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Forum Chronos - La marche et la ville qui va avec
Novembre 2010 - Caroline de Francqueville
Piéton, marcheur ou marchant(d)… la marche est la “cellule souche des mobilités”, pour reprendre la
métaphore de Georges Amar#. La marche n’est pas réductible à un mode de déplacement, elle est un
inter et un infra-mode (on marche vers sa voiture, dans les couloirs du métro, dans les trains, etc.). Audelà, le piéton, qui parcourt la ville et interagit avec les différentes composantes du territoire doit être
considéré comme un acteur essentiel des systèmes de mobilités et un co-producteur de l’espace urbain.
Dans la lignée des travaux de la RATP# sur “La marche au coeur des mobilités”, le Groupe Chronos a
réunit lors de son Forum du 3 novembre 2010 des acteurs des transports, des intelligences et des
territoires pour réfléchir au devenir de la marche et de la ville qui va avec.
Les trois interventions principales du forum ont mis en exergue les éléments nécessaires au
développement de la marche en ville :
• son articulation avec les autres modes de déplacement (en termes d’information par exemple
dans des services de calculs d’itinéraires, en termes d’aménagement avec des abribus
confortables,…)
• un aménagement qualitatif du cadre de vie (à ce sujet, voir notamment les travaux de Rachel
Thomas, chargée de recherche CNRS ou Cresson encore de Sonia Lavadinho, collaboratrice
scientifique à l’École polytechnique fédérale de Lausanne)
• la mise en place de services adéquats, notamment autour de l’information aux piétons (le projet
Legible London est un des plus aboutis dans la réflexion à ce sujet).
L’enjeu est d’appréhender la marche non pas comme une offre linéaire d’itinéraires piétons mais comme
une réflexion intégrative sur le système de mobilités dans la ville.
Intervenants principaux au Forum Chronos du 3 novembre 2010 :
• Bruno Marzloff, sociologue et directeur du Groupe Chronos sur Les marchabilités de la ville,
• François Brégnac, directeur adjoint de l’agence d’urbanisme de Lyon sur Les liens urbains,
• Nicolas Tixier, architecte DPLG, membre du collectif Bazar Urbain sur La marche comme outil
pour le projet urbain,
• En “grand témoin”, Isabelle Mari, directrice marketing stratégique de JCDecaux s’interroge sur
Le piéton comme audience.
Télécharger le compte-rendu complet du forum “La marche et la ville qui va avec“ en cliquant ici.
Groupe Chronos – 4, rue du Caire, 75002 Paris
Email : [email protected] – Tél : 01 42 56 02 45
Source : www.vous-avez-dit-durable.org
L’homme qui marche, Giacometti
1. Introduction de Bruno Marzloff - Les marchabilités de la ville
La marche est puissamment de retour, ainsi que le confirme l’enquête “Auto-mobilités” 2010 de TNS
Sofres et Chronos(1). Près de 20% des automobilistes déclarent moins utiliser la voiture, 5% avoir
abandonné l’usage d’une voiture personnelle et 21% de la population totale pratiquent plus assiduement
la marche. Pour autant, elle ne se laisse pas saisir facilement. Elle a ce même défaut que le quotidien,
tellement prégnante qu’on la considère évidente, tellement évidente qu’on ne l’interroge plus. Alors
pourquoi et comment interroger cette marche "secrète", intégrée et automatisée ? La notion de
“marchabilité”, empruntée à l’anglais walkability nous permet d’appréhender la diversité des approches
de la marche.
La marchabilité de l’espace public
La partition de l’espace public est en question. Il devient difficile de maintenir le principe d’un
cloisonnement des modes, sauf à encombrer la voie de frontières qui contribueront encore à réduire la
fluidité des circulations dans l’espace public. Mais comment assurer à la marche son déploiement tout en
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assurant la sécurité des piétons ? Des travaux de modélisation des flux piétons, tels que ceux conduits
par le département mobilités de l’AIT apportent des pistes de réflexion.
La marchabilité et l’urbanisme participatif
Au moment où le piéton marche le nez dans son écran et la tête dans les étoiles avec son casque audio,
comment faire pour que la densité des flux ne se conclue pas par des accidents ? Au-delà des
frottements, rappelons que le piéton participe à une ville sensible via ses conversations numériques.
Qu’est-ce que serait un urbanisme participatif ? Comment penser les intégrations numériques ?
La marchabilité et l’extension du domaine des proximités
Walkscore, un site américain qui évalue la densité des aménités de sites urbains dans des distances
marchables, commence à exister en France. Des isochrones de 5’, 10’, 15’… au choix de l’usager,
définissent son territoire de proximité. Le score rend aussi compte des accessibilités depuis la résidence,
aux modes de transport qui irriguent la ville. Il ne s'agit pas de professer une dictature de la marche mais
d’évaluer comment la marche s'insère dans le système des de déplacements.
La marchabilité des métropoles, comme principe de vascularisation
À l’échelle de la métropole, la marche se pense comme une opportunité de créer des passerelles et des
continuités entre des territoires morcelés, comme une chance de consolider l'unité de la ville en
enrichissant sa vascularisation. Mais comment réinsérer la marche là où elle a disparu, là où parfois elle
n'a jamais existé ? Quels indicateurs décriraient ces états ?
Pour tenter de comprendre la marche, il faut d’abord passer par la “ville saisie d’en haut” (cartes, plans,
recensements des données,…). C’est une des ambitions du projet de recherche ANR #animé par Chronos
qui vise à explorer les pouls de la ville à travers la marche et le vélo en s’adossant à la ville sensible (des
caméras, des site wiki, la traçabilité des GPS des mobiles…). Mais cette lecture est nécessairement
incomplète, qui réduit souvent le marcheur à une unité statistique et oublie que derrière la marche il y a
un ensemble de valeurs dont il faut rendre compte et notamment celle des rythmes urbains.
(1) Etude Auto-Mobilités 2010 TNS Sofres - Chronos / Méthodologie : étude postale réalisée auprès de
10.000 foyers représentatifs de la population, issus du Panel Métascope de TNS Sofres, sur la même base
d'interrogation que l'étude Parc Auto.
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2. François Brégnac, directeur adjoint de l'agence d'urbanisme de
Lyon - Les liens urbains
Les interventions sur l’espace urbain de l’agglomération lyonnaise ont été profondément renouvelées ces
dix dernières années. Les stratégies adoptées tâchent d’articuler des exigences d’urbanités et de
recomposition des mobilités avec les injonctions d’un développement urbain durable.
L’aménagement des berges du Rhône, ouvertes au public depuis 2007, joue à cet égard un rôle
exemplaire et rencontre un succès qui ne se dément pas auprès de la population. Il offre cinq kilomètres
d’espaces praticables par les modes actifs ainsi qu’une continuité d’espaces récréatifs et naturels aussi
utiles pour favoriser les liens sociaux que pour répondre aux objectifs du Plan Climat du Grenelle de
l’Environnement. C’est une nouvelle façon de composer la ville qui s’incarne aujourd’hui dans plusieurs
aménagements complexes. Le concept de “liens urbains” vient illustrer ce changement de perspective,
d’un urbanisme sectoriel à une recherche d’urbanisme intégratif.
Penser l’articulation des échelles dans les projets urbains
Les différentes composantes des projets d’aménagements sont articulées aujourd’hui aux grandes
problématiques d’agglomérations. Aménagement de places, de squares ou autres projets ponctuels sont
pensés dans le cadre de politiques englobantes. Des travaux sur la présence du végétal dans un espace
dépassent ainsi par exemple des question d’embellissement local pour participer d’une réflexion sur le
paysage de l’agglomération, s’inscrire dans la trame verte de la ville et contribuer à la lutte contre l’effet
de serre.
Espaces publics, transports publics et modes actifs : vers une
politique des liens urbains
Depuis une dizaine d’années et plus encore avec le succès du Vélo’v, on observe une réappropriation de
l’espace urbain et, parallèlement une approche plus sensible de la ville. Pour autant, la rue se partage
encore de manière très fonctionnelle. Les “points” (places, squares,…) de l’agglomération ont été les
premiers à être pris en compte, avant les “surfaces” (parcs) et jusqu’aux “lignes” de la ville, c’est-à-dire le
réseaux de voies qui accueillent aujourd’hui d’autres mobilités. La place du piéton, ce n’est plus
simplement une addition de voies pour héberger chaque mode, c’est un travail sur un espace public
urbain ouvert et accueillant, enrichi de nouveaux rapports à la nature, au patrimoine et à la culture.
Vers l’élaboration d’un plan des liens urbains dans l’agglomération
Les liens urbains sont des itinéraires pour les modes actifs qui font donc l’objet d’un aménagement
spécifique et participent de l’offre globale de mobilité grâce au développement d’une offre de services
dédiés. Ils déclinent les différentes possibilités d’aménagement (zones piétonnes, zones 30, zones de
rencontres,…) et relient des pôles de mobilités.
Le maillage ainsi constitué a vocation à réunir des espaces parfois morcelés tout en offrant une diversité
d’ambiances et de parcours. Ces liens urbains permettent aux modes actifs de s’affirmer comme de
véritables modes de déplacements, efficaces, complémentaires voire alternatifs d’autres modes.
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3. Nicolas Tixier, architecte DPLG et membre du collectif Bazar
urbain - La marche dans le projet urbain : traversées et transects.
Le terrain avant tout ! C’est le positionnement de Nicolas Tixier qui dans sa démarche de projets urbains,
propose une pratique de la marche pour approcher la fabrique ordinaire de la ville (tissu urbain, usages
et patrimoine ordinaire), recueillir la parole des habitants et énoncer des enjeux urbains en articulant des
dimensions et des échelles différentes. La marche est ici envisagée comme un "instrument d'interrogation
de l'expérience urbaine". (THOMAS, R. (ss la direction de) 2010 : Marcher en ville. Faire corps, prendre
corps, donner corps aux ambiances urbaines. Ed. des archives contemporaines).
La notion d’ambiance
La notion d’ambiance est centrale dans cette approche transversale de l’espace architectural et urbain
(social, sensible, construit). Elle place l’usager au cœur des enjeux urbains et environnementaux en
interrogeant les rapports qu’il entretient avec son environnement.
La place de la République en marches
Bazar Urbain a accompagné un peu plus de dix marches commentées avec différents acteurs et usagers
de la Place de la République, parallèlement au diagnostic urbain effectué par la Ville et l’Atelier Parisien
d’Urbanisme (APUR) et aux différents ateliers organisés par les trois mairies d’arrondissement. Ces
marches, avec des kiosquiers, des élus, des personnes handicapées, des comités de quartiers et d’autres
encore, ont permis de récolter des paroles d’usagers de la place ainsi que des photos, prises au fil du
parcours par les personnes rassemblées. Ces matériaux permettent de rendre compte des perceptions et
des représentations des divers acteurs du lieu, notamment en termes d’usages. Des “livrets de parcours”
(consultables en ligne ici) cherchent ensuite à restituer ces éléments et sont offerts aux participants. Ils
sont une matière de débats, de partages, et donnent à voir autant les problèmes du lieu que des pistes
d’aménagements pour le projet.
Le transect urbain
Le transect urbain est un dispositif qui combine coupe technique et parcours sensible. Son ambition est
de rendre compte des différentes strates d’un territoire : architecturale, sociale, sensible, privé et public,
etc. grâce à une observation et une pratique du lieu et en s’appuyant tant sur du dessin que de la vidéo.
Il propose de dépasser une approche sectorielle en inscrivant la parole des différents acteurs, devenant
ainsi un moyen d’appréhender la dimension sensible des lieux et leurs usages tant pour le diagnostic que
pour le projet urbain.
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4. "Grand témoin" Isabelle Mari, directrice marketing de
JCDecaux - Le piéton comme audience ?
Si le chiffre d’affaire de JCDecaux provient largement de la publicité et du client “annonceur”, l’entreprise
de communication extérieure a un autre interlocuteur de taille, les collectivités locales. Ce sont à elles
que JCDecaux propose des services comme les Mobiliers Urbains Pour l’Information (MUPI), les abribus,
les vélos en libre-service ou encore les toilettes publiques. Isabelle Mari évoque un grand écart pour
caractériser ces deux offres : tandis que la dernière s’adresse aux piétons et aux cyclistes, l’activité
publicitaire repose sur une mesure quantitative et automobile des flux urbains.
Le vélo pour ralentir les audiences
Le vélo, et notamment les offres de VLS type Vélo’v et Vélib’ ont constitué une étape importante de
ralentissement des audiences. À sa suite, des travaux ont été menés qui ont permis de rendre compte
d’un attachement extrêmement fort des habitants à leur ville, d’une demande d’animation et d’une
appétence pour la marche et le vélo. Ces résultats d’études se sont incarnés par le développement
d’activités autour de l’événementiel en ville pour proposer une autre expérience entre les marques et
leurs audiences.
Les audiences piétonnes
De nouveaux services urbains servent de pilotes pour adresser les audiences piétonnes. C’est le cas des
expérimentations d’abribus à écrans tactiles, conduites avec la RATP ou encore des douze bornes
interactives à Paris en partenariat Orange qui servent de points d’arrêt pour la marche et apportent
services et publicités. Cette offre répond à une forte demande des collectivités d’optimiser l’usage du
mobilier urbain actuel, qui dispose d’une emprise importante sur l’espace public.
Interactions ville physique / ville numérique
Au-delà d’un visuel publicitaire, des expérimentations sont conduites pour enrichir la communication
extérieure et la présence des marques. Le numérique urbain est une piste intéressante, d’autant que le
smartphone a rapidement pénétré les villes. Il permet de penser l’enrichissement de la publicité non pas
comme quelque chose d’imposé mais comme une invitation. Un certain nombre d’expérimentations ont
été conduites, avec des flash codes ou le bluetooth par exemple mais qui se sont avérées inadaptées. La
nouvelle technologie expérimentée par JCDecaux, basée sur la reconnaissance d’images et baptisée USnap, semble être la bonne solution. L’usager regarde ce qu’il a autour de lui et prend la photo d’un
visuel publicitaire pour obtenir des informations complémentaires. Ce qui est proposé, ce sont des
interactions entre la ville physique et sa couche numérique, à destination d’une nouvelle audience, le
piéton.
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5. Débats et échanges - Quelques pistes de réflexions
Réflexions lexicales
La marche, c’est beaucoup de choses à la fois et le terme renvoie à une réalité générique. Isabelle Mari
lui préfère ainsi le piéton, vocable réducteur aux yeux de Georges Amar car il semble renvoyer à une
entité figée, comme si la pratique de la marche excluait l’usage d’autres moyens de déplacements. Le
responsable de l’unité prospective de la RATP ouvre le débat et propose de parler du marchant… voire du
marchand. Il serait alors intéressant de se demander ce que cet homme qui marche a à vendre, ou à
offrir. Son regard, certainement, si l’on s’en réfère aux travaux du Cresson. Mais c’est également une
ressource, une audience.
Les temps du marcheur
Si l’on parle de marchabilité, voire d’habitabilité des espaces publics, il n’en faut pas moins oublier que la
marche est un moyen de transport. Jacques Lévy (professeur de géograpgie et d’aménagement de
l’espace à l’EPFL) évoque même la marche comme un mode de transport rapide. L’opérateur Transport
for London a d’ailleurs été le premier à montrer que certains trajets se font plus rapidement à pied qu’en
métro dans la zone 1 de Londres (voir Plan de marche à Londres). La marche, ce n’est donc pas
seulement la douceur, la lenteur de la déambulation, ce peut être un mode efficace voire rapide surtout si
à la suite de Jacques Lévy on mesure la vitesse au nombre d’opportunités par heure.
Strates territoriales et espaces du marcheur
La métaphore de la marche comme “cellule souche de la mobilité” signifie qu’elle peut en réparer des
morceaux et que le marcheur peut se diversifier : il devient tour à tour cycliste, automobiliste,… Dans
cette perspective, enfermer le piéton dans des espaces (zones piétonnes, autoroutes à piétons,…) c’est
réduire la marche. Jean Grébert (Responsable du Groupe Transports et Mobilité, direction de la
Recherche, Renault) indique d’ailleurs la nécessité d’établir des typologies de la marche pour rendre
compte de sa complexité : marche subie, marche choisie, marche à pied statique et contemplative,
marche dynamique ou marche endurante requièrent des services et des infrastructures probablement
différentes. Sabine Chardonnet (enseignante-chercheur à l’ENSA, Paris-Malaquais) renforce cette
approche de la marche protéïforme en illustrant les mouvements du marcheur : en peigne, en pieuvre ou
en nuages.
Si les marches sont variées, les espaces parcourus le sont tout autant. Et Jean Grébert de rappeler qu’en
dépit de la valeur croissante attribuée à la proximité partout dans le monde, 80% des espaces urbains ne
sont pas (encore) marchables.
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6. Pour aller plus loin - Quelques publications récentes
THOMAS, R. (sous la direction de), Marcher en ville. Faire corps, prendre corps, donner corps aux
ambiances urbaines. Editions des archives contemporaines. 2010
LAVADINHO, S. et LEVY, J., Marcher avec les transports et la ville. Potentiels et défis d'une métrique
pédestre. Les rapport prospectifs RATP, 2010.
MICHAUD, V. et AMAR, G., La marche au cœur des mobilités, Lyon, Certu. 2009
DEMERS M., Pour une ville qui marche. Aménagement urbain et santé, Ecosociété, 2009
Voir aussi :
INNOVCITY - La marche, c'est l'avenir du transport urbain. Georges Amar, directeur de la prospective à la
RATP
http://www.innovcity.fr/2010/11/11/%C2%AB%C2%A0la-marche-c%E2%80%99estl%E2%80%99avenir-du-transport-urbain%C2%A0%C2%BB/
THE WALL STREET JOURNAL - Londoners Take Aim at Scourge of the Sidewalks—Slowpokes
http://online.wsj.com/article/
SB10001424052748704164004575547701061890026.html?mod=WSJ_hp_MIDDLENexttoWhatsNewsThird
TRAJECTOIRES FLUIDES - Walking the edit : marchez votre film
http://www.groupechronos.org/index.php/fre/blog/walking-the-edit-marchez-votre-film
GROUPE CHRONOS - La rue au Japon et la folie des signes
http://www.groupechronos.org/index.php/fre/themas/dossiers/la-rue-au-japon-et-la-folie-des-signes
MAPNIFICENT LONDON
http://www.mapnificent.net/london/
WALKSCORE
http://www.walkscore.com/
HUMAN TRANSIT - walkscore.com and the lure of the single "score"
http://www.humantransit.org/2010/10/walkscorecom-and-the-lure-of-the-singlescore.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed:+HumanTransit+(Human+Transit)
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