Prévention de la pollution dans les marinas

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Prévention de la pollution dans les marinas
Prévention de la pollution dans
les marinas
.. . . . . . . . .
Marinas écologiques
Mars 2001
Rapport produit par :
Division des programmes fédéraux
Direction générale de la protection de l’environnement
Région de l’Ontario
ENVIRONNEMENT CANADA
49, Camelot Drive
Nepean (Ontario)
K1A 0H3
Numéro de téléphone : (613) 952-8675
Numéro de télécopieur : (613) 952-8995
Adresse de courrier électronique : [email protected]
Site Web : www.on.ec.gc.ca/epb/fpd
Dans la présente, la mention d’une appellation commerciale ou d’un produit commercial quelconque ne constitue
pas (et ne devrait pas constituer) une approbation ou une recommandation pour fins d’utilisation. Les lecteurs qui
veulent obtenir des détails sur le rendement de certains produits ou services ou qui veulent discuter d’éléments
propres à leur situation sont priés de communiquer avec les fournisseurs ou fabricants concernés.
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Table des matières
INTRODUCTION
1
STRATÉGIE D’INTERVENTION
Prévention de la pollution
Avantages qu’offre la prévention de la pollution
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ACTIVITÉS ET EXPLOITATION DES MARINAS
Stationnement
Nettoyage des embarcations
Entreposage des embarcations
Entretien et réparation des moteurs – déchets dangereux
Réparation des coques – sablage et peinture
Espaces verts et zones tampons – surfaces perméables
Services de vidange
Ravitaillement en carburant
Recyclage
Ordures ménagères
Gestion des déchets d’origine animale
Gestion des déchets de poisson
Contrôle des plantes et des animaux nuisibles
Éclairage
Installations à l’usage des clients (toilettes et buanderie)
Sensibilisation du public
Personne-ressource
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AUTRES SOURCES DE RENSEIGNEMENTS
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Introduction
Pour de nombreux plaisanciers au Canada, les marinas servent de point d’accès aux splendides lacs et rivières
qu’offre notre pays. Ainsi, les marinas fournissent des services essentiels aux propriétaires d’embarcation qui
veulent assurer la sécurité et l’agrément de leurs activités sur l’eau. Ces services comprennent notamment
l’entretien et la réparation des moteurs d’embarcation, le nettoyage des coques ainsi que la réparation et la peinture
des structures extérieures. Les marinas dispensent également des services courants tels que la vidange des eauxvannes, l’enlèvement des ordures et le ravitaillement en carburant. Bon nombre de ces activités se déroulent
essentiellement l’été ; cependant, certaines marinas assurent à l’année longue l’entretien et la réparation des
moteurs ainsi que la réparation et la peinture des coques.
Les marinas et les activités de navigation de plaisance sont plus populaires que jamais auprès des utilisateurs des
voies navigables. La multiplication des aménagements riverains en général, et la croissance des activités de
navigation de plaisance en particulier, contribuent à nous sensibiliser au besoin de protéger les voies navigables.
Les activités de navigation et les marinas permettent aux citoyens de profiter des voies navigables. Cependant, si
les installations sont mal planifiées ou mal gérées, elles risquent de menacer la santé des systèmes aquatiques et
d’exposer le milieu naturel à d’autres dangers. Il y a moyen de réduire considérablement la pollution diffuse
provenant des marinas ; pour ce faire, il suffit de choisir judicieusement l’emplacement des installations, d’adopter
de bonnes pratiques de conception et de construction et d’assurer une exploitation et un entretien judicieux des
lieux.
Les marinas sont situées au bord de l’eau, de sorte qu’il ne s’y trouve aucune zone tampon permettant de prévenir
le rejet de polluants dans les voies navigables. Les sources de pollution suivantes, liées aux marinas et aux activités
de navigation de plaisance, risquent d’avoir des conséquences néfastes sur le milieu naturel :
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•
•
•
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les voies navigables contenant de bas niveaux d’oxygène dissous en raison d’une circulation d’eau
inadéquate ;
les polluants rejetés par les bateaux ;
les polluants transportés par les eaux de pluie à partir des aires de stationnement, des toits et d’autres
surfaces imperméables ;
la transformation physique ou la destruction de terres humides lors de la construction des marinas,
des rampes et des installations connexes ;
les polluants générés par les activités d’entretien des bateaux, sur terre et dans l’eau ; et
la destruction de l’habitat du poisson.
La mise en œ uvre de mesures efficaces de gestion minimise l’incidence des opérations des marinas, prévient
l’introduction de polluants diffus dans l’environnement et réduit l’exposition des ressources hydriques aux
substances polluantes. En matière de maintien et de protection de la qualité des voies navigables, les marinas sont
et continueront d’être en mesure de donner l’exemple. Ainsi, en adoptant des pratiques sans danger pour
l’environnement, elles pourront avoir un impact considérable sur les comportements des propriétaires
d’embarcation.
Toute stratégie de gestion des marinas devrait intégrer des mesures de prévention de la pollution. Les décisions
relatives à la mise en œ uvre de telles mesures de gestion devraient s’appuyer sur une stratégie de gestion équilibrée
qui assure la protection des milieux marins tout en offrant aux citoyens un juste accès aux voies navigables.
Il est important que les exploitants de marina et leurs clients prennent des mesures afin de contrôler ou de limiter
l’introduction de substances dangereuses dans l’eau. Pour ce faire, il suffira, dans la plupart des cas, d’adopter de
simples mesures préventives telles que : la désignation de zones réservées pour les activités potentiellement
nocives ; la localisation du matériel d’entretien dans des endroits où les risques de déversement sont faibles ;
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l’aménagement d’installations convenables et clairement indiquées pour le stockage des déchets ; et la
sensibilisation des plaisanciers à l’importance de la prévention de la pollution. Pour les exploitants de marina, les
bienfaits de mesures efficaces de prévention de la pollution se mesurent à la différence entre les coûts relativement
faibles de telles mesures, d’une part, et les forts coûts de dépollution qui risquent d’être encourus en cas d’incident
d’autre part —sans compter les pertes commerciales que pourrait entraîner une mauvaise perception du public à
l’égard d’une marina peu respectueuse de l’environnement.
En portant attention, dès la phase de conception, aux craintes environnementales que soulève l’exploitation de leur
établissement, les personnes qui prévoient aménager une marina peuvent grandement réduire les risques de
pollution. Quant aux marinas existantes, elles n’ont qu’à modifier légèrement leurs opérations, qu’à former leurs
employés et qu’à sensibiliser les plaisanciers pour contribuer à la protection des eaux contre les sources de
pollution.
Stratégie d’intervention
Prévention de la pollution
La prévention de la pollution désigne « le recours à des processus, à des pratiques, à des matériaux, à des produits,
à des substances ou à une énergie qui permettent d’éviter ou de réduire au minimum la production de polluants et
de déchets, et de réduire le risque général pour la santé humaine ou l’environnement ».
Le gouvernement fédéral croit fermement que la prévention de la pollution constitue la solution la plus efficace
pour protéger notre environnement, éliminer les déchets coûteux et promouvoir le développement durable. La
prévention de la pollution insiste sur l’élimination des polluants à la source plutôt que sur la gestion des polluants
une fois qu’ils ont été produits.
L’intérêt croissant pour la prévention témoigne d’un changement fondamental sur le plan des attitudes, en faveur
d’une solide stratégie de protection de l’environnement. La prévention relève également d’une saine philosophie de
gestion. La double nature des bienfaits — écologiques et économiques — que procure la prévention de la pollution
est au cœ ur de la stratégie de développement durable qui constitue la pierre angulaire du plan d’action général du
gouvernement.
La prévention de la pollution a pour but de circonscrire les risques pour la santé humaine et pour l’environnement
grâce à l’élimination des causes de pollution plutôt qu’au traitement des résultats — indice de l’abandon des
stratégies correctives axées sur le nettoyage au profit de stratégies dynamiques axées sur la planification. Les
programmes de prévention de la pollution stimulent les innovations qui contribuent à réduire les charges
opérationnelles, à stimuler l’efficacité des opérations et à assurer une protection efficace de l’environnement.
SHIFTING THE EMPHASIS
Control & Remediate
Pollution Prevention (P2)
PREVENTION
PREVENTION
SHIFT
CONTROL
CONTROL
CLEAN-UP
CLEAN-UP
A n ticipate
React
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En plus d’une refonte des méthodes existantes, la prévention de la pollution nécessite une nouvelle perception de la
conception et de l’exploitation d’installations telles que les marinas. En règle générale, les méthodes et pratiques
de prévention insistent sur des éléments tels que :
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•
les substances spéciales ;
l’utilisation et la conservation efficaces des ressources naturelles ;
la réutilisation et le recyclage sur les lieux ;
le remplacement des matériaux et des matières premières ;
l’efficacité des opérations ;
la formation ;
les méthodes d’approvisionnement ;
la création de produits ;
la révision de processus ;
la redéfinition de produits ;
l’adaptation de l’équipement;
la production écologique.
La prévention de la pollution a trait à l’élargissement de l’éventail des solutions rentables, à l’appui de la prise de
décisions en matière d’environnement. Elle a trait à la conception et à la production novatrices de produits ainsi
qu’à la réduction des coûts liés à l’adoption de fonctions efficaces et à la conservation des ressources. Elle a trait à
la réutilisation et au recyclage sur les lieux, à l’adaptation de l’équipement ainsi qu’à la formation des effectifs.
Par rapport aux méthodes classiques de protection du milieu naturel, la prévention de la pollution offre une
meilleure solution en vue d’atteindre les objectifs environnementaux que se sont fixés les Canadiens et les
Canadiennes, car elle encourage l’innovation et stimule nos capacités concurrentielles.
Vue comme instrument de protection de l’environnement, la prévention de la pollution repose sur la modification
de nos comportements, de notre façon de planifier et de brasser des affaires, de notre mode de vie courant.
Différentes solutions s’offrent pour aider les individus et les organisations à reconnaître les bienfaits de la
prévention de la pollution et à intégrer les stratégies de prévention de la pollution dans leur quotidien.
Avantages qu’offre la prévention de la pollution
La prévention de la pollution offre les avantages suivants :
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minimise ou évite la création de polluants ;
évite le transfert de polluants d’un milieu à l’autre ;
accélère l’élimination ou la réduction des polluants ;
minimise les risques pour la santé ;
favorise l’élaboration de technologies de prévention de la pollution ;
encourage l’exploitation efficace de l’énergie, des matières et des ressources.
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Activités et exploitation des marinas
Stationnement
Les routes revêtues et les aires de stationnement constituent les principales sources d’écoulement d’eaux de
ruissellement et de dépôt de sédiments dans les eaux navigables des marinas. De nombreuses marinas exploitent de
très vastes aires de stationnement pour véhicules, remorques de bateau, bateaux et équipements spécialisés. Il est
important que la zone imperméable soit aussi restreinte que possible, car moins elle est grande, moins il y aura
d’écoulements dans le bassin de la marina. On ne devrait revêtir les zones que lorsque cela est absolument essentiel
(figure 3). Les aires de stationnement devraient avoir un nivellement tel que les eaux de ruissellement s’éloignent
du bassin (figure 1) ; en outre, ces eaux devraient être soit recueillies par le biais du réseau municipal de collecte
des eaux pluviales (là où un tel réseau existe), soit filtrées au moyen d’un séparateur huile-eau avant d’être
évacuées.
Pour l’aménagement des aires de stationnement et des aires d’entreposage d’embarcations, songez à remplacer
l’asphalte par de la terre, du gravier ou un revêtement poreux à la fine pointe de la technologie. Une autre solution
est d’appliquer un liant naturel organique non toxique, issu de la famille du plantain. Lorsqu’il se mêle à un
granulat broyé (tel que le gravier) et à la terre, ce liant crée une surface moyennement perméable qui ne s’érode
pas. Cette matière résistante ne fend pas sous la pression du gel hivernal et résiste aux cycles du dégel. Elle se
répare facilement, car il suffit d’y ajouter de la nouvelle matière et de labourer la surface. En outre, on peut la
creuser au moyen d’une pelle afin d’y planter arbres et arbustes.
Plus les aires de stationnement sont éloignées du rivage, moins il y a risque que les eaux de ruissellement et les
débris atteignent les voies navigables. De nombreuses marinas offrent un service de navette utilisant des remorques
et des voiturettes (figure 2), aux fins du transport des plaisanciers et de leur matériel ; dans de tels établissements,
l’emplacement des aires de stationnement ne constitue pas un enjeu majeur.
Figure 1. Aire de stationnement qui offre
une zone tampon et dont le nivellement
éloigne l’eau du rivage
Figure 2. Plaisancier utilisant une voiturette
de transport entre l’aire de stationnement et
son embarcation
Figure 3. Route dépourvue de zone tampon et
où l’eau s’écoule vers la voie navigable
Nettoyage des embarcations
La plupart des propriétaires de bateau sont fiers de la propreté de leur embarcation et désirent protéger leur bien.
De nos jours, on trouve de nombreux produits nettoyants qui renferment des phosphates et des produits chimiques
qui sont toxiques pour l’environnement aquatique. En milieu marin, ces toxines et nutriants contribuent souvent à
la multiplication des algues, ce qui diminue les niveaux d’oxygène dissous dans l’eau et entraîne la mort du
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poisson.
La meilleure façon de prévenir l’infiltration de ces produits dans nos voies navigables est de s’abstenir de les
utiliser. En plus d’être nuisibles pour l’environnement, les produits nettoyants, savons ou détergents abrasifs
risquent de détruire le revêtement protecteur des embarcations. Ces produits peuvent contenir des ingrédients tels
que l’ammoniac, le sodium, les solvants chlorés, les distillats de pétrole ou la potasse. Il se vend de nombreux
produits nettoyants « écologiques » qui sont plus sûrs et tout aussi efficaces (figure 4). Comme le montre le tableau
suivant, les plaisanciers peuvent aussi utiliser des produits nettoyants de fabrication domestique, composés à partir
d’ingrédients non toxiques communs :
Type de nettoyage
Aluminium
Décoloration
Laiton
Chrome
Chrome ou métal
Plastique transparent
Cuivre
Ponts
Fibre de verre
Cheveux
Mains
Moisissure
Récurage
Toilettes
Fenêtres
Bois
Produit nettoyant de remplacement
Une cuillerée à table de crème de tartre diluée dans 500 ml d’eau chaude
Peroxyde d’hydrogène
Sauce Worcestershire, vinaigre et solution saline
Vinaigre et solution saline
Polir avec de l’huile pour bébés
Un volume de vinaigre pour deux volumes d’eau
Jus de citron et solution saline
Un volume de vinaigre pour huit volumes d’eau
Bicarbonate de soude et sel
Shampooing pour bébés (sans phosphates, avec pH équilibré)
Huile pour bébés et margarine
Vinaigre et solution saline
Bicarbonate de soude
Bicarbonate de soude
Un volume de vinaigre pour deux volumes d’eau
Polir avec de l’huile d’olive
Les exploitants de marina devraient encourager les clients qui lavent leur embarcation sur place à adopter des
pratiques de nettoyage sans danger pour l’environnement. L’utilisation de lances de boyaux à arrêt automatique
favorise la conservation de l’eau et réduit l’écoulement provenant des activités de lavage des embarcations. En plus
d’empêcher les saletés superficielles de s’incruster dans la couche de fibre de verre, le cirage des bateaux
consomme moins de détergent lors des nettoyages subséquents. Le pollen, la poussière et les spores sont des
substances naturelles qui ne causent aucun dommage s’ils se mélangent à l’eau de navigation. S’il faut laver un
bateau lorsqu’il se trouve dans l’eau, on recommande fortement de nettoyer à la main en se limitant aux surfaces
situées au-dessus de la ligne d’eau.
Par le passé, il était pratique courante de laisser s’écouler dans la voie navigable toute l’eau de lavage de fond, peu
importe qu’elle contienne des salissures et des particules de peinture. Lors d’une opération de lavage à pression,
des organismes marins se détachent du fond de la coque en même temps que des particules de peinture et des
fragments de matériau. Ces particules et fragments contiennent des métaux et d’autres produits chimiques qui
nuisent à la croissance de la faune et de la flore aquatiques.
De nombreux exploitants de marina interdisent les travaux d’entretien de la coque (sablage, peinture, travail du
bois ou de la fibre de verre) dans des endroits qui bordent directement les zones de contact entre l’eau et le sol. Les
aires de lavage de la coque devraient être aménagées là où l’eau de lavage peut être dirigée vers un bac de
décantation. Aucune opération de lavage ne devrait être permise sur une surface grillagée ou recouverte de
planches ou en tout autre endroit où l’eau de lavage ne peut être confinée. Toute plate-forme élévatrice ou surface
de manœ uvre devrait être nettoyée avant l’opération de lavage. Toute matière solide visible devrait être retirée de
l’eau de lavage avant que celle-ci ne soit évacuée dans le milieu marin ou dans les égouts. Toute eau de lavage qui
est évacuée dans un conduit sanitaire doit respecter les règlements en vigueur à l’échelon local.
Là où aucune surface imperméable n’est disponible pour les travaux de nettoyage, on devrait installer des bâches
de protection sous les embarcations afin de recueillir l’eau, les éclats de peinture, les raclures et les autres déchets.
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Les éclats de peinture et les raclures risquent d’être traités comme des déchets spéciaux qu’il faudra acheminer vers
une installation spéciale approuvée, pour fins d’élimination.
Une autre solution consiste à recycler l’eau de lavage après l’avoir filtrée. Le retrait des contaminants des eaux
usées peut se faire par étapes, selon la quantité de polluants à éliminer.
1.
Décantation – Ce processus permet aux contaminants de former des sédiments lorsqu’on laisse reposer les
eaux usées sans les perturber. Il nécessite une plate-forme pour recueillir l’eau de lavage et la conserver dans
une installation de retenue. Peu coûteuse, cette méthode est de conception et d’aménagement faciles.
Cependant, elle n’est que partiellement efficace lorsqu’il s’agit de retirer les contaminants, car seules certaines
particules peuvent être extraites par décantation.
2.
Filtration – Ce processus nécessite que l’eau circule à travers un ou plusieurs filtres qui retiennent des
particules de différentes tailles. La filtration peut s’opérer dès l’étape de la plate-forme de lavage ; il suffit pour
ce faire de déposer des balles de foin ou un filtre en tissu sur le drain d’entrée du bassin de lavage. Cette
méthode est efficace pour retenir les particules visibles. Le processus peut être répété en faisant circuler l’eau à
travers un ou plusieurs filtres de plus en plus fins.
3.
Traitement – Exploitant les technologies utilisées dans d’autres industries, cette méthode prévoit le
prétraitement des eaux usées afin d’en retirer les contaminants. Il s’agit en quelque sorte de reproduire, à
petite échelle, le fonctionnement d’une station d’épuration des eaux. Le traitement peut prévoir le retrait des
huiles et des graisses, des métaux ou d’autres contaminants, selon la technologie utilisée. Par exemple, des
agents peuvent être introduits dans l’eau pour encapsuler les métaux et forcer leur extraction de la solution.
Cette méthode est la plus perfectionnée qui soit au regard de l’épuration des eaux usées.
Une fois terminé leur traitement, les eaux usées peuvent être soit déversées dans le cours d’eau, soit évacuées dans
un conduit sanitaire, soit réutilisées aux fins de lavage à pression ou pour d’autres applications qui consomment de
l’eau, telles que l’arrosage des espaces verts. La réutilisation est l’option la plus pratique, car elle permet de
conserver l’eau tout en évitant de devoir obtenir une autorisation de rejet.
Figure 4. Produits nettoyants sans danger pour
l’environnement
Entreposage des embarcations
En général, les embarcations devraient être entreposées à l’écart de l’eau (figure 6). Les marinas qui songent à
offrir des installations d’entreposage des bateaux ou de nouveaux quais d’amarrage devraient non pas multiplier le
nombre de cales de mouillage, mais bien ajouter des espaces de stockage à sec (figure 5). Lorsqu’ils sont entreposés
à sec, les bateaux n’accumulent pas de salissures marines. Par conséquent, ils n’ont point besoin d’être recouverts
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de peintures antisalissures, souvent toxiques, et l’on n’a pas à procéder à l’opération de nettoyage et de raclage qui
précède habituellement les travaux de peinture. En outre, les embarcations sont peu sujettes aux accumulations
d’eau dans le fond de cale et, partant, aux rejets d’eau de cale mazouteuse.
L’une des craintes que soulève l’entreposage des bateaux sur la terre ferme a trait au risque de fuite des unités de
propulseur semi-hors-bord et des moteurs extérieurs. D’habitude, on dispose des gattes sous les tubes d’étambot
remplis de graisse, sous les propulseurs semi-hors-bord et sous les moteurs extérieurs afin d’empêcher la
contamination provoquée par des fuites. Il serait bon de verser des inhibiteurs dans le réservoir à carburant avant
toute opération d’entreposage à long terme, histoire de stabiliser le carburant et de réduire les quantités de
combustible résiduaire. Les marinas devraient encourager les propriétaires de bateau à utiliser des bâches de
protection ou à préférer les housses de protection en toile réutilisables aux housses rétrécissables, qui tendent à
produire des déchets inutiles. Là où les housses rétrécissables constituent la seule solution, on devrait s’assurer de
réutiliser et de recycler tout matériau devenu inefficace.
Figure 5. Entreposage des bateaux sous abri
Figure 6. Entreposage à l’extérieur, sur
revêtement de gravier
Entretien et réparation des moteurs – déchets dangereux
Les marinas produisent différents types de déchets dangereux : antigel (glycol) ; peintures ; diluants ; huiles ;
filtres ; eau de cale ; batteries ; essence ; chiffons gras. Bon nombre de ces déchets sont le résultat de l’entretien des
moteurs et des coques de bateau (figure 7). Par le passé, ces produits étaient souvent jetés aux rebuts au même titre
que les déchets courants. Les déchets dangereux devraient toujours être rangés séparément et ne devraient jamais
être mélangés ou jetés avec des déchets non dangereux. Les clients ne devraient pas avoir le loisir de déposer
directement leurs déchets dangereux dans des conteneurs désignés. Dans la plupart des cas, on traite les solutions
de déchets liquides comme si elles étaient contaminées, de sorte qu’elles ne peuvent être utilisées aux fins de
recyclage.
Pour les exploitants de marina, une autre solution consiste à procéder directement à la collecte des déchets
dangereux provenant des bateaux des clients, histoire d’assurer leur manutention et leur élimination adéquates. Les
conteneurs de déchets dangereux devraient être réservés à l’usage exclusif du personnel de la marina, et leur
vocation (contenu) devrait être clairement indiquée.
Une aire d’évacuation ou de recyclage devrait être aménagée pour les produits suivants, surtout si la marina
exécute des travaux d’entretien :
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•
•
•
•
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huile usée, fluide de refroidissement, essence, carburant diesel et graisses ;
chiffons gras ;
filtres à huile usagés ;
pièces de moteur endommagées ou usées ;
contenants vides d’huile, de fluide de refroidissement, etc. ;
produits nettoyants et solvants inutilisés ;
batteries à plat.
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Une fois ramassés, les déchets issus des travaux d’entretien doivent être éliminés comme il se doit. À cette fin, des
récipients de stockage devraient être installés à proximité des aires d’entretien ou dans des zones faciles d’accès. Si
les récipients sont en plein air, ils devraient être recouverts afin d’empêcher l’eau de pluie d’y pénétrer. Par
ailleurs, un couvercle contribue à prévenir les déversements de matières recueillies provoqués par des
précipitations.
Figure 7. Stockage inadéquat de matières
dangereuses
Réparation des coques – sablage et peinture
Nombreux sont les plaisanciers qui sablent et peinturent leur propre embarcation sans recourir aux services d’un
professionnel (figure 8). Cette pratique est acceptable en autant que le plaisancier soit conscient des risques que de
tels travaux posent pour l’environnement. Là où l’utilisation de techniques classiques de sablage est permise, une
toile de peintre devrait être placée sous la coque afin de capter la poussière de sablage et les éclats de peinture. Les
particules de peinture délogées devraient être aspirées ou balayées plutôt qu’arrosées au jet (figure 9). Autant que
possible, l’opération de sablage devrait s’effectuer dans un endroit fermé où l’on pourra contenir et récupérer les
grosses particules. Les jours de vent, le fait de travailler à l’intérieur empêche la poussière et la peinture de
s’échapper à l’air libre. Le bateau devrait reposer sur une surface dure non poreuse — une plate-forme cimentée,
par exemple.
Les ponceuses à ramasse-sciure, les machines à meuler et les systèmes de décapage en boucle fermée peuvent
réduire considérablement la quantité de fins débris relâchés dans l’environnement. De nombreuses marinas louent
de tels appareils à leurs clients afin d’en promouvoir l’utilisation et de réduire les incidents de contamination. En
plus de sensibiliser les utilisateurs aux questions environnementales, cette pratique génère des recettes pour les
marinas.
Certaines installations de grande envergure offrent un service professionnel de sablage au jet. Le sablage au jet des
coques de bateau est un travail salissant qui produit de grandes quantités de silice usée, mêlée à de la peinture de
fond. Ces résidus devraient être stockés dans des barils, pour fins d’élimination dans un lieu d’enfouissement. Bien
que le sable soit relativement économique, la main-d’œ uvre est coûteuse, et le milieu marin risque toujours d’être
pollué ; c’est pourquoi toute opération de sablage au jet devrait être entreprise dans un endroit fermé où l’on pourra
contenir et récupérer les grosses particules.
De nos jours, au lieu de la silice, certaines marinas utilisent une matière plastique qui peut être réutilisée plusieurs
fois. Cette matière est assez dure pour pulvériser la peinture, mais pas assez pour endommager la couche de fibre
de verre. Ainsi, elle convient bien à l’enlèvement de la peinture antisalissures. Une fois l’agent antisalissures
enlevé, la matière plastique et la peinture sont aspirées dans une trémie qui achemine le mélange pour fins de
récupération et de nettoyage. La vieille poussière de peinture est séparée et recueillie, ce qui réduit grandement la
quantité de déchets de poussière à éliminer. Étant sèche, l’ancienne peinture de fond a la texture de la poussière
d’argile et est pratiquement inodore. Cette technologie axée sur la matière plastique réduit les coûts de nettoyage et
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d’élimination, donne une surface de meilleure qualité et s’avère beaucoup moins dangereuse pour les couches
fraîches de fibre de verre.
Le recours aux peintures antisalissures vise à empêcher la formation de salissures marines sur la coque des
bateaux. La plupart de ces peintures relâchent en permanence de très petites quantités d’ingrédients actifs, dont des
composés organostanniques ou des composés du cuivre. Il s’agit là de substances toxiques qui empêchent les
organismes de se coller aux surfaces peintes et de s’y développer. Des études ont montré que, même en petites
concentrations, ces ingrédients actifs — en particulier le tributylétain — pouvaient nuire à la faune et à la flore
aquatiques. Toute fuite de ces matières à partir des aires d’entretien et de réparation des coques de bateau pose un
risque pour l’environnement. De même, s’ils sont mal exploités, les solvants, les diluants, les nettoie-pinceau et les
autres substances utilisées dans les travaux de sablage et de peinture représentent une menace pour
l’environnement. Certaines de ces substances contiennent des agents cancérogènes et ont tendance à sombrer dans
la colonne d’eau, appauvrissant la qualité de la ressource et endommageant la faune et la flore ainsi que le milieu
marin. La loi interdit l’utilisation de peintures au tributylétain à bord des bateaux de plaisance.
On recommande aux exploitants de marina de conserver des stocks de peinture, de vernis et de solvants pour une
saison à la fois. Si possible, des peintures et solvants à base aqueuse devraient être utilisés. Les peintures, solvants
et diluants devraient être mélangés à l’écart du rivage avant d’être transportés vers les aires de travail dans des
contenants bien scellés. Les contenants vides de peinture ou de solvant devraient être laissés à découvert, histoire
de les laisser sécher avant l’opération de recyclage.
Figure 8. Sablage et peinture sans bâche de
protection
Figure 9. Éclats de peinture sur le sol
Espaces verts et zones tampons – surfaces perméables
Afin de réduire le débit d’écoulement des eaux de surface vers les voies navigables et de prévenir l’érosion
(figure 11) causée par l’eau provenant des aires de stationnement et des routes de la marina, il y aurait lieu
d’aménager des zones tampons et d’autres dispositifs de contrôle de l’écoulement des eaux de ruissellement. Une
zone tampon gazonnée devrait séparer la route et le bassin, histoire de filtrer et de ralentir l’écoulement des eaux
vers ce dernier. En plus de retenir l’eau, les zones tampons et les espaces verts aménagés le long des bassins
rehaussent l’aspect général de la marina tout en offrant des aires de loisirs supplémentaires (figure 10).
En installant un drain de captage des eaux pluviales le long de toute rampe imperméable de mise à l’eau, on
contribue à freiner l’écoulement des eaux vers le bassin. L’installation d’une goulotte et d’un tissu filtrant au bord
de la rampe contribue à prévenir l’introduction d’éclats de peinture et de débris dans l’eau. Le gravier et la pierre
concassée sont beaucoup moins coûteux que l’asphalte et nettement plus faciles d’entretien. Une autre méthode
pour empêcher les eaux pluviales contaminées de se déverser dans les voies navigables consiste à placer des balles
de foin tout autour de l’aire de travail ou à installer des absorbeurs d’huile dans les zones de drainage. Les zones
tampons réduisent également les quantités de limon déposées dans le bassin, ce qui diminue la fréquence à laquelle
il faut lancer des opérations de dragage.
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Figure 10. Aménagement d’espaces verts
Figure 11. Érosion du sol
Services de vidange
L’installation d’un système de vidange des eaux usées comporte toute une gamme d’avantages pour une marina.
En plus de prévenir le déversement de déchets dans la rivière ou le lac, pareil système rehausse l’image de
l’établissement, en qui le public reconnaît un organisme respectueux de l’environnement. Il motive également les
plaisanciers à visiter la marina, dans un contexte où toute nouvelle embarcation représente, pour l’exploitant, des
ventes possibles de fournitures, de carburant, de matériel et de services de réparation. Quant aux plaisanciers, ils
voient dans cette visite l’occasion d’explorer de plus près la marina et d’apprécier les services qu’elle offre.
Lorsqu’elles sont déversées dans nos cours d’eau, les eaux usées provenant des bateaux posent un danger pour
l’environnement et pour la santé humaine. S’ils sont ingérés, les pathogènes qu’elles renferment peuvent
provoquer des maladies telles que la diarrhée, la dysenterie, l’hépatite et l’infection à Salmonella. Les substances
nutritives présentes dans les eaux usées peuvent stimuler indûment la croissance végétale dans l’eau, entraînant
une réduction des niveaux d’oxygène dissous qui, à son tour, provoque une prolifération d’algues, des mauvaises
odeurs ainsi que la mort du poisson. La surabondance de substances nutritives dans les eaux d’égout brutes
représente un apport alimentaire excessif pour des plantes microscopiques telles que les algues, qui commencent
alors à se multiplier. À mesure qu’elles meurent et se décomposent, ces algues consomment l’oxygène dans l’eau,
entraînant éventuellement la production de gaz nauséabonds.
En certains endroits (des États-Unis), il est permis de déverser dans un cours d’eau les eaux usées provenant d’une
embarcation. En Ontario, par contre, en vertu du Règlement 343 – Discharge of Sewage from Pleasure Boats, il est
désormais illégal de déverser les eaux usées d’une embarcation, brutes ou traitées, dans les cours d’eau de la
province. Légalement, les eaux usées doivent d’abord être traitées au moyen d’un appareil d’épuration
marine (AEM) avant d’être ensuite déversées dans une fosse septique ou dans la cuve de rétention d’une marina.
Par le passé, il était difficile d’appliquer ce règlement en raison du faible nombre de stations de vidange dotées
d’AEM offertes aux plaisanciers (figure 13). Par conséquent, il n’était pas rare de croiser des bateaux mal équipés
ou faisant un mauvais usage des AEM. Toutefois, face à la dégradation de la qualité de l’eau liée à l’augmentation
du nombre de plaisanciers (et donc à l’augmentation des rejets d’eaux usées), les marinas ont introduit de
nouveaux systèmes de vidange, et les municipalités ont aménagé de nouvelles installations d’amarrage de nuit. De
nos jours, la plupart des marinas à service complet exploitent des systèmes de vidange (figure 14), et certaines
offrent même ce service gratuitement à leurs membres afin de promouvoir l’utilisation des installations et d’attirer
de nouveaux clients.
En bref, en Ontario, les clients DOIVENT être conscients de ce qui suit :
1.
Ne sont permises que les toilettes portatives qui sont aménagées en permanence et qui possèdent un dispositif
de vidange sur le pont. Cela comprend :
•
•
•
•
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les toilettes portatives à recirculation ;
les systèmes de sacs en plastique ;
les toilettes portatives à réservoir amovible ;
les toilettes chimiques sans système de chasse d’eau.
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2.
Ne peuvent servir à l’enlèvement des eaux-vannes d’une embarcation que les systèmes de vidange situés sur le
pont et reliés à une station de vidange sur la terre ferme.
3.
Ne doivent avoir aucun raccord physique, avec tuyau de décharge à la mer, les sorties d’eau des bouteilles ou
des cuves de rétention. Les vannes en Y doivent être retirées ou bloquées dans une position qui permet aux
eaux d’égout brutes de pénétrer dans la cuve de rétention, mais pas d’en ressortir.
4.
Est interdite l’évacuation, dans les cours d’eaux provinciaux, des eaux usées, traitées ou non, provenant des
bateaux de plaisance (Règlement 343 de l’Ontario).
Autant que possible, on doit recourir à des systèmes de vidange pour enlever les eaux usées stockées. Les marinas
devraient également offrir des stations d’enlèvement des eaux usées contenues dans les toilettes portatives. Entre
autres avantages, les systèmes de vidange permettent aux exploitants de marina de réduire leurs frais sanitaires, de
mousser les ventes de carburant lors des escales des plaisanciers et d’attirer de grands yachts dans leur
établissement.
L’une des grandes craintes liées aux systèmes de vidange à bord des bateaux a trait à l’utilisation de produits
chimiques (surtout le formaldéhyde et l’ammoniac) aux fins de désinfection. Le formaldéhyde et l’ammoniac sont
deux substances toxiques pour les organismes vivants ; c’est pourquoi les marinas auraient avantage à instaurer des
politiques interdisant l’utilisation des produits chimiques. Dans le cas de marinas dotées de fosses septiques, de
telles politiques protègent les bactéries qui s’y trouvent et réduisent les charges d’entretien. Sur la plupart des
bateaux, l’aire de couchage se trouve directement au-dessus ou à proximité de la cuve de rétention des eaux usées.
Des études ont démontré que l’utilisation de produits de désinfection chimique dans la bouteille se traduisait par
l’émanation, dans l’aire de couchage, de niveaux de formaldéhyde dix fois supérieurs à la norme permise (aux
États-Unis).
Les marinas qui exploitent des cuves de rétention ou qui évacuent leurs eaux usées par le biais des égouts
municipaux auraient également avantage à instaurer des politiques interdisant l’utilisation des produits chimiques,
car les stations d’épuration des eaux d’égout ne traitent pas ces produits (formaldéhyde et ammoniac) et les
relâchent directement dans l’effluent. Les marinas devraient recommander à leurs clients d’adopter des solutions
biologiques de rechange afin de remplacer efficacement les produits chimiques. À cet égard, les plaisanciers sont
invités à choisir des produits portant l’Éco-Logo (figure 12). On trouvera une liste de « produits marins »
Éco-Logo,
peu
dommageables
pour
l’environnement,
à
l’adresse
Web
suivante :
http://www.environmentalchoice.com.
Figure 12. Éco-Logo du
programme de Choix
environnemental
Figure 13. Station de vidange d’ancien style
Figure 14. Station de vidange moderne
Ravitaillement en carburant
Les déversements qui risquent de survenir lors du ravitaillement peuvent occasionner le rejet d’hydrocarbures
(essence, carburant diesel ou huile) dans l’eau, sur le sol et dans l’atmosphère. Les hydrocarbures sont toxiques
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11
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pour certaines espèces aquatiques, car ils flottent sur l’eau et étouffent les larves aquatiques qui respirent l’air à la
surface. Les hydrocarbures non brûlés (vapeurs de carburant) contribuent également au smog estival, qui peut
provoquer de sérieux problèmes respiratoires chez l’humain.
Toute marina devrait être dotée d’un matériel adéquat d’intervention en cas de déversement, et ce dernier devrait
être facile d’accès afin d’appuyer la prévention des déversements graves. Le matériel devrait être installé là où les
risques de déversement sont les plus grands (p. ex., au point de remplissage). En plus d’avoir des barrages flottants
et des matelas absorbants à portée de main, le personnel devrait recevoir une formation sur les questions de
sécurité, de notification, de nettoyage et d’élimination, de manière à pouvoir intervenir efficacement en cas de
déversement. Le nombre de barrages flottants requis variera selon la capacité du plus gros réservoir à carburant
parmi ceux de toutes les embarcations de la marina. En règle générale, comptez trois pieds de barrages flottants
pour chaque pied de longueur de bateau. On trouve essentiellement deux types de barrages flottants : les barrages
de confinement, qui forment une barrière afin d’empêcher les substances déversées de s’étendre sur la surface de
l’eau ; et les barrages absorbants, qui empêchent les substances de s’étendre en les absorbant.
Il se vend de nos jours de nombreux produits absorbants qui permettent de lutter contre les nappes de
polluants. Parmi eux, signalons :
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•
•
•
les barrages flottants, habituellement composés de sections flottantes interconnectables d’une longueur de
dix pieds grâce auxquelles on encercle la nappe ;
les matelas absorbants — des feuilles absorbantes (également appelées « gaufres ») qui flottent à la surface
de l’eau ;
les oreillers — de courts barrages flottants, souvent utilisés dans les cales des gros bateaux ;
les boudins de cale — de petits oreillers, utilisables dans la plupart des cales de bateau ;
les filtres qui séparent le pétrole de l’eau ;
les automates de cale, qui remplacent les automates à flotteur et se ferment au contact d’une nappe
flottante de pétrole.
On trouve également des matelas et des oreillers à deux voies qui absorbent le carburant ou le pétrole déversé dans
l’eau. De même, il existe des produits contenant des bactéries naturelles qui décomposent les produits pétroliers.
Tout carburant ou pétrole déversé dans l’eau devrait être confiné et nettoyé sans tarder, et tout déversement devrait
être signalé aux autorités compétentes. Des matelas absorbants, placés dans les compartiments moteur, peuvent
servir à contenir les fuites et les déversements mineurs. Sous le moteur, on devrait placer un matelas absorbant et
veiller à le remplacer périodiquement.
Les matelas absorbants, les barrages flottants et les oreillers dit « hydrophobes » retiennent les hydrocarbures, mais
repoussent l’eau. Selon leur nature, ils peuvent absorber jusqu’à vingt-cinq fois leur poids en produits pétroliers.
Ces dispositifs sont pratiques pour contenir les petits versements qui surviennent au quai de ravitaillement,
nettoyer l’eau de cale et éponger les déversements dans les aires d’entretien des moteurs.
La popularité croissante des motomarines souligne l’urgence de trouver des méthodes stables de transfert du
carburant. Le point de remplissage de la marina devrait être muni d’un quai conçu expressément pour les
motomarines. L’accès à des quais « auto-service » permettra aux propriétaires de tels engins de faire le plein
facilement tout en minimisant les risques de déversement (figure 15).
Un anneau absorbant devrait être installé autour de la remplisseuse située sur le pont de l’embarcation, et
l’opérateur devrait toujours avoir à portée de main un chiffon pour éponger les gouttes de carburant (figure 16).
Une fois souillé, ce chiffon devrait être déposé dans un contenant aéré. Les clients qui utilisent un hors-bord
devraient être invités à transporter un réservoir d’essence de rechange plutôt que de bidons de carburant, histoire
de minimiser les risques de déversement. En outre, on devrait inciter les plaisanciers à doter les unités de
ventilation des citernes de séparateurs carburant-air.
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Figure 15. Quais pour motomarines
Figure 16. Pompage de l’essence avec
chiffon pour éponger les gouttes
Recyclage
Une marina peut tirer de nombreux bienfaits de la mise en œuvre d’activités de recyclage dans le cadre général
d’un plan de gestion des déchets. Malheureusement, un programme mal conçu risque également de causer bien des
ennuis (figure 17). S’il est bien géré, le programme de recyclage constitue un signe visible de bonne intendance et
un puissant outil de sensibilisation à l’environnement (figure 18). Étant donné le degré actuel de sensibilisation des
collectivités au recyclage, il se peut que, par habitude, certains clients s’attendent à ce que la marina fournisse des
bacs de recyclage. Dans certaines régions rurales, l’évacuation des ordures ménagères est facturée aux entreprises,
mais le ramassage pour fins de recyclage est gratuit. Les marinas peuvent donc réduire les charges liées à
l’évacuation des déchets en veillant à séparer les matières recyclables de leurs ordures ménagères. Ces matières
comprennent les batteries à plat, l’huile usée, l’antigel, les emballages rétrécissables, les citernes compressibles à
propane dont la date d’échéance est périmée, la ferraille, le verre, le plastique ainsi que le papier.
Figure 17. Installation de recyclage mal
gérée
Figure 18. Conteneurs de recyclage
adéquatement entretenus
Ordures ménagères
Toute marina produit des ordures ménagères susceptibles de nuire à la santé humaine, de menacer les animaux
sauvages et d’entraîner des coûts pour les collectivités (figure 19). Les déchets solides, en particulier les plastiques,
doivent être conservés en milieu fermé. Il existe de nombreux cas documentés d’étranglement ou
d’emprisonnement de mammifères marins, de poissons, de tortues et d’oiseaux provoqués par des déchets de
plastique jetés dans nos cours d’eau. Les plastiques constituent également une menace pour la navigation, car ils
risquent d’empêtrer les hélices et d’obstruer les systèmes d’entrée d’air moteur. De même, les plongeurs sont sujets
à s’emmêler dans ces produits. Par ailleurs, les déchets solides qui s’échouent sur les rives sont inélégants et
coûteux à ramasser. Outre les déchets solides, les exploitants de marina doivent se soucier de la collecte et de
l’évacuation des déchets liquides ainsi que des matières corrosives, réactives, toxiques ou inflammables (déchets
dangereux).
En différents endroits pratiques du terrain de la marina, on devrait trouver des conteneurs distincts pour les ordures
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ménagères (figure 20) et les déchets recyclables. Par le biais d’affiches et de conteneurs de déchets judicieusement
situés, il y aurait lieu d’inciter les clients à faire leur part. En outre, on devrait prier les plaisanciers de ne pas
prendre avec eux de déchets éventuels lorsqu’ils montent à bord de leur embarcation ; au besoin, la marina leur
fournira des conteneurs pour les ordures et les déchets recyclables.
Afin d’appuyer l’adoption de bonnes pratiques de collecte des déchets, certaines marinas offrent désormais un
service de collecte à bord des bateaux. Les conteneurs de déchets devraient être munis de couvercles solides ; ils
devraient être clairement marqués et refermés en tout temps. On devrait régulièrement vider leur contenu dans la
benne, de manière à éviter tout débordement de déchets. Les gestionnaires et les employés de la marina devraient
toujours donner le bon exemple en ramassant les déchets et en veillant à la propreté des lieux.
Figure 19. Confinement inadéquat des
déchets
Figure 20. Gestion appropriée des déchets
Gestion des déchets d’origine animale
Afin d’assurer la propreté et la salubrité des lieux, la plupart des marinas demandent à leurs clients de ramasser les
déchets que produisent les animaux de compagnie, le cas échéant. Certaines marinas offrent même des sacs
gratuits pour la collecte de tels déchets (figure 21), histoire de promouvoir le maintien d’un milieu naturel sain.
Les déchets d’origine animale sont tout aussi nuisibles pour l’environnement que les déchets humains (voir la
rubrique « Services de vidange »).
Figure 21. Sacs servant à la collecte de
déchets d’origine animale
Gestion des déchets de poisson
Les déchets de poisson sont biodégradables et peuvent être ingérés par d’autres poissons ainsi que par des oiseaux
et des animaux marins. Cependant, lorsqu’ils sont tous rejetés en un même endroit en un moment précis (p. ex.,
lors d’un tournoi de pêche), ils peuvent poser un véritable problème d’élimination. En plus d’être inesthétique et
malodorante, la concentration des déchets de poisson en un point particulier d’une rivière ou d’un lac risque de
provoquer la diminution des niveaux d’oxygène dissous dans l’eau.
Pour prévenir ce problème, les déchets de poisson devraient être enveloppés dans du papier et jetés parmi les rebuts
habituels. Une station désignée de nettoyage du poisson devrait être aménagée, avec tables de coupe, bassins de
lavage ainsi que conteneurs de déchets ou aires de compostage recouverts. La station devrait être alimentée en eau
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courante et offrir un drain avec filtre menant à la conduite principale d’égout. L’eau utilisée pour nettoyer le
poisson ne devrait pas pouvoir ruisseler jusqu’au cours d’eau.
Contrôle des plantes et des animaux nuisibles
Étant situées à proximité de l’eau, les marinas doivent se garder d’utiliser des produits chimiques toxiques pour
entretenir leur jardin et leur pelouse. Pour se débarrasser des plantes et des animaux indésirables, il vaut mieux
retenir des pratiques de lutte intégrée contre les parasites. La lutte intégrée contre les parasites compte sur la
prévention, sur les solutions biologiques et sur le changement culturel pour contrôler les plantes et les animaux
nuisibles tout en minimisant les répercussions sur les espèces non visées, sur les animaux sauvages et sur la qualité
de l’eau. Il y aurait lieu, pour le terrain de la marina, de choisir des plantes qui savent résister aux maladies et aux
insectes et qui peuvent lutter contre les mauvaises herbes communes.
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Tondez judicieusement les pelouses afin de supprimer les mauvaises herbes. Évitez de tondre les variétés
d’herbe qui poussent bien par temps frais à moins de 2,5 pouces du sol. Les variétés d’herbe qui poussent
bien par temps chaud devraient être une longueur d’au moins de 1,5 pouce.
Arrachez les mauvaises herbes à la main afin de réduire votre consommation d’herbicides.
Montrez-vous plus tolérant à l’égard des mauvaises herbes et des autres parasites. S’ils ne sont pas
vraiment nuisibles, ignorez-les !
Aidez les prédateurs naturels (araignées, mantes religieuses, libellules, chrysopes, coléoptères armés,
oiseaux, chauves-souris, grenouilles, lézards ainsi que certains serpents et crapauds) en aménageant des
structures appropriées qu’ils pourront habiter. Informez les plaisanciers des caractéristiques qui font de
ces prédateurs des animaux utiles ainsi que des motifs qui poussent la marina à les accueillir.
Privilégiez les produits organiques et n’ayez recours aux pesticides chimiques qu’après avoir épuisé toutes
les autres options.
Utilisez des agents naturels — maladie laiteuse pour lutter contre les scarabéidés et le scarabée japonais ;
Bacillus thuringiensis pour contrôler les larves de moustiques et de petites mites ; sébadille pour éliminer
la punaise des céréales.
N’utilisez les pesticides qu’une fois épuisées toutes les autres options. Employez des produits organiques
plutôt que des pesticides chimiques. Épandez les pesticides dans les seules zones problématiques plutôt
que sur un vaste territoire.
Ne traitez que les infestations graves ou intolérables.
Achetez le produit chimique le moins toxique, et ce, dans la plus petite quantité possible.
Évitez d’épandre des pesticides tout juste avant une averse ou par temps venteux.
Épandez les insecticides en soirée, au moment où sont moins actifs les abeilles domestiques et les autres
insectes bénéfiques.
Évitez d’épandre des pesticides à proximité de l’eau (rives, puits, ruisseaux, étangs, bains d’oiseaux,
piscines, etc.).
En plus d’être gazonnés, les espaces verts peuvent être ornés d’arbres, d’arbustes et de massifs de fleurs qui
réduiront le taux d’écoulement des eaux de ruissellement, attireront les insectes et agrémenteront les lieux. Les
zones de végétation devraient abriter des plantes qui nécessitent le moins de soins possibles (taille, arrosage et
épandage d’engrais et de pesticides). Les plantes indigènes demandent peu de soins, car elles sont adaptées au
climat et aux types de sols. Diverses variétés horticoles et plantes importées sont jugées bénéfiques, pour autant
qu’elles demandent peu d’entretien et n’envahissent pas les lieux. En choisissant des vivaces plutôt que des
annuelles, vous vous éviterez de devoir replanter chaque année. Les grosses plantes privent la plupart des
mauvaises herbes de lumière, et on n’a pas à les arroser aussi souvent que l’herbe.
Éclairage
Il est très important d’offrir un éclairage adéquat dans une marina, surtout le long des voies piétonnières et des
quais. Le bon éclairage des aires de stationnement et des espaces réservés aux piétons constitue un important
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facteur de sécurité et de protection. Cependant, l’éclairage entraîne des coûts et consomme de l’énergie.
Globalement, la consommation d’électricité compte pour 21 % des oxydes de soufre, 18 % des gaz à effet de serre,
15 % des matières particulaires et 11 % des oxydes d’azote présents dans l’atmosphère.
Un éclairage à haut rendement contribue à réduire les émissions polluantes provenant des centrales énergétiques,
lesquelles provoquent le réchauffement de la planète et génèrent des pluies acides et du smog. Les systèmes
contrôlés par détecteur de mouvement constituent une autre solution intéressante en vue de limiter l’éclairage, qui
se ne met en marche que lorsque le détecteur repère un mouvement (la lumière s’allume lorsque quelqu’un s’en
approche). L’ajout d’une horloge enregistreuse munie d’une cellule photoélectrique peut également réduire votre
consommation d’électricité.
Tout en consommant 75 % moins d’énergie, les ampoules fluorescentes compactes ont une durée de dix à treize
fois supérieure à celle des ampoules à incandescence traditionnelles, offrant une efficacité lumineuse environ cinq
fois plus grande. Pour leur part, les lampes au sodium à basse pression offrent un rendement énergétique optimal,
offrant une efficacité lumineuse environ trois fois plus grande que celle des lampes à vapeur de mercure.
Une autre méthode consiste à choisir une source d’énergie différente. Plutôt que de tirer son électricité du circuit
principal de la municipalité, la marina pourrait installer des panneaux solaires capables de satisfaire tous ses
besoins d’énergie. En plus d’être bénéfique pour l’environnement, un tel projet permettrait à la marina de réaliser
des économies à long terme. Le cas échéant, l’énergie pourrait également être produite à partir de turbines
aménagées dans une chute d’eau.
Installations àl’usage des clients (toilettes et buanderie)
Les marinas peuvent jouer un grand rôle dans la conservation de l’eau au niveau d’installations telles que les
toilettes, les douches et la buanderie. L’utilisation judicieuse de l’eau contribue à réduire la pollution et à diminuer
les coûts d’approvisionnement en eau. En outre, la conservation de l’eau peut procurer d’importants bienfaits
écologiques en réduisant l’apport d’eau dérivée des lacs et rivières et en diminuant les quantités d’eaux usées à
traiter. En résultent une bonne préservation de l’eau potable et un bon maintien de l’équilibre environnemental des
fragiles écosystèmes aquatiques.
Diverses méthodes s’offrent en vue de réduire la consommation d’eau. Par exemple, dans les toilettes, vous pouvez
ajuster les robinets de chasse d’eau ou installer des coupe-volume et des clapets. Divers mécanismes peuvent
également être installés dans les réservoirs des toilettes existantes afin de réduire la quantité d’eau évacuée
lorsqu’on active la chasse d’eau : dispositifs de rétention d’eau ; réducteurs de volume ; dispositifs auxiliaires de
rinçage.
Une autre solution serait de remplacer vos toilettes par des unités à très faible volume. Le remplacement d’une
unité dont la chasse d’eau a une capacité de dix-huit litres par une unité à très faible volume, dont la chasse d’eau a
une capacité de six litres, permettrait d’économiser douze litres d’eau à chaque utilisation de la chasse. En plus de
consommer moins d’eau, les toilettes à très faible volume réduisent les quantités d’eaux usées. Si votre marina se
trouve dans une municipalité qui impose un supplément au titre des égouts, l’investissement dans l’amélioration
des toilettes pourrait se traduire par d’importantes réductions des charges liées à l’approvisionnement en eau et à
l’utilisation des égouts.
Outre les toilettes, les douches et les baignoires sont les dispositifs intérieurs qui consomment le plus d’eau. Les
pommes de douche conventionnelles offrent un débit de quinze à vingt litres par minute. Une bonne pomme de
douche à débit réduit pourrait réduire ce nombre de moitié tout en offrant un rendement satisfaisant. En cinq
minutes, une douche consomme 100 litres d’eau lorsqu’on utilise une pomme standard, contre à peine 35 litres
lorsqu’on utilise une pomme à débit réduit. Songez par ailleurs à munir vos douches de pommes à bouton
interrupteur qui permettent d’interrompre temporairement le débit d’eau (p. ex., le temps que le client se savonne
ou se lave les cheveux) et qui rétablissent le débit et la température de l’eau à la reprise de l’alimentation.
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Les robinets conventionnels offrent un débit moyen de 13,5 litres d’eau par minute. Les aérateurs à débit réduit
peuvent ramener ce débit à deux litres par minute. Les robinets à ressort peuvent également réduire
considérablement la consommation d’eau.
En réduisant la consommation d’eau des machines à laver, les marinas qui offrent un service de buanderie
(figure 22) peuvent contribuer à la protection de l’environnement tout en réduisant leurs frais d’exploitation. À
moins que des règlements de santé ne l’interdisent, la plupart des machines de buanderie peuvent être
programmées pour éliminer le cycle de rinçage ou d’eau savonneuse, entraînant ainsi une diminution de la
consommation d’eau. Afin de minimiser l’utilisation de la ressource, les marinas devraient inciter leurs clients à
réduire les niveaux d’eau et à ne laver que de pleines charges. Il se vend aujourd’hui des machines à laver à haut
rendement à chargement frontal qui consomment 75 % moins d’énergie et 50 % moins d’eau que les machines
conventionnelles à chargement vertical.
Le tableau suivant illustre les quantités d’eau que peut consommer un seul foyer, selon le type d’utilisation. Songez
maintenant à la quantité d’eau que consomme votre marina, étant donné le nombre de toilettes, de douches, de
robinets et de machines à laver qui s’y trouvent, et compte tenu du nombre de clients qui utilisent ces installations !
Utilisation
Chasse d’eau
Douche (10 minutes)
Lavage des mains
Arrosage en plein air
Machine à laver
Litres d’eau
15-20
100
8 (à robinet ouvert)
35 (par minute)
225
Diagramme 22. Buanderie à l’usage des clients
Sensibilisation du public
Il est important que les exploitants de marina sensibilisent leurs clients et leurs employés aux questions
environnementales ainsi qu’aux politiques et aux directives de l’établissement, dans le but de favoriser une
exploitation respectueuse de l’environnement. Les bulletins et les contrats conclus avec les locataires peuvent tenir
lieu d’outils éducatifs au regard des règlements touchant l’environnement. Les locataires devraient reconnaître que
le respect des règlements constitue une condition de fréquentation de la marina, notamment lorsqu’il est question
de déversements illégaux de pétrole et de carburant. En protégeant et en préservant les cours d’eau, les marinas qui
pratiquent et encouragent des activités sans danger pour l’environnement assurent leur avenir ainsi que celui des
prochaines générations.
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Personne-ressource
Pour de plus amples renseignements sur l’exploitation d’une marina, prière de communiquer avec :
Ontario Marina Operators Association
2 Poyntz St., Suite 49
Village Square Mall
Penetanguishene (Ontario)
L9M 1M2
Numéro de téléphone : (705) 549-1667
Numéro de télécopieur : (705) 549-1670
Adresse de courrier électronique : [email protected]
Adresse Web : http://www.marinasontario.com
Autres sources de renseignements
Boater Fact Sheet, Rhode Island Sea Grant.
<http://seagrant.gso.uri.edu/riseagrant/factsheets/boaterfs/boater_fs_index.html>
Clean Boating, Ohio Department of Natural Resources, 20 février 2001.
<http://www.dnr.state.oh.us/odnr/watercraft/clean/clean.html>
Clean Marinas – Clear Value, Environmental and Business Success Stories, USEPA, août 1996.
<http://www.epa.gov/owow/nps/marinas/index.html>
Clean Marine Practices Handbook, Ontario Marina Operators Association, 1997.
Fiches de prévention de la pollution nos 15 à 20, Division des programmes fédéraux, Direction générale de la
protection de l’environnement – Région de l’Ontario, Environnement Canada.
<http://www.on.ec.gc.ca/epb/fpd/>
La protection du milieu aquatique – Guide à l’usage du plaisancier, Ministère des Pêches et des Océans, Bureau de
la sécurité nautique, Garde côtière canadienne, mai 1997.
<http://www.ccg-gcc.gc.ca/obs-bsn/pubs/pme/principale.htm>
La protection du milieu aquatique – Votre responsabilité, Ministère des Pêches et des Océans, Bureau de la sécurité
nautique, Garde côtière canadienne.
<http://www.ccg-gcc.gc.ca/obs-bsn/sbg-gsn/environment_f.htm>
Linkages Between Major Air Issues, atelier de sensibilisation des employés au changement climatique,
Environnement Canada, 2001.
<http://infolane.ncr.ec.gc.ca/Climate_Change_Workshops/Air%20Issues.pdf>
Managing Nonpoint Source Pollution from Boating and Marinas, USEPA, 21 janvier 1997.
<http://www.epa.gov/owow/nps/facts/point9.htm>
Maryland Clean Marina Guidebook, Maryland Department of Natural Resources, Annapolis (Maryland), 1998.
<http://www.dnr.state.md.us/download/guidebook.pdf>
National Management Measures to Control Nonpoint Source Pollution from Marinas and Recreational Boating,
USEPA Office of Water, 2001.
<http://www.epa.gov/owow/nps/mmsp/index.html>
The Enviro Boater Guide, A Guide to Environment-friendly Boating, Escadrilles canadiennes de plaisance, 1995.
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Sites Web
Centres Éco-Logo.
<http://nemarine.com/ecocntrs.htm>
Elliott Bay Marina, Seattle, 2601 West Marina Place, Seattle, WA 98119.
<http://www.elliottbaymarina.net>
Marine Environment Education Foundation, 2001.
<http://www.cleanboating.org/>
Ministère des Pêches et des Océans, Garde côtière canadienne – Région du Pacifique, 18 mars
1999.
<http://www.pacific.ccg-gcc.gc.ca/Epages/offboat/pae/pme.htm>
Ontario Marine Operators Association.
<http://www.omoa.com>
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Documents pareils