DOSSIER POMPEI - corrigé - Collège Simone Signoret

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DOSSIER POMPEI - corrigé - Collège Simone Signoret
Ecris ton nom ici
MON LIVRE DE
POMPEI
Colle ici une photo
( du Net ou l’une des photos que tu prendras en Italie, à Pompéi )
Collège d’Aubevoye – Classe de …. - 2012
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
L’ERUPTION DU VESUVE
Identifiez sur la carte le Vésuve et les villes de Pompéi, Naples et Herculanum.
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3
1
2
n°
(Placez les numéros au-dessous de chaque nom, dans le tableau placé sur la ligne ci-dessus.)
Répondez aux questions ci-dessous en double-cliquant sur les points rouges puis en
écrivant votre réponse (qui doit s’inscrire en rouge à la place des points).
1. Quelle est la date de l’éruption du Vésuve ? 24 août 79 après J.-C.
2. Qui était Empereur de Rome à ce moment-là ? Titus
3. Quel écrivain latin a raconté l’éruption en détails dans une lettre ? Pline le Jeune
4. Pompéi et Herculanum n’ont pas disparu de la même manière. Complétez les phrases cidessous en expliquant de quelle façon la cité a disparu :
Pompéi fut ensevelie sous les cendres éjectées par le Vésuve.
Herculanum fut recouverte par la nuée ardente (coulée pyroclastique).
5. Combien d’habitants environ abritait Pompéi ? Entre 10 et 15.000
6. Combien d’habitants environ abritait Herculanum ? Environ 5000
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
LES FOUILLES DE POMPEI
Complétez le texte ci-dessous grâce à Internet (l’article Wikipedia fournit toutes les
réponses sauf une, concernant Goethe – à chercher donc ailleurs).
L’affaire Ménandre - Morts mystérieuses à Pompéi (1e partie)
Pompéi sombre peu à peu dans l’oubli au cours des siècles qui suivent l’éruption
dévastatrice. Ce n’est qu’au début du XVIIIe siècle que l’on découvre ses ruines. Ainsi que
ses trésors : des monnaies, des bijoux, des fresques. Les rois de Naples sont enthousiasmés.
Sans prendre la moindre précaution, Charles de Bourbon puis son fils, Ferdinand IV, font
procéder à des fouilles pour récupérer les objets de valeur.
L’intérêt pour l’Antiquité connaît alors son essor dans les milieux cultivés européens.
Mozart visite Pompéi en 1770, Goethe en 1787 . Ce dernier déclare en découvrant les ruines
que l’on ne peut être que « stupéfait par le côté exigu et peu étendu » de cette ville. Il faudra
attendre encore un siècle avant que des travaux scientifiques ne soient entrepris de façon
systématique. A partir de 1863 , Giuseppe Fiorelli , directeur du Musée national de Naples
et directeur des fouilles à Pompéi et à Herculanum, procède au déblaiement des maisons par
leur partie supérieure. Il fait aussi réaliser des moulages en plâtre des victimes. Mais un
ensemble reste à l’écart des fouilles, dans l’îlot (insula) I-10 : la maison de Ménandre – qui
doit son nom à l’une des fresques représentant le poète comique grec Ménandre. Ses
vestiges ne sont mis au jour qu’à partir des années 1920, par l’archéologue Amedeo Maiuri
. Celui-ci y découvre des occupants, mais aussi un véritable trésor d’argenterie. Lequel reste
un mystère à l’heure actuelle. Ce nouveau directeur des fouilles fait dégager, à grand
rythme, maison après maison. Ses travaux seront les derniers d’une telle ampleur. Depuis
cinquante ans ne sont plus réalisées que des fouilles assez modestes.
D’autres scientifiques s’intéressent aussi à la maison de Ménandre, comme l’Anglais
Roger Ling dans les années 1970, puis l’archéologue italienne Grete Stefani. Mais eux non
plus ne parviennent pas à révéler l’identité des victimes retrouvées dans cette villa.
Angelika Franz, National Geographic France n°148, janvier 2012.
Collez ici une photo de la maison de Ménandre (choisissez de préférence une photo
provenant de telefonika ou du national geographic).
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
LES MOULAGES DES CORPS
C’est l’époque où [l’archéologue] Fiorelli invente une
méthode de moulage des corps : localisant un corps à
partir de débris d’os, il envoie du plâtre liquide par un
petit conduit jusqu’à occuper l’intégralité du vide ; en
effet, les cendres volcaniques s’étaient solidifiées
autour des corps des humains et des animaux,
épousant leurs formes, dessinant en creux le moindre
pli de leurs vêtements, le moindre tressaillement de
leurs muscles…
Robert Etienne, Pompéi, la cité ensevelie,
Découvertes Gallimard, 1987.
Sur cette page, collez des
photos de moulages de corps
réalisés à Pompéi.
Vous donnerez une légende à
chaque photo, en expliquant ce
qu’on y voit (un homme ou un
animal, enfant ou adulte, un
morceau
d’os,
une
position
particulière,
les
détails
des
vêtements ou des corps…).
Chaque photo doit être accompagnée
de la référence du site où vous l’avez
trouvée.
On voit ici le moulage d’un
homme réfugié contre un mur.
Sa position montre qu’il
s’appuyait sur un amas de
cendres au moment où il est
mort.
Origine de la photo : le site maplanete.com, http://maplanete.com/blog/view/id_2510
6/title_Pompei/
Ce moulage d’un crâne montre
le squelette préservé dans la
roche durant 2000 ans, et
enveloppé ensuite par le plâtre
pour réaliser le moulage.
Origine de la photo : le site
routard.com,
http://www.routard.com/photos/
italie/23258moulage_de_corps.htm. La
photo est ©Joel McMurray
(avril 2005).
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
LA DATE DE L’ERUPTION
Et si l’éruption avait eu lieu à l’automne ?
Le 24 août 79 est généralement retenu pour dater le
dernier jour de Pompéi. Une récente étude, nourrissant
une polémique ouverte depuis 1797, a remis cet acquis
en question. Et si le Vésuve était entré en éruption à
l’automne 79 ?
En effet, certains manuscrits du texte de Pline ne
mentionnent pas le neuvième jour avant les calendes de
septembre (c’est-à-dire au mois d’août, dans notre
calendrier), mais avant celles de novembre, ce qui
placerait l’éruption à la fin du mois d’octobre.
De plus, la découverte de dolia, grosses jarres scellées
contenant du vin à peine pressé, et de braseros destinés
à chauffer les maisons appuierait cette datation
automnale.
Enfin, l’étude des graines (chanvre, laurier), plantes
(fourrage, herbe en foin) et fruits (noix, figues, alises,
olives) trouvés à Pompéi conforterait cette hypothèse.
Les historiens devront peut-être bientôt retarder la date
de l’éruption de deux mois…
Sur cette page, collez des
photos représentant les
objets cités dans ce texte :
dolia,
braseros,
fruits
brûlés.
Chaque
photo
doit
être
accompagnée d’une légende et de
la référence du site où vous l’avez
trouvée.
Nicolas Monteix in L’Histoire, juin 2004.
Ci-dessus : un dolium à Pompéi.
Source de l’image :
http://www.pompeiiinpictures.net/r2/2%2008%20
06%20p2.htm
Ci-contre : un champ de dolia à Pompéi.
Source de l’image ci-contre :
http://www.tazbahn.net/index.php?tag/Romain
Ci-dessous : un brasero retrouvé dans la maison
de Julia Felix à Pompéi. Source de l’image :
http://en.wikipedia.org/wiki/File:Brasero_de_Pom
peya.jpg
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
LES RUES DE POMPEI
La chaussée est faite de blocs polygonaux de calcaire
ou de trachyte, solidement jointoyés. Les
déplacements sont donc aisés pour les piétons qui, en
cas de pluie, peuvent traverser à pied sec sur de
grosses pierres ne laissant entre elles qu’un passage
pour les roues des chars.
Robert Etienne, Pompéi, la cité ensevelie,
Découvertes Gallimard, 1987.
Sur cette page, collez des
photos des rues de Pompéi,
dont une photo montrant
clairement un « passage
piétons » avec les espaces
pour les roues des chars.
Donnez une légende à chaque
photo et indiquez la référence
précise du site où vous l’avez
trouvée.
Rue de Pompéi bordée de maisons à
encorbellement. On voit ici un passage
piéton et une fontaine.
Source de l’image : http://www.crdpstrasbourg.fr/main2/albums/pompei/ind
ex.php?img=6&parent=65
Deux touristes traversent cette rue de
Pompéi en utilisant un antique passage
pour piétons. L’espace entre les pierres
était calculé pour permettre le passage
des roues des chars.
Source de l’image : http://crdp.acbesancon.fr/arelab/phttq_pompei.htm
Rue de Pompéi.
Source de l’image :
http://www.archeologiesenchantier.ens.
fr/spip.php?article20, photo ©Mathilde
Carrive.
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
CHERCHEZ… ET TROUVEZ !
Grâce au Net, dites à quel endroit précis de Pompéi correspond chaque photo.
Rédigez à droite de l’image une légende sur le modèle suivant :
- en titre, ce qui est représenté sur la photo ;
- en texte, l’explication de ce qu’était cet endroit.
Difficulté : niveau 1
Thermopolium au laraire
Le thermopolium est une boutique où l’on vendait
nourriture et boisson, conservées dans les jarres
du comptoir. Au bout du comptoir, un laraire est
peint sur le mur.
Difficulté : niveau 2
Le Grand Théâtre
Le Grand Théâtre, placé à côté du petit théâtre ou
Odéon, accueillait des représentations de pièces
de théâtre.
Difficulté : niveau 3
Le temple d’Apollon
On voit au premier plan l’autel, placé au pied du
podium menant au temple d’Apollon, tout près du
Forum de Pompéi.
Difficulté : niveau 3
Le forum
Le forum est le lieu de réunion de la cité, où l’on
trouve des bâtiments consacrés à la vie politique,
au commerce et à la religion. Au fond, on aperçoit
les colonnes et le podium du temple de Jupiter. A
l’arrière-plan se dessine le Vésuve.
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
Difficulté : niveau 1
Une rue de Pompéi
Dans cette rue, bordée de trottoirs, on voit un
passage pour piétons et une fontaine publique.
Difficulté : niveau 3
Statue du Faune
Cette statue de Faune – créature mi-homme mibouc qui accompagnait le dieu Bacchus – ornait le
bassin de l’atrium de la Maison du Faune.
Difficulté : niveau 2
La fresque de la Villa des Mystères
Cette fresque orne les murs de la Villa des
Mystères, à qui elle donne son nom. Elle
représente la préparation d’une jeune femme pour
son mariage ou, selon certains, une cérémonie
secrète (Mystère) en l’honneur de Bacchus.
Difficulté : niveau 1
L’amphithéâtre
Dans l’amphithéâtre se déroulaient des combats
de gladiateurs, ou des combats contre des
animaux.
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
MYSTERE A POMPEI : JOUEZ LES DETECTIVES
Squelettes et pioches de la maison de Ménandre, © National Geographic, photographie de Berthold Steinhilber
L’affaire Ménandre - Morts mystérieuses à Pompéi (2e partie)
(suite de la page 3)
C’est un cas épineux. Dans les années 1920, les fouilleurs de l’équipe d’Amedeo Maiuri
y ont dénombré dix-huit corps : dix dans le couloir, entre les pièces nobles et le logement
des esclaves, trois dans l’écurie, deux dans la chambre de l’intendant du domaine. Qui
étaient ces morts ? Des membres de cette riche famille de propriétaires ou bien leurs
esclaves logés tout à côté afin d’être toujours disponibles ? Surtout, derrière l’entrée d’une
salle à manger, on a retrouvé trois autres corps, à côté de pics et de pioches. Mystère !
Pourquoi y avait-il des outils auprès de ces cadavres ? Ces gens étaient-ils des habitants
de la maison ? Et, sinon, qu’y faisaient-ils ? S’agissait-il de pillards à la recherche de
trésors, dont parlent les sources antiques ? « Savaient-ils qu’il y avait de l’argenterie dans
la cave de cette demeure ? », s’interroge [l’archéologue Jens-Arne] Dickmann. Pour
élucider ces questions, il s’appuie sur les rapports de fouilles et les publications de
collègues. Son principal outil est son expérience. Son savoir-faire, c’est sa capacité à
recombiner les connaissances précédentes avec ses propres observations.
[…]
Agenouillé sur le sol de l’une des pièces, Jens-Arne Dickmann mesure un trou dans le
mur à l’aide d’un mètre pliant. On tombe sur ces ouvertures partout à Pompéi : des brèches
ovales percées dans les murs, tout juste assez larges pour permettre à un homme de s’y
glisser. C’est par là qu’entraient et sortaient les pillards, se frayant un chemin à travers les
cendres et les lapilli – des fragments de lave et des scories. « Quelque temps après
l’éruption du volcan, une commission créée tout exprès à Rome a opéré le transfert de
statues et de colonnes, de poutres et de parements, précise Dickmann tout en jetant un œil
par le trou dans la pièce voisine. Les auteurs antiques Dion Cassius et Suétone nous
renseignent même sur les coupables : les curatores Campaniae restituendae, nommés parmi
les sénateurs et les anciens magistrats, qui avaient pour tâche d’organiser la reconstruction
des villes encore habitables autour de la région du Vésuve. » […] « Certains pillards
appartenaient probablement à des bandes organisées assez importantes », avance
Dickmann.
(La suite en page suivante)
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Dossier réalisé par T. Le Peut - 2012
Avez-vous bien lu l’encadré précédent ? Pour le prouver, répondez à ces questions :
1. Comment s’appelle l’archéologue qui enquête sur les morts de la maison de Ménandre ? Jens-Arne
Dickmann
2. Combien de corps a-t-on retrouvé dans cette maison ? 18
3. Quel détail insolite intrigue l’archéologue au sujet des trois derniers morts découverts ? Ces corps
ont été retrouvés à côtés de pics et de pioches.
4. Qui pouvaient bien être ces trois morts ? C’étaient peut-être des pillards venus après
l’ensevelissement de Pompéi.
5. Quel était le rôle de la commission créée à Rome après l’éruption du Vésuve ? Son rôle était
« d’organiser la reconstruction des villes encore habitables autour de la région du Vésuve ».
Et une dernière question, dont la réponse ne se trouve pas dans le texte :
6. L’expression curatores Campaniae restituendae signifie « responsables de la reconstruction de la
Campanie » : qu’appelle-t-on la Campanie ? C’est la région de l’Italie qui contient Naples, Pompéi
et Herculanum.
***
Dans la suite de l’article du National Geographic, saurez-vous tirer les mêmes
conclusions que l’archéologue, en complétant ses deux phrases laissées
inachevées ?
L’affaire Ménandre - Morts mystérieuses à Pompéi (3e partie)
(suite de la page 9)
L’un des squelettes est visiblement plus petit que les deux autres : un enfant ou un
adolescent accompagnait les voleurs lors de leur expédition. Pour Dickmann, cela est tout à
fait logique : « Ils ont emmené des enfants parce que ceux-ci sont moins grands et moins
lourds. Ils pouvaient ainsi passer par des ouvertures beaucoup plus étroites et leur poids
risquait moins de provoquer des éboulements de gravats. »
L’archéologue passe la tête par l’un des trous et désigne les bords de l’ouverture : « Vous
voyez, ce côté-ci est nettement plus large que l’autre. C’est donc d’ici qu’ils ont ouvert le mur
à coups de pioches. » Avec précaution, il passe un doigt tout près d’une brèche : « Et ici,
manifestement, ils ont tapé à côté. » En étudiant la direction des coups de pioche et l’enfilade
des trous, on peut retracer le cheminement des brigands à travers la maison de Ménandre.
Dickmann a relevé trois parcours différents.
Parfois, pourtant, les trous sont si petits que même un enfant n’aurait pas pu s’y glisser.
« Ce n’étaient sans doute que des lucarnes permettant de voir rapidement si la pièce de
l’autre côté du mur était vide ou bloquée. »
Angelika Franz, National Geographic France n°148, janvier 2012.
Une dernière question : si ces trois morts sont bien des pillards entrés dans la maison
après l’éruption du Vésuve, comment expliquez-vous qu’ils soient morts là, alors que la
catastrophe était terminée ? Ils ont sans doute été pris dans un éboulement alors qu’ils
exploraient la maison.
L’un des murs peints de la maison de Ménandre. Au fond, à
droite, l’un des trous par lesquels les pillards ont pu pénétrer
dans la maison. (Photo Berthold Steinhilder, © National
Geographic)
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