LES PLUS BELLES MAISONS DU GRAND BESANÇON

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LES PLUS BELLES MAISONS DU GRAND BESANÇON
Mensuel d’information de Besançon et du Grand Besançon
www.presse-bisontine.fr AVRIL 2014
€
2, 50
N° 153
DOSSIER SPÉCIAL IMMOBILIER HAUT DE GAMME
ELLES SONT À VENDRE
LES PLUS BELLES MAISONS
DU GRAND BESANÇON
LE DOSSIER en p. 20 à 25
BESANÇON
p. 5
Bug informatique :
la police perd six
mois de procédures
POLITIQUE
p. 6 et 7
LES COULISSES DES MUNICIPALES
Les derniers bruits de
campagne à Besançon
Les Shoes
…
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Rédaction : “Les Éditions de la Presse Bisontine” - B.P. 83 143 - 1, rue de la Brasserie - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81 - [email protected]
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LA TWEETOSPHÈRE BISONTINE
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Éditorial
Discrédit
Avec dix listes en compétition, jamais
élection municipale bisontine n’aura
été aussi ouverte que cette année. Cette pléthore de candidatures est-elle bon
signe ? Certainement, si on la juge à
l’aune de la représentativité démocratique. Contrairement aux scrutins précédents qui ne dépassaient pas les traditionnels clivages, on peut dire cette
fois que toutes les mouvances, toutes
les idéologies, tous les partis, toutes
les susceptibilités, toutes les générations et même toutes les utopies sont
présents et se sont fait entendre. Si
certaines listes attirent parfois le mépris
ou les quolibets des élus bien installés, elles sont pourtant le signe d’un
rafraîchissant renouvellement des idées,
des visions et des hommes. Cette campagne bisontine, même si elle n’a pas
fait émerger des idées particulièrement
originales pour l’avenir de cette ville ni
révélé de visionnaire, aura cependant
été l’occasion de voir s’impliquer des
dizaines d’hommes et de femmes, souvent anonymes, qui ont eu l’audace
d’aller à la rencontre de leurs potentiels électeurs. Cette fois, si on regarde cette multiplication des listes et des
candidats par l’autre bout de la lorgnette, on peut y voir tout autre chose. Elle peut signifier la vacuité du débat
actuel qui laisse béante la porte à toutes
les candidatures, aussi farfelus ou insignifiants soient leurs initiateurs. Cette
dispersion des idées est sans doute
aussi l’illustration éclatante que le monopole des idées et des électeurs par les
grands partis est bien mort. Le Parti
Socialiste d’abord, dont ses partisans
historiques s’aperçoivent avec stupeur
qu’il est en train de perdre son âme
avec la manière dont ses ténors nationaux conduisent les affaires du pays.
En l’espèce, le discrédit du gouvernement, hélas, déteint sur les prétentions
et la crédibilité du maire actuel. Tout
comme le lamentable spectacle que
livrent en ce moment les leaders nationaux de l’U.M.P. déteindra, hélas, sur
le crédit de Jacques Grosperrin et de
ses co-listiers à l’échelle locale. La multiplication des listes cette année à Besançon montre sans doute également que
ce n’est peut-être plus dans les grands
partis classiques qu’il faut aller chercher les idées novatrices en matière de
politique locale. Cette multiplication,
certes démocratique des listes, cache
peut-être paradoxalement une pauvreté
de l’offre en matière de vision politique
pour Besançon. I
Jean-François Hauser
LES TWEETS DU MOIS
POLITIQUE
8 mars. Le débat télévisé des municipales animé
par France 3 Franche-Comté a permis à 6 candidats d’échanger. Des Bisontins restent perplexes. Un
twittos fait le bilan.
Besval @besval · 8 mars
#lvelfc Bizarre, après ce débat, je sais pour
qui je vais voter au 2ème tour mais je ne sais
pas encore pour le 1er …
Bidjaille @bidjaille · 8 mars
@VBisontine Comme d’habitude ! Débat niveau basse-cour. On s’écoute parler, mais on
n’écoute pas les Bisontins, ces électeurs …
#lvelfc
Thomas Croisière @Tom_Croisiere · 8 mars
Bilan #lvelfc #mun25000 :
+ beau costard : @JGrosperrin
+ belle moustache : @jfhbesancon2014
+ pas là : @IsmaelMouv_en
+ crédible : @Jlf2014
Imprimé à I.P.S. - I.S.S.N. : 1623-7641
Dépôt légal : Février 2014
Commission paritaire : 0217I79291
Crédits photos : La Presse Bisontine,
C.A.G.B., J. Varlet.
20 février. Le Bison Teint rugit... de plaisir.
Retweeté 6 fois
Bison Teint @BisonTeint 2
Naissance de 3 lions d’Asie à la Citadelle de
#besancon. Le sextape des parents dans la
Presse Bisontine du mois prochain ?
Franck House @Franck_House · 27 févr.
Municipales à Besançon : Depuis quand avoir
fait du porno avant d’entrer en politique est
grave ?
SPORT
C’est ce qui s’appelle prendre de la hauteur.
Paul @keo79 · 3 min
T’as peur de la pollution, tu aimerais respirer
de l’air pur tout en restant à #Besançon, c’est
simple, viens essayer le #parapente !
JUSTICE
ORIGINAL
6 mars. Cette Bisontine réagit à l’affaire « Bisonpeint ». Le collaborateur du maire a envisagé une
action en justice.
Julie Baverel @juliebaverel · 6 mars
nous demandons juste que la vérité soit faite
[email protected]Ƥ@HQDPTDMNTRMŗ@[email protected]@Mdé à voir surgir dans les débats!
6 mars. L’affaire «Bison Peint» suite.
besagora @besagora · 6 mars
La véritable question : qui a donc fait ce blog
parodique politique ????????????
COMMERCE
est éditée par
“Publipresse Médias”- 1, rue de la Brasserie
B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX
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Rédaction :
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Thomas Comte, Frédéric Cartaud,
Jean-François Hauser.
Régie Publicitaire :
François ROUYER au 06 70 10 90 04
SOCIÉTÉ
26 février. L’enquête du magazine Que Choisir vous
fera-t-elle revoir vos lieux d’achats ?
Bison Teint @BisonTeint · 26 févr.
Prix du gros panier de produits chez Intermarché (Bd Blum) : 307€.
Au Monoprix du centre-ville : 347€.
#besancon http://www.quechoisir.
Drôle d’image publiée par un passant devant l’hôtel
de Ville.
Lucas. @iEiFel · 27 janv.
Y a vraiment des gens louches dans Besac !!
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4
RETOUR SUR INFO - BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
L’actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine
revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros,
ceux qui ont fait la une de l’actualité du Grand Besançon.
Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”.
L’ambition humaniste du
Grand Orient de France
e 14 février, les loges du Grand
Orient de France à Besançon ont
reçu un invité de marque. Daniel
Keller, élu grand maître du Grand Orient
de France l’été dernier, s’est déplacé
dans la capitale régionale pour rencontrer cette communauté franc-maçonne. La visite a eu lieu en marge du 240ème
anniversaire de l’obédience qui revendique 51 000 membres en France et
dans le monde dont environ 1 300
femmes.
Lors de sa venue, ce chef d’entreprise
de 54 ans a rappelé le rôle que joue la
franc-maçonnerie dans la société. “Nous
travaillons pour l’amélioration matérielle
et morale de l’humanité annonce le
Grand Maître du G.O.D.F. Ce n’est pas
une idéologie ni un parti politique. Cette vision ne se décline pas dans un pro-
L
Daniel Keller, 54 ans, a été élu
l’été dernier Grand Maître du
Grand Orient de France.
gramme ou un catéchisme. C’est une
ambition à caractère humaniste.
L’homme est au centre de nos préoccupations. Ce travail oblige à remettre
sans cesse l’ouvrage sur le métier dans
une société qui connaît des tensions
et de ruptures.”
La cause est noble. Le Grand Orient
de France qui la défend a évolué dans
sa manière de l’aborder. Au début du
XXème siècle, cette obédience maçonnique “a été un cabinet de réflexion où
se sont mêmes préparées les grandes
lois de la République comme la loi de
1905 (séparation de l’Église et de l’État).
Le droit du travail a également été proposé par la franc-maçonnerie” raconte Daniel Keller. La place du G.O.D.F.
est désormais différente. “Nous avons
davantage vocation à animer le débat
public à un moment où la politique est
de moins en moins porteuse d’idées.”
Le débat démocratique, constructif,
perd du terrain dans un contexte marqué par une résurgence d’intolérance. I
PUBLI-INFORMATION
Roc.Eclerc s’installe à Besançon
SiliconComté regroupe la fibre
des acteurs du numérique
Contact : [email protected] ou www.siliconcomte.fr
ne nouvelle association est née
poursoutenirledéveloppement
de l’économie numérique en
Franche-Comté.Lesiègeestà Besançon. Un de ses objectifs : attirer les
business angel. Il suffit, parfois, de
se regrouper autour d’une table pour
apprendre que le “père” de la caméra GoPro - vendue à des millions
d’exemplaires - est originaire de
Haute-Saône. Il s’agit de Fabrice
Barbier, qui est aussi le parrain de
la jeune association à but non lucratif “SiliconComté”. En Franche-Comté, comme ailleurs, il y a des cracks
de l’Internet, de vrais cerveaux comme Fabrice Barbier formé à
l’E.N.S.M.M. et qui a migré aux ÉtatsUnis. La nouvelle association veut
fédérer les acteurs du numérique,
leur donner une identité.
Ils sont une vingtaine de Comtois à
avoir créé l’association SiliconComté
dont le but est de soutenir le développement numérique. “Il y a un vrai
problème de structuration de la filière”, explique Christophe Boutet,
U
Chaufferie bois : l’étude en cours
ne concerne pas Novillars
Le spécialiste du
funéraire a ouvert une
agence face à l’hôpital
Minjoz. Le magasin
de 240 m2 sera bientôt
complété d’un espace
comprenant six salons
funéraires et une salle
de cérémonie.
n France, l’enseigne
Roc.Eclerc dispose de près
de 500 adresses. Il en manquait une à Besançon, c’est désormais chose faite au 1 B, rue
Édouard-Belin, juste en face
du C.H.U. Minjoz. Denis Seve,
directeur général et Jacob
Antoine, directeur de l’agence
bisontine ont ouvert cette nouvelle adresse en début d’année. Le magasin de 240 m2 propose un large choix d’articles
funéraires, de la sépulture aux
croix, en passant par la marbrerie et les fleurs artificielles.
Et bientôt, Roc.Eclerc Besançon proposera un complexe
funéraire complet sur une surface de 1 100 m2 (avec parking)
disposant d’une chambre funéraire de six salons ainsi que
d’une salle de cérémonie réser-
E
Les deux
chaudières
bois supplémentaires
(en cours de
construction
à Planoise)
nécessiteront
un approvisionnement
dans un
rayon de
100 km
(photo Seve).
Denis Seve (à gauche), directeur général et Jacob Antoine,
directeur de la nouvelle agence Roc.Eclerc de Besançon.
vée aux familles endeuillées
qui souhaitent rendre un dernier hommage à leur proche.
“Nous organisons les obsèques
de A à Z, nous proposons également des contrats de prévoyance
obsèques”
résume Jacob
“J’incite
Antoine, 18 ans
les familles de métier.
à demander La particularité
des devis.” de l’enseigne
Roc.Eclerc qui a
contribué à faire
tomber le monopole sur les
pompes funèbres est de pro-
poser aux familles un service
de qualité à un coût environ
20 % inférieur à celui pratiqué
par les principaux opérateurs
du funéraire. “Le prix ne doit
pas être un tabou. J’incite les
familles à demander des devis
et ce, avant même que le décès
ne survienne. Chez Roc.Eclerc,
nous proposons des études et
devis gratuits, personnalisés et
sans engagement. Les familles
peuvent ainsi comparer”
annonce le directeur.
Les salons funéraires devraient
être mis à la disposition des
familles dès la fin du mois
d’avril et la salle de cérémonie
quelques semaines plus tard. I
ROC.ECLERC
1 B, rue Édouard-Belin
(face à l’hôpital Minjoz)
25000 BESANÇON
03 81 52 78 58
[email protected]
gérant de Geciade (consulting) et
président de l’association. Et Nicolas Guillaume (vice-président pour
le secteur Doubs) d’enchaîner : “Il
faut savoir qui fait quoi en FrancheComté… et trouver des business
angel pour les attirer.”
La mission de l’association est
concrète : animer un réseau de professionnels à travers des échanges
en ligne. Si une entreprise rencontre
un problème technique, elle pourra alors demander de l’aide. Le
réseau tentera d’y répondre. Elle
organisera également des webconférences sur des thématiques
précises (juridiques, techniques…).
Ouverte à tous, spécialistes comme novice, elle se veut lieu
d’échange, aider ses adhérents à
détecter de nouveaux marchés, créer
un quartier du numérique (écoles
de formation, espace de coworking).
Pas besoin d’être un geek. En
Franche-Comté, SiliconComté veut
prouver que le métier de l’Internet
est branché. I
élu bisontin Benoît Cypriani (Europe Écologie-Les Verts) apporte une précision
par rapport à l’article relatif à la gestion
de la forêt de Chailluz paru dans le précédent
numéro de La Presse Bisontine : “Une étude
sur le plan d’approvisionnement bois au niveau
de l’agglomération est effectivement en cours,
reconnaît-il, mais elle ne concerne pas le projet de chaufferie de Novillars.” (N.D.L.R. : où un
projet de centrale à cogénération est à l’étude).
Cette étude vise uniquement à déterminer quelle est la ressource en bois au niveau du Grand
Besançon, ce qui est actuellement utilisé, et ce
qui pourrait l’être et à quelles conditions. “Vous
me faites dire que “la ressource en bois est suffisante”, ce qui en soi ne veut rien dire. Suffisante pour quoi et sur quel territoire ? Certai-
L’
nement pas pour la chaufferie de Novillars” précise l’élu. Pour mémoire, la chaufferie actuelle
de Planoise s’approvisionne en bois dans un
rayon de 50 km. “Les deux chaudières supplémentaires en cours de construction à Planoise
seront approvisionnées dans un rayon de 100 km.
En ce qui concerne l’approvisionnement de la
chaufferie de Novillars, je ne sais pas quelle distance sera nécessaire - elle sera fatalement supérieure à 100 km, poursuit Benoît Cypriani. On
peut dire que la région Franche-Comté étant la
deuxième région forestière, il y a de la place pour
beaucoup de chaufferies bois, ce qui créera
beaucoup d’emplois locaux. Aux collectivités et
aux professionnels de s’organiser pour améliorer la filière du bois” ajoute-t-il. Pour l’heure,
l’organisation de cette filière est au point mort. I
BESANÇON
POLICE
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Crash de deux serveurs informatiques
Le commissariat de police
perd six mois de données
En janvier, les deux serveurs sur lesquels étaient stockées les mains courantes
ont grillé. Les fichiers enregistrés de juillet à décembre 2013 sont irrécupérables.
Le commissariat relativise l’incident. Les avocats grincent des dents.
a perte de données informatiques est fâcheuse. Elle l’est
encore plus lorsqu’elle survient
dans un commissariat. C’est
précisément ce qui s’est produit à l’hôtel
de Police de la Gare d’Eau à Besançon. En janvier, deux serveurs ont rendu l’âme, et pas n’importe lesquels.
Toutes les mains courantes (procédures qui consistent à faire consigner
des faits sans porter plainte) ainsi que
les procès-verbaux d’intervention des
policiers étaient enregistrés dans ce
système de stockage. Résultat : “Ce
sont six mois de travail qui ont disparu” reconnaît une source policière.
L’ensemble des données concernant la
période de juillet à décembre 2013 est
désormais irrécupérable puisque le
serveur de sauvegarde a également
grillé, et il n’existe pas d’archives papiers
de ces fichiers.
Au commissariat, on relativise
l’incident. “C’est gênant pour la mémoire du service, mais ce n’est pas dramatique.” Il s’agit en effet d’un fichier
d’information et “en aucun cas d’actes
de procédures pénales. C’est surtout
une gêne pour quelqu’un qui est venu
faire une déclaration de main courante
L
entre juillet et décembre, qui n’est pas regarde les mains courantes qui peureparti avec un exemplaire papier, et vent fournir des renseignements sur
qui souhaiterait obtenir aujourd’hui un comportement étrange d’un indiviun extrait de celle-ci. Une fois encore, du. Nous pouvons aussi interroger une
ces informations n’ont pas de valeur personne qui a fait une déclaration de
juridique. C’est une base de rensei- main courante. C’est une banque de
données qui n’est pas fondamentale
gnements” répète l’hôtel de Police.
La mésaventure a un écho dans le mon- mais qui peut être très utile. Les P.V.
de judiciaire local. Pour les avocats de d’intervention sont tout aussi imporla place, les conséquences de ce crash tants, puisque c’est la première obsertechnique sont plus graves que le com- vation des enquêteurs lorsqu’ils renmissariat le laisse entendre. “Une main trent au commissariat. Ces pièces sont
courante n’est pas un acte anodin. S’il jointes au dossier dans le cadre d’une
ne servait à rien, alors procédure” détaille l’avocat. La récurpourquoi existerait-il ?” rence des mains courantes peut égaremarque un avocat lement amener le procureur à ordon“C’est
bisontin consterné par ner l’ouverture d’une enquête.
gênant pour cette affaire.
Malgré la perte de ces informations
la mémoire Dans le cadre d’une pro- stockées sur les deux serveurs défecdu service.” cédure pénale, les mains tueux, le commissariat affirme avoir
courantes, quand il y en toujours les traces des interventions
a, sont versées au dos- de police effectuées sur la période
sier. “Lorsqu’une per- concernée. Depuis cet incident, la sécusonne est soupçonnée rité publique a fait le nécessaire pour
dans une affaire, on va remplacer le matériel défectueux. I
chercher toutes les inforT.C.
mations que l’on peut
À l’hôtel de Police de Besançon,
trouver sur elle auprès
on relativise les conséquences
du commissariat. Quand
il n’y a pas de plainte, on
de l’incident technique.
5
L’ÉVÉNEMENT
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
LES DERNIERS “OFF” DE CAMPAGNE
C’est la dernière ligne droite avant le scrutin pour les dix candidats à la mairie de Besançon. Derniers bruits en coulisses de ce grand rendez-vous démocratique.
G Sondage Commandé par France 3 et France Bleu
G Bide
Jean-Louis Fousseret devant Le grand show
Le maire P.S. de
se dégonfle !
Besançon est selon le L
sondage I.P.S.O.S.Steria en tête des
suffrages au premier et
au second tour.
e sondage commandé lundi
17 mars pour France 3
Franche-Comté et France Bleu
Besançon donne Jean-Louis
Fousseret en tête du premier tour avec
36 % des suffrages. C’est cinq points
de mieux que la liste U.M.P.-U.D.I.MoDem menée par Jacques Grosperrin, créditée de 31 %. La liste du
Front national de Philippe Mougin
Jean-Louis Fousseret en tête de ce sondage.
est en position de se
qualifier pour le second
tour avec 11 % des
intentions de vote. En
cas de triangulaire,
Jean-Louis Fousseret
Jeanserait quasiment assuré de l’emporter malgré
François
la division de la gauche
Humbert
avec cinq autres listes.
Parmi ces autres listes est crédité
de gauche, seule celle
de 4 %.
d’Emmanuel Girod
émerge, avec
8 % des suffrages. Les dissidents socialistes Frank Monneur et Lazhar Hakkar ne recueillent que 3 % et 2 % des
intentions de vote. L’extrême gauche
est à 2 % (1,5 % pour Lutte ouvrière
avec Nicole Friess, 0,5 % pour le Parti ouvrier indépendant d’Apolline
Trioulaire). Le sénateur Jean-François Humbert est crédité de 4 %. À
noter que le jeune candidat sans étiquette Ismaël Boudjekada est crédité de 3 % des voix. 13 % des personnes
interrogées, certaines d’aller voter,
n’ont pas exprimé d’intentions de vote.
D’après ce sondage, l’indice de participation est de 53 à 56 %.
Toujours selon ce sondage, 56 % “seulement” des sondés se déclarent satisfaits du “travail accompli” par le maire. Un chiffre à mettre en relation
avec la moyenne nationale, qui voit
71 % des administrés contents du
bilan de leur maire sortant (villes de
plus de 25 000 habitants). Dans le
détail, 7 % sont “très satisfaits” (18 %
en moyenne nationale), 49 % “plutôt
satisfaits” (53 %). I
Ismaël Boudjekada a tenu sa promesse sur les caricatures,
ratées, des candidats aux municipales. Humbert, Fousseret,
Grosperrin et Friess ont été croqués par un graffeur.
Il manquait les autres têtes, notamment la sienne.
e candidat Ismaël Boudjekada avait promis qu’il frapperait fort pendant cette campagne en organisant un
grand événement populaire au centreville de Besançon le samedi 1er mars.
Le D.J. Hakimakli était même annoncé parmi les têtes d’affiche. On imaginait déjà une foule de jeunes en
délire massée devant la scène. La
soirée devait se poursuivre ensuite
dans la discothèque à la mode de
Besançon.
Mais le show attendu place de la
Révolution s’est dégonflé comme un
ballon de baudruche. En tout cas, il
L
n’était pas à la hauteur de la promesse. Ce jour-là, une scène a bien
été montée. Mais elle était place Pasteur, petite et mal sonorisée. Les passants ont pu néanmoins assister à
des battle de breakdance.
La soirée ne s’est pas poursuivie
dans la discothèque branchée de
Besançon comme cela était annoncé. Lorsqu’on lui demande de s’expliquer sur ce changement de programme, l’intéressé nous fait
comprendre qu’on lui a mis des bâtons
dans les roues qui sont venus compromettre les plans à la dernière
minute. I
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
7
G Communication
G Profil
Bodin, le fiel et le venin
Le Naour, la caution économie de Grosperrin
gacé ? Sans doute, que son mentor ait à ferrailler beaucoup plus
dur qu’en 2008. Irrité ? Certainement, que l’union de la droite ait été
un succès – presque – complet à l’approche de ce scrutin où le maire sortant aura à combattre, outre la droite,
pas moins de six autres listes apparentées ou affichées à gauche. Cela
explique sans doute le ton, tantôt fielleux tantôt condescendant avec lequel
Nicolas Bodin, le bras droit de Fousseret et le “M. communiqués de presse”
de cette campagne, a utilisé dans la
plupart de ses communiqués depuis
plusieurs semaines. Extraits, au sujet
du passage de Jean-François Copé à
Besançon : “Heureusement, Jean-François Copé soutient l’homme providentiel, Jacques Grosperrin qui lui a sûre-
A
ment fait visiter Besançon. Ils sont même
allés, sans aucun doute, à la rencontre
des salariés de l’entreprise de M. Gonon,
troisième de liste et chantre de la bonne gestion des comptes et du développement économique…”
Toujours aussi sympathique le ton
employé par Nicolas Bodin dans un
autre communiqué, un peu plus ancien,
une nouvelle fois à l’adresse de Philippe Gonon, décidément une de ses têtes
de Turc : “On comprend qu’après son
score de 1,78 % aux législatives de 2012,
Monsieur Gonon cherche à se refaire
une santé en faisant parler de lui. Mais,
ce n’est pas avec des formules pompeuses
que l’on peut rebondir.” Qui a dit que
la politique locale était plus sympathique que sur le plan national ? I
G Front de gauche
es 550 candidats
aux municipales
à
Besançon,
répartis dans les
10 listes en présence, c’est
sans doute celui qui suscite le plus de dithyrambes
et d’admiration. Il faut dire
que l’homme a un discours
percutant qu’on aurait aimé
entendre beaucoup plus
durant cette campagne où
au final, le développement
économique n’aura pas
beaucoup inspiré les candidats. Pourtant discret de
nature, le Bisontin Wilfrid
Le Naour a su capter ses
auditoires à chacune de ses
interventions. Ce diplômé
de H.E.C. qui est passé à la
D
Wilfrid Le
Naour a été
très courtisé
avant et
pendant la
campagne.
tête de nombreuses entreprises, dont la plus récente, Somfy qu’il a fait passer de 800 à 8 000 salariés,
sait de quoi il parle quand
il évoque les dossiers économiques. À tel point que
Paradoxe
Marie-Odile Crabbé-Diawara :
Mélenchon ne va pas être content
La veille, la colisitère d’Emmanuel
Girod participait au meeting de
Mélenchon qui balançait sur la
gauche et les “traîtres” de
communistes. Le lendemain,
au conseil d’agglomération,
elle vote le budget. Bizarre.
n pouvait s’y attendre. À
Besançon le 12 mars dernier, Mélenchon fait du
Mélenchon lors de sa visite
de soutien au candidat Emmanuel
Girod (Front de gauche). Il s’emporte,
rappelle à ses “camarades” qu’il faut
O
“virer” ce P.S. et ces “traîtres” de communistes. Dans la salle, Marie-Odile
Crabbé-Diawara, conseillère municipale sortante qui roule désormais pour
Emmanuel Girod (Parti de Gauche)
écoute.
Comme tous, elle entend le co-président du mouvement marteler qu’il ne
faut surtout pas voter
comme le P.S. ou les comMariemunistes. Marie-Odile
n’a pas retenu la leçon ?
Odile n’a
Le lendemain, alors
qu’elle rapporte le bud- pas retenu
get de la communauté la leçon ?
d’agglomération du
Grand Besançon… elle
vote “pour”. Même pas
une abstention, ce qui confirme qu’elle valide la politique menée par le P.S.
et le P.C. qui font front commun. Mélenchon appréciera. Elle s’explique : “Je
suis dans la majorité municipale et je
me suis engagée à voter le budget. Je
ne dis pas que c’est pratique, mais je
le fais” dit-elle tout en rappelant son
opposition à certains votes (les déchets
notamment). Christophe Lime et le
P.C.F. (même s’ils ont obligation de
voter le budget pour leur rôle dans la
majorité) ont déjà utilisé leur veto dans
ce mandat. Ils s’étaient opposés à la
mise en délégation de service public
du réseau de chaleur. Comme quoi les
“traîtres” ne sont pas toujours là où
l’on veut bien le dire… I
G Que fait-il ?
Mais où est passé “oui-oui” ?
Ancien président du groupe U.M.P. à la Ville,
Jean-Marie Girerd retrouve un rôle de simple “militant”.
ean-Marie Girerd paye-t-il son départ - en septembre
dernier - vers Philippe Gonon (U.D.I.) ? Avant que
l’union ne soit scellée entre l’U.M.P., l’U.D.I. et le
MoDem, Girerd avait pris la décision de se rallier
dès septembre à Gonon pour apporter son expérience en
matière d’audit. Son choix avait surpris son propre camp
d’autant qu’il était encore président de groupe U.M.P. à
la ville. Celui que certains de ses collègues ont surnom-
J
G Faits divers
Une militante du Front de gauche porte plainte contre un colistier de
Jean-Louis Fousseret qui l’aurait menacée avec une lame de cutter.
Démenti du groupe. L’affaire pourrait être classée sans suite.
ls se courent après les militants “À Gauche toute, place au peuple” menée
du Front de gauche et ceux de Jean- par Emmanuel Girod. “Je leur ai dit
Louis Fousseret. Au propre, com- que c’était illégal. J’ai fait mine de les
me au figuré. Samedi 8 mars vers prendre en photo. C’est à ce moment
21 h 30, alors qu’elle sortait d’une qu’ils m’ont coursée” dit la militante.
réunion militante du Front de gauche L’un des deux individus aurait alors
pour fumer une cigarette, une femme pointé la lame de son cutter à son
interpelle deux jeunes hommes en pas- encontre en la menaçant.
se de décoller des affiches de la liste De peur, elle se réfugie au local de cam-
I
Jacques Grosperrin
dans le marc de café
our Martine, il ne fait aucun doute que Jacques Grosperrin, le
candidat U.M.P. pour lequel elle distribue des tracts, va gagner.
Savez-vous comment Martine le sait ? “C’est une cartomancienne qui me l’a dit. Elle a prédit un grand changement pour Besançon” affirme-t-elle dans un sourire déconcertant. La diseuse de bonne aventure n’aurait vu “que la droite” dans ses cartes. Le changement,
c’est maintenant, ça ne vous rappelle pas quelque chose ? Bref, à
quelques jours des élections, tous les moyens sont bons pour croire
en la victoire. Espérons pour Martine que Jacques Grosperrin ne
s’enlisera pas dans le marc de café. I
P
G De Besançon à Bermont
Jean Rosselot,
retour animé dans son village
du Territoire-de-Belfort
L’ex-conseiller municipal de Besançon (U.M.P.) se présente comme
tête de liste à Bermont. Face à lui, un jeune dissident et un autre
candidat. Et Si J.R. se (re)trouvait à nouveau dans l’opposition ?
Le projet de
Jean Rosselot
à Bermont.
amais le village de Bermont n’aura connu autant de dynamisme
lors des élections. Est-ce le retour de Jean Rosselot, l’enfant du
pays, qui attise les convoitises ? Trois candidats sont déclarés dans
ce village de 360 habitants dont l’ex-conseiller municipal de Besançon
(U.M.P.) pour succéder au maire Pierre Santosillo. Face à lui, deux autres
candidats affichés dont un jeune homme… de l’U.M.P. qui fait dissidence.
Jean Rosselot a bien tenté de le rallier à sa cause. Rien n’y a fait. Pour
le bonheur des habitants de Bermont, ils ont pu assister aux envolées
lyriques de J.R. lors d’une réunion publique. “Il est passé dans toutes les
maisons où il s’est présenté. Beaucoup d’habitants le connaissent encore
mais si la population a beaucoup changé depuis son départ” relate un
conseiller municipal qui ne se représente pas. “Et il a un projet comme
mettre à disposition un de ses terrains pour que les habitants cultivent
de la vigne” rappelle-t-il.
Finies donc les batailles entre Rosselot et Fousseret. Dommage pour les
Bisontins. Le professeur de droit qu’il était (en retraite depuis 18 mois)
se déclare “disponible et prêt à donner tout (son) temps loin de toute ambition personnelle.” Sera-t-il prophète en son pays, lui l’ancien député du
Territoire (1993-1997), conseiller général du Territoire (1985 à 1998) ? Aux
électeurs de trancher. Jean Rosselot le dit : “Nulle part ailleurs, je n’ai
trouvé la même profondeur et sincérité des liens d’amitié qu’ici.” À Bermont, J.R. devrait, comme son futur vin, se bonifier avec le temps… I
J
Le second couteau de la liste Fousseret
pagne. Un jour plus tard, la femme
porte plainte contre X au commissariat de Besançon mais assure avoir
reconnu formellement l’un des colistiers de Jean-Louis Fousseret, encarté au parti communiste, numéro 45
sur la liste. Christophe Lime, représentant du P.C., dément et rappelle
que la femme aurait volé les lunettes
d’un des deux colleurs. Une confrontation était prévue entre les deux parties. De source policière, l’affaire jugée
“bénigne” pourrait être classée sans
suite. I
Jacques Grosperrin a promis de mettre en place.
L’histoire ne dit pas comment Le Naour occupera
ses journées de jeune retraité de 62 ans en cas de défaite de la droite. I
G La cartomancienne a dit…
mé“oui-oui” pour sa faculté à approuver les projets de la
majorité Fousseret est désormais rallié à la cause Grosperrin. “J’ai aujourd’hui un rôle de militant” explique-til. Est-il déçu de son sort ? “Je n’ai pas d’état d’âme. La
politique, ce n’est pas un métier mais il faut le faire avec
professionnalisme.” Lorsqu’on lui apprend son “surnom”,
Jean-Marie Girerd répond du tac au tac : “Je n’ai pas été
“oui-oui” lors de la commission transparence lié au dossier Pavé dans la Mare…” Homme de dossier, Girerd garde son esprit d’analyse. Il pourra conseiller son épouse,
inscrite sur la liste Grosperrin… I
Différents entre colleurs d’affiches
Jean-Louis Fousseret himself l’aurait bien vu sur sa
liste…
Si la droite réussit son pari,
Wilfrid Le Naour présidera le conseil de développement économique que
8
L’INTERVIEW DU MOIS
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
POLITIQUE
Roland Cayrol
“On risque d’assister
à une sorte d’élection
de 2008 à l’envers”
Politologue, Roland Cayrol est directeur du centre
d’études et d’analyses. Il faisait partie du jury
du magazine L’Express qui a classé Besançon
à la 9ème place des villes les mieux gérées de France.
a Presse Bisontine : Quels sont les enjeux de
ces élections municipales 2014 ?
Roland Cayrol : On sait que les municipales
traditionnellement sont un mélange assez
particulier d’élections locales où on désigne
son maire qui reste la personnalité politique
que les Français préfèrent, et d’élection à
enjeu national. Car les municipales sont
toujours une élection intermédiaire entre
deux élections nationales où les gens expriment leur sentiment vis-à-vis de leurs dirigeants et envoient souvent un message de
déception. Cette élection 2014 ne faillira
pas à la règle. Une partie de l’électorat de
gauche fera certainement passer ce message de déception. Ce n’est pas tant un changement de camp auquel il faut s’attendre
mais plutôt mécaniquement une baisse du
vote de gauche due à l’abstention.
L
L.P.B. : Vous pronostiquez une vague bleue ?
R.C. : On parle moins d’une vague bleue à
cause des affaires actuelles et de l’image de
l’U.M.P. qui est probablement brouillée. Mais
si on prend l’ensemble des communes de
France, on assistera tout de même à une
bascule de la gauche vers la droite. On pense assister à une sorte d’élection de 2008 à
l’envers. On voit bien que dans certaines
grandes villes, il y a un vrai danger pour la
gauche comme à Angers, à Metz ou à Reims.
L.P.B. : Et dans une ville comme Besançon ?
R.C. : Sur le papier, tout est possible. Ceci
dit, les villes les plus menacées sont celles
où habituellement l’équilibre est beaucoup
plus serré entre la gauche et la droite, ce
qui n’est pas le cas de Besançon. Je pense
que cette ville, traditionnellement à gauche
depuis des décennies, devrait résister. C’est
le cas de Paris également.
L.P.B. : L’abstention sera une nouvelle fois la grande gagnante ?
R.C. : Les municipales subissent hélas le
sort de toutes les élections en France. La
montée de l’abstention depuis 25 ans traduit une profonde grogne des Français par
rapport à la politique. Ils se disent que voter
ne changera pas grand-chose à leur quotidien. Des jeunes en arrivent même à dire
que s’abstenir est un devoir civique. Le problème de la relation entre les citoyens et
la politique est très profond. Il n’est pas
impossible que cette fois-ci l’abstention soit
encore plus forte. Il y a l’abstention structurelle à laquelle pourra s’ajouter l’abstention
de tous les déçus du couple Hollande-Ayrault.
L.P.B. : Quelle peut être la solution pour enrayer le
phénomène ?
R.C. : Il faut que les politiques comprennent
qu’ils doivent rendre des comptes à leurs
électeurs notamment en organisant des
réunions en cours de mandat. Il y a des
innovations à tester dans ce domaine et
notamment avec les nouvelles technologies
et les réseaux sociaux.
L.P.B. : Les sondages ont-ils encore une influence
sur le vote ?
R.C. : Les sondages influenceraient le vote
de 5 % des Français, ce qui est loin d’être
négligeable quand une élection se joue à
quelques centaines de voix près. C’est surtout vrai dans une élection où les sondages
montrent qu’il y a enjeu fort et où le sondage est serré.
L.P.B. : Et les médias ?
R.C. : Le rôle des médias est fondamental
dans une élection. Le citoyen est de moins
en moins un électeur d’habitude. Aujourd’hui, l’électeur est moins tenu par les traditions familiales, sa classe sociale ou un
attachement à un parti. On le voit dans les
familles ou au bureau où on a de moins en
moins de conversation politique. C’est donc
par les médias qu’on se fait aujourd’hui son
opinion. Sur ce point, les médias locaux jouent
pleinement leur rôle, ce qui est moins vrai
des médias nationaux qui se sont aperçus
que les émissions nationales sur les municipales ne marchaient pas. Sur le plan national, la campagne est plus atone que
d’habitude.
Roland Cayrol est
venu plusieurs
fois à Besançon
dans le cadre de
rencontres
économiques et
politiques.
L.P.B. : On a le sentiment que la communication joue
un rôle de plus en plus grand pour les candidats.
Vous confirmez ?
Né en 1941, Roland
Cayrol est directeur de
R.C. : Elle est absolument essentielle. Les
recherche Centre de
gens sont tellement éloignés de la politique
recherches politiques de
qu’il faut aller les chercher par tous les
Sciences Po (Cevipof). Il
moyens. Sur ce plan, il y a deux moyens qui
est également directeur de se révèlent efficaces. D’abord un moyen très
collections aux éditions
classique qu’Obama a remis au goût du jour :
Calmann-Lévy et fut
c’est le porte-à-porte. Cette méthode superdirecteur de l’institut de
classique
revivifiée ces dernières années est
sondages C.S.A. On le voit
payante. On estime qu’une visite sur 19 est
commenter l’actualité
transformée en vote. Le deuxième bien sûr,
politique dans l’émission
ce sont les réseaux sociaux mais que les can“C dans l’air” sur France
5. Ses travaux portent sur didats une fois élus feraient bien de contiles médias et leur
nuer à activer. Il y a un troisième élément
influence politique, les
qu’il ne faut pas négliger, ce sont les prostructures de l’opinion
fessions de foi électorales qui sont beaucoup
publique et les
plus importantes que ce qu’en pensent les
comportements politiques
candidats. Les gens les lisent. Enfin, les
comparés, en France et
réseaux associatifs jouent un rôle imporen Europe. En 2008, il a
tant en tant que leaders d’opinion.
cédé ses parts dans
l’institut C.S.A. à Vincent
L.P.B. : Les extrêmes et notamment le Front NatioBolloré. Tout en restant
“conseiller permanent”, il a nal joueront-ils les arbitres ?
quitté ses responsabilités
R.C. : Pas tant que cela à mon avis. Le F.N.
directes chez C.S.A. Il a
n’est présent que dans un peu moins de
écrit une dizaine
600 communes sur 36 000. Son score sera
d’ouvrages politiques et
très modeste au niveau national je pense.
trois romans.
Il part pour gagner quelques villes dans le
Midi, peut-être dans le Nord. Le F.N. peut
faire mieux qu’en 2008 où il avait fait un
score pitoyable, mais les municipales ne
sont pas une élection pour le F.N.
Bio express
L.P.B. : Au final, comment réconcilier les électeurs
avec la politique ?
R.C. : Je le répète, la balle est dans le camp
des politiques.Il faut absolument qu’ils reprennent l’initiative et offrent des moyens de faire participer les citoyens. Les efforts déployés
sur les réseaux sociaux doivent être prolongés pendant les mandats. Il ne faut pas hésiter réunir des citoyens avec des experts dans
des conférences de citoyens.Quand on demande aux gens impliqués de faire un rapport,
les gens se sentent très concernés.
L.P.B. : L’élu local mérite-t-il un vrai statut ?
R.C. : Le “métier” de maire est devenu une
fonction très prenante si bien qu’il est devenu de plus en plus compliqué de trouver
des gens qui veulent bien s’investir pour
une indemnité relativement faible. Cela
tient aussi au fait qu’en France on a énormément de communes, autant que 15 pays
d’Europe réunis. Le statut de l’élu doit être
la contrepartie de l’implication citoyenne.
Il est important que l’élu soit considéré
comme un cadre avec tout ce que cela
implique, c’est-à-dire une rémunération,
une protection sociale, une retraite, etc. Le
souci est que cela coûterait et qu’en ce moment,
tout cela n’est pas très populaire. Mais avec
le regroupement des communes, je suis persuadé que les citoyens seraient d’accord avec
l’idée d’instaurer un vrai statut à leurs élus
locaux. I
Propos recueillis par J.-F.H.
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BESANÇON
PLANOISE
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
9
Ambiance à la Brasserie Île-de-France
“Vote ou ferme
ta gueule !”
Au hasard des tables, La Presse Bisontine
a rencontré des clients de la brasserie
Île-de-France pour mesurer l’intérêt qu’ils
portent aux élections municipales.
Reportage dans ce quartier populaire où
le taux d’abstention avoisine les 40 %.
lanoise, Brasserie Île-deFrance, un matin de mars
à l’heure du café. Au coin
du zinc, un trio d’abstentionnistes
papote de tout et de rien. Ils
lèvent le nez un instant histoire d’étriller les élus sans distinction par un avis tranché.
“Voter ? Pour quoi faire ? Ils sont
tous pourris de toute manière.”
Les trois compères qui depuis
longtemps ont perdu tout espoir
en la politique sont au moins
d’accord sur un point : ils ne se
déplaceront pas pour les municipales. Inutile d’insister, ils
n’iront pas mettre leur bulletin
dans l’urne, ni au premier, ni au
second tour.
Un choix qui agace Maurice, un
jeune retraité des travaux
publics. “Je suis un citoyen. je
vais aller faire mon devoir. Je
considère que celui qui ne vote
pas n’a qu’à fermer sa gueule !”
lâche le bonhomme en refermant
P
sa main rugueuse sur son verre. Ce Bisontin ne manquera
pas son rendez-vous avec la
démocratie. Pourtant il a une
dent contre un système piqué
par l’injustice. “Je perçois
790 euros de retraite pour 45 ans
de cotisation et je ne suis pas à
plaindre. Je pense encore à ceux
qui ont moins que moi.” Ce qui
le dérange à côté de ça, c’est le
train de vie des collectivités.
“Quand on décide
de faire un tram
“Un
dans une ville où
il n’y en a pas
bulletin
besoin, ça m’énerve”
des lapins peste Maurice qui
préférerait que des
crétins.”
moyens soient mis
sur Planoise. Selon
lui, le quartier est
courtisé par les
candidats pendant
les élections et
après, plus rien. “Ils
À la brasserie
Île-de-France,
des clients
attendent la
tournée des
candidats.
devraient faire des locaux pour
les jeunes” propose-t-il avant de
conclure par un soupir ironique
“le rire, il n’y a plus que ça qu’on
ne paie pas.” Ce sexagénaire n’a
pas toujours été d’accord avec
la politique municipale et intercommunale. Néanmoins, l’ancien
ouvrier a le cœur à gauche. Par
principe, il votera Jean-Louis
Fousseret, mais au second tour.
“Au premier, je lui mettrai un
petit coup de semonce en votant
peut-être F.N.” Donner sa voie
au Front National, Michel est
prêt à le faire aussi, par dépit.
“Je vais lire tous les programmes.
Mais je voterai sans doute pour
le candidat de Marine Le Pen.
J’en ai ras-le-bol de voir toujours
les mêmes têtes.”
Annie, la patronne du café qui
s’affaire derrière le bar, s’invite
dans la conversation. “Ce qu’il
faut, c’est baisser les charges.Avec
les travaux du tram, j’ai perdu
25 % de mon chiffre d’affaires.”
Une perte qu’elle n’a pas compensée.
Il est midi, Jean-Claude vient de
s’installer à une table pour déjeuner. En 2008, il avait voté pour
le candidat Fousseret. Mais cette fois-ci, il fera différemment,
animé lui aussi par une envie de
changement. “Il faut une alternance, Jean-Louis Fousseret est
élu depuis 1983. C’est trop long.
Comme l’U.M.P. ne m’inspire pas,
je voterai plutôt au centre pour
la liste de Frank Monneur qui
me semble en mesure de défendre
le petit commerce, élément essentiel à mon sens.”
Un peu plus loin, Moundir, 27
ans, employé dans la sécurité,
n’a pas d’avis. Ou plutôt si, ce
jeune de Planoise a décidé de se
ranger du côté des abstentionnistes aux municipales. Il fait
partie des déçus de la politique.
Pour lui, quel que soit le niveau
où elle se pratique, national ou
local, il n’y a plus rien à en
attendre. “Le sujet m’intéresse.
Je suis l’actualité. Je constate que
la politique, c’est un écran de
fumée. Ils veulent le pouvoir pour
le pouvoir. Ils ne se préoccupent
pas de nous mais seulement d’euxmêmes. Planoise, par exemple, ça
n’a pas changé. Cela fait cinquante ans que c’est comme ça”
regrette Moundir. Envahi par le
désarroi, il accorde malgré tout
un bon point aux élus “pour la
création du point public qui est
utile dans le quartier.”
Assis tranquillement à sa table,
Joseph bouquine. Il est absorbé
par sa lecture, mais accepte
volontiers de donner son point
de vue sur la politique locale
qu’il suit de près. “Mon choix est
fait pour les municipales.” Dans
la foulée, il précise : “Je voterai
pour la liste Générations
citoyennes de Frank Monneur.
C’est une liste qui est modeste
dans ses moyens et dans ses ambitions mais qui a des projets. Monneur n’est pas non plus un perdreau de l’année. Si avec sa liste
il peut peser dans le débat, alors
tant mieux. C’est important à
mon sens qu’il y ait une voix supplémentaire, qui reste une voix
de gauche gestionnaire et pas
seulement revendicative.”
Sans la présence de cette liste,
Joseph avoue qu’il aurait glissé
dans l’urne un “bulletin des
lapins crétins” composé par ses
soins. Il n’exclut d’ailleurs pas
de le faire au second tour en cas
de désaccord avec les décisions
que prendra son candidat, si ce
dernier passe la barre des 5 %,
seuil au-delà duquel il pourra
poursuivre l’aventure électorale au second tour. I
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T.C.
10
BESANÇON
POLITIQUE
Proche des anti-sionistes ?
L’énigme Boudjekada
Le plus jeune candidat aux municipales intrigue par sa détermination et la
maturité de son engagement au point que dans les rangs de ses adversaires,
soit on l’ignore, soit on le trouve suspect. Dans tous les cas, il dérange.
smaël Boudjekada est-il un
imposteur ? Beaucoup de
ses détracteurs le pensent.
Pour démolir le plus jeune
candidat aux élections municipales à Besançon, ils s’appuient
sur des traces laissées sur le
web qui sèment le doute sur la
sincérité de sa démarche. La
tête de liste de “Besançon autrement” serait proche des mouvances d’extrême droite. En
2011, sur facebook, alors que le
môme avait quinze ans tout juste (!), un message publié sous
son nom invitait à rejoindre “le
mouvement anti-sioniste et illuminati.” Cette proximité supposée lui vaut de se faire étriller
encore sur divers réseaux
sociaux.
Ismael Boudjekada qui surprend
dans cette campagne par sa
maturité, sa repartie et son engagement tromperait donc son
monde ? Si jeune et déjà manipulateur ? Est-il mû par la seule envie de se faire remarquer,
ou est-il le messager de mouvements nauséabonds ? En tout
cas, pour ses détracteurs, Monsieur Boudjekada ne serait pas
celui qu’il prétend être.
Pourtant, ce côté bidon est difficile à croire à la lumière de
récentes prises de position du
jeune candidat. Écarté du débat
de France 3, il s’est lancé dans
I
PROJET
‘ ‘
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
une grève de la
faim en signe de
protestation. Pour
avoir été réduit au
silence, il a vécu
sous une tente,
plantée sur un carré de verdure face
à la mairie pendant
204 heures (un peu
plus de huit jours).
Il prétend avoir
“On
perdu 8 kg pour
cherche
à
défendre la cause
qui lui semblait me salir.”
juste mais a gagné,
dans le même
temps, 1 600 soutiens !
Lorsqu’on l’interpelle sur ses
prétendues accointances avec
les anti-sionistes, le fondateur
du Mouvement pour l’Éveil
National secoue la tête de dépit.
Il dément formellement toute
implication avec ces mouvances
et nie être à l’origine du message électronique de 2011. À
l’écouter, il est victime d’une
usurpation d’identité. “Il y a des
profils qui se créent sur facebook
sous votre nom. Vous ne pouvez
pas l’empêcher. Je ne suis pas à
l’origine de ce message et je nie
avoir des liens avec les anti-sionistes” répète Ismaël Boudjekada, profitant au passage de
rappeler qu’il est contre Dieudonné.
Il s’agirait donc d’un coup monté qui n’aurait qu’un seul but :
lui nuire dans un environnement politique impitoyable. Le
candidat n’a plus l’intention de
se laisser faire. “On cherche à
me salir dans cette campagne
d’une manière ou d’une autre.
Plutôt que d’essayer de me décrédibiliser sur quelque chose qui
date de 2011, j’aurais préféré
que l’on tente de le faire sur les
points de mon programme lors
d’un débat. Je vais faire une
déclaration de main courante
par rapport à toute cette histoire” annonce-t-il.
Selon nos informations, Ismaël
Boudjekada est distant des mouvances anti-sionistes avec lesquelles il a pu flirter lorsqu’il
était adolescent, un péché de
jeunesse, mais qui n’en a pas ?
En revanche, certains de ses
amis sur facebook seraient assez
proches de ces extrêmes. Cela
suffit-il à faire un coupable de
ce jeune homme qui a dit dans
cette campagne être contre le
F.N., et qui a réussi par ailleurs
le tour de force de monter une
liste et d’élaborer un programme ? La réponse, c’est un internaute, un ancien élu bisontin,
qui la donne. Jacques Vuillemin
se fait l’avocat Ismaël Boudjekada. Sa candidature “devrait
réjouir tous ceux qui font de la
jeunesse une priorité, tous ceux
qui affirment que la jeunesse
incarne l’avenir de notre société. Alors qu’on était en droit
d’attendre des encouragements,
des louanges pour son courage.
Ce n’est qu’un concert de critiques. “Comment, ce gosse de
18 ans, candidat ! Mais il n’a
rien à dire, rien à proposer.” La
politique est cruelle. Il faut détruire l’adversaire. La force d’un
candidat ne se mesure pas à
l’aune du nombre des militants
de son parti, mais à son originalité, à la portée de ses idées et
de ses propositions, mais aussi
à son courage d’affronter même
seul les obstacles.” Pour Jacques
Vuillemin, Ismaël Boudjekada
est légitime, mais il dérange.
Être redouté est une qualité en
politique. I
T.C.
L’Humeur
A
-t-on atteint les limites de la maladresse politique ? Alors que nos confrères
de France Bleu Besançon n’avaient même
pas encore dévoilé les résultats de leur sondage exclusif préparé avec l’institut I.P.S.O.S. lundi 17 mars,
annoncé à grands renforts de publicité pour 18 heures,
Jacques Grosperrin se fendait deux heures avant le
dévoilement des résultats d’un communiqué de presse qui relativisait par avance la portée de cette enquête d’opinion. Alors ou le candidat de l’U.M.P. avait eu
connaissance par avance de ces résultats et on a là
un bel exemple de déni de démocratie. Ou alors il
pressentait un mauvais résultat et a tenté de
dégonfler l’effet d’annonce de ce sondage. Qu’a
cherché le candidat à travers ces commentaires d’avant-résultats ? Une chose est
sûre, il aurait, pour le coup, été mieux inspiré de se mettre en sourdine encore
quelques heures. G
“Le P.S. m’a
fait un appel
du pied,
l’U.M.P. aussi.
Si j’avais choisi de me rallier
dès le début,
rien de tout
cela ne serait
arrivé.”
Le Doubs, nouveau courant politique
Besançon Plage : les candidats se jettent à l’eau
Au moins trois candidats veulent reconquérir les berges
du Doubs. Pas de montant chiffré ni de baignades prévues.
Dans les projets de plusieurs candidats, une valorisation des berges du Doubs est engagée.
Bientôt un Besançon Plage… sans la baignade, sauf pour les canards.
P
ersonne de Jean-Louis un lieu de baignade de BesanFousseret, Jacques Gros- çon. Leurs projets sont davanperrin, ou Frank Mon- tage portés sur les animations
neur n’envisage de créer ou la revalorisation des berges,
politique entreprise par
l’ancienne majorité avec la réfection et l’agrandissement des
ports fluviaux du Moulin SaintPaul et de la Citadelle.
Les Bisontins sont liés au Doubs.
Et inversement. En 41 avant
Jésus-Christ, Jules César vantait himself ce point stratégique
avec le Doubs.
2 000 ans après, voici les axes
proposés pour renouer avec le
contact avec la rivière.
La liste “Tous pour Besançon”
conduite par Jean-Louis Fousseret propose d’embellir les
berges des Prés-de-Vaux, de
Casamène-Mazagran. La requalification de la Rhodia après
démolition doit ouvrir la vallée
du Doubs de ce côté de la ville.
“C’est la seule entrée à Besançon où il n’y a pas d’enseignes
commerciales. Préservons-la”
souffle Christophe Lime, co-listier. Une liaison cyclable et piétonne devrait être pensée pour
rejoindre Chalezeule (par la rive
droite). La liste veut créer une
plage publique à Besançon avec
création de pontons non loin de
Chamars et de Saint-Jacques.
Il n’est pas prévu de s’y baigner.
Une campagne de propreté des
quais sera engagée.
La liste “Générations citoyennes”
conduite par Frank Monneur
associe sport, plage et culture.
Il est question de reconquête
des Prés-de-Vaux avec la création d’un espace aqualudique
avec baignade, une fosse de 20
mètres pour les plongeurs, des
activités pour le S.N.B., des
berges restaurées, la création
d’un nouveau pont (côte de Morre), de places de parkings. La
liste souhaite organiser un
Besançon Plage (sans baignade dans le Doubs) tout en projetant des films (sur un écran
flottant), soit à la Gare d’eau ou
sur le quai Vauban. Enfin, le
quai Veil-Picard pourrait être
le nouveau réceptacle d’un marché d’artisans tous les
dimanches.
La liste “Besançon il est temps”
conduite par Jacques Grosperrin projette de travailler sur un
parcours santé le long de la véloroute. Autre axe prioritaire lié
au “grand projet” : le réaménagement de la Rhodiaceta avec
la création d’un lieu multi-activités, point d’entrée pour y faire du kayak, partir en randonnée, en V.T.T… Il y aura un côté
touristique avec la création de
chalets-hôtels pour permettre
à des cyclistes empruntant la
véloroute de dormir une nuit.
Pour donner de la verdure à ce
lieu, “la petite ferme” installée
à la Citadelle pourrait être redescendue. I
12
BESANÇON
DÉBAT
‘ ‘
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Accès à la Citadelle
Une télécabine est possible, mais… L’Intox
L’accès à la Citadelle est un sujet de débat des élections municipales. Le candidat U.M.P.
Jacques Grosperrin propose une solution aérienne pour accéder à la forteresse.
L’Unesco a une position nuancée. L’organisation peut dire “oui”, sous certaines conditions.
Tram, le juste prix
du kilomètre
S
erge Grass est un observateur tatillon des comptes
publics. Président de l’Union civique des contribuables
citoyens, il ne se laisse pas raconter de fables par les
élus. La dernière incohérence chiffrée qu’il a débusquée
concerne le coût du tramway. Par un calcul simple, il contredit le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret qui se targue
de réaliser le tram le moins cher de France avec un coût
au kilomètre qui n’excède pas 16 millions d’euros. “Or,
quand je divise 253 millions d’euros (coût définitif du projet) par 14,4 kilomètres, je trouve 17,57 millions
d’euros du kilomètre” pointe Serge Grass. Par cette démonstration élémentaire, ce contribuable
averti laisse entendre que “les bons conteurs ne
sont pas forcément de bons comptables.” G
L’exemple de Koblenz en
Allemagne pourrait
inspirer Besançon.
t
pourquoi
pas et la télécabine, avec un coût
construire une téléca- inférieur pour chacune d’elle à
bine pour accéder à la 10 millions d’euros. Une fois de
Citadelle de Besan- plus, le dossier a fini dans un
çon ? Cette question, tiroir.
qui a été débattue à diverses Mais voilà qu’il refait surface
reprises au conseil municipal dans la campagne des municiest un serpent de mer. C’est pales par la voix du candidat
l’Agglo qui la dernière a étudié U.M.P. Jacques Grosperrin. Il
des scénarios possibles pour propose d’aménager une téléacheminer le public vers la for- cabine qui relierait les Prés-deteresse. Parmi les pistes inno- Vaux à l’arrière de la Citadelvantes retenues par la C.A.G.B., le
“sans
toucher
aux
figuraient l’escalator, l’ascenseur fortifications.” Une option qui
E
La télécabine serait construite
entre les Prés-de-Vaux et la Citadelle.
n’est pas réaliste selon le candidat-maire Jean-Louis Fousseret. Lui qui a été l’artisan du
classement de l’édifice au Patrimoine mondial de l’Humanité
répond que la Citadelle est
désormais protégée.
L’Unesco est en effet un rempart qui empêche de faire tout
et n’importe quoi sur ce site.
Mais le classement de l’œuvre
de Vauban par l’Organisation
des Nations Unies pour
l’éducation, la science et la culture n’en fait pas un sanctuaire. Pour le savoir, La Presse
Bisontine s’était déjà rapprochée en 2010 de l’Unité des projets spéciaux de l’Unesco basée
à Paris. Nous apprenions à
l’époque que “l’inscription au
patrimoine
mondial
de
l’Humanité ne rajoute pas une
couche de protection supplémentaire au monument déjà
protégé par la législation en
vigueur dans le pays. On peut
tout imaginer, à condition que
le projet ne nuise pas aux caractéristiques pour lesquelles le
bien a été inscrit.”
Contacté à nouveau, le siège de
l’Unesco confirme cette position nuancée. “Il faut trouver
la bonne compatibilité” entre le
site classé et le projet
d’infrastructure de transport
qui devra faire l’objet d’une
information auprès du Centre
du Patrimoine Mondial. Cet
organisme peut être amené le
cas échéant à donner un avis
conjoint à l’Icomos (le conseil
international des monuments
et sites). L’Unesco joue donc le
rôle d’aiguillon pour que les travaux proposés se fassent dans
l’intérêt de la sauvegarde du
patrimoine. Dans le cas contraire, elle se réserve le droit de
déclasser le site
comme elle l’a
fait à Dresde en
Trouver
Allemagne, une
la bonne
ville qui a été
compatibilité. déchue de son
titre suite à la
construction
d’un pont. Si
l’Unesco peut
priver un lieu
de son label, elle
n’est pas là pour
faire respecter
la loi. Elle en
laisse le soin
aux services
compétents de
l’État qui à Besançon pourraient
être amenés un jour à instruire un dossier de construction
d’une télécabine pour accéder
à la Citadelle. L’architecte des
bâtiments de France sera alors
une des premières sentinelles
de la forteresse. Si la solution
aérienne n’est pas impossible,
on sait d’ores et déjà qu’elle sera
soumise à des réserves multiples susceptibles de faire capoter le projet.
Néanmoins, face aux nombreuses demandes de la part
de sites classés partout dans le
monde pour aménager des télécabines, l’Unesco lance une étude sur ce sujet “afin de développer des outils qui permettent
d’accompagner les porteurs de
projet dans leurs démarches et
donner des orientations. Nous
voulons surtout éviter le pire.”
Parmi les exemples de compatibilité, il y a la ville de Coblence (Koblenz) en Allemagne qui
est dans le périmètre classé de
la vallée du Haut-Rhin moyen.
Elle a construit un téléphérique
de 850 mètres au-dessus du
fleuve, pour relier la ville à la
forteresse Ehrenbreitstein. I
T.C.
EN BREF
Latino
Latinoamericalli
(latinoamericalli.blog
spot.com) présente
passion cinéma…
entre amigos (en V.O.
sous-titrée) le jeudi
17 avril à Radio Bip,
L’entrepôt au 14, rue
de la Viotte
(Besançon) à 20 h 30 :
“Tout sur ma mère”,
un film de Pedro
Almodóvar.
Renseignements au
03 81 53 70 44 ou au
06 19 25 56 20.
Intérim
Christian Bolognesi
est depuis le 5 mars
dernier le nouveau
président régional de
Prism’emploi en
Franche-Comté qui
regroupe les agences
intérimaires de la
région. La région
représente 2,3 % de
l’emploi intérimaire
en France, soit 12 000
salariés intérimaires
en équivalent temps
plein. En 2013,
l’emploi intérimaire
en Franche-Comté a
toutefois diminué de
10,1 % par rapport à
2012. La région
compte 153 agences
d’emploi.
Avec le concours du Programme
d’Investissements d’Avenir
JUSTICE
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Christophe Dollet en arrêt-maladie
Blog “bisonpeint” :
Suite à la plainte déposée au pénal contre l’auteur présumé de ce blog satirique
anti-droite, une bataille judiciaire commence. Au final, il s’agira de savoir
si oui ou non le maire de Besançon était concerné par ce blog parodique via son cabinet.
lain Saffar, le procureur
de la République de
Besançon examinait
encore le dossier à
l’heure où nous l’avons contacté le 12 mars dernier. Il devait
Le procureur de
la République
Alain Saffar
a deux
possibilités : le
classement
sans suite ou
l’ouverture
d’une enquête
judiciaire
confiée à la P.J.
ou à un juge
d’instruction.
se prononcer prochainement sur
l’ouverture ou non d’une enquête suite à la plainte au pénal
déposée par trois co-listiers de
la liste conduite par Jacques
Grosperrin à l’élection munici-
pale des 23 et 30 mars à
l’encontre de Christophe Dollet
et de son épouse, soupçonnés par
les plaignants d’avoir créé et alimenté le fameux blog parodique
nommé “bisonpeint”, clone d’un
autre blog bien connu sur la place bisontine,“bisonteint”. Depuis
le dépôt de cette plainte, une
bataille d’avocats s’est engagée.
Du côté des plaignants, c’est
Maître Randall Schwerdorffer
qui défend la cause. Pour lui, il
est évident que le site incriminé n’a pas été créé et alimenté
par l’épouse de Christophe Dollet seule. “D’une part je doute
qu’elle ait eu les compétences de
faire ça. Et si M. Dollet affirme
qu’il n’y est pour rien, qui a fait
ce site alors ? Par ailleurs, le fait
que ce blog n’ait eu d’autre but
que de déstabiliser les candidats
de la droite me fait penser qu’il
y a sans doute un lien avec le
maire sortant, malgré ce qu’il
affirme. Il s’agissait vraiment
d’un site de déstabilisation de la
campagne municipale” note Mtre
Schwerdorffer. Si le procureur
décidait d’une enquête judiciai-
13
1 636
les avocats affûtent leurs arguments
A
‘ ‘
Le ChifFre
BESANÇON
C’
est le nombre d’entreprises franc-comtoises qui ont
été soutenues par l’antenne régionale de BpiFrance
en 2013. La Banque Publique d’Investissement les
a aidées à hauteur de 220 millions d’euros. Grâce à son
concours financier, elles ont obtenu 447 millions d’euros
de prêt. L’intervention de la B.P.I. a donc un effet de levier
pour les entreprises locales qui cherchent à se développer
et qui se heurtent à la frilosité des banques.
En 2013, le Conseil régional et la Banque Publique
d’Investissement ont lancé le nouveau fonds
“Franche-Comté Défis 2”. Il doit être doté de
5,1 millions d’euros pour aider les entreprises
locales qui ont une situation saine mais rencontrent des difficultés conjoncturelles. re, et si le résultat de cette enquête faisait apparaître l’implication
de membres de la mairie dans
cette affaire, l’avocat estime qu’on
pourrait aller jusqu’à “invalider
l’élection de M. Fousseret s’il est
réélu.” La plainte a été déposée
pour “prise illégale d’intérêts et
détournement de fonds publics”
car les plaignants soupçonnent
les auteurs du blog d’avoir uti- il soutient une autre liste à
lisé le temps de salariés de la l’approche des municipales, celmairie pour faire vivre ce site le menée par Frank Monneur et
Didier Gendraud. “Il n’y a aucun
parodique.
L’affaire judiciai- mélange des genres, je ne suis
“Il y a sans re prend les tour- candidat à rien” rétorque l’homme
nures d’une affai- en robe.
doute un re politique jusque L’avocat des époux Dollet est
lien avec dans l’implication Maître Jérôme Pischoff. Pour lui,
des avocats. La cette plainte au pénal “n’est pas
le maire
partie adverse fondée.” Il soutient que ce blog
sortant.”
accuse
M tre n’a pas utilisé des fonds publics
Schwerdorffer de mais qu’il relevait “seulement de
défendre les inté- l’initiative privée. Il n’y a pas
rêts de la droite. besoin d’être dix et d’avoir des
Encarté
au connaissances pointues en inforMoDem, le ténor matique pour faire un tel blog.”
du barreau bison- L’avocat de la défense affirme
tin avait été détenir “des documents qui percontacté par la lis- mettent de penser que ce ne sont
te Grosperrin mais pas des moyens publics qui ont
été utilisés. Je serai en mesure de
les communiquer au procureur.”
Pour lui, la thèse d’un “cabinet
noir” autour de Jean-Louis Fousseret ne serait pas crédible.
Le présumé blogueur, Christophe
Dollet, que nous avons contacté
également, n’a pas souhaité commenter ce qu’il contnue de qualifier de “non-affaire.” Depuis la
fermeture de ce blog imposée par
Jean-Louis Fousseret quelques
jours après avoir déclenché la
polémique, Christophe Dollet a
été écarté du cabinet, “mis au
repos.” Officiellement, il est toujours en arrêt-maladie, depuis
maintenant deux mois. J.-F.H.
14
BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
TRANSPORTS
Un projet à 10,04 millions d’euros
Le B.H.N.S.
Viotte-Campus-Témis se fera,
même sans l’argent de l’État
Plus de 100 projets de transports en France sont suspendus à l’avenir
de l’écotaxe, dont le B.H.N.S. bisontin qui reliera la gare Viotte, le campus
et Témis à l’horizon 2016. Le Grand Besançon répond aux craintes.
esançon, comme d’autres
projets en France, fait
partie des 120 villes ou
communautés
d’agglomération à avoir répondu à l’appel à projet du ministère des Transports en 2013.
L’État devait financer une partie des lignes de tramway, bus
en site propre ou métro, grâce
aux 450 millions d’euros de recette de l’écotaxe. Mais depuis, la
révolte des bonnets rouges est
passée par là. L’État a reculé, si
bien que des projets dorment
dans les cartons.
“Un
Pas celui de
recours à
Besançon à écoul’emprunt si ter Jean-Claude
Roy, en charge
nécessaire.” des transports à
l’agglomération
du Grand Besançon. “Le projet de
B.H.N.S. n’est pas
remis en cause. Il
se fera !, coupe
B
d’emblée l’élu. Nous n’avions
d’ailleurs pas projeté un montant de subventions de la part
de l’État car nous ne la connaissions pas.”
Le projet est donc confirmé pour
2016. L’enquête publique pourrait débuter au printemps. Le
projet promet de relier en site
“propre” la gare Viotte au Campus et à Témis. Elle assurera
une liaison directe et “rapide”
en 12 minutes. 10 stations sur
4,5 km sont prévues pour un
montant total de 10,04 millions
d’euros. “Ce sont environ 9 000
personnes qui sont concernées”
rappelle Jean-Claude Roy. Sans
subvention de l’État, la C.A.G.B.
devra-t-elle néanmoins réduire
la voilure sur ce projet ? M. Roy
est clair : “Si nous avons la subvention, nous ferons mieux en
qualitatif” se contente-t-il de
répondre.
Concrètement, ce nouveau moyen
de transport - appelé ensuite à
relier Viotte à la Cité des Arts -
sera financé par le versement
transport (payé par les entreprises). “Un recours à l’emprunt
en complément sera envisagé si
nécessaire, rapporte le directeur
des transports à la C.A.G.B. Le
plan de financement est construit
sur le principe d’un financement
intégral par le Grand Besançon,
une subvention n’étant jamais Le futur B.H.N.S. reliant le Campus, Témis et Viotte sera financé uniquement
par la C.A.G.B. si d’aventure l’État se désengageait.
acquise par principe.” I
CIRCULATION
Éviter les Chaprais
Une nouvelle rue entre le boulevard
Diderot et la rue de Chalezeule
Elle permettra de rejoindre les Clairs-Soleils en évitant la place des Déportés
dans le sens montant et de rejoindre plus rapidement le centre-ville dans le sens
descendant. Ouverture le 21 mars à 16 heures Reste à lui trouver un nom.
endredi 21 mars, à 16 heures,
une nouvelle voie de circulation est ouverte aux Bisontins
qui transitent sur le boulevard
Diderot ou la rue de Chalezeule. Son
but : délester la place des Déportés
qui accueillera le tramway en permettant aux automobilistes de
rejoindre les Clairs-Soleils par ce nouveau bout de route d’environ 300
mètres, créé de toutes pièces. Pour
l’instant, la rue n’a pas de nom. Il faudra attendre le prochain conseil municipal pour la baptiser. “L’ouverture se
fera dans un premier temps avec des
stops aux extrémités puis un carrefour
à feux” explique le directeur de la voirie de Besançon. Pourquoi une ouver-
V
La nouvelle
rue débouche
sur la rue de
Chalezeule et
le boulevard
Diderot.
ture si rapide ? “Pour donner de la
souplesse au trafic dans ce quartier”
répond Daniel Mourot.
Chaque jour, ce sont environ 7 000
véhicules qui transitent par le boulevard Diderot.
Concernant les sens de circulation
dans ce quartier, tous restent inchangés : la rue des Jardins restera à double
sens, à l’instar des DeuxPrincesses et du boulevard Diderot. La Ville
“Donner
s’est gardé une emprise
de la
foncière qui permettrait
souplesse.” de prolonger cette nouvelle rue jusqu’au pont
de la voie ferrée des
Vaîtes. I
BESANÇON
MUNICIPALES
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Apolline Trioulaire :
“C’est une liste de combat”
Apolline Trioulaire conduit la liste “Unité et Résistance contre
l’austérité”. Elle dénonce la politique nationale tout en portant des projets précis pour Besançon comme la gratuité du parking de l’hôpital.
Apolline Trioulaire, tête de liste du parti ouvrier indépendant, et Stéphane Hallé.
polline Trioulaire et la liste tête de liste à Besançon avec Nicole
du Parti ouvrier indépendant Friess. “C’est une liste composée de 17
ont été les 10èmes et derniers personnes encartées au P.O.I. Pour les
à avoir déposé leur candidaautres, ce sont des proture, trois heures avant la fermetufesseurs, des retraités,
re officielle des bureaux de la préfec- “Contre
des militants assoture. En moins de cinq semaines, la la réforme
ciatifs. Elle s’est
jeune femme de 27 ans, chirurgienconstituée sur la base
dentiste de métier, accompagné Peillon.”
du travail de notre
d’autres colistiers a réuni les 55 noms
comité et ses actions
nécessaires. C’est la seconde femme
sur le terrain, notam-
A
MUNICIPALES
28
29
30
Apolline Trioulaire (Chirurgien dentiste)
31
Stéphane Hallé (Employé secteur privé)
32
Martine Schmeer-Legros (Retraitée)
33
Damien Leclerc (Ouvrier)
34
Lucie Piquard (Psychologue)
35
Tom Stéphan (étudiant)
36
Christelle Trouillot (Professeur)
37
Daniel Robet (Retraité)
38
Françoise Roult (Retraitée)
39
Marc Souchon (Retraité)
40
Sylvie Brémond (Agent administratif)
41
Denys Leclerc (Retraité)
42
Nadia Pierre (Agent dʼentretien)
43
Patrick Étienne (Retraité)
44
Claudine Lidoine (Retraitée)
45
Thierry Alzingre (Métreur)
46
Nathalie Fontaine (Étudiante)
47
Erwan Madec (Archéologue)
48
Kaouthar Ben Abdallah (Assistante dʼéducation)
49
Alain Tournier (Responsable dʼimmeuble)
Tatiana Breitenstein (Adjoint technique recherche) 50
51
Jean-Pierre Simon (Cadre retraité)
52
Alicia Ribaud (Conseillère dʼorientation)
53
Thomas Vernerey (Employé secteur privé)
54
Catherine Marilly (Mère au foyer)
55
Daniel Piquard (Retraité)
Françoise Écarnot (Retraitée)
La liste P.O.I.
Parti ouvrier indépendant
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2
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27
ment dans le cadre de la lutte contre
l’application de la réforme Peillon”
explique-t-elle.
Pourquoi une aventure seule alors
que des premiers contacts avaient été
noués avec Emmanuel Girod (Parti
de Gauche) ? “Nous avons noué des
contacts, eu des réunions, mais lorsque
nous avons appris que ce parti pouvait réaliser une fusion technique avec
la liste de Jean-Louis Fousseret au
15
Arthur Joyeux (Enseignant)
Meriem Hanafi (Étudiante)
Gilles Bulle (Magasinier)
Héloïse Perbet (Professeur)
Éric Garcia (Cheminot)
Émilie Barthelet (Secrétaire administrative)
Mokhtar Ben Abdallah (Ingénieur)
Audrey Pochon (Demandeuse dʼemploi)
Sébastien Gabriel (Électricien)
Marie Vuillaume (Adjoint technique territorial)
Amar Bouaichaoui (Professeur)
Laurence Striby (Enseignante)
Jérémy Drouet (Sans Emploi)
Rose-Marie Volle (Enseignant-chercheur)
Hervé Dinjar (Auto-entrepreneur)
Inès Ben Abdallah (étudiante)
Lionel Chatelain (éducateur spécialisé)
Laurence Annelot (Professeur)
Thomas Richem (Psychologue)
Hélène Vernerey (Employée secteur privé)
Alain Chevalier (Agent de sécurité)
Alexandra Ancora (Secrétaire médicale)
Johan Halaimia (Plombier-chauffagiste)
Sophie Dubois (Employée secteur privé)
Julien Legrain (Infirmier)
Catherine Aymonier (Secrétaire administrative)
Maxime Cuenot (Ingénieur informatique)
Julie David (Employée secteur privé)
second tour, nous nous sommes retirés. Nous ne sommes pas d’accord.”
Cette liste “de combat”, veut bloquer
la réforme Peillon. “Cette loi, nous
sommes les seuls à la combattre” rapporte Stéphane Hallé, numéro 2 sur
la liste. “Elle implique une territorialisation de l’école, dit-il. Les municipalités les plus riches pourront proposer un projet éducatif, pas les autres.”
Autres objectifs : “Remunicipaliser
tous les services comme les déchets
ménagers.” La liste s’est également
constituée dans le cadre du combat
engagé par le comité du P.O.I. de
Besançon pour le retour à la gratuité du parking usager de l’hôpital Minjoz. En quelques heures de diffusion,
1 000 signatures de visiteurs, de
patients et de personnels de l’hôpital
ont été recueillies. I
Liste Besançon au Centre
J.-F.H., l’atypique du Centre
Jean-François Humbert a présenté ses colistiers et une
partie de son programme. Il évite les fausses promesses.
ous ne serez pas déçus pagne au 5, rue des Granges, Jean-Frand’avoir fait un bout de che- çois Humbert ragaillardit ses troupes
min avec moi !” Face à ses avant ce qu’il appelle “le sprint final.”
54 autres colistiers qui Dans une atmosphère sereine scellée
l’écoutent dans sa permanence de cam- autour d’un buffet froid, très loin des
“V
La liste “Besançon au centre”
1
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27
Jean-François Humbert Bregille 61 ans
Nathalie Wolff Chaprais 49 ans
Christophe Bissieux Bregille 36 ans
Claudine Gaillard Centre 49 ans
Michel Josse Saint-Claude 66 ans
Hadda Ammari Centre 50 ans
Gérard Figard Palente 67 ans
Christine Foulquier St Claude 49 ans
Laurent Decol Palente 62 ans
Martine Jeannin Montrapon 59 ans
Jean-Paul Hugon Chaprais 63 ans
Monique Ropers Mouillère 76 ans
Jean-Noël Côte Planoise 59 ans
Marie-Josèphe Demoly Châteaufarine 57 ans
Yves Quemeneur Centre 64 ans
Magali Texier Planoise 33 ans
Jacques Lonchamp Cras 60 ans
Laure Haaf Mouillère 36 ans
Laurent Cantrigliani Centre 48 ans
Martine Tripogney Palente 63 ans
Gérald Mourey Velotte 57 ans
Monique Marron Chaprais 58 ans
François-Xavier Cathieutel Mouillère 27 ans
Adeline Watrin Centre 34 ans
David Laboureux Centre 43 ans
Dominique Sanglard Bregille 49 ans
Éric Saulnier Chaprais 35 ans
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55
piques médiatiques que se balancent
les deux autres candidats, Humbert se
pose en “sage atypique” ancré au
Centre… quitte à passer parfois sous
l’éclairage médiatique. “Pas la peine de
comparer Jean-François Humbert à un
autre candidat ou comparer son programme. Voilà 40 ans que tout le monde promet tout. Jean-François est réa-
Christine Mochon Bregille 47 ans
Christophe Cornué-Bessand Montboucons 48 ans
Michèle Coulot Butte 67 ans
Sylvain Loye Butte 40 ans
Norah Dahmane Planoise 42 ans
Xavier Thivolle Chaprais 27 ans
Catherine Bredillot Centre 61 ans
Georges Coulon Centre 72 ans
Nicole Gaschet (Hampel) Diderot 54 ans
Pierre-François Roussel Chaprais 24 ans
Valérie Weiss Palente 50 ans
Noël Perrin Planoise 42 ans
Josiane Berçot Fontaine-Écu 71 ans
Patrice Carrez Palente 54 ans
Jeannine Harmand Chaprais 75 ans
Claude Jolibois Montarmots 71 ans
Anne-Marie Roca Tilleroyes 56 ans
Benjamin Douablin Bregille 21 ans
Régine Probst Palente 48 ans
Bernard Chevassus Chaprais 73 ans
Patricia Perrier Chaprais 53 ans
Jonathan Sponem Chaprais 25 ans
Christiane Poirot épouse Droz-Bertholet Cras 70 ans
Michel Bonete Palente 63 ans
Sylvette Bonjean Centre 62 ans
Alain Jeannot Vaîtes 60 ans
Madeleine Attali Chaprais 84 ans
Sylvain Kasper Flore 40 ans
La liste “Besançon au Centre” conduite par Jean-François Humbert.
liste : c’est pour cela qu’on le suit”
témoigne Yves Quémeneur, un de ses
colistiers. Pour d’autres, “il n’a pas trahi le Centre comme d’autres l’ont fait
en rejoignant l’U.M.P.” souffle Christophe Bissieux (36 ans), numéro 3 de
la liste, qui dénonce au passage l’attitude
de Philippe Gonon. Les membres de la
liste “Besançon au Centre” sont confiants.
Et peu importe si Jean-François Humbert est parti plus tard que les autres,
cela ne veut pourtant pas dire qu’il est
en retard : “Je fais campagne du matin
au soir, et oui, je vais bien !” relate la
tête de liste. Le sénateur promet une
chose : s’il est élu, il se pliera à ce qu’il
appelle un non-cumul des rémunérations car il dit ne pas être un “goinfre.”
Ce qu’il promet pour Besançon ? “Avant
de promettre de grands projets, JeanFrançois réalisera un double audit des
finances de la Ville en interne et avec
un cabinet indépendant, relate Christophe Bissieux, l’un de ses bras droit.
Il réalisera également un audit de l’action
sociale et solidaire qui représente environ 10 millions d’euros et 100 employés
à Besançon.”
Humbert qui aime rappeler son bilan
à la Région, son refus des voix des élus
du F.N. lors de l’élection à la présiden-
ce du Conseil régional, se pose comme
celui qui veut “transmettre” à ses colisitiers. S’il est élu, il promet de ne pas
se représenter au Sénat. Quant au
deuxième tour des municipales, aucune consigne.
En terme de fiscalité, “nous déciderons
de ne pas augmenter les impôts.”
L’économie sera un axe prioritaire en
proposant de nouveaux outils d’une
nouvelle gouvernance communale par
la création d’un comité directeur, un
guichet unique de l’économie afin de
“mieux accueillir les entreprises et les
entrepreneurs” explique le chef
d’entreprise Christophe Bissieux. “Si
Jean-Louis Fousseret dit qu’il passe un
tiers de son temps à visiter les entreprises ou à en faire venir d’autres, et
bien son résultat est déplorable” balance ce dernier qui promet avec d’autres
de partager son réseau commercial pour
(sa) ville. Création de nouvelles places
en crèches, mesures de requalification
énergétique des bâtiments, présence de
la police municipale à la sortie des écoles,
transformer un centre dramatique national en structure européenne de création pour la jeunesse sont quelques-uns
des axes du programme. J.-F.H. est prêt.
Libre et indépendant. I
16
BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
NATURE
Carnet rose au zoo de la Citadelle
La Citadelle, ce nid d’amour
Avec le printemps, les naissances vont s’accélérer au Muséum de la
Citadelle. Si les trois lionceaux d’Asie nés le 31 décembre demeurent
les superstars, d’autres animaux ont, ou vont, donner naissance.
C’est le cas des babouins, wallabies, tamarins…
et même de très rares amphibiens. Visite.
est l’arrivée des beaux rinaire Mélanie Berthet sur la
jours à la Citadelle de population du parc. Il faut éviBesançon. Et l’arrivée ter les effets d’annonce.
des nouveau-nés. Un Pour le cas des trois lionceaux
moment rare et redouté : “Nous d’Asie âgés désormais de 3 mois,
communiquons peu en cette pério- il n’y a plus aucun danger. Pour
de sur les naissances car c’est cette espèce rare, la communiun peu tôt pour savoir si les bébés cation fut à la portée de
vivront ou non” témoigne Chris- l’événement : exceptionnelle. Ils
tophe Ronot, curateur au pèsent plus de 8 kg, mangent
Muséum qui veille avec la vété- de la viande… et sortent dans
C’
Christophe Ronot, curateur au Muséum, veille sur les animaux.
QUARTIERS
le parc, accompagnés de leur
mère Shiva. Un moment attendu par les visiteurs : “Nous avons
connu une nette progression de
la fréquentation depuis cette
naissance notamment lors des
vacances de février” témoigne
La lionne d’Asie Shiva avec ses trois lionceaux nés le 31 décembre. Malheureusement,
Christophe Ronot qui les soigne.
C’est d’ailleurs lui qui a pris la
ils ne sont plus que de deux. Lundi 17 mars, le mâle Téjas a tué l’un d’entre-eux.
décision d’isoler la femelle du
mâle Téjas dans un espace ce de leur parc avec des gestes mères couver les œufs alors que deux à trois ans. Deux tigres de
douillet et chauffé pour éviter maladroits mais attendrissants. d’autres sites les retirent pour Sibérie ont pu se découvrir après
tout problème lors de la mise À noter également la naissan- les placer en couveuse. Si les 3 mois de contact visuel (à trabas. Le Jardin zoologique du ce le 2 décembre dernier d’un naissances sont forcément plus vers une grille). Le couple évoMuséum de Besançon dénombre tamarin de Goeldi, de deux mou- aléatoires, les animaux ont la lue actuellement dans les deux
chaque année 100 à 150 noutons du Cameroun possibilité de jouer leur rôle de enclos.
veau-nés, signes du bon état de
nés le 24 et parents.
Chez les volatiles, un couple de
santé des animaux, de leur bon- Entre 100 27 février ou enco- La Citadelle est un nid gallicolombes de Bartlett a été
ne adaptation à leur environre de deux walla- d’amour… et pas seulement chez formé, la femelle a rejoint le
nement ainsi que de la qualité et 150
bies sortis des les mammifères. Les spécialistes mâle dans sa volière située. Pardes soins.
assistent à la reproduction fois, comme chez les hommes,
naissances poches.
Pour d’autres animaux, la surConcernant les d’amphibiens très rares à l’instar les couples ne s’entendent pas.
par an.
veillance est moins accrue. C’est
oiseaux, “la repro- de nombreuses mantelles dorées Il faut alors trouver un nouveau
le cas des babouins par exemple.
duction est la plus et dendrobates mystérieux. partenaire. Ce fut le cas de TahiQuatre jeunes viennent de voir
difficile à gérer” L’apron, poisson en danger cri- na la lémurienne, partit en
le jour à la Citadelle dont le derrapporte Chris- tique d’extinction, a pondu.
Angleterre pour trouver un nounier fin février. Portés par leur
tophe Ronot. La Prochaine étape au zoo : la nais- veau Jules… I
E.Ch.
mère, ils prennent connaissanCitadelle laisse les sance de tigres, espérée d’ici
Des nouvelles du club des Clairs-Soleils
À Clairs-So, le ballon
tourne à nouveau rond
Le club de football a failli disparaître suite à des arriérés financiers.
L’association s’est séparée de son équipe senior mais relance une équipe
de jeunes. Le président Belkhaïd, entre amertume et espoir, se confie.
âge de l'insouciance. De
l’envie aussi. Une vingtaine de gamins âgés
entre 6 et 15 ans tapent
dans le ballon sur le terrain stabilisé des Clairs-Soleils à Besançon. La poussière vole sous les
crampons des jeunes footballeurs
tout heureux de retrouver un
entraîneur. S’il y a bien une chose qui ne s’est pas envolée : c’est
la motivation de Brahim Belkhaïd. Le président fondateur
du club le montre : “Vous voyez,
les Clairs-So ne sont pas morts !”
lâche-t-il. Ce commentaire n’a
rien du hasard. Il fait suite à une
réflexion qu’il a entendue lors
d’une réunion publique d’un candidat à la mairie de Besançon
qui affirmait que le club était
L’
mort. Le club n’en est toutefois
pas passé loin.
En juin 2013, lors de l’assemblée
générale, le président fait les
comptes. Ils ne sont pas bons.
Les Clairs-Soleils qui vivent
exclusivement d’une subvention
de la Ville doivent 7 000 euros à
trois décideurs : la Ligue de
Franche-Comté, le district de
football et un groupement
d’employeurs. La décision est
prise de ne pas réengager en
2014 une équipe senior : “Elle
nous coûtait trop cher, quasiment
6 000 euros sur un budget de
8 500 ! Entre ceux qui n’ont pas
payé leurs cotisations pour jouer
(60 euros), les cartons rouges à
payer, et le manque de sponsors,
cette équipe nous coûtait de
Brahim Belkhaïd, le président (à droite), et Hassan Yalaoui,
le secrétaire du club des Clairs-Soleils, ravis de voir
à nouveau les jeunes. L’équipe senior a, elle, disparu.
l’argent.” Le président s’en sépare à contrecœur. “Mais il ne faut
pas oublier que nous sommes un
club destiné aux enfants” dit-il.
Quand ils sont sur le terrain,
“c’est autant de temps qu’ils ne
passent pas à traîner dans les
cages d’escaliers ou dehors. Le
but, c’est les occuper” poursuit
Hassan Yalaoui, trésorier et secrétaire.
Actuellement, la vingtaine de
jeunes footeux a la chance de disposer d’un éducateur sportif mis
à disposition par la Ville de Besançon et peut les dimanches aprèsmidi s’entraîner dans le gymnase. Il sera présent au moins
jusqu’en juin. Quant aux arriérés, le club s’est mis en règle :
“Nous avons établi un plan sur
deux ans pour apurer la dette,
explique le président. Nous
sommes en règle et nous avons
payé notre cotisation employeur.”
L’équipe des U13 pourrait
reprendre le championnat. Quant
aux U15, ils le pourront sans
doute l’année prochaine. Malheureusement, l’équipe féminine a disparu.
Heureux de pouvoir à nouveau
accueillir les enfants du quartier (mais aussi d’ailleurs), le
président regrette toutefois des
liens désormais distendus avec
la M.J.C. des Clairs-Soleils. Les
dirigeants ont compris qu’ils
devaient se débrouiller euxmêmes. I
Les perles du conseil
Les phrases-cultes
des élus
Conseil municipal du 20 février 2014
Préambule du maire, candidat à sa réélection. “Nous n’avons pas toujours
été d’accord. Que le meilleur gagne.”
Facile. Jean Rosselot à propos des difficultés liées à l’accès aux informations
lorsque l’on est membre de l’opposition : “C’est 100 fois plus facile d’être à
votre place.”
Réponse de Jean-Louis Fousseret : “C’est pour cela que je veux y rester.”
Maire et cassant. J.-L.F. répond à Frank Monneur qui souhaite développer
les liens économiques vers la Suisse. “Frank, tu sais que je te garde toute mon
amitié mais je te plains. T’entendre dire ça après tes 12 années dans la
majorité, ce n’est pas facile…”
Le coucou et la vache. Adjointe au quartier de Montrapon, Fanny GerdilDjaouat reprend Frank Monneur au sujet du projet “side by side” qu’il a
évoqué. “Il est fréquent, en période électorale, de s’approprier - pour reprendre
une métaphore animalière - comme le coucou le nid des autres. Ce projet est
porté par la Ville ! Pour poursuivre sur cette métaphore : chacun chez soi et les
vaches seront bien gardées.”
Fousseret s’invite chez Gonon ? Le maire questionne Philippe Gonon
(U.D.I.) sur son activité (N.D.L.R. : chef d’entreprise) : “Il me semble Monsieur
Gonon que vous êtes chef d’entreprise : vous m’aviez promis de m’inviter, que je
rencontre votre personnel, vos délégués syndicaux… J’attends toujours ! Je
vous le demande, je veux rencontrer votre personnel.”
La devinette. Jean Rosselot piège J.-L.F. “Connaissez-vous la Jonxion ?”
Réponse du maire : “C’est une salle de musique.” Rosselot le reprend : “Pas du
tout ! C’est un bâtiment qui accueillera tous les sièges des sociétés à proximité
de la gare de Meroux-Moval (90).”
Tourisme. Didier Gendraud veut renouer avec le thermalisme à Besançon.
Douche froide : “Les eaux ont perdu la notion de thermalisme. Il eut été bon de
se renseigner avant” tacle J.-L.F.
Poète. Jean-François Girard fait le bilan de son mandat… en alexandrins.
“Mon mandat se termine, et le temps est venu, de vous dire bien fort, que cela
m’a beaucoup plu.”
“D’aucuns auraient aimé que je leur donne plus (il parle des congrès), d’autres
se sont dits pourquoi autant d’argent ! C’est une aide aux congrès et un très
bon placement, un retour estimé cher à nos ateliers.”
Durant tout ce mandat, je me suis consacré à diffuser la Ville, à mieux la faire
connaître, à vanter ses atouts, son charme et son bien-être.”
Publi-information
Smoke Air :
la référence dans la vente
de cigarettes électroniques
Installée rue de la Madeleine à Besançon, l’enseigne
Smoke Air est reconnue par tous les vapoteurs, y compris
les plus exigeants, qui cherchent des cigarettes électroniques
de qualité et une diversité de parfums subtils.
van Prat est un précur- là qu’il tisse des relations de confianseur dans la vente de ciga- ce avec les vapoteurs bisontins, y
rettes électroniques. Ce compris les plus exigeants, et ceux
professionnel a démarré de toute la France qui commandent
son activité sur Internet, les produits sur son site Internet.
avec un site de vente en ligne “J’ai en magasin plus de vingt sortes
(www.smoke-air.fr) en décembre d’atomiseurs, plus d’une dizaine de
2011, avant d’ouvrir un magasin modèles de kits et 95 parfums difspécialisé rue de la Madeleine. Smo- férents. Nous sommes la référence”
ke Air est une enseigne de réfé- assume Yvan Prat.
rence à Besançon, connue de tous Sur un marché où les vapoteurs
les vapoteurs qui cherchent des peuvent avoir accès à des parfums
cigarettes électroniques de bonne dont la composition est sujette à
facture et une diversité de parfums caution, le responsable de Smoke
de qualité, le tout à des prix acces- Air ne vend que des produits dont
sibles avec en prime un conseil de on peut vérifier la traçabilité. “Je
spécialiste. “Pendant deux ans, j’ai vends les trois grandes marques
vendu les kits les moins chers de françaises : DLice, Vincent dans les
France” souligne Yvan Prat, le fon- vapes et Alsa Liquid. Ces parfums
dateur de Smoke Air. Depuis, la élaborés à partir d’arômes alimenconcurrence s’est intensifiée, mais taires sont contrôlés par les services
le commerçant maintient le cap de compétents de l’État. Je commerla compétitivité sans trahir la cialise par ailleurs la marque amédémarche de qualité dans laquel- ricaine Halo qui est une référence”
le il s’inscrit. C’est sur ce critère- dit-il.
Y
Yvan Prat et Charlotte Arnoux vous conseillent.
Les vapoteurs qui se fournissent te-t-il. Vapoter, c’est un peu comdans ce magasin savent ce qu’ils me goûter un vin.
fument. Une transparence qui ren- Il y a le parfum mais aussi la quaforce le plaisir qu’ils ont de vapo- lité de la cigarette électronique qui
ter. “Nous sommes véritablement contribue au plaisir. Là encore,
sur un produit plaisir, les incon- Smoke Air a un temps d’avance.
vénients de la cigarette tradition- “Toutes les nouvelles marques disnelle en moins. C’est le plaisir du ponibles sur le marché sont ici. J’ai
goût, de la recherche d’arômes ali- aussi ma propre marque Smoke
mentaires subtils et variés” ajou- Air. Les vapoteurs cherchent des
“Nous
sommes
sur un
produit
plaisir.”
appareils performants et confortables qu’ils trouvent chez moi.” Le
premier kit est vendu au prix de
38 euros. “Vous êtes une des rares
personnes à savoir ce qu’elle vend”
fait remarquer un vapoteur à Yvan
Prat. Un compliment qui confirme que Smoke Air est le fournisseur idéal pour vapoter par plaisir sans se faire enfumer. I
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BESANÇON
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Venez des les premiers jours !
18
BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
LE FEUILLETON DU TRAM
À Fort-Benoît depuis le 19 mars
Après les travaux, l’autre chantier
Les essais du tram seront prolongés jusqu’au
terminus de Chalezeule d’ici la fin du mois d’avril.
Maintenant que les gros travaux sont terminés,
il reste une opération tout aussi délicate à mener :
la mise en place du système d’exploitation.
epuis les fenêtres du sixième
étage de la City, siège de la
C.A.G.B., une belle perspective s’ouvre sur le quai VeilPicard. Au premier plan, le pont Canot,
la cité universitaire rénovée et le fameux
encorbellement qui donne au quai toute sa nouvelle attractivité. Nous sommes
dans le bureau du responsable de projet tramway du Grand Besançon, Pascal Gudefin. Si la vue est jolie maintenant que le centre-ville n’est plus un
chantier à ciel ouvert, le responsable
du projet n’est pas pour autant totalement serein. “Vu de ma fenêtre, c’est
encore beaucoup de travail…” confirme-t-il dans un sourire.
Si les gros travaux de voirie et de plateformage touchent à leur fin sur le
tracé du tramway, une dernière phase tout aussi délicate et pourtant moins
visible démarre : la mise en place du
système d’exploitation du tram. “Le
tram, ce n’est pas que la construction
d’une infrastructure, c’est tout un système avec 19 rames, des rails, une alimentation électrique, un système embarqué, un poste centralisé de conduite,
un système de sécurité, une billettique.
Tout le travail de mise en place de ce
système complexe reste à faire et c’est
relativement compliqué” note Pascal
Gudefin.
Sur le plan des infrastructures, le chantier arrive à son terme. Le 19 mars, le
tram
arrive
à
Fort-Benoît,
l’antépénultième station côté Est. “Il
reste encore à poser quelques lignes
aériennes de contact, à réaliser quelques
bouts de trottoirs et certains parkings
pour les riverains. 99 % des travaux
sont terminés.”
Pour que le chantier soit entièrement
terminé, il reste à aménager les deux
dernières stations du parcours : Marnières et Chalezeule. Fin avril, le tram
D
pourra rouler sur l’intégralité du parcours pour les essais. Anomalie provisoire : la station Chalezeule sera plantée au beau milieu des champs en
attendant que la zone commerciale de
Chalezeule soit étendue jusque-là (voir
notre article en page 43). “En attendant que la zone Carrefour s’étende, on
va aménager une voie piétonne qui
rejoindra l’hypermarché sur environ
200 m de long. À terme, ce terminus
sera bien au milieu des magasins”
confirme le responsable du projet.
Une seconde station du tram pose question : l’arrêt Vaîtes, censé irriguer un
nouvel éco-quartier qui ne verra pas
le jour avant deux ans. Là encore, la
station est posée au milieu des champs.
Pour quels futurs voyageurs ? “Il y
aura du trafic dès le démarrage sur
l’arrêt Vaîtes, j’en suis
persuadé, notamment
“Toutes les avec les personnes qui
malfaçons habitent aux alentours
dans le secteur de
seront
l’avenue de la Vaîte” estireprises.”
me M. Gudefin.
À partir du mois d’avril,
les 120 futurs conducteurs du tram bisontin
vont pouvoir se former
à tour de rôle sur
l’intégralité du parcours
à raison de trois
semaines chacun. La
période qui va de fin
avril à fin août sera donc
cruciale pour mettre en
place “le système tram”
et régler tous les incidents potentiels. Et la
répétition générale
grandeur nature, de
5 heures à 1 heure du
matin, aura lieu tous
les jours du 15 juillet
Tout comme la station Vaîtes où pas le moindre
logement n’est encore sorti de terre.
Pendant plusieurs mois encore, le terminus de Chalezeule sera au milieu des champs.
au 30 août. Ce sont les fameux “essais
à blanc”. Plusieurs tests seront effectués durant cette période d’un mois et
demi : l’arrêt d’une, puis de deux sousstations d’alimentation électrique, puis
des simulations d’intervention pour
les pompiers, puis une simulation de
déraillement, du dégagement d’une
rame et la coordination de la billettique qui sera déjà mise en place dès
le mois de mai sur le réseau urbain et
dans les cars Ginko du Grand Besançon. “Il reste énormément de travail,
le système est loin d’être réglé” répète
le chef de projet.
Si les gros travaux de voirie sont terminés, il reste néanmoins à régler un
autre souci : les malfaçons, dont plusieurs centaines auraient été relevées
tout au long du parcours, à l’image de
ces cloques qui sont apparues sur le
revêtement du pont Battant, dues à
une humidité résiduelle constatée au
cours de la pose en novembre dernier.
Ou encore ces joints qui gondolent à
plusieurs endroits du tracé. “Toutes les
malfaçons seront reprises d’ici juin, et
à la charge des entreprises concernées”
promet la C.A.G.B. I
J.-F.H.
20
LE DOSSIER
LES PLUS BELLES DEMEURES À VENDRE
Des maisons ou des appartements à plus de 500 000 euros, il y en a plusieurs dizaines à vendre dans le Grand Besançon. Visite guidée avec La Presse Bisontine.
G Immobilier
Besançon et Grand Besançon
Demeures d’exception : un marché de niche
ont plus de cinquante
ans en général et d’une
catégorie C.S.P. +. J’ai
des clients de Besanla région de la capitale comtoise. Les un goût affirmé pour ces pierres de çon. D’autres ont quitprix de ces habitations démarrent à caractère qui traversent l’histoire, ont té la ville depuis
plus de 500 000 euros environ et dépas- aussi la surface financière suffisante quelques années et décisent le million. Elle a une clientèle pour les acquérir. Tous partagent com- dent d’y revenir s’y inspour cela. “Il y a des gens qui cherchent me autre point commun d’avoir un taller. Récemment, j’ai
des maisons exceptionnelles” remarque attachement particulier pour la vendu une belle maiÉvelyne Schneider. Ces clients qui ont Franche-Comté. “Ce sont des gens qui son à un couple qui
retrouvait la FrancheComté après avoir vécu
“Des gens
sept ans en Angleterre” remarque Évelyne qui ont plus
Schneider.
de cinquante
Ces acquéreurs invesans.”
tissent dans ces
demeures soit pour y
vivre, soit pour y développer, par
exemple, un projet de chambre d’hôte.
Ils sont prêts à mettre le prix pour
devenir propriétaire d’une habitation
qui ne ressemble à aucune autre, qui
a une histoire et qui en général est
agrémentée d’un vaste parc arboré, ce
qui n’enlève rien. Un budget supérieur
à 500 000 euros, voilà le prix de la tranquillité.
“C’est un marché de niche qui n’est pas
forcément simple à travailler. Mais
nous sommes cependant sur des biens
qui, au regard de leur caractère exceptionnel, restent parfois plus faciles à
vendre qu’une maison à 200 000 euros”
observe Emmanuel Guinchard d’Élixim.
“Dès qu’on s’éloigne un peu de Besan-
Le marché des demeures d’exception est spécifique. Il intéresse une clientèle
exigeante, qui a la surface financière pour acheter, mais qui ne court pas les rues.
la tête d’une agence immobilière, Évelyne Schneider
ne commercialise pas seulement
des
biens
d’exception. Elle a cependant en vitrine quelques belles
demeures à vendre à Besançon ou dans
À
L’état du
bien est
un facteur
essentiel
dans le
déclenchement l’acte
d’achat.
çon, à plus de 20 km, ce marché des
biens exceptionnels est un peu plus compliqué” tempère Pierre Garrigues, de
l’agence Vauban à Besançon.
Si il y a une clientèle exigeante pour
ces propriétés uniques en leur genre,
elle n’est pas non plus très importante. “À Besançon, le vrai facteur limitant pour la vente de biens d’exception,
c’est qu’il n’y a pas de grosses industries, donc pas forcément de très hauts
revenus. Même les cadres de la fonction publique n’ont pas forcément les
moyens de se payer des biens à
500 000 euros ou plus. Il reste quelques
professions libérales, médecins spécialisés par exemple mais leur nombre
n’est pas non plus énorme. Notre secteur n’est finalement pas si riche” estime un promoteur de la place.
L’état du bien, autant que sa situation
géographique, sont des éléments décisifs de la vente. Ces demeures trouvent en général plus facilement acquéreur lorsqu’elles sont rénovées. Pierre
Garrigues a pu le constater. “Même
dans les biens d’exception, ce qui joue
beaucoup, c’est leur état. Je prends
l’exemple d’un appartement en plein
centre-ville qu’on n’arrive pas à vendre
alors qu’il est à 1 900 euros le mètre
carré, tout cela parce que l’état général du bien n’est pas top.” Parfois,
l’intérieur de ces habitations n’est pas
à la hauteur de l’enveloppe. Sauf à
revoir le prix à la baisse, ces biens peuvent rester longtemps sur le marché. I
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
G Témoignage
Un patrimoine menacé
La rénovation plutôt
que la destruction
G Exemple
21
Agence Schneider
Ces demeures de caractère…
Si elle n’avait pas acquis la demeure dans laquelle elle vit
aujourd’hui, Isabelle est convaincue qu’au regard de son emplacement, elle aurait été convoitée par un promoteur et détruite.
sabelle est propriétaire d’une belle
demeure dans un quartier prisé de
Besançon. Sa maison qui a été
construite dans les années vingt trône sur un terrain de dix ares à deux pas
de la Boucle. “C’est un havre de paix”
confie la propriétaire qui a entièrement
rénové cette habitation aménagée sur
trois niveaux de 160 mètres carrés chacun. Elle est allée au bout de son projet, persuadée de contribuer à la sauvegarde du patrimoine bâti de Besançon.
Dans le même temps, en agissant ainsi, Isabelle a ressenti une certaine fierté à préserver l’âme et l’histoire de cette maison qui a été construite par une
famille juive dont plusieurs de ses
membres ont été déportés pendant la
seconde guerre mondiale. “L’histoire est
émouvante. J’ai rénové cette maison dans
son esprit d’origine” explique Isabelle
qui a investi plus de 400 000 euros dans
ce chantier.
La propriétaire a la certitude que si cette demeure était tombée entre les mains
d’un promoteur moins sentimental, il
n’en resterait plus une trace à l’heure
actuelle. “Les 10 ares de terrain sont
constructibles. Là où ils sont placés, la
maison aurait sans doute été démolie
pour bâtir à sa place un immeuble de
plusieurs étages comme le permet de
I
Située à deux pas du centre-ville,
cette belle demeure offrant de belles
prestations est à vendre à un prix inférieur à 800 000 euros.
Cette maison de maître de 400 mètres
carrés, située au cœur d’un parc de 2
hectares arboré et traversé par un cours
d’eau se situe dans le Grand Besançon.
Son prix est inférieur à 900 000 euros.
La belle demeure a été
entièrement rénovée.
coefficient d’occupation des sols” ajoute-t-elle. L’histoire ne fait pas le poids
face à la recherche de rentabilité propre
au marché de l’immobilier.
Néanmoins à Besançon, ils sont quelques
rares promoteurs à être attentifs à la
sauvegarde du patrimoine bâti. Parmi
eux, il y a Fabrice Jeannot, responsable
de la S.M.C.I. et de Pierre et Vie, qui se
démarque sur le marché immobilier par
la qualité de ses programmes de rénovation en particulier au centre-ville. I
Voici une superbe propriété du XVIIIème
siècle située dans la région de Besançon.
Elle est située au cœur d’un parc arboré de
91 ares. Prix supérieur à 1 million d’euros.
Cette demeure du XVIème siècle de 300
mètres carrés se situe dans la vallée de
la Loue. Une piscine a été aménagée sur
un terrain d’1 hectare arboré et clos.
22
DOSSIER
DOSSIER
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
LES PLUS BELLES MAISONS DU GRAND BESANÇON
G Secteur Cussey-sur-l’Ognon 730 000 euros
Le style californien à 20 km de Besançon
Un hectare de terrain en haut d’une colline, sans
vis-à-vis, une piscine dotée d’un pool-house avec
jacuzzi et salle de fitness sont les atouts
remarquables de ce bien immobilier d’exception.
lle est présentée par trouvent qu’elle est à peine éloil’agence qui la vend com- gnée du centre de Besançon. Il
me une “exceptionnelle est vrai que ce marché des biens
maison contemporaine.” On ne exceptionnels, ça devient un peu
pourra pas contester ce quali- plus difficile dès qu’on s’éloigne
ficatif : pour l’amateur du sty- un peu de Besançon. Sinon, cetle “villa californienne”, on ne te maison a vraiment tout pour
peut rêver plus belle opportu- plaire.” Le bien est d’autant plus
nité dans le Grand Besançon. rare que selon l’agent qui a reçu
L’exceptionnel a un prix : le mandat de vente, “les mai730 000 euros.
sons récentes à toit plat et disDans Besançon où en extrême posant d’une grande surface sont
proximité de la très prisées et il n’y en a pas
capitale comtoise, beaucoup sur le marché.”
“Il n’y en ce bien aurait sans À l’actif de cette demeure ultradoute immédiate- contemporaine, on peut signaa pas
ment trouvé pre- ler une magnifique cuisine tout
beaucoup neur. Là, il faut fai- équipée ouverte sur la terrasre une vingtaine de se, ce grand terrain de quasisur le
kilomètres et même ment 1 hectare orienté plein
marché.” franchir la frontiè- Sud, et, à côté de la piscine (carre entre Doubs et relée de faïences), un superbe
Haute-Saône pour pool-house doté d’un jacuzzi,
découvrir ce petit d’un hammam et d’une salle de
joyau contempo- fitness, dans lequel on pourrait
rain. Selon l’agence sans problème aménager deux
qui l’a mis en ven- autres chambres. La maison en
te, “c’est le seul possède déjà trois ainsi qu’un
argument des éven- grand bureau. I
J.-F.H.
tuels acquéreurs qui
E
G Les Montboucons 598 000 euros
La maison dispose d’une surface annoncée de 240 m2 habitables.
G Palente
16 ares de terrain
Une maison d’architecte à terminer Maison de charme rue de Belfort
Un autre bien d’exception est en vente, à Besançon cette fois-ci, dans le quartier des Montboucons. Il reste toutefois quelques travaux de finition à engager.
Affichée à 630 000 euros, la maison de caractère a tout pour plaire. C’est son
emplacement au bout de la rue de Belfort qui semble provoquer les réticences.
our les amateurs de
cachet aux moyens plutôt confortables, c’est
peut-être l’occasion à saisir. Cette plantureuse maison construite en 1933 offre une surface de
210 m 2 habitables sur trois
niveaux. Son emplacement tout
au bout de la rue de Belfort
semble être (avec son prix élevé mais sans doute justifié), le
seul inconvénient de ce bien
immobilier doté de grandes
fenêtres en arrondi donnant
P
côté Sud. Les espaces de vie au me étage (sans doute à rafraîcharme certain sont “spacieux, chir) et de deux beaux salons.
chaleureux et agréables” pro- À l’extérieur, le terrain de 16
met le vendeur. La ares clos dispose d’une piscine
maison est dotée de et d’un beau pool-house doté
Une très très beaux volumes d’une douche et d’un coin cuiavec triple récep- sine. Les grands arbres donbelle
tion face au jardin nent aux extérieurs un charme
entrée
et à la piscine bucolique. Pour devenir prochauffée, quatre priétaire de cette demeure de
avec
chambres et une caractère, il faut débourser la
escalier. salle de billard, une bagatelle de 630 000 euros. La
très grande salle taxe foncière liée à ce bien s’élève
de bains au deuxiè- à 2 275 euros par an. I
Le projet d’architecte est alléchant. La maison est quasiment terminée.
est peut-être encore une fois la piscine terminer les travaux” note l’agence immobilièentourée d’une magnifique terrasse de re à qui le vendeur a confié ce bien.
110 m2 qui devrait emporter l’adhésion
La maison est en vente depuis cet
des potentiels acquéreurs. Mais peut-être aushiver. Construite en L, elle a déjà
si la suite parentale de 38 m2 avec dressing, ou “Il faut
reçu plusieurs visites d’acquéreurs
encore les trois salles de bains. Pour devenir donc
intéressés mais la vente bute toupropriétaire de ce bien, il faudra d’abord signer
jours pour l’instant sur ces nécesun chèque de 598 000 euros. Mais ce n’est pas imaginer saires travaux à ajouter à un budtout. “Cette maison n’est pas tout à fait termi- le budget.” get déjà assez lourd. “On a eu une
née. Il y a encore des sols et des peintures à faiproposition il y a quelques jours,
re. Le plus gros est fait, il n’y a que des finitions
qu’il reste à confirmer” ajoute
à apporter. Il faut donc imaginer le budget pour
l’agence. I
C’
Une maison de caractère au cachet classique.
DOSSIER
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014 23
G Appartement
Square Saint-Amour
498 000 euros pour 163 m2
C’est dans un des immeubles les plus emblématiques du
centre-ville de Besançon que l’agence Vauban a mis en vente
cet appartement au quatrième étage, lumineux et séduisant.
L’immeuble cossu du 7, square saint-Amour a été construit en 1864.
es propriétaires de cet appartement lumineux qui court sur trois des quatre façades
de cet immeuble cossu ont accepté une
petite concession en baissant le prix de vente de
quelques milliers d’euros afin qu’il se situe à peine en dessous de la barre des 500 000 euros. Même
dans les biens haut de gamme, les seuils psychologiques ont leur importance.
Nous sommes ici au quatrième étage d’un des
immeubles classés les plus prisés de Besançon,
au cœur de la Boucle, square Saint-Amour. Le
quatrième étage offre une vue étonnante sur la
ville et permet à cet appartement de 163 m2 au
décor raffiné d’être baigné de lumière. On notera par exemple une magnifique salle de bains
avec baignoire d’angle qui reçoit la lumière de
toutes parts. Si l’appartement n’a pas encore trouvé acquéreur, c’est sans doute à cause de son seul
défaut : l’absence d’ascenseur. Une carence qui
devrait être comblée prochainement selon la pro-
L
Pierre Garrigues, de l’agence immobilière Vauban :
“On se situe à environ 3 100 euros du mètre carré, contre plus
de 4 000 dans certains programmes neufs actuels.”
z
e
g
na rieurs
é
Amexté
vos
priétaire qui pense que “les copropriétaires devraient
se mettre d’accord bientôt pour équiper l’immeuble
d’un ascenseur.” L’agence Vauban qui a mis ce bien
en vente au début de l’hiver constate d’ailleurs
un engouement certain, surtout depuis que les
beaux jours sont revenus.
L’appartement entièrement parqueté est doté de
trois belles chambres, un double
séjour d’environ 65 m2, d’une cuiUn grand
sine quasiment neuve et de
quelques détails charmants combalcon fait
me ces nombreux placards inséle tour de
rés dans des portes ou ce grand
l’appartement. dressing. Plusieurs cheminées,
dont une dans la chambre principale, renforcent encore son charme. Un grand balcon fait le tour
de l’appartement qui fait face au
soleil de l’après-midi. I
J.-F.H.
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les beaux jours
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24
DOSSIER
DOSSIER
G Besançon
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
1,5 million d’euros
Luxe et design…
Cette maison serait, selon l’agence qui vend ce bien, l’unique
demeure conçue par un architecte à acquérir à ce prix-là.
Elle est située dans un quartier bisontin.
e bien est d’exception. Le
prix aussi. Et pourtant,
Stéphanie Germain, courtier immobilier à l’agence Swixim
est confiante : “Cette maison se
vendra” dit-elle. Soit à des étrangers ou à des Parisiens, voire à
des locaux.
Mise en vente il y a peu de temps,
cette demeure moderne et
contemporaine installée sur un
terrain de 33 ares se situe dans
un quartier bisontin. Elle serait,
L
à en croire l’agence, “unique car
c’est une maison d’architecte
récente à Besançon. À ce prix-là,
ce sont plus souvent des demeures
historiques.” Sur le site “leboncoin”, c’est le seul
bien immobilier en
Des
Franche-Comté qui
matériaux atteint la telle somme d’1,5 million
haut de
d’euros.
gamme.
“Cette maison spacieuse dispose d’un
grand espace de vie de 350 m²,
de 4 chambres, de matériaux
haut de gamme offrant un cadre
verdoyant et calme sur terrain
de 3 300 m² clos et arboré aux
portes du centre-ville” détaille
Stéphanie Germain. La piscine
de 12 mètres par 6 est chauffée.
Elle dispose d’un jacuzzi et d’un
garage triple. “Et en plus, elle se
situe à 2 minutes de l’autoroute” enchérit l’agence immobilière. I
Sur un terrain de
33 ares, clos et
arboré, cette
maison d’architecte
est à vendre.
Si vous avez un
coup de cœur pour
le canapé ou le
billard, peut-être
arriverez-vous à les
négocier dans la
vente.
Du contemporain
chic et choc.
G Besançon 940 000 euros
G Besançon Un appartement à 655 000 euros
Une vue à couper le souffle
L’appartement tient
le haut du pavé
Si la maison, de 315 m2 est d’exception, c’est en grande partie
grâce à ses prestations mais surtout à son implantation.
À proximité de
la Boucle, cet
appartement de
193 m2 se négocie
à 655 000 euros.
roche de la Boucle, cet
appartement
de
193 m2 avec une vue
que l’agence Innov’Immobilier dit “à couper le souffle”,
est composé de 4 chambres, d’un
bureau, d’une belle pièce de vie
lumineuse donnant accès sur une
P
terrasse exposée Sud-Sud-Ouest,
et d’une cuisine équipée. Ce bien
est situé dans une copropriété
de standing avec piscine et gardien.
Son garage double et son chauffage au sol basse température
finiront de vous séduire. I
La vue sur
le centreville et la
Citadelle de
Besançon.
a vue est magnifique. Les prestations le demeure d’exception bénéficie de prestations
sont tout autant. Cette maison d’une sur- haut de gamme avec notamment la piscine et
face de 315 m2 vendue par l’agence un sauna. Elle est surtout située à quelques
Innov’Immobilier de Besançon est située dans minutes du centre-ville. Son prix : 940 000 euros.
le quartier de Bregille, sur les contreforts de C’est la valeur pour admirer les remparts de la
Besançon. Sur un terrain clos et arboré, cette Citadelle le matin en buvant son café. I
L
Piscine et
sauna pour
cette
maison de
315 m2
affichée par
l’agence
Innov’
Immobilier
à 940 000
euros.
L’appartement de 193 m2 est exposé au Sud.
DOSSIER
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014 25
G École-Valentin
590 000 euros
“À proximité de la gare, je vends vite et bien”
Les secteurs d’Auxon, Franois, Pirey, Devecey, Geneuille, École-Valentin, Châtillon-le-Duc, sont désormais plus prisés que ceux de Montfaucon témoigne un
expert. Cette demeure, proche d’École-Valentin, pourrait vite trouver preneur.
es biens que je possède
à proximité de la gare
T.G.V., je les vends vite
et bien. Pour les biens haut de gamme, il y a toujours une clientèle”
rapporte Philippe Bozon, de l’agence Swixim à Besançon.
Exemple d’un bien qu’il pense
vendre “rapidement” en 2014, cette maison sise à proximité d’École-Valentin dont la mise à prix est
affichée à 590 000 euros. “Je ne
m’inquiète pas. Nous avions une
demeure de haut standing à proximité de la gare qui a été vendue
“L
une première fois et qui est à nouveau vendre à 730 000 euros. Elle
trouvera preneur d’ici 3 à 6 mois”
assure-t-il.
Selon lui, ce secteur
bisontin proche de la
“3 à 6
Haute-Saône résismois pour te le mieux à la crise comparativement
vendre.”
à Montfaucon ou à
l’Est de Besançon où
il serait plus difficile de vendre. “Avec
la gare T.G.V., j’ai
chaque année entre
3 et 4 Parisiens qui achètent. En
prenant le T.G.V., ils arrivent du
bon côté de Paris : à la gare de
Lyon. Les autres recherchent l’accès à l’autoroute, les commerces,
les écoles et les collèges… et les
taxes moins chères qu’à Besançon”, ajoute Philippe Bozon.Vendre
un bien à 200 000 euros serait
aussi difficile qu’un bien à
400 000 euros. Si le marché du
“haut de gamme” se maintient,
l’agent immobilier prévoit néanmoins une chute de 10 % du marché cette année. I
Maison affichée
à 590 000
euros, sise à
proximité
d’ÉcoleValentin.
Une piscine et
pas de vis-à-vis.
La cuisine est
contemporaine.
26
RETOUR SUR INFO - LE GRAND BESANÇON
L’actualité bouge, les dossiers évoluent.
La Presse Bisontine revient sur les sujets
abordés dans ses précédents numéros,
ceux qui ont fait la une de l’actualité du
Grand Besançon. Tous les mois,
retrouvez la rubrique “Retour sur info”.
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Le service de
médecine légale recrute
epuis quelques jours, une petite annonce
circule sur Internet. Elle provient du Service de Médecine Légale de Besançon qui
recrute un professionnel de santé pour combler un poste de praticien hospitalier désormais
vacant. Jusque-là, il n’y a rien que de très banal.
C’est le contenu de l’annonce qui l’est moins. Alors
D
Orange recrute des jeunes francs-comtois
eudi 13 mars, Daniel Bonnet, délégué régional d’Orange en Franche-Comté a présenté le programme de recrutement de
jeunes en alternance au lycée Montjoux de
Besançon. L’opérateur compte déjà 5 000
jeunes alternants sur le territoire national, en
contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Il lance aujourd’hui un plan
de recrutement de 1 000 alternants supplémentaires sur les métiers du Très Haut Débit
(4G, Fibre), pour construire les réseaux de
demain. “L’ambition de ce plan est forte puisqu’Orange proposera un C.D.I. à 800 d’entre
eux après l’obtention de leur diplôme : 400 en
2015 puis 400 en 2016” note le délégué régional.
Sur la direction Orange Est (Alsace, Lorraine,
Clément Bertrand, apprenti chez Bourgogne et Franche-Comté), 380 alternants
Orange après un Bac Pro au lycée Montjoux ont déjà été recrutés, dont une cinquantaine
et Emmanuel Gay, son tuteur. en Franche-Comté répartis sur les quatre
J
départements. Les alternants sont majoritairement positionnés sur des métiers liés au
domaine client et à la technique (techniciens
réseaux, informatique…). “80 jeunes supplémentaires en alternance seront accueillis à la
rentrée 2014 dont une vingtaine en FrancheComté. Ces nouveaux recrutements seront
réalisés dans deux établissements partenaires
de longue date d’Orange, le lycée Montjoux à
Besançon et l’I.U.T. de Belfort-Montbéliard”
ajoute Daniel Bonnet.
Orange est partenaire du Lycée Montjoux dans
le cadre de l’apprentissage depuis plus de
cinq ans. Dix-sept jeunes scolarisés dans cet
établissement ont été accueillis en stage chez
Orange. Cette année, l’Unité d’intervention de
Bourgogne-Franche-Comté va accueillir 27
nouveaux apprentis sur les métiers du Très
Haut Débit. Les niveaux recherchés sont des
Bac à Bac + 3. I
qu’il faut s’attendre à ce que ce service recrute un praticien hospitalier
pour en remplacer un autre, spécialisé en médecine légale, on lit que
“les compétences requises - pour le
poste - sont celles d’un médecin généraliste, même peu expérimenté.”
Allons bon, l’expérience n’est donc
pas un critère prioritaire du recrutement. Pourtant, lorsqu’on sait
l’importance de l’examen du médecin
légiste dans une affaire, on se dit qu’il
vaut mieux que le praticien sache de
quoi il parle. “La médecine légale est
un outil indispensable d’aide à l’enquête
policière et judiciaire, nécessaire au
bon fonctionnement du service public
Un
de la justice et à la manifestation de la
généraliste,
vérité” souligne le ministère de la Sanmême peu
té. Le diagnostic du légiste est donc
essentiel.
expérimenté.
Le service de médecine légale de Besançon dissipe toute ambiguïté par rapport à cette annonce. Le médecin recruté bénéficiera
d’une formation médico-légale “dans le service par
compagnonnage, et dans un deuxième temps en suivant le cursus de la capacité de pratiques médico-judiciaires.” Autrement dit, le nouveau venu ne sera pas
lâché dans la nature, mais il bénéficiera d’un encadrement spécifique et agira sous le contrôle de médecins expérimentés qui superviseront ses diagnostics
afin de garantir la qualité de l’expertise. Rassurant. I
Une seconde liste à École-Valentin
e maire sortant Yves Guyen ne sera pas seul
dans la course aux municipales dans sa commune d’École-Valentin. Lui qui brigue un
deuxième mandat de maire aura face à lui une
liste conduite par André Racine qui a monté un
programme avec ses co-listiers, “axé autour de
la maîtrise des dépenses publiques” dit-il. “Notre
groupe, sans étiquette politique, constitué d’anciens
et de nouveaux Écovaliens, d’actifs et de retraités, ayant à cœur la prise en compte de toutes
les sensibilités dans la vie quotidienne de notre
commune, exprime sa volonté de construire un
nouveau projet.” Parmi les engagements de la
liste Racine, on peut citer notamment au chapitre de la transparence, “une évolution du site
Internet de la commune destiné à le rendre plus
interactif la mise en ligne des délibérations du
conseil municipal, une présentation claire et synthétique du budget annuel et une communication accrue sur tous les sujets majeurs, tel que
le Plan Local d’Urbanisme en cours d’élaboration.”
Les co-listiers de la liste Racine appellent également de leurs vœux une rigueur avec “la maî-
L
trise des dépenses publiques, la hiérarchisation
et la programmation des projets et la réponse
systématique à tous les courriers et courriels
reçus en mairie.” Ils souhaitent aussi “des comités consultatifs qui élargissent la réflexion aux
citoyens volontaires.” La liste réclame plaide aussi pour “le renforcement des liens
avec les communes voisines au
Améliorer
sein d’une intercommunalité assules entrées mée.” En matière de cadre de
vie, ils ont le projet “d’améliorer
de la
les entrées de la commune, pour
commune.
qu’elles soient plus lisibles et
mieux identifiées, plus faciles
d’accès et plus accueillantes et
réduire les nuisances sonores en
revendiquant auprès des partenaires institutionnels la construction de protections phoniques.”
Sur le plan économique figure
notamment le projet de “redynamiser la zone commerciale de
Valentin.” I
Les 19 co-listiers conduits par la tête de liste André Racine.
LE GRAND BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
27
SAINT-VIT
Le voisin jurassien veut croire à son parc éolien
Éoliennes :
“On continue à travailler,
mais pas à s’obstiner”
Période électorale oblige, le projet d’éoliennes à Gendrey (Jura) situé à 10 km de SaintVit est au point mort. Ce qui n’empêche pas le président de la communauté de communes de Jura Nord d’y croire encore, même s’il ne veut pas raviver les tensions.
es Jurassiens ne veulent plus
trop se mouiller. À 13 kilomètres
de Saint-Vit, le calme est revenu dans les villages de Gendrey,
Sermange et Saligney, jadis secoués
par un projet éolien. Les moulins à
vent, qui pouvaient être visibles depuis
le Doubs, sont encore dans les cartons
au grand regret de Denis Jeunet, le
président de la communauté de communes de Jura Nord qui regroupe
10 000 habitants : “C’est un projet qui
a créé des tensions dans les villages
convient-il. Pour l’instant, on continue
à travailler mais on ne va pas s’obstiner.
Nous sommes toujours favorables à ce
projet évalué à 40 millions d’euros et
qui nous rapporterait 120 000 euros
par an de taxes. Elles doivent financer deux groupes scolaires d’une valeur
de 7 millions d’euros” explique le pré-
L
Entre 9 et 11 éoliennes non loin de Saint-Vit ?
SOLIDARITÉ
sident, qui est aussi conseiller municipal à la ville d’Orchamps et candidat à sa réélection au poste de président. Entre 9 et 11 éoliennes sont
programmés dans ce projet. Elles
s’étendraient sur un massif entre Doubs
et Ognon. La période électorale n’est
donc pas le meilleur moyen pour faire avancer un dossier déjà
retardé sur décision du préfet.
Des
Rappel des faits : le dépôt
chauves- du dossier du projet éolien
souris
la Comtoise est officialisé
bloquent depuis août 2012. En
décembre 2012, l’État
le projet. retoque le projet au motif
que la zone accueille une
espèce sur la liste rouge
des espèces en danger. Il
s’agit d’une chauve-souris
qui vit dans les anciennes mines de
sel exploitées jadis dans cette partie
limitrophe avec le Doubs. “On en a
beaucoup appris sur le Minioptère de
Schreibers, cette chauve-souris qui va
à Besançon la nuit, manger les insectes”
relate Denis Jeunet.
Au maître d’ouvrage de démontrer via
des études que le projet ne sera pas
impactant pour cette espèce. Pour les
villages réticents (Ougney, Vitreux,
Pagney), c’est l’attente. Quant à la
question de savoir si les éoliennes pourraient être visibles depuis Saint-Vit,
le président de la communauté de communes répond que “non”. Comme c’est
souvent le cas avec les projets de zone
de développement éolien, il va falloir
patienter. Pour le bonheur de certains,
au regret des autres. I
E.Ch.
Après trois mois de fonctionnement
“La dépanne”, port d’attache
des étudiants en situation de précarité
Les étudiants de l’I.R.T.S.
ont créé “La dépanne”,
une épicerie solidaire pour
les étudiants. Ils viennent
d’obtenir le soutien des
clubs Rotary de
Besançon qui les aident
dans leur action.
a dépanne” ouvre ses
portes deux heures par
semaine. Tous les mardis
soir de 18 h 30 à 20 h 30,
depuis le mois de janvier, l’association
accueille rue du Professeur Haag des
étudiants en situation de précarité.
Ils viennent chercher auprès de cette
épicerie sociale des denrées alimentaires pour une semaine. “On accompagne plus de 70 personnes. De semaine en semaine, de nouveaux
dossiers sont déposés. Il
“De
nous arrive de faire aussi
nouveaux du dépannage d’urgence”
observe Vincent Gayet, le
dossiers président de “La dépanne”
qui travaille en collaborasont
tion avec la Banque alidéposés.” mentaire.
L’association est née il y a
quelques mois à l’initiative
des étudiants de l’I.R.T.S.
(Institut Régional du Travail Social) à la suite d’un
travail qu’ils ont réalisé
sur la précarité étudiante
Renseignements :
Le Rotary soutient La dépanne. Le
26 avril à 20 heures au Grand Kursaal,
il organise une soirée de gala au profit de cette association. Repas servi
par Thierry Garny, musique, spectacle
de grande illusion, close up, humoriste, danse. Prix 50 euros. Tenue de soirée. Réservation Roger Territoire
dʼHomme : 03 81 81 43 77.
“L
“La dépanne” accueille déjà 70 étudiants 17, rue du Professeur Haag à Besançon.
à Besançon. “On s’est aperçu que beaucoup d’associations caritatives donnaient priorité aux familles. Il n’y avait
plus de dispositif d’accueil réservé spécialement aux étudiants. Beaucoup
d’entre eux nous ont confié avoir rencontré des travailleurs sociaux pour
obtenir une aide alimentaire. Mais ils
se sentaient gênés d’aller dans une
structure qui accueille des familles en ces clubs proposent une soirée au Kursituation de précarité pour la deman- saal, autour d’un repas préparé par
Thierry Garny. Musique, close up, dander” ajoute-t-il.
À “La dépanne”, les étudiants sont chez se et humour viendront ponctuer ce
eux. 25 bénévoles se mobilisent pour gala organisé au profit de “La dépanfaire fonctionner la boutique. Récem- ne”. “L’action de cette association répond
ment, l’association a reçu le soutien à nos objectifs : jeunesse, éducation et
des cinq clubs Rotary et du Rotaract action locale forte. C’est notre devoir
de Besançon. Le 26 avril, à 20 heures, de rotarien de privilégier des jeunes
qui veulent s’en sortir par les études”
explique un rotarien.
“La dépanne” apprécie. “C’est un appui
considérable. Les rotariens sont des
personnes qui sont aussi force de proposition. Ils nous accompagnent dans
le développement de nos projets. Actuellement nous sommes à la recherche
d’une autre salle pour accueillir les
étudiants à qui nous voulons proposer d’autres services” poursuit Vincent
Gayet.
Outre l’aide alimentaire, l’association
travaille sur l’idée de louer aux étudiants des appareils électroménagers
comme des petits frigos, des planchas,
des fours à raclette. Le but est
d’améliorer le confort quotidien de ce
public tout en lui permettant de créer
du lien social. Actuellement, les étudiants les plus en difficulté sont les
étudiants étrangers et ceux qui ont
un budget alimentation trop restreint
pour faire plus d’un repas par jour. I
28
LE GRAND BESANÇON
MUNICIPALES
La candidate aux législatives
Françoise Branget invente le concept
de “démocratie en marche”. Des
randonnées d’1 h 15 où on parle de
politique, en toute décontraction.
L’ancien maire Robert Valfrey de retour dans
la course.
etite bourgade, grands enjeux. À Osselle
(416 habitants), le maire sortant Michel
Lartot est candidat à sa propre réélection.
Il trouvera face à lui une ancienne connaissance : Robert Valfrey, maire de 1983 à 1995.
L’ancien édile veut (re)donner un souffle à ce village, qui dit-il, “s’est endormi. On est à la traîne
par rapport aux autres communes.” L’une de ses
vives critiques : la plage d’Osselle. “En 13 ans, la
mairie a englouti 300 000 euros, soit environ
25 000 euros par an, en raison d’un bail commercial qui la pénalise. Cette solution est inacceptable. Il n’appartient pas aux contribuables de
supporter les errements de l’assemblée communale. Il faut rediscuter avec le gérant et avec le
Grand Besançon pour en faire un vrai lieu touristique” dit-il. Osselle et le gérant de la plage
sont en conflit judiciaire depuis plusieurs années.
L’élection promet d’être serrée : 23 candidats se
sont positionnés pour 11 postes. I
AGRICULTURE
MUNICIPALES
Osselle
23 candidats
pour 11 postes
P
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Chalezeule
Un duel homme-femme
Joëlle Comte a réuni autour d’elle une équipe nommée “Un souffle nouveau pour Chalezeule
votre village”. Christian Magnin-Feysot, de l’équipe sortante, conduit la liste “Chalezeule demain”.
e maire sortant Raymond Reylé, 74
ans, ne brigue pas de quatrième
mandat dans cette commune de
1 234 habitants. Deux listes se disputent le siège laissé vacant. Honneur
au(x) dame(s) puisque la liste “Un souffle
nouveau pour Chalezeule votre village”
est menée par Joëlle Comte. Jadis maire
de Vaire-Arcier (1995 à 2001), cette femme âgée de 61 ans - retraitée de la fonction territoriale - habite Chalezeule depuis
les années 2000. Sa liste est composée de
8 femmes et 7 hommes. “Nous réunissons
tous les âges, tous les quartiers, nous voulons réformer, améliorer mais ne pas casser ce qui a été fait par le passé. Je veux
une campagne apaisée” synthétise la chef
de file.
Mercredi 12 mars, lors d’une réunion
publique, la liste a réuni plus de 80 personnes : “Avec un seul sortant, nous n’avons
pas de bilan à défendre bien sûr, admet
la tête de liste, mais nous avons présenté nos pistes de travail comme renforcer
la cohésion et la solidarité dans la commune, mettre un terme à tous les facteurs
d’insécurité que ce soit routière ou autre,
améliorer le système d’aménagement des
rythmes scolaires, réfléchir
à une liaison douce villa“Un
ge-terminus tram, élabobeau défi” rer un plan d’accessibilité
universelle et le débuter, le
dit-elle.
tout sans accroître la fiscalité et en évitant de recourir encore à la dette. Un
beau défi !” conclut Joëlle
Comte.
Face elle, l’équipe menée
par Christian Magnin-Feysot, premier adjoint sortant, intitulée “Chalezeule demain”.Avec lui, quatre
conseillers et adjoints le
suivent. À l’heure où nous
bouclions ces lignes, nous
ne disposions pas de la photo de cette liste. I
L
L’équipe
conduite
par
Christian
MagninFeysot.
L’équipe
de Joëlle
Comte.
Aude Chognard
Un projet de chèvrerie dans les “alpages” de Montfaucon
À 26 ans, Aude Chognard envisage de construire une chèvrerie à Montfaucon
sur la route du ranch. Le bâtiment de 350 mètres carrés abriterait pour
commencer une quarantaine de bêtes et un atelier de fabrication de fromages.
Aude Chognard au milieu de ses chèvres, un animal “curieux et sympa”
qu’elle affectionne particulièrement.
ude Chognard a installé me à Montfaucon. Le reste de la
sa chèvrerie dans la fer- production fromagère sera comme familiale à Dammar- mercialisé dans les fruitières du
tin-les-Templiers. Son éle- secteur” annonce Aude Chognard
vage caprin compte une quinzaine qui touche au but.Il lui reste encode bêtes.Avec leur lait, elle vient re à régler quelques questions de
de fabriquer ses premiers fro- financement.
mages dans son atelier de trans- Pierre Contoz, le maire de Montformation. Petit à petit, son entre- faucon, attend ce projet avec impaprise agricole prend forme. Mais tience car il répond à deux prince n’est qu’un début. Car Aude cipes défendus par cette
Chognard a un projet plus ambi- municipalité. Le premier est de
tieux. À 26 ans, la jeune femme favoriser le développement de
qui achève sa formation à l’E.N.I.L. l’agriculture périurbaine.“Deuxiè(école nationale de l’industrie lai- mement, nous avons la volonté de
tière) de Poligny, envisage ne pas laisser se dégrader les payd’installer sa chèvrerie à Mont- sages. Pour nous, le gestionnaire
faucon. Elle prévoit de construi- idéal des espaces est l’agriculture”
re sur cette commune un bâtiexplique le maire.
ment de 350 mètres carrés qui
La commune va
abritera une quarantaine de “C’est
louer à Aude Chochèvres pour commencer et un
gnard 28 hectares
atelier de transformation. Son un choix
de terres (dont 18
projet est ficelé. “Cela a pris du de vie.”
qui ont été acquis
temps. J’ai commencé le parcours
à l’armée par la
à l’installation fin 2012. Il y a
mairie en 2012) où
beaucoup de démarches admigambaderont les
nistratives à entreprendre.Le plan
chèvres. Rien de tel
de développement économique est
qu’un
élevage
presque bouclé. J’ai fait mon étucaprin
pour
de de marché. Je disposerai d’un
débroussailler les
magasin de vente directe à la ferespaces naturels.
A
“Nous n’avons qu’une contrainte
par rapport à ce projet, c’est que
nous devons procéder à une modification simplifiée du P.L.U. Le
secteur où Aude Chognard envisage d’installer sa chèvrerie se
situe en zone naturelle. Il faut la
transformer en zone agricole” précise Pierre Contoz. Ce changement passe par une enquête
publique qui pourrait avoir lieu
en septembre.
Aude Chognard va patienter,
même si elle a hâte de concrétiser ce projet qu’elle a pris le temps
de mûrir pendant plusieurs
années. Elle a le virus de
l’agriculture depuis l’adolescence.
Mais sur les conseils de son père
agriculteur lui-même, elle s’est
exercée à un autre métier avant
de revenir à ses premières amours.
La jeune femme a un bagage de
designer de produit et maquettiste prototypiste. Elle a travaillé
pendant deux ans à Annecy dans
ce domaine avant de revenir à
l’agriculture. “Je ne le regrette pas.
C’est un choix de vie” confie-t-elle.
Une vie qu’elle savourera dans
quelques mois sur les “alpages”
de Montfaucon. I
LE GRAND BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
DANNEMARIE-SUR-CRÊTE
29
Foncier agricole
Agriculture et urbanisation ne font pas toujours bon ménage
En dix ans, l’agriculteur Didier Vuillin estime avoir
perdu une quinzaine d’hectares de terre agricole
entre Saint-Vit et Dannemarie-sur-Crête au profit
du développement des zones d’activité.
n estime que tous les dix ans, a les routes, les réseaux, il manque peu
la surface de terre agricole qui de chose pour les transformer. À Dandisparaît en France est équi- nemarie-sur-Crête, on a perdu trois hecvalente à celle d’un départe- tares il y a deux ans. Sur Saint-Vit, on
ment. Dans le Doubs, en 20 ans, près nous a supprimés une dizaine d’hectares
de 13 000 hectares de terre ont été sup- de bon terrain pour installer des entreprimés au profit d’aménagements prises. C’était du labour. Le problème
divers. Un problème que Didier Vuillin est que le foncier est notre outil de traconnaît bien. Agriculteur à Our dans vail. Si nous avons acquis ces champs,
le Jura, ce quinquagénaire est à la tête c’est pour les exploiter et pas pour les
d’une ferme de 250 hectares et d’un construire” observe l’agriculteur qui
élevage de 220 bêtes dont 60 vaches est régulièrement contacté par des
laitières (G.A.E.C. Poux-Vuillin). “En investisseurs qui lui proposent
dix ans, nous avons perdu une quind’acquérir un de ses
zaine d’hectares” rapporte l’agriculteur.
prés situé entre deux
Une perte qu’il estime avoir compen- “30
entreprises au bord de
sée sur la même période durant laquella départementale.
centimes
le il a cherché de nouveaux espaces à
Parfois, l’acquéreur est
d’euro du
travailler.
une collectivité. Dans
Une partie des terres qu’il exploite mètre carré.” le
cadre
de
(une soixantaine d’hectares) se situe
l’aménagement en
entre Saint-Vit et Dannemarie-surcours du rond-point de
Crête, de part et d’autre de la route
Pouilley-Français sur
Didier Vuillin a été exproprié par le Conseil général pour l’aménagement d’un rond-point sur la R.D. 673.
départementale. Ce secteur est en plein
la R.D. 673, le Conseil
développement. Les zones d’activité
général du Doubs doit
se déploient le long de l’axe routier
rogner une cinquan- de vente. “À cet endroit, la route est aménager le rond-point situé un peu blème est que ce foncier agricole est
depuis quelques années. Des entretaine d’ares de terre accidentogène. Je n’ai jamais été contre plus loin.” L’agriculteur a plaidé pour une denrée rare. Les agriculteurs qui
prises s’installent, d’autres cherchent
agricole exploitée jus- ce projet. En revanche, je me suis oppo- un traitement équitable, mais il n’a sont à la tête d’exploitations de plus
à s’agrandir sur des terres que Didier
en plus importantes se livrent une vériqu’à présent par Didier sé à ce que le Département m’achève le pas obtenu gain de cause.
Vuillin exploite. “Tous les terrains agriVuillin, lequel a été terrain 30 centimes d’euro du mètre La difficulté pour les exploitants est table concurrence dans l’acquisition
coles qui se situent dans le périmètre
exproprié suite à un carré alors qu’il l’avait acquis près de de réussir à compenser la perte de sur- de terrains. I
T.C.
des zones d’activité sont convoités. Il y
désaccord sur le prix 3 euros à un autre propriétaire pour faces par de nouvelles terres. Le pro-
O
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30
LE GRAND BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
ÉCOLE-VALENTIN
Signature d’une convention
Une commune partenaire du don du sang
Il y a longtemps que la municipalité d’École-Valentin met à disposition un local communal où sont
accueillis les donneurs de sang. Cette collaboration avec l’Établissement Français du Sang vient
d’être formalisée dans le cadre d’une convention signée entre les partenaires.
Yves Guyen (au
centre) maire
d’École-Valentin,
entouré de Bernard
Dhote, président de
l’A.D.S.B. d’ÉcoleValentin (à gauche)
et de Pascal Morel,
directeur de
l’Établissement
Français du Sang
BourgogneFranche-Comté.
est officiel, École-Valentin
est désormais une “commune partenaire du don
du sang”. Fin janvier, la
mairie a signé une convention avec
l’Établissement Français du Sang
en lien avec l’association locale pour
le don du sang bénévole. Cette convention vient formaliser une coopération de longue date entre les partenaires. Cela fait plusieurs années
maintenant que la municipalité met
à disposition de l’association un espace dans le centre de loisir communal où sont accueillis les donneurs.
C’
“Nous participons également aux collations servies lors de ces rendez-vous
et à la communication autour des
campagnes de don” indique Brigitte Andreosso, première adjointe.
Les prélèvements ont lieu en général le jeudi, tous les deux ou trois
mois. En 2012, 529
personnes se sont
déplacées au centre
En 2012,
de loisir d’École-Valen529
tin pour donner leur
personnes sang, mais 426 seulement répondaient à
se sont
toutes obligations
déplacées. sanitaires pour le faire.
Depuis 2000, la
consommation de produits sanguins en
SPORT
PUBLICATION JUDICIAIRE
COURS D'APPEL DE BESANÇON – Arrêt du 30 avril 2013
Il est reproché à Elisabeth PEQUIGNOT d'avoir diffusé le texte suivant : «… contre le cadeau d'une valeur de
400 000 euros accepté par le maire de Besançon pour le projet de tramway (300 millions d'euros)… »
Selon convention signée le 2 février 2012 entre Antonio CAMPOS IRUJO, Directeur Europe Ouest de la CAF
(Construccionnes y Auxiliar de Ferrocarilles S.A.) et Jean-Louis FOUSSERET, président de la communauté d'agglomération du Grand Besançon dûment habilité par délibération du Conseil de Communauté en date du 12 mai
2011, la CAF a mis à disposition de la dite communauté, à titre gratuit, une maquette représentant une moitie de tramway de Besançon à l'échelle 1:1 d'environ 12 m de long, 2,4 m de large et 3,4 m de haut, d'un poids d'environ 3
tonnes. Il n'est pas discuté que cette maquette avait une valeur de l'ordre de 400 000 €.
Il résulte de cette convention que son bénéficiaire était la communauté d'agglomération du Grand Besançon
et non son président et encore moins le maire de Besançon.
Il est encore constant que cette convention n'a fait que concrétiser une situation de fait, la maquette ayant été
livrée antérieurement et dénoncée par Elisabeth PEQUIGNOT dès le mois d'octobre 2011, notamment lors de la
séance du 6 octobre 2011 du conseil de communauté où elle s'étonnait que le président n'ait pas exigé une autre
contrepartie que ce « cadeau de 400 000 € … reçu de la part de CAF sous forme de maquette. »
En relançant cette polémique au mois de juin 2012 dans le cadre de la campagne des élections législatives,
mais cette fois en tronquant son expression de toute référence à la nature exacte du « cadeau », à savoir la maquette, Elisabeth PEQUIGNOT a fait preuve de démesure dans l'expression en laissant croire aux électeurs, qui
n'avaient pas nécessairement suivi d'aussi près l'actualité locale, ni acquis une connaissance précise des conditions
dans lesquelles le marché public de la construction du tramway avait été attribué à la société espagnole CAF, que
la partie civile avait pu tirer un avantage financier personnel de cette attribution.
De telles imputations visant nommément le maire de Besançon et le président de la CAGB dans l'intention
évidente de le discréditer aux yeux des électeurs, sont diffamatoires et la prévenue ne démontre pas sa bonne foi,
tant le tract que la profession de foi, bien que limités dans leur taille, ayant été de nature à supporter la précision indispensable permettant de relier le « cadeau » à la « maquette ».
Il apparaît ainsi que les premiers juges ont exactement appréciés le sens et la portée des propos litigieux et
caractérisé, en tous ses éléments constitutifs, tant matériels qu'intentionnel, le délit dont ils ont reconnu la prévenue
coupable.
De même, en condamnant Elisabeth PEQUIGNOT à une amende de 5000 €, ils ont prononcés une sanction
adaptée à la gravité de cette infraction et à la personnalité de la prévenue qui n'a jamais été condamnée à ce jour.
Le jugement entrepris sera dès lors confirmé sur la culpabilité et sur la peine.
Motifs sur la culpabilité
Le Tribunal, par jugement contradictoire, a déclaré PEQUIGNOT Elisabeth coupable de DIFFAMATION ENVERS UN FONCTIONNAIRE, UN DEPOSITAIRE DE L'AUTORITE PUBLIQUE OU UN CITOYEN CHARGE D'UN
SERVICE PUBLIC PAR PAROLE, ECRIT, IMAGE OU MOYEN DE COMMUNICATION AU PUBLIC PAR VOIE
ELECTRONIQUE, du 10/06/2012 au 17/06/2012 à BESANCON (25), infraction prévue par les articles 31 AL.1, 23
AL.1, 29 AL.1, 42 de la Loi DU 29/07/1881, l'article 93-3 de la loi 82-652 DU 29/07/1982 et réprimée par les articles
31 AL.1, 30 de la loi DU 29/07/1881.
Jugement
Condamne PEQUIGNOT Elisabeth au paiement d'un amende de cinq mille euros (5000 €).
Condamne PEQUIGNOT Elisabeth à hauteur de cour à payer à FOUSSERET Jean-Louis un montant de trois
mille cinq cents euros (3500 €) en application des dispositions de l'article 475-1 du Code de Procédure Pénale
Fixe à 2500 euros la somme que Mme PEQUIGNOT devra payer à M. FOUSSERET au titre de l'article 6181 du Code de Procédure Pénale.
Condamne PEQUIGNOT Elisabeth à verser à FOUSSERET Jean-Louis ès qualités la somme de un euro
symbolique à titre de dommage et intérêts.
Ordonne la publication du dispositif de la présente décision dans les journaux « L'EST REPUBLICAIN » et « LA
PRESSE BISONTINE » sous format 21 x 29,7 (format de la profession de foi diffamante), au frais de PEQUIGNOT
Elisabeth.
En application de l'article 1018A du code général des impôts, PEQUIGNOT Elisabeth est redevable de 210 €
(droits fixes de procédure)
Condamnations
France a augmenté d’environ 27 %.
Pour faire face aux besoins croissants, l’E.F.S. recrute en permanence de nouveaux donneurs. “C’est crucial. Cela permet de compenser les
donneurs qui sont contraints de cesser de donner leur sang du fait de
l’altération de leur santé ou qui sont
touchés par une limite d’âge” rappelle l’Établissement Français du
Sang. Il ajoute : “Le fichier donneur
doit par ailleurs être enrichi avec une
diversité de groupes sanguins et phénotypes pour répondre de manière
efficace et adaptée aux besoins de
chaque malade.”
L’appel est donc lancé à tous les donneurs potentiels. Rappelons que faire don de son sang est un geste simple
qui dure entre 30 et 45 minutes (8
minutes pour le prélèvement). Il faut
être âgé de 18 à 70 ans, en bonne
santé, être muni d’une pièce d’identité
et se présenter à jeun. I
Le 6 avril
Les meilleurs du B.M.X.
à Baume-les-Dames
association Entente Cycliste Baumeles-Dames (E.C.B.),
créée en 1998 compte aujourd’hui 112 adhérents. Le club baumois organise le 6 avril prochain le
championnat de B.M.X.
Grand Est, qui se déroulera à Baume-les-Dames. La
compétition est ouverte à
tous les adhérents de club
de cyclisme de Franche-Comté, Bourgogne, Alsace, Lor-
L’
raine, Champagne-Ardenne.
Lors de cet événement sportif, l’E.C.B. rassemblera environ 550 ryders et plus 1 500
spectateurs. Plusieurs clubs
francs-comtois seront représentés : Baume-les-Dames
bien sûr, mais aussi Besançon, Vesoul, Étupes, Mandeure. Un loto avec de très
beaux prix est organisé. Restauration toute la journée.
Entrée gratuite. I
Les meilleurs ryders du Grand Est seront là.
EN BREF
Franois
Éric Petit, tête de liste aux municipales à Franois
précise par rapport à l’article paru dans notre
précédente édition qu’il représente “une équipe qui se
veut sans étiquette politique et sans intérêt personnel
dans l’élection municipale de Franois. Nous
souhaitons développer la démocratie participative
dans notre village en informant comme il se doit tous
les Franoisiens des engagements importants à
prendre concernant l’avenir de Franois” indique-t-il
notamment.
Musique
Avis à tous les fans de Supertramp ! Le 23 mars, à
17 heures au Petit Kursaal de Besançon, le groupe
Breakfast in Paris interprétera les plus grands
standards du légendaire groupe de rock progressif
anglais. Prix d’entrée : 10 euros. Ouverture des portes
à 16 h 30 (en partenariat avec l’association Soli’raid.
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32
LE GRAND BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
SERRE-LES-SAPINS
EN BREF
Une association promeut les voyages à vélo
Pèlerinages
Ils organisent votre séjour à vélo
Envie de pédaler, visiter,
découvrir, sans perdre de
temps à trouver un
itinéraire ou réserver un
lieu où dormir ? C’est
possible avec l’association
Cycl.on créée par des
étudiants. Elle vient en
aide aux touristes.
out est parti d’une aventure personnelle. L’été dernier, Benjamin
Racine réalise avec des amis un
voyage à vélo de Besançon à Budapest. Deux semaines et 1 500 km à parcourir. Un périple pour les mollets autant
qu’une aventure à préparer en terme de
logistique. Les compagnons créent leur çons âgés de 21 ans font vite. En décembre, séjour événement” rapporte le président.
itinéraire, gèrent leurs hébergements, ils déposent les statuts de l’association, Étudiant en sports à l’Université de
préparent les visites des pays traversés. réalisent leur plan de communication, Franche-Comté, Benjamin réfléchit à la
“Notre but est de faire du vélo pour décou- leur site Internet et réfléchissent aux clientèle potentiellement intéressée et
vrir” précise Benjamin. Le séjour se tertypes de séjour qu’ils offri- cible les partenaires qui pourront les
mine sans mauvaise surprise avec des
ront dès le printemps.
aider. Avec Charles, étudiant en licence
images gravées dans leur tête… et une Jusqu’au
Pour l’heure, leur aide est Administration économique et sociale,
idée.
road-book. gratuite même si une adhé- Valentin Vuille et Charlotte Vidalot (22
Partant du principe qu’il n’existe aucusion à l’association est vive- ans), ils présenteront dès avril leur “séjour
ne structure de voyage venant en aide
ment recommandée. “Nous clé en main”. Explications : “C’est une
aux cyclotouristes, Benjamin Racine avons ciblé trois types de destination pour les Francs-Comtois sur
qui demeure à Serre-les-Sapins - et
séjour. Le clé en main orga- un week-end. Le parcours fait environ
Charles Gnecchi (Besançon) décident de
nisé sur un week-end, un 80 km entre Besançon, Osselle, Arc-etpartager leur expérience en créant une
séjour personnalisé en fonc- Senans, Salins-les-Bains, Arbois. On
association capable d’organiser des séjours
tion de la demande du s’occupe de l’hébergeur, du restaurateur
à vélo. Le concept est novateur. Les garcycliste voyageur et un et le retour se fait en T.E.R. On mettra à
T
Benjamin
Racine
(à gauche) et
Charles
Gnecchi, 21 ans,
lancent un
concept pour
visiter à vélo
la FrancheComté, la
France,
l’Europe.
disposition des road-books” relate le président. Leur concept est simple : il s’agit
de faire payer les prestataires - de façon
modeste en leur permettant d’apparaître
sur les brochures - plutôt que les voyageurs.
Les deux “entrepreneurs” ont également
prévu un séjour personnalisé. Ils ont créé
un formulaire où chacun peut entrer ses
desiderata en terme de voyages, son budget, ses volontés de découverte. Le chantier paraît immense. Les garçons sont
prêts à le relever. Bonne route à eux… I
E.Ch.
www.association-cyclon.fr
Du 10 au 15 juin, le
Service
Interdiocésain des
Pèlerinages de
Besançon et BelfortMontbéliard propose
un pèlerinage à
Istanbul, ville au
carrefour de tous les
peuples et toutes les
religions, dont un
pied est en Europe et
l’autre en Asie.
Renseignements et
inscriptions : Service
des Pèlerinages au
03 81 25 28 22.
Dressing-week
Plusieurs magasins
d’habits du Grand
Besançon participent
jusqu’au 2 avril à la
troisième édition de
la vide-dressing
week. Parmi eux,
Vêt’Affaires à ÉcoleValentin. Le principe
de ce vide-dressing
est simple : tous les
vêtements de jour et
de nuit sont acceptés,
pour peu qu’ils soient
en bon état. Les sacs
de vêtements seront
remis à l’antenne
régionale de la CroixRouge française.
Renseignements au
03 81 51 51 85.
Seniors
Le premier salon
Génération seniors
est organisé du 26 au
28 mars à Micropolis.
Renseignements au
09 81 48 96 36.
LE GRAND BESANÇON
SAINT-VIT
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
33
8 ans de recherche
365 Matins produit le premier pain anti-dénutrition
Dans le cadre du projet bourguignon Vitagora, la boulangerie
reprise récemment par Dijon Céréales fabrique ce pain brioché à
destination des personnes âgées. 24 000 petits pains sortiront
tous les jours des ateliers saint-vitois.
e nom de baptême de ce Lutter contre la dénutrition,
pain brioché est “G- c’est éviter que la personne âgée
Nutrition”. Issu d’un ne se fragilise en perdant trop
partenariat étroit entre de masse musculaire. On estiCérélab, le centre de recherche me que d’ici vingt ans, la Franet développement créé par Dijon ce comptera plus de 20 millions
Céréales et Eurogerm, la socié- de personnes de plus de 60 ans.
té lyonnaise Nutrisens qui sera C’est dire si l’enjeu est grand.
chargée de le commercialiser et À tel point que la mise au point
la boulangerie industrielle 365 de ce pain franc-comtois et bourMatins installée à Saint-Vit guignon aura nécessité des
depuis 2009, ce pain est le pre- années de tests de consommamier du genre destiné à préve- tion et d’études cliniques, puis
nir et à lutter contre la dénu- la mise en commun d’expertises
trition des personnes âgées. poussées et de programmes de
L
Les protagonistes du projet ont signé un partenariat
sur le thème Nutrition et santé.
recherche et développement partagés par les partenaires de cette opération qui aura mobilisé
près de 2,5 millions d’euros de
recherche (financés à hauteur
de 35 % par les partenaires
publics dans le cadre du pôle
Vitagora). “Ce projet a pris ses
racines dans la terre, se félicite
Gérard Million, directeur de ponsable marketing de Cérélab.
Cérélab. Au total, plus de 400 Ce pain sorti des ateliers de 365
variétés de blés ont été testées et Matins est particulièrement
examinées, puis on a travaillé riche en protéines (21 g pour
sur la meilleure mouture pos- 100 g), en vitamines B et D et
sible avec l’enjeu de trouver le en minéraux.
contenu nutritionnel idéal.” Le Pour la société 365 Matins, créée
pain brioché G-Nutrition a été de toutes pièces en 2009 par
également mis au point avec Arnaud Bovigny et reprise en
l’aide de l’I.N.R.A. et le C.H.U. décembre dernier par Dijon
de Dijon.
Céréales, ce produit innovant
Le résultat, c’est le premier com- offre de belles perspectives de
plément nutritionnel sous for- développement. Le site saintme d’un produit brioché et non vitois emploie actuellement une
pas d’un complément alimen- trentaine de salariés. “La protaire. “C’est un véritable enjeu duction de ce pain brioché devra
de santé publique. On estime le permettre à terme la création de
nombre de personnes souffrant huit emplois supplémentaires”
de dénutrition entre 450 000 et note Étienne Genet, le nouveau
700 000. Cette lutte est d’ailleurs directeur du site. 850 000 euros
un des enjeux majeurs du pro- seront investis pour adapter les
gramme national nutrition-san- outils de production et de condité” ajoute Malika Mahdi, res- tionnement à ce nouveau pain
La production de ce
pain spécial seniors
devrait générer la
création de huit
nouveaux emplois
chez 365 Matins.
D’ici 2 ans, 6 millions
de pains briochés
seront produits tous
les jours.
qui devrait être produit à 6 mil- développement de ce produit est
lions d’exemplaires par an d’ici très important, il intéresse de
deux ans, soit 24 000 petits pains nombreux pays européens égapar jour. “Les circuits de distri- lement” termine Georges Devebution sont en train d’être mis sa, directeur général de Nutrien place, dans les hôpitaux, les sens. Le petit pain G-Nutrition
maisons de retraite et nous tra- sera commercialisé moins
vaillons également sur des cir- d’1,50 euro pièce. I
cuits de distribution au domiJ.-F.H.
cile des seniors. Le potentiel de
34
LES POINTURES DE LA RECHERCHE
BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
Jean-René Binet, spécialiste de la bioéthique
“La France est le pays qui a
le plus réfléchi sur la bioéthique”
Spécialiste du droit de la
bioéthique en France, le
professeur bisontin de droit
privé Jean-René Binet
fait office de référence.
Euthanasie, procréation
médicalement assistée,
il répond à des questions
juridiques qui animent
l’actualité. Entretien.
ans l’amphithéâtre de la faculté
de droit de la Bouloie, sa première apparition devant les élèves
inscrits en première année de
droit civil a fait son effet. C’est vêtu de
sa toge rouge de professeur que JeanRené Binet a entamé l’année. Depuis, il
ne l’a plus quittée. “Je crois que c’est assez
bien accepté” s’amuse-t-il. Une anecdote,
certes, qui tend à prouver qu’en matière
de justice, plus qu’ailleurs, on respecte
les codes.
Jean-René Binet (42 ans) ne prétendra
pas le contraire. Spécialiste de la
bioéthique, directeur du Centre de
recherches juridiques de l’Université de
Franche-Comté, membre honoraire de
l’Institut universitaire de France (20062011), son travail le confronte souvent au
temps médiatique. Exemple de taille : le
cas Vincent Lambert, où il est question
d’arrêt de traitement en fin de vie. “Il est
clair que la question de la bioéthique est
très souvent au cœur de l’actualité, admet
le professeur arrivé le 1er septembre 2003
en poste à Besançon. À une question, il
faut trouver une solution. Dans le cas de
la fin de vie, il faut savoir ce que la loi
prévoit. La loi Léonetti prévoit une possibilité d’interruption des traitements inutiles quand il n’est plus possible de lutter
contre la mort qui vient. Le Conseil d’État
a mandaté un collège d’experts pour éclairer sa décision. Vu la gravité de la décision, ce n’est pas choquant que la justice
prenne son temps” dit-il.
La bioéthique, parfois définie comme la
morale de la science, s’est forgée après le
questionnement de médecins dans les
années soixante. Les progrès de la
médecine, éventuels, comme le clonage,
ou actuels comme la congélation des
embryons pour faire naître un bébé plus
tard, doivent-ils nécessairement faire
craindre une dérive que les juristes ne
sauraient anticiper ? Jean-René Binet n’y
croit pas : “La science va certainement
D
Jean-René Binet
est
directeur du
Centre de
recherches
juridiques de
l’Université de
Franche-Comté,
spécialisé dans
la bioéthique.
Bio express
Jean René Binet,
42 ans
Professeur de droit
privé, directeur du
Centre de recherches
juridiques de l’Université
de Franche-Comté.
Son dernier ouvrage :
“Droit des personnes
et de la famille”.
moins vite que ce que l’on prétend parfois.
Il ne faut jamais exagérer les résultats… ce
qui ne conduit pas à minimiser le mérite
des chercheurs. Mais quel que soit le rythme
du progrès, le droit n’est pas en retard : il
se situe sur un autre plan. Ce n’est parce
qu’une technique est possible qu’elle est
socialement souhaitable” dit celui qui a participé aux États Généraux de la bioéthique
en 2009. Il a également été entendu sur la
question de la révision de la loi par les membres de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Son objectif : répondre à des questions pragmatiques du style “la médecine doit-elle à
tout prix assouvir le désir d’enfant, ou
jusqu’où chercher à savoir si l’on risque certaines maladies ?” En la matière comme
en d’autres, la loi crée parfois le désordre.
Ainsi, la loi Taubira sur le mariage pour
tous permet l’adoption de l’enfant du conjoint dans les couples de même sexe. Toutefois, la procréation médicalement assistée
(P.M.A.) est interdite en
France à ces couples. Le gouvernement prévoyait de
l’autoriser mais, “sur cette
question, il a reculé. Cela a
créé un désordre, admet le
juriste. C’est devenu un problème de responsabilité politique plutôt qu’un problème
juridique, car ces couples
“La fraude pensent pouvoir faire prononcer l’adoption d’enfants nés
corrompt
de P.M.A. réalisée à l’étranger,
tout.”
en Espagne ou en Belgique.”
Or, dans trois cas récents, le
procureur a estimé que l’adoption par la
seconde femme ne pouvait être prononcée
car la situation est fondée sur une fraude
à la loi. “Dans ce cas, le procureur applique
le principe fraus omnia corrumpit, (la fraude
corrompt tout). Ce n’est pas un vide juridique,
car il y a une solution. Peut-être ne convient-
elle pas à tous, mais seul le législateur peut
y remédier.”
Selon Jean-René Binet, on ne peut pas dire
que la France est en retard par rapport à
ses voisins car il n’y a pas de compétition
en la matière où seule compte la certitude
du bien-fondé des solutions adoptées, ce
qui suppose une réflexion approfondie et
ouverte sur la complexité des questions :
“Nous sommes le pays qui a le plus réfléchi
pour élaborer sa législation en matière de
bioéthique. Les autres pays ont adopté parfois d’autres solutions. En Suisse, comme
en Allemagne ou en Italie, la congélation
des embryons est interdite. En Inde, les mères
porteuses sont autorisées et l’on y découvre
des établissements qui s’apparentent à de
véritables usines à bébés ? Sommes-nous
en retard par rapport à l’Inde ? Je ne crois
pas” conclut-il. En France, la bioéthique a
ses garde-fous… I
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La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
35
Au bord du Doubs
Des castors à Besançon !
Le rongeur a été aperçu sur l’île Malpas en face de Tarragnoz. Il s’agirait d’une petite
colonie de jeunes individus. Plusieurs arbres abattus témoignent de leur présence.
e castor investit la ville, qu’on
se le dise. Une nouvelle étonnante pour les amoureux de la
nature et tellement fraîche en
ces temps où la politique et les coups
bas emplissent l’actualité. “La première observation que l’on nous a signalé remonte au 18 janvier. Deux arbres
ont été grignotés sur l’île Malpas, cela
confirme leur présence” confirme
Guillaume Petitjean, coordinateur à
la L.P.O. Franche-Comté, association
L
de protection et d’observation de
l’environnement. Les traces de leur
présence sur la petite île située entre
les berges de Tarragnoz et du chemin
de Mazagran sont visibles depuis la
véloroute menant à Velotte. Deux arbres,
à chaque extrémité de la petite île, ont
subi les assauts des dents acérées de
ces sympathiques rongeurs.
Le castor arrive semble-t-il des bassins du Rhône et de la Saône et remonte progressivement les rivières. Deux
familles de castors étaient déjà présentes au bord du Doubs un peu plus
en amont, sur la commune d’AvanneAveney. “Il est également présent depuis
plusieurs années vers Dole” ajoute M.
Petitjean. On confond souvent le castor avec son cousin le ragondin qui lui,
a une queue ronde et non plate et qui
ne mange que de l’herbe. Les arbres
rongés ne laissent pas de place au doute.
Les castors présents à Besançon
Le castor d’Europe a fait son apparition à Besançon (photo Mark Zekhuis).
L’île
Malpas est
visible de
puis la
véloroute.
seraient âgés de moins de deux ans, constant pour ne pas être inondé. Sur
période où après avoir aidé à l’éducation le Doubs, c’est compliqué. C’est pour
de leurs “petits frères” ils sont ren- cela que l’île Malpas paraît bien adapvoyés du terrier par les parents afin tée car grâce aux écluses présentes en
qu’ils aillent chercher un nouveau ter- amont, le niveau d’eau y est régulier.
ritoire. L’île Malpas
Vers Dole, à cause des inondations
serait donc pour ces
récentes, plusieurs petits s’étaient retrouLe castor vés noyés à cause des changements de
jeunes un terrain
d’exploration.
arrive niveau d’eau” ajoute le spécialiste qui
Pour quelle raison le cassouhaite lancer un appel au propriétor cherche-t-il peut-être semble-t-il taire de l’île afin d’échanger sur la préà élire domicile sur l’île
du bassin sence de ces sympathiques castors.
Malpas à Besançon ? “Le
du Rhône. Le castor est le plus gros rongeur
castor se reproduit dans
d’Europe, “il peut atteindre 1 mètre de
un terrier-hutte qu’il
longueur, sans la queue.” Ces bâtisfabrique lui-même.
seurs hors pair sont capables d’abattre
L’entrée de son terrier
des arbres de 50 cm de diamètre. I
doit toujours être immerJ.-F.H.
gée, mais à un niveau
ÉCONOMIE
36 La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
DISTINCTION
Investir dans la forêt
La société Domaines et
Patrimoine obtient
l’agrément de l’ A.M.F.
La société bisontine Domaines et Patrimoine
vient de recevoir l’exigeant agrément de
l’Autorité des Marchés Financiers.
Un sésame qui ouvre à l’entreprise de
nouvelles pistes de développement.
a société Domaines et Patrimoine fondée en 2008 par Franck
Laclef et Olivier Segouin est spécialisée dans l’investissement
forestier. Cette société de gestion qui facilite l’acquisition
de forêts par des groupements forestiers s’attache à promouvoir depuis sa création il y a cinq ans l’investissement à destination des particuliers dans des parcelles forestières. L’an dernier, l’entreprise bisontine a collecté pas moins de 20 millions
d’euros, investis dans l’acquisition de forêts. Ce placement peu
connu présente l’avantage d’ouvrir droit à d’avantageuses réductions d’impôts et d’alléger considérablement les droits de mutation.
Après plusieurs mois de démarches, Domaines et Patrimoine vient
d’obtenir l’agrément (sous conditions suspensives) de l’A.M.F., le
gendarme des finances en France qui régule et encadre toutes les
transactions financières et l’épargne. Domaines et Patrimoine
devient ainsi la première société de fonds d’investissement de la
région à obtenir ce précieux sésame. Elle côtoie dans ce cercle très
fermé les poids lourds de la finance et des placements que sont
Allianz, Natixis ou Axa. Elle devient par la même occasion la seule société de gestion de fonds alternatifs à pénétrer ce cercle fermé des labellisés A.M.F.
C’est une directive européenne datant de juillet 2013 qui a donné la possibilité à cette société spécialisée dans les fonds
d’investissement alternatifs de prétendre à cet agrément. “L’agrément de l’A.M.F. implique de lourdes
Il lui
contraintes, un coût élevé et le respect strict de nombreuses procédures, mais nous avons décidé de faipermet
re de ces contraintes un atout pour le développed’entrer dans ment de notre société” commente Franck Laclef, le
président de cette entreprise qui a son siège dans
la
le quartier de Saint-Ferjeux à Besançon.
cour des
Pour la jeune entreprise, ce label A.M.F. est non
grands.
seulement une sécurité pour ses 4 000 clients et il
lui permet d’entrer dans la cour des grands. “C’est
une grosse étape pour nous, dont on ne mesure pas
encore tous les effets” ajoute M. Laclef qui s’attache
depuis cinq ans avec son associé à “démocratiser
l’investissement forestier. Les investisseurs peuvent
faire appel à nous à partir de 5 000 euros
d’investissement.” Aujourd’hui, près de 230 partenaires distribuent les produits signés Domaines et
Patrimoine à travers la France. Les groupements
forestiers gérés par Domaines et Patrimoine couvrent désormais 2 000 hectares de forêt, partout
dans l’Hexagone. La société bisontine est devenue
le principal acteur national sur cette niche
d’investissement qui a le vent en poupe, et pleine
d’avenir. La France totalise 17 millions d’hectares
de forêt, détenue à 80 % par des privés. I
J.-F.H.
L
À droite, Franck Laclef, président de Domaines et Patrimoine aux côtés de son associé Olivier Segouin.
Zoom
L
Une diversification
dans le pin maritime
a société Domaines et Patrimoine est en train dʼétendre
son champ de compétences avec un nouveau placement
que ses dirigeants pourront bientôt proposer à leurs
clients. “Cʼest dans le secteur de la chimie verte. Nous nous
positionnons dans le gemmage du pin maritime, lʼopération qui
consiste à récolter la résine du pin” indique Franck Laclef. Ce
marché totalement abandonné il y a plusieurs décennies par
la France, et récupéré depuis par la Chine, est prometteur. Suite à distillation, la résine de pin produit de la térébenthine et
de la colophane, un résidu solide qui entre dans la composition de nombreux produits de lʼindustrie cosmétique et pharmaceutique. “Le marché mondial de la chimie verte va connaître
une explosion dans les toutes prochaines années” prédit le
président de Domaines et Patrimoine. Lʼentreprise bisontine
démarre la construction dʼune première usine de transformation de la résine de pin dans le Sud-Ouest de la France. Un
nouvel essor en perspective. I
ÉCONOMIE
IMMOBILIER
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
EN BREF
Un concept original
Une soucoupe en bois sur les flancs des Prés-de-Vaux
La maison en bois tourne
pour s’éclairer et se chauffer
avec le soleil. Construite par
des Bisontins, cette bâtisse
fonctionnera comme maison
témoin à visiter.
Clément,
Laurent,
Matthieu, tous
Bisontins,
se lancent dans
la construction
d’une maison
en bois
“originale”.
a vue est à couper souffle. Sur la colline des Prés-de-Vaux, dominant la
passerelle de la Malate, Laurent
Hamel-Côte et sa femme ont trouvé un
terrain idéal pour construire ce qu’ils
appellent leur “autre monde.” Depuis fin
2013, accompagnés de Clément et Matthieu, tous deux spécialistes du bois, ils
confectionnent un “Domespace”, nom donné à cette maison futuriste. “Il y a 250
maisons de ce type dans le nord, 70 Bretagne… et seulement 3 en Franche-Com-
L
Finie,
la maison
qui tourne
ressemblera à ça.
37
té, le pays du bois” explique le propriétaire qui se lance dans la commercialisation du produit avec son équipe. “Pour
montrer à nos clients comment fonctionne ce Domespace, nous bâtissons une maison témoin. Celle-ci est assez grande :
environ 300 m2. Mais nous pouvons nous
adapter à toutes les tailles. Disons que
c’est une maison originale que l’on peut
acquérir au même prix qu’une ossature
bois” précise Laurent Hamel-Côte, convaincu du bien-fondé de ce type d’habitation
dans notre région. “Elle se fond dans le
paysage car la toiture deviendra grise à
terme” dit-il. Et son fils Clément, spécialiste du bois, de vanter les qualités
thermiques : “Avec seulement 6 stères de
bois par an, vous chauffez la maison. La
sphère permet le moins d’échange ther-
mique avec l’extérieur. Et surtout, elle
tourne avec le soleil pour récupérer la
chaleur et se refroidit l’été.”
Mais là n’est pas la - seule - force de ce
dôme : il est sain, protecteur, résiste aux
vents, aux séismes, et assure le bien-être
grâce à la vision qui évolue. Le dôme couplé au bois générerait au centre de la pièce une énergie comme celui connu dans
le ventre de votre mère. “Beaucoup de
nos clients sont sensibles à cette force.
Nous en réalisons une pour un acupuncteur
par exemple” dit Laurent. Quant à
l’ameublement, “inutile d’avoir des meubles
ronds comme pensent certains clients”
s’amuse le propriétaire. Il existe de nombreuses façons de moduler les espaces.
Bientôt couvert de bois et de baies vitrées,
ce Domespace va pouvoir décoller. I
Roses
Opération Roses à
Besançon samedi
29 mars sur la voie
publique et dans les
grandes surfaces
bisontines de
10 heures à 12 heures
88 bénévoles
mobilisés. 14 000
roses offertes par
Interblumex seront
vendues 1 euro
l’unité.
Pompiers
Les qualifications
régionales pour le
24ème championnat de
France de football
des sapeurs-pompiers
se dérouleront
samedi 29 mars, de
8 heures à 18 heures,
au stade
intercommunal de
Roche-lez-BeaupréNovillars.
Terrasses
Sortie avec Gérard
Alexandre
(association Folklore
Comtois) pour
découvrir les
cabordes de Besançon
le dimanche 6 avril.
Rendez-vous sur le
parking de la maison
de quartier de Velotte
(37, chemin des
Journaux, Besançon)
à 9 h 30. Tenue de
rando (bonnes
chaussures, bâton de
marche pour ceux qui
sont adeptes, couvrechef s’il y a du soleil),
eau, pique-nique.
38
ÉCONOMIE
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
RIOZ
Équipements sportifs et de loisirs
Abéo, un leader mondial
à 20 minutes de Besançon
Le Bisontin Olivier Esteves dirige Abéo à Rioz. Spécialisé dans le secteur
des équipements sportifs et de loisirs, le groupe est passé en 17 ans
de 5 à 90 millions d’euros de chiffre d’affaires. Une success story.
ans les ateliers de Rioz, les ner Olivier Esteves, le P.D.G. d’Abéo. gym et en murs d’escalade mais nous
machines tournent à plein À 52 ans, ce Bisontin dirige cette hol- sommes loin d’être hégémoniques” ditrégime. La dernière com- ding basée à Rioz (Haute-Saône). Elle il.
mande a rejoint le stade compte 19 sites dont 11 à l’étranger et Rappel des faits : en 1992, lorsqu’il
du Paris Saint-Germain : emploie 650 salariés dont 350 à prend la succession de son père, le pari
il s’agit de vestiaires. La prochaine, en l’étranger ! Chiffre d’affaires réalisé est loin d’être gagné. Au contraire, le
cours de finalisation, équipera la cen- l’année dernière : 90 millions d’euros jeune P.D.G. doit ramer fort pour
trale nucléaire de Flamanville. Abéo, (pour l’ensemble du groupe) avec une remettre à flot la société jadis spéciace nom ne vous dit sans doute rien. Et croissance de 30 % dont 11 % pour le lisée dans la création de tribunes pour
pourtant ! Dans votre vie antérieure seul site de Rioz. “Nous avons connu stade, marché alors en perte de vitesd’écolier, il est certain que vous avez
une forte croissance se. L’ancien nageur du S.N.B. (de bon
accroché votre veste à l’un des porteexterne. Notre équilibre niveau) qu’il est, choisit la bonne vague.
manteaux confectionnés dans la zone Retenus aux financier est bon” Entre 1992 et 2000, Olivier Esteves
artisanale de Rioz.
explique le responsable recentre les activités autour de la créaPlus récemment, lors des Jeux Olym- J.O. de
qui alterne les voyages tion de cabines et de vestiaires. En
piques de Londres en 2012, “les podiums Londres.
entre le Canada, le 1997, le chiffre d’affaires se consolide
récompensant les médaillés olympiques
Royaume-Uni, la Chi- à 5 millions d’euros. “C’est à ce moment
ont été réalisés par les 53 salariés de
ne, et bientôt le Brésil que nous avons pu rebondir sur un
notre usine” relate Jean-Baptiste Frepour se rendre dans ses marché dynamique.” Il rachète coup
nois, directeur de production du site.
unités de production. sur coup trois autres sociétés : FranUne fierté.
En l’espace de vingt ans, ce équipement, Suffixe et Acman (basées
Mieux, une filiale d’Abéo (Gymnova)
cet ancien diplômé à Besançon) qu’il recentre à Rioz. L’essor
a obtenu le Graal suprême en deved’H.E.C. a développé une se poursuit. “Au début des années 2000,
nant le fournisseur officiel des J.O. en
machine de guerre éco- nous avons choisi de sortir de la dépenéquipements de gymnastique. “Nous
nomique.
Humble, dance du marché français et du monoressentons encore les effets positifs. Cela
l’homme reste modes- produit en exportant.”
a apporté de la crédibilité, une image
te : “Nous sommes les Les difficultés à l’export le rappellent
de qualité” commente sans fanfaronleaders mondiaux en parfois à l’ordre. “Aux États-Unis, on
D
Olivier Esteves, un P.D.G. “pragmatique”.
s’est ramassés… Ce marché est très
conservateur. La fibre pour un Américain, c’est d’acheter américain…” commente le Franc-Comtois. Conscient
que le pays de l’oncle Sam ne veut pas
de ses tapis rouges de gymnastique
(couleurs gymnova) mais préfère les
bleus, Olivier Esteves rachète le leader canadien des équipements sportifs, qui est aussi le numéro 2 aux ÉtatsUnis. Avec ce “concurrent” devenu par
la force des choses “partenaire”, Abéo
s’ouvre la porte des Amériques. Mieux,
Abéo fabrique en France et exporte en
Chine où elle leader en gym. Encore
une fois, l’export n’est pas une recette miracle. Dans certains pays, la Chine ou la Russie notamment, les marchés sont gangrenés par la corruption :
“Nous ne voulons pas nous plier à ce
genre de pratiques. Nous préférons passer devant la glace.” Abéo préfère perdre
le marché.
Malgré tout, l’export constitue 50 %
des parts de marché de la société. Un
phénomène qui pourrait s’amplifier :
“La moitié de notre chiffre est encore
réalisée en France. Est-ce que cela va
durer ?, se questionne le P.D.G., sachant
qu’une partie de l’investissement sportif est réalisé par l’État ? Notre pari
pour l’avenir : c’est rester présents en
France et se développer à l’étranger.”
Le Bisontin démontre qu’il est possible
de gérer une holding depuis la Haute-Saône. Joli coup. I
E.Ch.
À Rioz, le groupe Abéo confectionne des vestiaires
et cabines pour les équipements sportifs. Elle a investi 2,5 millions
pour moderniser son site.
Identité
G Nombre de sites de production : 9 dont 4 en France et 5 sites aux États-Unis,
au Canada, au Royaume-Uni, en Espagne et en Chine. 650 employés.
G Le capital dʼAbéo est détenu majoritairement par Olivier Esteves, P.D.G., aux-
quels se sont joints Gérard Barbafieri, fondateur de Gymnova, et C.M.-C.I.C.
Capital Finance, spécialiste du capital développement.
de
pu
is 1
99
4
MENUISERIE INTÉRIEURE
ALU / BOIS ALU / PVC / BOIS
FENÊTRES ET PORTES FENÊTRES
VOLETS BATTANTS
/
ROULANTS
·
·
MOUSTIQUAIRES
PORTES D ’ ENTRÉE
PORTES PALIÈRES
PORTAILS / CLÔTURES
STORE INTÉRIEUR / EXTÉRIEUR
PORTES INTÉRIEURES
AMÉNAGEMENTS DE PLACARD
PARQUETS
ESCALIERS
SERRURERIE
MIROITERIE
BARDAGE
PORTES DE GARAGE
40
ÉCONOMIE
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
EN BREF
Femmes
Pourquoi la domination
patriarcale continue-telle à être la norme de
toutes les sociétés ?
Colloque “Femmes, état
des lieux”, samedi 5 avril
à la faculté des lettres de
Besançon de 9 h à 18 h.
Organisé par la Libre
pensée du Doubs.
Cyclisme
Samedi 19 avril,
l’Amicale cycliste
bisontine organise le Prix
de Valentin. Près de 350
coureurs prendront le
départ à 14 h depuis la
zone commerciale pour
rejoindre ensuite
Miserey-Salines,
Pouilley-les-Vignes,
Émagny, Auxon-Dessus.
LUXE
Un sous-traitant du luxe veut s’implanter
Une usine et 250 emplois
bientôt au centre d’Étalans
Une société spécialisée dans le luxe projette d’installer au
cœur du village d’Étalans une usine avec 250 emplois à la clé.
Le conseil municipal a donné son accord après avoir rencontré
les dirigeants. L’entreprise, discrète, cherchait un lieu
“authentique” qui ne soit pas une zone industrielle.
Hirondelles
Une hirondelle fait le
printemps. Une jeune
observatrice de la Ligue
de protection des Oiseaux
a observé la première
hirondelle rustique à
Morre, dans le Doubs,
lundi 10 mars. En 2013,
une enquête “hirondelle”
a montré une diminution
importante de la
population avec une
baisse statistiquement
significative de 15 % des
couples, comparativement
à l’enquête de 2007. La
L.P.O. note des baisses de
plus de 100 couples dans
les communes présentant
des populations
importantes, telles
Besançon, Dole ou
Quingey.
L’entreprise emploiera dans un premier temps 80 personnes et 250 d’ici 5 ans.
talans : sa gare, son école, son
église, sa fruitière… et bientôt son usine de 250 salariés !
À l’heure où ferment des sites
de production en France, l’annonce
fait un effet incroyable dans cette bourgade de 1 068 habitants qui possède
déjà l’équivalent de 400 emplois répartis entre la zone artisanale de la Croix
de Pierre (130 emplois), le centre-ville avec l’établissement de santé (130
postes) et les commerces.
Dans le contexte actuel, accueillir un
site industriel est une aubaine pour
la commune. Mais un tel projet
engendre aussi des tracas en terme
de nuisances pour la collectivité. Du
coup, le maire Jean-Marie Roussel a
organisé un conseil municipal extraordinaire le 29 janvier dernier où il a
convié les dirigeants de l’entreprise à
venir présenter leur projet. Les entrepreneurs ont évoqué leur volonté
“d’intégrer leur projet au milieu rural
en créant un espace modulable en plusieurs étapes.” Le parking pourrait se
situer sous le bâtiment afin de diminuer l’impact visuel des enrobés et des
véhicules.
Invité à se prononcer sur ce projet
d’implantation, le conseil municipal a
validé cette première étape (10 voix
“pour” et 3 abstentions lors du vote).
Cette réunion fait suite à de nombreuses rencontres et pré-études engagées depuis plusieurs mois entre les
deux parties et la cellule économique
É
de la communauté de
communes du Pays de
Pierrefontaine-Vercel. Un
leitmotiv cependant : respecter une extrême confidentialité.
La société en question,
sous-traitante pour de
grands groupes de luxe,
est déjà implantée sur le
secteur. Elle n’a pas souhaité s’exprimer. “Si la
commune d’Étalans a été
choisie par les dirigeants,
c’est parce qu’ils veulent
un cadre environnemental de qualité, à proximiLe lieu
té des axes routiers et ferencore à
roviaires, et qui n’est pas
définir.
en zone artisanale ou
industrielle. Au contraire, ils veulent se fondre
dans le village en toute discrétion”
commente Jean-Marie Roussel, le premier magistrat.
La mairie a proposé un terrain d’1,5
hectare pas très loin de l’école. Mais
le lieu d’implantation de l’usine n’est
pas encore définitif. En revanche, la
société a révélé ses intentions. Elle
annonce la création de 250 emplois
d’ici 5 ans, dont 80 pour commencer.
Cette nouvelle manufacture lui permettrait de dissocier les travaux qu’elle
réalise pour différents donneurs
d’ordres du luxe, notamment dans le
secteur de la maroquinerie. En pleine expansion, elle emploie environ 500
salariés et promet d’atteindre la barre des 800 employés sur ses différents
sites d’ici 2016. Cette entreprise figurera alors parmi les groupes industriels les plus importants du HautDoubs. À suivre. I
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ÉCONOMIE
ÉCOLE-VALENTIN
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
41
Élaboration du P.L.U.
La mairie rassure les entreprises
La requalification de la zone du Vallon en zone
tertiaire et habitat inquiète les entreprises
implantées sur le site. Elles redoutent que cette
évolution les freine dans leur développement.
élaboration du Plan Local
d’Urbanisme est une source
de controverse dans la plupart
des communes qui s’attellent
à ce chantier d’organisation du territoire. C’est le cas en ce moment à École-Valentin où le débat se cristallise
sur la zone du Vallon, un périmètre où
les pavillons se mêlent aux entreprises,
les deux espèces cohabitant tant bien
que mal depuis de nombreuses années.
À la mairie du village, on reconnaît
que cet aménagement n’a pas été une
grande réussite. “C’est un quartier où
il y a des problèmes de circulation de
poids lourds, de stationnement”
remarque Yves Guyen qui n’était pas
maire à l’époque où cette zone est sortie de terre.
Une des solutions imaginées par la
municipalité pour résoudre ces difficultés dans la durée, est de profiter de
l’élaboration du P.L.U. pour requalifier cette zone en zone tertiaire et habitat. Les premières réflexions formalisées par le cabinet d’études “Au-delà
du fleuve” vont en ce sens. Exit donc
l’artisanat et l’industrie des activités
présentes actuellement sur le site. Les
sociétés concernées ne seront pas chassées évidemment. “Une entreprise pourra continuer à se développer, sous réser-
L’
ve que cela ne passe pas par la construction de nouveaux bâtiments” estime le
maire Yves Guyen.
Cette évolution inquiète certaines des
18 entreprises qui génèrent plus de
400 emplois sur la zone du Vallon. “Ce
que l’on comprend avec cette requalification, c’est que le jour où nous déciderons de transmettre notre activité,
nous pourrons vendre notre bâtiment
mais pas notre affaire puisqu’elle n’entre
pas dans le cadre du tertiaire” souligne un entrepreneur.
“C’est
“J’entends ce que disent les
comme le entreprises répond Yves
chantier Guyen. Ce n’est pas une
réflexion contre elles qui
Îlot
est lancée” rassure-t-il. “Ce
Pasteur.” que l’on cherche en requalifiant cette zone, c’est de
parvenir à faire un mariage entre l’activité économique et l’habitat sans que
les entreprises y perdent
au change.” Une option possible qui pourrait être offerte à une entreprise qui libérerait ses locaux pour
diverses raisons serait de
lui permettre de transformer le bâtiment pour ins-
Les entreprises et les pavillons cohabitent tant bien que mal sur la zone du Vallon.
taller, par exemple, du commerce en
rez-de-chaussée et de l’habitat en étage. “Nous sommes quelque part dans
la même logique que Besançon et le
chantier Îlot Pasteur. À cet endroit du
centre-ville se trouvaient les anciens
ateliers Weil. Bientôt il y aura à la pla- discussions. J’écoute tout le monde.
ce du commerce et de l’habitat” com- Nous travaillons sur des scénarios qui
pare le maire d’École-Valentin qui insis- évoluent en fonction des remarques”
te sur le fait que pour l’instant rien dit-il. Le P.L.U. ne sera pas validé avant
n’est arrêté, et que tout est encore pos- 2015. I
T.C.
sible. “Nous en sommes au stade des
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2
Intitulé
Date de début
'DWH GH ¿Q
CAP CUISINE
08/07/14
01/06/15
RÉCEPTIONNISTE - CONSEIL
14/04/14
30/03/15
Nov. 2014
Juin 2015
TITRE PROFESSIONNEL
GESTIONNAIRE DE PAIE
08/09/14
26/06/15
BTS SIO Services Informatiques
aux Organisations
29/09/14
26/06/15
BTS EEC Études et Économie
de la Construction
29/09/14
30/06/16
LICENCE PROFESSIONNELLE
Bâtiment et Construction
29/09/14
30/06/15
TITRE PROFESSIONNEL
RELATION CLIENT À DISTANCE
42
ÉCONOMIE
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
PALENTE
CITOYENNETÉ
Aide
Conférence-débat le 29 mars
La B.G.E. lance un dispositif “L’Europe, ça me
concerne” et vous ?
à l’innovation sociale
L’entrepreneur désireux de créer un projet technologique obtient des réponses. Pour celui qui veut
se lancer dans l’innovation sociale, c’est plus compliqué. La B.G.E. Franche-Comté crée un dispositif.
la B.G.E. (ex-Boutique de
gestion) de Franche-Comté
basée à Besançon-Palente,
on accompagne depuis 33 ans les
projets de création d’entreprise.
Environ 700 futurs chefs d’entreprise sont aidés tous les ans en
Franche-Comté. Force est d’admettre que des outils manquent,
notamment pour ceux développant
des projets innovants “socialement”.
“9 demandes d’aide sur 10 sont des
projets traditionnels. De temps en
temps, des projets innovants socialement apparaissent, expliqueAndré
Aurière, directeur de la B.G.E. Dans
ce cas, il n’y a pas de structure comme peut exister l’incubateur à Besançon pour les soutenir.” Avec l’appui
de ses services, la B.G.E. a publié
un guide méthodologique fruit de
4 ans d’expérience qu’elle va distribuer aux autres B.G.E. de France. “Ce ne sera pas une nouvelle
usine à gaz” promet le directeur.
Un exemple de projet accompagné :
le Café des Pratiques, un espace
de convivialité, de jeux et de fabrication à Besançon ou encore
du 19 au 31/03/2014 - Dans la limite des stocks disponible
À
*
“Mosaïque emploi”, un cabinet associatif de recrutement luttant contre
les discriminations vécues par les
demandeurs d’emploi des zones
urbaines sensibles à Besançon.
La B.G.E. croit dur comme fer que
l’innovation sociale est un enjeu
de développement territorial. I
Le Bus pour vous aider
à créer votre entreprise
Depuis le 11 mars et jusquʼau 7 juin,
le bus de la création dʼentreprise
Créaffaire sillonne les routes de Besançon et Grand Besançon à la rencontre
des personnes ayant une envie, une
idée ou un projet de création dʼentreprise. Ce bus, totalement aménagé avec des espaces bureaux, permet aux conseillers B.G.E. dʼétendre
les services au plus grand nombre.
B.G.E. Franche-Comté à Besançon
(2 C, Chemin de Palente - 03 81 47 97 00)
Les salariés
de la B.G.E.
veulent aider
les porteurs
de projets
innovants
socialement.
30
-
51 route de Châtillon
%
I
*
L’Association des Suisses du Haut-Doubs a invité quatre
députés européens le 29 mars à Villers-le-Lac à venir échanger,
avec le public, sur l’Europe, sa construction et son avenir.
deux mois des élections européennes
qui auront lieu le 25 mai, l’association des Suisses du Haut-Doubs
(A.S.H.D.) organise à Villers-le-Lac une
conférence-débat sur le thème “l’Europe,
ça me concerne.” Par cette initiative citoyenne, elle veut intéresser le public à une
Europe qui suscite chez beaucoup d’entre
nous, au mieux de l’indifférence, au pire
de la crainte. “Trop de personnes ne voient
pas ce que l’Europe leur apporte. C’est 68
ans sans guerre ! Puis il y a l’euro, la monnaie unique. Où en serait le franc français dans le contexte actuel ? C’est aussi
la libre circulation des personnes qui est
une chose extraordinaire. Nous ne mesurons pas tous les avantages de l’Europe
que l’on accuse à tort d’être la mère de
tous les maux. Il y a des choses à améliorer. Mais ce qu’il faut retenir est qu’aujourd’hui nous avons le choix d’avancer
ensemble vers la prospérité ou de rester
seul dans la médiocrité” estime l’A.S.H.D.
Pour parler de cette Europe et de sa
construction aux forceps, de sa diversité,
de son avenir, les organisateurs ont invité quatre députés européens à venir
débattre : Nathalie Griesbeck, Arnaud
Danjean, Sandrine Bélier et Liem HoangNogc. Philippe Herzog, de Confrontations
Europe animera les tables rondes.
À
Le débat s’articulera autour de trois grands
thèmes. Le premier, très pédagogique, est
“Comment travaille l’Europe ?” Il sera
présenté par Carole Ulmer de Confrontations Europe. L’autre sujet abordé sera
“Comment l’Europe peut-elle renouer avec
la prospérité ?”
Le dernier exposé fera écho à la votation
suisse du 9 février qui a ébranlé les proeuropéens de part et d’autre de la frontière. Les Suisses se sont prononcés en
faveur de la “fin de l’immigration de masse”, ce qui signifie que ce pays pourrait
instaurer des quotas à l’immigration et
renégocier la libre circulation avec l’Union
Européenne. Aussi, le 29 mars, pour
débattre des relations entre la Suisse et
l’U.E., l’association des Suisses du HautDoubs a invité Filippo Lombardi, président du Conseil d’État 2013 et JacquesSimon Eggly, président de l’Organisation
des Suisses de l’Étranger. I
Conférence-débat
“L’Europe, ça me concerne”
Salle des Fêtes de Villers-le-Lac
Samedi 29 mars à 17 heures
Entrée libre
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a
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to
r
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S
Corlienctetimonps/été 2014
P
ECOLE VALENTIN
I
Tél. 03 81 21 32 36
ÉCONOMIE
ZONES
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
43
La guerre des centres commerciaux
Chalezeule, le projet est sorti des cartons !
Le groupe Carrefour
accepte de dévoiler son
projet commercial aux
Marnières, si longtemps
repoussé. 14 mois ont
suffi pour le dessiner.
Promis en 2015, il évitera
au tramway de rester à quai
perdu dans un champ.
epuis 1984, Chalezeule est
resté dans son jus. Un centre
commercial vieillissant, des
annonces d’embellissement
restées lettre morte, ont érodé la fréquentation du site commercial. Pire,
le 31 décembre 2012, l’aménageur
(Ségécé) s’est retiré, laissant cette zone
des Marnières seule avec un tramway
dont le terminus débouche (actuellement) sur un champ.
Mais cette fois, c’est sûr, le groupe Carrefour via sa foncière Carrefour Property relance
Jean-Louis le projet. Elle engagera
Fousseret à partir de 2015 le lifting
de la zone commerciale
obtient gain en créant sur la droite
de cause. du bâtiment que l’on
connaît de nouvelles surfaces et un parking de
650 places. “Nous nous
développons sur un foncier dont Carrefour est le
propriétaire” relate AnneMarie Aurières-Perrin,
directeur adjoint de Carrefour Property France.
La décision a été rapide :
“Nous avons mis environ
14 mois pour penser et
présenter le projet” poursuit la représentante de
Carrefour.
Le projet a été validé le
D
CHÂTEAUFARINE
Voici le projet tel qu’il est présenté par Carrefour. Le tram arrivera au centre des commerces (photo non contractuelle).
25 février dernier par la commission
départementale d’aménagement commercial (C.D.A.C.) permettant la création d’un ensemble commercial d’une
surface de vente de 12 600 m2. “Le
tramway arrivera au centre de l’ensemble commercial, poursuit la directrice. Il y aura 7 moyennes surfaces
spécialisées dans l’équipement de la
personne et du prêt-à-porter, le sportloisirs, l’équipement de la maison, le
tout sur une surface de 10 800 m 2.
Enfin, 7 boutiques - de moins de 300 m2
- spécialisées dans le non alimentaire
d’une surface globale de 1 800 m2 seront
créées” détaille-t-elle.
Carrefour Property se charge de la
conception et de la commercialisation.
Pour la société, ces travaux d’embellissement sont graduellement moins
gigantesques que les premiers annoncés. Ils doivent néanmoins “permettre
de renforcer l’attractivité du site. Ce
nouvel espace entièrement créé sera
coupé en deux par le terminus du tram.”
Une annonce qui conforte la C.A.G.B.
et son président qui a souvent martelé qu’il n’abandonnerait pas les Marnières. Jean-Louis Fousseret, suite au
retrait de la Ségécé, avait promis de
s’entretenir avec les représentants de
Carrefour. Promesse tenue et satisfecit du président de la C.A.G.B. : “Je
suis satisfait, relate-t-il. Il fallait rééquilibrer les zones commerciales car il y
avait un manque à l’Est de Besançon.”
Cette annonce apporte de l’eau au
moulin à son projet municipal pour
2014-2020. Le maire de Besançon a
en effet promis qu’il implanterait un
complexe cinématographique ainsi
qu’un centre aqualudique ici.
À l’Est, 27 000 m2 de surface de vente seront donc disponibles aux Marnières. C’est peu par rapport à l’ogre
Châteaufarine (116 875 m2) ou même
Valentin (60 000 m2). Suffisant toutefois pour redonner un vrai souffle à
cet espace commercial d’intérêt communautaire. I
Agrandissement
Encore 15 nouvelles boutiques
La galerie
durant les
travaux (sans
gêne pour le
client) organise des
manifestations comme
ici des sculptures sur
sable par
Alain Durant.
Dans la galerie commerciale de Châteaufarine, 15 boutiques ouvriront en novembre
prochain. Elles grignotent une partie des surfaces laissées libres par l’hypermarché,
confortant ainsi la place de leader régional du centre. Et ce n’est pas fini…
mpossible de connaître les
noms des magasins. Ce
secret est bien gardé par
Mercyalis, groupe qui gère
la commercialisation de la galerie commerciale de Châteaufarine. Une chose est certaine :
d’ici la mi-novembre, 14 boutiques jusque-là non représentées à Besançon et une moyenne surface de 400 m 2
s’implanteront dans le centre,
portant à 85 le nombre de magasins installés ici. Un record. Les
chalands y trouveront des
enseignes pour la plupart “exclusives” explique Jean-Marc
Balanche, le directeur du Centre
géré par le groupe Mercyalis.
Ainsi, des enseignes de prêt-àporter, de l’horlogerie-bijouterie, de beauté, santé, téléphonie, culture-cadeaux ainsi qu’une
enseigne de sports et chaussures
sont annoncées.
Pour permettre ces arrivées, le
centre pousse les murs. Les tra-
I
M
E.Ch.
Légère baisse de fréquentation
algré une légère baisse de la fréquentation en 2013 avec
4,8 millions de visiteurs à lʼannée (dans la moyenne des
sites nationaux gérés par Mercyalis), Châteaufarine a
démarré 2014 avec des perspectives en hausse en janvier et
février. À lui seul, Châteaufarine rayonne sur une zone de chalandise de 480 000 habitants. Un client sur deux parcourt une
demi-heure de route pour sʼy rendre. G
vaux ont débuté début mars.
“Nous prenons 100 m2 au magasin Géant et une partie de ses
réserves. Nous leur rachetons les
m2 pour ensuite les réaménager”
poursuit Jean-Marc Balanche.
L’hypermarché, qui gère mieux
ses stocks, recapitalise en vendant des m2 dont le prix n’a pas
été communiqué. Au total,
2 000 m2 seront aménagés. Les
travaux, “sans gêne pour les
clients” rappelle le centre, doivent conforter le centre comme
pôle régional.
Avec en moyenne 24 000 personnes transitant ici tous les
jours et 35 000 en
période de soldes,
Châteaufarine
“conforte son rôle
de
pôle régional”
4,8 millions
admet
sans
de visiteurs détour le directeur qui rappelle
en 2013
que des millions
dans la
d’euros seront
investis dans cetgalerie.
te opération qui
n’a rien d’un coup
de “communication”.
Malgré les apparences, la zone
a - encore - du potentiel : “Châteaufarine n’est pas arrivé à sa
maturité” commente Jean-Marc
Balanche qui rappelle que la
dernière modernisation remonte à 2009. Cette course aux m2
ne crée visiblement pas la polémique ici. “La concurrence est
saine entre les boutiques. La
réflexion des clients, c’est se rendre
chez le leader. C’est notre force.
Et rien ne nous oppose au centreville. Une Z.A.C. forte fait un
centre-ville fort” schématise le
directeur. La fréquentation promet de croître encore en
novembre avec l’arrivée des
petits nouveaux. I
44
Agenda
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
CIRQUE - LE DIRECTEUR ARTISTIQUE DU CIRQUE PLUME
“Le cirque, c’est un peu
la nostalgie du paradis”
Le cirque Plume fête ses trente ans cette année. Son directeur artistique Bernard Kudlac savoure
le chemin parcouru et commence à envisager sa succession. Le temps passe, l’émotion reste.
L
L.P.B. : Le cirque est un art décidément
universel ?
B.K. : Le cirque est un langage
universel, comme la danse. Le
cirque convoque des mythologies,
des puissances archaïques, primordiales, partagées par toute
l’humanité. Le cirque, c’est un
peu la nostalgie du paradis, du
temps d’avant la chute. Ce n’est
pas pour rien que c’est un art qui
convoque la chute. C’est d’ailleurs
un art plus “lent” que les autres,
à cause du danger qu’il comporte. Il y a certains numéros comme les mâts chinois par exemple
qu’il faut travailler 5 à 6 ans
avant de les maîtriser. Dans le
cirque, on convoque le risque en
permanence. C’est à l’intérieur
de ça que se crée un poème et à
travers nos créations, c’est ce poème-là que je cherche à chaque
fois.
valent-elles ?
B.K. : Cette poésie vaut pour tous
les cirques. Quand on voit un
chien qui fait du vélo, c’est une
image paradisiaque. Même les
petits cirques dans les villages
amènent l’expérience de l’odeur
et de la peur de l’animalité aux
jeunes enfants. Le cirque apporte toujours du positif et de
l’optimisme.
L.P.B. : Ce spectacle “Tempus fugit” est
le premier à avoir été créé après le
décès de Robert Miny, votre compagnon de route qui avait signé toutes les
musiques des précédents spectacles.
Cette disparition a forcément beaucoup
marqué la famille Plume ?
B.K. : Robert a disparu il y a deux
ans presque jour pour jour. Après
ce drame, on a quand même décidé de continuer. Et sur ce dernier spectacle, Benoît Schick a
fait une musique magnifique avec
une équipe formidable autour de
lui. La disparition de notre camarade a été pour moi comme une
maison qui m’est tombée sur la
tête. Le spectacle “Tempus fugit”
porte ce drame dans son A.D.N.
L.P.B. : “Tempus fugit”, le temps fuit…
La nostalgie vous guette ?
B.K. : Le temps fuit, c’est la vie,
c’est la réalité. Que peut-on espérer de mieux que de vivre tous
les âges de la vie ? Il faut vivre
le présent, c’est tout. Il n’y a aucune nostalgie. On est juste fier,
heureux et reconnaissant d’avoir
pu mener cette belle aventure
depuis trente ans. On est reconnaissant à la vie.
tenant derrière nous. Nous avons
bénéficié d’une aide exceptionnelle du ministère de la Culture
et de la Ville de Besançon. Il faut
savoir que dans notre budget qui
est d’environ 3 millions d’euros
par an, le total des subventions
publiques atteint tout juste les
L.P.B. : Puis vous penserez à votre suc- 13 %. Ceci dit, nous ne nous plaignons pas, nous avons toujours
cession ?
B.K. : Si après ce spectacle il doit fait avec les moyens qu’on avait.
y en avoir d’autres, une autre
équipe devra le faire. Je com- L.P.B. : Le cirque reste donc un art mineur
mence à travailler à la manière aux yeux des collectivités ?
de préparer l’avenir de la com- B.K. : Il reste très marginal, c’est
pagnie. C’est un vrai souci car la clair. Rien que le nom “cirque”
création est liée à des choses tel- est très dépréciatif. “Tu fais le
lement intimes. Plume est un peu cirque”, “tu te crois au cirque”…
un cas à part. On est certaine- Le cirque a toujours été margiment les seuls à remplir une jau- nal mais du fait de sa marginage de 1 000 spectateurs à chaque lité, il a toujours été tout public.
représentation et ce, 110 fois par Les aristocrates y allaient parce
an. Et on n’est ni dans le show- qu’il y avait des chevaux, le peuple
biz ni dans l’industrie. On pour- y allait parce qu’il rigolait, les
rait faire des chapiteaux de 1 500 bourgeois y allaient pour aller
places mais je ne veux pas car voir la puissance de l’occident.
les 500 spectateurs qui seraient Puis sont arrivées les années de
derrière les 1 000 premiers ne la télévision et de l’enrichissement
verraient plus la scène, ne ver- de la société. Là, le cirque s’est
raient plus les confondu avec la variété et a peryeux des artistes. du beaucoup de public. Il est aus“Une autre Si on veut que les si associé aux gens du voyage. Et
équipe devra gens continuent à malgré trente ans de cirque nousortir avec un vrai veau, le cirque n’a toujours pas
faire les
sourire, une vraie un “rond”. On est encore sur le
spectacles joie, il ne faut pas pas de la porte. Il n’y a pas de
aller au-delà de centre national du cirque.
d’après.”
1 000 spectateurs. L’ensemble de la profession du
cirque, c’est-à-dire 400 troupes,
L.P.B. : 2012 a été une reçoit de l’État des dotations gloannée “noire” pour bales qui correspondent à la moivous avec le décès de tié du budget de fonctionnement
Robert Miny. Elle a d’un seul théâtre national, celui
également été com- de l’Odéon.
pliquée à cause du
déficit important L.P.B. : Plusieurs projets ont échoué
qu’accusait la com- pour que le cirque Plume dispose d’une
pagnie. Où en êtes- vraie adresse pour poser son chapivous ?
teau. On a évoqué la saline d’Arc-etB.K. : Cet épisode Senans puis le site des Arènes à Besandélicat est main- çon et vous êtes toujours des nomades.
OLIVIER DE BENOIST
ARNAUD DUCRET
DANI LARY
L.P.B. : Vous projetez-vous déjà dans le
spectacle suivant, qui serait le onzième ?
B.K. : J’y pense. Je commence à
poser des petits tas de sable ici
L.P.B. : Toutes les formes de cirques se et là. Ensuite on travaillera en
commun pour mettre tout cela
en musique. Je prépare le poème et ensuite les artistes mettent en forme. Si on fait un prochain spectacle, l’idéal serait de
pouvoir le préparer pour le printemps 2017.
SAM. 26 AVRIL 2014
20h30 BESANÇON
MICROPOLIS
SAM. 26 AVRIL 2014
20h30 PETIT KURSAAL
BESANÇON
C’est un échec pour
vous ?
B.K. : On a eu en
effet des ouvertures, des aléas, on
a eu des projets et
ça n’a pas marché.
J’en parlerai certainement un jour
“Je
dans un bouquin…
revendique L’histoire d’une
pleinement troupe, c’est aussi
l’histoire de la
mon côté
société.
utopiste.” L’installation permanente, c’était un
possible qui a rencontré une impossibilité. En France, on a une pensée institutionnelle. Quand on veut rester
indépendant et qu’on veut travailler à égalité avec les autres,
c’est toujours compliqué. En France, il y a le public, le privé, et rien
entre les deux.
L.P.B. : Ces plaintes s’adressent à qui :
au maire de Besançon, aux autres collectivités ?
B.K. : J’ai poussé des coups de
gueule en son temps. Je n’ai aucune plainte à formuler, j’ai juste
constaté que certains pays comme en Amérique ou dans le Nord
de l’Europe, on est beaucoup plus
réceptifs. Mais au vu de ces expériences qui n’ont pas abouti, il
faut maintenant faire confiance
à la jeunesse et aux gens qui ont
des idées. Maintenant, à moi de
chercher les talents qui pourront
s’exprimer et poursuivre
l’aventure de la compagnie.
L.P.B. : Vous avez accepté de figurer
dans la liste des soutiens au maire JeanLouis Fousseret pour la campagne des
municipales. Pourquoi ?
CALENDRIER
DE PALMAS
a Presse Bisontine : Plume fête
ses trente ans cette année.
Comment se porte votre
“bébé” ?
Bernard Kudlac : La tournée du dernier spectacle se passe formidablement bien, la rencontre avec
le public est magnifique… comme à chaque fois j’aurais envie
d’ajouter. “Tempus fugit” est le
spectacle de nos trente ans. À
chaque nouveau spectacle, on
remet tout à plat mais à chaque
fois la magie opère. Depuis les
premières représentations à
Besançon en mai dernier où on
a reçu 22 000 spectateurs, le spectacle continue à séduire dans toute la France. La tournée est programmée jusqu’en 2016 avec 350
dates au total avec des incursions
dans toute l’Europe et des étapes
probables au Brésil et au Québec.
CO
MER. 14 MAI 2014
SAM. 8 NOVEMBRE 2014
20h30 GRAND KURSAAL
20h30 BESANÇON
BESANÇON
MICROPOLIS
MP
LE
T
Rende z-Vous
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
45
Spectacle
Mylène Farmer, Katy Perry,
Stromae dans un même show
Après le succès de la première édition (environ 700 spectateurs) la troupe
Jessy Transformiste & Co présente son nouveau spectacle “Dans la peau
des stars… Acte II” sur la scène du Grand Kursaal dimanche 20 avril.
Plus de lumière, plus de son, plus de danseurs, un espace scénique
audacieux, et surtout des artistes qui vont se glisser dans la peau de stars
dont ils prennent les attitudes, les costumes, le maquillage. L’illusion est
parfaite. “Nous allons interpréter une vingtaine de personnages dont deux seulement ont été présentés l’année
dernière. 80 % des tableaux seront avec danseurs” annonce Jessy, l’auteur de ce spectacle. Lors de ce grand show
la troupe offrira au public sur un plateau Mylène Farmer, Katy Perry, Shakira ou Stromae. “L’autre nouveauté
est qu’il y aura des imitations vocales de Christophe Maé et de Pascal Obispo.” Du live, en vrai ! 50 % de la
recette sera reversée à l’association Le refuge qui a perçu 3 000 euros en 2013 grâce à ce spectacle.
Dans la peau des stars, acte II -Le 20 avril à 20 heures au Grand Kursaal
www.ticketnet.fr et www.francebillet.com
Musique
Transat revisite la musique irlandaise
On pensait avoir tout entendu de la musique irlandaise jusqu’à la sortie récente de “Irish Trad System”, le
premier album du groupe bisontin Transat. Sans trahir les racines de cette musique acoustique, le trio l’enrichit
par des sonorités nouvelles électroniques. Lucie Étienne (chant), Jean-Pierre Aufort (violon sample) et Lionel
Tessier (bouzouki, handsonic, bodhran, samples), ont trouvé le juste équilibre pour créer une musique de légende
d’un genre plus urbain. “Les systèmes que nous utilisons nous donnent plus de liberté et des possibilités
d’expression plus larges” note Jean-Pierre Aufort. Transat offre des mélodies irlandaises balancées au violon et
propulsées par une rythmique débridée de bouzouki, de percus et de samples mêlés. Transat, un groupe à
découvrir en C.D. ou en concert le 12 avril au centre culturel de Serre-les-Sapins.
Album “Irish Trad System” - transatgroupe.free.fr -Transat sur facebook
Bernard Kudlac au milieu de toutes les archives
du cirque Plume qui vont bientôt partir
aux archives nationales à Paris.
B.K. : Je ne suis pas adhérent au
P.S. mais j’ai dit oui parce que j’ai
pensé que c’était bien de le faire,
simplement. Mais je reste un homme libre. Cela me permettra peutêtre de retourner le voir avec des
jeunes que je souhaite aider.
L.P.B. : Si vous n’êtes pas socialiste, vous
restez utopiste ?
B.K. : Je le revendique pleinement.
Sinon on n’aurait jamais pu monter notre histoire. On a toujours
essayé de mettre en œuvre nos
rêves. On a eu du bol, peut-être
du talent, on a bossé, mais
l’essentiel, c’est qu’on a eu la chance de faire ce qu’on voulait, avec
des moments de bonheur, de joie,
de deuils. Aujourd’hui, je suis
reconnaissant à la vie d’avoir vécu
tout cela.
L.P.B. : Le cirque Plume, en chiffres, ça
représente combien de personnes ?
B.K. : Environ 40 personnes. 7 personnes
permanentes
à
l’administration et à la direction,
et une quarantaine en tout avec
les intermittents. 25 personnes
ne vivent que du cirque Plume. I
Propos recueillis par J.-F.H.
Le C.D. et le D.V.D. du dernier spectacle sont disponibles
Renseignements au 03 81 81 38 80
POINTS DE VENTE
INFORMATIONS &
RENSEIGNEMENTS :
www.ngproductions.fr
faites le
plein de
es
spectacl
NG Productions
1 bis rue de la Madeleine
25000 Besançon
03 81 54 20 47
Géant, Carrefour, Forum, Cultura,
Fnac, Leclerc, Magasins U,
Digitick, Tickenet, …
Photographie
La Loue sous l’objectif de Lami
Mouthier-Hautepierre, les gorges de Nouailles, le belvédère de Hautepierre-le-Châtelet, les maisons vigneronnes
du vieux Lods, Châteauvieux-les-Fossés, Montgesoye, Vuillafans et bien sûr Ornans, jusqu’à Cléron, le
photographe Jean-François Lami a promené son objectif tout au long de la vallée de la Loue pour y ramener de
somptueux clichés éclatant de couleurs avec comme fil conducteur les reflets de la rivière si chère au cœur des
Francs-Comtois. Dans son petit monde talentueux, Jean-François Lami fait sa révolution lumineuse autour de
la vallée de la Loue. La journaliste Dominique Bonnet y apporte sa patte pour les commentaires historiques
accompagnant certaines images.
Objectif Loue, promenade photographique - Par Jean-François Lami
Textes de Dominique Bonnet - 29 euros - Éditions Simon Graphic
Sport
Sensations fortes et découverte du patrimoine
Le raid “Trip N’Doubs” débarque à Besançon vendredi 18 et samedi 19 avril. L’événement multisport consiste à
enchaîner une multitude d’activités physiques, endurantes, intenses et à sensations fortes. Les participants
pourront découvrir ou redécouvrir le patrimoine bisontin à travers trois parcours. Les participants enchaîneront
V.T.T., trail, kayak et de multiples autres activités dans un esprit de compétition. Des ateliers surprises comme
le tir à l’arc et paintball sont programmés. Ce projet professionnalisant est porté par des étudiants en licence
Management du Sport à la Faculté des Sports de Besançon. Entre 800 et 1 000 personnes sont attendues.
Vendredi 18 et samedi 19 avril à La Malcombe : parcours expert de 80 km, samedi 19 avril :
le parcours sportif (35 km), parcours famille : découverte et chasse aux œufs
Renseignements : www.tripndoubs.com
Solidarité
Le sport pour combattre le cancer
Après le succès de la première édition, le Comité régional du sport universitaire de Franche-Comté organise
samedi 12 avril place Granvelle à Besançon la manifestation “Sport et cancer”. “Le cancer touche tout le monde,
rapporte Michel Crevoisier, à l’origine de cette manifestation. Tous les fonds récoltés seront reversés à
l’association Oncolie qui promeut le sport à l’hôpital. Pratiquer une activité physique pendant et après le cancer
réduit la fatigue.”
Les animations débutent à 14 heures avec deux défis : la plus grande distance parcourue sur vélo et des poids
soulevés en 4 heures, une randonnée cycliste, une initiation à la marche nordique… Des conférences-débats
animées par le Docteur Méneveau et le Professeur Bosset se dérouleront au Centre diocésain (rue Mégevand).
Marche nordique, randonnée urbaine (2 et 5 km), tombola, sont également au programme.
Samedi 12 avril, manifestation “Sport et cancer” de 13 heures à 18 heures
Place Granvelle à Besançon - Entrée libre - Information au 03 81 66 61 16
46
D
AGENDA
SANTÉ
Le Dr Pélissier reconnu
jusqu’aux États-Unis
Il dédicace deux ouvrages
Les bons conseils
du Docteur Pélissier
Éminent chirurgien, le Docteur Édouard Pélissier a fait la
renommée de la chirurgie viscérale au sein de la clinique
Saint-Vincent de Besançon pendant plusieurs décennies.
Aujourd’hui retraité, il consacre sa passion à l’écriture
d’ouvrages grand public. Dédicace le 5 avril.
a Presse Bisontine : Qu’est-ce qui vous se pique avec une écharde. Le proa amené à écrire des ouvrages sur les cessus est le même avec la fumée du
méfaits de la graisse ou du sucre ?
tabac, l’alcool, la pollution, la malbouffe, l’excès de graisse, mais dans
Docteur Édouard Pélissier : Après avoir ces cas-là il y a une dérivation du proexercé la chirurgie viscérale et can- cessus de défense sur nos propres celcérologique, je me suis intéressé à ce lules. Tout cela crée un état
sujet. J’avais été frappé pendant toutes d’inflammation chronique. Et on
ces années pendant lesquelles j’opérais retrouve cela à l’origine d’un grand
par le fait que des gens qui avaient nombre de maladies chroniques.
un cancer souffraient souvent d’autre
chose : obésité, diabète, problèmes L.P.B. : Avoir le ventre un peu trop bedonnant
cardio-vasculaires, etc. Je sentais qu’il serait donc dangereux ?
y avait un élément commun et je me D.E.P. : Concernant la “brioche”, titre
disais que je me pencherais sur cet- de mon premier ouvrage, la graisse
te question quand j’aurais le temps. abdominale est très riche en globules
Une fois en retraite en 2008, j’ai fait blancs qui produisent ces fameuses
de nombreuses recherches bibliogra- substances inflammatoires. Plus
phiques qui m’ont amené à com- qu’une réserve d’énergie, la graisse
prendre qu’il y avait un substrat com- produit directement des substances
inflammatoires. Donc plus on a de
mun à toutes ces maladies.
brioche, plus on produit de substances
L.P.B. : Quel est-il ?
inflammatoires. Ce livre sert en
D.E.P. : Le facteur commun à toutes ces quelque sorte à dire qu’il vaut mieux
maladies est un état d’inflammation prévenir que guérir.
chronique. Au départ, l’inflammation
est un moyen de défense avec les glo- L.P.B. :Le message est le même pour votre second
bules blancs qui viennent attaquer livre dédié aux sucres et aux édulcorants ?
les microbes, par exemple quand on D.E.P. : Tout le monde est sensibilisé
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
L
Le Docteur
Édouard Pélissier
a fait les belles
heures de la
chirurgie viscérale à la clinique
Saint-Vincent
de Besançon.
au gras, mais peu de monde l’est aux
sucres. Or, le sucre est aussi nocif que
le gras. C’est aussi un facteur
d’inflammation important qui est
impliqué
dans
le
diabète,
l’hypertension, l’obésité et les cancers. L’organisme n’a pas besoin de
sucre
pensation est déréglé et les gens
consomment plus et mangent plus,
c’est pour cela que les effets sont aussi néfastes. Ce n’est pas la consommation de boissons aromatisées qui
fait grossir mais la consommation
excessive d’aliments qui les accompagnent.
L.P.B. : Les édulcorants sont meilleurs ?
L.P.B. : Vous travaillez déjà sur un troisième
D.E.P. : Plusieurs études ont démontré ouvrage ?
que les personnes qui boivent beau- D.E.P. : Oui, il sera consacré au thème
coup de boissons aromatisées ont les de la longévité. L’idée de ce prochain
mêmes problèmes que celles qui boi- livre est comment devenir âgé tout
vent beaucoup de boissons sucrées. en restant en bonne santé. I
Propos recueillis par J.-F.H.
Dans ce cas, le phénomène de com-
epuis quʼil a pris sa retraite de chirurgien il y a trois ans, le Docteur
Pélissier sʼest retiré en région parisienne. Il consacre son temps aux sujets
qui le passionnent dans le domaine de
la médecine et de la santé en général.
Dans le milieu professionnel et scientifique, le Docteur Pélissier est réputé.
Les praticiens francs-comtois lʼont côtoyé
pendant plus de quarante ans. Sur le
plan national et international, il a un statut très particulier, car bien quʼexerçant
son activité en secteur libéral, il a continuellement publié ses travaux scientifiques, imaginé de nouvelles techniques
chirurgicales (notamment pour les hernies) et contribué à leur introduction
dans les blocs opératoires. Cʼest ce qui
a lui a valu dʼêtre reconnu par ses pairs
qui lʼont récemment choisi comme
Membre dʼhonneur de lʼAssociation française de chirurgie. Par ailleurs, il est
notamment membre de lʼAcadémie nationale de chirurgie, membre de lʼAcadémie
des sciences de New-York, et membre
du très prestigieux “American College
of Surgeons”, une reconnaissance internationale dont peu de chirurgiens français peuvent se prévaloir. I
“La brioche tue plus que le cholestérol” (éditions Odile Jacob, 2012)
“La vérité sur les sucres et les édulcorants” (éditions Odile Jacob, 2013)
Séance de dédicaces samedi 5 avril
de 14 heures à 18 heures chez Cultura à Besançon-Châteaufarine
LE PORTRAIT
BESANÇON
La Presse Bisontine n° 153 - Avril 2014
47
Initiative citoyenne
Rachid Djebaili, porte-parole
des intellos de banlieue
Cet ancien footballeur
professionnel bisontin
s’attelle à un chantier de
taille : changer l’image
négative de la banlieue.
Pour cela, il vient de créer
le Mouvement des
Intellectuels de Banlieue.
anlieue, le mot lui-même est devenu péjoratif. Il charrie les connotations négatives : délinquance,
insécurité, économie parallèle,
chômage, difficultés sociales, communautarisme. Cette image terne, monochrome, qui a un fond de vérité, éclipse
tout le bon de ces quartiers. Elle est aussi lourde à porter que dévastatrice pour
les populations qui y vivent. Rachid Djebaili aurait pu se résigner à accepter ce
qui semble être acquis désormais comme
un état de fait. Mais ce n’est pas dans le
tempérament de cet ancien footballeur
professionnel qui veut prendre à contrepied une situation que beaucoup considèrent comme établie. L’attaquant bisontin a eu l’idée d’un concept qui en jette.
Il vient de créer le Mouvement des Intellectuels de Banlieue ! “Ce mouvement n’est
ni politique, ni sectaire, ni communautariste. L’idée, c’est l’échange et la réconciliation” annonce l’instigateur du projet
âgé de 38 ans. Son initiative est née sur
facebook (déjà 200 amis dont une centaine à Besançon) et elle prendra bientôt forme à Planoise lors de rencontres
durant lesquelles toutes les personnes
qui le souhaitent, sans distinction, pourront venir échanger sur divers sujets et
“proposer des politiques d’avenir pour ces
territoires urbains.”
La culture et le dialogue pour repousser
le bulldozer de l’imaginaire collectif qui
roule sur des banlieues sous pression,
Rachid Djebaili y croit sans être naïf. “On
parle de criminalité, de délinquance, comme si c’était la norme dans les quartiers.
Oui, il y a de la misère sociale, c’est indéniable, mais n’oublions pas qu’il y a des
gens qui essaient de s’en sortir par la culture, le sport, l’entreprenariat. C’est ce terreau-là que je veux promouvoir. C’est un
mouvement de médiation qui doit permettre de déconstruire les psychoses tout
en restant pragmatique et rationnel. Il y
a toute une génération qui s’émancipe
intellectuellement et qui refuse d’être un
bouc émissaire. On veut nous faire prendre
B
Rachid Djebaili
est le fondateur
du Mouvement
des Intellectuels
de Banlieue
auquel il veut
donner une
envergure
nationale.
Bio express
Naissance à Besançon
le 26 avril 1975
Le footballeur intègre
le B.R.C. à 17 ans
L’attaquant poursuit sa
carrière dans divers
clubs en Écosse,
Allemagne, Turquie,
Moyen Orient.
Fin de carrière à
Lausanne. Il a 32 ans.
2001, première
sélection en équipe
nationale algérienne. Il
joue contre la France.
2006, il écrit “Le foot
expliqué à ma femme”.
2007, il écrit “La
racaille”.
2014, il fonde le
Mouvement des
Intellectuels de Banlieue
le chemin du chaos, mais nous ne nous
laisserons pas entraîner sur cette pente”
martèle le jeune homme.
Il justifie son action par le besoin de valoriser les forces vives de ces milieux dits
défavorisés afin de freiner leur lente dérive. “J’ai créé ce mouvement car je voyais
autour de moi des personnes qui faisaient
des choses intéressantes. Mais on ne les
met pas en avant car elles ne correspondent pas à l’image dégradée que l’on a des
banlieues.”
L’état de ces quartiers alimente le fonds
de commerce des partis politiques qui ont
tous un avis sur la question. Par-delà les
discours, aucun n’a apporté la preuve de
sa capacité à éponger les problèmes.
D’ailleurs ont-ils vraiment intérêt à le
faire ?
Rachid Djebaili sait que le chantier qui
se dresse devant lui est énorme. Mais il
est encore temps de le mener. L’enjeu est
bien de “reformater les esprits”, y compris ceux des populations qui vivent dans
ces quartiers populaires afin de changer
la perception que Monsieur Tout-le-monde peut en avoir. “On a créé un contexte
Le mensuel qui
vous sort du quotidien
dans lequel on donne la possibilité à des
gens de se placer dans une position victimaire. Deux modèles s’affrontent aujourd’hui dans les quartiers. D’un côté, on
assiste à une américanisation de ces territoires. Les séries télé y contribuent. Et
de l’autre, il y a un communautarisme
basé sur la religion et le discours sectaire. La misère identitaire est plus grave
que la misère sociale. Les gens se construisent par rapport aux repères qu’ils ont.
Résultat, trop de jeunes ignorent leur
potentiel et sont à la merci des discours
communautaristes. Il faut créer le déclic
pour faire évoluer les mentalités” affirme
Rachid Djebaili.
Lui a réussi, alors pourquoi pas les autres ?
Les repères sur lesquels il s’est construit,
il les doit à sa famille, un socle qui peut
ouvrir les horizons s’il est solide. Ses
parents, un père ouvrier et une mère femme de ménage lui ont donné “l’éducation”
et appris “le respect. Ils ont toujours fait
en sorte qu’on ne manque de rien.” Sa
sœur aînée lui a transmis “les outils pour
réussir.”
Ce Franco-algérien né à Besançon, issu
d’une fratrie de six enfants est fier de sa
double nationalité qu’il assume et sur
laquelle il a bâti sa carrière de sportif. Il
est le fruit d’une France black-blanc-beur
qui a sans doute tout à gagner d’une diversité trop redoutée. “Nous devons faire
comprendre à beaucoup de Français de
souche, qui vivent aussi dans la misère,
que la diversité est une chance” affirme
le remuant trentenaire.
Le porte-parole du Mouvement des Intellectuels de Banlieue est convaincu que
son pari peut réussir. “En France, il y a
un terreau culturel, une histoire, un héritage. Il y a tout dans ce pays pour
s’épanouir. Je le dis car j’ai eu l’occasion
d’aller voir ailleurs ce qui se passe. Ici,
chacun peut saisir sa chance. Nos quartiers ne sont pas les favelas de Rio.”
Avec son Mouvement des Intellectuels de
Banlieue, Rachid Djebaili frappe avec
habileté un ballon d’idées qui va se loger
dans le petit filet de l’ignorance. Ce n’est
que le début du match. Il marque un point,
mais le chemin vers une victoire incertaine est encore long. T.C.
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