La filière forêt et bois en Savoie - Le Conseil départemental de Savoie

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La filière forêt et bois en Savoie - Le Conseil départemental de Savoie
savoie mag
LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SAVOIE # AVRIL 2006 N° 19
À LA UNE
SERVICES PUBLICS
EN SAVOIE: PARTOUT
ET PLUS VITE
GENS D’ICI
DU CHAMP
À L’ASSIETTE
ACTUALITÉS
LE BUDGET 2006
DU CONSEIL GÉNÉRAL
VOTÉ
DOSSIER
La filière forêt
et bois en Savoie
WWW.CG73.FR
EN IMAGES
2006 collégiens ont été invités
par le Conseil général sur les sites
des Jeux olympiques et
paralympiques de Turin 2006.
Les premiers chanceux ont pu
assister notamment aux brillantes
performances des biathlètes
français.
6 février 2006
la flamme en
provenance d’Olympie,
a fait étape à Albertville
après un passage par
Chambéry où une foule
nombreuse et les
37 conseillers généraux
l’attendaient.
14 février 2006
Depuis le début de l’année 2006,
les étudiants savoyards ont à leur
disposition un nouvel espace sportif
polyvalent, construit par le Conseil
général à la place de l’ancien Hangar
Militaire n° 4 sur Savoie Technolac,
ainsi qu’un terrain extérieur sur
gazon synthétique.
Bravo aux 3 médaillés olympiques
savoyards des Jeux de Turin !
De gauche à droite : Delphine
Peretto, médaillée de bronze en
relais 4x5km (Beaufort, biathlon),
Sandra Laoura, médaillée de
bronze en bosses (La Plagne, ski
acrobatique), Joël Chenal, médaillé
d'argent en slalom géant
(La Rosière, ski alpin).
02
Philippe BAS Ministre
délégué à la Sécurité
Sociale, aux Personnes
Âgées, aux personnes
Handicapées et à la
Famille, visite la Maison
Départementale du
handicap.
LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA SAVOIE
SOMMAIRE 19
À LA UNE 04
• Services publics en Savoie :
partout et plus vite.
ACTUALITÉS 06
•« Collégiens au concert »
fête ses 10 ans sur scène.
• Les anciens Conseillers généraux
jeunes toujours mobilisés.
• Le Conseil général investit 440 euros
pour chaque Savoyard.
DOSSIER 10
• La filière forêt et bois en Savoie.
TERRITOIRES 16
• A41 : 2e tranche des travaux
sous le tunnel de l’Épine.
16 février 2006 : le 150e contrat d’insertion Revenu Minimum d’Activité depuis novembre 2004 est signé.
Un résultat encourageant qui témoigne de l’efficacité de la politique d’insertion menée par le Conseil général.
ÉDITORIAL
MÉMOIRES 18
• Les Nuits Romantiques
du lac du bourget.
TEMPS LIBRE 20
• Rendez-vous sur la base départementale d’aviron du lac d’Aiguebelette !
PLUS DE COMPÉTENCES,
plus de services
L’année 2006 a ouvert une nouvelle ère pour le Conseil général,celle de la mise en œuvre effective de l’Acte
II de la décentralisation. Compensé par des dotations de l’État, le transfert des nouvelles compétences
acquises par le Département ne coûtera rien au contribuable savoyard en 2006, tout en organisant de
nouveaux services dans la proximité. « Service » et « proximité », plus que jamais ces deux maîtres mots
caractérisent l’ambition du Conseil général ! Le premier trimestre qui vient de s’achever en témoigne
particulièrement bien avec la signature symbolique du 150e contrat d’insertion « Revenu Minimum
d’Activité », l’installation d’un guichet unique « énergies renouvelables » pour les particuliers, l’appui au
déploiement des technologies haut-débit sur notre territoire ou la mise en service d’un nouvel équipement
sportif pour les étudiants savoyards. Le premier budget primitif d’après décentralisation adopté le 7 février
dernier confirme dans les chiffres l’implication départementale dans la vie quotidienne des Savoyards, à
tous les âges et dans toutes les activités, du loisir à l’économie en passant par les transports, la culture,
l’éducation et plus que jamais l’action sociale qui demeure le 1er budget du département avec une progression
de 15% cette année.Notre magazine se veut l’écho de cet engagement concret à vos côtés! Sans en modifier
l’organisation générale, nous avons souhaité qu’il soit plus dynamique, plus illustré et donc plus agréable
à lire. Le numéro d’avril que vous découvrez est la première traduction de cette évolution. Avec toujours la
même volonté de transparence. Vous êtes désormais près de 183 000 foyers à le recevoir dans votre boîte
aux lettres tous les 2 mois, y compris si vous avez apposé un autocollant « Stop Pub ». N’hésitez pas à nous
faire part de vos observations et de vos remarques. Nous pourrons ainsi répondre au mieux à vos attentes.
Bonne lecture,
Jean-Pierre Vial, Sénateur
Président du Conseil général de la Savoie
GENS D’ICI 15
• Du champ à l’assiette.
PLACE PUBLIQUE 23
DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Jean-Pierre Vial
COORDINATION Anne-Sophie Mégel
RÉDACTION Anne-Sophie Mégel, Florence Gérard,
Yves de Langhe, Bruno Fournier
CRÉDIT PHOTOS COUVERTURE : G.Lansard
Photostar – OT La Rosière – Sylvie Friess - Olivier
Sébart/ADEME 2003 – Jean-Pierre Clatot – Pays de Savoie
Solidaires - Label Image – Alain Blumet - Marc Robert /
Serfob – ONF – PNR des Bauges – Ch.Huret /AREA – Bruno
Fournier - Marc BELLET, aviron club du lac d'Aiguebelette –
Jean-Sébastien Faure
EN BRAILLE AUSSI : Savoie Magazine est édité et diffusé
gratuitement en braille et en cassette. Toute personne
handicapée visuelle qui ne serait pas destinataire de cette
parution peut en faire la demande à Savoie Magazine.
CRÉATION : Esprit Public - RÉALISATION : Bienvenue sur Mars
COMMISSION PARITAIRE en cours
SITE INTERNET www.cg73.fr
ISSN 0991-3734 — DÉPÔT LÉGAL 1er trimestre 2006
IMPRESSION Groupe OPALE — ISTRA
DIFFUSION La Poste Square Paul Vidal, Chambéry
TIRAGE 185 000 exemplaires
03
SAVOIE MAGAZINE AVRIL 2006
À LA UNE
Maintenir un point postal dans une commune : le “bar-alimentation” d’Attignat-Oncin
SERVICES PUBLICS EN SAVOIE:
partout et plus vite
Hier avec le courrier, aujourd’hui et demain avec l’Internet, la communication reste un enjeu important, le fil qui relie les citoyens entre eux et à leur administration tout en leur offrant une ouverture
sur le monde. Pour maintenir ce lien, parfois menacé par les contraintes économiques ou géographiques, le Conseil général s’est résolument engagé depuis plusieurs années pour soutenir le déploiement et le maintien des services publics sur l’ensemble du territoire de la Savoie. Premiers concernés
par ce redéploiement : le réseau postal et le haut-débit.
En 2003, la Savoie a été désignée département
pilote pour expérimenter le maintien des services
publics en milieu rural. Deux protocoles signés
avec La Poste, le dernier le 17 janvier 2006, en présence de Jean-Claude Bailley,Président du groupe
La Poste,sont venus confirmer la volonté des deux
parties de proposer aux Savoyards une qualité de
service postal égale sur l’ensemble du département. Ils précisent en outre que toute modification du réseau des points de contact de La Poste
en Savoie devra se faire après une concertation
04
préalable, accompagnée de propositions alternatives.
- 157 points de contact de la Poste maintenus sur
la Savoie,
- 6 agences postales communales et 6 Relais
Poste Commerçants créés depuis le premier
protocole (2004).
Parmi les alternatives possibles figure la délégation de certains des services assurés normale-
ment par la Poste (vente de timbres, envoi de
courrier, dépôt et réception de colis ou encore
opérations financières courantes) à un commerçant ou une commune. Pour soutenir les communes et les commerçants qui s’engageraient à
prendre en charge ces services un fond d’aide à
l’investissement a été créé : CREAPOST. Le Département s’est aussi engagé à rechercher toutes les
formes d’aide dont pourraient bénéficier les candidats gestionnaires et à communiquer sur la
création de chaque relais dans le Savoie Mag et
sur le site Internet www.cg73.fr.Vous serez donc
tenu informé en temps réel !
De son côté, La Poste prévoit des indemnisations
plus importantes en faveur des collectivités et
des commerçants. 250 à 900 € mois seront
accordés à chaque point de contact selon sa
nature et les agences postales communales
PRATIQUE
»
L’ADSL,
COMMENT
ÇA MARCHE ?
C’est une technologie
qui permet
une connexion
sensiblement plus
rapide que les modes de connexion
classiques. Elle donne ainsi accès
à des services plus gourmands en
volume (téléchargement légal de vidéo,
télévision ADSL, visioconférences, etc.)
et laisse disponible la ligne téléphonique
même lorsque vous êtes en train
de surfer.
Pour bénéficier de l’ADSL,
il faut d’abord vérifier que votre
commune est reliée au réseau
(contacter France telecom au 1014),
puis s’abonner à un fournisseur
d’accès qui vous transmettra
un kit de connexion à installer.
Pour plus d’informations :
mission nouvelles technologies
du Conseil général : 04 79 96 88 40
La couverture
haut-débit
de la Savoie
a doublé
en trois ans
seront en outre dotées d’un équipement informatique. La Poste assurera elle aussi la promotion des points de contact et les gestionnaires
bénéficieront par ailleurs d’une formation et d’un
suivi mensuel.
Ultime témoignage de la bonne coopération des
deux administrations:l’installation de deux cyberkiosques sur les communes d’École en Bauges et
de Saint-Jean-de-Belleville. Ces deux bornes interactives, achetées par le Département, permettent
aux habitants d’accéder aux principaux services
publics en ligne et de bénéficier d’une adresse mail.
LE HAUT-DÉBIT JUSQU’AU FOND
DES VALLÉES
Car le développement des technologies numériques au bénéfice des Savoyards est aussi une
des priorités du Conseil général. En premier lieu,
la mise à la portée de tous de l’ADSL, technologie
désormais indispensable pour toute navigation
confortable sur le web. Le taux d’équipement
ADSL du département est ainsi passé de 44 % en
2002 à 96 % fin 2006, 40 % des abonnés bénéficiant par ailleurs du « dégroupage » qui permet
de faire jouer la concurrence entre les différents
opérateurs. Cela dit, la géographie de la Savoie ne
permet pas d’offrir cette technologie à tous les
foyers. C’est pourquoi le Conseil général participe
à des solutions WIFI qui permettent d’utiliser les
ondes radios à la place de la ligne téléphonique.
Une centaine d’abonnés en Chautagne et dans
l’Avant-pays savoyard en profite déjà et le Département n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon
chemin puisqu’il mène actuellement une expérimentation en zone rurale sur « les courants porteurs en ligne », c’est-à-dire sur l’utilisation du
réseau EDF pour acheminer le haut-débit.
YENNE
AIX LES BAINS
ZOOM
»
LE RELAIS POSTE
D’ATTIGNAT-ONCIN
Depuis juin 2005, la
commune savoyarde
bénéficie d’un relais
poste commerçant
(RPC) qui profite aussi aux communes
voisines de La Bauche et Saint-Franc. Le
relais, installé dans un commerce multiservices, perçoit de La Poste pour les
services rendus un fixe mensuel et une
commission sur chaque opération.
« Pour les communes rurales et les petits
commerces comme le notre, c’est un ballon d’oxygène » reconnaît M. Bisi, le
gérant, « d’autant plus que ça nous
apporte un volume de clients supplémentaire ». Pour ces derniers, après la
déconvenue de la fermeture de l’ancien
bureau, la satisfaction est aussi au rendez-vous. « Après un petit temps d’adaptation, ajoute M. Bisi, ils ont appris à
apprécier la proximité de ce nouveau
service, particulièrement pour les colis
qu’ils n’ont plus à aller chercher à des
kilomètres. Un changement dans leurs
habitudes, certes, mais qu’ils n’ont pas
mis beaucoup de temps à intégrer ».
ALBERTVILLE
CHAMBERY
MOUTIERS
SAINT JEAN DE MAURIENNE
Taux de couverture, en lignes
2002 : 44 %
Fin 2005 : 91,1%
Prévu fin 2006 : 96,3 %
05
ACTUALITÉS
INFOS PRATIQUES
PERSONNES HANDICAPÉES
- La Maison Départementale du Handicap
est opérationnelle depuis le 1er janvier
dernier. Pour tout renseignement, rendezvous 110 rue Sainte-Rose à Chambéry le
lundi de 13h à 17h30 et du mardi au
vendredi de 9h à 12h et de 13h à 17h30 ou
par téléphone au N) vert : 0 800 0800 73.
- Une nouvelle prestation de compensation est en place pour les personnes handicapées de 20 à 60 ans, dont notamment
l’allocation compensatrice tierce personne (ACTP) arrive à échéance. Formulaires
disponibles sur demande au Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre
chef-lieu de canton, du Territoire de Développement Social (TDS) dont relève votre
domicile ou de la Maison départementale
du Handicap.
- L’état des lieux définitif, préalable à l’élaboration du schéma départemental en
faveur des personnes handicapées
(2006/2011), est bouclé. Si vous souhaitez
en consulter le contenu, il vous suffit de
vous connecter sur le site Internet du
Conseil général : www.cg73.fr
TRANSPORTS SCOLAIRES
Chaque année, le Conseil général assure
le transport de plus de 25 000 élèves de
leur domicile à leur établissement scolaire. Tous les écoliers, collégiens et lycéens
concernés vont recevoir dans quelques
semaines une fiche d’inscription pour
l’année scolaire 2006 – 2007. Ces formulaires distribués par les établissements
d’enseignement début mai devront impérativement être retournés à la mairie de
votre domicile avant le 10 juin prochain.
Des fiches vierges sont également disponibles dans les mairies, les établissements, auprès des organisateurs délégués
de transports (structures intercommunales) et directement à la Direction Départementale des Transports (Bâtiment l’Adret
à Chambéry-le-Haut – [email protected])
à leur établissement scolaire.
CULTURE
« COLLÉGIENS AU CONCERT »
fête ses 10 ans sur scène
Depuis 1996, les collégiens savoyards et hautsavoyards ont droit à des concerts privés de l’Orchestre des Pays de Savoie. Un privilège qui soufflera ses 10 bougies au mois de juin prochain.
Pour l’occasion, 3 000 jeunes passeront du statut de spectateur à celui de chanteur et de l’obscurité des salles à la lumière de prestigieuses
scènes !
En 10 ans, à raison d’une dizaine de concerts par
an, les élèves des collèges de Savoie et HauteSavoie ont été particulièrement gâtés. Le succès
de l’opération soutenue par l’Assemblée des Pays
de Savoie, repose sur une étroite collaboration
entre l’Orchestre des Pays de Savoie, l’Éducation
Nationale, les professeurs de musique des établissements et les scènes culturelles des deux
départements. Dans le dispositif, le concert est
l’aboutissement d’un travail pédagogique, commencé en classe par l’écoute et l’analyse des
œuvres puis complété juste avant le concert par
une présentation succincte de la Directrice musicale, Graziella Contratto. Pour beaucoup, c’est une
première rencontre avec la musique, un orchestre de chambre et une salle de spectacle. L’occasion d’y prendre goût aussi ! Au mois de juin prochain, c’est un concert un peu particulier qui
attend les collégiens. Pour fêter les 10 ans de l’opération, l’Orchestre a demandé au jeune compositeur Alain Berlaud de créer une œuvre qui
puisse être chantée par les chorales volontaires
des collèges des deux départements. Commande honorée avec « Pays, Paysages, Visages », une
création pour orchestre, bande électronique,
groupe de rock, chorales d’enfants et vidéo.
«
La chorale du collège de Novalaise, un jour de carnaval…
Mise en scène par Moïse Touré, cette création a
été composée sur les textes de « Feuilles d’herbe » de l’auteur américain Walt Whitman. Beaucoup de surprises en perspective pour une œuvre
inspirée des musiques du monde, avec des couleurs sonores très diverses auxquelles s’associent
des images réelles et virtuelles !
CALENDRIER DES CONCERTS
POUR LES COLLÉGIENS
- Mardi 6 juin 2006 à 14 h 15,
Dôme Théâtre, Albertville
- Jeudi 8 juin 2006 à 14 h 15,
Espace Malraux Scène Nationale, Chambéry
Contact et renseignements : 04 79 33 42 71
Courriel : [email protected]
TÉMOIGNAGE
Cyrille Colombier, professeur d’éducation musicale au collège de Novalaise et coordonnateur des chorales des collèges de Savoie.
« C’est un véritable défi à relever ! Nous sommes cinq collèges en Savoie et sept en Haute-Savoie à
préparer l’événement avec nos chorales. Les enseignants ont fait un stage avec le compositeur pour
découvrir l’œuvre et dès la rentrée de septembre, on s’est mis au travail avec les enfants. À Novalaise,
50 collégiens de la 6e à la 3e participent à ce projet et même 3 enseignants. Ce n’est pas évident car ils
n’ont qu’une vue partielle de l’ œuvre pour le moment. On répète les chansons toutes les semaines
après le temps scolaire et en plus de notre spectacle de fin d’année autour du rock… C’est un vrai challenge de les mener au bout de l’aventure, même si à la clé il y a un spectacle sur la scène d’une grande salle (on sera au Dôme d’Albertville sans doute), accompagné par un orchestre professionnel ! »
06
JEUNESSE
Les anciens CONSEILLERS GÉNÉRAUX
JEUNES toujours mobilisés
Ils ont attrapé le virus de l’action citoyenne collective pendant leur année de mandat au Conseil général ! Vingt-cinq anciens CGJ ont décidé de créer une junior association, baptisée « Sourire au monde »,
pour prolonger leur engagement.
Ils sont désormais lycéens, toujours originaires
des quatre coins de la Savoie et ils ont décidé de
garder le contact ! Pour le moment ils sont 25,
issus des promotions 2004 et 2005 du Conseil
général des Jeunes, bien décidés à poursuivre leur
aventure citoyenne dans un cadre associatif.Véra
Kempf et Aline Cocchi, lycéennes à Chambéry,
témoignent de l’enthousiasme que suscite cette
initiative : « Sur un plan humain, l’expérience au
CGJ nous a beaucoup apporté. On s’est senti utile
et on a gagné en confiance personnelle. On souhaite mettre à profit cette expérience et ce que l’on
a appris en continuant à s’impliquer. On sait maintenant que si l’on ne peut rien faire seul, on peut
faire beaucoup ensemble, même si l’on est jeune! »
Née de la volonté de créer une passerelle entre
les différentes générations de jeunes élus départementaux, l’association « Sourire au monde »
vient d’accompagner les jeunes collégiens
savoyards invités par le Conseil général aux Jeux
paralympiques et prépare une exposition sur
cette journée. Elle s’investira également dans la
poursuite des échanges initiés par Pays de Savoie
Solidaires et engagés en 2005 avec de jeunes
Haïtiens. Un engagement que Véra résume dans
une belle leçon de citoyenneté : « je ne peux plus
imaginer rester dans un fauteuil devant ma télé !
C’est impossible pour moi de ne pas me bouger
pour être utile aux autres ».
Contact et renseignements : 04 79 70 63 09 –
[email protected]
Aline Cocchi et Véra Kempf, deux des anciens conseillers
généraux jeunes membres de la nouvelle association.
SOLIDARITÉ
LE HIP-HOP rapproche Haïti et la Savoie
Il y a deux ans, de jeunes Haïtiens étaient venus participer à une création chorégraphique en Savoie. En janvier dernier, trois d’entre eux sont revenus à Chambéry pour
15 jours de stage. Retour sur une coopération qui bouge… au rythme de la danse et
des sons électroniques !
Depuis qu’ils ont participé à l’un des spectacles présentés à l’occasion de la quinzaine culturelle « Couleur Haïti » en janvier 2004,
les jeunes danseurs haïtiens sont en contact avec la Compagnie
chambérienne Alexandra N’Possee. Cette action s’inscrit dans le
cadre du programme de coopération décentralisée Pays de Savoie
– Dessalines, animé par Pays de Savoie Solidaires. Elle est soutenue par le Ministère des Affaires Étrangères français. Son objectif : permettre à une association locale de prendre progressivement en charge l’animation d’ateliers réguliers pour les enfants.
Pour y parvenir, trois jeunes haïtiens ont suivi un stage de quinze
jours en Savoie. Au programme, formation à la pratique et à l’enseignement de la danse hip-hop. Cette coopération culturelle illustre l’un des axes de travail choisis pour encourager à Dessalines
les projets de jeunes et favoriser leur « mieux-être » dans ce pays
où la situation reste particulièrement sensible. « C’est un moyen
de développer leur capacité à prendre des initiatives, à transformer une idée en projet, à avoir confiance en soi et dans les autres,
à s’exprimer artistiquement, à animer la vie locale et à limiter le
désœuvrement des jeunes, notamment en fin de semaine et pendant les vacances », résume Magali Agosti, qui suit la coopération
avec Haïti au sein de Pays de Savoie Solidaires.
07
ACTUALITÉS
ENVIRONNEMENT
INFOS PRATIQUES
ÉNERGIES RENOUVELABLES:
Un guichet unique pour vos projets
LES ÉTAPES À SUIVRE POUR
BÉNÉFICIER DES AIDES FINANCIÈRES
PROPOSÉES PAR LE GUICHET
UNIQUE
Un interlocuteur unique et un seul dossier de demande de subventions ! Si vous faites le choix des
énergies renouvelables, vos démarches sont, depuis le 1er janvier dernier, simplifiées et donc plus rapidement traitées. Un coup de pouce supplémentaire à l’heure où la flambée des prix du pétrole fait
des énergies renouvelables une alternative compétitive, de plus en plus retenue par les particuliers.
> Adresser un dossier de demande de subvention
au guichet unique énergies renouvelables.
> Après accusé de réception du guichet unique,
vous pourrez engager les travaux.
> L’Assemblée départementale se prononce sur
l’octroi d’une subvention commune Département/Région.
> Vous recevez une notification de subvention qui
précise les justificatifs permettant le règlement
du montant indiqué.
Vos contacts :
• Guichet unique énergies renouvelables
Conseil général de la Savoie – BP 1802
73 018 CHAMBÉRY CEDEX – Tél. 04 79 96 75 24
Courriel: [email protected] Les dossiers
de subvention sont téléchargeables à l'adresse
suivante : http://guichet-unique-enr.cg73.fr
Pour tout conseil technique :
• Espace Info Énergie – Association Savoyarde pour
le Développement des Énergies Renouvelables
(ASDER) – BP 99499 – 73 094 CHAMBÉRY CEDEX
Tél. 0479858850 – Courriel: [email protected]
Pour bénéficier des aides proposées par la Région
et le Département, votre porte d’entrée unique
est désormais celle du Conseil général. Le dispositif en place concerne les projets d’installations
de chauffe-eau solaire individuel, de système
solaire combiné individuel et de chaudière individuelle automatique au bois. Les montants
cumulés de subventions dont vous pouvez bénéficier sont respectivement, pour ces équipements,
08
de 800, 2 350 et 2 500 euros. Sans compter les
crédits d’impôts de 50 % auxquels ils ouvrent
droit et les éventuelles subventions complémentaires apportées par une quarantaine de communes savoyardes. Autant d’avantages financiers
qui expliquent la montée en puissance des projets des particuliers. Face à ce constat et pour être
plus efficaces, les conseils régional et général qui
conduisent depuis longtemps des politiques incitatives, ont décidé d’unir leurs moyens. Cette
démarche commune s’est concrétisée il y a
quelques semaines par l’ouverture d’un guichet
unique de proximité dont l’objectif est triple :
simplifier les démarches administratives des usagers, apporter une meilleure réactivité aux
demandes déposées et réduire le coût et le
temps de traitement des dossiers. Priorité à la
qualité du service public !
La Savoie en position d’excellence :
- Un territoire de référence intégré au pôle de
compétitivité « EnRRDIS », dédié aux nouvelles
technologies de l’énergie,
- Des entreprises performantes et reconnues
dans le domaine de l’énergie solaire,
- La présence à Savoie Technolac de l’Institut
National de l’Energie Solaire (INES) avec 50 chercheurs en 2006 et la perspective de 170 chercheurs en 2010.
- Des réalisations concrètes : près de 20 000 m2
de capteurs solaires thermiques installés dans
le département.
BUDGET 2006
LE CONSEIL GÉNÉRAL investit
440 euros pour chaque Savoyard
L’Assemblée départementale réunie en session a adopté son budget primitif pour l’année 2006 le
7 février dernier. Au total, 446 millions d’euros de crédits ont été votés dont plus d’un tiers pour de
l’investissement et près de 50% du budget de fonctionnement consacré aux politiques de solidarité.
Le détail des chiffres fait ressortir un constat fort : l’action du Conseil général s’adresse de plus en plus
directement aux Savoyards dans leur vie quotidienne.
L’année 2006 marque pour le Département la
prise en charge de ses nouvelles compétences
issues en partie de l’Acte II de la décentralisation.
Intégralement compensées par des financements venus de l’État, elles ne coûtent rien au
contribuable savoyard ! En revanche, elles lui
apportent de nouveaux services, sur l’ensemble
du territoire. Au premier rang des priorités cette
année: les personnes les plus fragiles ou en situation de détresse (personnes âgées, handicapées,
privées d’emploi, enfance), l’éducation et les jeunes, le soutien aux acteurs du développement et
de l’aménagement de la Savoie.
POURQUOI VOS IMPÔTS
AUGMENTERONT-ILS EN 2006?
3% : c’est l’augmentation des taux départementaux d’imposition décidée par l’Assemblée départementale. Une hausse très modérée qui concer-
ne les quatre impôts directs locaux (taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier
non bâti et taxe professionnelle), dont les taux
n’avaient pas bougé depuis 2003. La Savoie fait à
cet égard figure d’exception, avec la HauteSavoie, en région Rhône-Alpes. Et cette année, la
progression votée est la plus faible de toutes celles actées par les Conseils généraux rhônalpins.
Autant d’éléments qui expliquent que la Savoie
demeure, au niveau national, parmi les 10 départements où la pression fiscale est la plus faible.
En moyenne et pour la part départementale, c’est
donc entre 2 et 4 euros supplémentaires qui vous
seront demandés pour la taxe d’habitation à l’automne prochain. Des recettes complémentaires
qui contribueront à la poursuite et au renforcement des investissements engagés au bénéfice
de tous les Savoyards par le Conseil général. Une
progression qui se chiffre quant à elle à plus de
14% cette année !
■ Action sociale (Personnes âgées,
handicap, enfance, insertion) : 135 Me
politique
QUELLES DÉPENSES POUR 2006 ?
(30 %)
ns
(10 %)
t
ac
(5 %)
■ Économie, tourisme, agriculture : 27 Me
(6 %)
agem
ent d
u ter
sports, lois
irs, jeunesritoire
se
■ Culture : 8 Me
(2 %)
sécurité
■ Sécurité Incendie (SDIS) : 21 Me
(5 %)
s,
t
en
m
ne
on
en
vi
r
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re
(5%)
e
ism
iè
ut
■ Politique financière : 21 Me
(14 %)
ur
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ie, e
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ag
ro
(3 %)
ure
cult
es
■ Aménagement du territoire : 15 Me
(sdis)
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tr
(2 %)
Incendie
éd
uc
at
io
n,
en
transports seignement,
scolaires
■ Sports, loisirs, jeunesse : 7 Me
s
ion
amén
■ Environnement : 22 Me
■ Moyens : 62 Me
e
ial
oc
e
■ Éducation, enseignement,
transports scolaires : 46 Me
oy
e
financièr
m
■ Infra structures routières, transports : 82 Me (18 %)
09
DOSSIER
LA FILIÈRE FORÊT ET B
10
BOIS en Savoie
Au commencement, il y a l’arbre, un semis dans la forêt savoyarde, la plupart du
temps un épicéa, un sapin ou un hêtre. En bout de chaîne, il y a un carton d’emballage, un meuble, une charpente, un jouet en bois, une plaquette ou des granulats
pour les chaufferies. Entre les deux, une cinquantaine de corps de métier différents
qui entretiennent, coupent, transportent ou transforment le bois. Ils sont pépiniéristes, bûcherons, débardeurs, scieurs, charpentiers, ébénistes, menuisiers ou sculpteurs. Cet itinéraire du bois, de la matière première au produit fini, constitue une
véritable filière que Savoie Magazine vous propose de remonter, à la rencontre de
professionnels et de passionnés, d’initiatives locales et d’entreprises innovantes.
C’est en forêt que commence l’histoire ! Un milieu naturel qui couvre environ 2 000 km2 en Savoie,
soit près d’un tiers du département, ce qui correspond à peu près à la moyenne nationale. En tête
des secteurs les plus boisés figurent les massifs des Bauges et de Chartreuse et en queue de peloton, les zones d’altitude des vallées de la Tarentaise et de la Haute-Maurienne. La forêt savoyarde
est publique pour 50 % de sa superficie. Elle appartient aux communes, à l’État et même au Conseil
général, propriétaire de trois forêts. Située en grande partie dans des secteurs de montagne, ce
qui n’en facilite pas toujours l’accès et l’exploitation, c’est une forêt dominée par les résineux. Réservoir de biodiversité, elle joue dans notre département un rôle essentiel de protection contre tous
les risques naturels liés à la géologie, au relief et au climat que ce soient les avalanches, les chutes de rochers, les glissements de terrain, l’érosion ou les crues torrentielles. Autre spécificité
savoyarde : la vocation touristique et de loisirs de la forêt, parcourue par de nombreux sentiers de
randonnée, des pistes de ski, ou des itinéraires de VTT.
Mais au cœur de ce dossier, c’est de la forêt espace de production, gisement de la matière première bois dont il est question. Chaque année, plus de 160000 m3 de bois sortent des forêts de Savoie.
Ils contribuent à approvisionner la filière bois départementale et à générer de l’activité économique et donc des emplois. On considère ainsi que 500 m3 de bois récolté c’est un emploi à temps
plein. Petit tour d’horizon, en suivant les étapes de la transformation du bois…
En forêt
SÉBASTIEN LAGUET « JARDINIER » DE LA FORÊT!
Des premiers gardes forestiers médiévaux à la création des « Eaux et Forêts » puis de l’Office National des Forêts (ONF) en 1966 en passant par le 1er Code Forestier en 1827, la préservation et l’entretien de la forêt française est l’héritage d’une longue tradition. Pour savoir en quoi consistent
aujourd’hui ces missions, rencontre avec Sébastien Laguet, agent patrimonial sur l’Unité Territoriale Chambéry Sud de l’ONF.
Son décor professionnel : environ 1 200 hectares de forêt périurbaine, celle notamment du Massif de l’Épine, de La Motte Servolex, de Chambéry, de Sonnaz, de Vérel Pragondran, de Barby ou de
Challes-les-Eaux. Du taillis de versant (chênes, châtaigniers, tilleuls, etc.) pour l’essentiel et, pour
les parties en plateau, de la hêtraie sapinière. À sa charge sur ce territoire, l’application du Régime
Forestier. Côté « képi », cela signifie relever toutes les infractions qui peuvent être commises en
forêt et verbaliser : abattage d’un arbre, chasse sans permis, pollution. Mais il y a aussi un côté
« casquette » ! Sébastien consacre l’essentiel de son temps à la mise en œuvre de l’aménagement
forestier, à la manière d’un jardinier, « à la différence que notre culture ne se fait pas sur une ou deux
années, mais sur 150 ans ! Elle se transmet de génération en génération de forestier », précise-t-il.
11
DOSSIER
Très concrètement, il travaille en ce moment à la
révision de l’aménagement forestier de la commune de Saint-Sulpice. Établi pour les 15-20 ans
à venir, ce document définit, sur la base d’un état
des lieux de la ressource écologique et forestière, les travaux à effectuer, les coupes à réaliser, les
protections à mettre en place ou les sentiers et
pistes à réaliser. Cette approche intégrée de la
gestion de la forêt concerne à la fois la production de bois, la protection contre les risques, la
préservation de la biodiversité ou l’accueil du
public. À la clé un programme annuel d’opérations qui, une fois réalisées, sont inscrites au
« sommier ». La mémoire de la forêt est assurée !
« On réalise par exemple aujourd’hui un martelage en forêt de Pragondran, c’est-à-dire que l’on
identifie les arbres qui devront être abattus sur une
parcelle donnée. Une empreinte au pied, réalisée
avec un marteau forestier, pour vérifier que les
bûcherons ne se sont pas trompés et deux
empreintes au corps pour que les arbres soient
rapidement repérés. On surveillera de près les travaux de bûcheronnage et de débardage pour que
la forêt ne soit pas abîmée », explique Sébastien
Laguet. Sur Chambéry, Saint-Alban-Leysse et Bassens où les sentiers forestiers sont très fréquentés, son travail s’est concentré sur la sécurisation
contre les risques d’incendie et l’accessibilité de
la forêt aux pompiers. Une exigence mise en évidence après la sécheresse de 2003. Faire que la
forêt produise, se renouvelle, assure ses fonctions
écologiques ou de protection des terrains et permettre aux promeneurs de s’y ressourcer, « si ce
n’est pas le plus beau métier du monde, on n’en est
pas loin ! » conclut Sébastien.
DÉBARDEURS DEPUIS
CINQ GÉNÉRATIONS
Dans la famille Blanc, on est débardeur de père
en fils depuis le début du xxe siècle ! Aux commandes aujourd’hui, Jean-Luc, le père et ses
deux fils. D’avril à novembre, ils sortent de la
forêt environ 16 000 m3 de bois. Un volume qui
représente l’équivalent de plus de 10 piscines
olympiques !
L’équipe familiale intervient en Savoie, HauteSavoie et en Isère, sur demande de scieries, et
après le passage des bûcherons. Sa mission : rassembler les arbres abattus, les sortir de la forêt
et les transporter vers les places de dépôt, en bordure des pistes et routes forestières. « Même si
aujourd’hui les opérations sont mécanisées et que
nous utilisons un matériel de plus en plus perfectionné, le métier reste rude et particulièrement
physique » confie Jean-Luc Blanc. Les engins
4 x 4, porteurs et tracteurs, qu’ils utilisent désormais avec ses fils feraient en effet sans doute
pâlir d’envie ses ancêtres ! Depuis l’époque des
attelages et animaux de trait qui servaient à
extraire les bois de la forêt, le métier a considérablement évolué et s’est professionnalisé. Si les
connaissances sylvicoles et des produits forestiers restent indispensables au débardeur, la
conduite et la maintenance d’engins de plus en
plus sophistiqués exigent aussi des compétences
mécaniques. Et des investissements importants…
« Si ce n’est pas le plus beau
métier du monde, on n’en est
pas loin ! »
Relever le défi de la pente
Lorsque les pourcentages de pente avoisinent ou dépassent les 60 %,
plus question de pistes forestières et d’engins de débardage ! La solution :
une ligne de câble à laquelle seront suspendues les grumes sur le principe
d’une remontée mécanique. L’unique formation française à cette technique
est dispensée au lycée professionnel de Poisy en Haute-Savoie et soutenue
financièrement par l’Assemblée des Pays de Savoie. Renseignements :
04 50 46 26 61
12
LE BOIS, Matière première
LE PARC À BOIS DES ŒILLETTES
COMMERCIALISE LES BOIS DE SAVOIE
1re ÉTAPE DE LA TRANSFORMATION:
LA SCIERIE
C’est un peu le marché de gros du bois, géré par
l’Office National des Forêts! Situé à Saint-Martinla-Porte en Maurienne, le parc des Œillettes, propriété de la communauté de communes Maurienne Galibier, est le plus grand des trois parcs à
bois de Savoie.
C’est la destination de tous les arbres coupés. La
scierie est le lieu de la première transformation
du bois, la première étape aussi dans le parcours
de sa valorisation. Visite aux Scieries Réunies de
Savoie, à Rognaix, où 60 000 m3 de bois ont été
sciés en 2005.
Quand le bois arrive aux Œillettes, il est déjà précisément identifié et étiqueté, ce qui permet non
seulement d’assurer la traçabilité du produit mais
aussi de le ranger dans le bon « rayon » ! Là où les
clients sont susceptibles de venir le chercher, en
fonction des essences et de sa qualité. C’est un
impératif car les acheteurs, pour l’essentiel des
scieries, ont des besoins de plus en plus ciblés en
terme de qualité de bois. « Notre objectif est de
faire tourner les bois le plus rapidement possible.
L’idéal est qu’ils soient pré-vendus avant même d’être coupés. Le débouché est acquis pour le producteur vendeur, souvent des communes forestières,
et l’approvisionnement assuré pour l’acheteur »,
explique Roger Rouchon, responsable ONF du
parc. La tendance et la demande actuelles sont
d’ailleurs à la vente sous forme de contrat d’approvisionnement : sur la base de prix et de qualité
négociés, le client s’engage sur des volumes d’achat et le vendeur sur une qualité précise de bois
à lui livrer. Le plus gros contrat en cours est celui
conclu avec la scierie italienne Mallarini, spécialisée dans la fabrication de palettes. En 2006, elle
achètera 20 000 m3 de bois aux Œillettes, puis
40 000 m3 en 2007. Des volumes qui justifient
qu’elle envisage l’implantation d’une scierie à proximité immédiate du parc à cette échéance. « Ce
système a débloqué des coupes jusqu’alors invendables sur pied car le bois était trop hétérogène
pour répondre aux demandes. En fournissant du
bois à palette à Mallarini, on sort également de la
forêt savoyarde du bois de charpente qui intéresse
les scieurs locaux » conclut Roger Rouchon.
Créée en 1971, l’entreprise est le plus gros scieur du
département et emploie aujourd’hui 34 personnes. « Le sciage est devenu une activité industrielle dans laquelle les technologies les plus modernes
ont fait leur entrée. La production est désormais
quasiment intégralement mécanisée, il ne reste
que peu de contact manuel », indique Grégory
Martin, le jeune directeur général des Scieries
Réunies. En une petite demi-heure seulement, la
matière première passe ici de l’état de tronc à
celui de pièce de bois, dimensionnée précisément
selon les besoins des acheteurs essentiellement
pour construire des charpentes. Du sapin, de l’épicéa et un peu de douglas qui arrive par camions
entiers. Il est acheté sur pied notamment en
Savoie, mais aussi en Haute-Savoie et en Isère, car
les volumes mis en vente sur le département ne
sont pas suffisants. « Une personne est chargée
exclusivement de l’approvisionnement en bois qui
représente une part très importante des charges
de notre entreprise. Il consulte les catalogues de
ventes de bois, visite les lots sur pied et estime le
coût de leur exploitation et leur valeur. Les ventes
se font sous pli cacheté et l’on ne sait jamais à quel
prix le bois sera vendu. On ne peut pas anticiper
les coûts », déplore Grégory Martin qui plaide
pour l’évolution des modes de commercialisation
vers le système des contrats d’approvisionnement. Le bois acheminé à la scierie est d’abord
pesé, cubé (on en mesure le volume), puis écorcé
et tronçonné avant de passer, en fonction de son
diamètre dans l’une des deux lignes automatisées et assistées par ordinateur. Les 60 000 m3
sciés en 2005 ont ainsi été transformés en
35 000 m3 de pièces de bois vendues, des débits
standards pour le marché national (75 % de l’activité) ou du sur-mesure qui peut être séché et
raboté pour répondre à des commandes d’entrepreneurs locaux et même de particuliers. Et
comme rien ne se perd dans le bois, les écorces,
les sciures et les plaquettes ont été revendues à
l’industrie pour la fabrication par exemple de panneaux ou de granules.
Sur 2,5 hectares à ciel ouvert, le parc
à bois des œillettes peut ainsi
accueillir jusqu’à 25 000 m3 de bois,
des grumes venues des quatre coins
de la Savoie pour trouver acquéreur.
13
DOSSIER
LE BOIS transformé
CASCADES SA: QUAND LE BOIS FAIT UN CARTON!
Chez Cascades le bois est livré sous forme de plaquettes ou de produits de biomasse. Il entre dans la
recette de fabrication du carton et la biomasse alimente la chaudière qui assure son séchage et produit de l’énergie électrique. Un double usage industriel qui assure un débouché aux sous-produits
des usines de sciage de toute la région Rhône-Alpes et notamment de Savoie.
Au départ,il y a 140000 tonnes de bois, des chutes de sciages de sapin ou d’épicéa écorcé. Cette matière première, une fois défibrée, est transformée en 65 000 tonnes de pâte mécanique. Ajoutée à
40 000 tonnes de pâte chimique, elle produit du carton en fibres vierges – c’est-à-dire non issu de cartons ou papiers recyclés – qui approvisionne le marché français et européen de l’emballage alimentaire, cosmétique et pharmaceutique.
L’histoire du bois chez Cascades pourrait s’arrêter là. Mais « le bois tient aussi une place centrale dans le
process industriel:il produit plus de 80 % de la vapeur nécessaire au séchage du carton » précise Guy Wasser, responsable des achats du site savoyard. La chaudière biomasse de l’usine consomme chaque année
110 000 tonnes d’écorce et de bois recyclé et développe une capacité de 55 tonnes de vapeur par heure.
Avec le projet Boralex, filiale énergie de Cascades, le groupe canadien a d’autres ambitions: « Pour assurer le développement de notre usine et porter notre production annuelle à 160000 tonnes de carton, nous
envisageons de nous doter d’une nouvelle chaudière qui produirait 20 mégawatheures d’électricité, 100
tonnes de vapeur, mais nécessiterait un approvisionnement complémentaire de 90 000 tonnes de produits de biomasse ». Avec la participation des Conseils généraux de Savoie et de l’Isère, une étude est
lancée pour vérifier les capacités d’approvisionnement locales en plaquettes forestières.
Chez Cascades à La Rochette,
250 000 tonnes de produits
forestiers sont consommées
chaque année ! En bout de chaîne,
140 000 tonnes de carton
par an sortent de l’usine
et la chaudière biomasse génère
5 à 6 mégawatheures d’électricité.
14
« LE BOIS S’AMUSE
EN HAUTE-MAURIENNE…
Loin de l’agitation, de la poussière et du bruit des
grosses unités de production industrielle, Anne
et Philippe Roulier ont installé leur atelier à Sollières pour y fabriquer et vendre des objets en
bois. L’aboutissement d’une passion commune
pour la matière « bois ».
Une formation supérieure en chimie pour Anne
et un parcours scolaire du BEP au Bac +5 dans la
filière bois pour Philippe prédestinaient le jeune
couple à une belle carrière dans l’industrie. Et
c’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait pendant plusieurs
années dans les Vosges, respectivement comme
cadre de l’industrie papetière et responsable de
l’atelier d’ébénisterie d’une grosse entreprise d’ameublement. Avant que l’appel du bois ne soit
plus fort! « J’avais besoin de toucher la matière… »
se rappelle Philippe, originaire de Haute-Maurienne où le travail du bois hérite d’une vraie tradition locale. En juillet 2001, après une étude de
marché, il se lance. « Le cœur de notre activité, ce
sont les petits objets souvenirs, décoratifs, les jouets
et le petit mobilier, fabriqués avec des essences
locales, le mélèze, le pin cembro et l’épicéa. ». Sauf
pour les jouets, en érable (de Savoie !) plus résistant. La répartition des tâches est désormais bien
rôdée: Anne apporte la touche féminine, elle s’occupe de l’administration, de la peinture et de la
découpe des petits objets, tandis que Philippe
assure la création et la fabrication du mobilier et
des objets qui nécessitent un assemblage particulier.
Magasin ouvert toute l’année à Sollières Endroit
– De 10 heures à 12 heures et de 15 heures à
19 heures – Démonstrations les mardis et jeudis
à 15 heures – Tél. 04 79 20 58 22.
C’est un petit bout de la forêt
mauriennaise qu’emmènent avec
eux les clients de Philippe et Anne
Roulier. Signe des temps, le loup
a désormais détrôné la marmotte
au hit-parade des animaux en bois
les plus vendus aux touristes !
LE BOIS dont on se chauffe
ECOTIM: LA CHARPENTE
GRAND FORMAT
LE BOIS DONNE DE L’ÉNERGIE
AU MASSIF DES BAUGES!
LA FILIÈRE BOIS PREND CORPS
DANS LE BEAUFORTAIN
Après plus de 10 ans d’expérience en ingénierie
dans la construction bois
et une cinquantaine de
projets réalisés en région
Rhône-Alpes, en Suisse et
en Italie du Nord, le groupe CBS-CBT * crée la société Ecotim installée à La
Rochette, et se lance dans
la fabrication de charpentes, bardages et planchers destinés aux bâtiments qui requièrent de
longues portées.
Avec 34 000 hectares de forêt, soit 58 % du territoire, les Bauges ont de la ressource ! Du bois
d’œuvre qui alimente les scieries du département mais aussi du bois de qualité moyenne et
les résidus de l’exploitation forestière, impropres
au sciage, pour lesquels les chaufferies bois locales offrent désormais un débouché économique
et écologique.
Au palmarès de la renommée du Beaufortain, il y
a le fromage bien sûr mais aussi un formidable
patrimoine de chalets anciens. Une marque de
fabrique que s’attache à préserver l’Association
Beaufortaine du Bois avec un objectif : valoriser
le bois de pays et joindre tous les maillons possibles pour constituer une véritable filière locale.
La spécificité des produits proposés tient à l’absence quasi totale de collage. Pas de lamellé-collé
mais un assemblage vissé et boulonné. Cette
technique particulièrement innovante présente
de nombreux avantages : un faible impact environnemental bien sûr, mais aussi la possibilité
d’utiliser tout type de résineux et de confier le
montage à de petites équipes locales. Elle offre
également de nouvelles opportunités pour les
scieries savoyardes susceptibles d’approvisionner l’entreprise. Conçues et paramétrées par ordinateur, les pièces de bois sont découpées par des
machines à commandes numériques. Le tout est
livré en kit ou pré-assemblé à des poseurs qui en
assureront l’assemblage à l’aide d’énormes vis et
boulons : un grand Meccano pour charpentiers
avertis… Vitrine grandeur nature du procédé, les
2 200 m2 d’ateliers de l’entreprise à La Rochette
accueillent déjà six employés. Soutenu par l’Agence économique de la Savoie, Lionel Demay,
directeur de l’usine, s’en félicite : « nous espérons
porter nos effectifs à 15 personnes dans les 3 prochaines années. Ce qui nous permettrait de produire de 20 à 30 bâtiments par an ».
Tout le monde connaît depuis longtemps le bois
« en bûches » pour les poêles ou cheminées des
maisons individuelles, voici venu le bois en plaquettes, le combustible des chaufferies ! Ces plaquettes sont obtenues par déchiquetage des résidus de l’exploitation forestière ou des branchages
consécutifs à l’élagage et au défrichage.Trop souvent laissée sur place ou brûlée, cette ressource
peut être utilisée comme combustible. Et à la différence des énergies fossiles, l’énergie contenue
dans le bois est renouvelable : elle existera tant
qu’il y aura des hommes pour exploiter les forêts.
Depuis un an, le Parc propose aux collectivités un
approvisionnement assuré en plaquettes pour
leurs chaufferies. Près de 300 tonnes de bois ont
ainsi été déchiquetées pour être ensuite vendues.
« La réussite du dispositif tient à la mobilisation
de tous les professionnels de la forêt (scieurs
locaux, ONF, COFALP, CRPF). Et ces efforts portent
leurs fruits aujourd’hui. Au-delà de la production
de plaquettes, c’est le maintien de l’exploitation
forestière et l’entretien de nos forêts qui est en
jeu », insiste Édouard Mari. Forte de ses premiers
succès, l’expérience fait des émules. En renforçant
la demande, les projets de réseaux de chaleur
d’Aillon-le-Jeune, Lescheraines ou Jarsy devraient
dès cette année encore conforter la filière bois
énergie du Massif des Bauges.
Depuis 1998, date de création de l’association, la
mobilisation des professionnels du canton s’est
concrétisée par de nombreuses initiatives: initiation aux métiers du bois pour les collégiens de
Beaufort, création de l’association de gestion du
bois du Beaufortain pour l’approvisionnement
de la chaufferie de Beaufort, participation, aux
côtés du GRETA d’Albertville, à la formation d’adultes ou encore édition de la brochure « Compétences bois dans le Beaufortain ». Cet engagement a été récompensé cette année par un
Trophée de Savoie, celui de l’action collective.
« C’est un bel encouragement pour tous les professionnels de la filière sur notre canton », confie
Didier Gachet, président de l’association et luimême acteur de la filière bois du Beaufortain. « Je
fabrique et je pose des tavaillons. Ce sont des tuiles traditionnelles en bois qui ont la particularité
d’être fendues dans le fil du bois pour être plus
résistantes. Et je n’utilise que du bois du canton »,
précise-t-il. Pour 2006 et 2007, la priorité est au
développement du chauffage au bois à partir de
plaquettes forestières et la mise en place d’une
structure de séchage du bois. « Notre réussite
tient à un travail en étroite collaboration avec les
administrations et les collectivités locales. Un passage obligé qui nous permettra de créer les conditions optimales pour transformer notre bois sur
place et permettre ainsi aux jeunes de vivre de leur
métier, au pays » conclut Didier Gachet.
* Concepts Bois Structure – Concept Bois Technologie
Les Bauges optimisent leurs ressources sylvicoles
«Nous avons pris l’initiative de produire nos propres plaquettes, à partir
de notre bois. Pour assurer l’approvisionnement et le déchiquetage, nous avons
travaillé en partenariat avec les agriculteurs de la Coopérative d’Utilisation
de Matériel Agricole (CUMA) des Bauges, la Chambre d’agriculture, l’Interforêt
Bois Savoie et la fédération départementale des CUMA », indique Édouard
Mari, directeur du Parc naturel des Bauges.
173 chaudières automatiques au bois privées et 10 chaufferies collectives ont
été installées en Savoie en 2005.
15
TERRITOIRE
TERRITOIRE DE L’AVANT-PAYS SAVOYARD
A41: 2e tranche des travaux
sous le tunnel de l’Épine
Après le tube Chambéry/Lyon l’année dernière, c’est au tour du tube Lyon/Chambéry de connaître un
coup de neuf ! La société d’autoroute AREA s’apprête à démarrer les travaux : 4 mois de chantier et
20 millions d’euros d’investissement. L’occasion de rappeler que le Conseil général et la Région RhôneAlpes proposent aux usagers réguliers de l’autoroute des transports collectifs à prix réduits. Carburant, péage et parking compris !
Vous empruntez quotidiennement ou très régulièrement l’autoroute et utilisez votre véhicule
personnel ? La 2ème tranche de travaux sous le
tunnel de l’Épine qui durera jusqu’au mois d’août
prochain, va peut-être vous décider cette année
à emprunter les transports en commun, TER ou
lignes départementales de bus. En effet, ce chantier d’envergure, dont l’objectif est de rénover et
de sécuriser cette portion sous tunnel de l’autoroute A41, implique la fermeture totale, pendant
4 mois, du tube concerné. La circulation s’effectuera à double sens dans le tube opposé . Pour
vous permettre de circuler plus facilement et éviter les encombrements notamment aux heures
de pointe de départ et de fin de journée, le
Conseil général et la Région Rhône-Alpes vous
proposent de vous transporter !
DESSERTE ASSURÉE POUR 11 COMMUNES DE L’AVANT-PAYS SAVOYARD
L’offre de service renforcée mise en place par les
deux collectivités a été pensée dans une logique
géographique : au Nord, la ligne régulière du
Département et au Sud, le réseau TER. Avec les
mêmes possibilités d’arriver à Chambéry le matin
pour 7h30, 8h00 et 8h30 et d’en repartir à partir
de 16h30 et jusqu’à 18h30. Pour ces créneaux
horaires particulièrement chargés, un train ou un
car vous est proposé toutes les demi-heures. Les
correspondances avec les réseaux urbains de bus
et le réseau ferré sont bien entendu assurées.
Avis aux habitants d’Aiguebelette, Lepin-le-Lac,
La Bridoire, Saint-Béron, Domessin, Pont-de-Beauvoisin, Saint-Alban-de-Montbel, Novalaise, Nances, Saint-Genix-sur-Guiers et Belmont-Tramonet.
TARIFS MODIQUES
Afin de rendre le dispositif attractif, le Conseil
général s’est aligné sur les tarifs pratiqués par la
SNCF pour les TER. Résultat, vous n’aurez à payer
que 3 euros pour un aller-simple, 5 euros pour un
aller-retour et 30 euros si vous choisissez l’abonnement mensuel. Une solution qui peut être
combinée avec un abonnement pour le réseau
de Chambéry Métropole pour 51,82 euros. De
quoi vous faire changer vos habitudes et abandonner votre voiture individuelle pour les
TERRITOIRE DE CHAMBÉRY
Bienvenue au café du Passage
À deux pas de la fameuse fontaine des Éléphants,
en plein centre de Chambéry, le café le Passage
vous propose, pour 1,50 euro, le couvert et une
boisson non alcoolisée, chaude ou froide. À vous
d’apporter votre repas qui pourra être réchauffé
sur place. Une façon de pique-niquer dans une
ambiance conviviale avec un petit plus solidaire
à la clé. Car le café fonctionne comme un atelier
de redynamisation ouvert à des bénéficiaires du
16
RMI qui assurent le service sur des périodes de
1 à 3 mois. Il est aussi le relais de deux associations favorisant l’accès aux spectacles pour les
personnes défavorisées.
« Le Passage » — 35 rue du Verger à Chambéry –
Tél. 0479705033 – Réservation conseillée au-delà
de 4 personnes – Ouvert du mardi au vendredi
de 12h à 19h et le dimanche de 15h à 18h – Animations le jeudi de 18h à 20h.
transports collectifs ! L’année dernière, pendant
la durée des travaux, plus de 1 600 personnes
empruntaient chaque mois la ligne de bus départementale qui, à titre dérogatoire, pouvait utiliser la voie de chantier pour rejoindre le soir l’Avant-pays savoyard. De la même façon, les gares
de Pont-de-Beauvoisin et Lepin-le-Lac avaient vu
leur fréquentation augmenter.
Pour franchir l’Épine, une montagne d’avantages vous attend ! Alors, pensez aux transports
collectifs…
Pour connaître tous les horaires et tous les tarifs:
> des lignes de bus départementales :
www.cg73.fr,Transavoie 04 79 68 32 90
(Ligne Novalaise/Chambéry),
Autocars Faure 04 76 37 32 07
(Ligne Saint-Genix-sur-Guiers/Chambéry).
> des TER : www.cr-rhone-alpes.fr
Allo TER0 891 67 68 00.
TERRITOIRE DE MAURIENNE
Promenade autour du Mont-Thabor
Créé en 1986, le sentier de Grande Randonnée de Pays (GRP) « Tour du Mont Thabor » s’adapte cette
année aux demandes nouvelles des randonneurs. Au programme à partir de ce printemps : révision
de la signalétique, remodelage des itinéraires ou création de petites boucles de promenade.
Les GRP sont des itinéraires de randonnée à étapes (entre 5 et 12) et en boucle, repérables par leur
balisage jaune/rouge. Celui du Mont-Thabor permet depuis 20 ans aux promeneurs de découvrir
les splendides paysages situés entre les vallées
de la Maurienne, sur les cantons de Modane et
Saint-Michel-de-Maurienne, de Névache (Hautes-Alpes) et de Bardonnèche (Piémont/Italie).
Au fil des années, les tracés des sentiers ont évolué et l’itinéraire proposé par le GRP s’est adapté. Cette année, il est relooké sur la base d’un
principe novateur qui permettra de proposer à la
fois de petites promenades familiales de
quelques heures pour les moins avertis à l’itiné-
rance sur plusieurs étapes pour les plus passionnés ! Une quarantaine de kilomètres de sentiers,
tous inscrits au Plan départemental des itinéraires de randonnée sont concernés par cette opération « peau neuve », pilotée par le Conseil général en lien étroit avec les collectivités du secteur,
les associations et les partenaires touristiques
locaux. Parmi les nouveaux aménagements programmés : un peu de hauteur supplémentaire
pour le Tour du Mont-Thabor qui sera recentré
plus en altitude, sur des sentiers balcon, des portes d’accès, de petites boucles de promenades au
départ des stations de Valfréjus, Valmeinier, Valloire, Névache et Bardonnèche. Bon chemin au
nouveau GRP et bonne balade à tous ceux qui
l’emprunteront !
Pour ceux qui veulent explorer tous les itinéraires
de randonnée des Pays de Savoie, l’Agence Touristique Départementale propose un guide « Promenades et Randonnées » en Savoie et Haute-Savoie.
Conseils, itinéraires, cartes, circuits… Tout y est
pour préparer au mieux vos sorties pédestres !
www.savoiehautesavoie.com
TERRITOIRE DE TARENTAISE – VANOISE
Signature du contrat cantonal jeunes de Bozel
Le dernier né des contrats cantonaux jeunesse est
arrivé ! 100 % des cantons savoyards sont désormais couverts par ce dispositif qui permet de
mobiliser et de faire travailler ensemble, sur un
territoire donné, tous les acteurs concernés par la
jeunesse. Pour le SIVOM Val Vanoise, porteur de
la démarche pour le canton de Bozel, l’histoire a
commencé il y a trois ans par un diagnostic.
Aujourd’hui, les premières actions concrètes sont
en place.
Au dernier recensement général de la population
de l’INSEE, près du quart des habitants du canton
de Bozel avait moins de 20 ans. Missionnée par le
SIVOM Val Vanoise en 2003, la Mutualité Sociale
Agricole avait conclu son diagnostic par la nécessité de mettre en place des actions spécifiques
pour ces jeunes, notamment en matière d’animation,de prévention des conduites à risques et d’ouverture culturelle. Depuis le mois de janvier dernier,
on est passé de l’intention à la réalité ! Pour
démarrer, trois priorités ont été ciblées : l’accompagnement scolaire, l’accès à la culture et à l’information pour les 12 – 25 ans et l’offre d’activités
nouvelles. Chaque semaine, dans 6 des 8 communes où le contrat cantonal jeunesse a été approuvé,
une permanence, encadrée par un animateur,
ouvre ses portes aux jeunes. « On a choisi de jouer
la carte de la proximité. Les permanences sur le canton permettent d’échanger avec les jeunes, de leur
proposer des activités,de leur donner les informations
dont ils ont besoin, de les aider au montage de leur
projet – particulièrement les 18-25 ans – et de préparer avec eux les animations des petites et grandes
vacances », explique Alexandra Hinsinger, chargée
de mission jeunesse au SIVOM Val Vanoise. Les dernières vacances scolaires d’hiver ont été l’occasion
d’inaugurer un centre de loisirs dans les locaux du
collège de Bozel, mis à disposition pour organiser
des activités. Huit adolescents et douze enfants
ont ainsi été accueillis pour un stage de cirque et
des sorties à thème. Une expérience qui sera
«
renouvelée pour les vacances de printemps et celles
d’été ! En période scolaire, un dispositif d’aide aux
devoirs est en place. Chaque semaine et pendant
deux heures,les collégiens peuvent ainsi bénéficier
d’un accompagnement sur quatre sites du territoire. Cette action, dont l’initiative est venue de
l’association des parents d’élèves du collège de
Bozel,a pu se concrétiser grâce au soutien financier
et à l’aide technique du SIVOM, dans le cadre du
contrat cantonal. La dynamique des projets est bel
et bien lancée ! Prochaine étape, l’été qui devrait
être l’occasion de proposer aux jeunes des animations culturelles.
Pour tout renseignement : 04 79 55 02 59.
courriel : [email protected]
TÉMOIGNAGE
Vincent Rolland, Conseiller général du canton de Bozel
« Quand on se place du côté des jeunes, ce qui caractérise notre canton, c’est une forte saisonnalité de l’activité et des animations, beaucoup de mouvements de population et l’éloignement géographique par rapport à l’offre culturelle. Quand on est jeune dans notre canton,
il n’est pas toujours facile d’aller assister aux spectacles proposés sur Albertville… Notre secteur, déjà très
dynamique économiquement, se devait aussi de se préoccuper des jeunes qui en sont l’avenir ! Je me félicite de la mobilisation de tous qui permet je crois de mettre en œuvre des actions vraiment adaptées à la
demande et aux besoins de nos jeunes. Bien sûr, c’est un effort au long cours, mais le succès des premières
actions mises en œuvre nous encourage tous à poursuivre notre travail…Notre jeunesse le vaut bien ! »
17
LES NUITS ROMANTIQUES DU LAC DU BOURGET 18 MAI – 4 JUIN 2006
UNE BELLE AVENTURE HUMAINE
Le festival aixois, né de la volonté d’un groupe
d’amis, a gagné en guère plus d’une décennie ses
lettres de noblesse. Devenu une manifestation
majeure, fort du soutien du Département et
d’une audience nationale, il aspire à mieux
capter encore le public régional
« Il faut que les gens d’ici
soient fiers de ce qui se
passe chez eux », affirme
Jean-Michel Paillot,
président de
Musique passion.
18
C’est l’année précédant les Jeux olympiques de
1992, qui plaçait la Savoie sous les projecteurs,
qu’est née l’idée d’un festival de musiques
romantiques. Un thème collant bien à l’image
d’Aix-les-Bains et au lac du Bourget, estimait le
groupe d’amis fondateur de l’association
« Musique passion », porteuse du projet. JeanMichel Paillot, qui en est aujourd’hui le président,
se souvient des premiers pas puis de la création
officielle des « Nuits romantiques » en 1995.
« Une belle aventure humaine », dit-il, avec des
gens qui croyaient à leur projet et avaient de
l’ambition. C’est ainsi que le festival s’est fait une
place et a acquis une excellente réputation.
« Petit à petit on convainc de plus en plus de partenaires. » À commencer par le Conseil général,
« notre locomotive », avec lequel est passée une
convention triennale, la ville d’Aix et le Conseil
Régional étant également partie prenante. Mais
que ce soit avec les collectivités ou les sponsors
privés, tels le CIC (Lyonnaise de banques) et, nouvellement arrivée cette année, La Générale de la
Santé, le souhait est de « s’inscrire dans la durée »
et que chacun s’y retrouve en terme de notoriété et de relationnel.
Fédérer les gens mais aussi tout un secteur est
l’objectif prioritaire. Ainsi les concerts sont-ils
donnés dans des salles d’Aix surtout mais également du Bourget-du-Lac et de Chambéry ou
encore au château de Caramagne et sous les voûtes de la petite église de Motz.
Une enquête réalisée il y a quatre ans, faisait ressortir que le public venait à 55 % de Savoie, 30 %
de Rhône-Alpes et le restant de la France entière,
cette dernière part ayant tendance à s’élargir.
Mais si le festival est passé de 1 500 spectateurs
en 1998 à 5 000 en 2005, il a encore une belle
marge de manœuvre. Notamment en direction
du public local « Il faut que les gens d’ici se rendent compte de ce qui se passe chez eux, qu’ils en
aient une certaine fierté », estime Jean-Michel
Paillot.
D’autant plus que, par rapport à d’autres festivals
de la même envergure, celui du lac du Bourget a
un budget de deux à quatre fois moins important. Rien ne serait donc possible sans la quarantaine de bénévoles. « Chacun se définit une tâche
et connaît ce qu’il a à faire d’une année sur l’autre ». Une approche rigoureuse, sans amateurisme, avec l’aide précieuse des services techniques
communaux.
Ainsi le festival ne compte-t-il que deux salariés,le directeur artistique et l’administratrice Frédérique Voiron.
Cette dernière est en contact permanent avec les
agents des artistes,les sponsors,les responsables de
salles,sans oublier les relations avec la presse. Elle
apprécie le travail avec l’association tout comme
avec Philippe Cassard, véritablement l’homme
de la situation, tant par ses compétences que par
son approche humaine.
Car, c’est avant tout l’esprit d’équipe, qui est
garante du succès de la manifestation.
UNE ACTION SUIVIE
AUPRÈS DES JEUNES
Les Nuits romantiques mènent un travail
en profondeur avec les enseignants et
conseillers pédagogiques en éducation
musicale, plusieurs mois à l’avance.
Cette année, 5 écoles d’Aix-les-Bains,
Chambéry et du Bourget-du)lac vont
réaliser un travail autour du festival et
assister à un concert.
D’autre part deux concerts seront donnés
par les étudiants comédiens et musiciens
de l’Arc Alpin,et par ceux du conservatoire d’Aix. Le concert « Nos leçons de piano”
permettra un travail, avec l’aide de
l’ADMS Association Danse et Musique de
Savoie, auprès des professeurs et des élèves de l’école de musique de Montmélian.
Notons également deux masterclasses,
celles que donneront le pianiste Roger
Muraro et le hauboïste David Walter.
D’autre part, des lycéens savoyards et des
étudiants des universités de Grenoble et
de Savoie sont invités à travailler autour
du spectacle tiré d’un récit de Nathalie
Sarraute.
« J’aime fédérer les publics »
Directeur artistique des « Nuits romantiques du lac du Bourget », le pianiste Philippe Cassard essaye
à chaque édition de faire venir des artistes inédits en Rhône-Alpes. Avec le thème de cette année
« Musiques d’enfance », il entend susciter la curiosité.
Pianiste renommé, Philippe Cassard aurait pu
poursuivre sa carrière personnelle, entièrement
consacre à soigner son répertoire et ses tournées
toujours aussi prisées.
Mais, un beau jour, il a été tenté par l’aventure
que proposait le festival aixois à la recherche d’un
second souffle. En février 1999, il s’est porté candidat au poste de directeur artistique, montant
son dossier en trois semaines. Essai gagnant pour
celui qui, dès la première année, apporta aux
Nuits Romantiques toute leur crédibilité.
« Ce festival, dit-il, me tient à cœur, j’ai envie d’y
construire quelque chose. Je n’enseigne pas, ce qui
veut dire que c’est ma seconde activité et que j’y
consacre beaucoup de temps, d’énergie et d’enthousiasme. Le fait de jouer beaucoup me laisse
moins l’occasion d’aller aux concerts des autres,
alors je m’en offre en faisant venir des artistes que
j’admire, que j’estime beaucoup et pour lesquels
j’ai de la sympathie, parfois de l’amitié. Certains
reviennent, créant un lien avec le public… Je veux
éviter par-dessus tout l’effet des modes en
essayant aussi de renouveler mes listes, de faire
venir des talents que l’on a jamais entendus en
Rhône-Alpes, que les auditeurs ne trouvent pas le
reste de l’année. »
Au fil des éditions, il se montre « plus audacieux »
avec toujours à l’esprit non seulement de fidéliser les festivaliers mais également d’en attirer de
nouveaux. « Il faut savoir aller les chercher sans
aucune démagogie, explique Philippe Cassard,
mais en suscitant l’intérêt. J’aime fédérer les
publics… » Un souci qu’illustre bien la variété des
thèmes d’une édition à l’autre.
Ainsi, après « Tchaïkovski et la musique romantique russe » il y a deux ans, Schubert l’an dernier,
« Musiques d’enfance » ne manque pas d’interpeller. Le directeur artistique ne s’en cache pas, il
s’agit d’attiser la curiosité, de provoquer une
démarche. Un thème qui ne se résume pas aux
mélodies qui ont bercé notre enfance, il ne faut
pas s’y tromper, mais se décline sur plusieurs
dimensions. Le rapport à la mère est illustré par
« L’enfant et les sortilèges » de Ravel, sur un livret
de Colette, interprété par l’Orchestre National de
Lorraine et des solistes de Lyon, celui au père dans
le récit de Nathalie Sarraute, auquel Judith Magre
prêtera sa voix, accompagnée à la clarinette par
Michel Portal. L’une des deux créations commandées par le festival, l’autre étant « La boîte à joujoux de Debussy » mise en scène par la compagnie de marionnettes Arketal, accompagnée par
le quintette à vent Moragès.
Le jeu, le conte, seront donc bien présents aussi.
Tout comme la pédagogie avec « Nos leçons de
pianos », concert donné par deux jeunes artistes
français, et les masterclasses.
Parmi les têtes d’affiches, citons Jean Rochefort,
récitant, l’Orchestre de la Suisse Romande, avec
Vladimir Ashkenazy, ou encore la chanteuse
anglaise Félicity Lott « Après 2003, elle revient
pour le plus grand bonheur de tous », affirme Philippe Cassard, louant « son rayonnement, sa présence, son magnétisme… ». Il souligne que chacun
de ces grands noms vient à Aix avec un programme original, différent de celui d’une tournée. Une
touche personnelle forte pour un festival qui se
veut « à la fois très festif, ludique et populaire. »
19
TEMPS LIBRE
A NE PAS
MANQUER
En plus des formules proposées
toute l’année pour découvrir l’aviron (séance individuelle, visite
commentée, cours collectifs
enfants et adultes, etc.), la base
d’aviron accueille des compétitions de haut niveau. De la course de skiff (bateau individuel)
jusqu’au huit en passant par le
double et le quatre…
SALON
SALON HABITAT
ET JARDIN
Une 20e édition qui à travers
le professionnalisme de ses
330 exposants vous fera
découvrir sur 26 000 m2 les
nouvelles tendances déco et
ameublement, les dernières
innovations dans les domaines du chauffage et de la climatisation, les nouveaux
matériaux et revêtements ou
encore des astuces pour votre
jardin,…
CHAMBÉRY, PARC DES EXPOSITIONS, DU 7 AU 10 AVRIL
RENSEIGNEMENTS :
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SITE INTERNET :
WWW.HABITAT-JARDIN.COM
RENDEZ-VOUS
SUR LA BASE
DÉPARTEMENTALE D’AVIRON
DU LAC D’AIGUEBELETTE !
RÉGATE INTERNATIONALE
DE SAVOIE
La compétition annuelle organisée par le comité de Savoie
d’aviron rassemble environ
2 600 rameurs, toutes catégories confondues ! Des champions venus de France mais
aussi de Suisse, d’Italie, d’Angleterre ou d’Allemagne.
Les 13 et 14 mai 2006.
CHAMPIONNATS
DE FRANCE
CADETS/ JUNIORS
1 000 jeunes sportifs s’affrontent sur trois jours de compétition. Sous la houlette de la
Fédération française des sociétés d’aviron, c’est
l’événement phare de la saison
sportive à Aiguebelette. Les
meilleurs rameurs français
du moment seront au
rendez-vous savoyard !
LES 30 JUIN, 1er ET 2 JUILLET
2006.
RENSEIGNEMENTS :
04 79 36 06 34 – COURRIEL :
[email protected]
CG73.FR
MEETING INTERNATIONAL
DE NATATION
Organisé par le S.O. Chambéry
Natation, cette rencontre a pour
marraine Solenne Figues, médaillée
aux Jeux olympiques d’Athènes en
2004 et championne du monde à
Montréal en 2005 (200 m nage
libre). Près de 400 nageurs sont
attendus à la piscine de BuissonRond, des compétiteurs des clubs
régionaux et des représentations
de Suisse et d’Italie.
L’ENTRÉE EST GRATUITE LE SAMEDI
DE 10 HEURES À 15 H 30 ET LE
DIMANCHE DE 9 HEURES À 14 H 45.
CHAMBÉRY, PISCINE DE BUISSONROND, LES 22 ET 23 AVRIL 2006.
RENSEIGNEMENTS : 04 79 85 92 10
LA CLASSIQUE DES ALPES –
CHALLENGE NATIONAL
JUNIORS
Au départ de Chambéry, les
meilleurs cyclistes juniors s’affronteront sur une parcours de 101,5 km
entre Chambéry et Savoie Grand
Revard. Parmi les difficultés à franchir : les Cols de Marocaz, du Frêne,
des Près ou la montée de la Féclaz.
CHAMBÉRY, LE 3 JUIN 2006
CHAMPIONNATS DU MONDE
DE VOILE OLYMPIQUE 49er
Le Lac du Bourget, stade nautique
naturel exceptionnel, accueille l’événement, qualificatif pour les Jeux
Olympiques de Pékin 208. Au total,
120 bateaux, 35 nations représentées et 240 coureurs dont l’équipa-
20
ge savoyard Manu Dyen et Yann
Rocherieux, assurent le spectacle.
Au programme, des sensations par
tous les vents pour ce dériveur véritable « F1 » de la voile olympique !
AIX-LES-BAINS, LAC DU BOURGET,
DU 4 AU 11 JUIN 2006
RENSEIGNEMENTS : 04 79 88 68 00
– COURRIEL : [email protected] –
INTERNET:WWW.AIXLESBAINS.COM
LES CHÉRUBINS EN SAVOIE
Une manifestation cousue main
pour les familles à vélo ! Petits et
grands sont attendus, deux à quatre heures sur la journée, autour d’itinéraires vélos mais aussi de visites
pédagogiques : moulin à papier,
musée du vin, fort, lacs, château des
Ducs de Savoie, élevage d’escargots,
ferme avicole ou apicole, etc.
LES MARCHES, LES 6 ET 8 MAI
2006-02-27 RENSEIGNEMENTS :
04 79 71 67 70, COURRIEL :
[email protected]
SPECTACLES
VISITES
PRENEZ LA CLÉ DES
CHAMPS !
Cette année, 94 fermes
de Savoie et d'Isère vous ouvrent
leurs portes. Sept circuits
de visite vous sont proposés
en Savoie pour découvrir les
savoir-faire et les productions
de nos terroirs. Pour préparer
votre itinéraire, un livret
est disponible sur simple
demande auprès de la Chambre
d'Agriculture et dans les offices
de tourisme.
RENSEIGNEMENTS :
04 79 33 92 51 - COURRIEL :
[email protected]
L’ORCHESTRE DES PAYS DE
SAVOIE : DIALOGUE AUTOUR
DU TEMPS PASCAL
FESTIVALS
FESTIVAL DES NUITS
ROMANTIQUES
Direction artistique :Philippe Cassard
04 79 88 09 99
WWW.NUITS ROMANTIQUES.COM
DU 19 MAI AU 4 JUIN 2006
FESTIVAL DU PREMIER
ROMAN DE CHAMBÉRYSAVOIE
Depuis 19 ans, l’événement s’attache à découvrir de nouveaux
talents, à promouvoir la création littéraire et à favoriser l’échange entre
les écrivains et le public des
lecteurs ! Depuis l’automne dernier,
lectures et débats ont permis de
sélectionner quatorze auteurs francophones et deux étrangers, italien
et espagnol, invités de l’édition
2006.
Pendant 4 jours et 3 nuits, une
conquantaine de rencontres, tables
rondes, lectures et ateliers se succèdent, parrainés par l’écrivain Philippe Besson. Cette 19e édition est placée sous le signe de l’identité. Le
Festival s’ouvrira également à d’autres formes artistiques et à de nouveaux publics, avec notamment
Samuel Benchetrit, romancier, metteur en scène et comédien de
renom.
CHAMBÉRY, DU 18 AU 21 MAI 2006
04 79 60 04 48, COURRIEL :
[email protected],
INTERNET :WWW.FESTIVALPREMIERROMAN. ASSO.FR
La musique religieuse de Mendelssohn rencontre celle de Gubaidulina,
à la croisée de l’Occident incarné par
le violoncelle et de l’Orient représenté
par le bayan et nourri de musique folklorique russe.Avec la participation
du chœur de Haute-Savoie pour un
florilège d’œuvres autour de la
musique chorale,sacrée et profane.
EXPOSITIONS
RE-BONDISSANT
LA NUIT DES MUSÉES
Issus de l’école des Arts du cirque
de Chambéry (Arc en Cirque),les
artistes de la Compagnie « Terrain
d’Entente » mêlent théâtre,danse,
acrobaties et mise en scène.Un duo
de portés acrobatiques précédé en
première partie de numéros d’élèves
en formation à Arc en cirque.
LA MOTTE SERVOLEX, SALLE DE
SPECTACLE SAINT-JEAN, LE 19 AVRIL
2006 À 15H ET 19H30 – 04 79 65 17 78
LES WRIGGLES
Un spectacle d’humour et de chanson.Avec leurs seules voix et une guitare,les Wriggles font découvrir le
monde de la chanson a capella.En
première partie,des élèves des écoles
de musique de Cognin,du Bourgetdu-Lac,de La motte Servolex et la
chanteuse Anaïs.
CHAMBÉRY, LE SCARABÉE,
LE 21 AVRIL À 20H –04 79 65 17 78
ANIMA
La chorale de l’école des musiques
actuelles (DEVA) d’Aix-les-Bains,
accompagnée par le groupe Moonrise,vous propose un spectacle original
autour du répertoire de la chanson
française et internationale.Laissezvous tenter par l’envie de chanter,
Anima s’occupe de tout !
AIX-LES-BAINS,THÉÂTRE DU
CASINO GRAND CERCLE,
LE 6 MAI 2006 À 20H30 04 79 08 09 99 – COURRIEL :
[email protected]
A l’occasion de cette opération nationale, le réseau des musées de Savoie
vous propose une ouverture tardive
exceptionnelle et des animations sur
le thème du « Passage », choisi en
Rhône-Alpes.Renseignez-vous auprès
des musées participants !
LES EXPOS DU CHÂTEAU
"TERRE !"
Autodidacte, Daniel MOULIN vit et
peint au Bourget-du-Lac. Depuis
1992, elle se consacre entièrement à
la peinture et à son enseignement.
De son enfance proche de la nature,
des éléments, de l’eau en particulier, elle garde une faculté de résonance aux rythmes du monde,
qu’elle entretient par ses voyages
à la rencontre des « oubliés » de la
terre.
CHAMBÉRY, CHÂTEAU DES DUCS DE
SAVOIE, DU 5 AVRIL AU 2 JUIN 2006
"PENDANT LES ESTIVALES DU
CHÂTEAU"
Le photographe Jean-Sébastien
FAURE nous ramène un an en arrière
avec ses clichés de l’édition 2005
des Estivales du château !
CHAMBÉRY,
CHÂTEAU DES DUCS DE SAVOIE,
DU 13 JUIN AU 1 SEPTEMBRE
• Musée Régional de la Vigne et du
Vin, Montmélian : 04 79 84 42 23
Radio-musée Galetti, Saint-Maurice de Rotherens : 04 79 31 76 38
• Musée de l’Ours des Cavernes en
Chartreuse, Entremont-le-Vieux :
04 79 26 29 87, courriel :
[email protected]
• Musée d’Art et d’Histoire d’Albertville : 04 79 37 86 86, courriel :
[email protected]
• Maison des Jeux olympiques
d’Hiver, Albertville : 04 79 37 75 71,
courriel : [email protected]
• Le Grand Filon, Saint-Georges
d’Hurtières – 04 79 36 11 05,
courriel : [email protected]
• Musée gallo-romain « les Potiers
de Portout », Chanaz :
04 79 52 11 84, courriel :
[email protected]
LE 20 MAI 2006
NOUVEAUTÉS
INTERNET
WWW.SAVOYARDSDANSLEMONDE.COM
Le site Internet de la diaspora
savoyarde est en ligne ! Initié par la
Chambre de Commerce et d’Industrie et soutenu par le Conseil général. N’hésitez pas à alimenter le
réseau …
WWW.SAVOIEHAUTESAVOIE.COM
Si vous êtes à la recherche d’idées
pour vos week-ends ou vos vacances en Pays de Savoie, rendez-vous
sur le site Internet des agences touristiques de Savoie et HauteSavoie ! Itinéraires de randonnées,
circuits découverte, suggestions de
visites, bons plans, événements
incontournables, … Vous ne pourrez
plus rien manquer !
21
GENS D’ICI
DU CHAMP À L’ASSIETTE
Malgré le froid hivernal, les clients ont répondu
présents au rendez-vous de « Saveurs Campagnardes » le 4 février dernier, pour partager
pommes de terre vapeur, fromages, charcuteries et vin chaud. Un événement de ce type est
organisé chaque premier samedi du mois par
les cogérants du magasin : une occasion de rassembler clients et producteurs, dans une
ambiance très chaleureuse…
Maraîchage,fruits d’été,tisanes,poisson sauvage
du lac du Bourget, jus de fruits, pains, terrines,
confitures, lapin, fromages de vache, chèvre ou
brebis : le point de vente collectif propose tout
au long de l’année une gamme complète de
produits fermiers. À l’initiative de ce projet, une
poignée de producteurs qui avait pour habitude de vendre ensemble leurs produits au Col de
22
Porte, en Chartreuse. Partis du constat que le
concept de point de vente collectif n’existait pas
en Savoie et fonctionnait très bien ailleurs, ils
ont organisé une réunion collective à Chambéry
en 1999. Pour André Pascal,
apiculteur, Jean-Pierre Usseglio, éleveur d’escargots, et
quelques autres producteurs, l’objectif était de
« recruter » d’autres professionnels pour compléter
leurs productions et de
trouver un local entièrement dédié à la vente.
Aujourd’hui, ils sont 13 associés à se partager la
gestion du magasin situé depuis peu à La Motte
Servolex « L’ancien local situé dans la ZA du Verger n’était plus adapté à nos besoins. Le Conseil
général nous a accordé une subvention et nous
a aidés à trouver un nouveau bâtiment », confie
Thierry Vannier, cogérant du magasin.
À la fois point de vente, lieu d’information et de
rencontre, cette nouvelle structure leur a permis d’améliorer leurs conditions de travail et leurs possibilités d’animations à
l’extérieur… « Constitué en
SARL, « Saveurs Campagnardes » est le prolongement
de nos 13 exploitations agricoles », explique Paulette
Balmain, productrice de confitures et de jus de
fruits avant d’ajouter : « mon activité au sein de
Saveurs Campagnardes me permet d’écouler une
grande partie de ma production et ainsi, je peux
réduire certains marchés ». En plus des quatre
salariés, les permanences de vente sont assu-
Vendre autrement,
échanger un savoir,
favoriser le lien avec
le consommateur.
PLACE PUBLIQUE
LE GROUPE UNION POUR LA SAVOIE
LE GROUPE DES ÉLUS DE GAUCHE
« SAVOIE POUR TOUS » ET APPARENTÉS
UN BUDGET 2006 MAÎTRISÉ
DANS LA VÉRITÉ
Les élus de gauche (et pas seulement) n’ont pas
voté le budget 2006 du Département, pour
<Néant>deux raisons.
Le vote du budget 2006 du département a été
une nouvelle fois l’occasion pour la majorité
départementale de confirmer la voie dans laquelle elle s’est engagée au niveau budgétaire depuis
quelques années, à savoir celle de la maîtrise des
dépenses conjuguée à un niveau d’investissements par habitant largement au-dessus de la
moyenne nationale (+ 47 %).
Mais ce débat important dans la vie d’une collectivité locale fut également l’opportunité de rappeler aux savoyardes et aux savoyards quelques
vérités malheureusement tronquées par l’opposition.
rées par chaque agriculteur, leur
temps de travail étant réparti en
fonction du chiffre d’affaires réalisé par chacun. Mais travailler à
treize ne s’improvise pas : « grâce
à notre adhésion à l’association
« AVEC Rhône-Alpes », nous avons
bénéficié d’une formation au travail en groupe, assurée par un
technicien de la Chambre d’Agriculture, afin d’apprendre à nous
connaître et à travailler ensemble »
renchérit Thierry. Vendre autrement, échanger un savoir, favoriser le lien avec le consommateur,
produire et vendre dans un souci
de transparence… Autant d’objectifs communs à tous ces producteurs qui se sont vus remettre le
12 janvier dernier le Trophée de
Savoie « Agriculture et Forêt »,
initié par le Conseil général.
Non! Les compétences transférées par l’État dans
le cadre des lois de décentralisation ne pèsent
pas sur ce budget.Toutes les dépenses associées
aux compétences nouvelles sont compensées
par l’État : 0.6 millions d’Euros pour les TOS des
collèges, 5.5 millions d’Euros pour les investissements et l’entretien des routes, 2.70 millions d’Euros pour la prestation de compensation des personnes handicapées, etc. La hausse des charges
de fonctionnement s’explique par la progression
des dépenses traditionnelles, notamment dans
le domaine de l’aide aux personnes âgées et les
transports scolaires, deux secteurs d’intervention
essentiels dans la vie des savoyardes et des
savoyards et dans lesquels le Conseil Général
entend rester à leurs côtés.
Non ! Le Conseil général n’affaiblit pas son soutien aux communes : à titre d’exemple, + 9 %
pour les travaux consacrés aux routes, + 41 %
pour le soutien aux communes et structures
intercommunales en matière d’assainissement
et d’alimentation en eau potable.
Non! Le Conseil général ne privilégie pas les grandes stations dans son soutien au développement
touristique de la Savoie : l’enveloppe consacrée
au soutien des stations moyennes est, cette
année, le double de celle consacrée en 2005.
Oui ! La majorité départementale entend poursuivre sa politique de développement de nos territoires et de promotion de la Savoie sur les principes et l’état d’esprit qui font la réussite de notre
département depuis plusieurs années.
L’intérêt du département et des Savoyards n’est
pas bien défendu dans les négociations avec l’État sur la décentralisation : toutes les charges ne
sont en effet pas compensées.
Le Conseil général crée par exemple des postes
pour combler le désengagement des subdivisions de l’Équipement, d’autres dans les services
administratifs pour gérer le doublement des
effectifs, mais sans en demander la prise en charge à l’État ! Ou encore il accepte le transfert de
routes nationales qui ont été mal entretenues ou
insuffisamment sécurisées comme les gorges de
l’Arly, la RN 6 en Maurienne et dans l’Avant-Pays,
la RN 201.
La nouvelle augmentation des taux d’imposition
de 3 % (au total + 17,5 % depuis 2002) n’est pas
justifiée.
Des besoins supplémentaires pour les personnes
âgées (APA), les services d’incendie et de secours,
la protection de l’enfance, le logement et les
transports scolaires, doivent être financés. Ce sont
des compétences du département, et des priorités, que la seule progression de la richesse départementale permet d’assurer sans augmentation
de la pression fiscale.
Par contre, des hausses importantes de + 8 à
+ 12 % d’autres dépenses ne sont pas justifiées :
il en est ainsi des frais de fonctionnement général, des routes, de l’aménagement… Qui devraient
évoluer de façon plus raisonnable, plus proche de
la réalité que vivent nos concitoyens.
Dans cette même réunion du Conseil Général du
7 février, nous avons d’ailleurs abordé la dure
réalité des suppressions d’emplois industriels et
des menaces qui pèsent sur l’avenir de plusieurs
usines (UCAR, Salomon,Téfal, Arcelor), en faisant
adopter un vœu :
« Les conseillers généraux font solennellement
appel à tous les décideurs de ces mutations pour
qu’ils fassent des choix dictés par des considérations industrielles et humaines, et demandent au
gouvernement de rechercher tous les moyens permettant de faire prévaloir la logique industrielle
sur la logique financière ».
23