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N° 49
Novembre 2004
1,80€
Le troisième
lundi du mois
Mensuel d’information de
Besançon et des cantons
d’Audeux, Boussières,
Marchaux, Quingey et Roulans.
Qui se partage le marché
de la mort à Besançon ?
Les deux cinémas du
centre bientôt vendus
Fermés depuis un an, le Vox et
le Plazza sont deux vastes friches
au cœur de Besançon. Il semble
que tous les deux seront bientôt vendus à des investisseurs
et transformés en surfaces commerciales.
p. 8
Crise au tribunal
de Commerce
de Besançon
Le procureur de la République a
frappé fort en diligentant une
enquête sur le fonctionnement
du greffe du tribunal. De graves
anomalies de gestion ont été relevées.
p. 6-7
Plateau de Saône :
la guerre des
grandes surfaces
L’arrivée annoncée de deux nouvelles grandes surfaces à Saône vient bouleverser la donne
actuelle. Le phénomène des
“hard discounters” gagne la campagne. Analyse.
- Quels opérateurs se répartissent le marché du
funéraire dans la capitale comtoise.
- Comment la ville gère-t-elle
la question des décès.
- Les nouvelles habitudes en matière d’obsèques…
p. 18
Ingénieurs bisontins
en apesanteur
Lire le dossier p. 9 à 13
Des étudiants de l’Université ont
joué les apprentis spationautes
avec l’Agence Spatiale Européenne.
p. 24
sur
OAKWOOD
SCHOTT
REDSKINS
DIESTER
DAYTONA
5
1
R
I
U
C
%
jusqu’au
30 octobre 2004
•••
BESANCON • CHATEAUFARINE • PONTARLIER
Rédaction : “Les Éditions de la Presse Bisontine” - B.P. 83 143 - 5 bis, Grande rue - 25503 MORTEAU CEDEX - Tél. 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81
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MARLBORO CLASSICS
L’INTERVIEW DU MOIS
2
Éditorial
Tabou
Parler de la mort est encore indécent. Que dire quand on évoque le
marché de la mort ? Scandaleux
diront les bien-pensants, et pourtant. La mort est devenue au fil des
ans l’affaire de professionnels, à tel
point qu’elle aurait parfois presque
tendance à sortir du giron familial.
Efficacité, discrétion, anonymat. Le
constat est particulièrement valable
dans les grandes villes, peut-être pas
encore à Besançon, mais doucement, les “rites funéraires” tellement
utiles au lien social, disparaissent au
profit d’une organisation tellement
huilée qu’elle en perd beaucoup de
son humanité. Les cortèges pompeux qui parcouraient les villes autrefois, à grand renfort de cérémonial,
s’ils paraissent désuets aujourd’hui,
avaient une signification certaine. Le
défunt était accompagné, “porté”
par tout un “groupe”. Aujourd’hui, la
discrétion est devenue le gage de
qualité d’obsèques “dignes”. Or, la
mort ne doit pas être rangée en marge de la vie en société, elle en fait
partie intégrante et pour le compte,
doit se montrer, sous toutes ses
facettes y compris économiques.
Les sociétés de pompes funèbres
elles-mêmes prônent la transparence. Épinglées dans le passé à maintes
reprises par le conseil de la concurrence, les opérateurs funéraires doivent aujourd’hui accepter de reconnaître qu’ils sont les acteurs d’un
véritable marché, avec les lois qui
vont avec : guerre des prix, stratégies commerciales. Si elles ont du
mal à l’admettre, c’est qu’elles souhaitent maintenir la mort dans le tabou.
Il est nécessaire de désacraliser ce
thème pour mieux en parler et l’appréhender. Sur le plan économique,
la loi de 1993 devait contribuer à aller
dans le sens d’une plus grande transparence. Sur le plan philosophique,
outre cet anonymat croissant, le développement régulier de la crémation
en France en général, et à Besançon
en particulier, est révélateur aussi de
l’idée que les morts ne doivent plus
“encombrer” le monde des vivants.
Il est parfois utile de se remémorer
la manière dont on respectait les
défunts et la mort dans d’autres civilisations. C’est en même temps une
façon de respecter la vie et ceux qui
restent. !
Jean-François Hauser
est éditée par “Les Éditions de la Presse Bisontine”5 bis, Grande Rue
- BP 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 - Fax : 03 81 67 90 81
E-mail : [email protected]
Directeur de la publication :
Éric TOURNOUX
Directeur de la rédaction :
Jean-François HAUSER
Directeur artistique :
Olivier CHEVALIER
Rédaction :
Thomas Comte, Gilliane Courtois,
Jean-François Hauser.
Régie publicitaire :
Besançon Médias Diffusion - Tél. : 03 81 67 90 80
Imprimé à I.P.S. - ISSN : 1623-7641
Dépôt légal : Octobre 2004
Commission paritaire : 1102I80130
Crédits photos : La Presse Bisontine, A.R.T.I., Bibliothèque de
Chaucenne, Fédération handisport, Lao-Tseu.
LIVRE
“Les hommes à terre”
Bernard Giraudeau :
“J’aime les gens qui rêvent”
Acteur, documentariste, réalisateur, interprète, écrivain…
Bernard Giraudeau multiplie les rôles. Après un livre de
contes pour enfant “les Contes d’Humahuaca” et un livre
“Le Marin à l’ancre”, il publie “Les hommes à terre”, un
roman qu’il présentait à la librairie Camponovo à Besançon
le 8 octobre dernier. Rencontre.
a Presse Bisontine : Com- pris surtout beaucoup de notes
ment se passe votre jour- de voyage. L’écriture a toujours été présente dans ma
née bisontine ?
Bernard Giraudeau : J’ai ren- vie. Avec plus ou moins d’incontré des élèves de l’école pri- tensité, mais toujours prémaire Bourgogne à Planoise. sente.
Ils avaient étudié mon livre
“les contes d’Humahuaca” et L.P.B. : Étant jeune, vous étiez
nous en avons discuté. J’ai marin. Est-ce le sujet principal de
ensuite dédicacé mon nouveau votre dernier livre “les hommes
livre “Les Hommes à terre” et à terre” ?
B.G. : Non, je ne raconune soirée rencontrete pas des histoires
lecture était organisée ce soir, pour un “Les rêves de marin. Ces his(5 nouvelles)
moment plus convisont des toires
partent souvent d’un
vial et détendu.
fragments port, mais c’est une
image complètement
L.P.B. : Vous écriviez étant
jeune et à nouveau maind’autres symbolique. Dans un
port, on voit des
tenant. L’écriture vous avies.”
hommes
qui
t-elle manqué entre ces
échouent,
des
deux périodes ?
B.G. : J’étais préoccupé par hommes qui tombent, des
d’autres choses. Je me suis hommes qui rêvent. Ce sont
intéressé au cinéma, à la comé- les histoires de ces hommes,
die, à la réalisation… Mais je pas de marins. Le port n’est
n’ai jamais cessé d’écrire. J’ai qu’un prétexte à l’évasion et
continué à prendre des notes au rêve. J’aime les gens qui
et j’ai écrit des scénarios. J’ai rêvent.
L
L.P.B. : Vous-même, vous rêvez ?
B.G. : Il faut savoir rêver et
savoir explorer le monde, tout
en ayant un regard lucide sur
la réalité des choses. On peut
rêver à de belles choses. Les
rêves sont des fragments
d’autres vies.
L.P.B. : Vous parlez d’un domaine
que vous connaissez bien dans votre
livre. Quelle est la part d’imaginaire et la part autobiographique ?
B.G. : On se base toujours sur
des choses connues. C’est difficile de faire autrement. Pour
beaucoup, c’est inventé, c’est
imaginaire. Les lieux, les personnages, les histoires… Mais
je n’imagine jamais sans références et certaines de ces références font évidemment partie de mon passé. Ça peut être
inspiré de mon passé, mais en
aucun cas autobiographique.
Bernard Giraudeau, derrière l’acteur, l’écrivain.
ré et qui vous attirent ?
B.G. : Actuellement, l’écriture
me satisfait relativement. Je
prends beaucoup de plaisir à
écrire et aussi à entendre les
gens dirent le bonheur qu’ils
ont eu à me lire. Les rencontres avec les lecteurs sont
très importantes pour cela,
pour savoir comment ils ont
ressenti les choses. Les gens
m’ont toujours demandé de
L.P.B. : Vous vous êtes essayés à leur raconter des histoires.
différentes formes d’art. Y en a t- Alors je filme, j’écris, je
il encore que vous n’avez pas explo- raconte.
L.P.B. : Avez-vous d’autres projets
d’écriture ?
B.G. : Sûrement. J’ai beaucoup
d’autres histoires en tête. Elles
finiront sûrement par aboutir sur le papier. Et puis je
vieillis, ma mémoire est
défaillante, alors il faudra
bien finir par les noter si je
ne veux pas les perdre définitivement… !
Propos recueillis
par G.C.
Courrier des lecteurs
Chaque mois, retrouvez
sur le site de Besac.com
une sélection d’articles parus
dans La Presse Bisontine.
Nous publions un extrait
des réactions des internautes
sur les sujets évoqués.
Jardin botanique
of ! Le jardin botanique
est archi moche. Rien
ne pousse à aller le visiter. Même pas en tant
qu’amateur. J’ignore qui gère
ça mais franchement ! Appeler ça un jardin botanique est
un bien grand mot ! Quelques
serres et quelques herbes !
Le tout dans un bazar indescriptible. Je passe tous les
jours à côté de ce jardin et
j’ai toujours pensé que c’était
B
un débarras du bâtiment universitaire de la place Leclerc
jusqu’au jour où un ami m’a
expliqué que c’était un jardin botanique ! Personnellement, je suis pour le raser
complètement et y faire
hummm... un manège pour
enfants, en tout cas un truc
joli ! Franchement, y’en a
marre de cette horreur ! !
Sébastien - Besançon
Fac de médecine
ujourd’hui, il faut vraiment
être très motivé pour choisir une orientation vers la
médecine.
Des amis qui sont en première
année, se sont réunis en un petit
groupe de 3 personnes. À tour de
rôle, ils doivent être présents à 6
heures du matin à l’amphi pour
pouvoir réserver des places dans
les premiers rangs. S’ils sont au
fond ou au milieu, ils ne peuvent
pas suivre à cause des redoublants
qui font un maximum de bruit pour
les empêcher de suivre (belle mentalité). Il y a un tel esprit de concurrence et de rivalité que si vous êtes
absent ou malade un jour, il ne faut
A
pas compter sur qui que ce soit
pour vous refiler le cours (ou si !
certains vous refilent un cours,
mais complètement bidonné pour
vous induire en erreur…). Comme
on dit vulgairement, c’est “chacun
sa m…” à la fac de médecine.
Le plus navrant, c’est de savoir
que l’on manque de médecin. Il y
a des spécialités qui font cruellement défaut à Besançon comme
ailleurs. Essayez donc de prendre
un rendez-vous chez un ophtalmo en moins de 3 mois !
À côté de ça, vous avez des facs
où tout se passe bien, dans de
bonnes conditions (bâtiments fonctionnels, professeurs en nombre
Jardin botanique (bis)
onsidérer ce jardin botanique comme seul élément
de potentialité en recherche
est tout de même une limite à la
destinée d’un jardin comme tel.
Un jardin botanique fait partie d’un
patrimoine culturel en tant que
C
conservatoire et rassemble en un
seul lieu de multiples espèces étiquetées. Il est en ce sens un espace unique d’apprentissage. Pourquoi ne pas développer l’accueil
du public, la formation “amateur”
de la population bisontine liée aux
suffisant, classe moins surchargée), alors pourquoi la médecine
fait-elle autant exception ?
À choisir, je préfère que mes futurs
médecins soient bien formés, plutôt que les futurs sociologues ou
historiens (je n’ai rien contre eux…
mais la médecine c’est quand
même très important). Enfin, il ne
faut pas prendre aux uns pour
enlever aux autres. Je ne suis pas
en train de dire qu’il faut prendre
les financements de la fac de
lettres pour les donner à celle de
médecine. Il faudrait juste que
toutes les facs soient dotées de
budgets corrects qui permettent
un minimum de bonnes conditions pour étudier. !
Patrick - Besançon
histoires culinaires médicinales,
ornementales, pratiques que nous
racontent les plantes. Oublier la
botanique des facultés, est nous
couper d’un lien essentiel avec la
terre et de ce qu’elle nous offre, et
c’est enterrer une part entière de
notre culture et compromettre notre
bien-être. !
Lorenzo - Besançon
Occasions
Besançon-Gray
fête son
ANNIVERSAIRE
du 18 octobre au 18 novembre 2004
FINANCEMENTS
PROMOTIONS
PRIX
jusqu’à -20%
l’Anniversaire
Occasions
Clio II authentique
1,2-10 kms- 3 portes -2004
10 250¼
8 990¼
pack électrique, ABS, 4 Airbags, antidémarrage
GARANTIE 24 MOIS
Occasions
Laguna II Dynamique
1,8-16V-2003-1951 kms
17 900¼
16 500¼
1 voyage pour deux
personnes, 1 an
de places de ciné,
1 lecteur DVD*...
climatisation automatique, ABS-EPS, jantes
alu 17’, 6 Airbags, radio CD, peinture métal
GARANTIE 12 MOIS
l’Anniversaire
Occasions
Mégane II Confort Expression
1,6-16V-2003-20800 kms
13 900¼
12 500¼
photos non contractuelles
l’Anniversaire
Des dizaines
de CADEAUX
à gagner
climatisation, ABS, 6 Airbags,
peinture métal, antibrouillards, radio CD
GARANTIE 12 MOIS
* voir modalités en concession
l’Anniversaire
Occasions
Golf IV SDI
2003-16800 kms
13 900¼
12 900¼
l’Anniversaire
climatisation, ABS, peinture métal,
pack électrique
Occasions
Scénic II Luxe Privilège
1,6-16V-2004-9258 kms
GARANTIE 12 MOIS
20 150¼
19 400¼
jantes alu, climatisation automatique, semi cuir,
ABS-EPS, peinture métal, accoudoir central
GARANTIE 24 MOIS
GROUPE CONE-DEFFEUILLE
Twingo Expresssion 1,2 - PM ABS 2003 - 8138 kms
Twingo Initiale 1,2 16V - PM Clim. Cuir 2004 - 9077 kms
Twingo Ice 1,2 - PM Clim. 2004 - 10 kms
Clio Confort Authentique DCI 80 - 3 portes PM 2004 - 6171 kms
Clio Luxe Privilège DCI 65 - PM Clim. auto. 2004 - 11883 kms
Clio Privilège DCI 80 - PM Clim. auto. 2003 - 11776 kms
Clio Billabong DCI 65 - PM Clim. CD 2003 - 17787 kms
Clio Ice DCI 65 - PM Clim. 2004 - 10 kms
Mégane I coupé DCI 105 Dynamique - Clim. 2002 - 49000 kms
Mégane II coupé Confort Expression DCI 120 - Clim. auto. 2003 - 17310 kms
Mégane II coupé Sport Dynamique 1,6 16V - Clim. auto. 2003 - 4000 kms
Mégane II Classic Confort Expression DCI 120 - Clim. auto. 2003 - 17510 kms
Mégane II Confort Expression DCI 120 - Clim. auto. 2003 - 17255 kms
Mégane II Confort Expression DCI 80 - Clim. auto. 2003 - 18728 kms
Scénic Rx4 DCI 105 - PM Clim. 2000 - 54126 kms
Scénic I Air DCI 105 - PM Clim. ABS. 2002 - 21800 kms
Scénic I Fairway DCI 105 - PM Clim. auto. JA. 2002 - 43100 kms
SODICA J.P CÔNE
5, boulevard Kennedy •
tél. 03 81 54 25 25
Scénic II Sport Dynamique DCI 120 - PM Clim. auto. JA. 2003 - 21720 kms
Scénic II Confort Expression DCI 120 - PM Clim. accoudoir 2003 - 18554 kms
Scénic II Luxe Privilège DCI 120 - Cuir Clim. RV 2004 - 21700 kms
Laguna I Initiale 2,0 16V - Cuir Clim. JA 2000 - 48738 kms
Laguna II Initiale 2,2 DCI 150 - Cuir Clim. JA GPS 2002 - 78684 kms
Laguna II V6 3,0 - BVA Clim. ABS 2001 - 66550 kms
Velsatis 3,0 DCI 180 Privilège - GPS 2002 - 36190 kms
Velsatis Initiale 3,0 DCI - Cuir GPS 2002 - 25100 kms
Espace IV Expression DCI 150 - CD PM 2003 - 17000 kms
Kangoo Privilège DCI 80 - PM Clim. 2004 - 17718 kms
206 S 2,0 16V - Clim. PM 2002 - 42637 kms
206 S16 GTI - +options 2003 - 20954 kms
306 XT 1,6 - 5 portes Clim. 2000 - 46880
307 Griffe 1,6 16V - 3 portes noire 2003 - 5459 kms
Frontero RS 2,2 DTI - Cuir PM JA 2000 - 77780 kms
Alfa 156 IDT Pack - Cuir JA 2001 - 38536 kms
Saab 9-3 Coupé TD Pack - Clim. 2001 - 79456 kms
+ Utilitaires - nous consulter
BESANCON
Bruno Prost: 03 81 54 25 39 Thierry Loraud: 03 81 54 25 44
RETOUR SUR INFO - BESANÇON
L’actualité bouge, les dossiers
évoluent. La Presse Bisontine
revient sur les sujets abordés dans
ses précédents numéros, ceux qui
ont fait la une de
l’actualité de Besançon.
Tous les mois, retrouvez
la rubrique “Retour sur info”.
La médecine du
travail réformée
e décret du 28 juillet 2004
pose de nouvelles bases pour
la médecine du travail. Le
service de santé au travail du
B.T.P. de Franche-Comté fait le
point sur les nouvelles mesures
phares, qui n’entreront en vigueur
qu’après l’arrivée d’une circulaire d’application. Des changements importants sont opérés.
Les examens médicaux périodiques ne seront plus obligatoires
que tous les 24 mois, au lieu de
12 précédemment, à l’exception
des salariés soumis à une surveillance médicale renforcée
(S.M.R.) : dans ce cas, la périodicité reste annuelle sauf dispositions prévues par la réglementation. “La S.M.R. concerne les
personnes exposées à des risques
dans le cadre de leur activité professionnelle, ou des personnes
présentant des problèmes de santé particuliers, explique Catherine Mourey, médecin du travail
B.T.P. Ils représentent un peu
moins de 30 % de la population
nationale. Dans le domaine du
B.T.P., ils sont plus de 30 %. C’est
un secteur à risques.”
L
En Franche-Comté, 12 médecins
du travail sont spécialisés dans
ce secteur professionnel. Ils prennent en charge 3 700 entreprises
et suivent 28 000 salariés. La nouvelle réforme reconduit et réaffirme leurs missions de prévention, particulièrement importantes
dans le domaine du B.T.P. “Il existe une réelle volonté du service
B.T.P. d’apporter une aide efficace au problème de prévention
des risques professionnels, et de
contribuer à changer l’image de
marque de la profession”, complète Patrick Jeanroy, entrepreneur et président du S.S.T. (service de santé au travail).
Les services de Franche-Comté
réalisent actuellement une étude
sur l’inaptitude des salariés après
50 ans. Ils sont quotidiennement
confrontés aux problèmes liés au
vieillissement de la population
dans les B.T.P. Ils souhaiteraient
que ce travail puisse remonter au
niveau des autorités nationales
pour trouver des solutions adaptées à ce problème grandissant. !
5
La Grette : le centre commercial
ouvrira en avril 2005
l ne reste aujourd’hui plus aucune trace
de l’incendie qui en mars 2002, avait ravagé l’ancien centre commercial des 408
dans le quartier de La Grette. Les engins
de terrassement ont fait place nette, les
travaux d’édification du nouveau centre ont
commencé. La surface globale du futur
centre commercial sera de “1 431 m2, annonce Luana Sassi, de la société Les Arches,
promoteur immobilier du projet. De notre
côté, le projet sera bouclé en février 2005.
À cette date, nous aurons livré les murs.
Les aménagements intérieurs sont à la charge des futurs occupants. C’est l’enseigne
alimentaire E.D. (Europa Discount) qui emménagera le premier dans les lieux. “Le supermarché E.D., d’une surface de 704 m2, ouvrira ses portes en avril 2005, confirme Éric
Gousset, responsable du développement
des supermarchés E.D., une enseigne appartenant au groupe Carrefour. Dans ce magasin, les clients trouveront une boucherie
traditionnelle, un rayon hygiène de la per-
I
sonne, entretien et ménage, un îlot fruits et
légumes, puis la surface épicerie avec 2 000
références de produits, dont une centaine
de grandes marques. 5 caisses sont prévues, nous créerons 10 emplois équivalents
temps plein.” Un parking d’une capacité
de 63 places sera construit.
Deux autres cellules commerciales côtoieront le supermarché de La Grette. Le choix
entre un tabac et une boulangerie n’est
pas encore tranché, l’implantation d’une
pharmacie “est en bonne voie.”
Par ailleurs, l’enseigne E.D. ouvrira deux
autres magasins à Besançon et dans sa
périphérie. Le premier d’ici “le mois de
décembre prochain” à l’angle des rues
de Charigney et Schweitzer (quartier Chaprais) en lieu et place d’un Casino qui
avait fermé ses portes il y a une dizaine
d’années, et un deuxième à Franois pour
lequel elle vient d’avoir l’autorisation de
la commission départementale d’équipement commercial. !
Besançon en quête de
l’équilibre commercial
avoriser un développement homogène du commerce dans la communauté d’agglomération du Grand
Besançon. C’est le principe du S.O.C.A.
(schéma d’orientation commerciale et
artisanale) qui se met en place à l’échelle de la C.A.G.B. Ce projet piloté en partie par la Chambre de Commerce et de
l’Industrie du Doubs, repose sur un
ensemble d’études préalables dont la
finalité “est de faire ressortir des habitudes de consommation de la population” soulignent les services de la C.C.I.
À partir de données précises, les élus
pourront ensuite tracer une ligne de conduite à tenir en matière d’implantations commerciales.
Pour Besançon, le S.O.C.A. devrait permettre de trouver l’équilibre entre les
quatre pôles commerciaux que sont Châteaufarine, École-Valentin, Chalezeule et
le centre-ville. Le chemin est encore long
pour tendre à l’homogénéité. Pourtant, il
y a urgence. Le centre-ville est toujours
en perte de vitesse comme l’indique ce
F
courrier envoyé récemment par des commerçants à Françoise Branget, député
U.M.P. du Doubs et conseillère municipale de Besançon. Ils constatent “depuis
quelques mois une baisse générale et
constante du chiffre d’affaires”, pointant
du doigt les difficultés de stationnement
au centre de la capitale régionale, les
procès verbaux qui “pleuvent” ou encore “les bornes.” Des remarques qualifiées par certains élus “d’éternelle rengaine” pour d’autres “d’une alarme
ultime.” Françoise Branget veut se positionner du côté de ceux qui agissent
pour le commerce. Elle demande que
les premières études du S.O.C.A. programmées dès le mois de novembre
soient consacrées au centre-ville. “Je
souhaite qu’on nous donne rapidement
les résultats de l’étude sur le centreville afin que l’on attire tout de suite
l’attention des élus responsables de
l’aménagement” et peut-être entrevoir
des solutions sans attendre, pour un
secteur qui se “meurt.” !
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en page 35
L’ÉVÉNEMENT
L’ÉVÉNEMENT
6
Tourmente au tribunal
de commerce
J USTICE
Il est plutôt rare en France qu’un procureur de la République ouvre une enquête pour faire toute la lumière sur le fonctionnement du greffe d’un tribunal de
Commerce. À première vue, on suppose
que ce type de société à vocation commerciale est suffisamment contrôlé pour
être au-dessus de tout soupçon. L’affaire
du greffe de Besançon tend à démontrer
le contraire. Les deux professionnels en
charge du greffe bisontin sont entendus
par la justice pour répondre des anomalies constatées dans la gestion de cette
entreprise d’activité juridique. Il leur est
reproché notamment l’existence d’un
compte parallèle qui échappait à la comptabilité globale de la société. Ils n’auraient
pas déclaré non plus aux services fiscaux
l’ensemble de leurs revenus. Ce mode de
fonctionnement leur aurait permis de se
constituer un patrimoine confortable. Ils
sont traduits devant le tribunal de Grande Instance de Besançon le 5 novembre.
Audience le 5 novembre
Le procureur voulait agir vite
Tout est allé très vite à partir du moment où le procureur de la République a eu
connaissance des irrégularités dans la gestion du greffe du tribunal de Commerce.
u départ, il ne s’agissait que d’une merciale” précise le procureur.
rumeur. Mais son contenu a inter- L’argent qui alimentait ce compte était de propellé Jean-Yves Coquillat, procureur venances diverses tels que des dépôts destide la République qui s’est intéressé nés à financer le travail des experts nommés
de plus près “au fonctionnement du greffe du par le tribunal de commerce dans certaines
tribunal de Commerce.” Sur la base d’infor- affaires. “Il arrive que pour des dossiers jugés
mations transmises par les services fiscaux, par le tribunal, une des parties demande une
qui ont déjà constaté des irrégularités dans la expertise. Dans ce cas, elle avance une certaigestion du greffe, il a diligenté une enquête ne somme d’argent qui est directement provien juin dernier. Elle a été confiée à la section sionnée par le greffe” précise le conseil natioéconomique et financière de la police judiciaire nal des tribunaux de commerce. Cet argent
de Besançon qui a mis en évidence les dys- servira à rémunérer l’expert une fois sa mission terminée. Sur ce compte, qui
fonctionnements de cette société
échappait une fois encore à la compprivée au service du tribunal de
“Agir vite,
tabilité générale de l’entreprise,
Commerce. Deux reproches sont
les frères Cazali ont ponctionné
faits aux associés-gérants du grefmais pas
55 094, 35 euros en 2001 et 2002.
fe, Jean-Yves et Robert Cazali (ce
dans la
Le second élément reproché aux
dernier a aujourd’hui cédé ses
deux associés-gérants est “le traparts à son frère et quitté le greffe) : “abus de bien sociaux” et “tra- précipitation.” vail dissimulé.” C’est-à-dire qu’ils
ne déclaraient qu’une partie de
vail dissimulé.”
Dans le premier cas, “on leur reproche l’exis- leurs revenus mensuels (1 800 euros) alors que
tence d’un compte tenu hors de la comptabili- chacun d’eux a perçu jusqu’à 10 fois plus. S’il
té de la S.E.L.A.R.L. (société d’exercice libéral n’y a pas de honte à gagner beaucoup d’argent
à responsabilité limitée). Les frères Cazali ont dans le cadre de son activité professionnelle,
effectué plusieurs ponctions sur ce compte, car être riche n’est pas une infraction, il faut
même si nous avons relevé quelques rembour- au moins se tenir en règle avec les services fissements partiels des sommes perçues. Nous caux. Les intéressés auraient d’ailleurs fait
sommes en présence d’une infraction commer- l’objet de plusieurs redressements fiscaux.
ciale commise dans le cadre d’une société com- Tout est allé très vite à partir du moment où
A
Jean-Yves Coquillat s’est
emparé de ce dossier,
dans lequel Robert Cazali est également poursuivi pour “usage de
faux.” C’est un autre
angle de l’affaire qui ne
concerne pas directement
le fonctionnement du
greffe. Le procureur a
Jean-Yves Coquillat, procureur de la République :
frappé fort, vite, mais
“Nous
sommes en présence d’une infraction commerciale
“pas dans la précipitacommise
dans le cadre d’une société commerciale”.
tion.” Pour gagner du
temps, il a choisi de ne
pas ouvrir d’information et ainsi de ne pas sai- L’audience publique est fixée au 5 novembre
sir de juge d’instruction. “Les Parquets n’ont au tribunal de Grande Instance. Jean-Yves et
pas cessé de réduire l’ouverture d’informations Robert Cazali qui ont été entendus par la juscar nous avons d’autres méthodes qui nous per- tice doivent être jugés à cette date pour les
mettent de résoudre des affaires plus vite. On faits qui leur sont reprochés. “Nous verrons à
réserve l’ouverture d’information pour des dos- ce moment-là s’ils sont condamnés ou pas, car
siers qui demandent des investigations pous- pour l’instant, ils sont présumés innocents.”
sées. Nous n’avons pas non plus voulu recou- Ils peuvent être condamnés à une amende voirir à une procédure de comparution immédiate re à une peine d’emprisonnement. En attenpour permettre aux frères Cazali d’organiser dant, Jean-Yves Cazali est frappé d’une interleur défense” dit-il. Le procédé employé par le diction d’exercer sa profession de greffier. Deux
procureur dans l’affaire du greffe du tribunal administrateurs provisoires ont été nommés
de Commerce de Besançon avait aussi pour le 12 octobre pour assurer le fonctionnement
but de mettre fin sans attendre aux pratiques du greffe du tribunal de Commerce. !
des deux “affairistes”, alors qu’une information aurait probablement duré plusieurs années.
T.C.
L’ÉVÉNEMENT
Repère
TRIBUNAL DE COMMERCE
Qu’est ce qu’un tribunal de
Commerce ?
Le tribunal de Commerce est la seule
juridiction faisant appel à des magistrats non professionnels qui soit composée de façon parfaitement homogène puisque tous les juges consulaires
sont issus du même collège : les commerçants. Ce tribunal est compétent
pour juger tous les litiges commerciaux
tels qu’un conflit entre associés d’une
société commerciale, les conflits nés
de la vente d’un fond de commerce,
ou encore les conflits liés aux règlements et aux liquidations judiciaires.
Qu’est-ce qu’un greffier du
tribunal de commerce ?
Le statut du greffier du tribunal de commerce est défini par le code de l’Organisation Judiciaire. Officier public et
ministériel, c’est un professionnel libéral nommé par le Garde des Sceaux.
Il exerce sa fonction sous la surveillance
du Ministère Public (procureur de la
République). Les règles déontologiques
très strictes imposées aux greffiers des
tribunaux de commerce garantissent
la sécurité et la fiabilité des informations qu’ils détiennent.
Le greffier a une double compétence.
Judiciaire tout d’abord, car il assiste
les membres du tribunal à l’audience
et le président dans l’ensemble des
tâches juridictionnelles qui leur incombent. Il assure son secrétariat.
La seconde compétence est extra-judiciaire. C’est-à-dire que le greffier assure la tenue des différents registres prévus par des textes en vigueur.Il effectue
notamment les inscriptions au registre
du commerce et des sociétés, le dépôt
des comptes sociaux, et de tous les
actes qui témoignent du changement
de situation d’une entreprise (modification de l’activité, de la gérance, du
capital, cession d’activité, etc.).
ACTIVITÉ
7
19 juges
Marcel Felt : “Nous sommes sereins”
Le président du tribunal de Commerce de Besançon ne souhaite porter aucun commentaire sur
une affaire qui ne concerne que le greffe. Il insiste sur l’importance de faire le distinguo entre greffe et tribunal de Commerce.
mon point de vue ne me semblait pas
compatible avec l’activité de greffier.
Mais de là à dire qu’elle était illéMarcel Felt : Nous sommes soudés dans gale…
la mission de service public que l’on
doit à la Chancellerie. Le tribunal L.P.B. : Vous n’avez pas de droit de regard
de Commerce n’est en rien concerné sur le greffe, ni même sur sa comptabipar les péripéties des greffiers. Ce lité ?
sont deux entités biens distinctes M.F. : Nous n’avons en effet pas de
avec d’un côté le tribunal et ses juges droit de regard sur le greffe. Par
qui sont élus et de l’autre, le greffe contre, on peut exiger que les convoqui est une charge privée. Il n’exis- cations au tribunal soient faites dans
te aucun lien de subordination entre les délais, comme l’ensemble des prole tribunal et le greffe, sauf que nous cédures.
siégeons dans la même assemblée
mais pas au même titre. Aussi, l’en- L.P.B. : Quand une société dépose son bilan
par exemple. Quelle est la
semble des juges et moiprocédure ?
même sommes sereins
“Il n’existe
M.F. : Quand un chef d’enpar rapport à la mission
vient déposer
que l’on a à remplir.
aucun lien de treprise
son bilan, il fait une
L.P.B. : Avez-vous un com- subordination.” déclaration de cessation
de paiement. Il se prémentaire à porter sur cette
sente au greffe du triaffaire ?
M.F. : Des faits ont été révélés, mis bunal de Commerce, remplit un ceren exergue par le Parquet de Besan- tain nombre de formulaires qu’il
çon. Nous n’avons aucune apprécia- remet au greffier. Ensuite, l’entretion à donner sur ce qui se passe en preneur est convoqué par le greffier
à l’audience du tribunal de Comce moment.
merce la plus proche où il est entenL.P.B. : Des rumeurs couraient depuis du. Le juge juge, et le greffier matéquelque temps sur l’activité du greffe du rialise la décision du tribunal.
tribunal de Commerce. Étiez-vous informé
L.P.B. : Combien de juges s’investissent au
des agissements des deux greffiers ?
M.F. : Honnêtement, je ne peux pas tribunal de Commerce ?
porter d’appréciation sur les faits. M.F. : Nous sommes 19 juges. Des
Certaines choses étaient connues. audiences sont programmées tous
Tout le monde sait par exemple que les lundis, sauf en juillet et en août.
le parking de Camponovo appartient Cela représente au final une quaà Robert Cazali. Tout le monde savait rantaine d’audiences par an. Notre
aussi que les deux greffiers avaient mission est la prévention auprès des
une activité dans l’immobilier qui de entreprises. Quand une société est
a Presse Bisontine : Quelle est l’ambiance en ce moment au Tribunal de
LCommerce
?
Marcel Felt : “Je ne peux pas porter d’appréciations sur les faits.”
(photo archive L.P.B.)
te. Pour la plupart, ce sont des anciens
chefs d’entreprise. Pour devenir juge,
les élections sont libres, il suffit de
faire acte de candidature auprès de
la préfecture. Il y a un entretien avec
le président du Tribunal pour mesurer les motivations du candidat.
L.P.B. : Quel statut a un juge du tribunal J’avoue qu’il y a peu de candidat car
c’est une tâche qui demande beaude Commerce ?
M.F. : Nous avons un statut de magis- coup de travail. !
trat, mais notre activité est totalement bénévole. On assure une mission de service public. La moitié des
Propos recueillis
juges sont des personnes en retraipar T.C.
en difficulté, nous organisons la procédure. Le tribunal de Commerce est
saisi également pour régler le contentieux général qui par exemple peut
survenir entre actionnaires d’une
même société.
ORGANISATION
5 627 chronos par an
Tous les quatre ans
Le greffe est incontournable Des contrôles qui n’en sont pas
Le greffe est le passage obligé pour toute entreprise qui crée, qui vit ou qui
meurt. Il facture chacune de ses prestations suivant un barème précis.
reffe du tribunal de Commerce est une activité
commerciale qui peut se
révéler très lucrative. Cette société incontournable dans le parcours de toute entreprise, quelle qu’elle soit, facture le montant
de ses prestations suivant un
barème précis. Ce barème fixe
les émoluments du greffier. Par
exemple, le dépôt des comptes
est facturé 37,92 euros hors taxes,
l’immatriculation d’une entreprise suite à un transfert d’activité revient à 203,91 euros
(H.T.) ou encore le dépôt des actes
de constitution d’une société est
égal à 6,04 euros (H.T.).
Au final, la fréquence de l’activité peut constituer “un chiffre
d’affaires” confortable qui donne de la valeur à cette société.
Un greffe de tribunal de Commerce se vend, dès l’instant où
les dirigeants décident de se séparer de leur charge. “Il est difficile de donner un prix de vente
G
d’un greffe, souligne le Conseil
national des greffes des tribunaux de Commerce. Les plus
petits greffes qui ne réalisent pas
plus de 1 000 chronos par an se
vendent dans un maximum de
100 000 euros. Mais Besançon
n’est pas un petit greffe.”
Le nombre de chronos correspond au total des formalités, des
immatriculations, de tous les
actes enregistrés par le greffe
du tribunal de Commerce. En
2003, le greffe de Besançon a
réalisé 5 627 chronos, ce qui
signifie que cette entreprise
commerciale à une valeur qui
excède largement les 100 000
euros. À titre indicatif, le capital de la société d’exercice libéral à responsabilité limitée
(S.E.L.A.R.L.), forme juridique
du greffe de Besançon, est de
392 708,67 euros.
Aujourd’hui, les deux greffiers
du tribunal de Commerce inquiétés par la justice bisontine “res-
tent propriétaire de leur charge quelle que soit l’issue de l’affaire qui les concerne. Ils auront
toujours le choix de s’en séparer” note une source proche de
ce dossier.
Rien ne semble empêcher non
plus les frères Cazali de poursuivre des activités annexes.
En plus de diriger le greffe, leur
nom est associé à une douzaine d’autres sociétés telles que
des sociétés civiles immobilières,
ou un commerce qui a une activité de vente de pizzas sur
Besançon.
Pour le conseil national des greffiers des tribunaux de Commerce, la fonction de greffier
n’interdit pas “d’être responsable d’une société civile immobilière. Par contre, un greffier
ne peut pas diriger une autre
société, mais cela ne lui interdit pas de prendre des participations dans une entreprise comme tout le monde.” !
L’activité des greffes des tribunaux de commerce est contrôlée
tous les quatre ans. Mais l’inspection ne dure qu’une journée
et ne porte que sur quelques dossiers.
es greffes des tribunaux naux de commerce en Frande commerce sont contrô- ce.“Le contrôle est fait par le
lés tous les quatre ans. procureur du Parquet local et
C’est une obligation fixée “par deux greffiers des tribunaux
le code de l’organisation judi- de commerce désignés par le
ciaire” indique le conseil natio- ministère de la Justice” prénal des greffes des tribunaux cise le conseil. En clair, on ne
sort pas de la maison, puisque
de commerce.
Comme les 191 greffes de Fran- ce sont des greffiers qui supervisent le travail
ce, celui de Besand’autres greffiers,
çon a été inspec“Le
procureur
tout cela sous
té il y a moins de
l’œil du procudeux ans. Le raporiente
reur.
port ne mentionne pas d’anomal’inspection.” Cette inspection
est succincte
lies particulières
sur sa gestion. Pourtant, au puisqu’elle ne dépasse pas une
regard des dysfonctionnements journée. À moins d’une effimis en évidence par le Par- cacité à toute épreuve, ces “insquet suite à l’enquête de la pecteurs” n’ont pas le temps
section économique et finan- de faire le tour de quatre
cière de la police judiciaire de années d’activité. “En effet, à
Besançon, on peut s’interro- l’heure actuelle, le contrôle se
ger sur l’efficacité de la pro- déroule sur une journée selon
cédure de contrôle des tribu- la formule prévue par le code.
L
C’est court, mais avant d’agir,
le procureur oriente l’inspection” indique le conseil national des greffes des tribunaux
de commerce.
En réalité, quelques dossiers
sont analysés au hasard lors
de ces périodes de contrôle où
les investigateurs n’ont ni le
temps, ni les moyens matériels de passer le greffe à la
loupe comme c’est le cas par
exemple chez les notaires.
Selon une source proche de ce
dossier, le véritable problème
“est la nature de ces contrôles
qui sont formels.” Des investigations plus poussées permettraient peut-être de prévenir certaines dérives qui
surviennent parfois dans les
greffes des tribunaux de commerce. !
T.C.
L’ACTUALITÉ DU MOIS
8
TRANSACTION
PERSPECTIVE
Finalisation avant fin 2005 ?
Les négociations sont lancées
“Privilégier
autour de la vente du Plazza
les magasins
d’équipement
D
de la maison”
Des commerces dans les cinémas
Le Plazza Lumière rue des Granges devrait être vendu dans les mois à venir. Le propriétaire du bien affirme étudier des pistes sérieuses d’acquéreurs intéressés par ce bâtiment.
epuis sa fermeture en novembre
dernier, les interrogations fusent
sur le devenir du Plazza Lumière au 59, rue des Granges. Jean-Claude
Kiefer, P.D.G. de la S.A. Plazza et propriétaire des murs fait de cette question
“un dossier prioritaire.” Le bâtiment est
en vente.
Des acquéreurs semblent se profiler de
façon sérieuse. “Il y a des pistes, elles sont
nombreuses. J’ai des contacts avec de
grosses agences immobilières nationales
et régionales. J’espère pouvoir en dire
d’avantage dans les semaines à venir. En
tout cas, je souhaite finaliser ce dossier
avant 2005” ajoute-t-il. Jean-Claude Kiefer travaille en étroite collaboration avec
la ville de Besançon qui est attentive au
devenir de cette friche. “Ce qui nous importe est de voir se développer des projets qui
puissent intéresser les
indique Vin“Faire en Bisontins”
cent Fuster, adjoint à
sorte que l’économie. La ville n’est
pas décisionnaire dans
la rue des cette affaire privée. Il
n’empêche qu’elle entend
Granges
pouvoir donner un avis
en temps voulu. Le diarevive.”
logue est noué entre la
mairie et Jean-Claude
Kiefer qui confirme travailler “en collaboration” avec les élus. Le P.D.G. de la
S.A. Plazza précise que la “volonté est de
faire en sorte que la rue des Granges revive. La municipalité souhaite que cet espace soit occupé pour le mieux.”
Plus de 1 000 m2 sont potentiellement
aménageables. Il est probable que cette
surface réservée jusque-là au 7ème art soit
adaptée pour accueillir une autre activité commerciale avec toujours “le souci de
rééquilibrer le Sud de la Boucle” note le
service développement de la mairie. Dans
cette démarche et au nom du principe de
concertation avec la S.A. Plazza, la muni-
PROJET
Pour éviter toute redondance avec des commerces déjà existants au centre-ville, le président de l’union des commerçants insiste
sur l’importance de favoriser l’implantation
d’enseignes spécialisées dans des activités
qui n’existent pas encore dans la Boucle.
ean-Charles Diéterlé, pré- confection féminine, Galerie
sident de l’union des com- Lafayette comprises. Ce serait
merçants, a pris les regrettable de voir s’installer
devants en informant la muni- de nouvelles enseignes d’équicipalité et la S.A. Plazza sur pement de la personne dans les
l’importance de privilégier l’ins- anciens cinémas. Je crois égatallation de commerces dans lement que des secteurs comme
l’ancien cinéma de la rue des l’optique sont aussi suffisamGranges. La remarque vaut ment représentés” dit-il.
aussi pour le Vox dans la Gran- Ce qui manque pour l’instant
de rue. Ces deux friches spa- au centre-ville, ce sont “des
magasins d’ameucieuses peuvent susciter la convoitise des
“Il manque blement, des luminaires, de la quininvestisseurs d’horicaillerie, et plus
zons différents. Le
aussi des
généralement tout
risque est de voir
s’installer dans ces magasins de ce qui concerne
l’équipement de la
bâtiments
des
sport.”
maison. Il manque
enseignes redonaussi des magasins
dantes avec des commerces déjà existants au centre- de sport.” Ces deux friches sont
ville. “Je crois qu’il faut aller peut-être l’occasion pour le
dans le sens d’un centre-ville centre-ville de retrouver une
attractif qui n’est pas monoto- dynamique commerciale, à
ne par rapport à l’offre de pro- moins que cet espace soit cédé
duit. À titre d’exemple, entre la à une société de service complace du Marché et la rue Ber- me les banques, ce que redousot, j’ai relevé 22 magasins de te Jean-Charles Diéterlé. !
J
Depuis sa fermeture, le Plazza Lumière n’a pas fière allure.
cipalité cherche elle aussi des investisseurs en mesure d’être intéressés par ce
bâtiment.
Cependant, le futur aménageur devra
tenir compte du fait qu’une partie de ce
bâtiment est inscrite aux monuments historiques depuis 1942. Il s’agit de l’ancienne église des Dames de Battant, où
se trouvait une des plus belles salles de
projection. “Cela veut dire que dans le
cadre de travaux, on doit conserver ces
murs affirment les Bâtiments de France. Par contre, en ce qui concerne l’aspect
extérieur côté rue des Granges et rue
Morand, il sera peut-être possible d’apporter des modifications à condition de
respecter le règlement dans un secteur
sauvegardé.”
La Ville en tout cas souhaite qu’un projet soit finalisé dans les meilleurs délais,
car pour l’instant, la friche du cinéma
Plazza n’a pas fière allure. Il est temps
que cet espace devienne à nouveau un
lieu de vie. !
T.C.
Un investisseur de Strasbourg
Compromis de vente signé pour le Vox
L’ancien cinéma de la Grande rue est en passe d’être vendu.
Les acquéreurs, une société de Strasbourg, projettent de transformer cet ancien espace en une surface commerciale.
Le Vox pourrait être transformé en surface commerciale.
était à prévoir que les
deux cinémas désaffectés du centre-ville,
le Vox et le Plazza Lumière,
ne resteraient pas en friche
ad vitam æternam depuis leur
fermeture. D’ailleurs, les
négociations sont bien engagées pour le Vox, puisque
selon nos sources, “un compromis de vente a été signé”
sous réserve de la réalisation
de conditions suspensives.
Dans le cas contraire, le
“contrat est caduc.” Ces conditions suspensives sont “l’obtention du permis de construire et l’obligation pour
l’investisseur d’obtenir toutes
les autorisations de la part
de la municipalité de Besançon” et en particulier décrocher un avis favorable en commission de C.D.E.C. dans le
cadre d’une exploitation commerciale. L’exploitation future de ce bâtiment dépend de
ces deux conditions suspen-
C’
être aménagées” à l’intérieur
sives.
L’investisseur est la société du Vox.
Eurinvest, dont le siège est Toute la difficulté pour ce type
à Strasbourg. Ces investis- de bien est d’en changer la
seurs sont habitués de ce type destination. Passer d’un cinéde transactions, ils ont déjà ma à un espace commercial
mené des projets similaires demande des aménagements
sur Nice. Concernant le Vox, considérables. “Ce sont des
ces entrepreneurs ont deman- volumes importants. Par défidé un nouveau découpage des nition, c’est complexe de failots car par exemple, l’entrée re autre chose d’une salle de
cinéma. Il faut
du Vox est commuune porte
ne avec celle des
Dans le cas trouver
de sortie en propolocaux du quotidien
régional et ils soucontraire, sant un projet
viable. En effet, il
haitent une entrée
privative dans le
le “contrat n’y a pas de vitrine, cet espace est
cadre de l’exploitaest caduc.” borgne, on peut
tion future des
imaginer de voir
locaux. De nouveaux plans ont été faits mais s’installer des boutiques dans
pour l’instant, on ne sait pas ce bâtiment” note un profesencore combien de commerces sionnel de l’immobilier qui
ni quelles enseignes viendront ajoute “en tout cas, ce genre
s’installer dans l’ex-Vox. A d’investissement ne relève pas
priori, toujours selon nos du bricolage.” Tout cela
sources, “différentes struc- devrait se préciser dans les
tures commerciales pourraient semaines à venir. !
LE DOSSI E R
LE DOSSIER
9
Qui se partage le
marché de la mort
à Besançon ?
ÉTAT-CIVIL
La mort est un sujet encore
tabou pour nombre d’entre
nous. Aborder ce thème peut
paraître indécent. Mais le respect du deuil et de la période
douloureuse qui entoure la
mort ne doivent pas faire oublier
que la mort est un secteur d’activité à part entière. Et que dès
lors, il mérite tout autant qu’un
autre que l’on s’y intéresse.
Certains professionnels sont
impliqués au quotidien dans
ce domaine si particulier, pourtant soumis aux mêmes règles
du marché que tout autre secteur économique. À Besançon,
La Presse Bisontine s’est intéressée à tous ceux justement
qui sont impliqués au quotidien dans ce segment d’activité, passant en revue les
manières de fonctionner de ce
PARTICULIERS
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marché du funéraire. Qui sont
les entreprises les mieux implantées dans la capitale comtoise,
comment la ville gère-t-elle les
décès qui surviennent sur son
territoire, comment fonctionnent les concessions dans les
cimetières, pourquoi la crémation prend-elle un tel essor ?
Toutes ces questions sont abordées avec transparence par les
opérateurs locaux. Ce dossier
“de saison” est peut-être aussi un moyen de désacraliser ce
sujet parfois sensible, en n’oubliant pas le respect dû aux
familles endeuillées.
Relativiser les effets de la canicule
1 800 personnes décèdent
chaque année à Besançon
Toutes les personnes qui décèdent sur le territoire de Besançon sont consignées dans les registres de l’état-civil bisontin. Les services municipaux tiennent à jour des statistiques très pointues.
n septembre dernier, 72 hommes
et 56 femmes sont décédés dans
la commune de Besançon. Ces
128 défunts viennent alimenter les
statistiques de l’état-civil bisontin qui
dénombrent, en moyenne, 1 800 décès
par an dans la capitale comtoise. De
ces décès enregistrés en septembre
dernier, 8 seulement sont survenus au
domicile des défunts, 19 en clinique et
97 à l’hôpital Minjoz, soit 75,78 % du
total. “Les décès au domicile sont de
plus en plus rares, constate Roland
Grossot, responsable du service étatcivil à la mairie de Besançon. Il y a
encore certaines personnes qui demandent à être transférées à leur domicile
car elles préfèrent mourir chez elles,
mais c’est de moins en moins fréquent.”
Une plongée dans les statistiques de
l’état-civil bisontin permet de conforter certaines idées reçues et au contraire d’en démentir d’autres. Par exemple
celle selon laquelle la canicule de l’été
2003 a été particulièrement meurtrière. En août 2003, 169 personnes
E
sont décédées à Besançon. C’est certes que les fêtes soient passées, ça a tenun “record” mais à peine supérieur au dance à se vérifier dans les statistiques”
nombre de décès enregistrés en ajoute un employé de l’état-civil.
août 1996, où 167 personnes avaient Derrière ces froides statistiques se
cache bien sûr et en premier lieu la
perdu la vie.
Avec 1 967 décès dénombrés, l’année peine des familles endeuillées. Il y a
1996 a été la plus “meurtrière” de ces aussi le travail de “fourmi” effectué
10 dernières années, suivie de l’année par les services de l’état-civil dont la
1999 avec 1 906 décès à Besançon. mission ne s’arrête pas aux simples
L’année 2003 se situe dans la moyen- enregistrements des déclarations de
décès. 7 personnes sont à la
ne avec 1 877 décès. Et c’est
disposition des familles au
en juin 2003 - et non en août,
Le
mois
le
service décès-cimetières de
en pleine canicule - que la
pointe a été atteinte avec plus fatal est la ville. “On dresse l’acte officiel de décès, on en envoie
172 décédés. L’année la
un exemplaire à la commumoins mortifère est 2002,
janvier.
ne d’origine du défunt, on
avec 1 781 défunts enregistrés dans les registres de l’état-civil envoie une transcription d’acte à la
mairie du domicile du défunt s’il n’habisontin.
Chaque année ou presque, on s’aper- bite pas Besançon, on donne les autoçoit que le mois le plus fatal est en risations de transports de corps quand
général, et d’assez loin, janvier. 199 le défunt doit sortir de Besançon, etc.”
décès ont été déclarés en janvier 1997 Mais c’est certainement dans la gespar exemple, contre 122 en septembre tion des cimetières que la tâche des
de la même année. “On dit parfois que services concernés est la plus complexe
certaines personnes âgées attendent (voir article pages suivantes). Les rela-
Avec 1 967 décès, l’année 1996 a été la plus “meurtrière”
de ces 10 dernières années.
tions humaines, partie fondamentale
du service, nécessitent une bonne dose
de psychologie. “Dans le domaine des
concessions dans les cimetières, il faut
savoir concilier la volonté du concessionnaire avec celle de ses ayants-droits.
Le concessionnaire peut par exemple
refuser par l’intermédiaire d’une pièce annexe qu’elle nous fournit, la présence de tel ou tel proche dans le caveau
de famille. Parfois, c’est un peu l’ambiance “Dallas” dans nos bureaux”
confie une employée du service.
C’est aussi le personnel de l’état-civil
qui oriente les familles vers les services de pompes funèbres compétents.
Depuis l’ouverture du marché des
pompes funèbres à la concurrence en
1993, la plus totale impartialité est de
mise. Les employés municipaux com-
muniquent aux familles qui le demandent une liste officielle fournie par la
préfecture du Doubs, de tous les opérateurs habilités à organiser des
obsèques. Rédigée par ordre alphabétique, cette liste comporte, pour le seul
arrondissement de Besançon, le nom
de 34 entreprises privées, habilitées
soit pour le transport de corps, pour
l’inhumation, pour la fourniture de
matériel ou de personnel, ou pour l’ensemble de ces prestations liées à des
obsèques. Le monopole qui liait jusqu’en 1992 la ville de Besançon aux
Pompes Funèbres Générales est tombé. À Besançon, chaque prestataire
doit se battre avec ses propres armes
sur un secteur d’activité où la loi de la
concurrence et de la liberté des prix
règne en maître. !
J.-F.H.
LE DOSSIER
10
ÉCONOMIE
Loi de 1993
Pompes funèbres : S
dix ans de concurrence
Depuis 1993, le monopole des communes en matière d’obsèques n’a plus cours.
Depuis cette date, toute entreprise habilitée peut assurer cette mission. Sur
Besançon et la première couronne, trois sociétés se partagent le marché : P.F.G.,
Pompes Funèbres d’Avanne et Roc’Éclerc.
epuis le 10 janvier
1998 précisément, il
ne doit plus exister
aucun privilège ni
monopole, et les familles ont la
totale liberté de choix en ce qui
concerne l’entreprise de pompes
funèbres. La loi votée le 8 janvier 1993, applicable dans son
ensemble depuis janvier 1998,
poursuivait quatre objectifs :
organiser le service public des
pompes funèbres dans un cadre
D
concurrentiel, encadrer l’exercice de la profession, améliorer
l’information et la protection
des familles et épouser l’évolution des mœurs funéraires.
Entre 1993 et aujourd’hui subsistaient néanmoins encore deux
règles. Premièrement, les régies
et les contrats de concession
continuaient à produire leurs
effets mais les communes ne
pouvaient plus conclure de
contrats de concession avec une
clause d’exclusivité. Deuxièmement, durant cette période,
les entreprises qui fournissaient
des prestations de pompes
funèbres en violation du privilège d’exclusivité ne pouvaient
prétendre à l’habilitation sur le
territoire de la commune où la
violation était constatée.
La loi de 1993 a certes ouvert
à la concurrence mais une procédure d’habilitation beaucoup
plus stricte, parfois trop - “à la
De 1904 à 1993, la gestion des pompes funèbres était soumise au monopole communal.
POMPES FUNÈBRES G ÉNÉRALES
Combien coûtent
des obsèques ?
elon tous les opérateurs
de pompes funèbres interrogés, le budget moyen
que consacre une famille à des
funérailles est d’environ 3 000
euros. Le prix des cercueils les
plus couramment vendus est
de 750 à 900 euros. Le prix d’un
cercueil en acajou peut atteindre
4 500 euros. “J’ai déjà vu un
enterrement où la famille avait
dépensé 15 000 euros, dont
limite de l’absurdité” selon un visait, en pleine vague de sépaprestataire local -, a été mise ration de l’Église et de l’État, à
en place. Désormais, le service transférer l’exercice du monopublic des pompes funèbres res- pole des fabriques d’églises vers
te certes communal et il peut les communes. La loi affirmait
être assuré par une régie ou par clairement le caractère de serune entreprise habilitée, mais vice public communal du seril ne confère plus aucun privi- vice extérieur, les communes
lège d’exclusivité : une concur- pouvant l’exercer directement
rence est instaurée entre les dif- ou par entreprise interposée
férents intervenants. “En mais elle n’obligeait paradoxapratique, on aboutit encore par- lement pas les communes à organiser ce service extéfois à un monoporieur. La loi leur
le de fait, rétorque
un responsable “En pratique, laissait une très gransouplesse pour ce
d’entreprise de
on aboutit de
qui concerne les
pompes funèbres.
Les habitudes sont encore parfois modes d’exploitation
de ce service. Dans
difficiles à changer
lorsqu’elles existent à un monopole les faits, il existait
trois modes d’exercidepuis près d’un
de fait.”
ce du monopole comsiècle.”
munal.
La loi du 8 janvier
1993 était censée mettre fin aux Le premier était la régie - toumonopoles des communes sur jours d’actualité dans une villes pompes funèbres, et donc le comme Pontarlier par exemple
ouvrir ce substantiel marché mais théoriquement soumis à
qui représente avec 500 000 la concurrence - dont le perdécès par an en France plus de sonnel est soumis à la fonction
2,5 milliards d’euros de chiffre publique territoriale. Le deuxièd’affaires, à toutes les entre- me est la concession de service
public où la commune pouvait
prises habilitées.
Auparavant, tout reposait sur alors choisir son cocontractant.
la loi du 29 décembre 1904 qui C’est ce qu’a fait Besançon avec
7 500 pour le cercueil. Ils avaient
tenu à louer des voitures de
luxe, Rolls et Cadillac, pour le
cortège funèbre” raconte cet
opérateur bisontin. Tous s’accordent à dire que le budget
minimal pour des obsèques ne
peut être inférieur à 1 200 euros.
Mais naturellement, dans un
domaine qui touche autant l’affectif, il n’y a pas de règle prédéfinie en matière de budget.
les Pompes Funèbres Générales
jusqu’en 1993. La troisième est
l’absence d’organisation du service extérieur. Dans ce cas, toute entreprise remplissant les
conditions pour fournir les prestations funéraires peut intervenir librement sur le territoire de la commune.
Ce mode d’organisation a été
sévèrement ébranlé ces dernières années : les principales
critiques portaient sur les prix
pratiqués (fréquemment jugés
excessifs), l’absence de transparence tarifaire, la constitution dans certaines communes
d’un quasi-monopole de fait
bénéficiant à quelques sociétés
privées, le manque de contrôle
des collectivités locales.
Toutes ces dispositions, voulues
par le législateur et prises dans
un esprit de clarification du
“marché de la mort”, ne changent a priori pas radicalement
les rapports entre communes,
hôpitaux et prestataires de
pompes funèbres, si l’on en croit
tous les témoignages recueillis.
La loi de 1993 n’a apporté que
quelques améliorations mais
pas la révolution attendue. !
J.-F.H.
Qui sont
les P.F.G. ?
Rue de Vesoul
Les P.F.G. défendent leur position A
Si elle ne dispose plus du monopole sur Besançon, la société
des Pompes Funèbres Générales bénéficie encore d’une position dominante sur le marché funéraire local puisqu’elle assure près de la moitié des enterrements du Grand Besançon.
ous ne sommes
pas des marchands
de
mort !” martèle
avec vigueur Jacky Collot, le
directeur des Pompes Funèbres
Générales (P.F.G.) de Besançon lorsqu’on évoque avec lui
ce secteur d’activité si particulier. Avec une “part de marché” annoncée de “46% sur les
1 800 décès qui surviennent
tous les ans à Besançon et de
82% pour les obsèques intra
muros à Besançon”, les P.F.G.
sont pourtant les premiers opérateurs de Besançon, et de loin.
À tel point que les concurrents
n’hésitent pas à parler encore
de “monopole de fait des P.F.G.”
Du côté de la rue de Vesoul,
siège des P.F.G.bisontines, on
réfute l’idée de démarche commerciale. “C’est plus une
“N
démarche culturelle vis-à-vis ment ? “En humanisant notre
de la mort. Les opérateurs de métier” répond Jacky Collot
pompes funèbres sont parfois qui avoue à demi-mots que l’acmal vus car ils vendent une cueil n’était pas toujours à la
prestation. Les gens n’hésitent hauteur aux P.F.G., la situapas à dépenser 5 ou 6 000 euros tion monopolistique expliquant
sans doute cela.
à l’occasion d’un
Aujourd’hui, “le mot
mariage, mais ça les
gêne pour la mort qui
“Il a bien d’ordre de l’entreprise
est l’accompagnement
est, qu’on le veuille
ou non, un des trois fallu qu’on des familles et la qualité du service” selon
événements majeurs
de la vie avec une s’adapte.” M. Collot qui estime
que “l’ouverture à la
naissance et un baptême” enchaîne Jacky Collot. concurrence a eu pour conséPourtant, depuis l’ouverture à quence, paradoxalement, une
la concurrence et la fin de la augmentation générale des
régie municipale qui liait la tarifs. En effet, quand on fait
ville aux Pompes Funèbres beaucoup de quantité, on peut
Générales, le monopole des se permettre de pratiquer des
P.F.G. sur les obsèques à Besan- tarifs plus bas.”
çon est tombé. “On a pris cet- Avec “environ 25 salariés”
te mesure de plein fouet et il a employés aux P.F.G., l’entrebien fallu qu’on s’adapte.” Com- prise de la rue de Vesoul réa-
Jacky Collot anime également des séances à destination
des endeuillés au sein de l’association “Vivre son deuil”.
lise un chiffre d’affaires de
“2,273 millions d’euros.” Le
prix moyen d’une prestation
complète pour un enterrement
sur Besançon pratiqué par les
P.F.G. est de 2 525 euros, auxquels il convient d’ajouter la
T.V.A. et les taxes diverses, ce
qui revient en moyenne à “3 800
euros.”
Grâce à son implantation
ancienne, et malgré un marché ouvert à la concurrence,
les Pompes Funèbres de la rue
de Vesoul restent un opérateur
incontournable du funéraire à
Besançon, un secteur dans
lequel elles tentent de renforcer leur enracinement historique. !
J.-F.H.
vec plus de 1 000 magasins
sur tout le territoire national,
les P.F.G. sont les premiers
opérateurs français du funéraire.
La société créée en 1844 avait signé
des centaines de partenariats avec
les communes à l’époque de la
séparation de l’Église et de l’État,
quand il est revenu aux communes
de gérer la question funéraire. Les
P.F.G. ont été rachetées en 1979
par la Lyonnaise des Eaux-Dumez
de Jérôme Monod, dont elle détenait la majorité des parts. Elle a été
cédée au milieu des années 90 à
l’Américain S.C.I., (Service Corporation International), la plus grosse
société du funéraire aux États-Unis.
La société S.C.I. s’est récemment
retirée de l’affaire, vendue le 11
mars 2004 à un groupe constitué
d’investisseurs américains (Vestar
Capital Partners) et d’anciens cadres
français des P.F.G. : l’entité francoaméricaine dont le siège est en
France a un capital social de 40,9
millions d’euros. Selon l’association française d’information funéraire, les P.F.G. étaient classées dans
les années 90 en “33ème position
des entreprises les plus rentables
de France.” !
LE DOSSIER
AVANNE
11
Entreprise créée en 1987
La libre concurrence attire les initiatives privées
port à leur principal concurrent les
P.F.G., à cause de leur implantation
en dehors de Besançon intra muros.
La législation funéraire oblige, pour
tout transport de corps en dehors de
la ville du décès, d’apposer un bracelet au poignet du défunt, délivré par
la mairie. La mairie de Besançon étant
fermée à partir du samedi midi (il y
etc. À partir de 1993, beaucoup de a une permanence pour les transports
familles bisontines ont commencé à de corps le dimanche matin), les
Pompes Funèbres d’Avanne sont donc
faire appel à nous.”
Si les critères de proximité géogra- pénalisées par rapport aux P.F.G. de
phique et d’accessibilité plaident tou- la rue de Vesoul. De plus, il faut une
jours en faveur des P.F.G., installées autorisation écrite de la famille du
rue de Vesoul, en ville, les opérateurs défunt selon laquelle elle souhaite
privés tels que les Pompes Funèbres faire appel à une entreprise extérieure
d’Avanne avancent d’autres argu- à la ville. Selon un expert en matièments. “Par exemple, nous proposons re funéraire, “ces contraintes admitout au même endroit : le funérarium nistratives désavantageuses repréet le crématorium. L’idée de construi- sentent encore une sorte de monopole
déguisé en faveur des
re un crématorium nous
a permis “d’apporter” plus “Une sorte de P.F.G. Mais elles devraient
finir par disparaître grâde défunts vers notre entremonopole
ce à une modification de
prise” reconnaît Laurent
la loi espérée par de nomKlevezou en entrepreneur
déguisé.”
breux opérateurs.” “Il est
avisé.
vrai que cette mesure nous
Dix ans après l’ouverture à la concurrence, les Pompes pénalise un peu. Le week-end, on a
Funèbres d’Avanne annoncent un moins de décès que les P.F.G.” recontotal de “500 décès par an et autant naît le directeur des Pompes Funèbres
de crémations. Nous faisons les cré- d’Avanne.
mations pour des opérateurs de pompes Comme dans tout autre secteur d’acfunèbres de Haute-Saône, du Haut- tivité, Laurent Klevezou estime “qu’il
Doubs…” L’entreprise d’Avanne faut créer, entreprendre. Il n’y a que
emploie désormais 13 salariés, elle a comme cela que l’on s’en sort.” Malcréé un funérarium à Roche-lez-Beau- gré son caractère si particulier, la
pré où elle accueille 5 à 6 défunts par mort n’échappe donc pas aux lois du
marché. C’est d’autant plus vrai depuis
mois en moyenne.
Les Pompes Funèbres d’Avanne res- que la concurrence est ouverte. !
tent toutefois handicapées par rapJ.-F.H.
La création, puis la progression des Pompes Funèbres
d’Avanne, illustre bien la façon dont certains privés se
sont engouffrés dans la brèche de l’ouverture à la
concurrence. Si elle ne domine pas le marché bisontin, la société d’Avanne est en constante progression.
etite entreprise indépendante fondée en 1987 par Yves et
Laurent Klevezou, les Pompes
Funèbres d’Avanne ont bénéficié de l’ouverture à la concurrence
décidée par le législateur en 1993.
“Nous avions une entreprise d’ambulances. Si nous nous sommes lancés
dans les pompes funèbres, c’était pour
répondre à une forte demande des
familles qui voulaient avoir le choix
de passer par une autre entreprise”
raconte Laurent Klevezou, le directeur. Les Pompes Funèbres d’Avanne étaient installées jusqu’en 1990
dans la zone artisanale d’Avanne, route de Rancenay. “Les inondations de
1990 nous ont obligés à trouver un
autre site. Nous avons eu l’opportunité de nous installer en mai 1993 à
l’entrée d’Avanne, côté Besançon.”
Avant 1993, et pour cause de monopole des Pompes Funèbres Générales
sur Besançon, il était nécessaire de
passer par les P.F.G. pour la fourniture du cercueil au moins, à chaque
fois qu’un décès survenait sur la commune de Besançon. Les P.F.G. se déplaçaient systématiquement à l’hôpital
ou au domicile du défunt. “Au départ,
nous fonctionnions avec la clientèle
de Montferrand, Saint-Vit, Franois,
P
Laurent Klevezou, directeur des Pompes Funèbres d’Avanne :
“Nous offrons les mêmes services que les autres opérateurs.
Nous favorisons l’écoute des familles.”
C HÂTEAUFARINE
100 obsèques par an
Le projet de troisième funérarium est bloqué
Pour renforcer sa position sur Besançon, la société Roc’Éclerc prépare un dossier pour édifier vers la zone de Châteaufarine une chambre funéraire. Le projet piétine.
l faut être un automobiliste bien averti pour
atteindre son but lorsque
l’on cherche le siège de la
société Roc’Éclerc à Besançon.
C’est au bout d’une allée, cachée
au fond de la zone commerciale de Châteaufarine, que l’on
découvre un petit pavillon anonyme. C’est le siège actuel de
I
la société Roc’Éclerc, opérateur
de pompes funèbres, installé
en ces lieux depuis début 2004.
Roc’Éclerc, présent à Besançon depuis 1996, était auparavant installé sur la zone commerciale de Châteaufarine,
dans un espace de vente de
300 m2. Roc’Éclerc a quitté les
lieux en décembre dernier, rem-
Bruno Jacquet est également le responsable
de Roc’Éclerc à Pontarlier.
placé par l’enseigne “Surgelés
Picard” depuis quelques mois.
Le gérant, Bruno Jacquet,
explique cette situation actuelle peu confortable : “Nos anciens
bureaux étaient en pleine zone
commerciale, pas idéalement
placés selon nous. Nous avons
préféré trouver un endroit plus
à l’écart, pour recevoir dans de
bonnes conditions les familles.
Notre idée est de transformer
cette maison en chambre funéraire et d’aménager un espace
de vente à cet endroit. Mais le
Les locaux de Roc’Éclerc sont particulièrement discrets,
projet est bloqué sur le plan
administratif.” L’argument nistratifs mais le projet est tou- lengers, reconnaît Bruno Jacavancé par la municipalité est jours en cours” dit Bruno Jac- quet qui estime que le “potenmotivé par le refus de voir s’ins- quet qui ne désespère pas de tiel de développement de Roc’Éclerc à Besançon est trois fois
taller une société de pompes voir se débloquer le dossier.
funèbres à l’entrée de la ville. Comme ses concurrents, Roc’É- plus important.” Pour cela, il
La société Roc’Éclerc propose des compte sur les prix pratiqués
clerc prévoit
funé- par l’enseigne créée fin 1990
“Nous sommes prestations
d’édifier sur ce
raires complètes. par Michel Leclerc (le frère de
terrain 300 m 2
manifestement 7 salariés tra- Michel-Édouard, créateurs des
vaillent pour l’en- centres Leclerc). D’après le
d’espace commercial et d’utien position de seigne qui réali- fondateur, l’enseigne Roc’Ése “une centaine clerc (qui possède 352 magaliser le pavillon
challengers.”
d’obsèques par sins en France) prétend réapour y installer
an”, bien loin des liser “25% de parts de marché
trois salons funéraires. “Le projet date de l’an chiffres annoncés par les P.F.G. en France, un taux qui prodernier, nous l’avons déposé en ou les Pompes Funèbres gresse de 1,5% tous les ans.
octobre. Nous nous sommes d’Avanne. “Nous sommes mani- Nous réalisons 600 millions
heurtés à des barrages admi- festement en position de chal- d’euros de chiffre d’affaires,
au bout de Châteaufarine.
c’est un secteur d’activité qui
gagne bien sa vie” reconnaît
Michel Leclerc, entrepreneur
à l’origine de la loi qui a fait
tomber le monopole des pompes
funèbres.
Certain que pour se battre à
armes égales avec ses concurrents bisontins, il est nécessaire de disposer d’une
chambre funéraire, le gérant
de Roc’Éclerc Besançon ne
désespère pas. Bruno Jacquet
est conscient que sans cela, il
sera très difficile de poursuivre
une activité florissante sur
Besançon, dans un endroit si
discret. !
J.-F.H.
LE DOSSIER
12
ÉCLAIRAGE
Trois questions à…
TENDANCE
1 175 crémations en 2003
Michel Kawnick, La crémation est en
président de
l’association française
d’information funéraire
augmentation constante
Ce mode funéraire prend de plus en plus d’ampleur à
Besançon. Aujourd’hui, entre 30 et 35 % des familles
L’A.F.I.F. a été créée en 1992. Organisme indé- optent pour la crémation. Les deux crématoriums de
pendant, il répond à toute demande des Besançon-Saint-Claude et d’Avanne connaissent une fréfamilles en matière d’obsèques. Pour en quentation en hausse.
savoir plus : www.afif.asso.fr
a Presse Bisontine : Que ter le plus vite possible les
représente le marché du funé- gens vers des chambres funéraires privées, donc payantes.
raire en France ?
Michel Kawnick : Avec 540 000
décès par an en France, le mar- L.P.B. : La fin du monopole a-t-elle
ché global est estimé à 3,4 mil- été bénéfique ?
liards d’euros. Pour une famil- M.K. : Il y a 15 ans, P.F.G. réale, ce secteur représente la 3ème lisait 45% de l’activité natioplus grosse dépense après nale, ils sont aujourd’hui à 22
l’achat du logement et de la ou 23%. Les familles ont
voiture. Les sociétés de pompes aujourd’hui la totale liberté
funèbres, malgré le fait que le de mettre en concurrence les
sociétés de pompes
funéraire soit un serLe marché funèbres et nous leur
vice public, sont des
conseillons de le faisociétés commerglobal est re. Toute personne
ciales à but lucratif
peut prendre contact
qui ne respectent pas
toujours une parfai- estimé à 3,4 avec nous et nous lire
devis au téléphote éthique.
milliards un
ne (01 45 44 90 03),
nous la conseillerons.
L.P.B. : C’est-à-dire ?
d’euros.
35 à 40% des devis
M.K. : Lors d’un décès,
les familles sont déstabilisées, font l’objet de remarques de
elles n’y connaissent parfois notre part. Il ne faut plus qu’il
rien aux démarches à suivre. y ait de tabou sur cette activiCertaines sociétés, qui ont été té commerciale. Ce n’est pas
épinglées par le conseil de la une preuve d’amour pour le
concurrence, ont tendance à défunt que de payer une presabuser. Par exemple, 80% des tation deux fois plus cher. !
décès ont lieu dans des établissements hospitaliers. Il
Propos recueillis
devient systématique d’orienpar J.-F.H.
L
C HIFFRES
uestion d’évolution des men- Lons-le-Saunier aura son crématorium à
talités, de prise de conscience la fin de l’année tandis qu’Héricourt pré“hygiénique”, volonté de ne pas pare son projet. Il y a encore 15 ans, tou“encombrer” le sous-sol, impact te personne voulant se faire crématiser
moindre de la religion catholique sur les devait choisir le lieu le moins éloigné,
esprits, culte du recueillement qui tend c’était à La Chaux-de-Fonds en Suisse.
à s’amenuiser… D’innombrables facteurs Dans la capitale comtoise, 291 personnes
contribuent à expliquer le véritable “boom” se sont faites incinérées en 1991, année
que connaît la crémation depuis quelques de l’ouverture du premier crématorium
bisontin. Elles ont été 1 175 l’an dernier
années.
Totalement marginal il y a encore une à choisir cette option, soit une augmentrentaine d’années en France, avec 4 ou tation de 400 % en 12 ans ! Un véritable
5 crématoriums en tout et pour tout sur “engouement”. “On assiste à une prise de
le territoire national, le mouvement cré- conscience. Les cimetières, logiquement,
matiste convainc aujourd’hui une popu- prennent de plus en plus de place. Les gens
lation croissante. Faut-il rappeler qu’avant qui choisissent la crémation souhaitent
“laisser la terre aux vivants”.
le milieu des années 60, date
Il y a aussi des questions de
du concile Vatican II, une perUne
“pollution”, d’infiltration dans
sonne qui choisissait la crémation était encore considé- augmentation les sous-sols. Cette question-là
devient très sensible également.
rée comme impie ! Aujourd’hui,
il y a 150 crématoriums en de 400 % en Le respect de la nature et des
vivants est le véritable fondeFrance et une bonne quaran12 ans.
ment de la crémation”, explique
taine en projets.
Gérard Alexandre, président
À Besançon, c’est en 1991 qu’a
été construit le premier crématorium, dans de l’association crématiste de Besançon
le quartier Saint-Claude. Financé par les qui tenait son assemblée générale le
collectivités publiques, le bâtiment a été 17 octobre dernier à Tarcenay.
confié par délégation de service public aux L’idée crématiste, telle que la défend le
Pompes Funèbres Générales de la rue de millier de membres que compte cette assoVesoul. Depuis 2000, un deuxième cré- ciation régionale, va plus loin encore :
matorium a ouvert ses portes aux pompes “Nous conseillons d’abord aux gens qui
funèbres d’Avanne. La Franche-Comté souhaitent se faire crématiser, d’écrire leur
continue à se doter de tels équipements : volonté. En l’absence d’écrit, c’est au plus
Q
Selon Gérard Alexandre, président
de l’association crématiste de Besançon, “la législation doit évoluer. En
l’absence d’écrit, les proches peuvent
aller contre la volonté de celui qui
veut se faire crématiser.”
proche parent de décider. Notre idée, dans
la crémation, c’est de conseiller d’être le
plus simple possible. Par exemple : partir pieds nus et éviter ainsi l’incinération
de grosses semelles. Nous sommes là aussi pour conseiller les personnes concernant l’organisation d’obsèques et aviser
les communes afin qu’elles prévoient dans
les cimetières, un coin pour accueillir les
urnes cinéraires” ajoute Gérard Alexandre.
En matière de crémation, avec “un taux
de 31 %” (selon les chiffres de l’association bisontine), Besançon est en avance
sur la moyenne française qui est de 21 %,
mais en retard sur une ville comme Belfort (43 % de crématisés) et plus encore
sur des secteurs comme Mulhouse ou
Strasbourg où les crématoriums arrivent
péniblement à faire face à la demande.
L’influence de pays comme la Suisse, l’Allemagne ou les pays scandinaves est indéniable : chez nos voisins, la crémation
atteint aujourd’hui 75 à 80 %. Ceci dit, la
crémation est beaucoup plus répandue
en ville qu’en milieu rural. Certains “réfractaires” ont encore bien ancrée en eux l’idée
que la crémation s’apparente aux “flammes
de l’enfer.” !
J.-F.H.
Coût d’une crémation : environ 500 euros
Les deux crématoriums bisontins se complètent
À Avanne comme à Saint-Claude, les deux crématoriums bisontins justifient leur présence, avec un bon millier de crémations par an au total. Sur
ce secteur aussi, le marché est ouvert à la concurrence.
a crémation existe depuis Consciente du développement de la
1991 sur Besançon, date à crémation en France, la ville avait
laquelle la mairie de Besan- prévu d’agrandir le crématorium de
çon et ses partenaires publics Saint-Claude pour y installer un
(Conseil général, Conseil régional, deuxième four. Mais l’annonce de la
ville de Vesoul…) décident de finan- construction d’un crématorium à
cer la construction d’un crématorium Avanne en 2001 a stoppé net les intenau 1, allée du Souvenir Français (quar- tions de la ville et des P.F.G. “Le protier Saint-Claude à Besançon). Après jet a été abandonné. Il faudra voir
appel d’offres, les Pompes Funèbres l’évolution de la crémation d’ici 10
Générales (P.F.G.) ont obtenu la ans, mais à l’heure actuelle, deux créconcession de ce crématorium pour matoriums suffisent” commente le
directeur des P.F.G. à
une durée de 6 ans, renouvelée en 1997 puis à nouAvanne n’a Besançon.
Les Pompes Funèbres
veau l’an dernier, contre
le versement d’une sompas hésité à d’Avanne avaient anticipé
cette forte demande. En
me de 177 000 euros à la
investir
avril 2001, Laurent Kleville. À charge pour les
vezou n’a pas hésité à invesP.F.G. d’entretenir les
“5 millions tir, après des démarches
lieux, et notamment d’incompliquées assorvestir dans les aménagede francs.” assez
ties de “pressions politiques
ments intérieurs (pour
de tous bords”, plus de
une somme de 300 000
euros, dont 200 000 euros pour l’achat “5 millions de francs dans un crédu four), équipement qui a subi une matorium et un bâtiment de 300 m2.”
récente mise aux normes. En 2003, Pari gagné puisqu’Avanne accueille,
le crématorium de Saint-Claude a selon les chiffres fournis par la direcaccueilli 683 défunts.
tion, “à peu près 500 crémations par
L
an.” Le crématorium d’Avanne, financé par une entreprise privée (les
pompes Funèbres d’Avanne), est en
concession pour 20 ans avec la commune d’Avanne. Une taxe de crémation de 38,11 euros est versée à la
commune à chaque crémation, additionnée d’une autre taxe de 15 euros
dite de vacation de police (liée au
transport du corps sur Avanne). Au
bout de 20 ans, la propriété du crématorium reviendra à la commune
d’Avanne. Par principe, un privé ne
peut pas chapeauter seul, un projet
de crématorium, d’où la concession
avec la mairie.
Entre les deux sites, il y a donc désormais plus de 1 000 défunts crématisés par an sur Besançon, ce qui représente une dépense annuelle globale
de plus de 500 000 euros au bénéfice des deux crématoriums.
La concurrence entre ces deux principaux prestataires se joue aussi sur
les tarifs pratiqués. Tandis que les
P.F.G. annoncent un tarif de “447,52
euros pour une crémation”, Avanne
avance un prix de “502,08 euros, mais
Le crématorium d’Avanne fonctionne depuis avril 2001. Il a été créé
10 ans après l’ouverture du crématorium de Saint-Claude.
réceptacle compris” précise le directeur.
D’après les prévisions, la crémation
devrait encore prendre de l’ampleur
en France, sans toutefois dépasser
un plafond estimé à 50 %. Ce qui laisse encore une belle marge de pro-
gression, et pourquoi pas, à terme,
la place pour un troisième crématorium dans le Grand Besançon, si les
mentalités continuent à évoluer aussi vite en faveur de ce mode funéraire. !
J.-F.H.
LE DOSSIER
I NHUMATIONS
13
DATES DE CRÉATION
6 569 euros pour une concession perpétuelle
La difficile gestion des cimetières bisontins
Concessions 15 ans, 30 ans, perpétuelle, constructible ou pleine
terre, jardin d’urnes ou colombarium… La gestion des cimetières
nécessite une organisation sans faille des services municipaux.
e nombre de corps reposant dans les cimetières
de Besançon est estimé à 120 000. “À
Besançon, il y a autant de personnes au-dessus qu’en dessous”
commente avec une pointe d’humour bienvenue un employé du
service état-civil. 120 000
défunts sont enterrés dans les
5 cimetières que compte la ville. Sur 1 552 ares au total, les
cimetières de Saint-Ferjeux,
des Chaprais, de Velotte, de
Champ-Bruley et de Saint-Clau-
L
de abritent à ce jour 20 000
concessions. Autant dire que la
place commence à manquer.
Mais rien d’alarmant selon le
responsable de l’état-civil bisontin qui explique que “quoi qu’il
arrive, nous ne refuserons personne dans les cimetières de
Besançon. Je reconnais que les
cimetières ne sont pas extensibles, certains comme celui des
Chaprais ou Saint-Ferjeux ne
pourront plus être agrandis.
Seul le cimetière Saint-Claude
peut encore faire l’objet de tra-
vaux d’extension.”
Actuellement, la ville termine
une phase de travaux à SaintClaude et s’apprête à livrer, d’ici
janvier 2005, 110 nouveaux
caveaux pré-édifiés. “Cela nous
laisse une marge d’une vingtaine d’années.” Pour le reste,
la ville compte sur les rotations
de concessions pour accueillir
les nouveaux défunts. Ces rotations sont estimées à environ
60 par an. Elles consistent à
“récupérer” les emplacements
des défunts dont les familles ne
renouvellent pas la concession. est en général accordé. Au bout
La réglementation en la matiè- de ces 10 ans, et après avoir
re est assez complexe. Une prévenu la famille par la pose
concession peut être payée pour de petites affichettes sur l’em15 ans, 30 ans, 50 ans ou à per- placement concerné, la pierre
pétuité. Mais la ville ne peut est détruite, les restes de la
dépouille sont prélerefuser de mettre à
disposition des ter- “Il n’y a pas vés et déposés dans
un ossuaire du cimerains dits “non concédés” à un défunt. “Si de carré des tière concerné. L’emplacement peut alors
on souhaite un terindigents à être proposé à une
rain non concédé, on
autre famille. C’est
ne peut plus aller qu’à
Besançon.” ce qu’on appelle la
Saint-Claude où il y
rotation. Il y en a
a encore un peu de
places.” Ce sont des emplace- environ une quinzaine par an
ments “en pleine terre”, sur les- dans chacun des cimetières
quels la famille peut édifier un bisontins. “On fait tout pour évimonument funéraire. Leur ter les rotations mais parfois,
durée est limitée à 8 ans. Un le défunt n’a plus aucune famildélai de 2 ans supplémentaire le sur place ou les descendants
ne donnent pas de nouvelles.”
Le système est identique pour
les concessions payantes limitées dans le temps, celles accordées pour 15, 30 ou 50 ans. Leur
prix varie selon qu’elles sont
“pleine terre” ou constructibles
(c’est-à-dire un caveau). Il faut
compter par exemple 493,30
euros T.T.C. pour une concession pleine terre pour 15 ans,
818,30 euros pour une pleine
terre 50 ans, 825,30 euros pour
une concession de 50 ans dans
le jardin d’urnes de Saint-Claude (réservé aux urnes cinéraires).
Il y a enfin les concessions perpétuelles, l’emplacement que la
famille ne paye qu’une seule fois
et dont elle conservera la jouissance “ad vitam æternam”. Le
“droit d’entrée” à payer pour
une concession perpétuelle dans
un cimetière bisontin est actuellement de 6 569 euros T.T.C. “Il
y a beaucoup de concessions perpétuelles à Besançon, notamment tout le site classé aux monu-
Les cimetières
bisontins : 200
ans d’histoire
C’est le décret impérial sur les
sépultures du 12 juin 1804 qui
impose aux communes de
créer des cimetières. Une initiative signée Napoléon Bonaparte. Dès lors, plus “aucune
inhumation n’aura lieu dans
les églises, temples, synagogues, hôpitaux, chapelles
publiques… ni dans l’enceinte des villes et des bourgs.”
- Cimetière
du Champ-Bruley : 1793
- Cimetière
des Chaprais : 1824
- Cimetière de Velotte : 1865
- Cimetière de
Saint-Ferjeux : 1867
- Cimetière de
Saint-Claude : 1896
ments historiques du cimetière
des Chaprais.”
Il y a enfin le cas des défunts
sans ressources ou S.D.F. Pour
ces personnes démunies, la ville a signé un contrat avec les
Pompes Funèbres Générales
selon lequel elle prend en charge le prix des obsèques. Ces personnes sont ensuite inhumées
dignement. “Il n’y a pas de carré des indigents à Besançon, pas
plus qu’il n’y a de fosse commune” précise la mairie de
Besançon pour démentir une
idée reçue encore très répandue
parmi la population. “Une fosse commune en tranchées ne peut
être creusée en France qu’en cas
d’épidémie.” !
J.-F.H.
Une partie du cimetière des Chaprais est classée aux monuments historiques,
et par ce fait, est intouchable.
Publi-Information
R ÉFLEXION
L’exemple dijonnais
Un cimetière intercommunal
dans l’agglomération ?
n l’état actuel des choses, nous mération, précisent les services dijonnais. Les
sommes tranquilles encore pour gens qui choisissent de venir ici le font parce
10 ans, peut-être pour 15 ans et qu’il y a beaucoup d’espaces verts ou pour
au grand maximum pour 20 ans.” regrouper plusieurs sépultures de la même
Le constat dressé par Yves-Michel Dahoui, famille. Le cimetière intercommunal dispose
l’adjoint bisontin responsable de la question de 315 caveaux, 109 concessions ont déjà été
attribuées depuis l’ouverture.”
des cimetières, montre la nécessité d’anticiper. Les murs des cime- Une personne À Besançon, la question est posée.
La réponse dépend de plusieurs factières ne sont pas extensibles.
de Thise
teurs, philosophique d’abord : une
Seul le cimetière de Saint-Claude
personne habitant Thise acceptepeut encore être agrandi. “Les difaccepteraitrait-elle de se faire inhumer à
férentes phases de travaux prévus
sur Saint-Claude repousseront son elle de se faire Audeux ou à Tallenay ? “Les gens
sont très attachées à leur terre, à
enceinte jusqu’au bord de la nouvelle Z.A.C. Vallon du Jour. Ensuiinhumer à leur commune” commente M.
Dahoui. Cette notion d’ordre philote, nous ne pourrons plus l’agranAudeux ?
sophique est contrebalancée par le
dir. Il va donc falloir réfléchir à
facteur place ensuite, lié à l’évoluautre chose.”
À Dijon, les élus ont opté en 1995 pour la créa- tion régulière de la crémation. Si la crémation
tion d’un cimetière intercommunal. Toutes les poursuit son développement, les besoins de
personnes qui ont leur domicile sur le terri- place se feront moins sentir.
toire d’une des 21 communes de la commu- Mais par précaution, “il faudra recenser tous
nauté d’agglomération dijonnaise ou qui décè- les terrains susceptibles d’accueillir un cimedent dans une de ces communes peuvent y tière dans le Grand Besançon au cas où un
être inhumées. “Ce cimetière a été créé à une jour il faille en faire un nouveau” termine l’adépoque où beaucoup de cimetières arrivaient joint. !
à saturation dans les communes de l’aggloJ.-F.H.
“E
Un nouveau directeur pour
l’agence du Crédit Mutuel Saint-Claude Valentin
vocat de formation,
Jean-Louis Couturet
est entré au Crédit
Mutuel en 1982. Après différents postes d’encadrement, il
vient de passer 10 ans à la tête
de l’agence du Crédit Mutuel
de Grand Charmont-Sochaux.
“Je suis heureux de retrouver
la ville de Besançon où j’ai effectué une partie de mes études
dans les années 80”. Arrivé à la
tête de l’agence du Crédit Mutuel
Besançon Saint-Claude-Valentin, le 17 août dernier, JeanLouis Couturet a pu se familiariser avec son équipe de 24
collaborateurs qui accompagnent 13 000 clients dont plus
de la moitié de sociétaires.
“L’agence de Saint-Claude-
A
Valentin qui comprend deux
sites, l’un 6 rue Jean Wyrsch et
l’autre en zone commerciale de
Valentin. Nous avons une clien-
tèle très diversifiée de particuliers mais aussi de PMI.PME,
de professions libérales, de commerçants et d’artisans."
Jean-Louis Couturet
est entré au Crédit
Mutuel en 1982.
CRÉDIT MUTUEL SAINT-CLAUDE, 6 rue Jean Wirsh
CRÉDIT MUTUEL VALENTIN, Espace commercial Valentin, Rte de Chatillon
Tél. 03 820 034 917 (N° Indigo)
BESANÇON
14
E MPLOI
En bref
" Annuaire
L’annuaire des industries et
services de sous-traitance et
co-traitance du Doubs 20052006 est paru. réalisé par
l’A.D.E.D., ce document recense plus de 540 entreprises de
ce secteur d’activité. Il est disponible sur demande au
03 81 65 10 00.
" Fontaine-Argent
“L’histoire du préventorium de
Fontaine-Argent”, c’est le thème de l’exposition qui se déroule jusqu’au 29 octobre dans
les locaux de l’institut d’éducation spécialisée FontaineArgent, 11, chemin de Brûlefoin à Besançon. Les photos
d’archives illustrent l’apport
de l’association protestante
d’action sociale dans la lutte
contre la tuberculose à partir
de 1919. Rens. 03 81 80 16 14.
" Club
affaires
Le club affaires Besançon
entreprises organise sa grande soirée annuelle le
18 novembre prochain à Micropolis. Rens. 03 81 53 46 74.
" Tri
pour fêter ses 10 ans, ses nouveaux locaux et sa nouvelle
ressourcerie, l’association T.R.I.
de Quingey organise vendredi 22 octobre à 20 heures, une
représentation gratuite, spectacle de sensibilisation au recyclage des déchets. Renseignements au 03 81 57 56 61.
BIMESTRIEL
Changement de directrice
Le second souffle de l’A.D.I.L.
Après une période houleuse, l’agence départementale d’information sur le logement retrouve petit à
petit son dynamisme sous l’impulsion d’une nouvelle directrice Soledade Rocha.
arrivée il y a un mois de Sole- re de copinage.
dade Rocha à la tête de l’agence Le cabinet de Claude Jeannerot dément
départementale d’information en tout cas avoir retenu Soledade Rocha
sur le logement (A.D.I.L.) est perçue sur de tels critères. Elle a présenté sa
comme une “bouffée d’air” par la plu- candidature à ce poste suite à une
part des employés de cette antenne du annonce faite par l’A.P.E.C. (agence
Conseil général. Le rythme est diffé- pour l’emploi des cadres). “J’ai renrent comparé à la précédente direc- contré un certain nombre de recruteurs
trice jugée trop “attentiste” et qui pen- qui ont donné un avis sur ma candidature, dont des représendant un an a laissé s’étioler
tants de l’A.N.I.L. (agence
“les relations avec les différents partenaires de la “On attendait nationale d’information sur
le logement)” explique Solestructure.” Sans doute
quelqu’un
dade Rocha qui n’est pas
n’était-elle “pas faite pour
cela” dit-on dans les coucapable de directement issue d’un
domaine d’activité touchant
loirs de l’A.D.I.L. C’est toute l’ambiguïté de ce genre manager des de près ou de loin à l’habitat. Mais pendant 12 ans,
de poste à responsabilité
gens.”
elle a assuré la direction
où le choix du candidat est
administrative et financièfinalement du ressort du
re au siège parisien d’un
président du Conseil généO.P.C.A. (organisme professionnel colral, de facto président de l’agence.
On se souvient que le recrutement de lecteur agréé) avant d’assurer la direcla précédente directrice de l’A.D.I.L. tion du groupement d’associations charétait pétri de doutes car on connais- gé de la formation et de l’insertion
sait ses liens avec l’équipe de Claude professionnelle des jeunes et adultes
Girard. Elle est l’épouse de Laurent en Bourgogne-Franche-Comté. “J’ai
Michel, ancien attaché parlementaire été recrutée sur la base de mon parde Claude Girard. Dans la grande famil- cours professionnel. Je suis neutre,
le politique, ça n’étonne personne “que ajoute-t-elle encore. J’ai été embauchée
le président nomme un directeur avec en particulier par rapport à mes comlequel il a des affinités. Ce sont des pétences relationnelles. On attendait à
sympathisants et c’est de bonne guer- ce poste quelqu’un de complémentaire
re” note un observateur averti. Quid capable de manager des gens. Pour ma
de la compétence si la question est part, j’ai l’habitude de négocier, de rend’abord “d’être en phase avec le prési- contrer des collectivités.” Pourtant,
dent” comme s’il s’agissait d’une affai- faut-il rappeler qu’avant d’être élu pré-
L’
L’A.D.I.L., rue Battant, un organisme financé par le Conseil général du Doubs.
sident du Conseil général du Doubs
Claude Jeannerot occupait les fonctions de directeur général adjoint de
l’A.F.P.A. (association formation professionnelle des adultes) à l’échelle
nationale.
Soledade Rocha prend ses fonctions à
bras-le-corps et renoue les contacts
avec les nombreux partenaires de cette agence comme les collectivités locales
ou les organismes représentant les
familles et les consommateurs. Elle
semble donner du cœur à l’ouvrage aux
9 salariés de l’A.D.I.L. qui sortent d’une
période morose. “Je trouve des gens qui
sont prêts à s’engager à tout moment.
L’équipe est compétente et le président
est attentif à notre évolution” constate
la directrice qui entend poursuivre ce
travail en groupe afin de conforter
l’agence départementale d’information
sur le logement dans ses missions.
L’A.D.I.L. qui a enregistré une baisse
de son activité sur les exercices de 2003
et 2004 devrait connaître un regain de
croissance sous l’impulsion de cette
nouvelle directrice dont le profil professionnel est de jouer la carte du développement. Mais elle sait aussi que le
personnel a de “fortes attentes en ce qui
concerne ma fonction.”
Pour l’instant, l’A.D.I.L. prépare son
assemblée générale qui aura le lieu de
3 novembre prochain. Une occasion de
présenter le cap que va tenir l’agence
départementale d’information sur le
logement dont une des compétences,
au-delà de la réalisation d’études spécifiques, est d’accompagner les particuliers dans leur projet immobilier. !
T.C.
Le mouvement gay à Besançon
Des Bisontines créent “Love Pirates”
Un nouveau magazine national “lesbo-trans-gay” vient de sortir : Love Pirates.
Cécile Bailly et Grib Borremans, deux Bisontines, en sont les créatrices. Retour
sur le lancement de cette aventure audacieuse.
rès de 10 000 exemplaires distribués dans 22 villes de Province
et Paris. Après une semaine de
mise en vente, il faut déjà assurer le
réassort. Le nouveau magazine “lesbo-trans-gay” démarre très fort selon
ses créatrices.
Le projet est né en mai dernier, il a
été lancé début septembre. “Nous
avions envie de créer un magazine où
l’on donnerait la parole aux gens et où
on laisserait la place aux artistes,
explique Grib Borremans. L’idée est
venue aussi des compétences que nous
avions dans chaque domaine. Cécile
a déjà travaillé en presse écrite et est
écrivain. Moi, je viens du spectacle
vivant. Monter un magazine, c’est comme monter un spectacle. La seule différence est le support.”
Cécile Bailly est directrice de rédaction, Grib Borremans est rédactrice
et Charlotte Bégard maquettiste et
photographe. Voilà pour les rôles officiels. En pratique, tout le monde touche
à tout et la notion de “travail d’équipe” s’illustre très bien au sein de “Love
Pirates”. Les trois Bisontines ont su
s’entourer d’un réseau solide et bien
dispersé géographiquement : Lyon,
P
Cécile Bailly et Grib Borremans présentent le premier numéro
du nouveau magazine “Love Pirates”.
Marseille, Paris, Bruxelles, Montréal,
Los Angeles… Des collaborations sont
aussi prévues. Dans le premier numéro notamment, on retrouve Anne et
Marine Rambach, fondatrice des éditions gay et lesbiennes, auteurs de
nombreux ouvrages dont le dernier
“la culture gay et lesbienne” est paru
cette année chez Fayard. Manue Valion
apporte aussi sa contribution en créant
une “Love Pirates Box” pour chaque
nouveau numéro.
Les sujets abordés sont variés : les
grands-parents homos, les maisons
d’édition, les homos au travail, interviews d’artistes, chronique prévention, témoignage de jeunes homos…
“Tous les deux mois, nous retrouverons un dossier qui touche à la vie quotidienne en Province, présente Cécile.
Tout ne se passe pas à Paris. Et on ne
vit pas son homosexualité de la même
façon si on habite dans le Marais à
Paris ou aux Fins dans le Haut-Doubs.
Le dossier du premier numéro concerne le monde du travail, à travers des
témoignages. Nous souhaitons donner
la parole aux gens. Plutôt que de faire appel à des sociologues qui auront
étudié la question, nous privilégions
les témoignages des gens concernés.”
Une grande place est également accordée aux artistes. Un poster central
permettra à un artiste de s’exprimer,
à partir d’une phrase donnée à illustrer. On trouvera également des portraits de gens inconnus. Parce qu’ils
sont aussi importants que les “stars”.
Des soirées de lancement du nouveau
magazine sont prévues à Lyon et à
Paris.
Après une semaine de mise en kiosque,
les ventes semblent avoir déjà bien
décollé, y compris dans les librairies
parisiennes. Un joli clin d’œil pour ce
magazine qui se veut à l’opposé de ce
“parisianisme insupportable !” !
G.C.
Love Pirates, en vente 4 euros
Disponible par abonnement
Sandales d’Empédocle, Forum,
Café du théâtre, Veneziana,
Café Bunjun, Maisons de la presse à Battant, Bureaux de tabac
2 et 25, rue de la Madeleine et
association Queerstar
BESANÇON
En bref
" Concert
L’association bisontine “coma
white” organise samedi
23 octobre à 20 h 30 au
Seven’art café (rue Claude
Pouillet à Besançon), une soirée “onde de choc” avec les
nouveautés métal du label
“Roadrunner”, couplée avec
un concert du groupe bisontin Daverio. Renseignements
au 06 88 49 65 16.
" Vaccin
“Profitez de la vie, évitez la
grippe” : la C.P.A.M. de Besançon rappelle l’importance du
geste vaccinal pour lutter contre
la grippe. L’accès au bénéfice de la vaccination est ouvert
aux personnes de 65 ans et
plus. En 2003 à Besançon,
81 % des 33 000 bénéficiaires
potentiels se sont fait vacciner. Le vaccin est gratuit pour
ces personnes.
"
Conférence
“Laïcité, République, Église” :
conférence donnée par Émile
Poulat, professeur à l’école
pratique des Hautes Études,
vendredi 22 octobre à 20 h 30
au centre diocésain, 20, rue
Mégevand à Besançon. Renseignements au 03 81 50 35 84.
SANTÉ
15
Loi bioéthique du 6 août 2004
Des avancées pour le don d’organes
Le Parlement a voté le 6 août dernier une nouvelle loi bioéthique, cadrant ou recadrant notamment le clonage, l’exhumation post-mortem, ou
encore le don d’organes.
eut-on exhumer une personne pour de prison pour le clonage thérapeueffectuer des examens génétiques tique. D’autre part, la loi ne permetdestinés à établir une filiation ? tra plus d’exhumations de corps à des
Peut-on déposer un brevet sur une fins de recherche de filiation. Autre
séquence génétique ? Le don d’organes avancée importante : l’extension du
doit-il se restreindre au cercle fami- cercle des donneurs vivants en matièlial ? Le clonage thérapeutique ou repro- re de dons d’organes et de tissus.
ductif peut-il être autorisé ? Autant de Auparavant, le donneur devait être un
parent, un enfant ou un frèquestions auxquelles la noure ou une sœur. Désormais,
velle loi bioéthique du 6
6 500 à
les catégories de donneurs
août apporte des précisions.
sont élargies et intègrent les
À l’initiative du Collectif
7 000
conjoints, les grands-parents,
d’Associations pour le Don
d’Organes (C.A.D.O.), le
personnes cousins, oncles et tantes, et
toute personne pouvant
professeur Jean-René Binet,
en attente apporter une preuve de vie
maître de conférences à la
commune d’au moins deux
faculté de droit de Besançon, donnait une conféren- d’une greffe. ans. “Cette extension du cercle
des donneurs est très imporce le 7 octobre dernier sur
l’évolution de ces règles bioéthiques. Il tante, constate Christian Magnin-Feyressort de cette nouvelle loi que le clo- sot, président de l’association des usanage d’embryons humains, même à des gers de l’hôpital de Besançon. Mais il
fins thérapeutiques ou d’expérimen- est à craindre que cette extension ne soit
pas suffisante pour venir à l’aide des
tation, est interdit.
Une nouvelle catégorie de crimes est 6 500 à 7 000 personnes en attente d’une
créée : le crime contre l’espèce humai- greffe.”
ne, assorti de sanctions très lourdes : Quant au prélèvement d’organes sur
7,5 millions d’euros d’amende et 30 ans les personnes décédées, il fallait aupade réclusion criminelle pour le clona- ravant consulter les familles pour savoir
ge reproductif, 100 000 euros et 7 ans si le donneur potentiel était favorable
P
Le professeur Jean-René Binet a soutenu sa thèse
sur “l’encadrement juridique du progrès scientifique”.
au don d’organes. Désormais, il faudra
rechercher une opposition. Il ne s’agira plus de savoir s’il était favorable au
don d’organes, mais s’il y était opposé.
“Il persiste une espèce de flou à ce niveau,
estime Christian Magnin-Feysot. Les
soignants devront rechercher s’il n’y a
pas d’opposition. Concrètement, c’est
quasi impossible. Je reste circonspect
quant à cette partie. Jean-Luc Chopard,
médecin légiste, neurologue et président
du comité d’éthique de l’hôpital, estime
lui aussi que la situation est encore plus
complexe qu’avant. Nous sommes ravis
que cette loi ait été votée, mais nous
attendions bien plus. J’ai peur que cette loi ne change pas grand-chose : en
matière de don d’organes il y a encore
plus de 30 % de refus.”
50 000 personnes sont inscrites sur le
registre officiel de refus des prélèvements d’organes post-mortem. Seule
l’information et la sensibilisation pourront faire évoluer ces chiffres. !
G.C.
Ouverture le 26 octobre
d’une nouvelle agence Caisse d’Epargne
dans la zone commerciale de Besançon Valentin
à proximité du magasin Carrefour
Une agence innovante qui associe conseil et libre service
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Lors de votre visite vous pourrez participer à notre grand jeu
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BESANÇON
16
En bref
" Voix
La Mission Voix Franche-Comté propose sa plaquette de saison disponible sur simple
demande en appelant le
03 81 83 18 69.
" Musique
À écouter à l’Opéra-Théâtre
samedi 6 novembre, Klezmatics (musique klezmer) et un
concert “jeunes pousses”
dimanche 7 novembre. DU 16
au 30 novembre, cycle “regards
de femmes”. Renseignements :
03 81 87 81 97.
" Rugby
L’Olympique Bisontin fête ses
100 ans le 21 novembre prochain? La journée commence
autour du match de championnat de Fédérale 3 entre l’O.B.
et Colmar. À partir de 18 heures,
troisième mi-temps géante. Le
club cherche à contacter tous
les anciens. Pour tous renseignements : 03 81 40 09 34 ou
06 22 09 29 95.
" Peinture
Le peintre Laville expose ses
gouaches et huiles à la galerie
Cart du 22 octobre au 13
novembre. Ses sujets préférés
sont les paysages du HautDoubs. Une
quarantaine
d’œuvres sera présentée. Galerie Cart, 12, rue Moncey.
U NIVERSITÉ
Première promotion de l’I.S.I.F.C.
Des étudiants bisontins en apesanteur
Dans le cadre d’un projet d’études, 5 étudiants de l’Institut supérieur d’ingénieurs ont participé à une expérience
inédite avec l’agence spatiale européenne : des vols paraboliques reproduisant des conditions de microgravité.
ans le cadre des activités d’éduca- de démonter l’influence de la gravité sur
tion de l’agence spatiale européenne des phénomènes physiques ou biologiques.
(E.S.A.), des campagnes de vols Ils ont ainsi réalisé une étude sur le “déplaparaboliques sont consacrées à des étu- cement de particules par pression radiatidiants. Elles leur permettent de tester ve acoustique en situation de microgravileurs expériences scientifiques dans des té.” (!) Le projet a été à l’étude pendant plus
d’une année, la phase la plus longue ayant
conditions de microgravité.
Dans le cadre d’un projet d’études, 5 étu- constitué en la recherche d’un sujet innodiants de l’institut supérieur d’ingénieurs vant. “Nous avons choisi une expérience
de Franche-Comté (Arnaud Runge, Arnaud ayant trait au domaine de la manipulaGrosjean, François Besson, Michael Lar- tion de particules à l’aide d’ondes acoustiques dans un liquide. Ce choix
riere, Nicolas Vernier) ont pu
participer cette année à la sepUn airbus présentait plusieurs avantages,
parmi lesquels celui d’être l’un
tième campagne de vols paraA 300
des axes de recherche du laboboliques. “L’avion utilisé dans
ratoire L.P.M.O.-F.E.M.T.O. Il
le cadre de cette campagne est
un airbus A 300, explique spécialement était donc possible de bénéficier
conseils et de l’expérience
Arnaud Runge, responsable du
équipé pour des
des chercheurs y travaillant.”
projet. Cet avion est spécialement équipé pour cette expé- l’expérience. Les résultats obtenus durant
les vols paraboliques sont encorience. Il effectue une trajectoire à l’étude. Les étudiants espère parabolique permettant à
l’équipage de subir différents états de gra- rent qu’ils seront exploitables par les personnes du département L.P.M.O. Issus de
vité (micro et hyper gravité).”
La durée de la phase de microgravité la première promotion de l’école d’ingéest de 20 à 25 secondes, et l’Airbus nieurs en instrumentation et techniques
effectue 30 paraboles par vol. Pour par- biomédicales, les 5 étudiants ont reçu leur
ticiper à l’expérience, les étudiants ont diplôme le 9 octobre à Besançon. Certains
fait l’objet d’un processus de sélection pourront envisager de poursuivre des
rigoureux. 120 dossiers étaient pré- études, d’autres intégreront le monde du
travail rapidement. !
sentés, 30 seulement retenus.
L’objectif des étudiants de l’I.S.I.F.C. était
G.C.
D
Durant le vol, les phases de microgravité étaient de 20 à 25 secondes.
LE MATIN C'EST
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RETOUR SUR INFO - GRAND BESANÇON
Giratoires de
Chalezeule : début
de la construction
en décembre
a construction des deux giratoires à l’entrée Est de Besançon sur la R.N. 83 qui traverse la zone d’activité de Chalezeule
va démarrer début décembre. Jusqu’à cette échéance, les équipes
techniques qui interviennent sur le
terrain en ce moment vont continuer à déplacer les réseaux. “La
réalisation des deux giratoires va
durer un an” indiquent les services
de la communauté d’agglomération du Grand Besançon en charge du dossier. Pendant cette période de chantier, il est probable que
la circulation soit perturbée dans
ce secteur où le trafic est dense.
Mais la C.A.G.B. entend organiser
les travaux de telle manière à gêner
le moins possible les usagers. “Il
n’y aura pas de coupures de la circulation, mais plutôt des réductions de largeur de voies. Ce ne
sera guère plus difficile de circuler
L
pendant les travaux que ça ne l’est
aujourd’hui” précisent les services
de la C.A.G.B. qui privilégient dans
ce dossier la non-gêne à l’automobiliste à des conditions optimales de réalisation des deux giratoires.
Pour clarifier la situation, la communauté d’agglomération va mener
une campagne d’information sur
ce sujet afin d’informer les usagers
de façon régulière sur les éventuelles perturbations liées aux travaux. La collectivité envisage également de donner un autre nom à
cette vaste opération en plusieurs
volets qu’aménagement de l’entrée Est de Besançon.
À terme, ces deux giratoires vont
permettre de fluidifier à la fois le
trafic et de supprimer “tous les feux
qui se situent entre le bout de la
rue de Belfort et la route de Marchaux.” !
Des nouvelles casernes
pour les pompiers
a construction du nouveau centre
de secours de Quingey va débuter d’ici la fin de l’année. Le permis de construire est déposé, il devrait
être validé dans les prochains jours.
Même scénario à Bouclans où la nouvelle caserne pour les sapeurs pompiers sortira de terre au début de l’année 2005. Dans le même temps le
service départemental d’incendie et
de secours (S.D.I.S.) programme la
construction d’un bâtiment à Pontarlier pour lequel les études sont déjà
bien avancées.
Il reste Besançon où le projet de création d’un centre de secours principal
est toujours en réflexion. Il sera implanté à l’Est de l’agglomération dans le
secteur de Thise et Chalezeule. À ce
jour, l’emplacement exact du futur
C.S.P. n’est pas encore arrêté. “Actuellement, à l’Est de Besançon, il y a le
centre de première intervention de
L
Thise, et les centres communaux de
Chalezeule et Roche-lez-Beaupré. On
travaille au regroupement de ces trois
centres qui vont être intégrés au
S.D.I.S.” indique le colonel Moreau.
Ensuite, à terme, les sapeurs pompiers de ce secteur seront regroupés dans une seule et même caserne où pourraient être instituées des
gardes assurées à la fois par des
professionnels et des pompiers volontaires. “Cela permettrait d’intervenir dans des délais beaucoup plus
rapides sur l’agglomération élargie
de Besançon.” Si le dossier suit son
cours, la nouvelle caserne devrait
être opérationnelle en 2008.
Dans le cadre de la stratégie de
redéploiement des unités de
secours, les discussions sont également ouvertes sur l’opportunité
de créer un centre à l’Ouest de
Besançon. !
Cantonales d’Audeux :
délibéré en faveur d’André Baverel
es élections du canton d’Audeux en juin dernier ont été
pour le moins mouvementées. Au lendemain du premier
tour, André Baverel est assigné
en référé par deux des fils de
Claude Girard et sa veuve pour
“s’être affiché, durant la campagne, comme ami de longue
date de Claude Girard et pour
avoir publié des photographies
sans avoir consulté les ayantsdroits.” Après deux reports obtenus par les avocats, le jugement
a eu lieu le 31 août et le délibéré le 28 septembre, donnant raison à André Baverel. “Claude
Girard était effectivement un ami
de longue date, j’avais commencé
à travailler avec lui en 1982, rappelle-t-il. La photo que j’ai utilisée sur ma plaquette de campagne électorale avait été prise
à la mairie d’École-Valentin, avec
L
Claude Girard, Hamlaoui Mekachera, secrétaire d’état aux
anciens combattants et moimême. Cette photo était celle
d’une personne publique dans
le cadre de l’exercice de ses fonctions. Elle ne porte pas atteinte
à sa vie privée.” La justice a donc
tranché en la faveur d’André
Baverel, rappelant que le droit à
la vie privée s’éteint au décès
de la personne concernée. En
l’occurrence, il ne s’agissait “pas
de vie privée, mais de vie
publique.” “Il y avait des tensions
entre l’U.M.P. et Claude Girard
en mars quant au choix des candidatures, continue André Baverel. Il y a eu une volonté de me
nuire au vote du second tour.
Mais on ne saura jamais l’impact
que cette affaire aura eu sur les
élections”, conclut André Baverel. !
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ns de la
Saint-Vit
e, mais
é par la
tants se
après
s de ce
és, cela
as des
s mises
enons tout de même
auprès des nouveaux présidents de
Régions pour les mettre en garde contre
l’endettement des Régions dû à ce projet. Actuellement, nous travaillons avec
le collectif des élus de la vallée de
l’Ognon qui prépare une convention
réglant les rapports entre R.F.F. et les
sages de camions, poussières, carrefours de circulation dangereux,
détérioration des routes). “Sur tous
ces dossiers évoqués, nous ne
sommes pas très optimistes, conclut
René Alliot. Mais nous restons actifs
et entendons bien éviter un maximum de nuisance aux riverains.” O
Canton d’Audeux :
qui succédera à Claude Girard ?
L’
ancien présiden t du au Parti Socialiste
semblent malConseil général du Doubs, heureusement
tentés d’encoudécédé fin mars (et à qui rager des aventures
individuelles
nous tenions à rendre homma- pour des
intérêts de court terme,
ge pour sa constante disponibi- sans doute
pour ratisser large en
lité et loyauté vis-à-vis de la pres- mettant
de côté” le partenariat
se locale), était d’abord un élu que le P.S.
avait noué avec les
de terrain qui a été porté au pos- Verts.
te de conseiller général du can- De son
côté, déclaré depuis le
ton d’Audeux en 1982. 22 ans 26 avril,
André Baverel se déclade présence laissent forcément re “dans
la continuité parfaite de
des marques sur le territoire du ce qui avait
été engagé par Clauplus grand canton de France en de Girard.
J’ai eu avec lui une
nombre de communes avec ses coopérati
on sans faille, linéaire
40 villages.
et complice” commente le maiSi la période de dépôt officiel des re d’École-V
alentin. “Mon objeccandidatures n’est pas encore tif est de
continuer à maintenir
ouverte, les principaux préten- un canton
qui affiche un dynadants se sont déjà déclarés. Il y misme et
une attractivité imporaura certainement 5 candidats, tants de
par sa situation priviléavec un représentant de la droi- giée entre
la ville et les rives de
te républicaine (André Baverel, l’Ognon.”
Le premier tour de ces
maire d’École-Valentin), un can- cantonale
s partielles aura lieu le
didat des Verts (Claude Mercier), 13 juin,
en même temps que les
un homme investi par le P.S. élections
européennes. Un éven(Gérard Galliot, maire de Dan- tuel deuxième
tour se déroulenemarie-sur-Crète), un postulant rait le 20
juin. Si la droite remcommuniste et certainement un porte ce
canton, elle restera
Front National. Le candidat vert néanmoin
s minoritaire au Conseil
qui sollicitait pourtant l’union des général
avec 17 sièges contre 18
“forces de gauche à soutenir cet- acquis à
la gauche.Canton d’Aute candidature” a déchanté. Clau- deux : qui
succédera à Claude
de Mercier regrette que “certains Girard ?
O
6
L’ÉVÉN EM EN
T
L’actualité bouge, les dossiers
évoluent. La Presse Bisontine
revient sur les sujets abordés dans
ses précédents numéros, ceux qui
ont fait la une de
l’actualité du Grand Besançon.
Tous les mois, retrouvez
la rubrique “Retour sur info”.
17
L’ÉVÉ NEM ENT
Le spectre de l’ab
plane sur les élect
21 et 28 mars 2004 :
deux scrutins majeurs
pour la
région. Seront réélus
18 des 35 conseillers
généraux
que compte le Départem
ent
que sera renouvelé l’intégralidu Doubs en même temps
Franche-Comté. À entendre té du Conseil régional de
peu nombreux à s’intéress les Francs-Comtois, ils sont
rales. Plus grave, il apparaîter à ces échéances électoque la plupart ne savent
ni décrire les attributio
ns du Conseil général,
ni expliquer les missions de
l’assemblée régionale
. En résumé, nombre d’entre
eux ne
votent ! Dans ce contexte, savent pas pourquoi ils
bon de commencer par La Presse Bisontine a cru
expliquer sommairement
compétences de ces deux
les
collectivités territoriales
sont le Conseil général
que
et le Conseil régional.
Une page
consacrée à l’évolutio
n des
et votes “extrêmes”) dans votes de rejet (abstentions
les
nera peut-être quelques précédents scrutins donclés de compréhension
phénomène actuel de
désintérêt flagrant vis-à-vis au
la chose publique. Enfin,
de
nous nous attarderons
deux cantons renouvel
sur
ables
Ouest et Besançon Nord-Ou cette année : Besançon
didats sortants qui solliciten est, vus par les deux cant un nouveau mandat.
É LECTIONS
Pour mieux comprendre
pourquoi on vote
Conseil régional, Co
nseil
Les élections régionale
s pour élire les conseille
naux, les élections cantonale
rs régiogénéraux. Les terminol s pour élire les conseillers…
ogies
pas d’emblée à une grande politiques ne répondent
d’appellations, renforcé logique. Cet enchevêtrement
e par la complexité
mode de scrutin, notamme
inouïe du
nt pour les régionales,
brouille
Conseil régional, mod
e
Quand est née la région
dans sa forme actuelle
/D)UDQFKH&RPWpF
?
RPPHOHVDXWUHV
UpJLRQVIUDQoDLVHV
HVWGHYHQXHXQHFRO
OHFWLYLWpORFDOHGHSXL
VODORLGHGpFHQWUD
OLVDWLRQGX PDUV
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SRXYRLUVHWXQEXGJ
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QXHVSDUO·eWDWRQWD
ORUVpWpWUDQVIpUpHV
jFKDTXH&RQVHLOUp
JLRQDO
général : q
les pistes et désorien
te l’électeur. À cela s’ajouten
difficultés supplémentaires
t des
sions dévolues à chacune de lisibilité lorsque les misriales se recoupent parfois. des deux collectivités territocollectivité a tendance On le verra ci-dessous, chaque
à
bien des domaines. Ce empiéter sur sa voisine dans
paysage plutôt confus
fait le lit
d’emploi
IHVVLRQQH OOHFRQWLQ
XHHWG·DS SUHQWLV
VDJH ,ODDXVVLODUHVSRQV
DELOLWpGHO·LQ
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Quand ont été élus
DXPR\HQG·DLGHVGL
pour la première fois
les QDOHjO·HPSORLjO UHFWHVSULPHUpJLR
conseillers régionaux
?
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p
Zoom
Mode de scrutin :
le casse-tête
Pour les élections cantonales
, les règles
sont relativement simples
: les conseillers
généraux sont élus au
suffrage
direct, au scrutin uninominal universel
majoritaire à
deux tours. Le système
se complique sérieusement lorsqu’il s’agit des
régionales. Extrait de la loi du 11 avril 2003
qui
mode de scrutin concernant a modifié le
l’élection des
conseillers régionaux.
La modification a
notamment eu lieu pour
éviter les situati d “
COUPON - RÉPONSE
Nom
Prénom
N°/Rue
Code
Ville
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5 bis, Grande Rue - BP 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX
de l’ab
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LE GRAND BESANÇON
18
PLATEAU DE SAÔNE
La guerre des grandes surfaces
Grande distribution : deux nouvelles enseignes à Saône
En plein essor, le marché du hard discount investit le milieu rural. À Saône, deux enseignes
doivent s’implanter : Aldi et Netto. Ces deux projets bouleversent le paysage commercial du secteur. Quelles conséquences pour les concurrents ? Les deux enseignes pourront-elles coexister ? Le point avec quelques-uns des acteurs concernés.
La C.C.I. émet quelques réserves
es deux projets sont globalement similaires : les
deux enseignes se positionnent sur le marché
du hard discount, la distribution
à bas prix. Le magasin Netto a
demandé une surface de vente
de 600 m2, Aldi Marché de 645 m2.
L’implantation concerne la même
commune et l’autorisation est
accordée au même moment.
Pourtant, dans un cas, la C.C.I.
émet un avis favorable. Dans
l’autre, elle préfère s’abstenir.
Quelles sont les raisons de ce
choix et comment, dans ces conditions, privilégier une enseigne
L
par rapport à l’autre ? Pour la
création d’Aldi marché, l’avis est
favorable, au motif du “renforcement et aménagement du bourgcentre.”
Pour Netto, la C.C.I. s’abstient,
estimant “l’offre actuelle suffisante dans le créneau mais en
attente de confirmation de tendances démographiques. Les
deux projets sont quasiment similaires, constate la C.C.I. du Doubs.
Nous n’avons évidemment aucune préférence pour Aldi ou Netto. Notre choix s’explique simplement. Nous avons privilégié
Aldi car la création de ce maga-
sin entraînera des opérations
d’aménagement du village. Un
parking sera en effet créé pour ce
magasin qui se situera à proximité de la gare. Le parking pourra avoir une autre utilisation que
celle exclusive du magasin. Il y
a donc un intérêt quant à l’aménagement du bourg. Pour Netto
en revanche, l’implantation n’est
pas connue. Compte tenu de la
population de Saône, nous avons
estimé qu’une enseigne supplémentaire serait peut-être de trop.
Nous n’avons toutefois pas rejeté le projet car l’évolution du Plateau prévoit une extension de l’ha-
bitat et un possible projet de
Z.A.C.”
Dans ces conditions, le projet
Netto pourrait être viable. Pour
la C.C.I., les décisions sont prises
en fonction de l’impact de ces
nouvelles implantations et dans
un souci de veiller à l’équilibre
entre petits et gros commerces.
“L’objectif n’est pas d’implanter
de nouvelles enseignes pour en
faire mourir d’autres, continue
ce membre de la C.C.I. Si une
Z.A.C. est effectivement créée, la
zone de chalandise sera plus grande et les deux projets seront
viables.” !
G.C.
Aldi Marché s’implanterait vers la gare, créant un
nouveau parking pouvant servir à d’autres utilisations.
depuis plus de 30 ans…
La stratégie de développement des hard discounters A SAISIR
Le marché du hard discount est en forte progression. Les enseignes profitent de cette vague pour s’implanter sur le territoire national. Le point avec Jean-François Pradel, responsable de la direction commerciale de Netto.
otre politique d’implantation est
très simple, lance Jean-François
Pradel. Le hard discount est un
segment qui progresse fortement et gagne
0,7 à 1% de parts de marché par an. Nous
devons donc aujourd’hui développer le potentiel existant. Pour être retenue, une implantation doit pouvoir faire vivre un point de
vente de 600 m2. Nous étudions donc le
potentiel de la zone, la concurrence présente. C’est une approche saine et simple.”
À Saône, le potentiel de la zone est donc
estimé suffisant en termes de population,
drainant tout le Plateau. Les responsables
comptent sur l’engouement actuel pour ces
commerces, apparus au début des années
90, avec les enseignes Lidl et Aldi.
Peu à peu, les Français ont accepté ce
concept qui vise à “consommer bon pour
pas cher. Nous ne faisons pas du premier
prix. Nous sommes plus sur de la marque
distributeur à prix très bas.” Et ces prix se
justifient : tout est industrialisé, les gammes
produits sont courtes, et un maximum de
volume est réalisé sur un minimum de
“N
référence. “Contrairement à Aldi ou Lidl,
d’origine allemande, nous avons chez Netto un positionnement plus français. Il est
peut-être plus facile pour nous de répondre
à la consommation française, d’autant que
nous avons les capacités à nous appuyer
sur un réseau déjà existant (le réseau Intermarché). Ainsi, nous développons les produits frais, gamme sur laquelle Lidl et Aldi
ont encore quelques faiblesses.”
Face à cette nouvelle forme de concurrence, les grandes enseignes réagissent en
proposant notamment des premiers prix.
Mais d’après les responsables du hard discount, il y a un point sur lequel ils ne pourront jamais être concurrencés : le temps.
Le consommateur passe en moyenne 20
minutes à faire ses courses dans un magasin de hard discount. Bien souvent, pour
chaque type de produit, une seule référence est proposée, le client passe donc
moins de temps à réfléchir.
Et le temps est, aujourd’hui, devenu un
critère presque aussi important que le
prix. !
G.C.
Netto serait en concurrence directe
avec Maximarché.
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clim bizone, Détec pluie
2003, 28 000 km
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Y aura-t-il de la place pour
deux enseignes à Saône ?
Pour les commerces déjà en place, l’arrivée de deux nouvelles enseignes
de hard discount est un coup dur. Les commerçants de Saône ne
seront pas les seuls touchés. L’impact concerne tout le Plateau. Samuel
Baulier, gérant de Maximarché à Bouclans, expose son point de vue.
“Q
ALFA ROMEO 147
MARQUE
Prix
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Maximarché à Bouclans : “La situation est préoccupante”
uand des m2 se font à Saône, nous
sommes forcément touchés. Ces deux
nouveaux magasins vont renforcer l’attractivité de Saône au détriment de Bouclans. Et tous les commerces seront touchés : les commerces d’alimentaire en priorité
mais aussi la pharmacie, le garagiste, et
même les banques. Il y aura forcément une
évasion commerciale supplémentaire. Personnellement, je ne vois pas trop l’utilité de
deux surfaces de hard discount. Une, pourquoi pas, mais deux, ça fait beaucoup. Ces
enseignes font partie de grands groupes. Si
un magasin ne fonctionne pas, les pertes
sont compensées par les bénéfices d’un maga-
L’offre
occasion
sin implanté ailleurs. De plus, ces enseignes
ne sont pas réputées pour être pourvoyeuses
d’emplois. Il est à craindre que ces deux
créations sabotent et désorganisent le commerce local, et même fassent perdre des
emplois dans le commerce du coin. La situation nous semble préoccupante. Nous allons
devoir nous débrouiller pour faire face à la
concurrence. Les enseignes traditionnelles
proposent des premiers prix qui peuvent
rivaliser avec les prix pratiqués dans le
hard discount. Nous sommes compétitifs
face à ces enseignes. Il suffit de comparer
les tickets de caisse pour constater que nous
sommes dans les clous.” !
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1989
1996
1996
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129 000
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2000
61 500
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2000 112 500
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2001
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2001
91 500
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2001 126 000
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2001
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39 000
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1997 165000
4 900 €
2000 93 000
2001 36 000
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6 200 €
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2002
45 000
16 500 €
2001
42 500
11 900 €
LE GRAND BESANÇON
POUILLEY-LES-VIGNES
19
Bientôt à l’émission “Sans aucun doute”
Coup de gueule pour un chauffage en panne
Constitués en association, 12 particuliers propriétaires d’installations de chauffage géothermique défectueuses remuent
ciel et terre pour obtenir réparation.
es membres de l’association “On vous salue
Marie” remueraient ciel
et terre pour obtenir
réparation. Ils sont une douzaine à s’être regroupés dans
le but d’être plus efficaces face
à un entrepreneur de Marchaux
L
à qui ils demandent des
comptes.
Tous ces particuliers ont en
point un commun un système
de chauffage fonctionnant sur
le principe de la géothermie.
Le procédé consiste à aller puiser la chaleur dans les entrailles
de la terre en creusant des puits,
ou alors en installant des capteurs au sol sur une grande
surface. Le principe est de canaliser cette énergie qui est ensuite valorisée dans une pompe à
chaleur pour alimenter la maison. Il y a un triple intérêt à
investir dans ce dispositif : “le
côté financier à long terme, c’est
une énergie renouvelable et ça
ne nuit pas à l’environnement”
note Nicole Gagliardi, présidente de l’association installée à Pouilley-les-Vignes.
À première vue, il semble qu’il
n’y ait que des avantages… à
condition que ça marche. C’est
bien ça le problème. Les 12 particuliers qui ont investi entre
15 000 et 30 000 euros dans
un système géothermique se
retrouvent propriétaires d’ins-
tallations qui présentent pris le 10 novembre dans l’espoir de trouver un terrain d’enquelques anomalies.
Pour certains, elle ne marche tente afin que ces gens qui
pas. La tuile à l’approche de vivent mal cette situation aient
l’hiver. “Parmi nos adhérents, enfin une réponse à leur proil y a une famille qui a quatre blème. Pour l’instant, ce n’est
enfants en bas âge. Ils se retrou- pas gagné. Alors, l’association
vent sans chauffage. Des voi- “On vous salue Marie” (nom
sins leurs ont prêté un poêle donné en référence à l’artisan)
pour l’hiver. C’est la même cho- mène une campagne médiase pour un couple de personnes tique qui les aide.
âgées qui a dû acheter deux En juin dernier, ils ont alerté
grands convecteurs électriques Julien Courbet, l’animateur de
car leur installation ne marche l’émission “Sans aucun doute”
pas. Ce n’est pas acceptable” sur TF1. Une équipe de journalistes est venue rendre comppoursuit Nicole Gagliardi.
Face à ces désagréments, les te de la situation sur le terrain
particuliers animés par les avant d’inviter l’association à
mêmes motivations sont allés se prononcer sur le plateau. En
à plusieurs reprises demander terme de contre-publicité, pour
réparation à l’entreprise de les entreprises montrées du
Marchaux qui dans tous les doigt, on ne fait guère mieux.
cas s’est chargée de poser les D’autant que Nicole Gagliardi
installations géothermiques affirme que ce dossier est suidepuis l’année 2000. Leurs vi de près par Julien Courbet
requêtes sont restées vaines. et son équipe.
Ce coup de pouce
Pourtant, il y a
devrait
urgence. Dans l’ha“La pompe médiatique
permettre
aux
bitation de la présidente, selon un
à chaleur membres de cette
association d’obtenir
expert, “la pompe
réparation et sortir
à chaleur menace
menace
enfin de la galère dans
d’exploser.” Le phénomène s’est déjà d’exploser.” laquelle certains sont
plongés. Car au-delà
produit. Une chose est sûre, “elle ne passera pas du préjudice lié au fait que leur
installation ne fonctionne pas,
l’hiver.”
Face au manque de coopéra- ces particuliers ont dépensé
tion de l’entrepreneur qui pour- pour certains jusqu’à 15 000
tant “avait su mettre ses clients euros dans des expertises pour
en confiance” au moment de démontrer qu’ils sont victimes.
l’acquisition du dispositif, l’as- Malgré toute cette histoire,
sociation a choisi la manière Nicole Gagliardi reste convainforte. Elle demande directe- cue par la géothermie. “C’est
ment des dédommagements à un produit exceptionnel, un bonl’assurance du poseur qui heur au quotidien à condition
semble être réticente à recon- de tomber sur des professionnaître les torts et mettre la nels qui connaissent les règles
de l’art pour poser les installamain au portefeuille.
Un nouveau rendez-vous est tions.” !
Nicole Gagliardi, présidente de l’association,
est déterminée à aller jusqu’au bout.
LE GRAND BESANÇON
20
C IRCULATION
En bref
La ville fait des comptages
" Espagne
Le bouchon de Besançon
Le comité de quartier Rosemont-Saint-Ferjeux organise
en collaboration avec l’association Don Quichotte et la ville de Besançon, un cycle “couleurs du Monde” consacré à
l’Espagne, du 18 au 20
novembre prochains. Exposition générale, exposition artisanale, animations musicales
et repas traditionnel le samedi
soir. Rens. au 03 81 52 42 52.
Inachevée, la voie de contournement de Besançon ne soulage pas le trafic automobile entre les murs de la capitale
régionale. La traversée de Besançon devient problématique.
automobile est la bête noire de comptage des véhicules sur l’avenue SifBesançon. Aux heures de pointe, fert et l’avenue Foch qui forment la rocac’est à chaque fois la même histoi- de du centre-ville. Il semble que le trare. La rue de Vesoul et le boulevard Léon fic s’intensifie sur cet axe. “Nous n’avons
Blum sont bloqués dans les deux sens. pas encore les résultats définitifs de ce
Le carrefour à feux de ces axes routiers comptage, mais on suppose que le trafic
majeurs de la capitale régionale entra- s’est accentué de 10% à 15% avenue Sifve la fluidité du trafic. Même constat fert” indique Pascal Gudefin, directeur
du côté de l’avenue Gaulard, de l’ave- du service voirie de la mairie.
nue Siffert, du pont Canot et de l’ave- Les trois raisons à ce constat sont “la
nue de la Gare d’Eau où se concentre fermeture du pont Battant à la circulaun flot de véhicules qui quittent la vil- tion, une augmentation de 3% par an
le par la côte de Morre, ou par le fau- du trafic et la voie de contournement de
bourg Tarragnoz. Les deux giratoires Besançon” qui n’a que très peu d’effets
sur la réduction du trafic dans
de part et d’autre du tunnel
la cité.
se transforment en de véritables nœuds de circulation “Diminuer de La nouvelle rocade, la voie des
Montboucons, ne soulage pas
qui invitent les automobilistes à prendre leur mal en 3% l’utilisation la rue de Vesoul où continue
à s’engouffrer le flot de véhipatience. Bref, entrer dans
Besançon ou en sortir est de la voiture cules. “C’est aussi chargé dans
une petite galère vécue quo- particulière.” le sens entrant que dans le sens
sortant” ajoute Pascal Gudetidiennement par des milfin. Un des remèdes à cette
liers de personnes. La ville
situation préoccupante est la finalisane parvient pas à absorber ce trafic.
La municipalité suit de près cette ques- tion du chantier du contournement de
tion en procédant chaque année à des Besançon, voie des Mercureaux comopérations de comptage à 100 points prise. “Tant que cette infrastructure roufixes positionnés sur les grands axes. tière ne sera pas terminée, il y aura un
Elle vient de terminer également le impact sur la circulation au centre-vil-
L’
C’est toujours une galère pour sortir de Besançon
ou y entrer aux heures de pointe.
le.” Pour l’instant, la voie des Montboucons permet de diminuer le trafic
dans le secteur de Planoise et sur les
boulevards Churchill et Kennedy.
L’automobile est une équation complexe
à résoudre à Besançon comme dans la
plupart des agglomérations du même
acabit. La voiture prend beaucoup de
place et les infrastructures routières ne
sont pas extensibles. “On s’en aperçoit,
dès que l’on ferme une voie de circulation comme le pont Battant où le chemin du Cul-des-Prés (forêt de Chailluz),
l’impact est fort sur la circulation. D’un
coup, il y a un report de trafic de quelques
centaines de véhicules. C’est très important” poursuit Pascal Gudefin.
Les chiffres avancés par les services de
la ville montrent que les investissements
routiers ne sont pas les seules réponses
à apporter au phénomène d’embou-
" F.J.T.
Le F.J.T. les Oiseaux présente
le mardi 2 novembre, une pièce de théâtre : “Histoire d’un
Allemand”, de Sébastien Haffner. Spectacle itinérant du C.D.N.
Entrée gratuite à 20 h 30.
teillage dans lequel Besançon est englué.
S’impose désormais une évolution des
mentalités vers une utilisation plus fréquente des transports en commun ou
du co-voiturage. “Le trafic augmente de
3% chaque année. Pour maintenir l’équilibre, il faudrait d’un autre côté diminuer de 3% l’utilisation de la voiture particulière. Cela veut dire par exemple que
3 fois sur 100, j’essaie d’aller à mon travail à pied ou en bus” termine le directeur du service voirie.
Cet effort est à portée de main de chacun d’entre nous. Mais le message a du
mal à passer auprès d’une partie des
automobilistes qui préfèrent prendre
systématiquement leur voiture car ils
s’y sentent au moins aussi bien que chez
eux. C’est une autre illustration de l’individualisme. !
" Exposition
Le peintre Maurice Tschantré
expose à la salle de l’Ancienne Poste (96, Grande rue à
Besançon)du 23 au 29 octobre.
" S.O.S.
Amitié
S.O.S. Amitié organise une foire aux livres le samedi 20
novembre de 10 heures à 19
heures au gymnase FontaineÉcu à Besançon.
T.C.
ACHETER UN LOGEMENT EN COPROPRIÉTÉ : LES PRÉCAUTIONS AVANT DE SIGNER
Lorsque vous achetez un logement dans un immeuble en copropriété, vous devenez propriétaire du volume intérieur de votre logement, mais aussi d'une partie indivise de l'immeuble ou du groupe d’immeubles dans lequel il se situe. Cette part de propriété indivise,
appelée « quote-part des parties communes », porte sur les éléments de structure de l'immeuble (murs porteurs, toitures …) ainsi que sur les espaces et équipements communs (couloirs, paliers, espaces verts, ascenseurs…). Chaque copropriétaire a intérêt à la conservation, au bon état de l'immeuble et à l'harmonie des rapports au sein de la copropriété.
La copropriété est réglementée par la loi du 10 juillet 1965 possible mais il n’est pas opposable au syndicat : il n'a
et le décret du 17 mars 1967 modifiés.
d'effet qu'entre les parties au contrat de vente. Il vous
appartiendra de vous retourner contre le vendeur pour
Avant l’achat d’un lot de copropriété, vous devez prendre obtenir le remboursement des sommes qu’il se serait engaconnaissance de certaines informations. Les unes doivent gé à payer.
vous être obligatoirement communiquées ; d’autres relèvent de votre propre vigilance : il vous appartient de les ! Étudiez bien le règlement de copropriété que vous
demander.
aurez demandé au vendeur ou au notaire.
Vous devrez le respecter. Il précise notamment les droits
PRÉVOYEZ DANS VOTRE BUDGET
et obligations de chaque copropriétaire, fixe la répartition
UNE MARGE DE SÉCURITÉ
des charges et détermine les conditions d'utilisation des
Être copropriétaire entraîne l’obligation de participer finan- parties privatives et communes de l'immeuble.
cièrement à l’entretien et aux réparations de tout l’immeuble. Vous pourrez vous assurer que le lot correspond bien à sa
En plus des frais de fonctionnement et d’entretien de votre description dans l’état descriptif de division.
logement et, le cas échéant, du remboursement de votre
emprunt, vous aurez à supporter les charges de copro- ! Vérifiez l’état de l’immeuble (toitures, cage d’escapriété et les travaux des parties communes. Ceci engendre liers, façades…) et des équipements communs (chaufdes dépenses généralement plus élevées que si vous étiez fage collectif…). Faites-vous, si possible, accompalocataire.
gner d'un professionnel pour évaluer l'état de l'immeuble.
Renseignez-vous auprès du syndic, sur l'état de l'immeuble,
AVANT LA SIGNATURE DE L’AVANT-CONTRAT DES PRÉ- les travaux à prévoir, l'existence éventuelle d'impayés.
CAUTIONS S'IMPOSENT
Celui-ci n'a pas l'obligation de vous répondre à ce stade,
mais bien souvent il acceptera de vous fournir des infor! Vous avez intérêt à demander au vendeur :
mations précises et objectives. Il se peut qu’à court terme
- ses relevés de charges des deux dernières années au des travaux soient décidés et vous devrez alors obligatoimoins, afin d’évaluer celles qui vous incomberont ;
rement participer à leur financement.
- les derniers procès-verbaux d’assemblée générale pour
savoir si des travaux sont envisagés.
! Consultez le carnet d'entretien et, le cas échéant,
le diagnostic technique :
! Vous devrez acquitter les dépenses qui sont exi- Le carnet d’entretien
gibles, c’est-à-dire qui ont fait l’objet d’un vote avant Dans le cadre de sa mission de gestion courante, le synla date de l’acte de vente et d’un appel de fonds à comp- dic doit établir et tenir à jour un carnet d’entretien qui
ter de cette date :
contient pour chaque bâtiment :
- Le paiement des provisions exigibles du budget prévi- - l’adresse de l’immeuble, l’identité du syndic en exercice;
sionnel, correspondant aux périodes antérieures à la ven- - les références des contrats d’assurance et date d’échéante et à celle au cours de laquelle se passe la vente, incom- ce;
be au vendeur ;
s’il y a lieu :
- le paiement des provisions des dépenses non comprises - l’année de réalisation des travaux les plus importants,
dans le budget prévisionnel incombe à celui qui est copro- l’identité des entreprises les ayant réalisés, les références
priétaire au moment de l'exigibilité, selon les modalités des contrats d’assurance dommages ouvrage, des contrats
votées par l’assemblée générale ;
d’entretien et de maintenance des équipements communs
- le trop ou moins perçu sur provisions révélé par l'appro- ;
bation des comptes est porté au crédit ou au débit du - s’il existe, l’échéancier du programme pluriannuel de tracompte de celui qui est copropriétaire lors de l'approba- vaux décidés par l’assemblée générale.
tion des comptes.
Un accord différent passé entre vous et le vendeur est Le syndic remet au copropriétaire qui en fait la demande,
au frais de ce dernier, copie du carnet d’entretien de l’immeuble et s’il existe, du diagnostic technique. Tout candidat à l’acquisition d’un lot de copropriété peut demander
au vendeur à en prendre connaissance.
Le diagnostic technique
Dans le cas d’un immeuble de plus de quinze ans, s’il s’agit
de la première vente après sa mise en copropriété, ou d’une
vente intervenant dans les trois ans à compter de la date
du diagnostic, tout candidat acquéreur peut prendre connaissance auprès du notaire, du diagnostic technique portant
constat de l’état apparent de l’immeuble (solidité du clos
et du couvert, état des canalisations et conduites collectives ainsi que des équipements communs de sécurité …).
Au-delà des trois ans, il peut le demander au vendeur.
! Demandez les autres diagnostics prévus par la loi
L'état relatif à l'amiante
Si vous achetez un logement dans un immeuble dont le
permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997,
un état mentionnant la présence ou l’absence de matériaux ou produits de construction contenant de l’amiante
doit être annexé à l’avant-contrat et à l’acte de vente luimême.
À défaut, le vendeur demeure responsable si vous découvrez la présence d’amiante; il ne peut se décharger de la
garantie des vices cachés à ce titre.
L’état (ou constat) relatif à l’amiante comprend deux éléments :
- pour les parties privatives, un constat réalisé à la demande du vendeur ;
- pour les parties communes, une fiche récapitulative du
dossier technique (obligatoire au plus tard le 31 décembre
2005 ou le 3I décembre 2003 pour les immeubles de grande hauteur).
Ces documents sont l’un et l’autre établis par un contrôleur technique ou un technicien de la construction qualifié, assuré pour ce type de mission.
Le constat de risque d’exposition au plomb.
Si vous achetez un logement construit avant 1948 et
situé dans une zone à risque d’exposition au plomb délimitée par un arrêté préfectoral (le département du Doubs
est concerné), un état des risques d’accessibilité au plomb
doit être annexé à l’avant-contrat et au contrat de vente
lui-même. À défaut, le vendeur demeure responsable si
vous découvrez la présence de plomb ; il ne peut s’exonérer de la garantie du vice caché lié à la présence de
plomb.
Ce document doit avoir été réalisé depuis moins d’un an
lors de la signature de l’avant-contrat ou du contrat.
L’état parasitaire (termites).
Dans certaines zones délimitées par arrêté préfectoral (le
département du Doubs n’est pas concerné par cette mesu-
re), un constat parasitaire établi par un expert depuis moins
de trois mois, doit être annexé à l’acte de vente notarié .En
l’absence de cet état, le vendeur demeure responsable si
vous découvrez la présence de termites; il ne peut se prévaloir d’une clause d’exonération de garantie des vices
cachés à ce titre. Le vendeur n’a pas l’obligation de rechercher la présence ou l’absence d’autres insectes xylophages
(capricornes…).Rien ne vous empêche cependant de vous
renseigner.
Les obligations d’informer l’acquéreur sur l’état du logement mis en vente sont en cours d’évolution. Prochainement, devraient également être fournies, en un ou plusieurs
diagnostics, des informations sur l’installation de gaz, un
certificat de performance énergétique…renseignez-vous
auprès de l’A.D.I.L.
Vérifiez la superficie exacte du lot (loi Carrez).
Elle doit figurer dans l’avant-contrat et dans l’acte de vente définitif. Le mesurage par un professionnel est recommandé, pour
éviter tout risque d’erreurs. Si la superficie est inférieure de
plus de 5 % à celle indiquée dans l’acte, l’acquéreur peut,
dans le délai maximum d’un an à compter de la date de
signature de l’acte authentique, demander au juge une
diminution du prix au prorata du nombre de m2 manquants.
Pensez à vous assurer
Le syndic souscrit les polices d’assurance de l’immeuble :
en général, il s’agit d’une assurance collective multirisques
pour les parties communes, qui doit couvrir à la fois les
dommages éventuellement subis par l’immeuble, et la responsabilité civile du syndicat des copropriétaires.
Vous devez vous-même, à partir du jour où vous êtes propriétaire, souscrire une assurance multirisques habitation
pour les lots que vous occupez, pour couvrir les dégâts
dont vous pourriez être victime, ainsi que ceux que vous
pourriez causer aux autres copropriétaires et aux tiers.
L’assurance prise par le syndic ne peut en aucun cas couvrir les dégâts que vous causeriez vous-même aux autres
copropriétaires ou aux tiers.
Centre d’information
sur l’habitat
Entretiens sur
rendez-vous au
L’ADIL
03 81 61 92 41
37, rue Battant BP 66327 25017 BESANÇON Cedex
Bureaux ouverts le lundi de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Et du mardi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h00 à 18h00
Tél : 03 81 61 92 41 - Fax : 03 81 81 34 08
Internet : www.adil.org/25 - Email : [email protected]
Permanences téléphoniques mercredi et vendredi de 12h à 14h
Tél : 03 81 61 92 04
SPÉCIAL HABITAT
21
Où construire, où acheter dans le Grand Besançon : l’état des lieux réactualisé
Régulièrement, La Presse Bisontine publie la réactualisation des lotissements en projet ou en cours de réalisation sur les communes du
Grand Besançon. Cette liste a été arrêtée au 15 octobre 2004 en lien avec les municipalités concernées ou les promoteurs privés.
LISTE DES DISPONIBILITÉS FONCIÈRES (au 15/10/04)
COMMUNES
NBRE DE PARCELLES
DISPONIBLES
DANNEMARIE-SUR-CRETE
6
FONTAIN
2
MONCEY
2
MONTFAUCON
1
MORRE
9
QUINGEY
15
CHÂTILLON-LE-DUC
15
SAINT-VIT
1
MARNAY (70)
1
BOULOT (70)
1
NOUVEAU
SAINT-VIT
SERRE-LES-SAPINS
SAINT-VIT
MYON
LOTS
PROPOSÉS
6,5 à 11,5 ares
8 à 10 ares
9 à 12 ares
environ 10 ares
7 à 9 ares
8 à 11 ares
7 à 15,5 ares
12,38 ares
10,70 ares
17 ares
PRIX AU M2
COORDONNEES
63 à 75 euros
62 à 66 euros
à déterminer
50 euros
54 euros (en moyenne)
(prix en cours)
75 euros (en moyenne)
48,20 euros
18,09 euros
36,76 euros
SARL AFON
03 81 47 41 10
BLK Immobilier
03 81 53 15 08
Claude CONTEY
06 07 10 74 46
SA CONTOZ
03 81 55 86 66
BFCA PROMOTION
03 81 40 06 30
Mairie de Quingey
03 81 63 63 25
SAFC
03 81 41 27 29
Parimoine Terre & Conseil 03 81 87 59 45
Parimoine Terre & Conseil 03 81 87 59 45
Parimoine Terre & Conseil 03 81 87 59 45
15 (projet)
10
4
5
8 ares
8 à 12 ares
11 à 19 ares
11 à 16 ares
à déterminer
à déterminer
39,63 euros (en moyenne)
16,18 à 22 euros
SARL AFON
Société E.B.B.
ABC Immobilier
ABC Immobilier
NBRE DE MAISONS
DISPONIBLES
4
LOTS
PROPOSÉS
95 à 128 m2
PRIX UNITAIRE
03 81 47 41 10
03 81 84 00 28
03 84 80 12 45
03 84 80 12 45
MAISONS GROUPEES
BESANCON
COORDONNEES
150 750 à 214 250 euros SAFC
03 81 41 27 27
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22
SAINT-VIT
LOGEMENT
20 postes à pourvoir
+ de 20 % d’habitat social
La société Planète Pain recrute 350 logements
L’entreprise Planète Pain est spécialisée dans la fabrication de pains précuits et de viennoiseries prêtes à cuire, surgelés. La particularité de cette
entreprise qui cultive la tradition boulangère française est d’exporter 95 %
de sa production. Elle a agrandi ses locaux.
lanète Pain, c’est 2 sites de production spécialisés, 150 collaborateurs
dont une centaine à Saint-Vit, 7 millions de baguettes précuites surgelées produites par mois et 5 millions de pièces de
viennoiserie prêtes à cuire. Mais le chiffre
le plus surprenant est sans aucun doute
celui de l’export : il représente 95 % de la
fabrication. Les premiers clients sont l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Benelux, les
pays du Nord de l’Europe (Norvège, Finlande, Danemark)…
L’entreprise exporte à peu près partout en
Europe. Seule la péninsule ibérique est
peu concernée, en raison de ses méthodes
de travail différentes. Les produits sont
destinés aux professionnels, principalement aux distributeurs de produits surgelés. La finalité du produit est d’intégrer
des “points chauds”, boulangeries, stations
service, restaurant…
Si la France ne représente que 5 % des
ventes, c’est avant tout parce que le marché français est structuré différemment.
Les professionnels fonctionnent davantage avec des produits crus surgelés. Or, les
produits Planète Pain sont très élaborés
et subissent une étape supplémentaire,
puisqu’ils sont précuits. Toutefois, le marché français évolue et l’entreprise pourrait
gagner quelques parts de marché sur le
territoire national. “Grâce à notre organi-
P
C ANTON D’AUDEUX
sociaux à Saint-Vit
La commune a toujours souhaité une certaine mixité au niveau de sa population.
Les quelque 350 logements sociaux permettent surtout de maintenir des effectifs suffisants à l’école.
après la loi, 20 % des le tissu local. C’est un premier
logements commu- pas avant de construire une
naux doivent être de maison ou d’acquérir un logel’habitat social. À Saint-Vit, la ment. Contrairement aux autres
municipalité s’est toujours habitations, il y a un turn-over
située dans le quota supérieur. relativement important dans
Sur 1 600 à 1 700 foyers, un ce type de logement.”
peu plus de 350 sont des habi- La commune va continuer à
construire de l’habitat social,
tations à loyer modéré.
en collaboration
Un partenariat est
institué avec la
Permettre avec la S.A.F.C. et
Habitat 25. L’obS.A.F.C. et Habitat
aux jeunes jectif est de diver25 qui gèrent ce parc
sifier la demande.
locatif. “Les lotissements et les habita- Saint-Vitois L’équipe municiparéfléchit à l’outions en pagaille ne
de rester dans le
verture de logesuffisent pas à assutype
rer le renouvellement la commune. ments
pavillons. “Nous ne
des effectifs d’une école, constate Pascal Routhier, sommes plus dans le même type
maire de Saint-Vit. Les enfants de logement qu’il y a 20 ans,
sont scolarisés de l’âge de 6 à précise Pascal Routhier. Nous
14 ans dans notre commune. privilégions les petits immeubles
C’est une période courte et il en bande et non plus les
faut être capable de maintenir immeubles de 5 ou 6 étages avec
en permanence un “renouvel- une vingtaine de locataires. On
lement” des écoliers. Les habi- a maintenant l’impression d’être
tations à loyer modéré per- chez soi. Les logements sont
mettent aux jeunes de la plus diffus, plus agréables et
commune de pouvoir rester dans plus sympas à vivre.” !
D’
Une centaine de personnes travaillent sur le site de Saint-Vit, agrandi début
2004 pour accueillir une nouvelle ligne de production.
sation, notre constante progression et surtout notre philosophie d’entreprise, nous
répondons de manière optimale aux
demandes de notre clientèle étrangère, estime Sébastien Maroulier, directeur général. L’autre atout majeur de notre compétitivité est notre détermination à investir
régulièrement dans notre capacité de production.”
Début 2004, le site de Saint-Vit a été agrandi pour se doter d’une nouvelle ligne de
production, destinée à réaliser des petits
pains découpés type pavés. Une extension
des locaux sociaux a également été réalisée. Dans le cadre de cette expansion, Planète Pain recrute une vingtaine de personnes. “Nous recherchons des postes
d’opérateurs, des boulangers qui peuvent
être conducteurs de ligne, des gens qui acceptent de travailler en poste”, précise Sébastien Maroulier. C.V. et lettres de motivation peuvent être adressés à Planète Pain,
Z.A. des Belles Ouvrières, B.P. 53, 25410
Saint-Vit. !
G.C.
Mercey-le-Grand
Parking gratuit
Capacité d’accueil
jusqu’à 100 personnes
Accès personne
à mobilité réduite
Tout confort : sonorisation,
ventilation acoustique…
Une nouvelle “maison polyvalente”
La commune de Mercey-le-Grand vient de se doter d’une nouvelle
mairie. Le bâtiment sert également de maison des associations, de
salle polyvalente et d’activités, et d’accueil pluriscolaire.
e bâtiment appartenait
autrefois à la paroisse. Récupéré par la commune par la
suite, il a aujourd’hui été entièrement refait pour pouvoir
accueillir la nouvelle mairie de
Mercey-le-Grand. Les nouveaux
locaux ont beaucoup de cachet :
boiseries, poutres et pierres apparentes, ancienne cheminée… Sans
oublier la présence d’une très jolie
fresque réalisée par l’abbé Garneret et qui a bien sûr été préservée durant les travaux avant
d’être aujourd’hui mise en valeur
dans la salle principale.
Le nouveau bâtiment a été inauguré le 9 octobre
Le bâtiment servira aussi de maison des associations, de salle de
par le maire et son équipe municipale.
réunion ou de salle polyvalente.
Il accueille la cantine scolaire et normes de sécurité. Les travaux nerie, Chemillot pour la menuile périscolaire. Une salle d’acti- sont en cours dans l’école primaire. serie et Rémy pour l’estrade. Les
vités à l’étage est en cours de réa- C’est d’ailleurs pour cette raison employés communaux ont égalelisation et il reste l’extérieur à que, temporairement, le nouveau ment participé activement aux
refaire. “Nous avons poursuivi bâtiment accueille une salle de travaux. “Mercey-le-Grand, c’est
l’œuvre de nos prédécesseurs qui classe. Les projets 2004-2005 sont deux villages associés : Mercey et
l’extension et la rénova- Cottier, 430 habitants, une popuavaient rénové le presbytère pour en faire 6 La maternelle tion de nos deux écoles. lation jeune et dynamique, des
L’école primaire est donc associations efficaces et chaleulogements locatifs, présente Didier Aubry,
se fera en en cours. La maternel- reuses, une douzaine d’entreprises,
trois nouvelles implantées cette
le se fera en 2005.”
maire de la commune.
2005.
Pour la réalisation des année, des projets multiples et des
La mairie et l’école
travaux, la municipali- améliorations. Nous sommes très
étaient regroupées dans
un même bâtiment. Celui-ci n’ac- té a fait appel à des entreprises fiers de ce nouveau bâtiment mulcueillera désormais plus que l’éco- locales : l’entreprise Demouge tifonctions, ouvert à tous” conclut
le, que nous souhaitions plus spa- pour l’électricité, Ballada pour la le maire. !
cieuse, plus fonctionnelle et aux peinture, Pétigny pour la maçonG.C.
L
VENEZ DÉCOUVRIR
NOTRE MENU CHASSE
Menu Chasse
Pressé de perdreau au
foie gras et morilles
Noisette de biche aux airelles
Et vinaigre balsamique
Plateau de fromages
Choix de desserts
(y compris carte gourmande)
Menu Traditionnel
Terrine de canard aux noissettes
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Feuilleté forestier Flanqué de morilles
Truite aux amandes
ou
Faux-filet grillé ou sauce aux baies roses
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Vendredi 29 octobre 2004
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avec Florence
et Christophe
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Le directeur de Cyclades Industrie
“Les entreprises de la région
ont les ressources pour tenir”
La société Cyclades Industrie, anciens établissements Binétruy,
poursuit sa mutation. Le déménagement imminent dans de nouveaux locaux au parc Alpia donne à ce spécialiste des fournitures industrielles toutes les armes pour poursuivre son expansion. Rencontre avec Dominique Klesse, directeur de l’entreprise.
a Presse Bisontine : Cyclades Indus- quard. Ce site nous a séduits car il
trie est née officiellement en 2003 est sur un passage très fréquenté et
mais l’histoire de la société est plus nous offre la possibilité de disposer
de locaux d’une surface de 2 500 m2
ancienne ?
Dominique Klesse : Cyclades Industrie sur un seul niveau. Ce déménageest née de la fusion entre la société ment correspond pour nous à pluBinétruy, créée à Besançon dans les sieurs objectifs à remplir.
années 50, et les activités “fournitures industrielles” de la
L.P.B. : Lesquels ?
société Martin-Balaysoud,
D.K. : D’abord créer un
qui appartient elle-même “Nous avons accueil client digne de ce
au groupe Martin-Balaynom, plus moderne et
soud, groupe familial déte- la structure adapté, nous permettant
nu à plus de 80 % par
de présenter plus de proPatrick et Jean-Christophe pour réaliser duits. L’objectif de 150
Martin, deux entrepreneurs
de passage par jour
60 millions clients
de la région lyonnaise.
doit donc être augmenté.
Cyclades Industrie est donc de chiffre.” Ce nouveau site nous perune filiale à 100 % du groumet aussi d’intégrer un
pe Martin-Balaysoud. La
atelier de parachèvement
société Binétruy appartenait déjà au de nos produits, avec une machine
groupe Martin-Balaysoud depuis de découpe de plaques en plastique.
1994. Avec 230 personnes, Cyclades Actuellement, cet atelier est sur Dijon,
Industrie se positionne comme une c’est moins pratique. Enfin, le but
des plus grosses entités françaises est d’augmenter la qualité de vie de
dans le domaine de la fourniture l’ensemble du personnel de l’entreindustrielle. Son siège est à Besan- prise.
çon.
L.P.B. : Que recouvre le domaine de la fourL.P.B. : La réorganisation de votre société niture industrielle ?
est terminée ?
D.K. : Il y a trois grands secteurs d’acD.K. : Une réorganisation de plusieurs tivité. Le premier concerne la prode nos sites a été effectuée également tection de l’homme au travail.
en 2003, à Lyon, à Oyonnax… Il nous Exemples : casques, lunettes, gants,
restait à créer une grosse plate-for- vestes, chaussures, harnais de sécume logistique. C’est désormais cho- rité… C’est un domaine en hausse.
se faite à Bourg-en-Bresse où nous Ensuite, et c’est la plus grosse paravons créé une plate-forme de 7 500 m2 tie, nous fournissons aux industriels
qui nous permet de disposer d’un tout ce qui leur est nécessaire pour
stock beaucoup plus important. Le la maintenance de leurs machines et
déménagement de nos locaux bison- leurs usines. Un roulement ou une
tins le week-end du 11 novembre mar- chaîne qui casse, ils font appel à nous.
quera vraiment la fin de notre réor- Il y a aussi tous les consommables :
outils de coupe, fraiseuse, tarot, huiganisation.
le, etc. L’essentiel de notre chiffre
d’affaires se fait avec ces produits qui
L.P.B. : Pourquoi changez-vous de site ?
D.K. : L’emplacement actuel, rue des coûtent moins de 50 euros.
Saint-Martin, était devenu inadap- Le troisième volet concerne les proté. L’accueil des clients n’était pas duits d’investissement, comme les
toujours satisfaisant. Nous accueillons ponts roulants, les compresseurs, la
tous les jours entre 100 et 150 clients, soudure. Là, nous intervenons sur
nous avions donc besoin d’un espace les produits, nous installons par
plus homogène. Après bien des dif- exemple des ponts roulants chez nos
ficultés, nous avons fini par trouver clients. Notre métier est donc le négodes locaux sur le parc Alpia, rue Jac- ce, sauf pour ce troisième volet où il
L
y a une partie étude et réalisation.
L.P.B. : À combien s’élève votre chiffre d’affaires ?
D.K. : Cette année, il devrait être de
45 millions d’euros.
L.P.B. : Qui sont vos clients ?
D.K. : Toutes les industries d’une région
allant du Sud de l’Alsace à RhôneAlpes sont susceptibles d’être nos
clients. Nous avons 13 sites répartis
sur ce Grand Est qui nous permettent d’être au plus proche de nos
clients. Depuis notre plate-forme,
nous envoyons environ 1 000 colis
par jour.
Parmi nos clients, nous comptons,
P.S.A. qui est le plus gros, Alstom,
General Electric, F.C.I.… Au total,
nous avons plus de 8 000 clients actifs,
de toutes tailles et de toutes activi- Dominique Klesse, directeur de Cyclades Industrie. L’entreprise sera
tés industrielles. Pour Peugeot par
opérationnelle dans ses locaux du parc Alpia le 15 novembre.
exemple, nous fournissons des produits pneumatiques, de la colle, des
installations de levage et de manu- On s’en sort donc, même dans les cu que les entreprises de notre région
ont les ressources pour tenir. Par
périodes plus délicates.
tention.
ailleurs, le rattrapage de niveau de
L.P.B. : Vous dépendez donc intégralement L.P.B. : À vous entendre, Cyclades Industrie vie dans les Pays de l’Est devrait être
assez rapide.
de la santé de l’industrie locale. C’est un ne connaît pas la crise ?
D.K. : L’année 2004 se termine sur une
métier à risques ?
D.K. : Notre avantage est de travailler certaine stabilité. C’est mieux que L.P.B. : Mais en France, selon de nombreux
avec beaucoup de familles de pro- l’an dernier. Nous avons senti un fris- entrepreneurs, il y a un frein à ce dynaduits. En ce moment, le secteur des sonnement de l’activité industrielle, misme depuis les 35 heures ?
qui reste à confirmer. Nous D.K. : Nous serons bien obligés de nous
outils coupants est sinistré,
avons été très mobilisés remettre au travail bientôt. L’asça nous touche donc en par“Proposer par cette réorganisation. souplissement des 35 heures se fera
tie. Mais le contact est mainsommes maintenant en douceur, sur la base du volontatenu avec ces clients-là car
à ceux qui Nous
en ordre de marche pour riat, comme ça aurait dû être fait
on les voit aussi pour
d’autres produits. L’autre
souhaitent récolter les fruits de tout pour leur mise en place d’ailleurs.
cela en 2005. Nous avons Chacun d’entre nous doit pouvoir se
phénomène en notre faveur,
c’est que les clients aban- gagner plus désormais la structure dire : “si je veux gagner plus, je dois
pour réaliser 60 millions pouvoir travailler plus.” Je crois beaudonnent de plus en plus les
fournisseurs en direct, même de travailler d’euros de chiffre d’affaires. coup à l’aspect individuel des choses,
à la liberté de choix et non aux grandes
des entreprises comme Peuplus.”
L.P.B. : Pas de délocalisation idéologies qu’on nous impose. Dans
geot. Ces entreprises redéen vue dans votre entreprise ? notre entreprise, si l’étau des 35 heures
ploient leur réseau commercial dans d’autres pays et en D.K. : Nous serons toujours où seront se desserre, on proposera à ceux qui
France, elles passent de plus en plus nos clients, il n’y a donc pas de délo- souhaitent gagner plus de travailler
par des sociétés comme la nôtre. Enfin, calisation possible. Nous avons déjà plus. Pour que nos entreprises régiosi les produits consommables sont en un gros travail à faire sur notre région, nales réussissent, on a besoin de gens
baisse quand l’activité industrielle face à nos clients. Je ne suis pas si motivés. !
est en baisse, les entreprises inves- pessimiste que cela sur le thème des
tissent plus dans l’automatisation, délocalisations. C’est une réalité qu’il
Propos recueillis par
nous sommes aussi sur ce créneau. ne faut pas nier mais je suis convainJ.-F.H.
L’ÉCONOMIE
24
Ça bouge dans le commerce bisontin…
Restauration : la maison
Achard s’installe à Pirey
pécialisée dans la restauration depuis 1978
à Besançon, la famille Achard a ouvert un
nouvel établissement à Pirey.
Pas moins de 800 m2 pour cette nouvelle salle de restauration, dont 500 dédiés à la clientèle. 3 salles la composent : la
salle Lumière, en hommage
aux célèbres frères bisontins
et pour rappeler la luminosité de la salle. De l’autre côté,
la salle Victor et la salle Hugo
qui peuvent être séparées ou
réunies en fonction de l’utilisation souhaitée. Une cloison
mobile phonique permet d’en
faire deux espaces indépendants. “Nous avons accordé
S
une importance toute particulière au traitement phonique
en général pour la qualité des
repas, explique Daniel Achard,
gérant de l’établissement. La
totalité des locaux est climatisée pour plus de confort.”
Mobilier de qualité, décoration
agréable, matériel informatique et vidéo pour les séminaires… Rien n’a été laissé au
hasard. L’implantation même
a été choisie pour permettre
une accessibilité aisée : “Nous
sommes à 5 minutes du centreville de Besançon, à équidistance des deux sorties d’autoroute Chemaudin et Valentin.
Nous sommes proches des zones
d’activité de Témis, Tilleroyes,
L’équipe Achard Restauration, désormais basée à Pirey.
du domaine universitaire, de
Trépillot, Planoise, Châteaufarine et Valentin et nous
sommes desservis par la rocade. À long terme, nous pensons
que c’est ce côté de Besançon
qui se développera.”
Le restaurant est ouvert le
midi 7 jours sur 7, avec buffet
à volonté et spécialités. À noter
que la restauration est gratuite pour les enfants le samedi midi. Le soir, l’établissement
est ouvert pour les groupes,
sur réservation : banquet, cocktail, soirées à thèmes… Des
séminaires peuvent également
être organisés. Une location
de salles, avec prestation de
service, est proposée pour différents types de manifestations : présentation commerciale d’un nouveau produit,
vernissage, journées d’études,
anniversaire, etc. Enfin, la
famille Achard continue son
activité de traiteur sur toute
la région 7 jours sur 7. Le plus
de cet établissement est un
grand parking gratuit, pouvant accueillir une centaine
de voitures. Les automobilistes
apprécieront. !
Achard restauration
Rond-point de Pirey
03 81 52 06 13
Le Petit Bouchon, nouvelle version
l ne faut pas se fier aux apparences. L’établis- si proposer des plats à contre-courant des saisement porte toujours le même nom. Pourtant sons. Le but est de désacraliser le côté cuisine
à l’intérieur, rien n’est plus pareil. Changement festive et de faire plaisir au client.”!
de propriétaire, décoration entièrement revue, cuisine différente, carte de vins nouvelle… Jusqu’au
concept même de l’établissement, tout a changé.
Pour venir manger ou prendre un verre au Petit
Bouchon, il faut avoir une idée en tête : l’envie de
se faire plaisir. Ici, on le comprend très vite, la
notion de plaisir est primordiale. Arnaud Vivier, le
nouveau gérant, est un épicurien qui compte bien
transmettre son état d’esprit à ses clients. Il propose une cuisine originale et régulièrement renouvelée. On goûtera à l’hirondelle, un poisson de
l’océan indien, à l’antilope, au pigeon ramier, au
kangourou ou aux plus classiques foie gras micuit et confit de canard… Une carte d’une cinquantaine de vins est proposée aux clients, dont
la moitié est disponible au verre. 2 à 4 vins sont
mis en avant chaque semaine. “Tout comme je ne
propose pas aux clients ce qu’ils peuvent manger
chez eux, j’essaie d’offrir des vins variés, et à partir de prix abordables, explique Arnaud Vivier. La
première bouteille est ainsi à 8,50 euros.”
Le Petit Bouchon est idéal pour un tête-à-tête
amoureux ou pour une soirée entre amis. Trois univers invitent les gourmands tantôt dans une salle conviviale et colorée, tantôt dans un salon plus
intimiste. Et avant de passer à table, pourquoi ne Arnaud Vivier est le nouveau gérant du
pas boire un verre au comptoir. “C’est une démarche
Petit Bouchon, rue des Granges.
sans chichi, précise Arnaud Vivier. Nous ne prétendons pas faire de la grande cuisine, seulement
Le Petit Bouchon,
de la vraie cuisine. Tout est préparé à la minute.
76, rue des Granges - 03 81 83 06 23
Nous changeons la carte en fonction de l’approOuvert tous les midis et soirs
visionnement, de la qualité des produits ou des
Fermé le dimanche
saisons. Nous allons entamer une période de chasmidi
et soir, et le lundi midi
se et proposer donc plus de gibier. On peut aus-
I
Art Line Design
epuis fin août, les
amateurs de meubles
contemporains ont
une nouvelle adresse
à Besançon : le 117, Grande rue.
L’antiquaire Philippe Mathieu
y a cédé son magasin à une nouvelle boutique : Art Line Design. Toujours dans le domaine
de l’ameublement donc, mais il
s’agit de design à présent. Christophe Doucet et Giovanni Certelli sont créateurs, designers,
fabricants et distributeurs.
Anciens antiquaires tous les
deux, ils se sont reconvertis
dans la création contemporaine. En avril 2003, ils ont racheté une ébénisterie à Maizières
en Haute-Saône, où ils créent
aujourd’hui tout leur mobilier.
Tout est fait dans la région et
les deux créateurs utilisent du
bois franc-comtois. Les meubles
sont en chêne naturel, noirci,
lazuré ou médium laqué. Il peut
être allié avec du métal, du verre dépoli ou du plexiglas. “Tout
est à base de bois et de verre,
résume Martine Moise, associée. Les créations sont contemporaines mais avec un petit esprit
rétro. Certains meubles, comme les séparations de pièce, ont
D
Martine Moise vous présente des meubles design
haut de gamme au 117, Grande rue.
un côté années 50. Les tables
sont réalisées dans un esprit très
épuré, très sobre, très “japonisant”, assez peu excentrique finalement.”
L’atout principal d’Art Line Design est de proposer du sur mesure aux particuliers ou aux professionnels. Tout est déclinable,
en petit, en grand, en coloris
différent… Les deux créateurs
réalisent même des concepts
pour des magasins. Du 4 au 7
novembre, ils seront présents
à Paris pour un salon de 4 jours.
“Nous avions le choix entre participer au salon maison et objets,
au salon de l’habitat à Besançon ou au salon Maison et décoration à Colmar. Finalement,
nous avons choisi le salon Rainbow Attitude, un salon européen
gay, du 4 au 7 novembre à Paris.
La population gay a du goût et
aime les choses d’avant-garde.
C’est un pari risqué mais nous
pensons que ce choix peut être
très porteur.” !
Art Line Design,
117, Grande rue
03 81 83 26 07
www.meuble-design.com
Carnedge Lingerie :
qualité et petits prix
n concept bien marqué pour ce nouveau magasin : la démocratisation
absolue des prix de la lingerie. Depuis
le 1er septembre, on trouve au 14, Grande rue des sous-vêtements à petits prix. Les premiers ensembles sont à 10 euros. Et le choix est
réel pour cette gamme attractive. On ne propose pas qu’un ou deux modèles comme c’est souvent le cas pour les premiers prix. Un rayon
entier est consacré à ces ensembles accessibles
à tous. Les gammes s’étalent ensuite jusqu’à 35
euros, voire 39. “La lingerie a trop longtemps
conservé une image de luxe, estime le gérant.
Aujourd’hui, le prix de fabrication n’est plus aussi important, et les étoffes utilisées coûtent moins
cher qu’avant. Notre volonté est de toucher un
créneau qui n’est pas encore réellement exploité,
même si des chaînes de magasins similaires commencent à apparaître.”
La qualité est importante pour fidéliser la clientèle. Pour le gérant, il s’agit de trouver les bons
produits à juste coût. Les sous-vêtements sont
soumis à 6 tests de qualité, offrant ainsi une
garantie supplémentaire au client. Le large choix
U
L’économie… en bref
The ou Café s’agrandit
Patricia Liaud, gérante de la boutique, a racheté le
fond de commerce à côté de son magasin. Elle y a
transféré les thés, tisanes et confiseries, pour en faire
un univers à part, sans plus aucun mélange d’odeur.
Dans l’ancienne boutique, elle y a développé le café
et l’épicerie fine. “Pour l’épicerie fine, nous ne travaillons
qu’avec des fermes, des propriétaires récoltants. Nous
faisons autant du sucré que du salé, et tous nos produits sont triés sur le volet”, précise la gérante. Le côté
brasserie a également été développé et on trouve
désormais des plats chauds au menu le midi.
Thé ou Café, 23 rue des Boucheries, 03 81 50 87 16
de modèle permet de contenter les jeunes et
moins jeunes, les classiques et les plus sophistiquées, les sages ou les plus sexy… Carnedge
Lingerie est une adresse pour tout public. !
Carnedge Lingerie,
14, Grande rue, 03 81 50 61 68
Ouvert le lundi de 14 heures à 19 heures
et du mardi au samedi de 10 heures à
19 heures
Changement de décor pour
les cuisines Alain
Quand il est question de changement, Alain Pralon
ne fait pas les choses à moitié. Le magasin de plus
de 300 m2 de l’avenue Carnot a entièrement été
refait. “Nous avons refait le plafond, le sol, toutes les
cuisines, l’aménagement…” Tout s’actualise : les
couleurs, les tons, les cuisines. Cuisines en inox, en
bois, en laque… Le client n’aura que plus de choix
et dans un cadre unique, qui vaut le coup d’œil. Les
Cuisines Alain “nouvelle formule” ont ouvert leurs
portes samedi 16 octobre.
Cuisines Alain, 24 avenue Carnot, 03 81 47 40 20
L’ÉCONOMIE
C RÉATION
25
Métiers de bouche
T.S.O. recrute pour vous
T
Créée en septembre 2003, l’entreprise
T.S.O. est spécialisée dans le recrutement
en hôtellerie et restauration. En un an,
près de 200 contrats ont déjà été signés
par leur intermédiaire.
L’atout de l’équipe de T.S.O. : la connaissance
des métiers pour lesquels ils recrutent.
T.S.O. (Tourisme Services Organisation)
03 81 47 22 65 / www.emploitourisme.com
hierry Sancey est jeunes issus des formations
ancien chef de cuisi- hôtellerie-restauration et
ne restaurateur, étoi- métiers de bouche quittent la
lé Michelin avec 3 profession. Les recrutements
fourchettes pour son dernier se font souvent dans l’extrême
établissement à Lons-le-Sau- urgence. Grâce à notre base de
nier. Contraint de quitter la données de C.V. qualifiés, nous
restauration pour des raisons pouvons rapidement proposer
de santé, il cherche à se recon- à un client des candidats prévertir en utilisant ses compé- sentant le profil recherché.”
tences professionnelles. Il ren- Le taux de réussite de recrucontre alors Déborah Bourdiol, tement est de 85 %. 57 % abouissue d’une maîtrise A.E.S. et tissent à des C.D.I. et 28 % à
ayant travaillé 5 ans comme des C.D.D. ou extras. T.S.O.
responsable administrative et ne se contente pas de placer
financière. Ils créent ensemble des candidats auprès d’entreT.S.O. (Tourisme Services prises, mais assure aussi un
suivi post-recruteOrganisation), une
agence de placePremier ment. La jeune entreprise souhaite valoment et de recruteprix
riser les compétences
ment spécialisée
des candidats et
dans les métiers
national essayer de valoriser
C.H.R. (cafetier
les salaires. “Les
hôtelier restaurades
métiers de bouche
teur).
Après une année entreprises nécessitent beaucoup
d’heures de travail.
d’activité, ils disposent d’outils infor- innovantes. Et il y a encore un
manque de reconmatiques performants, d’une base de 2 800 naissance des heures au
C.V. et de contacts dans toute niveau du salaire. C’est une
la France, particulièrement des raisons pour laquelle beaudans les régions concernées coup de jeunes quittent la propar les saisons, le Sud et les fession.”
Alpes. “Les métiers de bouche En juillet dernier, les deux
sont des métiers en tension et entrepreneurs ont embauché
avec un fort turn-over, consta- une adjointe de direction,
te Déborah Bourdiol. 80 % des ancienne professionnelle de
l’hôtellerie-restauration. Avec
elle, ils envisagent de développer l’aspect formation et
ont déposé une demande
d’agrément pour être reconnus organisme de formation.
Thierry et Stéphanie proposeraient ainsi du conseil en
entreprise, s’appuyant sur les
compétences professionnelles
acquises lors de leur ancienne profession. Comme pour
le volet recrutement, la cible
serait les petites et moyennes
entreprises, avec des tarifs
adaptés.
Grâce à leur ténacité, les nou-
veaux entrepreneurs ont participé au concours “Talent des
entreprises innovantes” en
juillet 2004. 1 217 entreprises
étaient en course. Après une
première sélection régionale, ils ont intégré le peloton
des 13 lauréats nationaux et
ont décroché le premier prix
national, catégorie service.
“Ce qui nous différencie peutêtre des autres, c’est la passion que nous mettons derrière tout ça, et la
connaissance du métier”
concluent-ils. !
G.C.
P U B L I - R E P O R T A G E
Des économies d’énergie avec les
Maisons Patrick Barbier
Le constructeur bisontin Patrick Barbier est à la pointe de la qualité offerte à ses clients. Il vient de décrocher un label qui certifie
la qualité de l’isolation au bénéfice d’économies d’énergie.
a société Patrick Barbier prend
une nouvelle longueur d’avance sur le marché de la construction de maisons individuelles. Elle
est la première entreprise en France à recevoir le label H.P.E. (haute
performance énergétique). C’est le
ministère du Logement qui détermine ce label décerné ensuite par
le bureau de contrôle Promotelec.
Cette distinction confirme la volonté du constructeur bisontin de poursuivre une démarche de qualité sans
concessions et conforter ainsi sa
crédibilité auprès de la clientèle. En
effet, ce label permet d’améliorer de
18% la performance énergétique
vis-à-vis de la réglementation actuelle. “Pour un client, ce label est une
garantie d’économie d’énergie” note
Patrick Barbier. À une époque où les
coûts liés à l’énergie nécessaire au
fonctionnement d’une maison ont
tendance à flamber, on comprend
vite l’intérêt de profiter de ce type
L
d’agrément.
En pratique, le constructeur bisontin en charge d’un projet renforce
l’isolation de l’habitation et veille à
supprimer par exemple les ponts
thermiques. Une maison bien isolée
permet d’éviter notamment les déperditions de chaleur qui obligent à
chauffer davantage. Ce label est un
nouveau gage de qualité proposé
par Patrick Barbier à ses clients qui
souhaitent augmenter le niveau d’isolation de leur habitation.
Après avoir été une des premières
sociétés françaises à décrocher la
marque N.F. Maisons Individuelles,
cette entreprise qui réalise 60 projets par an dans un périmètre de 40
km autour de Besançon et de Pontarlier confirme son professionnalisme. L’attention accordée à chaque
dossier offre à l’acquéreur la garantie d’une construction sans souci.
“Dans le cadre de la norme N.F.,
25% de nos nouvelles construc-
tions sont vérifiées tous les ans par
des bureaux de contrôle extérieurs
et notre société est soumise à un
audit régulier, ce qui nous permet
de montrer que nous respectons
toutes les normes que cette marque
N.F. nous impose.”
Patrick Barbier est à l’écoute de
ses clients pour répondre au mieux
à leurs attentes. Cette proximité,
c’est aussi la fidélité avec les professionnels locaux du bâtiment.
“Nous travaillons depuis une quinzaine d’années avec les mêmes
artisans, c’est aussi ce qui nous
permet d’assurer une qualité régulière à tous nos clients.” Cet
ensemble de particularités spécifiques au constructeur Patrick Barbier assoient sa réputation. Aujourd’hui, plus de la moitié des maisons
réalisées par cette société est due
à la publicité faite par des clients
satisfaits. Il n’y a pas plus belle
marque de confiance. !
Les maisons Patrick BARBIER,
une marque de qualité
Pour tout projet, contactez-nous au : 03 81 41 16 00
• 19, rue Xavier Marmier, 25000 Besançon
UN VILLAGE À L’HONNEUR
26
En passant par…
Vaire-Arcier
PROJETS
5 appartements dans le presbytère
Vaire-Arcier, trois
communes en une !
Vaire-le-Grand, Arcier et le hameau de Corcelles forment le village
de Vaire-Arcier depuis 1974. Blottie dans un écrin de verdure, la commune abrite 526 habitants, éparpillés sur les rives du Doubs.
première vue, pas évident
de s’y retrouver entre les
noms des différents villages ! Corcelles est un
hameau de Vaire-le-Grand, qui a
fusionné avec Arcier pour devenir la
commune de Vaire-Arcier. En définitive, trois sites n’en forment plus
qu’un seul.
La commune compte désormais 526
habitants répartis sur 1 278 hectares.
La fusion est davantage administrative que physique. “On voit peu
les gens d’Arcier au village, explique
Patrick Racine, maire de Vaire-Arcier.
Ils n’ont pas forcément à passer par
ici. Pour rentrer chez eux, ils traversent Chalèze et pour leurs courses ils
vont surtout à Besançon.”
Le seul commerce de la commune est
une boulangerie-épicerie. À proximité de la zone commerciale de Chalezeule, peu de commerçants font le
choix de s’installer dans ces villages.
“C’est difficile en étant si proche de
Patrick Racine, maire de la commune, ne souhaite pas voir
Besançon et des zones commerciales.
“fleurir des constructions dans tout le village.”
À Novillars déjà, les commerces ont
du mal à tourner. Ici, c’est un peu la voir fleurir des constructions dans tout Aucune entreprise n’est implantée
même chose. Il n’y a que l’épicerie- le village. Nous tenons à garder une sur la commune si ce n’est l’artisan
boulangerie qui arrive à garder une identité de village. Pour la rénovation boulanger. Les taxes professionnelles
du presbytère, nous avons signé une perçues sont donc faibles. Une grancertaine clientèle.”
En matière d’immobilier en revanche, maîtrise d’œuvre avec H.D.L. pour 5 de majorité des habitants de Vaireles demandes ne manquent pas. Plus appartements : 3 appartements en bas Arcier travaille à l’hôpital psychiad’une demande en mairie par semai- plutôt réservés à des personnes âgées, trique de Novillars, à la papeterie de
des anciens du village qui Novillars, ou alors sur Besançon.
ne, que ce soit pour l’achat
se retrouvent seuls. Ce ne “Nous avons la chance de ce côté-ci
de terrains à construire, de
“
Principal
sera pas une maison médi- d’avoir un accès relativement aisé à
maisons ou pour du locatif.
calisée, seulement, les per- Besançon. C’est un atout de plus pour
La municipalité envisage
souci
sonnes âgées se sentiront la qualité de vie de nos habitants.”
ainsi un projet de réhabilipeut-être plus sécurisées en Et en matière de qualité de vie, la
tation du presbytère pour
de la
étant regroupées. Et 2 appar- commune n’a rien à envier à ses voien faire du locatif. “Nous
n’avons pas de terrains com- commune : tements à l’étage permettront sines : des maisons anciennes pard’accueillir des personnes fois dissimulées dans la verdure, en
munaux, et pas de moyens
pour en acheter, constate le les finances.” plus jeunes, pour assurer bordure du Doubs, une identité villageoise, une tranquillité rare, un
une certaine mixité.”
maire. Le plan d’occupation
des sols actuel devrait de toute façon Le principal souci de la commune dynamisme associatif et un cadre de
être révisé pour que l’on arrive à faire concerne les finances. Les seuls reve- vie idéal à quelques kilomètres seuquelque chose. Mais l’idée n’est pas de nus existent grâce à la vente de bois. lement de Besançon. !
À
ZOOM
!
Pipeline
Depuis 1962, le pipeline sud européen (qui
relie Lavéra à Karlsruhe), traverse la commune de Vaire-Arcier.
Il a été doublé en 1972
et immergé pour franchir le Doubs.
!
Fusion
En 1925 déjà, une réunion du
hameau de Corcelles et d’Arcier
était envisagée par les autorités
de tutelle, afin de pallier les difficultés rencontrées par la commune d’Arcier, en termes de
population : à la fin du XIXème
siècle, Arcier était en effet l’une
des plus petites communes du
département. En 1914, les listes
électorales ne comportaient que
4 électeurs. En 1926, faute d’un
nombre de candidats suffisant,
le conseil municipal comportait
5 conseillers étrangers à la commune. Afin d’augmenter la population d’Arcier et de constituer
un conseil municipal sans faire
appel aux habitants des bourgs
voisins, une fusion est donc proposée en 1925. Mais elle est
désapprouvée par les deux communes concernées.
Il faudra alors attendre 1974 pour
qu’Arcier fusionne avec Vairele-Grand, et constitue la commune de Vaire-Arcier (décret du
11 mars 1974).
par G.C.
Vaire-Arcier en chiffres
Situation :
10 km au Nord-Est de Besançon
Habitants : 526
Superficie : 1278 ha
E NTREPRISE
Altitude : 250 à 580 m
Nom des habitants :
“les Vairiers”
Maire : Patrick RACINE
Un fonctionnement familial
Les roseraies Sauvageot :
créateurs de beauté
Depuis le début du siècle, les Roseraies Sauvageot
produisent à Vaire-Arcier des plants de rosiers.
Depuis une vingtaine d’années, une activité a été
reprise : la création de nouvelles variétés de roses.
Des petits chefs-d’œuvre sortent de l’établissement.
rois générations se sont suc- nière création est une rose au parcédé depuis le début du siècle. fum intense, baptisée “Bernadette
Aujourd’hui, les roseraies Lafont”. C’est une maison d’édition
Sauvageot sont toujours une qui s’occupe de trouver un nom et
affaire de famille : trois frères et de promouvoir les variétés.”
une sœur gèrent l’entreprise en Les roses Mélissa, Gustave CourG.A.E.C. Jacqueline et Bernard bet, Giliane, Joachim du Bellay,
pour la partie administrative, Alain Marjolaine, Château de Filain…
et Gérard à la production, et Nico- ont ainsi vu le jour à Vaire-Arcier.
le, l’épouse de Bernard, s’occupe Sur 1 000 hybridations réalisées,
de la recherche de nouvelles varié- 1 ou 2 seulement pourront être
commercialisées. En moyenne, les
tés.
L’établissement ne produit pas de roseraies Sauvageot créent une à
roses, mais des plants de roses, deux nouvelles roses par an. “Il
pour les particuliers, amateurs, faut entre 8 et 10 ans pour créer
pépiniéristes et entreprises de jar- une nouvelle variété, précise Berdin. De l’églantier (sur lequel est nard Sauvageot. Période d’hybrigreffé le rosier) à un plant com- dation, du semis, de la germinamercialisable, deux années de cul- tion, du greffage, de l’observation…
Ensuite les concours,
ture sont nécessaires.
et le lancement..”
Comme pour toute
“Sur 1 000
Une fois la rose créée,
culture, le climat joue
hybridations,
il faut effectivement
un rôle majeur. “Pour
la présenter à un
qu’une année soit
1 ou 2
concours de roses
bonne, il faut beauinternational. Celui
coup plus de soleil
seulement
de Bagatelle en Franque de pluie, explique
ce exige que la rose
Bernard Sauvageot.
seront
soit étudiée pendant
Le climat peut modifier énormément la commercialisées.” près de 2 ans, après
quoi un jury de 200
reprise des rosiers,
qui peut varier de 60 à 80 %. 2004 personnes donnera son avis sur la
sera une année moyenne. Les années variété. Une centaine de variétés
chaudes sont de loin les meilleures. est ainsi jugée chaque année à
Les périodes de canicule sont excel- Bagatelle. “Il est important de collentes, même si les conditions de ler à la mode actuelle de coloris,
de forme. Et bien sûr le parfum restravail sont pénibles.”
À Vaire-Arcier, la famille Sauva- te l’arme absolue. C’est le critère le
geot cultive les rosiers sur 4 hec- plus important pour la création
tares et propose 200 variétés de d’une rose.”
rosiers : les rosiers à grandes fleurs À Vaire-Arcier, la rose éternelle ne
ou à fleurs groupées, se déclinant cesse de se renouveler. Toujours
par couleurs, formes, odeurs… Les plus belle, toujours plus chargée
modes changent et évoluent. La de sens et d’essence. Pour le plairose rouge reste toujours d’actua- sir des yeux, du nez et du cœur. !
lité, “c’est une valeur sûre.” Actuellement, les roses de coloris ocre ou
jaune séduisent les amateurs.
Depuis 1983, Nicole Sauvageot a
repris la recherche, à laquelle le
grand-père, fondateur de l’entreprise, puis le père s’attelaient déjà.
Les roseraies Sauvageot sont ainsi connues internationalement grâce à la création de ces nouvelles
variétés de roses. “Nous faisons de
la recherche par hybridation,
explique Bernard. Il s’agit de mélanger le pollen, le pistil et d’autres
éléments de variétés sélectionnées
au préalable. Il faut pour cela des
critères de connaissance ancestrale ! La sélection des supports doit
être très rigoureuse. Il faut des roses
qui présentent une résistance aux
Des champs de roses sur plus
maladies et au gel, de la vigueur,
un parfum particulier… La derde 4 hectares à Vaire-Arcier.
T
UN VILLAGE À L’HONNEUR
PATRIMOINE
Des visites l’été
Un château au cœur du village
Un château a été construit sur la commune de
Vaire-Arcier au début du XVIIIème siècle. Après plusieurs successions, des particuliers le possèdent
depuis 1985. Ils ouvrent les portes de la demeure en été pour faire visiter la belle bâtisse.
Dans le début des Ils datent certainement des oriannées 1700, Gabriel gines du château puisque sur l’acBoisot fit construire un te de vente de faillite du prochâteau à Vaire-Arcier. priétaire Boisot, des jardins sont
Il était à l’époque le premier pré- déjà indiqués. “Boisot était quelsident du parlement de Besan- qu’un de très éclairé et a construit
çon. La bâtisse fut construite dans ce château avec un côté novateur,
complète Claude Manun esprit novateur et
selon des plans origi- Des jardins à travert. Il avait ramené
quelques idées de son
naux. Ce qui lui valut
d’être appelé “le château la française tour d’Italie. À l’époque,
une telle construction
moderne”. “Ce château
était dit moderne, car il remarquables permettait d’indiquer
son rang à la popularemplaçait un plus
ancien construit sur le mode féo- tion.” Depuis le dernier quart du
dal, explique Claude Mantravert, XXème siècle, Claude Mantravert
actuel propriétaire. Il était un est le nouveau propriétaire de la
exemple rare de modernité, sur- bâtisse. Tous les dimanches de
tout à cette époque où l’on sortait juillet et septembre et tous les
de la guerre de l’annexion fran- jours en août, le château est ouvert
çaise et où beaucoup de familles au public pour une visite du rezétaient appauvries.”
de-chaussée et des jardins. “Le
Des jardins à la française remar- jardin est grand et nécessite une
quables entourent la demeure. mise en route lourde en période
Situé en face de Roche-lez-Beaupré, le château s’amuse
parfois à des jeux de miroir dans le Doubs.
printanière. L’entretien du château se fait à la force du poignet,
comme tout patrimoine aujourd’hui. Il y a beaucoup d’aléas. Les
choses précieuses demandent beaucoup d’attention.”
À Vaire-Arcier, la vie du village est rythmée par les activités de l’association “la Cascade”. Essentiellement tournée
vers les enfants, l’association organise aussi des fêtes rassemblant toutes les générations.
L
ZOOM
!
Sources
Au sud d’Arcier, dans
un cirque rocheux,
on trouve trois
sources au débit
abondant, alimentées principalement
par les eaux du plateau de Nancray.
Elles alimentent à
leur tour le ruisseau
d’Arcier, ainsi qu’une
adduction de la ville de Besançon. Les
Romains firent le
captage de deux
sources et construisirent un aqueduc
maçonné et voûté
pour canaliser les
eaux vers Besançon,
aussi des sorties cinéma
ou les grandes fêtes comme Noël ou le Carnaval.
Pour cette dernière, un
thème est donné aux
enfants qui se déguisent
en conséquence. Plus généralement, des concours de
belote et de tarot sont organisés, un repas pour les
anciens du village,
quelques rencontres autour
COMMERCE
à 9 984 mètres en
aval. L’aqueduc
débouchait à proximité de la Porte Noire. L’expropriation
des sources par la
ville de Besançon a
été demandée en
1839 pour prendre
effet en 1842. Les
sources d’Arcier
(classées en 1912
et 1947) attirent
aujourd’hui de nombreux touristes, qui
profitent également
du sentier de grande randonnée à
proximité des cascades. !
Le château reste donc fermé tout
l’hiver pour être entretenu comme il se doit. Ses portes s’ouvriront à nouveau l’été prochain,
pour le plus grand émerveillement du public. !
de thèmes précis… “Nous assez dynamique. Tous les
nous rencontrons parfois vendredis, les anciens se
comme ça, pour parler de rencontraient. Mais au fur
la vie du village, explique et à mesure, certains s’en
Georges Blanc, vice-pré- vont et le renouvellement
sident de l’association. Le se fait difficilement. Sans
problème de notre asso- compter qu’à la campagne
ce n’est pas facile
ciation est le
manque de volon- Une sortie de regrouper les
gens. Chacun a son
taires. Il y a un
piscine petit jardin, ses
petit noyau de
occupamoins de 10 pertoutes les petites
tions.”
sonnes. Quelques
jeunes viennent et semaines. Pour autant, la
Cascade ne désesnous essayons de
leur passer la main. Avant père pas de rassembler les
la Cascade, créée il y a une villageois le plus souvent
dizaine d’années, il y avait possible et dans un esprit
le Ponto, une association toujours convivial. !
Un seul magasin
Un artisan boulanger au village
Pas facile pour les commerces de survivre à proximité de la zone commerciale de Chalezeule. L’un d’entre eux y parvient pourtant. Le petit magasin de
Vaire-Arcier propose boulangerie, pâtisserie, alimentation, gaz et tabac.
epuis 1983, Patrick et
Noëlle Prévost ont repris
le petit commerce du village, qui existait déjà depuis une
dizaine d’années. Ils y proposent aujourd’hui, outre la boulangerie et pâtisserie, quelques
produits d’alimentation courante, du gaz et font également
office de dépôt de tabac. Une
offre suffisamment complète
pour contenter une clientèle villageoise ou parfois de passage.
Les propriétaires gèrent également un commerce à Novillars.
“Évidemment, la proximité de
Besançon et des zones commer-
D
L’école se dote
ls sont un peu plus depuis la rentrée, cerd’une cinquantaine tains enfants sont inscette année, inscrits crits pour la première
à l’école de Vaire- année à l’école de VaiArcier et répartis dans re. L’effectif a augmen3 classes. L’effectif peut té grâce à la cantine et
sembler peu important, à la garderie.”
mais pour les familles, Début septembre, 9
une école au village est enfants étaient inscrits
un atout supplémen- pour la cantine. Ils sont
taire qu’elles tiennent aujourd’hui 22 par
à conserver. Pour le mai- semaine, et le nombre
re, la mise en place d’inscription ne cesse
d’une cantine et d’une d’augmenter. Preuve du
garderie matin et soir succès de la formule.
était une “obligation” “Certains parents compour garder l’école : mencent par une jour“Beaucoup de familles née dans le mois, pour
travaillent à l’extérieur voir comment ça se pasde Vaire et à des rythmes se, continue Nabila. Ce
n’est pas touqui ne corresjours évident
pondent pas
Une
pour
des
forcément aux
horaires sco- “obligation” enfants qui
n’ont jamais
laires. Pour ne
pas que tous les pour garder quitté leurs
parents.
enfants soient
l’école
Mais ça se
inscrits
passe généailleurs, la
cantine princi- au village. ralement très
bien. Toutes
palement, mais
aussi la garderie, deve- les classes sont mélannaient indispensables.” gées. Les enfants peuDepuis la rentrée, ces vent ainsi se connaître
nouveaux dispositifs entre eux.”
sont donc mis en place. Après le repas, un petit
3 enfants profitent ain- temps de pause permet
si de la garderie le aux deux animatrices,
matin de 7 h 30 à 8 h 30, Nabila Abboubi et Amé7 sont inscrits pour le lie Mougnard, de prosoir de 16 h 30 à 18 h 30 poser quelques activiet 22 restent manger à t é s a u x p e t i t s :
la cantine, entre 11 h 45 confection de scoubiet 13 h 30. “Apparem- dous, bracelets brésiment, cela posait de gros liens, petit bricolage,
p r o b l è m e s à d e s jeux… Et il est déjà
familles, explique Nabi- 13 h 30, l’heure de
la Abboubi, animatrice retourner à l’école. Les
des Francas. Plusieurs enfants ne voient pas
parents réclamaient une le temps passer, les
cantine, notamment parents sont ravis, et
ceux qui partent toute l’école au village n’est
la journée à l’extérieur pas prête à fermer ses
pour travailler. Ainsi, portes. !
I
Manque de bénévoles
retraités, généreux et
ouverts. Une fois par
semaine, la Cascade propose d’emmener les enfants
à la piscine, en parallèle
avec la commune qui finance le bus. Les bénévoles de
la cascade accompagnent
les enfants.
L’association, qui tire son
nom de la cascade à l’entrée du village, organise
Une cinquantaine d’enfants
Vaire-Arcier dispose d’une école et de 3 classes pour accueillir
les enfants du village. Depuis
cette année, une cantine et une
garderie, matin et soir, sont
assurées par les Francas.
Et au milieu coule une “Cascade”
es enfants sont les
plus gâtés avec l’association de la Cascade. Les 8 membres se
démènent toute l’année
pour leur proposer des activités ou des fêtes diverses.
Pourtant, l’association n’est
pas un groupement de
parents d’élèves. Elle
réunit aussi bien des
jeunes femmes que des
SCOLARITÉ
d’une cantine
D
ASSOCIATION
27
ciales nous touche un peu, confie
Noëlle Prévost. D’autant que
beaucoup d’habitants partent
travailler à Besançon et en profitent pour faire leurs courses làbas. Ceux qui les font en grande surface, achètent leur pain en
même temps, pour ne pas avoir
à s’arrêter deux fois. Nous avons
toutefois une clientèle fidèle,
notamment pour les produits de
la boulangerie ou pâtisserie. L’alimentation sert plutôt de dépannage. Il est évident que nous ne
vivons pas de l’épicerie.”
L’essentiel de la clientèle est
composé des habitants du vil-
lage de 50 ans et plus, fréquentant moins Besançon et surtout
adeptes du “vrai pain”. Car
Patrick Prévost est artisan boulanger et propose autre chose
que du pain industriel. Les
anciens y sont sensibles. Les
jeunes peut-être un peu moins.
Pour l’heure, le commerce tourne suffisamment bien pour ne
pas être en danger. Et dans un
souci de satisfaire davantage la
clientèle, le magasin est ouvert
de 6 h 45 à 12 h 30 et de
16 heures à 19 h 30, pour que
chacun y trouve son créneau
horaire. !
Jusqu’à 22 enfants par semaine
inscrits à la cantine le midi.
SPORT
28
SAINT-VIT
SAINT-VIT
Kayak
4 filles en tête d’affiche du club
Anne-Caroline Vuillequey, Véronique Bouly, Manon
Polard et Adeline Reile. Elles sont 4 à obtenir des médailles
et des classements intéressants. L’esprit d’équipe est sans
doute le secret de leur réussite.
nne-Caroline Vuillequey et Véronique Bouly ont toutes les deux
18 ans. La première pratique le
kayak depuis 3 ans, la deuxième
depuis 8 ans. Ensemble, elles ont cette
année remporté la médaille de bronze du
championnat de France vitesse. Manon
Polard, 18 ans et kayakiste depuis 4 ans,
enchaîne les victoires : 3 médailles en
mono, 3ème au championnat de France de
vitesse (500 m) en 2003, championne de
France Marathon 2003, vice-championne
de France de fond (500 m) en 2004, deuxième en coupe du Monde marathon au Por-
A
tugal…
Enfin, Adeline Reile, 23 ans, obtient une
14ème place au classement général du championnat de France élite, décroche la 7ème
place lors de la manche de coupe du Monde de Trémolat et obtient une première
sélection en équipe de France marathon.
Les filles de Saint-Vit se dépassent et n’en
finissent pas de surprendre le club. “Nous
sommes une bonne équipe, explique Véronique Bouly. Nous essayons toutes de progresser, d’aller de l’avant. C’est un petit
club, il n’y a pas d’esprit de compétition
entre nous. Nous nous serrons les coudes
plutôt que de nous affronter.”
“Les filles ont été présentes en début de saison, à mi-parcours et en fin de saison,
constate Hervé Maigrot, entraîneur. Elles
sont très prometteuses. À elles maintenant
de concrétiser ces promesses.”
L’équipe féminine va être renforcée par
une nouvelle recrue venue de Bordeaux.
Cette année, Manon Polard passe en catégorie senior. “Si elle est motivée, nous aurons
la possibilité de former un équipage, espère Adeline Reile. J’étais la seule du club
dans la catégorie senior
et je ne pouvais donc
Saint-Vit
participer aux compétitions qu’en indiviparmi les
duel. Je suis très impa9 meilleurs tiente de faire équipe
avec Manon.”
clubs
D’une manière générale, le club saint-vitois
français.
a obtenu de très bons
résultats avec des
kayakistes présents sur les podiums du
championnat de France et jusqu’à ceux
des manches de coupe du Monde. SaintVit est sélectionné pour la deuxième fois
au championnat de France des clubs, qui
regroupe les 9 meilleurs clubs.
Classé 56ème en 2000, 34ème en 2001, 18ème
en 2002, 12ème en 2003, le club espère finir
cette année 7ème. En 10 ans, le club a fait
du chemin et compte maintenant sur les
nouvelles générations pour remplacer les
seniors.!
G.C.
Les athlètes de Saint-Vit ont remporté de belles victoires cette saison.
NATATION
Opération “Grand stade”
Dimanche 23 mai
Stade Léo-Lagrange - Entrée libre
Renseignements au 03 81 88 92 18
Aviron
Un club en recherche
de partenaires
La section aviron du cercle nautique saintvitois enregistre de nouvelles demandes d’adhésion. Elle doit maintenant trouver des
bateaux supplémentaires et un nouvel entraîneur, pour satisfaire toutes les demandes.
Saint-Vit, il est possible bien que ce soit un plus puisque
de pratiquer l’aviron ça permet de travailler avec les
en loisir ou en compé- écoles.”
tition. Dans le premier Le club envisage de travailler
cas, ce sont surtout de gens de avec le tissu associatif saint30-40 ans, qui viennent ramer vitois afin de mettre en compour le plaisir. Côté compétition, mun du matériel et des compétences humaines. “Ce serait
ce sont plutôt des jeunes.
Au niveau loisirs, le club a plu- une sorte de partenariat qui
tôt bien démarré la saison. Mais nous permettrait de mutualiser
il devient difficile de satisfaire nos moyens pour répondre à des
déficiences, explique
la demande, par
Partenariat Martin Charles.
manque de bateaux.
Nous disposons par
“L’aviron est un sport
financièrement lourd avec d’autres exemple d’appareils
à gérer,explique Mar- associations de musculation. En
échange, une assotin Charles, vice-président du club. Les saint-vitoises. ciation pourrait nous
prêter un véhicule
bateaux sont très coûteux. Nous avons la chance d’être pour transporter les jeunes lors
soutenus à 200 % par la ville de des compétitions.”
Saint-Vit. Mais nous avons besoin Après l’assemblée générale du
de partenaires pour acquérir de club, il sera décidé de continuer
ou non dans cette voie. Dans
nouveaux bateaux.”
Côté compétition, le club a dû l’attente du renouvellement du
refuser des inscriptions, suite bureau, le projet est au point
au départ d’un entraîneur. “Nous mort. !
n’avons pas d’encadrement permanent. Nous recherchons donc
Renseignements : Martin
un entraîneur. Il n’est pas nécesCharles, 03 84 81 37 21
saire qu’il ait un brevet d’État,
À
Jeux Paralympiques
Emmanuel Provost : impressions d’Athènes
Il était le seul représentant du Grand Besançon aux Jeux Paralympiques
d’Athènes. Nageur déficient visuel, l’athlète originaire de Corcelles-Ferrières
en revient heureux, malgré des performances sportives en demi-teinte.
L
L.P.B. : À 25 ans, ce ne sont peut-être pas
vos derniers Jeux ?
E.P. : Si, certainement. Il faut être
réaliste, ma vie a changé, j’ai plus
d’objectifs sur le plan professionnel maintenant que j’ai un cabinet
de kinésithérapeute. Ça laisse moins
de place pour l’entraînement. Je
vais continuer à nager un peu pour
ne pas déprimer, faire encore
quelques compétitions
“La seule qui handisports mais d’ici
Pékin, ma marge de propeut faire
gression n’est pas énorme.
a Presse Bisontine : Vous revenez
d’Athènes sans médailles. Quel est
votre état d’esprit ?
Emmanuel Provost : C’est une très bonne expérience personnelle, même s’il
y a une petite déception sur le plan
des performances. C’étaient mes 2èmes
J.O. après Sydney. La piscine était
“blindée” de monde tous les jours, ça
faisait plaisir.
L.P.B. : Vous alliez à Athènes
pour faire un podium ?
E.P. : Non, contrairement
à Sydney où j’avais été
changer, ce
très déçu de ne pas rame: Quel est le statut des
ner de médaille. Entre
sont les Jeux L.P.B.
sportifs handicapés ?
2000 et 2004, le niveau
E.P. : Ils sont répartis en
général de la natation a
de 2012.”
3 niveaux : espoirs,
pas mal évolué. Je m’étais
préparé dans l’espoir d’accéder à 5 seniors et élites. Seules les élites
finales sur les 8 épreuves auxquelles sont un peu payées grâce à une bourje m’alignais. Je n’ai fait que 2 finales se d’environ 800 euros par mois.
où j’ai terminé 8ème à chaque fois. C’est Les sponsors privés aident certains
donc une petite déception mais j’ai à gagner leur vie. Une seule nageufini sur une bonne note en me qua- se en France vivait de son sport,
lifiant pour la finale du 50 m nage Béatrice Hess. Quant à moi, comlibre alors que je n’y croyais pas du me j’avais arrêté assez longtemps
tout. En plus, j’ai amélioré mon entre Sydney et Athènes, je suis
meilleur temps d’une demi-seconde. retombé en catégorie espoirs.
Cette année, je ne pouvais pas être
plus près des podiums. Je n’ai donc L.P.B. : Le handisport est-il bien reconnu
en France ?
pas trop de regrets.
E.P. : Nous sommes encore dans
l’ombre mais ça évolue un peu. Les
esprits commencent à changer et
nous sommes aujourd’hui considérés comme des sportifs et plus uniquement comme des handicapés. À
Athènes, la presse a bien couvert
les Jeux Paralympiques. L’Équipe
a fait un papier très critique envers
l’équipe de France. C’est qu’ils nous
considèrent comme des vrais sportifs…
L.P.B. : Que faut-il pour mettre le handisports dans la lumière ?
E.P. : Il faut des dirigeants qui
sachent aller chercher la relève et
la motiver, et aller en quête de sponsors privés. Dans notre discipline,
sur 11 nageurs présents à Sydney,
il n’y avait que 3 nouveaux à
Athènes. Un de nos nageurs a 40
ans ! En France, la seule chose qui
peut faire changer, ce sont les Jeux
de 2012 s’ils ont lieu à Paris. On
fonde beaucoup d’espoir sur 2012.
Des pôles France seraient mis en
place et il y aurait une autre vision
du handicap, c’est certain. !
Propos recueillis
par J.-F.H.
Originaire de la région de Saint-Vit, le nageur Emmanuel Provost
vit dans la région lyonnaise.
SPORT
FOOTBALL
29
Ancien joueur
Le B.R.C. a 100 ans
Le club bisontin fête cette année ses 100 ans. Jean-Pierre Roset
a fait partie de l’équipe pendant 13 années. Il nous confie
quelques-uns de ses meilleurs souvenirs.
Le B.R.C. version 2004-2005 conserve un grand potentiel selon Jean-Pierre Roset.
out a commencé à la époque, des bons et des
fin des années 60 mauvais. Il rappelle un épipour Jean-Pierre sode survenu lors d’une couRoset, qui signe alors un pe de France. “À l’époque,
contrat de stagiaire au il n’y avait pas, après les
R.C.F.C. Son premier mat- prolongations, de penalties.
ch, il le joue à Besançon, Si le match était nul à l’iscontre Bordeaux, match qui sue des prolongations, il
se solde par un nul 1-1. Il devait être rejoué. Nous
se souvient de l’époque de avons ainsi joué trois fois,
la coupe Drago, durant en 16ème de finale de la coulaquelle il était malheu- pe de France, contre la granreusement militaire dans de équipe de Lyon. Nous
les parachutistes à Pau. avons perdu le 3ème match
“Tout Besançon a vibré pour dans les dernières minutes,
cette coupe qui n’était fina- 1 à 0. Jusqu’au bout, nous
lement que la consolante de y avions cru. À cette époque,
la coupe de FranLyon était une très
ce. Le club périéquipe et
“Jusqu’au grande
clitait un peu en
ce serait l’équivaprofessionnel, et bout, nous y lent aujourd’hui
cette coupe avait
de jouer contre
réveillé toutes les avions cru.” une équipe comardeurs !”
me Marseille, ou
Après son épisoencore
Lyon
de militaire, Jean-Pierre d’ailleurs.”
Roset revient en 1963 à L’ancien joueur se rappelBesançon après une très le Jean De Gribaldy, manabonne saison et reprend sa ger d’une équipe de cyclisplace dans les buts. Sa car- me et passionné de football,
rière bisontine a duré 13 qui avait offert des équians, au cours desquels il a pements au B.R.C. et surcôtoyé de très bons entraî- tout des voyages en avion.
neurs “restés dans l’obscu- “C’était la première fois
re deuxième division. Le qu’un club de deuxième diviclub de Besançon a eu de sion partait en avion.”
grands présidents, conti- Aujourd’hui retraité, à
nue-t-il, mais il a toujours presque 64 ans, Jean-Piervécu sur des phases extra- re Roset ne joue plus au
ordinaires et ensuite plon- foot, mais reste supporter
geait.”
numéro 1 du B.R.C. et ne
Jean-Pierre Roset a de nom- rate aucun match. !
breux souvenirs de cette
G.C.
T
Son regard
sur le club
actuel :
’est une très
bonne équipe
de réserve. Tous
ces jeunes ont les capacités et la chance de jouer
en professionnel. Mais ils
sont pris d’un stress quand
ils jouent à domicile, absolument phénoménal, qui
les fait déjouer. L’entraîneur
s’arrache les cheveux car
il ne les reconnaît pas. Il
connaît leur valeur, leurs
possibilités, mais ils s’avèrent incapables de reproduire à domicile le jeu à
l’extérieur. Qu’ils aillent incognito dans le bistrot du coin
pour entendre les critiques
: “incapables”, “trop payés”,
“tout juste niveau C.F.A.”
(on le disait déjà de mon
temps !). C’est à eux de se
fâcher, de montrer que les
espoirs qui ont été mis en
eux sont justifiés. Ces
espoirs-là ne sont pas surévalués. Ils doivent prouver leurs capacités et donner raison à l’entraîneur. Il
leur faudra pour cela une
mobilisation extraordinaire.” !
“C
L’AGENDA
C HÂTILLON-LE-DUC
31
6 000 visiteurs attendus
“Pas un jour sans mon tour”
Ils sont plusieurs dizaines de passionnés de
tournage sur bois. Les 13 et 14 novembre prochains, une grande fête les réunira à Châtillonle-Duc. Daniel Reichenbach, tourneur et organisateur de l’événement, présente sa passion.
hâtillon-le-Duc organise Autrefois, il y avait beaucoup d’ateen novembre la deuxième liers individuels, qui sont ensuite
édition de la fête du tour- devenus industriels. Le travail manuel
nage sur bois en Franche- s’est un peu perdu mais depuis 5 ans,
Comté. Pierre Beuchey, cela se développe beaucoup parmi les
sculpteur marqueteur, lauréat de gens retraités ou qui se consacrent à
nombreux concours internationaux, des loisirs.”
est l’invité d’honneur. Il sera entou- Contrairement aux idées reçues, le
ré par cinq des tourneurs français les tournage sur bois attire de nombreux
jeunes, et surtout de nombreuses
plus connus.
Durant les deux jours de la fête, des jeunes filles. “Ce n’est pas physique,
tourneurs amateurs effectueront des et il faut faire preuve d’un sens artisdémonstrations et présenteront leurs tique et d’un certain doigté, explique
œuvres. “La manifestation a attiré Daniel Reichenbach. Les filles ont la
5 000 personnes il y a 2 ans, lors de main plus légère que les garçons, elles
sont plus attentives et resla première édition, rappelle
Daniel Reichenbach, orga- Un Pinocchio pectent davantage les
consignes.” Comme pour la
nisateur. Nous avons cette
année doublé la surface, et géant pour musique ou le sport, le tournage sur bois nécessite
nous accueillons 5 vedettes
emblème. beaucoup d’entraînement
au lieu d’une. Les gens
pour arriver à des résulaiment le bois, et particulièrement dans notre région. Les tour- tats satisfaisants. Niveau matériel,
neurs quant à eux sont tous passion- un tour et quelques outils suffisent.
nés.” Daniel Reichenbach sait de quoi Les membres de l’association des touril parle, puisqu’il est lui-même tour- neurs sur bois ont constitué un réseau
neur sur bois depuis plusieurs années d’entraide. Daniel Reichenbach, par
et ne passent “pas un jour sans son exemple, dispose d’une machine pour
scier et de beaucoup de bois qu’il peut
tour .”
Les tourneurs ont chacun leurs pra- mettre à disposition d’autres amatiques, leurs outils, leurs techniques teurs.
particulières… Deux tourneurs ne L’association rassemble un peu plus
produiront jamais la même chose. d’une centaine de membres du Grand
Comme pour la peinture ou la sculp- Est principalement. La fête du tourture, il existe des techniques de base. nage sur bois permettra de faire
Ensuite, chacun crée selon son ins- connaître cette activité au grand
piration et son talent. “La Franche- public et de réunir les passionnés.
Comté est le berceau du tournage sur “C’est assez spectaculaire pour ceux
bois, présente Daniel Reichenbach. qui ne connaissent pas. D’un bout de
C
Palente : en avant la musique !
L’école de musique de Palente a repris ses activités :
musique classique, musique folk et pratiques collectives.
Des nouveautés, des projets et une envie commune
d’apprendre en s’amusant. Aperçu.
école de musique propose
l’enseignement d’instrument
de manière individuelle (batterie, piano, guitare, flûte traversière, violon, trompette, harmonica,
clarinette et violon) ainsi que des
cours de musiques traditionnels
folk (accordéon diatonique, flûte à
bec, cornemuse et violon folk).
Le troisième volet de l’école de
musique concerne les pratiques
collectives, nombreuses aujourd’hui : l’orchestre mini-pousse pour
les enfants de 2ème et 3ème année
d’instrument. L’orchestre junior
non identifié (O.J.N.I.), avec toujours plus de succès depuis 5 ans
d’existence (38 musiciens cette
année). Le Big Band, un groupe
inter-générationnel, regroupant une
vingtaine de musiciens, de 15 à
60 ans. La chorale des enfants “les
Zigotoon’s”, qui a fait un grand
boom cette année et accueille 20
enfants de 6 à 12 ans. La chorale
adulte “Vocalypso” de 30 choristes
L’
environ, et au répertoire couleur
jazzy. Enfin, l’ensemble de musique
traditionnelle folk “Folkadanse”.
“Quelques nouveautés sont à noter
cette année, explique Muriel Cuenot, coordinatrice de l’école de
musique : nous avons 3 salles de
cours supplémentaires dans l’école Jean Zay. Un niveau brevet a été
ouvert cette année, il correspond
à un très bon niveau de pratique
musicale amateur. Une nouveauté également concernant “l’éveil
artistique” des 4-5 ans. Durant les
trois trimestres de l’année, ils découvrent la musique, le théâtre et l’éveil
corporel, et pourront ensuite choisir l’activité qui leur plaît le plus.”
L’école propose toujours des
stages de jazz pendant les
vacances de la Toussaint, et
conserve le partenariat avec le
Cylindre. Enfin les responsables
continuent d’avancer sur le projet d’une école intercommunale
de l’Est bisontin. !
D’un simple bout de bois naissent des pièces parfois exceptionnelles.
bois tout tordu, on peut arriver à faire quelque chose de très beau.” La
mascotte cette année encore est un
Pinocchio géant. “On ne pouvait pas
trouver de plus bel emblème pour
redonner une nouvelle vie au bois.
SPORT
Samedi 23 octobre
Football
Championnat de France
National : BRC reçoit Ajaccio
Stade Léo Lagrange - BESANÇON
Handball féminin
Championnat de France
Division 1 : ESBF reçoit
Fleury-les-Aubray
Palais des Sports - 20h
BESANÇON
Samedi 30 octobre
Danse sportive
Gymnase des Montboucons
BESANÇON
Dimanche 31 octobre
Volley-ball féminin
Championnat de France
National 3 : BVB reçoit
le SP loisirs Constantia
Gymnase des Montboucons
BESANÇON
Volley-ball masculin
Championnat de France
National 2 : BVB reçoit
le Punch Nancy
Gymnase des Montboucons
BESANÇON
FESTIVAL
Gepetto était un menuisier qui travaillait tellement bien, qu’une de ses
œuvres est devenue vivante !”
Après la fête, la municipalité compte récupérer ces deux “mascottes”
géantes, de 2 mètres de haut, et les
installer aux abords de l’école pour
ralentir les automobilistes imprudents. Un second usage intelligent
pour ce Pinocchio emblématique d’une
belle profession. !
G.C.
4ème édition
Petites fugues aux Clairs-Soleils
âgées du quartier et des femmes de l’émigration récente. Contre une recette de cuisine donnée par l’une, une autre apprend à tricoter ou
à peindre… Ces femmes voulaient inscrire un
atelier de lecture à leurs activités. Dans ce
cadre, nous leur proposons des rencontres
autour d’un auteur, d’un titre, d’un thème.
Elles se réunissent une fois tous les deux mois
pour en discuter.”
La rencontre avec Anne Luthaud se fera dans
un cadre ouvert au public, bien que le club de
ne centaine de rencontres, 23 écrivains lecteurs y sera fortement représenté. D’ores
et quelques milliers de lecteurs. La 4ème et déjà, quelques livres d’Anne Luthaud cirédition des Petites Fugues investit les culent au sein du club et à la bibliothèque
lieux publics (bibliothèques, librairies, théâtres, afin de préparer la rencontre. “Il y aura une
discussion globale autour des écrits de
musées, M.J.C.…) et les établissements
l’auteur, puis des questions plus généscolaires. Avec pour thème cette année :
“Mettre
rales seront abordées : comment être
“le temps, la nuit”.
À la bibliothèque municipale des Clairs- en valeur écrivain aujourd’hui ? Comment publier
pour la première fois ?…”
Soleils, une rencontre est prévue le
25 novembre avec Anne Luthaud, auteur le club de Claude Andréoni prépare un dossier,
qu’il publiera dans le journal de quarde “Garder”, pour lequel elle a reçu le
prix “Sous Influences” 2002. La ren- lecteurs.” tier le mois précédant la rencontre. “Ce
festival est pour nous l’occasion de mettre
contre est particulièrement attendue
par le club de lecteurs des Clairs-Soleils, créé en valeur l’atelier de lecture, conclut-il. On
en 2001. “Cet atelier s’est formé en collabora- verra si l’on recommence l’an prochain, ici ou
tion avec l’association “Réseau d’échange réci- dans une autre bibliothèque du réseau.” !
proque de savoir”, précise Claude Andréoni,
directeur de la bibliothèque des Clairs-Soleils.
Renseignements : Centre régional du
C’est une association qui réunit des personnes
Du 15 au 28 novembre, 23 écrivains vont sillonner la région pour
des rencontres littéraires itinérantes. Pour la première fois, une
escale est prévue à la bibliothèque
municipale des Clairs-Soleils.
U
livre de Franche-Comté, 03 81 82 04 40
L’AGENDA
32
EXPOSITIONS
Jusqu’au 22 octobre
Architecture et développe-ment durable au Vorarlberg
Centre diocésain - BESANÇON
Du 29/10 au 1/11
Installations sonores de
Pierre Bastien :
Orgues et tambours de papier
Grand Kursaal - BESANÇON
Jusqu’au 29 octobre
Claudine et Roger Becquenot
UDAF - Maison de la Famille
BESANÇON
Jusqu’au 30 octobre
Y-F Yuen
Le Pavé dans la Mare
BESANÇON
Jusqu’au 31 octobre
Quand la santé publique
s’affiche
FJT les Oiseaux - BESANÇON
Jusqu’au 1er novembre
Berthe Mahler
CLS Bellevaux - BESANÇON
Myriam Drizard
Galerie La Prédelle - BESANÇON
Jusqu’au 6 novembre
Architectures contemporaines
en milieu rural
Maison de l’Architecture de FC
BESANÇON
Jusqu’au 7 novembre
Gentil-méchant exposition
autour de l’album de
Lionel Le Néouanic
Le Gymnase - Fort Griffon
BESANÇON
Jusqu’au 20 novembre
Le sabre, la mèche, la carte à
jouer et autres curiosités de
la Bibliothèque
Bibliothèque 1 rue de la Bibliothèque
BESANÇON
Jusqu’au 22 novembre
Valère Novarina
Musée des Beaux-arts
BESANÇON
C.A.G.B.
Formations d’automne
À fleurs de pots
THÉÂTRE
Rens. et inscriptions :
03 81 41 53 14
Quartier Saint-Ferjeux
Le P’tit Vélo reprend sa route
Depuis 4 ans, la communauté d’agglomération propose des formations gratuites à tous les jardiniers
amateurs et passionnés de fleurs. En novembre, 3
formations sur 3 thèmes différents.
Début octobre, la compagnie du P’tit Vélo
a repris ses activités de théâtre d’amateurs. Elle rassemble toutes les générations et les milieux professionnels.
nvie de découvrir d’autres en respectant un espace et un enviméthodes de jardinage, besoin ronnement. Le 20 novembre, les perde conseils pour aménager son sonnes inscrites apprendront tout des
jardin ou d’informations sur les plantes fleurs indigènes et de leur fleurisserares ? La communauté d’agglomé- ment. Enfin le 27 novembre, une
méthode, passée de mode
ration du Grand Besançon
aide les amateurs à répondre Protéger les mais qui revient actuellement, sera présentée : la
à ces questions, à travers
plusieurs formations pro- rosiers avec lutte intégrée. Comment
traiter de manière efficace
posées à l’automne et au
des coccinelles. et très environnementalisprintemps.
te les plantes ? On apprenCes formations entrent dans
le cadre du fleurissement du Grand dra ainsi à défendre les rosiers des
Besançon, entrepris depuis 8 ans. pucerons en y mettant des coccinelles
Elles s’adressent aussi bien aux agents et bien d’autres techniques pour un
communaux qu’aux particuliers et jardin sain et un environnement procouvrent plusieurs thèmes. En tégé.
novembre, il sera question d’aména- Ces formations sont gratuites et peugement des jardins, le 6. Des profes- vent accueillir jusqu’à une trentaine
sionnels présenteront différentes façons de personnes. Il est souhaitable de
d’aménager un jardin paysager tout s’inscrire au préalable. !
G.C.
E
E
M USIQUE
Renseignements :
Théâtre de l’étoile, 26
rue de la Basilique à
Besançon
Bernard Vienot, président : 03 81 52 01 59
Jean Martin, animanfants, jeunes, diction, démarches, mise
teur : 03 81 52 09 41
adultes en activi- en espace…)
ou 06 86 44 43 49
té, retraités… Au L’improvisation théâtrale
théâtre de l’Étoile à Saint- est l’activité essentielle.
Ferjeux, ils jouent tous Le but est de monter une
pièce qui sera
ensemble et ont
un point commun “Tous les jouée plusieurs
fois devant le
: l’envie de jouer.
Il faut alors pré- adhérents public. La pièce
de la saison
senter quelques
sont
2004-2005 sera
critères pour intéplus d’une
grer la troupe :
concernés jouée
vingtaine de fois
présence physique, mentale,
par la en novembre et
décembre 2005.
énergie et concentration. Deux fois création.” Au-delà d’une
même passion
par semaine et un
week-end par mois, les pour le théâtre, les amaamateurs s’exercent aux teurs se retrouvent régutechniques théâtrales lièrement pour partager
(respiration, rythme, voix, repas et apéritif. “La
Premier album en solo
Lao-Tseu, poète de boulevard
Après un premier album “Paix sécurité” avec le collectif 51, Lao-Tseu se produit en
solo. Une personnalité marquée, des projets plein la tête, un phrasé poétique et efficace, et un talent musical certain. Voilà ce qui définit ce jeune artiste prometteur.
e plus en plus, les nouveaux
artistes sont inclassables. Ils
D
ne se cantonnent pas dans un genre musical unique, mais touchent
à tout, mélangent les influences,
osent des sonorités nouvelles et
des couleurs différentes.
Lao-Tseu fait partie de cette nouvelle génération. Sa musique est
un mix entre reggae, hip hop, pop
et électro, un style particulier difficilement définissable. Après le
premier album “Paix Sécurité “
réalisé avec le collectif 51, LaoTseu souhaitait un album plus
personnel, aux couleurs différentes. “C’est un album relativement dansant avec quand même
une petite touche sombre, présente-t-il. C’est un son qui pourrait très bien passer en bruit de
fond, en soirée, ou chez soi pour
se reposer.” 17 plages, dont 2 ou
3 sons cachés, permettent de
découvrir l’univers du jeune artiste. Il aborde des thèmes légers,
sur les filles, “un peu love” et
d’autres plus sérieux : les enfants,
la guerre…
À l’image de sa musique, les
influences de Lao-Tseu sont
diverses : de Vincent Delerm
pour les textes à The Streets
pour la rythmique… Il aime
autant le classique que la musique
électro des années 80 ou 90. “J’utilise des samples, difficilement
identifiables car je dénature la
chose, précise-t-il. Je n’aime pas
faire ce qui a déjà été fait. Je prends
ce qui m’intéresse dans une
musique, ça peut être un tout petit
morceau. J’essaie de ne pas être
trop conformiste et de faire un
melting-pot de tout ce que je récupère ailleurs.”
Côté projet, Lao-Tseu est très
DIVERS
Du 22 au 24 octobre
Salon des vins
MICROPOLIS -BESANÇON
Les 29 et 30 octobre
Braderie d’automne
BESANÇON
Du 29 au 31 octobre
Salon du mariage et
jours de fête
MICROPOLIS -BESANÇON
Samedi 6 novembre
Concours de Tarot
ÉCOLE VALENTIN
Dimanche 7 novembre
Foire aux disques et BD
MICROPOLIS -BESANÇON
Du 10 au 14 novembre
Franche-Comté :
“Terre d’arômes”
MICROPOLIS -BESANÇON
Du 11 au 14 novembre
28ème salon des antiquaires
MICROPOLIS -BESANÇON
Du 12 au 14 octobre
Doubs terre d’élevage
MICROPOLIS -BESANÇON
Dimanche 14 novembre
Brocante mensuelle
MICROPOLIS -BESANÇON
Jeudi 25 novembre
Don du sang
ÉCOLE VALENTIN
THÉÂTRE U NIVERSITAIRE
compagnie du P’tit Vélo
n’est pas un lieu où le
cotisant vient seulement
consommer du théâtre 2
heures par semaine et
“bonjour bonsoir”… précise Bernard Vienot, président de la troupe. C’est
un lieu convivial où tous
les adhérents sont concernés par la création collective d’une pièce à monter ensemble, à travers
tous les sujets à traiter
au fur et à mesure de
l’avancée de la création.” !
actif. Très impliqué dans l’association “Aide au développement
culturel et musical”, il aide les
jeunes à composer, les artistes à
enregistrer ou à organiser des
concerts. D’autres projets prennent forme doucement : une tournée radio dans le Grand Est, plusieurs participations à des
compilations de D.J., une compilation 100 % bisontine… Dans
les mois à venir, Lao-Tseu devrait
prendre une place de plus en plus
importante dans le paysage musical bisontin. !
Lao-Tseu, poésie de
boulevard, en vente fin
octobre début novembre
chez tous les disquaires
bisontins
Amateur et professionnel
Théâtre d’improvisation :
La L.U.D.I. F.C. et l’A.R.T.I. ont repris leurs activités. Deux sigles
associatifs qui paraissent compliqués mais qui désignent une
pratique théâtrale particulière : l’improvisation. Présentation
de ces deux associations avec François Aviles.
U.D.I. F.C. pour Ligue
universitaire d’improvisation théâtrale et
A.R.T.I. pour Association régionale de théâtre et
d’improvisation. Les deux associations sont sensiblement les
mêmes, à la différence que la
première invite les étudiants
à se former à l’improvisation
théâtrale tandis que la deuxième vise un public d’enfants et
adultes amateurs et professionnels. Des ateliers permettent d’apprendre le jeu de comédien, de travailler les
techniques du théâtre d’improvisation et de se préparer
aux matches d’improvisation
amateurs.
Les deux associations rassemblent trois professionnels
(François Aviles, Isabelle Ingold
et Christian Spinelli), et 200
amateurs. “Les amateurs qui
L.
nous rejoignent le font pour 3 bien sûr, mais tout le monde
raisons principales, explique peut essayer. Le plus dur est
François Aviles, intervenant d’oser faire le premier pas.”
professionnel : pour le loisir, Les ateliers ont repris en seppour le jeu théâtral ou pour tembre et les premiers matches
vaincre leur timidité. Encore en octobre. Deux événements
plus que le théâtre classique, phares viendront ponctuer l’anle théâtre d’improvisation per- née : un festival international
les 29 et 30 janvier,
met de se désinhiavec 30 heures
ber, puisqu’il oblige
à porter 3 casquettes L’improvisation d’improvisation
stop, pour
: Il faut d’abord et
permet de se non
l’A.R.T.I., et un
avant tout être comédien. Il faut être son
désinhiber. autre festival international du 14 au
propre metteur en
18 mars, avec un
scène et donc faire
preuve de capacité d’écoute match par soir opposant des
visuelle. Il faut être auteur, équipes francophones, pour la
puisqu’on invente son propre L.U.D.I. F.C. À voir aussi cettexte. Il y a tout un travail sur te année, “Le Cercle”, un specl’imagination, l’acceptation et tacle d’improvisation, joué 3
la construction. Malgré les idées fois cette saison.
reçues, c’est une forme de théâtre En novembre, quelques bars
accessible à tous. Certains de la ville devraient accueillir
seront meilleurs que d’autres les amateurs d’improvisation
Les matches d’improvisation opposent deux équipes de comédiens sur des thèmes qui peuvent être choisis par le public.
pour du “catch impro”, un
concept développé par des
Strasbourgeois il y a 3 ans,
opposant deux équipes de deux
comédiens dans une ambiance démesurée.
Enfin, le côté professionnel
s’amplifie et l’A.R.T.I. intervient de plus en plus en entreprise, dans le cadre de colloques, avec des associations,
pour la sensibilisation des
jeunes au problème du Sida ou
des drogues, pour des arbres
de Noël, des manifestations
ponctuelles telles “la Ruée vers
l’or”, épreuves interquartiers…
“Plus on en fait, plus on est sollicité” avoue François Aviles.
Le savoir-faire de l’A.R.T.I. et
l’efficacité des messages délivrés en utilisant l’humour ne
sont plus à prouver. ! G.C.
Renseignements :
François Aviles,
03 81 80 79 12
L’AGENDA
SPECTACLES
Jusqu’au 24 octobre
Théâtre : La crèche à moteur
Théâtre de l’Espace - BESANÇON
Le 21/10 & 4/11
Théâtre :
Histoire d’un allemand
Nouveau Théâtre - BESANÇON
Vendredi 22 octobre
Maurice André
Église Ste-Madeleine - BESANÇON
Samedi 23 octobre
Isabelle Boulay
MICROPOLIS - BESANÇON
Théâtre : Des nouvelles de,
la MJC Palente, Olé mains !
Du côté cour
Rens : 03 81 80 42 92
MJC PALENTE- BESANÇON
Les 28 & 29 octobre
La Madeleine Proust fait
le tour du Monde
Opéra Théâtre - BESANÇON
Les 4, 5, 9 et 10 novembre
Danse : Je ne sais pas un jour,
peut-être...
Théâtre de l’Espace - BESANÇON
Mardi 9 novembre
Danses et rêveries persanes
Rens : 06 85 97 34 82
Kursaal - BESANÇON
CONFÉRENCES
Vendredi 22 octobre
Laïcité, République, Église
par Émile Poulat
Centre diocésain - BESANÇON
Jeudi 4 novembre
Turner, Whistler, Monet
Petit Kursaal - 20 h - BESANÇON
SPECTACLE
33
GASTRONOMIE
Au profit des enfants malades
Des étincelles plein les yeux
La troupe amateur des Étincelles présente son nouveau
spectacle de variétés. Premières dates à Dannemariesur-Crète, avant une tournée dans la région.
u divertissement malades, mais aussi les
contre un don, tel conjoints de personnes hosest le deal que pro- pitalisées.”
posent les Étincelles. La L’an dernier, les Étincelles
troupe de jeunes bénévoles ont reversé 13 000 euros à
reprend la route pour pré- Semons l’Espoir. Au total,
senter son tout nouveau 28 000 euros ont pu être
spectacle. Cette année enco- remis à l’association depuis
re, tous les bénéfices seront la création de la troupe.
reversés à l’association Tout l’été, les jeunes bénéSemons l’Espoir. “La mai- voles de 17 à 27 ans ont
son des parents est construi- répété trois fois par semaite, mais l’association a enco- ne le nouveau spectacle :
re beaucoup d’autres projets, “Et si on osait”. Un show
toujours basé sur
souligne Carole
la variété françaiDuval, présidente
28
000
se essentiellement,
de la troupe des
Étincelles : achat
euros de Céline Dion à
Goldman en pasd’ordinateurs pour
aider les enfants à reversés sant par France
Gall ou Sardou, ainsuivre leur scolarité, aménagement depuis les si que quelques
musiques d’ailleurs,
des services en équidébuts. de styles différents.
pement médical et
Les
premières
décoration… Il y a
également un gros projet représentations se feront
pour les années à venir : la le 23 octobre à 20 h 30 et
construction d’une maison le 24 octobre à 15 heures
des familles à Jean Min- au lycée Granvelle à Danjoz, lorsque l’hôpital Saint- nemarie-sur-Crète. “L’enJacques sera complètement trée est libre, ajoute Carotransféré à Minjoz. Cette le Duval. Le public donne
maison accueillera non seu- ce qu’il souhaite. Notre but
lement les parents d’enfants n’est pas seulement de récol-
D
ter de l’argent. À travers
nos spectacles, nous voulons offrir un divertissement au public et surtout
les sensibiliser à la cause
des enfants malades. Quand
on n’est pas touché directement, il est difficile de se
mobiliser pour une cause.
Nous allons cette année pour
la première fois à Ornans
dans ce but : essayer de toucher la population d’un nouveau secteur.”
Rappelons que la troupe
Étincelles s’est formée en
1999, suite au décès du petit
Martin des suites d’une
maladie. Si le public va pouvoir s’amuser, rire, chanter et danser pendant près
de deux heures, il ne faut
pas oublier que le prétexte de ce spectacle est avant
tout des enfants qui ont
besoin de la générosité et
du soutien de tous. !
Franche-Comté,
terre d’arômes
e Lure à Ornans, de
Besançon à Poligny, d’Arbois à Lons-le-Saunier ou
à Champagnole, la
Franche-Comté regorge de trésors
gastronomiques. Durant 5 jours,
Micropolis met en valeur ces richesses,
en présentant le premier salon
“Franche-Comté, Terre d’Arômes”.
Du mercredi 10 au dimanche
14 novembre, les visiteurs y découvriront tous les mets gastronomiques
et produits fabriqués dans la région.
Pour l’occasion, des paysages de
sapins, de forêts, d’étangs et de
D
rivières seront reconstitués, afin de
représenter aussi bien le Jura que
le Doubs, la Haute-Saône ou le Territoire-de-Belfort. Des dégustations
de produits régionaux seront proposées : miel, confitures, fromages,
charcuteries… !
Du 10 au 14 novembre
à Micropolis
Tarif adulte : 2,5 euros
Gratuit pour les enfants de
moins de 12 ans
Rens. : 03 81 41 08 09
G.C.
Renseignements et
réservations :
03 81 60 20 58
ou 03 81 53 45 79
SAISON 2004/05 Exposition
présente
MAURICE ANDRÉ
Église Sainte-Madeleine
LAURENCE SIMONIN
Opéra Théâtre
Vendredi
22 octobre
Jeudi 28 octobre
20h30
Vendredi 29 octobre
15h et 20h30
La Madeleine Proust fait le tour du Monde
LES GRANDS BALLETS
DE THAHITI
14 décembre 15h et 20h30
Micropolis
Les pouvoirs mystérieux des Moines Shaolin
les nonnes guerrièresProust
du monastère
LaavecMadeleine
faitde leYONGTAItour duMicropolis
Monde
Renseignement et réservation :
Tél. 03 81 81 11 11 - Fax 03 81 83 42 42
109, Grande Rue - 25 000 BESANÇON
Exposition du 22 octobre
au 13 novembre 2004
GALERIE
CART
12, rue Moncey - Besançon - 03 81 81 16 00
CART, UN MAGASIN CLIENT ROI
DONIER Imprimeur - Besançon
LE LOTUS ET L’ÉPÉE
Mardi 11 janvier
2005 - 20h30
L’AGENDA
34
CONCERTS
Jeudi 21 octobre
Susan Severson
Chansons à texte
La Crémerie - 20h30
BESANÇON
Les 21 & 22 octobre
30 min énervées & Ran
Passagers du Zinc - 21 h
BESANÇON
Vendredi 22 octobre
Jazz Omatic
La Crémerie - 20h30
BESANÇON
Samedi 23 octobre
The Servant
Néo System
Le Cylindre - 21 h
LARNOD
Jeudi 28 octobre
Woula - Bah
musiques et danses africaines
La Crémerie - 20h30
BESANÇON
C HAUCENNE
ÉCOLE-VALENTIN
Exposition
Souvenirs
de village L’
Venez troquer vos plantes
Deuxième édition pour ce troc de la Sainte-Catherine organisé par l’association pour le cadre de vie à École-Valentin.
Une plante contre une astuce, un pot contre un bouquin…
Les échanges se font sans argent et en toute convivialité.
À Chaucenne, le groupe de bénévoles de la
bibliothèque prépare une exposition photos
retraçant l’histoire du village. Des années
1920 à nos jours, portrait en noir et blanc
d’une commune qui a bien évolué.
Vendredi 29 octobre
Jamfiction
La Crémerie - 20h30
BESANÇON
Jesus Volt Rmix by Dj Cook
Le Cylindre - 21 h
LARNOD
Louis Sclavis et
Catherine Jauniaux
Petit Kursaal 21 h - BESANÇON
Pascal Contet en solo et en
trio avec Bruno Chevillon et
François Corneloup
Petit Kursaal - 22h - BESANÇON
Dimanche 31 octobre
Eric Brochard solo
Grand Kursaal - 11h BESANÇON
Jean-Marc Montera solo
Grand Kursaal - 18h BESANÇON
Quatuor Hêlios
Petit Kursaal - 21 h - BESANÇON
Carlo Rizzo et Xavier Garcia
Petit Kursaal - 22h - BESANÇON
Lundi 1er novembre
Pierre Charial
Grand Kursaal - 11h30
BESANÇON
doute un des biens les
plus précieux échangés
lors de ce troc original.
Le début de l’automne
Troc de la SainteCatherine
Samedi 20 novembre
à partir de 13 h 30
Maison communale
d’École-Valentin
Rencontres généalogiques
ui n’a pas souhaité pouvoir anciennes familles de Thise (Bernard,
reconstituer l’arbre généalogique Marquis, Farey, Savourey, Faivre, Blanc,
complet de sa famille ? Retrou- Cardinaux, etc.), présente Gilles Billaut,
ver des ancêtres dans d’autres régions, 2ème adjoint. Cartes postales de Thise,
des personnes influentes ou connues à tableaux généalogiques des Comtois
l’époque, tout simplement savoir d’où célèbres, arbre d’ascendance en couleur,
l’on vient. Quelques courageux se lan- des roues, de fiches de travail et des
cent dans l’aventure. Au fil des registres ouvrages du C.E.G.F.C.
paroissiaux, de l’état-civil, des archives Des ateliers d’initiation permettront de
municipales, départementales,
comprendre comment
ils sont attentifs à tout indidémarrer la généalogie et
Des ateliers où trouver de l’aide. Une
ce, toute piste. Mais comment
commencer ?
sera donnée sur
d’initiation. conférence
Le centre d’entraide généaloles métiers en forêt d’augique de Franche-Comté a
trefois et notamment la
pour principal objectif de mettre des fabrication du charbon de bois. Enfin,
moyens à disposition des personnes inté- il sera possible de consulter des bases
ressées par la généalogie. En collabo- généalogiques sur informatique : plus
ration avec la commission des affaires de 500 000 actes de mariage, baptêmes,
culturelles de Thise, un week-end entier décès répertoriés en Franche-Comté.
est consacré à la généalogie les 13 et 14 Qui sait ? Vos ancêtres y seront peutnovembre. “Plusieurs expositions pré- être présents. !
senteront les tableaux généalogiques de
familles comtoises et notamment des
G.C.
Q
Vendredi 29 octobre
Pascal Ayerbe and co
Entrée libre - 18h
Grand Kursaal - BESANÇON
Sylvain Kassap et
François Rossé
Petit Kursaal - 21 h - BESANÇON
Plutôt que de
les jeter, pensez
à les amener à
École-Valentin.
est la période où il faut
dédoubler certaines
plantes. Plutôt que de
les jeter, pensez à les
amener à la maison communale d’École-Valentin le 20 novembre prochain. Ces bulbes feront,
à coup sûr, quelques heureux parmi les jardiniers
amateurs qui s’y donneront rendez-vous. !
Le Centre d’entraide généalogique de Franche-Comté
(C.E.G.F.C.) propose des rencontres autour de la généalogie
à Thise les 13 et 14 novembre. Exposition, atelier, conférences
et initiations raviront ceux qui s’intéressent à leur passé.
Du 29/10 au 1er/11
Musiques libres : 4ème festival
de Musique et Essai
BESANÇON
Edward Perraud solo
Grand Kursaal -18h-BESANÇON
sommes pas des jardiniers, seulement des amateurs, venus pour échanger
des
plantes,
accessoires, graines, idées
et astuces.”
Et les astuces sont sans
Sur les traces du passé
Sylvain de Saturne
La Crémerie - 20h30
BESANÇON
Samedi 30 octobre
Hélène Ruggeri et
Jean-Yves Bosseur
Grand Kursaal -11h- BESANÇON
an dernier, l’association avait proposé cette idée sans
trop savoir dans quelle
aventure elle se lançait.
Finalement, la première édition fut un succès,
avec des gens venus de
tout le département. “Les
gens sont venus avec des
géraniums, des vieux pots
de fleurs, des vieux bouquins de jardinage, des
idées, des petits sachets
de graines de melon ou
de fleurs… explique
Marie-Thérèse Mourra,
présidente de l’association. Nous n’avons aucune prétention. Nous ne
THISE
Samedi 30 octobre
King Khan and The Shrines +
Jacob DelaFonk
Le Cylindre - 21 h
LARNOD
Louis Sclavis et
Médéric Collignon
Petit Kursaal 22h - BESANÇON
Idées et conseils
Parmi les plus anciennes photos de l’exposition, une photo de classe
datant de la fin des années 20.
ifficile de se sépa- d’hui exposée au musée
rer de ses photos ! de Mulhouse. Certaines
Les bénévoles de familles du village se
la bibliothèque à Chau- reconnaîtront sur une
cenne en ont fait l’expé- photo de classe, sur une
rience. Même pour une photo d’une kermesse,
exposition photo sur le d’un bal de village ou
village et dans le village, d’une fête rurale. “À partir des années
les anciens ont
20, cette expodu mal à prêter leurs pré- Une voiture à sition retrace
l’histoire et
cieux souveincendie du l’évolution du
nirs de ces
époques pasème
siècle. village,
explique Gilsées. Toute- XIX
lette Vougnon,
fois, la collecl’une des orgate de photos
réserve parfois de bonnes nisatrices de l’exposition.
surprises : une photo de Les photos de la premièclasse des années 20, une re partir du siècle dernier
ancienne voiture à incen- sont les plus rares. À
die, une fête de village, l’époque, on ne prenait des
une remise de médaille photos que lors des
des anciens combat- grandes occasions : comtants… Les clichés rap- munion, mariage, fête
pellent des souvenirs par- annuelle… C’est à partir
fois lointains, parfois des années 50 que les gens
ont commencé à prendre
oubliés.
L’ancienne voiture à des photos plus régulièincendie avait par rement. Pour la période
exemple servi lors de la récente, nous avons pu en
destruction par les récupérer beaucoup plus,
flammes de 17 maisons notamment concernant
en 1865. Elle est aujour- les animations sportives
D
et culturelles, les animations de la mairie
(médaille de la famille
française, anciens combattants…) ou la haltegarderie créée il y a une
dizaine d’années.”
Les photos seront principalement présentées dans
des albums, au centre de
vie du village. Les bénévoles de la bibliothèque
accueilleront le public le
jeudi 11 novembre de 14
heures à 18 heures, le
samedi 13 novembre de
18 heures à 22 heures et
le dimanche 14, de 10
heures à 12 heures et de
13 h 30 à 18 heures.
Les anciens du village
apprécieront de se replonger dans leurs souvenirs.
Les plus jeunes ou les
familles récemment installées au village pourront y découvrir, sous une
forme originale, une partie du passé de leur commune et partager ainsi
quelques souvenirs avec
les aînés du village. !
G.C.
LE 21 NOVEMBRE
Journée nationale “Trisomie 21”
epuis 10 ans, l’association G.E.I.S.T.
21 du Doubs (Groupe d’Études
pour l’Insertion Sociale des personnes porteuses de Trisomie 21) travaille à faire connaître la trisomie 21 et
à changer l’image souvent négative qu’elle véhicule.
Après l’année du handicap en 2003, le
21 novembre 2004 sera la journée nationale “Trisomie 21”. L’occasion de rappeler les missions de l’association
G.E.I.S.T. 21. Elle regroupe des parents
d’enfants et adolescents porteurs de trisomie 21, ainsi que des professionnels.
D
Elle organise des rencontres parentsprofessionnels, échange régulièrement
avec les autres G.E.I.S.T. de France,
intervient dans les écoles de professionnelles, organise des activités d’éveil
et de loisirs… Les objectifs sont d’offrir
aux porteurs de trisomie 21 une vie
d’adulte la plus autonome et épanouie
possible, de faire évoluer leur image et
d’améliorer les prises en charge.
Dans toute la France, la journée du 21
novembre sera un temps fort et soulignera dans le Doubs, les actions et l’investissement de G.E.I.S.T. 21.
LE PORTRAIT
ARTISANAT
35
Rue de Belfort
Patrice Binétruy, passionnément coiffeur
“Il n’y a pas de femmes sans beauté, il n’y a que des beautés
qui s’ignorent”, cela résume cette rencontre avec Patrice Binétruy, coiffeur à Besançon. Il vient d’intégrer le cercle très fermé de l’équipe artistique de la haute coiffure française.
ous sommes dans ce “Ma jeunesse a été sportive. En
que nous pouvons cadet, j’ai joué au football au
appeler la salle d’at- niveau national. Cela m’a dontente, entre les deux né le goût de l’effort, d’avansalons hommes-femmes, Patri- cer, de faire, toujours en
ce finit de coiffer une cliente recherche de mes limites.”
en lui expliquant les effets qu’il Le pli est pris, Patrice traduia voulu donner. “Le résultat de ra cette culture dans son métier,
mon travail est d’abord un ne jamais stagner, toujours
échange avec la personne que évoluer, d’où cet appétit de se
je coiffe, respecter ses envies en former encore et encore. “Sur
essayant de percevoir ses le plan international, l’Angleattentes, tout en lui proposant terre, avec les meilleurs strucce qui la mettra en lumière.” tureurs de coupe comme Vidal
La psychologie est une quali- Sasoon et Tony On Guy a été
té que Patrice emploie dans un moteur.”
son métier. “Cela fait partie de Parallèlement, localement, il
tout un ensemble. L’essentiel participe au comité artistique
étant qu’en sortant du salon, de la coiffure, qui n’existe plus
il faut que nous ayons appor- à ce jour. Déjà en s’entraînant
certains
té un plus, qu’il y ait
soirs de la
une satisfaction expri“Le mot-clé est semaine,
mée par un sourire. La
y avait
personne coiffée doit être
une contraction ilcette
heureuse.”
Pour obtenir ce résulde glamour et volonté de
participer
tat, il y a tout un cheà la coiffuminement ou la remide grunge.”
re
de
se en cause est
demain.
permanente (jeux de
mots), un investissement tous Parce que c’est bien cela dont
azimuts avec des responsabi- il est question, l’équipe artislités diverses et le tout cou- tique de la haute coiffure franronné dernièrement par la çaise, composée de 10 coiffeurs
reconnaissance de la profes- du pays aide d’une part une
sion avec l’intégration de Patri- équipe d’élite qui elle évolue
ce dans l’équipe artistique de sur l’international, 40 pays
la haute coiffure française. sont concernés, et d’autre part,
“Comme à chaque fois, c’est un pense à ce que sera demain, la
enchaînement naturel, on me coiffure dans ses formes,
propose et pour que cela profi- matières-textures, ses couleurs,
te à tout le monde, j’accepte.” ses effets… “Elle représente
La notion de recevoir et de don- un label de qualité. Par exemple,
ner est évidente chez ce coif- pour l’homme, les cheveux
feur installé avec son frère Her- seront au long. Chez la femme,
vé au 105, de la rue de Belfort on jouera bientôt sur les marà Besançon. “Le salon existe rons, des déclinaisons un peu
depuis mon grand-père, gar- voilées avec des effets doux, et
çon coiffeur à l’époque. Mon le retour des boucles. Une
père lui a succédé puis nous.” réflexion qui va de pair avec la
Il y a eu le C.A.P., le brevet couture, vous n’avez qu’à regarprofessionnel dans la capitale der les défilés des mannequins,
comtoise et les dimanches et les coupes s’orientent vers ces
lundis, en parallèle au travail tendances.”
de la semaine, la formation Cette richesse éclabousse alors
continue sur les plan national le quotidien de Patrice Binéd’abord, avant l’international. truy qui prend et redonne, déjà
N
dans son salon, auprès de ses
collaborateurs, des jeunes qu’il
forme, et cela profite bien sûr
directement au client que nous
sommes. “Nous sommes au fait
des dernières tendances, des
nouvelles techniques et des produits qui les accompagnent,
même si ce n’est que dans un
an voire deux que cela se traduira ici à Besançon.”
Ensuite, ce sont les gens du
métier qui en bénéficient,
puisque non content de ce qu’il
fait, il est aussi président du
syndicat des entreprises des
coiffeurs du Doubs et conseiller
d’enseignement technologique,
tout cela bien sûr en plus du
travail journalier du salon.
“Une fois encore, le sport collectif n’est pas étranger à cet
état d’esprit. Il faut partager
pour avancer et grandir.
Ensemble nous sommes plus
forts.”
Ensemble, au sein du syndicat, chaque semaine, ils ne font
pas de réunion mais participent à des ateliers de travail.
Les actions sont d’aider les
entreprises dans leur développement, de penser aux formations. “La différence est que
tout le monde représente un
capital. Nous avons tous des
idées que nous exposons. L’interactivité est vitale. Jean-Christophe Reblot et Frédérick Mougin sont vice-présidents et
responsables d’un département
chacun. Il est important de déléguer.”
Pour ce qui est de l’apprentissage, même chose, Patrice luimême toujours en formation,
estime avoir la chance de pouvoir transmettre et de surcroît,
sans que cela soit l’objectif, en
échange, il reçoit. “La jeunesse foisonne d’idées. C’est là aussi une façon de se remettre en
question et de rester dans le
mouvement.”
Coiffeur, visagiste, relookeur,
son sourire en dit long sur la
satisfaction qu’il éprouve à fai-
Patrice a la ferme volonté de participer à la coiffure de demain.
re son métier. De nature optimiste, Patrice a conscience de
cette chance énorme qu’il a
déjà de vivre sa passion dans
le salon “Pyramide coiffure”,
et dans cette équipe de la haute coiffure française, de côtoyer
l’élite, d’être partie prenante
Offrez ou offrez-vous
dans la création, de faire chaque
jour un pas de plus dans toutes
les activités qui l’occupent. “Il
y a deux collections par année,
le mot-clé en ce moment est une
contraction de glamour et de
grunge, ce qui donne “le glunge.”
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Ah ! La cliente de Patrice vient
d’arriver, nous le laissons donc
à ses ciseaux en attendant que
les tendances évoquées soient
perceptibles dans les rues de
la capitale comtoise. !
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