test crossmax sx

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test crossmax sx
TEST CROSSMAX SX
Esthétique : Dès l’ouverture du carton, ces roues ne laissent pas indifférent,
elles se démarquent des autres par leur esthétique réussie mais qui manqueront
peut-être d’originalité pour celui qui veut qu’on repère ses roues aux premiers
regards. Avec son look unique gris anodisé, elles se distinguent nettement de ce
qui se fait sur le marché. La couleur et la finition donne une impression de
solidité et de résistance à toute épreuve. Il est clair que le gris offre l’avantage
de moins distinguer d’éventuelles rayures dues aux rencontres avec des pierres.
La couleur est idéalement choisie pour l’usage car avec tous les dénivelés dévalés
en enduro ou les utilisations plus sévères en free ride, la résistance aux impacts
est un réel avantage esthétique sur le long terme. Les stickers sur les jantes
sont discrets (peut être un peu trop ?), ils se trouvent vraiment aux extrémités
et sont assez petits ou se trouvent sur le moyeu. On ne reconnaît pas vraiment
de loin avec quelles roues on a affaire, on ne sait pas quel modèle se trouve sur le
vélo à moins de connaître bien évidement le modèle. La teinte sobre et classe des
jantes ne saute pas aux yeux, mais avec un regard plus affûté, le gris mat n’est
pas si courant que ça et c’est quelque part un peu cela qui fait son charme.
Finition : Une des plus belles finitions que j’ai pu voir, les jantes sont légèrement
arrondies ce qui donne une impression de solidité et de fluidité, les rayons
possèdent les mêmes caractéristiques déjà évoquées pour les jantes. On
remarque le travail apporté au niveau du cercle qui est un condensé d’une jante
de XC et de DH, même la jonction du cercle est invisible. Bon point également
pour le rayon marqué d’un sticker près de la valve qui se distingue ainsi un peu
mieux. Les moyeux sont les plus remarquables, ils sont certes surdimensionnés
mais l’usinage entre les points d’ancrages des rayons est superbe, c’est la
première chose qui m’a attiré l’attention.
Poids : Avec un peu plus de 1900g la paire, ce sont des jantes légères pour du
free ride et de l’enduro très engagé avec des sauts ou des cassures, mais pour
du véritable enduro où l’on doit se hisser par la force des jambes, le poids est
peut-être pénalisant car il est toujours plus agréable d’avoir du « léger » dans
les montées. Il est évident qu’il ne faut pas chercher à monter avec le souci du
chrono, car au bout d’un certain moment et surtout d’un certain degré de pente,
cela devient assez physique de monter sur le vélo. Pour avoir monté un pneu de
DH maxxis SWAMPTHING 2.35 renforcé devant et un Hutchinson python MRC
médium en 2.30 à l’arrière, c’est bien sur un choix très peu adapté au rendement.
Cependant, lors de la course effectuée sur les hauteurs de Nice, le poids des
jantes ne s’est pas avéré pénalisant, et le facteur poids n’est plus un problème
lorsque l’on se trouve dans son programme d’utilisation : l’enduro, et attaquer
dans les spéciales ! Il est évident qu’un gain de poids est toujours un bénéfique,
mais il ne faudra pas les amputer de la solidité et rigidité
Dynamisme : J’ai été agréablement surpris par les vives relances que l’on peut
faire avec ces roues. Les quelques courtes montées sont avalées rapidement
grâce à un dynamisme et une rigidité parfaite. Chaque coup de pédale est bien
restitué, les roues une fois lancées donnent cette impression de ne plus vouloir
s’arrêter et c’est tant mieux pour les petites côtes d’un parcours d’enduro. En
mouvement les accélérations sont fulgurantes en descente ou sur le plat, en
côtes pas trop longues cela passe encore bien et ce malgré le poids pas
forcément adapté aux ascensions. Les roues font preuve d’un rendement très
appréciable surtout pour leur large programme d’utilisation.
Rigidité :
Sur ce point là il n’y a rien à redire, la précision de pilotage est au rendez vous.
Même à vitesse élevée dans les parties les plus cassantes les roues sont de
véritables rails. Dans les virages de type épingle, on ne ressent pas de torsion de
la roue avant lorsqu’il est nécessaire décaler la roue arrière. La rigidité n’est pas
à remettre en cause pour ces roues, j’ai eu l’occasion de les tester en course, sur
des terrains variés (dévers, épingles passages engagés et très cassants) et j’ai
réussi de belles performances avec. J’ai trouvé que la roue avant se place
idéalement et latéralement elle ne bouge pas même lorsque l’on pousse et tire
avec la main, un avantage indéniable (peut être que l’axe de 20mm y est pour
beaucoup, à vérifier avec l’axe de 9mm). La roue arrière est tout aussi
performante dans ce domaine.
Autres remarques : J’ai trouvé que les pneus UST ne sont pas évidents à monter
avec une pompe manuelle peut-être à cause de la largeur des jantes, il est
indispensable de les gonfler au compresseur. Etant donné que je n’ai pas monté
d’autres pneus pour vérifier s’ils se « clipsent » aussi difficilement, je ne sais pas
si cela vient des jantes (gorges qui ne sont pas assez hautes ou bien trop larges)
ou des pneus. Je n’ai pas eu recours à d’éventuels retouches de tension des
rayons, mais ils se sont apparemment dévissés un peu car pour certains rayons le
pas de vis est désormais visible.
Utilisation : Après 15 sorties de type « enduro », plus de 15 000mètres de
dénivelé gravis puis descendus en un peu plus de 550 Km, on est enthousiasmé
par ces roues, qui font partie des plus rigides. Elles sont apparemment très
solides, relativement légères et sont capables de rouler sur de longues périodes
en montagne. Testées à Digne-les-Bains et ses alentours, avec un grand nombre
de pratiques avec de l’enduro, de la descente, des sauts et même de longs raids,
la roue n’a pas révélé de problèmes apparents. Les roues sont très performantes
dans leur domaine d’utilisation, elles sont indispensables pour le pilote qui veut
une paire de roues fiable, solide, rigide, pas du tout pénalisante en montée, bref
pour un usage à la montagne que ce soit en « freeride » ou en compétition.
Parfaites pour les enduros-séries ou autres épreuves de ce genre.
Voici quelques photos prises durant les tests.