Le Paon vert

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Le Paon vert
Le Paon vert
Le Paon vert, Pavo muticus est un grand Galliforme que l'on trouve dans les forêts
tropicales de l'Asie du Sud-Est. Le Paon indien ou Paon bleu a divergé de l'espèce du Paon
vert, il y a environ 70.000 ans. Il tire son nom de sa huppe en épis.
Les deux sexes du Paon vert, ou « Dragonbirds » (littéralement oiseaux-dragons)
comme les appellent les habitants de ces régions, sont très semblables en apparence.
Pendant la majeure partie de l'année, lorsque les mâles n'ont pas de traîne, il est très
difficile de distinguer les deux sexes. Les oiseaux des deux sexes arborent fièrement une
huppe formée d'une longue et étroite touffe de plumes dressées pourvus de barbes sur
toute la longueur. Elle peut atteindre 16 centimètres de long. Ils ont de longues pattes (les
tarses sont plus long que chez le paon bleu), les ailes lourds et une longue queue en
silhouette. Vu de loin, ils semblent être généralement des oiseaux de couleur foncée avec
des primaires vermillon pâle ou chamois qui sont très visibles lors de leur vol particulier
qui a été décrit comme un mélange de battement de vol avec un peu de planage comme
chez les Galliformes.
Les mâles des sous-espèces imperator et spicifer sont dans l'ensemble bleu-vert, le
premier ayant une poitrine, un cou, la couverture des ailes et la bordure extérieure des
plumes secondaires vert métallique tandis que le second a une poitrine et un cou plus terne
et bleu, les couvertures d'ailes et la bordure extérieure des secondaires sont plus noires.
Comparé à eux, l'espèce nominale, musticus, est globalement d'un vert plus brillant et a
moins de bleu sur le cou et la poitrine. Des variations considérables de plumage existent
sur le cou et la poitrine qui peuvent être liées à l'âge et au sexe.
Le mâle de Paon vert a un cri d'appel fort « Ki-Wao », qui est souvent répété. La
femelle lance un fort « aow-aa » en appuyant sur la première syllabe. Les mâles appellent
depuis leurs sites perchoir à l'aube et au crépuscule. Certaines formes de Paon vert ont une
morphologie de la trachée divergente qui a impact sur leur voix.
Le Paon bleu a une voix beaucoup plus forte que les autres espèces cependant la
sous-espèce imperator à cause de cette divergence qui accentue le volume de sa voix. Le
Paon vert semblent toutefois être ventriloques et émettent de faible vocalisations
vibratoires et même des trémolos perçant semblables à des cris dans certains cas.
Les Paons verts sont de grands oiseaux, un des plus
grands Galliformes vivant en termes de tailles et d'envergure
mais au corps plutôt plus léger que celui du Dindon sauvage.
Le mâle mesure de 1,80 m à 3 m de long en incluant la
« traîne » et pèse environ 5 kg. La femelle mesure jusqu'à
1,10 m et pèse environ 1,1 kg. Son envergure est d' environ
1,20 m. Les Paons verts sont une exception parmi les
Galliformes par leur capacité au vol soutenu. Ils on été
aperçu volant au-dessus de l'océan pour se percher sur des
îlots des côtes de Java et des îles sur les grands lacs du
Yunnan. Quelques- uns de ces îlots ou de ces îles étaient
situés à plus de 24 km des côtes.
Tous les genres connus de paons et leurs alliés,
Rheinartia, Afropavo, Pavo et Argusianus sont connus pour
sur percher sur les arbres qui émergent au dessus de la
canopée de la forêt tropicale ou de la savane. Les Faisans et
les Coqs sauvages ne se perchent pas au dessus de la
canopée. Les Paons sont obligés de voler pour rejoindre ou
quitter leurs arbres émergents qui constituent un territoire
d'ancrage pour les mâles adultes et leurs unités sociales. Ils
peuvent également se déplacer en volant pour fourrager dans
des zones à quelques distances de leurs reposoirs favoris. Ils
pourront également se déplacer en volant vers des zones de
nourrissage situées à quelque distance de leurs perchoirs
préférés. Il en découle que la morphologie de l'aile Paon est tout à fait différente de celle
des faisans.
DISTRIBUTION et HABITAT
Par le passé, le Paon était largement diffusé
en Asie du Sud-Est du nord du Myamar et le
sur de la Chine, à travers le Laos, et en
Thaïlande, au Vietnam, au Cambodge, sur la
péninsule de Malaisie et les îles de Java . Son
aire de distribution s'est réduite à cause de la
destruction de son habitat et de la chasse.
On trouve des paons verts dans une grande
variété d'habitats, y compris les forêts
primaires et secondaires, à la fois tropicales
et subtropicales ainsi que caduques ou
persistantes. On peut aussi les trouver dans les forêts de bambous, sur les prairies, dans les
savanes, en bordure des terres agricoles. Au Vietnam, leur habitat préféré est constitué par
des forêts sèches d'arbres à feuilles caduques près de l'eau et loin de l'homme. La proximité
de l'eau semble être un facteur important dans leur choix.
CLASSIFICATION
Les Paons constituent un groupe isolé génétiquement sans parents vivant à proximité. Sur
les conseils de son fournisseur d'oiseaux de HONG-KONG, des fondateurs du WPA et
d'ornithologue, Jean DELACOUR a reconnu trois sous-espèces qu'aujourd'hui encore, la
plupart des autorités reconnaissent.
● Pavo musticus musticus , Paon spicifère de Java : On le trouve à Java. Il était
aussi présent sur la Péninsule malaise de l'Isthme de KRA au nord, au sud jusqu'au
KEDAH.
● Pavo musticus imperator, Paon spicifère d'Indochine : On le trouve de la
Birmanie à la Thaïlande, au sud de la Chine (extrême sud du Yunnan) et en
Indochine.
● Pavo musticus spicifer, Paon spicifère de Birmanie : On le trouve dans le nordouest de la Birmanie. Autrefois également au nord-est de l'Inde et au Bangladesh.
Toutefois, Certains auteurs suggèrent de diviser l'espèce Pavo musticus en de
multiples sous-espèces (10 ou plus) . Les populations de Paons verts , sont faibles (5000 à
10.000 individus) , réparties sur un territoire très morcelé (992.000 km2 environ) et
isolées entre elles par des obstacles naturelles (montagnes, rivières, etc..) ce qui pourrait
expliquer pourquoi il y aurait autant de sous-espèces. On trouverait ainsi :
● PAONS SPICIFERES DE JAVA :
- deux formes malaises
(Pavo musticus musticus, forme nominale de Malaisie) ;
(Pavo musticus musticus (malacensis ou malacense ),de l'isthme de Kra) ;
- deux formes javanaises
(Pavo musticus musticus javanesis, de Ujung Kulon) ;
(Pavo musticus musticus baluranensis , de Baluran) ;
● PAONS VERTS D'INDOCHINE :
Pavo imperator imperator vietnamensis, du Centre de la Thaïlande jusqu'à lest du
Myanmar, espèce nominale ;
Pavo imperator imperator annamensis , du nord au sud de la zone côtière du
Vietnam ;
Pavo imperator imperator cattiensis, au sud du Vietnam ;
Pavo imperator imperator tonkinensis , au Vietnam, Laos, Tonkin et Hue ;
Pavo imperator imperator laotius, centre et sud du Laos sur le plateau de Bolovan ;
Pavo imperator imperator siamensis , u Cambodge ;
Pavo imperator imperator (isanapurantis, anghorensis, ou bokorensi) , sur le
mont Bokor et à l'Ouest du Cambodge ;
Pavo imperator imperator uthaiensis , à Uthai Thani en Thaïlande ;
Pavo imperator imperator hainanensis, espèce éteinte, endémique du Hainan ;
Pavo imperator imperator yunnanensis , au centre et à l'ouest du Yunnan en
Chine ;
● PAONS VERTS DE BIRMANIE :
Pavo musticus spicifer, au sud de la Birmanie, espèce nominale ;
Pavo musticus spicifer arrakanensis, au nord de la rivière Salween, sur le mont
Arakan au Myanmar et au Sikkim en Inde ;
Pavo musticus spicifer yangonensis , Yangon au Myamar ;
Pavo musticus spicifer sp., sur le plateau de Tennasirim Shan.
Bien que les Paons soient généralement considérés comme des membres de la
famille des faisans, des analyses moléculaires récentes ont montré que les Phasianidés
étaient paraphylétiques (c'est à dire que tous les Phasianidés ont un ancêtre commun
mais que d'autres descendants de cet ancêtre ne sont pas des Phasianidés) et que les
paons ne sont pas étroitement liés aux Faisans, aux Tétras et aux Dindes. Ils sont reliés de
loin aux coqs sauvages et aux francolins et partagent un ancêtre commun avec les cailles
(Coturnix) et les perdrix (Alectoris). Le WPA en Allemagne a listé le paon comme une
famille distincte
Aujourd'hui, On trouve les Paons verts en Asie du Sud-Est continentale, en
Birmanie, au Yunnan, Thaïlande, Laos, Vietnam, Cambodge et sur l'île de Java en
Indonésie. Ils sont curieusement absents à la fois de Sumatra et de Bornéo. Des oiseaux
signalés au nord-est de l'Inde posent question et d'anciens enregistrements sont peut-être
des oiseaux sauvages.
COMPORTEMENT :
Le Paon vert est un oiseaux de la forêt qui niche sur le sol et pond de 3 à 6 oeufs. Il
est généralement admis sans quantification que le Paon vert est polygyne, le mâle ne
prenant aucune part dans l'élevage des jeunes. Il a été signalé que certains mâles très
solitaires tentent de s'accoupler avec
toutes les femelles qui entrent sur son
territoire, alors que les femelles vivent en
« harems ». Toutefois, cela ne repose que
sur des observations du comportement
en captivité ou en semi-captivité de Paon
indien (et non de Paon vert) qui sont
parfois polygynes, et d'observations de
mâles très territoriaux gardant des sites
de nidification. L'idée que les mâles sont
polygynes
est
également
en
contradiction avec des observations
faites sur le terrain et en captivité ; il a
été observé que des couples laissés seuls,
sans intervention humaine, ont tendance a être fortement monogames.
L'étroite similitude entre les deux sexes suggère un système d'élevage diffèrent de
celui du Paon indien. Ainsi, certains auteurs ont suggéré que les harems aperçus dans la
nature étaient composés d'oiseaux juvéniles et que les mâles n'ont pas des mœurs légères.
En effet, il est possible que les mâles soient plus investis dans les soins de longue durée à
leur progéniture que les femelles. Des Paons verts ont été observés à Java dans plusieurs
systèmes d'entraide entre générations où des oiseaux immatures aident leurs parents à
s'occuper de leurs jeunes frères et sœurs. Ce type de comportement a été également
observé en captivité chez les Afropavo et Argusianus, et même parfois chez le polygame
Paon indien.
En général, ils passent leurs temps sur ou près du sol dans les hautes herbes et les
carex. Comme les autres Paons, le Paon vert aime patauger et fourrager dans les bas-fonds
pour trouver une bonne partie de leurs nourriture chaque jour. Les unités familiales se
perchent dans les arbres à 10-15 mètres du sol. Leur régime alimentaire se compose
principalement de fruits, d'invertébrés, de reptile et autres petits animaux. Comme les
autres membres de son genre, les Paons verts sont capables de chasser les serpents
venimeux, ce qui les rend utiles dans la lutte contre les parasites. Les tiques et les termites,
les pétales de fleurs, les bourgeons, les feuilles et les baies sont les aliments favoris des
paons adultes. Des grenouilles et autres petits animaux aquatiques constituent de plus en
plus l'essentiel du régime alimentaire de ces oiseaux. Les Paons verts occupe une niche
écologique semblable à celle des outardes, des serpentaires . C'est à dire qu'ils chassent des
petits animaux sur le sol de la savane tropicale. A l'instar de ces autres espèces d'oiseaux
prédateurs, le Paon vert est monogame et profite de longue relation avec sa progéniture.
Tous ces chasseurs atteignent l'âge de la maturité tardive , ont de longues pattes, de fortes
ailes, arbore une crête et ont une longue et large queue.
PREDATION
Leurs prédateurs naturels sont les grands félins comme le léopards et les tigres qui
prélèvent des oiseaux adultes. Comme les Paons sont très grands et que les deux sexes
possèdent de puissants ergots sur les métatarses, cela décourage beaucoup de prédateurs.
Par exemple les oiseaux de proie qui se spécialisent sur les Coqs sauvages et les Faisans
ignorent systématiquement les Paons. Le
plumage iridescent du Paon vert pourrait
être une forme hautement spécialisée de
camouflage qui est très utile en forêt
ouverte ou près de l'eau. Beaucoup
d'espèces prédateurs du Paon vert, comme
les léopards, les Tigres, les chiens
sauvages ne voient pas les couleurs.
C'est pendant les longues semaines
de l'incubation et de l'élevage des jeunes
près du sol que le taux de mortalité atteint
son apogée.
Pour cette raison, des
biologistes spécialistes du comportement
des Paons pensent que la stratégie de
défense des nids des Paons verts a évolué. Les plus sérieux ennemis des nids sont
probablement les reptiles, les serpents et les lézards par exemples, mais les civettes et des
oiseaux non habituels comme les corbeaux sont aussi probablement des prédateurs de nid
importants. Les adultes et des immatures aident à défendre des site de nidification et des
territoires de nourrissage contre les intrus ainsi des Paons verts ont été observés alors
qu'ils attaquaient un jeune léopard
STATUT et CONSERVATION
A cause de la chasse et de la réduction et de la qualité de son habitat, le Paon vert a
été classé comme espèce vulnérable par l'U.I.C.N. sur sa liste rouge des espèces menacées.
Il figure à l'annexe II de la CITES.. La population mondiale a décliné rapidement et
l'espèce n'est plus présente dans de nombreuses zones de son aire de distribution passée.
La population dans la nature est estimée entre 5.000 et 10.000 individus en 1995.
L'hybridation avec le Paon indien pourrait aussi être la cause du déclin du Paon vert
et de la pollution du patrimoine génétique du stock d'oiseaux détenus en captivité.
Certains oiseaux détenus en captivité que l'on pense être pur sont en réalité vraiment des
hybrides, connus sous le nom « spaulding » ou « spalding ». De plus, les sous-espèces de
Paons verts sont aussi fortement mélangées en captivité. Bien que toutes les sous-espèces
soient en déclin, Pavo musticus spicifer et Pavo muticus imperator n'ont pas autant
diminué que Pavo musticus musticus . Quelques éleveurs se trompent en pensant que la
sous-espèce spicifer est éteinte ce qui est faux. Néanmoins, cette sous-espèces est en déclin
rapide. La sous-espèce Imperator est encore bien présente (bien que ses effectifs soient en
baisse) dans les parties isolées de son aire de répartition.
La sous-espèce nominale vivait en Malaisie, ainsi que sur l'isthme de KRA, mais
avait été considérée comme éteinte dans les années 60. En 2004, la World Pheasant
Association (WPA) a entamé un programme de réintroduction du Paon vert, en
coopération avec les autorités malaises . Des volières furent construites pour accueillir des
oiseaux reproducteurs, génétiquement purs, offerts par des membres de la WPA
d'Allemagne et de Grande Bretagne. Un tel programme n'est pas seul suffisant pour sauver
le Paon vert, la principal difficulté actuellement est de trouver des géniteurs purs exempts
de toutes traces hybridation.
DETENTION EN CAPTIVITE
Caractéristique de cette espèce, elle ne supporte pas la gelée, elle est beaucoup plus
rare en milieu protégé, elle n’a pas un chant aussi porteur que le paon bleu. Il est
également plus agressif
Dans ce cas l’homme a encore joué à l’apprenti sorcier en créant un paon spicifère
blanc issu du croisement d’un paon blanc avec un paon spicifère et suivi d’une sélection
sévère pour revenir au paon spicifère.
Trois sous-espèces sont recensées :
Le paon spicifère de Java : Elevé en Europe,
Le paon spicifère d’Indochine : Le plus importé en nos régions;
Le paon spicifère de Birmanie : Moins coloré moins importé, moins détenu
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