CARICATURES DU PROPHETE :

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CARICATURES DU PROPHETE :
n°55
15 février 2006
CARICATURES DU PROPHETE :
Une manipulation néo-conservatrice ?
par Gilles Munier
Des ambassades et des consulats du Danemark attaqués ou en flammes, des drapeaux danois
brûlés par des manifestants en colère, des journalistes et des caricaturistes menacés de mort,
le corps expéditionnaires danois en Irak calfeutré dans ses bases, des appels au boycottage
des produits danois, norvégiens, français… Les extrémistes néo-conservateurs danois,
américains, israéliens - ou autres - peuvent se frotter les mains : avec la publication des
caricatures insultantes du Prophète Muhammad dans le Jyllands-Posten, relayé quatre mois
plus tard par France -Soir et Charlie Hebdo, ils ont donné aux opinions publiques occidentales
un avant goût du « Choc des civilisations ». Le bombardement préventif de l’Iran ou la Syrie,
accusés par Condoleezza Rice de souffler sur les braises, est plus que jamais à l’ordre du jour.
La crise provoquée le 30 septembre 2005 par le quotidien Jyllands-Posten aurait pu se limiter au cadre
danois. Il suffisait que des excuses sincères soient présentées aux musulmans du pays dans les jours qui
suivaient. Mais c’est l’inverse qui s’est produit : les démarches des organisations musulmanes locales se
sont heurtées à un mur de dédain ou d’arrogance. Le 20 octobre, le Premier ministre libéral Anders Fogh
Rasmussen a fait savoir aux ambassadeurs de 10 pays arabes qui voulaient le rencontrer pour protester,
qu’il n’avait pas le temps de les recevoir.
Quelque chose de pourri au Royaume du Danemark
Le Jyllands Posten n’a pas d’équivalent en France. C’est un quotidien xénophobe, voire raciste. Il mène
des campagnes incessantes contre les immigrés musulmans, et entretient au Danemark un climat
exécrable. Pour le rédacteur en chef de Politiken - autre quotidien danois – la publication des caricatures
du Prophète n’avait pas d’autre but que « d’offenser, de conspuer la minorité musulmane » (1). La
rédaction du quotidien l’avait d’ailleurs dit clairement à l’époque, avant qu’elle ne se retranche derrière
la liberté d’expression.
Flemming Rose, responsable de la page « Kulture » du journal, est un proche de Daniel Pipes, néoconservateur considéré aux Etats-Unis comme le principal théoricien de l’islamophobie (2) . Il lui a
d’ailleurs consacré en 2004 un article louangeur sous le titre « La menace islamiste »… (3)
Daniel Pipes, très apprécié de George W. Bush, Dick Cheney et Paul Wolfowitz, dirige le Middle East
Forum, un think tank dont le but est de « promouvoir les intérêts américains au Proche-O rient ». Sa
grande idée a été la création de Campus Watch, un observatoire dénonçant les professeurs qui ne sont
pas assez pro-israéliens à son goût. C’est en effet un fervent propagandiste d’Israël, de tendance ultra
sioniste, c'est-à-dire reprochant à l’Etat hébreu ne pas réprimer suffisamment les Palestiniens. Pour lui
les fondamentalistes musulmans sont des « tueurs potentiels » qu’il faut éliminer.
Il est l’auteur d’un article alarmiste intitulé « Les musulmans arrivent ! Les musulmans
arrivent ! », publié en novembre 1990 dans la National Review, où il affirme que « les sociétés d’Europe
occidentale ne sont pas suffisamment préparées à une immigration massive de gens à la peau mate,
cuisinant des plats étranges et n’appliquant pas vraiment les normes d’hygiène allemandes ».
1
Excuses de circonstance
Excédés par le comportement méprisant des autorités, les organisations musulmanes danoises ont
interpellé l’Umma - la communauté des Croyants - à travers ses représentants officiels. Des délégués ont
été envoyés au Caire par l'imam Ahmed Abou Laban, proche des Frères musulmans, pour demander à
Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue arabe, et au Cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, Grand
imam de l’Université d’Al-Azhar, de réagir. Puis, le 6 décembre, Ahmed Akkari, porte parole d’un
regroupement de 27 organisations musulmanes danoises, a remis les caricatures aux représentants de
57 pays réunis à La Mecque pour le sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), parmi
lesquels le roi Abdallah d’Arabie et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (4).
Les libéro- conservateurs danois sont restés sourds aux protestations des Etats musulmans. Cela n’a rien
d’étonnant quand on sait que pour le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti - 13,3% des votes- 24
députés), qui les soutient au Parlement, les musulmans sont au Danemark pour le « conquérir, comme ils
l’ont fait ces 1400 dernières années »(5). Pour ceux qui en doutaient encore, la provocation est devenue
claire lorsque le Jyllands-Posten a autorisé la revue chrétienne norvégienne Magazinet à republier les
caricatures le 10 janvier… pour l’Aïd Al-Fitr, la plus grande fête musulmane.
D’ailleurs, si le 30 janvier, Carsten Juste, directeur du Jyllands-Posten, a fini par « s’excuser », c’est
uniquement parce que les intérêts commerciaux du Danemark, et la vie de Danois, sont en jeu. Et, il l’a
fait de façon peu convaincante (6). Il a prévenu que c’était des « excuses » de circonstance, et que
d’autres caricatures seront publiées, si besoin est. Le texte de sa déclaration publié en arabe sur son site
ne trompe pas : il est différent de celui traduit en français (7).
French Connection
Les excuses hypocrites de Carsten Juste, puis celles du Premier ministre danois, auraient pu calmer le jeu
et l’affaire prendre un autre cours si France-Soir n’avait pas relancé la campagne islamophobe et, par
voie de conséquence, ajouter la France aux pays « blasphémateurs ». Comme Vebjoern Selbekk de
Magazinet, Serge Faubert, rédacteur en chef de France-Soir, savait ce qu’il faisait en publiant les
caricatures du Prophète. Au Proche-Orient ses amitiés sont pro-israéliennes et il est connu pour assimiler
toute critique de l’idéologie sioniste à de l’antisémitisme. Pourquoi Rami (Raymond) Lakah, l’homme
d'affaires franco-égyptien propriétaire du quotidien, a limogé le Pdg Jacques Lefranc en lui reprochant
d’avoir porté atteinte aux «croyances et [aux] convictions intimes de chaque individu», alors que ce
dernier était hostile, selon divers témoignages, à la publication des caricatures ?
France-Soir et Charlie Hebdo qui l’a imité, ne voulait pas seulement faire du coup publicitaire pour
augmenter leur tirage ou alors il faudrait qu’ils expliquent ce qu’a à voir la recherche du profit à tout prix
avec la déontologie journalistique. Dans cette affaire la liberté d’expression a bon dos et l’invocation des
mannes de Voltaire par France-Soir relève de la crapulerie (8). L’incitation à la haine religieuse – c’est
uniquement de cela qu’il s’agit - est le fond de commerce des néo-conservateurs et des extrémistes
israéliens entraînent le monde dit chrétien dans une nouvelle croisade contre l’islam.
Deux poids, deux mesures
Le Conseil français du culte musulman ( CFCM) a finalement porté plainte contre les médias ayant
reproduit les caricatures du Prophète. Tant mieux, mais on doute qu’ils soient condamnés. En France,
l’islamophobie se porte bien. L’écrivain Michel Houellbecq n’a-t-il pas été définitivement relaxé par la
justice après avoir déclaré en 2001 au magazine Lire : « La religion la plus con, c'est quand même
l'Islam » ; et Alain Finkielkraut, « philosophe » d’une certaine gauche française, n’a-t-il pas dit au
quotidien israélien Haaretz (18 novembre 2005), sans être ensuite ostracisé: « Malgré tout ce que la
France a fait pour eux les fils d’immigrés islamiques la haïssent. C’est comme çà dans leur culture. […] Le
problème est que la plupart de ces jeunes sont noirs ou arabes et s’identifient à l’Islam» ?
Le 31 janvier, Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, avait raison de déclarer que la presse
européenne "observe deux poids, deux mesures" envers l'islam et le judaïsme parce qu’elle «craint d'être
accusée d'antisémitisme, mais invoque la liberté d'expression lorsqu'elle caricature l'islam». Il ne faut
surtout pas croire que les musulmans sont les seuls à partager cette analyse.
(12/2/06)
Notes :
(1) Interview sur Europe 1 (1/2/05).
(2) Daniel Pipes, expert de la haine – http://www.voltairenet.org/article13765.html
(3) The threat of islamism, par Flemming Rose (Jyllands-Posten – 29/10/04)
(4) How a meeting of leaders in Mecca set off the cartoon wars around the world, par Daniel Howden (The Independant 10/2/06)
http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article344482.ece
(5) Déclaration de Soren Krarup, prêtre a la retraite porte-parole du Dansk Folkepart.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie#Au_Danemark
(6) Le dilemme du rédacteur en chef, interview de Carsten Juste, par Pierre Collignon (8/2/06)
http://www.jp.dk/udland/artikel:aid=3548096:fid=11332
(7) Le Phare – Blog de Gérard Klein – qui suit le développement de cette affaire avec beaucoup d’objectivité.
http://gklein.blog.lemonde.fr
(8) France-Soir titrait en Une le 2 février : « Au secours Voltaire, ils sont devenus fou » ! Lire en page 8, l’opinion de
Voltaire sur le Coran.
2
PETROLE
LE PILLAGE DU PETROLE IRAKIEN EST PRET
par Comaguer (extrait)
(…) … le jour même de l’arrivée de l’armée d’invasion US à Bagdad en mars 2003, le premier soin de
l’envahisseur sera de prendre le contrôle du Ministère du pétrole et de s’approprier toute la
documentation et l’information qu’il recèle. Ayant un mandat très précis, l’armée d’invasion laissera piller
sans sourciller les autres ministères- tout comme les musées – mais celui du pétrole deviendra une
forteresse imprenable et ses trésors ne tomberont pas entre « de mauvaises mains ».
Au nombre de ces trésors, les résultats des recherches géologiques, des forages effectués sur tout le
territoire irakien constituent un véritable inventaire du potentiel pétrolier du pays. Potentiel énorme
quand on sait que sur 80 champs pétroliers identifiés, seuls 17 étaient en exploitation avant l’invasion.
Il est donc possible de mettre en exploitation 63 nouveaux gisements et de hisser l’Irak à la première
place des producteurs mondiaux.
Les compagnies pétrolières qui n’ignorent pas cette réalité ne dédaignent pas dans le même temps de
semer l’inquiétude en parlant d’absence de nouveaux grands gisements dans le monde, d’une demande
croissante bientôt impossible à satisfaire, des énormes appétits de la Chine et de l’Inde etc, etc...,
discours connu qui a l’immense et immédiat avantage de faire monter les prix et les bénéfices.
La question qui se pose à la Maison Blanche, comme dans les états-majors des multinationales
pétrolières, est donc de savoir qui va mettre la main sur la manne irakienne. Elle ne se pose d’ailleurs
plus guère dans un pays gouverné par un pouvoir fantoche et occupé par une armée de plus de 200 000
hommes (militaires et mercenaires de tous poils) et les solutions mises au point dans la discrétion, avant
d’être validées par le nouveau gouvernement irakien (qui sortira le 15 décembre des urnes comme un
lapin d’un chapeau de magicien) sont très bien décrites dans le rapport.
La stratégie consiste à donner l’illusion que l’Irak n’est pas spolié et en même temps de s’assurer
qu’aucun gouvernement irakien pour les décennies à venir ne pourra mette la main sur ce pactole. Une
première mesure consiste à laisser la propriété et l’exploitation des 17 champs actuels aux nouveaux
gouvernements régionaux institués par la nouvelle constitution. En pratique le pétrole de la zone Nord
sera exploité par une société contrôlée par le gouvernement régional, gouvernement à dominante ou
exclusivement kurde, et le pétrole de la zone Sud à une société contrôlée par le gouvernement à
dominante chiite de cette région. La région du centre, autour de Bagdad, n’aura rien et les divisions
ethnico-religieuses soigneusement entretenues par l’occupant et entérinées par la nouvelle constitution
rendent très improbable un partage national de la richesse pétrolière existante ( sans oublier que la
guerre, les destructions, les sabotages, n’ont pas permis à l’Irak de retrouver les niveaux de production
d’avant l’invasion, loin s’en faut). Est donc ainsi mise en place un formidable outil de sécession
économique.
La seconde mesure consiste à mettre en place un nouveau dispositif pour l’exploitation des 63 gisements
nouveaux. Ce dispositif existe, est bien connu de l’industrie pétrolière internationale qui l’utilise en
général pur l’exploitation de petits gisements dans des régions difficiles et dans des pays où le pouvoir
politique central est trop faible et trop pauvre pour imposer autre chose que l’obtention d’un modeste
bakchich. Il est souvent pratiqué par des « outsiders », sociétés pétrolières petites ou moyennes qui
tentent leurs chances dans des zones à risque où les grandes hésitent à se lancer. Il est connu dans le
monde pétrolier sous le nom de Production Sharing Agrement (PSA). Il s’agit d’un accord passé entre
l’Etat, propriétaire du sous-sol et de ses ressources, et une société étrangère spécialisée à qui il confie
pour des périodes longues (de 25 à 50 ans) l’exclusivité de l’activité productive et de ses revenus. Cette
société de gérance investit, embauche, extrait, transporte, vend. Elle fait apparaître les réserves
pétrolières qu’elle découvre dans son bilan alors qu’elle n’en est pas propriétaire mais ça fait monter le
cours de ses actions en bourse. Elle fonctionne dans un cadre fixé pour toute la durée du contrat et
intangible. Il est en effet stipulé que si jamais l’Etat venait à modifier des règles qui pénaliseraient le
gérant, il en supporterait le coût. Exemple : si dix ans après la signature du PSA, l’Etat prend des
mesures de protection de l’environnement qui entraînent des dépenses nouvelles pour le gérant, il doit
compenser financièrement cette mesure nouvelle et rembourser au gérant les dépenses anti-pollution
ainsi occasionnées ! Le fameux principe pollueur-payeur passe à la trappe ! Même chose en matière de
nouveaux droits sociaux ! (…)
(*) Document présenté par Greg Muttit, le 26 mai 2005, à une réunion du syndicat des employés du
pétrole à Bassora.
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-12-12%2012:54:43&log=invites
3
INTERVIEW
IL N’Y A PAS DE GUERRE CONTRE LE TERRORISME …
Interview de Noam Chomsky par Geov Parrish (extrait - 18/1/06)
Gzov Parish : Et que faut-il faire en Irak ?
Noam Chomsky : Et bien la première chose serait d’en parler sérieusement. Il n’y a pratiquement aucun
débat sérieux, je suis désolé de le dire, dans la classe politique, sur la question du retrait des troupes.
Ceci parce que nous sommes soumis à une doctrine occidentale, un fanatisme religieux, qui prétend que
les Etats-Unis auraient envahi l’Irak même si ce dernier ne produisait que des cornichons et des salades,
et que les puits de pétrole s’étaient trouvés au milieu de l’Afrique. Tous ceux qui n ’y croient pas sont
qualifiés de Marxistes, de théoriciens de la conspiration, de fous, ou autre chose. Et bien, même si vous
n’avez plus que trois neurones en état de marche, vous savez que ce sont des balivernes. Les Etats-Unis
ont envahi l’Irak pour ses énormes ressources en pétrole, la plupart encore inexploitées, et ce pays est
situé en plein centre du système énergétique mondial. Ce qui signifie que si les Etats-Unis réussissent à
contrôler l’Irak, ils étendront considérablement leur puissance stratégique, ce que Zbigniew Brzezinski
appelait le point d’appui indispensable face à l’Europe et l’Asie. C’est une des raisons principales pour
contrôler les ressources de pétrole, ça vous donne un pouvoir stratégique. Même si vous pouvez compter
sur des ressources renouvelables, vous avez intérêt à le faire. C’est la raison principale pour l’invasion de
l’Irak.
En ce qui concerne le retrait, prenez n’importe quelle édition de n’importe quel journal ou magazine. Ils
disent tous que les Etats-Unis veulent instaurer un état démocratique et souverain en Irak. En fait, c’est
hors de question. Que serait la politique d’un Irak indépendant et souverain ? S’il est plus ou moins
démocratique, le pays serait gouverné par une majorité Chiite. Ceux-ci chercheront naturellement à
resserrer leurs liens avec l’Iran chiite. La plupart des religieux viennent d’Iran. La brigade Badr, qui
contrôle en gros tout le sud, est entraînée par l’Iran. Ils ont des liens étroits qui ne feront que se
renforcer. Ce qui donne une alliance informelle Irak/Iran. De plus, juste de l’ autre côté de la frontière
avec l’Arabie Saoudite, il y a une population chiite qui a été sévèrement réprimée par la tyrannie
intégriste soutenue par les Etats-Unis. Tout mouvement vers l’indépendance en Irak aurait de fortes
chances de les encourager, et c’est déjà en cours. Et il se trouve que c’est là que se trouve la majorité du
pétrole Saoudien. Alors, vous pouvez imaginez le parfait cauchemar pour Washington, à savoir une
alliance chiite qui contrôlerait la majorité du pétrole mondial, indépendante de Washington et
probablement tourné vers l’est, où la Chine et d’autres sont impatients de nouer des relations, et qui sont
déjà en train de le faire. Pour Washington, ce n’est même pas concevable. Au stade où en sont les
choses, les Etats-Unis préféraient une guerre nucléaire à une telle situation.
Donc, toute discussion sur le retrait devrait tenir compte du monde tel qu’il est, c’est-à-dire prendre en
compte ces données. Ecoutez les commentateurs aux Etats-Unis, quel que soit leur bord politique. Qui
parle de ça ? Pratiquement personne, ce qui signifie que le débat pourrait aussi bien se dérouler sur Mars.
Et il y a une raison à cela. Nous ne sommes pas censés penser que nos dirigeants peuvent obéir à des
intérêts impérialistes. Nous sommes censés penser qu’ils sont gentils, et tout ça. Mais ils ne le sont pas.
Ils sont parfaitement sensés. Ils comprennent ce que tout un chacun peut comprendre. Alors la première
mesure à prendre dans le débat sur le retrait est le suivant : prendre en compte la situation telle qu’elle
est et non pas la situation rêvée, celle où Bush poursuivrait une vision de démocratie ou je ne sais quoi.
Si nous savons entrer dans le monde réel, nous pouvons commencer à en parler. Et pour répondre à la
question, oui, je crois que nous devons nous retirer, mais nous devons en parler dans le cadre de la
réalité et connaître les projets de la Maison Blanche. Eux ne sont pas disposés à vivre dans un monde de
rêve.
Texte original intégral : http://www.alternet.org/story/30487/
Traduction : Viktor Dedaj pour Cuba Solidarity Project
http://vdedaj.club.fr/cuba/index.html
BREVES
Hypocrisie US - L’association Human Rights Watch a publié le 18 janvier son rapport annuel. Elle accuse
les Etats-Unis d’« hypocrisie » en prônant les droits de l’homme pour les autres, mais en ne les
respectant pas. Lors d’une conférence de presse tenue hier à Washington, elle dénonce la politique des
États-Unis et de certains de leurs alliés, accusés de prôner les droits de l’homme sans les respecter.
Selon Kenneth Roth, son directeur exécutif, la torture et les mauvais traitements ont constitué une partie
délibérée de la stratégie antiterroriste de l’Administration Bush : « La responsabilité pour l’usage de la
torture ainsi que les mauvais traitements ne peut plus être rejetée de manière crédible sur les
mésaventures de soldats de grade inférieur taxés de “brebis galeuses”, faisant partie de l’équipe de nuit.
L’Administration Bush doit nommer un procureur spécial pour examiner ces abus, et le Congrès devrait
établir une commission indépendante et bipartite pour mener sa propre enquête ».
L’Orient – Le Jour (19/1/06)
4
Politique arabe de la France :
PSEUDO DEMENTI DE FRANÇOIS HOLLANDE
François Hollande n’a toujours pas attaqué en diffamation – comme il les menaçait - la CAPJOEuroPalestine et le Réseau Voltaire pour avoir rendu public des propos tenus lors de sa rencontre avec
Roger Cukierman, Président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) , le 30
novembre dernier! Il s’est aperçu que cette organisation diffusait sur son site un communiqué
comprenant le passage suivant :
« François Hollande a souhaité que le parlement prenne sa part de responsabilité dans la définition
de
la politique étrangère du pays. Il a estimé par ailleurs qu’il y a une « tendance qui remonte à loin, ce que
l’on appelle la politique arabe de la France et il n’est pas admissible qu’une administration ait une
idéologie ». Il a ajouté qu’il y a un « problème de recrutement au Quai d’Orsay et à l’ENA » et que le
recrutement « devrait être réorganisé ».
Selon François Hollande, le CRIF aurait utilisé ses propos « dans le sens de ses thèses » :
« Ce que j’ai dit ce jour-là…c’est qu’il y avait, dans la diplomatie de de Gaulle, puis de Giscard, puis de
Chirac, ce qu’on appelle la "politique arabe de la France" et que je récusais cette expression. La France
n’a pas à avoir une politique arabe, pas plus qu’une politique israélienne. J’ai ajouté que le Quai d’Orsay
avait longtemps été identifié à cette politique, que son inspiration n’était pas équilibrée, mais je n’ai
jamais parlé de recrutement et encore moins de l’ENA, qui n’est pour rien dans cette tradition du Quai. »
On se souvient que le 12 février 2005, lors d’un dîner avec Jean-Pierre Raffarin et 16 ministres, Roger
Cukierman avait violement dénoncé la politique arabe de la France. Personne n’avait osé réagir.
BREVES
Collaboration - Dans une « Lettre aux partis frères et aux partis amis » datée du 15/1/06, le Bureau
des Relations Internationales du Comité Central PCI (pro-américain) note « à regret que les forces
démocratiques irakiennes n’ont pas reçu, dans leur combat difficile, de marques de solidarité effective et
de soutien de la part des forces internationales de gauche ». Il estime que le véritable projet de la
Résistance est « un projet despotique et violemment anti-démocratique ». Néanmoins, il se dit prêt « à
engager le dialogue avec les forces qui combattent vraiment l’occupation, mais s’abstiennent de recourir
à la terreur ». Il estime que ces forces « ne constituent pas l’élément principal de l’action armée, qui est
généralement dominée par des Islamistes extrémistes et des partisans de l’ancien régime ».
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=2836
Espionnage allemand - Joschka Fisher, ancien ministre allemand des Affaires étrangères reconnaît
avoir rencontré deux agents du service secret allemand BND à Ankara, juste avant le déclenchement de
l’agression américaine contre l’Irak, pour discuter de la poursuite de la « coopératiion opérationnelle »
avec la CIA.
http://www.wpherald.com/storyview.php?StoryID=20060203-020715-9678r
Galloway - Le Daily Telegraph a perdu le 6 janvier son procès en appel contre George Galloway qu’il
avait accusé en avril 2003 d’avoir perçu 545 000 euros dans le cadre du Programme « Pétrole contre
nourriture ». Il devra verser 150 000 euros de dommages- et intérêts au député britannique.
http://www.kurdmedia.com/reports.asp?id=11096
« Grand Moyen-Orient » - Une mystérieuse base militaire US - ou de l’OTAN - construite à 1 770 m
d’altitude sur le Mont Anamos en Turquie, près du village de Kirsecik, intrigue le député Fuat Cay du CHP
(Parti républicain populaire) qui s’interroge sur le rôle qu’elle est appelée à jouer dans le cadre du plan
« Grand Moyen-Orient ». Kirsecik est situé dans la région de Hatay (ancien Sandjak d’Alexandrette), près
de la frontière syrienne.
http://www.kurdishinfo.com/modules.php?name=News&file=article&sid=5677
http://www.ntvmsnbc.com/news/356227.asp
Chirac – Maurice Gourdault-Montagne, conseiller de Jacques Chirac, se rend tous les 5 ou 6 semaines à
Washington pour coordonner avec son homologue américain Stephen Hadley la stratégie à adopter à
l’égard de l’Iran, de la Syrie, du Liban, ou concernant d’autres points chauds du globe. Les deux hommes
ont des rendez-vous téléphoniques le mardi et le jeudi. (David Ignatius - Washington Post –
5/2/06)
Shin Beth - Yuval Diskin, chef du Shin Beth - le service de sécurité intérieure israélien - a déclaré le 5
février sur la chaîne 10 israélienne, que le renversement du président Saddam Hussein a été
"dommageable pour Israël" parce qu’il a "provoqué le chaos en Irak".
Faillite - Le prix du litre d’essence va encore augmenter en Irak. En décembre, il était passé de 20
dinars à 50 dinars le litre d’ordinaire, sous prétexte de rejoindre les prix pratiqués dans les pays
pétroliers voisins. Selon un responsable du ministère du Pétrole, il pourrait donc atteindre… 600 dinars fin
2006. Aujourd’hui, l’Irak est obligé d’importer la moitié de ses besoins en pétrole.
http://www.turkishdailynews.com.tr/article.php?enewsid=35153
5
BREVES
Bush : terroriste et menteur - Le chanteur Harry Belafonte, 78 ans, ambassadeur de bonne volonté de
l'UNICEF, qui avait traité George W. Bush de "plus grand terroriste du monde" lors d’une intervention au
Venezuela au début de l’année, a accusé le 22 janvier le Président américain d’être arrivé au pouvoir
"d'une manière plutôt douteuse ». Et, il « a ensuite menti au peuple de cette nation, en lui faisant faire
fausse route et en le trompant, puis en envoyant des centaines de milliers de ses garçons et filles dans
un pays étranger qui ne nous avait pas agressé."
Négociations secrètes ? - Selon le quotidien irakien Al-Zaman ( 1/2/06), des négociations secrètes
entre des officiers US et des « intermédiaires » représentants des mouvements de résistance, se sont
tenues à Damas se sont soldées par un échec et ont été suspendues.. En échange d’un cessez le feu, les
Etats-Unis devaient s’engager à garantir l’unité, la souveraineté et l’indépendance de l’Irak et leur fournir
un calendrier de retrait des troupes américaines.
Ces organisations réclamaient en outre la reconstitution de l’armée irakienne et son réarmement, des
compensations pour dommages de guerre, des élections supervisées par les Nations unies, l’abrogation
des lois votées à la demande des occupants ou favorisant la partition du pays . Elles demandaient
également la dissolution des milices religieuses, notamment dans le sud de l’Irak.
Israël désorienté ? - D’après Al-Ahram Hebdo (21/12/05) les faucons israéliens ne savent plus s’il faut
ou non renverser Bachar Al-Assad. Alors que la question ne se posait pas ces derniers mois, il y aurait
maintenant ceux qui craignent qu’une intervention américaine porte les Frères musulmans au pouvoir,
d’autres qui considèrent comme un danger le déclenchement d’une guerre civile ingérable à leur
« frontière », ou encore ceux qui ont peur d’un coup d’Etat monté par un militaire intransigeant… La
victoire du Hamas – soutenue par la Syrie - doit donner à tous des sueurs froides.
Enlèvements - Selon le Saban Center de la Brookings Institution, il y aurait eu plus de 30 enlèvements
par jour en Irak en décembre.
http://www.brookings.edu/fp/saban/iraq/index.pdf
Rançons - Le Middle East Forum note que la plupart des enlèvements d’étrangers a des motifs
politiques.
http://www.meforum.org/article/793
Turcomans
Pour toutes informations sur la situation des Turcomans en Irak
et sur la résistance de Kirkouk et de Tell Afar,
consultez le site Internet de Turkmeneli News Agency :
http://turkmenelina.blogspot.com
Arménie et Kurdistan irakien – Le Parti Démocratique d’Arménie et le Parti Démocratique du Kurdistan
de Massoud Barzani ont décidé de se rencontrer régulièrement, d’échanger des délégations et de
favoriser les relations entre leurs deux diasporas.
http://www.kurdmedia.com/reports.asp?id=11248
La corruption au Kurdistan - Pour un certain nombre d’organisations non gouvernementales kurdes, la
corruption est devenue avec l'abus de la puissance, le népotisme, abus des propriétés et des finances
publiques, un des maux qui ronge le Kurdistan irakien.
Assassinats d’universitaires - Le Tribunal de Bruxelles a lancé une pétition internationale pour
dénoncer les assassinats d’universitaires irakiens en raison de leurs liens supposées avec le parti Baas.
Pour le président du Département Recherche et Développement du ministère de l'enseignement supérieur
irakien, le Mossad est partie prenante dans cette violence sélective. Selon l'Université des Nations unies,
84% des institutions irakiennes de l'enseignement supérieur ont été incendiées, pillées ou détruites.
Le 18 janvier, la pétition comptait plus de 4 000 signataires, parmi lesquelles: Noam Chomsky (USA),
Tony Benn (UK), l'écrivain et prix Nobel de littérature John M. Coetzee (Afrique du Sud), l'écrivain
Eduardo Galeano (Uruguay), Naomi Klein (Canada), Dario Fo (Italie), Jean Bricmont (Belgique).
Liste complète des signataires sur le site : http://www.brusselstribunal.org
La pétition peut être signée sur le site : http://www.petitiononline.com/Iraqacad/petition.htmll
Assassinat de Yasser Arafat - Lors du dernier congrès de la commission des avocats arabes, tenu à
Damas, le Président Bachar Al-Assad a accusé Israël d’avoir assassiné Yasser Arafat : «La chose s’est
faite au grand jour, sous les yeux ouverts du monde entier. Or aucun pays n’a émis de communiqué ou
pris une quelconque position, comme si de rien n’était.». Le Président syrien soutient la création d’une
commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur cette affaire, proposée par Mouamar
Kadhafi.
http://a7fr.net/default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=1031
Mercenaires - Selon “Alex”, ancien Spetsnaz – unité d’élite du temps de l’URSS - de nationalité
ukrainienne, en Irak le salaire des mercenaires varie en fonction de leur nationalité. Il émargeait au
même tarif que les Fidjiens ou les Népalais, soit 150$ par jour… Le salaire accordé aux Occidentaux ne
descendrait pas au dessous de 850 $/jour.
http://www.slate.com/id/2135362/entry/2135365
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INTOX
Mahmoud Ahmadinejad veut-il « rayer » Israël de la carte ?
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad n’a jamais dit qu’il fallait « rayer » Israël de la carte, mais
qu’un monde sans les Etats-Unis et Israël était possible. Ce n’est pas la même chose. A l’origine de cette
« information » : l’agence Reuters qui a sciemment déformé une dépêche de l’agence iranienne Irna (*).
Tout est bon aujourd’hui pour diaboliser l’Iran et préparer l’opinion à une nouvelle guerre.
Depuis la chute du Mur de Berlin en 1990, plusieurs pays ont bel et bien été « rayés » de la carte du
monde sans qu’on ait pour cela crié au « génocide », comme le sous entend l’agence Reuters : l’Union
Soviétique a été réduite à la portion congrue de Fédération de Russie, la Yougoslavie est émiettée en
Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Yougoslavie, Macédoine... L’Allemagne de l’Est, un pays qui
possédait une économie, une culture, un modèle de société, une idéologie spécifiques, et qui était de
surcroît membre des Nations unies à part entière, a disparu… Pourquoi n’y aurait-il pas place en
Palestine pour un Etat débarrassé du sionisme et de la colonisation, où tous les citoyens – qu’ils soient
musulmans, chrétiens ou juifs – vivraient en bonne entente ? L’effondrement de l’apartheid en Afrique du
Sud n’a pas entraîné de « génocide ». Pourquoi en serait-il autrement en Palestine ?
Le seul génocide qui s’est produit au Proche-Orient ces dernières années est celui du peuple irakien
victime de l’embargo international. Il s’est soldé par plus d’un million de morts. Qui parle de tribunal
international pour juger les responsables de ce crime contre l’humanité ? Qui s’inquiète de la mise en
œuvre du plan « Grand Moyen-Orient » ? Ce projet américano-israélien a pourtant pour ambition de
redessiner la région en mini-Etats à caractère ethnique ou confessionnel, c'est-à-dire … de rayer de la
carte l’Irak, le Liban, la Syrie, voire l’Arabie et l’Iran.
En 1963, dans un article intitulé « Les deux aspects de la question palestinienne », l’historien Arnold
Toynbee, n’avait rien dit d’autre que la déclaration attribuée à Mahmoud Ahmedinejad. Ses propos
n’avaient pas provoqué de scandale particulier, pas plus que ceux du Premier ministre chinois Chou EnLai sur Israël et le sionisme, paru en 1979 dans « Le paradoxe juif », un livre de Nahum Goldman, ancien
président du Congrès juif mondial.
G.M
Citations :
Arnold Toynbee
« Je peux comprendre que les Juifs, après avoir vécu leur terrible expérience aux mains des Nazis,
demandent qu’il lui soit donné un morceau de territoire où ils pourraient être maîtres chez eux, qui serait,
de plus, un sanctuaire pour tout juif qui, à l’avenir, pourrait être menacé par une répétition de ce que les
Nazis ont fait. Mais, si les Juifs ont le droit à ce territoire, il devrait leur être donné au détriment de la
nation qui a multiplié les efforts pour les exterminer. Si la création d’un nouvel Etat d’Israël était
considérée comme une forme de compensation légitime pour les juifs survivants, son espace aurait dû
être soustrait aux Européens et non aux Arabes. Le nouvel Israël n’aurait pas dû être taillé à partir de la
Palestine, mais de l’Europe centrale.
Cela me semble simple et évident. Mais, quand, lors d’une conférence dans un pays occidental (ce n’était
ni l’Allemagne, ni la Grande Bretagne (2) j’y ai fait allusion, j’ai été accueilli par des rires. Ceux qui riaient
n’étaient pas des juifs mais des occidentaux non juifs et le pays, un pays traditionnellement hostile au
colonialisme. Ils riaient parce qu’il leur paraissait grotesque qu’une nation occidentale puisse payer pour
ses propres crimes avec son territoire alors que la dette morale de l’Occident à l’égard des juifs pouvait,
à leurs yeux, être réglée en offrant aux juifs le territoire d’un peuple non occidental qui n’avait commis
aucun crime contre eux.
Ces rires m’ont choqué parce qu’ils traduisaient la persistance scandaleuse d’un état d’esprit colonialiste.
Le territoire d’un peuple occidental coupable, se révélait sacro-saint parce que, bien que coupable, il
était occidental. Le territoire d’un peuple non occidental innocent pouvait, il en était convenu, être
légitimement donné aux juifs par les puissances occidentales victorieuses. On en revenait ainsi à une
déclaration de l’inégalité entre les souches occidentales et non occidentales de la race humaine. La
prétention est que les Occidentaux, mêmes coupables, sont des privilégiés. C’est la négation de ces
droits de l’homme universels, qu’en vérité chaque homme, femme et enfant possède, nonobstant les
différences de civilisation, de religion, de nationalité et de race. »
Chou En-Lai (dans « Le paradoxe juif »)
Un parlementaire socialiste s’est entretenu un jour, sur ma suggestion, du sionisme avec Chou En-lai, et
le Premier ministre chinois lui a dit : « Le sionisme est une chose absurde. Si Dieu a promis une patrie
aux Juifs, eh bien qu’Il la leur donne, puisque Dieu peut tout faire. Mais quel rapport cela a- t-il avec les
Arabes? Si les Juifs ont besoin d’une patrie à cause d’Hitler, que les Allemands leur accordent donc une
province de leur pays au lieu de leur verser des millions de marks! ».
(1) Dépêche IRNA : http://www.irna.ir/en/news/view/line-17/0510265904171054.htm
(2) le pays en question est le Canada, et la conférence se tenait à l’Université McGill à Montréal .
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CARICATURES DU PROPHETE
Une manipulation néo-conservatrice
Dessin de Khalil Bendib, caricaturiste vivant à Berkeley en Californie. Il adresse ses œ uvres
très critiques à l’égard de l’administration Bush, de l’agression contre l’Irak et de la politique
israélienne à plus de 1 000 journaux. Ses caricatures sont sur: www.bendib.com
VOLTAIRE ET LE CORAN
" Dans cette prodigieuse étendue de pays [terres gouvernées par le Koran] il n’y a pas un seul
mahométan qui ait le bonheur de lire nos livres sacrés et très peu de littérateurs parmi nous
connaissent le Koran. Nous nous en faisons presque toujours une idée ridicule, malgré les
recherches de nos véritables savants. L’Alcoran passe encore aujourd’hui pour le livre le plus
élégant et le plus sublime qui ait encore été écrit dans cette langue. Nous avons imputé à
l’Alcoran une infinité de sottises qui n’y furent jamais ."
Voltaire (1770)
Cité par Alain Gresch - http://lmsi.net/article.php3?id_article=224
______________________________________________________________
Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez
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ISSN : 1773 – 9780
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