LA PLAYLIST ÉRIC SENABRE

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LA PLAYLIST ÉRIC SENABRE
LA PLAYLIST
DES
PAR ÉRIC SENABRE
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London, Bye, Ta-Ta
David Bowie
Je n’ai jamais considéré David Bowie comme étant emblématique du « son anglais ». Il y a fait ses premières armes, mais le Bowie que l’on connaît le mieux était seul architecte de son univers. Pourtant, il
y a dans ses chansons des débuts quelques surprises charmantes, comme celle-ci. Il en existe plusieurs
versions, mais j’ai une préférence pour ces arrangements un peu désuets. Bowie reste l’une de mes
deux idoles absolues : il fallait bien commencer par lui !
Hung Myself Out To Dry
Pugwash
Ok, ok, ils sont irlandais et pas anglais. Peu importe : ce sont, actuellement, les meilleurs représentants
d’une certaine pop mélodique. Leur influence déclarée, c’est Jeff Lynne et plus particulièrement ELO ;
mais il faut écouter Pugwash pour ce qu’ils sont, car leur personnalité est unique. Il n’y a aucun mauvais
morceau chez Pugwash, alors j’en ai choisi un de leur tout dernier album. N’est-ce pas beau à pleurer ?
Pour la petite histoire, les noms des musiciens dans mon groupe fictif The Blackboard Circles est un
mélange des noms et prénoms des petits gars de Pugwash.
Glass Onion
The Beatles
La chanson des Beatles sur les Beatles. En 1968, alors qu’ils n’ont qu’un peu plus de cinq ans d’existence
discographique, les Beatles ont déjà atteint un statut quasi-mythologique ; leurs chansons sont à ce
point inscrites dans l’imaginaire collectif qu’ils peuvent les utiliser comme des éléments de conte. Lady
Madonna est aussi célèbre que le Petit Poucet ou Blanche-Neige. Et puis, avec Glass Onion, ils rappellent qu’ils sont, avant tout, un groupe de rock avec une pêche inimitable.
Where I Belong
Gerry Rafferty
Dans La Malédiction de Miss Kensington, il y a quelques petites astuces pour initiés. On y parle notamment d’un certain Gerry Baker. Or, Gerry Baker est une invention : son nom est composé du prénom
de Gerry Rafferty, et d’un mot de son titre le plus célèbre, Baker Street (avec le solo de sax légendaire).
J’avais envie de mettre un morceau beaucoup moins connu, qui montre à quel point Rafferty était bon
mélodiste (et très sous-estimé).
The Dark Of The Matinée
Franz Ferdinand
Eux non plus ne sont pas anglais, mais écossais. Dans le roman, j’évoque un Nick Kapranos… mélange
de Nick McCarthy et Alex Kapranos, respectivement guitariste et chanteur-guitariste des Franz Ferdinand (et pour être honnête, c’est eux que j’avais en tête pour le « look » de mon groupe imaginaire).
Ces gars m’enthousiasment à chaque nouveau morceau. Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui les
rend tellement différents : ils ont, indéniablement, un « truc » en plus. Une manière de prendre très
sérieusement le fait de ne pas faire de la musique sérieuse, peut-être. J’aurais pu mettre n’importe quel
morceau, mais c’est celui-ci que j’ai tout d’abord préféré.
Waterloo Sunset
The Kinks
Ah, les Kinks ! Bien sûr, les amateurs savent ce qu’on leur doit. Mais pour le grand public, ils sont à mille
années-lumière de la reconnaissance des Beatles ou des Stones. Et pourtant, les Kinks formaient un
groupe absolument génial, avec des paroles engagées socialement, des mélodies exquises, et un style
qui, à mon sens, forme l’archétype du « son anglais » tel qu’on se l’imagine. Pourquoi celle-ci ? Parce
que c’est, je pense, l’une des 10 plus belles chansons de l’histoire de la pop.
Cool For Cats
Squeeze
Squeeze est un peu tombé dans les oubliettes, même s’ils viennent de sortir un disque (dont personne
n’a parlé). Ce fut un excellent groupe, avec une discographie inégale mais traversée de quelques chefsd’œuvre. Cool For Cats est exceptionnellement chantée par le bassiste (je crois ?), avec un accent anglais comme les Américains doivent en cauchemarder.
Friday I’m In Love
The Cure
The Cure est un groupe extraordinaire, mais il est vrai que si j’en admire toutes les facettes, j’ai toujours
eu une préférence pour leurs pop-songs lumineuses. Friday I’m In Love est un titre éblouissant, divinement interprété et chanté ; et j’avoue une certaine faiblesse pour les chansons qui ont un nom de jour
de la semaine dans le titre ou les paroles.
The Pound Is Sinking
Paul McCartney
C’est un secret bien gardé, mais Tug Of War de Paul McCartney est un des meilleurs albums de tous les
temps. Eh oui, c’est comme ça ! Un peu caché par le tube Ebony and Ivory, le disque passe avec décontraction de la pop quasi-symphonique (Tug Of War) au funk (What’s That You’re doing), en passant par
le rockabilly (Get It), le contrepoint baroque (Wanderlust) ou la ballade façon « musique de chambre »
(Here Today, le superbe hommage à John Lennon). Le morceau que j’ai retenu est généralement peu
cité, mais sa construction est proprement hallucinante.
The Complete Banker
The Divine Comedy
Neil Hannon est l’un des plus grands mélodistes en activité, un chanteur hors pair, et un érudit qui
cache bien son jeu. Son dernier album en date contient cette féroce attaque du monde de la finance,
dans la plus pure tradition satirique britannique (même si Neil est né en Irlande du Nord).
Octopus
Syd Barrett
Je ne commence qu’à peine à apprécier la musique de Pink Floyd. Toutefois, j’ai depuis longtemps un
faible pour leur ancien leader Syd Barrett, qui illustre à lui seul l’idée même de psychédélisme. Quel
meilleur exemple que ce morceau pour lui rendre hommage ?
The Angry Mob
Kaiser Chiefs
Les Kaiser Chiefs ne sont plus à leur coup d’essai, mais ils peuvent continuer à être considérés comme
un « nouveau groupe ». Voilà de fiers descendants du rock de la fin 70’s, début 80 (pas celui que l’on
entendait le plus à la radio en France, hélas), plein de cynisme et de rage. Le final de ce morceau est
immense !
Rain
The Beatles
Une des meilleures lignes de basse de l’histoire de la pop, des paroles passées à l’envers, une rythmique
imparable, et une magie diffuse : le génie des Beatles en action même sur une chanson réputée « mineure ».
Ong Ong
Blur
Blur est l’un des rares groupes des années 90 (et au-delà, bien sûr) qui marquera durablement l’histoire
du rock, à mon humble avis. Leur come-back a été un succès remarquable, et ce morceau, un peu
moins grave que le reste du disque, est un véritable plaisir de pure pop british.
Fast Cars
Buzzcocks
Il faut souvent choisir son camp, en rock : Stones ou Beatles, The Smiths ou The Cure… Et Sex Pistols
ou Buzzcocks. J’ai très clairement fait mon choix pour les deux premières propositions, mais entre les
Pistols ou les Buzzcocks, mon cœur continuera de balancer éternellement ! Le punk à son meilleur…
Adolescent Sex
Japan
Une autre preuve que les années 80 ont donné naissance à de grandes choses, contrairement à ce que
des années de Top 50 ont essayé de nous faire croire ! Encore un titre parfait, d’une originalité folle. Depuis, comme Bowie, David Sylvian est parti explorer d’autres mondes musicaux, plus expérimentaux.
Mais cela ne dévalue en rien la puissance d’un titre comme celui-ci !
Mason On The Boundary
The Duckworth Lewis Method
Ce groupe s’est formé le temps de deux albums géniaux, avec une moitié de Pugwash (Thomas Walsh
et Tosh Flood) et l’âme de Divine Comedy (Neil Hannon). Le duo de compositeurs a fait des étincelles :
cet album dédié intégralement au cricket (eh oui, comme quoi il n’y a aucun mauvais sujet) est un
petit joyau qui, en quelques écoutes, est monté au sommet de ma liste d’albums préférés (enfin : dans
le peloton de tête, en tous les cas). Question ambiance britannique, il est compliqué d’imaginer plus
approprié…
Piccadilly Kids (tome 2)
La Malédiction de Miss Kensington
Éric Senabre
En librairie dès le 25 janvier 2016

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