Dossier de presse - Musée Marmottan Monet

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Dossier de presse - Musée Marmottan Monet
Musée Marmottan Monet
Les
Sœurs de
Napoleon
Trois destins italiens
3 octobre 2013 – 26 janvier 2014
Relations avec la presse
Agence Catherine Dantan
Catherine Dantan et Aurélie Dudoué
7, rue Charles V – 75004 Paris
Tél. : 01 40 21 05 15
[email protected]
[email protected]
www.catherine-dantan.fr
somm air e
03
C
ommuniqué de presse 04
E
lisa, Pauline, Caroline :
reines des arts et de l’Italie
08
P
arcours de l’exposition
11
R
epères chronologiques
12
V
isuels disponibles pour la presse
14
A
utour de l’exposition
15
C
ommissariat
16
C
omité d’honneur
17
I nformations pratiques
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
2
I
communiqué de pr e sse
Les Sœurs de Napoléon
Trois destins italiens
Musée Marmottan Monet
3 octobre 2013 – 26 janvier 2014
Le musée Marmottan Monet consacre, du 3 octobre 2013 au 26 janvier 2014, une exposition
inédite à Elisa, Pauline et Caroline, sœurs de Napoléon Ier, princesses et reines d’Italie. Grâce
à des prêts d’exception provenant des plus grands musées d’Europe et des collections des
descendants de la famille, italiens et français, 140 œuvres sont réunies pour recréer l’univers
prestigieux de la vie privée et publique des sœurs Bonaparte. Leurs trois destins hors du
commun sont présentés pour la première fois, de leur genèse dans le Paris consulaire à leurs
règnes italiens sous l’Empire.
Tableaux, sculptures, mobilier, accessoires, bijoux et parures de cour matérialisent sous nos
yeux les destins extraordinaires d’Elisa (1777-1820), princesse de Piombino et de Lucques, puis
grande-duchesse de Toscane, de Pauline (1780-1825) épouse du prince romain Camille Borghèse
et de Caroline (1782-1839), mariée au général Joachim Murat et qui régna avec lui sur Naples
avec un faste inégalé : trois femmes, trois personnalités différentes, l’une primant par la beauté,
les deux autres par l’énergie, le charme et l’intelligence. Elles ont été les témoins privilégiés et
les actrices de leur époque.
Autour de l’événement-charnière du sacre de Napoléon renaissent à la fois l’intime : leurs rôles
de mères et d’épouses, comme l’officiel : leurs vies de princesses et reines d’Italie, dans les cours
de Florence, Rome et Naples qui feront des trois sœurs des symboles de l’Europe en construction.
Cette exposition qui bénéficie de l’engouement remarquable de nombreuses institutions, collections particulières et musées prestigieux voit le jour aujourd’hui dans l’écrin idéal du musée
Marmottan Monet, cœur de l’univers de Paul Marmottan (1856-1932) son fondateur, collectionneur
passionné par le Premier Empire. Sont réunies, entre autres, des pièces des musées nationaux
des châteaux de Versailles, Fontainebleau, Malmaison, du musée Fesch d’Ajaccio, du musée
Fabre de Montpellier, de l’Ambassade de Grande-Bretagne à Paris, du Musée de l’Armée, de celui
de la Légion d’honneur, des Fondations Napoléon et Dosne-Thiers, du Musée des Beaux-Arts de
Liège, du Palazzo Pitti de Florence, du Museo Napoleonico, du Museo Praz, des Musei di Arte
Medievale e Moderna de Rome, des musées de Turin, Naples, Lucques, Caserte et de l’Ile d’Elbe,
sans omettre les fonds propres de la bibliothèque Marmottan et du musée Marmottan Monet.
Un événement unique offert aux regards à partir du 3 octobre pour ressusciter une page
de l’Histoire et permettre une approche inédite de l’Empire à travers l’univers féminin des
sœurs de Napoléon.
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
3
II
e lisa , pauline , c a roline
:
r e ine s de s a rts et de l’ ita lie
Jean-Louis-Victor Viger
du Vigneau, dit Hector Viger,
La toilette avant le sacre, vers 1865.
Huile sur bois. Marseille, musée
des Beaux-Arts © Marseille,
musée des Beaux-Arts / Raphaël
Chipault-Antonin Soligny
Elisa, Pauline et Caroline, eurent toutes les trois une destinée italienne : la première,
devenue en 1797 Madame Félix Baciocchi, fut élevée par son frère au rang de princesse
de Piombino et de Lucques (1805), puis de grande-duchesse de Toscane et représentante
de l’Empereur en Italie (1809). Pauline, veuve du général Leclerc en 1802, épousa en 1803
un prince romain, Camillo Borghèse, et vécut avec lui entre Paris et Rome, en s’attirant
dans les deux villes le titre de reine de la beauté. Caroline, la plus jeune, se maria en 1800
avec un fidèle de Napoléon : le général Murat, dont elle partagea la brillante carrière à Paris,
dans le duché de Berg et de Clèves et enfin en Italie, où les époux montèrent ensemble
sur le trône de Naples et régnèrent entre 1808 et 1815.
Elisa, Pauline et Caroline furent des femmes aux personnalités différentes, primant l’une
par la beauté, les deux autres par l’énergie, le charme, l’intelligence. Leur destin, néanmoins,
fut façonné par la volonté de leur frère aîné, qui fonda son pouvoir, puis son Empire, sur
la famille. Les succès et les échecs d’Elisa, de Pauline et de Caroline se font l’écho de ceux
de leur frère, dans une Europe placée sous son emprise.
Les trois sœurs Bonaparte partagèrent également le goût du faste, des belles résidences,
du mécénat artistique : à Paris, comme dans les villes de leur pays d’adoption où elles
résidèrent, elles laissèrent la marque de leur passage par la création de décors, de mobilier,
de peintures, de sculptures et d’objets d’art dont le musée Marmottan Monet propose
d’admirer des pièces rares à l’occasion de cette exposition. La grande-duchesse de Toscane
et la reine de Naples stimulèrent par ailleurs la production des manufactures de leurs
Etats et encouragèrent dans leurs cours le théâtre, la musique et les arts de la mode, en
menant en Italie une politique de conquête pacifique, la conquête par la culture et par les
idées. Elles contribuèrent ainsi à créer l’unité entre les provinces de cette Europe française
dont rêvait à cette date l’empereur Napoléon Ier.
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
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u elisa, pauline, caroline : reines des arts et de l’italie
1Elisa
Elisa Bonaparte (1777-1820) ne fut pas seulement la grande-duchesse de Toscane bien
connue des spécialistes des arts français et
italiens de l’époque Empire. Elle fut tout simplement une femme, avec sa sensibilité, ses
ambitions, ses appétits, qui anticipent singulièrement ceux d’une femme d’aujourd’hui,
désireuse de vivre sa vie à part entière et
capable, à l’occasion, d’imposer ses idées et
ses choix. Comme toute personne qui détint
un réel pouvoir, elle fut appréciée des uns,
crainte ou critiquée des autres. Le portrait
d’Elisa que nous ont livré ses contemporains,
Joseph Franque, Portrait d’Elisa
écrivains et artistes, est contrasté ; l’exposi-
Baciocchi, grande-duchesse
de Toscane. Huile sur toile.
tion tentera de le reconstruire avec fidélité et
Boulogne-Billancourt,
Bibliothèque Marmottan
chacun pourra s’en faire son idée.
© Brigdeman Art Library
Les débuts d’Elisa furent parisiens : avec son mari, Félix Baciocchi, officier de l’armée
française, elle demeura alors d’abord rue Verte, à proximité de l’actuel faubourg Saint
Honoré, et ensuite dans l’ancien hôtel Maurepas, au n° 7 de la rue de la Chaise, dans le
faubourg Saint-Germain. Son salon accueillit des personnalités en vue du Paris littéraire
de l’époque et maints aspects de la réconciliation entre les représentants de l’Ancien
régime rentrés d’exil et le monde nouveau qui se préparait à éclore, prirent forme entre
ses murs. Elisa était alors très proche de Louis de Fontanes, directeur du Mercure de
France, et de Chateaubriand. Avec son frère Lucien, ministre de l’Intérieur en 1800, puis
tribun et sénateur, elle travailla à la réconciliation de l’Eglise romaine et de la France et à
la fondamentale refonte de l’Institut. Les années parisiennes d’Elisa préparèrent l’épanouissement de sa personnalité, qui ne se réalisa pleinement qu’à la suite de son accession au trône de la Toscane, dans le chapitre italien de sa vie.
Les moments privilégiés ne durent jamais longtemps : exilée de la Toscane à la chute de
l’Empire, Elisa se retira, avec sa famille, dans le nord de l’Italie où elle mourut prématurément à Trieste, en 1820. Sa fille Napoléone-Elisa (la comtesse Camerata) releva le flambeau
de la famille et en assuma l’héritage jusque sous le Second Empire. L’exposition se conclut
sur une évocation de cette figure hors normes, singulièrement attachée, comme sa mère,
à l’empereur Napoléon Ier ; une enfant chérie et choyée, qui aimait se présenter par la
formule : « je suis la petite Napoléon ».
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
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u elisa, pauline, caroline : reines des arts et de l’italie
2Pauline
La seconde des sœurs Bonaparte, Pauline
(1780-1825), devint un symbole de la beauté
de son temps.Toutes les sources s’accordent à
dire qu’elle était ravissante ; de plus, la princesse Borghèse fut portraiturée en marbre
par le plus grand sculpteur de son époque,
Antonio Canova, dans une œuvre emblématique de la période Empire, connue aujourd’hui
dans le monde entier : la Pauline Borghèse en
Vénus victorieuse de la Galerie Borghèse de
Rome qui lui assura une mémoire éternelle.
Pauline fut une femme élégante, toujours
Robert Lefèvre, Portrait de
Pauline Bonaparte, princesse
habillée à la pointe de la mode ; elle aimait les
Borghèse, 1809. Huile sur toile.
Rueil-Malmaison, musée
parures et les bijoux, et eut de nombreuses
national du château © RMNGP
demeures, qu’elle meubla et embellit sans regarder à la dépense (à Paris, notamment,
l’hôtel de Charost, aujourd’hui ambassade d’Angleterre ; à Rome, la Villa Paolina, ou Villa
Bonaparte, aujourd’hui ambassade de France près le Saint-Siège). Comme les femmes du
monde de son temps, elle avait appris l’art de la danse et elle se distingua par sa grâce
dans les grands bals parisiens de l’Empire.
Infidèle en amour (son second époux, le prince romain Camillo Borghèse finira par se
séparer d’elle), elle fit preuve en revanche d’un dévouement indéfectible à l’égard de
Napoléon et fut sans doute la sœur préférée de l’Empereur qui la nomma, en 1806,
duchesse souveraine de Guastalla. De plus, en février 1808, Napoléon nomma son époux,
le prince Borghèse, gouverneur général des départements au-delà des Alpes et le couple
effectua alors des séjours officiels à Turin.
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
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u elisa, pauline, caroline : reines des arts et de l’italie
3Caroline
Cadette des sœurs de Napoléon, Caroline
(1782-1839) se distingua par une personnalité forte et par le charme de sa personne. Elle
reçut une éducation plus complète et plus
raffinée que celle d’Elisa et de Pauline, dans
le célèbre pensionnat de Madame Campan
à Saint-Germain-en-Laye.
Mariée à dix-huit ans avec le général Joachim
Jean-Baptiste-Jacques Augustin,
Murat, dont elle eut quatre enfants, Achille,
Broche avec le portrait en miniature
de Caroline Murat, 1807.
Letizia, Lucien et Louise, elle fut associée à
Peinture sur porcelaine, or,
pierres dures et perles.
la brillante carrière de son époux. Elle résida
Rome, Museo Napoleonico, inv.
MN 1328 © Roma Capitale –
d’abord à Paris, dans des demeures somp-
Sovrintendenza ai Beni Culturali
tueuses, où elle mena grand train : de l’hôtel Thélusson de la rue Cérutti, magnifique
création de l’architecte Ledoux, à l’Elysée, jusque dans ses propriétés de Neuilly et de La
Motte Sainte-Héraye. En 1806, Joachim et Caroline Murat devenaient grands-ducs de
Berg et de Clèves. En 1808, ils montaient sur le trône de Naples. Le règne des souverains
français laissa une marque profonde dans l’histoire de la ville italienne, qui fut embellie
et transformée par le style Empire. Entre 1808 et 1815, Caroline régna sur Naples d’abord
aux côtés de son mari, puis seule, en tant que régente. Sa personnalité s’affirma alors
pleinement.
Différemment de son frère Lucien, qui paya de sa personne son indépendance d’esprit,
Caroline tenta de résister à son frère l’Empereur et de régner de manière autonome sur
un pays allié. L’entreprise, sans doute impossible, était vouée à l’échec. La personnalité de
la reine, néanmoins, se dessina nettement au cours des fatidiques années 1813-1815, qui
scellèrent son destin. Après la chute de l’Empire, Caroline adopta le nouveau titre de comtesse de Lipona (anagramme de Napoli) et vécut entre l’Autriche et l’Italie. En 1837 et en
1838 elle fut autorisée à séjourner à Paris ; David d’Angers fit en cette occasion un dernier
portrait d’elle, qui est présenté dans l’exposition.
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
7
III
1
parcours de l’ e x position
La mère des rois : Madame Mère et ses huit enfants - Rotonde d’entrée
Dans la rotonde d’entrée du musée, salle d’accès à l’exposition, tous les frères et les
sœurs de Napoléon Ier sont réunis autour Lætitia Bonaparte, mère de l’Empereur. Ils
sont représentés par des bustes en marbre provenant de la manufacture de Carrare, en
Toscane, à laquelle la sœur aînée de Napoléon, Elisa Baciocchi, donna une impulsion
décisive au temps de son règne sur la Toscane (1805-1814).
2
Elisa Bonaparte Baciocchi - Salle à manger
Sœur du Consul : Elisa à Paris Dans les dernières années du
xviiie
siècle, la famille Bonaparte, qui a quitté la Corse en
1793, se rassemble à Paris autour de Napoléon. Le général Bonaparte a déjà entamé sa
brillante carrière militaire : entre 1796 et 1798, la campagne d’Italie, puis l’expédition
d’Egypte révèlent sa personnalité polyvalente, associant le génie militaire à l’ambition
politique, civile et culturelle. Le 18-19 brumaire de l’an VIII (9-10 novembre 1799), Napoléon, avec l’aide de son frère Lucien, instaure en France la république consulaire, dont il
devient le chef absolu. Elisa, Pauline et Caroline sont désormais « les sœurs du Consul ».
Une amie des lettres et des arts Associée au grand projet de reconstruction de la France entamé par son frère aîné, Elisa
devient l’un des intermédiaires privilégiés entre le pouvoir politique et les milieux intellectuels parisiens. Son salon de l’ancien hôtel Maurepas, rue de La Chaise, dont elle a fait
l’acquisition et qu’elle a installé avec un goût raffiné, devient le rendez-vous des écrivains,
des musiciens et des artistes en vue.
Le concordat de 1801-1802
Soucieux de réconcilier les Français après la fracture révolutionnaire, le Premier Consul
décide de se rapprocher des milieux catholiques et de l’Eglise. Par l’intermédiaire d’Elisa,
il fait la connaissance de Chateaubriand, qu’il rencontre pour la première fois à une réception de son frère Lucien, alors ministre de l’Intérieur. En 1801, le concordat avec l’Eglise
de Rome est signé et sera entériné par les chambres au printemps 1802. Le Génie du
Christianisme vient alors de paraître ; il connaîtra aussitôt un immense succès.
« La refonte de l’Institut de France »
Membre de l’Institut de France dans la classe de Sciences physiques et mathématiques
depuis 1797, le Premier Consul procède à une importante refonte de cette institution, destinée
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
8
u parcours
de l’exposition
à « recueillir les découvertes » et à « perfectionner les arts et les sciences ». Sous le Consulat
et l’Empire, l’Institut de France comportait quatre classes (Sciences physiques et mathématiques, Langue et littérature françaises, Histoire et Littérature ancienne et Beaux-arts).
C’est à l’Institut de France, Académie des Beaux-Arts, que Paul Marmottan léguait en 1932
ses collections et ses deux demeures, devenues aujourd’hui musée Marmottan Monet et
bibliothèque Marmottan de Boulogne-Billancourt.
3
Pauline Bonaparte princesse Borghèse - Petit salon
La deuxième sœur de Napoléon, Pauline, fit ses premières apparitions, vite remarquées,
dans les salons parisiens du Directoire. Toutes les sources concordent au sujet de son
extraordinaire beauté. La duchesse d’Abrantès compare la finesse de ses traits à celle
d’un camée antique. Excellente danseuse, elle se distingua dans les bals du Consulat et
de l’Empire. Mariée très jeune au général Leclerc et veuve de ce dernier en 1802, Pauline
épousa en 1803 le prince romain Camille Borghèse. Elle partagea dès lors son existence
entre Paris et Rome, en montrant néanmoins une nette prédilection pour la capitale française. Inconstante en amour, elle fut la fidélité même à l’égard de son frère l’Empereur,
dont elle était la sœur préférée.
4
Caroline Bonaparte Murat - Grand salon
La troisième sœur de Napoléon, Caroline, reçut une éducation raffinée dans le pensionnat
de Madame Campan. Chateaubriand écrivit d’elle : « Madame Murat n’était pas un camée
antique aussi élégant que la princesse Borghèse ; mais elle avait plus de physionomie et
plus d’esprit que sa sœur ». A l’âge de dix-huit ans elle épousait à Paris le général Joachim
Murat, l’un des officiers les plus brillants de l’armée de Bonaparte. Séduisante, énergique
et ambitieuse, elle mena grand train dans ses demeures parisiennes, qu’elle marqua de
son style : l’hôtel Thélusson, l’Elysée, qu’elle habita à partir de 1806, et la résidence de
Neuilly, qu’elle céda à sa sœur Pauline lors de son départ pour Naples, où son époux fut
appelé à régner en 1808.
5
Le sacre de Napoléon Ier - Grande rotonde
Entre 1804 et 1805, le sacre de Napoléon Ier empereur des Français, puis roi d’Italie, imposait un tournant à la vie de ses sœurs, qui étaient élevées au rang de princesses impériales.
Le rôle officiel et représentatif de la famille Bonaparte se trouva considérablement accru
et l’existence au quotidien de ses membres s’entoura d’un faste inégalé. Dès 1805, l’Empereur confiait un rôle de représentation à l’aînée de ses sœurs en Toscane et nommait
ensuite, en 1808, son beau-frère Joachim Murat et sa sœur cadette Caroline souverains
de Naples.
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
9
u parcours
6
de l’exposition
Princesses impériales en Italie - Galerie
En 1805, Elisa était nommée par son frère princesse de Piombino et de Lucques et se rendait
en Toscane avec son époux, Félix Baciocchi, pour établir sa résidence à Lucques. En 1809,
elle devenait grande-duchesse de Toscane, représentante de l’Empereur en Italie ; elle s’installa alors à Florence, au Palais Pitti, qui fut embelli par sa volonté. Elisa se consacra avec
enthousiasme à son rôle de souveraine : par ses commandes éclairées, elle stimula la production des manufactures de la Toscane, notamment celles du marbre de Carrare, de la
porcelaine et des pierres-dures et en peu de temps elle convertit son Etat au goût français.
A la suite de son mariage avec Pauline Bonaparte, veuve du général Leclerc, le prince
Camille Borghèse fut nommé par Napoléon duc de Guastalla et gouverneur général
des départements au-delà des Alpes, avec résidence à Turin. La nouvelle duchesse de
Guastalla ne prêta qu’une attention modérée à son rôle officiel de représentation, mais
son époux s’attacha à répondre aux attentes de son beau-frère l’Empereur. Camille
Borghèse, collectionneur avisé comme tous les membres de sa famille, se consacra
notamment à embellir les résidences royales de Turin.
Un décret impérial du 14 juillet 1809 faisait de Joachim Murat, maréchal de l’Empire et
grand-duc de Berg et de Clèves, le roi de Naples. Son épouse Caroline devait régner auprès
de lui avec des prérogatives exceptionnelles, dont celle de pouvoir lui succéder sur le trône
et de gouverner à sa place en son absence. Les sept années du règne des Murat sur Naples
furent marquées par le faste et la splendeur. Les deux filles de Caroline et de Joachim,
Letizia et Louise, se marièrent en Italie et leur descendance a conservé des souvenirs des
deux souverains. Certains d’entre eux, très précieux, sont présentés dans l’exposition.
7
Les enfants d’Elisa et de Caroline - Galerie
Napoléone-Elisa Baciocchi, la fille d’Elisa née en Toscane sous l’Empire, et les quatre
enfants de Joachim et Caroline Murat, Achille, Letizia, Lucien et Louise, nés entre Paris et
Milan durant les premières années du
xixe
siècle, vécurent le début de leur enfance à la
cour de leurs parents, entre Florence et Naples. Les membres de la famille impériale prêtaient la plus grande attention à l’éducation de leurs enfants, destinés à leur succéder sur
le trône. En dépit des rigueurs de l’étiquette et d’un emploi du temps chargé et studieux,
les petits princes vécurent un temps heureux à la cour de leurs parents, comme le montrent
les nombreux souvenirs remontant à cette époque de leur vie, trop vite révolue.
8
L’exil des princesses - Galerie
Entre 1814 et 1815, la chute de l’Empire entraîna celle des frères et des sœurs de Napoléon.
L’Italie fut alors le refuge des Bonaparte exilés ; leurs enfants devinrent adultes entre
Rome, Bologne, Florence et Trieste, des villes qui conservent aujourd’hui leur souvenir.
L’exposition se conclut sur des portraits en noir des sœurs de Napoléon et sur de charmants
visages d’enfants et d’adolescents : ce fut la jeune génération des Bonaparte qui assura
l’avenir et la relève de la famille impériale.
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
10
IV
r e pè r e s chronolog ique s
1769- Naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio
1777- Naissance de Maria Anna Bonaparte (Elisa)
1780- N
aissance de Maria Paoletta Bonaparte (Pauline)
1782- N
aissance de Maria Annunziata Bonaparte (Caroline)
1796- Le général Bonaparte reçoit le commandement en chef de l’armée d’Italie
1797- E
lisa Bonaparte épouse à Marseille Pasquale (Félix) Baciocchi
1799- C
oup d’Etat du 18 Brumaire et institution de la République consulaire
- L
e général Bonaparte devient le Premier Consul
1800- Caroline Bonaparte épouse à Paris le général Joachim Murat
1802- Napoléon Bonaparte Consul à vie
1803- Pauline Bonaparte, veuve du général Leclerc, épouse à Paris le prince Camille Borghèse
1804- Fondation du Premier Empire
1805- L’empereur des Français Napoléon Ier est couronné roi d’Italie
- E
lisa Bonaparte Baciocchi est élevée au rang de princesse de Piombino et de Lucques
1806- C
amille et Pauline Borghèse reçoivent le titre de duc et duchesse de Guastalla
1808- Joachim Murat reçoit par décret impérial le titre de roi de Naples
- C
amille Borghèse reçoit la charge de Gouverneur général des départements
au-delà des Alpes
1809- Elisa Baciocchi est nommée grande-duchesse de Toscane, représentante
de l’Empereur en Italie
- D
ivorce de l’empereur Napoléon Ier de l’impératrice Joséphine
1810- Mariage de l’empereur Napoléon Ier avec l’archiduchesse d’Autriche Marie-Louise
1811- Naissance du Roi de Rome
1814- A
bdication de l’empereur Napoléon Ier à Fontainebleau ; il est exilé à l’île d’Elbe
- E
xil d’Elisa Baciocchi en France, à Bologne, en Autriche et enfin à Trieste
1815- Défaite de Joachim Murat à Tolentino
- D
épart de la reine Caroline Murat pour l’Autriche
-D
éfaite de Waterloo et seconde abdication de l’empereur Napoléon Ier qui se livre
aux Anglais. Il est exilé à l’île de Sainte-Hélène
1820- M
ort d’Elisa à Villa Vicentina
1821- M
ort à Sainte-Hélène de l’empereur Napoléon Ier
1825- Mort de Pauline à Florence
1839- M
ort de Caroline à Florence
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
11
V
visuels disponibles pour la presse
Ces visuels sont disponibles pour la presse dans le cadre unique de la promotion de
l’exposition Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens, présentée au musée Marmottan
Monet du 3 octobre 2013 au 26 janvier 2014. Légendes et crédits sont obligatoires.
Le nom du musée, le titre de l’exposition ainsi que ses dates doivent être indiquées dans
tout article reproduisant ces visuels. Toute image utilisée devra porter, en plus du crédit
photographique et de la légende, la mention Service presse/ musée Marmottan Monet.
Le format maximum pour les visuels fournis par la RMN est d’1/4 de page.
Marie Guilhelmine Benoist, Portrait
d’Elisa Baciocchi princesse de Lucques,
1806 – Huile sur toile – Lucques, Museo
nazionale di Palazzo Mansi © Musei
nazionali di Lucca
René-Théodore Berthon, Pauline
Anonyme, Portrait présumé de Caroline
Murat – Huile sur toile – Rueil-Malmaison
musée national du château © RMNGP
Joseph Franque, Portrait d’Elisa
Robert Lefèvre, Portrait de Pauline
Jean-Baptiste-Jacques Augustin, Broche
François Gérard, Portrait de Caroline
Jean-Louis-Victor Viger du Vigneau, dit
Hector Viger, La toilette avant le sacre,
François Gérard, Napoléon I er
en grand costume de sacre, vers 1805
Huile sur toile – Versailles, musée
national du château © RMNGP
Baciocchi, grande-duchesse de Toscane
Huile sur toile – Boulogne-Billancourt,
Bibliothèque Marmottan
© Brigdeman Art Library
Murat – Huile sur toile – Paris, Fondation
Dosne-bibliothèque Thiers © Studio
Christian Baraja
Bonaparte princesse Borghèse avec une
dame de compagnie – Huile sur toile
Collection particulière © Etienne Hunyady
Bonaparte, princesse Borghèse, 1809
Huile sur toile – Rueil-Malmaison,
musée national du château © RMNGP
vers 1865 – Huile sur bois – Marseille, musée
des beaux-arts © Marseille, musée des
Beaux-Arts/Raphaël Chipault-Antonin Soligny
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
avec le portrait en miniature de Caroline
Murat, 1807 – Peinture sur porcelaine,
or, pierres dures et perles. Rome, Museo
Napoleonico, inv. MN 1328 © Roma
Capitale – Sovrintendenza ai Beni Culturali
Dossier de presse
12
u v i s u e ls
di s pon i b l e s pou r l a pr e s s e
Jean-Baptiste Isabey, atelier de,
Les enfants Murat dans la Villa Reale
de Naples – Huile sur toile – Rome, Museo
Napoleonico, inv. MN1197 © Roma
Capitale – Sovrintendenza ai Beni Culturali
Sculpteur anonyme d’après Lorenzo
Bartolini, Portrait d’Elisa Baciocchi,
Bartolomeo Franzoni d’après Antonio
Canova, Portrait de Pauline Bonaparte,
grande-duchesse de Toscane – Buste
en marbre – Paris, musée Marmottan
Monet © Brigdeman Art Library
princesse Borghèse – Buste en marbre
Rueil-Malmaison, musée national
du château © RMNGP
Sculpteur anonyme d’après Antonio
Canova, Portrait de Caroline Murat,
Manufacture Ginori de Doccia, Tasse
Sac à main de Pauline Bonaparte
Maroquin, écaille blonde et acier poli
Paris, Collection Emile Hermès
© Thierry Jacob
Manteau de cour de Pauline Bonaparte,
princesse Borghèse – Velours vert, fil d’or
et paillettes – Portoferraio (Ile d’Elbe),
Museo Nazionale delle Residenze di
Napoleoniche © Museo Nazionale delle
Residenze di Napoleoniche - Isola d’Elba
Manufacture de Sèvres, Jean-François
Robert et Jean-Baptiste Gabriel
Langlacé, Déjeuner des vues des
Peigne ayant appartenu à Caroline
Murat – Or et corail rose – Rome, Museo
Napoleonico, inv. MN 1332 – © Roma
Capitale – Sovrintendenza ai Beni Culturali
reine de Naples – Buste en marbre
Paris, musée Marmottan Monet
© Brigdeman Art Library
à l’effigie d’Elisa Baciocchi – Biscuit et
porcelaine dorée – Paris, musée Marmottan
Monet © Brigdeman Art Library
environs de Sèvres, 1813 – Porcelaine
dure et argent doré – Paris, Fondation
Napoléon © Patrice Maurin-Berthier
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
13
VI
1
autour de l’ e x position
Publications
Catalogue de l’exposition coédité par le musée
Marmottan Monet et les éditions Hazan Sous la direction de Maria Teresa Caracciolo,
commissaire de l’exposition
Broché, 22 x 28,5 cm
132 illustrations environ, 216 pages
Prix : 29 e
Nuart : 3827714 – ISBN : 9 7827 5410 7112
Hors série Beaux Arts Magazine 44 pages
Prix : 9,50 e
ISBN : 9 7910 2040 0314
Livret enfants – Elisa, Pauline, Caroline
16 pages
Prix : 3,50 e
ISBN : 9 7823 5174 0163
2
Ateliers pédagogiques
Le musée Marmottan Monet propose, du 3 octobre
2013 au 26 janvier 2014, un atelier pédagogique
spécialement conçu autour de l’exposition
« Les sœurs de Napoléon. Trois destins italiens ».
Il sera ouvert aux scolaires du mardi au vendredi.
Les enfants en individuels seront accueillis les mercredis
et pendant les vacances de la Toussaint (zone C)
Renseignements et réservations :
Camille Pabois
Tél. : 01 44 96 50 41
[email protected]
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
14
VII
commissar iat
Commissariat de l’exposition
Maria Teresa Caracciolo
Maria Teresa Caracciolo est historienne de l’art, chargée de recherche au
CNRS, spécialiste de la peinture européenne des xviiie et xixe siècles et des
relations franco-italiennes sous la Révolution et l’Empire. Elle est l’auteur,
parmi d’autres ouvrages, de Giuseppe Cades (1750-1799) et la Rome de
son temps, Paris, Arthena, 1992 (ouvrage issu d’une thèse de doctorat)
et de L’Histoire de Rome par la peinture, Citadelles et Mazenod, 2010 ;
du catalogue de l’exposition Jean-Baptiste Wicar. Ritratti della famiglia
Bonaparte [Jean-Baptiste Wicar, Portraits de la famille Bonaparte] Roma,
Museo Napoleonico-Napoli, Museo Diego Aragona Pignatelli Cortes
[Electa Napoli], 2004, et du catalogue de l’exposition Lucien Bonaparte
(1775-1840), un homme libre, Ajaccio, Musée Fesch, 2010.
Coordination
Antonin Macé de Lépinay
Attaché de conservation au musée Marmottan Monet
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
15
VIII
comité d’ honneur
Le comité d’honneur est placé sous la présidence de :
SAI Madame la Princesse Napoléon
Membres du comité d’honneur :
SAR Monseigneur le Prince Murat
SE l’Ambassadeur d’Angleterre en France, Sir Peter Ricketts
SE l’Ambassadeur d’Italie en France,
Monsieur Giandomenico Magliano
Madame Simonella Condemi, Direttrice della
Galleria d’arte moderna di Palazzo Pitti, Florence
Monsieur Michel David-Weill, de l’Institut,
et Madame Michel David-Weill, prêteurs
Monsieur et Madame Patrice Fustier, prêteurs
Architetto Luigi Mattera, Dirigente dei Musei di Arte
Medievale e Moderna, Soprintendenza Capitolina, Roma
Madame Roberta Martinelli, Direttrice dei Musei Nazionali
delle Residenze di Napoleone – Isola d’Elba
Comtesse Maria Pia Mazzetti d’Albertis, prêteur
Le baron et la baronne de Nervaux-Loys, prêteurs
Monsieur Antoine de Noailles, duc de Poix, prêteur
Madame Catherine Pégard, présidente de l’EP du château
de Versailles et des Trianons
Monsieur Jean-Pierre Samoyault, Conservateur général
du Patrimoine, directeur honoraire du Mobilier national
Comtesse Ludovica Spalletti Trivelli d’Albertis, prêteur
Monsieur Carlo Sisi, directeur honoraire de la Galleria
d’arte moderna di Palazzo Pitti
Professeur Jean Tulard, de l’Institut
Monsieur Fabrizio Vona, Soprintendente,
Polo Museale della città di Napoli
La baronne Gourgaud
Musée Marmottan Monet – Les Sœurs de Napoléon. Trois destins italiens
Dossier de presse
16
VI
infor m ations
pr atique s
Adresse
2, rue Louis-Boilly
75016 Paris
Site Internet
www.marmottan.fr
Accès
Métro : La Muette – Ligne 9
RER : Boulainvilliers – Ligne C
Bus : 32, 63, 22, 52, P.C.
Jours et horaires d’ouverture
Ouvert du mardi au dimanche
de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 20h
Fermé le lundi, le 25 décembre,
le 1er janvier et le 1er mai
Tarifs
Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : 5 €
Moins de 7 ans : gratuit
Réservation groupes
Christine Lecca
Tél. : 01 44 96 50 33
Service pédagogique
Camille Pabois
Tél. : 01 44 96 50 41
Audioguide
Disponible en français,
anglais et japonais
3€

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