Lâ•Žarbitrage belge est sur la bonne voie

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Lâ•Žarbitrage belge est sur la bonne voie
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L’arbitrage belge est sur la bonne voie
ABONNÉS JEAN-FRANÇOIS JOURDAIN Publié le mercredi 28 octobre 2015 à 19h17 - Mis à jour le jeudi 29 octobre 2015 à 08h52
Le saviez-vous ? En 2015, les arbitres belges ont honoré pas moins de 20 désignations internationales outdoor. Ce n’est pas un hasard. Depuis les Jeux
de Londres, la cellule internationale du Comité d’arbitrage, où collaborent étroitement Vincent Loos et Eric Denis, travaille d’arrache-pied pour remettre l’arbitrage
belge sur la carte du monde. Avec de premiers résultats tangibles : Laurine Delforge, qui a sifflé la récente finale de la World League 3 à Brasschaat, a reçu sa
sélection pour les Jeux de Rio. Par contre, nous n’y aurons pas de représentant masculin. " Rio vient un an trop tôt pour Greg Uyttenhove, notre chef de file. Si les
Jeux avaient lieu en 2017, je suis certain qu’il y serait ", explique Eric Denis.
HOCKEY
Et Sébastien Michielsen, notre étoile montante chez les Messieurs, vient d’être désigné pour siffler la Coupe du monde junior. " Nous avons mis l’accent sur une
condition physique impeccable. Nos beep tests sont plus sévères que ceux de la FIH, de sorte que ceux qui les réussissent chez nous n’ont pas de problème au
niveau international. On soigne aussi la présentation. Si un arbitre bedonne, même s’il siffle bien, on lui reprochera toujours d’être trop loin de la phase. Cela n’a
pas plu à tout le monde et certains ont rangé leur sifflet au clou. Mais c’est le prix à payer pour l’excellence. "
Un travail qui n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur par le public. " Les arbitres ne seront jamais infaillibles. Mais avec la popularité croissante du hockey, le
public devient de plus en plus difficile. Auparavant on venait au hockey parce que son père et son grand-père y jouaient. Aujourd’hui on y vient aussi parce qu’il n’y
a plus de place dans le club de foot au coin de la rue. Une partie du public ne connaît pas bien les règles. C’est vrai aussi pour certains arbitres, comme les
récents incidents de la semaine dernière l’ont prouvé (sanctions différentes en DH et en D1 pour une infraction identique, NdlR) mais je peux vous garantir que les
arbitres pris en charge par la cellule internationale ne sont pas dans ce cas. "
Des tables plutôt que des délégués
Depuis le changement de siècle, le hockey belge a progressé plus vite que l’arbitrage. " C’est la raison pour laquelle nous ne voulons pas que le fossé se creuse.
On court actuellement derrière des choses qui n’ont pas été faites entre 2000 et 2012. "
Le jeu, on le sait, va aussi de plus en plus vite. Au niveau international, on peut encore s’en tirer sur les phases importantes avec la vidéo. " Mais cela coûte très
cher. D’ailleurs, en EHL ils ont supprimé une caméra pour diminuer les coûts, ce qui n’est évidemment pas un progrès. En Belgique, on pourrait amener des
caméras pour la finale du play-off, mais cela signifierait modifier les règles du championnat pour deux ou trois rencontres, ce n’est pas souhaitable. Par contre, une
table officielle serait la bienvenue. Elle remplacerait avantageusement le délégué au terrain, qui est parfois un parent de joueur, qui a joué en mineure le matin et
bu cinq Leffe entre-temps. Je suis persuadé qu’il y en aura dès la saison prochaine, mais il faut aussi adapter le règlement en ce sens. "
Actuellement, les efforts du Comité d’arbitrage se focalisent aussi sur le recrutement des jeunes. " Ceux qui ont 16 ans aujourd’hui en auront 21 aux JO de 2020.
Nous voulons une génération qui soit prête à ce moment-là. Et je peux déjà vous annoncer que cette année, les demi-finales et finale du championnat féminin
seront sifflées uniquement par des filles. "
"Un peu de respect"
Dans un passé récent, le Comité a profité des finales du play-off pour inviter une grande pointure internationale de l’arbitrage et profiter de ses conseils. Sont ainsi
venus en Belgique des sommités comme Henrik Ehlers, Ray O’Connor ou encore Jason McCracken, qui dirigera les arbitres aux prochains JO. " Et ce sera encore
le cas cette année ", annonce Eric Denis.
Son vœu pour terminer ? " Je voudrais un peu de respect de la part de ceux qui filment le match depuis la tour. C’est facile de critiquer quand on vient de se
passer un petit replay à la vidéo. L’arbitre n’en possède pas. Dites-vous bien qu’en pantalon, mes arbitres courent aussi vite que des joueurs en short qui
s’entraînent quatre fois par semaine. "
Une étoile filante
Eric Denis fut notre arbitre numéro 1 à la fin du siècle dernier. Cet ancien militaire de carrière, aujourd’hui devenu pilote de ligne (il travaille pour Norwegian Airlines
et est basé à Barcelone) eut une carrière éclair, à laquelle il mit fin à 33 ans pour des raisons professionnelles.
"J’ai arrêté quand les autres commencent ", résume-t-il sur le ton de la plaisanterie. Il n’aura pas perdu son temps puisqu’entre 1993 et 2000, il siffla 78 rencontres,
notamment à la Coupe intercontinentale de 1997, la Coupe du monde de 1998 à Utrecht, plusieurs Champions Trophy et Asian Games, et termina par les JO de
Sydney.
Depuis 2012, il encadre nos arbitres internationaux en étroite collaboration avec Vincent Loos. Après Rio, il est convenu qu’il arrête et offre ses services à la FIH.
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