JOURNAL n° 7 Juin 2009

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JOURNAL n° 7 Juin 2009
JOURNAL n° 7
Juin 2009
Proposé par l'équipe de les-crevettes.com
Au sommaire de ce numéro
Le mot de la rédaction
Interview : lechimiste
Déterminer les causes de mortalité chez les invertébrés d’eau douce
La plante : Utricularia graminifolia
Les masses de filtration
La red cherry dans tous ses états
Le bricolage : Couper le verre
Reportage : Salon animalier du Bassin d'Arcachon
Le podium du concours photo
Mot de la rédaction
Ce nouveau numéro du journal inaugure la parution désormais trimestrielle pour les raisons
évoquées sur le forum. Cela permet entre autre de fouiller un peu plus les articles, d'approfondir les
recherches et les tests dans l'optique de toujours vous proposer une production en perpétuelle
amélioration.
Vous nous avez montré que vous étiez impatients de retrouver les nouveaux numéros du journal,
nous vous rappelons que vous avez la possibilité de participer à cette aventure en proposant vos
articles. C'est le cas de plusieurs articles proposés dans ce numéro ou les précédents.
Pour inciter à ouvrir un peu plus le journal à vos plumes, nous vous proposons un nouveau
concours. Une nouvelle rubrique fera son apparition. Cette rubrique s'intitulera : l'article des
membres. Elle hébergera l'article qui aura été proposé par un ou plusieurs membres en collaboration
et qui aura emporté le plus de suffrages au sein de l'équipe du forum.
Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, nous allons VOUS ouvrir la rédaction du prochain numéro
INTEGRALEMENT. Un sujet sur le forum vous apportera des instructions sur les modalités de ce
petit concours. Le prochain numéro sera donc la compilation des meilleurs articles produits par vos
soins. Alors à vos plumes !
Bonne lecture et à bientôt sur le forum !
Mhymir
INTERVIEW AVEC LECHIMISTE
Bonjour, peux-tu pour commencer nous en dire
un peu plus sur toi : ton prénom, ton âge et ta
région ?
Je m’appelle Julien, j’habite prés de Meaux en
seine et marne, j’ai 25 ans.
D’où te vient ce pseudo ?
C’est une longue histoire, déjà je dois
commencer par préciser que je ne suis pas
vraiment chimiste. Mais ayant travaillé dans le
domaine de l’animalerie j’ai vite compris que
beaucoup de problèmes rencontrés par la
clientèle venaient des paramètres, et que la
plupart du temps je faisais que traiter les causes.
J’ai donc décidé de me documenter et j’ai fini
par me passionner pour la chimie de l’eau. J’ai
eu la chance de rencontrer des vétérinaires et
biologistes qui m’ont beaucoup appris. Quand je
me suis inscrit sur le forum je débutais tout juste
en crevette et ne sachant quel pseudo utiliser j’ai
choisi « lechimiste » surnom moqueur que
m’ont donné certains amis aquariophiles.
Ton
métier
a-t-il
l’aquariophilie ?
Oui, ce fut le cas
un
rapport
Quand t’es venue la passion des crevettes ?
C’est particulier j’ai commencé à voir apparaitre
sur les disponibles de commande des
multidentata que je me suis empressé de faire
cohabiter dans mon 240 litres typé amazonien.
Dans un premier temps pour essayer. Je les ai
vite trouvées intéressantes et amusantes. Puis
j’ai découvert le forum à ces débuts, grâce à
matt qui était inscrit sur un autre forum, et de là
j’ai lancé mon premier aquarium spécifique
crevettes.
Aujourd’hui combien as-tu de bacs ?
Toujours deux un 240 type amazonien et un 54
litres RC que je compte bientôt diviser en deux,
pour essayer la reproduction d’autres crevettes.
Quelle est ta crevette préférée ?
J’aime beaucoup les crystal et le grade grade A
en particulier.
avec
As-tu d’autres animaux à la maison ?
Oui j’ai une chienne de 10 ans (nalla), 9 poules,
un cochon d’inde (yoshi) et 2 aquariums.
Venons-en à ta passion...Quand as-tu commencé
l’aquariophilie ?
J’ai commencé l’aquariophilie à 12 ans, comme
beaucoup en n'y connaissant rien, j’ai reproduit
des guppy, et maintenu des barbus, et des botia
dans 80 litres. La suite vous la connaissez,
échec puis abandons et j’ai repris quand j’ai
commencé à travailler dans ce domaine à 18
ans, cette fois avec toutes les cartes en main.
Ton conseil pour bien maintenir cette crevette?
Je ne maintiens pas encore cette crevette, mais
ce conseil s’applique à toute l’aquariophilie :
une grande régularité dans l’entretien et surtout
toujours procéder de la même façon. (On ne
change pas une équipe qui gagne).
Y a-t-il une crevette ou un bac que tu rêverais
d’avoir ?
Les cardinales et autre crevettes du Sulawesi
m’intéressent beaucoup, mais leurs exigences et
la qualité de l’eau dans ma région ne me
facilitent pas la tâche, étant donnée la rareté de
ces espèces je ne me lancerai que lorsque j’aurai
le temps et le matériel pour m’assurer un
maximum de chance de réussite.
Immersion dans les bacs de Lechimiste :
Voici mon 240 litres j**el
Voici mon 54 litres
Filtration eh**m 2226
Diffusion de co2 d*****le jetable avec
électrovanne
Éclairage 2x39 watt T5 1 tube tropic J*L et un
tube blanc sans marque
Plantes : echinodorus, Ludwigia, nymphéa
lotus, hygrophila+polysperma sunset,
cryptocoryne,pellia sur noix de coco et une
cladophora
Population :
20 cardinalis 10 rasboras 6 corydoras sterbaï, 6
otocinclus et 2 discus 8 cardina multidentata
Filtration EH**M 2211
Éclairage un tube t8 18 watt
Plantes Hygrophila, cladophora, cryptocoryne,
vallisneria
Population : Neocaridina cf. heteropoda var red
(red cherry) quantité ??, planorbe rouge,
ampullaire jaunes
Paramètres:
PH: 6.8
KH: 5
GH: 8
No3: 5
Paramètres :
PH : 6.5
KH : 5
GH : 7
No3 :10
As-tu d’autres loisirs ?
Oui j’aime l’automobile et la pêche que je pratique de moins en moins, pour des raisons de coût et
d’éthique (pêcherie).
Y aurait-il quelque chose que tu souhaiterais rajouter ?
Je voudrais dire aux débutants que tout le monde a connu des échecs un jour ou l’autre l’important
est d’apprendre et de persévérer, ne vous découragez pas vous finirez par y arriver. Comme je dis
souvent sur le forum l’aquariophilie ne doit pas coûter cher ne vous laisser pas embarquer dans cette
société de surconsommation de produit magique. Je voudrais également remercier l’équipe et les
membres du forum pour l’ambiance toujours aussi agréable et passionnée.
Merci à toi et à très vite sur le forum
Comment déterminer les causes de mortalité chez les invertébrés d’eau douce
Lorsque nous nous retrouvons face à un cadavre de crevette, nous sommes souvent perturbés et
nous ne savons souvent que faire. Il est primordial de bien réfléchir et analyser le problème, une
réaction inappropriée peut faire beaucoup de dégâts pour une crevette qui peut tout simplement
être morte de vieillesse.
La première chose à faire est de compter les morts et observer si les crevettes encore vivantes
montrent des symptômes particuliers.
*Voici les différents cas de figure :
1) Nous retrouvons un cadavre seul et les autres crevettes ne présentent aucun symptôme
Dans ce cas il ne faut pas céder à la panique, il faut commencer par retirer le cadavre pour éviter
que les autres crevettes puissent être contaminées par une maladie par cannibalisme. Lorsque cela
est possible, bien observer la crevette morte, et regarder si on n’aperçoit pas par transparence une
coloration inhabituelle ou un parasite ou encore un décollement partiel de l’exosquelette qui
pourraient indiquer une difficulté à muer.
-Si des symptômes de maladie sont décelés sur le cadavre mais que les autres occupants
semblent saints.
Il faut surveiller de très près les autres crevettes, puis faire un point sur les paramètres d’eau
principaux (GH, KH, pH, NO2, NO3) pour tenter de découvrir la cause de la mort de notre crevette.
Des paramètres mal adaptés peuvent rendre nos crevettes plus vulnérables aux maladies, ou même
les faire mourir dans des cas extrêmes. Une fois ces causes vérifiées, il faut s’interroger pour savoir
comment cette maladie a pu s’introduire dans l’aquarium. Un changement d’eau important ne
pourra que leur être bénéfique en prenant soin de siphonner le gravier.
*les causes:
Des crevettes récemment introduites dans l’aquarium, peuvent amener avec elles une maladie. Un
aquarium mal entretenu, une nouvelle racine introduite, une plante ou encore de la nourriture pas
très saine … Il faut alors bien surveiller les autres pensionnaires pour voir si celles-ci ne déclarent
pas à leur tour des symptômes évocateurs et seulement à ce moment là, une fois la maladie
identifiée nous pourrons envisager un traitement.
Je vous conseille d’éviter de traiter tout un aquarium pour la mort d’une seule crevette, quelle que
soit la cause si les autres individus ne sont pas touchés. Les crevettes sont extrêmement sensibles
aux traitements, inutile de les mettre toutes en danger pour un cas isolé.
-Si aucun symptôme n’est décelable sur le cadavre ni sur les autres occupants de l’aquarium
Dans ce cas une simple vérification des paramètres ainsi qu’une surveillance accrue les jours
suivants est nécessaire, et peut être un petit changement d’eau mais rien de plus.
Si un problème de paramètres dans l’eau de l’aquarium est détecté, les précédents articles des
journaux vous aideront à y remédier.
Il faut malgré tout savoir qu’une montée de nitrites ou d’ammonium peut être très courte, (quelques
heures) et causer beaucoup de mortalité même après le retour normal des paramètres.
L’aquariophile peut dans ce cas être complètement perdu en réalisant ses tests une fois le pic passé.
D’où l’intérêt de bien surveiller son aquarium et le comportement de ses occupants tous les jours et
ne pas hésiter à faire des tests à la moindre alerte. Ce phénomène peut expliquer beaucoup de cas de
mortalité, en général les symptômes sont soit une mortalité plus ou moins importante sans
symptôme, ou seulement quelques crevettes en surface. L’aquariophile finit souvent par faire un
changement d’eau par dépit et la quantité de mort diminue jour après jour le tout étalé sur une
semaine.
2) Je retrouve le même jour une bonne partie de mes crevettes mortes
Là, le cas est plus grave, nous sommes soit face à une maladie déjà bien installée ou à un
empoisonnement sérieux.
La première chose à faire est de vérifier les paramètres habituels, si rien d’anormal est décelé il
faut observer alors les animaux pour détecter une éventuelle maladie (les vivants et les morts).
Si des symptômes de maladie sont détectés il faut traiter au plus vite ! La maladie est
probablement bien installée.
Dans le cas où rien n’est visible, ni dans les paramètres, ni en symptômes pathologiques, il faut
se remémorer ce que l’on a fait d’inhabituel les derniers jours précédant l’hécatombe, et faire au
plus vite un gros changement d’eau pour diluer un éventuel poison.
*Les causes possibles
Dans l’aquarium
-Un changement d’eau récent trop rapide avec choc de température ou modification brutale des
paramètres, ou contenant du chlore peut générer beaucoup de mortalité. Dans ce cas, le mal est
fait, il vaut mieux se contenter de surveiller et ajouter une petite dose de conditionneur d’eau.
-L’ajout d’une plante achetée dans le commerce et mal rincée qui peut contenir des restes de
traitement ou d’engrais toxique peut expliquer bien des cas de mortalité. Dans ce cas un gros
changement d’eau, le retrait de la plantes plus une filtration sur charbon actif devrait rapidement
éradiquer le problème. La plante devra être rincée soigneusement et laissée tremper une semaine
dans un seau d’eau avant de retourner dans l’aquarium.
-Une racine ou pierre trouvée dans la nature est susceptible de contenir des polluants ou tout
autre élément récemment ajouté, dans ce cas, ceux-ci devront être retirés, à ce moment là, il faut
appliquer la même procédure que lors d’ajout d’une plante contaminée sauf que ces
« décorations » ne pourront jamais retourner dans l’aquarium faute de pouvoir les nettoyer
correctement, contrairement aux plantes qui après un trempage de plusieurs jours deviennent
totalement inoffensives pour nos animaux. Cette procédure est à mettre en place avant tout ajout
de plante, racine ou pierre provenant de la nature ou du commerce de façon préventive. (Les
racines peuvent être bouillies en plus)
-L’alimentation, soit pas fraiche ou faite maison ou encore mal décongelée peut contenir des
agents pathogènes, les feuilles de chênes, orties ne sont pas toujours indemnes de pesticides ou
de pollutions diverses. Dans le cas d’une suspicion avec des polluants de cette nature, la
procédure à mettre en place sera la même que précédemment, retrait des éléments suspects,
changement d’eau, et éventuellement filtration sur charbon en cas de pollution chimique et
traitement en cas de maladies avérées sur les animaux. (Ne faites jamais de traitement lorsque
vous filtrez sur charbon, celui-ci les absorbe)
Il convient de prendre le plus grand soin lorsque l’on utilise des éléments pris dans la
nature, et dans l’élaboration de nourriture carnée maison, ou encore bien choisir les lieux de
cueillette, pour les végétaux. Je déconseille ces pratiques aux membres débutants en raison
des risques que cela engendre.
-Les anubias nana, rien n’a été prouvé à ce jour mais certains scientifiques pensent que lors de la
taille de cette plante l’acide oxalique libéré pourrait occasionner des cas de mortalité. Dans ce
cas, un changement d’eau devrait régler le problème.
-Les traitements et les anti-algues, les crevettes y sont extrêmement sensibles notamment en
raison de la présence de cuivre qui même à l’état de trace peut générer de la mortalité. Avant
toute utilisation, il convient de bien se renseigner sur leur tolérance vis à vis des invertébrés et
les utiliser qu’en dernier recours.
-L’évaporation, dans les aquariums ouverts, et par grosse chaleur, une quantité importante d’eau
peut s’évaporer. Dans ce cas nous pourrions être tentés de compléter avec de l’eau du robinet.
Or, il se trouve que l’eau évaporée était pure, alors que l’eau rajoutée est chargée en minéraux et
nitrates, il est facile d’imaginer après deux ou trois compléments, une modification importante
des paramètres et une concentration forte en déchets azotés comme les nitrates. Cette petite
erreur courante peut avoir de graves conséquences sur l’équilibre de l’aquarium et sur ses
occupants, pour l’éviter il suffit de compléter l’évaporation par de l’eau osmosée.
Autour de l’aquarium
Il faut s’intéresser également à tout l’environnement de l’aquarium car des polluants
externes peuvent passer par l’intermédiaire des filtres ou simplement par la surface, dans
l’aquarium. Voici les exemples les plus courants.
-Les insecticides et les désodorisants sont fortement toxiques pour la faune aquatique, il faut
donc s’en méfier.
-Les travaux de peinture qui exigent l’utilisation de produits toxiques proche de l’aquarium.
-Les détergents pour le sol ou autre, qui peuvent se retrouver dans un bac ouvert par simple
éclaboussure.
-Ou tout simplement des vapeurs de cuisine, la pollution intérieure, le tabac… Il faut donc
autant que possible aérer son habitation régulièrement. On peut même ajouter certaines plantes
d’intérieur réputées pour leur effet épuratif de l’air, comme les ficus pour le bien être de
l’aquariophile et de ses protégés.
Dans les quatre cas précédemment cités, les seuls remèdes sont un renouvèlement d’eau, une
protection de l’aquarium en cas de travaux (couper les pompes à air) et en cas
d’empoisonnement virulent une filtration sur charbon actif.
3) Cas de mortalité de quatre ou cinq crevettes par semaine sans discontinuer sans
qu’aucun symptôme soit présent ni aucune anomalie dans les paramètres de l’eau
Il faut commencer dans un premier temps par s’interroger sur tous les autres points précédents,
mais en l’absence d’explication on peut se tourner vers l’hypothèse plutôt controversée des
métaux.
Dans un premier temps il faut savoir que nos conduites d’acheminement d’eau courante peuvent
déjà polluer notre eau, à des taux mortels pour certaines crevettes sensibles. Je pense notamment
aux tuyaux de cuivre utilisés pour l’acheminement de l’eau jusqu’au robinet, et au laiton sur les
armatures des robinets. Nous retrouvons aussi dans certaines régions en plus ou moins grande
quantité du plomb, du cadmium du chrome... Tous ces éléments ne sont pas profitables aux
crevettes, la seule solution pour s’en protéger en cas de doute, est l’emploi d’eau en bouteille
pure ou coupée, ou encore l’eau osmosée reminéralisée avec des sels spéciaux vendus dans le
commerce.
Il faut se méfier également des engrais et en particulier des chélateurs utilisés comme
l’EDTA, le DTPA, l’EDDHA et l’EDDHMA.
L’EDTA (Ethylène Diamine Tétra Acétate) est le plus utilisé en aquariophilie. Comme tous les
chélates il a pour rôle de protéger le fer (Fe2+) pour l’empêcher de s’oxyder (Fe3+) en présence
d’eau alcaline, dure et très oxygénée. La forme oxydée du fer n’est plus assimilable par les
plantes. L’inconvénient des chélates, c’est qu’ils sont facilement assimilables par le charbon. Le
fer alors libéré va s’oxyder rapidement, et peut devenir toxique pour des espèces sensibles
comme les crevettes. IL faut donc éviter d’utiliser de l’engrais et du charbon en même temps en
présence d’invertébrés, même si la toxicité du fer sous cette forme n’est pas encore
complètement prouvée elle est de toute façon inutile pour les plantes.
L’autre inconvénient des chélates c’est qu’en fonction des paramètres de l’eau et notamment en
présence de beaucoup de fer oxydé, inutile pour les plantes, il peut quitter le fer pour lequel il a
été introduit pour chélate le fer oxydé plus nombreux. Nous rentrons alors dans un cercle
vicieux, les chélates protègent alors un fer inutilisable (oxydé) et le fer utilisable se retrouve
sans protection et s’oxyde a son tour. La solution proposée dans nos engrais pour l’aquariophile
par les marques spécialisées est de surdoser le chélateur dans la mesure du supportable pour les
poissons, de façon à ce qu’une bonne partie du fer soit toujours protégé, mais ce système de
fonctionnement semble avoir ses limites…
Le seul moyen alors pour nous débarrasser de ce fer inutilisable par les plantes sont les
renouvèlements d’eau réguliers en siphonnant le fond de manière à le retirer du sol dans lequel
il pourrait s’accumuler et être éventuellement ingéré en même temps que la nourriture. Il faut
retenir qu’il vaut mieux distribuer de petites dose de fer régulièrement plutôt qu’une grosse dose
une fois par mois et renouveler sont eau chaque semaine.
Ce qu’il faut savoir sur les chélateurs
Les engrais a base de fer chélaté par l’EDTA sont en général de couleur jaune, il reste soluble
dans une fourchette de pH comprise entre 1.5 et 6.5
Les engrais à base de fer chélaté par le DTPA (diéthylène triamine penta acide) sont en général
de couleur vert et restent solubles dans une fourchette de pH compris 1.5 et 7.3
Les engrais à base de fer chélaté par l’EDDHA sont en général de couleur rouge et restent
solubles dans une fourchette pH compris entre 4 et 10 (attention beaucoup de tests ne détectent
pas le fer chélates l’EDDHA)
Les engrais à base de fer chélaté par l’EDDHMA reste soluble dans une fourchette de pH
comprise entre 3 et 11.
Il faut être vigilent lorsque vous testez des métaux chélatés, ils peuvent mettre plusieurs heures
après l’ajout de ces engrais avant d’apparaitre sur les tests, de plus la fourchette pH de solubilité
n’est pas la même pour tous les métaux, par exemple le cuivre chélaté par l’EDTA reste soluble
dans une fourchette de pH comprise entre 1.5 et 10 contre 1.5 et 6.5 pour le fer. Voila
certainement pourquoi l’EDTA est le plus utilisé en aquariophile. Le cuivre est bien plus toxique
que le fer, les invertébrés en souffrent à des taux bien inférieurs à 0.10mg/L. Hélas les tests du
commerce ne nous permettent pas de tester le cuivre avec une telle précision, et c’est bien
dommage, voila encore une cause probable de mortalité qu’il nous sera difficile de vérifier avec
certitude. Le fer oxydé n’est pas très bien reconnu par les tests du commerce il ne faut donc pas
que l’aquariophile se base uniquement sur ces résultats pour expliquer des cas de mortalité
importante.
De plus en plus d’aquariophile se tournent vers les engrais destinés aux plantes d’appartement
ou de jardin. Les chélateurs utilisés dans ces engrais ne sont pas les même, d’où leur intérêt
surtout en ce qui concerne le FER et les valeurs pH (voir la liste plus haut).
Ceci dit l’emploi de ces engrais comporte quelques risques notamment d’empoisonnement des
invertébrés en cas de surdosage ou de grosses poussées d’algue, il convient de les utiliser avec
la plus grande vigilance.
4) Vient ensuite la grande interrogation sur notre forum, la présence de
particule réagissant à l’aimant dans le gravier du commerce, peut t’elle engendrer la
mortalité ?
Il est difficile de répondre a cette grande question, déjà il faut distinguer deux phénomènes
rencontrés, le cas où tout le gravier se colle à l’aimant, car la peinture utilisée pour sa coloration
contient du fer, on retrouve aussi des particules ferreuses, souvent des billes ou des morceaux de
fil de fer dans le gravier, qui s’oxydent avec le temps.
Dans le premier cas je pense, et ca n’engage que moi, que le risque est faible, car il est testé
avant sa commercialisation, de plus je pense que cette peinture est stable.
Dans le second cas il y a eu des cas très troublants sur le forum, ou même des membres de
l’équipe en on fait les frais. Mortalité au bout de 6 mois à un an d’utilisation, et présence de ces
mêmes morceaux rouillés dans le substrat lors de la réfection. Et une fois l’aquarium refait tout
rentre dans l’ordre. D’autres membres utilisent ce même gravier sans déclarer la moindre
mortalité.
Bien évidement personne n’est infaillible et à l’abri d’une erreur, et comme nous l’avons vu il
existe énormément de causes possibles de mortalité pour ces animaux. On peut même imaginer
une interaction entre les différents chélateurs cités, le charbon et les particules de fer, si on
rajoute encore à cela la valeur pH tout devient extrêmement compliqué. Mais pour moi le doute
subsiste, en particulier dans le second cas. Je vous conseille donc de passer un aimant et de
retirer les faibles quantités de particule ferreuse dans ce type de sable par mesure de précaution.
5) La quarantaine
Avant de rajouter de nouvelles crevettes dans un aquarium déjà peuplé, il est très fortement
recommandé de faire une quarantaine dans un bac destiné à cet effet. Les raisons sont simples,
de nombreux membres déclarent perdre quelques crevettes lors de récents achats, les crevettes
et écrevisses ayant pour la plupart une forte tendance au cannibalisme, le risque est donc
important de contaminer tout un aquarium à cause d’une potentielle crevette atteinte et
nouvellement achetée.
Les porteurs sains : certaines espèces d’écrevisses, de poissons ou de crevettes peuvent être
porteuses de maladies sans les développer et ainsi contaminer les premiers occupants non
immunisés. Nous avons eu le parfait exemple lors de l’introduction de l’écrevisse dite
américaine sur nos écrevisses locales qui se sont vite mises à mourir.
A ce sujet nous ne savons pas grand-chose dans le domaine des invertébrés et nous avons peu
de moyen pour lutter contre ce fléau. La seule chose que nous puissions faire c’est d’éviter
d’ajouter des écrevisses ou crevettes venant directement de la nature et bien évidemment de ne
pas relâcher les espèces exotiques dans un milieu naturel. L’autre solution serait d’avoir un bac
par espèce mais cela n’est pas toujours possible.
J’espère que cet article pourra vous aider à comprendre un peu mieux les différents cas
d’urgence en la matière, je remercie Rosse pour son aide à l’élaboration de cet article ainsi
que pour les informations apportées sur les métaux.
Julien – lechimiste pour les-crevettes.com
La plante du mois : Utricularia gramminifolia
Voici une plante gazonnante encore peu répandue il y a quelques temps. Elle suscite donc un intérêt
grandissant auprès des aquariophiles qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’y essayer.
Elle suscite par la même occasion certaines interrogations pour les passionnés de crevettes que nous
sommes, car elle fait partie des utriculaires (plantes carnivores) ce qui induit donc qu’il pourrait y
avoir prédation avec nos petites protégées, ou même de jeunes alevins.
Après expérience dans un bac de 60L remplit aux trois quarts d’Utricularia, j’aurais tendance à dire
que la prédation est inexistante ou minime. Je n’ai jamais constaté par mes propres yeux cette
prédation, et ma population de Red Cherry était toujours aussi importante, si ce n’est en
augmentation.
Exigences : Cette plante est annoncée comme peu exigeante que ce soit au niveau de l’éclairage ou
bien des apports. Elle convient donc pour des aquariums moyennement équipés, mais après
expérience personnelle on obtiendra un meilleur rendu dans un bac avec un éclairage intense, une
injection de Co2 et des apports d’engrais liquides.
Plantation : L’Utricularia est généralement vendue en pot, il faudra donc enlever le godet en
plastique, mais contrairement à une majorité de plante, il sera fortement conseillé de garder la laine
de roche (ou du moins un minimum en épaisseur). En effet les brins de l’Utricularia sont accrochés
dedans, et il vaut mieux laisser la laine de roche sous peine de voir tous les brins s’envoler dans
l’aquarium,
et
dans
ce
cas
il
sera
très
difficile
de
la
planter.
Dans d'autres cas l'Utricularia peut être vendue sans laine de roche, il ne faudra donc pas hésiter à
bien enfoncer les touffes dans le sol, car il n'y a vraiment pas beaucoup de racines, quitte à en
recourir une partie, et ne pas hésiter à les lester un temps, que les racines s'ancrent bien dans le sol,
sinon les touffes ont la fâcheuse tendance à remonter très souvent au début.
Pour la plantation en elle-même, il sera donc conseillé de garder une partie de la laine de roche s'il y
en a et de faire plusieurs petits paquets que l’on espacera. De nouvelles pousses feront alors
rapidement leur apparition.
Au début je conseille d’éviter de trop brasser la zone ou l’Utricularia est plantée, afin d’éviter
qu’elle ne s’envole dans l’aquarium, et lui laisser le temps de prendre place. Puis progressivement
au bout d’une ou deux semaines on peut brasser un peu plus si on le désire la surface du « tapis »
pour lui assurer une croissance optimale (les nutriments circulant mieux seront donc captés par la
plante) et éviter une éventuelle propagation d’algues sur une zone « morte ».
Entretien : A la longue cette plante peut avoir tendance à monter, du moins s'épaissir du fait que les
stolons s'entremêlent. Si on veut maintenir sa taille on peut s'amuser à la tailler, de nouvelles
feuilles repartiront par le dessous, ou alors des stolons prendront place rapidement à l'endroit où la
taille a eu lieu.
J’ai eu la désagréable surprise après un petit temps sans m’en occuper de voir la base complètement
blanche (due à un manque d’éclairage à ce niveau), prête à se décrocher du sol (le tapis faisant alors
10cm d’épaisseur), il était un peu tard pour m’en occuper correctement, du coup ça a eu vraiment
beaucoup de mal pour repartir suite à la taille.
Si l’on s’en occupe régulièrement, la base restant bien verte on peut tailler en y allant
progressivement par zone distincte : ainsi les zones alentours vont s’occuper de recouvrir la zone
taillée.
Au final ce n’est pas une plante forcément difficile, mais qui demande malgré tout un bon entretien
car elle se révèle vite envahissante.
Photo du bac de 60L m’ayant servit de test pour cette plante (comme vous pouvez le voir elle s’est
rapidement épaissie) :
Si vous voulez en savoir plus sur ce bac (notamment les données techniques et la fertilisation) vous
pouvez
vous
rendre
à
cette
adresse :
http://hidekisam.bp-creation.fr/index.php?
p=post&post=98&title=Pr%E9sentation%20du%2060L%20V2
Hideki pour les-crevettes.com
Les différentes masses de filtrations
Il existe dans le commerce spécialisé de nombreuses masses de filtration différentes, il me sera
impossible de toutes les traiter en particulier, mais voici une petite liste des plus utilisées avec leurs
avantages et inconvénients, ainsi que leurs entretiens et la périodicité de renouvellement.
Comme expliqué dans le journal de février il existe trois types de filtration : mécanique, biologique,
et chimique. Certaines masses peuvent apparaitre dans plusieurs catégories. En général ces masses
ont une grande efficacité dans leur spécialisation, mais restent souvent moins efficaces dans leur
deuxième utilité, cette utilité complémentaire mérite tout de même d’être connue.
-Les masses de filtration mécanique
Leurs rôle est de retenir les particules grossières comme le ferait un filtre à café
Les mousses
Il en existe de plusieurs couleurs et de granulométries différentes. Pour les choisir, il faut tenir
compte de la spécificité du filtre, et des autres masses de filtrations. Le but étant d’éviter qu’elles
s’encrassent trop vite. L’idéal est de les placer de la plus grossière à la plus fine dans le sens de
circulation de l’eau. Si vous avez la possibilité de mettre qu’une seule mousse choisissez la de
granulométrie moyenne, ou plus fine, avec un peu de ouate avant, toujours dans le sens de
circulation de l’eau. Avec cette configuration la mousse fera office de filtration mécanique et
biologique.
*L’entretien et leur durée de vie
Un simple rinçage une fois encrassée, avec de l’eau de l’aquarium suffit (car elles peuvent aussi
servir de filtration biologique et il serait dommage d’éliminer les bactéries utiles qu’elles peuvent
contenir à cause du chlore couramment utilisé dans l’eau du robinet). La périodicité du nettoyage
dépendra du volume de l’aquarium, des occupants, et du type de filtre utilisé. Nettoyez les dès que
vous voyez le débit du filtre diminuer, ou constatez un encrassement important.
*Leur renouvèlement
Les fabricants nous recommandent un renouvellement régulier de ce type de masse, en réalité elles
peuvent être rincées de nombreuses fois et j’estime leur durée de vie à plusieurs années.
La ouate ou perlon
Il s’agit d’une sorte de coton hydrophile synthétique, on en trouve sous forme de coussin adapté à
votre modèle de filtre, ou sous forme libre que vous pouvez placer à souhait dans n’importe quel
filtre. La ouate est souvent utilisée comme premier élément de la filtration. Elle sert en règle
générale à empêcher les masses de filtration suivante de s’encrasser. Certains l’utilisent aussi tassée
en dernière élément de filtration pour retirer les dernières petites particules qui seraient passées à
travers les masses précédentes.
*L’entretien et leur renouvellement
Tout va dépendre encore une fois de l’aquarium, mais en général il faut la rincer souvent ou la
renouveler. La ouate a une durée de vie assez courte, de quelques mois tout au plus, en effet après
plusieurs rinçages elle s’effiloche ou devient très sale et impossible à nettoyer correctement. Son
prix relativement bas et son adaptabilité à la majorité des filtres en fait l’une des masses de filtration
mécanique préférées des aquariophiles.
Il existe encore de nombreux types de filtration mécanique plus fine ou plus grossière adaptées à la
particularité d’un filtre, ou pour remédier à un problème spécifique, impossible à traiter dans cet
article.
-Les masses de filtrations biologiques
Leurs rôle est d’abriter des bactéries capables de dégrader les polluants azotés toxiques pour les
animaux. (Voire article sur « le cycle de l’azote » et « quand le cycle de l’azote ce dérègle »)
Les céramiques
On trouve des céramiques sous diverses formes, cylindre creux, ou encore en forme de bille
pleine… (C‘est probablement de là que vient leurs surnom de « nouilles »). Pour faire son choix
parmi toutes les marques et modèles proposés, il faut commencer par s’assurer grâce à la
documentation fournie avec son filtre qu’elle soit compatible. En effet il serait dommage d’acheter
des céramiques trop grosses qui ne rentreraient pas dans le compartiment dédié. Ensuite il faut tenir
compte de la quantité dont nous allons avoir besoin. Dans un grand filtre, pouvant contenir
beaucoup de céramique et dans un aquarium peu peuplé, il est inutile d’acheter des céramiques avec
une très grande porosité et capable de maintenir énormément de bactéries, en revanche dans un petit
filtre contenant que peu de céramiques il vaut mieux investir un peu plus, puisqu’il nous faut
garantir une filtration biologique optimale, avec moins de masses.
Conseil : pour comparer les différentes qualités céramiques il est indiqué sur les paquets le taux de
colonisation possible au cm2. Choisissez en fonction de vos besoins et du prix. Plus la colonisation
est importante au cm2, meilleure sera la filtration. Dans ce domaine on peut avoir de bonnes
surprises la plus chère n’est pas forcement la meilleure.
*L’entretien
La filtration biologique est la plus importante en aquariophilie : c’est elle qui empêche nos poissons
de s’empoisonner avec leurs propres déchets. Il convient de prendre le plus grand soin lors de son
nettoyage pour éviter de dérégler tout l’aquarium. Il faut éviter autant que possible de les nettoyer,
pour cela l’idéal est de les placer après un élément de filtration mécanique de façon à éviter qu’elles
se salissent trop vite, et ainsi maintenir une plus grande quantité de bactéries présentes grâce à une
meilleure oxygénation. Lorsque le rinçage s’impose il est préférable de nettoyer qu’une partie de
ces masses, ou de ne pas nettoyer le reste du filtre la même semaine. L’idéal pour le rinçage est de
toujours procéder avec de l’eau de l’aquarium précédemment retirée, plutôt que d’utiliser de l’eau
du robinet contenant du chlore pour préserver nos bactéries si précieuses dans l’équilibre de nos
aquariums.
*Leur durée de vie et leur remplacement
Leur duré de vie est longues, même si les fabricants recommandent un renouvellement trimestriel
pour raison de colonisation total du support. Selon eux les bactéries se multiplient par division et
une fois la totalité de l’espace disponible utilisé leur population viendrait à décroitre. Je vous
recommande pour ces mêmes raisons un rinçage trimestriel pour éliminer une partie des bactéries et
laisser de la place aux autres, ou un renouvellement partiel, en faisant une rotation avec par exemple
un second lot de céramiques pouvant ainsi resservir tout les 3 mois. Je n’ai cependant jamais
constaté de pollution qui aurait pu être engendrée par un oubli du systématique nettoyage
trimestriel, à partir du moment où l’eau circule correctement dans le filtre. En tout cas ne jetez pas
vos céramiques elles ont une durée de vie réel de plus de 3 ans.
Les mousses
Elles peuvent aussi servir de filtration biologique dans les filtres ne pouvant accueillir de
céramiques ; dans ce cas, il convient de les rincer comme on le ferait avec tout support de filtration
biologique, toujours par moitié et avec de l’eau de l’aquarium. Leur duré de vie est aussi longue que
lorsqu’elles sont utilisées comme support de filtration mécanique.
Le commerce ne manque pas de choix dans le domaine de support pour bactéries aérobie,
impossible encore une fois de toutes les passer en revue, le principal est d’avoir un bon support
poreux, facile d’entretien et surtout adapté au filtre, pour dégrader correctement l’ammonium et les
nitrites.
Les supports biologiques anti nitrate
Pour lutter contre les nitrates on trouve principalement deux types de produit à mettre dans les
filtres et à ne pas confondre. Les biologiques dont nous allons parler et les chimiques que nous
verrons dans la partie dédié à ce type de filtration.
Il s’agit de petits coussins ou de petits sachets étudiés pour accueillir des bactéries anaérobies
capables de dégrader les nitrates. Ces masses de filtration sont très étudiées, depuis l’enveloppe
conçue pour laisser passer le moins d’oxygène possible, jusque l’intérieur où se trouve un support
pour les bactéries, ainsi qu’une souche et tout ce qu’il faut pour démarrer la colonisation. Ces
masses ne présentent aucun effet indésirable, leur seul inconvénient reste leur prix élevé.
*L’entretien, leur durée de vie et renouvellement :
Il est difficile de dire, quand ces masses de filtration ne sont plus actives, fiez vous à la notice du
fabricant, de votre expérience, ainsi qu’à vos tests nitrates.
Conseil : ces masses de filtration coutent cher, leur efficacité n’est pas aussi extraordinaire que leur
cousine résine anti nitrate, elles permettent au mieux de contrôler un taux de nitrate un peu haut. En
cas d’intoxication importante leur seule efficacité ne permettra pas de rééquilibrer le bac. Dans de
tels cas, je vous recommande de lire les précédents journaux et notamment « quand le cycle de
l’azote se dérègle » pour bien comprendre ce phénomène et avoir une réaction proportionnée au
problème. Cette filtration est toutefois intéressante dans le cas de reproduction ou de maintenance
d’espèce extrêmement sensible à ce paramètre ou un taux très faible de nitrate est indispensable à la
réussite. Mais gardez à l’esprit que le meilleur moyen de luter contre les nitrates, est un entretien
régulier, ainsi que les plantes à croissance rapide qui en consomme de grande quantités.
-Les masses de filtration chimique
Il faut commencer par savoir que ce type de filtration n’est pas indispensable, et que beaucoup de
ces solutions ont des effets indésirables. Je vous recommande donc de les utiliser ponctuellement ou
avec précaution, exception faite pour la tourbe qui ne présente aucun danger sur le long terme. La
majorité de ces filtrations ont un fonctionnement très complexe, je vais donc simplifier au
maximum et vous donnez les quelques informations que les fabricants nous donnent au compte
goutte.
Le charbon
Il est fabriqué à partir de bois ou d’os, dans des fours à haute température. En fonction du processus
de fabrication il est plus ou moins efficace dans certains domaines. On trouve des charbons à tous
les prix. Son intérêt en aquariophilie est multiple, il absorbe très bien les couleurs, les odeurs de
l’eau mais également les résidus de traitement et certains métaux. Vous allez me dire ce produit est
génial ! Hélas son action ne s’arrête pas là, il absorbe également les chélateurs (EDTA…) utilisé
dans nos engrais, rendant ainsi le fer qu’il contient inutilisable par les plantes et peut être même
toxique pour les crevettes. Il semble également capable de fixer certains minéraux utiles aux
plantes. Il absorbe tous les tannins tels que ceux libérés par la tourbe, feuilles de chêne, fruits
d’aulne… Je vous recommande de ne pas l’utiliser avec ces produits conjointement, car en plus de
l’inutilité on pourrait constater une monté de pH due à la disparition brutale des tannins. Le charbon
est également soupçonné de favoriser l’apparition de certaines maladies, notamment chez les discus
et scalaires due aux poussières abrasives pour leurs mucus, mais rien n'est prouvé à ce sujet.
Certains charbons libèrent des doses non négligeables de phosphates dans l’aquarium, favorisant
ainsi la pousse des algues, seulement toutes les marques ne présentent pas ce problème. En
revanche le charbon n’a que peu d’effet sur les déchets azotés tel que ammonium, nitrite et nitrate.
Le charbon est capable de relarguer ce qu’il a absorbé, certes en très petites quantités, et
seulement lorsqu’il est saturé. Pour simplifier le charbon a plus ou moins d’affinité avec les divers
« polluants », il va en préférer certains à ceux qu’il a déjà absorbés et procéder alors à un échange.
Ce phénomène ne pose en général pas de souci dans le cas de coloration ou d’odeur de l’eau. Mais
en cas de traitement médicamenteux ce phénomène peut s’avérer désastreux surtout avec des
invertébrés. Dans ce dernier cas il vaut mieux filtrer quelques jours après le traitement sur charbon
pour en éliminer les résidus de traitement, et le jeter ensuite pour éviter tous risques.
Le charbon est un très bon élément de filtration mais à utiliser selon moi que ponctuellement pour
remédier à un souci particulier, on évite ainsi la majorité de ces effets indésirables. Certains
aquariophiles utilisent du charbon saturé comme filtration biologique, en effet il est poreux et donc
apte à être colonisé par des bactéries et ne relâche plus de phosphate. Dans le cas où aucun
médicament n’a été filtré par celui-ci, il ne pose en général pas de problème. Toutefois le charbon
reste aussi cher voire plus que des céramiques et sa surface colonisable reste bien moins
intéressante que sur ces dernières, ce qui rend cette pratique peu intéressante.
La tourbe
Complètement naturelle, et très utile pour contrôler un pH un peut haut quand le KH ne dépasse pas
cinq à six degré. Elle permet également de prévenir les acidoses en tamponnant le pH lorsque la
dureté carbonatée est faible (voire article du journal de septembre sur le pH). Ne présentant
quasiment aucun inconvénient à part le fait de teindre l’eau d’une couleur ambrée que certains
trouveront naturelle et d’autres disgracieuse. Les acides humiques libérés ont également un effet
préventif anti mycosique très intéressant dans l’élevage et la reproduction d’espèces sensibles
*L’entretien et la durée de vie : La tourbe a une durée de vie très variable en fonction des
paramètres de maintenance et des renouvellements d’eau. Je vous recommande de la remplacer
lorsque vous constatez un éclaircissement de l’eau, (environ tous les trois mois théorique). La
quantité à utiliser dépend de la qualité de celle-ci et du volume de l’aquarium. Il vaut mieux
respecter les préconisations du fabricant même si un excès de tourbe n’est pas dangereux. La tourbe
ne doit cependant pas être utilisée en concomitance avec du charbon qui absorberait les tannins
libérés par celle-ci, la rendant inutile.
Les résines anti nitrates
Les résines échangeuse d’ions « anti nitrate » sont d’une efficacité redoutable, elles sont capables de
capter la totalité de votre excès de nitrates en quelques heures. Mais en plus de leur prix élevé elles
présentent un inconvénient de par leur fonctionnement. En effet elles vont échanger l’ion NO3contre du sel pour simplifier. Avec l’emploi de ces résines nous allons nous retrouver avec une
quantité de sel dans l’aquarium proportionnelle à la quantité de NO3 absorbée. Or les plantes
n’apprécient pas trop le sel, et certaines espèces d’animaux aquatiques non plus. De plus le sel
libéré peut influer sur les paramètres de dureté.
Le sel étant toutefois beaucoup moins toxique que les nitrates pour les invertébrés, ces résines
trouvent facilement leur utilité. Il faut cependant rester vigilant lors de leur emploi. Je vous
recommande d’utiliser ces résines uniquement dans les cas d’urgence vitale pour les animaux et
lorsque les autres solutions pour éliminer les nitrates ne peuvent être réalisées avant plusieurs jours.
Il faudra également envisager un renouvellement d’eau dans les jours qui suivent l’arrêt de la
filtration sur ce type de résine de façon à diluer le taux de sel de l’aquarium. Les résines ne
remédient en aucun cas à la cause de la présence des nitrates, il est donc important de trouver la
source du problème, pour cela les articles sur le cycle de l’azote des précédents journaux sont là
pour vous aider et vous proposent des solutions pour éviter l’emploi constant de produit.
*Entretien et renouvellement :
Les résines échangeuse d’ions sont prévues pour échanger x nitrate, passé cette quantité elles ne
sont plus efficaces, en revanche elles sont régénérables de nombreuses fois. Pour cela il suffit de les
mettre à tremper au moins vingt-quatre heures dans une solution d’eau sans nitrate et préalablement
salée avec au moins cent gramme de sel non iodée par litre (voire notice et augmenter les doses si
vous régénérez plusieurs sachets en même temps). Les résines ne doivent pas sécher entre deux
utilisations et doivent être conservées a l’abri du gel sous peine de destruction du produit. Plus vous
serez rigoureux lors de la régénération et la conservation du produit et plus les résines vous
durerons longtemps.
Les masses anti-phosphate
J’ai très peu d’information concernant ces masses de filtration. On en distingue apparemment deux
types, une a base d’oxyde de fer et une a base d’oxyde d’aluminium. Les fabricants nous certifient
pour la plupart que rien n’est rejeté dans l’aquarium avec l’une ou l’autre, toutefois certains nous
conseil de bien rincer les masses avant utilisation en raisons des poussières qui pourraient se
déposer sur certains invertébrés marins et qui pourraient mal réagir. Je m’interroge donc sur les
effets possibles sur les crevettes. Les masses à base d’oxyde d’aluminium peuvent être mises dans
un filtre classique, pour les autres il vaut mieux les placer dans un filtre à très faible débit pour une
meilleure efficacité. Ces masses sont prévues pour absorber une certaine dose de phosphate et ne
peuvent pas être régénérées. Le seul moyen de savoir si elles sont encore actives est de tester
régulièrement son eau pour voir si le taux de phosphates remonte. Il a été également rapporté que
ces résines ont pour inconvénient de faire augmenter le pH de façon significative dans certain cas.
Rappel : La principale source de phosphate en aquarium reste la nourriture, veillez bien à ce que
tout soit consommé rapidement, méfiez vous des algues qui les emmagasinent et qui les relâche en
mourant (surtout en cas de traitement) et des feuilles de plantes en décomposition. Toutes ces
précautions, plus des changements d’eau réguliers suffisent dans la plupart des cas en eau douce à
contrôler le taux de phosphate dans l’eau.
Toutes les informations fournies sur les résines anti phosphate sont le récit d’internaute et notice
de fabricant il faut donc les interpréter avec l’importance qui leur est du.
Julien – lechimiste pour les-crevettes.com
La Red Cherry dans tout ses états.
I. Généralités.
La Red cherry est une sélection de Neocaridina heteropoda sauvage, une espèce qui à pour
particularité
d’avoir
un
potentiel
chromatique
important.
Beaucoup de couleurs sortent dans une portée d’hétéropoda sauvage, et la Red cherry est le résultat
d’une sélection des individus teintés de rouge. On ne la retrouve donc pas dans la nature.
La répartition de la souche sauvage est assez vaste en Asie. On retrouve la Neocaridina heteropoda
à Taiwan, en Chine, et en Corée. La couleur peut d’ailleurs varier d’une zone géographique à
l’autre.
Les femelles Red cherry mesurent environ 2,5 cm et sont plus grandes que les mâles. On reconnait
aussi les femelles à leur masse d’œufs jaune située derrière la tête, souvent à une ligne dorsale assez
claire et à une coloration plus intense.
II. Maintenance et reproduction.
D’un point de vue technique, voici les paramètres d’eau nécessaires à sa maintenance.
pH : 6,5 à 8
GH : 8 à 20°d
T° : 18 à 25°C
Quinze litres suffisent à la maintenir et à la reproduire avec pour base un groupe de 6 individus.
L’aquarium devra être pourvu de plantes et de cachettes pour qu’elles révèlent tout leur éclat.
La Red cherry est une espèce dont le cycle de reproduction se déroule intégralement en eau douce,
les petits, appelés juvéniles, seront aptes dés la naissance à vivre dans l’aquarium des parents.
Lorsqu’une femelle est grainée, elle porte une masse d’œufs jaunes sous son abdomen pendant 3 à 4
semaines. Il peut ainsi y avoir jusqu'à 50 petits de 2mm identiques aux parents. D’une manière
générale il n’y aura pas de surpopulation car les crevettes régulent d’elles mêmes leur nombre en
fonction du volume disponible.
III.
Les différentes sélections de Red cherry.
Si la Red cherry est une sélection de l’espèce sauvage Neocaridina hétéropoda, il existe aussi des
sélections de la Red Cherry.
Remarque : L’ordre des sélections qui vont vous être exposées sont soumises actuellement à la controverse. Néanmoins nous nous appliquerons à être
le plus cohérent possible avec les théories de sélections les plus couramment proposées.
[ La première sélection de la Red cherry proposée sur le marché a connu plusieurs dénominations,
dont nous retiendrons la suivante : La Red fire. ]
La seconde sélection qui nous fut proposé s’appelait la Sakura.
Red cherry
Red fire
Sélection
Red fire
Sakura
Sélection
La Red cherry: est une sélection de la souche sauvage Neocaridina hétéropoda pour sa couleur
rouge. Le patron de coloration est un ensemble épars de points rouges.
[ La Red fire : est une sélection de la souche sélectionnée Red cherry.
Le patron de coloration est un ensemble important de points rouges qui semblent se regrouper,
s’organiser, jusqu'à former des lignes. ]
La Sakura : [ est une sélection de la souche sélectionnée Red fire.]
Le patron de coloration est un masque complet de couleur rouge sur tout le corps de la crevette. On
comprend alors pourquoi cette sélection s’appelle Sakura, qui signifie « Cerisier » en Japonais.
A noter que pour expliquer ces sélections, nous nous sommes basés sur le patron de coloration et
non
l’intensité
de
la
coloration.
En
effet,
pour
une
même
sélection,
l’intensité
du
rouge
peut
varier.
Ainsi vous pouvez avoir une Red fire qui possède un rouge plus intense qu’une Sakura (ce qui ne
change
rien
à
leur
patron
de
coloration).
Et dans une autre mesure, l’environnement et l’alimentation peut faire varier l’intensité de
coloration. A ce propos, sachez que le meilleur moyen d’obtenir le meilleur de vos crevettes est de
les placer dans un aquarium très (voire trop) chargé en mousses (mousse de Java par exemple) avec
un éclairage très faible, ce qui malheureusement diminuera la facilité d’observation
/!\ ERRATUM 02/10/2009 /!\
Red Cherry et Red fire sont une seule et même chose. Red fire
n'étant qu'un autre nom commercial de la Red Cherry.
La Sakura, par contre, est bel et bien une sélection poussée.
Red cherry
.
Red fire
Sakura
Cathy&Damien pour les crevettes.com
Bricolage : couper du verre
La coupe du verre est souvent perçue comme quelque chose de très compliqué par le néophyte.
Pourtant, avec une bonne méthode, les bons outils, et un peu d’entraînement, tout le monde est tout
à fait capable d’y parvenir.
Savoir couper du verre permet surtout de réaliser une grande quantité de bricolages en rapport avec
notre passion commune : l’aquariophilie.
Par exemple : monter un bac, une batterie d’élevage, aménager des décantes internes ou externes
etc.
Je vais dans cet article vous expliquer comment je procède. Cette méthode n’a ni pour vocation
d’être révolutionnaire, ni d’être la meilleure, elle a tout simplement le mérite de fonctionner !
Liste du matériel :
1.
2.
3.
4.
5.
Un coupe verre
De quoi mesurer (règle, équerre etc.) et tracer (marqueur, crayon gras etc.)
Une règle épaisse pour bien guider le coupe verre (ici une lame de parquet modifié)
Du verre ! (ici en 4mm)
De quoi protéger le verre du plan de travail (ici un morceau de carton, une chute de
moquette c’est même mieux),
6. Un objet rond (non représenté sur la photo, désolé j’ai oublié !), un clou, le manche du
coupe verre par exemple.
7. Du pétrole (non représenté sur la photo également)
Il existe des coupe-verre au diamant (à gauche) et à molette (à droite). Personnellement j’ai de
bien meilleurs résultats avec ceux à molette. Un objet rond (non représenté sur la photo, désolé
j’ai oublié !), un clou, le manche du coupe verre par exemple.
La coupe
Maintenant que le plan de travail est bien préparé, on peut entrer dans le vif du sujet.
On commence par tracer un point de part et d’autre de la plaque de verre, à la distance souhaitée
Puis on retourne la plaque (je sais pas si c’est moi, j’ai l’impression que quand la molette passe
sur le feutre, ça raye moins bien, dans le doute, en retournant, il n’y a pas de risques)
On positionne la règle de manière à ce que la molette passe sur chaque point (on voit qu’il y a
un léger décalage sur la photo.
On arrive maintenant à la phase critique : rayer le verre.
On commence par ne pas oublier de mettre une goutte de pétrole sur la molette avant chaque
coupe: celle-ci permettra que votre coupe verre fonctionne correctement.
Ensuite, une fois la position de la règle bien déterminée. On la maintient solidement pour
qu’elle ne bouge pas. Ne pas hésiter à s’appuyer dessus !
Le coupe-verre sera maintenu comme sur la photo. Il faudra le tenir fermement.
Pour rayer convenablement, il suffit d’appuyer, tout en maintenant le coupe verre de façon bien
verticale, et glisser le long de la règle.
La rayure doit être uniforme, et ininterrompue de bout en bout.
Il ne faut jamais repasser sur une rayure, si elle n’est pas réussie en une fois, la coupe aura
toutes les chances d’être ratée.
Vous avez une belle rayure ? Passez à l’étape suivante. Placez votre objet rond juste sous la
rayure. Puis appuyez d’un coup sec de chaque coté.
Si tout se passe bien, vos deux morceaux devraient se détacher tout seul le long de la rayure.
Et voilà le travail !
Quelques conseils :
•
•
•
•
Entraînez-vous ! Sur des chutes (demander aux vitriers pour récupérer des vitres cassées), ou
des morceaux de faible épaisseur (moins cher, et plus facile pour débuter).
Plus le verre est épais, plus la rayure doit être parfaite. Il vaut mieux commencer avec des
faibles épaisseurs.
Au dessus de 6mm, demandez à votre vitrier !
Certains utilisent une carlette pour couper le verre. Ca fonctionne très bien, c’est un peu plus
simple, même si le travail est moins propre.
Maintenant que vous maîtrisez cette technique, de nombreux projets devraient être à votre portée : il
ne reste plus qu’à les imaginer !
question concours : à quoi m’a servi le pied à coulisse sur la première
photo ?
Poilou – pour les-crevettes.com
Salon animalier du Bassin d'Arcachon 2009
La Teste de Buch (33)
Les-crevettes.com y était pour présenter quelques espèces de crevettes et écrevisses. Tout d'abord,
un grand remerciement à l'équipe du site Mysis (http://mysis-forum.niceboard.com/forum.htm ), qui
a eu la gentillesse de proposer une belle place au sein de leur stand pour qu'on puisse se faire la
main.
Se faire la main, c'est bien le mot. Pour ma part, c'était la première fois à laquelle je participais
activement à l'organisation et à la présentation d'un stand, et ça se voit ;-) Cela dit, j'en tire pas mal
d'enseignements qui j'espère me serviront et serviront les autres membres qui pourraient être
confrontés à ce genre de situation.
Pour que vous puissiez vous faire une idée, voici le stand Mysis :
L'intérêt de ce genre de manifestation n'est pas de vendre ni acheter ni échanger, juste présenter,
informer. Il faut donc apporter une attention particulière à ce que les sujets soient bien visibles. Ce
qui n'était pas mon cas, j'ai passé une bonne partie du weekend à triturer les bacs avec ma pince
pour déranger et faire sortir un peu les crevettes.
Les bacs étaient soit trop grands, soit
les crevettes trop peu nombreuses
mais quelque chose clochait. Pour
information, les bacs les plus grands
faisaient 11L nets et les plus petits
(au milieu) 4-5 L nets.
De gauche à droite, étaient
présentées Caridina multidentata
(*5), Caridina cf. cantonensis
Crystal red/black (*8), Neocaridina
heteropoda sp green (*4) et
Neocaridina heteropoda red cherry
(*10 environ).
Côté écrevisses, étant plus grandes et par conséquent
plus visibles, elles furent plus simples à observer pour
les visiteurs. On avait mis pas mal de sable et de pierres,
elles ont donc passé un bon moment à creuser leur
cachette, ce qui a eu le don d'émerveiller les plus petits.
Nous avions amenés aussi des juvéniles et rien que le
fait de dire que c'était « les bébés et la maman » a rendu
quelques yeux encore plus brillants, c'est d'ailleurs, l'une
des plus belles choses du salon : les enfants qui ont soif
de tout découvrir.
Que dire alors lorsqu'ils ont pu plonger dans le monde tantôt préhistorique avec les Triops et les
Fairy shrimps tantôt microscopique avec des ciliées, des phytoplanctons et autres observations de
daphnies en train de se délecter de phytoplanctons.
On peut noter la présence pour le monde aquariophile du KCF (Killi Club de France), CRA (Club
des Récifalistes Aquitains), CABA (Club Aquariophile du Bassin d'Arcachon) qui ont tous rivalisé
pour proposer un coin « aquariophilie » extrêmement intéressant et riche d'informations.
De mon côté, je tire certains enseignements pour rendre plus efficace et intéressante pour le public
la présentation des crevettes, en autres approximations, j'ai noté :
• Les bacs inadaptés (trop grands),
• Trop peu de crevettes dans les bacs,
• Les bacs placés trop bas, tous ceux qui voulaient regarder devaient se courber et plisser les
yeux pour voir un semblant de truc qui bouge :-P
• Pas assez de photographies incitant les visiteurs à approcher et chercher les bestioles
• Des décors inadaptés, un tapis de mousse aurait été sûrement plus judicieux.
• Communiquer un peu plus sur le forum (flyers en noir & blanc pas cher suffiraient)
• Et ce que vous, vous aurez remarqué, j'attends vos remarques sur le topic créé pour ce salon
Malgré tous ces points faibles, j'ai vécu un excellent weekend avec
des personnes sympathiques, une expérience grandement
intéressante, les gens intéressés parfois, étonnés, plus souvent,
mais au moins maintenant, ils connaissent. Encore merci à toute
l'équipe Mysis, pour leur attention, gentillesse, et ces bonnes
tranches de rigolades ;-) En espérant recommencer, mais en
mettant le paquet cette fois ci !
Mhymir pour www.les-crevettes.com
Podium du dernier concours photo
« Sur mon tapis de mousse »
1ère place pour Gafeman
2ème place pour Llyod
3ème place pour ptit chef
ERRATUM 02/10/2009
Porte sur l'article « La Red Cherry dans tous ses états ». Dans le souci d'exactitude qui nous
anime, nous corrigeons cette malheureuse erreur :
Red Cherry et Red fire sont une seule et même chose. Red fire
n'étant qu'un autre nom commercial de la Red Cherry.
La Sakura, par contre, est bel et bien une sélection poussée.
Merci de bien vouloir nous excuser.

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