102, quai de Tounis

Commentaires

Transcription

102, quai de Tounis
102, quai de Tounis
(petite histoire d’une usine sur une Île qui n’en est plus une)
Assèchement de la Garonnette, 1953. Photographie de Joseph Saludas. Toulouse, Archives municipales, 2Fi814.
Nous sommes en 1953.
C’est la dernière étape d’une profonde métamorphose d’un des quartiers les plus singuliers de Toulouse.
Dans un an l’Île de Tounis n’en sera plus une.
Les bulldozers œuvrent déjà en amont de la Garonnette.
Les anciens Moulins du Château Narbonnais viennent d’être démolis pour laisser place à un ensemble
d’HBM 1 tandis que la Garonnette est progressivement comblée.
1
Habitations à Bon Marché
Garonnette et Île de Tounis
Difficile de statuer sur l’origine de la Garonnette : bras naturel de la Garonne, berge de l’ancien lit principal ou
canal de fuite des Moulins du Château Narbonnais dès l’origine ?
Aucune hypothèse n’est inconditionnellement admise.
Toujours est-il qu’à la fin de l’Antiquité la peur des invasions barbares incite les toulousains à édifier à la hâte
une muraille sur ce qui fut ensuite la rive droite de la Garonnette en prélevant sans ménagement des matériaux partout où ils étaient disponibles, y compris en dépouillant les vestiges des constructions funéraires
parsemées, selon la coutume romaine, le long de la voie narbonnaise 2 .
L’histoire des différents tracés de la Garonne au fil du temps n’est pas limpide. Pas plus que celle des différentes solutions successives trouvées pour la traverser.
Les sources écrites manquent pour se faire une idée de l’île de Tounis entre la fin de l’Antiquité et le milieu
du Moyen-Age.
L’ile est néanmoins signalée depuis le XII ème siècle.
En 1380 il est fait mention d’un immeuble versus pontem Tonicii (contre le Pont de Tounis) : c’est la première
confirmation de la présence d’un pont reliant spécifiquement Toulouse à l’île de Tounis.
Son aspect et son mode de construction ne sont que des hypothèses mais il est probable qu’il ait été en
bois car il est systématiquement reconstruit à chaque inondation.
De 1515 à 1528 on construit le pont actuel, entièrement en brique excepté les clés de voûtes en pierre. Le
pont, initialement en pente, est composé de trois arches mais les deux arches extrêmes ont été progressivement noyées dans les constructions environnantes 3 .
C’est le plus ancien pont encore en usage à Toulouse : le Pont-Neuf fut ouvert à la circulation en 1632, soit
un siècle plus tard 3 .
À son extrémité Nord l’île s’approche de la première pile du Pont-Neuf.
L’histoire des ponts qui sont passés par là est aussi floue que l’origine de l’île.
Le Pont-Vieux mentionné dans les textes à partir de 1152 fût souvent considéré comme un vestige maintes
fois consolidé, réparé et adapté, de l’antique Pont de la reine Pédauque, aqueduc romain qui transportait
dans Toulouse les eaux captées à Lardenne et dont le nom de la rue des Arcs-Saint-Cyprien garde encore le
souvenir 4 . Jules Chalande et l’abbé Bacrabère ont pu étudier une arche rescapée du Pont-Vieux, ensevelie
sous la Chaussée de l’ancienne halle aux poissons et ont qualifié sa facture de “typiquement médiévale”, ce
qui n’invalide pas, malgré tout, la thèse présentant le Pont-Vieux comme le descendant d’un pont antique,
qu’il en ait repris des éléments construits ou seulement le tracé.
Le Pont-Vieux ne desservait pas l’ïle de Tounis mais passait à sa pointe Nord.
Le Pont-Vieux “aurait fait un léger coude en direction du nord à la pointe nord de l’île de Tounis” 5 . Après la
mise en circulation du Pont-Neuf, en 1632, le Pont-Vieux sera définitivement abandonné mais “La pile édifiée
sur la pointe nord de l’Île de Tounis servit longtemps à suspendre la cage [...] qui servait à “tremper” blasphémateurs et “maquerelles” 6 .
Trois ponts se succéderons ensuite dans cette zone, spécifiquement pour accéder à l’Île de Tounis cette
fois-ci.
Tout d’abord le Pont de la halle, nommé aussi pont de Bois puis renommé au XVIII ème siècle pont de Pigasse
pour une raison inconnue. Le pont date probablement de 1597. En bois, il fût maintes fois détruit par des
crues et reconstruit. En 1767 il est remplacé par un bac lui même substitué par un pont suspendu en 1831,
qui sera le premier à Toulouse de le genre. Par ses modestes dimensions (2m de large) c’est plus une passerelle pour les piéton qu’un véritable pont et les toulousains le surnomment aussitôt le “pont de fil de fer”.
Revenons en arrière : jusqu’au XVIII ème siècle, malgré les ponts, l’île de Tounis reste isolée de Toulouse. C’est
une ville dans la ville mais aussi un lieu misérable qui a très mauvaise réputation.
Par sa position l’île subit de plein fouet les caprices du fleuve à chaque crue. Les maisons donnant sur la
Autre dénomination de la Via Aquitania (qui reliait Narbonne à Bordeaux).
On peut encore observer les vestiges de cette muraille, redécouverte dans les fondations de bâtiments de l’institut Catholique. Dans la composition
hétéroclite on retrouve tous types de matériaux, y compris des statues en marbres...
3
“sa longueur totale, d’après le devis de 1631, paraît avoir été de vingt-huit cannes (49,29m), mais un croquis de 1782 du profil de la chaussée
ne porte que sur soixante-dix pieds, soit seulement 25m33; c’est que déjà les deux arches latérales avaient été plus ou moins accaparées par des
constructions. [...] En 1854, la construction du quai de Tounis, dont la chaussée domine de plusieurs mètres le sol de l’île, et l’édification sur celle-ci
de maisons au niveau de la nouvelle chaussée ont eu pour résultat d’enterrer complètement la troisième arche, celle qui se terminait dans l’île à une
altitude de 16 pieds (5m30) inférieure à celle de la rue de la Dalbade. La première arche est pour sa part demi enterrée entre deux immeubles du
XIX ème siècle”. (COPPOLANI, Jean, Les ponts de Toulouse, Privat, Toulouse, 1992. p.81 et 84.)
3
Début des travaux du Pont-Neuf : 1544, ouverture à la circulation : 1632.
4
Dix-sept piliers de l’aqueduc émergeaient encore du sol au XVIIIème siècle.
5
COPPOLANI, Jean, Les ponts de Toulouse, Privat, Toulouse, 1992, p.19.
Sur ce sujet, dans sa note 10b, Jean Coppolani commente “On peut d’ailleurs se demander si ce n’est pas la pile implantée en cet endroit (et entièrement disparue) qui aurait provoqué la formation du dépôt alluvial qu’est l’Île de Tounis... si le pont est d’origine antique.
6
Ibid., p.19.
2
Garonne en font les frais et s’écroulent régulièrement. Les habitants de l’île subissent une misère constante,
condamnés aux cycles de destruction et de reconstruction dictés par la Garonne.
Les toulousains repoussent ici les activités qui génèrent des nuisances mais qui leur sont nécessaires.
En plus des soieries, teintureries, forges, moulins et de la halle aux poissons 7 , des abattoirs sont installés au
nord de l’ïle et rejettent leurs déchets directement dans la Garonne.
On trouve ainsi en complément les professions directement liées aux abattoirs : bouchers, tanneurs, corroyeurs.
Les observateurs du XVIII ème siècle décrivent la Garonne comme régulièrement rougie par le sang et les déchets rejetés directement dans le fleuve par les abattoirs.
C’est à la fois l’endroit où l’on va puiser l’eau et l’endroit où l’on rejette les immondices.
Eût égard à son statut de sauveté n’importe qui peut s’installer dans l’île : nul besoin pour les nouveaux-venus
de justifier leurs origines ou leur passé.
C’est donc un lieu bruyant, malodorant et mal famé où œuvrent voyous et prostitués.
En 1831, de grands abattoirs sont ouverts à Saint-Cyprien, destinés à regrouper l’activité de tous les abattoirs disséminés en ville, rendant inutiles les abattoirs de Tounis.
Pour endiguer les crues du fleuve et embellir la ville en prolongeant les quais de la Daurade construits au
siècle précédent par Loménie de Brienne, mais aussi pour “assainir” le quartier on procède à la première
transformation radicale de l’île en l’amputant presque de moitié.
Les quais suivant peu ou prou le tracé de l’ancienne rue centrale, toutes les maisons donnant sur les berges
de la Garonne sont détruites, de même que celles de la pointe nord.
La chaussée du quai, en remblai par rapport au niveau initial de la rue, a pour effet d’enterrer non seulement
l’ancienne rampe du pont de Tounis (voir ci-dessus) mais également de transformer en caves les rez-dechaussées des immeubles anciens conservés.
Pour relier le quai de Tounis au Pont-Neuf et franchir l’extrémité de la Garonnette, on construit une grande
arche oblique, intégrée dans le quai et alignée dans le prolongement de la chaussée.
En 1854, les quais sont terminés et la Garonnette n’est probablement conservée qu’à cause de sa fonction
de canal de fuite des Moulins du Château. Le pont de fil de fer, devenu inutile, est démoli.
À l’autre extrémité de l’île le nouveau Pont de Halage, permet dés 1866 un débouché au sud vers le pont
Saint-Michel : l’Île de Tounis n’est plus une enclave et les quais de la rive droite forment un ensemble harmonieux face au Cours Dillon.
Dans la première moitiée du XX ème siècle la Garonnette est un cadre pittoresque envahi de verdure. On y trouve des guinguettes, des bateaux-lavoirs et les Moulins du Château continuent à fonctionner pour un temps.
Le paysage qui faisait tout le charme de l´île fut bouleversé lorsqu´en 1924, la centrale électrique du Ramier
fut réquisitionnée pour alimenter la poudrerie et les usines d´armement, ce qui provoque la fermeture des
vannes du moulin du château afin d´augmenter la puissance de l´eau. Le cours d´eau se transforma en eaux
stagnantes et nauséabondes, ce qui déboucha entre 1947 et 1953 à des travaux d´assainissement et d’assèchement par la construction d´un égout long de 300 mètres.
Bibliographie
ARROUY, Jean-Marie, L´île de Tounis, Histoire d´un quartier au cœur de Toulouse (XVII ème -XX ème siècles), Les
Nouvelles Éditions Loubatières, Toulouse, 2005.
COPPOLANI, Jean, Étude de géographie urbaine, Privat, Toulouse, 1954.
COPPOLANI, Jean, Les ponts de Toulouse, Privat, Toulouse, 1992.
SALIES, Paul, Dictionnaire des rues de Toulouse : voies publiques, quartiers, lieux-dits, enseignes, organisation urbaine, Milan, Toulouse, 1989.
Les poissonniers ont été repoussés du centre-ville qu’ils ont empesté pendant des siècles et sont installés sur l’autre rive de la Garonnette, face à
la pointe nord de l’île, au bout de l’actuelle Descente de le halle aux poissons.
7
1
2
3
4
5
6
Sélection de cartes postales du début du XXème siècle
(voir positionnement des prises de vue sur la carte cadastrale)
1 - Début du XXème siècle, vue depuis le Pont-Neuf du quai de Tounis
au débouché de la Garonnette sous l’arche du quai. En arrière-plan, le
clocher, toujours présent, de l’Église de La Dalbade
2 - Début du XXème siècle, vue du bâteau-lavoir depuis la rive-gauche
de la Garonnette vers le Sud. Au fond, le Pont de Tounis.
3 - Début du XXème siècle, vue depuis le Pont de Tounis vers le Nord de
la Garonnette (au fond le bâteau lavoir, l’arche du quai de Tounis puis
l’Église de la Daurade).
4 - 1914, vue depuis le Pont de Tounis vers le Sud de la Garonnette.
À droite, les arbres du premier plan dissimulent la parcelle de l’actuel
102, quai de Tounis.
5 - Début du XXème siècle, canal de fuite des Moulins du Château
/ Garonnette : vue Nord-ouest depuis les moulins. À noter, la roue
à aube au deuxième plan à gauche et la présence d’une cheminée
d’usine sur l’Île.
6 - Début du XXème siècle, canal de fuite des Moulins du Château /
Garonnette : vue Nord-Est depuis les moulins.
7 - 1904, vue du Pont de halage, à gauche. Au fond au centre, l’Île
de Tounis, à gauche, les Moulins du Château. Au fond à droite, l’Église
de La Dalbade.
7
1
2
3
4
Photographie aérienne, 30
mars 1950, N°83, quartier du
Capitole et des Carmes. Extrait
de la photographie recadrée sur la
moitié nord de la Garonnette et du
quartier de Tounis (en rouge, la parcelle 102, quai de Tounis). Toulouse, Archives municipales, 3Fi62.
(Sur le document de gauche, le
rectangle rouge figure le cadrage
exact de la photographie).
5
7
6
Superposition actuelle des parcelles cadastrales / routes / cartes IGN
(en rouge, la parcelle 102, quai de Tounis). http://www.geoportail.fr/
Longitude : 02° 20’ 43’’ E / Latitude : 48° 51’ 39’’ N
Voltex : l’histoire du bâtiment
Le premier occupant du nouveau bâtiment, en 1953, est une coopérative de fabricants de chaussures. En
1956 elle laisse place à une entreprise de maroquinerie, VIMAR S.A., puis, de 1964 à 1966, l’entreprise
VIMAR & PABAT puis l’entreprise PABAT utilisent dorénavant le bâtiment pour les activités d’une manufacture
de chemises. C’est en 1966 qu’est créé VOLTEX S.A., grossiste de matériel électrique. À partir de 1973
l’entreprise devient VOLTEX LUMINAIRES et sur place sa quinzaine d’employés va fabriquer des lustres jusqu’au début des années 1990, lors de la reprise de l’entreprise par M. Nejib Jebabli, le propriétaire actuel.
L’activité principale va alors s’orienter vers le commerce de luminaires design et haut de gamme, occupant les
étages inférieurs et délaissant les activités de production de même que le dernier étage, justement occupé
autrefois par les machines-outils. C’est cet espace qui est aujourd’hui utilisé par l’association Point de Fuite
pour présenter des événements d’Art Contemporain dans le cadre du Printemps de Septembre.
Filatures Schwartz et Cie à Mulhouse. Extrait d’une gravure de1904 montrant les bâtiments à couvertures en sheds inclinés, construits entre 1870 et 1880.
Voltex : l’architecture du bâtiment
La toiture en shed
Le bâtiment affiche une physionomie singulière : sa toiture en dents de scie est un archétype de la représentation de l’usine.
Ce type de couverture est qualifié de toit en shed incliné 8 . D’origine anglaise, comme sa dénomination le
laisse supposer, cette disposition est utilisée dès le XIXème siècle et découle de préoccupations utilitaires.
“Les sheds sont des toits à deux versants de pente différente, couvrant en dents de scie un bâtiment. Le
versant le plus court et le plus incliné est généralement vitré” 9 .
La surface vitrée est habituellement orientée au nord.
Si le type de matériau structurel importe peu (constructions métalliques, bois, ou béton), ce mode de couverture est le plus souvent utilisé pour de très grandes surfaces de constructions sans étage ou de faible
hauteur, pour lesquelles les sources d’éclairage latérales naturelles doivent être complétées ou remplacées
par des ouvertures pratiquées dans le toit.
À l’origine la surface vitrée occupe la pente la plus inclinée pour des raisons financières dues au surcoût du
matériau et à sa fragilité face aux contraintes mécaniques imposées par les intempéries. L’optimisation de
la surface de vitrage minimise les problèmes liés à la grêle et au vent, notamment. La disposition du vitrage
selon un angle très prononcé limite aussi les inconvénients liés à la stagnation de l’eau et de la neige (effondrement potentiel sous le poids de la matière stagnante et/ou infiltrations), en outre plus la surface vitrée est
grande plus les déperditions de chaleur sont grandes...
En dépit des inconvénients thermiques cités plus haut, l’avantage d’une telle construction, fréquemment
utilisée pour les grandes manufactures d’assemblage, de filature ou de confection, est de pouvoir bénéficier
d’un éclairage conséquent mais diffus (car indirect): il a été conçu pour permettre des économies de l’énergie
consacrée à l’éclairage. L’éclairage indirect évite aussi les ombres trop importantes de la lumière du jour qui
pourraient gêner les employés dans la réalisations de travaux minutieux (assemblages de pièces de précision,
couture, etc...). Cette disposition d’éclairage sera d’ailleurs souvent reprise pour les ateliers d’artistes.
Le bâtiment
Désignés comme des travaux de surélévation d’un bâtiment existant, ce sont plutôt des travaux de démolition-reconstruction qui sont effectués de 1951 à 1953 : le bâtiment initial est remplacé par un bâtiment
occupant la même parcelle mais plus haut d’un étage. Les trois étages de la construction n’utilisent pas la
brique traditionnelle mais des blocs de béton en remplissage de structures en béton armé tandis que la façade donnant sur la Garonnette est percée de très grandes fenêtres et que le dernier étage est couvert d’une
toiture en shed incliné, avec vitrage orienté lui aussi côté Garonnette, c’est à dire à l’Est.
Si formellement ce bâtiment semble nouveau au milieu des immeubles traditionnels en brique, dans les
années 50 la construction d’un tel bâtiment à Toulouse n’a rien d’avant-gardiste mais c’est plutôt un choix
Le shed présente une face vitrée perpendiculaire au sol, le shed incliné dispose d’une face vitrée en très forte pente.
PÉROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Centre des monuments nationaux / Éditions du patrimoine, 3 ème
édition, p. 336.
8
9
fonctionnel envers une structure architecturale industrielle éprouvée : cette solution technique est apparue
un siècle plus tôt en Angleterre, puis s’est progressivement propagée par son utilisation massive pour les
grandes manufactures industrielles du Nord de la France.
L’innovation se situait ailleurs : à Toulouse existaient des ateliers de confection en plein centre-ville, autour
de la place de la Bourse notamment. Inutile de préciser les désagréments de circulation liés au kyrielles de
camions et fourgonnettes s’engouffrant jusque dans les plus petites ruelles et les arrières-cours étriquées de
ce que nous qualifions aujourd’hui d’hyper-centre.
L’emplacement de cet atelier près de la Garonnette permettait donc de tirer profit d’une zone encore peu
exploitée mais bientôt facile à desservir par camion : la Garonnette allait être transformée en large avenue
moins d’un an après l’achèvement du bâtiment et devenir un lieu très accessible à proximité des boulevards
et des axes de sortie de la ville, à une époque ou les routes nationales passaient encore dans le centre de
Toulouse...
Yohann Gozard, octobre 2010
Voltex, 23 septembre 2009. Photographie : Yohann Gozard ©
Sources manuscrite et iconographiques
Archives municipales de Toulouse, 576W63 (Permis de construire)
Archives municipales de Toulouse, 2fi814 (photographie de Joseph Saludas)
Archives municipales de Toulouse, 3fi62 (photographie)
Point de vue vers le sud depuis le Pont de Tounis

Documents pareils