A quoi bon philosopher

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A quoi bon philosopher
Exemple d’introduction (extrait d’une bonne copie d’élève)
« A quoi bon philosopher ? »
Quand on entend parler de philosophie, on entend aussi
communément dire que « la philosophie, ça sert à rien ». On nous
demande ici de réfléchir à la validité de ce genre de jugement. Est-ce
fondé ? Est-ce que la philosophie ne servirait effectivement à rien du
tout ? C’est vrai que le philosophe est celui qui se pose des questions
sur tout, qui doute de tout, qui remet tout en question. Mais alors, à
quoi bon philosopher ? Douter de tout indéfiniment, réfléchir sur le
sens des mots qu’on utilise dans la vie courante, est-ce que c’est
utile ? Si l’utilité renvoie à l’utilité vitale, alors évidemment, on peut
remettre en question l’utilité de la philosophie.
Mais tout ce qui est utile a-t-il pour autant une valeur ? Si certes me
procurer de la nourriture me maintient en vie, ce qui m’importe, à
moi, être humain, n’est-ce pas de parvenir au bonheur ? Or, la
philosophie, si on s’appuie sur l’étymologie du mot, « philo-sophia »,
étymologie, n’est-elle pas le moyen par excellence pour parvenir à
cette fin ?
On se demandera donc si la philosophie existe en vue de satisfaire un
besoin uniquement vital, ou bien si elle existe en vue de se procurer ce
qu’il y a de plus important pour un homme. Philosophe-t-on pour
survivre ou bien pour être un homme digne de ce nom ?

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