Book Mael Le Golvan

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Book Mael Le Golvan
Mael LE GOLVAN
Portfolio
www.mael-legolvan.com
[email protected]
06.43.59.54.49
MAEL LE GOLVANNé le 13/09/1986
5A rue Roger Henri Guerrand
35000 Rennes
SIRET : 794233957 00016
EXPOSITIONS
2016 :
Il faut imaginer Diogène avec une maglite et Manifeste, exposition Znamia, le Praticable, Rennes
Tôlerie et Virax, exposition Couronnes, Université Foraine, Rennes
Trivision et Sens, festival Arts à la Pointe, église Saint-Raymond Les trois grâces, exposition Des sangsues sur l’étagère, Galerie du Audierne
48, Rennes
Il faut imaginer Diogène avec une maglite, festival Oodaaq, Ste Aura, exposition Exordium, EESAB, Rennes
Saint-Malo
Paysages Hyperboréens, exposition Collection #4, Parlement de 2013 :
Bretagne, Rennes
Dialogues, festival Oodaaq, les Ateliers du Vent, Rennes
Dys, librairie Le Chercheur d’art, Rennes
2015 :
Bicycloscope et Optimism, exposition Riposte # 13 : TUNING & 2012 : AMÉLIORATION, Rennes
Ployer, Tambouroscope, Université Rennes 2, Rennes
Paysages Hyperboréens, Prix Arts à la Pointe, Audierne
Paysages Hyperboréens, exposition Next minute tourism, Chateau de Beaumanoir, Evran
Paysages Hyperboréens, festival Traverse Vidéo,
Espace Croix-Baragnon, Toulouse
2014 :
Virax dans le cadre du Salon Playtime, Le Grand Cordel,
partenariat Ateliers de Rennes, Biennale d’art contemporain, Rennes
La Conservation des espèces, festival K-barré, 4BIS, Rennes
2011 :
Portraits Particuliers, exposition Amateur, l’Espace M, Rennes
Conservation Pieces, l’Espace M, Rennes
Ployer, festival Oodaaq, Rennes
2010 :
Portraits périphériques (une typologie), l’Espace M, Rennes
2009 :
Frontières dans le cadre de Paris Photo, Carrousel du Louvre, Paris
PRIX, BOURSES, RESIDENCES
2016 :
Résidence itinérante, Hyperborée #2, Islande
FORMATIONS
Résidence Arts à la Pointe, Audierne
2015 :
Bourse Aide à la création de la ville de Rennes
2014 :
Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, EESAB, Rennes
Prix du jury Arts à la Pointe
Prix du public Arts à la Pointe
EDITIONS
Next minute tourism, Paris, Cynorrhodon – FALDAC, 2015
Sens du Lieu - Lieu du sens, Toulouse, Traverse Vidéo, 2015
Autre Monde, Audierne, Arts à la Pointe, 2015
Diplômés DNSEP 2014, Rennes, EESAB, 2014
Trouble, Rennes, Label Hypothèse, 2009
Shot : Portfolio spécial Paris Photo 2009, Paris, SFR, 2009
2012 :
Master Arts Plastiques, Université Rennes 2
2004 :
Baccalauréat scientifique
EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
Depuis 2011 :
Intervenant photographie, Phakt Centre Culturel Colombier, Rennes
2011 – 2015 :
Chargé d’enseignement, Université Rennes 2
2013 :
Assistant de John Cornu, artiste
2011 – 2012 :
Membre de l’équipe de la galerie l’Espace M, Université Rennes 2
2010 – 2011 :
Workshop avec le Collectif TOROLAB, Tijuana
Assistant de Cédric Martigny, artiste
2010 :
Stage auprès de Sten Lena, tireur photographie
Assistant de Véronique Hubert, artiste
Mai 2009 :
Machiniste pour le film Continuum de Manon Leroy, artiste-étudiante au Fresnoy
Moniteur photographie, Université Rennes 2
Démarche artistique
Le système mis en œuvre dans l’ensemble de la pratique artistique de Mael Le Golvan est basé sur la mise en place d’oppositions. Au travers de photographies,
d’installations et de vidéos, il vient contredire le réel. Il semble se placer dans une posture de libre lecture / réécriture des éléments et signes de notre réalité, qu’elle
soit naturelle, technique, sociale ou culturelle sans distinction, mais sa réécriture comme pour mieux activer la pensée va toujours à contre-sens. Les contradictions
au sein de ses œuvres ont pour effet de produire des dynamiques créatrices de pensées et de formes esthétisées.
Les oppositions prennent des formes variées, allant de la transformation du jour en nuit dans Paysages hyperboréens, à la personnification d’objets, tels que
des flashs photographiques dans Dialogues ou une visionneuse diapositive dans Polyphème. Dans cette dernière, on peut également relever le mélange anachronique
entre mythologie, code Morse et tweet.
Par ailleurs, il faut préciser l’opposition entre apparence et réalité des œuvres, ainsi les éléments qui semblent les plus naturels relèvent en fait d’une réalisation
technique, a contrario les éléments mécaniques ou utilitaires sont poétisés. Le caractère contrariant prend aussi pour cible le spectateur qui est simultanément face
à une sorte de spectacle intriguant et dérangé par la puissance lumineuse dans Dialogues ou par la cacophonie d’Ilex melofolium par exemple.
La posture qui relie toutes ses productions oscille entre une forme de jeu enfantin, une naïveté feinte, et des retournements ironiques plaçant le spectateur
entre sourire, doute et mélancolie.
Trivision. Mixed media, 380 x 360 x 220 cm, 18 secondes, en boucle, 2016.
Coproduction Arts à la Pointe, partenariat Lycée Jean Moulin, Plouhinec.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/trivision
Un panneau trivision est entièrement reconstruit et prend place, pour sa
première exposition, dans une église comme le tripyque d’un retable. Élément
de communication ordinaire des zones industrielles, il vient dialoguer avec
ceux du temple. Le jeu de décomposition chromatique et de fascination pour
la couleur réfère autant à la transcendance des vitraux qu’à une immanence
technique en n’étant basé que sur de simples dégradés radiaux, d’une couleur
primaire vers une autre.
Sens #1, #5 et #7. Ensemble de dix photographies, Tirages pigmentaires sur papier RC contrecollés sur aluminium, 100 x 80 cm, 2016
Coproduction Arts à la Pointe, partenariat Lycée Jean Moulin, Plouhinec.
Ces portraits ont été réalisés suite à la mise en place d’un processus lent, qui a commencé par un travail d’écriture automatique, puis par l’apprentissage des textes absurdes qui on finalement été déclamés de manière répétitive lors des prises de vues. Ce développement a été l’occasion de travailler avec les élèves sur la transmission du
sens par l’image, sur le caractère à la fois muet et ouvert de toute représentation.
Il faut Imaginer Diogène avec une maglite, Conférence performée, 20 minutes, 2016
Lors d’une brève déambulation nocturne le public est invité à écouter un discours en suivant un spot aveuglant. Cette conférence performée aborde les
notions de lumière et d’éclairage dans une sorte de compilation absurde, qui vagabonde de l’invention du feu à la société de surveillance, en passant notamment
par le phototropisme des papillons de nuit, la VHS le feu de cheminée sans la corvée de bois, l’image acheiropoiëtique et les cas d’auto-combustion des ivrognes au
XVIIème siècle.
Répérage #06. Tirage pigmentaire sur papier RC. 80 x 120 cm. 2016
Au milieu d’une ancienne cité minière, les paysages sont considérés
vis-à-vis de leurs caractères cinématographiques. La série se constitue
comme un ensemble de fragments qui ne réveleraient que l’étrangeté des
lieux et du scénario.
En creux se dessine une considération vis-à-vis de la réprésentation
du paysage. Ce dernier est toujours cadré, composé, éclairé et construit. Il
est scénographique
Page suivante :
Répérage #01
Tirage pigmentaire sur papier RC. 80 x 120 cm. 2016
Une disparition (extrait). Ensemble de 12 photographies réalisées au sténopé, 40 x 60 cm chacune. 2016.
Projet collaboratif, partenariat Phakt Centre Culturel Colombier, CDAS Kleber et Espace des 2 rives.
Bicycloscope. Vélo, photographie, système électrique. 50 x 150 x 50 cm. 2015.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/bicycloscope
Un vélo est transformé en un hypothétique ancêtre du cinéma. Une déchirure dans le garde-boue arrière nous permet de visionner une sorte de stopmotion qui figure la destruction du vélo lui-même.
Ilex melofolium. Houx, platines et vinyles. Dimensions variables. 2015.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/ilex-melofolium
Cette installation fonctionne comme une vanité qui se joue de l’absence humaine. Les multiples disques lus et la plasticité de l’arbuste produisent une
répétition dans la lecture des microsillons, qui a pour effet de créer une sorte de cacophonie assez éloignée de la délicate harmonie poétique à laquelle cette
hybridation pourrait nous laisser croire. Pas de tumulte pour autant, la cacophonie est discrète, feutrée, comme si elle n’était pas à entendre par nous, mais
seulement ressentie par le houx. Notre présence est accessoire, le monde a lieu sans nous. C’est en même temps un hymne au système d’enregistrement analogique,
qui par leur simplicité nous fascinent.
Portrait de l’artiste en travailleur au repos. Fonte d’aluminium, asphalte et bois. 72 x 152 x 76 cm. 2015.
Ce projet utilise les propriétés physiques (masse et couleur) de la fonte pour créer une sculpture qui soit évolutive dans une forme de contradiction avec la pérennité
de cette matière. En chauffant sous l’action du soleil, la sculpture s’enfonce dans son socle. Cependant elle ne s’abîme pas, un protocole stipule qu’elle doit être sortie
du socle dès lors qu’elle se sera enfoncée de plus de cinq centimètres. Ceci permettant qu’elle ne soit pas figée à un moment donné mais toujours dans une possibilité
de changement.
Cette sculpture est pensée comme une référence au livre de Pierre-Michel Menger Portrait de l’artiste en travailleur, qui serait ici hybridée avec la gravure Melencolia
d’Albrecht Dürer et le cliché de la posture « plage ». En effet, si la tenue et la pose réfèrent au travail et à la détente, ce mélange produit une forme d’inefficacité et la
lente descente dans le socle est à la fois enlisement dans le réel et engluement dans l’inaction.
Chimère #07 et Chimère #05. Tirage pigmentaire sur papier RC. 60 x 90 cm. 2015.
Des rotules de trépieds assemblées ensembles créent un répertoire de recherche formelle entre monde organique et déséquilibre technique
Projet street art. Panneau trivision. 2015.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/projet-street-art
Cette production intitulée « projet street art » est basée sur une appropriation de panneaux publicitaires de type trivision. Ce type de
panneau est considéré vis à vis de sa structure propre pour créer un
jeu chromatique qui a lieu lors de la transition entre les différentes
images. L’important dans ce projet ne se situe pas dans chacune des
trois images prenants places sur chaque pan du panneau, mais dans
leur hybridation, dans leur mélange.
Ces panneaux m’intéressent également par rapport à leur position
dans l’espace public, ils sont systématiquement placés en bord de
route, dans des endroits sans qualité, bruyant et lié au passage. Le
bruit est aussi présent dans le panneau. Il s’agit d’un bruit froid,
mécanique et répétitif qui est considéré dans son opposition avec
le doux dégradé des visuels.
En résumé, c’est une appropriation d’un espace publicitaire pour
le transformer en un espace purement visuel, contemplatif, sans
message apparent et sans signature.
Paysages hyperboréens - Tentative d’extinction du jour # 7. Tirage pigmentaire sur papier RC. 60 x 90 cm. 2014.
Ces photographies on été réalisées en Scandinavie, au-delà
du Cercle Polaire Arctique et en début d’été, durant la période
nommée « jour polaire », lorsque la nuit ne tombe jamais. Le sujet est
pourtant la nuit ou plutôt sa recréation, par la technique dite « nuit
américaine ». De ce point de vue, ces paysages photographiques
s’affirment comme des constructions, comme des fictions soulignées
par certaines mises en scène. Loin d’être en osmose avec le paysage
qui l’entoure, l’artiste est non pas romantique, mais davantage une
présence technique, un sujet prométhéen contredisant le réel,
transformant le jour en nuit, rappelant ainsi le caractère construit
de tous paysages, de toutes représentations.
Page suivante :
Paysages hyperboréens - Tentative d’extinction du jour # 11.
Tirage pigmentaire sur papier RC. 60 x 90 cm. 2014.
The biggest news since the bone - Part I. Polaroids encadrés. 2014.
Cette pièce emprunte son titre à Pedigree Pal dont il fut un court temps le slogan. Cette œuvre au caractère légèrement provoquant prend pour point de
départ un rapprochement entre d’un côté les jouets pour chiens, en forme aussi bien d’os, de hérissons que d’haltères par exemple, signes ne parlant en fait qu’aux
humains, aux maîtres desdits animaux. Et d’un autre côté, à l’analyse que peut faire un athée des signes religieux, qu’il peut considérer comme des jouets pour
fidèles, pour dévots.
Cette pièce est constituée de deux parties, d’une part une vidéo de 30 secondes tournant en boucle dans laquelle les signes sont accrochés au mur, suivant une
apparence religieuse, mais lors de laquelle ils sont activées, nous dévoilant ainsi leur trivialité, leur essence de jouet. D’autre part, un ensemble de trois polaroids
dans lesquels est rejoué une sorte de sainte trinité anarco-cynique entre chien, maître et dieu.
The biggest news since the bone - Part II. Vidéo HD. 5’ en boucle.
2014.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/the-biggest-news-since-thebone-part-II
Virax. Vidéo HD, 15’. 2014.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/virax
Virax est une vidéo de 15 min présentant un arbre à ballons remplis de
butane. Ces données nous situent entre monde du divertissement, du spectacle
et de l’erreur dangereuse ou du terrorisme. Le butane est un gaz lourd et donne
dès le départ à cette pièce sa pesanteur excessive. Dans la mort lente que semble
vivre cet arbre à ballons il y a quelque chose de mélancolique, l’idée que la
prétention subversive n’est toujours vouée qu’à être une image. La destruction
a lieu discrètement, sans bruit et la vidéo la répète dans une infinie ritournelle
contemplative.
D’autres possibilités II. Vidéo HD. 19’30. 2014.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/dautres-possibilites-II
Tôlerie. Tôles. 200 x 90 x 43 cm. 2013.
Ce volume intitulé Tôlerie apparaît comme un travail de sculpture mais
est avant tout de l’ordre du photographique du fait qu’il est produit dans un jeu
d’apparences fondé sur un empilement de calques ou de masques. En effet , les
tôles du dessus ne laissent entrevoir qu’une partie des tôles inférieures, nous
faisant ainsi croire que l’ensemble du fait de la rouille aurait produit un trou, un
effondrement. Ce dernier d’apparence naturelle se place en confrontation avec le
caractère rangé, ordonné du tas de tôles. L’effondrement est aussi remis en jeu dans
le titre Tôlerie qui fait aussi bien référence à la fabrique des tôles qu’à l’expression
argotique se tauler et donc à la chute. Ce caractère double entre construction et
destruction amène à considérer la notion de conflit qui est un élément quasiindispensable à la dynamique d’une œuvre. Ici, le conflit est à la fois présent
dans l’opposition entre création d’un volume, dans un empilement ordonné, et
réalisation d’un évidement, d’apparence chaotique du fait de la rouille. Il est aussi
présent dans le fait comme indiqué précédemment que cette œuvre est totalement
construite dans le but de référer à la destruction. Du fait de ces différents conflits,
l’œuvre produit à la fois un questionnement vis-à-vis de la signification et un
rapport sensible, esthétique.
Ste Aura. Vidéo HD. 6’39. 2013.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/ste-aura
Cette vidéo de 6 min 30 prend pour point de départ un objet trouvé. Celui-ci est un produit dérivé de
la religion, un souvenir sans date ni propriétaire d’un pèlerinage à Sainte Anne d’Auray. Le hasard et le temps
se sont chargés de créer un rapprochement sémantique, sorte de jeu de mots, qui vient transformer cette
sorte de boule à neige en discours sur l’art, dans lequel l’Aura est sanctifiée. Pour prolonger le lien à L’œuvre
d’art à l’époque de sa reproductibilité technique et au concept d’Aura théorisé par Walter Benjamin, le choix
d’un médium reproductible semblait nécessaire. C’est à travers une vidéo constituée d’un seul plan fixe,
jouant une mise en scène d’apparence mystique, que l’objet se recouvre petit à petit d’une étrange poussière
noire, dans un crépitement visuel très lent qui réfère notamment au délitement de l’Aura dont parle Walter
Benjamin. Cette vidéo cherche notamment à questionner le spectateur quant au transfert du cultuel dans le
champ de l’art.
Polyphème. Visionneuse diapositive, diapositive, code Morse et programmation. 15 x 8 x 8 cm. 2013.
Cette visionneuse diapositive emprunte son nom au cyclope
de l’Odyssée d’Homère, nom qui signifie bavard. Elle nous délivre en
morse les premiers mots que Polyphème adresse à Ulysse :
« Étrangers votre nom? D’où nous arrivez-vous sur les routes des ondes ?
N’êtes-vous que pirates qui vous en aller piller les côtes étrangères ? »
Le message est limité à 140 caractères, l’équivalent d’un tweet, mais
nécessite une dizaine de minutes pour être entièrement transmis en
morse lumineux. La triple interrogations qui est formulée renvoie à
une forme de jeu dans lequel l’œuvre vient de manière concrète se
placer comme système de questionnement. Cependant, privé d’une
traduction le spectateur est davantage interrogatif sur les propos de
cette machine qu’apte à répondre à un questionnement qu’il n’entend
pas.
Enfin cette pièce constitue un réseau de liens, de passerelles, notamment
entre la photographie et la figure du Cyclope, sorte de préfiguration des
systèmes mono-focales. Mais il s’agit bien ici d’une hybridation entre
objet technique et élément vivant qui renvoie autant à L’inquiétante
étrangeté de Freud qu’au Rire de Bergson. Passerelle également entre
art et sens, d’une part le langage est directement remis en jeu, mais
codé, et d’autre part l’idée d’un bavardage nous amène à considérer la
polysémie des productions artistiques.
Dialogues. Flashs photographiques, trépieds, programmation.
Dimensions variables. 2013.
Extrait vidéo : mael-legolvan.com/dialogues
Dialogues est une installation composée de seize flashs connectés à une platine
arduino qui gère leurs déclenchements. Le caractère frénétique des déclenchements
produit une sorte de spectacle joyeusement iconoclaste et agressif dans lequel un
ensemble de flashs semblent dialoguer ou plutôt s’affronter dans une joute lumineuse.
Dans cette installation je cherche à mettre en avant les flashs en tant qu’éléments
anthropomorphiques ayant un caractère lumineux et sonore alors qu’il ne sont
habituellement que des accessoires. Pour moi il s’agit ici d’effectuer un dialogue
avec la photographie, en utilisant un de ses symboles. Simultanément à ce dialogue
formel on peut voir dans cette œuvre une référence ironique à la communication des
œuvres, au fait que les œuvres devraient dialoguer entre elles.
Manifeste. Plaque de verre, blanc d’espagne, flash photo, programmation. Dimensions variables. 2013.
Manifeste prend pour point de départ un jeu avec le modèle des avants-gardes, leur pratique du manifeste et le principe de la table rase. Derrière l’apparence
de vitre au caractère indéfini, entre rebus et travaux, apparaît de manière aléatoire un court texte. Celui-ci vient s’inscrire de manière lumineuse, sous l’effet croisé
d’un flash et d’un pochoir, non pas à la surface de la vitre mais sur la rétine du spectateur. En effet le texte caché derrière la vitre ne s’illumine qu’un millième de
seconde et n’est pas réellement lisible hormis du fait de l’intensité du flash qui crée une persistance rétinienne. Cette agression envers le spectateur est en même
temps la seul possibilité de lui communiquer cette déclaration artistique. Celle-ci est simple à la fois liée à la table rase et au comics : BOOM. Cette œuvre est à la
fois légère et joue avec une certaine déception, entre la prétention du titre d’être un manifeste, d’être un programme élaboré et la simplicité du propos ainsi que du
fait qu’elle n’est que le signe d’une destruction. Cette pièce pose évidemment question vis-à-vis du manifeste fasciste de Marinetti : « Fiat ars – pereat mundus »
[que l’art soit et que le monde périsse] puisqu’il s’agit ici de considérer la destruction seulement comme dynamique artistique, comme signe de la destruction, voire
d’interroger la destruction.
Pages Suivantes:
Dys # 12. Tirage pigmentaire sur papier RC. 46 x 70 cm. 2012.
Dys # 02. Tirage pigmentaire sur papier RC. 45 x 30 cm. 2012.
Dys # 06. Tirage pigmentaire sur papier RC. 45 x 30 cm. 2012.
Pages suivantes:
La Conservation des espèces – Cryonie – Chouette. Tirage pigmentaire sur papier RC Ilford perlé,
contrecollé sur Aluminium 1mm. 80 x 140 cm. 2012.
La Conservations des espèces – Marée noire – Chouette. Tirage pigmentaire sur
papier RC Ilford perlé, contrecollé sur Aluminium 1mm. 80 x 110 cm. 2012.
La Conservations des espèces – Portrait – Ecureuil. Tirage pigmentaire sur papier RC Ilford perlé,
contrecollé sur Aluminium 1mm. 100 x 80 cm. 2012.
Ployer. Vidéo HD, 21 secondes en boucle. 2010.
Extrait vidéo : http://mael-legolvan.com/?page_id=47
Pages suivantes:
Post-computer (Flou). Tirage argentique et Posca. 24 x 30 cm. 2011.
Pages suivantes:
Les lumières du nord sont aveuglantes. Trois tirages pigmentaires sur papier RC Ilford
perlé, contrecollés sur Aluminium 1mm.. 50 x 40 cm, 40 x 50 cm, 50 x 40 cm. 2011.
Tijuana, 2011.
Pages suivantes:
Narcisse. Dix tirages pigmentaires sur papier RC Ilford perlé, contrecollés sur Aluminium 1mm. 50 x 30 cm chaque. 2009.
© Mael Le Golvan
Mis à jour en mai 2016