le dossier du mois : emploi, ce que devra faire la gauche

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le dossier du mois : emploi, ce que devra faire la gauche
“Ils sont une poignée mais ils ont des millions, tous les prétextes sont bons pour qu’ils s’enrichissent sur notre dos”.
la dépêche
LeïLa Chaïbi - porte-paroLe d’un CoLLeCtif de préCaires
ROMILLY :
« LES ASSOCIÉS »,
UN MAUVAIS
FILM POUR LE
CINÉMA EDEN
www.ladepechedelaube.org
de l’Aube
Page 3
hebdomadaire de la fédération de l’aube du parti Communiste français
n° 1156 du 18 novembre 2011 - prix : 0,58 €
Aggravation de la récession, envolée de la spéculation boursière...
L’austérité n’est pas la solution, c’est le problème
« Les pauvres seront
encore plus pauvres »,
déclare l’association
caritative Emmaüs. « Le
gouvernement utilise la
dette pour sacrifier les
droits sociaux », pointe
Bernard Thibault.
Les associés SORODI- Reverchon ont déjà réalisé leur
film près de Montereau. Ils entendent bisser à Romilly.
Leur petite entreprise connaît pas la crise...
TROYES :
FERMETURE DE
L’ACCUEIL
D’URGENCE
C. BALTET
Page 3
Le ministre des finances, François Baroin, par ailleurs
un peu maire de Troyes, participe activement aux coupes
sombres dans le domaine du champ sanitaire et social.
TRANSPORTS :
LA RÉGION
N’ENTEND PAS
RESTER SUR LE
QUAI
PAR LDA
Page 3
Hausse de la TVA, blocage des
prestations sociales, âge du départ à la retraite retardé… le
nouveau plan Fillon provoque
une colère générale et fait le
bonheur du MEDEF. «Les réformes se feront dans la douleur», se félicite-t-on dans ses
rangs. Douleur pour les autres,
car, du côté des grosses fortunes, on continuera à fréquenter les meilleurs restos et passer
ses vacances dans les meilleurs
hôtels, leurs descendance poursuivront leurs études dans les
meilleures écoles, assurés qu’ils
occuperont les meilleurs jobs
même si la récession s’installe.
Les Français laisseront-ils faire ?
23 MM DE VIDE SIDÉRAL
L’interview croisée de Obama et
Sarkozy, diffusée le 4 novembre
au 20 heures, était à l’image du
G20 qu’ils clôturaient. Pas une
décision pour « réguler la finance», comme nous le promet-
tent depuis trois ans les dirigeants des vingt pays les plus
riches de la planète. Quant à
l’apport financier des pays
émergents au fonds européen de
stabilité financière (FESF), il attendra. Pourtant, Sarkozy a vu
dans le G20 la preuve que «les
gouvernements ne sont pas
condamnés à subir». Trois jours
plus tard, c’est pourtant pour
«rassurer» les marchés que le
premier ministre égrène de nouvelles mesures d’austérité : 17,4
milliards d’«efforts» sur la période 2012-2016, dont 7 milliards dès 2012. Le précédent
plan datait du 24 août ! Entretemps, la crise économique s’est
approfondie, nourrie par l’austérité au nom de l’équilibre des
comptes publics et du remboursement des dettes des états. Le
ralentissement de la croissance
creuse à son tour déficits et
dettes. Alors, on sabre encore
dans les dépenses publiques, les
Derrière la surenchère par la droite se cache la volonté de
casser ce qui reste encore des acquis de notre modèle social.
budgets sociaux… Sans même
«rassurer» les fameux marchés
qui n’apprécient pas les risques
de récession qui menacent de
faire baisser les profits et de
rendre insolvables ceux qui leur
doivent de l’argent : états, entreprises ou ménages.
OÙ CELA NOUS MÈNERA-T-IL ?
La Grèce est en déroute. Le Portugal s’enfonce dans la récession.
La troïka (Commission européenne, BCE et FMI) contrôle
que le pays met en place les
« ajustements» imposés, en
échange du plan d’aide accordé
en mai dernier. Exsangue, le
Portugal cherche à obtenir des
aménagements. L’Espagne, engluée dans le chômage (21,5%,
près de 5 millions de chômeurs),
attend les élections anticipées
du 20 novembre, qui devraient
consacrer la victoire de la droite.
Quant à l’Italie, troisième puissances économique européenne
et septième mondiale, elle est repartie du G20 de Cannes sous
tutelle du FMI et de la Commission européenne. La pression des marchés aura eu raison
de Berlusconi parti sous les huées
de la foule venue en masse fêter
son départ. Mais les temps risquent d’être rudes. Pour le remplacer, la troïka a choisi
l’ex-commissaire européen Mario
Monti. Il va avoir pour mission
de saigner un peu plus le peuple
Italien, sous le contrôle bien sûr
des inspecteurs de la Commission européenne. Faute d’avoir
la volonté politique de sortir des
griffes des marchés, les dirigeants européens préfèrent la
fuite en avant en niant l’aspiration des peuples. Jusqu’où
tout cela nous mènera-t-il ?
La Région Champagne-Ardenne a adopté un voeu en
faveur de la création d’un versement transport régional
proposé par les parlementaires communistes.
Le
D
E
S
S
I
N
DE
Gérard
Le Berre
L’HUMEUR
DE
LE DOSSIER DU MOIS... en page 4
Emploi : ce que devra faire la gauche
En 2012... si on délocalisait la droite ?
Chômage au dessus de la
moyenne nationale, bas salaires,
délocalisations... Qu’attendent
d’un gouvernement de gauche
les Aubois, pour qui l’emploi est
la première priorité ?
Les friches industrielles qui parsèment notre département sont les
verrues malignes provoquées par la rentabilité du capital.
Emploi, lutte contre le chômage, la précarité au travail...
autant de mots qui ne figuraient pas la semaine dernière
dans le discours de F. Fillon. Et pour cause. Alors qu’on
s’attend à une nouvelle hausse du chômage, dans l’Aube
comme en France, la situation catastrophique actuelle
est le résultat des politiques de droite au service des
financiers. Mais pour relancer une vraie politique industrielle avec l’emploi comme moteur, la richesse créée par
le travail doit servir à autre chose qu’à payer les dividendes des actionnaires et les intérêts des banques.
GUY CURE
L’effraction permanente
françois baroin vient de déclarer que la gauche était arrivée
au pouvoir «par effraction» en 1997. au jeu du pompier
pyromane notre ministre-maire-président du grand troyesetc. vient de remporter une belle médaille.
Qui a contourné les référendums français et irlandais pour
contraindre les peuples à subir le traité de Lisbonne dont
ils ne voulaient pas ? Qui a dicté à papandréou le texte d’un
référendum, qui n’a finalement pas été organisé ?
Les interventions militaires en afghanistan et en Libye : aucune parcelle d’effraction ? L’exécution de Kadhafi : un modèle de justice ? Le remplacement de berlusconi par un
«technicien» chargé de mieux appliquer les exigences des
agences de notation : un modèle de démocratie ?
Qui d’autre que le ministre du budget opère une effraction
quotidienne dans le porte-monnaie des petits pour engraisser le portefeuille d’actions des gros ? Qui s’agenouille devant les agences de notation ? Qui nous les présente
comme de nouveaux dieux, aussi invisibles qu’omnipotents,
réclamant leur tribut et des sacrifices ?
Ces gens-là répandent le malheur. pourquoi se croient-ils
obligés d’y ajouter l’arrogance ?
INtermarché eN guerre
coNtre la vIe chère
23, boulevard de Dijon - SAINT-JULIEN-LES-VILLAS
70, rue des Marots - TROYES - Les Rives de Seine (anc. FENWICK) - SAINT-JULIEN-LES-VILLAS - 64, mail des Charmilles - TROYES
LE FRONT DE GAUCHE EN CAMPAGNE
Baroin accuse la gauche d’avoir
“pris le pouvoir en 1997 par effraction”
Réaction de Mireille Brouillet, secrétaire du PG de l’Aube et candidate
aux élections législatives dans la 1ère circonscription.
«J’ai d’abord été choquée par la
violence du mot ; une effraction, c’est une double violence :
violence de l’acte dans un premier temps puisqu’on détruit ce
qui a été mis en place pour se
protéger, une clôture, une
porte... ; violence ensuite dans
l’intention, l’effraction étant
commise pour se livrer à un
délit, voire à un crime. Concernant l’arrivée de la gauche au
pouvoir, il y aurait eu effraction
si elle y était parvenue par un
coup d’état, comme Pinochet au
Chili ; mais en 1997, c’est Chirac qui a dissous l’Assemblée
Nationale, ouvrant ainsi les
portes du pouvoir à celui qui
remporterait des élections tout
à fait légales. Ce ne sont donc
pas les élections que F. Baroin
condamne mais leur résultat
et, ce faisant, il révèle deux éléments essentiels de sa pensée :
le premier, c’est que si la
gauche a le droit d’exister et de
s’exprimer, elle n’a pas le droit
de prendre le pouvoir qui, à ses
yeux, appartient par essence à
la droite ; ce mot d’effraction est
une des manifestations de l’arrogance traditionnelle que la
gauche dénonce très souvent ;
le second, c’est que la gauche
porte la parole du peuple, un
peuple ignorant et inculte, incapable de faire des choix politiques sérieux. Pour F. Baroin
et pour toute cette droite qui
nous gouverne, le peuple c’est
la Gueuse républicaine, qu’ils
méprisent et dont ils ont peur».
assemblée citoyenne...
assemblée citoyenne
à bar-sur-seine
vendredi 9 décembre
à 18 h 30
salle de la Mairie
n action
E
outre la présence régulière sur les lieux
publics afin de diffuser les propositions du
front de Gauche, l’organisation de réunions
de voisinage, l’assemblée citoyenne de troyes
a décidé d’être présente chaque vendredi d’ici
à la fin de l’année, de 16 h à 18 h dans les
quartiers de troyes et son agglomération afin
de sensibiliser la population à l’inscription sur
les listes électorales. contact 03 25 73 43 40.
ANNONCES LÉGALES
Aux termes d'un acte ssp en date à VULAINES du 08/11/11, il a été constitué une
société présentant les caractéristiques suivantes :
Forme sociale : Société civile immobilière
Dénomination sociale : BC ASSOCIES
Siège social : 3 rue du Montier, 10160 VULAINES
Objet social : L'acquisition, la propriété, la
mise en valeur, la transformation, la
construction, l'aménagement, l'administration, la gestion et l'exploitation par bail, location ou autrement de tous biens et droits
immobiliers, de tous droits et biens pouvant
constituer l'accessoire, l'annexe ou le complément des biens et droits immobiliers en
question
Durée : 99 ans à compter de la date de l'immatriculation de la Société au R.C.S. de
TROYES
Capital social : 200 euros, constitué uniquement d'apports en numéraire
Gérance :
M. Alexandre CARTIGNY, demeurant 3 rue
du Montier 10160 VULAINES
M. Jérôme BIGOT, demeurant 19 rue des
Fontaines 10160 VULAINES
Clauses relatives aux cessions de parts :
agrément requis dans tous les cas - agré-
ment des associés représentant au moins
les trois quarts des parts sociales
AVIS DE CONSTITUTION
Par acte ssp à SAVIERES du 08/11/2011, a
été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :
Forme: SARL
Dénomination: ISEKO INVESTISSEMENT
Siège: 154 route de Maizières, 10600 SAVIERES
Objet social : Marchand de biens
L'achat, la vente de terrains à bâtir, bâtiments et la coordination des travaux de
construction et rénovation desdits biens en
vue de leur revente
Location de biens immobiliers
La promotion immobilière
Durée: 99 ans à compter de l'immatriculation au RCS
Capital: 1 500 euros
Gérance : Alain BILLON, demeurant 154
Route de Maizieres 10600 SAVIERES, assure la gérance.
Immatriculation RCS TROYES.
Pour avis, La Gérance
Aux termes d'un acte ssp en date à PAYNS
P u b l i - i n f o r m a t i o n
L
du 02/11/2011, il a été constitué une société
présentant les caractéristiques suivantes :
Forme sociale : Société civile immobilière.
Dénomination sociale : TEMPLIERS VETO.
Siège social : 6 Impasse Marguerite Roger
Charié, 10150 PONT STE MARIE.
Objet social : L'acquisition, la propriété, la
mise en valeur, la transformation, la
construction, l'aménagement, l'administration, la gestion et l'exploitation par bail, location ou autrement de tous biens et droits
immobiliers, de tous droits et biens pouvant
constituer l'accessoire, l'annexe ou le complément des biens et droits immobiliers en
question.
Durée : 99 ans à compter de la date de l'immatriculation de la Société au R.C.S. de
TROYES
Capital social : 2.000 euros, constitué uniquement d'apports en numéraire.
Gérance :
Mlle Aude BAUMGARTE, demeurant 3 Impasse Saint Georges 10150 CRENEY
PRES TROYES
M. Vincent GEVERS, demeurant 7 rue de la
Pavée 10350 LE PAVILLON STE JULIE
Mme Françoise LEDOT, demeurant 6 rue
Georges Bizet 10600 LA CHAPELLE ST
LUC
M. Jean-François RUBIN, demeurant 6 Impasse Marguerite Roger Charié 10150
PONT STE MARIE
Clauses relatives aux cessions de parts :
agrément requis dans tous les cas
agrément des associés représentant au
moins les deux tiers du capital social
SYMBIOZ DECORATION
Société à responsabilité limitée
au capital de 7 650 Euros
Siège social : 12 rue du Général
de Gaulle
10390 VERRIERES
AVIS DE CONSTITUTION
Aux termes d’un acte sous seing privé en
date du 20 septembre 2011 à VERRIERES
(Aube), il a été constitué une société présentant les caractéristiques suivantes :
Dénomination sociale : SYMBIOZ DECORATION
Forme sociale : Société à responsabilité limitée
Siège social : 12 rue du Général de Gaulle
à 10390 VERRIERES
Objet social : Négoce de matériaux de dé-
coration et conception, réalisation de travaux de décoration intérieurs et extérieurs
en tous genres pour entreprises et particuliers
Durée de la Société : 50 ans à compter de
la date de l’immatriculation de la Société au
Registre du commerce et des sociétés
Capital social : 7650 Euros
Gérance : Madame Murielle DUFOUR- 12
avenue du Général de Gaulle 10390 VERRIERES
Immatriculation de la Société au Registre du
commerce et des sociétés de TROYES.
La Gérance
Répondre aux urgences solidaires
Propositions de la Fédération des Mutuelles de France (FMF)
a So M UCo ( ad h ér en te d e l a FM F)
partage ces propositions et vous les
communique pour appropriation.
Dans une société ou grandissent les injustices, les inégalités sociales, la solidarité est une urgence. Voilà pourquoi les Mutuelles de France font des propositions pour
aujourd’hui et pour demain. Nous les mettons au cœur
du débat public ouvert dans la société à l'aube
d'échéances démocratiques importantes pour le devenir
d’une société plus solidaire.
La Fédération des Mutuelles de France a clos son
congrès par l'adoption d'une contribution au débat public
dans laquelle la FMF réaffirme ses priorités pour répondre
dans un cadre solidaire aux grandes questions de protection
sociale : dépendance, dépassements d'honoraires, accès aux
soins et financement de la sécurité sociale.
CoNTRIBUTIoN AU DéBAT pUBLIC
La solidarité est au cœur du projet des Mutuelles
de France, elle est notre réponse aux défis sanitaires et
sociaux que notre société en crise se doit de relever maintenant et pour les générations qui viennent. La solidarité est
une valeur qui doit se traduire par des propositions concrètes
pour rétablir l’accès de tous à la prévention et à des soins de
qualité, pour restaurer la confiance dans notre politique
sanitaire, pour accorder aux hôpitaux, au service public de
santé, les moyens qui lui manquent cruellement, pour garantir à chacun le droit et les moyens de vivre dignement tout
au long de sa vie. La solidarité est un choix de politique économique orientée vers la satisfaction des besoins humains.
UN FINANCEMENT ASSIS SUR
L'ENSEMBLE DE LA RICHESSE
«
Retrouvez les Mutuelles de France sur le lien : www.mutuelles-de-france.fr
La solidarité est un
choix de politique
économique orientée
vers la satisfaction
des besoins humains.
Les Mutuelles de France proposent de moderniser le financement de la Sécurité sociale, socle de notre
protection sociale solidaire et universelle. Les cotisations des employeurs ne doivent plus reposer exclusivement sur les salaires. Les cotisations doivent être calculées
sur l’ensemble de la richesse produite par les entreprises.
C’est le moyen de faire contribuer équitablement les
entreprises les plus profitables. Les Mutuelles de France
proposent de supprimer les niches sociales, les taxes sur
la santé et de réformer, au contraire, la fiscalité des patrimoines. La solidarité c’est la reconnaissance de droits
fondamentaux. Le droit d’accéder à des soins de qualité
en est un. Il est aujourd’hui remis en cause de façon
insupportable et inadmissible.
à suivre....
UN
OEIL... sur notre département
Fermeture de l’accueil d’urgence Baltet
Romilly - Cinéma multiplexe de la Belle-Idée
des promoteurs prêts à tout pour le pognon
Une véritable tromperie
a été organisée pour
permettre à des promoteurs
privés de s’en mettre plein
les poches avec la
complicité des élus de la
droite locale.
La ville de Troyes se désengage
du dispositif d’hébergement
d’urgence
P A
Z
AR
NNA
AJAC
PAR JOË TRICHÉ, CONSEILLER GÉNÉRAL
Le 3 novembre, dans le cadre
d’une réunion sur invitation,
à l’initiative de G. Allart, président de la Communauté de
communes, Thierry Reverchon est venu vendre son projet de pôle ludique sur lequel
il envisage de réaliser un
multiplexe qui entraînera
inéluctablement la mort du
cinéma Eden. Mais quelle ne
fut pas leur surprise d’être
obligé de franchir un comité
d’accueil de plus de 120 personnes, porteur de 3 000 signatures recueillies sur la
pétition du du comité de défense de l’Eden. à cette grandmesse, on a noté l’absence
remarquée des représentants
de SORODI et du maire Eric
Vuillemin qui, devant la tournure prise par les évènements, s’est éclipsé par une
porte dérobée. En fait, pour
M. Reverchon, business-man
dans une quarantaine de sociétés, futur patron du bowling et actionnaire des trois
restaurants devant s’installer
sur le pôle ludique, une seule
chose compte, c’est le pognon.
Et pour défendre ses intérêts
personnels, il est très directement intéressé par la clientèle
cinématographique. Peu lui
importe si le cinéma public
Eden, idéalement situé près
du centre-ville, des principaux
établissements scolaires et des
maisons de retraite, ferme ses
portes.
UN PROJET OBTENU DANS
DES CONDITIONS TRÈS
PARTICULIÈRES
Une véritable tromperie a été,
en effet, organisée qui pourrait d’ailleurs s’apparenter à
un «dol» en droit commercial.
Le comité de défense de l’Eden
en apporte la preuve à partir
de faits incontestables.
1°) La période de négociations
et d’échanges avec les candidats à ce projet d’aménagement commercial s’est achevée
le 30-11-2007. Après cette
date les promoteurs ne pouvaient plus apporter de modifications et de propositions
nouvelles à leur projet déposé
avant la date limite.
2°) le document d’analyse effectuée par le cabinet Sorepa/Implantation’Action,
missionné par la Communauté de communes, démontre que dans le projet déposé
avant le 30-11-2007 par SORODI figurait bien un projet
de cinéma.
3°) Avant la réunion du Conseil
communautaire du 21 décembre 2007, où devait être choisi
le promoteur pour la réalisation de la 2ème tranche d’aménagement commercial, s’est
tenue une réunion privée où
les quatre candidats étaient
invités à présenter aux élus
leur projet respectif.
Le couple SORODI-Reverchon veut imposer un multiplexe à Romilly
comme il l’a fait à Varennes près de Montereau (notre photo).
4°) à cette occasion, contrairement au règlement de
consultation, de nouvelles
propositions ont été présentées par SORODI, et principalement le retrait du cinéma
du pôle ludique ;
5°) Ces propositions nouvelles
ont fait basculer la balance en
faveur de ce projet, alors qu’un
autre projet avait été retenu
à l’unanimité par les membres du bureau de la Communauté de communes siégeant
à l’époque.
6°) Le 29-9-2008 a été présenté au Conseil communautaire le contenu détaillé du
futur pôle ludique dans lequel
ne figurait toujours pas de cinéma multiplexe.
7°) Ce n’est que le 18 octobre
2010 qu’il réapparaît dans un
compromis de vente des terrains annexé à un rapport.
Après avoir obtenu le marché
sans cinéma, deux après, profitant d’une nouvelle majorité
au conseil municipal de Romilly et à la communauté de
communes, le promoteur ressort son projet de multiplexe.
Ainsi, s’il est bien l’initiateur
de cette tromperie, les élus
qui n’ont pas fait respecter les
engagements pris en 2007 et
confirmés en 2008 en sont devenus les complices dans le
but évident de favoriser un
projet privé au détriment
d’un équipement cinématographique public.
Dette, Déficits publics : comment s’en sortir
sans imposer l’austérité aux peuples ?
réunion publique
Lundi 5 décembre à 18 h 00
Espace Gaston-Monmousseau à Romilly S/Seine
avec pierre matHieu, vice-président du Conseil régional
et Joë tricHé, Conseiller général
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La Dépêche de l’Aube 22ter, avenue Anatole-France
10000 - TROYES 03 25 73 32 82
Les SDF sont priés d’aller dormir ailleurs. Les réductions
budgétaires touchent même ceux qui n’ont déjà plus rien.
Après la fermeture de l’école Charles-Baltet, les locaux ont été occupés par différentes associations avant d’être transformés en lieu
d’hébergement d’urgence, restaurant social et vestiaire social sous
la responsabilité du CMAS (centre municipal de Troyes). Des investissements importants ont été réalisés par le CMAS pour offrir
des conditions d’accueil dignes aux les personnes victimes de
grandes difficultés, privées de logement. à partir de l’année 1996,
le CMAS a assumé dans le cadre du dispositif SAO (service d’accueil et d’orientation) la gestion, avec des dotations de l’état, des
places d’hébergement d’urgence (numéro d’appel 115) dans le département. Une compétence reconnue localement mais également
au niveau national.
Mais le gouvernement, sans avoir effectué d’évaluation, décide
une «refondation» de ce dispositif dans le cadre d’un nouveau programme «le logement d’abord». Dans l'Aube, cette refondation a
débuté en janvier 2010 par un appel à projets lancé par le Préfet.
Ce dernier a retenu le projet d’une association d’associations
(ASAGE, Foyer Aubois, Clair Logis, PACT, CMAS Troyes et
CCAS de Romilly). Le SIAO, «service intégré d'accueil et d'orientation», des personnes sans abri et mal logées, un «super 115», a
ainsi été créé mais avec réduction de moyens. C’est l’accueil Baltet
qui a fait les frais de cette réorganisation. Les 19 places d’hébergement d’urgence sont redistribuées sur le Foyer Aubois et les Cytises mais sans les effectifs (dix salariés) et au détriment de places
de CHRS (centre d’hébergement et de réinsertion sociale). On déshabille l’un sans rhabiller l’autre. Les réductions budgétaires sont
inquiétantes pour tous les acteurs qui oeuvrent dans le champ de
l’hébergement et de la réinsertion sociale. Depuis, le CMAS a décidé de démissionner du SIAO, la commune de Troyes se désengage financièrement et ne participe donc plus du tout à l’accueil
d’urgence. Le ministre des finances, François Baroin, par ailleurs
un peu maire de Troyes, participe activement aux coupes sombres
dans ce domaine du champ sanitaire et social.
SAMEDI 26 NOVEMBRE journée de formation
La fédération organise, en partenariat avec le Comité national du
pCf, un stage de formation de 8 h 30 à 18 h 45.
UN CLIC, UNE CLAQUE !
L’EXTRÊME DROITE
PLUTÔT QU’UN
RÉFÉRENDUM
Honte aux dirigeants européens et à tous ceux en
Europe qui avaient jeté
l'opprobre sur la Grèce à
l'annonce du referendum !
Lorsque l’idée même de
vouloir donner la parole au peuple devient un problème, c’est
la démocratie qui est en danger ! L'idée horrifiante du référendum abandonnée, les Grecs étant redevenus «raisonnables» (d’après l'expression de Sarkozy et Merkel), leurs deux
principaux partis actuels, le Pasok (Parti socialiste) et la
Nouvelle Démocratie (la droite), ont accepté de former un
gouvernement «d'union nationale»... avec les représentants
de l’extrême droite.
Honte à ces deux partis qui acceptent de constituer un gouvernement dirigé par un homme qui, non seulement ne porte
pas de mandat électif, se présente comme «apolitique», mais
ne semble avoir aucun état d'âme à inclure dans son équipe
trois ministres d’extrême droite ! Et ce, à quelques jours du
17 novembre, jour de la commémoration de la révolte estudiantine de 1973 contre la junte des colonels... Les financiers
savent qu'ils pourront toujours s'arranger avec les fascistes,
l'histoire l'a déjà montré.
LE COMPOSITEUR MIKIS
THEODORAKIS EN
APPELLE AU PEUPLE
Résistant de la première
heure contre l’occupation
nazie et fasciste, combattant Républicain lors de la
guerre civile et torturé
sous le régime des colonels,
il a adressé une lettre ouverte où il appelle les grecs à combattre et met en garde les
peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses «les
banques ramèneront le fascisme sur le continent. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos
gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à
aider la Grèce. [...] Leurs programmes de “sauvetage de la
Grèce” aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a
mené à la crise actuelle».
Élus du PCF
... AU SERVICE DE LA POPULATION
La région en pointe sur le
financement des transports
Début novembre, les parlementaires communistes ont rendu
publiques trois propositions concrètes qui permettent d’assurer des financements durables des transports collectifs
(Cf. notre édition du 4 novembre 2011).
Elles seront déposées sous forme d’amendements à l’Assemblée Nationale et au Sénat lors du vote du budget. L’une
d’elles concerne la création du versement transport régional. Il s’agit d’un prélèvement sur les entreprises hors
périmètre de transport urbain (PTU) plafonné à 0,3%, et
d’un taux additionnel aux versements transport existant
dans les PTU plafonné à 0,2%. L’objectif est de doter les
régions de ressources propres et durables pour financer les
transports dont elles ont la charge. depuis 1997.
En votant la semaine dernière un vœu préconisant sa mise
en place, la région Champagne-Ardenne est devenue la première région française à en adopter le principe. Une telle
mesure pourrait contribuer jusqu'à hauteur de 20 millions
d’euros au developpement des transport collectif dans notre
régions.
Le programme est visible sur internet : http://formation.pcf.fr/14371
Renseignements et inscriptions au 03 25 73 43 40
LE DOSSIER DU MOIS : EMPLOI, CE QUE DEVRA FAIRE LA GAUCHE
Reprendre le pouvoir sur la finance : une urgence sociale
Garder nos emplois, en créer, c’est possible
pour la seule année 2009, la production de l’industrie manufacturière en france a chuté de 12%. C’est le résultat d’une
politique économique imposée par les financiers consistant à
«externaliser» à outrance les productions. Ce sont les délocalisations. un exemple parmi tant d’autres : aujourd’hui, les
9/10è de la fabrication de l’usine devanlay sont délocalisés.
u rétablir les proDuctions Délocalisées
PAR RÉMI
AGENTS DU PATRONAT
à en croire la droite et ses têtes
de gondoles départementales,
Baroin, Adnot, Menuel, on
n’y pourrait rien. «C’est la
mondialisation» disent-ils, se
PARLONS CLAIR...
RELOCALISER L’économie
Le chômage de masse dans
l’Aube est le résultat de
dizaines d’années de casse
des emplois au nom du
profit, avec la bénédiction
de tous les élus de la droite
départementale.
L’euphémisme est savoureux,
«zone en réelle mutation économique» : ainsi qualifie-t-on,
dans une encyclopédie sur internet, la situation de notre
département au niveau de
l’emploi. Réelle «catastrophe»
économique serait plus juste.
Dans les années 1970, le secteur phare du textile employait 25 000 salariés dans
300 entreprises ; aujourd’hui,
on n’en compte plus qu’environ 3 500 dans une trentaine
d’entreprises. Les délocalisations sont passées par là et ce
qui est vrai pour le textile
l’est aussi pour d’autres industries du département.
re p è r e s
gardant bien par ailleurs d’y
ajouter le mot qui qualifie
cette mondialisation : capitaliste. La mondialisation pour
faire du profit en cassant l’emploi, les industries et en dé-
De tous temps, les
élus de la droite ont
été les courroies de
transmission du
patronat.
sertifiant des territoires à
l’image de l’Aube. Ne rien
faire pour défendre les salariés, mais tout faire pour accompagner les délocalisations :
voilà la politique de la droite.
Chacun a encore en mémoire,
les pressions exercées sur les
salariés de Sodimédical par
cette droite départementale
pour qu’ils acceptent la ferme-
La politique industrielle et sociale d’un pays comme la France
ne doit plus être décidée par les actionnaires des banques.
ture de leur entreprise. Et que
dire de M. Menuel qui raccroche son téléphone au nez
du délégué du Joint Français.
De tous temps, les élus de la
droite ont été les courroies de
transmission du patronat et
des financiers.
PARTAGE ET COOPÉRATION
Non, les délocalisations ne
sont pas une fatalité. Oui, on
peut briser la plaque d’airain
où sont gravées les lois de la
rentabilité. Une autre mondialisation est possible. Pas celle
de l’accaparement égoïste par
quelquesuns de la richesse
produite par les travailleurs,
mais une mondialisation de
partage et de coopération, une
mondialisation où la richesse
créée par le travail est juste-
ment répartie et utilisée pour
répondre aux besoins des
hommes et des femmes. «Ce
n’est pas l’immigré qui mange
votre pain, c’est le financier» a
dit Jean-Luc Mélenchon à la
dernière fête de l’Huma. C’est
le financier qui décide de mettre sur le pavé des dizaines,
des centaines ou des milliers
de travailleurs pour gagner
encore plus d’argent. Au Front
de Gauche, nous pensons que
cette logique peut être stoppée.
Nous avançons des propositions qui peuvent s’enrichir
dans le cadre du débat citoyen
que nous initions. Il n’y a pas
d’autre alternative, pour défendre nos emplois, que de reprendre le pouvoir sur la
finance. Ce sera un enjeu majeur des élections de 2012.
Il est absurde que tout le paracétamol utilisé dans le
monde soit produit en Chine, que des constituants essentiels de l’industrie agro-alimentaire ne soient plus fabriqués en Europe, etc.
• il faut lancer des plans industriels pour rétablir les productions délocalisées. C’est un enjeu à la fois social, pour le maintien des emplois en france, la conservation des savoir-faire
humains..., un enjeu de planification écologique (choix économes des matières et sources d’énergie) et un enjeu européen, évitant des guerres commerciales ravageuses.
v Des outils contre le saccage Des emplois
L’argent, le crédit, les aides publiques peuvent devenir
des outils pour lutter contre la casse de l’emploi.
• d’abord, il faut mettre un terme aux exonérations de cotisations patronales, ruineuses pour l’état et les organismes sociaux.
Les entreprises qui délocalisent et licencient doivent rembourser
toutes les aides publiques qu’elles auront perçues.
• Des règles strictes doivent présider à l’attribution des aides
publiques aux entreprises qui pourront être modulées en
fonction du niveau des exigences sociales et environnementales qu’elles respecteront (réduction des temps partiels
imposés, des écarts de salaires, etc.).
• dans le cadre d’un pôle public financier, une politique de
crédit à taux bonifiés servirait à soutenir la relocalisation des
activités et, plus généralement l’emploi, la formation, la
recherche et le développement, avec des critères d’utilité
sociale, des investissements et de la production.
SODIMÉDICAL
TÉMOIGNAGE SUR LE VIF
et si les salariés
faisaient la loi ?
CLAUDINE BOUTILLIER,
54 ans, célibataire, salariée à
partir de l’âge de 16 ans chez
Jacquemard-Olympia,
aujourd’hui sans emploi.
priorité à l’emploi et à la qualification
PAR PIERRE MATHIEU, VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL
nous interdirons les licenciements boursiers ainsi que la distribution de dividendes pour les entreprises qui délocalisent. en cas
de délocalisations ou de dépôt de bilan, nous instaurerons un droit
des salariés à la reprise de leur entreprise sous forme de coopérative. début 2008, nous avons déposé une proposition de loi dans
ce sens.
n Le Cdi à plein temps sera réaffirmé comme norme du contrat
de travail, le recours aux intérimaires et contrats à durée déterminée strictement encadré. un quota maximal d’intérimaires et
de contrats à durée déterminée égal à 5% des effectifs dans les
grandes entreprises et 10% dans les pMe sera instauré sauf dérogation justifiée.
n nous abrogerons toutes les lois antisociales qui ont cassé le
Code du travail et engagerons sa refonte pour introduire de nouveaux droits et des garanties élevées pour les salariés, ainsi qu’une
nouvelle convention de l’unedic (visant la fin des radiations, l’arrêt
des dispositifs de contrôle social des chômeurs mis en place à pôle
emploi, l’ouverture des droits à la protection chômage dès le premier mois de travail. aucun accord d’entreprise ne pourra être
moins favorable aux travailleurs qu’un accord de branche ou de
droit commun.
n nous lutterons en priorité contre le gâchis social et économique
que représente le chômage. Loin de toute «flexisécurité», nous
sécuriserons les parcours de chacune et de chacun dans l’emploi
avec une continuité de revenu tout au long de la vie.
n une sécurité sociale professionnelle sera instituée, prenant en
charge les périodes de non-emploi, de formation et de retrait d’activité, notamment pour les femmes ou les hommes élevant leurs
enfants. ainsi, nous empêcherons que la force de travail du pays
soit détruite par le chômage de masse.
n pour produire autrement, nous développerons et reconnaîtrons
la qualification du travail. La formation professionnelle continue
doit relever du service public. Ce service public engagera des plans
de formation en appui aux politiques de développement économique que nous mènerons dans les secteurs qui répondent aux
besoins sociaux du pays : énergies nouvelles, ferroutage, secteurs industriels à relocaliser.
n de nouveaux droits pour les salariés dans l’entreprise seront
inscrits dans la Constitution d’une Viè république.
Ce qui se passe chez Sodimédical est révélateur de
la collusion du gouvernement et du patronat et du
désintérêt total du sort
des salariés et de la production dans notre pays.
Il y a bien deux poids et deux
mesures dans la manière
d’aborder les dossiers. Lorsqu’il
s’agit de sauver les banques
et le système financier, à la
source de toutes les difficultés
que rencontrent les peuples,
la réactivité du pouvoir est
maximale. Des milliards d’euros sont immédiatement mobilisés, sans contrepartie. Mais, lorsqu’il s’agit de faire respecter
des décisions de justice en faveur des salariés et de leur emploi,
le gouvernement et ses représentants locaux sont aux abonnés
absents ! Ils se targuent de sauver le monde mais ne bougent pas
le petit doigt pour aider concrètement ceux que des actionnaires
avides de rentabilité veulent jeter à la rue. C’est révoltant et
pour tout dire écœurant. Que l’on en vienne à demander à des
salariés de payer pour se faire payer en dit long sur les changements qu’il convient d’opérer dans le fonctionnement du système
et dans les lois.
Chez Sodimédical, il est anormal, alors que les responsabilités
du groupe Lohman et Raucher sont clairement identifiées, que
l’état laisse les salariés totalement démunis et ne se donne pas
les moyens de les aider ni de faire en sorte que l’activité de production reste sur le territoire national alors que tout le justifie.
Il faut donc faire évoluer la législation sur bien des points ; droits
et pouvoir des salariés, code des marchés publics, relations entre
les donneurs d’ordre et les sous-traitants… La combativité remarquable des salariés, les victoires judiciaires qu’ils ont imposées exigent de trouver des prolongements pour que de telles
situations ne se reproduisent plus.
C’est l’objectif d’un des ateliers législatifs que je propose de
mettre en place dans le département en associant les experts
de terrain que sont les salariés qui en luttant pour leurs intérêts luttent pour ceux de notre pays. Le meilleur moyen
que les lois répondent mieux à l’intérêt général n’est-ce pas
que les citoyens contribuent à les élaborer eux-mêmes ?
n
«Je suis entrée en septembre 1973 chez Jacquemard
à romilly comme remmailleuse, puis distributrice de
travail, détacheuse, etc. en
2000, au moment d’un précédent plan social, pour ne pas être licenciée j’ai dû accepter un poste de femme de ménage. La direction du
personnel m’a dit à l’époque : “madame Boutillier, c’est
ça ou dehors”. après 36 ans de travail dans cette entreprise textile, j’ai été licenciée en décembre 2009 au moment du dépôt de bilan. J’ai vécu tous les précédents
plans sociaux et, contrairement à ce qu’on nous avait à
chaque fois promis, les licenciements n’ont pas permis
de sauver cette usine. en réalité, on nous licenciait
parce que la direction délocalisait la production et les
machines, en turquie, en roumanie, etc.
pendant un an, j’ai été suivie par une cellule de reclassement. Je suis allée au Greta faire une remise à niveau
d’un mois, j’ai travaillé une quinzaine de jours dans une
maison de retraite à romilly et la cellule m’a fait faire
une formation de quatre mois à nogent. Mais, de stage
en stage, j’en suis aujourd’hui au point mort et ne touche
plus actuellement que 860 euros de chômage par mois.
J’envoie des CV, je fais des démarche, mais je n’ai pas
retrouvé d’emploi. avec l’augmentation importante des
prix, j’ai de plus en plus de mal à terminer le mois.
Mon avis est qu’il faut arrêter d’envoyer le travail à
l’étranger surtout lorsque l’on dispose de la main d’oeuvre qualifiée et du savoir-faire sur place. C’est d’ailleurs
pour cela qu’à chaque fois que l’emploi est en cause je
vais manifester. Je suis tout à fait d’accord avec la proposition du front de Gauche selon laquelle il faut arrêter les délocalisations. d’un gouvernement de gauche,
j’attends surtout qu’il s’occupe de redonner un vrai emploi aux chômeurs, que les formations débouchent
réellement sur un travail qualifié, et que la précarité
disparaîsse dans notre pays.»
Société nouvelle La Dépêche de l’Aube 22ter, av. Anatole-France 10000 - TROYES Tél.: 03 25 73 32 82 - Fax: 03 25 73 84 13 - SARL au capital de 300 €. Durée : 99 ans Gérantdirecteur : Jean LEFEVRE - Associés à parts égales : Jean Lefèvre, Anna Zajac, Hugues Petitjean, Françoise Cuisin, Geneviève Delabruyère - Inscription Commission
Paritaire : n° 0211 C 87550 - Abonnements : 1 an = 30 € - Régie, publicité, petites annonces : La Dépêche de l’Aube - Imprimerie JMI, parc du Grand Troyes, quartier
Savipol Fondateur, 8, rue Robert-Schuman 10300 - SAINTE-SAVINE.

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