14 prospective - Chambre de commerce et d`industrie de Toulouse

Commentaires

Transcription

14 prospective - Chambre de commerce et d`industrie de Toulouse
www.toulouse.cci.fr
les nouvelles des entreprises
.14
prospective
| n ° 8 - j u i l l e t 2 0 1 3
actualité
agenda
5 édition des Rencontres Entreprises Handicaps à Entiore 26/11 LanceLE FIL / 14/11
ment de la Quinzaine régionale de la transmission-reprise d’entreprises
26/11 Ouverture du Salon de l’entreprise Midi-Pyrénées à Diagora-Labège
e
.13 juillet
.26 septembre
Les marchés nocturnes
de Bienvenidos débuteront
le samedi 13 juillet à MartresTolosane. Les autres rendezvous de cette 21e saison
commingeoise : le jeudi
18 juillet à Aurignac, le samedi
27 juillet à Cazères et,
au mois d’août, le mercredi 7
à Saint-Bertrand-deComminges, le mercredi 14
à Pointis-Inard
et le vendredi 16 à Luchon.
.6/7 septembre
Première édition de la Grande
braderie de Toulouse, initiée
par la Ville, la CCI de Toulouse
et la Chambre de métiers
et de l’artisanat de la HauteGaronne pour valoriser
et dynamiser le commerce
de l’hyper-centre toulousain.
A bloquer sur votre agenda : la 3e édition
du Forum économique de Toulouse.
.27 septembre
Ouverture de la 18e édition de Cinespana,
avec une sélection d’une centaine de films
espagnols : courts-métrages, longs-métrages
et documentaires projetés dans les principales
salles de Toulouse et dans une quinzaine
de cinémas de la région.
.27 septembre
Ouverture de La Novela 2013, 5e édition de la fête
de la connaissance organisée par Toulouse Métropole.
Au programme notamment : Toulouse, capitale du spatial ;
le Village du Quai (en préfiguration du futur Quai des savoirs) ;
Penser et vivre ensemble au Mirail ; Toulouse numérique ;
Passions Gaïa ; les Colporteurs des savoirs ; la Soirée des
Novélisés, le 4 octobre à la Halle aux Grains.
.14 octobre
.14/15 septembre
.22/24 octobre
© David Bécus
Trentième édition des Journées
européennes du Patrimoine. Durant
ce week-end, la CCI de Toulouse ouvrira
les portes de son Palais consulaire du 2,
rue d’Alsace-Lorraine et chacun pourra
découvrir ce patrimoine exceptionnel
et les récentes rénovations qui ont été
effectuées, notamment la salle Gaston
Doumergue. Cela fait tout juste un siècle
que la CCI de Toulouse (créée en 1703)
occupe cet ancien hôtel particulier qui
abrita notamment les premiers présidents
des Capitouls (de 1770 à 1790) puis
les archevêques de Toulouse (de 1802
à 1906).
Revel accueille la 4e édition
des Assises du commerce
organisées par la CCI
de Toulouse sur l’évolution
du commerce dans les villes
moyennes.
9e édition du Siane au Parc
des expositions de Toulouse.
L’an dernier, ce carrefour
des compétences industrielles
du Grand Sud avait réuni
400 exposants et plus
de 6 000 visiteurs.
3 · juillet 2013 - diccit
.sommaire
.14
PROSPECTIVE
Forum économique de Toulouse :
l’évènement Prospective de la rentrée
La CCI de Toulouse organisera
la troisième édition de son
Forum économique de Toulouse
le jeudi 26 septembre à Entiore.
Ce Forum 2013 sera consacré à
la Génération E pour Entreprendre :
une énergie pour notre économie,
un moteur pour la compétitivité.
.22
.24
.30
L’atout Proximité
du commerce indépendant
face à la baisse
du pouvoir d’achat
Portraits
d’entrepreneurs
Produits, services
et entreprises
à suivre
.28
Nicolas Silon :
CEA Tech en
Midi-Pyrénées
diccit - juillet 2013 · 4
.numéro 8 - juillet 2013
.édito
.34
Le carnet de diccit
© Hélène Ressayres
Missions RH
et Environnement
pour l’Union
des peintres
38
.40
Les clubs d’entreprises
ont la parole
Alain Di Crescenzo,
.37
Un stand
TPE/PME
au Siane 2013
Une France championne d’Europe du pessimisme
avec 97 % des Français pessimistes sur l’avenir du pays
et 85 % qui pensent que la situation va se dégrader.
Dans un contexte où de nombreux indicateurs sont
au rouge – dette, déficits publics, chômage record de
10,4 % au 1er trimestre, faillites – la France est dans
une dynamique de déclin et les français anticipent une
détérioration. Leur espoir ce sont les entreprises avec 79 %
qui pensent qu’elles apportent des solutions constructives
face à la crise. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et
montrent qu’il est grand temps de mettre fin à cette spirale
de la sinistrose et de retrouver confiance en nous.
Nous avons la chance d’être sur un territoire aux atouts
incroyables et qui vient d’être classé 2e ville française où
il fait bon investir grâce à son dynamisme démographique
et économique. Une attractivité et des atouts, qui malgré
un climat difficile, doivent nous faire adopter une posture
offensive et non de repli.
Nous devons tous nous mobiliser et participer activement
à assurer la croissance de nos entreprises, elles sont
au cœur du dispositif de sortie de crise. Il faut de
l’énergie, de la combativité, de l’audace, de l’envie…
Une envie et de l’enthousiasme indispensables pour faire
évoluer les résultats de ce sondage. Cette « économie
positive » nous la défendons avec ardeur pour vous
apporter une vision prospective devenue un levier
incontournable d’aide à la décision, et nous vous donnons
rendez-vous au forum économique du 26 septembre
pour conjuguer ensemble l’Entreprise au futur.
© E. Jansen
président de la CCI de Toulouse
.42
Parole d’expert :
Marie-Thérèse Perrin
Trimestriel économique et d’information édité par la CCI de Toulouse - 2, rue d’AlsaceLorraine - BP 10202 - 31 002 Toulouse Cedex 6 - Tél. : 05 61 33 65 60 - Directeur de
la publication : Alain Di Crescenzo - Secrétaire générale de publication : Carole Shiff Rédacteur en chef : Christian Guillard, [email protected] - Conception graphique
et Direction artistique :
hima360 - Réalisation : Studio Urbain - Impression :
Imprimerie Delort - Ont collaboré à ce numéro : Josiane Gasquet, Bertrand Lamarque,
Anne Pujol - ISSN : 2119-260X - Commission paritaire : XXXX B 07176 - Dépôt légal :
Juillet 2013 – Diffusion : 45 000 exemplaires. La rédaction de ce numéro a été achevée
le 31 mai 2013 - Publicité : Régie RCM - Contact : Caroline Angibault, [email protected]
regiercm.com - Tél. : 05 61 11 19 96.
5 · juillet 2013 - diccit
actualité
on en parle
TEXTOS > Emmanuel Schwartzenberg, journaliste spécialiste des médias et producteur audiovisuel, a succédé à René Grando au
poste de PDG de TLT. > Agora Industries (hautes technologies, Flourens) a acquis la PME Arck Electronique (Ramonville) et vise
un CA de 18 M€ avec désormais plus de 200 salariés. > Jean-Jacques Labadie est le nouveau directeur régional d’Air France.
Il a succédé à Christian Lahccen nommé à Pointe-à-Pitre. > SimAir (équipementier aéronautique, Rochefort) a racheté le site de
Colomiers du groupe Ségula pour augmenter ses capacités en chaudronnerie. > Prestalia (place de marché, Toulouse) a levé 0,5 M€
auprès de Multicroissance pour accélérer son développement et tripler son CA d’ici 2017. > STTS (peinture et étanchéité des avions,
Blagnac) a obtenu le prix régional de l’innovation décerné à l’occasion de la Semaine de l’industrie. > Toc (distribution d’ustensiles
de cuisine, Toulouse) a fusionné avec Kitchen Bazaar, avec le soutien de Midi Capital pour une augmentation de capital de 3,4 M€.
> Valoris Développement (Seilh) compte aujourd’hui 90 agences d’emploi dans son réseau de franchises qui totalise un CA de 173 M€.
L’industrie et les services,
moteurs de la Haute-Garonne
La nouvelle enquête annuelle de conjoncture
réalisée par la CCI de Toulouse avec la
Banque de France Midi-Pyrénées confirme
le rôle moteur de l’industrie et des services
dans l’économie de la Haute-Garonne. Ces
deux secteurs ont enregistré l’an dernier une
croissance respective de 6,2 % et de 5,9 %,
contre une hausse de 0,2 % et 0,4 % pour
la construction-immobilier et le commerce.
Pour la troisième année consécutive, notre
département a enregistré l’an dernier une
croissance de l’emploi salarié supérieure à
2 %. Pour cette année, les chefs d’entreprise
émettent des prévisions prudentes : + 1,4 %
pour le chiffre d’affaires et + 1,1 % pour
les effectifs. On observe aussi une nette
fragilisation de la situation financière des TPE
MPI, l’agence régionale de l’innovation,
a fêté ses 6 ans au service de la structuration de l’écosystème de l’innovation
en Midi-Pyrénées. Catherine Jeandel a
été reconduite à la présidence avec une
double stratégie d’ouverture  : ouverture
à des compétences non technologiques
et ouverture à de nouveaux acteurs,
avec l’intégration d’une vingtaine de
nouveaux membres : « Nous adaptons
notre organisation à un environnement
qui évolue. C’est pour moi le signe d’un
équilibre et d’une cohésion favorables à
la réussite de nos actions, en lien avec
la stratégie régionale de l’innovation et
autour de trois axes majeurs : agir sur
diccit - juillet 2013 · 6
l’ensemble du territoire régional, favoriser l’émergence de nouvelles initiatives,
animer des espaces de collaboration ».
MPI compte aujourd’hui 25 salariés qui
ont accompagné l’an dernier 235 nouveaux projets. Au total, depuis 2007,
l’agence a soutenu 1 575 projets représentant un effort R&D de 225,4 M€ :
33 % dans les matériaux et procédés et
la mobilité, 27 % dans les TIC, l’espace
et la santé, 21 % dans les agro-industries, 19 % dans le secteur eau-énergieenvironnement. 90 % des entreprises
accompagnées par MPI sont des PME et,
selon les filières, 30 à 50 % d’entre elles
sont des primo-innovants.
et PME. Cependant, comme le fait observer
Alain Di Crescenzo, président de la CCI de
Toulouse, « cette enquête met aussi en
lumière la possibilité pour les entreprises
de réussir dans de nombreux secteurs où
existent des stratégies gagnantes. Au-delà
de ces secteurs, l’accent doit être porté
sur de nouveaux domaines d’activités
à fort potentiel. Et pour dynamiser le
développement économique local, on peut
aussi compter sur l’esprit entrepreneurial
qui caractérise notre territoire. »
L’enquête « 
Conjoncture économique des
entreprises de la Haute-Garonne – Bilan
2012 & Perspectives 2013  » est à télécharger
gratuitement sur le site www.toulouse.cci.fr.
+ 0,8 %
Les entreprises de Midi-Pyrénées
affichent 82 600 projets
de recrutement cette année, soit
une progression de 0,8 % par rapport
à 2012, selon l’enquête BMO (Besoins
en main d’œuvre) de Pôle emploi.
Le bassin de Toulouse concentre 38 %
des besoins. C’est le premier bassin
de France en termes d’intentions
d’embauches.
actualité
on en parle
Pour une industrie dynamique,
offensive et plurielle.
Notre feuille de route 20132018 vise à internationaliser
nos adhérents et les retombées
La CCI de Toulouse a organisé son 2e Forum
de l’industrie le 20 mars à Entiore, dans le
cadre de la Semaine nationale de l’industrie
(et de l’Année de l’industrie organisée par
les CCI françaises). Le Forum a mis en avant
le « microclimat industriel particulièrement
favorable de notre territoire », sans occulter
le contexte difficile que nous connaissons :
« l’industrie française perd son souffle et la
crise économique mondiale n’est pas seule
en cause », a déclaré Alain Di Crescenzo. Et
le président de la CCI de Toulouse de pour-
tionnels, services de l’Etat et collectivités)
pour anticiper l’avenir économique de notre
territoire avec une industrie dynamique,
offensive et plurielle ». Fidèle à sa mission
de prospective, la CCI de Toulouse a présenté au Forum les résultats d’une étude
stratégique qu’elle a réalisée avec le cabinet CEIS, en partenariat avec les acteurs du
développement économique. Il s’agissait de
définir des domaines d’activités ciblés, porteurs d’avenir sur les nouveaux marchés et
les nouveaux usages, et pour lesquels des
économiques des projets que nous
soutenons, avec quatre cibles
prioritaires : Allemagne, Etats-Unis
– Canada, Grande-Bretagne, Japon.
Alain Chatillon, président d’Agrimip SudOuest Innovation
Les 10 ans de l’Icsi
dans la culture
du risque
© David Bécus
L’Icsi, Institut pour une culture
de sécurité industrielle, a fêté
en avril ses 10 ans de démarche
interdisciplinaire autour de
3 missions : améliorer la sécurité
dans les entreprises à risques,
favoriser le débat entre
ces entreprises et la société
civile, acculturer l’ensemble
des acteurs aux problèmes
de la sécurité. Depuis 2005,
le travail de l’Icsi est complété
par celui d’une fondation
reconnue d’utilité publique,
la Foncsi. Elle finance
des projets de recherche autour
des activités industrielles
à risques et, plus largement,
elle s’attache à favoriser
un débat « ouvert et apaisé »
sur la sécurité industrielle.
suivre 
: « 
Pour repositionner, redéployer
notre industrie dans un monde global, il
faut agir sur trois axes : baisser de façon
significative les coûts qui pèsent sur les
entreprises, notamment le coût du travail ;
trouver un positionnement offensif sur les
marchés de demain ; encourager la culture
industrielle et valoriser les métiers de l’industrie auprès des jeunes et de la société
dans son ensemble. » Alain Di Crescenzo a
appelé à un rassemblement des forces vives
de l’industrie régionale (chefs d’entreprise,
monde de la recherche, partenaires institu-
ruptures technologiques nous permettront
d’avoir « le coup d’avance » sur les pays
émergents. Quatre ou cinq de ces domaines
seront priorisés d’ici la fin de l’année. Ils feront l’objet d’un Programme d’accélération
vers le marché (PAM) à travers des actions
stratégiques et fédératives.
Le rapport « Pour une stratégie offensive
du développement industriel du territoire
toulousain » peut être téléchargé gratuitement dans son intégralité (88 pages)
www.toulouse.cci.fr.
Midi-Pyrénées figure parmi les
3 régions retenues pour le plan
Robotique présenté le 19 mars
par le ministre du redressement
productif Arnaud Montebourg,
les deux autres régions étant
Rhône-Alpes et l’Île-de-France.
Midi-Pyrénées compte plus
de 110 entreprises intervenant
dans le secteur de la robotique,
ainsi que 17 laboratoires
de recherche et 9 plates-formes
technologiques, sans oublier
le cluster Robotics Place.
7 · juillet 2013 - diccit
actualité
on en parle
© David Bécus
Sanofi : 5 ans pour
une deuxième chance
« Une entreprise qui a besoin d’évoluer
pour s’adapter au marché doit pouvoir
le faire, mais la fermeture de l’unité
toulousaine de Sanofi aurait été
un préjudice tant pour le territoire que
l’entreprise elle-même. Grâce au rapport
Saintouil, nous avons trouvé un compromis
raisonnable que Sanofi a accepté
de prendre pour feuille de route. »
C’est en ces termes qu’Arnaud Montebourg
est intervenu le 17 mai à Toulouse.
Le ministre du Redressement productif
TEXTOS
a ajouté : « Les difficultés que connaît notre
pays doivent nous amener à nous unir,
à rapprocher les points de vue pour
défendre nos unités de recherche et
de production ». Également présent à
Toulouse, le président de Sanofi France,
Christian Lajoux, a confirmé que le rapport
Saintouil ouvrait une nouvelle dynamique
pour Toulouse et pour l’ensemble de la
recherche de Sanofi. Le rapport sur le
devenir de Sanofi Toulouse a été réalisé
par Jean-Pierre Saintouil (Toulouse Tech
Transfert, ancien directeur du pôle CBS),
avec l’expertise scientifique de François
Amalric, professeur émérite de l’Université
Paul Sabatier. Il prévoit plusieurs axes
de développement : créer, à partir
du site actuel, un centre d’open innovation ;
créer des structures communes avec
le monde académique ; soutenir la création
de start-up innovantes ; valoriser
le foncier pour accueillir le développement
de l’écosystème de santé toulousain.
En acceptant ces propositions, Sanofi
s’engage à rester 5 ans sur Toulouse.
Pour Arnaud Montebourg, ces 5 années
devront permettre de convaincre Sanofi
de rester bien au-delà.
Un consortium d’outillage aéro
3 PMI de Midi-Pyrénées, Aerem,
Estève et Sud Projet, se sont
associées pour créer Nodea
Industries, un consortium expert
de l’outillage aéronautique.
Les 3 entités totalisent
125 collaborateurs pour
un CA de 12 M€.
Val Informatique au Maroc
Val Informatique (éditeur
de logiciels de gestion orientés
métiers, Blagnac) poursuit
son développement et vise 25 %
du marché français sous 5 ans.
La société d’Alain Rabary entend
aussi exporter ses solutions :
elle vient d’ouvrir une antenne
au Maroc avec une SSII
de Casablanca et recherche
des synergies au Royaume-Uni,
en Belgique et au Canada.
Mapping Consulting avec l’ANRT
La société de conseil
toulousaine a été retenue
par l’Agence nationale
de la recherche
et de la technologie pour
organiser des formations multientreprises en Midi-Pyrénées.
Prochaine session à l’intention
des PME-PMI le 22 octobre,
sur le thème « Sécuriser ses
financements européens ».
La mise à 2X2 voies
de l’axe Toulouse – Castres,
sous forme concédée,
© DR
est un enjeu majeur du
développement équilibré
des territoires, une réponse
pertinente et compétitive
aux besoins des entreprises
de la région.
Didier Gardinal
(CCIR Midi-Pyrénées)
et Alain Di Crescenzo
(CCI de Toulouse)
diccit - juillet 2013 · 8
La reconstruction intégrale du campus de l’Université
Toulouse II – Le Mirail sera achevée fin 2016.
Cette opération de reconstruction-réhabilitation est menée
dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le groupe
Vinci : un PPP de 202 M€ (avec une somme à peu près
équivalente pour l’entretien et la maintenance). La maîtrise
d’œuvre est portée par les cabinets d’architectes Valode
& Pistre et Cardete & Huet.
Macadam Gardens
Lancé par 3 entrepreneurs
toulousains, le site marchand
www.macadam-gardens.fr
est spécialisé dans le jardinage
de potager urbain : plus de 200
références dont une Jardi-Box
contenant tout le nécessaire
pour planter des tomates
sur son balcon.
9 · avril 2013 - diccit
actualité
focus
TEXTOS
© David Bécus
L’IRT-AESE
devient réalité
L’Institut de recherche technologique
Aéronautique – Espace – Systèmes
embarqués a été officiellement installé
le 23 mars, avec Gilbert Casamatta pour
président (lire en page Carnet). L’IRTAESE entend devenir un opérateur de
recherche de rang mondial au profit de la
compétitivité technologique des acteurs de
l’aéronautique, de l’espace et des systèmes
embarqués. Il dispose d’un budget de
plus de 300 M€ sur 7 ans : 145 M€ de
l’Etat, 145 M€ des industriels et 21 M€
des collectivités. Placé sous la direction
de Jacques Ariel Sirat (ex-vice-président
Architecture & Ingénierie systèmes et
produits d’EADS), il devrait réunir quelque
200 collaborateurs en rythme de croisière.
Et d’ici quelques années, il sera installé
à Toulouse Montaudran Aerospace, sur
un nouveau site qui accueillera aussi le
CEA Tech. Rappelons que l’IRT regroupe,
autour des fondateurs académiques, des
industriels qui sont aussi bien des grands
groupes et des ETI que des PME-PMI
du secteur Aéronautique – Espace –
Systèmes Embarqués. Ses travaux seront
centrés sur 3 domaines : les matériaux
non métalliques, les technologies
robustes et les technologies pour
systèmes embarqués.
Les 11 premiers projets de recherche
seront lancés dès cet été.
2 nouvelles stations Mobilib
Mobilib, le service toulousain
d’autopartage, compte désormais
17 stations à travers la ville,
généralement près des stations
de métro : les deux dernières
stations ont été ouvertes au Pont
des Demoiselles et à côté de
la station de métro Canal du Midi.
Mobilib a été créé en mars
2009. Sa flotte de 36 véhicules
est utilisée par quelque
700 abonnés dont une part
grandissante de professionnels.
Pleiades s’implante à Toulouse
Pleiades Technologies (conseil
en technologies de pointe,
Grenoble) a ouvert une agence
Sud-Ouest à Blagnac, sous
la direction de Maxime
Berthomé, responsable de
la business unit Aéronautique.
Cette société a été créée
en 2007 et elle devrait passer
de 56 à une centaine de
collaborateurs cette année,
pour un CA supérieur à 4 M€.
Chaque acteur doit se rappeler que son efficacité dépend en grande partie
de celle de son écosystème. Chacun doit jouer son rôle et laisser les autres jouer
le leur, avec respect et intelligence.
Agnès Paillard, présidente d’Aerospace Valley
Bertrand Parmentier a succédé
à François Bertrand à la
présidence du directoire de
Latécoère. Bertrand Parmentier
était jusqu’ici directeur général.
Il a indiqué sa volonté
d’accélérer la modernisation
de l’entreprise engagée depuis
2009 : « Notre priorité : assurer
économiquement la robustesse
de la plateforme industrielle,
multi-clients et multiprogrammes. Notre excellence
opérationnelle est le levier
d’une compétitivité durable. »
diccit - juillet 2013 · 10
© P. Pigeyre
Nouvelle direction
à Latécoère
Le premier A350 XWB est sorti de l’atelier
de peinture le 13 mai. Le nouvel Airbus
commencera à être livré dans tout juste un an.
Décliné en 3 versions de base, il pourra
transporter jusqu’à 350 passagers
en configuration tri-classes.
Un prix export pour Sterela
Spécialisée dans les systèmes
électriques intelligents et
autonomes, la société Sterela
(Pins-Justaret) a remporté le
prix export régional Marco Polo
dans la catégorie des produits
innovants. A la clef, une mission
de prospection en Pologne avec
une étudiante de l’Insa Toulouse.
La Passerelle de Pasteur
La clinique toulousaine Pasteur
a posé la première pierre
d’un centre de cardiologie
de dimension européenne :
La Passerelle. Ce bâtiment de
11 000 m² sur 7 étages entrera
en service en 2016.
actualité
focus
© David Bécus
Pierre Cohen à la CCI de Toulouse :
relever les défis de demain
Durant les dernières décennies,
les décisions et stratégies nationales
ont largement contribué au
développement de Toulouse, par
exemple dans la recherche, l’université,
l’aéronautique, le spatial… Aujourd’hui,
l’Etat n’a plus la même dynamique ni les
mêmes capacités, le monde évolue de plus
en plus vite et de plus fortement, nous
traversons une période difficile de crise
économique, écologique et sociétale, le
numérique n’a pas fini de bouleverser nos
vies et nos entreprises. Toulouse est donc
à un carrefour : continuer à être métropole
régionale ou utiliser ses atouts territoriaux
pour relever les défis de demain.
Telle est l’analyse que Pierre Cohen
a développé devant l’assemblée générale
de la CCI de Toulouse, le 31 mai,
à l’invitation du président Alain
Di Crescenzo. Le maire de Toulouse
et président de Toulouse Métropole
ne cache pas que notre territoire pourrait
perdre sa situation privilégiée.
« Mais l’Etat est encore un Etat fort, même
s’il voit ses limites », ajoute Pierre Cohen,
« et les collectivités peuvent être les
leviers de l’Etat : elles ont les atouts et les
compétences pour porter l’action publique
– 30 ans de décentralisation l’ont prouvé –
bpifrance : financer plus,
financer mieux
Le comité d’orientation de la banque publique
d’investissement bpifrance en Midi-Pyrénées
a été installé le 21 mai à Toulouse. « La BPI doit être
une véritable force de frappe pour notre économie
et nos emplois », déclare Martin Malvy au nom du
Conseil régional, en ajoutant que la régionalisation
de son action est une condition indispensable
à son succès. Le caractère de proximité de bpifrance
est confirmé par le préfet Henri-Michel Comet,
qui rappelle aussi que la création de ce groupe public
(Oséo, FSI, CDC Entreprises, FSI Régions)
est l’une des 35 mesures du Pacte de croissance
et de compétitivité. Le directeur régional de
bpifrance est Laurent de Calbiac, le directeur d’Oséo
Midi-Pyrénées. Son objectif : « Financer plus et
financer mieux, en comblant les failles du marché,
en coordonnant tous les acteurs et en simplifiant
les relations avec les entreprises ».
mais il faut penser les métropoles au-delà
de l’axe Paris – Lyon – Marseille. C’est tout
l’enjeu de l’acte III de la décentralisation. »
Pierre Cohen affirme aussi qu’il croit
au potentiel du monde de l’entreprise et
aux atouts de la recherche et de l’innovation
pour nous positionner sur les nouveaux
besoins de la société et sur les nouvelles
filières telles que l’autonomie, la transition
énergétique, la mobilité, l’urbanisation.
« Les métropoles sont aujourd’hui des
acteurs majeurs y compris à l’international.
Toulouse a des atouts mais n’est pas encore
une métropole européenne sur l’ensemble
des critères. Il faut aborder la suite
de la décentralisation avec un nouvel état
d’esprit : créer un grand cadre et donner
aux collectivités la liberté de s’organiser
entre elles avant de contractualiser avec
l’Etat. Et il nous faut développer le vivre
ensemble par la mobilité et par la mixité
sociale pour pouvoir relever les grands
défis de demain. »
152
152 restaurants de la ville rose participent
cette année au Prix Lucien Vanel :
88 brasseries gourmandes, 45 bistrots
et bars à vins, et 19 établissements
de la catégorie Cuisine gastronomique.
Remise des trophées le 2 décembre.
« L’esprit aéronautique
au service du client
et du territoire ».
C’est ainsi que l’aéroport
Toulouse-Blagnac
résume la stratégie
du contrat de régulation
économique
qu’il souhaite reconduire
pour la période
2014-2018.
Francazal : un nouveau pôle de développement économique
La SNC Lavalin, associée à l’Aéroport Toulouse-Blagnac et à la CCI
de Toulouse, a été retenue par la DGAC pour exploiter l’aérodrome
de Toulouse-Francazal. Cette convention d’une durée de 45 ans permettra
de confirmer l’ancienne Base aérienne 101 en tant que nouveau pôle
de développement économique de notre métropole, avec une orientation
prioritairement aéronautique et une évolution coordonnée avec l’aéroport
Toulouse-Blagnac.
11 · juillet 2013 - diccit
actualité
tbs et aéroport
www.tbs-education.fr
Toulouse Business School
Think and Create
www.toulouse.aeroport.fr
TBS
News
Aéroport
News
Aéroport Toulouse-Blagnac Depuis toujours un ciel d’avance
100 000
© David Bécus.
Avec 16 vols directs par semaine, la Corse est vraiment la destination de l’été au départ de Toulouse-Blagnac. Au total, l’offre
sur la Corse est passée de 9 000 sièges l’été dernier à plus de
100 000 cette année avec quatre compagnies, un tour-opérateur
et une desserte des quatre aéroports de l’île : Ajaccio, Bastia, Calvi
et Figari. La liaison Toulouse – Ajaccio d’Air Corsica se poursuivra
au-delà de la saison estivale. La Corse a tous les atouts, en effet,
pour développer son activité touristique hors-saison avec une
offre qualitative, diversifiée, identitaire et authentique, inscrite
dans l’éthique du développement durable cher à Vanina Pieri,
la présidente de l’Agence du tourisme de la Corse.
Jacques Igalens à la direction de TBS. Expert reconnu en RH
et en RSE, Jacques Igalens a succédé à Pierre Dreux à la tête
de Toulouse Business School. Il y enseigne depuis 15 ans
et il y a managé la formation continue puis la recherche.
A la tête de TBS, Jacques Igalens s’inscrit « dans les
priorités de développement du Groupe, visant à finaliser
son changement de statut et à se démarquer par la création
de partenariats avec des établissements réputés, en France
comme à l’international. »
TBS et Sciences Po
Toulouse lancent
un double diplôme
en Sciences politiques
et Management.
Ce parcours, ouvert à 20
étudiants, s’annonce très
exigeant mais donnera des
compétences transverses très recherchées tant par
les entreprises tournées vers l’international que par
la haute fonction publique.
Une centaine de destinations sont proposées cet été au
départ de Toulouse-Blagnac. Parmi les nouveautés : un vol
hebdomadaire Toulouse – Tel Aviv.
diccit - juillet 2013 · 12
© DR
91 %
des diplômés du Bachelor de TBS
sont en activité trois mois après la
fin de leurs études et 30 % d’entre
eux travaillent à l’international.
Ce programme bac + 3 s’adresse à tous ceux qui souhaitent
s’orienter vers des métiers d’action et de communication
dans l’entreprise  : marketing, gestion, commercial, l’export...
Le salon La Croix du
Sud est passé de 70
à 100 places compte
tenu de son succès.
Ce salon est implanté en salle d’embarquement du hall C.
Il est accessible via
le programme de
fidélisation de certaines compagnies
ou au tarif de 20 €.
enjeux
stratégie
13 · avril 2013 - diccit
enjeux
prospective
Forum économique de Toulouse
Conjuguer
l’entreprise au futur
Dans une compétition économique basée sur l’innovation et l’internationalisation,
l’aspect stratégie a acquis pour les entreprises une acuité nouvelle. La prospective
constitue désormais un outil incontournable d’aide à la décision. Initié en 2011 par le
nouveau président de la CCI de Toulouse, le Forum économique de Toulouse apporte
aux décideurs le moyen de se projeter sur différentes trajectoires de développement.
diccit - juillet 2013 · 14
enjeux
prospective
Entreprendre est un état
d’esprit qui ne relève pas
uniquement de l’inné.
Cela s’acquiert.
Alain Di Crescenzo
Anticiper et parier sur demain, c’est aussi
savoir miser sur l’envie d’entreprendre
du plus grand nombre, et ceci à tout âge.
Cette thématique sera au cœur du prochain Forum économique de Toulouse,
le jeudi 26 septembre à Entiore. Donner
toute leur place aux jeunes mais aussi aux
seniors, leur communiquer l’envie d’entreprendre et parier sur leur créativité pour
dynamiser l’économie et booster notre
compétitivité, telle est la volonté de la CCI
de Toulouse. Intitulée « Génération E pour
Entreprendre, une énergie pour notre économie, un moteur pour la compétitivité »,
cette édition confirme son statut de grand
rendez-vous prospectif de notre région
comme en témoigne la qualité des intervenants ayant accepté l’invitation.
Ce besoin de vision et d’anticipation est
désormais reconnu au plus haut niveau de
l’État comme le prouve la récente création
du CGSP, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, préconisé dans le
rapport Gallois et voulu par le Président
de la République et le Premier ministre
lors de la Conférence sociale de l’été dernier. Cette structure a pour mission de «
renouveler l’approche de la stratégie et de
la prospective économique et sociale, afin
d’éclairer les pouvoirs publics sur les trajectoires possibles à moyen et long terme
pour la France en matière économique,
sociale, culturelle et environnementale.
Il doit aussi redonner de la vigueur à la
concertation avec les partenaires sociaux
et développer le dialogue avec les acteurs
Selon le dernier baromètre
Envie d’entreprendre
(Idinvest Partners/Le
Figaro), 8 entrepreneurs
sur 10 sont des hommes
âgés de 25 à 49 ans
(moyenne d’âge : 39 ans).
Leurs trois principales
motivations : le désir
d’indépendance, la
volonté de s’épanouir
professionnellement, le
souhait de concrétiser
une idée ou un projet
qui leur tient à cœur.
39
ans
Les principaux freins
qu’ils rencontrent : les
charges et la fiscalité, les
difficultés de financement,
les contraintes
administratives et
juridiques, bien plus que
le contexte économique !
(Étude on line réalisée du
19 février au 10 mars auprès de
membres de Viadeo : un échantillon
de 430 entrepreneurs et 242
porteurs de projet).
de la société civile ». Pour animer le CGSP,
Jean-Marc Ayrault a choisi un homme
issu du monde de la recherche et du débat économique, Jean Pisani-Ferry (créateur du think tank Bruegel) et a indiqué
« attendre du nouveau Commissariat qu’il
soit ambitieux, qu’il jette un regard neuf
sur l’économie et la société, qu’il éclaire
sans concession les choix publics et qu’il
conduise un dialogue exigeant et créatif. »
Trois ans avant ce retour en grâce de la
prospective, que l’expert Philippe Cahen,
qui interviendra sur la table ronde 3,
apelle joliment de «marketing de l’incertain», le Forum économique de Toulouse a
été créé « pour permettre aux entreprises
d’anticiper les enjeux de demain et ancrer
notre position de métropole européenne ».
Axée sur les échanges et les rencontres,
cette manifestation a replacé la CCI de
Toulouse au cœur des débats économiques avec une volonté claire : donner
aux entreprises et au territoire le « coup
d’avance » qui fait la différence et permet
de se préparer à temps aux grandes évolutions de demain. Chaque jour, observe
Alain Di Crescenzo, « nos entreprises
témoignent de la réalité d’un environnement toujours plus concurrentiel. Ce climat délicat représente autant un impératif
qu’une opportunité : l’impératif d’anticiper
les mutations et de s’adapter à la nouvelle
donne internationale ; l’opportunité d’en
finir avec l’érosion de la compétitivité, qui
est loin d’être inéluctable. »
15 · juillet 2013 - diccit
enjeux
prospective
Retour sur le succès
des éditions précédentes
Le Forum économique de Toulouse a été
voulu par la mandature menée par Alain
Di Crescenzo pour faire sortir l’approche
prospective du cénacle de la rechercheur, de l’université… Au-delà de ses
missions traditionnelles ou régaliennes,
la CCI de Toulouse entend, en effet, être
un vecteur d’anticipation qui donne à
notre tissu économique l’avance indispensable à son développement dans un
monde en mutation constante et accélérée.
Forum 2011 Quels enjeux économiques et quelles
ambitions pour notre territoire à
l’horizon 2020 ?
La première édition a permis de dégager les enjeux et les ambitions de notre
territoire à l’horizon 2020, et d’identi-
demain et par un meilleur accès à l’innovation ; développer un véritable marketing territorial et favoriser les maillages
autour de la métropole toulousaine.
Forum 2012
Économie positive : faire de l’avenir la
plus belle des entreprises.
La deuxième édition a accentué cette
dynamique en prônant le concept d’économie positive et d’enthousiasme dans
l’engagement pour « faire de l’avenir la
plus belle des entreprises ». Plusieurs
axes majeurs se sont dégagés dans
l’action de la Chambre au service des
entreprises et du territoire : dynamiser
la valorisation de la R&D ; accompagner
les entreprises dans l’amélioration de
leur compétitivité et leur faciliter l’accès
à la commande publique ; encourager la
ILS L’ONT DIT
au Forum :
« Repérer ce qui est excellent
dans la recherche et l’université,
et y consacrer plus de moyens pour le
mettre en valeur pour l’avenir. »
Françoise Benhamou (2011)
« Faire levier sur des secteurs ciblés
pour faire entrer naturellement les
autres filières dans la dynamique. »
Karine Berger (2011)
« Bâtir un écosystème innovant pour
inscrire durablement notre leadership
dans le domaine aéronautique et
spatial. »
Elie Cohen (2011)
« Toulouse réunit tous les critères
d’attractivité, sans exception, face à la
compétitivité des autres métropoles. »
Jean-Hervé Lorenzi (2011)
« Reconstruire notre industrie et nos
marges, car les profits d’aujourd’hui font
les investissements de demain et les
emplois d’après-demain. »
© David Bécus.
Christian Saint-Etienne (2012)
fier les axes de réflexion et d’action de
la CCI de Toulouse : faciliter le transfert
de la connaissance et faire entrer la
culture entrepreneuriale à l’université ;
conforter nos industries aéronautiques
et spatiales, faire émerger de nouvelles
filières autour des problématiques de
diccit - juillet 2013 · 16
transversalité pour favoriser l’écosystèmes des filières ; et aussi construire
une véritable gestion prévisionnelle des
emplois et des compétences pour répondre aux besoins des entreprises, et,
une nouvelle fois, promouvoir l’esprit
d’entreprendre auprès des jeunes.
« Favoriser la diversité industrielle
et renforcer l’envie de créer de
la richesse en rendant la vie de
l’entrepreneur moins difficile. »
Olivier Pastré (2012)
« Le succès croissant du Forum
confirme qu’il répond aux besoins de
questionnement des entreprises. »
Alain Di Crescenzo (2012)
enjeux
prospective
Génération E,
au cœur de l’économie de demain
L’édition 2013 s’intéressera à « la génération E »,
une communauté à construire autour du goût
d’entreprendre, à tout âge, pour créer de la valeur
et booster la compétitivité de notre économie.
Comment œuvrer à son émergence ?
À un moment où l’on considère la possibilité de placer, enfin, l’entreprise
au centre des politiques économiques
publiques, la CCI de Toulouse se félicite d’avoir contribué à cette prise
de conscience, notamment grâce aux
échanges des précédentes éditions.
C’est ainsi que, en 2012, Christian
Saint-Etienne avait avancé le chiffre
suivant : on évalue à 8 000 le nombre
d’ETI qui manquent à notre économie
pour être durablement compétitive au
niveau mondial et, incidemment, revenir à des comptes sociaux à l’équilibre, voire bénéficiaires). Partant de
ce constat, la question se pose naturelelement de savoir comment favo-
56 %
rait gagner des places dans le classement mondial des peuples qui osent
et créent. « il y a vraiment un changement de mentalité depuis dix ans », note
l’économiste Bernard Maris, tandis que
son confrère Nicolas Bouzou affirme,
lui : « l’innovation n’a jamais été aussi
forte dans toute l’histoire de l’humanité
et le boum des pays émergents offre un
énorme potentiel de croissance. »
Points de vue partagés par Alain Di Crescenzo pour qui « il ne s’agit ni d’idéaliser notre potentiel économique, ni de
s’extraire de la réalité mais juste de
reconsidérer l’économie pour ce qu’elle
est : l’activité humaine qui crée le plus
de valeur et de progrès. Avec le Forum
des étudiants français
ont envie de créer leur entreprise
Le programme
du 26 septembre
Accueil
Ouverture
Table ronde n°1
Comment favoriser un nouvel
état d’esprit entrepreneurial
« made in France » ?
Cocktail
Table ronde n°2
De l’acte d’entreprendre à la
création de valeur, comment
transformer l’essai ?
Table ronde n°3
Comment adopter une stratégie
offensive pour la compétitivité
des entreprises ?
selon un sondage CSA/Linkedln réalisé en février auprès d’un échantillon national de 1010 étudiants et jeunes diplômés.
Cocktail
riser l’émergence d’une génération
d’entrepreneurs. Une communauté de
personnes de tout âge ayant envie
de vivre l’entreprise autrement qu’en
tant que salariés. Soit en créant leur
structure, soit en en reprenant une
existante (rappelons que Midi-Pyrénées compte 28 000 entreprises qui
seront à céder dans les 10 années qui
viennent).
Les chiffres le montrent : les choses
sont en train de changer et la France,
à qui l’ont prêtait (à tort) un bonnet
d’âne sur le sujet, Et notre pays pour-
2013, nous allons voir comment favoriser un nouvel état d’esprit entrepreneurial, passer de la création d’entreprise
à la création de valeur et adopter une
stratégie offensive pour la compétitivité. Nous défendons avec ardeur la place
de l’entreprise au cœur du dynamisme
du tissu économique. Et notre vision de
l‘économie positive passe par la relation
qui se noue entre l’entreprise et ceux
qui en seront les forces de demain, la
Génération E. E pour entreprise, emploi,
économie, export. Mais aussi E pour
envie et enthousiasme. »
9h30
10h00
10h30
12h00
14h00
16h00
18h00
Comment s’inscrire
Les inscriptions sont gratuites.
Elles se font exclusivement en ligne,
en remplissant le formulaire disponible
sur le site de la CCI de Toulouse :
www.toulouse.cci.fr.
Attention ! Nombre de places limité.
17 · juillet 2013 - diccit
enjeux
prospective
Esprit entrepreneurial, création
de valeur, stratégie offensive…
Regards croisés sur le troisième Forum
À quelques mois du prochain Forum économique de Toulouse, diccit a rencontré les
trois économistes qui interviendront lors des tables rondes -Bernard Maris, Nicolas
Bouzou et Jean Tirole- pour un avant-goût du 26 septembre.
Comment favoriser, chez les jeunes et les moins jeunes, l’émergence d’un nouvel état
d’esprit entrepreneurial « made in France » ?
Bernard Maris : Les jeunes, et les moins
jeunes, sont de plus en plus attirés par
la création d’entreprise. Il y a vraiment
un changement de mentalité depuis dix
ans. On a compris qu’il faut s’aider soimême, qu’il ne faut plus trop compter
sur la fonction publique ni rêver de
faire toute sa carrière dans une seule
et même grande entreprise. Le statut
rer la fonction publique (alors qu’il y a
très peu – et qu’il y aura de moins en
moins – de débouchés) ou les grandes
entreprises, (alors que c’est dans les
petites structures que se fait l’innovation). En fait, ils cherchent la sécurité,
souvent sous la pression de leurs parents, mais leurs choix sont illusoires. Il
y a tout un travail de pédagogie à faire,
Nos compatriotes ne sont pas si
timorés que le disent les médias.
Bernard Maris
d’auto-entrepreneur a offert une première marche pour reconsidérer l’économie loin de la toute puissance des
grandes organisations. Et puis, sur le
fond, je crois que les Français ne sont
pas si timorés que le disent les médias
et les politiques. Mais soyons lucides : le
problème aujourd’hui, c’est de créer son
emploi, d’exister et de faire du profit.
Les jeunes sont sensibles au concept de
la RSE, mais face à la stagnation de l’Europe et face à la concurrence mondiale,
l’éthique, le social, l’environnemental
passent souvent au second plan – ou
servent d’arguments commerciaux...
Nicolas Bouzou : Les jeunes abordent la
création d’entreprise avec encore des
réticences. Ils sont nombreux à préfé-
diccit - juillet 2013 · 18
et c’est notamment le rôle des CCI. Par
ailleurs, l’entrepreneuriat social et solidaire peut constituer un levier extrêmement important vis-à-vis des jeunes. La
mondialisation que nous connaissons
depuis une décennie est très différente
des vagues précédentes, telles que
l’époque des grandes découvertes ou la
Renaissance : elle manque de sens. Nous
avons perdu la notion de progrès. Avec
le concept de RSE, on redonne du sens
au capitalisme, au système de la libre
entreprise : on ne fait pas que créer de
l’emploi et de la richesse, on se préoccupe d’environnement, de solidarité,
on conjugue innovation, entreprise et
éthique. Les jeunes, notamment, sont
très sensibles à cette conjugaison.
De l’acte d’entreprendre à la création de
valeur, peut-on encore « transformer
l’essai » dans le contexte économique actuel ?
Bernard Maris : Globalement, le contexte
actuel est plutôt un frein à la création d’entreprise : il n’y a pas de demande, pas de
croissance. Mais des opportunités existent
tout de même dans une économie en « reconversion créatrice », y compris dans les
secteurs traditionnels qui présentent de
nouveaux besoins.
Jean Tirole : La situation économique en
Europe est effectivement difficile ; l’accalmie que l’on observe sur les marchés est
due à l’action énergétique de la BCE, mais
les problèmes structurels ne sont pas résolus. Il faut donc profiter de la croissance
des pays émergents, qui représenteront
une part croissante des débouchés et une
opportunité à saisir plutôt qu’une menace.
Nicolas Bouzou : Tout à fait ! Tout n’est pas
si noir qu’on le dit ! Nous ne sommes pas
dans une période de crise conjoncturelle
mais dans une période de mutations économiques. Ce ne doit pas être un frein mais
un stimulant. En France comme dans toute
l’Europe du Sud, nous avons des politiques
tournées vers le passé. On veut réduire
les déficits mais on le fait mal et on crée
de la récession. On fige l’économie au lieu
de faire les réformes structurelles, et on
ne voit pas que nous sommes en fait à la
veille d’une période d’hyper-croissance :
entre l’innovation, qui n’a jamais été aussi
forte dans toute l’histoire de l’humanité,
et le boum des pays émergents, il y a un
potentiel énorme pour tous ceux qui sau-
Jean Tirole, chercheur en économie, préside
TSE (Toulouse School of Economics) et il
est directeur scientifique de l’IDEI (Institut
d’économie industrielle) de Toulouse.
Il est aussi ingénieur général des Ponts
et Chaussées et membre de l’Académie
des sciences morales et politiques.
ront en profiter, à commencer par les
créateurs d’entreprises : faire bouger un
grand groupe, cela prend du temps, et
les coûts sont élevés ; plus on est petit,
au contraire, et mieux on est armé pour
s’inscrire dans le changement, l’innovation, la mondialisation.
Bernard Maris : Il faut de toute évidencefaire évoluer, collectivement et indivi-
Bernard Maris est professeur des universités
à l’Institut d’études européennes (Paris-VIII).
Il intervient dans de nombreux médias
et il est membre du conseil général de
la Banque de France. Parmi ses derniers
ouvrages : « Plaidoyer (impossible) pour les
socialistes » (Albin Michel) et « La Crise »
(Éditions Les Echappés / Charlie Hebdo).
duellement, nos mentalités. On ne peut
plus, c’est désormais manifeste, être fonctionnaire à vie ou commerçant de père
en fils. Les métiers sont de plus en plus
qualifiés et les carrières de plus en plus
évolutives ; il ne faut donc pas être trop
formaté au départ mais pouvoir se former de plus en plus souvent, pour pouvoir d’adapter, se reconvertir…
Comment adopter une stratégie offensive pour la compétitivité des entreprises ?
Jean Tirole : Tout d’abord, je parlerai de
l’emploi, qui participe à la compétitivité.
Nous sommes en train de sacrifier toute
une génération de jeunes, actuellement au
chômage ou au mieux dans des emplois
précaires ou subventionnés. Découragées
de créer des CDI, les entreprises surfent sur
les CDD, stages, ou contrats aidés. L’Europe
du nord a, plus intelligemment, décidé de
protéger les salariés plutôt que d’empêcher
les mutations en protégeant les emplois.
Les plans sociaux ont un coût humain très
élevé dans un pays où l’on crée très peu
de vrais emplois ; mais ils ne représentent
qu’une petite partie du chômage. La non-
création d’emploi est invisible, anonyme et
donc largement ignorée ; mais c’est à elle
qu’on doit notre chômage. Je parlerai aussi de l’économie du 21e siècle, celle de la
connaissance. Les universités américaines
attirent depuis longtemps les chercheurs
de haut niveau ; ces derniers font avancer la connaissance fondamentale dans la
haute technologie, créent des entreprises,
font venir d’excellents étudiants du monde
entier qui eux-mêmes créent localement
des start-ups ; certaines de ces start-ups
seront demain les grandes entreprises et
créeront richesse et emplois (en France
les entreprises du CAC 40 sont de vieilles
© Asterès
© David Bécus
© David Bécus
enjeux
prospective
Nicolas Bouzou est directeur d’études au
sein de l’École de droit et de management
(Paris II-Assas). Il dirige Asteres, un cabinet
d’analyse économique. Ses derniers
ouvrages : « On entend l’arbre tomber mais
pas la forêt pousser » (JC Lattès) et « Pour
décoincer la France, décentralisons ! »,
un livre d’entretien avec Martin Malvy
publié par les Éditions Privat.
Il y a un potentiel
énorme pour
tous ceux qui
sauront profiter
des mutations
actuelles.
Nicolas Bouzou
19 · juillet 2013 - diccit
enjeux
prospective
diccit - avril 2013 · 20
enjeux
prospective
Jean Tirole : La France a du mal à s’adapter
à ce contexte complètement internationalisé. A titre d’anecdote, on le voit encore
Philippe Hayat :
« Entreprenez ! »
Créateur et repreneur d’entreprises dans
l’industrie, les services, le high-tech, la
finance, Philippe Hayat a multiplié les initiatives pour développer l’esprit d’entreprendre auprès des étudiants de l’Essec, de
Sciences Po et d’un public très large avec
l’association « 100 000 entrepreneurs ».
Au Forum économique de Toulouse, il interviendra en tant qu’expert dans la table
ronde « Comment favoriser un nouvel état
d’esprit entrepreneurial made in France ? ».
« J’ai eu la chance de naître dans une
famille d’entrepreneurs », reconnaît Philippe Hayat. « J’ai été encouragé très tôt
à prendre ma vie en main en ne comptant
trepreneuriat. Malgré la crise, de nombreux
créneaux porteurs apparaissent.. » Face aux appels de Stéphane Hessel et du
Toulousain Gilles Vanderpooten (« Indignez-vous ! » et« Engagez-vous ! »), Philippe Hayat a proposé une autre façon
de changer le monde à travers son livre
« Entreprenez ! ». Et à la demande de la
ministre Fleur Pellerin, il a remis un rapport sur le développement de l’esprit
d’entreprise dans notre pays. Il a proposé un « new deal » entrepreneurial avec
quelques axes majeurs qui correspondent
d’ailleurs à ceux mis en œuvre par la CCI
de Toulouse : dégager une vision positive
Malgré la crise, de nombreux
créneaux porteurs apparaissent.
que sur moi. Je crois beaucoup à cette valeur d’exemplarité : les chefs d’entreprise
doivent aller au-devant des jeunes, dans
les écoles, pour leur montrer que l’on peut
réussir, qu’il n’y a pas de fatalité, seulement
des opportunités. Surtout dans le contexte
actuel : puisqu’il n’y a plus d’emploi garanti,
autant créer son propre emploi, et celui des
autres, et se lancer dans l’aventure de l’en-
La non-création
d’emploi serait
invisible sans
le chomâge, que
nous lui devons.
Jean Tirole
de l’avenir, encourager l’envie d’entreprendre, enseigner l’entrepreneuriat aux
jeunes, accompagner les entreprises de
croissance dès leur création, faciliter l’accès des PME à de nouveaux marchés…
Remis en septembre dernier, ce rapport a
immédiatement alimenté le Pacte de compétitivité avant de susciter les Assises de
l’entrepreneuriat et de voir reprises par le
© DR
L’université, et plus largement l’école,
denotre pays a-t-elle un rôle à jouer dans cette compétition ?
au travers des vives réactions vis-à-vis de
la facilitation de l’usage de l’anglais dans
le projet de loi Fioraso sur les universités…
Si la France dispose encore d’un capital
humain élevé (en recherche comme dans
les autres secteurs), elle est peu attractive
internationalement. Il est donc crucial de
doter l’université d’une gouvernance et de
pratiques qui facilitent et encouragent la
poursuite de l’excellence. Nous sommes
malheureusement encore très loin des
normes internationales en la matière, ce
que nous payons en termes de croissance
potentielle.
TÉMOIGNAGE
entreprises, souvent sous de nouveaux
noms). La concurrence pour l’économie de
la connaissance est féroce : les pays Scandinaves, la Suisse, le Royaume Uni, mais
aussi la Chine, Singapour et d’autres s’y
lancent à fond.
Chef d’entreprise, enseignant, président de « 100 000
entrepreneurs »… Philippe Hayat est l’auteur du
rapport « Pour un newdeal entrepreneurial » remis à
Fleur Pellerin et dont nombre de propositions ont été
reprises par le gouvernement.
Président de la République une quinzaine
de mesures préconisées, notamment celles
concernant les jeunes. « Aujourd’hui, un
jeune sur deux a envie de se lancer et,
dans leur majorité, les enseignants sont
prêts à enseigner l’esprit d’initiative et
la compétence à entreprendre – comme
c’est désormais inscrit dans la loi. Mais
puisqu’ils n’ont pas le vécu de l’entreprise,
il faut leur apporter le contenu : c’est
aux chefs d’entreprise de contribuer, par
l’exemple, à cette prise de conscience, à
cette dynamique nouvelle ! »
21 · juillet 2013 - diccit
synergies
sur le terrain
Face à la baisse du pouvoir d’achat
L’atout Proximité
La baisse du pouvoir d’achat n’est plus seulement un « ressenti » des consommateurs :
c’est une réalité constatée par l’Insee. Pour la
première fois depuis près de 30 ans, le pouvoir d’achat a diminué l’an dernier (- 0,4 %).
« Cette baisse exceptionnelle illustre une
Alain Di Crescenzo. Pour le président de la
CCI de Toulouse, il est donc urgent de relancer l’économie pour relancer l’emploi : « Il
n’y a pas d’autre possibilité, mais il faudra
ensuite revoir la fiscalité car nous sommes
sur-fiscalisés, et c’est un frein au dévelop-
dégradation de la conjoncture économique
avec, entre autres conséquences, la progression du chômage. Il faut aussi noter
l’impact de la hausse de la fiscalité. Mais
pement économique, à la création d’emploi,
à la reprise de la consommation. » Dans
l’immédiat, tous les postes de dépenses
sont touchés. Seul l’alimentaire a réussi à
résister l’an dernier. Les TPE du commerce
de fruits et légumes ont même progressé
de 2,2 %, selon l’Observatoire FCGA. « La
relation de proximité, le sens du service,
l’accueil de la clientèle, la qualité des produits, le professionnalisme des commerçants : voilà ce que recherche la clientèle »,
observe Michel Rayssac (Scop Récapé), le
président des commerçants de Firmis 2.
Progresser et innover pour redonner
aux clients l’envie de consommer.
le plus grave est que la consommation, la
« 
demande intérieure 
», est le premier
moteur de l’économie française », rappelle
diccit - juillet 2013 · 22
synergies
sur le terrain
Consommation des ménages :
L’alimentaire résiste à la frugalité
Zoom
Après avoir reculé de 0,1 % au dernier trimestre 2012, la consommation
des ménages a encore baissé de 0,4 % au premier trimestre de cette
année, selon les statistiques de l’Insee. Il y a bien eu un rebond au mois
de mars, mais surtout lié au froid et donc aux dépenses d’énergie…
Les achats de biens durables ont baissé de 3,9 % sur le premier trimestre : - 0,7 % dans l’équipement de la maison, - 1,7 % dans le textile,
- 6,8 % dans l’automobile. Les achats en quincaillerie-bricolage se sont
stabilisés (+ 0,4 %). Seul l’alimentaire a vraiment repris : + 0,9 %.
Pour le Crédoc, la consommation des ménages va enregistrer cette
année un repli historique de 1,2 %. Les consommateurs vont privilégier
les « achats malins » et la consommation collaborative. Ils vont éviter
les coups de tête et les produits nouveaux. L’heure est à la « consommation frugale ».
© David Bécus
sur les délégations
de la CCI de Toulouse
Ce centre commercial a été lancé au
milieu des années 80 dans le quartier toulousain de La Terrasse. C’est
là que les élus de la CCI de Toulouse
se sont rendus pour le tournage
d’un magazine « Point éco » de
TLT. Pour Michel Roux, vice-président Commerce de la CCI de Toulouse, « entre la baisse du pouvoir
d’achat et les nouvelles attentes
des consommateurs, nous connaissons une véritable réorganisation
de la consommation avec, comme
dans tout mouvement, des risques
mais aussi des opportunités pour
ceux qui savent progresser avec
enthousiasme… 
» Un optimisme
partagé par Alain Di Crescenzo, qui
en appelle aussi à l’esprit innovant
des commerçants : « L’innovation
n’est pas que technologique, elle
existe aussi dans la façon de présenter et de valoriser ses produits
pour redonner aux Français l’envie
de consommer ! »
www.toulouse.cci.fr
La CCI de Toulouse représente le monde
économique au sein de la Commission
départementale de vidéo-protection
et de la Commission des libertés publiques
de la ville de Toulouse. Ces deux commissions
sont chargées d’examiner les projets
d’installation de caméras de vidéosurveillance.
La première, sous l’égide du Préfet, traite
notamment les demandes individuelles des
commerçants de la Haute-Garonne (de deux
ou trois caméras pour un bureau de tabac
jusqu’à plusieurs dizaines pour un supermarché).
La seconde, au sein du conseil local de sécurité
et de prévention de la délinquance à Toulouse,
étudie l’installation des équipements dans
l’espace public, par exemple aux abords
des stations de métro ou dans certains quartiers.
« Face à la banalisation des incivilités,
à la progression des vols et agressions,
à la montée de la violence, de plus en plus
de commerçants et d’associations demandent
l’installation de caméras », observe Alice
Winiczky, conseiller technique de la CCI de
Toulouse. C’est elle qui siège au sein des deux
commissions : « La Chambre est là pour appuyer
les demandes des commerçants et, en amont,
pour les aider à remplir leurs dossiers dans
le respect des contraintes réglementaires.
La vidéo-protection n’est pas la panacée
mais c’est réellement un outil qui dissuade
les délinquants ou, à défaut, permet de
les identifier. »
23 · juillet 2013 - diccit
synergies
portraits d’entrepreneurs
Implanté à Pinsaguel, Airod Technologies
est spécialisé dans les études et la fabrication de bancs de tests et de machines
spéciales orientées production, sans oublier une spécificité : la conception et la
fabrication de robots, quadricoptères et
autres drones. Avec plus de 1 300 projets mécatroniques réalisés avec succès (transports terrestres, aéronautique,
spatial et défense), la société dispose de
solides compétences dans les métiers de
l’électronique, le logiciel et la mécanique.
Créée en 2002 par Laurent Latorse et
en cours de certification EN9100,
la société emploie 17 personnes pour un
CA 2012 de 1,4 M€ dont 16 % à l’export.
« Notre valeur ajoutée », précise Laurent
Latorse, « est basée sur nos compétences
métiers et notre stratégie modulaire 
:
nous concevons une réponse spécifiquement adaptée à chaque client et pourtant
basée sur la réutilisation de modules déjà
utilisés et validés dans des projets précédents. Cette philosophie permet de fabriquer en Midi-Pyrénées en associant les
exigences de coût, de délai et de péren-
© Airod
Airod fiabilise
les produits industriels
nité. Enfin, nous sommes en veille permanente sur les tendances industrielles
futures, pour garantir notre compétitivité
et la satisfaction de nos clients… L’année
dernière, nous avons remporté l’appel à
projet Aerosat 2012 qui va amener Airod
Technologies à augmenter ses effectifs
d’un tiers, à multiplier le CA par 1,5 et à
acquérir une reconnaissance mondiale sur
le marché du test des cartes électroniques
aéronautiques et spatiales. »
www.airod-tech.com
Toulouse Enchères Auto
accélère son développement
Toulouse Enchères Automobiles fait partie
des entreprises locales qui sont en « pole
position » au niveau national : c’est la
première maison de vente aux enchères
physiques de véhicules et matériels
d’occasion en France. Elle traite chaque
année plus de 15 000 véhicules. Elle a
même établi un record à plus de 22 000
véhicules l’an dernier (soit une croissance
diccit - juillet 2013 · 24
supérieure à 30 % pour un volume de vente
de plus de 160 M€). Son site historique
de Beauzelle s’étend sur 5,5 hectares,
avec un hall d’exposition de 3 800 m².
Elle s’est implantée à Bordeaux en 2002.
Et elle s’apprête à ouvrir un nouveau
site de vente à Marseille, dans les tout
prochains mois. Toulouse Enchères Auto
est aussi présent sur internet, avec une
vente en ligne flash chaque lundi. Quant à
la vente des engins de chantier, véhicules
de manutention et tracteurs routiers, elle
est traitée par une société spécifique,
Enchères Mat. Toulouse Enchères Auto
est dirigé par le groupe familial Arnauné
et Prim. Cette étude de commissairespriseurs a été parmi les premières à
faire le choix de la spécialisation, dès
la fin des années soixante-dix. « Avec
Toulouse Enchères Auto, » explique Maître
Guillaume Arnauné, « nous nous adressons
essentiellement aux particuliers et aux
professionnels utilisateurs 
: entreprises,
artisans… Nous misons sur la transparence
de nos prestations, avec notamment un
contrôle technique systématique pour
chaque véhicule. Nous nous inscrivons dans
les nouveaux modes de consommation et
dans la recherche de pouvoir d’achat, un
phénomène très sensible depuis 2008.
Le consommateur ne sait plus à quel
prix se vouer entre le tarif catalogue, les
remises, les reprises, les importateurs et
mandataires, les petites annonces plus
ou moins frelatées… Et c’est finalement
internet et des sites comme eBay qui ont
démocratisé la vente aux enchères ! »
www.encheres-vo.com
synergies
portraits d’entrepreneurs
SDTL : sur la route de la qualité
environnementale
des matériels respectant la norme Euro5
et équipés de boîtes de vitesse robotisées.
Les consommations de carburant font l’objet d’un suivi informatique et les conducteurs sont formés à l’éco-conduite. « Cette
démarche n’a pas encore révolutionné
l’attitude de nos conducteurs », reconnaît
Luc Quéguiner, « mais ils constatent tout
de même, et souvent avec surprise, qu’ils
peuvent réduire leur consommation de gazole sans allonger leur temps de trajet. Les
économies de carburant ne compensent pas
les investissements mais elles réduisent les
coûts d’entretien et améliorent la sécurité
et le confort pour les chauffeurs. Enfin, tout
cela contribue à donner une nouvelle image
de la profession et de l’entreprise : nous
savons nous adapter pour satisfaire les
clients, évoluer avec notre environnement,
concilier écologie et transport routier ! »
www.transports-sdtl.com
© David Bécus
« Dans la conjoncture actuelle, une entreprise qui propose une démarche respectueuse de l’environnement bénéficie d’un
atout supplémentaire pour attirer de nouveaux clients et partenaires. » Tel est le
constat de Luc Quéguiner, le président de
STDL. Société d’expérience (elle a été fondée en 1957 !), STDL emploie 103 salariés
(dont 92 conducteurs) autour d’une flotte
de 60 tracteurs et 85 remorques pour un
CA de 11,4 M€ : transport, distribution et
logistique sur la France entière, notamment
pour la grande distribution (40 % de l’activité). STDL développe une démarche environnementale volontariste, correspondant
à la fois aux convictions personnelles et
au réalisme économique de Luc Quéguiner.
L’entreprise a signé la charte de réduction
des émissions de CO2 conçue par la profession et l’Adème. Le renouvellement de
la flotte se fait systématiquement avec
Systeam : plus de 6 000 utilisateurs pour Beam-Report
Un logiciel de reporting qualitatif, souple et
efficace : tel est le concept de Beam-Report,
le progiciel développé par Michel Lefebvre
et commercialisé depuis 2005 par sa société
fait aujourd’hui figure de référence : BeamReport compte plus de 6 000 utilisateurs en
Europe. On peut citer les grands noms de
l’aéronautique et du spatial mais aussi divers
Faire du reporting un atout
et non une contrainte.
toulousaine Systeam. Après 20 années
d’expérience dans l’industrie high tech,
au sein du Groupe EADS, Michel Lefebvre
a fait jouer sa sensibilité particulière à
l’ergonomie pour concevoir une solution qui
grands groupes industriels et de services
ainsi que des grands comptes publics dont
Toulouse Métropole. « Le principe de BeamReport », explique Michel Lefebvre, « c’est de
gommer tous les mauvais côtés du reporting
(rébarbatif, chronophage et finalement peu
exploitable) pour en faire un processus
dynamique et réellement efficace. L’influx
nerveux d’une entreprise, c’est essentiel.
Notre solution permet de l’optimiser et
de l’accélérer, d’améliorer la visibilité des
managers et les échanges transverses. Et de
supprimer beaucoup de courriels inutiles ! »
Commercialisé depuis 2005, Beam-Report
est continuellement amélioré : Systeam
consacre plus de 25 % de son CA (365 K€
en 2011), et cet effort a été accentué l’an
dernier. « Le successeur de Beam-Report est
en route », annonce Michel Lefebvre, « mais
sa forme actuelle continue de s’enrichir et
une version de démonstration est disponible
gratuitement sur notre site. »
www.systeam.fr
25 · juillet 2013 - diccit
synergies
portraits d’entrepreneurs
diccit - janvier 2013 · 26
synergies
produit d’entreprise
Créé en 2008 à Launaguet, Métal Bronze System a atteint l’an dernier un chiffre d’affaires de 950 000 €, dont 40 %
à l’international. Jacques Olivier et sa dizaine de salariés, dont des compagnons du devoir et maîtres artisans d’art,
porte haut l’image de la métallerie française : savoir-faire traditionnel et maîtrise des technologies les plus avancées.
Métal Bronze System
innove dans l’élégance
Réaliser les projets les plus inouïs : c’est le défi que
relève en permanence la métallerie toulousaine Métal Bronze System, qu’il s’agisse de façades et verrières, escaliers et garde-corps, portes et fenêtres,
structures d’agencement et de décoration. L’entreprise est sollicitée aussi bien par des brasseries
toulousaines que par des architectes américains,
des milliardaires russes ou des émirs de la péninsule arabique. Jacques Olivier a créé son entreprise après un tour de France digne des bâtisseurs
de cathédrales, au contact des plus grands artisans
d’art. Mais sa réussite est aussi le fruit de la maîtrise
des technologies les plus avancées. Il sait conjuguer
l’élégance et la finesse françaises avec la résistance
des matériaux, le calcul des forces. Sans oublier
la plus grande personnalisation : éléments plaqués
or ou verres pare-balles…
Le bronze se prête
à tous les défis
architecturaux.
Pour allier qualité artistique et prouesses technologiques, Métal Bronze system a investi durant
3 ans dans la R&D (avec dépôt de brevet) et dispose
de 1 500 m² d’atelier. Un bureau d’études est intégré
à l’entreprise, qui sait aussi faire appel à des partenaires spécialisés, tels Prat SA, pour les projets
les plus complexes. Quant au bronze, c’est pour
Jacques Olivier « un matériau noble et éternel.
Il est exigeant mais il peut se décliner en de nombreuses formes et teintes, et se plier à tous les défis
architecturaux. »
www.metal-bronze-system.com
Raffinement
à la française
Savoir-faire
traditionnel
Prouesses
technologiques
R&D
et dépôt
de brevet
Conception
personnalisée
Chiffre d’affaires en Me
0,75
0,88
0,95
2010
2011
2012
1,10
2013
(prévisionnel) 1,30
2014
(objectif)
27 · juillet 2013 - diccit
Nicolas Sillon
Directeur de CEA Tech
Midi-Pyrénées
synergies
interview
CEA Tech va diffuser
l’innovation dans les PME
Diplômé de l’Insa Toulouse et spécialiste des technologies Silicium, Nicolas Sillon
a passé une quinzaine d’années à Grenoble, dans un laboratoire du CEA (le Leti)
avant de revenir à Toulouse pour lancer CEA Tech Midi-Pyrénées. Cette plateforme
de transfert technologique a été officialisée en janvier avec une double mission :
diffuser l’innovation vers les entreprises, mettre le « génie technologique
à la française » au service de l’emploi dans nos territoires.
Fort de ses 16 000 chercheurs
et collaborateurs, le Commissariat
à l’énergie atomique et aux
énergies alternatives (CEA) est
un acteur majeur de la recherche
fondamentale et du soutien à
l’industrie. Le CEA est signataire
du Pacte PME depuis 2004.
CEA Tech est dédié au transfert
de technologies génériques
et déploie des plates-formes
régionales de transfert
technologiques conformément
à la mission confiée par le
gouvernement fin 2012.
www.cea-tech.fr
Quelle est la stratégie du CEA à travers
son implantation à Toulouse ?
Cette stratégie s’inscrit dans la politique nationale de redressement productif et de ré-industrialisation. Notre
ambition est de faire profiter le tissu
industriel de Midi-Pyrénées de tout
le patrimoine que le CEA a développé
au fil des décennies. Nous arrivons à
Toulouse avec nos valises pleines de
technologies génériques : des briques
technologiques qui ne demandent qu’à
être adaptées aux besoins de chaque
entreprise qui veut innover pour
monter en gamme, gagner en compétitivité, croître à l’international. Nous
nous adressons aussi bien aux grands
groupes qu’aux start-ups en passant
par les PME et les ETI.
Quels sont vos moyens
et vos objectifs ?
La phase de lancement est financée
par l’Etat, la Région, et la Communauté Urbaine, qui s’appuient en partie sur des fonds FEDER et le CPER.
A ce jour, nous sommes une équipe
de 7 personnes. A moyen terme, d’ici
3 ans, nous espérons être une centaine pour répondre aux demandes
des entreprises, aidés en cela par les
partenariats que nous pourrons nouer
avec les laboratoires de Midi-Pyrénées. Nous avons déjà discuté avec
près de 80 entreprises et j’espère que
nous aurons signé une dizaine, voire
une quinzaine de contrats d’ici la fin de
cette année.
Comment vous situez-vous dans l’écosystème local de la R&D ?
Il y avait de longue date une attente
des entreprises et collectivités de
Midi-Pyrénées et, en même temps,
une volonté du CEA de dynamiser
les collaborations par une relation
de proximité. Nous venons compléter, renforcer l’écosystème local,
en nous appuyant sur de nombreux
partenaires : pôles de compétitivité,
clusters et clubs d’entreprises, laboratoires de recherche et IRT AESE,
structures telles que la CCI de Toulouse qui nous a déjà permis d’organiser un CEA Tech Day pour le secteur de la santé.
29 · juillet 2013 - diccit
synergies
à suivre
FittingBox concrétise
le virtuel au service
des opticiens
Après avoir séduit de grands noms de l’optique (marques, fabricants, enseignes et e-commerçants), FittingBox vise un nouvel
essor en s’adressant directement aux opticiens indépendants. La
start-up de Labège, qui réalise actuellement 60 % de son activité à l’international, développe des solutions interactives qui
conjuguent la prise de photo ou la vidéo temps réel, les algorithmes de compression, le maillage tridimensionnel, la réalité
augmentée, etc. Exemple d’application concrète : l’essayage virtuel de lunettes avec un réalisme assez bluffant, surtout quand
on sait les difficultés pour numériser et restituer aussi bien un
visage en mouvement qu’une paire de lunettes avec ses verres à
Midicom / AutocreA : le set gagnant.
AutocreA, leader du set de table publicitaire
en France, est présent à Toulouse depuis
novembre dernier à travers la régie publicitaire Midicom, lancée par Benjamin Lalloz
et Jean-Christophe Escande. Désirant créer
leur entreprise, ils ont choisi la voie de la
franchise pour accélérer leur développement. Et avec AutocreA, ils diffusent leurs
sets de table chaque mois auprès de plus
de 120 brasseries de l’agglomération toulousaine : « C’est économique pour la brasserie, puisque le set est gratuit, et c’est un
bon support pour l’annonceur, puisqu’il est
lu pendant un moment de détente et qu’il
comporte aussi une partie ludique, avec
jeux et horoscope. »
www.autocrea.fr
diccit - juillet 2013 · 30
la fois transparents et réfléchissants ! Les fondateurs de FittingBox, Benjamin Hakoun et Ariel Choukroun, sont cousins, myopes
tous les deux, et parfaitement complémentaires, l’un ayant fait
HEC et l’autre l’Irit, l’Institut de recherche en informatique de
Toulouse. Leur société a débuté en 2006, à l’Incubateur MidiPyrénées puis à la pépinière du Sicoval. Elle a bénéficié de nombreux soutiens (ministère de l’Economie, Conseil régional, Feder,
Oséo..) et multiplié les récompenses dans les concours d’innovation. Il faut dire que FittingBox travaille au plus près du monde
de la recherche et a déjà déposé plus d’une demi-douzaine de
brevets. « Nous sommes là pour aider l’opticien, pas pour le
remplacer », précisent Benjamin Hakoun et Ariel Choukroun.
« Notre gamme Optisso réunit des solutions interactives qui
sont faciles à mettre en œuvre et qui ont déjà séduit plus de
650 opticiens en France : essayage virtuel, accès à notre base
de données de lunettes (la plus importante au monde !) et technologies web tant pour la création ou l’extension de sites que
pour le référencement par les moteurs de recherche. Résultat :
nos solutions permettent de renforcer la notoriété de l’opticien
et de transformer l’internaute en client bien réel. »
www.fittingbox.com
Ubixr : le réseau social de données collaboratives.
La société toulousaine Vigisys a reçu le prix Créactiv
2013 dans la catégorie Economie numérique pour ses
concepts innovants dans les réseaux sociaux. Vigisys
édite notamment ubixr.com : un service web B2B qui
est accessible par navigateur et qui permet aux professionnels de créer des réseaux d’échanges collaboratifs autour de leurs données. « Nous visons le marché du BYOData et nous prévoyons qu’il va exploser
dans les mois à venir », annonce Laurent Deputier, l’un
des co-fondateurs de Vigisys avec Pierre et Alexandre
Mouillard. Et d’expliquer : « BYOData signifie Bring Your
Own Data. C’est un concept qui donne la priorité à chaque
collaborateur d’un groupe de travail, selon une perspective oneto-team. Il s’agit de valoriser l’expertise de chaque collaborateur au cœur de la relation
client et des échanges professionnels. Par rapport à l’approche Big Data, nous privilégions la qualité et non la quantité des informations, dans un contexte très opérationnel. »
www.vigisys.fr
synergies
à suivre
Les lauréats 2013
des Trophées du commerce
La CCI de Toulouse organise chaque année ses Trophées du commerce pour promouvoir le commerce de
proximité à travers toute la Haute-Garonne et valoriser les initiatives les plus réussies en matière de création
de magasin, de rénovation et de dynamisme commercial. L’édition 2013 du concours a réuni un peu plus
d’une centaine de dossiers de candidature. Voici le palmarès : Grand trophée : L’Escale (librairie-tartinerie à
Aurignac), Coup de cœur : L’Opticien (magasin d’optique à Toulouse, rue des Tourneurs), Catégorie Création,
du 1e au 3e prix : En Marge (restaurant à Aureville), Le Colmado (restaurant-cocktails-tapas à Toulouse, rue des
Trois-Journées), Ouaf Store (salon de lavage pour chiens à Toulouse, boulevard de l’Embouchure), Catégorie
Dynamisme commercial, du 1e au 3e prix : Cup N Cake (salon de thé américain à Toulouse, place Mage), Le
Twenty Nine (salon de coiffure à Toulouse, rue Edmond Guyaux), Docteur Conduite (auto-moto école à Colomiers), Catégorie Rénovation, du 1e au 3e prix : La Quiétat (hôtel à Toulouse, route de Revel), Le Père Léon
(hôtel-brasserie à Toulouse, place Esquirol), Floral Impakt (fleuriste à Toulouse, avenue de Muret).
Grand trophée du commerce
Coup de cœur du jury
L’Escale :
la librairie-tartinerie d’Aurignac
L’Opticien nous en met
plein la vue
© David Bécus
© David Bécus
Lauréate du Grand trophée
2013 du commerce, Agnès
Poupart-Taussat s’est lancée en
octobre dernier dans l’aventure d’une « 
librairie-tartinerie 
» à Aurignac 
: L’Escale
offre un lieu de rencontre
autour des livres et un cadre
original pour de la petite restauration, à base de produits
locaux ou issus du commerce
bio. « 
C’est avant tout un
commerce au service du territoire et de ses habitants »,
souligne Agnès Poupart-Taussat. « Il s’agit de favoriser le lien social et de présenter un
programme socioculturel qui s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux personnes âgées,
en passant par les jeunes et les parents, y compris des adultes qui ne passeraient pas la
porte d’une librairie sans nos expositions et nos multiples animations : lectures de conte,
ateliers d’écriture, goûters d’anniversaire, soirées musicales, rencontres avec des auteurs
et des éditeurs, sans oublier la participation à certaines initiatives de la CCI de Toulouse,
par exemple le concours de vitrines de Noël. » Agnès Poupart-Tausat a été animatrice et
formatrice pendant 20 ans avant de faire L’Escale avec le soutien de son mari (lui-même
gérant d’une société d’infographie). Elle a acheté sa boutique (c’était alors un magasin de
réparation de cycles) et elle s’est lancée dans 9 mois de travaux de rénovation avant de
pouvoir ouvrir sa librairie-tartinerie. Son enquête de faisabilité du projet lui avait confirmé
la possibilité de concilier, à Aurignac, une activité professionnelle avec ses centres d’intérêt
personnels : le contact humain, le livre, la sensibilité artistique et « la bonne bouffe ».
www.librairielescale.com
A Toulouse, le 16 de la rue des Tourneurs
abritait un magasin de décoration avant
d’être repris par Maud Héran. Elle y a ouvert, en novembre dernier, son magasin
d’optique, L’Opticien, mais l’adresse se caractérise toujours par une déco plus qu’originale : objets chinés et détournés, meubles
récupérés et rénovés, grande verrière montée de toutes pièces par des artisans, et qui
sert à délimiter l’atelier de Maud Héran :
« Un lieu de repli, simple et idéal pour un
travail minutieux, en complément de l’ambiance conviviale et intimiste du magasin. »
Parmi les commentaires publiés sur la page
Facebook de L’Opticien Toulouse, citons un
compliment et un regret. Le compliment :
« De très belles lunettes et un accueil au
top ! ». Le regret : « Ah ! Si seulement j’avais
besoin de lunettes… »
31 · juillet 2013 - diccit
synergies
à suivre
Kassar International,
exploiter le gisement
de croissance de l’export
professionnalisation autour de l’export.
Nous avons donc conçu une offre complète et inédite de formations pour chefs
d’entreprise, cadres dirigeants, assistants
import/export, acheteurs, commerciaux
export, responsables de zone et de relation client… Il s’agit de formations opérationnelles, ciblées, avec grilles d’analyse,
retours d’expérience, cas pratiques, fiches
© David Bécus
Après avoir dirigé différentes sociétés
en France et à l’étranger, David Kassar a
créé son cabinet d’affaires spécialisé sur
l’international en 2006 à Toulouse. Kassar International accompagne ses clients
dans leur développement à l’international avec des prestations d’étude, conseil
et accompagnement, du diagnostic export
à l’étude d’implantation en passant par la
L’évènementiel en forme
avec id2 Loisirs.
C’est sur le marché des loisirs ludiques et
sportifs que Rémi Rolland a créé sa société
id2 Loisirs début 2012 à Toulouse. Formé
au Creps, il a animé et dirigé des clubs
sportifs et centres de loisirs pendant dix
ans, avant de concrétiser son désir de créer
une entreprise. « J’ai commencé en 2011
en tant qu’auto-entrepreneur et je suis
passé en EURL l’an dernier, avec un bilan
positif, au-delà même du prévisionnel. »
Rémi Rolland a commencé par démarcher
le milieu socio-éducatif et sportif où il a fait
jouer tous ses réseaux. Et cette année, il entend bien développer son activité auprès
des entreprises, en proposant des prestations ludiques et sportives. Les difficultés
économiques ne l’inquiètent pas trop : « En
tant que TPE, id2 Loisirs peut intervenir de
façon très réactive et avec des tarifs très
adaptés, puisque nous n’avons pas de gros
frais de structure ». Quel que soit l’évènementiel (inauguration, journée portes
ouvertes, animation commerciale, séminaire…), id2 Loisirs peut créer des concepts
originaux et innovants, sans risque pour
les participants et permettant, par exemple
pour un séminaire de team building, de
développer des valeurs sportives telles
que l’esprit de challenge et la cohésion de
groupe. Parmi ses offres les plus demandées : les parcours en hauteur, le laser ball
et toutes les nouvelles glisses comme le
gyropode Segway et le skate électrique.
www.id2loisirs.fr
recherche de subventions, la veille stratégique et concurrentielle, le lobbying, la
recherche de partenaires. Depuis cette
année, l’entreprise complète son action
par une offre de formation professionnelle (inter et intra-entreprises) autour
des spécificités de l’export. Pour David
Kassar, « les pays étrangers, et notamment les pays émergents, offrent à nos
PME et ETI de formidables viviers de
croissance pour les années à venir. Mais
nous avons constaté un vrai besoin de
diccit - juillet 2013 · 32
de synthèse, etc. Elles s’intègrent dans
toutes les phases du développement à
l’international des entreprises. L’objectif
est vraiment d’aborder de façon concrète
les problèmes rencontrés sur le terrain.
Ainsi, notre catalogue comprend 5 grands
volets : Vendre et acheter à l’international, Maîtrise de la logistique et de la
documentation, Environnement juridique,
Environnement financier, Communication
– Négociation - Interculturel. »
www.kassarinternational.com
Le « cœur marchand » selon Urban Co.
Le groupe immobilier toulousain Carrère
vient de filialiser son activité dans l’immobilier commercial en créant Urban Co (Paris,
Toulouse). Frédéric Carrère et son associé
Philippe Marie entendent ainsi donner une
visibilité nationale à leur savoir-faire dans
la dynamisation commerciale et sociale des
« cœurs de quartier ». Urban Co apporte
son expertise aux collectivités locales, aux
investisseurs, aux promoteurs immobiliers
pour la réalisation de projets complexes
mêlant mixité fonctionnelle et sociale. Son
concept « cœur marchand » vise à organiser, fédérer et pérenniser le commerce de
proximité dans des quartiers nouveaux ou
en réhabilitation.
www.groupe-carrere.com
synergies
témoignages
L’Union des Peintres donne
des couleurs à son management
environnemental
ACCOMPAGNEMENT
L’Union des Peintres est
accompagnée par trois chargés de
mission de la CCI de Toulouse :
Agnès Frayssinet-Dupuis
pour l’environnement
> tél. 05 62 75 66 75,
Caroline Tarascon pour les RH
> tél. 05 62 57 66 37
et Yann Brugarolas
pour l’hygiène-sécurité
> tél. 05 62 57 66 76.
Société coopérative créée en 1936,
L’Union des Peintres est toujours fidèle à
ses valeurs fondatrices : « La valorisation
du travail et la pérennité de l’entreprise
priment sur la rémunération du capital »,
souligne François Devin, le PDG de la Scop
(56 salariés, dont 35 associés, pour un CA
de 6,5 M€). François Devin est passé par
le monde de la finance avant de rejoindre
le mouvement coopératif puis de prendre
la tête de L’Union des Peintres en 2011.
« En plus de notre panoplie de qualifications professionnelles, nous visons l’ISO
14001 pour 2014 », annonce François Devin.
« Nous sommes déjà naturellement très bien
armés sur les volets économiques, sociaux
et éthiques de la RSE, sur la santé-sécurité
au travail et la maîtrise du risque chimique.
Mais la certification en management environnemental sera un atout supplémentaire,
surtout en performance économique, management interne et communication externe. »
Esthétique
La spécificité de L’Union
des Peintres ?
« Savoir apporter
les solutions techniques
pour mettre en esthétique
tout support horizontal
et tout support vertical. »
diccit - juillet 2013 · 34
L’entreprise est spécialisée dans la peinture (80 % de l’activité) et les sols souples
et techniques, tant pour le neuf (les deux
tiers du CA) que pour la rénovation en résidentiel et tertiaire. L’Union des Peintres
mise sur la qualité, le respect des délais,
l’implication et la polyvalence de ses compagnons. Mais elle n’échappe évidemment
ni à la baisse du marché ni aux tensions
sur les prix. D’où la recherche de nouveaux
facteurs de différenciation.
© David Bécus
Le regard de la CCI de Toulouse
pour dresser un état des lieux,
repérer des marges de progrès
et avoir des pistes de réflexion
pour se démarquer toujours plus.
Pour développer sa stratégie d’entreprise,
L’Union des Peintres a sollicité la CCI de
Toulouse pour des pré-diagnostics Environnement et RH. Il s’agissait de disposer d’un
état des lieux pour identifier les marges de
progrès, d’avoir un regard extérieur pour
définir des pistes de réflexion et se démarquer toujours davantage de la concurrence,
par la RSE et le respect de l’environnement,
par la formation et l’innovation.
www.uniondespeintres.com
synergies
témoignages
MHComm innove
pour les soins à domicile
dicales échangées. Enfin, nous utilisons
tous les outils de mobilité : les smartphones, les tablettes ou notre propre
MHbox, le boîtier électronique que nous
faisons fabriquer par Actia à Colomiers. »
Les fondateurs de MHComm ont su faire
appel à la CCI de Toulouse pour bénéficier
en permanence d’un accompagnement à
la création, au suivi et au financement de
leur projet. L’entreprise est aujourd’hui
implantée à Basso Cambo, dans la pépinière d’entreprises de Toulouse Métropole, où elle emploie déjà une dizaine de
personnes, plus des stagiaires, apprentis
et collaborateurs externes de SSII. Elle
devrait recruter de 3 à 5 collaborateurs
supplémentaires cette année : après un
bilan à l’équilibre en 2011 et positif en
2012, MHComm parie sur une forte croissance pour 2013.
www.mhcomm.fr
© David Bécus
Maintien, soins et hospitalisation à domicile constituent l’un des nouveaux défis
du monde de la santé. Un défi relevé par
la start-up toulousaine MHComm qui développe des solutions logicielles de télémédecine. Explications d’Olivier Galy et
Emmanuel Sicard, co-fondateurs : « Nous
proposons une plateforme qui assure
l’interface entre tous les acteurs : médecins, kinés, infirmiers et aidants, ainsi que
patient, famille et entourage. La transmission et l’échange d’informations sont
assurés en temps réel, avec des outils
simples d’utilisation et adaptés aux besoins de chaque intervenant. Le patient
est à son domicile ou en EHPAD mais tous
les acteurs ont le même niveau d’information que dans un service hospitalier.
La coordination et la continuité des soins
sont ainsi assurées, de même que la sécurité et la traçabilité des informations mé-
Service
Innovation,
1
CCI
investir aujourd’hui pour demain.
Vous souhaitez :
2
Nous vous proposons :
. Structurer votre projet
. Un diagnostic personnalisé
. Protéger votre innovation
. Un accompagnement sur mesure
. Définir votre stratégie d’accès au marché
. Un relais auprès d’un réseau de partenaires
. Optimiser la performance
de votre entreprise
experts de l’innovation
. Un appui au financement
Un conseiller sera votre interlocuteur privilégié en toute confidentialité.
www.toulouse.cci.fr
05 62 57 66 15
Accompagnement Stratégique
Innovation
Sandrine Bouche et Céline Fiorido
35 · juillet 2013 - diccit
magazine
pratique
Service
CCI
© David Bécus
Un stand TPE/PME
au Siane 2013
La 9ème édition du Siane, le « salon des partenaires de l’industrie
du Grand Sud » (www.salonsiane.com), se tiendra du mardi 22 au
jeudi 24 octobre à Toulouse, au Parc des expositions. La CCI de
Toulouse est partenaire de cette manifestation depuis sa création
et, cette année encore, elle y organisera un stand collectif dédié à
des TPE et PME de la Haute-Garonne qui souhaitent valoriser leurs
savoir-faire, diversifier leurs marchés, accroître leur compétitivité.
Cette opération s’adresse à des entreprises employant moins de
50 salariés et développant une activité industrielle de production,
de sous-traitance ou de service à l’industrie. Les candidatures sont
à déposer auprès du service Développement des industries de la
CCI de Toulouse (tél. 05.62.57.66.22),
[email protected]
Service
CCI
Fonds propres et prêts d’honneur
La CCI de Toulouse organisera son prochain Petit-déjeuner
du financement de l’entreprise sur le thème : « Renforcez
vos fonds propres grâce aux prêts d’honneur ». Rendezvous le jeudi 21 novembre, de 8h30 à 10h, au Fouquet’s
du casino-théâtre Barrière. Rappelons que les précédentes
sessions ont abordé l’optimisation de la relation avec
les banques, la prévention et la gestion des impayés,
le financement de l’immobilier d’entreprise.
www.toulouse.cci.fr
Formation Qualité :
Le management des processus
La CCI de Toulouse organisera du 1er au 3 octobre une
formation au management des processus et aux exigences
détaillées de la norme ISO 9001 version 2008. La formation comprend des apports méthodologiques, une lecture
commentée pas à pas de chaque exigence de la norme
ISO 9001, des exemples pratiques et des études de cas
d’entreprise. Chaque stagiaire recevra un support de cours
reprenant l’intégralité des visuels présentés.
www.toulouse.cci.fr
Le pack Entreprendre dans
les services à la personne
La CCI de Toulouse a créé un pack dédié aux porteurs
de projet, créateurs et dirigeants d’entreprise dans les
services à la personne. Il comprend des prestations
gratuites (entretien de diagnostic du projet et réunions
d’information) et des prestations payantes :
. 5 modules regroupés sur 2 jours (cadre juridique, dossiers
de déclaration et d’agrément ; gestion RH ; droit du travail ;
méthode de gestion de l’activité, démarche qualité) ;
. un rendez-vous individuel d’accompagnement au montage
du dossier d’agrément (demande ou renouvellement).
Prochaine session les 24 et 26 septembre (pack complet :
100 € TTC ; ateliers collectifs seuls : 70 € TTC).
www.toulouse.cci.fr
37 · juillet 2013 - diccit
magazine
carnet
TEXTOS > Le Toulousain Raoul Nabet a été réélu à la présidence de l’APST, l’association de garantie financière des professionnels
du tourisme. > Florence Vilmus a été nommée sous-préfète chargée de mission auprès du préfet de la Haute-Garonne et de MidiPyrénées. Elle était précédemment sous-préfète de Langres (Haute-Marne). > Thierry Le Friant, directeur général de l’entreprise
Malet (1 650 salariés), a été nommé premier vice-président de la Fédération régionale des travaux publics. > François Farré est le
nouveau consul de Croatie pour le Grand Sud. Les 9 et 10 avril, il a accompagné la visite à Toulouse (et notamment à la CCI) d’Ivo
Goldstein, ambassadeur de la République de Croatie en France. > Jean-François Monfraix est le nouveau directeur général du Medef
31, aux côtés du président Philippe Robardey. Ancien chef d’entreprise, Jean-François Monfraix, 46 ans, est titulaire d’un Mastère de
l’ESC Toulouse. > Anick Fabre, Denis Giuseppin et Frédéric Monségu sont les trois nouveaux greffiers en chef du tribunal de commerce
de Toulouse. > Odile Jankowiak-Gratton a été nommée directrice générale des services de l’INP Toulouse. Elle a succédé à Gilles
Boucher, devenu directeur exécutif du PRES Université de Toulouse. > Marie-Ange Boulesteix, médecin à Cahors, a succédé à l’avocat
toulousain Jean-Marie Bédry à la présidence de l’UNAPL Midi-Pyrénées.
Joël Echevarria et
La Compagnie Riquet
Gilbert Casamatta
président de l’IRT-AESE
© David Bécus
L’Institut de recherche technologique Aéronautique – Espace – Systèmes embarqués a
été officiellement installé le 23 mars à la préfecture de région. Gilbert Casamatta, ancien
président du PRES Université de Toulouse, en
a été élu président avec à ses côtés, au sein
du bureau, deux autres représentants du secteur public et trois représentants du privé :
Joël Bertrand (CNRS) et Marc Pircher (Cnes) ;
Charles Champion (Airbus), André Benhamou
(Liebherr, président de l’association Tompasse) et Eric Bachelet (Safran), en charge des
finances de l’IRT.
Toulouse vient de rejoindre le club des grandes métropoles disposant
d’un think tank territorial avec La Compagnie Riquet. Cette association
a été fondée par neuf représentants de la « société civile », dont Joël
Echevarria (directeur délégué de TSE) et Jean-Christophe Giesbert (Giesbert & Associés). Objectif : enrichir le débat public sur des thématiques
telles que la politique de la ville, le développement économique, les
enjeux socio-culturels, l’attractivité internationale, les défis environnementaux, les questions d’éducation… La Compagnie Riquet se présente
donc comme un centre d’études et de recherche indépendant, ni partisan, ni corporatiste, dédié à des thématiques locales transverses, mêlant
des enjeux sociaux, sociétaux et économiques. « Il s’agit de construire
du lien dans une société qui se fracture », explique Joël Echevarria, le
président de La Compagnie Riquet, « et de produire et partager des
réflexions en éditant des contenus et en organisant des conférences
publiques, y compris avec les candidats aux prochaines élections municipales et européennes. Nous entendons organiser notre première Université d’été en juillet 2014 et La Compagnie Riquet a vocation à devenir
une référence en matière d’animation citoyenne et politique, avec une
large ouverture aux femmes, aux jeunes et à la diversité des profils. »
diccit - juillet 2013 · 38
Nominations
à la CCI de Toulouse
Gérard Liberos, patron de la Socorem (Ramonville Saint-Agne) et membre titulaire de la CCI
de Toulouse, a été réélu premier vice-président
national de la Fédération des sociétés coopératives (Scop) du BTP.
Jean-François Sautereau, conseiller technique
de la CCI de Toulouse et ancien président de
l’Université Paul Sabatier, a été élu président de
la Fédération française du sport universitaire
Jean-François Guillon a été nommé conseiller technique de la CCI de Toulouse. Il avait
démissionné du poste de membre titulaire en
raison de son départ en retraite. Jean-François Guillon est membre du bureau de l’Umih
31 où il s’occupe de la branche Hôtellerie
avec Frédéric Michel.
magazine
carnet
Richard Gabry fête
les 20 ans du CSA
Le CSA (Club Stratégies Achat) de la CCI
de Toulouse a fêté ses 20 ans le 20 mars,
à l’issue du Forum de l’industrie. Richard
Gabry, son président, a rappelé toutes les
actions menées par ce club pour améliorer
les relations grands comptes – fournisseurs
et les priorités de sa présidence engagée en
mars 2012 : favoriser les échanges entre
industriels, engager de nouveaux axes de
réflexion (par exemple sur les achats de
proximité) et faire aboutir les réflexions et
travaux du club sur des résultats tangibles
et pragmatiques, pouvant être directement
mis en œuvre chez chacun des adhérents.
La soirée anniversaire du CSA s’est
déroulée avec la participation de Philippe
Berna, président fondateur de Kayentis,
président du Comité Richelieu (association
française de PME de haute technologie) et
vice-président de Pacte PME.
© David Bécus
L’Umih se choisit
un nouveau visage
L’Umih 31 fédère 800 entreprises qui emploient plus de 12 000
professionnels en Haute-Garonne et Ivo Danaf a placé son mandat de
3 ans sous le signe de l’ouverture et de la pédagogie : « Je souhaite
un réel dialogue avec les institutions et différentes organisations
du département. Je me donne aussi pour mission de mieux faire
comprendre aux adhérents le rôle de l’Umih. Enfin, trois dossiers
me semblent prioritaires : le caractère inaccessible des normes sur
l’accessibilité, l’ampleur du para-commercialisme et du commerce
illégal - ampleur particulièrement insupportable en temps de crise –,
l’indispensable renégociation avec les centrales de réservation pour
l’hôtellerie indépendante. »
Ivo Danaf, 46 ans, a fait des études de droit avant de se lancer
dans la restauration et les discothèques, avec des enseignes qui
ont marqué la vie toulousaine de ces vingt dernières années :
Le Fiel, La Strada, Le Théâtro, La Cinecita, Le Purple…
Marie-Elisabeth Borredon,
nouvelle DRRT
© David Bécus
Ivo Danaf est le nouveau président de l’Umih 31. Il a succédé à Guy
Pressenda (12 ans de mandat) avec à ses côtés, au sein du bureau :
Tony de Rus Manenc et Bernard Courrèges (vice-présidents), Pierre
Cousture (secrétaire général), Jean-Michel Giraud et Thomas Fantini
pour les restaurateurs, Jean-Marie Cadieu et Philippe Guarnoni
pour les cafés-bars-brasseries, Jean-François Guillon et Frédéric
Michel pour les hôteliers, Raymond Gois pour le Comminges, Michel
Montsarrat pour le Luchonnais, Bernard Bosc pour les contrôles
fiscaux et les terrasses, Sandrine Pelata et Bénédicte Gineste pour
le secrétariat administratif, Laury Quadrado pour la formation.
Marie-Elisabeth Borredon est la nouvelle
déléguée régionale à la recherche et à la
technologie (DRRT). Ingénieur chimiste de
formation, elle est particulièrement attachée
à la diffusion et à la valorisation de la culture
scientifique : elle a notamment présidé le
Critt Catar et assuré la vice-présidence de
l’INP Toulouse pour les partenariats. Depuis
octobre 2012, elle était chargée de mission
« Enseignement supérieur, Recherche et
Transfert » au Sgar (Secrétariat général aux
affaires régionales).
39 · juillet 2013 - diccit
magazine
tribune
TEXTOS
Membre de la Fondation Agir Contre l’Exclusion, le club FACE Grand Toulouse est
présidé par Daniel Leclercq, délégué au
Développement régional du Groupe La
Poste : « Nous rassemblons plus de cent
entreprises très diversifiées (tant par leur
taille que par leur activité) mais toutes
mobilisées autour des valeurs communes
de solidarité, d’égalité des chances et
d’égalité de traitement. Notre objectif est
de permettre à l’entreprise de combiner
démarche citoyenne et intérêts économiques. Nous travaillons en partenariat
avec les collectivités locales et l’Etat qui
soutiennent notre démarche. Notre force
est d’associer les acteurs publics et les
acteurs économiques dans un but de plus
grande cohésion sociale. Pour animer
notre réseau, une équipe de 7 professionnels crée un contact privilégié avec nos
© David Bécus
« Un club mobilisé
contre l’exclusion »
partenaires et assure un suivi individualisé
des personnes en recherche d’emploi. Nous
aidons nos entreprises à la mise en œuvre
de leurs enjeux : recrutement, valorisation
des métiers, mise en place de la diversité
et lutte contre les discriminations.
www.face-grand-toulouse.org
Les clubs d’entreprises
ont la parole
« Expérimenter une gouvernance
ouverte et participative »
« Echanges, convivialité
et valeurs rugbystiques »
L’association La Mêlée (550 adhérents) a
renouvelé son bureau en le constituant
de 3 co-présidents et 6 vice-présidents.
Explications des 3 co-présidents, Philippe
Coste, Edouard Forzy et Alix Howard :
« Le développement des réseaux sociaux
et l’arrivée des générations hyperconnectées ont bousculé les structures
pyramidales très hiérarchisées. Fidèles
à notre tradition d’innovation sur les
usages et le numérique, nous souhaitons
expérimenter, pendant un an, une
gouvernance plus ouverte et participative,
avec une véritable équipe, un pack soudé,
plutôt qu’une somme d’individualités ».
www.lamelee.com
Lancée en 2008, La Mêlée Ouverte est le
club d’entreprises lié au BSCR (Blagnac
Sporting Club Rugby). Il regroupe plus de
340 membres sous la présidence de Michel
Roudière, dirigeant de la société 2CPE
(toitures, ossature bois et photovoltaïque,
Toulouse Thibaud) 
: « 
Notre club permet
à chaque adhérent de soutenir le BSCR et
aussi, à travers nos réunions mensuelles,
de rencontrer d’autres chefs d’entreprise et
décideurs et de développer ainsi son réseau
relationnel. Nos échanges se font à la lumière
des valeurs rugbystiques : convivialité,
amitié, engagement, loyauté, respect de
l’autre et respect de la parole donnée. »
www.la-melee-ouverte.fr
diccit - juillet 2013 · 40
Le CMRH Grand Sud-Ouest
(www.cmrh.fr) organisera sa 5e soirée
de gala annuelle le vendredi
15 novembre au Théâtre du Capitole,
avec notamment l’Orchestre
symphonique du conservatoire
de Toulouse. Cette soirée au profit
de l’Unicef sera donc au carrefour
de trois univers : l’entreprise,
l’éducation et la culture.
Les DCF Toulouse (www.dcf31.com)
participent à la 8e édition
de la Semaine nationale de
la performance commerciale, sur
le thème de l’humain dans la fonction
commerciale. Les lauréats nationaux
seront connus le 17 septembre
à Paris, lors de l’université de rentrée
des Dirigeants commerciaux
de France.
La JCE Toulouse (www.jce-toulouse.
com) relaie l’opération nationale
Jisolou (réduction des déperditions
thermiques des bâtiments).
Elle a accompagné le Sicoval dans
un diagnostic thermographique
réalisé par un hélicoptère équipé
d’une caméra infrarouge et elle
organisera un salon de restitution
de ce diagnostic les 11 et 12 octobre
à Diagora-Labège. L’objectif de
la Jeune chambre économique est
de concilier croissance économique
et préservation de l’environnement.
Le CEM (Club d’entreprises du
Muretain, www.cem.asso.fr) a tenu
son assemblée générale le 28 mars.
Hervé Pacquetet (Cap Pays Cathare)
a été réélu président. A ses côtés,
au sein du bureau : Jérôme Martres
(Malet), Jean-Bernard Lonzième
(Aramis Télécom), Jean-Charles
Mazières (Aviva Assurances),
Alain Léoni (Euralis) et Norbert Roca
(Courtage Occitan).
© Dominique Delpoux.
© Denise Demarziani.
© David Bécus
© Dominique Delpoux.
© Dominique Delpoux.
5
© David Bécus
6
7
1 - La Nuit de l’orientation a attiré plus de 2 400 collégiens
et lycéens, parfois accompagnés de leurs parents, pour sa
deuxième édition qui s’est tenue le 15 mars au Palais consulaire. • 2 - Au Mipim (Marché international des professionnels
de l’immobilier, à Cannes), la CCI de Toulouse a coordonné la
présence de notre aire urbaine sous la bannière So Toulouse,
So Attractive. • 3 - Le Salon des services à la personne a reçu
près de 2 000 visiteurs (soit une progression de 11 %) pour sa
4ème édition, le 21 mars à Toulouse, avec la participation de
la CCI de Toulouse. • 4 - Le mécénat était le thème de l’AG de la
CCI de Toulouse du 29 mars. Le président Alain Di Crescenzo et
Pierre-Marie Collet, conseiller en charge du mécénat, ont reçu
Olivier Tcherniak (Admical), Francis Grass (Aïda) et Mathé Perrin (Festival international d’art de Toulouse).• 5 - C’est en l’honneur de l’Allemagne que la CCI de Toulouse et le Lions Club
Toulouse Nation ont organisé leur soirée internationale 2013,
le 25 mars au Palais consulaire. • 6 - Le salon Rendez-vous en
France s’est tenu pour la première fois à Toulouse les 26 et 27
mars avec la ministre Sylvia Pinel et de près de 900 tour-opérateurs de plus de 60 pays. • 7 - Pour renforcer son accompagnement des entreprises, la CCI de Toulouse a approfondi ses
partenariats avec l’Ordre des avocats du barreau de Toulouse,
la Chambre interdépartementale des notaires et l’Ordre des
experts-comptables.• 8 - Pour la 3e Semaine de l’industrie, le
Village de l’industrie a accueilli 8 800 visiteurs du 21 au 23
mars place du Capitole, à l’initiative de l’UIMM Midi-Pyrénées
et avec la participation de la CCI de Toulouse.
© Dominique Delpoux.
© David Bécus
3
évènements
1
4
2
8
41 · juillet 2013 - diccit
synergies
parole d’expert
Densité culturelle
et performance économique
© E. Jansen.
Dans la période de crise que nous traversons actuellement, sans doute certains
se posent la question du bien-fondé de
financer des manifestations culturelles.
Le sociologue philosophe américain Richard Florida a établi une théorie selon
laquelle il y a une corrélation très claire
entre la densité culturelle d’une région et
sa performance économique. Par ailleurs,
une étude réalisée pour le forum d’Avignon avec comme exemple 32 villes à travers divers pays a prouvé que même le
chômage est moins important dans les régions qui ont une forte activité culturelle.
Marie-Thérèse Perrin a créé le
Printemps de Cahors en 1991
et a souhaité l’implanter à Toulouse
en 2001, en le renommant
Le Printemps de Septembre.
En tant que présidente fondatrice
du First (Festival international d’art
de Toulouse), elle entend contribuer
davantage au rayonnement
international de Toulouse.
Après des études de communication et quelques
années passées au service de presse de grandes
maisons de disques, Marie-Thérèse Perrin crée
sa propre agence de communication spécialisée
dans les relations presse, publiques ainsi que
l’événementiel ayant pour clients des tours opérateurs, des chaînes d’hôtels prestigieuses
ou encore des marques de luxe. Dès 1991,
à la création du festival, elle a su imposer
une vision très singulière de la création
contemporaine, en s’entourant de personnalités
très diverses afin d’innover en permanence et
programmer des artistes connus ou en devenir.
http://marie-therese-perrin.com/
diccit - juillet 2013 · 42
Ce succès démontre l’intérêt croissant du
public pour des évènements culturels de
ce type, et l’on peut légitimement penser
que son rayonnement au-delà des frontières du territoire contribue à renforcer
l’attractivité et le dynamisme de la Ville.
En 2013, j’ai mené une réflexion pour amener le festival sur un plan plus international.
Le Festival international d’art de Toulouse
a ouvert ses portes le 24 mai dernier en
recentrant son parcours dans des sites
prestigieux de la ville. Il est essentiel pour
une manifestation comme la mienne que
L’association d’une entreprise
avec un évènement culturel de
pointe ne peut que profiter à tous.
Quand j’ai créé le Printemps de Cahors en
1991 dans le but d’offrir aux habitants d’un
département très reculé, peu accessible
et pauvre en propositions culturelles, une
manifestation de haut niveau à la portée
de tous, je ne soupçonnais pas l’ampleur
des retombées de l’évènement sur la ville.
Une étude de marché a démontré en effet
la manne économique que représentait
le festival et Cahors a gagné en quelques
années une notoriété qu’elle n’avait jamais
connue jusqu’ici. J’ai souhaité implanter le
festival à Toulouse en 2001. Bien que beaucoup évaluent l’art contemporain comme
une pratique inaccessible et réservée à une
élite, il s’est avéré, très rapidement, que Le
Printemps de Septembre (renommé à l’occasion de son transfert) fédérait un très large
public – jusqu’à 170 000 visites ont été décomptées en trois semaines d’exploitation.
les entreprises du territoire la soutiennent.
Au-delà des apports financiers ou en nature,
l’association d’une entreprise générant une
activité économique à Toulouse avec un
évènement culturel de pointe ne peut que
profiter à tous et contribuer à identifier et
faire rayonner la ville de Toulouse à l’extérieur.
Redéfinir les contours identitaires de Toulouse, en faire un territoire attractif et reconnu mondialement pour son patrimoine
exceptionnel et son potentiel culturel, voilà
le défi auquel je souhaite participer dans les
années à venir.
magazine
after hour