2011 RAPPORT d`AcTiviTé

Commentaires

Transcription

2011 RAPPORT d`AcTiviTé
2011
RAPPORT
d’activité :
au service
de ses
clients
et de sa
région
l’ ESSENTIEL
Depuis près de 200 ans, au
plus proche
de ses concitoyens, la Ca
isse d’Epargne
Ile-de-France accompagne
les évolutions
de la société. Solidement
ancrée sur le territoire
francilien, elle est à l’écout
e de ses clients,
sociétaires, collaborateurs
et partenaires
qui partagent à ses côtés,
la vision
d’une banque proche et en
gagée.
Avec une offre complète en
bancassurance,
la CEIDF réalise les projets
des particuliers,
des professionnels et de
tous les acteurs
économiques. Elle innove
pour offrir des
services et des produits ad
aptés aux besoins
de ses clients et améliorer
en permanence
leur satisfaction.
Partenaire durable du déve
loppement local,
elle a poursuivi ses efforts
en 2011 pour
promouvoir une politique
commerciale
responsable, respectueuse
de ses clients ;
une politique capable de
répondre à leurs
projets d’épargne et de fin
ancement. Au-delà
de son rôle économique ma
jeur, ses démarches
en matière de mécénat, de
philanthropie,
d’action sociale renforce
son engagement.
3
Le sommaire
3L’essentiel
6
7
8/9
10
11
12
13
Message des présidents
Instances dirigeantes
Chiffres clés 2011
La conjoncture économique en 2011
Les faits marquants 2011
Une banque coopérative au service de sa région
Une banque du Groupe BPCE
1 4/19La banque des Particuliers, des Professionnels
et des Associations de proximité
20/25La banque des décideurs en région
26/30 Une banque responsable et solidaire
31/38 Comptes annuels et consolidés 2010 et 2011
5
Message des présidents
Le contexte de l’année 2012 a été
particulièrement imprévisible, marqué
par une crise économique persistante
sur fond de dégradation des dettes
souveraines et de crise de liquidité
des banques.
Bernard Comol
En dépit de cette situation sans
précédent, notre Caisse a enregistré
en 2011 des niveaux d’activité jamais
atteints : une croissance du résultat
intrinsèque de 22,5 %. Les frais
de gestion enregistrent une baisse
significative de 7,9 % : avec des
charges ainsi maîtrisées, le coefficient
d’exploitation s’améliore de 3,5 points
à 68,9 %. Le produit net bancaire
consolidé s’est élevé à 1 016,9 M€
en progression, à périmètre
comparable, de 2,7 % par rapport
à l’exercice précédent.
et
toire
Président du direc
Ces résultats financiers sont le reflet
de nos très belles performances
commerciales et traduisent la
dynamique vertueuse de notre
stratégie commerciale. Notre nouveau
positionnement, l’amélioration de
la satisfaction client ainsi que notre
organisation ont généré d’importants
gains de productivité.
Jean-Paul Fouc
ault
eil
Président du cons
ion
at
nt
rie
d’o
et de surveillance
6
Banque responsable et acteur
du développement durable, notre
Caisse s’est attachée à promouvoir
une politique capable de répondre aux
besoins d’épargne et de financement ;
nous avons affirmé notre vocation, celle
d’offrir tous les produits et services
bancaires et financiers à nos différents
clients, au plus proche des besoins
des territoires et de l’économie, grâce
à notre forte présence en Ile-de-France.
Notre Caisse a continué à être un
acteur important de sa région, en
participant au financement de grands
projets franciliens, que ce soit pour de
nouvelles infrastructures, le logement
social ou la culture. Elle a également
accompagné nos clients particuliers,
en finançant leurs projets, notamment
immobiliers. Nous avons actionné tous
les leviers afin d’améliorer la qualité
et la satisfaction client, avec une forte
implication quotidienne du réseau et des
fonctions support du siège, à tous les
niveaux de l’entreprise.
Nos fondamentaux sont sains et les
principaux indicateurs financiers nous
confirment que nous avons les moyens
de consolider notre plan stratégique.
Avec l’engagement de tous, nous
pouvons améliorer nos parts de marché
et réaliser notre ambition : devenir la
banque de référence en Ile-de-France.
instances dirigeantes
directoire
Bernard Comolet
Président du directoire
Jean-Pierre Deck
Membre du directoire
en charge du pôle
Ressources
Gilles Lebrun
Membre du directoire
en charge du pôle
Banque de détail
Pascale Parquet
De gauche à droite : Pa
scale Parquet, Jean-P
ierre Deck,
Bernard Comolet, Gilles
Lebrun.
Conseil d’orientation
(au 31 décembre 2011)
Membre du directoire
en charge du pôle
Finance
et de surveill ance
Président
Jean-Paul Foucault
SLE Hauts-de-Seine
premier Vice-président
Philippe Sueur
SLE Val d’Oise
Vice-président
Pierre Jean Blard
SLE Yvelines
PRéSIDENT COMITé D’AUD
IT
Jean-Jacques Jégo
u
SLE Val-de-Marne
représentantS des sle
Patrick Béchet
SLE Seine-St-Denis
Laurent Béteille et Mi
chel Bouillé
SLE Essonne
Jean-Claude Boutin
SLE Paris Est
Jean-Pierre Comte,
SA d’HLM Logirep
SLE Economie sociale
François Content Au
teuil insertion
SLE PME-Professionne
ls
Guillaume Drancy
SLE Hauts-de-Seine
Bernard Guyot et Eli
sabeth Boyer
SLE Seine-et-Marne
Jean-Claude Huart
SLE Paris Ouest
Franck Lavigne
SLE Yvelines
représentant des collec
tivités loca les
et établissements pu
blics de coopér ation
intercommunale soci
étaires
Pascal Savoldelli
Conseil général du Val-d
e-Marne
représentant des sa lar
iés sociétaires
Jacques Magoutier
représentant des sa lar
iés
Patrick Saurin
censeurs
Serge Abily, Jean-Lo
uis Coolen,
Alain Gournac, René
e Mérin,
Nicole Moreau, Jean
-Max Pinon,
Jean-Michel Schmidt
,
André Vanhollebeke,
Patrick Wajsman
censeur représentant
BPCE
Alain Bonnot
représentant CE
Bettina Larry
7
Chiffres clés
2011
En milliards d’euros
53,73 53,91 54,86
3mill,io6ns de clients
4colla7bo2rate6urs
*
Total du bilan
CONSOLIDé
2009
2011
2010
20,08
23,61
26,21
4agen5ce8s
Encours de crédit
(hors BCP)
2009
2010
2011
35,79
32,73 34,71
2cent6res d’affaires
9auto6m4ates (GAB)
Encours d’épargne
bilan et dépôts à vue
(yc pso et livret a)
(hors BCP)
2009
2010
2011
ActivitéS AUX 31 DéCEMBRE
Le total du bilan consolidé s’élève à 54,86 Mds €, en progression
par rapport à 2010 de 946 M€. L’activité commerciale soutenue
de 2010 et 2011 a garanti une progression sensiblement équivalente
des encours de crédits de + 2,6 Mds € (+11 %) et des encours
d’épargne bilan (hors Livret A centralisé) de + 2,2 Mds €.
8
* CDI inscrits au 31
/12 /2011
Répartition des encours de crédit
28,8 %
Secteur Public
Territorial
3,7 %
Entreprises
et PCA
La répartition des encours de crédits par marché est très
similaire à celle de 2010. A noter, une légère diminution
des encours sur le marché du Secteur Public Territorial
à 28,8 % contre 29,7 % en 2010.
67,5 %
Particuliers
et Professionnels
Résultats consOlidés
normes IFRS
2011
2010
2009
1 016,9
1 054,3
949,7
Résultat brut d’exploitation
314,4
291,8
212,7
Résultat net intrinsèque
178,8
145,9
94,2
26,6
136,6
3,2
(en millions d’euros)
Produit net bancaire
Résultat net (part du Groupe)
Le résultat net consolidé de la CEIDF enregistre une forte diminution à 26,6 M€ contre 136,6 M€ l’année précédente du fait
de la dépréciation sur titres BPCE SA comptabilisée au 31/12/2011 pour 152,1 M€. Retraité de cet élément exceptionnel,
le résultat intrinsèque est en progression de 22,5 %. La baisse du PNB (- 37,4 M€) est due en grande partie à la diminution
du taux de commission sur livret A de 0,9 % à 0,63 % et à la dotation à la provision épargne logement et au fait qu’aucun
dividende BPCE n’a été perçu en 2011. Retraité de ces éléments, le PNB est en progression de 2,7 %.
Structure financière
consolidée au 31 décembre
normes IFRS
2011
2010
2009
3 522,5
3 625,8
3 090,8
13,91 %
14,19 %
13,1 %
(en millions d’euros)
Capitaux propres (part du Groupe)
Ratio de solvabilité
La baisse des capitaux propres part du Groupe s’explique par la diminution du résultat net sur 2011 ainsi que par la baisse
des plus et moins-values latentes sur titres du portefeuille financier enregistrées en capitaux propres. Par ailleurs, aucune
augmentation de capital n’a été réalisée sur l’année 2011. Le ratio de solvabilité atteint 13,91 % (14,19 % en 2010) pour un seuil
réglementaire à 8 %.
9
la conjoncture
économique en 2011
2011, une année
de chocs multiples
Des chocs économiques majeurs
se sont multipliés au cours de 2011,
qu’ils soient d’origine naturelle (séisme
japonais), politique (printemps arabe) ou
financière (fragilisation du secteur bancaire
via la crise de la dette européenne,
baisse des bourses). Cependant, le
plus marquant restera probablement
celui de l’intensification de la crise des
dettes souveraines européennes, avec
la contagion des primes de risque à
l’Espagne et à l’Italie, voire à la France.
Le risque de fragmentation de la zone
euro s’est renforcé, du fait de la menace
désormais avérée de la sortie brutale d’un
pays comme la Grèce.
Deux périodes doivent pourtant être
distinguées. Avant le 1er août 2011,
l’inquiétude portait davantage sur le
risque inflationniste, lié à la montée des
prix du pétrole. Durant cette période, il
subsistait encore l’espoir que la reprise
économique, amorcée en 2009, puisse se
prolonger. Après le 1er août, le risque ultime
est progressivement redevenu en Europe
celui de la déflation et de l’émergence
d’un processus de rationnement du
crédit. Le climat de défiance généralisée
a fini par gagner l’économie réelle.
L’Europe est entrée en légère récession
au 4e trimestre, tandis que l’économie
américaine paradoxalement rebondissait.
Par ailleurs, le commerce mondial a stagné
depuis le printemps. En conséquence, le
développement des pays émergents a
été ralenti.
10
La croissance mondiale a ainsi décéléré en
2011 vers 3,6 %, contre 4,9 % en 2010 et
une moyenne annuelle de 3,3 % de 1973
à 2007.
En France, malgré une contraction aux
2e et 4e trimestres, la progression du PIB
a été de 1,6 % en 2011, contre 1,4 %
en 2010 et -2,6 % en 2009, année de la
plus forte récession d’après-guerre. Ce
niveau positif est dû à l’acquis exceptionnel
de croissance, obtenu au 1er trimestre
(0,9 %), et au rebond technique du 3e
trimestre (0,4 %). Le redressement de
l’investissement productif et l’arrêt du
déstockage des entreprises ont expliqué
cette performance sur la première
partie de l’année, avant de se tasser.
La consommation a très faiblement tiré
l’activité, face notamment à la réduction
d’environ 1,4 point de PIB du déficit
structurel des administrations publiques.
Le taux d’épargne des ménages a
nettement augmenté à 16,6 %, dans
un climat de confiance dégradé. Après
une hausse régulière depuis 2010, un
mouvement de repli de l’emploi salarié
marchand s’est engagé, à partir de l’été
2011, avec le recul du travail temporaire.
Le taux de chômage métropolitain a atteint
9,4 % en fin d’année, contre 9,1 % au 2e
trimestre 2011. En outre, compte tenu de
la hausse des prix énergétiques, l’inflation
moyenne a atteint 2,1 % en 2011, contre
1,5 % en 2010.
Les marchés financiers ont également
connu deux périodes distinctes. Ils ont
d’abord plutôt bien résisté, avant de pâtir
de la réapparition de l’aversion au risque
extrême de déflation et de connaître une
très forte volatilité.
Le CAC 40 a perdu environ 17 % en 2011
et plus de 30 % entre début juillet et le
point bas du 22 septembre, à moins de
2 800 points. De même, les taux longs
ont d’abord connu une phase de hausse
jusqu’en avril. Puis, surtout à partir de
l’été, les rendements publics de bonne
signature se sont très rapidement repliés.
Les obligations américaines et allemandes,
voire françaises jusqu’à la mi-octobre,
ont donc joué, tout comme l’or ou le
Franc suisse, le rôle de valeur refuge. La
contrepartie a été la flambée des primes
de risque sur les emprunts des Etats
jugés impécunieux, qu’ils soient a priori
solvables ou non. Face au risque de perte
du triple A (dégradation effective par S&P
en janvier 2012), la contagion a même
gagné la France à partir d’octobre mais
de manière encore très modérée. L’OAT
10 ans a fini l’année vers 3,1 %, après avoir
atteint 3,7 % le 25 novembre.
En opposition avec l’attitude accommodante de la Réserve fédérale américaine,
la BCE a d’abord durci deux fois de suite
son principal taux directeur de 25 points
de base, en avril, puis en juillet, pour
aboutir à 1,5 %. Après l’été, la politique
monétaire a été largement assouplie
avec deux baisses de son principal taux
directeur, pour retrouver son plancher
historique de 1 %. De même, la BCE n’a
pas cessé d’exercer une stratégie implicite
progressivement plus poussée de "prêteur
en dernier ressort", pour sauver l’intégrité
de la zone euro, chaque fois que le risque
de fragmentation menaçait de devenir une
réalité. Son action a surtout consisté à
apporter de la liquidité à faible coût aux
banques, pour compenser l’assèchement
du marché interbancaire. Elle s’est aussi
engagée dans un soutien significatif aux
dettes européennes.
Faits marquants
2011
sa région
acteur du développement de
atiques
ment de projets emblém
La CEIDF participe au finance
e
es du tramway, le nouveau sièg
franciliens : les nouvelles ram
situé
ées
arm
des
s
ajor
s-m
état
des
du Ministère de la Défense et
is
e
le site qui abritera le futur Pala
à Balard (Paris XV ), ou encore
le
s
dan
re
ciai
judi
ce
ices de la poli
de Justice de Paris et les serv
is XVIIe ).
(Par
es
noll
atig
hy-B
Clic
quartier
urel, la CEIDF s’est engagée
cult
Attentive au développement
t
sur le Grand Paris culturel, don
auprès de la mission d’études
nce
-Fra
-de
l’Ile
de
nnement
la mission est d’accroître le rayo
de.
mon
dans le
Banque préférée des français
e
banques les
La CEIDF arrive en 2 place des
i l’effort porté
moins chères*, couronnant ains
la tarification
à
et
re
l’off
au positionnement de
des services.
boursière, les
En cette période d’incertitude
in d’intérêt pour
rega
particuliers ont manifesté un
e classique et
argn
l’ép
,
les placements plus sûrs
le volume des
et
ale
glob
ecte
coll
l’immobilier : la
par rapport à 2010.
crédits sont en nette croissance
la CEIDF a
els,
Sur le marché des professionn
merciale,
com
que
ami
dyn
engagé une nouvelle
conseillers,
des
tion
ilisa
mob
de
ns
avec des opératio
imité.
prox
de
ts
pour rencontrer des commerçan
Banque innovante
de recrutement, la CEIDF
Innovante dans son processus
job dating, en avril
de
a organisé deux opérations
ent du recrutement
plém
com
en
1,
et en septembre 201
traditionnel.
ce est un nouveau concept
Lancée par la CEIDF, l'e-agen
gérer leurs comptes
de
x
destiné aux clients désireu
timédia complet
mul
ès
acc
un
à distance grâce à
bénéfice d’une relation
le
ant
serv
con
en
tout
et sécurisé,
avec un conseiller.
ux process, comme
De nouveaux outils et de nouvea
ue, ont permis à la CEIDF
ériq
num
rise
par exemple l’entrep
vité significatifs.
de générer des gains de producti
* Classement réalisé par Mieux Vivre Votre Argent - CLCV fév. 2012
11
Une banque
coopérative
au service
de sa région
La région ILE-de-france
9
4
6 12
7
8
3
5
Au service des particuliers, des professionnels et de tous les
décideurs en région, nous nous attachons à servir nos clients au
mieux de leurs intérêts en leur apportant des services innovants,
des conseils avisés et une relation de qualité dans la durée.
Les 11 SLE de la Caisse
d’Epargne ILE-de-france
et leur président*
1 - SLE PARIS OUEST
Jean-Claude Huart
2 - SLE PARIS EST
Jean-Claude Boutin
3 - SLE SEINE-ET-MARNE
Jean-Louis Videau
4 - SLE YVELINES
Pierre Jean Blard
5 - SLE ESSONNE
Laurent Béteille
6 - SLE HAUTS-DE-SEINE
Jean-Paul Foucault
7 - SLE SEINE-ST-DENIS
Patrick Béchet
8 - SLE VAL-DE-MARNE
Jean-Jacques Jégou
9 - SLE VAL D’OISE
Philippe Sueur
10 - SLE ECONOMIE SOCIALE
Yves Laffoucrière
11 - SLE PME-PROFESSIONNELS
12
la banque nouvelle définition
Daniel De Beaurepaire
* Au 31 décembre 2011
des liens de proximité
La Caisse d’Epargne Ile-de-France est une banque coopérative
au service de sa région : les décisions y sont prises au plus près
du terrain.
80 % du capital et 100 % des droits de vote sont détenus par nos
clients sociétaires à travers 11 sociétés locales d’épargne (SLE).
Chacun de nos clients peut devenir sociétaire en acquérant des
parts sociales ; chaque sociétaire a droit à une voix.
L’assemblée générale annuelle des sociétaires de chaque SLE
est une occasion privilégiée de dialogue entre les sociétaires, les
administrateurs qu’ils ont élus et les collaborateurs de la Caisse
d’Epargne.
La Fédération Nationale des Caisses d’Epargne est l’instance de
réflexion, d’expression et de représentation des Caisses d’Epargne
et de leurs sociétaires. Elle anime et coordonne la relation avec les
sociétaires, organise la formation de leurs représentants élus, définit
et promeut les actions de responsabilité sociétale des Caisses
d’Epargne.
une banque engagée
Nous soutenons et finançons de nombreuses initiatives qui
contribuent à la vitalité, à la qualité de vie et à la solidarité dans
notre région. Les administrateurs élus des SLE sont d’excellents
connaisseurs des réalités des territoires. Nous souhaitons engager
le plus grand nombre d’entre eux à nos côtés.
Une banque
du groupe bpce
2e groupe bancaire en france
Créé en 2009, le Groupe BPCE est au service de 36 millions de clients dont 8,1 millions sont
sociétaires de leur banque. Il emploie 117 000 collaborateurs et contribue à 20 % du financement
de l’économie française.
Le Groupe BPCE exerce tous les métiers de la banque et de l’assurance en s’appuyant sur :
• les réseaux coopératifs des 19 Banques Populaires et des 17 Caisses d’Epargne,
• des filiales dont le Crédit Foncier, la Banque Palatine, BPCE International et Outre-mer et Natixis,
la banque de financement, de gestion d’actifs et de services financiers spécialisés du Groupe BPCE
dont il est la structure cotée.
L’organe central BPCE détermine la stratégie, assure le contrôle et l’animation du groupe.
Tous les établissements de crédit affiliés à BPCE partagent un système de garantie et de solidarité.
L’ambition du Groupe BPCE : être le groupe bancaire qui conseille, accompagne et sert le mieux
ses clients dans la durée et devenir ainsi le groupe des banques préférées des Français
et de leurs entreprises.
organigramme simplifié du groupe BPCE
Groupe BPCE
13
la banque des
particuliers, des
professionnels
et des
associations
de proximité
Permettre à chacun de ch
oisir
les services dont il a vraim
ent besoin,
rémunérer les comptes co
urants,
être joignable aisément, ap
porter
une qualité de service qu
i réponde
vraiment aux attentes de
nos clients
et la mesurer régulièreme
nt :
c’est notre pratique de la
banque
nouvelle définition.
14
Épargne
La crise a incité les clients à se tourner
vers une épargne sûre et immédiatement
disponible. Dans ce contexte, la collecte
globale s’est élevée à 537 M€, en nette
progression par rapport à 2010.
L’épargne liquide (379 M€ après une
décollecte de 263 M€ en 2010) redevient
positive, grâce au niveau de versement
sur Livret Grand Format (308 M€) et sur le
Livret B (107 M€) même si pour ce dernier
le niveau de collecte ne représente que
50 % de la réalisation 2010. Le Livret A
redevient positif en 2011 avec 58 M€
après deux ans de décollecte, grâce au
relèvement du taux, passé de 1,75 % en
2010 puis à 2 % en février 2011 et enfin à
2,25 % en août dernier.
Quadreto a continué à séduire nos clients
davantage que les PEL, avec une collecte
de 367 M€, en progression de 24 % par
rapport à 2010. En dépit de ces bonnes
performances, l’épargne logement affiche
une décollecte de 58 M€.
En matière d’épargne, Solution Libre
Retraite a été commercialisée en juin 2011,
avec des résultats en demi-teinte. Pour
favoriser une meilleure accessibilité de
ce produit, les versements réguliers sont
passés de 100 à 50 € par an.
L’assurance-vie reste toujours boudée
en raison du contexte de crise. Avec
une réalisation de 53 % en assurancevie inférieure à l’objectif fixé, nous avons
cependant obtenu le meilleur résultat
du Groupe pour 2011 car nous avons
su maintenir la collecte y compris via la
Gestion Privée.
La défiance des clients vis-à-vis de la
Bourse se traduit par une décollecte de
212 M€ pour les OPCVM réseau.
Une des mises en marché de l’année 2012
est le Livret 10/12 qui permet aux parents
de préparer une première épargne pour
leur enfant.
Assurance des biens
et des personnes
En 2011, la Caisse d’Epargne Ile-deFrance a réalisé près de 60 000 ventes
d’assurances IARD, soit une évolution de
20 % par rapport à l’année précédente.
L’activité a progressé à l’exception du
produit Garantie Santé. A noter que les
ventes de Protection Juridique ont doublé
par rapport à l’année passée.
2011 fut l’année des lancements de
nouveaux produits : "Assur’Toit" pour
l’assurance habitation et la nouvelle
Garantie des Accidents de la Vie. Ceux-ci
ont contribué au dynamisme des ventes
(évolution de + 20 % de la production
MRH sur l’année passée et de + 76 %
de la production GAV sur les 2 dernières
années). A noter que nos ventes GAV ont
représenté 20 % de la production nationale
annuelle.
L’offre Sécur’Média a également été
mise en marché en début d’année.
Celle-ci protège l’équipement multimédia
portable, de plus en plus présent dans
la vie quotidienne de nos clients. Plus de
5 000 contrats ont été commercialisés
courant 2011.
Une nouvelle étape a été franchie dans le
multicanal avec le lancement des devis
en ligne, avec obtention d'une réponse
immédiate.
537 ME
de collecte glob
ale
60 000
ventes d'assura
nces
IARD
L’objectif 2012 en assurance non-vie est
ambitieux avec une progression attendue
de plus de 30 % par rapport à nos
réalisations 2011.
Le Livret 10-12
Ce no uvea u
liv re t d’ép ar gn
e,
accessible dès
10 ans, permet
au x pa rent s
de pr ép ar er un
e
première épargn
e pour les projet
s
d'avenir de leur
enfant. Le Livr
et
10 /12 peut être
ouvert avec un
versement min
imum de 10 E
,
avec un encour
s limité à 1 400
E
et une rémunér
ation de 4 %* br
ut.
Le livret peut être
géré via Internet
.
Lo rs qu e l'e nf
an t at te in t so
n
douzième annive
rsaire, le compt
e
est automatique
ment transform
é
en Livret Jeune.
*Taux en vigue
ur au 31 mars 20
12
15
15
C’est tout l’enjeu du projet "Ambition
Banquier Assureur", initié en 2011 et qui
continue à se déployer en 2012 avec
comme axe central le plan de montée en
compétence des collaborateurs.
En 2012 seront lancées des offres orientées
"famille" avec la déclinaison de formules
spécifiques pour nos produits Sécur’Média
et Assurance sur Compte.
L’offre Santé devrait également être revue
afin d’être plus attractive.
bancarisation
175 000
cartes bancaire
s
commercialisée
s
La Caisse d’Epargne Ile-de-France a mis
en marché en début d’année les Bouquets
Liberté, une nouvelle offre personnalisable
de services bancaires destinée à nos
clients particuliers.
La production brute a dépassé le plan de
marche annuel avec 160 000 ventes de
Bouquets Liberté.
La CEIDF a commercialisé 175 000 cartes
bancaires dont 63 000 Izicartes. Le parc
de cartes débit/crédit a évolué de 85 %
par rapport à l’année précédente. Sur nos
3,5 millions de clients particuliers, 23 %
détiennent une carte de paiement, 22 %
un forfait et 16 % une carte de retrait.
Courant 2011, nos clients ont pu choisir
de nouveaux visuels carte : visuels "Haute
Mon banquier en
ligne
S’inscrivant da
ns la tendance
du
moment, l'e -a
gence, 10 0 %
en
ligne, a été lanc
ée en novembr
e :
M onBanquieren
Ligne. Ce nouve au co nc ep
t d’ag en ce
es t
destiné aux cl
ient s désireux
de
gérer leur s co
mptes à dist an
ce
sans avoir à se
déplacer, avec
un accès multim
édia complet et
sécurisé. Comm
e dans une agen
ce
traditionnelle, po
ur chaque clien
t,
un conseiller de
clientèle assure
une gestion co
mplète et un su
ivi
personnalisé.
16
Couture" signée Christian Lacroix, visuels
musique… A noter que le Groupe s’est
désengagé du porte-monnaie électronique
Monéo.
2012 verra l’arrivée d'une nouvelle technologie qui offrira au client la possibilité de
payer les petits achats de la vie quotidienne
(inférieurs à 20 €) sans avoir à insérer sa
carte dans le terminal ni à composer son
code confidentiel.
La CEIDF va proposer des offres et
tarifications s’adressant aux familles. L’offre
bancaire à destination des jeunes de moins
de 18 ans sera également revue avec la
mise en marché de "Solution 16/17" en
remplacement du forfait "Satellis 16/17".
Plusieurs nouveaux visuels cartes viendront enrichir la gamme existante : visuels
BD pour le festival d’Angoulême, visuel
Swarovski à l’occasion de la journée de la
femme, visuels Jeux Olympiques…
crédit immobilier
Dans la continuité de l’année exceptionnelle
de 2010, le marché de l’immobilier a été
tonique en 2011, caractérisé par une
hausse moyenne des prix dans l’hexagone
de 6,5 % (après plus de 10 % en 2010),
8 % sur la région Ile-de-France, et même
12,6 % pour Paris intra-muros. La baisse
des taux et l’annonce de l’arrêt au 31
décembre 2010 de plusieurs dispositifs
sont les raisons de cette véritable frénésie
immobilière qui se traduit par plus de
200 000 transactions en Ile-de-France,
en croissance de 40 %.
L’année 2011 a été marquée notamment
par le lancement du PTZ+, qui a profité
pleinement à la région Ile-de-France.
Le dispositif a été efficace avec près de
300 000 bénéficiaires en 2011 contre
217 000 en 2010.
Dans ce contexte, l’objectif de la CEIDF a
été d’accroître et d'améliorer sa capacité
de production, avec la refonte de ses
processus opérationnels.
De plus, la nouvelle Assurance Perte
d’Emploi (APE) a remplacé l’ancienne offre
en septembre 2011 : plus simple et avec
un prix adapté, elle répond aux attentes
des clients qui ne seront pas contraints de
devoir revendre leur bien à de mauvaises
conditions, lors d’une période de chômage.
Elle a également simplifié sa gamme de
"prêts étudiants" qui bénéficient d'une
garantie d’Etat Oséo.
Comme chaque année, la CEIDF a été
présente sur les deux principaux salons
de l’immobilier parisiens, qui ont généré
chacun plus de 700 rendez-vous et environ
150 dossiers de prêts, soit plus de 40 M€
de financement.
L’incertitude économique a eu inévitablement des répercussions sur la
consommation des ménages. De nouvelles
tendances apparaîssent : contracter un
prêt personnel n'est pas uniquement pour
combler un problème de trésorerie ou un
achat plaisir.
Ainsi, la CEIDF a réalisé 3,7 Mds € de
financements en crédits immobiliers,
soit une part de marché de 7,33 % en
augmentation de 5 %.
crédit consommation
La situation économique s’est peu à peu
durcie en 2011 et la CEIDF a été amenée
à mettre en place plusieurs actions
promotionnelles pour soutenir l’activité.
Dans ce contexte, la CEIDF a financé
660 M€ et plus de 95 M€ en crédits
renouvelables.
Le multi-canal permet une vision 360°
de l’activité crédit, avec internet comme
canal majeur pour la distribution de
crédit consommation. En cela, Izivente,
le nouvel applicatif d’instruction du crédit
consommation pour le Groupe des Caisses
d’Epargne, sera lancé en pilote à la CEIDF
courant mars 2012 avec un déploiement
dans tout le réseau en juin 2012.
Ces enjeux permettront la poursuite du
développement des parts de marché sur
2012 tant en crédit amortissable qu’en
crédit renouvelable.
L’année 2011 a également été marquée par la Réforme du Code de la
Consommation (RCC). Cette réforme
concerne les personnes physiques et
a un impact sur le découvert, le prêt
personnel, le prêt immobilier travaux et
le crédit renouvelable. Le process "LettreChèques" pour les rachats de créances a
été mis en place afin de se conformer aux
exigences réglementaires.
En soutien aux différentes actions
commerciales, la CEIDF a mis en marché
une nouvelle offre "Défense de l’Epargne"
pour éviter la clôture anticipée d’un contrat
d’épargne et des décaissements ponctuels
sur des livrets d’épargne.
3,7 Mds E
de financements
en crédits immobiliers
CEIDF Banque Privée
Depuis le 1er mars 2012,
la "CEIDF Banque Privée"
s’adresse
à une clientèle privilégiée
avec une approche patrim
oniale
complète et per sonnalisé
e sur le long terme. Pou
r cet te
clientèle fortunée, une rela
tion de qualité : un interloc
uteur
unique assure l’ensemble
des ser vices. Les chargés
d’affaires
s’appuient sur un middle
office apte à traiter rap
idement
toutes les opérations et sur
un back-office dédié perme
ttant
d’accélérer l’ensemble des
processus.
17
gestion privée
En dépit d’un contexte de marché morose,
marqué par le repli de la collecte des
contrats d’assurance-vie, la Gestion Privée
de la Caisse d’Epargne Ile-de-France a
connu une activité très dynamique et
poursuivi son développement.
Placée au premier rang des Caisses
d’Epargne, elle a enregistré des taux de
croissance significatifs : la collecte brute
s’est élevée à 907 M€ (en augmentation
de 10,6 %) dont 733 M€ en assurance-vie
(+6,2 %) et 103 M€ de souscriptions de
valeurs mobilières (+15 %). De même, avec
9 000 nouveaux clients patrimoniaux, le
portefeuille de clients a été porté à 23 000.
L’offre de produits a été élargie avec un
partenariat dans le cadre du dispositif
Malraux ou de la Loi Girardin pour le
domaine de l’immobilier ou encore
avec des FCP de produits structurés
spécifiques.
Initiée en 2011, la "Banque Privée"
est destinée à une clientèle disposant
au minimum d’un million d’euros. Elle
propose une offre complète de solutions
bancaires et patrimoniales. Une dizaine
de collaborateurs gère tous les clients de
l’Ile-de-France.
En 2012, le développement de la Banque
Privée sera poursuivi, avec l’objectif de
devenir un acteur reconnu de la gestion
de fortune. Ce développement se réalisera
notamment en synergie avec la BDR et le
marché des professionnels pour conquérir
la clientèle des dirigeants d’entreprise.
Pour cela, la Banque Privée s’appuiera
notamment sur le pôle Ingénierie
patrimoniale qui vient d’être renforcé.
professionnels
2011 confirme la progression des
résultats commerciaux générant un
accroissement de 13 % du PNB à 70 M€.
Ce développement commercial s’est
accompagné d’une maîtrise du risque
de contrepartie et d’une augmentation
des flux confiés par les entreprises déjà
clientes.
18
Sur un marché concurrentiel et tendu,
la Caisse d’Epargne Ile-de-France a
accordé 353 M€ de nouveaux prêts
professionnels à moyen et à long terme,
soit + 5 % par rapport à 2010, démontrant
son ancrage dans le tissu économique et
local. La production d’engagements du
service prescription franchise a atteint
un montant de 78 M€ dépassant celui
de 2010. Quant à l’agence parisienne
exclusivement dédiée à la clientèle des
artisans taxis, elle compte à fin 2011 près
de 1 000 clients, satisfaits par le mode
relationnel particulier-professionnel.
Concernant le développement de notre
fonds de commerce, ce sont 1 650
nouveaux clients actifs qui ont rejoint la
CEIDF. L’activité a aussi été caractérisée
par la signature de 3 950 forfaits.
Depuis quelques années, la CEIDF a
prouvé son dynamisme sur le marché
des professionnels avec 26 000 clients
actifs en relation. Elle va poursuivre son
développement en 2012 avec des objectifs
ambitieux : acquérir 2 600 nouveaux clients
actifs et gagner 1 % de part de marché
à horizon 2013. Pour ce faire, plusieurs
axes commerciaux seront privilégiés : la
conquête par prospection de nouveaux
clients (artisans, professions libérales), la
conquête en interne (clients uniquement
gérés à titre particulier), le développement
dans le domaine de la franchise, l’activation
de nos clients en portefeuille.
Associations de proximité
En 2011, la bancarisation de la clientèle des
associations de proximité s’est renforcée ;
la Caisse d’Epargne Ile-de-France compte
environ 20 000 associations clientes qui
sont accompagnées sur l’ensemble de
leurs besoins quotidiens. Grâce au forfait
de compte Associatis Essentiel, elles
bénéficient d’une protection juridique et
d’un service d’assistance.
Pour les associations aux besoins
bancaires plus limités, un nouveau forfait
adapté à leurs besoins a vu le jour en 2011 :
Basic'Associatis.
Les associations bénéficient d'interlocuteurs et de conseillers spécialisés
pour gérer au mieux leurs excédents de
trésorerie et privilégier les placements
sûrs et à des taux intéressants ; à ce
titre, le compte sur Livret Associatis,
complémentaire du Livret A, a remporté
un vrai succès. Comme il leur est difficile
d’anticiper un arrêt ou une réduction de
subvention, elles peuvent avoir recours à
des financements spécifiques et ponctuels
comme des autorisations de découvert ou
des avances sur subventions.
personnes protégées
Fidèle à ses valeurs, la Caisse d’Epargne
Ile-de-France s’est organisée pour
accompagner les gérants professionnels et
les tuteurs familiaux avec une offre dédiée :
le forfait de services Satellis Autonomie et la
carte Equilibra, carte bancaire sécurisée et
sans code. Parmi les personnes protégées,
sous tutelle, curatelle ou sauvegarde de
justice, 30 000 clients conservent ainsi
un peu d’autonomie tout en étant dans le
respect de la mesure de protection.
Pour faciliter le travail des gérants
professionnels ou des tuteurs familiaux,
un service de banque à distance,
Webprotexion, a été mis en place en 2011.
Enfin, le guide pratique destiné aux tuteurs
familiaux a été mis à jour pour faciliter leurs
démarches bancaires et administratives.
Les encours de collecte des personnes
protégées ont représenté environ 500 M€.
A la rencontre des Pros
Pour le marché des professionnels,
la CEIDF a organisé en octobre une
opération spéciale de prospection
"A la rencontre des Pros", avec un
double objectif : renforcer son image
de banquier de proximité et convaincre
ces prospects de devenir clients, en
leur proposant des offres attractives
conçues pour cette occa sion. La
CEIDF a su mobiliser près de 500
collaborateurs regroupés en binômes,
qui ont rendu visite à 2 700 commerces
de leur quar tier en une seule matinée.
23 000
clients patrimoniaux
26 000
clients professionnels
actifs
19
la banque
des décideurs
en région
Agir en partenaire informé
des enjeux
économiques et sociaux de
la région
Ile-de-France, décider rapid
ement,
mobiliser toutes les experti
ses et les
ressources du Groupe BP
CE pour aider
nos clients à réaliser leurs
projets :
c’est notre interprétation
de la banque
nouvelle définition.
20
secteur public local
entreprises
Malgré un contexte de crise, dont les effets
se sont ressentis surtout sur le second
semestre, la Caisse d’Epargne Ile-deFrance se positionne toujours comme le
premier financeur de sa région. En 2011,
la CEIDF a développé son activité en
accompagnant des projets du secteur
public et en finançant 1,4 Md€ aux
collectivités territoriales en direct. Elle
a financé plus de 300 M€ de projets
d’aménagements et de Partenariats
Publics Privés sur la région Ile-de-France.
Depuis 25 ans, grâce à une dynamique
de conquête importante et maîtrisée,
la Caisse d’Epargne Ile-de-France est
devenue un acteur reconnu auprès des
entreprises franciliennes. Ainsi, au cours
des 5 dernières années, 400 nouveaux
comptes ont été ouverts en moyenne
chaque année.
Financeur des collectivités territoriales et
des futures structures intercommunales, la
CEIDF est également présente au tour de
table des Entreprises Publiques Locales
d’aménagements et participe aux projets
de Partenariats Publics Privés. Toute une
gamme de produits et services a été
développée pour les clients du secteur
public autour des nouvelles technologies
Internet (services de paiement en ligne) ou
de règlement (Carte d'achat public). Dans
une logique de développement durable,
nos solutions facilitent la vie en donnant de
la valeur notamment grâce à la valorisation
des Certificats d’Economie d’Energie.
Forte de ses valeurs de banque mutualiste,
la Caisse d’Epargne entend mieux servir
les intérêts de ses clients et en premier
lieu les collectivités locales du territoire.
L’enjeu, aujourd’hui comme demain,
impose d’être présent au plus près des
clients et de leur proposer plusieurs formes
d’accompagnement et de financement.
La Caisse d’Epargne Ile-de-France poursuivra sa stratégie de développement avec
l’ambition de continuer à proposer des
produits financiers permettant aux projets
des collectivités locales de voir le jour, que
ce soit en maîtrise d’ouvrage public via
l’économie mixte ou à travers différentes
formules d’association avec le privé.
Avec ses 14 centres d’affaires dédiés
aux PME-PMI couvrant intégralement
les 8 départements de sa région,
un pôle Reprise-transmission et une
direction adjointe dédiée aux grandes
entreprises, la Caisse d’Epargne Ile-deFrance affirme sa volonté d’accompagner
les entreprises de toutes tailles dans
leur développement et dans une relation
de proximité. Selon une étude TNS
SOFRES parue en juin 2011, la CEIDF
apparaît désormais régulièrement comme
l’une des deux banques principales
de ses clients. Par ailleurs, 25 % des
entreprises du CAC 40 utilisent les
services spécifiques et les solutions
innovantes de la Caisse d’Epargne Ilede-France.
1,4 MdE
de financement
aux Collectivités
territoriales
25 %
des entreprise
s
du CAC 40 clien
tes
de la CEIDF
Un crédit-bail po
financer le tram ur
way
En 2011, la CEID
F s’est associée
au financemen
t de 107 nouvel
les
rames de tramw
ay pour les
transports franc
iliens grâce à
un montage fin
ancier innovant
.
Le Syndicat de
s Transpor ts
d’Ile-de-France
(STIF) , la RATP
,
la Banque Euro
péenne
d’Investissemen
t (BEI ) et
différentes entit
és de BPCE
dont la Caisse
d’Epargne
Ile-de-France on
t signé
un contrat de cr
édit-bail
de 378 ME. Ce
financement
d’une durée de
33 ans permet tra
la construction
des 107 rames
des lignes de tra
mway T3, T5,
T6, T7 et T8 da
ns l’objectif
de faciliter les
liaisons
de banlieue à ba
nlieue.
21
21
Le nombre de nos clients actifs a ainsi
augmenté en 2011 de 11 % et le niveau
de nos flux confiés a progressé de 18 %.
De même, notre encours de dépôts à vue
a progressé de 50 %. Grâce à une bonne
gestion du risque inscrite dans la durée,
et malgré la crise, notre taux de provision
s’est maintenu à un niveau très correct.
Notre dynamique commerciale nous a
ainsi permis de faire croître en 2011 le
PNB de 45 %.
1,2 MdE
de financement
aux bailleurs so
ciaux
L’Observatoire
et la transmissiBPCE
on
La cession trans
mission des
entreprises est
un enjeu majeu
r
pour l’économie
. L’Obser vatoire
BPCE a été cons
acré en 2011
à ce sujet de so
ciété aux
conséquences
économiques
importantes et
en lien direct
avec le cœur de
métier du
Groupe BPCE. Le
29 mars
2012, un colloqu
e a été
organisé afin de
présenter
à des chefs d’en
treprises
les résultats de
cette enquête
et évoquer sous
forme de
tables rondes le
s facteurs
clés de succès
d’une reprise.
Depuis 3 ans, le
s experts
du Pôle Transm
ission ont
financé la reprise
de plus
d’une centaine
d’entreprises.
22
Nous continuerons notre dynamique de
conquête et développerons nos relations
avec nos clients afin d’être encore plus
souvent leur banque principale. Notre offre
de produits, de bon niveau, sera encore
améliorée pour répondre aux demandes
spécifiques de nos clients, en particulier
au niveau international.
Enfin, la CEIDF a décidé de systématiser
les rendez-vous "approche globale" avec
ses clients. Cette démarche proactive avec
les décideurs des entreprises permettra
de mieux les connaître et de mieux les
accompagner en répondant à la volonté
de nombreux clients de développer un
véritable partenariat.
logement social
Notre accompagnement auprès des
bailleurs sociaux reste dynamique et
toujours en progression en matière de
financements, ce qui représente 1,2 MdE
pour l’année 2011. De même, notre
encours de collecte affiche une hausse
de plus de 10 % grâce à la création
de nouveaux produits dont le compte
à terme livret A et le compte sur livret
HLM. Malgré la baisse des subventions,
l’apparition de nouvelles taxes concernant
les bailleurs sociaux (notamment la taxe
sur le potentiel financier, au niveau national
qui s’est élevé à 245 ME), associées à la
pénurie de logements en Ile-de-France,
l’activité 2011 aura été soutenue dans
de nombreux domaines (gestion des
flux, mise aux normes des échanges de
données informatiques ETEBAC vers
E-bics, norme SEPA).
En véritable partenaire et opérateur
du logement social, notre présence
s'est intensifiée au sein des conseils
d’administration (OPH, ESH, SEM et
Coopératives). Notre activité s’est traduite
dans l’accompagnement du financement
de prêts réglementés (PLS/PLI/PSLA) et
de financements libres (crédits relais,
accompagnement sur le long terme, mise
en place de cautions bancaires…). En 2011,
une action spécifique a été menée sur la
sécurisation des encours de nos clients
via notre ingénierie financière dédiée. Nous
proposons également en remplacement
de la garantie de la collectivité locale, celle
de la Compagnie Européenne de Garantie
et de Cautions, issue de la filiale Natixis.
La CEIDF souhaite pérenniser sa position
de leader sur le secteur du logement
social en diversifiant la collecte et en
développant l’équipement bancaire à
travers les flux. Elle souhaite également
valoriser ses expertises dans le domaine
du "green business" (Certificat d’Economie
d’Energie, bilan énergétique) et développer
la gestion dynamique du patrimoine avec
"Foncier Expertise".
Enfin, la Caisse d’Epargne Ile-de-France,
premier banquier du logement social,
continuera d’accompagner l’ensemble
de ses partenaires, malgré la raréfaction
des ressources et des intervenants
bancaires sur les besoins de financements.
Nous souhaitons élargir notre partenariat
en proposant des services innovants :
le paiement des loyers à partir de
Smartphone, la mise en place de bornes
de paiement et de TPE à disposition
des locataires (siège de l’organisme,
antennes...), le traitement des flux EDI,
nouvelle offre "grands remettants", le
paiement des loyers en espèces dans
toutes les agences du réseau CEIDF, la
commercialisation de la location longue
durée et la prospective financière en
direction des bailleurs.
économie sociale
La crise financière qui s’est amplifiée durant
l’année 2011 a continué d’agir comme
un accélérateur de la mutation de l’économie sociale, avec pour conséquence,
la nécessité d’un rétablissement rapide
des équilibres budgétaires des financeurs
amplifiant ainsi la baisse des financements
publics. Les secteurs dépendant en totalité
de financements publics comme l’action
sociale, le médico-social ou l’insertion
ont particulièrement été sensibles à
cette nécessité de rationalisation voire
de restructuration.
En dépit de ce contexte spécifique
de montée des risques et de crise
de liquidités, en véritable banquier et
partenaire de l’économie sociale, la
Caisse d’Epargne Ile-de-France continue
d’accompagner sa clientèle dans le
financement de ses investissements.
250 ME
de collecte sur
l'économie sociale
Les hôpitaux publics confrontés,
comme les collectivités locales, au
désengagement ou à la disparition de
prêteurs traditionnels ont ainsi pu mesurer
l’engagement de notre établissement,
à leurs côtés, pour fournir les ressources nécessaires à leurs programmes
d’investissement. Fort de notre expertise
dans le domaine de la santé, nous avons
continué à mener une politique active de
développement, auprès des principaux
acteurs de ce secteur, sur toutes structures
confondues : publiques, non lucratives ou
privées. C’est au total plus de 250 ME qui
auront été distribués sur l’ensemble des
secteurs de l’économie sociale.
Dans le domaine des placements, la
baisse des rendements des OPCVM
monétaires et l’aversion au risque qui a
gagné les investisseurs au cours de l’année
ont conduit la clientèle institutionnelle et
associative à rechercher prioritairement
des produits traditionnels de placements
offrant une forte sécurité du capital et une
grande lisibilité des rendements.
Le programme "France Lo
gement Socia
l"
Dans le cadre du programm
e "France Logement Soc
ial",
le Groupe Caisse d’Epargne
et la Banque Européenne
d’Investissement (BEI), fina
ncent les opérations de con
struction
relevant du Plan de Cohési
on Sociale (PCS) ou du Pro
gramme
National de Rénovation Urb
aine (PNRU), ainsi que les
réhabilitations. L’obtention
et la commercialisation de
cet te
enveloppe représentent pou
r le Groupe des Caisses d’E
pargne un
enjeu majeur de différenci
ation sur le marché du log
ement social.
23
De nombreux investisseurs ont ainsi
privilégié la qualité du bilan de la Caisse
d’Epargne Ile-de-France pour la gestion
de leur trésorerie excédentaire. Dans ces
conditions, l’année 2011 a été marquée par
une collecte exceptionnelle avec plus de
250 ME de collecte bilancielle dont plus
de la moitié d’argent frais. Cette collecte
a notamment trouvé sa source dans le fort
mouvement de conquête de clientèle à
trésorerie structurellement excédentaire.
600 ME
d'encours suiv
is
le marché de l'I sur
mmobilie
Rénovation de
des Francs-Boul’Ecole
rgeois
La CEIDF finance
le projet
de rénovation de
l’Ecole
des Francs-Bou
rgeois,
établissement
parisien
renommé, accu
eillant près
de 2 000 élèves
et 120
professeurs su
r les niveaux
Primaire, Collège
et Lycée.
Ce projet de ré
novation d’une
surface totale de
8 000 m 2,
comprenant la
restauration
de l’Hôtel de M
ayenne,
permet tra l’ouv
er ture
d’une filière d’en
seignement
supérieur dédiée
au commerce
international. Le
budget
global de cette
rénovation,
qui prendra fin
en août 2012,
s’élève à 24 ME
.
24
r
Pour répondre aux besoins spécifiques
de la clientèle du secteur de l’économie
sociale, la Caisse d’Epargne Ile-deFrance s’est dotée, depuis 2008, d’une
direction spécialisée dédiée exclusivement
aux institutions sans but lucratif et aux
entreprises intervenant dans les secteurs
de l’économie sociale. Notre organisation
commerciale repose sur une approche
segmentée de la clientèle autour de
six entités : le pôle Santé, qui gère
les grandes entreprises de la santé
(entreprises commerciales, organismes
non lucratifs et hôpitaux publics), le
pôle Institutionnels qui gère les grands
comptes de l’économie sociale et les
investisseurs institutionnels et quatre
centres d’affaires dédiés à l’Economie
sociale situés à Paris, Saint-Quentinen-Yvelines, Cergy-Pontoise et Evry.
Cette organisation, unique en France,
a permis à la CEIDF de mieux accompagner la mutation des secteurs et le
développement de l’activité de ses clients.
Professionnels
de l’immobilier
En 2011, le marché du financement des
professionnels de l’immobilier a réalisé
une année exceptionnelle, comme pour
l’ensemble de la profession : la production
de crédits s'est nettement développée
d'où une augmentation de 43 % du PNB
qui s'élève à 10,9 ME.
L’année 2011 s’est illustrée par un
dynamisme de tous les opérateurs liés
probablement à l’insécurité dynamique
provoquée par les décisions d’ordre
fiscales décidées en fin d’année (fin du
bénéfice de l’article 2010 du CGI, taxation
des plus-values, modification du dispositif
Scellier). Sur l’ensemble du marché des
professionnels de l’immobilier, les encours
suivis ressortent de l’ordre de 600 ME
en 2011.
Banquier régional, impliqué dans le tissu
local, la Caisse d’Epargne Ile-de-France
poursuivra ses actions commerciales
notamment en renforcant sa présence
sur différents salons immobiliers, dans
un contexte plus difficile.
En effet, les différentes échéances de la fin
du premier semestre ont traditionnellement
un effet d’attentisme voire de ralentisseur
sur l’économie et plus particulièrement sur
l’immobilier, les différents acteurs préférant
attendre les différentes réformes fiscales.
Eu égard aux tensions prévisibles sur
l’immobilier, au ralentissement de l’écoulement des stocks, le développement
restera toutefois sélectif avec une maîtrise
des risques.
Proximité et intéractivité
Le programme de communication
relationnelle, "Décideurs en Région",
a été lancé en janvier 2011.
Ce dispositif d’information
et d’échanges est destiné
aux acteurs économiques locaux,
clients et prospects de la BDR,
par le biais d’un magazine bimestriel
régionalisé et d’un site internet
accessible également depuis
des applications iPhone ou iPad.
Chaque mois, près de 9 000 visiteurs
consultent la page "Ile-de-France"
du site et 8 000 de nos clients
reçoivent régulièrement l’édition
francilienne du magazine.
www.decideursenregion.fr
28 Mds E
de flux confiés
par les clients BDR
25
Une banque
responsable
et solidaire
Précurseur de la solidarité
, la CEIDF
joue un rôle majeur en ma
tière
de mécénat, de philanthrop
ie, d’action
sociale. Elle poursuit son
engagement
pour la société, soutient les
personnes
en difficulté et valorise la
culture
en faveur du plus grand no
mbre
sur tout le territoire franc
ilien.
26
vie coopérative
club des sociétaires : 10 ans déjà
Fidèle à ses valeurs d’ouverture, de
proximité et de solidarité, la Caisse
d’Epargne Ile-de-France, banque régionale
coopérative, s’engage sur tout le territoire
francilien, au plus près de ses clients .
Plus de 590 000 d'entre eux ont choisi
de devenir sociétaires en souscrivant des
parts sociales des 11 Sociétés Locales
d’Epargne (SLE) dont 9 départementales
et 2 spécialisées.
relation de proximité
Temps fort de la Vie coopérative, les
assemblées générales des SLE sont un
véritable moment d’écoute et de partage
entre notre Caisse et ses sociétaires ; elles
permettent aux sociétaires de rencontrer
les dirigeants de l’entreprise et d’aborder
des thématiques clés, notamment afin de
mieux comprendre le fonctionnement de
la banque et son contexte.
Autre temps fort, des Rencontres de
Proximité Locales (RPL) ont été organisées,
sur l’ensemble du territoire francilien,
au cœur des SLE, pour apporter une
information pédagogique de qualité aux
sociétaires. Il s’agit de conférencesdébats, avec des intervenants experts de
haut niveau qui apportent un éclairage
sur l’évolution du contexte géopolitique,
économique et financier.
De même, l’Observatoire du sociétariat
donne la parole à nos sociétaires et leur
permet à la fois de réagir sur l’actualité
et de tester de nouveaux produits et
services. Cette démarche, propre à notre
Caisse, permet d’avoir des échanges
riches d’enseignement et de contribuer à
l'amélioration continue de notre entreprise.
Par ailleurs, les 4e Universités de la Vie
coopérative se sont déroulées au Musée
de l’Air et de l’Espace du Bourget, dont
nous sommes mécène, et ont mobilisé
l’ensemble des administrateurs de SLE.
Enfin, en 2011, la soirée institutionnelle a
été ouverte à nos sociétaires ainsi qu'à
nos clients entreprise et gestion privée
et s’est déroulée, dans le cadre de notre
convention de mécénat, à la Comédie
Française autour de la pièce "Un fil à la
patte".
* www.societaires-ceidf.fr
Premier Club du réseau Caisse d’Epargne,
le Club des Sociétaires de la CEIDF fêtera
ses 10 ans en 2012. Il compte aujourd’hui
plus de 80 000 membres représentant
plus de 60 % du capital souscrit auprès
des SLE. Preuve de l’intérêt qu’il suscite,
l’utilisation de la carte a doublé. Le club
permet aux sociétaires de faciliter leur
quotidien en accédant à un grand nombre
d’avantages, dans le domaine de la culture,
des loisirs et de la vie pratique.
Vitrine de la vie coopérative, le site Internet*
avec notamment la web radio, est en
constant développement pour coller au
plus près des attentes de nos sociétaires. Il
relaie les informations de la vie coopérative
mais aussi toutes les offres du Club et a vu
sa fréquentation quadrupler sur l’année ;
autres dispositifs d’information diffusés aux
membres du Club et aux partenaires, la
newsletter et le magazine des sociétaires.
600 000
sociétaires :
objectif 2012
La responsabilité sociétale
d’entreprise (rse)
La responsabilité sociétale d’entreprise
est centrée sur le cœur des métiers des
Caisses d’Epargne et dans le respect
de son identité historique de banque de
proximité, au service de tous les franciliens
et des acteurs de son territoire.
L'application m
obile
"Club des sociét
aires"
Pour renforcer
une proximité
moderne et inno
vante avec nos
sociétaires, no
us proposerons
courant 2012, un
e application
mobile gratuite
du Club des
Sociétaires. Ce
tte application
permet tra de co
nsulter et de
localiser l’intég
ralité des of fre
s
Club. Les of fres
Flash et les
diverses invitat
ions seront
"poussées" pa
r SMS.
27
27
au cœur des métiers bancaires
17
actions
de mécénat sou
tenues
par la CEIDF
David Grimal
et les Dissonanc
es
Lorsqu’il crée Le
s Dissonances,
David Grimal se
lance dans
une aventure hu
maine.
Il organise plus
ieurs fois par
an des concer ts
au bénéfice
des sans-abri au
cours d’une
saison musical
e baptisée
"l’Autre Saison"
, dont la CEIDF
est le mécène.
Ces concer ts,
accessibles à to
us, ont lieu
à l’église St LeuSt Gilles au
cœur de Paris.
Les recettes
sont reversées
aux Margéniau
x,
association d’ai
de aux sansabri, qui finance
des actions de
réinsertion en fa
veur de cette
population défa
vorisée.
28
Dans une optique de conjuguer au
mieux l’éthique de l’approche sociétale à
l’efficacité du métier bancaire, plusieurs
projets ont vu le jour au cours de l’année
2011. La Caisse d’Epargne Ile-de-France
a été désignée comme pilote du chantier
"Indicateurs RSE" au sein du Groupe
BPCE, dont l’objectif a été de définir un
socle d’indicateurs RSE communs à
l’ensemble des entités et filiales du Groupe.
Dans le même esprit, la CEIDF est l’une
des Caisses d’Epargne pilote pour la mise
en place, au niveau du Groupe, d’une
approche harmonisée des bilans de gaz
à effet de serre (Bilan Carbone® sectoriel),
dont les travaux doivent s’achever en 2012.
Enfin, l’accompagnement des acteurs du
territoire dans la rénovation de l’habitat
collectif sera poursuivi.
Parmi les actions prioritaires pour 2012, la
Caisse d’Epargne Ile-de-France souhaite
sensibiliser les clientèles corporate à la RSE
et les accompagner, notamment, dans la
lutte contre le changement climatique.
D'autres actions concernent également la
mise en place d’un plan pour la prévention
du stress et des risques psychosociaux et
l’intégration de la démarche RSE dans le
fonctionnement de l’entreprise coopérative.
Initié en 2011, le projet "entreprise
numérique" sera poursuivi afin de gagner
en fiabilité et en délais dans le traitement
des dossiers et de réduire la consommation
de papier grâce à la numérisation.
Améliorer la qualité de la relation client tout
en répondant aux enjeux de la société :
la Caisse d’Epargne Ile-de-France peut
jouer pleinement son rôle de banquier
responsable.
la philanthropie
Dès son origine, à l’initiative même de ses
fondateurs, la Caisse d’Epargne Ile-deFrance continue à mener des actions de
mécénat d’intérêt général avec, comme
axe, favoriser l’accès à la culture auprès
du plus grand nombre, en particulier
des jeunes et favoriser l’accessibilité aux
personnes en situation de handicap.
Parmi les nouveaux projets en 2011, la
CEIDF a soutenu Les Dissonances, le
Musée de l’Air et de l’Espace, le Musée
de la Grande Guerre.
Les Dissonances est un collectif de 50
musiciens réunis autour du violoniste David
Grimal. Cet orchestre atypique sans chef
d’orchestre, réunissant des solistes de
renommée internationale et des débutants,
aborde les plus belles œuvres classiques
et contemporaines pour des moments de
découverte musicale auprès d’un large
public.
Le 21 juin 2011, la CEIDF est devenue le
mécène du musée de l’Air et de l’Espace,
premier musée aéronautique d’Europe.
Pour les deux prochaines années, la
CEIDF va financer le projet de rénovation
et d’accessibilité aux personnes souffrant
de handicap de ce musée qui accueille au
Bourget plus de 250 000 visiteurs par an.
Inauguré à Meaux le 11 novembre 2011, le
musée de la Grande Guerre a bénéficié du
soutien de la CEIDF avec la signature d’une
convention de mécénat. Deux axes ont
été privilégiés : la démarche pédagogique
grâce à un support qui transmet l’histoire
du conflit aux générations futures et
l’accessibilité aux personnes handicapées
par le financement de rampes, d’archives
visuelles sous-titrées.
Ces conventions de mécénat s’inscrivent
dans le projet du Grand Paris culturel,
dans lequel la CEIDF s’est engagée le 21
septembre dernier en signant un accord
avec fonds de dotation. La CEIDF contribue
à la réflexion du schéma directeur de la
dimension culturelle du Grand Paris, dont
l’ambition est de faire rayonner notre région
en France et dans le monde.
La CEIDF a réaffirmé ses engagements
avec la Comédie-Française sur trois axes.
Le premier axe est l’action culturelle et
éducative dont la mission est d’initier le
public scolaire au répertoire classique
et contemporain. Le deuxième axe est
l’accueil des élèves comédiens permettant
à de jeunes élèves-comédiens, issus de
grandes écoles nationales supérieures
d’art dramatique françaises, de poursuivre
leurs études par une année de formation
au sein de la troupe. Le troisième axe est
la gratuité des premiers lundis du mois
pour les jeunes de moins de 28 ans : 1 000
jeunes en ont profité en 2011. Par ailleurs,
la CEIDF a poursuivi son partenariat avec
l’Orchestre de Paris, avec des accès à des
concerts spécifiques à tarifs réduits pour
les jeunes et les familles ou des concerts
gratuits en mairie.
Autre engagement renouvelé, celui
avec la fondation Royaumont : un projet
de sensibilisation à l’art et la culture de
jeunes élèves (en classe de CM1/CM2)
d’établissements en zone d’éducation
prioritaire du Val d’Oise a été développé.
Ateliers d’écriture, théâtre, danse,
peinture et sculpture, sont des exemples
de thématiques que les enfants ont pu
découvrir. En 2011, ce projet a été étendu
à d’autres communes de Seine St Denis.
Plus de 100 enfants ont été concernés.
La CEIDF a soutenu la 3e édition du Festival
Jazz à toute heure, qui allie la découverte
du Jazz et la randonnée dans la vallée de
la Chevreuse ; 2 000 jeunes des écoles
primaires et des collèges des Yvelines ont
été accueillis lors d’une répétition suivie
du concert. Ce festival, très médiatisé en
raison de la présence du célèbre batteur
Daniel Ceccarelli, est organisé sur cinq
week-ends, avec une soirée spéciale
Claude Nougaro.
4 289
Rêves de gosse, action pédagogique
menée tout au long de l’année, permet à
des enfants ordinaires et extraordinaires de
travailler sur un projet commun, couronnée
par des baptêmes de l’air offerts à des
enfants défavorisés par la vie.
Partenaire fondateur avec l’Essec
d’Antropia, premier incubateur social, la
CEIDF apporte son soutien en tant que
banquier engagé et solidaire pour des
projets d’entreprises à finalité sociale,
innovants et économiquement viables.
Une quarantaine de projets a bénéficié de
l’accompagnement stratégique, de l’aide
technique et du soutien financier d’Antropia
depuis 2005, date de sa création.
l'inclusion financière
Banque solidaire, la Caisse d’Epargne
Ile-de-France poursuit son engagement
dans des actions en faveur de l’inclusion
bancaire ; l’accès aux services financiers
est facilité grâce à l’action conjointe de
Parcours Confiance, Ile-de-France Active
et Finances & Pédagogie.
personnes formées
par Finances & Pédagogie
dont 930 jeunes
Créatrices d'avenir : prix
entreprenariat
féminin
Deux clientes de la CEIDF
distinguées parmi les 300
dossiers reçus :
Ndella Diakhaté, fondatrice
de Net t’Bio, a favorisé l’in
ser tion par
l’emploi tout en adoptant
une démarche environnem
entale par
l’utilisation de produits d’e
ntretien écologiques. Ann
e Charpy, pour son
association Voisin Malin,
a été récompensée pour
l’innovation sociale
fondée sur la prise d’auto
nomie des habitants du qua
rtier, qui se veulent
por te-parole, médiateurs
et accompagnateurs des
per
sonnes en grande
difficulté.
29
Depuis 2008, l’association Parcours
Confiance Ile-de-France accorde des
microcrédits personnels et professionnels,
pour des personnes qui n’ont pas toujours
les garanties suffisantes pour obtenir un
financement adapté à leurs besoins.
Parcours Confiance Ile-de-France finance
les projets des microcréateurs, assure
l’accompagnement bancaire et participe
au financement du projet. En 2011,
Parcours Confiance Ile-de-France a étudié
502 dossiers et accordé 110 microcrédits
personnels, qui ont représenté 194 000 E.
Pour les microcrédits professionnels,
Ile-de-France Active a financé plus de
1 000 entreprises en 2011 et mobilisé
plus de 60 ME au service des entreprises
franciliennes, créant ou sauvegardant
5 370 emplois. L’an dernier, Ile-deFrance Active a récompensé des projets
d’entreprise portés par des femmes au
travers son prix "Créatrices d’avenir".
Finances et Pédagogie réalise des
formations auprès de tout public, sur le
thème de l’argent dans la vie. Plusieurs
actions ont été menées par l’association
dans des établissements éducatifs, tels
que les Apprentis d’Auteuil, le CFA de
Rambouillet spécialisé dans les Métiers
du Cheval. Enfin, Finances et Pédagogie
a assuré des formations auprès de
personnes en grande difficulté, dans des
centres pénitentiaires, d’hébergement, ou
des associations de réinsertion.
Finances et Pédagogie a apporté son
expertise en matière d’éducation financière
tout au long de l’année scolaire 20102011 au Championnat national des minientreprises, organisé par Entreprendre
pour Apprendre.
le sponsoring
La Caisse d’Epargne Ile-de-France soutient
de nombreuses activités dans le domaine
du sport et de la culture et, avec en 2011,
une nouvelle orientation vers la musique.
le sport
En 2011, la CEIDF a été sponsor de
plusieurs courses à pied, pratique sportive
préférée des français. Elle a été présente
sur des manifestations locales comme la
30
Route des Quatre Châteaux ou le marathon
des Yvelines. Elle a renouvelé son
partenariat pour la 13e année consécutive
avec le prestigieux Marathon de Paris, qui
a accueilli plus de 31 000 participants ;
autre course exclusivement féminine, La
Parisienne, a également reçu son soutien.
La course Odysséa a été parrainée une
nouvelle fois par la CEIDF. Placée sous
l’égide de Roselyne Bachelot, Ministre de la
Santé et des Sports, cette course connaît
un succès grandissant : grâce aux 22 000
participants, un chèque 280 000 E a été
remis à l’institut Gustave Roussy afin de
financer des programmes de recherche en
faveur de la lutte contre le cancer du sein.
La CEIDF continue à soutenir également
des sports comme le football ou
l’athlétisme. En partenariat avec la ligue
de Paris Ile-de-France de football, la CEIDF
a renouvelé la convention pour le Challenge
du meilleur club de jeunes. Créé en 2002
pour récompenser le mérite et le fair-play
des clubs engagés dans les championnats
régionaux, ce challenge est un vrai label qui
facilite les démarches des clubs lauréats
auprès des collectivités locales. Pour la
6e année, la CEIDF a été partenaire du
meeting national indoor du Val d’Oise
d’Eaubonne. Les athlètes participent à
cette compétition pour y décrocher leur
qualification aux championnats du monde.
la BD et la musique
Partenaire historique du festival international
de la Bande dessinée d’Angoulême, la
CEIDF apporte son soutien au 9e art,
la Bande Dessinée, pour mieux la faire
connaître et favoriser la créativité des
jeunes, notamment avec le concours de
la BD scolaire.
Toujours fidèle à la fête des Moissons
de Provins, la CEIDF a renouvelé son
partenariat pour la 41e édition de cette
manifestation qui se déroule dans la vieille
ville, à l’intérieur des remparts.
Côté musique, le programme Esprit
Musique a été lancé en 2011. Alors que
la musique est en train de vivre un virage
économique, la Caisse d’Epargne a choisi
de la soutenir. L’ambition est de rendre
accessible la musique classique, de faire
découvrir de jeunes talents et de les
accompagner pour qu’ils aillent plus loin.
Le site internet espritmusique.fr permet
aux internautes d’être informés de toutes
ces actions dans l’univers de la musique.
Le contenu est en partie rédigé par des
bloggeurs qui font partager aux internautes
leurs expériences musicales et leurs coups
de coeur du moment. Le site internet
comporte également une billetterie pour
la prévente de grands concerts.
Esprit Musique participe à la coproduction
de concerts, comme ceux de l’Orchestre
Symphonique Confluences sous la
baguette de Philippe Fournier ou encore
ceux du Centre culturel de Rencontre
d’Ambronnay pour le Festival de musique
ancienne. Esprit Musique c’est également
un partenariat avec 9 salles de concert en
Ile-de-France : Le Forum, le Triton, Petit
Bain, La Maroquinerie, la Flèche d’Or,
le Point Ephémère, Paul B, le Café de
la Danse et EMB. La CEIDF apporte un
soutien financier à ces salles reconnues
pour leur professionnalisme, qui ont choisi
de programmer des artistes prometteurs,
de les sélectionner et de les présenter au
Concours Jeunes Talents.
Pour la 1re édition de ce concours Jeunes
Talents 2011, une centaine d’artistes était
en lice, répartis sur 13 territoires de votes.
C’est le groupe de rock Birdy Hunt qui
a été couronné Lauréat Régional Ile-deFrance et Lauréat National. Favori des
internautes de sa région parmi les 19
groupes participants en Ile-de-France,
Birdy Hunt a remporté une dotation ainsi
qu’une tournée dans les salles partenaires
en France.
rapport
financier
extraits
Sommaire
32
Bilan aux 31 décembre 20
11
34
Compte de résultat indivi
duel
des exercices 2011 et 2010
et 2010
31
bilan aux 31 décembre 2011 et 2010
caisse d’epargne ile-de-france
comptes individuels
Normes comptables françaises
32
33
compte de résultat individuel
des exercices 2011 et 2010
Normes comptables françaises
34
rapport
financier IFRS
extraits
Sommaire
36
Bilan consolidé aux 31 dé
cembre 2011 et 2010
38
Compte de résultat IFRS
des exercices 2011 et 2010
35
bilan consolidé
aux 31 décembre 2011 et 2010
caisse d’epargne ile-de-france
bilan consolidé ifrs
36
37
compte de résultat iFRS
des exercices 2011 et 2010
38
26/28, rue Neuve Tolbiac – 75013 Paris – 01 58 06 72 38 - [email protected]
Crédits photos : T. Mamberti - Fotolia - X
Caisse d’Epargn
e Ile-de-France
26/28, rue Neuve
Tolbiac – 75013 Pa
ris
Tél. : 01 58 06 60
00
Banque coopérat
ive - articles L. 51
2-85
et suivants du Co
de Monétaire et Fin
ancier
Capital 1 157 868
380 euros
382 900 942 RCS
Paris
www.caisse-epa
rgne.fr