Le crédit-bail : un outil de financement en vogue

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Le crédit-bail : un outil de financement en vogue
VIE SYNDICALE
• La taxe profesionnelle :
le lien entrepriseterritoire valable
pour tous
• Un kit de facturation
détachable en pages
centrales
SALON
• Le salon de l’herbe
sur fond de crise
Le crédit-bail :
un outil de
financement
en vogue
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DOSSIER
• Comment enregistrer
le temps de travail
mai / j ui n 2009 - 1 1 €
LA REVUE DU MOUVEMENT DES ENTREPRENEURS DE SERVICES AGRICOLES, FORESTIERS ET RURAUX
Sommaire
Entrepreneurs des Territoires
MAGAZINE
5
Directeur de la publication
Gérard Napias
Président de la fédération
Entrepreneurs des Territoires
Vie syndicale
6
Éditeur délégué
et rédacteur en chef
Jacques Fitamant / [email protected]
Directrice d’édition
Hélène Loudéac / [email protected]
tél. 02 98 98 01 40
Éditorial
9
12
• Taxe professionnelle :
le lien fiscal avec les territoires
est un principe de bon sens
• “Rien ne sert de travailler plus
pour gagner moins”
• Actualités
Rédacteur en chef adjoint
Profession
Erwan Le Duc / [email protected]
tél. 02 43 92 46 56
Rédacteurs
Pages Vie syndicale :
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Christine Voyez.
Olivier Fachard, Frédéric Ripoche,
Gérard Vromandt, François Delaunay.
Chef de publicité
16
19
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25
Arnaud Ropars / [email protected]
2 rue Félix Le Dantec - 29000 Quimper
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Assistante commerciale
Véronique Walliser / [email protected]
tél. 02 98 98 01 40
Gestion
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Développement abonnement
& diffusion : Emmanuelle Le Meur
Relations abonnés
• Un kit pratique de facturation
• Taxe professionnelle : profitez des soldes
• Le crédit-bail, un outil de financement séduisant
Actualités
tél. 02 98 98 01 47 / [email protected]
Elodie Artero / [email protected]
tél. 02 98 27 37 66
• Manceau environnement :
“l’épandage est une affaire de pros”
• L’entreprise Maréchal, pionnière de la certification Iso 14 001
• EURL Guilloteau : un épandeur “marche en crabe”
pour protéger les sols
• La forêt espagnole, un secteur clé pour les entrepreneurs
36
38
Mise en page : Christophe Hudelot
39
Impression : Calligraphy-print
40
ISSN 1278 3927
CCAP N° 0613t85572
Dépôt légal : avril 2009 / N° 639000
• Vogel and Noot cherche
à se faire une place
• Horsch fête ses 25 ans
• Nouveaux chargeurs chez Stoll
• Les constructeurs TP touchés de plein
fouet par la crise
Salon
Entrepreneurs des Territoires Magazine est
la revue officielle de la fédération nationale
41
44, rue d’Alésia - 75014 Paris
tél. 01 53 91 44 98
mail : [email protected]
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Entrepreneurs des Territoires
• 300 nouveautés à découvrir à Agritechnica en novembre
prochain
• Salon de l’herbe : sur fond de crise
Dossier
Entrepreneurs des Territoires Magazine
est édité par les Éditions Fitamant
(8 numéros par an)
rue Menez-Caon - BP 16
29560 Telgruc-sur-Mer
tél. 02 98 27 37 66 - fax 02 98 27 37 65
44
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• L’assainissement non-collectif au point mort
• Enregistrer le temps de travail, une étape essentielle
50
Nouveautés Matériels
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EDT Occa
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Éditorial
Les dérogations heure sup’ remises en cause
Tout entrepreneur de travaux agricoles fait et défait en permanence son planning de chantiers pour s’adapter à la météo, à la maturité, aux conditions de circulation, aux imprévus. La
tension est à son comble en période de gros travaux quand tout presse, quand rien ne peut
attendre, quand le client s’impatiente.
Certaines entreprises affichent des plannings muraux, d’autres s’équipent de logiciels informatiques de gestion des chantiers à distance. Les téléphones portables sont à bord des
engins. Toute cette énergie et ces moyens mis en œuvre pour réaliser les chantiers ne sont rien
sans la possibilité de faire varier le temps de travail.
Dans les entreprises de travaux, les conducteurs d’engins font des heures, c’est une réalité, qui
est reconnue en particulier dans l’accord sur le temps de travail agricole de 1981. Cet accord comprend la possibilité de déroger à l’horaire en période de gros travaux sous certaines conditions.
Leur vérification est contrôlée par l’administration qui accorde ou non la dérogation après une
lecture des dossiers de demande, de son appréciation de la situation dans la branche, de la gestion des heures, du respect du temps de repos journalier et hebdomadaire dans l’entreprise.
En revanche, rien ne va plus quand l’administration conteste le caractère exceptionnel des
travaux de récolte. Dès lors qu’ils sont répétitifs, ils ne seraient pas exceptionnels et donc planifiables. Doit-on y voir une ignorance des réalités agronomiques et environnementales ou un
dégât collatéral de la disparition des Itepsa ? Saisie par plusieurs syndicats départementaux,
la Fédération attend sur ce point une réponse du ministère de l’Agriculture.
Nous sommes à nouveau confrontés aux contrôleurs qui nous font toujours la remarque
suivante : plutôt que de faire des heures supplémentaires, les entrepreneurs devraient embaucher. Les salariés en poste sont les premières victimes du refus des heures supplémentaires: “pas de travailler plus pour gagner plus”. Les caisses sociales seront les secondes :
moins de cotisations. Dans les pôles Emploi, il y a des offres de postes de conducteur d’engin
salarié, mais pas de demandes.
Jean-Paul Dumont, Vice-président délégué EDT
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VIE SYNDICALE
Taxe professionnelle :
le lien fiscal entreprisesterritoires doit s’appliquer à tous
Les entrepreneurs estiment que le lien entre l’entreprise et son territoire est
à maintenir et à réaffirmer. Ils refusent un impôt de compensation sur une
population moindre d’entreprises et sont favorables au plafonnement sur la
valeur ajoutée de toutes les activités, exercées à titre principal ou accessoire,
quelles que soient leur nature ou leur clientèle.
Appartenant au monde de la production agricole,
les entreprises de travaux s’en distinguent par leur
statut en étant notamment redevables de la taxe professionnelle en tant que prestataires de service. Le
maintien d’un lien fiscal entre les entreprises et les
territoires est un principe de bon sens. Son application reste toutefois perfectible. Les entreprises de
travaux refusent une réforme de la taxe professionnelle, qui se traduirait par un impôt de compensation
réparti sur un nombre moindre d’entreprises. Aucune
objection n’existe sur un plafonnement général de la
taxe professionnelle au taux de 1,5 % à toutes les
entreprises dès lors qu’il serait applicable à toutes
les activités, principales ou accessoires, quelles que
soient leur nature, leur clientèle.
Ces réserves sont essentielles compte tenu de
l’expérience des entrepreneurs à l’usage des instructions fiscales qui ont considérablement limités
le champ du plafonnement de la taxe professionnelle
par une définition restrictive des travaux agricoles et
forestiers.
Le lien entreprise - territoire
Le lien fiscal entre les entreprises et les territoires
est un principe de bon sens. Il doit s’appliquer à toutes les entreprises. La dénomination “Entrepreneurs
Des Territoires” exprime clairement le lien voulu et
revendiqué par la fédération nationale EDT entre
l’entreprise de travaux agricoles, forestiers et ruraux
et son territoire. Ce lien existe entre l’activité d’entreprises de services à l’agriculture, à la forêt, à l’environnement et au rural et les chantiers réalisés par les
entrepreneurs sur des territoires par les infrastructures et des réseaux gérés par les collectivités.
Il n’est donc pas aberrant que les entreprises de
travaux participent via la fiscalité aux dépenses qui
sont liées à ces équipements et qui contribuent à la
compétitivité de nos entreprises. Les entrepreneurs
estiment aussi indispensable la reconnaissance des
besoins techniques de leur activité dans l’urbanisme
pour leurs bâtiments d’exploitation, dans la voirie
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Le maintien d’un lien fiscal entre les entreprises et les territoires est un
principe de bon sens. Son application reste toutefois perfectible.
pour la circulation des engins, mais aussi dans l’accès au réseau ADSL pour la gestion et la commercialisation de leurs services. La situation actuelle est
largement perfectible.
Le lien entreprise-territoire ne s’applique pas toujours. Il s’en suit une inégalité devant l’impôt et une modification des règles de concurrence sur les marchés.
Les entreprises de travaux des autres états membre
de l’Union n’acquittent pas de taxe professionnelle sur
les chantiers réalisés en France, ce qui constitue une
incitation inadmissible à entrer sur le marché français.
L’application de la directive européenne sur la libre
circulation des services au 1er janvier 2010 dans les
travaux agricoles, forestiers et ruraux accélérera ce
mouvement déjà constaté à la faveur d’événements
exceptionnels (tempête, etc) ou sur des marchés particuliers (travaux de récolte en viticulture).
Une autre absence d’application du lien entreprise-territoire dans les travaux agricoles, forestiers et
ruraux est liée au développement de la réalisation de
travaux par des entreprises sous couvert de statuts
particuliers qui exonèrent de tout ou partie de taxe
professionnelle. À ce titre, la Fédération nationale ne
compte plus les transmissions de cas de marchés passés par des collectivités locales qui confient la réalisation de travaux d’entretien à des entreprises qui ne
remplissent pas un imprimé de taxe professionnelle. Si
le principe du libre choix du prestataire est une règle
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Les 3 mois qui
comptent triple
VIE SYNDICALE
fondamentale pour les collectivités, celui du maintien
du lien entre l’entreprise et le territoire impose que les
entreprises y compris celles qui acquittent la taxe professionnelle puissent obtenir des marchés.
Le refus d’un impôt de compensation
L’assiette actuelle de la taxe professionnelle frappe les investissements en engins agricoles ou forestiers de nos entreprises sans aucun lien avec leur
rentabilité. Sans un plafonnement du montant, la pérennité de ces activités est menacée.
Les entreprises de travaux refusent une réforme
de la taxe professionnelle, qui se traduirait par la
création d’un nouvel impôt. Dans les communes rurales, les entreprises de travaux font partie des seules activités redevables de la taxe professionnelle
pour un montant significatif.
À l’expérience, le poids de cet impôt local dont
le produit est réparti est d’autant plus lourd que les
redevables sont peu nombreux et les besoins importants. Nos entreprises n’entendent pas être les
dernières entreprises redevables de la taxe professionnelle dans les zones rurales. Elles ne le supporteront pas compte-tenu de la faiblesse de leurs marges
et de la concurrence de coopératives, d’exploitants
en diversification qui ne sont pas redevables de cette
taxe. À cet égard, la proposition de maintien de l’assiette foncier bâti est source d’interrogations de la
part de nos entreprises. Il n’est pas concevable de
s’engager à maintenir la taxe sur une base de cette
nature sans simulation préalable.
Le plafonnement de la valeur ajoutée
Les entrepreneurs font figure de précurseurs.
C’est à la faveur des conséquences de la tempête de
1999 que les entrepreneurs de travaux ont obtenu le
plafonnement de la taxe professionnelle à 1 % de la
valeur ajoutée dans la loi du 9 juillet 2001 d’orientation sur la forêt.
Le plafonnement est justifié par la faible rentabilité d’activités qui nécessitent des investissements de
plusieurs centaines de milliers d’euros en engins de
travaux pour une rentabilité limitée sur des marchés
caractérisés par une forte pression concurrentielle légale et illégale.
La réforme discutée dans le cadre de la loi de finances pour 2006 a décidé d’un plafonnement à
3,5 % de la valeur ajoutée. Le rapport Fouquet sur la
taxe professionnelle n’avait fait aucun cas de l’agriculture et de la forêt.
Les entrepreneurs de travaux qui ont accueilli avec
consternation le projet de relèvement du plafonnement de 1 à 3,5 %. L’application de ce taux aurait signifié la disparition de l’activité de prestation de services
agricoles et forestiers. Pourtant, leur contribution à la
compétitivité de l’agriculture et de la forêt est citée en
exemple dans ces milieux professionnels. Aussi est ce
avec juste raison que le Parlement a maintenu le taux
de 1,5 % aux entrepreneurs à compter de 2007.
Aucune objection n’existe à la généralisation du
plafonnement de la taxe professionnelle au taux de
1,5 % à toutes les entreprises dès lors qu’il serait applicable à toutes les activités, principales ou accessoires, quelles que soient leur nature, leur clientèle.
À l’usage, les instructions fiscales ont considérablement limité en 2005 le champ du plafonnement de la
taxe professionnelle par une définition restrictive des
travaux agricoles et forestiers.
Dans le rapport 1495 du CGAAER remis en 2008
au ministre de l’Agriculture, la mission d’étude sur les
entrepreneurs de travaux agricoles, forestiers et ruraux évoque page 36 et suivantes le plafonnement de
la taxe professionnelle sur la valeur ajoutée comme
exemple significatif d’application restrictive à revoir.
Les collectivités locales doivent privilégier les entreprises qui payent la taxe professionnelle.
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L’assiette actuelle de la taxe professionnelle frappe les
investissements en engins agricoles ou forestiers de nos
entreprises sans aucun lien avec leur rentabilité.
VIE SYNDICALE
“Rien ne sert de travailler plus
pour gagner moins”
Cela fait maintenant des mois que les marchés d’accotement routier, les marchés de terrassement et d’aménagement sont âprement disputés avec la
crise, une situation à laquelle sont soumis chroniquement certains marchés
agricoles comme la moisson.
pour autant la possibilité, voire la volonté de facturer
au juste prix ? Quand la confiance dans le présent et
l’avenir recule, la concurrence s’exacerbe ce qui ne facilite pas les adaptations pour assurer leur pérennité.
Comme le rappelait Jean-Marie Lemaire, président
régional EDT : “tous nos maux ne sont pas le seul fait
des autres, il serait peut-être temps de balayer devant
notre porte”. “Notre clientèle agricole n’est pas intéressée par des partenaires qui s’entretuent”, a-t-il ajouté.
Les entreprises de travaux agricoles engagées dans les activités rurales
s’interrogent, elles qui ont senti les premières à l’automne dernier les
effets de la crise financière sur l’activité de leurs clients.
Les entreprises de travaux agricoles engagées dans
les activités rurales s’interrogent, elles qui ont senti les
premières à l’automne dernier les effets de la crise financière sur l’activité de leurs clients. Quand un client
accepte un marché avec une baisse de 30 %, il demande à l’entrepreneur qui intervient en sous-traitance de
suivre. Quand un client obtient un prix cassé d’un entrepreneur, ses collègues subissent. La concurrence est
rude, inégale, sur le prix, jamais sur la qualité, jamais
sur le service et les moyens de se défendre paraissent
souvent dérisoires. “Que peut bien faire un entrepreneur de travaux pour répondre à un marché de fauchage d’accotement de 5 000 euros passé par un maire
d’une commune de moins de 3 500 habitants qui fait
l’objet de trois lignes dans un compte-rendu de conseil
municipal ?”, se demandait mi-mai un entrepreneur de
travaux nivernais ? Pas de cahier des charges, pas de
description du chantier, pas de critères de choix ? Quand
bien même, il y a appel à la concurrence, sur quelle base
se fait le choix de l’entreprise ? Le prix, rien que le prix
bien souvent, avec à la clé pour celui qui accepte le marché : “le travailler plus pour gagner moins”.
Les entrepreneurs de travaux du Nord-Pas-de-Calais-Picardie sont arrivés à cette même conclusion sur
les travaux agricoles lors de leur dernière assemblée
générale. Pour assurer l’avenir de leur entreprise, la
réponse des entrepreneurs est claire : “rien ne sert de
travailler plus pour gagner moins”. Invités à débattre
sur le thème de la dernière assemblée générale “Un
avenir avec ou sans entrepreneur de travaux”, les partenaires des entrepreneurs ont répondu clairement :
afin d’assurer leur pérennité, les entreprises doivent
s’assurer de leur rentabilité ! Les entrepreneurs ont-ils
Calculer le prix de revient qualifier ses activités
“La situation financière de nombreuses entreprises
de travaux agricoles est délicate”, précise Stéphane
Carlier du CER. Pour autant, leurs prestations lourdes
d’investissements en matériels et personnels qualifiés
sont non seulement à préserver, mais à promouvoir.
Calculer le coût de revient, auquel il convient d’ajouter
la marge souhaitée pour déterminer le prix de vente
de la prestation réalisée, la contractualisation des travaux, la qualification de certaines activités, la certification, des perspectives pour que les Entrepreneurs Des
Territoires défendent leur image de marque.
Autre crainte pour la profession : la concurrence
déloyale d’agriculteurs qui se lancent dans la réalisation de travaux à façon pour faire face aux échéances
de remboursement de matériel sans respecter la réglementation de la prestation de services.
Pour le vice-président national EDT “Ce n’est pas
avec la moisson que l’on fait de l’entreprise ! Nos clients
nous laissent bien les travaux qui les arrangent”. Par
ces propos, Jean-Paul Dumont veut dénoncer l’individualisme. Dans notre profession aussi, il est important
que le syndicalisme puisse exprimer les revendications,
les besoins des entrepreneurs et leurs projets et créer
un lien avec la profession agricole. Que feraient les agriculteurs, les industriels, sans ce partenariat avec les
entrepreneurs, qui permet d’assurer des prestations
efficaces grâce à leur professionnalisme, leur disponibilité et leur compétence. Cohésion, compréhension,
dialogue mais aussi affirmation de ce que l’on est et de
ce que l’on fait sont nécessaires pour préserver les entrepreneurs afin qu’ils aient encore leur place dans le
paysage agricole.
Christine Voyez ■
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VIE SYNDICALE
Auto-entrepreneur :
une alternative au salariat
Le statut d’auto-entrepreneur ne s’applique pas aux activités agricoles. Le
ministère de l’Agriculture annonce qu’une étude est actuellement menée sur
le plan fiscal et social.
“Le ramassage ou la cueillette d’algues, de fleurs
et de feuillages sauvages sont considérés comme des
activités de nature agricole en application du code rural”, indique dans une réponse à une question écrite
le ministère de l’Agriculture. Ce sont des activités de
récolte directement liées au cycle de production végétale. Si celles-ci ne comportent pas de mise en valeur du sol proprement dite, ces activités reposent sur
son exploitation. Les ramasseurs ou les cueilleurs de
plantes sauvages sont soumis aux mêmes conditions
d’assujettissement que toutes les autres personnes
dont l’importance de l’exploitation agricole ne peuvent être mesurées en termes de surface minimum
d’installation. Les entreprises de travaux entrent aussi dans cette situation.
Pas de chiffre d’affaires,
pas de cotisations
La loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie a créé un nouveau statut d’“auto-entrepreneur”
en mettant en place, pour les personnes relevant du
régime social des indépendants et soumises au régime
fiscal des micro-entreprises, un dispositif microsocial
optionnel. Au plan fiscal, toute entreprise dégageant
des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux peut bénéficier du régime fiscal
des micro-entreprises. Au plan social, la réglementation applicable est différente selon que l’intéressé est
affilié au régime social des indépendants ou au régime
social des non-salariés agricoles. Dès lors, les ramasseurs d’algues, ressortissants de la MSA ne peuvent
bénéficier du statut d’auto-entrepreneur.
La création du statut d’auto entrepreneur facilite la
création d’activités par des salariés, des étudiants, des
retraités avec à la clé la simplification drastique des formalités, un prélèvement fiscal libératoire sous conditions
de ressources : un revenu fiscal est inférieur à 25 195 €
pour 2009, un prélèvement libératoire forfaitaire (charges sociales et impôts) de 23 % pour une activité de services, pas de chiffre d’affaires = pas de charges sociales
ou fiscales, une exonération de taxe professionnelle. De
plus, il y a application de plein droit de la franchise de la
TVA (pas de récupération sur les investissements) et un
plafond de chiffre d’affaires : 80 000 euros HT pour les
exploitants dont l’activité principale est de vendre des
marchandises, 32 000 euros HT pour les autres prestataires de services relevant des bénéfices industriels et
commerciaux.
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ENTREPRENEURS des Territoires
MAGAZINE -
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AV R I L 2 0 0 9
Les avantages sont réels pour un statut qui a toutefois des limites et des contraintes. Dès que l’activité
se développe, les plafonds sont dépassés et l’autoentrepreneur rejoint les autres entreprises. Si l’activité se maintient à l’intérieur des seuils posés et ce,
de manière durable, les questions se posent sur le niveau de protection sociale. Celui-ci est minimum avec
des cotisations “0” quand le chiffre d’affaires est nul.
Ce qui n’est pas le cas actuel du non salarié agricole.
Avec 150 000 auto-entrepreneurs depuis le 1er janvier
2009, la question du financement n’est pas abstraite.
Le monde agricole est très sensible à ces questions
de solidarité notamment sur la retraite. Les entrepreneurs le sont aussi.
Vers un recul du salariat
en entreprise de travaux
Actuellement, l’activité est exercée soit en étant directement employé comme salarié par une entreprise
soit en relevant du régime des non-salariés agricoles,
soit en étant simplement redevables d’une cotisation de
solidarité. Avec le statut d’auto entrepreneur, c’est une
quatrième option qui s’ouvrait.
Un auto- entrepreneur s’exprime sur le forum du
site www.auto.entrepreneur.fr
“Si je suis salarié au Smic, le coût pour l’employeur est d’environ 12 euros de l’heure et je perçois en net 7,37 euros de l’heure. Avec une activité
de prestation de services en auto-entrepreneur; si
je facture 12 euros de l’heure, je paye 23 % de charges. Donc, il me reste 9,24 euros net de l’heure. Et
selon le régime d’imposition micro Bic prestation
de service avec abattement de 50 % sur chiffre d’affaire, la somme retenue sera 6 euros par heure de
revenu”, souligne un auto-entrepreneur.
Le débat est déjà passionné dans le bâtiment.
La Fédération Française du Bâtiment en tête dénonce les failles du dispositif dont la “distorsion de
concurrence en matière de charges sociales et fiscales”. Elle souligne aussi “la dévalorisation des filières de formation. Le régime de l’auto-entrepreneur
proposant au premier venu de s’installer dans le bâtiment au moment même où le Grenelle de l’environnement impose à la profession un renforcement
de sa qualification”.
VIE SYNDICALE
Nouveau certificat
d’immatriculation : ça démarre
Vous avez acheté un tracteur neuf. Il vous revient de l’immatriculer en respectant la nouvelle législation. Aucun constructeur ou revendeur de matériel
agricole ne peut faire cette démarche pour vous.
Depuis le 15 avril 2009, tout véhicule neuf à moteur, y compris les tracteurs à l’exception des matériels de travaux publics, est muni de plaques blanches (une seule plaque d’immatriculation fixée en
évidence à l’arrière pour le tracteur) avec un numéro
d’immatriculation à vie et ce, jusqu’à sa destruction.
À compter du 1er janvier 2010, l’obligation portera
sur les automoteurs agricoles. À compter du 1er janvier 2013, tous les véhicules ou appareils agricoles
remorqués neufs seront concernés par ce dispositif.
Les engins et matériels agricoles d’occasion déjà en
circulation sont exclus de la réforme actuelle.
Les démarches, les justificatifs
Pour un véhicule acheté en France, les pièces suivantes sont nécessaires :
• un justificatif d’identité,
• un justificatif de domicile,
• une demande de certificat d’immatriculation établie au moyen du formulaire cerfa n°13749*01,
• la notice descriptive remise par le vendeur avec son
certificat de conformité à un genre, marque et type
(le certificat de conformité à un type CE pour les
tracteurs),
• le procès-verbal de réception à titre isolé établi par
la Drire (réception individuelle),
• le certificat de vente établi par le vendeur ou, si le
véhicule a été construit par son propriétaire, les factures d’achat des éléments constitutifs du véhicule.
Pour un véhicule acheté à l’étranger, s’il s’agit
d’un véhicule provenant d’un pays membre appartenant à l’espace économique européen :
• un certificat d’acquisition (certificat fiscal) d’un véhicule terrestre à moteur en provenance de la CEE
délivré par les services des impôts.
S’il s’agit d’un véhicule provenant d’un pays n’appartenant pas à l’espace économique européen :
• un certificat de dédouanement 846 A délivré par les
services des douanes.
L’usage “véhicule agricole”
Les matériels agricoles peuvent conserver en
complément du nouveau numéro d’immatriculation
une plaque d’identité. Cette plaque d’identité “la plaque d’exploitation” reprend le numéro d’exploitation
donné en préfecture qui est mentionné sur le certifi-
cat d’immatriculation (article R 317-12). Au vu de l’attestation d’affiliation MSA, le préfet du département
où se situe l’exploitation agricole attribue un numéro
d’exploitation qui est porté sur le certificat d’immatriculation au côté de la mention “véhicule agricole”.
L’arrêt de l’usage agricole comporte le retrait de
la mention inscrite sur le certificat d’immatriculation
et donne lieu à la délivrance d’un certificat d’immatriculation sans mention d’usage. La mention ou
l’absence de mention de l’usage n’a a priori à ce jour
aucune conséquence fiscale ou autre.
Le certificat de conformité
à un type national ou le certificat
de conformité à un type CE.
Tous les tracteurs, automoteurs ou matériels agricoles remorqués de plus d’1,5 tonne, les matériels de
travaux publics sont soumis à réception. Ils doivent
porter sur une plaque spéciale, l’indication du lieu et
de la date de sa réception par la Drire ou par l’autorité compétente d’un État membre de la Communauté
européenne. Cette obligation n’est pas nouvelle, elle
est même ancienne, mais pas toujours appliquée.
Avec l’obligation d’immatriculation des engins neufs,
qui se généralise, les découvertes de l’absence de réception arrivent au grand jour.
Pour les tracteurs agricoles, le justificatif technique de conformité est le certificat de conformité à un
type CE c’est-à-dire conforme aux dispositions de la
directive 2003/37/CE délivré par le constructeur de
tracteur.
Quelques conseils
Le bon de commande doit mentionner la fourniture au moment de la livraison de la notice descriptive du certificat de conformité de l’engin.
Lors de la livraison, l’acheteur vérifiera la concordance entre la plaque sur l’engin et le certificat
de conformité du genre, de la marque, du type et
des autres caractéristiques de l’engin (largueur,
etc). Certains entrepreneurs font déjà immatriculer, ce qui est facultatif dans le nouveau système
les engins et matériels neufs autres que les tracteurs.
ENTREPRENEURS des Territoires
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VIE SYNDICALE
Actualités !
Exonération de charges sociales pour
l’emploi de travailleurs occasionnels
Les entreprises de travaux sont éligibles depuis fin
2006 au régime des travailleurs occasionnels au taux
de 58 %. 27 000 contrats ont été signés en 2007 dans
le secteur des entreprises de travaux, ce qui représente 3 % de l’ensemble des contrats travailleurs occasionnels. Les résultats de la mission sur le dispositif
de taux réduits de cotisations sociales sont attendus
avec beaucoup d’intérêt, la suppression de ce dispositif
étant évoquée ou tout au moins une profonde réforme.
Traverser le canal Seine Nord Europe
Toute création d’infrastructure soulève la question des contraintes de circulation des matériels utilisés par les entrepreneurs de travaux agricoles. Dans
le cas du futur canal Seine Nord Europe, Voie navigable de France consulte les professionnels agricoles
dont les représentants des entrepreneurs pour tenir
compte de leurs préoccupations lors de la construction de ses ouvrages (notamment buses souterraines
et ponts). La référence en la matière est l’arrêté du 4
mai 2006 sur les règles de circulation des engins agricoles. Leurs gabarits sont définis comme suit : largeur
maximale 4,5 m, longueur maximale 25 m et hauteur
limite non fixée mais pouvant atteindre 5,5 m.
Nouveau Parlement européen
Dans les dossiers importants à régler à la suite des
élections européennes du 7 juin, figure la mise en place
de la libre circulation des services et libre établissement
des entreprises au 1er janvier 2010 dans les états membres. EDT poursuit son travail de sensibilisation et de
mobilisation pour préparer cette échéance. En effet, si
les entrepreneurs de travaux agricoles pourront s’installer et travailler dans l’état membre de leur choix, les
règles sociales et fiscales restent nationales comme les
règles de réception routière des engins.
Le 7 juin dernier, 72 députés européens français ont été élus. Ils siègeront
au Parlement européen dans un hémycycle de 736 sièges.
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ENTREPRENEURS des Territoires
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Infos
01 47 87 12 12
/ Vie pratique
idique
Service d’information jur
Les entrepreneurs
dans le réseau mixte technologique
agro-équipement et énergie.
La Fédération nationale participe au réseau mixte technologique agro équipement et énergie. Dans
ce réseau, on retrouve des instituts techniques, des
chambres d’agriculture, les Cuma, le Cemagref, l’Enesad et des centres de formation. Les RMT sont une
nouvelle modalité de partenariat entre la recherche,
la formation et le développement agricole. Ils ont été
initiés en 2006 par le ministère de l’Agriculture et de
la Pêche (MAP). le réseau mixte technologique agroéquipement mis en place en septembre 2007 vise à
dresser un état des connaissances sur la problématique de l’énergie en mécanisation agricole. Il doit favoriser l’émergence de projets communs et valoriser
les résultats des différents acteurs.
Réforme de la Fimo (suite)
La FNEDT a reçu une réponse d’attente du secrétariat d’état aux transports à la suite de sa lettre sur la
Fimo obligatoire à partir du 10 septembre 2009 pour
tous les conducteurs (salariés et non salariés) effectuant du transport de marchandises avec des véhicules de plus de 3,5 tonnes de PTAC (compte propre ou
compte d’autrui). Même si cette formation n’est pas
obligatoire pour la conduite des véhicules dont la vitesse maximale autorisée ne dépasse pas 45 km/h,
cette obligation concerne des salariés et non salariés
d’entreprises de travaux agricoles.
La Fédération a pris contact avec des organisations d’employeurs de la production agricole pour
envisager de négocier un avenant à l’accord de 1999.
En effet, le secteur des travaux publics négocierait
un nouvel accord paritaire sur la Fimo des travailleurs
occasionnels, une voie qui pourrait être aussi empruntée par la production agricole.
Des entreprises de travaux forestiers
éligibles aux prêts bonifiés “tempête”
Les entreprises de reboisement de moins de vingt
salariés dont le siège social est situé dans les régions
Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon,
touchées par la tempête Klaus du 24 janvier 2009 et
qui réalisent plus de 50 % de leur activité dans le domaine des plantations et des entretiens forestiers peuvent accéder à ces prêts. Pourquoi ne pas avoir tout
simplement pris en compte l’ensemble des entreprises de travaux forestiers comme le demandait EDT ?
Vu de Paris, il était inimaginable que les entreprises
de travaux forestiers des régions concernées soient
sans travail avec 40 millions de m3 de bois à terre. La
chute d’activité des seules entreprises de plantations
et d’entretien est aidée avec 20 millions d’euros de
prêts bonifiés aux entreprises de travaux et aux pépiniéristes. Les réseaux bancaires intéressés étaient in-
VIE SYNDICALE
plaquettes, issus des parcelles sinistrées par la tempête Klaus des régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et
Languedoc-Roussillon, pour des transports sur une
distance supérieure à 150 km, calculée entre la place
de dépôt en forêt et le point d’utilisation ou l’aire de
stockage. L’approvisionnement de proximité en-deçà
de cette limite de 150 km n’est pas éligible à l’aide de
l’État. Le transport de plaquettes n’est subventionné
que par voie ferroviaire ou maritime.”
Appel de cotisation France Bois Forêt
Après la tempête Klaus, Françoise Laparade-Cornuault a écrit, “Rose des
bois”, dont les textes cherchent à sensibiliser les jeunes générations à l’importance de la forêt landaise. Acheter un livre constitue un geste concret
pour reconstruire la forêt : un livre acheté, deux pins replantés. Ce livret
est édité en partenariat avec EDT d’Aquitaine. 10 000 exemplaires ont déjà
été vendus.
vités à se manifester fin mai pour la mise en place des
prêts aux entreprises. La gestion de ces aides est totalement déconcentrée au niveau des préfets de région
Aquitaine (Pin-des-Landes) et de la région Midi-Pyrénées (autres essences) ou du préfet de la région dans
laquelle sont situées les parcelles concernées. Les
prêts bonifiés à 1,5 % peuvent être consentis jusqu’au
31 décembre 2010 par les banques ayant passé à cet
effet une convention avec le ministre de l’économie, de
l’industrie et de l’emploi et le ministre de l’agriculture
et de la pêche.
Etude de la mécanisation
dans le Massif central
Les représentants des entrepreneurs associés au
projet “Accompagner les entreprises d’exploitation
forestière de la zone Massif Central dans la Mécanisation” porté par la FCBA Centre-Ouest et les interprofessions. Le projet soumis aux régions Auvergne et Limousin associe Entrepreneurs des Territoires. Il s’agit
de créer une base de données des résultats technicoéconomiques de chantiers d’exploitation, un observatoire socio-économique de la mécanisation et des entreprises, de tester de nouvelles solutions techniques
d’exploitation et de diffusion des informations techniques et transfert des résultats aux professionnels.
Aide au transport durable
des plaquettes forestières
La circulaire sur l’aide exceptionnelle au transport
sur moyennes et longues distances de bois suite à la
tempête Klaus du 24 janvier 2009 ajoute la possibilité de subventionner le transport de bois sous forme de plaquettes, bois chablis. “Les aides sont réservées aux bois, sous forme de grumes, rondins et
Des entreprises de travaux forestiers ont reçu courant avril un appel de cotisation de l’interprofession
France Bois Forêt à régler avant le 31 mai 2009. Cette
cotisation n’est pas due par les entreprises de travaux
forestiers qui sont des prestataires de services distincts de la production et de la commercialisation forestière. Des entreprises de travaux forestiers ont reçu
par erreur cet appel à cotisation. La cotisation est due
par les entreprises qui produisent et commercialisent
des produits d’exploitation forestière, de sciage, de
connexes, de placage, de bois rabotés et de parquets.
Assemblée générale EDT
Nord-Pas-de-Calais/Picardie
L’assemblée générale régionale EDT de Fresnes
les Montauban (62) s’est conclue par des remerciements au président Maurice Augait qui a quitté ses
fonctions depuis le 1er avril 2008 et la remise de la
médaille EDT à deux adhérents : Madame Isabelle
Maréchal du Nouvion-en-Thiérache (02) et Monsieur
Michel Pacaux de Lisbourg (62).
Disparition de Félix Charpentier en Isère
Né en 1931, le cinquième d’une famille de neuf enfants Félix Charpentier travaille sur la ferme familiale
après ses études agricoles. En 1955, il se marie et
aura 4 enfants. Il se lance dans l’entreprise de battage avec son beau-père, à cette période il n’y avait pas
beaucoup de concurrence et les moissons duraient
longtemps. Il succède à son père et en 1956 démarre
le battage du maïs aux cribs avec une machine, puis
deux. Peu à peu l’entreprise grandit pour rayonner de
la vallée du Rhône à la Matheysine et s’engage dans
d’autre activités comme l’épandage d’ammoniac en
1970, les labours les semis et ainsi de suite… Pour
faire face aux périodes de gros travaux ; il emploi de
nombreux jeunes de la région qu’il aura plaisir à former au travail de qualité. Sa grande satisfaction est
de donner a certain d’entre eux la motivation pour
exercer à leur tour ce métier.
En 1994, il laisse son affaire à son fils Jean-François pour prendre sa retraite.
En 2001, pour ses 70 ans il réunit tous ses chauffeurs pour une grande fête
Fervent acteur au sein du Syndicat des Entrepreneurs de l’Isère, il participait toujours au conseil
d’administration. Toute la famille des entrepreneurs
de l’Isère et de la région lui ont rendu un dernier hommage dans son village de Thodure.
ENTREPRENEURS des Territoires
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Profession
Manceau Environnement :
“L’épandage est une affaire de pros !”
L’épandage des boues ou des effluents d’élevages palient l’utilisation d’engrais
chimiques. Activité très réglementée, cette prestation nécessite néanmoins
de sérieuses compétences et le matériel adéquat. C’est le cas de l’entreprise
Manceau Environnement, qui en a fait sa spécialité depuis plus de quinze ans.
Installée sur la petite commune de Coudray, entre Angers et Château-Gontier, l’entreprise d’Hubert Manceau,
ou plus précisément ses deux
entreprises, forment un site
imposant, juché sur un coteau de la campagne mayennaise. Deux activités bien distinctes sont réunies ici, mais
toutes deux complémentaires et totalement dédiées au
monde agricole, dont elle est
issue. D’une part, on trouve
Manceau Hubert, l’entreprise
initiale comprenant tous les
travaux, des semis aux récoltes, et d’autre part, Manceau
Environnement, spécialisée
dans l’épandage d’effluents
agricoles ou des boues de
stations d’épurations pour
l’amendement des sols.
Un précurseur
“Dans le secteur de l’effluent nous sommes cités
pour être des précurseurs”,
précise pudiquement Hubert
Manceau. En effet, dès 1991,
l’entrepreneur mayennais se
lance dans l’épandage, avec
un adage, celui de réaliser
des prestations de qualité.
“Mon père avait une tonne
à lisier, mais c’était juste une
petite affaire, se souvient-il.
Et quand j’ai repris l’entreprise cette année là, mon idée
était vraiment de développer
l’épandage car je pensais que
c’était l’avenir. Et puis, je trou-
Les Manceau travaillent en famille
De gauche à droite, Hubert Manceau, sa femme Viviane, responsable de la partie administrative des deux entreprises et leur fille Graziella. Diplômée en marketing et commerce international, elle a intégré l’entreprise en 2008. “Je
suis chargée de développer l’activité auprès des industriels et des collectivités”, explique-t-elle. Toutes activités
confondues (les deux entreprises), Hubert Manceau comptabilise aujourd’hui près de 1 700 clients.
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Un système d’épandage sans tonne. L’entreprise effectue des prestations sur un rayon
de 300 km, d’ouest en est et vers le grand sud-ouest de la France.
vais qu’ils étaient bien souvent mal réalisés. À l’époque
on voyait épandre du fumier
et après de l’engrais chimique. Moi, je voulais investir
dans du matériel et prouver
que l’on pouvait remplacer
complètement les produits
de synthèse”. Un an plus
tard, Hubert Manceau achète
son premier épandeur à plateau. Le modèle, conçu par
un bureau d’étude du nord de
la France, révolutionne le secteur. “Il respectait bien les doses et l’homogénéité des doses à épandre sur la parcelle,
précise-t-il. Ce sont deux éléments très importants pour
faire un travail de qualité.
À l’époque nous épandions
du fumier de volailles et du
compost pour une vingtaine
d’agriculteurs engagés avec
des coopératives”. En 2001,
les prestations d’épandage
de l’entreprise prennent de
l’ampleur. Il devient alors nécessaire de créer une autre
structure, dédiée totalement
à cette activité. C’est la naissance de Manceau Environnement. L’entreprise démarre
avec quelques salariés. Elle
en emploie aujourd’hui 14.
“Nous les formons en interne, explique l’entrepreneur.
Ils commencent d’abord par
les petits engins. Nous les
spécialisons dans l’épandage. Ils connaissent donc bien
les doses et la réglementation en vigueur”.
Une large palette
d’épandage
L’entreprise épand des effluents d’exploitations agricoles, mais aussi et surtout
tous types de boues générées par les stations d’épurations de l’industrie agroalimentaire ou gérées par les
collectivités (boues liquides,
solides ou pâteuses). Des
coquilles d’œufs sont même
épandues. L’épandage, quel
qu’il soit, n’est pas sans
contraintes. “Nous avons
toujours anticipé la loi, assu-
Commandes du matériel d’épandage à l’intérieur de la cabine d’un tracteur Fendt,
dans le cas des systèmes tracteurs/épandeurs.
Matériel pour l’épandage
• 21 tracteurs Fendt de 45 à 360 ch., équipés de GPS
Boues liquides
• 5 agitateurs Lisier (Agra, Pichon, Mauguin)
• 1 citerne à boues
liquides de 33000 l
(fabrication maison)
• 3 cuves à boues (maison)
• 1 débitmètre Danfoss
• 1 enrouleur Perrot
• 2 enrouleurs (système suisse)
• 2 pompes CDEA (Gordman et Doda)
• 1 pompe Doda
• 12 tonnes de 10 à 24 m3 (Mauguin, Pichon, Joskin)
• 1 enfouisseur de culture Joskin
• 1 injecteur prairie Joskin
• Rampes pendillards
• 1 automoteur Challenger Terragator 3244 de 18 m3
(avec rampe pendillard, injecteur prairie et enfouisseur)
Boues pâteuses
• 3 épandeurs Mouzon
• 4 épandeurs Bergmann
• 1 chargeuse JCB Vema
• 1 télescopique Merlot
Balayeuses
• 7 balayeuses Rabaud
re l’entrepreneur. Et l’administration, comme les chambres d’agriculture ou encore
l’agence de l’eau, nous visite
pour voir nos techniques et
les contraintes”. Une réglementation stricte - régit par
des arrêtés préfectoraux départementaux mis en place
en fonction des zones sensibles (cours d’eau, état des
sols, habitations…) - fait se
succéder plusieurs étapes
avant la mise en œuvre d’un
épandage. “Il existe notamment une cartographie des
parcelles, explique Hubert
Manceau. Il arrive que des
éléments soient absents des
plans, comme un point d’eau
par exemple. Nous devons
donc toujours être très vigilants pour ne pas risquer
d’épandre dans une zone
sensible”. Cette réglementation française à l’échelon local émane en fait de la directive européenne Nitrate, dont
le quatrième programme doit
être mis en place d’ici le début de l’été. À la chambre
d’Agriculture du Maine-etLoire, mandatée par le préfet
depuis 2001 pour expertiser
les épandages réalisés dans
le département, Yoann Corvaisier, chargé de mission en
environnement, évoque le
sérieux de l’entreprise Manceau. “Sur la dizaine de prestataires que nous connaissons, elle fait partie des trois
entreprises
véritablement
spécialisée et pointilleuse”,
soutient-il.
Des spécificités
par clients
Agriculteurs, laiteries ou
abattoirs, grandes villes ou
petites communes, l’entreprise Manceau s’adresse à tous
les profils, pour peu qu’ils
aient des boues valorisables
en agriculture. “Nous avons
des boues liquides et solides à épandre, explique Dany
Morandeau, du service assainissement et exploitation de
la ville d’Angers, cliente de
ENTREPRENEURS des Territoires
l’entreprise. Et nous en produisons beaucoup. Comme
la réglementation interdit
l’épandage en hiver il faut
donc d’importantes capacités de stockage pour les
boues liquides. Pour réduire ces besoins, en particulier sur les grosses stations
d’épurations, nous les centrifugeons et les chaulons. C’est
le moyen pour en diminuer la
quantité”. La centrifugation
permet de séparer le liquide
du solide. Le premier repart
dans le circuit de l’eau après
traitement et l’autre est ensuite chaulé (ajout de chaux),
devenant une boue chaulée.
Celle-ci est ensuite épandue
sur des terres agricoles par le
prestataire. “Nous faisons déposer les boues directement
chez les agriculteurs via un
transporteur, explique Dany
Morandeau. Ensuite Manceau
Environnement intervient, en
réalisant un dosage précis.
Avant d’être épandues, nos
boues sont contrôlées. Elles
font l’objet d’un prélèvement
quotidien et d’une analyse
dans un laboratoire, tous les
quinze jours”. Pour Hubert
Manceau, la boue la plus efficace reste néanmoins celle
qui est liquide. “C’est aussi
la moins chère, précise-t-il.
On peut l’épandre pour toute
une panoplie de cultures déjà
en place : blé en pré-semis,
maïs en interligne, prairie…
La minéralisation de l’azote
est plus rapide, du fait que la
boue est liquide. À l’inverse,
plus on les sèche, plus on les
durcit, plus la minéralisation
est longue. Et s’il ne pleut
pas, elle mettra alors plus
de temps à rentrer dans le
sol”. Autre lieu, autre client :
la coopérative syndicale de
distillation, à Thouarcé, dans
le Maine-et-Loire, produisant
des alcools issus de marc
de raisins pour la biocarburation, a besoin d’épandre
ses vinasses. Enfin, disons
qu’aujourd’hui, le cas est
plus fortuit car la coopérative
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Profession
Challenger Terragator :
la performance au service de l’épandage
Des balayeuses sont indispensables pour nettoyer les routes ou toutes zones de circulation.
Une tonne de 24 m3 avec enfouisseur. Boues d’épuration liquides, pâteuses ou solides, compost, effluents d’élevages, tous les types d’épandages sont réalisés pour
amender les sols.
a mis en place il y a deux ans
une unité de méthanisation,
les transformant en biogaz.
“Ne pas pouvoir épandre
pendant la période hivernale
c’était un vrai problème pour
nous, explique Jacques Blouineau, le responsable de la
coopérative. Le méthaniseur,
un plus environnemental.
Quand nous avons trop d’effluents à absorber, nous réalisons un plan d’épandage
et nous faisons alors appel à
Manceau Environnement. Au
niveau qualité, ce sont des
gens calé à 100 %”.
Reconnaître les vrais
professionnels
“Nos clients nous délivrent
des attestations de qualité”,
poursuit Hubert Manceau.
L’entrepreneur n’attend pas
une nouvelle loi, mais il souhaite qu’on fasse la différence
18
entre les vrais professionnels
et les “amateurs’’. Depuis
peu, Qualiterritoires propose
des fiches de qualification
pour les travaux d’épandage.
“Encore aujourd’hui, trop
d’épandages sont mal faits à
cause de matériels inadaptés
et par manque de compétence, estime-t-il. Et il faut savoir
aussi refuser les demandes
de certains clients qui se mettent volontairement hors de
la réglementation parce que
ça les arrange”. Avec près de
500 000 m3 de boues liquides
et près de 70 000 t de boues
solides et pâteuses épandues
sur plus de 25 000 ha par an,
l’entrepreneur ne peut accepter l’approximation et revendique un professionnalisme exigent à la hauteur des enjeux
environnementaux.
ENTREPRENEURS des Territoires
Frédéric Ripoche ■
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Son châssis au look ‘’american truck’’ (il est d’ailleurs
d’origine américaine) attire indéniablement l’attention. Mais
l’intérêt de la machine réside en particulier sur sa “meilleure
portance au champ” en comparaison à l’équipage tracteur/
épandeur, et cela grâce notamment à son système de déplacement en crabe, tel que l’indique Hubert Manceau. “L’automoteur génère moins de problème de tassement de sol sur
les parcelles humides, précise-t-il. L’épandage est également
plus rapide. Il nous amène une plus value commerciale”. Depuis 2002, l’entrepreneur possédait le Terragator 3104 d’une
capacité de contenance de boue liquide de 16 m3. Il s’en est
séparé pour acquérir le Terragator 3244, bénéficiant d’une
citerne plus grande de 18 m3. Autre intérêt : pas de salissure
de route. Le Terragator n’a pas l’autorisation de circuler avec
une citerne pleine (ce qui peut être aussi un désavantage).
Le chargement des boues est effectué au champ, à partir
d’une cuve installée sur place. “Dans le nord de la France par
exemple, ce n’est pas un problème d’utiliser ce type d’engin
parce que les parcelles sont grandes, explique Hubert Manceau. En revanche, dans l’ouest, où nous avons beaucoup
plus de petits parcellaires, c’est plus difficile de rentabiliser
l’automoteur, tant qu’on ne peut pas circuler sur route avec
la cuve pleine”.
Entreprise Maréchal :
pionnière de la certification Iso 14001
Les contraintes économiques nécessitent une rigueur de plus en plus
importante dans la gestion des entreprises. La certification, au sens large
du terme, est un des moyens qui permettent de se démarquer et de mettre
en avant les actions mises en œuvre pour satisfaire à la fois les clients, mais
aussi de meilleures conditions de travail pour les salariés. Dans la région
Nord-Picardie, l’initiative de l’association EDT Perspective, pilote au niveau
national, l’illustre avec dès cette année des applications concrètes.
EDT Perspective
EDT Perspective est née
voici 3 ans de la démarche
d’entrepreneurs de travaux
de la région Nord-Picardie
qui constataient un manque
de formation de leur personnel, notamment dans les domaines de l’hygiène, de la sécurité et de l’organisation du
travail et, plus globalement,
sur les préoccupations environnementales.
Après discussion au sein
d’EDT Nord-Picardie et avec
le Fafsea, 20 entreprises,
toutes volontaires, se sont
engagées dans cette démarche QSE (Qualité, Sécurité,
Environnement) qui a pour
objectif, dans une première
étape, la certification Iso
14001. Parallèlement, elles
ont travaillé sur les exigences
de l’OHSAS 18001 pour ce qui
est de la sécurité au travail et
Gérard Maréchal est président de l’association EDT Perspective et dirige avec son fils
Christophe l’entreprise qui répartit son activité entre agricole (40 %) et TP (60 %).
sur les principes de la norme
Iso 9001 (Qualité intégrant
l’écoute et la satisfaction du
client ainsi que l’organisation optimale des postes de
travail). Les entreprises qui
le souhaiteront pourront les
demander par la suite.
Chaque entreprise a été
diagnostiquée, phase qui a
provoqué l’abandon dans la
démarche de certains. Début
2009, 4 entreprises (2 dans
le Nord-Pas de Calais et 2 en
Picardie) tirées au sort sur les
14 restantes (elles ont entre 5
et 50 salariés et des activités
dans les travaux agricoles,
le transport et le TP) ont été
auditées par un cabinet de
consultants spécialisés qui
a accordé cette certification
pour l’ensemble du groupe.
Durant chaque année à venir,
4 ou 5 autres entreprises seront de nouveau tirées au sort
pour être elles aussi auditées,
mais une entreprise qui a déjà
fait l’objet de cette procédure
pourra l’être de nouveau.
Cette certification, répondant au principe du SME (Système de Management Environnemental), est une démarche
continue qui repose sur une
“boucle” d’amélioration que
l’entreprise s’engage à mettre
en œuvre. On peut la résumer
par 5 étapes : Je m’engage, je
réalise un diagnostic, je planifie mes objectifs d’amélioration, je mets en œuvre, je
contrôle et je m’améliore. Elle
implique l’ensemble du personnel et notamment sa présence à 16 modules de forma-
Profession
tion selon un rythme mensuel
(surtout en hiver pour se caler par rapport aux périodes
de plus forte activité où il est
difficile de mobiliser les employés). Elle concerne notamment le secourisme et en particulier la mise en situation de
“crise” (accidents environnementaux). Naturellement, les
diagnostics ont mis en avant
un certain nombre d’améliorations nécessaires dans les
entreprises qui doivent être
réalisées selon un calendrier
déterminé. Si lors de l’audit
2010 ces points ne sont pas
satisfaits, ils peuvent mettre
en péril l’ensemble du groupe.
Les entreprises non auditées peuvent et doivent améliorer également ces points,
selon un cahier des charges
consultable au cabinet de
consultants. Ils concernent
tout ce qui peut améliorer la
sécurité du personnel et de
l’environnement tout en gérant économiquement les
consommables (eau, électricité, gazole, huile, batteries…)
et en assurant leur traçabilité.
On peut citer comme moyens
d’amélioration les kits “antipollution”,les aires de lavage
du matériel, le suivi des extincteurs, et insister sur le besoin d’information qui doit se
matérialiser par un livret d’accueil pour les nouveaux employés (CDI et intérimaires),
mais aussi la mise en place
d’un cahier des “accidents
écologiques” (ex : rupture
d’un flexible hydraulique.
Cette démarche a naturellement un coût. C’est dans un
premier temps l’audit, supporté par chaque entreprise
mais qui a été globalisé pour
l’association (4 300 Euros/an
soit 900 Euros/entreprise).
Ce sont bien sûr les investissements nécessaires pour
satisfaire les besoins d’amélioration. C’est également la
formation d’un montant de
2 000 Euros/entreprise et
prise en charge par le Fafsea.
C’est enfin une cotisation
20
pour chaque adhérent, de
300 Euros/an, qui doit couvrir les frais de secrétariat,
de comptabilité, mais surtout
de communication, tant au niveau national au travers de la
fédération EDT, qu’au niveau
régional pour faire connaître
les entreprises concernées et
leurs actions, mais aussi vers
le “grand public” et notamment auprès des organismes
régionaux.
Hormis les gains de productivité que peuvent attendre les entreprises même s’ils
ne sont pas immédiats, cette
démarche vise également à
se démarquer et à susciter
l’intérêt des clients et notamment, pour certains secteurs
d’activités, des donneurs
d’ordre qui sont plus réceptifs à ce genre de démarche,
surtout s’ils sont eux-mêmes
entrés dans la démarche de
certification.
L’exemple de
l’entreprise Maréchal
Parmi les 14 entreprises
d’EDT Perspective, l’entreprise Maréchal installée à
Beaucamp près du Nouvionen-Thiérache, région d’élevage par excellence (on est
dans le fief du Maroilles), est
une des 4 auditées début
2009, Gérard Maréchal étant
par ailleurs président d’EDT
Perspective. Cette entreprise
a été créée en 1962 par Serge
Maréchal, son père, avec au
départ des activités de pressage de foin, d’épandage de
fumier et de tronçonnage.
Au bout de 3 ans, il démarre
le TP qui permet d’avoir une
activité en hiver. Gérard Maréchal intègre l’entreprise en
1974 puis continue avec sa
mère après le décès de son
père en 1976, et cela jusqu’en
1985. Son fils Christophe, qui
a suivi des études de génie
civil et travaux publics, le rejoint en 2005 au sein d’une
SARL.
Aujourd’hui, l’entreprise
qui compte 16 permanents
ENTREPRENEURS des Territoires
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Dans la région d’élevage où l’ETA Maréchal est installée, la production de fourrages
et l’ensilage en particulier sont les principaux secteurs d’activité.
Dans le cadre de la démarche de certification ISO 140001, ils ont installés une aire
de lavage du matériel ainsi qu’une station pour le carburant avec un compteur volumétrique avec identification des matériels.
Le parc de matériels de l’entreprise Maréchal
Matériels agricoles
• 6 tracteurs John Deere de 110 à 170 ch,
• un tracteur MB-Trac avec déboucheur de drains,
• une draineuse trancheuse automotrice
• une draineuse sur tracteur,
• 3 ensileuses automotrices (2 Claas et une John Deere)
avec becs maïs 6 et 8 rangs
• un Cultiplow 6 lames avec rotolabour
et semoir Monosem 4 et 6 rangs,
• un semoir direct Sulky pour le semis de prairies,
• 2 épandeurs à vis avec pesée,
• un épandeur à plateaux,
• 3 bennes 18 t (2) et 24 t,
• une tailleuse de haies Rousseau 6,40 m,
• un broyeur d’accotements,
• un broyeur à axe vertical.
Matériels TP
• 4 pelles à chenilles de 11 à 25 t,
• 3 pelles à chenilles de 2,5 t à 8 t,
• 2 pelles à pneus de 11 et 13 t,
• 5 camions dont 2 porte-engins,
2 6x4 24 t et un 10 t ampirole.
• un tracto-pelle,
• une chargeuse,
• 2 rouleaux compacteurs
Tous les consommables ont fait l’objet d’une organisation de rangement spécifique
avec identification et panneaux informatifs facilitant leur accès.
Les consommables usagés et recyclables sont stockés
dans des bacs indépendants identifiés.
(dont Maréchal père et fils),
a une activité répartie pour
40 % dans l’agricole et 60 %
dans le TP. La première est
surtout concentrée dans la
culture et la récolte des fourrages avec des semis (50 ha
auxquels il faut ajouter
200 ha de maïs) et l’ensilage
(400 ha d’herbe et 900 ha de
maïs). “Nous avions arrêté
le pressage avant de réinvestir dans 3 presses à balles rondes” explique Gérard
Maréchal. “Mais nous avons
de nouveau arrêté car l’essentiel de ce travail est réalisé par des Cuma, comme
l’enrubannage. Nous avons
fait également une tentative
en moisson que nous avons
gardée 3 ans, mais la région
ne s’y prête guère (parcelles
éloignées, petites, faibles
rendements), même si nous
étions à 400 ha récoltés.”
L’entreprise réalise également des épandages de sco-
ries (pour des coopératives),
de fumier avec pesage embarqué, de boues déshydratées avec un épandeur à plateaux équipé d’un système
d’humidification pour faire
retomber les poussières. Ils
ont également repris une activité de drainage sur un parcellaire qui ne l’avait été ou
il y a très longtemps et était
devenu défaillant. Elle réalise
également des travaux d’entretien comme le taillage des
haies, le curage de fossés,
le fauchage d’accotements
pour les communes.
Mais c’est l’activité TP
qui domine avec des travaux
diversifiés comme la mise
aux normes des bâtiments
d’élevage (important dans
la région), le terrassement
de fosses, la réalisation de
dalles en béton, les terrassements pour l’assainissement collectif et individuel
(l’ETA est installateur agréé
Eparco), la création de cours,
d’étangs…
C’est en particulier dans
ce domaine que la certification pourra apporter un plus
à l’entreprise, les contraintes imposées étant de plus
en plus importantes. Mais
les améliorations détectées
lors du diagnostic concernent
l’ensemble des activités et un
certain nombre d’actions et
d’investissements ont déjà
été réalisées, comme le souligne Gérard Maréchal. “Nous
avons construit une aire de
lavage des matériels qui doit
être encore finalisée avec
l’installation d’un décanteur
dégraisseur et une cuve de rétention, l’eau assainie devant
être réutilisée pour le lavage
des machines. A proximité,
nous avons installé une station pour le carburant avec
un compteur volumétrique à
identification par matériel ce
qui nous permet de connaître exactement la consommation de chaque engin. Nous
avons également installé un
stockage raisonné de tous les
consommables ainsi que des
bacs pour la récupération de
tout ce qui peut être recyclé.
Pour ce qui est du personnel,
nous avons installé un local
dédié où, outre des vestiaires
et des sanitaires, ils peuvent
trouver toutes les informations en matière de sécurité
et de “bonnes pratiques”.
C’est notamment un classeur
avec des fiches informatives
sur tous les produits toxiques
utilisés classées selon un ordre croissant de dangerosité.
C’est également un cahier des
accidents. Sans oublier le cahier d’accueil dont chaque salarié dispose et dans lequel il
peut trouver beaucoup d’informations sur l’entreprise
(notamment un plan), les
consignes à respecter, notamment en matière d’hygiène et
de sécurité, des protocoles
à suivre en cas d’accident ou
de sinistre ainsi qu’une liste
d’adresses utiles.”
ENTREPRENEURS des Territoires
L’avenir est
dans l’environnement
“Dans notre région herbagère, les possibilités de
diversification sont très limitées. D’autant plus que les
élevages sont de taille plus
importante, plus spécialisés
et on assiste à un fort développement des robots de
traite”, constate Gérard Maréchal. “Cela laisse plus de
temps aux éleveurs qui en
profite pour faire eux-mêmes les travaux qu’ils nous
confiaient auparavant. Il y
également le renouvellement
des générations et les jeunes
ne sont pas toujours enclins
à continuer ce que faisaient
leurs pères. La réelle voie
d’avenir en terme de diversification est l’environnement,
sans que l’on sache exactement quoi, mais des besoins
vont se créer et il faudra être
prêt à saisir les opportunités
quand elles se présenteront.
Nous avons par exemple eu
un contact avec Thierart qui
construit le récupérateur de
menues-pailles et avec SEDE
Environnement qui est intéressé par le principe pour
leur récupération. Il y a également un bon potentiel pour
les plaquettes de bois (la superficie en forêt est importante dans la région), mais
pour l’instant, leur écoulement n’a pas encore été mis
en place. Mais dans tous
les cas, notre démarche de
certification sera un atout
important pour l’entreprise
quand ces nouvelles voies ou
d’autres apparaîtront.”
Olivier Fachard ■
Les coordonnées des
14 entreprises pionnières
de la norme Iso 14 0001
sont sur le site internet :
www.edtperspective.com.
MAGAZINE -
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MAI/JUIN 2009
21
Profession
EURL Guilloteau :
Un épandeur “marche en crabe”
pour protéger les sols
À Marsais-Sainte-Radegonde en Vendée, l’entreprise Guilloteau a investi
dans un épandeur “marche en crabe” pour limiter le tassement des sols.
Une première que Bernard Guilloteau va faire découvrir à ses clients lors
d’une journée porte ouverte organisée en juin.
C’est avec le chantier de
l’A 83, une autoroute qui relie Nantes à Niort via Fontenay-le-Comte, que l’entreprise de Bernard Guilloteau
a vu le jour sur la commune
de
Marsais-Sainte-Radegonde. “Au départ, nous
étions exploitants agricoles. Avec le lancement du
chantier de l’autoroute, on
nous a demandé d’arroser
les pistes de fondation de
l’autoroute avec de l’eau
pour éviter la poussière.
J’ai investi dans une citerne et, au fil des ans, on est
monté en puissance”, souligne Bernard Guilloteau, la
figure de proue de l’EURL
qui porte son nom. Concrètement, l’entreprise a vu le
jour en 1995. Depuis lors,
elle ne connaît pas la crise
et aujourd’hui Bernard et sa
femme emploient cinq salariés permanents et trois saisonniers. Au fil des ans, l’entreprise s’est spécialisée
dans l’épandage même si
c’est loin d’être la seule activité. Dans son portefeuille
de services, l’entrepreneur
propose : l’arrosage, le balayage et le lavage de voiries, le recyclage sur place
de chaussées, le broyage ou
le défrichage de souches, la
stabilisation des sols avec
de la chaux ou du ciment.
Pour le recyclage de chaussées notamment, l’entreprise travaille avec les services
22
Ici, l’épandeur Panien réalise une démonstration. La “marche en crabe” permet de réduire le tassement des sols.
techniques du département
de la Vendée. Dans le marais
vendéen, les routes sont recyclées sur place et ce type
d’activité représente près de
20 % du chiffre d’affaires.
Mais, le 7 mai, si Bernard
Guilloteau a invité la presse, l’entreprise Panien et
des techniciens de la Saur,
c’est pour mettre en avant
son savoir-faire en matière
d’épandage.
“Dans notre activité épandage, on réalise des vidanges de lagunes, on est aussi
appelé à épandre du compost, des boues de station
d’épuration, de la fiente de
volailles et du fumier de chèvre. Les produits sont hété-
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MAI/JUIN 2009
rogènes. On intervient en
Vendée, dans les Deux-Sèvres, mais aussi dans la région de Saumur, de Thouars
et même dans le Sud-Est
de la France. On est polyvalent”. L’entreprise Guilloteau réalise des prestations
aussi bien pour les collectivités que le monde agricole
ou encore des entreprises
ou des coopératives comme
la Cavac, le groupe Soufflet,
la Saur et Véolia. Même si
Bernard Guilloteau travaille
pour des grands groupes, il
mise sur des partenariats où
il cherche à mettre en avant
son savoir-faire et sa capacité d’innovation. Son parc
matériel montre d’ailleurs
que l’entreprise mise sur la
qualité des prestations, les
chauffeurs utilisent notamment une barre de guidage
sur les chantiers d’épandage. Ici, les boues ou autres
déjections animales sont
perçues comme des matières premières nobles, pas
des produits dont on cherche à se débarrasser. C’est
aussi dans une logique de
partenariat que l’entrepreneur invite chaque année sa
clientèle à l’occasion d’une
porte ouverte : “À cette occasion, on peut montrer
nos investissements et nos
outils. On peut aussi échanger dans un cadre plus décontracté”, poursuit-il.
Réduire le tassement
des sols
Avant de se lancer dans
cet achat, Bernard Guilloteau
a pris contact avec la société
Panien, il souhaitait investir
dans un épandeur polyvalent, qui limite le tassement
des sols. Un souci qu’il partage avec sa clientèle d’industriels, qui cherchent aussi
Pour le contrôle des doses, l’épandeur est équipé d’un pesage embarqué. Depuis
actimat
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1
la
cabine, l’opérateur
peut 10/02/09
contrôler et règler
les différents
de l’épandeur
grâce à un tableau de commandes.
Financez
à limiter toute détérioration
des sols. Leur objectif est de
fidéliser les agriculteurs qui
leur mettent à disposition des
parcelles de terre indispensables à leur plan d’épandage.
“On est attentif aux remarques des agriculteurs, qui ne
veulent pas que leur parcelle
soit abîmée particulièrement
dans les années pluvieuses”,
assure un technicien de la
Saur.
“Je regardais de près les
montages proposés sur les
Claas Xérion ou sur les automoteurs Terragator”, souligne l’entrepreneur. En plus de
la polyvalence, d’un débit de
chantier important et d’une
bonne capacité de charge,
Bernard Guilloteau est avant
“Dans notre activité épandage, on réalise des vidanges de lagunes, on est aussi appelé à épandre du compost, des boues de station d’épuration, de la fiente de volailles
et du fumier de chèvre. Les produits sont hétérogènes. On intervient en Vendée, dans
les Deux-Sèvres, mais aussi dans la région de Saumur, de Thouars et même dans le
Sud-Est de la France. On est polyvalent”, souligne Bernard Guilloteau
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CNCM - 88/90 rue Cardinet - 75017 Paris
Février 2009 - interprété par Zazimuts.
Cette année, la porte ouverte
se tiendra fin-juin. La vedette
de ce prochain rendez-vous
sera l’épandeur “marche en
crabe”. développé par la société Panien, ce modèle est
le PW 15 A d’une capacité de
14 m3. C’est le premier épandeur de ce type à être mis en
place par l’entreprise.
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23
Profession
tout en quête d’un outil qui
ne tasse pas les sols. Ce cahier des charges aboutira à
la conception de l’épandeur
d’amendements Panien PW
15 A. Un dispositif hydraulique permet le décalage de
l’épandeur par rapport au
tracteur et au final ses roues
ne suivent pas celles du tracteur pour préserver le tassement des sols. L’équipement
pneumatique basse pression
de type 1050/5 R 32 Michelin
Mega XBIB contribue aussi à
préserver le sol.
Variété des produits
à épandre
L’entreprise
Guilloteau
peut épandre des produits
variés avec des densités très
différentes, le pesage embarqué permet de contrôler la
dose et de respecter le cahier
des charges. D’ailleurs, depuis le tableau de commande en cabine du tracteur, le
chauffeur contrôle toutes les
fonctions de l’épandeur : le
réglage du dosage par hectare, le réglage de la vitesse de
rotation des disques d’épandage, la mise en service de
tous les accessoires. Pour un
suivi du chantier, le boîtier affiche le dosage par ha, la surface travaillée (partielle ou
totale), la vitesse d’avancement et celle de rotation des
disques. Au final, un rapport
détaillé du chantier peut être
remis au client.
Côté cinématique de l’appareil, le fond mouvant est
constitué de quatre chaînes
en acier avec un pas de 100
mm, elles glissent sur des
plaques d’usure. La tension
est contrôlée par des vérins
hydrauliques. Les deux moteurs hydrauliques et les
deux boîtiers réducteurs entraînent régulièrement l’arbre
de la chaîne. Ils évitent ainsi
toutes les torsions de l’arbre
avec des produits à haute
densité ou collants et optimisent ainsi les démarrages du
fond mouvant. Les barres de
24
Un dispositif hydraulique permet le décalage de l’épandeur par rapport au tracteur et au final ses roues ne suivent pas celles du
tracteur pour préserver le tassement des sols. L’équipement pneumatique basse pression de type 1050/5 R 32 Michelin Mega
XBIB contribue aussi à préserver le sol.
fond rapprochées (1 barre/2
maillons/1 barre) alimentent
les hérissons démêleurs. À
l’arrière, l’ouverture de la
porte guillotine est assurée
par deux vérins hydrauliques
avec indicateur d’ouverture
placé à l’avant pour faciliter
le réglage DPA E à régulation
électronique. Celui-ci assure
une régularité instantanée
du tonnage par hectare. La
rotation du fond mouvant est
assurée grâce à une pompe
hydraulique à débit variable.
Régularité des
produits à épandre
La régularité au sol des
produits commence par le
déchiquetage,
l’alimentation régulière et le point de
chute bien déterminé du produit sur les disques. Ainsi,
l’épandeur est équipé de
deux hérissons démêleurs
en spires, leur épaisseur est
de 8 mm (pas inversé). Les
couteaux en acier hardox de
8 mm sont boulonnés. Leur
entraînement est mécanique
par la prise de force du tracteur via une chaîne double.
Le système d’épandage comprend deux disques d’un dia-
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mètre de 1 150 mm (réglable
d’avant en arrière). Ils sont
équipés chacun de six ailettes de dispersion réglables,
en acier hardox pour permettre un épandage uniforme et
régulier de tous les produits.
Une pompe hydraulique à débit variable circuit fermé permet l’alimentation du moteur
hydraulique des disques via
trois renvois d’angle avec une
sécurité entre chaque disque.
La hotte arrière comporte un
volet réglable en hauteur à
commande hydraulique et un
cône de séparation centrale,
elle s’ouvre par deux vérins
hydrauliques donnant ainsi
un accès total aux organes
d’épandage. La sécurité de
la chaîne cinématique est assurée par un limiteur à cames
à réarmement automatique.
Des capteurs de vitesse sur
la transmission, les hérissons
et les disques protègent tous
les organes : lorsque la vitesse de rotation chute, ils arrêtent immédiatement le fond
mouvant. Enfin, la flèche d’attelage est montée sur vérins
hydrauliques pour un réglage
facile et précis de la hauteur
d’attelage. La conception de
la flèche autorise les surcharges sans nuire à l’équilibre
de l’épandeur, elle assure
une souplesse de conduite
et un confort pour le chauffeur. L’anneau d’attelage de
fabrication
“Scharmüller”
est boulonné sur le timon.
Il a été conçu pour atténuer
les à-coups sur le tracteur et
minimiser l’usure des pièces
d’attelage. Côté freinage, la
remorque dispose d’un frein
de rupture à commande hydropneumatique et pneumatique. La dimension des freins
406 x 140 actionnés par des
cames en “S” utilisés sur les
véhicules routiers garantit la
longévité du mécanisme.
La trémie monocoque assure une bonne autonomie
d’épandage. Elle mesure 6 m
sur 2 m avec une hauteur de
11,2 m. Le bord supérieur des
ridelles est caissonné pour
résister aux coups de godet
éventuels lors du chargement. Une protection sur la
longueur de l’épandeur entre les deux tubes du châssis
protège les arbres, les flexibles, les câbles électriques et
le graissage centralisé à commande électrique.
La forêt espagnole : un secteur
clé pour les entrepreneurs
Les entreprises espagnoles de travaux forestiers sont réunies depuis
1994 au sein de l’Asemfo, association très active tant sur le plan national
qu’européen.
“La forêt espagnole est
un secteur stratégique d’un
point de vue économique,
social et environnemental”.
Arancha Lopez de Sancho
est directrice de l’Asemfo,
l’Association nationale des
entreprises forestières (Asociacion nacional de empresas
forestales) que nous avons
rencontrée à Madrid. Créée
en 1994, l’Asemfo est une association sans but lucratif qui
compte 50 entreprises de travaux et services forestiers réparties dans toute l’Espagne.
“L’Association
représente
85 % des entreprises du secteur dédiées à la protection,
Arancha Lopez de Sancho : “Nous souffrons d’un déficit d’image alors que le secteur
forestier espagnol est vital pour l’économie du pays”.
Répartition des investissements du secteur forestier espagnol
en 2006 par système d’exécution
Par l’Administration
Adjudication directe aux entreprises publiques
Adjudication directe aux entreprises privées
Offres publiques
Subventions
Sans spécification par les administrations
Total
166 548 772,00 €
313 697 159,00 €
30 830 725,00 €
373 361 472,00 €
203 465 227,00 €
158 601 792,00 €
1 246 485,00 €
la conservation et l’amélioration du milieu naturel forestier”, déclare Arancha Lopez
de Sancho qui ajoute que le
profil des membres de l’Asemfo est très variable, avec des
entreprises dont le chiffre
d’affaires varie de 300 000
euros à 10 millions pour un
total de 75 000 emplois. Les
interventions des entreprises
sont très variées : repeuplement forestier, prévention et
extinction des incendies, rénovation hydrologique forestière, lutte contre l’érosion,
rénovation des parcelles dégradées, entretien des espaces naturels et des paysages.
“Nous sommes considérés
comme un secteur peu important alors que notre poids
économique est réel”, martèle la gérante de l’Asemfo qui
a mené une étude sur les investissements et les emplois
du secteur forestier espagnol
(voir encadré). Si 70 % des forêts espagnoles sont privées,
et 30 % publiques, l’État re-
Tél. 02 35 09 30 50 - www.brtec.fr
ENTREPRENEURS des Territoires
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25
Profession
Selon un rapport d’Asemfo, les entrepreneurs forestiers espagnols ont besoin
d’aides à la mécanisation.
présente 90 % de la clientèle
des membres de l’Asemfo.
“Nous avons un rôle de représentation institutionnelle
de nos membres vis-à-vis de
l’Administration espagnole
et européenne”, ajoute notre
interlocutrice qui rappelle les
nombreux services apportés
à ses adhérents : communication, bulletin d’informations, études sectorielles,
formations, gestion de subventions, appui aux futurs
professionnels, conventions
de travail, programme d’implantation des systèmes de
qualité, de gestion environnementale et prévention des
risques au travail, bourse de
travail. “Nous participons à
de nombreux forums et groupes de travail autour de la
forêt”, affirme la gérante de
l’Asemfo. À titre d’exemple,
cette dernière participe aux
travaux de recherche de la
“plateforme technologique
forestière” ou au projet “vivre avec le bois” dont le but
est de promouvoir l’utilisation du bois.
Biomasse
Parmi les activités de l’association figure la valorisation
de la biomasse qui a fait l’objet d’un guide en 2007, réalisé
conjointement par l’Asemfo
et le ministère de l’Industrie,
du Tourisme et du Commerce.
“La valorisation de la biomas-
26
se est une opportunité réelle
pour nos membres car elle
permet une meilleure gestion
forestière, mais nous sommes
directement concurrencés sur
ce dossier par le gaz naturel”, commente la gérante de
l’Asemfo. Plusieurs plans et
décrets se sont succédés ces
dernières années en faveur
d’une meilleure utilisation de
la biomasse. Selon le plan des
Énergies Renouvelables en Espagne (PER) portant sur la période 2005-2010, la biomasse
devait représenter 45,54 %
des énergies renouvelables
à l’horizon 2010. Un nouveau
plan des Énergies Renouvelables est né en 2008 afin de réviser le plan précédent. Il porte
sur la période 2011-2020, avec
pour objectif d’atteindre 20 %
d’énergie renouvelable à l’horizon 2020. “Nous allons participer à la partie biomasse de
ce plan en collaboration avec
le ministère espagnol de l’Industrie”, précise la gérante de
l’Asemfo qui rappelle les nombreux avantages apportés par
une valorisation énergétique
de la biomasse : environnementaux (moins d’émissions
de gaz carbonique), limitation
des risques d’incendies de forêts, contrôle des ravageurs,
avantages économiques (alternatives à l’utilisation des
combustibles traditionnels),
modernisation du tissu industriel, contribution au développement régional et revitalisation du secteur forestier,
avantages sociaux (création
d’emplois directs).
Dans son rapport publié sur
la biomasse, l’Asemfo insiste
sur la nécessité d’instaurer
des aides spécifiques à destination des sylviculteurs afin
que ces derniers produisent
et valorisent davantage de
biomasse. “Des programmes
d’aides à la mécanisation
et à l’acquisition de machines de récolte, transport et
traitement sont également
souhaitables”, note l’étude
Asemfo qui invite les profes-
ENTREPRENEURS des Territoires
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sionnels à se lancer dans des
programmes d’études, de
recherches pratiques et de
développement sur ce sujet,
afin notamment d’améliorer
les procédés de production
et diminuer leurs coûts.
Réseau européen
Les projets de l’Asemfo
pour 2009 portent sur des
thèmes variés : cours de
formation sur la prévention
des risques au travail, élaboration d’une convention
collective pour réguler les
conditions de travail sur la
période 2008-2012, participation en juin au salon Astur
Foresta (www.asturforesta.
com) dédié au machinisme
forestier, participation au
cinquième congrès forestier
espagnol qui se tiendra à
Avila du 21 au 25 septembre
(www.congresoforestal.es).
Membre depuis quatre ans
de la Ceetar (Confédération
européenne des entrepreneurs de travaux agricoles et
forestiers), l’Asemfo est par
ailleurs très active sur le plan
européen. Elle participe pour
la première fois en 2009 à
un projet européen de trans-
fert d’innovation destiné à
améliorer la gestion d’entreprises et qui concerne sept
pays, dont le Royaume-Uni,
l’Italie, la Slovénie, la Belgique, l’Espagne. “Sur le plan
international, nous sommes
davantage en relation avec la
France et le Portugal”, affirme Arancha Lopez de Sancho
qui souhaite mettre l’accent
en 2009 sur trois initiatives :
une étude sur la perception
du secteur forêt, une meilleure connaissance des investissements et des emplois
de ce dernier, et la création
d’un réseau européen d’entrepreneurs forestiers, projet
en cours de proposition par la
Ceetar à l’Union européenne.
“Nous souffrons d’une forte
concurrence des entrepreneurs publics”, conclut notre
interlocutrice qui cite le cas
d’une entreprise ayant 40 %
du marché. Afin de réagir,
certains entrepreneurs espagnols n’hésitent pas à proposer leurs services à l’export, y
compris en Europe de l’est ou
même en Amérique latine.
Philippe Caldier ■
La forêt espagnole
Aux mains de 2 millions de propriétaires, la forêt espagnole est bien répartie sur l’ensemble du territoire, couvrant au total 27,6 millions d’hectares, soit 57,8 % du territoire espagnol. Certaines régions, comme l’Andalousie,
Castilla Leon et la Galice, sont plus forestières que d’autres.
Sur l’ensemble des régions espagnoles, quatre dépassent
100 000 euros d’investissements totaux réalisés dans le secteur forestier en 2006 : l’Andalousie (237 509 euros), Castilla
et Leon (168 371 euros), Castilla La Mancha (111 179 euros)
et Madrid (108 238 euros). Sur 1,246 milliard d’investissements forestiers totaux réalisés en 2006, 1,047 milliard est
le fait de l’administration des régions (Administracion autonomica), les 199 millions restant provenant de l’administration centrale. L’investissement du secteur par hectare de forêt revient ainsi à 45,05 euros/ha et par an. On compte par
ailleurs 2,2 emplois dans le secteur forestier primaire pour
1 000 ha de forêt. Les investissements ont été réalisés en
2006 d’abord par offres publiques (29,95 %), puis par adjudication directe aux entreprises publiques (25,17 %), suivies
de loin par l’exécution par l’administration (13,36 %) et l’offre directe aux entreprises privées (2,47 %) (voir tableau).
Un kit pratique
pour les entrepreneurs de travaux
Rien ne remplace la confiance entre un fournisseur et son client. Mais, quand
les difficultés surgissent, c’est ce qui a été signé qui fait foi.
Depuis le 1er janvier 2009, avec l’obligation fixée par la loi
d’informer les clients sur les délais de paiement, les entrepreneurs ont une occasion de mettre en place les documents
contractuels à savoir : des conditions générales de vente, un
devis signé, un ou des bons de travaux et une facture. Sur les
299 entrepreneurs ayant répondu à l’enquête “Entrepreneurs
2009” au 1er juin, 41 % citent un délai de paiement de moins
de 30 jours, 44 % un délai de mois de 60 jours, 11 % un délai
de paiement de 90 jours et 4 % un délai de paiement de plus
de 120 jours. Les premiers résultats de l’enquête entrepreneurs 2009 confirment les données des centres de gestion :
les entrepreneurs consentent des délais de paiement longs
voire très longs à leurs clients. Mesuré par l’observatoire des
CER, le crédit consenti par les entrepreneurs aux clients est
de 82 jours. Le crédit consenti par les fournisseurs aux entrepreneurs est de 77 jours. Dans le prolongement de la nouvelle
loi LME (loi de Modernisation Économique) sur les délais de
paiement, un groupe de travail de la fédération nationale EDT
a travaillé depuis des mois sur des conditions générales de
vente, de devis, de bons de travaux et de factures dans un
cadre général. Les travaux de ce groupe ont été rattrapés par
la crise financière, puis par la crise économique qui touche
tous les secteurs d’activité. Si la baisse d’activité est patente
en travaux d’aménagement, environnementaux, la crise ne
freine pas la réalisation des travaux agricoles par les clients,
mais seront-ils en mesure de les régler ?
Le dernier baromètre Ifop sur la conjoncture agricole réalisé du 10 au 13 mars dernier auprès de 1 502 exploitants
conclut à une dégradation de la situation financière avec peu
de perspectives d’amélioration sur les trois prochains mois.
72 % des exploitants estiment avoir rencontré des difficultés
aux cours des quatre derniers mois. Dans celles-ci, deux viennent en tête : 77 % : la baisse des cours ou du prix des productions, 75 % : des charges d’exploitation trop élevées.
Aucun contrat, aucun document type ne remplace la
confiance entre un fournisseur et son client. Quand elle vient
à manquer, tout s’arrête et c’est l’impayé. Pour autant, que
faire d’autre que de s’engager dans la contractualisation des
marchés de travaux ? Que faire d’autre pour limiter le risque
de défaillance de paiement ? Les réponses telles que la diversification des activités, des marchés et des clients ont leurs
limites. Quelle que soit l’activité, le marché, le client, rien ne
justifie l’absence d’un devis, d’un bon de travaux et de conditions générales de vente. Bien au contraire, des devis signés,
des bons de travaux signés ont de la valeur aux yeux des banques. Des conditions générales de vente au dos des devis et
des factures crédibilisent le fournisseur de prestations aux
yeux du client.
L’élaboration de ces documents contractuels type répond
au cadre légal de la nouvelle loi LME sur les délais de paiement applicable depuis le 1er janvier 2009 avec les délais de
paiement dans les conditions générales de vente et donne
une cohérence au métier d’entrepreneur et à ses spécificités. Sans aucun doute, c’est le moment d’orienter les clients
vers une démarche commerciale basée sur le relationnel s’appuyant sur l’obligation qui vous est faite de mettre en place
les documents contractuels à savoir : des conditions générales de ventes, un devis signé, un ou des bons de travaux et
une facture.
Le kit pratique version 2009
Les conditions générales de vente, devis, bon de travaux et factures sont sur l’espace adhérents EDT du site
www.e-d-t.org, rubrique : documents contractuels type :
version I 2009.
Éditez-les, analysez, comparez avec vos documents actuels, actualisez, personnalisez les documents type à votre
entreprise de travaux. Est à l’étude la fourniture de carnets
version papier, de bons de travaux et de factures pour les
entrepreneurs, qui en feront la demande.
EXEMPLAIRE CLIENT
Client :
Dénomination:
Forme - montant du capital:
Siège social:
RCS lieu et numéro:
N° SIRET:
Tél:
Fax:
Courriel:
BON DE TRAVAUX
Code
n°
en date du:
D é s ig na tion
Te m p s
Quantité
Observations :
Nom et Signature de l'intervenant :
Signature Client :
EXEMPLAIRE ENTREPRENEUR:
Dénomination:
Forme - montant du capital:
Siège social:
RCS lieu et numéro:
N° SIRET:
Tél:
Fax:
Courriel:
Client :
BON DE TRAVAUX
Code
n°
D é s ig na tion
en date du
Te m p s
Observations :
Nom et Signature de l'intervenant :
Signature Client :
Quantité
EXEMPLAIRE1
Dénomination
Forme - montant du ca pital :
(Dans le cas d'une société, indiquer la forme et le capital)
Siège social :
RCS lieu et numéro :
N° SIRET:
N° TVA intracommunautaire :
N° agrément :
Tél. :
Fax :
Courriel :
DEVIS n°
en date du :
C o de
Désignation
Q ua ntité
A
HT à 19,6%
……../ ………./ ……………
P rix unita ire H .T.
P rix tota l H .T.
B
H.T. 5,5%
TVA 19,6%
TVA 5,5%
Total H.T.
Total TVA A+B
TOTAL TTC
Observations :
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Date prévue début travaux :
D a te pré v ue fin tra v a ux :
Délais de paiement : prix payable comptant. Les conditions générales de ventes sont décrites au verso du présent devis.
Cachet et signature de l’entreprise :
Cachet - date - signature et mention manuscrite(1) du client :
(1)
« Bon pour accord »
Le
Le présent document est établi en trois exemplaires, les exemplaires n°2 et 3 étant adressés au client qui devra retourner l’exemplaire n°3 sous un délai
maximum de 15 jours, revêtu de sa signature précédée de la mention manuscrite " bon pour accord". ( voir § 3 des Conditions générales au verso ).
Ta u x T V A
CONDITIONS GÉNÉRALES
2 - Les travaux commandés à “l’Entreprise” font l’objet d’un devis
faisant également office de bon de commande, mentionnant la nature des prestations à réaliser, le lieu et la date probable de réalisation, les contraintes spécifiques du chantier, la nature et quantité des
intrants dont la fourniture incombera à l’Entreprise, le prix détaillé
des travaux et intrants.
3 - Une commande de travaux ne deviendra effective que si le client
a retourné à l’Entreprise au plus tard dans les 15 jours de sa date, un
exemplaire du devis revêtu de sa signature précédée de la mention
manuscrite “bon pour accord”,ce qui aura pour effet de conférer au
devis sa validité en tant que bon de commande opposable tant au
client qu’à l’Entreprise.
4 - Les devis sont établis en considération de travaux devant être
exécutés dans des conditions normales d’utilisation du matériel, et
en prenant en compte le prix du carburant et des intrants, en vigueur,
à la date d’établissement des dits devis.
Les prix figurant sur le devis ne pourront être considérés comme fermes et définitifs que pour autant que l’exécution des travaux ne présente pas de difficultés imprévues et que les prix du carburant ou de
l’un quelconque des intrants fournis par l’Entreprise ne connaissent
pas une augmentation de plus de 10 % par rapport à celui en vigueur
au jour de l’établissement du devis.
À défaut, l’Entreprise ne sera plus liée par les prix figurant sur le
devis/bon de commande et pourra proposer au client un nouveau
devis, prenant en compte les difficultés particulières d’exécution
des travaux ainsi que la ou les augmentations de prix du carburant
et des intrants, le client étant alors libre d’accepter ou de refuser ce
nouveau devis.
En cas de refus du client et sous réserve toutefois que ce nouveau devis lui ait été remis quinze (15) jours au moins avant la
date prévue pour le début des travaux, l’Entreprise sera déliée
de toute obligation envers le client, ce délai de quinze (15) jours
n’étant toutefois pas exigé si la modification de prix est motivée
par l’existence de difficultés particulières d’exécution des travaux, non prévues à l’origine.
5 - Les dates d’intervention de l’Entreprise portées sur le bon de
commande, sur les indications du client, y figurent à titre indicatif,
celles-ci étant susceptibles de varier en fonction des conditions climatiques et/ou de tout autre facteur.
Afin que l’Entreprise soit en mesure d’adapter en permanence son
planning et puisse ainsi satisfaire au mieux l’ensemble de ses clients,
le client devra au cours du mois précédant la date d’intervention initialement prévue, informer l’Entreprise de tout évènement susceptible de modifier cette date et lui faire connaître la date possible de
début des travaux huit (8) jours au moins à l’avance.
La date effective de début des travaux sera ensuite arrêtée après
concertation entre le client et l’Entreprise.
6 - L’Entreprise ne pourra être tenue pour responsable en cas de survenance d’un retard dans l’exécution des travaux programmés chez
un client si ce retard incombe au client ou est causé par des conditions climatiques défavorables ou tout autre cas de force majeure.
Si l’Entreprise n’est pas en mesure d’effectuer tout elle-même ou une
partie des travaux, elle s’oblige à proposer au client de faire réaliser
les travaux par une entreprise sous-traitante répondant aux conditions prévues au paragraphe 8 ci-après et dans le respect des dispositions prévues au paragraphe 4 ci-avant, entreprise que le client
pourra refuser d’agréer, un refus ayant pour effet de dégager l’Entreprise et le client de leurs obligations respectives sans indemnité de
part ni d’autre.
7 - Dans le cas où pour une raison indépendante de la volonté de
l’Entreprise (intempéries notamment) celle-ci n’était pas en mesure
d’effectuer la totalité des travaux, une facturation prenant en compte les travaux effectivement réalisés, serait établie.
8 - L’Entreprise s’oblige à disposer des agréments prévus par la réglementation en vigueur et à réaliser les travaux en utilisant du matériel approprié et en recourant à du personnel disposant des capacités professionnelles requises eu égard à la nature et à l’importance
des travaux.
9 - Le client devra mettre tout en œuvre, à ses frais et sous son entière responsabilité, pour que l’Entreprise puisse accéder librement
et sans difficultés sur le(s) lieu(x) d’exécution des travaux, et devra
l’informer de toutes difficultés et/ou de tous risques susceptibles de
porter atteinte à l’intégrité des personnes ou de causer des dommages aux biens et/ou au matériel.
Le client s’oblige pendant toute la durée de la présence de l’Entreprise sur le chantier à respecter et faire respecter la réglementation
applicable en matière d’hygiène et de sécurité ainsi que toutes consignes d’hygiène et de sécurité qui lui seront communiquées par l’entreprise, l’accès au site ou aux parcelles étant strictement interdit à
toute personne étrangère à l’entreprise autre que le client, les salariés du client ou toute autre personne apportant son concours au
client, dans le respect de la législation en vigueur, tous ces intervenants devant être couverts par une assurance “accident du travail”
en cours de validité.
10 - Le client ou une personne habilitée à le représenter devra obligatoirement être présent sur les lieux du chantier pour effectuer la
réception des travaux, toute personne se présentant comme habilitée à représenter le client (dirigeant, conjoint, salarié, aide familial,
etc.), étant présumée disposer des pouvoirs nécessaires pour engager le client. En cas de travaux à exécution échelonnée cette présence sera requise à la fin de chaque tranche. À défaut pour le client
d’être présent ou représenté, les travaux seront réputés conformes
et le client ne pourra effectuer ultérieurement aucune réclamation de
quelque nature que ce soit.
11 - Le choix des intrants qui devra obligatoirement être réalisé dans
le strict respect de la législation en vigueur incombe en toutes circonstances au client, même s’ils sont fournis par l’entreprise et, en
conséquence, l’Entreprise ne pourra jamais être tenue pour responsable d’un quelconque accident de végétation ou autre, ayant son
origine dans le choix des intrants, sa responsabilité n’étant susceptible d’être engagée que dans le cas où il serait prouvé qu’elle n’a pas
respecté les prescriptions d’utilisation.
12 - Les factures sont stipulées payables comptant sans escompte
sauf accord particulier octroyant un délai de paiement dont conformément à la loi n°2008-776 du 4 août 2008 excéder 60 jours suivant
la date d’émission.
Les sommes non réglées à l’échéance porteront intérêts, le taux de
l’intérêt étant fixé à trois fois le taux de l’intérêt légal.
Dans le cas où l’Entreprise serait contrainte de procéder au recouvrement forcé de sa facture l’intégralité des frais de recouvrement
seront de plein droit à la charge du client et seront d’office portés au
compte du client. Les taux de TVA sur la facture sont ceux qui sont en
vigueur au moment de la facturation.
En cas de travaux à exécution échelonnée, des factures intermédiaires sont établies.
13 - En cas de résiliation unilatérale du contrat par l’une des parties,
sauf les cas prévus à l’article 6, celle-ci sera redevable envers l’autre
partie d’une indemnité égale à trente pour cent (30 %) du montant
hors taxes du devis accepté.
14 - Tout litige relatif à l’exécution du marché de travaux et à l’application des présentes conditions générales sera du ressort du tribunal de commerce du lieu du siège social de l’Entreprise, à moins
qu’une disposition légale impérative n’y fasse obstacle.
CGV15052009
1 - Toute fourniture de travaux et de produits par notre Entreprise
(ci-après désignée sous le vocable l’Entreprise) implique l’acceptation sans réserve par le client et son adhésion pleine et entière aux
présentes conditions générales qui prévalent sur tout autre document émanant du client ou de l’Entreprise, sauf accord dérogatoire
exprès et préalable de l’Entreprise.
Gestion
Taxe professionnelle :
profitez des “soldes” !
Il fait partie du plan de relance de l’économie : le nouveau dégrèvement de
taxe professionnelle vient donner un petit coup de pouce aux investissements
réalisés entre octobre 2008 et décembre 2009.
Regardons de plus près les modalités d’application du nouveau dégrèvement.
En attendant sa suppression pour 2010, la taxe professionnelle subit un nouveau coup de boutoir en 2009.
La technique du dégrèvement n’est pas une nouveauté.
La version “crise économique” comporte deux innovations :
l’une pour favoriser les investissements réalisés maintenant,
en 2009, l’autre pour élargir le champ des bénéficiaires.
Une exonération “à vie”
La première innovation concerne la portée et la durée du dégrèvement. Le principe du dégrèvement est le suivant : toute entreprise qui achète, prend en crédit-bail ou en location un matériel
neuf entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009 bénéficiera
du nouveau dégrèvement de Taxe Professionnelle (TP), quel que
soit le mode d’amortissement du bien (dégressif ou linéaire).
Encore plus fort, si la taxe professionnelle de l’entreprise
ne bénéficie pas du plafonnement en fonction de la valeur
ajoutée, ce dégrèvement s’appliquera tant que le bien restera
inscrit au bilan de l’entreprise.
Pour résumer, si vous investissez avant la fin de l’année,
votre taxe professionnelle n’augmentera pas. En fonction du
taux d’imposition et de la valeur de l’investissement réalisé,
l’économie peut être substantielle. Par exemple, pour un investissement de 75 000 € et un taux de TP de 21 %, l’économie de taxe peut être estimée à 2 100 € par an.
Le dégrèvement “pour tous”
La seconde innovation concerne les entreprises bénéficiaires du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée. Traditionnellement, ces entreprises ne pouvaient pas cumuler le
plafonnement et un dégrèvement.
Et bien qu’à cela ne tienne ! Les entreprises bénéficiaires
du plafonnement de la TP pourront bénéficier d’une réduction
de leur taxe équivalente à 3,5 % ou 1,5 % de l’amortissement
linéaire pratiqué sur le bien.
Une économie… en 2010 ou 2011
Destinée à inciter les entreprises à poursuivre leurs investissements, cette mesure présente surtout un intérêt pour les
entreprises dont les investissements étaient programmés et finançables. L’économie de taxe professionnelle est un élément
incitatif, mais en aucun cas déclencheur, de l’investissement.
Une économie fiscale reste forcément limitée en comparaison des incidences financières de l’investissement ; pensez
aussi que cette mesure n’aura d’effet que pour l’avenir. Compte
tenu des modalités de calcul de la TP, l’économie ne se fera sentir qu’à partir de 2010 pour les investissements réalisés avant le
31 décembre 2008, et en 2011 pour ceux réalisés en 2009.
Prenons un exemple. Un artisan investit dans un matériel
neuf d’une valeur de 75 000 €, amorti sur 5 ans. Compte tenu
de la nature de son activité, le taux du plafonnement en fonction de la valeur ajoutée est de 3,5 %. Chaque année pendant
toute la durée d’amortissement du matériel, la taxe professionnelle sera réduite de 525 € (75 000 € / 5 X 3,5 % ).
Comment bénéficier du dégrèvement
Demande à formuler sur la déclaration de TP 1003 P ou 1003.
Le dégrèvement n’est pas cumulable avec d’autres allègements de TP (dégrèvement pour investissements nouveaux,
véhicule routier).
Le dégrèvement concerne également la taxe Chambre de
Commerce et d’Industrie.
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ENTREPRENEURS des Territoires
MAGAZINE -
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Gestion
Le crédit-bail,
un outil de financement séduisant
Pour rester à la pointe, les entreprises de travaux doivent investir. Si le prêt
bancaire classique reste la solution de financement privilégiée, le crédit-bail ou
leasing prend de l’ampleur.
Le principe du leasing financier ou crédit-bail est simple.
En fait, un entrepreneur de travaux choisit son matériel qu’il
demande à sa banque prestatrice de leasing d’acquérir et qui
le lui met à disposition moyennant le paiement d’un loyer.
Comme pour une demande de crédit classique, le dossier est
accepté par la société de crédit-bail après examen de la situation financière de l’entreprise et accord sur le bien financé.
“Avant de valider notre projet, on réalise une étude classique
en reprenant les éléments du bilan et du compte de résultat.
Le but est de mesurer le niveau de profit que dégage une entreprise”, souligne Éric Van den Bossche délégué régional de
John Deere Crédit.
Un contrat de location est signé entre la société de crédit-bail et l’entreprise, assorti d’une option d’achat à un prix
convenu (valeur résiduelle).La location commence à la réception du matériel constatée par la signature d’un procès-verbal. Le crédit-bail est d’une grande souplesse d’utilisation. Il
permet un financement à 100 % du montant de l’investissement et n’exige donc aucun apport du créateur sous réserve
du premier loyer payable d’avance. L’utilisateur étant locataire
du bien financé n’a pas à fournir de garantie réelle. Les biens
financés ne peuvent être donnés en garantie. Le locataire en
rachetant le bien, même pour une valeur résiduelle faible, doit
l’amortir à l’issue du contrat. La société de crédit-bail reste
propriétaire du bien jusqu’au paiement de la valeur résiduelle
à l’échéance du contrat. Le locataire doit faire assurer le matériel et le maintenir en bon état pendant toute la durée du
contrat (usure normale).
Il faut acquitter la TVA sur les loyers facturés : un entrepreneur bénéficie ainsi d’une répartition de la charge et évite
le décaissement de la TVA sur le montant initial de l’investissement, on limite ainsi les à-coups sur la trésorerie et au final
la TVA se finance au fil de l’eau. la taxe professionnelle, les
impacts du crédit-bail n’ont plus lieu d’être explicités du fait
de la décision de Nicolas Sarkozy d’instaurer une exonération
totale et définitive de taxe professionnelle pour les investissements réalisés entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre
2009
Impact sur le compte de résultat
Avec un crédit-bail, les loyers constituent une charge de
l’exercice. À ce titre, ils viennent en déduction du résultat de
l’entreprise et constituent une source de diminution non négligeable du résultat imposable au titre de l’impôt sur les bénéfices. L’un des principaux intérêts de ce mode de financement
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ENTREPRENEURS des Territoires
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Dans 95 % des cas, les achats de matériel se réalisent grâce à la souscription
d’un prêt bancaire classique pourtant le crédit-bail prend de plus en plus de place.
Plus les outils ou machine se changent souvent, plus le leasing devient intéressant.
Des taux à la baisse
“Les taux de financement enregistrent une baisse. Notre offre Actimat propose des taux à 3,90 % sur cinq ans.
En septembre 2008, le taux était de 4,70 % et il a même
atteint celui des 5,10 % en fin d’année”, assure Sébastien
Prin,responsable marché de l’agriculture au sein de la,
confédération nationale du Crédit Mutuel.
réside dans le fait que le loyer est considéré comme une charge,
un entrepreneur peut intégralement le déduire de son résultat,
alors que le crédit classique ne permet de déduire que l’amortissement et les intérêts. Un entrepreneur peut alors déduire
des montants plus conséquents que ceux d’un investissement
classique. Même si le premier loyer est plus important que les
autres, il reste intégralement déductible. L’avantage fiscal est
d’autant plus important que la durée du remboursement soit
rapide, choix qui s’avère doublement intéressant pour les matériels qui se changent souvent.
Les inconvénients du crédit-bail
Le crédit-bail est une technique de financement d’un coût élevé surtout pour les petits investissements. “On utilise le crédit-bail plutôt pour financer le matériel de récolte.
On réserve le crédit-bail pour les gros investissements”, souligne pour sa part Sabrina
Martin de l’entreprise mayennaise Martin.
Loyers majorés : un flou soumis à interprétation
Lors de la mise en place d’un nouveau contrat de crédit-bail, l’organisme de financement peut prélever un premier loyer majoré, ce qui bien-entendu à son intérêt en
matière fiscale. Reste que les banques comme les organismes de crédit-bail associent souvent “loyers majorés”
aux termes ambigus : “dans les limites fiscalement admissibles”. Et là, il existe un flou sur ce sujet. Dès lors,
il est souhaitable de prendre conseil au niveau de son
conseiller financier.
La RF Comptable n° 328 rappelle que “Le rattachement
à l’exercice de la redevance dépend de la justification de
la majoration du premier loyer. En effet, si aucune raison
technique ou économique ne justifie ce supplément, il
convient de le répartir sur la durée du contrat de façon à
rendre compte correctement des avantages économiques
procurés par le bien au fur et à mesure de son utilisation
(en ce sens, voir OEC, avis 29 “La comptabilisation des
contrats de location”, § 7). [...] Il convient donc, à notre
sens, de comptabiliser une charge constatée d’avance au
compte 486 pour la partie rattachable aux périodes futures. En revanche, si cette majoration est justifiée par des
avantages particuliers liés à la période, le premier loyer
majoré doit être enregistré en totalité dès son engagement dans le compte de charges concerné.”
Effet du crédit-bail
TVA
La TVA est acquittée sur les loyers facturés :
un entrepreneur bénéficie ainsi d’une répartition de la charge et évite le décaissement
de la TVA sur le montant initial de l’investissement, on limite ainsi les à-coups sur la
trésorerie
Bilan
Opération reste neutre. Le bien financé n’apparaît ni à l’actif tout comme la dette ne figure pas au passif du bilan de l’entreprise.
Compte de résultat
Les loyers constituent une charge de l’exercice. À ce titre, ils viennent en déduction du
résultat de l’entreprise et constituent une
source de diminution non négligeable du
résultat imposable au titre de l’impôt sur les
bénéfices.
Taxe professionnelle
Pas d’effets particulier
Il s’agit d’une technique de financement d’un coût élevé
surtout pour les petits investissements. “On utilise le créditbail plutôt pour financer le matériel de récolte. On réserve le
crédit-bail pour les gros investissements”, souligne pour sa
part Sabrina Martin de l’entreprise mayennaise Martin. “Le
choix du mode de financement entre prêt classique et prêt
bail se raisonne en fonction du marché. Une machine de récolte se renouvelle souvent donc le leasing est souvent l’option choisie. Plus l’utilisation est intense, plus le renouvellement est fréquent, plus le choix du leasing est privilégié. C’est
un bon mode de financement pour du matériel appelé à travailler sur une durée précise de chantier. À savoir que si l’on
a un contrat pour une durée de trois ans et qu’ensuite on n’a
pas de garantie de continuer, c’est un très bon outi”, constate
D’un point de vue fiscal, les loyers sont déductibles en tant que charges d’exploitation, la
TVA sur les loyers est récupérable. Il faut acquitter la TVA sur les loyers facturés : un entrepreneur bénéficie ainsi d’une répartition de la charge et évite le décaissement de la TVA sur
le montant initial de l’investissement, on limite ainsi les à-coups sur la trésorerie et au final
la TVA se finance au fil de l’eau.
ENTREPRENEURS des Territoires
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Entrepreneurs des Territoires est la revue
du Mouvement des Entrepreneurs de
Services Agricoles, Forestiers et Ruraux
Entrepreneurs des Territoires, c’est :
Vie syndicale
Réunions, comptes rendus et décisions de la fédération nationale sont rapportés fidèlement. C’est aussi la rubrique des adhérents qui peuvent s’y exprimer.
Dossiers
A chaque numéro, plusieurs dossiers présentent les matériels incontournables du
métier d’entrepreneur. Le point de vue des concepteurs comme des utilisateurs (nouveaux accessoires, maniabilité, conditions d’utilisation optimale) donne le regard professionnel sur les machines et leur potentiel.
Profession
Portrait d’un entrepreneur et de son équipe au moyen d’interviews, de reportages sur
les chantiers. La création de la société, son parcours historique, les activités de l’ETA
et son parc de matériels sont présentés par nos journalistes qui rencontrent, dans
toutes les régions de France, dans tous les secteurs d’activité (agricole, forestier,
viticole, environnemental), les entrepreneurs.
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F o r e s ti e r s
A g r ic o le s ,
R u ra u x
Salons
Un agenda des plus importantes dates mis à jour à chaque numéro.
Des salons d’envergure nationale et internationale qui donnent le pouls d’une profession.
Ils sont l’occasion de présenter les toutes dernières nouveautés.
Actualités
La vie des grandes marques (fusions/rachats/création de nouvelles gammes) est
passée au peigne fin. Les événements marquants de la profession sont rapportés et
analysés.
Social
Les horaires de travail, l’évaluation des risques, les obligations de l’employeur, le recrutement… Des experts reconnus sont chargés de cette rubrique qui renseigne sur la
législation et les règles à appliquer.
Fiscal
Aides à l’embauche, amortissements et provisions, assurances…
autant de sujets sur lesquels nous faisons le point et donnons des conseils utiles.
N o u ve a u t é s m a t é r i e l s
De la herse rotative au semoir en semis simplifié en passant par
les broyeurs forestiers, c’est une véritable vitrine
de toutes les innovations qui vous est présentée.
B u llet in d’abonne m e n t
Je suis adhérent
au Mouvement des Entrepreneurs des Territoires
Je m’abonne au tarif «spécial adhérents» pour 1 an
(soit 8 numéros), au prix de 25 E
Je joins mon règlement par chèque bancaire
à l’ordre des Entrepreneurs des Territoires
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Activité
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Entrepreneurs des Territoires - 44 rue d’Alésia - 75014 Paris
Pour tout renseignement : Tél. 01 53 91 44 98
Je ne suis pas adhérent
au Mouvement des Entrepreneurs des Territoires
Je m’abonne pour 1 an (soit 8 numéros), au prix de 47 E
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(3 derniers chiffres au dos de votre carte)
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Editions Fitamant - Rue Menez Caon - BP16 - 29560 Telgruc-sur-Mer
Pour tout renseignement : Katell Fouron - Tél. 02 98 27 37 66
Société : ___________________________
Nom : _______________________________
Prénom : _________________________
Adresse : _____________________________________________________
CP : ______
Ville : ____________________________
Tél. : _________________________ Fax : ________________________
E-mail : _______________________________________
Entrepreneurs de travaux agricoles
Entrepreneurs de travaux publics
Autres : (préciser)
Entrepreneurs de travaux forestiers
Entrepreneurs de travaux ruraux
Concessionnaires
Constructeurs de matériel
Centre de formation
Conformément à la loi informatique et libertés, vous disposez d’un droit d’accès aux informations vous concernant
pour sa part Éric Van den Bossche délégué régional de John
Deere Crédit.
Philippe Le Coguiec, entrepreneur breton, reste assez dubitatif sur l’intérêt du crédit-bail. Il est vrai que sa politique
d’investissements repose sur du matériel d’occasion.
Ensuite, pour obtenir un crédit-bail, plusieurs organismes existent. Outre les organismes bancaires habituels, les
constructeurs et autres revendeurs de matériels agricoles
proposent des offres comparables. Le crédit-bail peut-être
alors perçu comme un outil supplémentaire pour la vente.
Si la loi du mieux disant existe, des entrepreneurs privilégient les relations avec leur banque : “Dans tous les cas,
je préfère travailler avec une de mes banques. Je privilégie
l’indépendance. C’est important surtout si l’on est pas satisfait du matériel. De plus, j’ai l’impression d’une plus grande
proximité avec mon conseiller bancaire. Il y a une relation humaine qui est importante pour la gestion au quotidien d’une
entreprise. Les organismes de leasing ne font pas de cadeaux
sur le paiement des loyers”, poursuit Philippe Le Coguiec. De
son côté, cet entrepreneur breton investit avant tout dans du
matériel d’occasion, qu’il finance par des prêts classiques.
Même son de cloche au sein de l’entreprise sarthoise SamynLavaleur où 90 % des financements s’effectuent auprès des
banques.
Reste que les banques et les organismes de crédit-bail
ne semblent pas plus ou moins laxistes dans le montage
des dossiers financiers. “On m’a demandé plus de garanties
auprès de l’organisme de crédit-bail qu’au niveau de la ban-
que”, constate Sabrina Martin, pour qui la politique repose
avant-tout sur le mieux disant.
Quel que soit l’origine du financement, il faut mieux parler taux avec son interlocuteur qui peut peut-être mettre en
avant le loyer et au final difficile d’établir des comparaisons.
Le crédit-bail est aussi un outil à la vente utilisé par tous les réseaux. Attention donc à ne
pas oublier de parler de taux et pas uniquement de loyers.
ENTREPRENEURS des Territoires
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Actualités
Vogel and Noot
cherche à se faire une place
Après la construction d’une nouvelle usine située à Törökszentmiklos en
Hongrie, un rachat par le géant russe Concern Tractor Plants (CTP), la société
Vogel and Noot veut affirmer sa position dans le créneau des outils de
préparation du sol comme dans le secteur de la protection des cultures.
Cultivateurs, déchaumeurs
à dents, semoirs en ligne,
sous-soleuses, vibroculteurs,
charrues, charrues à semisuspension : le parking de la
nouvelle usine Vogel and Noot
de Törökszentmiklos en Hongrie montre un large aperçu
du savoir-faire de l’entreprise
originaire d’Autriche. Vogel and
Noot a acquis sa réputation
dans le créneau de la charrue :
“Pendant longtemps, les ventes de charrues ont représenté
80 % du chiffre d’affaires de
l’entreprise”, souligne Peter
Mengele, propriétaire de la société de 2003 à 2009. La donne
a aujourd’hui changé et la charrue ne représente que 42 %
du résultat. Autre nouveauté,
sur le parking de l’usine deux
pulvérisateurs, un traîné et un
porté, sont exposés, il s’agit
de la gamme IN qui comprend
trois pulvérisateurs traînés
et de la gamme IS. En rachetant l’usine Holder à l’automne
2008, Vogel and Noot a élargi sa gamme d’outils et lorgne désormais du côté de la
protection des cultures. Sa
gamme devrait être revue pour
s’adapter notamment aux exigences du marché français,
un automoteur pourrait même
voir le jour. Au printemps 2009,
Peter Mengele a choisi de vendre Vogel and Noot au géant russe CTP, qui emploie 35
000 salariés et qui appartient
aux dix plus grosses sociétés
d’ingénierie mécanique lourde
du monde. CTP est un leader
non seulement sur le marché
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domestique, mais aussi dans
un certain nombre de pays de
l’est. Le portefeuille de production comprend des machines,
composants et pièces de rechanges destinés à l’usage
industriel, militaire, agricole,
forestier (Sylvatech), municipal et de construction, et matériel de récolte, ainsi que de
production pour chemins de
fer. CTP consolide 14 entreprises industrielles, trois sociétés
de service commerciales, un
certain nombre de bureaux de
recherche et de développement spécialisés et un Institut
de recherche scientifique. CTP
est présent dans plus de 40
pays du monde. En 2007, le
volume cumulatif des ventes
annuelles a dépassé 1,35 milliard de dollars. Le groupe est
coté à la bourse de Francfort
et il est partenaire du groupe
Agco pour l’assemblage de
moteur diesel en Russie. Avec
un chiffre d’affaires de 82 millions d’euros et 660 salariés,
la société Vogel and Noot était
sans doute d’une taille trop importante pour se positionner
sur les niches et sans doute
pas assez costaude pour rester seul. Peter Mengele a donc
choisi de s’adosser à un grand
groupe, qui était déjà un partenaire privilégié sur l’Europe de
l’est. Elle s’attend à une année 2009 stable par rapport à
2008.
En France pour l’instant, le
réseau commercial continue
de se déployer, fini le temps
où l’entreprise travaillait avec
ENTREPRENEURS des Territoires
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Avec une largeur de travail de 8 mètres, le déchaumeur semi-porté Terratop 800
nécessite un tracteur de plus de 300 ch. Le châssis, situé directement derrière les
outils de travail, garantit une grande maniabilité grâce à un empattement réduit.
La grande capacité d’auto-nettoyage des dents ressort à spirale C de série et la
protection anti-pierres intégrée permettent une utilisation dans de nombreux sols,
aussi bien pour le travail des chaumes en surface que pour la préparation du lit de
semences en couverture et l‘ameublissement de la terre arable. Il travaille également sans bourrage même avec de grandes quantités de paille. Grâce à sa puissance
élevée et au mélange des résidus de récolte par les disques de nivellement en forme
d’éventail montés sur ressort, le TerraTop est particulièrement adapté à la conservation des sols.
En rachetant Holder, Vogel and Noot dispose d’une gamme de pulvérisateurs, notamment portés. Ici, il s’agit de l’IN 280 avec une cuve de 2 800 litres, qui peut être
équipé d’une rampe de 21 à 30 m.
Quivogne sur le marché hexagonal. “Nous disposons
d’un magasin de pièces de rechange. Nous cherchons aussi
à montrer la qualité de notre
service après vente. L’objectif
est de se développer auprès
des grandes exploitations et
des entreprises de travaux agricoles”.
Dans
l’hexagone,
l’entreprise emploie neuf salariés et son chiffre d’affaires est
de 4,5 millions d’euros.
Entrepreneurs des Territoires est la revue
du Mouvement des Entrepreneurs de
Services Agricoles, Forestiers et Ruraux
Entrepreneurs des Territoires, c’est :
Vie syndicale
Réunions, comptes rendus et décisions de la fédération nationale sont rapportés fidèlement. C’est aussi la rubrique des adhérents qui peuvent s’y exprimer.
Dossiers
A chaque numéro, plusieurs dossiers présentent les matériels incontournables du
métier d’entrepreneur. Le point de vue des concepteurs comme des utilisateurs (nouveaux accessoires, maniabilité, conditions d’utilisation optimale) donne le regard professionnel sur les machines et leur potentiel.
Profession
Portrait d’un entrepreneur et de son équipe au moyen d’interviews, de reportages sur
les chantiers. La création de la société, son parcours historique, les activités de l’ETA
et son parc de matériels sont présentés par nos journalistes qui rencontrent, dans
toutes les régions de France, dans tous les secteurs d’activité (agricole, forestier,
viticole, environnemental), les entrepreneurs.
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A g r ic o le s ,
R u ra u x
Salons
Un agenda des plus importantes dates mis à jour à chaque numéro.
Des salons d’envergure nationale et internationale qui donnent le pouls d’une profession.
Ils sont l’occasion de présenter les toutes dernières nouveautés.
Actualités
La vie des grandes marques (fusions/rachats/création de nouvelles gammes) est
passée au peigne fin. Les événements marquants de la profession sont rapportés et
analysés.
Social
Les horaires de travail, l’évaluation des risques, les obligations de l’employeur, le recrutement… Des experts reconnus sont chargés de cette rubrique qui renseigne sur la
législation et les règles à appliquer.
Fiscal
Aides à l’embauche, amortissements et provisions, assurances…
autant de sujets sur lesquels nous faisons le point et donnons des conseils utiles.
N o u ve a u t é s m a t é r i e l s
De la herse rotative au semoir en semis simplifié en passant par
les broyeurs forestiers, c’est une véritable vitrine
de toutes les innovations qui vous est présentée.
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Nom : _______________________________
Prénom : _________________________
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Entrepreneurs de travaux agricoles
Entrepreneurs de travaux publics
Autres : (préciser)
Entrepreneurs de travaux forestiers
Entrepreneurs de travaux ruraux
Concessionnaires
Constructeurs de matériel
Centre de formation
Conformément à la loi informatique et libertés, vous disposez d’un droit d’accès aux informations vous concernant
Actualités
Horsch :
25 ans au service de l’agriculture
Spécialiste des matériels de travail du sol et des semoirs pour techniques
simplifiées, le constructeur allemand Horsch fête cette année ses 25 ans. Un
quart de siècle d’innovations au service d’une agriculture plus respectueuse
du sol avec des matériels conçus et fabriqués par un agriculteur. Cet événement
fut l’occasion de présenter les dernières nouveautés.
La réussite de ce constructeur est avant tout celle
d’un homme, Michael Horsch,
initiateur de cette société
d’origine agricole et familiale.
Avant la création de la société, il débordait déjà d’idées
pour concevoir des solutions
nouvelles à l’agriculture.
C’est notamment un semoir
sous plastique pour le maïs
et le fameux Sème-Exact qui
fait encore la réputation de
la marque. Cet homme a su
répondre présent quand de
nouvelles demandes sont
apparues, notamment de
grands matériels pour les
exploitations
constituées
après la chute du mur et
l’éclatement du bloc de l’Est.
On peut citer entre autre le
déchaumeur Terrano, le semoir Pronto, ou plus récemment le déchaumeur profond
Tiger, dans des largeurs de
travail dépassant souvent
les 12 m Aujourd’hui, la société emploie près de 370
personnes et a réalisé un
chiffre d’affaires de 181 millions d’Euros en 2008 (48 %
pour le semis et 34 % pour le
travail du sol). Cette progression de 74 %, faisant suite
aux + 47 % de 2006-2007
a été “anormale” et Horsch
pense revenir à un niveau
plus conforme en 2009 (120
millions d’Euros), la crise à
l’Est ayant déjà de lourdes
conséquences sur le niveau
des commandes. Horsch a
également des participations
38
Horsch complète son offre en semoirs avec le Pronto KR qui
est un combiné avec herse rotative, pour une largeur de travail
de 6 m.
aux États-Unis avec HorschAnderson qui fabrique des
semoirs directs de 18 m et
en Ukraine avec Agrosoyuz
qui fabrique sous licence des
outils de travail du sol et des
semoirs de très grande largeur. Horsch prépare également l’avenir en misant sur
le semis direct (plusieurs
prototypes sont en essais
dans le monde), le travail sur
le rang (Stri Till) notamment
pour le maïs, mais aussi les
remorques transbordeuses
et même la pulvérisation (il
a déjà fabriqué des automoteurs jusqu’en 1994).
Nouveautés
Les nouveautés 2009
concernent le travail du sol
et le semis. C’est notamment la gamme Tiger qui
s’élargit avec l’arrivée du
Tiger LT de 10 m (trois rangées de dents), tandis que
ENTREPRENEURS des Territoires
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MAI/JUIN 2009
L’Express HD a une largeur de travail de 3 m (trémie de 1
500 l) et son équipement comprend deux rangées de disques
crénelés et des éléments semeurs PowerDisc.
pour les sols lourds, les Tiger
peuvent recevoir le nouveau
rouleau packer SteelDisc de
700 mm. C’est également le
déchaumeur Joker CT porté à
deux rangées de disques qui
est désormais disponible en
version fixe de 3 et 3,5 m, repliable en 4, 5 et 6 m, tandis
que la version semi-portée
RT avec châssis auto-porteur est disponible en 6, 7,50
et 12 m. Comme le Terrano
FX, ils peuvent recevoir le
nouveau rouleau FarmFlex
caoutchouc, plus destiné aux
terres légères ou moyennes.
Pour les semis, Horsch
ajoute à sa gamme un nouveau modèle porté, l’Express
HD dont la trémie a une capacité de 1 500 l. De construction compacte avec un
faible porte-à-faux, il est
équipé d’une double rangée
de disques (DiscSystem du
Pronto) montés en X qui pré-
pare le lit de semences et nivelle le sol. Celles-ci sont suivies par une herse avant la
ligne de semis composée des
nouveaux éléments semeurs
lourds PowerDisc de 38 cm
(pression maxi de 150 kg)
avec une nouvelle sécurité
non-stop, terminée par une
roue plombeuse de 40 cm.
Pour répondre à certaines
demandes, Horsch introduit
également le semoir Pronto 6
KR de 6 m de largeur. Il s’agit
d’un combiné de semis avec
herse rotative disposant
d’une trémie de 2 600 l,
l’unité de semis est solidaire
de la remorque semoir pour
plus de compacité. Les éléments semeurs sont à double
disque TurboDisc, tandis que
le rouleau est de type FarmFlex ou Cracker en acier.
Olivier Fachard ■
Nouveaux chargeurs Stoll
Avec sa nouvelle gamme de chargeurs frontaux FZ, le constructeur allemand
Stoll apporte un certain nombre de solutions innovantes qui permettent à
la fois une meilleure intégration sur les tracteurs récents, mais aussi des
caractéristiques d’amélioration de l’efficacité et de la simplicité d’utilisation.
Distribués en France
par JF-Stoll - Lemken, les
chargeurs sont désormais
l’activité principale de ce constructeur, basé à Lengede
dans le nord de l’Allemagne
et dont l’avènement remonte
à 1878. Il a démarré la construction de chargeurs en
1965 avec des dates marquantes comme 1983, année de sortie d’un système
d’accrochage du chargeur,
resté inchangé depuis, et
1993, année de lancement
du chargeur Robust avec
lequel il est devenu leader
sur le marché allemand. La
société a été rachetée par
le Danois JF en 1999, date à
laquelle il produisait, outre
des chargeurs, des arracheuses de betteraves (production aujourd’hui arrêtée) et
des matériels de récolte et de
distribution des fourrages.
Cette dernière activité, concentrée sur les faneuses et
les andaineurs, a été transférée dans l’usine danoise
de JF. Le groupe JF-Stoll a réalisé un chiffre d’affaires de
140 millions d’Euros en 2008
(en progression de près de
4 % depuis 2004), tandis
que l’activité spécifique de
Stoll représente un chiffre
d’affaires de plus de 85 millions d’Euros en 2008 (également en progression de 43 %
depuis 2004) avec une part à
l’export d’environ la moitié.
La production s’élevait à 5
620 chargeurs en 1999 et
l’objectif 2009 est de 11 700
unités, dont une partie en
montage d’usine grâce aux
accords avec certains tractoristes (18 % du CA).
Nouvelle gamme FZ
Déjà disponibles avec
les modèles 60 et 80 pour
tracteurs de 150 à 300 ch., les
chargeurs FZ sont complétés
par cinq modèles pouvant
équiper les tracteurs à partir
de 70 ch. Ils se caractérisent
principalement par leur parallélogramme à cinématique
en “Z” qui incorpore les biellettes de commande du parallélogramme dans les bras du
chargeur, tandis que les tuyauteries rigides sont également cachées en bas du bras,
mais accessibles par une
plaque facilement démontable. Cette conception dégage la vue vers l’avant et les
côtés tout en positionnant le
chargeur plus en arrière avec
moins de charge sur l’avant
pour plus de stabilité. Cela
permet également d’ouvrir
le pare-brise même en position haute. Ces chargeurs
disposent également d’une
nouvelle hydraulique avec de
nouvelles valves et une préinstallation pour les options.
Le confort de conduite est
également amélioré avec une
nouvelle suspension par vérin à azote, placé dans la traverse et qui réagit avec plus
de précision tout en offrant
une plus grande longévité
que les boules d’azote, tandis
que les béquilles intégrées
au bras sont à verrouillage et
déverrouillage rapides.
L’option “Plus” comprend
la réserve de cavage à com-
mande électrique qui permet
en appuyant sur un interrupteur placé sur le levier de commande de passer d’un angle
de 45° au niveau du sol à environ 69° à partir d’un mètre,
soit une réserve de 24°. Cela
facilite le chargement de
matière fluide avec un outil
mieux rempli et moins de
perte de matière au transport. Cette option inclut aussi
le bennage éclair à partir d’un
interrupteur.
Tous ces chargeurs peuvent être commandés soit
par un mono-levier à téléflexibles, soit par un joystick
trois fonctions Eco-Pro, soit
par un joystick remplaçant
celui du tracteur quand celui-ci dispose déjà de commandes
proportionnelles.
Un système de valves six
voies est aussi disponible
permettant ainsi d’utiliser
le joystick à la fois pour le
chargeur et pour un matériel
porté ou tracté. À noter que
l’accrochage des outils est
mécanique ou électronique
(bientôt compatible Euro-MX)
et que l’accouplement des
troisièmes et/ou quatrième
fonctions est solidaire du
cadre d’accrochage rapide.
Parallèlement Stoll lance
un nouveau programme de
chargeurs pour les tracteurs
compacts de 10 à 50 ch. avec
trois modèles FC 250, FC
350 et FC 450 sans parallélogramme, tandis que la version “P” du FC 450 est équipée d’un parallélogramme
mécanique. Sur les FC 450, les
nombreux outils disponibles
ENTREPRENEURS des Territoires
sont fixés sur un cadre porteoutil avec changement rapide
des outils, tandis que les
modèles FC 350 et 450 pourront recevoir une troisième
fonction. Dès maintenant, les
tracteurs Deutz-Fahr, Same
et Lamborghini peuvent être
équipés tandis que les adaptations pour les tracteurs
New-Holland, Case IH et
Kubota sont à l’étude et que
d’autres marques suivront.
Olivier Fachard ■
La gamme de chargeurs FZ comprend
7 modèles pour tracteurs de 70 à 300
ch. Ils se caractérisent surtout par leur
nouvelle cinématique en Z qui offre de
nombreux avantages.
Différentes solutions sont proposées
pour les commandes comme le joystick
Eco-Pro à trois fonctions.
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Actualités
Les constructeurs de matériels TP
touchés de plein fouet par la crise
Les entrepreneurs qui se sont diversifiés dans le BTP ont vu leur activité
décroître. Si le nombre de permis de construire a de nouveau chuté, le marché
semble donner des motifs d’espérer une reprise. Le bilan “globalement positif”
du salon Intermat donne aussi de l’espoir.
Le nombre de permis
de construire de logements
neufs en France a reculé de
26,1 % entre février et avril
2009, comparé à la même
période en 2008. Quant aux
mises en chantier, le chiffre
le plus attendu par les professionnels, le ministère de
l’Écologie a annoncé qu’il
avait décidé de différer sa
publication pour le mois
d’avril “du fait de perturbations informatiques”. Néanmoins, dans ce sombre tableau, les ventes de logements
neufs continuent certes à
baisser, mais un peu moins.
Elles ont diminué de 5 % au
premier trimestre 2009 par
rapport au même trimestre
de 2008, atteignant un peu
plus de 25 000 unités, selon
le ministère de l’Écologie. Ce
chiffre de 25 000 est supérieur de près de 10 000 unités
au quatrième trimestre 2008.
Il confirme ainsi le “frémissement” souligné par les promoteurs depuis plusieurs
semaines, notamment grâce
aux dispositions fiscales
prises en faveur des propriétaires mettant en location les
logements qu’ils achètent.
En région Ile-de-France, les
ventes totales de logements,
anciens et neufs, se sont effondrées de plus de 40 % au
premier trimestre 2009 par
rapport au trimestre correspondant de 2008. C’est le
point le plus bas depuis 1996,
selon une étude publiée mercredi par la Chambre des no-
40
taires de Paris et de l’Ile-deFrance. Toute la filière souffre
et notamment celle du machinisme. “Après une année
record en 2008, où Volvo CE
a facturé 64 000 machines et
réalisé un chiffre d’affaires
en légère augmentation de
5 % par rapport à 2007, le
premier trimestre 2009 a
connu une chute impressionnante des ventes de 4 % à
comparer à la même période
de 2008. Des mesures correctives ont été rapidement prises dès le début du deuxième
semestre 2008 avec une réduction de la masse salariale
de près de 4 000 personnes,
la réduction importante de
la production, avec des périodes de chômage technique
de 24 jours à la fin de l’année
dernière, le transfert de la
production des niveleuses
de Goderich au Canada vers
l’usine de Shippensburg, aux
États-Unis. Pour 2009, nous
tablons sur une baisse de
50 % pour les marchés européens, de 20 à 25 % pour les
États-Unis, et de 40 % pour le
reste du monde. Pour autant,
nous continuons d’innover
et de proposer de nouveaux
modèles, répondant à une
stratégie de segmentation de
marché : un pipelayer de 80 t,
la PL4608, un feller buncher
pour l’abattage forestier, une
chargeuse à haut déversement L180 F, une nouvelle
pelle à pneu EW210…”, assure Olof Persson, directeur
de Volvo construction à
ENTREPRENEURS des Territoires
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Le nombre de permis de construire de logements neufs en France a reculé de
26,1 % entre février et avril 2009, comparé à la même période en 2008.
Un chiffre qui confirme les difficultés rencontrées pour les entrepreneurs
qui se sont diversifiés dans ce créneau.
l’occasion du salon Intermat
organisé à Paris du 20 au 25
avril dernier.
Les ventes
de tracto-pelles
ont chuté de 50 %
Des difficultés partagées
par Alexis Mühlhoff, responsable marketing gamme utility Komatsu France : “Dans
l’Hexagone, le marché du
tracto-pelle a régressé, il est
passé de 2 500 à 1 200 unités”. Dans un contexte de
crise et une fréquentation en
baisse, la 8è édition du salon
Intermat a néanmoins “tenu
le cap”, ont annoncé jeudi
ses organisateurs. Le rendezvous des acteurs mondiaux
de l’industrie des matériels
et équipements pour la construction, qui s’est tenu à
Paris du 20 au 25 avril, a accueilli cette année quelque
184 518 visiteurs, contre
209 032 lors de la précédente
édition, trois ans plus tôt. Les
visiteurs internationaux ont
compté parmi un tiers du public présent cette année, alors
qu’ils étaient 45 % en 2006.
“Nous sommes particulièrement fiers de constater que
le salon a tenu ses promesses dans le contexte de crise
que nous connaissons tous.
Les industriels participants à
la manifestation confirment
que leur investissement s’est
déjà avéré “gagnant””, estime Maryvonne Lanoë, commissaire général d’Intermat.
Même si certains ont choisi
de ne pas exposer sur le salon cette année en raison
de la crise, les professionnels ont répondu présents
puisque l’offre était en
hausse de 8 % cette année,
avec 1 470 exposants dont
67 % d’internationaux.
Salon
300 nouveautés
à découvrir à Agritechnica
Malgré les difficultés de la filière agroéquipement, 2 000 exposants sont
attendus à Agritechnica. Grand rendez-vous du machinisme agricole européen,
ce salon se tiendra à Hannovre du 10 au 14 novembre prochain.
“Agritechnica, qui se
déroulera du 10 au 14 novembre à Hanovre, défie
l’actuelle récession globale”,
assurent les organisateurs de
ce grand rendez-vous du machinisme européen. La DLG
(Deutsche LandwirtschaftsGesellschaft - Société allemande d’Agriculture), organisateur de l’exposition, table
donc cette année encore sur
une participation de quelque
2000
constructeurs
de
tracteurs, machines et matériels agricoles, tant allemands
qu’internationaux. Le nombre d’inscriptions au salon
est supérieur à celui de 2007
avec l’arrivée de 180 nouveaux exposants. Ambitieux,
les organisateurs tablent
sur 300 000 visiteurs dont
80 000 étrangers et 4 000
Français. “Nous avons beaucoup grandi ces dernières années et ça continue car nous
aurons cette année environ
195 000 m2 d’exposition et
2 250 exposants, contre 133
300 et 1 500 en 2005, détaille Jochen Köckler, gérant
d’expositions de la DLG. Plus
de 300 exposants veulent
présenter des innovations
cette année, preuve de la vitalité de la filière machinisme
agricole”.
En plus de la gamme
complète
des
produits
d’agroéquipement, Agritechnica mettra particulièrement
en lumière les thématiques
cruciales du changement
climatique, de la préservation des sols et de la pénurie
d’eau, sans oublier le commerce des machines et matériels d’occasion et les perspectives offertes aux jeunes
agriculteurs. Le visiteur pourra découvrir un secteur dédié
aux “questions cruciales
de la gestion des sols et de
l’eau”, dans le hall 11. “C’est
un vrai défi. Nous espérons
évidemment attirer des agriculteurs et entrepreneurs
de travaux agricoles, mais
aussi des spécialistes : scientifiques, consultants et administratifs”, assure Jochen
Köckler. Pour rester en phase
avec les préoccupations environnementales du moment,
Agritechnica va inclure un
secteur axé sur la production
d’énergie où seront présentés des équipements destinés aux à l’installation, à
la culture et à la récolte de
végétaux appropriés. Informations et conseils seront
proposés gratuitement sur
les meilleures pratiques culturales et les types de plantes adaptés à une culture et
à un traitement efficaces des
agro-carburants.
Agritechnica se déroulera
du 10 au 14 novembre 2009
sur le parc des expositions
de Hanovre. Il y a deux ans,
2 188 exposants de 36 pays
et 340 000 visiteurs, dont
environ 72 000 venus de
l’étranger avaient participé à
l’évènement.
Se déroulant tous les deux ans à Hanovre en Allemagne, cet évènement organisé
par la DLG attire plus de 300 000 visiteurs venus du monde entier.
La prochaine édition d’Agritechnica mettra à l’honneur les débouchés énergétiques
de l’agriculture et dans une moindre mesure de la forêt.
Une crise du suréquipement
En marge de la présentation d’Agritechnica à Paris, Cornelia Horsch a donné sa version de la crise traversée dans
le secteur du machinisme agricole.
“La crise actuelle n´est pas uniquement une crise financière. Elle est également due à un suréquipement de matériels dans certains pays ou certains secteurs. L´ensemble
des acteurs economiques se sont laissés emporter.
Les excellents prix des céréales en 2007, la bonne récolte, la surchauffe des marchés financiers, tout cela a engendré un marché facile et prêt à investir. Les capacités de production pour le matériel agricole des dix dernières années
ont certainement plus que doublé, aujourd´hui les usines
doivent être exploitées pleinement, ce qui nous met une
certaine pression.La crise actuelle nous contraints à réagir
et à cibler davantage nos actions”.
ENTREPRENEURS des Territoires
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Salon
Salon de l’herbe :
sur fond de crise de l’élevage
Tout comme la météo, grise et nuageuse, bien que la pluie ne soit pas au
rendez-vous, l’atmosphère de l’édition 2009 du salon de l’Herbe, qui se
déroulait sur le site de Nouvoitou à côté de Rennes, était morose tant chez les
visiteurs que chez les exposants et l’affluence était très en retrait par rapport
aux précédentes éditions.
Il est vrai que la crise du
lait qui concernait particulièrement le Grand Ouest,
combinée à un retard sur les
travaux de récolte de l’herbe
dans la plupart des régions,
n’a pas incité les visiteurs à
se déplacer en masse, comme durant les précédentes
éditions. Chez les constructeurs non plus, le moral
n’était pas très bon. La chute
vertigineuse des marchés
durant les trois derniers
mois les oblige à revoir nettement à la baisse les prévisions pour 2009, tandis que
2010 ne laisse pas prévoir de
stabilisation ou de redressement. Cette situation est particulièrement sensible chez
les constructeurs ayant une
activité à l’export, en par-
ticulier à l’Est où les achats
sont quasiment gelés, mais
également en Amérique du
Nord où les réseaux de distribution sont engorgés par
les stocks.
Cela n’a pas contrecarré
la sortie d’un certain nombre
de nouveaux produits bien
que la proximité du Sima ait
limité leur nombre. Le groupe Kverneland a notamment
profité du Salon de l’Herbe
pour lancer sa nouvelle gamme de faucheuses et faucheuses conditionneuses,
et cela sous les bannières
Kverneland-Taarup, Vicon et
Deutz-Fahr (ces deux dernières sous l’appellation Extra
et DiscMaster, se caractérisant par un lamier à nombre
de disques pairs équipés de
Deutz-Fahr bénéficie également du renouvellement de gamme du groupe
Kverneland avec notamment cette combinaison avant arrière comprenant
la nouvelle frontale DiscMaster 632 FT (3,20 m) bénéficiant d’une nouvelle
suspension et d’une faucheuse conditionneuse traînée DiscMaster 800 CT
pour une largeur totale de fauche de 6,70 m.
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ENTREPRENEURS des Territoires
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trois couteaux). Ce sont notamment des faucheuses
pendulaires (2,80 et 3,20 m)
avec une suspension hydraulique, des faucheuses conditionneuses portées (2,40 et
2,80 m) à repliage vertical
et articulation pendulaire,
une nouvelle conditionneu-
se frontale de 3,20 m avec
suspension 3 D et surtout
une nouvelle combinaison
avant-arrière de 9 m avec
groupeurs offrant plusieurs
possibilités de dépose de
l’herbe.
Olivier Fachard ■
Fella, du groupe Argo
(McCormick, Landini et
Laverda), complète sa
gamme de combinaisons de fauche SM 991
TL KC d’une largeur
de coupe de 9,36 m,
comprenant la nouvelle
frontale 310 FZ KC
à balancier et deux
unités arrière équipées
chacune de sept disques et de conditionneurs à doigts.
La nouvelle combinaison de fauche 5 090 MT “Butterfly” de KvernelandTaarup a une largeur de travail de 9 m avec notamment la nouvelle conditionneuse frontale 3 632 FT. Les nouveaux lamiers soudés sont à disques
ronds et couteaux à changement rapide tandis que les conditionneurs
sont à doigts semi-mobiles. Elle permet de faire au choix trois andains, un
éparpillage sur toute la largeur ou un seul andain large.
En marge des matériels de récolte de l’herbe pour l’élevage, Noremat
présentait un ensemble pour la fauche, l’aspiration et la collecte des
accotements routiers comprenant une faucheuse portée avant modifiée
pour recevoir une gaine d’aspiration de 300 mm de diamètre et une
remorque aspiratrice (quatre volumes disponibles de 5,5 m3 à 31 m3 de
capacité) à déchargement arrière.
Ehlo, distribué en France par Amazone-Krone, présentait un andaineur
spécial destiné aux légumineuses ou aux éleveurs voulant éviter de
ramasser des pierres ou de la terre. Le V-Twin 750 avec une largeur de
travail réglable en continu de 3 à 7,50 m, est équipé de rotors horizontaux suspendus et munis de sept barres porte-dents qui travaillent en
douceur sans toucher le sol.
Lely présentait son nouvel andaineur à double rotor Hibiscus 655 D Classic
d’une largeur de travail de 6,55 m. Il peut former un andain ou un double
andain en deux passages. Les rotors sont reliés à la poutre principale via un
châssis en H et le système 3 D assure un suivi optimal du terrain.
Pöttinger élargit, dans tous les sens du terme, sa gamme d’andaineurs avec
le Top 1 252 C à 4 rotors pour largeur de travail de 8 à 12,50 m. Il est
équipé des rotors Top-Tech dont l’entraînement est hybride, hydraulique à
l’avant et mécanique à l’arrière. Les bras porteurs peuvent être repliés pour
une hauteur au transport inférieure à 4 m sans démontage des bras.
Outre ses nouvelles presses issues du rachat de l’usine Vicon de Geldrop, Kuhn
présentait notamment son nouvel andaineur double rotor GA 8121 travaillant
sur 7,40 à 8 m de large. La largeur d’andain est réglable de 1 à 2 m. Il reprend
les caractéristiques des autres modèles et notamment l’entraînement par double réduction Masterdrive et les versions essieu tandem ou articulation 3D.
John Deere est revenu en force au Salon de l’herbe, présentant l’ensemble
de sa gamme de récolte des fourrages et notamment sa combinaison de
fauche 488/131 d’une largeur de coupe de 8,80 m. Les différents modules
sont équipés de lamiers avec démontage rapide des couteaux.
ENTREPRENEURS des Territoires
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ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF
Dossier
L’assainissement non-collectif :
stop ou encore ?
D’un coté, il y a un fabuleux potentiel de 5 à 6 millions d’équipements à installer ou à réhabiliter, des dispositions réglementaires qui poussent la demande et de l’autre une accumulation de grains de sable qui grippent l’activité. L’assainissement non-collectif navigue cette année entre deux eaux.
“Le marché est très calme”, note Régis Macé
des établissements Gautier à Saint-Barnabé dans
les Côtes-d’Armor. L’entreprise bretonne s’était
lancée dans l’activité avec des ambitions clairement affichées (voir EdT n°25 juin 2007). Depuis
la crise est passée par là et les cuves en béton
se font plus rares dans l’aire de stockage de l’entrepreneur. L’année 2009 n’a pas débuté dans les
meilleures conditions. La récession économique
a un impact direct sur le secteur de la construction. Nombre de projets de maisons neuves individuelles sont bloqués pour des raisons de financement. Tout le marché de l’immobilier est touché.
Les transactions sont retardées ou reportées sine
die. Les changements de propriétaires qui sont des
éléments déclencheurs des opérations de réhabilitation, se font plus rares et en particulier sur les
zones où la clientèle anglaise avait jeté son dévolu
tant que la Livre Sterling caracolait devant l’Euro.
“Même quand les transactions ou les projets de
construction se font, la tendance est plutôt à différer les travaux d’ANC qu’à les précipiter”, constate
Mathieu Rolland du bureau d’étude breton Aqualogik. L’équipement d’assainissement est encore
loin d’être vécu comme une priorité par les propriétaires. “Ils chercheront forcément les moyens
pour reporter l’investissement quitte à se contenter de solutions temporaires… qui, comme chacun
sait, ont parfois une fâcheuse tendance à s’éterniser. Les propriétaires sont très largement sousinformés aussi bien à propos de leurs obligations
que des enjeux écologiques. Le risque n’est pas
uniquement l’eutrophisation des cours d’eau et
la prolifération des algues vertes. La nitrification
des conditions des sols a des conséquences encore
plus dramatiques, puisqu’elle entraîne une banalisation générale de la biodiversité.”
La confusion administrative
Il faut dire que les particuliers, comme les professionnels, ont de quoi être déboussolés par
le nouveau paysage administratif. Les repères
anciens sont balayés par des réformes menées
en sourdine. Les traditionnels services déconcentrés de l’État sont totalement dessaisis du dossier.
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ENTREPRENEURS des Territoires
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MAI/JUIN 2009
Avec la crise, les cuves en béton se font plus rares dans l’aire de stockage
des entrepreneurs diversifiés dans l’assainissement. L’année 2009 n’a pas
débuté dans les meilleures conditions.
Les déjà peu connus, Satese (Service d’assistance
technique et d’étude aux stations d’épuration) qui
officient dans presque tous les conseils généraux
voient leur missions rognées par la dernière loi sur
l’eau (Lema 2006) et ne pourront plus être une référence pour les habitant de toutes les communes.
“L’interlocuteur des particuliers est le Spanc”, prévient Benoît Mouline, responsable du Satese du
Calvados. Reste que les services publics d’assainissement non collectif (Spanc) à qui le législateur
il y a 17 ans (loi du 3 janvier 1992) a donné comme
fonction d’assurer le contrôle des installations
d’assainissement des particuliers, sont encore loin
d’être opérationnels et repérables dans toutes les
communes de France. Dans le Calvados qui est un
département plutôt en avance, 20 % des communes n’auraient toujours pas créé de Spanc, dans
25 % des cas, elles en seraient encore au stade de
projet ou n’aurait pour le moment qu’une existence
de papier. De plus leur émiettement altère considérablement leur visibilité. Une étude présentée
lors des 5è assises de l’ANC qui se sont tenues à
Lons-le-Saulnier, évoquait 3 500 Spanc et à terme
un nombre prévisible de l’ordre de 5 000. En l’absence de fédération nationale ou d’un annuaire, la
seule source d’informations officielle s pour pouvoir identifier les Spanc sont les listes que doivent
tenir à jour les préfectures.
Depuis 17 ans, l’ANC est un feuilleton dont chaque épisode s’étire en longueur. Les spécialistes pensaient arriver à l’épilogue avec la publication d’une série d’arrêtés techniques qui doivent
notamment règlementer les conditions d’utilisation des systèmes de traitement dits non-réglementaires dont entre autres les systèmes compacts de
mini-stations. Ces dispositifs permettent des installations sur des parcelles beaucoup plus exigües et
permettraient de s’exempter des conditions de sols
particulièrement défavorables. Les systèmes sont
multiples et peuvent se distinguer entre les systèmes passifs et ceux qui sont activés par les mécanismes électriques. Ces systèmes industrialisables
seraient plus faciles à installer que les systèmes
bétonnés actuels. Toutefois, les coûts d’achats et
de fonctionnement devraient limiter leurs emplois à
20 % du marché. Aujourd’hui, le régime d’autorisation dérogatoire ne leur permet d’accéder qu’à 3 %
des installations.
Au grand Dam du gouvernement, les textes sont
bloqués depuis cet hiver au niveau Européen en raison d’objections formulées par l’Allemagne et la
Belgique. Ces deux partenaires contestent la position française à la fois sur sa conception qui interdit les solutions totalement “hors sol”, et aussi sur
les imprécisions subsistant, à la fois, au niveau des
règles d’agrément des dispositifs qui seraient renvoyées à la publication ultérieure d’un avis conjoint
des ministères de l’Écologie et celui de la Santé. Les
partenaires craignent de mauvaises surprises et l’introduction de mesures interdisant de facto l’accès
de leurs produits aux plus grand marché européen
de l’assainissement non-collectif qu’est la France.
En fait, ce sont moins les risques d’entourloupes
protectionnistes qui sont à craindre que l’incapacité des deux ministères d’accorder leurs violons.
Le ministère de la Santé se montrant particulièrement réticent à autoriser les rejets d’eaux traitées
directement dans les milieux aquatiques. Il se mon-
Les difficultés ne manquent pas pour se lancer en 2009 dans l’activité de
l’ANC. Au rang des obstacles nouvellement apparus, il y a la difficulté à
obtenir les assurances couvrant la garantie décennale. “Soit les entreprises ne trouvent pas de compagnie, soit les tarifs sont dissuasifs”, déplore
Jean-Marc Leroux, animateur EDT Bretagne.
ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF
Des arrêtés pour démarrer
les mini-stations
tre aussi plus exigeant sur les méthodes d’essais et
de contrôle des mini-stations en demandant notamment des délais d’un an minimum avant autorisation. En dépit de l’optimisme de façade du Meedat,
René-Martin Simonet, directeur de Spanc info rappelait que tant du fait des délais incompressibles
des procédures européennes que de la longueur des
débats théologiques qui opposent les ministères de
la Santé et de l’Écologie, il n’était pas raisonnable
d’espérer une publication des arrêtés avant 2010.
L’éco prêt à taux zéro
relaie les agences de l’eau
L’ANC a bénéficié de sérieux coups de pouce de
la part des agences de l’eau. “Jusqu’à 50 % des travaux et directement versé aux particuliers. Cela nous
a bien aidé à nous lancer”, note Patrice Gauquelin,
entrepreneur à Briouze (61). Mais ce n’est plus qu’un
souvenir. “Depuis deux ans, l’agence Seine-Normandie n’aide plus que les opérations de réhabilitations dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par une
collectivité locale”, indique le vice-président de EDT
Normandie qui avait en 2005 investit pour acheter
un tracto-pelle et miser sur la formation d’un salarié. “Depuis l’activité est en chute libre. Nous réalisions 50 installations, nous en avons fait 8 en
2008”, précise l’entrepreneur normand. L’agence de
l’eau Seine-Normandie a réorganisé ses priorités en
catastrophe pour réorienter ses financements vers la
mise aux normes des stations d’épuration des zones
sensibles. Dans ce cas, en raison du retard d’application de la directive “eau”, l’État français risquait
des amendes qui se seraient chiffrées rapidement en
milliards €. L’agence Rhin-Meuse est dans la même
situation. Toutefois, selon Spanc Info, les agences
de l’eau Adour-Garonne, Artois-Picardie, Loire-Bretagne et Rhône-Méditerranée-Corse, aident encore
les propriétaires privés à financer leurs travaux de
réhabilitation sous certaines conditions dont notamment la coordination des programmes par les collectivités locales.
La bonne surprise est venue du dispositif des
taux zéro qui ont été lancé par Jean-Louis Borloo à
Gif-sur-Yvette le 16 avril dernier. Ce système initialement conçu pour les promouvoir les réductions
d’émission de CO2 par l’utilisation accrue des énergies renouvelables et des économies d’énergie a fait
une petite place à l’assainissement non collectif, à
l’exclusion toutefois des installations qui auraient
besoin d’énergie pour assurer leur fonction d’épuration. Peu de publicité a été faite sur cette disposition.
Les difficultés ne manquent pas pour se lancer en
2009 dans l’activité de l’ANC. Au rang des obstacles
nouvellement apparus, il y a la difficulté à obtenir les
assurances couvrant la garantie décennale. “Soit les
entreprises ne trouvent pas de compagnie, soit les
tarifs sont dissuasifs”, déplore Jean-Marc Leroux,
animateur EDT Bretagne. “Une partie de la solution
consiste à ne pas prendre en charge la prescription
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ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF
Dossier
de la filière de traitement et à demander aux propriétaires de faire appel à un bureau d’étude pour
faire l’étude des sols et la réalisation des plans de
l’installation”, conseille Benoît Mouline au Satese
du Calvados.
En dépit des obstacles et des circonstances défavorables, les perspectives de l’ANC ne peuvent être
que bonnes. “À partir de 2013, chaque maison devra
faire l’objet d’un diagnostic assainissement pour
être vendue”, rappelle Benoît Mouline. Comme pour
l’amiante, le comportement énergétique, les termites ou autres, la mesure stimulera forcément les
opérations de réhabilitations. Les notaires ont pris
les devants et commencent à conseiller la mesure
dès maintenant.
Les fameux arrêtés qui bloquent les mini-stations
finiront bien par sortir et libéreront le marché avec
un déploiement des forces de ventes des fabricants.
Les entrepreneurs comme les artisans pourront se
mettre dans leur sillage, soient pour réaliser des installations soient pour promouvoir les installations
classiques qui resteront à bien des égards, (investissement, coûts de fonctionnement et d’entretien
réduits) toujours très intéressantes. “Les entreprises peuvent réaliser de bien meilleurs marges qu’en
posant simplement les produits des industriels. Je
pense que la profession aurait intérêt à faire la promotion de ces solutions rustiques. Nous les inviterons à la prochaine journée de formations que nous
organisons avec la chambre des métiers de BasseNormandie”, explique Benoît Mouline.
En attendant des jours meilleurs, Patrick Gauquelin
fait le gros dos et réoriente l’activité de terrassement
vers d’autres activités. “Il faut conserver la compétence
en interne. Nous avons acquis une plus grosse machine
pour faire du terrassement foncier”, explique-t-il. “Dans
ce domaine comme dans d’autre, l’élément déterminant
avant le matériel est la compétence des personnels. Je
L’année 2009 demandera de faire preuve d’imagination et d’initiative
pour anticiper la reprise et trouver les moyens pour générer un minimum
de visibilité et de légitimité de la profession dans ce domaine d’activité.
conseille à mes collègues qui veulent se lancer de commencer par se former”, explique-t-il. “Il faut maîtriser le
DTU”,poursuit-il. Les EDT de Bretagne disposent avec
le centre de formation de l’Afpade Lorient d’une solution de formation parfaitement adaptée (voir EDT n° 27
juin 2007). Parmi les voies de diversification connexes,
la récupération de l’eau de pluie est une activité à suivre. Des opportunités existent également du côté des
vidanges pour les entrepreneurs de travaux qui ont des
activités d’épandage. Si les perspectives à court terme
de l’ANC sont incertaines, elles restent prometteuses
à longs termes. Même au fin fond des campagnes, la
concurrence risque d’être rude. L’année 2009 demandera de faire preuve d’imagination et d’initiative pour
anticiper la reprise et trouver les moyens pour générer
un minimum de visibilité et de légitimité de la profession dans ce domaine d’activité.
François Delaunay ■
Spanc information
Les Spanc sont des établissements
publics d’industriel et commercial locaux. L’enquête du réseau Idéal présenté lors des 5è assises de l’ANC
à Lons-le-Saunier donne une carte
d’identité du Spanc moyen. Ce sont de
toute petites structures puisque 61 %
d’entre-elles n’emploient qu’un seul
salarié, 22 % deux et 12 % 3 personnes. Seuls 2 % des structures disposent de plus de 5 employés. Le niveau
de technicien prédomine (48 %). La
majorité des Spanc contrôle des parcs
d’installations compris entre 1 000 et
3 000 équipements. Un quart veille sur
moins de 1 000 installations et un tiers
a plus de 3 000 installations à contrôler. Si les compétences des Spanc sont
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ENTREPRENEURS des Territoires
MAGAZINE -
limitées chez les particuliers, ce sont
des conseils naturels qui peuvent diffuser des listes d’entreprises installatrices locales. Ils ont aussi une bonne
connaissance du marché et des potentiels d’affaires prévisibles. Dans 22 %
des cas, les Spanc interviennent dans
le cadre de chantier de réhabilitation
et peuvent donc devenir des maîtres
d’ouvrages clients.
seau IDEAL dans des villes différentes
chaque année. Les 6è assises se dérouleront les 30 septembre et 1er octobre
2009 à Evreux (27). L’ANC dispose également de son magazine avec Spanc
Info, le mensuel spécialisé qui apporte
une information essentiellement technique et réglementaire et peut se révéler être une excellente source pour
identifier les acteurs du secteur.
Pour le moment les Spanc sont
collectivement mal organisés. Une
association existe dans le bassin de
l’Adour-Garonne, mais n’a pas d’équivalent dans les cinq autres bassins
hydrographiques. Toutefois, l’ANC a
sont rendez-vous annuel : les assises
de l’ANC qui sont organisées par le ré-
Pour en savoir plus :
www.assises-assainissementnoncollectif.com
Contact : Spanc Info
12. rue traversière 93100 Montreuil
Tél. : 01 48 59 66 20
[email protected]
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ENREGISTREMENT TEMPS DE TRAVAIL
Enregistrer les temps de travaux :
une étape essentielle
Enregistrer le déroulement des différents chantiers est une opération importante dont dépend la pertinence de la gestion d’un parc de matériel. Le bon
vieux carnet de notes est bien souvent la solution employée par beaucoup
d’utilisateurs. Malheureusement de nombreuses erreurs ou omissions volontaires ou involontaires viennent perturber le bon déroulement des opérations
d’enregistrement.
Les conditions de la réussite d’un bon enregistrement de chantier sont nombreuses et doivent toutes
être respectées. Le chantier doit être parfaitement
identifié en précisant les références de l’exploitant et
la localisation exacte de la parcelle.
L’identification des différents conducteurs de la
machine, si elle est bien exploitée et bien comprise,
figure parmi les paramètres incontournables. Chaque
machine doit également être parfaitement identifiée
ainsi que le tracteur qui l’entraîne. L’enregistrement
doit être systématique dès qu’un outil est mis en
marche.
Il est fortement souhaitable de dissocier la mise
en service du tracteur et le travail réel de l’outil, afin
de distinguer temps de travail, le temps de transport
et les temps morts. Les différentes mesures doivent
être exprimées en unités claires précises et exploitables sans difficultés.
Le transfert des informations du chantier au local
de gestion doit pouvoir se faire facilement sans risque de déperdition d’informations.
La transcription de ces informations doit permettre une utilisation rapide et fiable des éléments
enregistrés.
ENTREPRENEURS des Territoires
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ENREGISTREMENT TEMPS DE TRAVAIL
Dossier
Hydrokit propose un boîtier à mémoire électronique. Celui-ci est relié à un
lecteur de clef magnétique, il commande la mise en service.
Enregistrer le déroulement des différents chantiers est une opération importante dont dépend la pertinence de la gestion d’un parc de matériel. Il est fortement souhaitable de dissocier la mise en service du tracteur et le travail réel de l’outil, afin de distinguer temps de travail, le temps de transport et les temps morts.
Les différentes mesures doivent être exprimées en unités claires précises et exploitables sans difficultés.
Le basculement vers un logiciel de gestion n’a
rien d’impératif mais permet d’affiner l’analyse et de
gagner du temps.
Le non-respect de ces règles de base rend difficile l’observation rigoureuse du prix de revient réel
d’un équipement. Il entraîne également, bien souvent, la perte d’un pourcentage non négligeable de
la facturation client.
conducteur d’engin,
un acteur essentiel des enregistrements
Le carnet de notes peut répondre à un grand nombre de ces exigences si et seulement si, le chauffeur
et méthodique et rigoureux.
L’utilisation de fiches d’enregistrement constitue
une première étape positive. Celles-ci doivent cependant être bien comprises et bien acceptées par les
chauffeurs. Pour cela, il peut être intéressant d’impliquer ces derniers dans la conception et la mise en
place de ces fiches. Il est également impératif de les
sensibiliser aux objectifs recherchés lors de l’exploitation des résultats.
Si une méthode participative permet de fiabiliser
les informations produites, elle ne préserve pas des
dysfonctionnements involontaires. Une fiche peut se
perdre, elle peut également être partiellement détériorée par les intempéries. N’étant pas la tâche prioritaire lors des chantiers difficiles, le remplissage de
ces fiches peut faire l’objet d’omissions difficiles à
compenser par la suite.
Dernier gros handicap, le transfert manuel des
informations au bureau demande beaucoup de temps
donc d’argent. Il peut également faire l’objet d’erreurs
qui limitent l’exploitation rigoureuse des résultats.
Ces dernières années tous les fournisseurs
d’agroéquipements ont tenté de trouver des solutions nouvelles. L’électronique et les outils informatiques modernes permettent de proposer de nombreuses possibilités intéressantes.
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ENTREPRENEURS des Territoires
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MAI/JUIN 2009
Des consoles performantes
mais coûteuses
Certaines consoles de tracteurs peuvent enregistrer un grand nombre de paramètres assurant une
identification rigoureuse des travaux réalisés. Selon
leur conception, elles peuvent cependant demander
des actions complexes sur les commandes qui sont
susceptibles d’entraîner des erreurs de paramétrage,
voire de décourager les chauffeurs sérieux dans leur
travail mais allergiques à l’informatique.
Si elles ne disposent pas d’une interface avec
l’outil attelé, ces consoles sont incapables d’identifier avec précision le travail réalisé et de transcrire
les temps réels d’utilisation. Des confusions sont
toujours possibles entre ce qui a été programmé par
le chauffeur et ce qui est réellement réalisé.
Le transfert des informations vers l’ordinateur de
gestion n’est pas non plus toujours aisé. Le développement rapide des cartes mémoire et des clefs USB
représentent cependant un progrès incontestable.
Avec les commandes électroniques des machines
et le développement rapide de la puissance de calcul
des ordinateurs embarqués, tout devient théoriquement possible. Le positionnement par satellite vient
compléter avec intérêt l’ensemble des informations
recueillies.
L’utilisation de consoles électroniques déplaçables d’un tracteur à l’autre améliore encore le tableau
en facilitant le transfert des informations et l’utilisation d’unités de calcul très puissantes.
Le coût important de ces équipements et le fait
qu’ils ne peuvent se trouver que sur des matériels
récents, restent le frein le plus important à leur généralisation. Ce coût est d’autant plus élevé qu’il est
indispensable d’adapter ces solutions de haute technologie à l’ensemble du parc de matériel si l’on veut
vraiment profiter au maximum de cette méthode de
travail.
Il existe des solutions intermédiaires
Sans aller jusqu’à choisir ces ensembles sophistiqués et onéreux, il existe des solutions intermédiaires. C’est le cas par exemple de l’équipement
proposé par hydrokit. Chaque tracteur ou automoteur est équipé d’un boîtier à mémoire électronique. Celui-ci et relié à un lecteur de clef magnétique
et commande la mise en service. Il peut également
être relié à trois capteurs auxiliaires capables d’enregistrer des débits ou des pressions. La clef magnétique “chauffeur” est indispensable pour mettre en
ENREGISTREMENT TEMPS DE TRAVAIL
La nécessité d’utiliser un système standard sur
l’ensemble des équipements peut également poser
des problèmes du fait de la dépendance acquise face
à ce système et à son créateur. Les changements
peuvent devenir délicats et tout dysfonctionnement
peut avoir des conséquences graves.
Le facteur humain peut également modérer l’intérêt de tels systèmes. La qualité des enregistrements
reste bien souvent liée à la rigueur du chauffeur.
Celui-ci doit être capable de programmer les consoles et déclencher leur mise en route. On peut penser
que les nouvelles générations de chauffeurs s’adapteront rapidement à ces technologies. Une question subsiste : utilise-t-on réellement l’ensemble des
informations recueillies pour améliorer la gestion
quotidienne du travail et ainsi permettre un véritable
amortissement des équipements ?
route la machine. Elle permet d’identifier de façon
précise l’utilisateur et sert en même temps d’antivol.
Le chauffeur se trouve dans l’obligation d’utiliser la
clef pour démarrer, mais il n’intervient pas du tout
dans le processus d’enregistrement qui se déroule
de façon automatique. Une autre clef dite “de transfert” qui se connecte à un lecteur spécifique assure
le transfert des informations vers l’ordinateur. Celuici restitue l’ensemble des données sous forme de
tableaux édités par un logiciel spécifique. Il est alors
possible d’analyser avec précision les horaires de
travail, les temps de chantier et les temps morts tout
en contrôlant la consommation de carburant. Tracteur de cours, ensileuse ou moissonneuse batteuse,
qu’ils soient récents ou anciens, tous les matériels
peuvent être équipés sans difficultés.
Pour une dizaine de matériels équipés utilisant
le même boîtier de transfert l’investissement est de
l’ordre de 700 euros par matériel. Ce coût reste raisonnable par rapport à certains ordinateurs de bord.
Les informations sont rapidement récupérées et les
résultats facilement exploitables. Il est donc possible d’obtenir un amortissement rapide. Seule ombre
au tableau, le système identifie parfaitement le chauffeur, mais il est incapable d’identifier avec précision le
chantier et encore moins le nom du client. Un enregistrement parallèle est donc toujours indispensable.
Gérard Vromandt ■
ENTREPRENEURS des Territoires
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Nouveautés Matériels
tent solidaires du chargeur.
Le montage d’usine est
la garantie d’une intégration
parfaite sur le tracteur, le
concessionnaire ne se chargeant que des réglages. Une
gamme étendue de pelles
multifonctions, de godets,
fourches, pinces est également disponible.
New Holland France :
16-18 Rue des Rochettes
Morigny-Champigny
91152 Etampes
Tél. : 0800 64 11 11 11
Joskin
Nouvelle tondeuse
de refus Joskin
L’entretien des pâtures
par l’élimination des refus
provoque une repousse
régulière de l’herbe tout en
améliorant son appétence.
Dans la continuité de la
gamme existante de tondeuses de refus, Joskin a développé le modèle TRT 750
C6 atteignant 7,50 m de largeur de coupe. Elle s’articule autour d’un bâti central
robuste combinant deux tondeuses TR 270 C3 en déport
tant sur la gauche que sur la
droite. Pour atteindre la largeur de coupe totale de 7,50
m, il faut impérativement
combiner la tondeuse frontale ATR 270 C3 à ce modèle
papillon.
Joskin :
Rue de Wergifosse, 39 4630
Soumagne - Belgique
Tél. : 00 32 43 77 35 45
New Holland
New Holland renouvelle son
offre de chargeurs frontaux
50
Dénommée 700 TL, la
nouvelle gamme se compose de quatre modèles destinés aux tracteurs jusqu’à
140 ch. Ils se caractérisent
notamment par une nouvelle
cinématique du parallélogramme qui allie la précision
du mécanique au confort de
l’hydraulique. Cette cinématique en Z, largement utilisée sur les engins de travaux
publics, est totalement intégrée dans les bras afin de
dégager la visibilité au maximum. La position des vérins
de cavage dispose d’une
réserve de course de 63 mm
qui permet, lors de la montée de l’outil, de gagner quelques degrés et ainsi conserver le remplissage optimal du
godet. Pour plus de visibilité,
les bras intègrent le mécanisme de parallélogramme
et les composants hydrauliques sont logés sous le bâti,
protégés par un profil en U,
mais accessibles.
Ces chargeurs TL disposent d’une nouvelle suspension avec un nouvel accumulateur, positionné à l’intérieur
de la traverse du châssis. Les
vérins de cavage disposent
d’une fonction de déversement rapide avec mise en
liaison des deux chambres
du vérin. L’accouplement au
tracteur se fait à l’aide d’un
dispositif de connexion et
verrouillage rapide et sûr. Les
béquilles fixées au chargeur
se replient rapidement et res-
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MAI/JUIN 2009
Lely
Nouvel andaineur
double-rotor Lely
L’Hibiscus 655 SD Classic
a une largeur de travail de
6,5 m. Il est équipé d’un
système directionnel qui
permet d’obtenir un rayon
de braquage réduit, facilitant les demi-tours en bout
de champ, les entrées de
champs étroites ou durant
le transport. Il peut former
un andain, voire un double andain en deux passages. Il est pourvu d’un système hydraulique inédit qui,
lors de son relevage en position bout de champ, permet
au rotor avant de se relever
en premier, immédiatement
suivi par le rotor arrière. Le
rotor Classic à 11 bras portedents est compact et les
rotors sont reliés à la poutre principale via un châssis en H. Le mouvement tridimensionnel de l’andaineur
(système 3 D) assure un suivi
optimal des contours du terrain et permet un ajustement
multidirectionnel du rotor.
Bobcat
Nouvelle mini-pelle six tonnes Bobcat
La Bobcat E60 est équipée
d’un moteur diesel de 37,6 kW
avec injection électronique
et ralenti automatique. L’absence de déport arrière et la
fonction de déport de la flèche lui permettent de travailler
efficacement dans des espaces étroits. Sa cabine offre un
espace comparable à celui des
cabines des pelles de taille
classique et ses larges vitres
offrent une excellente visibilité de tous côtés. La position
et l’angle du siège ainsi que
la position des consoles peuvent être réglées indépendamment les unes des autres. Le
dossier réglable et le support
lombaire améliorent encore
le confort de l’opérateur. Sa
force de fouille est de 39,9 kN
au godet et de 26 kN au balancier. Au maximum, la profondeur de fouille peut atteindre
3725 mm, la hauteur de déversement 3940 mm et la portée
au sol 6005 mm.
JCB France
Nouvelle chargeuse compacte JCB
Complétant la gamme
de modèles hydrostatiques
composée des JCB 403 et
JCB 406, la nouvelle chargeuse JCB 409 s’appuie sur
la conception de la JCB 406.
Ses performances et ses
dimensions compactes en
font une machine polyvalente qui répond à de nombreuses applications urbai-
nes et industrielles. Elle
est destinée notamment
aux entreprises de Travaux
Publics travaillant sur des
chantiers de voirie ou de terrassement en espaces restreints. Son moteur Deutz
développe 75 ch. et sa transmission hydrostatique offre
deux plages d’utilisation,
0 à 6 km/h et 0 à 20 km/h.
Son articulation centrale de
40° la rend très maniable et
son angle d’oscillation de 10°
permet de maintenir les quatre roues sur le sol pour une
meilleure motricité et adhérence, la stabilité au travail
étant accrue par la charge de
basculement en ligne de 4
917 kg. Sa cabine spacieuse
offre une visibilité panoramique et le joystick servohydraulique assure précision
et souplesse des commandes centralisées.
JCB France :
ZA - 3 rue du Vignolle
95842 Sarcelles Cedex
Tél. : 01 34 29 20 20
Lagarde
Nouvelle commande de débroussailleuse
intégralement chaque mou- nettoyage du refroidisseur
vement du bout des doigts. en inversant régulièrement
Dotée de trois ou quatre le sens de rotation du venfonctions proportionnelles, tilateur. Son encombrement
elle s’avère d’une maniabilité est minime et son seul câble
et d’une souplesse incompa- électrique permet une intérables. Un retour automati- gration facile dans les nouque du bras est également velles cabines de tracteur.
intégré, permettant, lors du Lagarde
fonctionnement de la sécu- Groupe Kverneland France :
rité d’effacement, un retour 55, avenue Ampère - BP 70 149
en position travail du bras 45803 Saint-Jean-de-Braye
sans que l’utilisateur n’ait à cedex - Tél. : 02 38 52 43 00
intervenir sur le manipulateur. Elle gère également le
Lagarde élargit son offre
avec une toute nouvelle commande proportionnelle baptisée EP, déclinable sur toute
la gamme TP et Titan. Elle
dispose d’un accoudoir intégrant toutes les fonctions :
commande du rotor, système
float, sustentation, coupure
générale, compteur horaire.
Son manipulateur ergonomique permet de contrôler
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Nouveautés Matériels
Samson
Une tonne à lisier
unique en son genre
Samson innove encore
une fois avec sa nouvelle
tonne Samson SG avec attelage en col de cygne assurant encore plus de flexibilité.
Les avantages de ce principe sont le report de charge
optimal entre tonne et tracteur, plus important qu’avec
une tonne traditionnelle. Le
point d’attache au tracteur,
placé devant l’essieu arrière
du tracteur, permet de transférer une grande partie du
poids aux roues avant du
tracteur et d’augmenter
ainsi l’adhérence au champ.
Elle peut tourner plus facilement car les roues arrière du
tracteur ne touchent pas l’attelage de la tonne mais sont
au contraire libres de leur
mouvement. Elle est proposée en 23 m3 à 2 essieux et
28 m3 à trois essieux. Le col
de cygne est boulonné sur la
tonne par une grande bride,
ce qui permet de le remplacer en cas de changement de
tracteur. Il peut être ajusté
en hauteur en cas de modification de hauteur du point
d’attache sur le tracteur, par
exemple lors de changements de roues.
Samson :
Thomas Heydenreich,
portable + 45 6155 0469,
Email : [email protected]
Bourgoin
Nouveau porteur Bourgoin
Le constructeur vendéen
complète sa gamme d’engins porteurs multifonctions avec le Grip 4 au design
très moderne. Il peut entraîner une multitude d’outils à
l’avant ainsi qu’à l’arrière tels
que faucheuses, faneuses,
andaineurs, lames et fraises
à neige, saleuses, broyeurs
et épandeurs. Il se caractérise par une grande accessibi-
52
lité en terrain pentu, une très
bonne maniabilité, la simplicité et la souplesse de sa
transmission hydrostatique,
sa compacité et son équilibre des masses grâce à son
moteur placé à l’arrière, l’accessibilité aux organes mécaniques et hydrauliques, la
fiabilité accrue par commandes directes et sans électronique. Engin destiné essentiellement au fauchage et à
l’entretien des routes, le Grip
4 sera disponible en septembre. Ses principales caractéristiques techniques : moteur
Deutz 67 ch, transmission
à quatre plages de vitesse,
quatre roues directrices
(trois modes), relevage AV et
AR (950 et 850 kg), prise de
force AV et AR, deux distributeurs DE AV et AR, commande
d’avancement et de relevage
par joystick.
Bourgoin :
Parc d’Activités Économiques
85480 Bournezeau
Tél. : 33 02 51 45 30 00
Pichon
Essieu autodirecteur
Pichon propose pour ses
tonnes un nouvel essieu
d’origine Colaert, équipé
de l’ADS (Auto Directionnel
System), système breveté
de gestion électronique. À
partir d’une information collectée par un capteur optique sur une roue, l’ADS vient
commander le blocage des
barres de direction aussi
bien en avant qu’en arrière.
Le blocage de sécurité est
activé au-delà de 15 km/h. Le
capteur optique, situé sur la
roue avant droite, détecte le
sens de marche et la vitesse.
Lorsqu’il détecte un déplacement (avant ou arrière), il
vient envoyer l’information
au module électronique. Il
va alors activer l’électrovanne double commandant
le blocage et le déblocage
simultané des barres de
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direction selon le sens de
marche. À partir de 15 km/
h, le signal va venir activer l’électrovanne simple et
bloquer totalement l’essieu.
Avec le système ADS, l’essieu autodirecteur aura le
même comportement qu’un
essieu suiveur forcé, en limitant les contraintes mécaniques, sans vérin sous flèche
et chape spéciale qui permet d’atteler le véhicule à
n’importe quel tracteur aisément.
Ets Michel Pichon
ZI de Lavallot - BP 21
29490 Guipavas
Tél. : 02 98 34 41 00
Kuhn
Largeur de travail variable
pour l’Axera 1 102 H EMC
Kuhn propose désormais
sur l’épandeur d’engrais
Axera 1 102 H EMC un système de largeur de travail
variable. En épandage “plein
champ” ou de “bordure”, la
combinaison du régime de
rotation des plateaux et du
point de chute de l’engrais
sur le plateau est utilisée
pour régler la largeur de travail et la répartition du produit à épandre. Pour faire
varier la largeur de travail,
l’utilisateur dispose de trois
régimes de rotation des plateaux supplémentaires régla-
bles. Il a aussi la possibilité
d’activer ou non le point de
chute bordure ainsi que de
réduire le dosage pour éviter
les gaspillages. Lors d’une
variation de la largeur de travail, modifier uniquement le
régime de rotation ne garantit pas une répartition homogène, il faut obligatoirement
le combiner au point de
chute. L’Axera H EMC est le
seul qui modifie le régime, le
point de chute et la dose.
Cet outil est équipé
du système EMC, qui permet le contrôle et la régulation individuelle de l’écoulement de l’engrais côté par
côté. Les plateaux sont animés hydrauliquement avec
à la clé une réduction de la
consommation de carburant. Le régime des disques
et le point de chute varient
selon le type d’engrais.
L’épandage de bordure est
plus facile grâce à la réduction du régime des disques
et au déplacement du point
de chute. Enfin, cet appareil
est 100 % compatible avec
un ravitailleur, pour faire le
plein en cours d’épandage
sans perdre de temps.
Contact : Kuhn SA
4, Impasse des fabriques
BP 50060 - 67706 Saverne Cedex
Tél. : +33 (0)3 88 01 81 00
Fax : +33 (0)3 88 01 81 01
www.kuhn.com
Steyr
Recherche
Le tracteur au biogaz est né
Le tracteur solaire arrive
Steyr, société autrichienne
appartenant au groupe CNH, a
lancé le premier tracteur de séri
fonctionnant au biogaz obtenu
à partir de lisier et de déjections
animales. Il a été présenté fin
février à Linz (Autriche). Doté
d’un kit spécial permettant une
carburation avec 60 % de gaz
d’origine biologique et 40 %
de diesel, il permet de réaliser
des économies de carburant
et de réduire les émissions de
CO2 de 20 %. Le premier exemplaire construit et en fonctionnement dans une exploitation
à Linz, est alimenté par des
déjections animales dont se
dégage du méthane provenant
des 50 porcs et 10 000 poulets
sur place. La firme LuPower en
collaboration avec Steyr Traktoren, a développé un kit pour
équiper les tracteurs CVT 6 195
CNG de Steyr. L’agrégat au diesel existant sera équipé de la
technique LuPower pour fonctionner de façon hybride au diesel et au gaz naturel / biogaz.
Le diesel reste le moyen pour
démarrer le moteur puis au fur
et à mesure que le biogaz est
ajouté, la part du diesel diminue. L’objectif de ce projet unique en Europe est la fabrication
en série de la propulsion au biogaz pour les tracteurs.
L’utilisation d’un carburant alternatif est avantageuse
aussi bien d’un point de vue
économique qu’écologique. Le
biogaz est CO2 neutre et dès
lors particulièrement respectueux de l’environnement.
Contact : Steyr
00800 78 397 000.
Après deux ans de travail,
le tracteur solaire à usage
agricole est enfin prêt à rouler. Une première démonstration a eu lieu au Maroc fin
mars. Ce véhicule a vu le jour
grâce au programme Ramsès, qui est le nom d’un programme soutenu par l’Union
européenne et qui vise à (800mm à l’avant et 900 à
concevoir un véhicule agri- l’arrière) facilite le passage
cole multi-usages, plutôt de gros volumes terre/pailles
léger, propulsé par l’éner- (grosse quantité de résidus
gie issue de panneaux pho- végétaux, pseudo labour) et
tovoltaïques et stockée en permet à la terre de se dépobatterie. Ce tracteur vise- ser avant d’être retravaillée
rait notamment les activités (mélange terre/paille homomaraîchères, les cultures en gène). Le Combitill accepte
terrasse et les travaux viti- deux écartements de dents,
coles. Il pourrait par exem- 230 et 306 mm. Deux équiple assurer des travaux de pements sont possible avec
pulvérisation, de transport, deux types de dents : la dent
voire de récolte. Un premier “queue de cochon” en carré
prototype développé en Ita- de 35 ou la dent Eurotill (dent
lie par le professeur Bardi forgée avec sécurité mécani(Université de Florence) a que à ressort). Les disques
assurent le nivellement (haudéjà vu le jour.
teur et agressivité réglables).
L’attelage trois points assure
simplicité d’attelage et posSouchu Pinet
sibilité de combiner difféLe combitill, un outil
rents équipements arrière.
à dents polyvalent
La gamme se décline en neuf
Souchu Pinet enrichit sa largeurs différentes, de 4.00
gamme d’outils à dents avec à 6.30m, selon écartements
le Combitill, un outil qui se de dents.
veut polyvalent et adapté Contact : Souchu Pinet
à des chantiers de déchau- Groupe Grégoire Besson
mage, pseudo-labour, reprise Zi Nord les Gauderes
de labour, faux semis et pré- 37 130 Langeais
paration de semis. Cette Tél. : 02 47 96 50 18
polyvalence s’appuie sur une Fax : 02 47 96 71 85
configuration basée sur trois
rangées de dents, des disques et un rouleau. Le grand
dégagement entre poutre
ENTREPRENEURS des Territoires
Lair
Une remorque XXL
Une remorque XXL vient
de sortir des ateliers Lair,
constructeurs de remorques
à Mouline dans le sud Manche. Cette remorque trois
essieux a un PTC de 32 tonnes, une longueur de caisse
de 10,50 m. Sa hauteur est de
1,30 mètres. Elle comporte
des rehausses en aluminium
75 x75 . Au final, le volume
est modulable de 30 à 70 m3.
Elle est homologuée à 40 km/
h avec un système de freinage pneumatique. Par rapport à ses concurrentes équipées d’un fond roulant, elle
dispose d’un fond mouvant
avec tapis deux chaînes avec
commande électrique. Les
deux essieux sont de type suiveurs forcés pour assurer la
maniabilité. La porte arrière
est commandée hydrauliquement tout comme la béquille.
Cette remorque est adaptée
au transport de marchandises volumineuses plus ou
moins lourdes : miscanthus,
céréales, terreau, fumier.
Contact : Lair Remorque
50600 Moulines
Tél. : 02 33 49 01 48
Fax : 02 33 49 54 02
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EDT Occa
RÉPERTOIRE DES ANNONCEURS
A3F
p. 5
BONNEL
p. 3
CLAAS
Tél. 03 21 26 08 55 - Fax 03 21 26 88 19
Internet : www.patoux.fr - Email : [email protected]
ENCART
CREDIT MUTUEL
p. 23
CYCLONE-BIORESSOURCES
p. 25
FORS
p. 45
HYDROKIT
p. 35
JOSKIN
p. 19
LA MOUETTE – MERCURE
p. 49
LANDA
IV de couv
LELY
II de couv
MAGSI
p. 25
PANIEN
p. 33
QUALITERRITOIRES
p. 31
REMORQUES CHEVANCE
p. 3
SALON DES ETA
P 14, 15
SOCAH-ALLIANCE
p. 35
SPACE
p. 4
VALTRA
p. 7
VREDESTEIN
p. 51
POUR TOUTE ANNONCE PUBLICITAIRE,
CONTACTEZ NOTRE CHEF DE PUB,
ARNAUD ROPARS
AU 02 98 98 01 40
Éditions Fitamant : [email protected]
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de Bretagne et des
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Former vos futurs collaborateurs avec les Maisons Familiales Rurales
spécialisées en Agroéquipement et Maintenance
INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS
CFTA Montfort sur Meu (35) .................................................................................................. 02
99 09
MFR de Loudéac (22) ............................................................................................................ 02
96 28 02 27
10 29
MFR Montauban de Bretagne (35) ........................................................................................ 02
99 06 42 56
IREO d’Elliant (29) .................................................................................................................. 02
98 94
MFR de Legé (44) .................................................................................................................. 02
40 26 35 35
MFR de Chemillé (49) ............................................................................................................ 02
41 30 62 35
18 68
MFR de Montreuil-Bellay (49) ................................................................................................ 02
41 83
IREO La Pignerie de Laval (53)............................................................................................... 02
43 67 04 93
19
MFR de Mouilleron en Pareds (85) ........................................................................................ 02
51 00 30 54
NOUVEAU BAC PRO EN TROIS ANS
Formations par alternance 4ème 3ème ; CAPA ; BEP ; BEPA ; Bac Pro ; BTSA et licence professionnelle
Formations qualifiantes : Certificat de Spécialisation ; Sil Magasinier ; CQP ; BCEDT
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ENTREPRENEURS des Territoires
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Entrepreneurs des Territoires est la revue
du Mouvement des Entrepreneurs de
Services Agricoles, Forestiers et Ruraux
Entrepreneurs des Territoires, c’est :
Vie syndicale
Réunions, comptes rendus et décisions de la fédération nationale sont rapportés fidèlement. C’est aussi la rubrique des adhérents qui peuvent s’y exprimer.
Dossiers
A chaque numéro, plusieurs dossiers présentent les matériels incontournables du
métier d’entrepreneur. Le point de vue des concepteurs comme des utilisateurs (nouveaux accessoires, maniabilité, conditions d’utilisation optimale) donne le regard professionnel sur les machines et leur potentiel.
Profession
Portrait d’un entrepreneur et de son équipe au moyen d’interviews, de reportages sur
les chantiers. La création de la société, son parcours historique, les activités de l’ETA
et son parc de matériels sont présentés par nos journalistes qui rencontrent, dans
toutes les régions de France, dans tous les secteurs d’activité (agricole, forestier,
viticole, environnemental), les entrepreneurs.
r an
8 fo i s p a
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v
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r
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l a ivement dédiée aux
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r
p
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tr
en
F o r e s ti e r s
A g r ic o le s ,
R u ra u x
Salons
Un agenda des plus importantes dates mis à jour à chaque numéro.
Des salons d’envergure nationale et internationale qui donnent le pouls d’une profession.
Ils sont l’occasion de présenter les toutes dernières nouveautés.
Actualités
La vie des grandes marques (fusions/rachats/création de nouvelles gammes) est
passée au peigne fin. Les événements marquants de la profession sont rapportés et
analysés.
Social
Les horaires de travail, l’évaluation des risques, les obligations de l’employeur, le recrutement… Des experts reconnus sont chargés de cette rubrique qui renseigne sur la
législation et les règles à appliquer.
Fiscal
Aides à l’embauche, amortissements et provisions, assurances…
autant de sujets sur lesquels nous faisons le point et donnons des conseils utiles.
N o u ve a u t é s m a t é r i e l s
De la herse rotative au semoir en semis simplifié en passant par
les broyeurs forestiers, c’est une véritable vitrine
de toutes les innovations qui vous est présentée.
B u llet in d’abonne m e n t
Je suis adhérent
au Mouvement des Entrepreneurs des Territoires
Je m’abonne au tarif «spécial adhérents» pour 1 an
(soit 8 numéros), au prix de 25 E
Je joins mon règlement par chèque bancaire
à l’ordre des Entrepreneurs des Territoires
Je souhaite recevoir une facture acquittée
Activité
EDT41 - 3
Entrepreneurs des Territoires - 44 rue d’Alésia - 75014 Paris
Pour tout renseignement : Tél. 01 53 91 44 98
Je ne suis pas adhérent
au Mouvement des Entrepreneurs des Territoires
Je m’abonne pour 1 an (soit 8 numéros), au prix de 47 E
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Carte bancaire N°
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(3 derniers chiffres au dos de votre carte)
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Entrepreneurs de travaux publics
Autres : (préciser)
Entrepreneurs de travaux forestiers
Entrepreneurs de travaux ruraux
Concessionnaires
Constructeurs de matériel
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Conformément à la loi informatique et libertés, vous disposez d’un droit d’accès aux informations vous concernant

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