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ABC Distribution Kaasstraat 4 2000 Antwerpen t. 03 – 231 09 31 www.abc‐distribution.be [email protected]‐distribution.be presenteert/présente RELEASE 26/06/2013 / / Persmappen en beeldmateriaal van al onze actuele titels kan u downloaden van onze site: Vous pouvez télécharger les dossiers de presse et les images de nos films sur: www.abc‐distribution.be Link door naar PERS om een wachtwoord aan te vragen. Visitez PRESSE pour obtenir un mot de passe. Before midnight ‐ synopsis NL + FR Negen jaar na de laatste rendez‐vous en bijna twee decennia sinds hun eerste ontmoeting, treffen we Celine en Jesse dit keer in Griekenland. Inmiddels getrouwd en ouders van twee dochters. De zonovergoten vakantie zit er bijna op en beiden staan niet te popelen om terug te keren naar het werkende leven en de dagelijkse beslommeringen in Parijs. Tijdens de laatste nacht op het eiland komen Celine en Jesse’s angsten en frustraties boven tafel en staan ze voor de keuze: bij elkaar blijven of een punt achter de relatie zetten. 1u48 / US, GR / Formaat 1,85:1 / Dolby Digital Une île grecque, une villa magnifique, en plein mois d’août. Céline, son mari Jesse et leurs deux filles passent leurs vacances chez des amis. On se promène, on partage des repas arrosés, on refait le monde. La veille du retour à Paris, surprise : les amis offrent au couple une nuit dans un hôtel de charme, sans les enfants. Les conditions sont idylliques mais les vieilles rancœurs remontent à la surface et la soirée en amoureux tourne vite au règlement de comptes. Céline et Jesse seront‐ils encore ensemble le matin de leur départ 1h48 / US, GR / Format 1,85:1 / Dolby Digital Before midnight ‐ cast Ethan Hawke ......................................................Jesse Julie Delpy...........................................................Celine Seamus Davey‐Fitzpatrick ..................................Hank Ariane Labed.......................................................Anna Athina Rachel Tsangari .......................................Ariadni Xenia Kalogeropoulou ........................................Natalia Walter Lassally.................................................... Patrick Charlotte Prior....................................................Nina Jennifer Prior ......................................................Ella Before midnight ‐ crew Regie/réalisation Producenten/producteurs Scenario/scénario Muziek/musique Cinematography Montage Make up/maquillage Richard Linklater Christos V. Konstantakopoulos Richard Linklater Sara Woodhatch Richard Linklater Ethan Hawke Julie Delpy Graham Reynolds Christos Voudouris Sandra Adair Kyriaky Melidou Loulia Sygrimi Hronis Tzimos Evi Zafiropoulou Kostuums/costumes Vasileia Rozana Geluid/son Wayne Bell Before midnight ‐ Richard Linklater Richard Linklater is niet alleen scenarioschrijver en regisseur, hij is ook artistiek directeur van Austin Film Society, een bedrijf dat hij oprichtte in 1985 met als doel films uit de hele wereld, die meestal niet vertoond worden in Austin, Texas, een platform te geven. De Austin Film Society heeft meer dan een 1.000.000 dollar toegekend aan subsidies aan Texaanse filmmakers en in 1989 mocht het bedrijf een award van de Directors Guild of America in ontvangst nemen voor haar werk ter ondersteuning van Cinematic Arts Richard Linklater est non seulement scénariste et réalisateur, il est également directeur artistique de Austin Film Society, société qu’il a fondée en 1985 pour montrer des films du monde entier qui n’étaient d’habitude pas projetés à Austin, au Texas. The Austin Film Society a attribué plus de 1.000.000 dollars de subventions à des réalisateurs texans et en 1989, elle a reçu un prix du Directors Guild of America, pour son travail de soutien des arts Cinématographiques. filmografie / filmographie 2013 BEFORE MIDNIGHT 2012 BERNIE UP TO SPEED 2009 ME AND ORSON WELLES 2008 INNING BY INNING: A PORTRAIT OF A COACH 2006 A SCANNER DARKLY FAST FOOD NATION 2005 BAD NEWS BEARS 2004 BEFORE SUNSET 2003 LIVE FROM SHIVA’S DANCE FLOOR SCHOOL OF ROCK 2001 WAKING LIFE TAPE 1998 THE NEWTON BOYS 1997 SUBURBIA 1995 BEFORE SUNRISE 1993 DAZED AND CONFUSED 1991 SLACKER 1988 IT’S IMPOSSIBLE TO LEARN TO PLOW BY READING BOOKS Before midnight ‐ entretien avec / interview with Richard Linklater D’où est venue l’idée originale et qu’est‐ce qui l’a fait durer dans le temps ? L’histoire initiale est basée sur une expérience personnelle, mais je souhaitais que les deux acteurs mettent beaucoup d’eux‐mêmes dans leurs personnages, ce qu’ont fait Ethan et Julie en collaborant au scénario. Grâce à ce lien extrêmement fort, les deux personnages de fiction, Jesse and Céline, sont pratiquement indissociables de notre trio. Pourquoi ce troisième film ? La même envie que pour le second film : les personnages avaient évolué, ils étaient à une nouvelle phase de leur vie que nous avions envie d’explorer. A chaque fois que je tournais un autre film et que je répondais à des interviews, on me demandait : "Et Céline et Jesse, ils en sont où ? Est‐ce qu’il a raté son avion ?" Nous devions continuer à raconter cette histoire. Tourner le deuxième film a été un grand saut. Il n’y avait aucune obligation, mais au moins trois personnes sur cette planète voulaient que ce film se fasse: Julie, Ethan et moi. Comment écrire une histoire qui s’étend sur autant d’années ? On n’y pense pas pendant 5 ou 6 ans, puis on se rend compte que le temps a passé et qu’il serait intéressant de voir où en sont nos personnages. On en parle alors plus sérieusement, puis on a une idée et c’est là que le vrai travail commence. Aimeriez‐vous tourner de plus grosses productions ? Oui, mais ça voudrait dire avoir plus d’argent. Pour moi, réussir dans l’industrie cinématographique, c’est pouvoir réaliser des projets qui me tiennent à cœur. Et de ce côté, je suis chanceux. Les deux premiers films relevaient de la fantaisie, du rêve, alors que Before Midnight est ancré dans la réalité. On ne pouvait pas refaire la même chose : de brèves interactions. Ça avait bien marché pour les deux premiers, mais pour Before Midnight, on a choisi de se rapprocher de la réalité. Même s’ils sont en vacances, on va suivre les personnages dans leur vraie vie. On les voit communiquer et vivre avec leurs enfants, des amis, entre eux. Le film est basé sur des choses plus concrètes. La vie est une accumulation d’expériences, si on veut être un ami, un époux ou un parent cohérent, on perd sa spontanéité. On en a fait un sujet : ils ressentent leurs limites, ils sont restreints par leurs obligations. Céline le dit d’ailleurs quand ils se disputent : "la spontanéité a disparu de nos vies." On le ressent plus nettement en vieillissant, il faut réussir à remplir ses obligations tout en étant vivant et spontané, et il faut être capable de tirer le maximum de profit de ce qui nous intéresse le plus. Tout est une question de compromis. Comment avez‐vous choisi le titre du film ? On suit les personnages pendant la journée, puis une partie de la soirée, mais pas après minuit, finalement. Ils sont plus vieux. J’ai réfléchi également à "l’avant" et "l’après". Au début on regarde vers l’avenir et, à un certain moment de sa vie, on se retourne vers son passé. Avez‐vous déjà envisagé des suites pour vos autres films ? Je pourrais. Je fais des films principalement axés sur des personnages qui deviennent vivants à mes yeux. J’aurais pu faire une suite à Génération rebelle (Dazed and Confused), mais quels sont les éléments qu’on doit réunir pour rendre le projet possible ? Le minimalisme des Before a vraiment simplifié la tâche. Pourquoi la Grèce ? Je connais quelques personnes là‐bas. J’ai vraiment senti que le lieu convenait au film. J’ai envoyé par mail des photos à Julie et à Ethan, et le projet est devenu concret. Julie était sceptique à cause des émeutes et du malaise qui régnait en Grèce. Ethan a trouvé l’idée très cool. On s’est d’ailleurs servi de l’appréhension de Julie dans le film. Julie et Ethan sont‐ils très proches de leurs personnages ? Céline et Jesse sont des personnages de fiction, mais ils leur ressemblent. Je me retrouve autant en Céline qu’en Jesse. En revanche, je ne pense pas que Julie dirait qu’elle est Céline. Julie et Ethan ont écrit le scénario en développant chacun le personnage de l’autre. Vous n’avez pas demandé à Ethan de se déshabiller ? Si la scène avait continué... ce qui n’a pas été le cas, il se serait forcément déshabillé. On va attendre qu’ils aient 80 ans et ensuite on tournera une scène d’amour en gros plan. Des vieux qui font l’amour comme on ne l’a encore jamais vu au cinéma ! Vous avez tourné pendant 18 jours. Pourquoi le tournage a‐t‐il été aussi rapide ? Il y avait peu de scènes. La scène du début dans la voiture est longue, elle fait 14 pages dans le scénario, et normalement, on aurait dû la tourner en 4 jours. Mais on avait beaucoup répété, on était prêts et j’ai dit : "allez, on la tourne en 2 jours." Et ça a suffi. Pour la scène de la dispute (30 pages de scénario), les gens pensaient qu’on mettrait 2 semaines à la tourner, mais 3 ou 4 jours ont suffi. Qu’espérez‐vous que le public retire de ce film et de la trilogie ? Cela dépendra de ce qu’ils vivent au moment où ils verront le film. J’espère simplement que je leur communiquerai quelque chose de sincère. Richard Linklater introduced himself as Rick, so I’m in the inner circle. All his collaborators like Ethan Hawke refer to him as Rick Linklater, so now I’m going to also. I saw Before Midnight at Sundance and have been waiting all year to talk about it. Before I left for Cannes I got to speak with Linklater on the phone about where we find Celine (Julie Delpy) and Jesse (Hawke) nine years after they reconnected in Before Sunset. I still tried to keep my specific questions about their dialogue vague enough to avoid spoilers, but Linklater got specific, so Spoiler Warning. May 21st, 2013 Fred Topel CraveOnline: You’ve been making movies about people talking for a long time. Are you thinking about very different things now than when you wrote and made Before Sunrise? Rick Linklater: Yes and no. You think about the things you couldn’t technically have been thinking about. The bigger existential questions kind of strangely remain the same, but the details of life that accumulate as you get older and have specific life experiences, parenthood and getting older, that kind of stuff, yeah. There’s a lot to talk about. There’s obviously still a will they/won’t they component to Before Midnight but is it more about just supporting your loved ones? Well, responsibility certainly looms in this one. You feel it. That’s what really changes in your life. Jesse and Celine are the same people in a way as they were as 23‐year‐olds in Vienna when we first met them, but as she says later when he asks, “Would you get off the train with me?” She’s like, “No, I’ve got people waiting for me.” She’s joking but it’s true. You don’t have those experiences when you’re in your 40s so much because unless you’re the governor of South Carolina or whatever, it’s irresponsible. You have loved ones waiting on you. There’s a consistency demanded of you. You’re more attached. In this film, we just see them much more attached. I don’t think any of it’s bad. He’s trying to be as good a parent as he can to his kid from the previous marriage. They obviously care about their twins. It just makes it tough. It makes it complex. In another 10 years, will we get Before Fourthmeal? [Laughs] Before Fourthmeal. Well, they’ll be 50. I don’t know, is that the right age for that? Have you been hearing a lot of suggestions for what the next title after Before Midnightcould be? Not a whole lot. We joke about it. I don’t know, we’ve jumped. We had these kind of solar things going for the first two but now we’ve jumped to time, Midnight being a human construct notion of time. We might run the time thing or we might jump conceits and do something. Who knows? It’s fun to think about but absolutely no ideas. If it ends here and we don’t do another, we’re all fine with it. When their conversation gets really heated, and I won’t tell our readers what she says exactly, but I feel like if I were Jesse I would have kept reassuring her, “I love you, I love you.” And I think I might have lost her. Is Jesse smarter for the way he handles that heated argument? I think so and it’s probably not the first argument they’ve had. It might be the worst or the toughest in a way. Things come to a head in a bigger way but I don’t think it’s their first argument so he had some kind of sense about how to play it at this kind of crisis moment, the only way he knows how. In Before Midnight are you more exploring the 10 years of a couple in a relationship at this point versus the getting to know you and catching up of Before Sunrise and Before Sunset? Yeah. It’s different. It’s a lot harder. The other ones were difficult in their own way but I think it made it a tougher film to conceive of. How do you tell a story about the more domestic side of it all? A couple who’s been together a while, what’s there to say? What’s there to explore? It was just at a conceptual level tougher, and on the surface less appealing. We’re not catching them at the moment they’re falling in love or reconnecting, so what would it be? It’s such a different animal, and life is different at that age. There’s nothing easy about it. They argue about being rational versus emotional, but is Jesse more emotional than he realizes? Yeah, I think they both are. Well, would she be a little more rational than she realizes she is? Yes, both. I think they meet in the middle there. I mean, she makes a pretty rational argument and he’s pretty emotional. That’s what’s driving his whole supposedly rational argument. He has a kind of strong emotional base to it obviously. He just expresses that in a little different way. Like a lot of guys, he’s holding that in to some degree, trying to make sense of it but he’s really hurting. Jesse is certainly one of the most emotional male characters we see in movies. I think so, yeah. He doesn’t fit the mold. That’s what makes their particular relationship work, and Ethan himself has that quality. Celine has become quite volatile. Is that more of an extension of where she was in Before Sunset? I don’t know. This is a moment. Never forget, you’re in the hands of two manipulators trying to get what they want. So she has to kind of overreact perhaps to nip in the bud what he’s apparently going for which she knows he’s manipulating her into potentially moving and what she perceives as harming their current life and their kids. She’s probably overreacting but for a purpose, for an effect maybe. Couples argue in different ways and know each other’s buttons and know how to get what they want. We’re kind of in the midst of two intelligent, passionate people with points of view and agendas. It’s not sinister. It’s this moment where they find themselves and how they go at it, but knowing the other pretty well. As technology has developed over the decades, when did you realize that Before Sunriserelationships were kind of obsolete? [Laughs] Pretty early on. It was almost obsolete then. People were online then but within a couple years it was like, “Hey, what’s your e‐mail?” It’s impossible now to imagine that two people wouldn’t share the most basic of communication information. It’s unfathomable. It was a leap of faith then and an effort not to, but back then it just would’ve been a phone number and an address. But in this case, that film’s sort of out of time to begin with. They’re in a listening booth listening to a record. I mean, that was all gone by ’94 also. They met reading books. Those are gone now! Yeah, that’s kind of different. Everything’s different. We always conceived of that film as sort of out of time, out of place. It was never supposed to be a film of the moment. It was pretty out of step. I think ’94 might have been the last possible moment you could have made Before Sunrise. Yeah. Two years later it wouldn’t have made any sense. I’m going to ask about the nude scene only because of the double standard that if it were Ethan Hawke naked they would have given you an NC‐17. Was it frustrating that you couldn’t totally show a man and woman in full intimacy? No, because it works with the story. They’re just getting started in the scene. I felt no frustration because they were kind of on pace I think to get there. If you really look at the way that particular scene is unfolding, it’s probably not unrealistic that they might start where they are, but they don’t get that far. He’s taking off his clothes when she puts hers back on so it’s really up to her. She continues the argument while putting up her top. I never felt any constraint. We weren’t dodging any ratings or anything. And it’s not exploitive because we’re just enthralled by the dialogue in that whole scene. Yeah, I mean, come on. She’s across the room on the phone with her top off. It’s just not shot in a titillating way, like most nudity in films is supposed to titillate you. This is kind of how it feels when you’re in a long term [relationship], the way they touch each other, grab each other in certain places. It’s how long term partners might deal with each other’s bodies. It’s really kind of matter of fact and not like oh my god, she’s got her top off. It’s like well, of course, the phone happens, she’s going to get that before she’s going to put up her top. Maybe I’m really mature, but the intimacy of what you described appealed to me more than that titillating Hollywood nudity. Yeah, it’s intimate. The way they talk about gender in this movie, she seems to really get the male ego. They talk about what motivates men and women. Is Celine maybe a little more bitter about gender roles now? I don’t know. Only when you see your gender getting the short end, then you can be bitter but there’s other sides that he could explain that she’s doing fine on. I think she’s just aware. She’s intelligent. She can try to support her own argument at the right moment with the right kind of argument or observation of gender differences. I think they’re both fairly aware of that. That’s the kind of stuff you use when it suits you. It can be a tricky issue to talk about in movies. It often becomes like a stand‐up comedian, “Men are like this and woman are like that.” In all the Before movies, how have you approached the discussions of gender? Well, the movies themselves are trying, trying, trying to be truly a co‐equal view. Most movies are really pitched by their nature from a male or a female point of view a little more than the other. It’s been my goal since the first film to have a very equal and equally valid viewpoint of each other and gender and all that. That’s just in the vibe, our approach of all the movies. We go into that territory a little carefully. Before Sunset was a very lean 80 minutes. Was there a lot more material for Before Midnight? Yeah, obviously. That was an encounter really. That pace and length felt right for that particular story. This one, it’s got a bigger structure. It’s trying to hold more I think. This moment in life actually has a lot more it’s containing. It’s slightly heavier but most movies are two and a half hours long now. We’re solidly just a little over 100 minutes. We’re not long by any means but we just happen to be longer than a super efficient movie that came right before it. I’m not complaining about it at all. I’m just noticing. It’s just kind of what it wants to be. That’s how you have to look at it. It’s feeling like this. What do you do? When you got to do Before Sunset did you retroactively feel better about the ending ofBefore Sunset? I don’t know if I felt any different about it. It’s just the reality we were dealing with. Feel better, glad we did it? i.e. allowed another movie? Just knowing that they could find each other again. Well, it became kind of a mission. How do you find each other if you weren’t there and they didn’t exchange info? How the hell do you do it? Write a book and hope she shows up at a reading. And now there’s Facebook since that movie. Yeah, it wouldn’t be difficult. It’s not even an issue. I think that makes it kind of an inherently romantic notion that you would have to search for someone through the decades, through the world. That’s such an old fashioned notion right now. Have you gotten more ambitious with your shots and your long takes? Yeah, the general style of the movie in a way is pretty similar to the others. It just happens I’ve gotten to know Julie and Ethan’s abilities. I know what they can do and I can create a situation where they have to do the first scene that’s pretty lengthy. This is something they’re able to do, so we know each other pretty well now. I make it even tougher. It’s important to have these kind of obstacles you have to overcome, difficult elements in the film to try to pull off. In this case, it’s just kind of an exponent of trying to go for a style of acting that feels like it’s not acting at all. That’s really difficult to do. It’s not improvised. It’s obviously scripted but on the performance level, what Julie and Ethan have to do is as demanding as any acting I think. They certainly have to work hard to achieve it, but I want the viewer, especially in that first scene in the car, to get reacquainted without any story‐al judgment. I didn’t want to cut back and forth. I just wanted to let the audience hang out with them and look at each of them whenever they wanted. It just felt like you in the car with them, that kind of a vibe. In that car scene did you need to cut away to the outside a few times, or could you have left it in the car for 15 minutes straight? It is. It’s all one take but for the story, when they’re talking about the ruins, I cut away to a POV of the ruins, but I come back to the same take. I didn’t do that for performance. I did it for storytelling. It’s essentially one take on them. I actually felt like it was all one take and other people had to remind me that you cut away, because I was so involved I didn’t even notice. But it’s strictly a POV. It’s not even a cheat. It’s kind of a storytelling thing. When people go, “It’s one take.” I go, “Well, no, technically there’s a cut in there. Don’t forget.” What is the 12‐Year Project? It’s a thing I’ve been working on since 2002 following a kid. It’s a narrative film. I’ve just been following a kid growing up. Ethan Hawke and Patricia Arquette play the divorced parents of two kids. Every year I just sort of drop in and we see a little bit of their lives. We kind of follow a kid first through 12th grade. It ends with his public school education so I’m kind of getting there actually. Will that be ready next year? Yeah, it should be. Maybe 2015. I can’t say for sure. We don’t know what the future of it is but it’s coming toward the finish line. Now that you’re on year 11, has it changed over the years or has it all gone according to plan? Yeah, surprisingly so. It was all pretty structured to begin with. I’m a real structure guy. I knew the last shot of the movie a long time ago, but within every year there’s a lot of room for discovery. The kid, when he started off he couldn’t really read, [I was] kind of more manipulating a performance out of young people. Now they’re collaborators just like Julie and Ethan. We sit with them, we talk, what’s going on in their lives, we work out scenes around his reality to some degree. It’s a fun, collaborative process. Did you script each portion each year, or did you have a script for the whole 12? I had a structure for all 12 to some degree. Just the way the Before movies had a lengthy gestation time, this is kind of a one year gestation time every year, give or take a year, because we never shoot at the exact same time because of scheduling. I had gestation time to think about what we have shot, where it’s going, what age he’s at now, all that. It’s a fun ongoing life project similar to this but the Before films were never planned to be a trilogy. We’re the accidental trilogy. We didn’t 19 years ago say, “Hey, we’re going to do these every [9 years].” That just happened, but this thing was a 12 year plan. We had to go in knowing here’s the movie and here’s how long it’s going to take to do. So it felt more crazy I guess is the word. Much more daunting. Before midnight ‐ Julie Delpy Julie Delpy is de dochter van Albert Delpy en Marie Pillet, beiden theateracteurs. Toen ze zeven was, speelde ze mee in de film GUERRES CIVILES EN FRANCE van François Barat. Vanaf haar eerste verschijningen op het witte doek in DÉTECTIVE van Jean‐Luc Godard en MAUVAIS SANG van Leos Carax, wekte ze de interesse van critici en publiek. Ze is zeventien als ze echt doorbreekt met haar rol in LA PASSION BÉATRICE, een middeleeuws epos van Bertrand Tavernier. Haar bekendheid breidt al snel uit tot over de landsgrenzen en ze krijgt de kans te werken met regisseurs zoals Volker Schlöndorff, Agnieszka Holland en Kieslowski. Ondanks talrijke rollen in grote producties bleef Julie Delpy vooral geïnteresseerd in onafhankelijke cinema. In 1994 verhuisde ze naar Los Angeles voorde opnames van de thriller KILLING ZOE van Roger Avary, Killing Zoe, al snel nam ze haar plaats in n de wereld van televisie en film. In de jaren '80, nam ze lessen aan de Actor’s Studio in New York en studeerde ze regie aan de Tisch School of the Arts (New York University). In 1995 speelde ze de rol die haar bij het grote publiek bekend maakte in de film van Richard Linklater, BEFORE SUNRISE en negen jaar later sloot ze zich weer aan bij de regisseur en zijn partner, Ethan Hawke voor het vervolg, BEFORE SUNSET. De film bracht Richard Linklater, Ethan Hawke en Julie Delpy een Oscar nominatie voor Beste Scenario op. In 2001 speelde ze de vriendin van Dr Kovac (Goran Visnjic) in zeven afleveringen van de serie "ER". Ze begon aan haar eigen scripts te schrijven, maakte een album en enkele kortfilms. In 2007 schreef en regisseerde ze 2 DAYS IN PARIS, een romantische komedie waarin ze de hoofdrolspeelster is. De film werd gepresenteerd in Berlijn, ontving de Henri Langlois Award en werd genomineerd voor een Cesar. In 2009 regisseerde en speelde ze LA COMTESSE, ze baseerde haar scenario op het verhaal van de Gravin Bathory. Ze schreef en regisseerde daarna LE SKYLAB, de eerste koorfilm gefilmd in Groot‐
Brittannië in het decor van haar jeugd en 2 DAYS IN NEW YORK. Ze pendelt nu tussen Los Angeles en Parijs. Julie Delpy est la fille d’Albert Delpy et Marie Pillet, tous deux comédiens de théâtre. À l’âge de 7 ans, elle apparaît dans le long‐métrage de François Barat, GUERRES CIVILES EN FRANCE. Elle suscite l’intérêt de la critique et du public dès ses premières apparitions dans les films de Jean‐Luc Godard (DÉTECTIVE) et Leos Carax (MAUVAIS SANG). Elle est révélée à l’âge de 17 ans dans LA PASSION BÉATRICE, une épopée médiévale réalisée par Bertrand Tavernier. Sa notoriété dépasse rapidement les frontières et l’amène à travailler avec des réalisateurs aussi différents que Volker Schlöndorff , Agnieszka Holland ou Kieslowski . Malgré de nombreux rôles dans des productions importantes, Julie Delpy garde un attachement particulier pour le cinéma indépendant. En 1994, elle s’installe à Los Angeles pour participer au tournage du thriller de Roger Avary, KILLING ZOE, et se fait rapidement une place à la télévision et au cinéma. Dans les années 80, elle suit les cours de l’Actor’s Studio à New York, puis apprend le métier de réalisatrice à la Tisch School of the Arts (New York University). En 1995, elle incarne le rôle qui la rendra célèbre, dans le film de Richard Linklater, BEFORE SUNRISE et retrouve le réalisateur et son partenaire, Ethan Hawke, neuf ans plus tard, pour un second opus, BEFORE SUNSET. Le film vaut à Richard Linklater, Ethan Hawke et Julie Delpy, une nomination à l’Oscar du Meilleur Scénario. En 2001, elle joue le rôle de la fiancée du docteur Kovac (Goran Visnjic) dans sept épisodes de la série «Urgences». Elle commence à écrire ses propres scénarios, compose un album et réalise des courts métrages. En 2007, elle écrit et réalise 2 DAYS IN PARIS, une comédie romantique dont elle est l’interprète principale. Le film est présenté à Berlin, il reçoit le Prix Henri Langlois et une nomination aux César. En 2009, elle réalise et interprète LA COMTESSE d’après son scénario sur la Comtesse Bathory. Elle écrit et réalise ensuite LE SKYLAB, premier film choral tourné en Bretagne sur les lieux de son enfance et 2 DAYS IN NEW YORK. Elle vit aujourd’hui entre Los Angeles et Paris. filmografie / filmographie REGISSEUSE, SCENARISTE / REALISATRICE, SCENARISTE 2012 2 DAYS IN NEW YORK 2011 LE SKYLAB 2009 LA COMTESSE 2007 2 DAYS IN PARIS 2002 LOOKING FOR JIMMY ACTRICE 2013 BEFORE MIDNIGHT 2012 2 DAYS IN NEW YORK 2011 LE SKYLAB 2009 LA COMTESSE 2007 2 DAYS IN PARIS 2006 FAUSSAIRE ‐ Lasse Hallström THE LEGEND OF LUCY KEYES ‐ John Stimpson 2005 BROKEN FLOWERS ‐ Jim Jarmusch 2004 FRANKENSTEIN (Téléfilm) ‐ Kevin Connor BEFORE SUNSET ‐ Richard Linklater 2002 2001 1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 LOOKING FOR JIMMY ER (televisieserie) / URGENCES (Série TV) WAKING LIFE ‐ Richard Linklater INVESTIGATING SEX ‐ Alan Rudolph BUT I’M A CHEERLEADER ‐ Jamie Babbit CRIME AND PUNISHMENT (Téléfilm) ‐ Joseph Sargent I LOVE L.A. ‐ Mika Kaurismäki LE LOUP‐GAROU DE PARIS ‐ Anthony Waller TYKHO MOON ‐ Enki Bilal BEFORE SUNRISE ‐ Richard Linklater KILLING ZOE ‐ Roger Avary TROIS COULEURS – ROUGE ‐ Krzysztof Kieslowski TROIS COULEURS – BLANC ‐ Krzysztof Kieslowski YOUNGER & YOUNGER ‐ Percy Adlon LES TROIS MOUSQUETAIRES ‐ Stephen Herek TROIS COULEURS – BLEU ‐ Krzysztof Kieslowski 1991 1990 1987 1986 1985 HOMO FABER ‐ Volker Schlöndorff EUROPA EUROPA ‐ Agnieszka Holland KING LEAR ‐ Jean‐Luc Godard LA PASSION BÉATRICE ‐ Bertrand Tavernier MAUVAIS SANG ‐ Leos Carax DÉTECTIVE ‐ Jean‐Luc Godard Before midnight ‐ entretien avec Julie Delpy Combien de temps avez‐vous mis pour écrire Before Midnight ? Le scénario s’est développé au fil des années. On s’est retrouvés pour la première fois en 2010, mais la majeure partie du scénario a été écrite en Grèce en repérant les lieux de tournage. Vous sentez‐vous proche de Céline ou est‐ce un personnage de fiction ? Il y a un peu de moi en Céline. J’ai revu Before Sunrise avant d’écrire Before Midnight et j’ai été étonnée de retrouver beaucoup de choses que j’avais écrites dans mon journal intime à 18 ans. Des choses très personnelles. Pas forcément sur qui je suis, mais sur des sentiments. Comment vous entendez vous avec Ethan Hawke en tant que coscénaristes ? Comme nous sommes vraiment amis et qu’on se connaît bien, on n’a pas besoin d’être polis. Si quelque chose ne me plaît pas, je le lui dis carrément. L’ego n’a pas sa place quand on se connaît aussi bien. On a dépassé ce stade. Comment s’est passé le tournage en Grèce ? Nous avions une pression énorme. C’était presque comme courir un marathon. C’était du non‐stop. Il fallait finir d’écrire le scénario et enchaîner avec le tournage. Mais c’est un pays merveilleux, même si au début j’avais des craintes. L’équipe était vraiment sympa. On n’aurait pas pu trouver un plus bel endroit pour tourner. Le film montre‐t‐il bien comment vous avez évolué dans le temps ? Absolument. C’est proche de nous, on ne peut pas le nier. Mais Richard aussi a vieilli et comme il a 10 ans de plus que nous, c’est lui le sage. Ethan et vous, êtes‐vous romantiques ? Nous ne sommes ni cyniques ni blasés. Comment avez‐vous abordé la quarantaine ? Je n’y ai même pas pensé. Je ne pense pas à ce genre de choses. Beaucoup d’actrices s’angoissent, mais pas moi. 40 ans, 45 ans.... Du moment que je suis en vie, tout va bien. Vieillir ne me fait pas peur. Dans Before Midnight, les relations sont vues sous un angle nettement moins romantique. Pourquoi ? A la différence des films hollywoodiens qui alimentent la machine à rêver, nous voulions être proches de la réalité quotidienne des gens de notre génération. Même la scène d’amour est très pragmatique... Elle est arrêtée en plein milieu. C’est ça aussi, la réalité. Parfois on veut faire l’amour, mais on est interrompus par un élément extérieur. Quand avez‐vous commencé à écrire ? A 16 ans, bien avant de quitter la France. C’est un mal pour un bien. Entre 30 et 33 ans, je ne recevais aucun projet intéressant et personne ne s’intéressait à moi. Mon agent m’a laissée tomber, parce que j’écrivais Before Sunset, et il pensait que je perdais mon temps avec ce "petit film stupide". Finalement, cette période m’a été bénéfique, j’ai tout mis à plat. J’ai compris que plutôt d’attendre des rôles intéressants, il valait mieux que je les écrive moi‐même. Ecrire les deux premiers films, qu’est‐ce que ça signifiait pour vous ? Ça changeait tout. On a écrit la quasi‐totalité du scénario du premier film avec Ethan, mais nos noms n’ont pas figuré au générique. Pour le second film, j’ai déposé la première version du scénario au Writer’s Guild. Je me suis protégée. J’avais 32 ans et un peu plus d’expérience. Prévoyez‐vous une suite à Before Midnight ? On ne pourrait pas faire un quatrième film tout de suite, le travail est trop intense, il nous faut à chaque fois 9 ans pour récupérer. Qu’écrivez‐vous en ce moment? J’ai 5 scénarios en cours d’écriture. Vous faites toujours de la musique ? Pas assez ! Je n’ai pas le temps. J’ai un petit garçon de 4 ans. Before midnight ‐ Ethan Hawke Ethan Hawke (°1970) is een veelzijdig kunstenaar, schrijver, scenarist en regisseur. Hij maakte zijn filmdebuut in Joe Dantes EXPLORERS in 1985 en werd vooral bekend door zijn rol in THE DEATH POETS SOCIETY in 1989. Daarna volgde een veertigtal films waaronder DAD van Gary Goldberg, WHITE FANG van Randal Kleiser, WATERLAND van Stephen Gyllenhaal, RICH IN LOVE van Bruce Beresford, ALIVE van Frank Marshall, REALITY BITES van Ben Stiller en GATTACA van Andrew Niccol. In 2001 regisseerde hij zijn eerste speelfilm CHELSEA WALLS. In 2002 werd hij genomineerd voor een Oscar voor Beste Acteur in een Bijrol voor de film Training Day van Antoine Fuqua naast Denzel Washington. In 2006 regisseerde hij zijn tweede speelfilm THE HOTTEST STATE, een bewerking van zijn eerste roman gepubliceerd in 1996. In 2002 publiceerde hij zijn tweede roman, Ash Wednesday. In het theater, debuteerde hij op Broadway in een adaptatie van Chekhov’s “The Seagull” in het Lyceum Theater in 1992. Vervolgens speelde hij in veel toneelstukken, waaronder Henry IV, Buried Child, Hurlyburly. In 2007 regisseerde hij zijn eerste toneelstuk Things We Want van Jonathan Marc Sherman. Dan, in 2010, regisseerde hij A Lie of the Mind van Sam Shepard, waarvoor hij talrijke onderscheidingen en goede kritieken ontving. Op televisie was hij te zien in Moby Dick, samen met William Hurt. Hij werkte ook met Richard Linklater aan verschillende projecten FAST FOOD NATION, WALKING LIFE, LE GANG DES NEWTON, en TAPE. In 2004 schreef hij samen met Julie Delpy en Richard Linklater het scenario van BEFORE SUNSET, waarvoor ze werden genomineerd voor een Oscar voor Beste Scenario. BEFORE MIDNIGHT werd gepresenteerd in avant‐premiere op het Sundance en Berlijn Film Festival in 2013. Né en 1970, Ethan Hawke est un artiste aux multiples facettes, également romancier, scénariste et réalisateur. Il a fait ses débuts au cinéma dans EXPLORERS de Joe Dante en 1985 et s’est fait surtout connaître grâce à son rôle dans LE CERCLE DES POETES DISPARUS en 1989. S’ensuivent une quarantaine de films dont MON PERE de Gary Goldberg, CROC‐BLANC de Randal Kleiser, WATERLAND de Stephen Gyllenhaal, RICH IN LOVE de Bruce Beresford, LES SURVIVANTS de Frank Marshall, GENERATION 90 de Ben Stiller et BIENVENUE A GATTACA d’Andrew Niccol. En 2001, il réalise un premier long métrage CHELSEA WALLS. En 2002, il est nominé pour l’Oscar du Meilleur Acteur dans un second rôle pour le film TRAINING DAY de Antoine Fuqua aux côtés de Denzel Washington. En 2006, il réalise son second long‐métrage THE HOTTEST STATE, une adaptation de son premier roman paru en 1996. En 2002, il publie son second roman Ash Wednesday. Au théâtre, il débute dans une adaptation de La Mouette sur Broadway au Lyceum Theater en 1992. Puis il a joué dans de nombreuses pièces dont Henry IV, Buried Child, Hurlyburly. En 2007, il met en scène sa première pièce Things We Want de Jonathan Marc Sherman. Puis, en 2010, il met en scène A Lie of the Mind de Sam Shepard, pièce pour laquelle il reçoit de nombreuses récompenses et critiques. A la télévision, on l’a vu dans Moby Dick, aux côtés de William Hurt. Il a également collaboré avec Richard Linklater sur plusieurs projets comme FAST FOOD NATION, WALKING LIFE, LE GANG DES NEWTON, et TAPE. En 2004, il co‐écrit avec Julie Delpy et Richard Linklater le scénario de BEFORE SUNSET, pour lequel ils ont été nommés à l’Oscar du Meilleur Scénario. BEFORE MIDNIGHT a été présenté en avant‐première au festival de Sundance et au festival de Berlin, en 2013. filmografie / filmographie REGISSEUR / REALISATEUR 2006 The Hottest State 2001 Chelsea Walls ACTEUR 2013 Getaway (Courtney Solomon, Yaron Levy) The Purge (James DeMonaco) Before Midnight (Richard Linklater) 2012 Sinister (Scott Derrickson) 2011 La Femme du Vème (Pawel Pawlikowski) 2009 Daybreakers (Michael et Peter Spierig) 2008 Boston Streets (Brian Goodman) 2007 Before the Devil Knows You're Dead / 7h58 ce samedi‐là (Sidney Lumet) Fast Food Nation (Richard Linklater) 2005 Lord of War (Jack Valentine) Assault on Precinct 13 / Assaut sur le central 13 (Jean‐François Richet) 2004 Taking Lives, Destins violés (D.J. Caruso) Before Sunset (Richard Linklater) Training Day (Antoine Fuqua) Tape (Richard Linklater) 2000 Hamlet (Michael Almereyda) 1999 Snow Falling on Cedars / La Neige tombait sur les cèdres (Scott Hicks) 1998 The Newton Boys / Le Gang des Newton (Richard Linklater) Great Expectations / De grandes Espérances (Alfonso Cuaron) 1997 Gattaca / Bienvenue à Gattaca (Andrew Niccol) 1995 Before Sunrise (Richard Linklater) 1994 Reality bites / Génération 90 (Ben Stiller) 1993 White Fang 2: Myth of the White Wolf / Les Nouvelles Aventures de Croc‐Blanc (Ken Olin) Rich in Love (Bruce Beresford) 1989 Dead Poets Society / Le Cercle des poètes disparus (Peter Weir) 1985 Explorers (Joe Dante) Before midnight ‐ Ethan Hawke Before Sunset, le deuxième film de la trilogie, se terminait sur un point d’interrogation, quelle en est votre interprétation ? Je suis persuadé que Jesse ne repart pas aux Etats‐Unis. Pas tout de suite, en tout cas. Son divorce a été douloureux, il culpabilise sur la façon dont ça s’est passé. Pendant des années, les gens m’ont demandé si on envisageait de faire une suite. Pendant 5 ans, on ne s’est pas vraiment posé la question, puis l’idée a fait son chemin. Aviez‐vous prévu de faire une trilogie ? Non pas au début, c’était un sujet de plaisanterie entre nous mais c’est tout. Puis c’est devenu un projet qui s’est étalé sur des années. Pourquoi avez‐vous décidé de tourner en Grèce ? Richard a visité plusieurs endroits et quand il est arrivé en Grèce, il a eu une révélation. Il a choisi de s’y arrêter. Notre scénario pouvait se passer n’importe où, parce qu’on savait que Céline et Jesse allaient dans une retraite d’écrivains qui aurait aussi bien pu être en Russie que dans l’Etat de New York. Avez‐vous beaucoup improvisé ? On n’a rien improvisé du tout. Richard est très méticuleux dans sa manière de tourner. On ne peut pas tourner une scène de 13 minutes en racontant une histoire et en improvisant. Il n’aime pas interrompre les scènes et s’en tient scrupuleusement au scénario. C’est à nous de créer l’illusion de spontanéité. Etes‐vous romantique ? On ne peut pas tourner ces trois films sans l’être. Après ces trois films, avez‐vous une meilleure idée de ce qui plaît aux femmes ? Julie Delpy ne représente pas les femmes en général. Elle est unique et je la connais presque par cœur. Parlez‐nous de Julie Delpy… Quand Richard nous a présentés pour tourner Before Sunrise, je n’avais jamais rencontré une fille de mon âge aussi passionnée et talentueuse. En plus elle avait déjà une grande expérience en tant qu’actrice. A 23 ans, elle avait tourné avec Godard, Kieslowski, elle était déjà d’une grande sagesse (contrairement à moi). Ça fait 20 ans que j’essaie de la rattraper. Vous jouez avec les stéréotypes des Français vus par les Américains et vice versa. C’est comme ça que je vois les Français. Je ne sais pas comment ils me perçoivent. Qu’avez‐vous appris des choses sur les relations amoureuses grâce à ces films ? Je ne sais pas, mais on a passé beaucoup de temps à étudier le sujet. Ce qui est drôle, c’est que parfois Julie et moi montrions notre travail à Richard, et il nous disait : "Mais ça, c’est déjà dans Before Sunrise !" Ou alors, c’était l’inverse, on lui disait qu’on avait déjà tourné telle ou telle scène dans un film précédent et il nous répondait : "Non, j’ai coupé la scène au montage." Nous nous sommes inspirés de nos propres expériences pour écrire. Comment avez‐vous écrit le scénario ? On a d’abord revu les deux premiers films. En général, on travaille sur les grandes lignes, on rassemble des notes. C’est un peu comme faire une boule de neige. On commence par le point de départ : OK, on a décidé qu’ils étaient ensemble. Richard a des carnets pleins de répliques sympa, de choses qui l’inspirent ou qu’il trouve en adéquation avec le film. La boule de neige grossit au fur et à mesure et on passe 5 jours ensemble, tous les trois, à écrire 25 pages. Ensuite on laisse passer un peu de temps pour se retrouver plus tard. Lorsqu’on a décidé de tourner en Grèce, on avait 8 semaines pour transformer nos 40 pages d’ébauche en scénario. Et ça, c’était très stressant. Est‐ce qu’il vous est arrivé de ne pas être d’accord sur certains éléments du scénario ? On n’a pas vraiment de désaccord profond. Richard a une règle fondamentale : si quelqu’un a vraiment du mal avec une scène ou certains dialogues, on les enlève et on cherche une meilleure idée. C’est un trio qui fonctionne très bien. Inversement, si l’un de nous adore une scène ou des répliques, mais que les deux autres n’aiment pas, il doit réécrire jusqu’à ce que les autres comprennent. Vous avez agrandi le cercle, en montrant les amis de Céline et Jesse. Ce sont des rôles secondaires. Ça a été difficile de déterminer qui devait participer à ce dîner, ce qu’on attendait de cette scène. Un couple de notre âge, un couple plus jeune et un couple plus âgé. Ce troisième volet est moins romantique, plus pragmatique, pourquoi ? Dans les deux premiers Céline et Jesse se projetaient dans l’avenir, quels types de personnes ils imaginaient être plus tard, il était temps de faire un film sur ce qu’ils étaient devenus. Le paysage du cinéma indépendant a‐t‐il changé depuis Before Sunrise ? Oui, il a énormément changé. On pensait que c’était difficile dans les années 90, parce que ce n’était pas aussi bien et libre que dans les années 70, mais comparé à aujourd’hui, je me rends compte que les années 90 étaient une période fabuleuse et riche. Aujourd’hui, un film de zombies est qualifié de film indépendant. Les films que j’aimais tourner il y a 10 ou 15 ans seraient difficiles à monter, de nos jours. Un film comme Bienvenue à Gattaca ne pourrait pas être tourné. C’est de plus en plus dur pour tout le monde, surtout pour les jeunes. Avoir 40 ans, ça a changé quelque chose ? J’ai eu un petit moment de panique. Je me suis toujours considéré comme un étudiant. Puis j’ai compris que rien ne m’obligeait à ne plus l’être. Allez‐vous tourner un quatrième film ? On met tellement de nous dans ces films qu’il nous faut beaucoup de temps pour recharger les batteries.