEM on
dénombre 95 détenus au
niveau du centre pénitencier d'Abadla. Sur la liste
des candidats, figurent
aussi 8 étrangers, 2 nonvoyants et un handicapé
moteur. La D.E.W
a
réquisitionné 1 276 encadreurs dont 962 surveillants. Le lycée El Beyrouni a été choisi comme
centre de correction des
épreuves d'examen.
Messaoud Ahmed
a pénurie d'eau enregistre des pics
qui rendent le quotidien des
citoyens de la wilaya de Médéa des
plus ardus. Plusieurs communes vont
connaître un été marqué par une crise
d'alimentation en eau potable. Cette
pénurie d'eau n'a pas laissé les citoyens
indifférents, puisque dans plusieurs
localités des actions de protestation
ont eu lieu ces trois derniers jours,
avec notamment la fermeture de plusieurs axes routiers dans le but d'attirer
l'attention des autorités concernées
par la gestion du liquide précieux.
Dans la commune de Béni Slimane,
entre autres, les citoyens nous ont
confié que la localité n'a pas été desservie en eau potable depuis longtemps. «Nous sommes obligés de louer
des citernes d'eau. Une eau qui est loin
de répondre aux exigences d'un minimum d'hygiène. Nous utilisons cette
eau uniquement pour le lavage puis, il
faut se démener pour trouver de l'eau
potable», déplore Mohamed, un jeune,
résidant dans le village de Touibia. Ce
dernier est l'un des plus affectés par le
problème de la pénurie d'eau. Ce problème se pose également en hiver,
mais il s'exacerbe en été. La situation
est identique dans le village de Souk
Larbaâ. Les citoyens, par exemple,
souffrent le martyre depuis le début de
l'été et chacun doit se démener à sa
façon pour se procurer sa ration quotidienne d'eau potable.
Z. M.
L
RÉGIONS
Mardi 2 juin 2015
9
AÏN TÉMOUCHENT
STADES DE PROXIMITÉ
HAMMAM BOU-HADJAR
La ville aux couleurs
du Ramadhan
e grands changements ont déjà
marqué la chaîne
des produits qui vont parfaitement avec le mois sacré du
carême. Les gens ont tendance à ne s'occuper que de
ça. Même la période des
congés et l'ouverture de la
saison estivale sont reléguées
au deuxième, voire, le troisième rang des préoccupations des ménagères et des
pères de famille stressés de
voir la mercuriale monter.
Les prix des viandes commencent à s'approcher de
ceux plafonnés pendant la
première
semaine
du
Ramadhan. On se rappelle
D
ls en ont marre, marre, disait un
citoyen de Béni-Saf qui ne pouvait
contenir sa colère et sa consternation de
voir les structures de sport de proximité
dans un état de dégradation alarmant.
Le constat fait par les élus APW lors
d'une session plénière en 2014 va dans
cette direction, et des mesures devaient
être prises par les collectivités locales et
le secteur de tutelle. La précarité dont
fait cas le citoyen de Béni-Saf n'est pas
spécifique à cette commune. Elle
concerne la majorité des communes
pour ne pas dire toutes les communes.
Et puisque il est question de la ville de
Béni-Saf l'on a joint le maire par téléphone ce dimanche 31 mai, aux environs
de 14h55mn. Ce dernier reconnait que
plusieurs stades de proximité et terrains
de jeux sont dégradés ces derniers
temps. Mais cela ne suffit pas de constater et de poser le problème, dit-il. La
question qui mérite d'être posée est de
savoir où étaient ces gens quand les
choses se dégradaient devant leurs yeux,
sans que personne ne lève le petit doigt
pour dire halte au sabotage. Beaucoup
de gens partagent cette logique. Cependant, le maire a souligné «que dans le
cadre du fonds communs des collectivités locales (FCCL) la commune avait
bénéficié d'une enveloppe pour réhabiliter deux stades de proximité. Interrogé
sur le montant de l'enveloppe, le maire
ne pouvait pas se prononcer car l'estimation sera déterminée par les offres des
soumissionnaires. L'opération sera-t-elle
lancée incessamment ? C'est ce que souhaitent le maire et les élus de la commune de Béni-Saf. S'agissant des aires de
jeux, stades de proximité, ils seront pris
en charge dans le cadre du fonds propre
de la commune, a-t-il indiqué. Faut-il
comprendre que les structures à réhabiliter sont déjà listées ? C'est ce que l'on a
pu décrypter de la courte déclaration du
maire qui insiste une fois de plus sur le
civisme et le dévouement des citoyens.
Faut-il songer à impliquer les habitants
des quartiers, les comités des cités ou
des associations sportives dans la surveillance et la préservation des structures de jeunesses et de sport ? Voilà une
interrogation qu’il faut murir et développer dans un cadre de concertation
avec la tutelle et les collectivités locales.
B. B.
I
Ph : DR
À deux semaines du
début du mois de
Ramadhan, la ville
des thermes se
métamorphose aux
gré des coutumes
ancestrales et
civilisationnelles et
des mœurs
culinaires et
vestimentaires.
Ceux qui avaient
l'habitude de
sillonner les grandes
artères
commerçantes et les
environs immédiats
du marché couvert
et du souk
hebdomadaire
s'aperçoivront de
cette mue qui
s'opère d'un jour à
l'autre.
La réhabilitation
assujettie à une
prise en charge
effective
tous que le dernier Conseil
des ministres présidé par le
chef de l'Etat, avait abordé la
question du plafonnement
des prix des produits de
large consommation pendant le mois de carême. Le
ministère du Commerce
avait dressé un train de
mesures allant dans le sens
de l'approvisionnement des
marchés des différentes
wilayas. Il a invité les walis
désirant accorder des exceptions aux vendeurs et marchands de se prononcer sur
la faisabilité de création des
aires de vente de produits
alimentaires et autres pour
les besoins des citoyens pendant le Ramadhan. À Aïn
Témouchent, si la direction
du commerce n'a pas mis à
la connaissance de l'opinion
son train de mesures spécial
Ramadhan, il est à constater
que les anciennes habitudes
sont de retour et commencent à s'afficher au grand
jour. Silence on squatte les
espaces, les bordures de
trottoirs, les accotements de
rues, les esplanades. Les
commerçants apportent eux
aussi leur concours et aggravent la situation en exposant
l'équivalent de ce qu'ils possèdent à l'intérieur de leur
boutiques et magasins.
Qu'ils aillent au diable ces
piétons qui prennent le
risque et empiètent sur la
chassée. Les trottoirs sont
quasiment la propriété des
commerçants,
établissements divers, cafés, restaurants… Rien ne les arrête.
Tous on est concerné et personne n'est responsable.
Telle est l'attitude adoptée
par les responsables concernés ces jours-ci.
Ainsi, l'idée du ministère
du Commerce de mettre à la
disposition des vendeurs des
espaces n'est pas tombée
dans l’oreille d’un sourd.
Elle pourrait être utilisée
comme un alibi tenable
après le mois de Ramadhan
et ça sera difficile de faire
admettre aux jeunes vendeurs, que le Ramadhan a
expiré et qu'il faut vider les
lieux. La santé publique est
une et indivisible et celui qui
est illicite tout le long de
l'année l'est aussi pendant le
carême.
Comme ça on fait comprendre aux gens que l'administration doit fermer l'œil
et il s'agit bien entendu du
mois de la «Rahma» et de la
tolérance. Il est indispensable de réfléchir aux
moyens à mettre en œuvre et
à renforcer pour le contrôle
des marchés hebdomadaires. Ils constituent en
vérité des foyers de tous les
risques, voire des foyers de
maladies. Ceci n'est point
une chose nouvelle mais le
souci de rappeler est impératif, un devoir.
Boualem Belhadri
CONSTANTINE
Suite de la page 7
…Cela dit, la saleté avance à une
vitesse vertigineuse à Sidi-M'cid. En certains endroits où elle s'est installée
depuis longtemps, elle est carrément
repoussante, accompagnée parfois
d'odeurs nauséabondes, émanant du
mélange d'ordures et d'urine. L'impression de propreté que donnent quelques
axes centraux est vite oubliée en prenant
les chemins adjacents, où l'on tombe
directement dans la crasse qui colle sur
les lieux, déjà en piteux état, avec leur
revêtement cassé et les flaques d'eau qui
éclaboussent les riverains.
Les habitants, tous voués au travail
de la terre soumis à cette ambiance d'insalubrité, et qui a élu domicile sur les
lieux n'a à aucun moment donné à
réfléchir aux élus et responsables communaux qui, depuis la nuit des temps,
acceptent de gérer cette situation lamentable sans le moindre sursaut d'orgueil
(le fameux «nif») qui permettrait d'y
remédier, comme s'ils avaient démissionné. Jamais Sidi-Mcid, cette contrée
aux vergers, n'a connu cet état de décadence et, malheureusement, rien n'indique que ça va s'arrêter. Dans ce décor
absurde, pas de route goudronnée, elle a
été ensevelie par ces impromptus délabrements «tuant» ainsi toute plantation
d'arbres fruitiers et de cultures maraîchères qui font saliver ce qui les ont
gouttés auparavant.
Qui dit Sidi-Mcid, dit villégiature en
pensant à la piscine, mais ce n'est plus le
cas. Une contrée qui, avec ses terres fertiles permettait à ses occupants de vivre
aisément, du fruit de leur dur labeur.
Des jardins potagers à perte de vue, de
l'eau à profusion, des fruits durant les
quatre saisons ; mais plus maintenant
parce que ceux ayant le pouvoir de protéger cette contrée sont ailleurs. Ils sont
aux abonnés absents.
La verte vallée vue du haut du boulevard de l'abîme ne ressemble plus à cette
«terre verte» qui ces derniers temps a
changé de couleur. Que du jaune, ce qui
semble donner l'allure à cette contrée
d'être «rouillée» et ne peut retrouver son
lustre d'antan en retournant à ses origines. Précédant quelque part l'ex-verdoyante vallée de Hamma Bouziane,
Sidi-M’cid reste pour le moins partie
intégrante de la commune de Constantine, mais les élus ne lorgnent pas de ce
côté-là.
De cette terre, ils ont gouté à ses pastèques, ses figues, ses courgettes, ses
navets et à ses cerises qui auraient pu
être sur un gâteau offert aux habitants
de cette région qui attendent toujours
que leur « immortel quartier» soit pris
en charge par les pouvoirs publics. Si
Sidi-Mcid était réhabilité, à juste titre
d'ailleurs, les fruits et les légumes
auraient été disponibles et vendus à
moindre coût. Il suffit de la réhabilitation de la pénétrante aux divers potagers
et de beaucoup d'abnégation des élus de
la ville qui « sauveront » le deuxième
potager de Cirta qui absorberont les
innombrables chômeurs, ces laisséspour-compte, depuis que leurs parcelles
de terre ont été englouties par les
déchets ménagers qu'on a tendance à
laisser indéfiniment sur les lieux. Ce
déséquilibre est encore plus flagrant,
notamment dans la zone interne, où
pratiquement tout pose problème avec
ce chapelet d'immondices qui ne cessent de s'étendre le long de la route.
La belle plaine est à l'agonie et attend
la concrétisation des promesses des élus
pour une prise en charge agissante de
leurs préoccupations quotidiennes, les
habitants disent «qu'ils sont encore dans
l'attente pour mettre fin à leurs inquiétudes». Le problème du transport, les
chiens errants qui pullulent, la sauvegarde de ce qu'ils possèdent encore et bien
d'autres tracasseries auxquelles ils font
face quotidiennement et qui ont trait
aux transports urbains et en particulier
cette route qui ne peut leur faire oublier
leurs déboires.
Mâalem Abdelyakine
Mardi 2 juin 2015
11
SP RTIF
LE PRÉSIDENT DE REIMS LAISSE LA PORTE OUVERTE AU DÉPART DE SON JOUEUR
SACRE
Mandi vaut 5 millions
d'euros
Slimani troisième
joueur algérien
à remporter
la Coupe
du Portugal
Même si le club
de Reims a vécu
une saison très
difficile au cours
de laquelle il a
dû patienter
jusqu'à l'avantdernière journée
pour assurer son
maintien parmi
l'élite, le
défenseur
international
algérien, Aïssa
Mandi, a réussi
tout de même à
tirer son épingle
de jeu.
L
Phs : DR
a preuve, il a inscrit six
buts, en dépit de ses
obligations
défensives.Le jeune de 23 ans a
donc fait d'énormes progrès
pour sa deuxième saison
parmi l'élite, des progrès qui
ne laissèrent pas indifférents
plusieurs formations en
France et ailleurs. Mais c'est
dans l'Hexagone que le
joueur algérien est très suivi.
La presse spécialisée française ne cesse du reste de rapporter l'intérêt des dirigeants
de gros bras de l'élite locale
pour Mandi.Seulement, dans
un premier temps, la direction de Reims s'est montrée
intransigeante en écartant
attaquant Islam Slimani est
devenu le troisième joueur algérien à gagner la Coupe du Portugal de
football après Rabah Madjer et Hilal
Soudani, qui avaient goûté avant lui
au même sacre.Slimani, pour sa
deuxième saison avec le Sporting Lisbonne, a contribué également et grandement dans ce trophée remporté
dimanche soir face au Sporting Braga.
Le club de la capitale s'est offert pour
l'occasion sa 16e Coupe nationale en
s'imposant péniblement par 3 tirs au
but à 1. Les deux équipes n'ayant pas
pu se départager (2-2) après la prolongation en finale à Lisbonne. Les
''Lions'' dirigés par Marco Silva, privés de trophée depuis sept ans et
réduits à dix dès la 15e minute et l'exclusion de Cedric Soares, étaient
même menés 2-0 après le penalty
transformé par Eder et le but de Rafa
Silva (25e). Mais ils ont réussi à revenir dans la partie par Slimani (84e),
qui a porté à 15 son compteur but
cette saison avec le Sporting (toutes
compétitions confondues) et Fredy
Montero (90e+3) avant de se montrer
plus efficaces aux tirs au but.Le Sporting avait enlevé sa dernière Coupe
nationale en 2008, également après
prolongation, face au FC Porto avant
de connaître une longue traversée du
désert. L'ancienne star d’Algérie,
Rabah Madjer, compte dans son palmarès deux Coupes du Portugal,
gagnées avec le FC Porto en 1988 et
1991. Il sera ''imité'' par Soudani
en 2013.
L'
l'idée de libérer son défenseur
qu'elle a vu grandir dans le
club depuis l'âge de 11 ans.
Mieux,
le
président
rémois, Jean-Pierre Caillot, a
même évoqué un nouveau
rôle et de nouvelles responsabilités pour son international
algérien en vue de la saison
prochaine. Il a ainsi parlé de
la reconversion de l'intéressé
au poste de défenseur central, un poste dans lequel il a
évolué lors des deux derniers
matchs du championnat,
donnant entière satisfac-
tion.Mais Mandi, dont le
contrat court jusqu'en 2017
avec le Stade de Reims, ne
devrait pas prolonger son bail
avec le club champenois.
Suivi par plusieurs formations de Ligue 1, le président
de Reims, a tout de même
changé d'avis en faisant une
concession.
Il a ainsi affirmé que
désormais
l'international
algérien dispose d'un bon de
sortie pour cet été lors du
prochain
mercato.Néanmoins, l'écurie qui souhaitera
s'attacher les services du
talentueux défenseur devra
débourser la somme de 5
millions d'euros fixée par le
dirigeant rémois.Pour rappel,
Mandi se trouve actuellement à Alger où il prend part
au stage de la sélection algérienne en prévision du match
contre son homologue des
Seychelles, le 13 juin à Blida
dans le cadre de la 1ère journée des éliminatoires de la
Coupe d'Afrique de 2017 au
Gabon.
Hakim S.
TRANSFERT
Belfodil préfère opter pour la Fiorentina et rester en Italie
attaquant international algérien Ishak Belfodil, libre de tout
engagement depuis son départ
du FC Parme (Serie A italienne
de football) a affiché son souhait d'opter pour la Fiorentina
qui convoite ses services.
"J'attends, je m'entretiens en
permanence avec mon agent
D'amico. Avec Andrea, nous
avons eu l'occasion de visiter la
ville de Florence, une ville merveilleuse. Ce serait un réel honneur de recevoir un appel de la
Viola", a affirmé le joueur algé-
L'
rien dimanche au site spécialisé
Tuttomercatoweb. Belfodil a
traversé une saison difficile face
à Parme, relégué en Serie B, ce
qui l'a contraint à résilier son
contrat après son refus d'accepter une baisse de son salaire
décidée en raison des dettes
auxquelles est confronté le club
parmesan. "Clairement, l'Italie
serait la solution la plus simple,
j'ai joué ici pendant trois ans et
je n'ai aucun problème de
langue, tout en connaissant
bien le championnat. J'ai beaucoup voyagé, cependant, une
expérience à l'étranger ne me
poserait pas de problème, elle
me stimulerait même", a-t-il
ajouté. En attendant d'être fixé
sur son avenir en club, Belfodil
est focalisé sur les prochains
matches qualificatifs pour la
CAN-2017 avec l'équipe nationale. "Je suis chez moi, au sein
de ma famille à Paris. Demain,
je rejoindrai l'équipe nationale
pour les matches de qualification pour la CAN-2017. Je ne
me suis jamais arrêté, mais je
me suis entraîné seul", a-t-il
conclu.
12
SPORTS
Mardi 2 juin 2015
L'ÉPREUVE RESTERA DANS LES ANNALES
Quand le championnat algérien fait
l'évènement dans le monde
Le retour de
Zahir Tiab
se précise
Sans nul doute, le championnat de Ligue 1 cette saison,
clôturé, vendredi dernier, restera dans les annales du football national et aussi mondial.
ombreux sont d'ailleurs ceux qui
s'étaient beaucoup intéressés à cette
compétition, non pas en raison de son
niveau, qui encore une fois était très modeste,
mais surtout à cette particularité ayant fait
que pratiquement les 16 pensionnaires de ce
premier palier étaient concernés par la relégation, et ce, à quelques encablures seulement
du tomber de rideau du championnat. Les
entraîneurs étrangers exerçant en Algérie sont
les premiers à avoir marqué leur ''étonnement''
de cette tournure des débats.
"Pendant toutes les années que j'ai passées
sur les terrains de football, c'est la première
fois que j'assiste à un scénario aussi étrange,
où toutes les équipes sont concernées à la fois
par le maintien et le podium", s'exclame l'entraîneur portugais du MC Alger, Artur Jorge,
champion d'Europe avec le FC Porto en 1987.
Jorge se souviendra ainsi et pour longtemps de
ses premiers six mois en Algérie, lui qui a pris
en main une équipe ayant pratiquement les
deux pieds en Ligue 2, avec 9 points seulement au compteur de 13 rencontres jouées,
N
MO BÉJAÏA
Ikhlef : «Amrani
rempilera jeudi
pour une saison»
e
président du
M
O
Béjaïa (Ligue 1
algérienne
de
football), Aboubakeur Ikhlef, a
affirmé dimanche
que l'entraîneur
Abdelkader
Amrani, en fin de
contrat, "rempilera jeudi pour une
saison". "Amrani
m'a donné son
accord de principe en attendant
de le revoir jeudi pour finaliser avec lui.
C'est un entraîneur à qui on tient énormément suite au grand travail accompli depuis
son arrivée au MOB, avec à la clé une historique Coupe d'Algérie", a indiqué à l'APS le
premier responsable du club. Pour sa
deuxième saison en Ligue 1, le MOB a forcé
l'admiration lors de l'exercice qui vient de
s'achever vendredi dernier en terminant
vice-champion derrière l'ES Sétif, mais surtout en remportant la Coupe d'Algérie, aux
dépens du RC Arbaâ (1-0), le 2 mai au
stade Mustapha-Tchaker de Blida. Amrani
avait succédé, au début de l'exercice 20132014, à Mourad Rahmouni, qui avait mené
le MOB à une accession historique en Ligue
1. Par ailleurs, Ikhlef a affirmé que l'équipe
effectuera deux stages en vue de la saison
prochaine, dont le coup d'envoi est fixé au
15 août. Le premier stage aura lieu pendant
le mois sacré du Ramadhan à Aïn Témouchent, alors que le second est programmé
après l'Aid en Tunisie, avec au programme
une série de matches amicaux", a-t-il souligné. Grâce à sa deuxième place au classement final de la Ligue 1, le MOB prendra
part à la prochaine édition de la Ligue des
champions d'Afrique, ce qui permettra du
coup au RC Arbaâ, finaliste de la Coupe, de
participer à la Coupe de la Confédération
(CAF).
L
a JSMB à la croisée des
chemins.
C'est
le
moment de le dire, puisque
déjà à peine une semaine de
la fin de la saison sportive
actuelle, des déclarations des
uns et des autres ont fait que
le club est dans une situation
où personne ne sait où il va.
Ainsi donc, que ce soit le
principal sponsor de la saison
2014-2015, Faouzi Berkati,
ou les actionnaires, dont
Mohelleb Zoubir qui a répondu justement au premier qui
l'a visé dans des déclarations
lors d’un point de presse
effectué à trois jours du dernier match de la saison, où les
Vert et Rouge avaient joué au
stade de l'Unité Maghrébine
de Béjaïa face à l'ASK (2/2).
Mais à en croire des sources
concordantes, on croit savoir
que les supporters sont allés
voir Zahir Tiab pour lui
demander de prendre les destinées du club. Ce dernier
aura donné son accord de
principe, mais sous conditions qu'il n'a pas encore
dévoilées, mais qu'il le fera au
moment opportun. Zahir
Tiab était président de la section foot de la JSMB durant
la saison 2008/2009, où Djamel Menad était entraîneur.
Avec lui, la JSMB avait connu
les bons moments de son histoire, mais depuis qu'il s'est
retiré des affaires du club, on
ne le voit plus. Mais d'après
une autre source, Zahir Tiab,
serait prêt à travailler avec
Berkati. La même source
nous a affirmé qu'il lui a
déclaré qu'il n'aurait aucun
problème avec lui (Berkati) et
que seul l'intérêt de la JSMB
prime avant toute autre considération. On croit donc savoir
que Zahir Tiab serait là dans
les heures à venir et qu'il
contribuera à la relance du
club avec un recrutement
judicieux et capable de permettre à la JSMB de revenir le
plus rapidement possible en
ligue 1 professionnelle.
Ce club qui a participé à trois
reprises à une compétition
africaine, dont la coupe de la
CAF en 2007 et 2008, et la
ligue
des
champions
d'Afrique 2011/2012 après
avoir terminé la saison d'avant
(2010/2011) derrière l'ASO
(Champion)
et
en
2012/2013, et ce après avoir
terminé ex-'quo avec l'ESS
durant la saison d'avant
(2011/2012).
M. R.
Phs : DR
L
avant de terminer avec 39 unités, synonymes
d'un maintien inespéré. Alain Michel, le coach
français du CR Belouizdad, lui, connaît mieux
le football algérien pour avoir déjà exercé dans
plusieurs formations de l'élite depuis 2008.
Mais sans doute, il ne s'attendait nullement à
ce qu'il vive le scénario de cet exercice."Franchement, ce championnat restera dans les
annales au vu de ses nombreux et permanents
rebondissements.
Ce sont les entraîneurs qui en ont le plus
souvent payé les frais. Il suffisait d'enchaîner
deux victoires de rang pour se retrouver sur le
podium. En revanche, deux défaites de suite
vous envoient dans les profondeurs du classement et bonjour la crise", constate-t-il.Même
l'entraîneur de la sélection olympique algérienne, le Suisse André-Pierre Shurmann,
n'est pas resté indifférent au ''phénomène'',
allant jusqu'à qualifier de ''fou'' le championnat national de cette saison.Hadj Adlène, l'an-
cien buteur de la JS Kabylie et de l'USM
Alger, appelé à la rescousse des Rouge et Noir
avec Mounir Zeghdoud et Mahieddine Meftah lors des deux derniers matchs de l'épreuve, a, quant à lui, proposé de "faire une analyse profonde du championnat de cet exercice".
Il a estimé en outre que le niveau des débats
"n'a pas été fameux", étayant ses dires par le
fait que le champion de cette saison a terminé
avec 48 points (13 victoires, 9 nuls et 8
défaites), soit moins de 20 unités sur le champion de l'exercice dernier (USMA) qui avait
engrangé 68 points à l'arrivée. Un avis partagé par l'ancien international, Mustapha Kouici, actuellement manager général de la JS
Saoura, qui a imputé le niveau "modeste" du
championnat à la "pression permanente exercée sur les joueurs et les entraîneurs, les obligeant à accorder la priorité aux résultats au
détriment de la manière".
Hakim S.
USMB
La direction définit les besoins
de l'équipe pour la saison prochaine
a direction de l'USM
Blida, qui vient d'assurer son accession en
Ligue 1 professionnelle de
football, a défini les besoins
de l'équipe en vue de la saison
prochaine, en ciblant deux
attaquants, un milieu offensif, et un défenseur, a appris
l'APS mardi auprès du club
phare de la Mitidja. "En
concertation avec le staff
technique, nous allons recruter deux attaquants, un
milieu offensif et un défenseur central. Nous sommes
en pleine période de négociations et de prospection pour
tenter de dénicher les oiseaux
rares", a affirmé à l'APS le
président de l'USMB, Mohamed Douidene. L'USMB a
composté son billet pour la
Ligue 1, après quatre saisons
en Ligue 2. Le club blidéen a
été rejoint par le RC Relizane
et le DRB Tadjenanet. "La
piste étrangère est d'actualité,
puisqu'un attaquant et un
milieu évoluant en Afrique
vont nous rejoindre cet été", a
précisé le premier responsable de l'USMB. Concernant les joueurs libérés,
Douidene a souligné qu'ils
seront "au moins six éléments
L
à quitter le club", et cela par
rapport "à leur faible volume
de jeu durant la saison". Évoquant l'avenir de l'entraîneur
Kamel Mouassa, qui est à son
troisième passage à la tête de
la barre technique de l'équipe, le président blidéen a précisé qu'il n'avait reçu "aucune
réponse" du concerné. "J'ai
sollicité Mouassa pour renouveler son contrat avec
l'USMB, mais il m'avait indiqué qu'il préférait attendre la
fin de la saison pour se prononcer. Je reste confiant
pour le maintien de cet
entraîneur qui connaît assez
bien la maison". Par ailleurs,
le président de l'USMB a
regretté la suspension infligée
au club par la commission de
discipline de la LFP, qui est
de quatre matchs à huis clos
dont deux avec sursis. "Je
pense que c'est une sanction
sévère.
Lors du match face à
l'Olympique Médéa (ndlr, 11), le public a exprimé sa joie
de voir son équipe revenir en
Ligue 1, en allumant des
fumigènes, chose qui est
interdite par la loi. C'est
regrettable de jouer les premiers matches de Ligue 1
chez nous sans notre public",
a-t-il conclu.
FC BARCELONE
JSMB
Le «Roi Leo» a une faim de lion
Lionel Messi est redevenu
indomptable: le "Roi Leo" a
croqué l'Athletic Bilbao
samedi en finale de Coupe
du Roi (3-1), affichant une
vivacité et une voracité qui
peuvent faire trembler la
Juventus Turin avant la finale
de Ligue des champions
samedi prochain.
REVOICI LE ROI DE LA JUNGLE
Au Camp Nou, Messi a décroché son 23e
titre avec le Barça et réussi son deuxième
doublé Liga-Coupe après 2009. Et comme
en 2009, l'Argentin le plus titré de tous les
temps peut ajouter un dessert de choix à ce
menu de roi: la Ligue des champions, avec
une finale contre la Juventus Turin samedi à
Berlin. "Sa Majesté", a titré dimanche le
quotidien madrilène Marca. "La Coupe du
Roi... Messi", a écrit le journal catalan
Sport. Car le petit attaquant a sorti ses
griffes samedi: son premier but, au terme
d'un slalom d'anthologie, est une merveille
de vitesse et de virtuosité. Quant au second,
d'un coup de patte sans contrôle, il porte à
35 buts en 34 matches son épatant bilan
2015 (avec également 18 passes décisives).
"Si Messi n'est pas imparable, il est quasiment imparable...", a résumé, fataliste,
l'entraîneur des "Lions" de Bilbao Ernesto
Valverde.
MESSI A FAIM DE TROPHÉES
Après une saison 2013-2014 conclue
sans trophée et sur un échec avec l'Argentine en finale du Mondial-2014, le quadruple
Ballon d'Or a repris cet été avec un appétit
de lion. Le joueur répète régulièrement que
seuls comptent pour lui les titres collectifs.
De fait, l'histoire retiendra davantage ce
doublé Liga-Coupe que le titre de "Pichichi" (meilleur buteur) du Championnat
conquis en vain par Cristiano Ronaldo.
L'Argentin a en outre marqué ces deux trophées de son empreinte: il a inscrit le but du
titre de champion d'Espagne contre l'Atletico Madrid (1-0) et son doublé de samedi a
assommé Bilbao, impuissant face à la grâce
féline de l'attaquant.
Reste à parfaire cet éventuel triplé avec la
C1, une compétition que Messi a déjà
gagnée trois fois (2006, 2009, 2011) mais
qui est la seule en mesure de confirmer son
retour au sommet.
Avant, peut-être, de briller en Copa
America cet été au Chili (11 juin-4 juillet):
à 27 ans, il sait qu'il lui manque un triomphe
majeur avec sa sélection pour compléter son
immense palmarès, où figure néanmoins la
médaille d'or des JO-2008.
AVEC LUIS ENRIQUE,
LA PAIX DES BRAVES
Comme un grand fauve, Messi a marqué
son territoire en janvier, lorsqu'il s'est fait
porter pâle après que l'entraîneur Luis
Enrique l'a laissé sur le banc au coup d'envoi d'un match contre la Real Sociedad
(défaite 1-0).
Mais malgré cette crise, les deux
hommes ont eu l'intelligence de mettre de
côté leurs désaccords et le printemps a
montré tous les signes d'un dégel: lors du
sacre en Liga, Messi a serré la main du technicien et samedi soir, Luis Enrique l'a pris
dans ses bras sur la pelouse, avec ce mot
rapporté par toute la presse espagnole:
"Félicitations".
"C'est le meilleur joueur du monde", a
simplement commenté l'entraîneur asturien. Et dans son sillage, le Barça n'est pas
loin d'être l'équipe la plus redoutable d'Europe.
La Lazio troisième,
Benitez part sur un échec
L
pour rester 3e devant Naples, a
assuré sa place sur la grille de
départ en C1. Le Napoli perd
gros, et les erreurs défensives de
l'équipe de Benitez, destiné au
Real Madrid, ont de quoi
inquiéter
les
supporters
"merengues". L'Aigle romain
termine brillamment une saison
où il a failli tout perdre, même
s'il faudra échapper à des clients
comme le FC Valence ou Manchester United en préliminaires.
Battus coup sur coup en finale
de Coupe d'Italie, par la Juventus (2-1 a.p.), auteur du doublé,
et dans le derby-Ligue des
champions par l'AS Rome (2-1),
les "Biancocelesti" avaient gardé
assez d'essence pour mater
Naples. La Lazio a connu toutes
les émotions, la joie, la trouille,
puis la libération. Après des buts
de Marco Parolo (33) et Antonio Candreva (45+1), elle
entendait l'hymne pompier de la
Ligue des champions.
ICARDI REJOINT TONI
Mais "Pipita" Higuain a
redonné l'espoir à Naples en
réussissant un doublé (55, 64),
sous une pression infernale
après l'exclusion de Parolo à
PORTUGAL
Le Sporting s'offre la Coupe
e Sporting club du Portugal, réduit à 10 dès la 15e minute et mené 2-0 par Braga dix minutes
plus tard, a réussi à décrocher dimanche sa 16e Coupe nationale 3 tirs au but à 1, mettant ainsi
fin à une disette de sept ans. La finale, disputée au stade national de Lisbonne, avait en effet
très mal commencé pour le Sporting. Une faute de Cedric Soares dans la surface sur Djavan lui a alors
valu l'exclusion et un penalty contre son équipe. Eder, le capitaine de Braga, l'a transformé sans trembler (15e). Dix minutes plus tard, la situation était même devenue désespérée puisque Rafa Silva, parti
en contre, a doublé la mise pour Braga en glissant le ballon entre les jambes du gardien Rui Patricio.
Petit à petit, les Lions dirigés par Marco Silva revenaient dans la partie et ont été récompensés de leurs
efforts par la réduction du score signée Islam Slimani. Meilleur buteur du club, l'Algérien battait des
20 m le gardien russe de Braga, Stanislav Kritciuk (84e). Et dans le temps additionnel, l'attaquant
colombien Fredy Montero a profité d'une nouvelle erreur de la défense centrale des "Archevêques"
pour arracher la prolongation (90+3). Et c'est finalement aux tirs au but de Adrian, Nani, très peu en
vue et dont c'était le dernier match avant son retour à Manchester United, et Slimani que le Sporting
soulève un nouveau trophée. Le Sporting, 3e du Championnat du Portugal derrière Benfica et Porto,
avait enlevé sa dernière Coupe nationale en 2008, également après prolongation, face au FC Porto
avant de connaître une longue traversée du désert. Braga, 4e du Championnat, disputait sa cinquième
finale de Coupe du Portugal, avec une seule victoire en 1966 face à Vitoria Setubal.
L
PARIS SG
Comment faire
mieux ?
E
n bouclant
samedi
face à Auxerre
en Coupe de
France (1-0) un
quadruplé
domestique
inédit, le PSG
ne peut faire
mieux sur la
scène nationale
et n'a plus
désormais de marge de progression
qu'en Ligue des champions.
SERIE A
a Lazio Rome a assuré la
troisième place et les
barrages de la Ligue des
champions en battant le Naples
de Rafael Benitez (4-2) au bout
du suspense, dimanche pour la
38e et dernière journée du
Championnat d'Italie. Le dernier ticket italien pour la C1
s'est joué jusqu'aux dernières
minutes. La Lazio a mené 2-0,
s'est retrouvée à dix et s'est faite
rejoindre, puis Gonzalo Higuain
a envoyé sur la barre transversale un penalty qui pouvait valoir
40 millions d'euros. En contre,
la Lazio, à qui un nul suffisait
13
l'heure de jeu pour double avertissement. Puis Faouzi Ghoulam
à son tour a reçu un second
jaune (70), rééquilibrant les
débats, et l'Argentin a craqué
sur le penalty (76). Ogenyi
Onazi (85) puis Miroslav Klose
(90+2) ont achevé le Napoli.
Benitez quitte Naples sur un
échec et sous les sifflets d'un
San Paolo qui avait fait le plein.
Le Napoli a perdu deux demifinales, en Coupe d'Italie, déjà
contre la Lazio, et en Europa
League, contre Dniepropetrovsk.
Sans Ligue des champions, il
sera difficile de retenir Higuain.
Dans les autres matches, Mauro
Icardi a réussi à rejoindre Luca
Toni en tête du classement des
buteurs lors de la victoire de
l'Inter Milan contre Empoli (42), signant un doublé. Le Highlander de Vérone, 38 ans, doit
partager son trône. Il avait marqué samedi contre la Juventus
(2-2). La Roma termine sur une
fausse note, une défaite à domicile contre Palerme (2-1), mais
elle avait assuré l'essentiel lundi.
Le Genoa termine 6e, sa défaite
à Sassuolo (3-1) ne change rien,
mais le doyen des clubs italiens
n'est pas sûr d'obtenir son billet
pour l'Europa League, il lui
manque encore la licence
UEFA, faute de respecter le fair
play financier.
OBJECTIF C1
Interrogé dans les travées du Stade
de France sur la prochaine étape du
club, son président est allé droit au
but. "On veut garder les quatre
titres, bien sûr, mais tout le monde
connaît notre objectif, notre grand
rêve : c'est la Ligue des champions, a
dit Nasser Al Khelaïfi. J'en rêve tous
les soirs, on travaille tous les jours
pour ce rêve." Depuis le rachat du
club par le fonds d'investissement
qatari QSI, sa progression en France
est linéaire : qualification pour la
Ligue des champions la première
saison, trois trophées nationaux la
deuxième, puis quatre la troisième.
Cet objectif de faire mieux chaque
année est donc rempli. Mais sur la
scène européenne, le PSG reste sur
trois échecs en quarts de finale, fûtce sans déshonneur (face au Barça
de Messi à deux reprises et au Chelsea de Mourinho). La saison prochaine, hormis le Championnat qui
doit rester une chasse gardée, les
compétitions nationales seront encore plus accessoires : seule une apparition dans le dernier carré de la
Ligue des champions prolongera la
progression. Dans le discours d'Al
Khelaïfi, on retrouve cette idée d'un
club désormais mûr pour la compétition reine : "On a progressé en
Ligue des champions, on a battu
Chelsea avec dix joueurs (en 8e de
finale retour, ndlr), on a pris de l'expérience, de la confiance. On sait
que la Ligue des champions ne vient
pas en deux ans ou en un jour, c'est
difficile. Chelsea a gagné la Ligue
des champions après plusieurs
années. On le sait, on est patient."
«AMÉLIORER L'ÉQUIPE»
"On veut tout faire pour améliorer
l'équipe", a dit le président. Elle peut
l'être à chaque ligne du terrain, en
fonction des joueurs décevants, titulaires ou remplaçants : en attaque
(Lavezzi), au milieu (Cabaye), en
défense (Van der Wiel) et dans les
cages (Sirigu). Devant, la question
sera liée à Cavani. L'Uruguayen, qui
a achevé sa saison en trombe avec
notamment le but de la victoire
samedi, a assuré qu'il resterait la saison prochaine, ce qui pourrait préparer pour l'axe de l'attaque l'aprèsIbrahimovic, en fin de contrat en
2016. Sur les ailes, l'idée Di Maria
revient. Mais et l'Argentin sort d'une
saison pénible à Manchester United.
Et sinon, De Bruyne (Wolfsburg),
Reus (Dortmund) ? Au milieu est
apparue la piste Xavi. L'emblématique capitaine du Barça s'est engagé
pour le club qatari d'Al-Sadd qui
pourrait le prêter au PSG, selon Le
Parisien. Mais c'est surtout Pogba
(Juventus) qui agite le marché ; la
tendance serait toutefois vers un
départ en Espagne. Dani Alves a
démenti sa venue à Paris pour un
couloir droit que peut aussi avantageusement occuper Marquinhos. Et
quid pour le poste de gardien (Lloris, Cech) ? D'ici la clôture du mercato fin août, le PSG va encore
"rêver plus grand".
MONDE
Mardi 2 juin 2015
15
IRAK
Barbe obligatoire à Mossoul
sous contrôle des djihadistes
Mossoul est la capitale
irakienne du «califat»
proclamé par l’EI sur les
territoires conquis il y a près
d’un an en Irak et en Syrie.
ès qu’il jette un œil dans le
miroir, l’angoisse saisit Laith
Ahmed. Si les poils ne poussent pas sur ses joues, il risque d’être
arrêté par les djihadistes qui viennent de
rendre obligatoire la barbe à Mossoul, la
deuxième ville d’Irak. Le groupe État
islamique (EI) distribue depuis quelques
semaines des prospectus annonçant la
mise en place, à compter de ce 1er juin,
d’une nouvelle loi : porter la barbe est
obligatoire et se raser est interdit. «Mes
poils de barbe sont juste trop lents à
pousser», se désole le jeune homme de
18 ans qui, comme tous les habitants
interrogés ne donne pas son vrai nom de
peur des représailles. «Je suis terrifié
parce qu’ils (les djihadistes) règlent violemment leurs comptes avec quiconque
se rebelle ou ignore leurs instructions»,
avoue-t-il à l’AFP depuis la capitale irakienne du «califat» proclamé par l’EI sur
les territoires conquis il y a près d’un an
en Irak et en Syrie. «Je travaille dans une
boulangerie, ce qui veut dire que je dois
sortir de chez moi chaque jour et croiser
des hommes de Daech», ajoute l’adolescent, en utilisant un acronyme arabe de
l’EI. Mossoul est la ville la plus importante conquise par l’EI lors de sa vaste
offensive à l’été 2014. Les nombreux
civils qui y vivent encore ne peuvent pas
Ph : DR
D
la quitter sans s’engager à y revenir dans
les délais impartis. S’ils désobéissent,
leur maison ou leur voiture peut être saisie. Les djihadistes ont fait de Mossoul
le laboratoire de leur administration : ils
y décident de tout, des programmes scolaires aux horaires d’ouverture des
magasins, en passant par la tenue - vestimentaire et capillaire.
PROFIL BAS
«En rasant et taillant les barbes des
hommes, les coiffeurs se rendent complices d’un péché», est-il écrit sur les
prospectus de l’EI, qui citent des
hadiths (propos attribués au Prophète)
pour justifier l’interdiction de se raser.
«Grâce à nos frères de la police islamique, ordre a été donné d’interdire de
se raser la barbe, et les contrevenants
seront arrêtés», est-il précisé. Nadhim
PUB
Ali, un chauffeur de taxi d’une trentaine
d’années, n’a jamais pu se laisser pousser la barbe, ou même une moustache,
sans que cela ne lui donne de terribles
démangeaisons. Il a présenté des certificats médicaux à la police religieuse.
Sans résultat. «Ils s’en fichent... L’un
d’eux m’a prévenu que je ferais mieux
de rester chez moi si je me rasais.»
«Alors, juste pour nourrir ma famille, je
dois choisir entre être malade ou risquer
le fouet», ajoute-t-il. En Afghanistan, les
talibans avaient, à une époque, instauré
des «patrouilles de la barbe» qui avaient
le pouvoir de condamner à une peine de
trois jours à une semaine de prison tout
homme s’étant ne serait-ce que taillé la
barbe. Mais, les habitants de Mossoul
l’assurent, la nouvelle loi n’a rien à voir
avec la religion. «On sait tous ce que
Daech essaye de faire avec ces lois inacceptables sur les voiles que doivent porter les femmes et les barbes que doivent
arborer les hommes», explique une professeure du nom d’Oum Mohamed. «Ils
veulent faire de chacun un bouclier
humain. À l’approche des opérations
militaires pour reprendre Mossoul, ils
veulent pouvoir se fondre dans la population», affirme-t-elle. La coalition internationale mise sur pied par les ÉtatsUnis pour frapper les positions de l’EI
en Syrie et en Irak a mené de nombreux
raids autour de Mossoul, mais aucune
opération terrestre sur la ville elle-même
n’a encore été lancée. Selon un ancien
membre des services de sécurité irakiens, qui réside toujours à Mossoul, les
djihadistes font profil bas depuis
quelques mois. «Par exemple, des
membres de l’EI se sont mis à utiliser de
plus en plus de voitures banalisées. Ils se
sont débarrassés des véhicules militaires
et des drapeaux», raconte-t-il. «Cette
nouvelle loi sur les barbes va dans le
même sens. Ils veulent se cacher au
milieu des civils.»
YÉMEN
Huit civils tués dans des
explosions
u moins huit
civils ont été tués
et vingt blessés,
lundi, par des explosions
consécutives à des raids
de la coalition menée par
l’Arabie saoudite sur des
dépôts d’armes tenus par
les rebelles chiites autour
de la capitale yéménite
Sanaa, selon un médecin.
Des avions de la coalition arabe ont bombardé
Jebel Noqom, une colline
surplombant l’est de
Sanaa, provoquant des
explosions dans un quartier situé en contrebas où
des habitants ont été touchés par des projectiles et
des éclats provenant des
déflagrations dans les
dépôts, ont indiqué des
témoins. Trois heures
après les raids, des
flammes s’élevaient du
site où les explosions se
poursuivaient projetant
des fragments à cinq kilomètres à la ronde et provoquant un exode de la
population vers des quartiers plus sûrs, ont dit à
l’AFP des habitants. Jebel
Noqom, important site
militaire contrôlé par les
rebelles chiites Houthis
depuis la prise de la capitale en septembre dernier,
a été bombardé à au
moins deux reprises par la
coalition, faisant à chaque
fois de nombreuses victimes civiles. Le 12 mai,
69 personnes avaient péri
dans des explosions provoquées par des raids,
alors que de précédentes
frappes aériennes contre
des dépôts d’armes près
A
de Sanaa avaient fait 38
morts le 21 avril. Un
autre site militaire de la
rébellion à Jebel Noqom a
été bombardé lundi matin
par la coalition, ont indiqué des témoins.
Des frappes aériennes
ont en outre pris pour
cibles des positions des
rebelles dans la province
d’Amrane, au nord de
Sanaa, ainsi que des
dépôts d’armes et des
sites tenus par la rébellion
dans la province de
Hodeida (ouest), sur la
mer Rouge, selon des
habitants. Dans le sud du
Yémen, des concentrations de la rébellion ont
été touchés par quatre
raids à Saneh et Qaatabeh, dans la province de
Dhaleh, selon des sources
militaires et tribales. Dans
la nuit, l’aviation de la
coalition a visé des dépôts
d’armes et des positions
de la rébellion à Marrane,
dans la province de Saada
(nord), bastion des Houthis, ainsi que dans la province voisine d’Al-Jawf,
frontalière de l’Arabie
saoudite, et dans celle
d’Ibb (centre), selon des
témoins.
La coalition sous commandement saoudien a
lancé le 26 mars des
frappes aériennes contre
les rebelles Houthis, accusés de recevoir une aide
militaire de Téhéran et
qui se sont emparés
depuis septembre 2014 de
régions
entières
du
Yémen, forçant le président Abd Rabbo Mansour Hadi à se réfugier en
Arabie
saoudite.
Le
conflit au Yémen a fait
2.000 morts et 8.000
blessés, en majorité des
civils, selon l’Organisation mondiale de la santé.
Il a aussi forcé plus de
500.000 personnes à quitter leur foyer.
Des tirs en direction
d’un navire humanitaire
près du port d’Aden
n navire humanitaire chargé de vivres pour le
Yémen a été visé, dimanche, par des tirs à
son approche du port d’Aden (sud), a indiqué à l’AFP un responsable de l’administration provinciale. Ce responsable, qui a requis l’anonymat, a
accusé les rebelles chiites, dits Houthis, qui occupent
des quartiers d’Aden, d’avoir empêché le bateau d’accoster au port de la ville, contrôlé par des combattants
pro-gouvernementaux. «Les Houthis ont tiré des obus
en direction d’un navire affrété par l’ONU et chargé
de 7 000 tonnes de vivres, sans le toucher, alors qu’il
était à un mille marin du port d’Aden», a déclaré le
responsable.
U
16
MONDE
Mardi 2 juin 2015
AFGHANISTAN
Des milices antitalibans controversées
mais incontournables
Jamais depuis 2001 les
talibans n'ont été aussi
proches de Kunduz,
verrou du nord afghan.
Face à eux se dressent les
hommes du commandant
Pakhsaparan, symbole du
retour de ces milices
soutenues par Kaboul
malgré leur réputation
controversée.
ans cette capitale provinciale du
nord, carrefour sur l’importante
route du Tadjikistan, l’armée
afghane peine à repousser les rebelles,
qui lui infligent des pertes record en
cette rude «saison des combats», la première menée par Kaboul sans le soutien
massif des troupes de combat de l’Otan,
parties du pays fin décembre. Pour pouvoir repousser les rebelles, le gouvernement afghan n’a pas d’autre choix parfois que de demander l’aide de milices
dirigées par des hommes forts locaux au
passé parfois trouble, au risque de jouer
avec le feu selon certains observateurs.
Parmi ces électrons libres figure
Mohammed Omar, alias Pakhsaparan
(«Casseur de murs»), en référence à ses
capacités, bien connues dans la région, à
défoncer les murs sans ciller, et qui
contrôle des centaines de combattants
dans son fief des bords de la rivière Khanabad.
«C’est un soulèvement populaire»,
estime le chef de guerre à la barbe
blanche bien taillée et à la voix retentissante en présentant à l’AFP ses miliciens bardés de cartouchières, fusils
d’assaut et lance-roquettes.
«Les gens sont prêts à envoyer leurs
fils au front pour combattre les talibans,
pour défendre leurs maisons, leur pays,
leur honneur et leur gouvernement»,
clame-t-il. Officiellement, le gouvernement afghan nie tout soutien à la milice
de Pakhsaparan. Mais ce dernier luimême reconnaît avoir reçu des munitions de Kaboul...
Un changement de stratégie: depuis
la chute des talibans à la fin 2001,
Kaboul et l’Otan avaient au contraire
plutôt affiché leur volonté de désarmer
les milices pour éviter de retomber dans
une nouvelle et sanglante guerre civile
comme dans les années 1990, lorsque
Phs : DR
D
dollars sous l’impulsion des Américains,
avec l’espoir de les voir sécuriser seules
ce vaste pays réputé incontrôlable.
RACKET ET ABUS
«L’armée afghane et la police sont
incapables de combattre sans nous»,
explique à l’AFP sous couvert de l’anonymat l’un des lieutenants de Mir Alam,
un chef de guerre Tadjik qui compte
parmi les plus influents dans la région.
«Ils n’ont pas de connaissance intime du
terrain comme nous. Sans nous, Kunduz sera prise par les talibans», affirme
ce milicien qui porte au doigt une énor-
me bague en or surmontée d’une pierre
turquoise. Le gouvernement central du
président Ashraf Ghani est régulièrement critiqué pour son «manque de leadership», car il lui a fallu plusieurs mois
pour nommer ses principaux ministres.
Fin avril, Kaboul a été surpris par la
vaste offensive lancée par les talibans sur
Kunduz, et a dû y envoyer en urgence
des renforts venus d’autres provinces.
Mais pas seulement ses forces: Mir
Alam, qui se trouvait au Tadjikistan a
lui aussi été appelé à la rescousse. Les
miliciens expliquent avoir saisi sur des
combattants talibans des armes portant
les mêmes numéros de série que celles
fournies aux forces de sécurité afghanes.
Trafic ou prises de guerre? «C’est au
gouvernement d’enquêter pour savoir
pourquoi cela arrive», souligne le lieutenant de Mir Alam. Si les talibans ont été
repoussés des abords de la ville de Kunduz, l’instabilité demeure. Les insurgés
continuent de s’y infiltrer pour y commettre des attentats. «Ils sont partout, ils
sont parmi nous, et ça fait peur»,
explique à l’AFP Marzia Rustami, une
militante de la société civile locale. Mme
Rustami cite le récent attentat qui a
coûté la vie à Noor-ul-Huda Maulvi
Zada Karimi, un religieux qui dénonçait
régulièrement les actes des talibans à la
radio et défendait les droits des femmes.
Mais les rebelle ne sont pas les seuls
à blâmer. Haji Amanullah Utmanzai, un
doyen de Kunduz, assure que les milices
commettent elles aussi des exactions.
«Vous pouvez mettre un garde armé
dans chaque maison à Kunduz, mais
personne ne se sentira en sécurité», ditil à l’AFP. «Ils rackettent les gens, volent
les récoltes et creusent le fossé entre les
gens et le gouvernement». Le gouvernement provincial assure de son côté que
les milices jouent un rôle crucial contre
les talibans. «Toute milice combattant
les talibans est bonne pour nous», juge le
vice-gouverneur de Kunduz Hamdullah
Danish, en assurant que le gouvernement tente tout de même de limiter les
abus.
Les miliciens de Kunduz restent toutefois difficiles à quantifier, les estimations allant de 2.000 à 10.000, un signe
selon plusieurs observateurs que le gouvernement ne les contrôle guère.
MALI
Gao, encerclée par les rumeurs de la guerre
ls dormaient à la fraîche, près de
l’eau sur la berge du Niger, quand
avant l’aube l’explosion d’une
roquette tirée sur le camp voisin de
l’ONU a semé la panique chez les
maraîchers de Gao, principale ville du
nord du Mali. «Tout le monde s’est
réveillé. On a couru vers les maisons, les
enfants pleuraient», raconte à l’AFP
Mohamedou Sekou Maïda, 39 ans, qui
peine à nourrir ses neuf enfants en faisant pousser salades et melons sur un
lopin de terre rouge, irrigué par une
moto-pompe offerte par l’armée française. «Depuis, nous ne descendons plus au
fleuve, malgré la chaleur de la nuit.
I
PUB
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE
ET POPULAIRE
Nous
restons dedans, aux
aguets», dit cet homme maigre
aux bras noueux. Autour de
diverses
s’affrontè- MINISTÈRE DES TRANSPORTS lui, les parcelles vertes de
DIRECTIONfactions
DES TRANSPORTS
WILAYAaprès
DE KHENCHELA
jeunes pousses s’étendent
rent
le départ des
sur deux hectares. Des manSoviétiques.
guiers poussent près des
Cette volte-face jette un
éclairage cru sur les faiblesses des forces réservoirs, on arrose au rythme d’un
de sécurité afghanes mises sur pied poste de radio. «Ces attaques ne sont
depuis 13 ans et à coup de milliards de pas fréquentes, une à deux fois par mois,
AVIS D’INFRUCTUOSITÉ
Conformément aux dispositions de l’article 44 du décret présidentiel n°10/236 du 07/10/2010 portant réglementation des
marchés publics.
Le directeur des transports de la wilaya de Khenchela déclare la
consultation parue dans le quotidien «El-Aures News du
11/04/2015» et «Le Courrier d’Algérie du 11/04/2015» relative à la
réalisation des travaux d’aménagement de l’espace postérieur de
l’halte routière de Khenchela infructueuse, suite à la réunion de la
commission d’évaluation des offres du 27/05/2015.
Anep Const. N°91 357 - Le Courrier d’Algérie du 2 juin 2015
mais ça suffit pour faire peur. Les gens
qui font ça sont des imbéciles qui s’en
foutent du Mali. Tout ce qu’ils veulent,
c’est détruire», gronde-t-il. Juste avant
l’aube vendredi, le projectile tiré d’un
plateau surplombant la ville a touché,
sans faire de victime, l’enceinte de la
base de la force de l’ONU, la Minusma.
Dans le camp militaire français voisin,
les soldats de l’opération Barkhane ont
été réveillés par un long trait de sirène et
se sont rués aux abris, d’où ils ont vu le
jour se lever, avant la fin de l’alerte une
heure plus tard. À Gao, la grande ville
du Nord d’où les jihadistes ont été chassés en janvier 2013, la sécurité est assurée par les soldats maliens et de l’ONU.
Ils peuvent faire appel, en cas de besoin,
au contingent français, basé près de l’aéroport. «Résultat, dans la ville, ça va...
un peu» confie, sous son étal près des
halles centrales, le directeur du marché,
Amadou al-Hassan. «Les bandits armés,
ils savent que s’ils entrent dans Gao, ils
n’en sortiront pas vivants. Alors parfois
ils tirent des roquettes, de loin, comme
hier. Mais le problème, c’est à l’extérieur».
TOUT ÉTRANGER
EST SUSPECT
Samedi, le marché, reconstruit après
avoir brûlé en janvier 2013, grouille de
monde.Installés au bord du fleuve, les
commerçants y proposent les produits
locaux, légumes et poissons séchés, mais
faire venir des marchandises de loin est
plus difficile.
«Les gens ont peur de sortir de Gao,
de s’éloigner même de quelques kilomètres», dit Amadou al-Hassan. «Les
commerçants qui veulent monter des
marchandises, de Bamako ou d’ailleurs,
se font arrêter, voler. Il n’y a pas de
sécurité. Des bandits armés coupent les
routes, on ne sait jamais exactement qui
ils sont». Cette ambiance de suspicion
généralisée, où tout étranger à la ville est
suspect, c’est surtout ce que regrette
Issouf Maïga, 32 ans, régisseur de Naata
(Espoir), une des 14 radios locales de
Gao. «Il y a des bombes qui explosent au
passage des voitures sur certaines
routes, parfois, ce sont des tirs de
mitrailleuses», énumère-t-il, déplorant
«un climat de peur». «Et moi aussi, j’ai
peur... J’ai peur pour ma mère, surtout.
Tous les mardis, elle sort de la ville
pour aller faire le marché. Tant qu’elle
n’est pas revenue, je pleure, je ne vis
plus», dit-il. «Le problème, c’est que
nous, les Noirs, nous ne savons pas faire
la différence au premier coup d’œil entre
un Tamashek (touareg) et un Arabe.
Alors, on a peur de tout le monde. De
tous ceux qu’on ne connaît pas». «Ceux
qui ont collaboré avec les bandits jihadistes quand ils occupaient la ville, on
sait qui ils sont, ils ne peuvent pas revenir. Mais les autres, on ne sait pas...
Alors la population a peur de tous».
Signe de cette psychose, le 7 mars à
Gao, quelques heures après l’attentat
anti-occidental de Bamako, deux
mineurs arabes ont été lynchés à mort et
leurs corps brûlés par la foule qui les
avait pris pour des poseurs de bombes,
alors qu’ils appartenaient à la famille de
responsables pro-gouvernementaux hostiles aux rebelles. Selon Issouf Maïga, la
priorité est de parvenir à un accord de
paix entre Bamako et la rébellion à
dominante touareg.
«Tant qu’il n’y aura pas d’unité au
Mali, les bandits armés en profiteront,
on vivra toujours dans la confusion et le
danger», dit-il. «Si nous sommes unis, ils
devront fuir le Mali».
MONDE
Mardi 2 juin 2015
FACE À LA MENACE JIHADISTE
La Tunisie découvre la difficulté
d'informer
errorisme
et
liberté de la presse sont deux
choses nouvelles en Tunisie»,
constate Mohamed Fehri
Chelbi, enseignant à l’Institut
de presse et des sciences de
l’information (IPSI). D’où
les cafouillages, chez les
médias comme chez les autorités, qui accompagnent souvent les violences. Dernier
exemple en date, la cacophonie qui a suivi des coups de
feu entendus depuis une
caserne à Tunis le 25 mai.
Aussitôt, des médias annoncent «une attaque terroriste».
Certains
évoquent
des
affrontements entre militaires
et hommes armés dans la
caserne et le quartier voisin.
D’autres assurent que des
femmes sont parmi les
assaillants. Mais rapidement,
il s’avère que c’est un caporal
déséquilibré qui a abattu huit
camarades avant d’être tué.
Ces versions diverses et
variées ont suscité la colère
sur les réseaux sociaux, un
internaute allant jusqu’à
publier ce tweet ironique:
«URGENT: des journalistes
terrorisent la population».
Une
«précipitation»
dénoncée par le porte-parole
du ministère de la Défense,
Belhassen Oueslati, pour qui
«la publication d’informations erronées et de récits
contradictoires donne lieu à
«T
Ph : DR
Confrontée à la
multiplication des
violences jihadistes,
la Tunisie vit un
dilemme classique
mais épineux :
comment concilier
droit à l'information
et sécurité dans le
seul pays du
«Printemps arabe» à
avoir consacré la
liberté d'expression.
une multiplication d’interprétations et provoque l’inquiétude
de
l’opinion
publique». Les risques du
métier, se défendent ces
médias, d’autant que les
autorités
elles-mêmes
relaient régulièrement des
informations contradictoires,
comme lors de l’attaque le 18
mars du musée du Bardo.
Ministres et porte-paroles
s’étaient alors succédé devant
les caméras pour annoncer
des bilans et des scénarios
différents et erronés. «Pourquoi sommes-nous insultés et
décrédibilisés alors que nous
n’avons fait que notre travail,
en donnant rapidement une
information recueillie auprès
de sources officielles et/ou
fiables?», se demande le site
Business News, qui avait
mentionné
les
femmes
armées avant de mettre à jour
son article.
POLÉMIQUE RÉCURRENTE
Ces polémiques sont
récurrentes depuis la révolution qui a mis fin à la dictature en janvier 2011, les gouvernements successifs accusant de «dérapages» les journalistes qui en retour blâment leur manque de trans-
parence. Les médias se sont
notamment retrouvés sous le
feu des critiques à l’été 2013
lorsque des images de
dépouilles de soldats, tués
dans une embuscade jihadiste, ont été diffusées sans
montage. «Il ne faut pas que
la liberté de la presse devienne un prétexte pour agresser
(...) moralement les spectateurs, surtout les familles des
victimes appartenant à l’armée et à la police», a récemment jugé le porte-parole du
ministère de l’Intérieur,
Mohamed Ali Aroui, lors
d’une journée d’études organisée par ses services sur le
thème
«Terrorisme
et
médias». Pour lui, certains
«dérapages» peuvent être qualifiés de «propagande» inconsciente pour le terrorisme,
comme lorsqu’un journal
laisse «entendre que les terroristes sont gagnants et les
forces de l’ordre et l’armée
battues». Des responsables
sécuritaires, notamment de
syndicats de police, ont
même exhorté les médias à
«s’engager dans la guerre
contre le terrorisme» et à
«faire passer l’intérêt de la
nation avant le scoop». De
tels appels sont dangereux,
estime le Centre de Tunis
pour la liberté de la presse
(CTLP), une ONG, car les
journalistes n’ont pas vocation à «faire partie de la stratégie de communication du
gouvernement». «Un journaliste a le droit de faire siennes
les grandes valeurs comme la
lutte antiterroriste (...), mais
il n’a pas à mener une guerre
par procuration (...) ou à être
un instrument des appareils
de l’Etat», souligne Walid
Mejri, journaliste à l’hebdomadaire Akher Khabar.
Fahem Boukaddous, du Syndicat national des journalistes
tunisiens (SNJT), admet
cependant que les journalistes doivent faire un vrai
effort de fiabilité. Car, avertit-il, les autorités «pourraient
exploiter ces dérapages pour
faire pression sur les médias»
et «justifier» ainsi des législations «dangereuses» pour la
presse. Deux projets de loi
récemment présentés par le
gouvernement sont venus
attiser ces craintes: l’un, relatif à la lutte antiterroriste, et
l’autre,
réprimant
les
atteintes contre les forces
armées, ont été jugés liberticides et ont suscité une levée
de boucliers.
ARMES TURQUES EN SYRIE
Erdogan menace publiquement un journal
e président turc, Recep Tayyip
Erdogan, a menacé publiquement
de représailles le journal qui a
publié des images montrant des livraisons d’armes par Ankara aux rebelles
extrémistes syriens, à moins d’une
semaine des élections législatives du 7
juin. «Je pense que la personne qui a
écrit cet article exclusif paiera un prix
très lourd pour ça (...) je ne le laisserai
pas s’en sortir impunément», a déclaré
M. Erdogan. Le quotidien turc d’opposition Cumhuriyet a diffusé des photos
et une vidéo montrant des obus de mortier et des caisses de munitions dissimulés sous des médicaments dans des
camions, officiellement affrétés par une
organisation humanitaire, interceptés en
janvier 2014 par la gendarmerie turque
près de la Syrie. Cette affaire a viré au
scandale politique quand des documents
officiels publiés ensuite sur Internet ont
L
montré que ces camions appartenaient
aux services de renseignement turcs
(MIT) et transportaient armes et munitions destinées aux rebelles islamistes
syriens en guerre contre le président
Bachar al-Assad, la bête noire d’Ankara.
Soupçonné par ses alliés occidentaux de
soutenir ces mouvements, dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI), le régime islamo-conservateur a toujours
démenti.
«Ces affirmations diffamatoires et
cette opération illégale contre le MIT
constituent d’une certaine façon un acte
d’espionnage. Ce quotidien est lui aussi
impliqué dans cette activité d’espionnage», a répété dimanche soir M. Erdogan.
Dans un entretien à l’AFP, son Premier
ministre, Ahmet Davutoglu, avait qualifié les allégations de Cumhuriyet de
«manipulation électorale». Le rédacteuren-chef du journal, Can Dündar, a réagi
lundi sur Twitter en parodiant les
menaces du chef de l’Etat. «La personne
qui a commis ce crime paiera un prix
très lourd. «Nous ne le laisserons pas
s’en sortir impunément», a-t-il écrit. Le
président Erdogan attribue la responsabilité de l’affaire des camions du MIT à
l’organisation de l’imam Fethullah
Gülen, un de ses anciens alliés qu’il
accuse depuis l’hiver 2013 de vouloir
renverser le gouvernement.
Premier ministre de 2003 à 2014,
chef de l’Etat depuis, M. Erdogan est
régulièrement épinglé par ses détracteurs de dérive autoritaire et islamiste.
La semaine dernière, l’homme fort du
pays
s’en
est
pris
au
New York Times, accusé «d’ingérence»
dans les affaires turques pour lui avoir
reproché dans un éditorial ses «intimidations» contre la presse indépendante de
son pays.
17
ÉTATS-UNIS
La NSA suspend la
collecte de données
téléphoniques
a NSA était contrainte, dimanche,
de suspendre sa collecte des données des appels téléphoniques américains, révélée au grand public par
Edouard Snowden. Elle n’a pas obtenu
le renouvellement de l’autorisation
légale de ce programme. Le Sénat américain n’a pas réussi à trouver un accord
pour éviter l’expiration de la section
215 du Patriot Act, fondement juridique de la collecte des métadonnées
(horaires, durées, numéro appelé) de
tous les appels téléphoniques américains. Ce délai était fixé à 00h01
(06h01 en Suisse) lundi. «A partir de ce
soir, les employés de la NSA qui
consultaient la base de données ne
pourront plus le faire, tout cela grâce au
sénateur Rand Paul», qui a bloqué la
procédure, a déclaré furieux à l’AFP le
sénateur Richard Burr, président de la
commission du renseignement du
Sénat. Rand Paul, élu républicain et
libertaire, a profité de la procédure
compliquée de la chambre haute du
Congrès. La Maison-Blanche a qualifié
dimanche soir d’»irresponsable» l’expiration de la collecte des données téléphoniques. Elle a demandé au Sénat de
faire en sorte que l’autorité légale du
programme soit rétablie le plus rapidement possible.
L
VOTE FINAL EN SEMAINE
Le Sénat va continuer cette semaine
à examiner le texte bloqué dimanche
soir, Rand Paul ne pouvant retarder
trop longtemps la procédure et un
grand nombre de sénateurs, républicains et démocrates ayant manifesté
leur soutien. Le vote final, dans le courant de la semaine, pourrait ensuite
ouvrir la voie à un rétablissement de
l’autorité légale de la collecte. «Nous
voterons cette semaine» le projet de loi,
a dit le sénateur Ted Cruz, autre candidat potentiel à l’investiture républicaine
pour la présidentielle. Le texte en souffrance au Sénat, le USA Freedom Act,
prolonge pour quelques mois la collecte des données par la NSA, le temps de
permettre aux compagnies téléphoniques de mettre en place les moyens
de les stocker elles-mêmes. Le USA
Freedom Act renforce également le
contrôle judiciaire sur l’exploitation des
données par les agences de renseignement. Il est soutenu par les grandes
entreprises Internet et informatiques
américaines, dont l’image avait souffert
de leur coopération supposée avec la
NSA, et par une partie des ONG qui
défendent la vie privée et combattent la
surveillance électronique.
CRAINTES DE FAIBLESSE
Le texte a déjà été voté par la
Chambre des représentants, et la Maison-Blanche a multiplié cette semaine
les appels en sa faveur. «Je pense que les
terroristes surveillent très attentivement
ce qui se passe aux Etats-Unis», avait
averti de son côté dimanche matin John
Brennan, le directeur de la CIA. «On ne
peut pas se permettre» de diminuer le
système de surveillance, au moment où
la menace terroriste est particulièrement forte, a-t-il indiqué. L’épisode est
en tout cas une victoire symbolique
pour Edouard Snowden, l’ex-consultant de la NSA qui a révélé au public
américain l’ampleur des programmes
de surveillance électronique gouvernementaux, et qui vit aujourd’hui en exil
en Russie. «Nous ne serions pas là
aujourd’hui sans les révélations de
Snowden», a reconnu dans les couloirs
du Congrès Justin Amash, représentant
du Michigan qui soutient les positions
de Rand Paul. Mais pas question toutefois de plaider pour un pardon: «il a
violé la loi», a souligné M. Amash, qui
s’en remet au système judiciaire pour
trancher sur le cas de M. Snowden.
18
CULTURE
Mardi 2 juin 2015
SAUVEGARDE DU PATRIMOINE
Des modes d'exposition
à numériser
La nécessité de numériser
les modes d'exposition du
patrimoine pour «le mettre
en valeur et mieux le
sauvegarder» a été mise
en exergue, dimanche à
Constantine, lors du 3e
colloque international
«Rencontres du numérique».
es séminaristes réunis
au palais Ahmed-Bey à
l'initiative de l'université Constantine-3, du Centre
de recherches en anthropologie sociale et culturelle
(Crasc) et des universités
Paris-8 et Paris-Ouest (France), ont engagé une réflexion
en vue de mettre en place «les
conditions de documentation
et de valorisation des patrimoines du Maghreb en général et de l'Algérie en particulier, à l'ère du numérique».
Les travaux de ce colloque
scientifique de trois jours,
organisés en coordination
avec le ministère de la Culture, ont été marqués par la présence d'experts algériens et
étrangers venus des universités de Paris (France), de
Berne (Suisse) d'Allemagne,
du Benin, du Maroc et de
Tunisie. Intervenant lors de la
cérémonie d'ouverture de
cette rencontre dont la seconde partie est prévue à la faculté d'architecture et d'urbanisme de l'université Constantine-3,
Samira
Debache,
membre du comité scientifique du colloque, a estimé
que le patrimoine, en tant que
«médium entre passé et futur»,
est «porteur de connaissances
Ph : DR
L
pour construire la ville
durable et nécessite, donc,
d'être situé dans une vision
dynamique, en tant que facteur de développement». Pour
la directrice du musée public
des arts et expressions culturelles traditionnelles, Chadia
Khalfallah,
«l'inestimable
valeur du patrimoine, riche et
varié de la région du Grand
Constantine nécessite la mise
en place d'une stratégie nationale à même de lui assurer la
pérennité afin qu'il soit davantage protégé et sauvegardé».
Cette responsable, animant,
dans le cadre du colloque, une
table ronde sur les expositions
de Constantine-2015, a
notamment souligné «l'apport
du numérique dans la mise en
valeur du patrimoine» et souligné «l'importance de s'inspirer
des expériences universelles
en rapport avec les moyens
numériques, appuyées sur
une connaissance historique
précise des présentations du
patrimoine à travers le temps».
Le colloque annuel «Les
rencontres du numérique»
dont les deux premières éditions avaient été organisées à
Alger, s'appuie sur les expériences menées au Maghreb,
en relation avec les réseaux
européens et américains, a
précisé de son côté, Bernadette Nadia Saou-Dufrêne, de
l'université Paris-8, coorganisatrice de ce séminaire. «La
mise en perspective historique
de l'histoire des expositions au
Maghreb», «l'exposition de la
mémoire nationale», «l'exposition des patrimoines», «l'exposition de l'art moderne et
contemporain» et «les dispositifs numériques d'exposition»
ont constitué les principaux
thèmes de cette rencontre
organisée dans le cadre de la
manifestation Constantine,
capitale de la culture arabe.
TUNISIE
er
1 Festival de la saveur méditerranéenne
du 11 au 14 juin à Bizerte
a ville de Bizerte dans le nord de la Tunisie, abritera du 11 au 14 juin 2015, le 1er Festival de la saveur méditerranéenne qui se tiendra au Fort espagnol, ont annoncé
dimanche les organisateurs. Le programme comporte plusieurs activités dont un
concours international du meilleur plat typique autour du thème de l'huile d'olive, un
concours de la meilleure huile d'olive tunisienne, entre les régions productrices du pays, et un
marché qui regroupera une centaines d'exposants. Des excursions dans divers sites touristiques, des spectacles de musique ainsi que des conférences thématiques autour de l'huile
d'olive en Tunisie (origine, usage et valeur), figurent aussi au programme du festival, qui est
organisé par l'association «Patrimoine et Authenticité» en partenariat avec l'Office national de
l'huile, le Conseil oléicole international et le Conservatoire international des cuisines méditerranéennes. Neuf pays méditerranéens ont confirmé leur participation, selon les organisateurs.
L
LITTERATURE
Institution d'un prix au
nom du défunt Bakhti
Benaouda
e ministre de la Culture, Azzeddine
Mihoubi, a annoncé dimanche à
Oran l'institution d'un prix littéraire au
nom du défunt journaliste et homme de
culture Bakhti Benaouda lors d'une
cérémonie de commémoration du
20ème anniversaire de son assassinat.
Au cours de cette cérémonie, organisée
au siège du quotidien El-Djoumhouria,
Azzeddine Mihoubi a ajouté qu'une
commission sera mise en place pour la
création de ce prix, devant récompenser, chaque année, les meilleurs chercheurs et hommes de lettres du pays.
Le ministre a, d'autre part, indiqué
qu'une institution culturelle portera le
nom de Bakhti Benaouda, soulignant à
ce propos que «les personnes les plus
généreuses au monde sont les martyrs,
car ils ont donné ce qu'ils avaient de
plus cher : leurs vies» . «Bakhti Benaouda était un penseur qui militait pour la
culture algérienne et arabe. Il luttait
pour la promotion d'une culture
authentique. Nous avons perdu, en lui,
l'un des plus brillants intellectuels du
pays», a souligné le membre du gouvernement devant un parterre de journalistes et d'hommes de culture d'Oran.
Azzeddine Mihoubi a ajouté que Bakhti Benaouda a été ravi aux siens, et aux
Algériens, comme l'ont été Abdelkader
Alloula, Hasni Chekroune et bien
d'autres martyrs. «Nous aurions aimé le
célébrer de son vivant, mais nous commémorons, aujourd'hui, le vingtième
anniversaire de son assassinat. Il y a
tant de choses à dire sur lui, sur son
humanisme, sa modestie, son immense
culture et ses nombreuses qualités
humaines», a regretté le ministre, ajoutant que Bakhti Benaouda portait en lui
un rêve, il luttait pour la promotion de
la culture algérienne authentique. De
son côté, le wali d'Oran, Abdelghani
Zaâlane, a souligné que «des sentiments
profonds nous animent lorsque nous
célébrons la mémoire d'un homme
comme Bakhti Benaouda qui a voué
son existence pour son pays».
L
8E FIOFA
Douze longs métrages en lice pour le Grand prix
a 8e édition du Festival international d'Oran du film arabe (Fiofa)
verra du 3 au 12 juin la mise en
compétition de douze films dans la catégorie des longs métrages.
L'Algérie participe à cette manifestation culturelle avec deux oeuvres, à savoir
«Rani Meyet» (Je suis mort) de Yacine
Benhadj et «Eddalil» (La preuve) de
Amor Hakkar. La Syrie est également
présente avec deux films intitulés «ElOum» de Bassil El-Khatib et «El-Rabiaâ
Bitaouqit El-Firdaous» de Mohamed
L
Abdelaziz.Pour l'Egypte, le cinéaste Amir
Ramses propose «Bitaouqit El-Qahira»,
tandis que la Jordanie est représentée par
«Dib» de Naji Abou Nouar, et la Palestine par «Ouyoun El-Haramia» de Najoua
El-Najjar. Le Maroc participe avec «Jouq
El-Oumyine» de Mohamed Moftakir, le
Yemen «Ana Noujoum Bint El-Achira
Oua Moutalaqa» de Khadidja Sellami, le
Liban «El-Ouadi» de Ghassan Selhab, la
Tunisie «Ezziyara» de Newfel Sahib Etabaa, et les Emirats arabes unis «Min Alif
Ila Baa» d'Ali Mustapha. Ces longs
Le courts métrages en compétition
Quatorze courts métrages sont en compétition officielle de la 8e édition du Festival
international d'Oran du film arabe (Fiofa) dont trois représenteront l'Algérie.
Le président du jury, présidé par le cinéaste algérien Mohamed Hazourli, aura à
départager les œuvres suivantes :
- «N'sibi» de Hacène Belaïd (Algérie)
- «Lettre à Obama « de Mohamed Ahmadi (Algérie)
- «Passage à niveau « d'Anis Djaâd (Algérie)
- «Sokr Abyadh « (sucre blanc ) d'Ahmed Khaled (Egypte)
- « Zeineb « de Mohamed Brahim Mohamed (Bahrein)
- «Dam wa dima « d'Abdelillah El Djawhiri (Maroc)
- «Rach el mya faraker « de Racha Teqqi (Liban)
- «El moutataref « (l'extrémiste) de Sid Ahmed (Mauritanie)
- «El imara « (l'Emirat) de Mouayed Zabatia (Libye)
- «Ibtassim enta tamout « (Souriez, vous allez mourir) de Wassim Sayed (Syrie)
- «Mossawer hor « (photographe indépendant) de Mohamed Hamdane Machhouraoui (Palestine)
- «Fatazawadja Romeo wa Juliette « (Roméo et Juliette se sont mariés) de Hind
Boudjemaâ (Tunisie)
- «El Boued El Akher « (l'autre dimension) d'Aïcha Ez-Zaâbi (Emirats arabes
unis)
- «Ennar» (le feu) de Nedjm Ez-Zaghidi.
métrages en compétition seront départagés par un jury présidé par Ibrahim ElAris, critique cinéma (Liban).
Ce jury est aussi composé de la réalisatrice et productrice algérienne Baya ElHachemi, de la comédienne Zahra Mes-
bah (Libye), du réalisateur Kamal
Kamal (Maroc), du critique cinéma
Mehmet Bassoutchou (Turquie), du
directeur photo Kamal Abdelaziz (Egypte) et du cinéaste Khaled Ezzedjali (Sultanat d'Oman).
Un Festival international
du cinéma dans une ville
du sud du pays, selon Mihoubi
e ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi,
a annoncé
dimanche à Oran le projet d'organisation d'un Festival international du
cinéma dans une ville du sud algérien.
«Nous envisageons de lancer un Festival international du cinéma dans une
ville du sud du pays avec pour objectif et
ambition de mettre en exergue les
dimensions culturelle et historique de
cette région du pays. Le choix de la ville
sera annoncé au moment opportun», a
indiqué le ministre dans un point de
presse sur les préparatifs de la 8e édition
du Festival international d'Oran du film
arabe qui se tiendra du 3 au 12 juin prochain. Concernant le Festival d'Oran,
Mihoubi a estimé qu'il a «atteint un haut
degré de maturité et de professionnalisme ayant contribué à redorer le blason
du cinéma algérien». D'autre part, et
dans le but de relancer le 7e art national
dans différentes régions du pays, le
ministre de la Culture a indiqué que son
L
département s'attelle à relancer des festivals cinématographiques, disparus
pour diverses raisons, et ce par la programmation de films récents et l'amélioration des réseaux de distribution.
Mihoubi a estimé que les films produits
et financés par son département et par le
ministère des Moudjahidine sont à
même de permettre la relance du cinéma dans différentes régions du pays et
d'encourager le lancement d'activités au
niveau des salles de projection de films.
Le ministre a également fait part du projet de réalisation d'une cité du cinéma
qui «offrira un cadre idéal et propice à la
création artistique et donnera une
impulsion nouvelle à la production cinématographique nationale.» Cette future
cité du cinéma permettra de réduire les
coûts des productions cinématographiques et évitera aux cinéastes de
recourir aux studios étrangers pour
tourner et monter leurs films à des coûts
excessifs, a-t-il expliqué.
CULTURE
Mardi 2 juin 2015
BOX-OFFICE US
Jurassic World
Dwayne Johnson cartonne
avec San Andreas
The Rock fait
trembler les USA
avec son film de
tremblement de
terre. Pardon, elle
était facile.
e Big One, dans la
mythologie américaine,
c’est le tremblement de
terre ultime qui ravagera un
jour toute la côte Ouest des
USA à partir de la faille de
San Andreas. Dans le film
éponyme -San Andreas, doncsorti ce vendredi aux EtatsUnis, un séisme cartonne la
Californie et un courageux
secouriste en plein divorce
joué par Dwayne Johnson doit
secourir et sa femme et sa fille
et les Californiens. Résultat :
53,2 millions de dollars au
démarrage, plus 60 millions
dans le reste du monde. De
quoi rembourser directement
les 110 millions du budget de
ce film-catastrophe (projeté
en 3D) ignoré de la critique
mais porté par le charisme et
la popularité de The Rock.
Aux USA, c’est tout simplement le plus gros démarrage
pour un film porté en solo par
The Rock. On est loin des
résultats hallucinants de Fast
& Furious 7 (1,5 milliard de
dollars de recettes) mais le
film est un succès rapide et
sans douleur. Le carton de
San Andreas permettra sans
doute au réalisateurBrad Peyton de mettre en chantier sa
suite de Voyage au centre de
la terre 2 (déjà avec The
Rock) qui s’envolera pour la
Lune.
The Rock ne peut pas
empêcher les filles de Pitch
Perfect 2 de continuer à faire
trembler le sol avec leurs
vocalises : le film a beau
connaître sa première baisse
significative en troisième
semaine (-53%), il récolte
tout de même 14,3 millions et
porte son total américain à un
niveau dingue de 147,5 millions de dollars pour seulement 40 de budget. C’est le
septième plus gros hit de 2015
pour l’instant, devant Divergente 2 : L’Insurrection
(128,7 millions). Pitch Perfect
2 ne va pas tarder à battre Bob
l’Eponge le film 2 (162,9 millions) et pourrait facilement
battre l’autre hit d’Universal
Cinquante nuances de Grey
(166,1 millions).
Deux minutes
du film
dévoilées
le 5 juin
e tout par Steven Spielberg
et Chris Pratt qui raconteront également leurs souvenirs
autour de la saga culte.
Quelques jours après la diffusion
sur la toile d'un nouvel extrait du
film avec notre Omar Sy
national, Jurassic World, de
Colin Trevorrow, se dévoilera
un peu plus le 5 juin prochain
sur la chaîne NBC. A l'occasion
de la sortie du film attendu dans
les salles obscures américaines le
12 juin prochain (le 10 juin en
France), la chaîne américaine
diffusera un extrait inédit de
deux minutes du très attendu
Jurassic Park 4. Un trailer
dévoilé lors d'un rendez-vous
spécial réunissant Chris Pratt et
Steven Spielberg. Ces derniers
en profiteront pour évoquer leur
souvenir de la saga qui sera
également à l'honneur le 6 juin
sur Bravo, Syfy, E !, USA
Network et NBC Universo.
Rassemblant Chris Pratt, Omar
Sy, Bryce Dallas Howard,
Vincent D'Onofrio ou encore
Nick Robinson, Jurassic World
plonge au cœur du parc
d'attractions rassemblant des
dinosaures. Un parc qui finit par
être en péril lorsqu'une espèce
modifiée génétiquement par
Claire Dearing, commence à
semer la terreur. C'est à Owen
Grady (Chris Pratt), un dresseur
de raptors, qu'a été confiée la
mission d'arrêter ces dinosaures.
L
Phs : DR
L
Pour son deuxième weekend, A la poursuite de demain
ne récolte que 13,8 millions
de dollars. Le dernier blockbuster Disney n’a gagné que
63,1 millions aux USA et 70
dans le reste du monde.
Comme le film a coûté la
somme énorme de 190 millions et ne risque pas de
s’améliorer dans les jours qui
viennent, l’ambitieuse odyssée
rétrofuturiste de Brad Bird se
confirme comme un flop de
l’ordre de John Carter (qui
terminait sa carrière à 73 millions aux USA).
Heureusement que le king
Disney règne sur l’entertainment et dispose de gros hits en
2015, passés (Cendrillon,
Avengers : L’Ere d’Ultron) et
à venir (Star Wars Episode 7,
par exemple ?). En tout cas, il
se murmure que l'échec de «A
la poursuite de demain» a
entraîné l'annulation surprise
de Tron 3 qui devait se tourner cet automne.
Ignorant la carcasse cabossée de «A la poursuite de
demain», Mad Max Fury
Road continue son road trip
vers le Valhalla. 13,6 millions
de dollars pour son troisième
week-end, pour un total US
de 115,9 millions. Encore loin
de son budget estimé de 150
millions, mais dans le reste du
monde le fabuleux film de
George Miller a raflé 165 millions. Mais la trajectoire de
Fury Road reste stable et le
film pourrait encore accomplir
des
surprises.
Enfin,
Avengers : L’Ere d’Ultron
récolte 10,9 millions pour son
cinquième week-end. Le film
s’est hissé à un niveau mondial de 1,321 milliard de dollars dont 427 millions aux
USA : le deuxième plus gros
hit du Marvel Cinematic Universe. Tout va bien pour Marvel/Disney et son big boss
Kevin Feige, merci pour eux.
Et on dit aloha à Joss Whedon
parti en semi-retraite, épuisé
par son boulot. Oh, tiens, en
parlant d’aloha, signalons le
flop au démarrage de Welcome Back (Aloha en VO), la
dernière romcom de Cameron
Crowe qui arrache péniblement 10 millions de dollars
(budget : 37 millions) malgré
la présence de Bradley Cooper
en tête d’affiche et pas en
raton laveur.
ÉCŒURÉE PAR LES INSULTES
Diam's quitte les réseaux sociaux
ancienne rappeuse a décidé
de s'éloigner de
Twitter et de Facebook
en raison du «tourbillon»
de commentaires haineux qu'elle suscite.
«Diam's»
déchaîne
toujours les passions.
Pour la promotion de son
livre autobiographique
Mélanie, française et
musulmane (aux éditions
Don Quichotte), l'interprète de La Boulette est revenue, le temps
d'une émission, sur le devant de la scène
médiatique. Depuis l'émission de TF1 Sept à
huit qui lui était consacrée dimanche 24 mai,
où elle a évoqué son passé de rappeuse, sa religion ou encore les attentats contre Charlie
Hebdo, Mélanie Georgiades est devenue la
cible des internautes. Dans un long message
destiné à ses fans, elle est revenue sur la dure-
L'
té des attaques dont elle
est la cible pour justifier
son départ de Facebook
et Twitter: «Je sais à quel
point les gens peuvent
être durs, planqués derrière leurs écrans, on les
voit polémiquer sur tout
et n'importe quoi, parfois
même insulter les morts
ou insulter tout le monde
d'ailleurs».
«J'ai volontairement
pris du recul avec les
réseaux sociaux ces derniers temps et reviendrai quand le “tourbillon“ sera passé», assure
alors la chanteuse. Cette mère de famille «comblée», bien décidée à ne pas «laisser le virtuel
empiéter sur le réel», se retire peut-être des
réseaux sociaux, mais n'oublie pas ses fans.
Elle promet de lire les lettres que ses admirateurs lui envoient, soulignant que «c'est toujours des moments très fort pour [elle]».
FAST & FURIOUS 8 ET HYPER TENSION 3
Jason Statham est partant
acteur
aimerait
bien
rejoindre Vin Diesel et sa
bande, sauf que rien n'est
sûr pour le moment. Jason Statham
va-t-il revenir dans Fast and Furious
8 ? Grand méchant du septième
volet de la franchise, l'acteur a confié
à Den of Geek que rien n'était encore joué pour la suite.
"Il y a aura un Fast and Furious
8, ils vont en faire un autre. Mais en
ce qui me concerne, tout dépend ce
que veut Universal et à quel moment
L'
19
ils veulent tourner". Mais concernant Hyper Tension 3, Statham
semble prêt à se rendre disponible
malgré son agenda de ministre. "J'ai
toujours voulu le faire. Si les réalisateurs (Mark Neveldine et Brian Taylor, NDLR) veulent le faire, on va se
débrouiller".
Jason Statham sera à l'affiche de
Spy le 17 juin prochain. Une comédie de Paul Feig dans laquelle il donnera la réplique à Melissa McCarthy
et Jude Law.
L'histoire est celle de Susan
Cooper, une analyste de la CIA,
bureaucrate et sans prétention. Elle
est l’héroïne méconnue qui agit dans
l’ombre au cours des missions les
plus dangereuses de l’agence.
Mais lorsque son co-équipier se
retrouve pris au piège et que la vie
d’un autre agent est mise en danger,
elle se porte volontaire pour infiltrer
un réseau de dangereux trafiquants
d’armes,
afin
d’empêcher
une catastrophe mondiale...
INDEPENDENCE DAY 2
William
Fichtner rejoint
le casting
oland Emmerich a fait
signer l'acteur de Prison
Break dans son prochain film.
Independence Day 2 vient de
s'offrir un petit nouveau.
William Fichtner (Prison Break,
Ninja Turtles, The Dark
Knight) viendra jouer un général
dans la suite du film de Roland
Emmerich, rapporte Deadline.
Et le site laisse entendre que son
rôle va même devenir encore
plus important dans Independence Day 3 et 4, qui devraient
voir le jour si ID2 fait un carton.
Il rejoint donc Brent Spiner,
Vivica A Fox, Bill Pullman, Judd
Hirsch, Jessie Usher, Liam
Hemsworth, Charlotte Gainsbourg et Sela Ward Jeff Goldblum à l'affiche.
Independence Day 2 sortira le
27 juillet 2016 et l'histoire se
déroulera vingt ans après
l'original.
R
20
JEUX
Mardi 2 juin 2015
PAGE ANIMÉE PAR LAZREG AOUNALLAH
Mots croisés n°691
Mots fléchés n°691
HORIZONTALEMENT
1 - Paralysie des deux jambes - 2 - Qui vivent dans
le sable - 3 - Mot d'enfant - Aluminium - Drame - 4
- Direction - Carotté - Capucin - 5 - Passereau Deuxième goutte d'eau - 6 - Chêne vert - Lieu de
combat - 7 - Tracé - 8 - Moitié de huit - Avant la
spécialité - Manque d'argent - 9 - Pronom - Un
allemand - Plus cher s'il est massif - 10 - Fleuve Ivre - 11 - Muse de l'élégie - Unie - 12 - Matières
purulentes - Point de saignée.
VERTICALEMENT
1 - Éloges excessifs - 2 - Mise de niveau - Enverra
ad patres - 3 - Degré d'une échelle - Protège les
marins des intempéries - Envolée - 4 - Recueil
amusant - Orateur grec - En retrait - 5 - Défaite
écrasante - Traverse le quartier - En chœur - 6 - En
lice - Habitudes - Pion inversé - 7 - Esprit - Élan - 8
- Comme la mouche tsé-tsé - Vallée engloutie - 9 Fin de participe - Coule en France - Consigner - 10
- Malices.
Mots masqués n°691
Solutions du précédent
numéro
Cette grille masque tous les mots de la liste. Rayez ces mots dans tous les sens, de haut en bas, de bas en haut, de gauche
à droite et de droite à gauche, horizontalement, verticalement ou diagonalement. Les lettres restantes vous donneront la
solution qui correspond à la définition suivante :
Crime d'un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions (10 lettres)
N.B : Une même lettre
peut servir plusieurs
fois
ALAIRE - ALLANT AMANT - BAIE - BOND BORNE - BRAVE - CARAT
- COURS - CRAMPE DAIS - DEVISE - ECART ECRAN - ETAT - FARFELU - FORUM FRELON - FRONT GALANT - GALON GRAND - GRAVE - HAIE HOULE - ILOTE - IMPUR
- IVRE - LARD - LIVRE LOIR - MAIE - MARIN MOULE - NOIRE NORME - NOTAIRE ORMAIE - OSIER OTARIE - PACTE - PERTE
- PRIERE - PRISE RAIDE - REGAIN REPERE - RONDE SECTE - SEREIN - SOBRE
- TANTE - TAUDIS TENTE - USAGER USURE - UTOPIE - VEINE
- VERIN - VOIE.
MOTS CROISÉS N° 690
HORIZONTALEMENT :
1. Énergumène - 2. Nouaison - 3.
Ti - In - Râpe - 4. Oran - TT - Ue 5. Ménétrier - 6. Étrier - 7. Lotte Roué - 8. Hein ! - Dûs - 9. Gê Slave - 10. Ils - Lie - NN - 11.
Éventrée - 12. Émissoles.
VERTICALEMENT :
1. Entomologie - 2. Noire - El - 3.
Eu - Aneth - Sem - 4. Rainettes VI - 5. Gin - Treilles - 6. Us - Tri Nains - 7. Mortier - Veto - 8.
E.N.A - Érode - Rl - 9. Pur - UU Née - 10. Épée - Lésines.
MOTS FLÉCHES N°690
HORIZONTALEMENT :
Évanescent - Épatée - Ia - A.N.P Ardues - Aoûtien - Anse - Nets Té - Lé - Été - Dé - EE - Élan Émeus - Rl - Éons - Sot - St Menées - Éteule - Tue.
VERTICALEMENT :
Avenante - Ost - Apposé - Ente Ana - Ue - Ems - État - Lee - ML Ésérine - Usée - Cédée - Éson - Ce
- Untel - Têt - Nie - Star - Eu Stase - Enlisé.
MOTS MASQUÉS N° 690
REBATTU
TURF
21
Mardi 2 juin 2015
L es cours es
endir ect
HIPPODROME KAÏD-AHMED * TIARET *
MARDI 2 JUIN 2015 - PRIX: FRENDA - ARABE N.E.E EN ALGÉRIE QUINTÉ - QUADRIO *A* DOTATION : 310 000 DA - DISTANCE : 1 300 M - DÉPART : 15h30
Un premier quinté pour Tamame
es dirigeants ont décidé
de revenir sur
l'hippodrome Kaïd-Ahmed
de Tiaret pour organiser ce
quinté avec un lot de
poulains et pouliches de
trois ans arabe pur nés et
élevés en Algérie, n'ayant
pas totalisé la somme de
141 000 DA en gains et
places depuis janvier
dernier. Nous aurons quand
même affaire à pas moins
de cinq concurrents sur les
treize engagés qui ont
effectuer le baptême du feu.
Mais on préfère en premier
lieu vous conseiller les
candidats qui ont déjà
fouler les pistes.s Nous
pensons notamment à
Tamame,Tamayouz, Asafa
de Tune, Yakout et T.Bibars..
L
L ’analyse des partants
1- T.BIBARS :
Il court tout le temps dans
l’argent. On ne peut pas
compter sans lui.
PROPRIÉTAIRES
N°
CHEVAUX
JOCKEYS
AM.BETTAHAR
01
T.BIBARS (O)
S.BENYETTOU
55
04
AL.FEGHOULI
F.METIDJI
02
TIARTI
M.DJELLOULI
54
07
H.FATMI
AM.BETTAHAR
03
TOUNSIA
AP.S.BENIZA
54
12
AL.FEGHOULI
H.METIDJI
04
TAMAME
K.HAOUA
54
08
A.BOUBEKEUR
FAKHEIR MEHARECHE
JJ.WF.DJELLAOUI
54
03
S.ROUANE
AP.S.DAOUDARI
54
11
PROPRIÉTAIRE
AP.AB.BOULESBAA 53
02
Y.BOULESBAA
H DU MEHARECHE 05
A.CHETIH
06
TARAB EL ARABE
ABZ.AOUED
07
ASAFA DE TUNE
AM.BETTAHAR
08
YAKOUT
T.LAZREG
53
01
AL.FEGHOULI
B.BOUBEKEUR
09
TIN JANETTE
L.BOUBEKEUR
53
10
A.BOUBEKEUR
AZ.ATHMANA
53
05
S.ROUANE
TAMAYOUZ
AP.EH.BOUBEKEUR
53
06
A.BOUBEKEUR
MALIK MEHARECHE
AP.S.AMMAR
50
13
S.ROUANE
09
K.ASLI
MR.KHALDI
R.METIDJI
10 SAKHEIR MEHARECHE (O)
11
H DU MEHARECHE 12
FP.TIARET
13
travail.
6- TARAB EL ARABE :
Débute en course.
3- TOUNSIA :
Rien de probant. À revoir.
7- ASAFA DE TUNE:
Attention,Yahia Boulesbaa
revient fort au-devant de la
scène et cette pouliche a
l’intention de defendre ses
chances jusqu’au bout.
4- TAMAME :
C’est un tout bon. C’est le plus
proche de la victoire.
8- YAKOUT :
C’est plutôt pour une
quatrième place.
5-FAKHEIR MEHARECHE:
Il n’arrive toujours pas à
décoller. Il lui faut encore du
9- TIN JANETTE :
Un outsider intéressant.
2- TIARTI :
Débute en course.
PDS CDS ENTRAÎNEURS
TERKIA
1/2
AP.M.BENYAMINA 46
10-SAKHEIR MEHARECHE:
Débute en course.
11- TAMAYOUZ :
C’est un outsider assez
séduisant. Il est fort propable
qu’il soit fin prêt pour cette
competition.
12-MALIK MEHARECHE:
Débute en course.
13- TERKIA :
Débute en course.
DANS LE CREUX DE L’OREILLE
MON PRONOSTIC :
4 - TAMAME 1 - T.BIBARS
8 - YAKOUT 7- ASAFA DE TUNE
11- TAMAYOUZ
LES CHANCES :
2- TIARTI 6 - TARAB EL ARABE
22
TÉLÉVISION
Mardi 2 juin 2015
Sélection du jour
19H50 Forever - Memories of Murder
19h55 Maestro
Réalisé par : Zetna Fuentes
Acteurs : Ioan Gruffudd (Henry
Morgan) Alana De La Garza (Jo
Martinez) Hilarie Burton (Molly
Dawes) Joel David Moore (Lucas
Wahl) Donnie Keshawarz (Hanson)
L'équipe enquête sur l'assassinat d'une
étudiante originale et solitaire, qui était
obsédée par les années 1970. Elle
suivait les cours de Molly Dawes, une
thérapeute enseignant la psychologie à
l'université de New York. Henry et Jo
réalisent qu'ils l'ont déjà rencontrée lors
d'une précédente affaire. Au cours de
l'enquête, Molly et Henry se
rapprochent et entament une relation
sentimentale.
19H50 The Island :
seuls au monde Episode 3
Lâchés sur une île du Pacifique à 8 000
kilomètres de la France depuis 18 jours, les
13 aventuriers poursuivent l'expérience.
Loin de leurs proches et de leur confort
habituel, ils commencent sérieusement à
fatiguer. Disposant seulement de trois
couteaux, trois machettes, et une trousse
de premier secours, les participants doivent
quotidiennement se trouver de quoi boire et
de quoi manger. Afin de survivre, ils
apprennent à chasser et à pêcher. Mais
leur moral varie au gré des succès et des
échecs qu'ils rencontrent. Dans cet
épisode, ils vont notamment tenter de tuer
un caïman. Une prise qui pourrait, si elle
est réussie, leur redonner de l'énergie et,
peut-être, leur permettre d'aller jusqu'au
bout de l'aventure. Y parviendront-ils ?
19H50 Le pape et la Mafia
Réalisé par :
John Dickie
En juin 2014,
le
pape
François, en
visite
en
C a l a b r e ,
provoquait une
r u p t u r e
majeure
en
excommuniant
solennellement
tous ceux qui
œuvraient pour
la Mafia. Le
journaliste et
spécialiste
britannique
John Dickie
retrace
ici
l'histoire des liens complexes et douteux qui ont uni pendant
soixante ans l'Eglise et l'organisation criminelle. Interviewant
prêtres, policiers et spécialistes du Vatican, il revient sur les
différents scandales qui ont éclaboussé l'Eglise à ce sujet.
Présenté par :
Bernard Campan
Pascal Légitimus
Didier Bourdon
Maîtres dans l'art de
la parodie, les
Inconnus - alias
Didier
Bourdon,
Bernard Campan et
Pascal Légitimus ont faire rire des
générations avec
leurs sketches, clips
et pubs totalement désopilants. Retour sur leurs créations avec
cette troisième émission qui leur est totalement dédiée. Parmi
les sketches figurent Youpi matin !, Ushuaïa dans son froc, Le
club Dorothée, Ça te barbera, Hip-hop graffiti, Stade 2, Tournezménages, Télé boutique achat, L'Hôpital, Les Chasseurs sans
oublier les journaux télévisés du monde.
Réalisé par : Peter Cattaneo
Acteurs : Robert Carlyle (Gaz) Mark Addy (Dave)
William Snape (Nathan) Steve Huison (Lomper) Tom
Wilkinson (Gerald)
A Sheffield, une cité industrielle du Yorkshire, ravagée par
la crise, Gaz, père divorcé au chômage, n'arrive pas à
joindre les deux bouts. Inspiré par une représentation
triomphale de strip-teaseurs, il décide de monter avec son
ami Dave, lui aussi sans le sou, un spectacle du même
genre afin de gagner quelque argent. Gaz et Dave
recrutent, entre autres, Gerald, ancien contremaître et bon
danseur...
Réalisé par : Jérôme Navarro
Acteurs : Michèle Bernier (Dany) Morgane Cabot (Alix) JeanCharles Chagachbanian (Eric) Nadia Fossier (Patricia) Charles
Templon (Nicolas)
Quittée par son mari parti vivre en
Australie avec sa maîtresse, Dany,
une dentiste, trouve du réconfort
auprès de sa fille Alix, elle-même
effondrée depuis sa rupture avec son
petit ami. Aussi, lorsque Dany entame une relation torride avec Éric, son
professeur de dessin âgé de dix ans
de moins qu'elle, elle se sent coupable et n'ose en faire part à Alix. La
jeune fille finit par rencontrer l'amant
de sa mère, auquel elle réserve un
accueil des plus glacials.
Siège social :
Maison de la presse Kouba - Alger
R.C. : N° 01 B 00 151 30
Compte bancaire :
BNA Zirout Youcef N° 300 101 600
19H50 La télé des Inconnus Partie 3
19H15 The Full Monty
19H50 Il faut marier maman
Quotidien national d’information
Edité par l’Eurl Millénium Presse
Réalisé par : Léa
Fazer
Acteurs : Pio
Marmaï (Henri)
Michael Lonsdale
(Cédric Rovere)
Déborah François
(Gloria) Alice
Belaïdi (Pauline)
Nicolas Bridet
(Nicoballon)
Jeune
comédien,
Henri
rêve
de
réussite et de films
d'action. A court d'argent, il passe une audition pour le cinéaste
Cédric Rovère, un réalisateur âgé dont il n'a jamais entendu
parler. La rencontre se passe bien, et Henri est engagé pour un
petit rôle. Avec son ami Nico, Henri part donc sur les lieux de
tournage. Là, celui qui espère être accueilli comme une star, il
découvre en fait les conditions précaires d'une production menée
par des passionnés.
Directeur de la publication-gérant :
Ahmed TOUMIAT
Administration-publicité :
Tél. / Fax. : 023 70 94 27
Rédaction :
Tél. :
023 70 94 35
023 70 94 22
023 70 94 30
023 70 94 31
Fax. :
023 70 94 26
19H50 Secrets d'histoire - Comment devient-on
Napoléon ?
Présenté par : Stéphane Bern
De l'Arc de triomphe, qui célèbre Austerlitz, la plus
grande victoire de Napoléon, au dôme des Invalides, devant le tombeau de l'Empereur, Stéphane
Bern invite à revivre l'histoire de ce jeune Corse
ambitieux, décidé à monter jusqu'au sommet du
pouvoir. D'Ajaccio à Lodi, de Milan à Venise, du col
du grand Saint-Bernard à Austerlitz, à Waterloo et à
l'île d'Elbe, toutes les routes de Napoléon ont été
suivies. Pour comprendre, entre autres, quel est le
secret de ce militaire hors pair, et pourquoi, en dépit
de ses très nombreuses maîtresses, il n'a aimé
qu'une seule femme : Joséphine de Beauharnais,
qu'il a faite impératrice. Des historiens et des militaires apportent leur éclairage.
Composition :
PAO Le Courrier d’Algérie
Publicité-ANEP :
1, Avenue Pasteur-Alger
Tél. :
021 73 76 78
Fax :
021 73 95 59
Impression :
- Centre : SIA
- Est : SIE
- Ouest : SIO
Diffusion : M.P. Diffusion
Nos bureaux
bureaux régionaux
Tizi Ouzou :
3, Rue Capitaine Si Abdellah, immeuble Belhocine
Tél. /Fax. : 026 20 20 66
Béjaïa :
Immeuble Boughrara route de Sétif
Tél : 034 22 04 06
Oran :
6, avenue Khedim Mustapha
Tél. / Fax. : 041 39 45 73
Bouira :
Rue Gherbi Guemraoui - Immeuble Kheerrouf Bouira.
Tél. / Fax. : 026 94 20 76
Les manuscrits, photographies ou
tout autre document adressés à la
rédaction ne peuvent faire l’objet
d’une quelconque réclamation
Le Courrier d'Algérie informe
ses lecteurs du changement de
ses adresses électroniques et
leur communique les nouvelles :
[email protected]
[email protected]
COURRIER EXPRESS
DU TIC AU TAC
« Les Algériens sont nos frères. Nous les aimons et nous pensons que
c’est réciproque », Abdelilah Benkirane, Premier ministre marocain
- Oh oui !... à telle enseigne que vous leur offrez à profusion
les «fleurs du mal» ceci, apres la guerre des Sables et Amgala.
Alors, qui aime bien châtie bien ?
«Tout peut se jouer sur un aller-retour, ce n'est pas si facile que cela, en
fait. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que notre groupe est facile», Christian Gourcuff, sélectionneur national.
- Le Lesotho et les Seychelles, pas faciles ? Ma parole, on
dirait que tu nous prépares à une catastrophe, poltron, va !
Mardi 2 juin 2015
23
FAUT Y CROIRE !
Santé : plus de 82.000 professionnels
concernés par la promotion
Plus de 82.000 professionnels de la santé au niveau
national sont concernés par la promotion. Le concours de
passage de grade et de promotion du personnel de santé
publique, lancé samedi, se poursuivra jusqu’au 15 juin
prochain et permettra à des paramédicaux, des généralistes et des spécialistes de bénéficier de promotion. La
situation des corps communs du secteur de la santé a été
régularisée. Des contrats à durée indéterminée (CDI) leur
ont été accordés, après avoir exercé avec des contrats de
durée déterminée CDD, ce qui signifie que le ministère et
l’État fournissent un grand effort pour régulariser la situation des professionnels du secteur. Pour ce qui est des prestations sanitaires au secteur privé,
un cahier de charges strict et rigoureux est en phase d’élaboration.Il est à signaler que le secteur privé offre 4.900 lits et dispose d'un nombre limité de polycliniques et de cabinets médicaux individuels et collectifs.
TAJ signe un mémorandum de coopération
avec le mouvement palestinien "Fatah"
Le parti Tadjamou Amel El Jazair (TAJ) a signé,
dimanche dernier à Alger, un mémorandum de
coopération avec le Mouvement palestinien "Fatah".
Le document vise à renforcer la coopération entre les
deux parties et à réaffirmer le soutien du parti TAJ au
peuple palestinien et à sa lutte pour la libération et
l'indépendance, ainsi qu'aux institutions de l'État
palestinien pour le rétablissement de ses droits légitimes, en application du document d'indépendance
proclamée en Algérie le 15 novembre 1988. Le
mémorandum de coopération vient confirmer la
position inébranlable de l'Etat algérien, ainsi que son
peuple et gouvernement vis-à-vis de la cause palestinienne. Le document porte sur l'importance de la
coordination en ce qui a trait au soutien politique, parlementaire et diplomatique entre le
parti "Taj" et le mouvement "Fatah" dans tous les fora et au sein des instances régionales et
internationales. Le document vise également à assurer la poursuite des campagnes humanitaires et sociales de soutien, à travers la "caravane de la dignité et de la fidélité », initiée par
le parti "TAJ". Pour faire aboutir ces démarches, une commission conjointe de coordination
a été installée entre le parti "TAJ" et le mouvement "Fatah" pour approfondir l'échange d'expériences entre les deux parties. Le mémorandum de coopération a été signé par Kamel
Abazi, membre du comité central de "TAJ" et Azam Ahmed, membre du comité central du
mouvement "Fatah".
L'épouse du Premier ministre vietnamien
effectue une visite au Musée public
national des antiquités
«Une équipe, c'est une chose. Une autre chose, c'est une équipe avec
Messi», José Mourinho
- Ces éloges sonnent faux avec toutes les crasses que tu as fait
à l'extraterrestre du ballon, quand tu étais à RMA, quand tu
lâchais les molosses Peppe et Ramos sur lui !
La photo du sensas
L'épouse du Premier ministre de la République
socialiste du Vietnam, Tran Thanh Kiem, a visité,
dimanche à Alger, le Musée public national des
antiquités et des arts islamiques (Alger). A cette
occasion, Mme Tran Thanh Kiem, accompagnée
de la ministre de la Solidarité nationale, de la
Famille et de la condition de la femme, Mounia
Meslem, a visité les pavillons du musée où elle a
pris connaissance des pièces et oeuvres d'art symbolisant les différentes étapes de l'histoire de
l'Algérie. Des explications ont été fournies à l'hôte de l'Algérie sur l'importance du musée qui
compte parmi les plus anciens musées en Algérie et en Afrique et dont l'inauguration a eu
lieu au parc de la liberté en 1897. Le musée abrite dans ses pavillons, des objets et des
oeuvres d'art inédits en bronze et en poterie, en majorité des statues très anciennes. Outre
des photos sur l'art chrétien, le musée renferme de magnifiques sculptures romaines et
d'anciennes monnaies et armes blanches. Des pièces archéologiques récupérées de plusieurs pays étrangers, dont la France, les Etats unis, l'Allemagne, la Grande Bretagne et la
Tunisie, dont notamment le "marsque de Gorgone" y sont également exposées. Au terme
de sa visite Mme Tran Thanh Kiem a visité le pavillon des arts islamiques qui comprend
plusieurs objets d'art, dont des ustensiles, des tapis et des armes.
Cinéma : 95 % des salles fermées et non
exploitées
Sans commentaires
Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a révélé
dimanche à Oran que sur les 400 salles de cinéma que compte l'Algérie, 95 % sont fermées et non exploitées.Dans une
déclaration à la presse en marge d'une visite de travail dans la
wilaya, le ministre a qualifié de "problématique" la cessation
d'activité de ce grand nombre de salles de cinéma. "Une probématique qu'il faudrait traiter afin de reconquérir le public",
a-t-il dit. M. Mihoubi a souligné que son ministère accorde un
intérêt à la réhabilitation de ces structures à travers plusieurs
plans visant leur modernisation et leur dotation en moyens
modernes dont des équipements de projection en prévision de
leur réouverture. Il a estimé que la relance des festivals cinématographiques dans différentes régions du pays constitue un
des éléments incitatifs pour la réhabilitation des salles de cinéma, citant comme exemple le festival international d’Oran du
film arabe qui a permis la réfection et la modernisation de
trois salles de cinéma ("Maghreb", "Saada" et la cinémathèque
d’Oran).
ses aimables lecteurs du basculement des lignes téléphoniques du journal à compter du jeudi 7 mai 2015.
Avis à nos Le Courrier d’Algérie informe
Direction générale : 023 - 70 - 94 - 35 / Commerciale : 023 - 70 - 94 - 27 (tél./fax) /
Rédaction : 023 70 - 94 - 22 (tél./fax) 023 - 70 - 94 - 26 / Standard : 023 - 70 - 94 - 30 / 023 - 70 - 94 -31 023 - 70 - 94 -32
lecteurs
Météo à Alger
Horaires des prières
Mardi 2 juin 2015
28°C / 14°C
Mardi 14 chaâbane 1436
Dohr : 12h46
Assar : 16h37
Maghreb : 20h05
Îcha : 21h44
Dans la journée : ensoleillé
Vent : 23 km/h
Humidité : 56 %
Dans la nuit : dégagé
Vent : 16 km/h
Humidité : 82 %
L’information au quotidien
Mercredi
15 chaâbane
Sobh : 03h41
Chourouk : 05h30
Roland Garros «juniors»
MDN
Les travaux d'un séminaire national sur «l'étude
stratégique du théâtre
des opérations» ont débuté hier à Alger sous la
supervision du vice-ministre de la Défense nationale, Chef d'état-major
de l'ANP, le général de
corps d'armée Ahmed
Gaïd Salah.
D
ans une allocution prononcée à
l'ouverture du séminaire, le général de corps
d'armée a exhorté les participants à «faire preuve d'exactitude et de profondeur dans
l'étude des données générales
et de la situation géographique, géopolitique, économique et sociale de l’Algérie, afin de pouvoir prévoir
ses évolutions et sonder ses
profondeurs, à travers des
approches objectives et perspicaces, à même d’assurer de
faire face efficacement à tous
les défis», indique un communiqué du ministère de la
Défense nationale (MDN).
Selon le général de corps
Phs : DR
Inès Ibbou éliminée
Séminaire national sur «l'étude
au 2e tour
stratégique du théâtre des opérations» L
d'armée Ahmed Gaïd Salah,
le séminaire vient couronner
une année d'instruction «riche en évènements et en activités scientifiques» au sein
de l'appareil de formation
de l'ANP. Le vice-ministre
de la Défense nationale a
affirmé que le thème de ce
séminaire, qui consiste en
l'étude stratégique du théâtre des opérations, considéré comme un thème d'»une
importance
primordiale»,
notamment dans la conjoncture actuelle et les résultats
fructueux attendus, est «en
parfaite adéquation avec les
étapes géantes franchies sur
tous les plans par l'ANP». Le
thème du séminaire, a-t-il
poursuivi, est également en
adéquation avec «les conditions sécuritaires que connaît
notre environnement immédiat ou lointain, avec tous les
défis et les menaces qu'ils représentent et qui exigent de
nous, en tant que militaires,
de lui réserver toute l'importance voulue et d'être prêts
à toutes les éventualités, de
manière à déjouer tous les
plans ennemis et préserver
la sécurité, la stabilité et la
notoriété de l'Algérie victorieuse et indépendante». Il a
tenu à rappeler les missions
constitutionnelles de l'ANP,
«digne héritière de l'Armée
de libération nationale, qui
veille à garantir la sécurité et
la stabilité de l'Algérie, et à
préserver son indépendance
PAIEMENT DE RANçONS AUX TERRORISTES
La criminalisation loin du compte à l'échelle
internationale
L
a criminalisation du payement des
rançons pour financer le terrorisme
n'est toujours pas consacrée à l'échelle
internationale, a relevé , hier à Alger l'universitaire Mustapha Saidj, déplorant que le
mémorandum d'Alger sur les bonnes pratiques liées à la question n'ait pas un caractère
«obligatoire».
La communauté internationale, notamment les Nations unies, continuent à juste
considérer le payement des rançons contre libération d'otages comme un des mécanismes
de financement du terrorisme alors que cette
pratique doit être criminalisée», a observé
l'universitaire dans son intervention à la rencontre organisée par le Syndicat national des
magistrats sur «la lutte antiterroriste et les
droits de l'homme». Soulignant que l'Algérie
est «l'un des pays leaders» en matière de lutte
contre le payement des rançons, le conférencier s'est félicité que l'Union africaine (UA)
puis la Ligue arabe aient adopté la même démarche dictée par le mémorandum d'Alger
sur «les bonnes pratiques en matière de prévention contre les enlèvements et la rançon
par des terroristes», relevant néanmoins qu'»à
ce jour, ce n'est pas le cas au niveau international». M. Saidj a regretté, à ce propos, que
ce document de référence ne soit pour l'heure
considéré que comme étant des «règles mora-
les» n'ayant pas de caractère «obligatoire «, relevant que les Nations unies «se sont contentées d'en saluer le contenu sans aller jusqu'à
criminaliser la pratique». Relevant que l'application des droits de l'homme obéit plus
à la logique de «deux poids, deux mesures»,
l'intervenant a souligné que «ce sont les politiques interventionnistes des puissances occidentales dans différentes régions du globe
et la course pour s'accaparer des richesses de
celles-ci qui favorisent l'expansion du terrorisme et la pratique des enlèvements».»Et c'est
au nom de la lutte contre ce même terrorisme que ces puissances justifient leurs interventions militaires dans des régions comme
la Corne de l'Afrique, le Sahel, l'Afrique de
l'Ouest, etc», a-t-il poursuivi, notant l'existence d'» intermédiaires entre les multinationales qui payent des rançons et les groupes
terroristes qui en bénéficient». L'enseignant
en Sciences politiques et relations internationales à l'université d'Alger a indiqué, à
ce sujet, que les groupes armés négocient la
libération de leurs otages avec la partie qui
«paye le plus», citant le cas de la France qui,
entre 2008 et 2014, avait monnayé prés de 60
millions de dollars contre la libération de ses
citoyens, sur un total de 165 millions de dollars versés aux terroristes, dont 125 millions
de dollars au seul groupe d'El-Qaida.
et la souveraineté de son territoire national».
Le séminaire organisé à
l'École supérieure de guerre
s'inscrit dans le cadre de
l'exécution du programme
d'instruction, de préparation
au combat et de préparation
des forces, et en couronnant l'année d'instruction
2014-2015. Ce séminaire
se tient sous la supervision
du vice-ministre de la Défense nationale en présence
des commandants de forces,
commandants de régions
militaires, chefs de départements, directeurs et chefs de
services centraux du ministère de la Défense nationale et
de l'état-major de l'ANP, un
nombre de commandants de
secteurs opérationnels, commandants de grandes unités,
ainsi que des commandants
d'établissements supérieurs
de formation. La première
journée des travaux du séminaire a commencé par une
conférence animée par des
cadres de l'École supérieure
de guerre sur «l'évaluation
stratégique du territoire de
l'État», à travers un nombre
d'interventions autour des
données générales et de la
situation géographique, géopolitique, économique et sociale de l'Algérie, conclut le
communiqué du MDN.
a joueuse de tennis Algérienne Inès
Ibbou est éliminée du tournoi de
Roland-Garros, suite à sa défaite 2-0
(6-3, 6-2) contre la Russe Anna Kalinskaya (16e mondiale), en match disputé lundi pour le compte du 2e tour
de ce grand chelem, organisé du 31 mai
au 6 juin à Paris (France). Au premier
tour du tableau final, Ibbou a croisé la
Japonaise Chihiro Muramatsu, face à
laquelle elle s'est qualifiée (2-1) avant
de s'incliner au tour suivant face à la
Russe Anna Kalinskaya.
TéLéVISION
Le feuilleton
«Ridjal El Forkane»
diffusé au mois de
ramadhan
L
e feuilleton «Ridjal El Forkane»
du réalisateur syrien Khaled El
Khaled sera diffusé durant le mois de
ramadhan par l’Entreprise publique de
télévision (EPTV) a-t-on appris, lundi
à Aïn Témouchent d’un de ses acteurs
Bouri Mustapha. Cette production de
2015 traite de l’histoire de l’Afrique du
nord, notamment du secteur de la justice en Algérie à l'époque abbasside, at-il indiqué en marge de la présentation
de sa pièce «Le pont», à l’occasion de la
célébration de la Journée mondiale de
l’enfance. Président de l’association «El
Foursane» de Saïda, Bouri Mustapha
joue les rôles d’Assila et d’Abou Hazâa,
alors que sa fille incarne le rôle de Salma dans ce feuilleton, dont le tournage
a débuté en 2014.
Journée Internationale de l’Enfance
Ooredoo se joint à l’association
NADA pour la protection
des enfants
O
oredoo se joint au réseau algérien pour la défense des
droits de l’enfant «NADA», pour le
lancement du numéro Vert «30-33»
en accordant son accessibilité depuis son réseau. Grâce à ce numéro gratuit, Ooredoo offre la possibilité à ses clients de signaler tout
acte de violence sous toutes ses
formes envers les enfants. Ce partenariat citoyen a été annoncé lors
d’une cérémonie organisée dans la
soirée de dimanche 31 mai 2015 à
l’hôtel Riadh, à Alger, en présence
des représentants des différents
opérateurs de téléphonie mobile,
du président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), M'hamed
Toufik Bessaï et du président du
Réseau «NADA», Abderrahmane
Arar. Mis en place par le Réseau
«NADA», dans le cadre de son
programme de protection et de
promotion des droits des enfants
«je t’écoute», le numéro Vert 3033 est aujourd’hui un dispositif de
signalement et d’alerte incontestablement utile pour prévenir les
violences. À travers cette action,
Ooredoo entend contribuer activement à la sensibilisation autour
de la protection des enfants, et
confirme une fois de plus son statut d’entreprise citoyenne toujours
présente aux côtés des Algériens.

Documents pareils