Bertolt Brecht

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Bertolt Brecht
Bertolt Brecht
9 –19
octobre
2013
Création
Mise en scène
Jean Bellorini
artiste invité
du TNT
Production
TNT
Compagnie
Air de Lune
Avec
Danielle Ajoret
Michalis Boliakis
Jules Carrère
François Deblock
Karyll Elgrichi
Claude Evrard
Jules Garreau
Camille
de la Guillonnière
Jacques Hadjaje
Med Hondo
Théo Lafont Trévisan
Blanche Leleu
Clara Mayer
Teddy Melis
Marie Perrin
Marc Plas
Geoffroy Rondeau
Hugo Sablic
Damien Zanoly
www.tnt-cite.com
Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées
Direction Agathe Mélinand – Laurent Pelly
1
© Jean Bellorini / Design : Studio Philippe Apeloig /Licences spectacle 1-1045623, 2-1045624, 3-1045625 / Impression : Lézard Graphique
La Bonne Âme du Se-Tchouan
De Bertolt Brecht
Traduction Camille de la Guillonnière et Jean Bellorini
Mise en scène Jean Bellorini
Création
Jean Bellorini est artiste invité du Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées
Mercredi 9 octobre / 19h30
Jeudi 10 octobre / 19h30
Vendredi 11 octobre / 20h30
Samedi 12 octobre / 20h30
Dimanche 13 octobre / 16h
Mardi 15 octobre / 20h30
Mercredi 16 octobre / 19h30
Jeudi 17 octobre / 19h30
Vendredi 18 octobre / 20h30
Samedi 19 octobre / 20h30
Tournées
7 novembre - 15 décembre 2013
Paris, Odéon - Théâtre de l’Europe
29 janvier - 1er février 2014
Marseille, La Criée - Théâtre national de Marseille
19 - 20 décembre 2013
Valence, Comédie de Valence
6 - 7 février 2014
Châteauroux, L’Équinoxe - Scène nationale
7 - 12 janvier 2014
Châtenay-Malabry, Théâtre Firmin Gémier - La Piscine
13 - 15 février 2014
Alés, Le Cratère - Scène nationale d’Alès
16 - 17 janvier 2014
Compiègne, Espace Jean Legendre - Théâtre de Compiègne
19 fév - 2 mars 2014
Lyon, Théâtre de la Croix-Rousse
23 - 24 janvier 2014
Toulon, Théâtre Liberté
5 - 7 avril 2014
Tremblay-en-France, Théâtre Louis Aragon
Rencontre
Retour en images
Rencontre avec le metteur en scène Jean Bellorini animée
par Catherine Mazellier (Université Toulouse Le Mirail)
Comment mettre en scène le théâtre de Bertolt Brecht
aujourd’hui ? Qu’a-t-il à nous dire de la comédie humaine ?
Jean Bellorini nous livrera son regard sur le dramaturge et sa
vision de l’Homme.
Jeudi 17 octobre à 17h au Goethe Institut
Jean Bellorini reviendra sur la création de
La Bonne Âme du Se-Tchouan
Vendredi 18 octobre à 19h
Entrée libre sur réservation au 05 34 45 05 05
Contact presse
2
Marie Attard
[email protected]
05 34 45 05 22
Il y a quelque chose de pourri
dans ce monde...
Shen Té :
Il est dur, votre monde ! Trop de misère, trop de désespérance.
La main tendue au malheureux, il te l’arrache aussitôt !
Celui qui aide, celui-là, lui-même, se perd ! Quand devant lui on meurt de faim,
Qui pourrait longtemps refuser d’être mauvais ?
Tout ce dont on avait besoin, d’où le tirer? De moi seule!
Je ne le pouvais sans périr ! Le poids des bonnes résolutions
M’aurait enterrée au plus profond. Mais il suffisait d’être injuste,
Pour imposer ma loi et manger à ma fin.
Il y a quelque chose de pourri dans ce monde. Pourquoi
Le vice se voit-il récompensé et pourquoi de si dures peines
Sur les épaules des bons ? Ah ! Il y avait en moi
Une telle envie de bonheur ! Et il y avait aussi en moi
La sagesse secrète des gens nés dans l’eau du caniveau ! Voilà pourquoi
J’ai le regard perçant. Cependant, la compassion
Me faisait tant de mal que je me mettais aussitôt dans une colère
De loup à la vue de la misère. Alors
Je devenais tout autre, mes dents se changeaient en crocs.
Les paroles de bonté dans ma bouche avaient un goût de cendre.
Et pourtant il me plaisait d’être l’ange des faubourgs. Offrir
Etait une joie ! Rendre un visage heureux, une volupté.
Condamnez-moi : tous mes crimes,
Je les ai commis pour aider mes voisins,
Pour aimer mon bien-aimé,
Pour sauver mon petit.
Pour vos visées grandioses, Oh Dieux,
Moi, pauvre mortelle, j’étais trop petite.
Bertolt Brecht – La Bonne Âme du Se-Tchouan
Traduction Jean Bellorini et Camille de la Guillonnière
(c) L’Arche Editeur
Tableau 10
3
Il ne s’agit pas d’être actuel, il s’agit d’être contemporain.
Dans le Se-Tchouan, une province fort reculée de la Chine, des dieux voyagent. Ils cherchent une bonne âme et en trouvent une
seule, qui accepte de les loger pour la nuit : Shen Té, la prostituée. Pour la remercier, ils lui donnent de l’argent ; elle quitte son
métier et s’achète un petit débit de tabac. D’autres ennuis commencent alors : passer de l’autre côté de la misère, c’est aussi devoir
l’affronter. Misère physique, sociale. Mais aussi misère morale.
La fresque épique des aventures de Shen Té est ponctuée d’appels désespérés à la bonté et d’explosions de colère, devant la
médiocrité et la passivité des humains.
Il est question de l’Homme et de sa schizophrénie. De l’amour-marchand face à l’amour-passion.
Nous serons face à l’insoutenable contemporanéité d’un monde qui assume de plus en plus sa cruauté, d’un monde où la dureté
est une valeur qui nourrit la dignité de nos égoïsmes. En cela l’appel au secours de Shen Té à la fin, se demandant s’il est possible
de changer le monde, est un appel au monde d’aujourd’hui. Un appel à la solidarité. Tout seul on ne réussit rien. Le destin est dans
les mains de l’Homme.
C’est un Brecht très humain que celui de La Bonne Âme, rigoureux et strict : l’écriture est extrêmement tenue. Brecht ne se limite
pas au simple récit d’une parabole sur la bonté. Ce texte est une de ses pièces les plus abouties du point de vue de la poésie et de
l’adresse directe.
La dimension didactique de la fable a tendance à s’effacer devant le poétique et le lyrique.
Un théâtre d’interrogations face à l’existence de l’homme, un théâtre politique mais dit avec le mystère de la poésie … D’une
certaine manière un Brecht désordonné.
Un théâtre où l’on n’oublie pas qu’on y raconte des histoires. Avec et grâce aux artifices du théâtre. En chantant la poésie. Une
troupe. Plusieurs générations. Des Dieux très âgés, une vieille dame, un enfant, des jeunes gens, des hommes et des femmes. Une
grande famille.
Certains rôles de femmes comme la propriétaire ou encore la veuve Shin seront interprétés par des hommes. Une mise en abîme
de la pièce elle même puisque Shen Té devenue Shui Ta se retrouvera face à des femmes jouées par des hommes. C’est sans doute
en se référant à certaines impressions qu’on peut avoir dans l’œuvre cinématographique d’Almodovar que j’ai envie de jouer sur le
vrai trouble des sexes. Pour aller au delà de la schizophrénie « bonté-méchanceté ».
Brecht dépeint ces habitants du Se-Tchouan avec une clairvoyance qui laisse transparaître toute sa tristesse et sa révolte face à
l’incapacité des peuples à faire face aux structures de domination.
Malhonnêteté et violence ne sont pas sans rappeler la Russie des années 80 avec ses immeubles communautaires…une bascule
dans le capitalisme qui cherche à s’inventer…
Et puis l’argent. Unique solution ? Et puis le chaos.
La poésie la plus pure naîtra de la violence du monde la plus sale.
Les comédiens seront plongés dans le délabrement. Un mur qui s’effrite, le ciel. De la pluie, une ouverture sur l’immense poubelle
que peut représenter notre monde. Et des étoiles.
Comme un tournesol pourrait pousser dans du fumier.
Il nous faut rêver à un spectacle simple, drôle, et aussi terrible. Le rythme ne sera pas un rythme militaire mais plutôt comme le
rythme d’une danse, d’un bal, conscient d’une grâce légère et d’une force violente en même temps. Entre la fable et le réel, du rêve
au cauchemar, de l’espoir à la peur… ou plutôt l’inverse.
La musique d’un monde onirique et le bruit de la réalité. Des chansons originales et populaires. Des comédiens-musicienschanteurs-ouvriers du plateau… au service de la fable.
La présence d’un pianiste fou et grandiose, virtuose. Vents, cordes, percussions. Des chansons et un esprit de fanfare porté par la
troupe de 18 comédiens et un pianiste virtuose.
Jean Bellorini, juin 2012
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La Bonne Âme du Se-Tchouan
De Bertolt Brecht
Traduction Camille de la Guillonnière et Jean Bellorini
Mise en scène Jean Bellorini
Création
Avec
Danielle Ajoret
Michalis Boliakis
Jules Carrère
François Deblock
Karyll Elgrichi
Claude Evrard
Jules Garreau
Camille de la Guillonnière
Jacques Hadjaje
Med Hondo
Théo Lafont Trévisan
Blanche Leleu
Clara Mayer
Teddy Melis
Marie Perrin
Marc Plas
Geoffroy Rondeau
Hugo Sablic
Damien Zanoly
Scénographie et lumières
Jean Bellorini
Costumes
Macha Makeïeff
Assitée de Claudine Crauland
Création musicale
Jean Bellorini
Hugo Sablic
Michalis Boliakis
Son
Joan Cambon
Production
TNT - Théâtre national de Toulouse
Midi-Pyrénées
Coproduction
Compagnie Air de Lune,
Odéon - Théâtre de l’Europe,
La Criée - Théâtre national de Marseille,
Théâtre de la Croix-Rousse, Théâtre
Liberté - Toulon, Espace Jean Legendre
– Théâtre de Compiègne, Théâtre Firmin
Gémier – La Piscine, Scène nationale
d’Albi, L’Équinoxe – Scène nationale
de Châteauroux, Le Cratère – Scène
nationale d’Alès
Avec le soutien du Ministère de la
Culture et de la Communication/DRAC
Île-de-France, du Conseil Général de
Seine-Saint-Denis et du Jeune Théâtre
National.
En collaboration avec le Bureau formART
La Compagnie Air de Lune est accueillie
en résidence au TGP – CDN de SaintDenis.
Spectacle présenté à Toulouse avec le
soutien du Conseil Général de la HauteGaronne
L’Arche est éditeur et agent théâtal du
texte representé.
Maquillage
Laurence Aué
Stagiaire assistante à la mise
en scène
Mélodie-Amy Wallet
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Pour un théâtre du présent
« Je crois que le théâtre est une des dernières expériences qui soit encore proposée à
l’homme pour être vécue collectivement. » Laurent Terzieff
Il me paraît fondamental, aujourd’hui, de s’expliquer directement avec le public.
Nous vivons une époque fascinante où la suprématie de la technologie transporte
les arts plastiques et cinématographiques vers des recherches et des formes
nouvelles, mais si le théâtre demeure et persiste depuis des milliers d’années
c’est parce qu’il est la maison de la parole... J’aurais envie de dire « sacrée » si
ce mot n’était pas aussi connoté religieux, mystique… Cependant cette parole
apporte au spectateur quelque chose d’absolu qu’il est impossible de trouver
à travers un écran ; même si cela peut paraître simpliste je veux parler de la
vie, et de ces mondes intérieurs que se transmettent les hommes qui jouent et
s’écoutent tout à la fois dans un théâtre.
Du choc fusionnel entre le fond et la forme jaillit la poésie. L’espace d’un instant.
Ici et maintenant. L’art du présent, l’art du sensible, l’art de l’éphémère.
Je voudrais continuer à célébrer les noces du théâtre et de la musique.
Les notions de bonheur et de rêve sont fondatrices d’un théâtre humaniste.
Le théâtre doit être une fête. Une fête joyeuse où l’on peut y entendre tout y
compris les drames les plus graves. La poésie est indispensable à l’humanité. Le
théâtre doit être poétique. Il doit ouvrir l’imaginaire et laisser une place active au
spectateur. Il a une mission éducatrice : quand il ouvre à l’homme des horizons
nouveaux et quand il le révèle plus profondément à lui-même.
Nos spectacles devront être lisibles à plusieurs niveaux et seront construits
toujours autour de l’émotion, de l’instinct. Le plus sûr moyen d’éveiller l’esprit
n’est-il pas de toucher d’abord le cœur, et la musique n’en est-elle pas le moyen
le plus universel ?
Je tiens à ne jamais être dans un courant ni suivre une mode. Ce doit être un
théâtre qui évolue et qui s’invente à chaque fois en lien étroit avec le lieu et son
temps.
« Le monde est beau parce qu’il est varié » disait Primo Levi.
Les spectacles seront aussi différents que notre monde. La forme ? Notre
ligne artistique : un lien étroit, permanent entre la musique et la parole, voire
la musicalité seule de l’écriture. Le fond ? Tendre vers tout ce qui questionne
l’Homme et sa condition. Le théâtre a plusieurs rôles à remplir : didactique,
métaphysique, mais aussi pourquoi pas léger et divertissant. J’aime ces spectacles
où l’on rit, où l’on pleure et l’on réfléchit dans la même soirée.
Je crois qu’on vient au théâtre pour être touché. Pour regarder et écouter
« l’humain ». Parce que c’est là où les Hommes parlent aux Hommes, parce que
le temps y prend une autre valeur, la présence humaine une autre dimension
et qu’à certains instants, si rares soient-ils, on peut sentir de manière presque
concrète ce lien invisible qui nous relie tous : la Vie.
Jean Bellorini
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À propos de Bertolt Brecht
« Quoi qu’on décide finalement sur Brecht, il faut du moins marquer l’accord de sa pensée avec les grands thèmes progressistes
de notre époque : à savoir que les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, c’est-à-dire que le monde
est maniable ; que l’art peut et doit intervenir dans l’histoire ; qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences,
dont il est solidaire ; qu’il nous faut désormais un art de l’explication, et non plus seulement un art de l’expression ; que le théâtre
doit aider résolument l’histoire en en dévoilant le procès ; que les techniques de la scène sont elles-mêmes engagées ; qu’enfin,
il n’y a pas une essence de l’art éternel, mais que chaque société doit inventer l’art qui l’accouchera au mieux de sa propre
délivrance.»
Roland Barthes, «La révolution brechtienne», éditorial de la revue Théâtre populaire (1955), dans Essais critiques, Paris, Seuil,
1964, p.52.
Bertolt Brecht (né Eugen Berthold Friedrich Brecht le 10 février 1898 à Augsbourg, en Bavière - 14 août 1956 à Berlin-Est) est un
dramaturge, metteur en scène, critique théâtral et poète allemand du XXe siècle (naturalisé autrichien en 1950).
1917-1918 Révolution d’octobre en Russie. Mobilisé comme infirmier à Augsbourg. Au lendemain de la guerre, fait partie d’un
conseil de soldats et d’ouvriers à Augsbourg.
1918-1922 Soulèvements révolutionnaires dans les grandes villes d’Allemagne (fin 1918-début 1919). Assassinat de R. Luxemburg
et K. Liebnecht. Fréquente les cercles littéraires et artistiques munichois. Écrit Baal, Tambours dans la nuit et Dans la jungle des
villes. Rencontres de A. Bronnen et Marieluise Fleisser.
1924 S’installe définitivement à Berlin. Devient dramaturge auprès du Deutsches Theater de Max Reinhardt. Rencontres d’Hélène
Weigel et d’Elizabeth Hauptmann. Tambours dans la nuit, Baal et Dans la jungle des villes sont joués à Munich et à Leipzig.
1925 Collaboration avec l’enseignante et journaliste Elisabeth Hauptmann, qui restera l’une de ses plus précieuses collaboratrices
jusqu’à la fin de sa vie. Brecht investit toute son énergie dans son travail de dramaturge. Durant cette période, il sillonne l’Europe
en compagnie de ses collaboratrices, Helene Weigel, Elisabeth Hauptmann, ou de son ami d’enfance, Caspar Neher, pour suivre
les répétitions de ses pièces.
1928 L’Opéra de quat’sous au Theater am Schiffbauerdamm de Berlin, coll. E. Hauptmann, musique de K. Weill. Premier grand
succès de Brecht à la scène. Découverte de l’œuvre de Marx et élaboration progressive de la théorie du théâtre épique.
1929 Mariage avec Helene Weigel. C’est le deuxième mariage de Brecht, déjà divorcé une fois et père de trois enfants de mères
différentes.
À partir de 1930, Homme pour homme au théâtre et Kuhle Wampe à l’écran font scandale et sont interdits par les nazis.
1931 Rencontre de Margarete Steffin. Première de la version allemande du film L’Opéra de quat’sous.
1932 La Mère d’après Gorki, coll. S. Sudow, H. Eisler, et G. Weisenborn ; Sainte Jeanne des abattoirs, coll. H. Borchardt, E. Burri et
E Hauptmann.
1933 Nomination par le président Hindenburg de Hitler à la chancellerie du Reich, le 30 janvier. Incendie du Reichstag de Berlin,
le 27 février. Brecht et Helene Weigel fuient l’Allemagne, le 28 février. Déchu de la nationalité allemande, il vivra successivement
à Prague, Zurich, Copenhague où il rencontre Ruth Berlau (1933), puis en Finlande (1939) où il fait la connaissance de Hella
Wuolijoki. Ses œuvres sont interdites puis brûlées par les nazis.
1938-1939 La Vie de Galilée, coll. M. Steffin ; La Bonne Âme du Se-Tchouan, coll. R. Berlau et M. Steffin ; première version de Mère
courage et ses enfants.
1940-1945 Quitte la Finlande et s’installe aux États-Unis. Maître Puntila et son valet Matti, d’après le récit et un projet de pièce de
H. Wuolijoki (1940). Le Cercle de craie Augsbourgeois (1940) ; La Résistible Ascension d’Arturo Ui, coll. M. Steffin. Mère courage au
Schauspielhaus de Zurich par Leopold Lindtberg, avec Thérèse Giehse (1941) ; Le Cercle de craie caucasien coll. R. Berlau, musique
de P. Dessau (1944).
1947 Rencontre de Charlie Chaplin. Comparaît devant la commission des activités anti-américaines. Quitte les États-Unis pour la
Suisse.
1948 Se rend à Berlin-Est. Petit Organon pour le théâtre.
1949 En janvier, Mère courage au Deutsches Theater de Berlin, mise en scène de Brecht et Erich Engel, avec H. Weigel. En
septembre, fondation avec H. Weigel du Berliner Ensemble au sein du Deutsches Theater. Parution de Mère courage dans le cahier
n° 9 des Essais (Versuche) chez Suhrkamp.
1950-1951 Mère courage aux Kammerspiele de Munich, mise en scène de Brecht, avec T. Giehse ; nouvelle mise en scène par
Brecht et Engel avec le Berliner Ensemble au Deutsches Theater (Busch joue le Cuisinier) ; en France, la pièce est mise en scène
par Jean Vilar (1951).
1954 Inauguration du Berliner Ensemble au Theater am Schiftbauerdamm avec Don Juan de Molière, adapté par Brecht, Besson et
Hauptmann, mis en scène par Besson. Le Berliner Ensemble se rend à Paris au Festival International de Théâtre : Mère courage et
La Cruche cassée de Kleist. Première à Berlin du Cercle de craie caucasien, mise en scène de Brecht.
Juin 1955 Le Berliner Ensemble se rend à Paris au second Festival International de Théâtre (Le Cercle de craie caucasien). Commence
les répétitions de La Vie de Galilée.
1956 Meurt d’un infarctus à son domicile berlinois.
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L’équipe artistique
Jean Bellorini, metteur en scène
Formé à l’école Claude Mathieu et auprès de Michel Jusforgues, Jean Bellorini est directeur artistique de la Compagnie Air de Lune,
metteur en scène, compositeur, formateur, pédagogue. Jean Bellorini met en scène en 2002 Piaf, l’Ombre de la Rue (Théâtre du
Renard, Paris, festival d’Avignon et tournée). Un an après, alors qu’il commence à diriger les Auditions Promotionnelles de l’École
Claude Mathieu (où il enseigne régulièrement depuis 2005), il présente au Théâtre du Soleil La Mouette, de Tchekhov. Toujours
assisté de Marie Ballet, et toujours au Théâtre du Soleil, il met en scène en 2004 Yerma de García Lorca, dont il compose la
musique, avant de revenir à Tchekhov avec Oncle Vania (Théâtre de la Faisanderie, Chantilly, 2006).
En 2008, tout en intervenant au CRR pour le Jeune Choeur de Paris, il monte au Théâtre de la Cité Internationale, avec Marie Ballet,
un acte de L’Opérette Imaginaire de Valère Novarina et Barbe-Bleue de Jacques Offenbach à l’opéra de Fribourg, au théâtre musical
de Besançon et à l’opéra de Massy. Tournée en Suisse et en Belgique.
Mais c’est en 2010, avec Tempête sous un crâne, d’après Les Misérables de Victor Hugo, que la Compagnie Air de Lune se fait
connaître d’un très large public : le spectacle, créé au Théâtre du Soleil, n’a pas cessé de tourner depuis. Il y met aussi en scène
Gilles Ségal dans En ce temps-là, l’amour…. Deux ans plus tard, Jean Bellorini retrouve Camille de la Guillonnière pour signer une
adaptation de Rabelais : Paroles gelées créé au Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées puis présenté au TGP de Saint-Denis,
où la Compagnie Air de Lune est en résidence jusqu’en 2013. Jean Bellorini a présenté Liliom (ou la vie et la mort d’un vaurien), de
Ferenc Molnár, dans le cadre du festival Printemps des Comédiens à Montpellier.
Il a reçu en 2012 le prix Jean-Jacques Gautier de la SACD, le prix de la révélation théâtrale (décerné par le Syndicat de la Critique)
et le prix de la mise en scène des Palmarès du théâtre en 2013 pour Paroles gelées.
Jean Bellorini est artiste invité du Théâtre national de Toulouse Midi- Pyrénées.
Danielle Ajoret, comédienne
Aussitôt après un premier prix de comédie classique et un premier prix de comédie moderne au Conservatoire, elle est engagée
comme pensionnaire à la Comédie-Française où elle restera jusqu’en 1965. Elle y incarne plusieurs rôles de jeunes héroines et
de jeunes premières dans entre autres L’Épreuve, L’École des femmes. Les années soixante lui offrent quelques beaux rôles très
différents de Junie dans Britannicus à Sonia dans Crime et Châtiment. Parallèlement, elle mène une carrière de télévision dans les
classiques, Fantasio de Musset, Cécile ou l’École des pères d’Anouilh, Bernadette Soubirous dans Il suffit d’aimer de Robert Darène
et La Horse de Pierre Granier-Deferre. Pendant les années qui suivent son départ de la Comédie-Française, elle joue plusieurs
pièces du répertoire russe, Les Zikov de Gorki, Les Bas-Fonds, puis La Mouette de Tchekhov sous la direction de Sacha Pitoeff. En
1980, on la distingue dans un rôle plus marqué, à la Michodière, dans l’Habilleur. En parrallèle de sa carrière de comédienne, elle
enseigne au Conservatoire Erik Satie puis à l’École Claude Mathieu où elle rencontre Jean Bellorini, elle joue sous sa direction dans
Oncle Vania de Tchekhov.
Michalis Boliakis, pianiste
Après une formation au Conservatoire National d’Athènes où il étudie le piano, l’harmonie, la fugue et le contrepoint et au CNSM
de Paris, il obtient en 2007 le Prix d’honneur de l’Académie d’Athènes, la bourse d’études de la Fondation Leventis ainsi que celle
de l’État grec. En juillet 2010, il est invité au Festival de Nohant pour participer à la masterclass d’Yves Henry et donner un récital.
En décembre 2010, il interprète le Premier Concerto pour piano de Brahms avec l’Orchestre de la RATP sous la direction de Martin
Lebel, œuvre repris en avril 2011 avec l’Orchestre National d’Athènes au Megaron, à Athènes. En juillet 2011, il est nommé Lauréat
HSBC de l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence.
En tant que chef de chant, Il participe aux Noces de Figaro en 2010 et à La Flûte Enchantée en 2011 de Mozart, sous la direction de
Kenneth Weiss et de Yann Molénat. En janvier 2011, il est pianiste d’orchestre dans Ô mon bel inconnu de Reynaldo Hahn, à l’Opéra
Comique, sous la direction d’Emmanuel Olivier. En juillet 2012, il participe à la production de L’enfant et les sortilèges de Maurice
Ravel, dans l’arrangement pour piano à quatre mains, flûte et violoncelle de Didier Puntos, au Festival d’Aix-en-Provence, en tant
que chef de chant et pianiste. En juillet 2013, il est chef de chant dans la production de Rigoletto au Festival d’Aix.
En septembre 2012, il est nommé assistant de la classe de chant d’Isabelle Guillaud, au CNSM de Paris.
François Deblock, comédien
Après trois ans de cours à l’école Claude Mathieu, il intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris .
En parallèle, il joue dans Un Point c’est tout de et par Laurent Baffie, Harold et Maud de Geoffroy Rondeau, La Noce de Bertolt
Brecht et A tous ceux qui mis en scène par Camille de la Guillonnière. A la sortie du Conservatoire, il joue dans Paroles gelées
adapté du Quart livre de Rabelais créé par Jean Bellorini au Théâtre national de Toulouse.
On l’a vu au cinéma et à la télévision dans Je vous ai compris de Frank Chiche, Le Family Show de Pascal Lahmani, Les Petits princes
de Vianney Lebasque et Starsky d’Isabelle Doval.
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Karyll Elgrichi, comédienne
Elle débute le théâtre en 1993 au théâtre de l’Alphabet avant d’intégrer l’école Claude Mathieu. Elle complète sa formation par des
stages animés par P. Adrien, H. Cinque (clown et masque). A partir de 2002, elle joue dans un montage de scènes de Molière Les
Enfant; Un violon sur le toit, mis en scène par Jean Bellorini à La Comédia ; La Mouette de Tchekhov mis en scène par Jen Bellorini
au Théâtre du Soleil ; Les Précieuses ridicules mis en scène par J. Renon au Potager des Princes à Chantilly ; Yerma de F.G.Lorca mis
en scène par J. Bellorini et M. Ballet ; Puisque tu es des miens de D.Keene mis en scène par C. Thibaut au théâtre de l’Opprimé ;
Et jamais nous ne serons séparés de Jon Fosse mis en scène par C. Thibaut à l’Espace Germinal de Fosses ; L’Avare de Molière mis
en scène par A. Gautré au Théâtre de la Tempête et en tournée dans toute la France ; Oncle Vania de Tchekhov mis en scène par
J. Bellorini ; en 2007, elle tourne au cinéma dans P-A-R-A-D-A réalisé par Marco Pontecorvo ; en 2008 elle joue dans L’Opérette, un
acte de l’Opérette imaginaire de V.Novarina mis en scène par Jean Bellorini et Marie Ballet au Théâtre de la Cité Internationale et
en tournée en France et à l’étranger. En 2009 elle joue dans Yerma mis en scène par Vincente Pradal avec la Comédie Française.
Elle participe aussi à De passage, un court métrage réalisé par D. Sidki. Elle joue au printemps 2010 au théâtre de la Tempête dans
une création d’Alain Gautré, Impasse des Anges.
Sous la direction de Jean Bellorini, elle joue dans Tempête sous un crâne, Paroles gelées.
Claude Evrard, comédien
Il débute sa carrière de comédien au Théâtre national populaire sous la direction de Jean Vilar. Dans les annèes soixante, il rencontre
Philippe Avron avec lequel il forme le duo comique Avron - Evrard dans notamment Pourquoi t’as fait ça crée au Théâtre Grammont
et Tu connais la musique ? de Robert Abirached au Théâtre de l’Odéon. Il poursuit sa carrière de comédien alternant entre des
pièces d’auteurs classiques L’Otage de Claudel, Lorenzacio de Musset, Don Juan de Molière, Tailleur pour Dames de Feydeau et
des pièces du répertoire russe, La Cerisaie de Tchekhov, mis en scène par Peter Brook, Les Trois soeurs de Tchekhov, mis en scène
par Maurice Bénichou et Un Mois à la campagne de Tourgueniev, mis en scène par Bernard Murat. Il retrouve Philippe Avron dans
La Nuit de l’an 2000 au T.E.P en 1990. Il joue ensuite dans Le Mal Court de Jacques Audiberti, mis en scène par Pierre Franck, Le
Baladin du Monde Occidental de John Synge, mis en scène par André Engel au Théâtre de l’Odéon, Pâte Feuilletée de Alain Stern,
mis en scène par Didier Long au Petit théâtre de Paris et Sauterelles de Biljana Srbljanovic, mis en scène par Dominique Pitoiset
au TNBA.
Au cinéma et à la télévision on l’a vu notamment dans Le Distrait de Pierre Richard, Maria Chapdelaine de Gilles Carles et L’Enfant
de Claude Santelli.
Jules Garreau, comédien
Après avoir participé à des ateliers de théâtre et de comédie musicale dirigé par Michel Jusforgues, Jean et Thomas Bellorini, entre
2001 et 2007. Il commence sa formation à l’école Claude Mathieu à Paris. A la fin de son cursus il intègre l’école du théâtre national
de Strasbourg et fait partie du groupe 40. Durant sa formation il travaille avec Krystian Lupa, Jean-Louis Hourdin, Pierre Meunier,
Jean-Yves Ruf, André Markowicz, Robert Schuster, Michel Vinaver, Julie Brochen. Alain Françon et Guillaume Lévêque mettent en
scène le spectacle de sortie du groupe 40 : Les Estivants de Maxime Gorki adapté par Michel Vinaver qui joue au TNS ainsi qu’à La
Colline à Paris en juin 2013.
Camille de la Guillonnière, comédien
Formé à l’école Claude Mathieu de 2003 à 2006, il fonde sa compagnie en 2005 et monte successivement L’orchestre de J.Anouilh,
Apres la pluie de S.Belbel et Tango de S.Mrozek. Il développe un réseau de tournée en milieu rural dans le Maine et Loire ou se
jouent ses spectacles. Après la pluie et Tango se donnent également au Théâtre du soleil dans le cadre du festival « Premiers pas»
Il joue dans Le songe d’une nuit d’été mis en scène par M.Vaiana (tournée : Nanterre, Pantin, Drôme, Belgique, Guyane). En 2008
et 2009, il assiste Jean Bellorini sur les mises en scène des Auditions professionnelles de l’école Claude Mathieu. Il entame une
collaboration avec Jean Bellorini à partir de l’adaptation des Misérables, intitulée Tempête sous un crâne.
Sous la direction de Jean Bellorini, il joue dans Tempête sous un crâne, Paroles gelées.
Jacques Hadjaje, comédien
Il joue de nombreux spectacles, sous la direction, entre autres, de Georges Werler, Nicolas Serreau, Gilbert Rouvière, François
Cervantès, Patrice Kerbrat, Jean-Pierre Loriol, Florence Giorgetti, Sophie Lannefranque, Morgane Lombard, Richard Brunel, Robert
Cantarella, Romain Bonnin, Balazs Gera, Carole Thibaut, Gérard Audax, Michel Cochet, Jean-Yves Ruf, Jean Bellorini, Thierry Roisin,
Pierre Guillois, Alain Fleury, Aymeri Suarez-Pazos.. Il écrit Entre-temps, j’ai continué à vivre et Dis-leur que la vérité est belle (Alna)
ainsi que Adèle a ses raisons (l’Harmattan). Il reçoit plusieurs bourses d’écriture : Centre national du Livre (2000 et 2011), DMDTS
(2003), Beaumarchais-SACD (2012). Il met en scène L’Echange de Claudel au CDN de Nancy, À propos d’aquarium d’après Karl
Valentin, Innocentines de René de Obaldia et plusieurs créations d’auteurs contemporains. Il assure également la mise en scène de
ses textes. Il enseigne dans plusieurs écoles de formation d’acteur (Ecole Claude Mathieu, Paris…) et donne des stages sur le travail
de clown (La Manufacture, Lausanne).
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Med Hondo, comédien
Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, Med Hondo est metteur en scène, acteur, auteur, scénariste, producteur et distributeur
de ses films et membre de l’associatio des réalisateurs - producteurs.
Il a aussi fondé sa propre maison de production : Soleil O. Il prête également sa voix dans le doublage de nombreux films, où il est
notamment la voix française d’Eddie Murphy. Il est aussi une des deux voix françaises régulières de Morgan Freeman.
Il débute le théâtre au cours d’art dramatique chez Françoise Rosay, où il joue comme acteur dans de nombreuses pièces
(Shakespeare, Tchekhov, Kateb Yacine, Aimé Césaire, Brecht, etc.), puis participe à la création du Comité africain des cinéastes,
pour fonder un peu plus tard, en 1966, sa propre troupe, Griotshango.
Au cinéma, il joue notamment dans deux films, Un homme de trop de Costa-Gavras, en 1966, et Promenade avec l’amour et la mort
de John Huston, en 1969. En 1965, il écrit le scénario de Soleil Ô, sur la condition des ouvriers immigrants, qu’il termine en 1969.
Il remporte divers prix et est sélectionné à Cannes. Med Hondo continue son travail de réalisateur, examinant le colonialisme et
le post-colonialisme. En 1973 il sort Les Bicots Nègres vos voisins, toujours sur le thème de la vie des immigrés et du racisme en
France. En 1977, il tourne un film sur la lutte du Front Polisario, Nous aurons toute la mort pour dormir. En 1979, il revient à son
thème initial avec West Indies, les nègres marrons de la liberté, un récit sur l’esclavage et le colonialisme dans les Caraïbes. En 1986,
il décroche le grand prix du Fespaco au Burkina Faso et le prix du meilleur film au festival de Londres avec Sarraounia. En 1994, sort
Lumière noire, puis en 2002 son dernier long métrage Watani, un monde sans mal.
En 2003, il met en scène la pièce de théâtre La guerre de 2000 ans de Kateb Yacine.
Blanche Leleu, comédienne
Après avoir suivi les cours Florent, Blanche Leleu intègre la promotion 2008 du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique
de Paris (CNSAD). Elle y travaille notamment avec Dominique Valadié, Nada Strancar, Youri Pogrebnitchko, Jacques Rebotier et suit
les cours de danse de Caroline Marcadé.
Depuis, elle jouera, entre autres, sous la direction de Gabriel Dufay dans Push up de R. Schimmelpfennig, Alain Gautré dans
Impasse des Anges, Jean-Marie Besset dans Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d’Alfred de Musset.
Elle participe également à plusieurs lectures lors du Festival NAVA, Visite au père de R.Schimmelpfennig et Anne-Marie de R.Zahnd
mises en espace par Jacques Lassalle.
Elle travaille aussi pour la radio avec Marguerite Gateau, Jean Couturier, et Jacques Taroni.
Elle joue dans différents courts-métrages, notamment sous la direction de Pierre Mazingharbe et Pierre Daignère. Elle tourne en
2010 pour France 5 un docu-fiction sur la vie de Darwin réalisé par P. Tourancheau.
Elle a étudié le piano au conservatoire de musique de Genève de 1991 à 2002 et a travaillé en 2013 avec la compagnie Qui va au
piano pour le spectacle musical jeune public Le fabuleux voyageux de la fée mélodie
Clara Mayer, comédienne
Elle commence sa formation en 2004 à l’Ecole Claude Mathieu. Elle participe à l’audition professionnelle de l’école sous la direction
de Jean Bellorini dans un montage de textes de Noëlle Renaude. Elle participe ensuite au spectacle Le Pays de Rien, pièce pour
enfants de Nathalie Papin sous la direction de Clara Domingo. Elle a intégré le Conservatoire national supérieur d’art dramatique
en 2010. Sous la direction de Jean Bellorini, elle joue dans Tempête sous un crâne, Paroles gelées, Liliom.
Teddy Melis, comédien
Formé au cours Claude Mathieu, il joue notamment pour les compagnies Mango Théâtre Les fourberies de Scapin de Molière, Les
Transhumances la comédie des femmes d’Heïner Muller mise en scène par David Ravier et Air de lune, avec laquelle, il crée sous
la direction de Jean Bellorini Le violon sur le toit, La Mouette de Tchekov, Yerma de Garcia Llorca. Il joue dans La Chunga de Mario
Vargas Llosa, mise en scène d’Armand Eloi, Alice au Pays des Merveilles par la Cie Shaboté et en 2007 dans Georges Dandin de
Molière, mise en scène d’Alain Gautré. Il a mis en scène La maison de Bernarda Alba de Garcia Llorca, Derrière le comptoir et Le
caillou et l’étoile dont il est également l’auteur. Il joue avec le théâtre du Fracas, Les enfants du soleil de Maxime Gorki et Les errants
de et mise en scène par Côme de Bellescize. En 2010, on le retrouve dans Impasse des anges de et mise en scène par Alain Gautré
avec lequel il crée aussi Le malade imaginaire en 2011. Il joue Sganarelle dans Le médecin malgré lui de Molière, mise en scène
de Laetitia Guédon. On le voit, en 2012, dans Macbeth de Shakespeare mise en scène de Philippe Penguy et Amédée de et mise
en scène par Côme de Bellescize. Puis, sous la direction de Jean Bellorini, en 2013, il joue dans Paroles gelées et Liliom de Ferenc
Molnar.
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Marie Perrin, comédienne
Après une formation au cours Simon dans la classe de Laurence Constant, elle interprète sous la direction de Christophe Lidon
Arsinoé dans Le Misanthrope (Théâtre 13), Andromaque de Racine (Théâtre Sorano/Théâtre Mouffetard), puis les Bonnes de Jean
Genet, Georges Dandin de Molière (Théâtre 14), et L’Oeuf de Félicien Marceau (Théâtre Sorano/Théâtre Mouffetard).
Dans le répertoire classique, elle joue également dans L’Avare et le Malade Imaginaire mis en scène par Daniel Leduc, le Bourgeois
Gentilhomme mise en scène de Daniel Thuan au Théâtre de la Porte Saint Martin, ainsi que dans Les Fourberies de Scapin mise en
scène de J.S. Prévost (Théâtre de Saint Maur)
Elle travaille en création Une histoire vraie tissée de mensonges de Jennifer Clément, mise en scène de Marco Pejrolo et Davide di
Palo. (Théâtre Confluence)
Elle tourne également pour le petit écran sous la direction de Stéphane Kappes, Bertrand Van Effentere, Charles Barbant, JeanLouis Cap, Boramy Tioulong et Maurice Frydland.
Elle joue dans Génération Brassens, de Alice Dona (Théâtre du Petit Marigny / Théâtre Bobino), Piaf l’ombre de la rue de Jean
et Thomas Bellorini (Sentier des Halles/ Théâtre Essaion et au Trianon à Paris). Traces de doigts sur un comptoir, création d’un
spectacle musical dont la mise en scène et le livret sont de Thomas Bellorini. (Sentier des Halles et le Théâtre de la Fenêtre.)
Marc Plas, comédien
Marc Plas a débuté le théâtre au sein de l’association culturelle de son Lycée St Michel de Picpus. Il travail avec Michel Jusforgues
et y rencontre Jean Bellorini. En 2004, Il entre à l’école Claude Mathieu où il reste 3 ans et travaille avec Claude Mathieu, Jean
Bellorini, Diana Ringel , Marcela Obregon, George Werler. En octobre 2008, il est reçu au Conservatoire National Supérieur d’Art
Dramatique de Paris. Il travaille avec Sandy Ouvrier, Guillaume Gallienne, Robin Renucci, Andrzej Seweryn, Mario Gonzalez, Hans
Peter Cloose, Pierre Aknine, Caroline Marcadet, Sylvie Deguy. A l’automne 2012 il joue dans Une maison en Normandie de et mis
en scène par Joel Dragutin au théâtre 95 de Cergy-Pontoise. Début 2013 il travaille avec la compagnie La musicienne du silence
dans Andromaque puis Platonov mise en scène de Benjamin Porée au Théâtre de Vanves. Il joue dans Liliom mis en scène par Jean
Bellorini.
Geoffroy Rondeau, comédien
Comédien formé au Cours Florent et à l’Ecole Claude Mathieu. Au théâtre, il joue dans L’opérette, un acte de l’Opérette Imaginaire
de Valère Novarina mis en scène par Marie Ballet et Jean Bellorini, L’ours/La demande en mariage d’Anton Tchékhov mis en scène
par Julie Goudard, Jeux de mots laids pour gens bêtes d’après Boby Lapointe mis en scène par Léonie Pingeot et Gwladys Saligné,
Je vois des choses que vous ne voyez pas de Geneviève Brisac mis en scène par Damien Bricoteaux, Other people de Christopher
Shinn mis en scène par Gilbert Désveaux. Au cinéma, il joue dans Leur morale… et la nôtre de Florence Quentin.
Sous la direction de Jean Bellorini, il joue dans Tempête sous un crâne, Paroles gelées.
Hugo Sablic, comédien
Comédien et musicien, Hugo est également compositeur, scénariste. Il travaille avec Jean Bellorini dans Tempête sous un crâne,
d’après Les Misérables de Victor Hugo, dans Paroles gelées d’après l’œuvre de Rabelais et dans Liliom de Ferenc Molnar.Directeur
artistique de la compagnie La Boîte du Souffleur avec Jean Barlerin, il a été formé à l’École Claude Mathieu et en est sorti en
2008. Au sein de sa compagnie il joue dans Le Misanthrope et l’Auvergnat de Labiche, mis en scène par Jean Barlerin et Chrystèle
Lequiller, dans Graine d’escampette écrit et mis en scène par Lucie Leroy, et met en scène Le Magicien d’Oz avec Maud Bouchat,
dont il a aussi composé les musiques. En 2011 il interprète le peintre Lantara au musée de Barbizon (mis en scène par Chrystèle
Lequiller et Pierre Vos). Parallèlement, il tourne dans des courts et longs-métrages ainsi qu’à la télévision pour Canal + ou France 2.
En 2011 il réalise son premier court-métrage, Monsieur Paul et prépare actuellement plusieurs autres films. En 2013, il joue le fils
de Guillaume Canet dans le long métrage French Riviera d’André Téchiné.
Damien Zanoly, comédien
Il entre à l’Ecole Claude Mathieu en 2007. En 2008, il joue dans Les créanciers contre-attaquent, spectacle humoristique qu’il a
coécrit avec Jean-Yves Trouillas. Il joue par la suite dans Les Précieuses Ridicules de Molière et dans Alice aux Pays des Merveilles
d’après l’œuvre de Lewis Carroll. En 2010, Damien est admis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Il y travaille,
entre autres, avec Daniel Mesguich, Caroline Marcadé, René Féret, Philippe Calvario, Nathalie Baye et Sandy Ouvrier.
En 2012, avec d’anciens camarades de Claude Mathieu, il joue dans Sallinger de Koltès où il interprète le Rouquin.
Il tient l’un des rôles titres du film Je vous ai compris réalisé par Franck Chiche, sorti en février 2013 sur Arte.
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Renseignements pratiques
Lieu des représentations
TNT - Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées
1 rue Pierre Baudis
31000 Toulouse
Tarifs
Plein 25€
Abonnés 9.5 à 15€
Réduits* 14€
* Le tarif réduit est réservé aux étudiants,
aux moins de 26 ans et aux demandeurs d’emploi.
Contact / billetterie
Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées
1, rue Pierre Baudis - BP 50919
31009 Toulouse Cedex 6
du mardi au samedi de 13h jusqu’au début du dernier spectacle
(13h à 19h les soirs de relâche)
T 05 34 45 05 05
[email protected]
Billetterie en ligne www.tnt-cite.com

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