Dossier pédagogique réalisé par : Cours de Miracles. Avril 2016

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Dossier pédagogique réalisé par : Cours de Miracles. Avril 2016
Spectacle par et pour les jeunes.
Interdit! Et alors!?
Dossier pédagogique réalisé par :
Cours de Miracles.
Avril 2016
Table des matières :
Avant-propos
3
Interdit ! Et alors !? Quelques repères
4
La trame en deux mots
4
Influences
4
Thèmes
4
Langage
5
Une tentative de définition de l’adolescence
6
Ressources générales 6
7
Témoignages de Charlène Kobel et Loane Gosteli
7
Extrait de scène
I. Thème 1, le harcèlement scolaire
7
Proposition d’activités 8
8
Pour aller plus loin ….
9
Besoin de renseignement ? Besoin d’aide ?
II. Thème 2, L’incivilité 12
Extrait de scène
12
Proposition d’activités 13
Pour aller plus loin …
13
III. Thème 3, Substances et addictions 15
Extrait de scène
15
Proposition d’activités 16
Besoin de renseignement ? Besoin d’aide ?
16
Pour aller plus loin …
17
IV. Thème 4, L’irrespect intergénérationnel
18
Extrait de scène
18
Proposition d’activités 20
Pour aller plus loin …
20
Avant-propos.
Ce dossier pédagogique vise à ouvrir le débat sur les thématiques abordées par le spectacle et propose des pistes d’activités et de lectures. Il fournit également des ressources aux
élèves, aux parents ou encore aux enseignants qui se sentiraient concernés par les problématiques évoquées par le spectacle (harcèlement, dépendances, etc.). Le présent document
ne se prétend pas être exhaustif, il se propose d’ouvrir certaines fenêtres sur...
Interroger le réel en le mettant
en scène avec des ados… Quelques mots de la metteure en scène.
Chaque aventure théâtrale est unique. Mais celles qui impliquent des adolescents sont sans
aucun doute les plus palpitantes ! Et ceci est d’autant plus vrai que le thème (l’incivilité et
les conduites à risque) et le cadre sont imposés (une très large majorité de représentations
auront lieu devant leurs pairs dans le cadre scolaire) et ne sont pas a priori très motivants.
C’est pourquoi, je tiens tout d’abord à saluer le courage et le magnifique engagement de
ces huit adolescent-e-s qui se sont vraiment mouillés pour que ce projet devienne réalité. Ce
spectacle leur doit l’essentiel.
Leurs improvisations successives m’ont permis d’écrire le texte d’Interdit ! Et alors ?! De définir une trame certes, mais surtout de saisir la compréhension que chacun d’eux a du monde
dans lequel il évolue, de sentir leurs peurs et leurs espoirs aussi. De concevoir un spectacle
qui ne les trahisse pas. Du moins, je l’espère.
Chacun des personnages du spectacle est une petite part d’eux : de ce qu’ils sont, de ce
qu’ils aimeraient ou ne surtout pas être, de ce qu’ils vivent ou ont vu vivre par d’autres. Je
les remercie de leur générosité et leur sincérité. La matière qu’ils m’ont livrée, durant cette
phase, m’aurait permis d’écrire au moins trois spectacles !
Marie-Jeanne Liengme
directrice Cours de Miracles
Les mettre en scène fut la phase suivante.
Là également, ils furent au rendez-vous. Pas toujours vraiment présents, pas toujours totalement à l’heure certes. Mais là cependant, au rendez-vous, pour passer leur samedi à répéter,
à reprendre chaque scène et être repris eux-mêmes. Cette étape n’est généralement jamais
facile à vivre. Ils l’ont franchie avec désinvolture, insouciance et assurance. Merci à eux de
s’être investis, tout en ayant l’air de ne pas y toucher.
a tournée (Tramelan, Saint-Imier, Moutier, La Neuveville) imposait une mise en scène
L
« facile » à transportée de lieu en lieu. Une mise en scène qui puisse s’adapter aux différentes configurations des salles et qui ne désoriente pas les jeunes comédiens. Elle repose
donc essentiellement sur le jeu de et quelques accessoires de scène évocateurs plutôt que
sur une technique ou des décors lourds. Encore une fois, ce sont huit jeunes personnes qui
portent le spectacle. Et un éclairagiste de talent nommé Lucas Voisard qui sait les mettre en
valeur avec justesse et sensibilité.
Mettre en scène la réalité du monde implique que l’on s’éloigne le plus possible du « faire
vrai ». Afin que cette réalité puisse être vue, dépouillée de ses oripeaux et de tous les parasites qui nous empêchent, dans la vraie vie, de prêter attention à tous les petits drames
quotidiens qui se jouent autour de nous.
Pour terminer, je souhaite remercier toutes les personnes qui ont eu à cœur de mener ce
projet jusqu’à son terme : celles et ceux qui l’ont initié, celles et ceux qui l’ont financé bien
sûr, mais aussi celles et ceux qui l’ont porté à mes côtés, qui en ont assumé la logistique
et la communication. J’espère qu’Interdit ! Et alors ?! permettra aux jeunes et moins jeunes
spectateurs de se sentir plus concernés par la préservation de soi et le respect des autres,
ces autres avec lesquels chacun partage son territoire.
01
Interdit ! Et alors !? Quelques repères.
La trame en deux mots.
Deux jeunes extraterrestres sont envoyés en mission d’observation
sur la Terre. Ils ont dûment été préparés pour l’accomplir : ils ont
appris les us, les coutumes et les lois qui régissent cette planète afin
d’être parfaitement incognito… Qu’elle n’est pas leur surprise quand,
une fois sur terre, ils découvrent que la réalité est très éloignée de ce
que l’on leur a enseigné…
Influences.
Il y a dans les deux personnages principaux quelque chose du
Candide de Voltaire. Comme lui, ils interrogent le monde qu’ils
découvrent, ils s’étonnent de ce qu’ils voient, sont dans l’incompréhension, constatent des décalages entre ce qui est dit et ce qui est
fait.
Prénommés Adam et Eva, ces deux personnages renvoient également aux deux premiers humains originels qui affrontent soudain la
réel, ses paradoxes, sa complexité, ses incohérences.
Enfin, ce spectacle peut être reçu comme une métaphore de l’adolescence, ce temps où le jeune humain prend pleinement conscience
que les principes éducatifs qu’il a reçus dans sa famille ou à
l’école ne sont pas forcément universellement répandus, qu’il y a
d’autres normes, d’autres codes selon les milieux qu’il est amené à
fréquenter.
Thèmes.
Interdit ! Et alors ?! est une pièce écrite à partir des improvisations réalisées par des élèves de 9H à 11H du Jura bernois sur
des thèmes de société. L’histoire se déroule en douze tableaux qui
abordent chacun une problématique particulière : le harcèlement
verbal, physique, le racket, la détresse et l’isolement des « non-populaires », l’incivilité, l’irrespect intergénérationnel, les conséquences
de la consommation de produits stupéfiants ou nocifs (tabac, alcool),
ainsi que celles liées à la diffusion d’images ou de propos irrévérencieux sur le net. Le but recherché n’est pas de faire la morale aux
spectateurs, mais de les amener à réfléchir sur leurs conduites et
leurs pratiques ainsi que sur leurs conséquences directes et indirectes. A l’exception d’Eva et d’Adam, tous les personnages sont
traités de manière hyper réalistes, comme le montre l’extrait suivant
tiré du tableau 5 « Avenir en péril » :
02
Sims :
YES ! THE réponse. Enfin ! Me réjouis trop de m’barrer de cette putain d’école pour entrer enfin
de chez enfin dans la vraie vie. J’ai trop aimé ce stage, chez ce mec ! Trop cool… Là, là j’t jure,
c’est moi qui vais m’marrer.
The big Life ! Allez, Sims, ouvre-la cette lettre qui contient the passeport vers ton DES-TIN.
Il ouvre la lettre et commence à la lire. « Monsieur, En réponse à votre postulation du » ouais
ouais…. Vas-y accouche… « et de votre stage du gna gna gna ». Ziva men, tu vas pas m’faire
l’historique de cette putain de place d’apprentissage ?
Ah voilà « Nous sommes au regret de vous informer que nous n’avons pas retenu votre candidature » Silence Quoi ? Attends, attends, j’ai mal lu là : « nous n’avons pas retenu votre candidature » ? Attends là c’est une blague… c’est du fake… Et mec, j’ai envoyé une postulation
en béton, fait un stage nickel et là tu me dis que « non, alors tu vois, on va pas te prendre
parce que… » Parce que quoi d’ailleurs (retourne la lettre) « Les notes de votre dernier bulletin
scolaire, mais surtout les informations qui nous sont parvenues au sujet de certains comportements inadéquats en société ainsi que les images et les propos grossiers que vous diffusez largement sur les réseaux sociaux et que nous avons recueillies motivent notre refus. ».
Silence. Relit.
Attends, attends, … wesh euh…stop stop stop…c’est pas possible. C’est pas du jeu ! Les
trucs que j’ai balancé sur le Net, c’était juste pour rire ! Pour RIRE ! Pour déconner, pour
m’marrer. Et les tags sur le mur de la gare, pareil : c’était pour rire…
Juste pour rire. On peut plus rigoler ? Hein… c’est ça… Piégé, j’m’suis fait piégé comme un
con…
Eva et Adam, à titre d’observateurs, invitent les spectateurs à réfléchir sur ce qui se passe
entre les personnages et font part de leurs doutes, comme en témoigne l’extrait suivant tiré du
tableau 4 « Incompréhension » .
Eva :
J’voyais pas vraiment notre petit séjour sur la Terre comme ça… On va dire qu’entre la théorie qu’Edelheim, Zirtec, Mood et Dwight nous ont mis dans le crâne et la pratique, ici, sur la
Terre, la vraie Terre…. Ben disons qu’il y a quelques… bugs. Je m’y attendais pas… J’suis
un peu… j’sais pas moi… pas trop… à l’aise, tu vois ?
Adam :
Ouais… Silence. Moi aussi… j’me sens… enfin, tu vois…comme… coupé en deux…
Eva :
Coupé en deux ? Développe !
Adam :
J’sais pas moi… entre ce qu’on m’a appris et ce que je découvre… y’a un monde. J’sais plus
trop qui croire, que faire. Jeter ma canette par terre ou la recycler… Dire bonjour ou envoyer
balader… Silence
Eva :
Allez t’inquiète… Faut pas se laisser abattre. En attendant mets ta canette dans la poubelle ! On aura sûrement des réponses lors de notre prochaine connexion avec le vaisseau.
T’inquiète.
03
Langage :
Dans sa forme, le texte d’Interdit ! Et Alors ?! est écrit de manière
très « orale », c’est-à-dire qu’il comporte beaucoup d’élisions et de
structures syntaxiques inspirées du parler courant (« j’peux pas » au
lieu de « je ne peux pas » par exemple). Cela tient au fait que ce texte
est avant tout conçu pour être joué, parlé et non pas pour être lu. Il
est un document et un support de travail pour les comédien-ne-s et
non pas une œuvre destinée à des lecteurs. Dans cette perspective
et pour ne pas retomber dans la récitation du texte, il était important
de lui conserver un caractère de « partition musicale » et donc de
recourir, jusqu’à un certain point, à une écriture orale.
Il faut dire un mot des termes parfois grossiers ou des tournures
argotiques qui sont utilisés par certains personnages, car cette question a suscité passablement de débats : fallait-il en utiliser, osait-on
dire des gros mots sur scène, le public allait-il comprendre que ces
mots étaient ceux des personnages et non pas ceux des personnes
qui les interprètent ? Ces discussions, mais aussi des improvisations où nous avons remplacé les mots grossiers par d’autres mots
plus « convenables », nous ont conduits à choisir d’en conserver un
certain nombre parce qu’il nous est apparu que l’on ne pouvait tout
simplement pas aborder la question de la vulgarité et de l’irrespect
sans prononcer de mots grossiers. Il en allait de la vraisemblance de
la pièce et de la crédibilité des personnages. Deux notions centrales
au théâtre, qui fondent même le principe sur lequel repose le spectacle théâtral, conçu pour « donner à voir » le réel, mais d’une autre
manière par sa mise en scène. Cependant, chaque jeune comédien
a eu le choix du texte qu’il voulait assumer devant le public et par
conséquent, chacun a choisi de dire ou pas de gros mots.
Une tentative de définition de l’adolescence :
Interdit ! Et alors ?! a été créé par des adolescent-e-s et s’adresse en priorités aux adolescent-e-s d’aujourd’hui. Il met en scène cet âge très particulier, que tout adulte a traversé, où
l’on quitte, peu à peu, l’enfance (l’âge de l’irresponsabilité) pour devenir adulte (l’âge où l’on
est sensé assumer des responsabilités). L’adolescence est donc une phase transitoire, avec
ses incohérences, ses chaos, ses élans, ses besoins de transgression. Le spectacle tente
également de montrer que ce n’est pas un temps facile à vivre : orientations professionnelle,
sexuelle, pressions et influences des autres, questions de look ou d’identité sociale se jouent
alors. Il nous a paru bon de donner quelques repères quant à cet âge de grande « mue ».
Fait individuel, l’adolescence est aussi un fait social conduisant le sujet à vivre des situations
nouvelles. Cette adaptation à la nouveauté peut s’avérer difficile pour certains et les problèmes rencontrés ne sont pas toujours résolus, en particulier lorsqu’ils sont aggravés par
des facteurs biologiques, psychologiques ou sociaux. L’adolescent négocie quelquefois son
passage de l’enfance à l’état d’adulte à travers de multiples comportements dérogatoires,
cherchant quelles sont ses propres limites et quelles sont celles d’autrui, s’exerçant, « s’essayant » et se trompant parfois. À un âge où il cherche avidement qui il est, sa problématique
fondamentale, son interpellation cruciale s’avèrent être en quelque sorte : quelle place m’accordez-vous ? Qui suis-je ?
L’adolescence est en effet le temps où se posent les problèmes de l’identité du sujet, du
rapport à son propre corps, à son nom, à sa place au sein de la famille et à la différence des
sexes. C’est une période de construction identitaire par interaction entre l’identité personnelle et l’identité sociale. Les adolescents négocient cette identité, remettant les rapports en
cause. Leurs éventuelles déviations sont souvent alors moins des dysfonctionnements que
des ajustements et des repérages (Coslin, 1999, 2002 ; Bariaud, 1997 ; Cloutier, 1996).
Source : https://osp.revues.org/1060.
04
Ressources générales : Livres.
Coenen, R. (2006). Éduquer sans punir. Une anthropologie de l’adolescence à risque.
Toulouse : ERES.
Lecomte, I. (2006). L’ado fragile et l’école. Comment se mettre à l’écoute des besoins relationnels ? Louvain-La-Neuve : De Boeck.
Film – documentaire.
Romans d’ados – 2002-2008 de Béatrice Bakhti. Synopsis : Âge difficile, souvent ingrat,
l’adolescence est une étape complexe durant laquelle les jeunes tentent de s’affirmer sur
le chemin du monde adulte. Une période de tous les dangers, de découverts, d’expérimentations, faite de rêves et de dures réalités. En suivant le parcours de 7 ados de 12 ans à 18
ans, pendant 7 années, cette collection de 4 films documentaires est une immersion dans
l’univers d’ordinaire secret de l’adolescence. Plus d’infos sur :
http://www.romansdados.com.
05
I. Thème 1, le harcèlement :
Brimades, menaces, humiliations, racket, le harcèlement est une violence physique et/ou
psychologique répétée portant atteinte à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique
d’une personne.
Filles comme garçons, en raison par exemple de leur style vestimentaire, de leur poids, de
leur orientation sexuelle, pour ne citer que quelques exemples, peuvent subir un harcèlement
quotidien en classe mais aussi après les cours par le biais par exemple des téléphones portables et autres réseaux sociaux.
Certains jeunes sont humiliés, des rumeurs sont répandues sur eux ou ils sont carrément
exclus par les pairs. Ces violences quotidiennes, cachées des adultes, détruisent peu à peu
l’estime de soi des victimes. Celles-ci perdent confiance, s’isolent, certaines vont même
jusqu’à vouloir mourir.
Ces pratiques touchent davantage les enfants peu sûrs d’eux et influençables et aussi ceux
qui sont vulnérables (troubles des apprentissages, surdité, handicap léger ou lourd). Les
boucs émissaires agressés sont également ceux qui sont enviés et jalousés (milieu social,
réussite scolaire, personnalité «solaire»). Les jeunes qui ont assis une bonne estime d’euxmêmes et des autres, une image de soi positive seraient moins influençables car moins
fragiles.
Les jeunes « harceleurs » quant à eux peuvent passer à l’acte pour diverses raisons, par
exemple : par vengeance suite à une vexation; par manque d’estime de soi en rabaissant
l’autre ou en se moquant, ils ont l’illusion de se valoriser et de gagner de l’importance aux
yeux des autres.
A cet âge, la pression du groupe de pairs est forte. Le besoin de s’identifier aux autres, le
besoin d’appartenance à un groupe et celui de transgresser les interdits sont puissants. Un
enfant ou un adolescent peut se faire manipuler par un «harceleur» et harceler lui-même un
autre enfant alors qu’il n’aime pas la violence. C’est une spirale infernale qu’il faut pouvoir
enrayer.
Les jeunes victimes de brimades ne vont pas forcément en parler à leur parents souvent
par peur des représailles, à cause de sentiments de honte et de culpabilité. Les enseignants
comme les parents doivent être attentifs aux changements de comportement de leurs
élèves/enfant comme par exemple la tristesse apparente et chronique, le repli sur soi, l’a
agressivité voire violence envers soi et/ou envers les autres.
Source : http://www.vaudfamille.ch/N439569/harcelement-scolaire.ht.
06
Témoignages de Charlène Kobel et Loane Gosteli :
Charlène Kobel.
« Je m’appelle Charlène. J’aurai vingt-six ans en septembre. Au premier abord, je suis une
jeune femme joyeuse, parfois un peu timide et lorsque je dois m’exprimer devant un «public»,
je frôle la panique. Grande amoureuse de littérature, j’ai eu l’idée un peu folle de me lancer
dans l’écriture à mes heures perdues... Je suis épanouie dans ma vie, mais ça n’a pas toujours été le cas.
Dès mon plus jeune âge, je me suis sentie différente de mes camarades. Sensible à
outrance, j’étais incapable de contrôler cet aspect de ma personnalité. Alors, lorsque mes
camarades l’ont remarqué, ils ont voulu s’en amuser. Je ne saurais dire à quel moment les
«hostilités » ont débuté. On me surnommait la chialeuse. C’était au premier qui me ferait
pleurer. Et cela a duré pendant toute ma scolarité. Rien n’était-il peut-être prémédité au
départ, mais, après dix ans, on pourrait se demander si ce n’était pas devenu leur jeu
préféré.
J’avais cru naïvement que tout s’arrangerait en arrivant à l’école secondaire... Rien ne s’est
arrangé, bien au contraire. Je n’ai pourtant jamais rien laissé transparaître à la maison. Je
faisais passer cela pour ma crise d’adolescence. Mes volets étaient constamment fermés, je
ne sortais de ma chambre que lorsqu’il fallait passer à table, et encore !
Peu à peu, je me suis éteinte, au point de vouloir en finir avec la vie. C’est à cet instant que
j’ai découvert la poésie. J’écrivais tout ce qui me passait par l’esprit, et je crois fermement
que c’est l’un des facteurs qui m’a empêchée de passer à l’acte. La deuxième raison est ma
passion pour l’équitation. J’ai en effet trouvé quelque chose chez les chevaux que les êtres
humains ne voulaient pas m’apporter : du respect, de l’amour et de la confiance. La troisième et dernière aide, celle qui passe avant tout, est ma foi, et surtout mon amour pour mes
proches. Je ne pouvais pas m’en aller et leur causer du chagrin.
Aujourd’hui, ce qui fut ma plus grande faiblesse dans mon adolescence est sans doute ma
plus grande qualité. Pleurer devant les gens ne me fait plus honte, cela fait partie de mon
caractère. Sans cette sensibilité, aurais-je écrit à ce jour cinq romans ? J’en doute très
fortement.
J’ai donc décidé de m’engager contre ce fléau qu’est le harcèlement avec Loane qui est
devenue mon alliée. Cessez de vous voiler la face en vous disant que « ce ne sont que des
jeux d’enfants sans conséquences ». Prenez les jeunes victimes au sérieux. Vous pouvez
sauver des vies en manifestant explicitement votre engagement contre ce genre de comportement. C’est pourquoi, je ne resterai plus silencieuse. Mon ultime but ? Pouvoir me rendre
dans les classes afin de parler de ce fléau aux élèves pour les sensibiliser. »
07
Loane Gosteli.
« Tout a commencé depuis le divorce de mes parents... Ma maman qui, en rentrant à midi,
n’avait pas trop le temps de cuisiner, ne faisait pas des plats très équilibrés : presque jamais
de légumes et trop de pâtes le soir. Suite à tout cela, j’ai pris du poids. Mes amies étaient
très belles et minces et pouvaient manger tout ce qu’elles voulaient et moi je ne voulais pas
être différente. Chips, bonbons, soda, salées faisaient partie de nos sorties et étaient un très
bon antidépresseur suite au divorce.
Je pense avoir pris au moins une vingtaine de kilos en peu de temps ce qui fait que tout le
monde se moquait de moi... Grosse vache, baleine et j’en passe… Tous ces mots commençaient à être mon quotidien et plus les années passait plus c’était méchant ...
Vers la fin c’était Tue toi sale moche. Tu ferais mieux de mourir tu prends trop de place ici
personne t’aime de toute façon... Ces mots résonnent en moi encore aujourd’hui ... Durant
mon premier apprentissage cela a continué, même les adultes (mes collègues) se sont mis à
me pourrir la vie... Quand j’ai arrêté mon apprentissage, j’ai décidé d’en finir avec la vie... Je
donnais raisons à toutes ces pourritures qui me disaient de le faire... Mais ma meilleure amie
m’a sauvé la vie... J’ai été aux soins intensifs pendant 2-3 jours et ensuite j’ai été internée à
l’Unité hospitalière psychiatrique pour adolescents à Moutier pendant plus de 5 mois. A la
sortie j’ai trouvé un super préapprentissage de coiffeuse que je vais finir en 2016 si j’obtiens
le CFC... encore aujourd’hui j’ai droit à des critiques sur mon poids ce qui est encore très dur
à gérer pour moi. »
Pour contacter Loane et Charlène :
www.brisonslesilence.e-monsite.com
[email protected]
08
Extrait du spectacle :
Cet extrait du spectacle illustre bien les différents mécanismes en jeux lors de harcèlements
psychologiques et physiques. Les « harceleurs » utilisent des surnoms pour interpeler leur
cible, unissent leur force, le menacent et l’humilient pour se valoriser. Adam est interloqué
par mesquinerie et la bassesse des harceleurs.
Sims et Ride, deux jeunes garçons qui se la jouent un peu caïds agressent verbalement
Yves, un garçon différent d’eux. Adam observe la scène puis intervient pour essayer de calmer la situation. Finalement, les deux harceleurs partent. Adam s’approche d’Yves.
Adam :
Ça va ?
Yves :
Ouais, ouais. T’en fais pas. J’ai l’habitude… ça fait un moment que ça dure… Les
blagues dégueu sur ma mère ou ma sœur, les insultes sur l’accent de mon père, les critiques
rapport à mon look. Les allusions débiles…
Adam :
Mais pourquoi ils te traitent comme ça ? Tu leur as fait un truc ?
Yves :
Non… enfin, j’crois pas…J’sais pas trop… parce que je suis plutôt bon à l’école et
que je pense par moi-même peut-être ?…On ne sait jamais vraiment pourquoi on devient une
cible. Des fois, c’est parce que t’as pas le physique qu’i faut : t’es trop grand ou trop petit, ou
trop gros ou trop mince, ou trop suisse ou pas assez, ou trop intello ou pas assez.
En fait, c’est quand t’es ou fais un p’tit peu ou beaucoup pas comme les autres. Que tu vis un
p’tit peu ou beaucoup pas comme ceux qui t’entourent… Moi, par exemple, j’ai jamais voulu
entrer dans leur jeu…
Proposition d’activité :
L’extrait de la scène proposé ici réunit un garçon victime de harcèlement (Yves) et un observateur (Adam). Choisissez l’un ou l’autre de ces personnages et imaginez ce qu’il se dit dans sa
tête au moment de cet échange.
Besoin de renseignement ? Besoin d’aide ?
Si un mineur est victime de harcèlement, d’agression sexuelle, de racket, il est important qu’il
en parle à un adulte de confiance
( parents, enseignants, médiateur, infirmière scolaire ou à la police en téléphonant au 117 ).
Il existe en Suisse, une ligne d’aide téléphonique gratuite pour les enfants et les jeunes.
Elle permet de discuter avec quelqu’un en cas de besoin et de se faire conseiller.
Le numéro de téléphone est gratuit : 147 (www.telme.ch).
09
Les sites suivants vous mettent en lien avec des personnes professionnelles qui sauront vous informer :
Le portail de la Santé bernoise ,
http://www.santebernoise.ch/fr/nos_offres/promotion-de-la-sante-et-prevention.18/setting.1994/ecoles.2007.html
est une ressource indispensable pour les écoles. La fondation propose un soutien sous forme de conseils/coaching,
de formations, de conférences et des séances d’information pour les écoles primaires, secondaires I et secondaires II.
Le site http://www.ciao.ch/f/, est une plateforme d’aide, d’échanges et d’informations pour les 11 - 20 ans. Y sont
abordés par exemples les thèmes de l’estime de soi, de la sexualité, de la violence ou encore de la discrimination et
du racisme.
Le portail http://sois-prudent.ch (bien que mis sur pied par le canton de Vaud), donne des éléments de réponse
notamment en matière de lois et vous renvoie sur les sites des organismes spécialisés dans chacune de ces
thématiques.
Pour aller plus loin …
Ressources pédagogiques:
Le portail d’information consacré à la promotion des compétences médiatiques,
www.jeunesetmedias.ch, est un site qui offre des conseils aux jeunes mais aussi aux parents et aux enseignants.
Rapport cantonal du canton de Berne sur les jeunes et la violence (2010) :
http://www.jeunesetviolence.ch/fr/etat-des-lieux/cantons/berne.html
Prévention du suicide en Suisse :
http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/vacarme/7573270.html/BINARY/Rapport:%20La%20prévention%20du%20
suicide%20en%20Suisse
Films de préventions : ttps://www.youtube.com/watch?v=etl4vT89JRc
h
http://education.francetv.fr/parents/prevention/video/cyber-harcelement-harcelement-a-l-ecole
Films :
en X, 2008, film réalisé par Nic Balthazar. Voire la bande annonce.
B
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18805426&cfilm=132087.html
Después de Lucia, 2012, film réalisé par Michel Franco. Voire la bande annonce.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19381186&cfilm=206437.html
Films témoignages :
http://education.francetv.fr/parents/prevention/video/
harcelement-a-l-ecole-temoignage-de-jacky-17-ans.
http://education.francetv.fr/parents/prevention/video/victoire-17-ans-a-vecu-quatre-annees-de-cyberharcelement
Émissions radiophoniques :
mission Vacarme de Marc Giouse sur la Radio suisse romande
E
du 29 février au 6 mars
2016 sur le harcèlement :
http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/vacarme/7496289-vacarme-du-29-02-2016.html
Emission Vacarme de Marc Giouse sur la Radio suisse romande du 21 au 27 mars 2016 sur le suicide :
http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/vacarme/7554090-vacarme-du-22-03-2016.html
10
Livres :
Bellon, J.-P. & Gardette, B. (2014). Harcèlement et cyberharcèlement à l’école. Paris : ESF.
Fraisse, N. (2015). Stop au harcèlement ! Le Guide pour combattre les violences à l’école et
sur les réseaux sociaux. Paris : Calmann-Lévy.
Romano, H. (2015). Harcèlement en milieu scolaire. Victimes, auteurs : que faire ?. Paris :
Dunod.
Pestana, D.-M. (2013). Le harcèlement au collège. Paris : Karthala.
II. Thème 2, L’incivilité :
Le terme « civilité » se définit traditionnellement comme l’« observation des convenances,
des bonnes manières en usage dans un groupe social ». Définir le terme « incivilités » se
révèle plus compliqué. Sebastian Roché, sociologue français, définit les incivilités comme un
« ensemble de nuisances sociales extraordinairement variées qui ne blessent pas physiquement les personnes, mais bousculent les règles élémentaires de la vie sociale qui permettent
la confiance ». Les comportements qu’elles recouvrent sont des crachats, des graffitis sur les
murs des villes, des dégradations de biens publics, des attroupements d’individus potentiellement menaçants, ou encore les nuisances sonores et des propos injurieux.
La difficulté principale réside dans le fait que cette notion sociologique englobe à la fois
des comportements gênants, mais qui ne sont pas pénalement punissables, et d’autres
qui constituent de vraies infractions. Cela occasionne de nombreux débats. Certains considèrent que l’expression masque de réelles atteintes et une partie de la délinquance, d’autres
récusent cette formulation qui légitimerait l’établissement insidieux d’un appareil répressif
public et privé.
Les incivilités sont perçues comme un défi à l’ordre public. Le problème central ne réside pas
dans les actes commis, mais dans leurs conséquences. En effet, plusieurs études soulignent
que la multiplication des incivilités, notamment dans un lieu géographiquement limité (ex : un
quartier), accroît le sentiment d’insécurité, mais aussi la délinquance, dès lors que les mécanismes informels de contrôle disparaissent.
Le lien entre les citoyens s’estompe et une méfiance généralisée s’installe. Ces atteintes à
l’ordre public sont destructrices des interactions de civilité et, finalement, de la confiance
nécessaire au bon fonctionnement de la société.
Source : http://www.relationsansviolence.ch/documents/violence-clemence.htm
Extrait du spectacle :
Les actes d’incivilité ne sont pas que l’apanage des jeunes, elles sont des faits individuels
qui touchent toutes les classes d’âge.
Sur le quai d’une gare. Un homme obnubilé par son Smartphone, une canette et des chips
à la main. Il jette la canette et l’emballage des chips par terre. Une poubelle est pourtant
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présente. Eva observe.
Eva :
Eh ! Eh ! Monsieur ! Monsieur ! Ouh ouh, je vous cause
Eva :
Hein ? Quoi ?
Euh… Monsieur, je crois que vous avez perdu quelque chose…
Le mec du quai :
Eva :
Le mec du quai :
Regarde autour de lui. Hein quoi, j’vois pas ?
Ben là… la canette, le paquet de chips…
Eva :
Le mec du quai :
Quoi ??? Mais ça va bien dans ta tête ? Tu rigoles ou quoi ?
Alors de 1) je rigole pas du tout et de 2) je crois que c’est plutôt vous qui n’allez pas bien
dans votre tête ! Y’a une poubelle là… On vous a jamais appris qu’une poubelle, c’était fait
pour recueillir les dé-chets ?
En plus regarde, celle-là, elle est cool, vous pouvez même mettre ta canette avec l’alu et
l’emballage de chips ici. C’est bien pensé, non ?
Le mec du quai :
Non, mais j’hallucine ! Mais de quoi j’me mêle, espèce de gamine. Je fais ce que je
veux, quand je veux encore et c’est pas une môme qui va me faire la morale, non mais ! Allez
va voir ailleurs avant que je te remette à ta place, petite pétasse !
Proposition d’activité :
Imaginez une campagne (recherche de slogans, de visuels, mais aussi de moyens d’influence – réseaux sociaux, actions de terrain, campagne d’affichage, médias, etc.) qui « s’attaque » à la question du respect de l’espace public et du littering.
Pour aller plus loin...
Livres, brochures et articles :
Longhi, G. &Vaillant, M. & Vergerz, M.-D. & Mazoyer D. (2001). Face aux incivilités scolaires.
Quelles alternatives au tout sécuritaire ?. Paris : Broché
Enjeux pédagogiques – La violence ordinaire à l’école.
www.hep-bejune.ch/boutique/...pedagogiques/pdf/HEPB_BULL_No17.pdf
Pourquoi les adolescents laissent-ils traîner leurs déchets ?
Article :
https://www.bluewin.ch/fr/conso/2014/10/22/pourquoi-les-adolescents-laissent-ils-trainerleurs-dechets-.html
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Conférence débat en vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/
x44iv6_dominique-cuny-1-2-violences-et-inc_school
Film prévention :
https://www.youtube.com/watch?v=fMqICaR4O1o
http://www.bordeaux.fr/p105660/lutte-contre-les-incivilites
III. Thème 3, Substances et addictions :
On appelle « drogue » toute substance psychotrope ou psychoactive
qui perturbe le fonctionnement du système nerveux central (sensations, perceptions, humeurs, sentiments, motricité) ou qui modifie
les états de conscience. Une drogue est un produit susceptible
d’entraîner une dépendance physique et/ou psychique. Ce terme
recouvre les drogues illégales comme le cannabis, l’héroïne ou la
cocaïne ainsi que les drogues légales comme la nicotine, l’alcool ou
les médicaments.
Il convient de rappeler que les effets produits par une drogue
dépendent en partie de la substance mais aussi du consommateur
(état d’esprit, expérience, poids, etc.) et du contexte de la consommation. En général, parmi les drogues, il convient de distinguer celles
qui calment ou assomment, telles que l’alcool, les tranquillisants
(médicaments) ou les opiacés de celles qui stimulent, telles que la
cocaïne, l’ecstasy ou les amphétamines ou celles qui provoquent
des hallucinations, telles que le LSD ou les champignons hallucinogènes. Certaines drogues ont des effets différents selon la dose
consommée.
Source : http://www.addictionsuisse.ch/faits-et-chiffres/
substances-et-addiction/
Extrait du spectacle :
Les jeunes, tout autant que les adultes consomment des drogues
parce qu’ils souhaitent changer quelque chose dans leur vie. Cela
peut-être l’envie, le besoin de s’évader, de se sentir dans le coup, de
montrer que l’on est quelqu’un ou encore tout simplement pour faire
une expérience.
La personne pense que c’est une solution mais en fin de compte, la
substance devient le problème. Les conséquences de la consommation sont toujours pires que le problème que la personne essaie de
résoudre en entrant dans le cycle infernal de la consommation.
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Ainsi Alan n’a pas vraiment d’amis. Pour se donner confiance, mais
aussi pour trouver une place au sein de ses pairs, il commence à
boire et à fumer des cigarettes puis du cannabis.
Dans un premier temps, cela le conduit à être plus populaire. Dans
un second temps, il va découvrir qu’il a fait le mauvais choix.
Un plateau télé ; un présentateur et Allan, un jeune de 15 ans.
Le présentateur :
Chers téléspectateurs, chères téléspectatrices, bonsoir. Ce soir,
notre émission va être consacrée à un sujet douloureux et poignant,
celui de l’alcool, des drogues dites douces et des jeunes. Dans le
reportage qui va suivre, vous allez découvrir le témoignage d’une
jeune victime qui paie chère sa participation à une de ces soirées où
il semble que le but recherché est d’être le plus vite possible en état
second. Allan a accepté de témoigner à visage découvert afin, dit-il,
que d’autres ne soient pas aussi con que lui. Regardez !
Allan :
Je m’appelle Allan… je viens d’avoir 15 ans… Et euh…je
fumais des tarpets, ouais… de temps en temps… avec les potes…
pour me marrer… Pour me marrer et aussi… pour avoir des potes…
Faire partie de la bande. Ouais, c’est con, je sais… mais je m’ suis
trouvé un peu coincé vers 13 ans… Un peu perdu… pas trop populaire… un peu à l’écart quoi… Bref, j’avais la boule au ventre à chaque
fois que j’devais aller à l’école… ou ailleurs d’ailleurs. Et avec es filles,
c’était la cata… Alors je me suis dit qu’il fallait absolument devenir
populaire… J’me suis mis dans le moule racaille rebelle- j’en bats les
couilles et j’ai commencé à fumer et à boire. Des clopes et puisdes
pétards aussi, très vite et des mélanges d’alcools pas possibles.
Proposition d’activité :
Le personnage d’Allan est directement inspiré d’un fait divers local
tragique. Imaginez, dans une lettre, un message, un courriel, ce que
vous auriez envie de lui dire avant qu’il ne fasse la plus grosse bêtise
de sa vie. Quels sont les arguments qui pourraient le toucher, l’inciter
à se respecter, à ne pas se détruire ?
Besoin de renseignement ? Besoin d’aide ?
Toutes addictions.
http://www.santebernoise.ch/fr/nos_offres/promotion-de-la-sante-etprevention.18/setting.1994/ecoles.2007.html Le portail de la Santé bernoise est une ressource indispensable
pour les écoles. La fondation propose son soutien sous forme de
conseils/coaching, de formations, de conférences et des séances
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d’information aux écoles primaires, secondaires I et secondaires II.
Alcool.
Si vous avez un problème avec l’alcool et que vous avez besoin
d’aide, si l’un de vos proche bois trop, le site internet :
http://www.stop-alcool.ch est une ressource fiable qui saura vous
orientez vers des professionnels de la santé et dans le domaine de
l’alcoologie. Vous pouvez aussi en parler avec votre médecin traitant
qui saura vous guider.
Drogues.
Cannabis :
le site http://www.stop-cannabis.ch, vous accompagne dans une
réflexion sur votre consommation de cannabis ou sur celle de votre
entourage. Vous pourrez également vous informer sur les risques
encourus ou recevoir des conseils personnalisés.
Tabac :
Le site : http://www.stop-tabac.ch/fr/ apporte de l’aide et donne des
conseils pour arrêter de fumer.
La rubrique.
L’alcool ? Le tabac ? Le cannabis ? Et le reste ? sur le site internet :
http://www.ciao.ch/f/drogues/, apporte de nombreuses informations
dans ces domaines.
Pour aller plus loin...
Ressources pédagogiques :
Issus de divers milieux institutionnels (scolaire, médical, animation, éducation, social),
le groupe de travail ADO-BEJU met à
disposition différents outils de travail et de
réflexion (séances conseil, formation, supervision, références bibliographiques, etc.)
pour les professionnels qui accompagnent
des adolescents et jeunes adultes ayant
des comportements de type addictif et/ou à
risque. Site internet :
http ://www.beju-addiction.ch/adobeju_
actualite.html
Le GREA est l’association des personnes
actives dans le champ des addictions. Il
promeut l’innovation et les bonnes pratiques,
dispense des formations et prend position
sur les sujets d’actualité et de société en lien
avec les addiction, site internet :
http://www.grea.ch/
et plus spécifiquement en ce qui concerne
les adolescents : http://www.grea.ch/
plateformes/adolescents
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Livres :
Carrere D’Encaune, M. (2011). Alcool : les
jeunes trinquent. Paris : Anne Carrière.
Dodin, V. (2014). Guérir les addictions chez
les jeunes : 100 questions-réponses. Paris :
Desclée de Brouwer.
Huerre, P. & Marty, F. (2007). Alcool et adolescence. Jeunes en quête d’ivresse. Paris :
Albin Michel.
Le Garrec, S. (2002). Ces ados qui « en
prennent ». Sociologie des consommations
toxiques adolescentes. Toulouse : PUM.
Films de prévention :
ttp://www.konbini.com/fr/tendances-2/
h
spot-addiction-drogues-prevention/
L’addiction vu par un court métrage.
http://www.dailymotion.com/video/
x2b3i97_l-addiction-vue-par-un-court-metrage-glacant_lifestyle
Film :
equiem for a dream – film dramatique réalisé en 2001
R
par Darren Aronofsky. Voir la bande annonce :
http://www.programme-tv.net/cinema/92964-requiem-for-a-dream/
IV. Thème 4, L’irrespect intergénérationnel.
Dès sa naissance, et même dès sa conception selon certaines études, l’être humain est en
relation. Les premières années de sa croissance sont principalement marquées par son environnement familial.
Graduellement, il est confronté aux interactions sociales en dehors de sa famille. L’école
ainsi que les activités socioculturelles prennent alors une place grandissante dans sa vie.
On observe depuis une trentaine d’années un « cloisonnement » des générations, chaque
groupe d’âges se trouvant isolées, démunie par rapport aux valeurs et au fonctionnement de
celles qui la précèdent ou la suivent, essentiellement par méconnaissance. Il en résulte que,
les relations intergénérationnelles sont empreintes de stéréotypes et de préjugés qui nuisent
à la communication.
Il existe pourtant des relations intergénérationnelles enrichissantes. Selon le Rapport social
suisse 2012 (une analyse conduite par le Centre de compétences suisse en sciences
sociales FORS), les chercheurs ont constaté que les liens intergénérationnels sont de nos
jours absents des relations amicales ou professionnelles, mais persistent de manière très
forte dans la famille, où se côtoient plus de générations que dans le passé.
En dehors de la famille, peu de relations existent entre les âges, séparés par des fossés
culturels, qu’il s’agisse de croyance religieuse, de goûts musicaux ou de pratique sportive,
par exemple. Les auteurs concluent sur le fait que « certaines fonctions essentielles de notre
société – telles que la transmission du savoir ou l’aide réciproque en période de vulnérabilité
et de dépendance – ne peuvent être remplies que si l’échange entre les générations se fait et
perdure. »
Ils relèvent cependant que « la solidarité entre générations est (aussi) une solidarité de
classes » et que « le genre, la formation ou le revenu sont souvent plus importants que notre
âge ou notre appartenance à une génération. ».
Source :
https://www.lives-nccr.ch/fr/actualite/
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les-differences-generationnelles-au-centre-du-nouveau-rapport-social-n611
Extrait de scène :
Dans le train. Une femme plutôt âgée est assise dans un compartiment. Arrive Ride, s’assied et met ses pieds à côté de la femme. Puis
il écoute de la musique fort. Réactions.
La femme âgée :
Eh jeune homme ! Jeune homme ! Vos pieds !
Ride :
Ben quoi ? I’t’ dérangent mes pieds ?
La femme âgée :
Mais jeune homme, quand même !
Ben quoi ? T’as de la place, non ? Alors qu’est-ce que tu
brailles ?
La femme âgée :
Mais jeune homme, quand même un peu de respect. On ne met pas ses pieds sur
les sièges…
Proposition d’activités :
Il est difficile d’avouer que l’on apprécie la compagnie d’une personne « âgée », c’est-à-dire
plus âgée que soi.
Et si on se lançait dans une vaste campagne de rencontres et
d’échanges intergénérationnelles?
Formez des groupes de travail et élaborer un projet en ciblant des personnes âgées de votre
entourage. Par exemple : « échange initiation au web contre cours de valse » ou « préparons
votre repas une fois par semaine contre cours réguliers d’orthographe ».
Les jeunes savent des tas de choses que les vieux ignorent. Et vice versa.
Soyez créatifs, cela va de l’univers geek aux pratiques artistiques, à la cuisine, au jardinage,
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Ride :
à l’apprentissage des langues, … Le but est de tisser des liens, d’oser s’approcher de personnes qui a priori nous apparaissent étrangères.
Pour aller plus loin …
Ressources :
La plateforme Intergeneration relie en Suisse des générations entre elles, donne de la visibilité
à des projets intergénérationnels et met en réseau les acteurs et les personnes intéressées.
Site : http://www.intergeneration.ch/fr
Une brochure suisse de prévention sur le dialogue intergénérationnel :
http://www.lausanneregion.ch/xml_1/internet/FR/application/d206/f830.cfm
Articles :
http://www.huffingtonpost.fr/2015/02/28/conflits-generations-relations-jeunes-vieux-bienplus-apaisees-enfoires-chantent_n_6769128.html
Une analyse de projets intergénérationnels en Suisse , 2010.
https://www.unige.ch/sciences-societe/socio/files/4614/0533/6008/inte.pdf
Les relations entre génération hors de la famille
(Suisse, 2011).
https://www.unige.ch/sciences-societe/socio/files/7514/0533/6133/janin.pdf
Film :
Listes de festivals et de leurs films spécialement dédiés au cinéma intergénérationnel :
https://www.uclouvain.be/309280.html
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Dossier pédaggogique
mise en page:
Te o R e g h e n z i

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