BON ANNIVERSAIRE LES TONTONS FLINGUEURS !

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BON ANNIVERSAIRE LES TONTONS FLINGUEURS !
BON ANNIVERSAIRE LES TONTONS FLINGUEURS !
FLASH DE DERNIÈRE MINUTE
Sale temps pour chialer, le papa des
tontons Georges Lautner a cané ce
22 novembre. Même pas le temps de
voir les cinquante piges des tontons
flingueurs ! Georges a préféré rejoindre
le terminus des prétentieux, en toute
discrétion, sans tapage et sans bougie
et retrouver ses compères pour nous
refaire un remake, comment on dit de
nos jours, mais du paradis, ou c’qu’il en
reste.
Bon vent l’ami !
T
AVERTISSEMEN
MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013
la BDSL a choisi de célébrer de manière originale les 50 ans de la sortie du film
«Les tontons flingueurs». La BDSL a donc repris le principe de ses bibliographies qu’elle
publie tous les ans, mais en modifiant la forme. Nous avons donc écrit « à la Audiard».
Bon anniversaire les Tontons et bonne lecture!
Là puisque je vous dis que je me suis trompé !!
Seulement trompé ou pas, maintenant le
voilà le dossier !! Et laissez-moi vous dire que
vous vous préparez des nuits blanches, des
migraines, des nervousses brékdones (nervous
breakdowns) comme on dit de nos jours.
Et pourquoi ça, hein, j’vous l’demande ?
Parce que ça fait 50 piges qu’on sait toujours
pas si y’a d’la pomme ou d’la betterave… Tout
ça ne s’rait jamais arrivé si l’Mexicain était
pas retourné caner au pays…Il a raison Louis,
les Amériques c’est bon pour prendre du
carbure, mais question de laisser ses os y’a pas
mieux que le cimetière de Pantin.
Mais non, vous n’y êtes pas ! Tout ça ne s’rait
pas arrivé si Le Voyage était pas tombé sur
la tête du p’tit Michel ! Enfin, quoi il aurait
dû s’méfier Michel de ce médecin de banlieue,
qu’avait beaucoup voyagé surtout en Europe
du Nord, qu’avait tâté de la paille, était devenu
nationalement indigne à cause de ses écrits et
de ses mots, insultant son génie…Mais quand
on admire, alors là…
Alors nous, à la BDSL, pour fêter l’anniversaire, on a décidé de vous présenter un p’tit
dossier sur les Tontons façon Audiard. Dans
le baveux, vous retrouverez la nécro de tous
ces guignols – enfin pour ceux qui ont été renvoyés à la maison mère –, des analyses politiques, une rubrique internationale, des petites
annonces façon Tontons, une recette façon
Tontons, le courrier des lecteurs sans oublier
les mots croisés.
Après ça, j’vous l’dis, le bizarre aura plus de
secrets pour vous !
Bardamu
Rédacteurs :
Jérôme, Eric,
Pauline, Chantal
Christelle, Claudine,
Marc, Ophélie, Anne
Bibliothèque de
Saône-et-Loire
BDSL
81, chemin des Prés
71850 Charnay-lesMâcon
Tél. 03 85 20 55 71
[email protected]
P2 - LE CANARD FLINGUEUR
1963 est une drôle
d’année, n’est-ce pas
Herr Lautner ?
Ça avait pourtant bien démarré
avec la signature du Traité d’amitié franco-allemand à l’Elysée
entre de Gaulle et le chancelier
allemand Konrad Adenauer, qui
allait d’ailleurs casser sa pipe
quelques mois plus tard. D’ailleurs, je me demande : vous seriez pas un peu précurseur du
couple franco-allemand, vous
M’sieur Lautner ? Sortir votre
film franco-germano-italien la
même année, avec deux acteurs
allemands, c’est sûr c’est ce qui
s’appelle avoir du flair.
Ah ! Bien sûr, l’Occup’ est pas
très loin, et vous en profitez
pour régler une dernière fois vos
comptes avec les Allemands.
L’Occup’ c’est l’époque de Jo
le trembleur qui dispersait les
divisions de Panzer à coup de
limonade.
Donc les Fritz sont devenus vos
amis, sauf moi, parce que je
veux ma part du gâteau et que je
regrette la défaite de Stalingrad.
Faut dire qu’il a raison le Paul
Volfoni quand il dit que les diplomates prendraient plutôt le pas
sur les hommes d’action. L’époque
serait aux tables rondes et à la
détente. Le téléphone rouge est
installé entre Washington et Moscou à la fin de l’été 1963. Avant
de s’faire dézinguer au pays des
cowboys, le 22 novembre, 5 jours
avant la sortie en France des
Tontons, JFK nous fait l’aumône
d’un scoop « Ich bin ein Berliner »
et règle la seconde crise de
Berlin.
Tout va mieux, l’Empire français n’existe plus, on a décolonisé à tout va. Mais la nostalgie
est là. Restent les souvenirs de
la petite taule de Bien Hoa, pas
tellement loin de Saïgon. «Les
volets rouges»... et la taulière, une
blonde comac... Comment qu’elle
s’appelait, nom de Dieu ? Lulu la
Nantaise.
Théo
PETITES ANNONCES
You don’t speak english
and you want to learn
english. Yes sir !
Contact Sir Jean
le british!
P3 - LE CANARD FLINGUEUR
Explosion de joie
Le mariage de Patricia et d’Antoine
a été célébré hier en l’église de St
Germain-de-Charonne en région
parisienne, église réputée pour son
cimetière très bien fréquenté.
Fernand Naudin, gugus de Montauban, dit « Fernand l’emmerdeur »
pour les intimes, moitié mère poule
et moitié voyou, concessionnaire
d’une marque de matériel de travaux
publics à d’autres heures, devenu depuis peu oncle et tuteur de Patricia,
a pu in extremis assister au mariage
Ainsi Patricia fille de Suzanne dit
« Beau Sourire » élevée à Bagneux
dans la zone, vedette chez madame
Reine, prostituée, sous maitresse
d’un bordel, disparue on ne sait
quand, et de Louis dit « le Mexicain »
chef de bande, proxénète, propriétaire de tripots clandestins et fabricant d’alcool frelaté, interdit de
séjour sur le territoire national, décédé depuis peu.
s’est unie à Antoine fils d’Adolphe
Amédée Delafoy, haut fonctionnaire
de l’Etat dit « le président » et vice
président du FMI (fonds monétaire international), grand honnête
homme pas du tout ennemi des revenus annexes, porté sur la morale, les
soubrettes, la religion, et les jetons
de présence, grand collectionneur
d’œuvres d’art et de pendules.
La population remercie les familles
de l’explosion de joie liée à cet évé-
nement qui a ventilé et expulsé un
carrosse garé devant l’église, elle
affirme que ces gugus ne manquent
pas d’air ni de fantaisie.
« Le cave
s’est rebiffé
une dernière
fois….»
en 1957 un dictionnaire de
l’argot Le Petit Simonin
illustré, Le cave se rebiffe
(1954), Grisbi ou not grisbi (1955). Il est également
l’auteur Du mouron pour
les petits oiseaux (1963) et
de souvenirs Confessions
Albert Simonin a vu les
pissenlits pousser par la ra- d’un enfant de la Chacine en ce 15 février 1980. pelle (1977). Il travailla
re
« faites leur entend
renvoyez les
chanter les anges,
étentieux en
au terminus des pr
ec notre
toute discrétion av
x
nouveau silencieu
TONTON FLINGOS »
Romancier et scénariste
reconnu, Albert Simonin
a turbiné comme calicot,
fleuriste, fondeur, électricien,
négociant
en
perles, chauffeur de taxi
avant de devenir journaliste
puis
écrivain.
Devenu célèbre en 1953
pour la sortie de son premier bouquin Touchez pas
au grisbi, Albert Simonin a su reproduire dans
ses babillards le monde
des truands parisiens, et
notamment leur langage si
coloré et leur truculence.
Expert de l’argot, il publie
également en tant que scénariste et plusieurs de ses
babillards furent adaptés
au cinoche. Il participa
notamment au scénario
des Tontons flingueurs,
adapté de son roman Grisbi
or not grisbi. N’oublions
pas néanmoins le passé
trouble d’Albert Simonin et
sa condamnation, à la
Libération, à cinq ans de
gniouf pour son travail
au sein d’un journal collaborationniste durant la
Seconde guerre mondiale.
Il fut amnistié en 1954.
P4 - LE CANARD FLINGUEUR
Jean Lefebvre (Paul Volfoni),
cet ex-chanteur d’opéra, comique
dans la célèbre troupe des Branquignols, joue le petit frère de
Raoul, un dur à face lunaire
enclin au « jus de pomme », un
professionnel du crime qui sait
se ranger du côté de la force.
Francis Blanche (Maître Fo-
Lino Ventura (Monsieur Fernand), l’ancien champion d’Europe de lutte, découvert dans
Touchez pas au grisbi de Jacques
Becker, prête sa carrure de dur
taciturne tout en force contenue à un gars du « mitan »
rangé à Montauban. Rappelé
au chevet du caïd mourant (le
Mexicain), il hérite de la succession des « affaires » ainsi que de
l’éducation de sa fille Patricia :
« On ne devrait jamais quitter
Montauban.»
Bernard Blier (Raoul Volfoni),
cet élève de Louis Jouvet, joue
de sa silhouette ronde et inoffensive au visage fermé : un décalage réussi avec les dialogues
mordants d’ironie d’Audiard,
pour ce petit caïd méchant, fielleux et drôle, tout en contrastes.
lace), farceur incorrigible, poète
et père du canular téléphonique
et radiophonique ; il se glisse
naturellement dans le costume
sur-mesure taillé par Audiard :
un notaire véreux, amateur de
grisbi et de vitriol, gérant avec
scrupule les « affaires» et la
cave du Mexicain : « Le lion est
mort, les chacals se disputent
l’empire… ».
Robert Dalban (Jean, « my
name is John »), l’acteur au
palmarès de plus de deux cents
films, doubleur de Clark Gable
dans Autant en emporte le vent
nous réconcilie avec la langue
de Shakespeare (façon Assimil)
d’un perceur de coffre reconverti en majordome dévoué.
«On demande monsieur au téléphone. Un appel de Montauban.
L’interlocuteur me semble, comment dirais-je, un peu rustique.
Le genre agricole. »
(Pascal), cet italien élégant, ami de
Georges Lautner, joue la première gâchette du Mexicain, sa
psychologie simple et sa redoutable efficacité professionnelle
Venantino Venantini
sont totalement engagées au service de la sécurité des affaires :
une tradition familiale.
Claude Rich (Antoine Dela-
foy), homme de théâtre flegmatique et matois, il incarne un
fiancé de Patricia plein de suffisance intellectuelle, d’ironie
cultivée et de fantaisie affichée,
un monde de « caves » étranger
aux gars du Mexicain : «Monsieur Naudin, vous faites sans
doute autorité en matière de
bulldozer, de tracteur et Caterpillar, mais vos opinions sur la
musique moderne et sur l’art en
général, je vous conseille de ne
les utiliser qu’en suppositoire.
Voilà ! Et encore, pour enfants… »
Henri Cogan (Freddy), ancien
adversaire de ring de Lino, il
lui brisa la jambe ainsi que sa
carrière de catcheur en 1950.
Monsieur Fernand prendra sa
revanche : Freddy, homme de
main du Mexicain reçoit force
« bourre-pif » du nouveau patron qui l’envoie finalement ad
patres au travers d’un mur de
briques.
Sinjen
(Patricia),
Jeune vedette allemande de 20
ans, imposée par la Gaumont,
elle incarne une jeunesse française libérée mais bien-élevée.
Bien que son arbre généalogique
mentionne un père proxénète
(Louis le Mexicain), une mère
« sujet-vedette » chez madame
Reine (Suzanne beau sourire) et
Sabine
P5 - LE CANARD FLINGUEUR
quelques tontons mafieux veillant sur son éducation, Patricia
fréquente le beau monde : « Tu
sais qu’ils sont tous d’excellentes familles ? Celui qui vient
de t’offrir du scotch, tu sais qui
c’est ? Jacques Tellier, le fils du
contre-amiral. »
L’expression « musique contemporaine » désigne en général les
différents courants de musique
savante apparus après la fin de
la Seconde Guerre mondiale :
recherchant et expérimentant
des voies en dehors du système tonal. On distingue la musique dodécaphonique (Arnold
Schönberg), la musique sérielle
(Alban Berg, Anton Webern,
Pierre Boulez), la musique électroacoustique (Pierre Henry,
Karlheinz Stockhausen, Edgar
Varese) et la musique concrète
(Pierre Schaeffer, Pierre Henry,
Ivo Malec, Antoine Delafoy, etc.)
Le terme de « musique concrète »
s’oppose à celui de « musique
abstraite » (musique qui nécessite le concours d’une partition,
d’interprètes pour concrétiser
l’œuvre composée ). C’est à partir
de prises de sons que le compositeur travaille (en l’écoutant
au travers des haut-parleurs
notamment) : il s’agit de sons de
la vie courante souvent détournés de leur signification.
Henry, Pierre
Variations pour une porte et
un soupir / Pierre Henry, comp.
- Harmonia Mundi, 1987. - cd.
Références : Harmonia Mundi
HMC905200.
Henry, Pierre
Mix Pierre Henry 04.0 / Pierre
Henry, comp. - Philips Music, 2002. - 6 cd. Ni gourou de
l’avant-garde, ni maître à penser
de la musique concrète, le compositeur s’est forgé peu à peu
un style au contact de la danse,
de la poésie, des plasticiens et
du cinéma, sans jamais s’isoler
du public ni couper le lien entre
l’auditeur et la création. Références : Philips 4722022.
Les Grandes heures de la
radio, 1942/1952 : 10 ans
d’essais radiophoniques, une
anthologie des arts et techniques radiophoniques de Pierre
Schaeffer / Pierre SCHAEFFER, real. - Phonurgia Nova,
1989. – 4 cd. Références : Phonurgia Nova-INA PN0461/5.
Malec, Ivo
Sonoris causa ; Ottava alta ;
Exempla / Ivo Malec, compositeur ; Raphaël Oleg, violon ;
Orchestre philharmonique du
Luxembourg ; Arturo Tamayo,
direction. - Timpani, 2004. - 1
cd. Dans trois partitions inédites pour orchestre, Ivo Malec, en fidèle disciple de Pierre
Schaeffer, joue sur les blocs orchestraux, les grands contrastes,
les irisations, les résonances...
Des jeux de timbres inouïs, dont
naît souvent l’émotion. Diapason 524.
Références : Timpani 1C1086.
Tonton ascendant tonton :
Quelques nuages dans votre relation avec votre nièce. Vous en serez contrarié et déçu.
Tonton ascendant nerveux :
Ne vous dispersez pas ! Pensez à
bien ventiler avant toute décision.
Tonton ascendant bourre
pif :
Méfiez vous !!! De vieilles connaissances vous veulent du mal.
Tonton ascendant truand :
Attention, vos amours ne sont pas
au beau fixe. Le jus de pomme
pourra être à la source de disputes
au sein de votre couple.
Tonton ascendant chef :
Excellente journée pour le grisbi.
Pensez à récolter.
Tonton ascendant Mexicain :
Privilégiez le court terme. L’instant n’est pas propice aux grands
projets.
Tonton ascendant Raoul :
Quelques problèmes de pif sont à
prévoir.
Garanti 100% pommes et betteraves,
plus de risques de devenir aveugles !
Un petit coup de mou, un début de nervous breakdones
comme on dit de nos jours. Remontez vous le moral et
goûtez notre dernière nouveauté:
le Bizar 2013
re
le Bizarre 2013.
P6 - LE CANARD FLINGUEUR
La bande à Gabin : Blier, Audiard et les autres
Philippe Durant. - Sonatine, 2009
Un livre qui nous fait partager l’intimité d’une petite
bande : Gabin, Ventura, Blier, Audiard et Carmet, où
fusaient sans cesse les répliques assassines. C’est toute
une époque et un art de vivre que l’auteur nous restitue,
celui des « tontons flingueurs « du cinéma français.
Le grisbi / Albert Simonin. - la Manufacture de
livres, 2010
Cette trilogie, parue au début des années 1950, apporta un ton nouveau au polar, avec son style argotique
haut en couleur et riche en métaphores. Elle dévoile le
monde des truands parisiens de l’époque, qui s’étendait
de Montmartre à la place Clichy en passant par Pigalle.
Bernard Blier : entre Jeanson et Audiard /
Christian Dureau. - D. Carpentier, 2012. - (Stars de
l’écran).
Cette biographie revient sur la carrière de Bernard.
Blier, constituée de 179 films et de 34 pièces de théâtre,
abordant également ses amitiés et ceux qui l’ont influencé.
Lettre ouverte aux voyous / Albert Simonin. Arléa, 2006. - (Arléa-poche ; 104)
Par l’auteur des Tontons flingueurs et autres ouvrages
policiers adaptés à l’écran. Il s’interroge, en argot, sur
un monde interlope en voie de disparition.
Bernard Blier, un homme façon puzzle /
Jean-Philippe Guérand. - R. Laffont, 2009
Première biographie complète et documentée consacrée
à Bernard Blier, dont la carrière est riche de plus de 180
films et trente pièces de théâtre. Il se révèle un personnage aussi singulier que ceux qu’il a incarnés.
Le dico flingueur des tontons : de Audiard à
Volfoni / textes, Stéphane Germain ; illustrations &
bulles, Géga, Stéphane Germain. - Hugo & cie, 2011
Dictionnaire consacré au film sorti en 1963 et réalisé
par Georges Lautner, comprenant les coulisses du film,
des anecdotes de tournage, des quizz, des scènes et des
dialogues inédits créés pour l’occasion, et l’analyse de
10 films méconnus mis en dialogue par Audiard.
L’encyclopédie Audiard : du primus, du
brutal et de l’harmonie / Stéphane Germain. Hugo & Cie, 2012
Cette encyclopédie rassemble des histoires, des analyses, des citations et des anecdotes autour de l’univers
du cinéaste français.
La France de Michel Audiard / Alain Paucard. Xenia, 2013. - (Collection Indigo ; 2)
Ecrit dans une perspective populiste, au sens noble
du terme, à partir de l’idiosyncrasie française et parisienne, cet essai biographique, qui va de l’Occupation à
la mort de M. Audiard en 1985, est aussi une histoire des
dernières années d’une certaine France. Prix Simone
Genevois 2001.
Francis Blanche : le tonton flingué / Claude
Villers. - Denoël, 2000
Claude Villers a connu Francis Blanche dès le début des
années 60. Cette biographie est un hommage à Francis
Blanche, qui écrivait poésies, chansons, pour la radio,
le cinéma et la télévision. Avec des témoignages de Gérard Calvi, Georges Lautner, Jean-Pierre Mocky, Pierre
Grimblat, Michel Serrault, Darry Cowl...
Lino Ventura / Bernard Boyé. - Autres temps éd.,
2010. - (Les légendes du cinéma français, 2104-6565)
Biographie de Lino Ventura (1919-1987), qui, après des
débuts dans le monde de la boxe, commença sa carrière
dans le film Touchez pas au grisbi, face à Jean Gabin.
Complétée par des photographies de plusieurs tournages avec Claude Rich, Bernard Blier, Mireille Darc,
Charles Bronson, etc.
Michel Audiard, le maître du dialogue [Enregistrement sonore] / entretiens avec André Asséo,
Jacques Chancel, Jacques Paugam... [et al.] ; Michel
Audiard, participant. - Radio France , 2008. - (Archives
sonores INA. Les grandes heures)
Dialoguiste qui fit parler toute une époque du cinéma
français, Michel Audiard s’est prêté plusieurs fois au
jeu de l’interview, à la fin des années 1960 et dans les
années 1970. Avec un entretien inédit avec Antoine
Blondin. (CD audio)
Le monde des «Tontons flingueurs» et l’univers d’Audiard / Marc Lemonier. - City, 2012
Livre hommage à un classique du cinéma français. Les
coulisses et tous les secrets du film d’Audiard y sont
présentés, sans oublier les plus grandes répliques.
La nuit, le jour et toutes les autres nuits : roman / Michel Audiard. - Denoël, 2010
Au cours d’une nuit d’errance dans les rues de Paris,
entre Montsouris et Montparnasse, l’auteur invoque ses
souvenirs et ressuscite la faune disparue d’un Paris populaire marqué dans sa chair par les années noires de
l’Occupation. On y retrouve Quenotte, fille d’un «charbon, vins, liqueurs» de la rue Saint-Jacques, Myrette la
prostituée aux yeux couleur d’huître, la grosse Sophie
Clodomir, etc.
On aura tout vu / Georges Lautner ; avec José-Louis
Bocquet ; [dessins de Charles Da Costa]. - Flammarion,
2005. - (POPculture)
Le réalisateur des Tontons flingueurs raconte à travers
des chapitres classés par ordre alpphabétique, sa vie,
P7 - LE CANARD FLINGUEUR
sa carrière d’assistant et de cinéaste, les films auquels
il a participé, le travail sur les plateaux de cinéma, sa
collaboration avec des scénaristes, techniciens et
acteurs.
Parole de truand : une anthologie des basfonds / [textes réunis par] François Morice ; illustré
par Yann Legendre. - Ed. Inculte, 2011
Cette anthologie présente des extraits de romans dans
lesquels se retrouve la langue particulière, fleurie, jubilatoire et codifiée des truands, affranchis et autres gars
du mitan, reprise par des auteurs aussi différents que
Hugues Pagan, Albert Simonin, André Héléna ou Mario
Puzo.
Le p’tit cheval de retour : roman / Michel Audiard.
- Julliard, 1998
Des visages amis, des morceaux d’enfance, des corps
de femmes passent en filigrane à travers le rideau des
bombes. Le temps des cerises durant l’été 1940. Un
roman d’une enfance peuplée de héros.
Non Monsieur Audiard, je vous le dis franchement, vous
n’êtes pas drôle. Vos dialogues ? Blagues potaches en série, dictons poisseux blasés tout juste bons à décorer des
gaufrettes de comptoir de bar. Bêtise appliquée, brutalité imbécile, la fameuse sagesse populaire façon « dézingueur de bistrot ». Vous n’aimez pas les femmes, pas plus
que les homosexuels, ou les intellectuels ; Sans doute pas
mieux les étrangers, ni les minorités. Misogyne, misanthrope, qui aimez-vous Monsieur Audiard ? Et d’ailleurs
aimez-vous ? Dans votre cinéma Monsieur Audiard, les
femmes n’existent pas ou si peu. Elles décorent la maison, nettoient à longueur de journée la toile cirée de
la salle à manger, servent la goutte, le café. Un grand
avenir leur est promis, mariage ennuyeux, prostitution
exotique. Parler pour ne rien dire ou bien se taire, voilà
tout. Un pastiche de roman noir sur fond de «cinéma à la
papa». Du grand comique en somme.
Rappelez-vous Monsieur Audiard, le 27 novembre 1963,
le public français découvrait Les Tontons flingueurs,
réalisé par Georges Lautner, d’après un roman d’Albert
Simonin et dont vous avez écrit les dialogues. Six mois
après sa sortie, seulement 450 000 personnes s’étaient
déplacées pour le voir dans les salles de cinéma parisiennes. Autant dire que ce ne fut pas un évènement.
Les frères Volfoni, Fernand Naudin, Maître Folace ne
semblaient pas voués à la postérité, j’en étais persuadé.
Le savoir vivre chez les truands / Albert Simonin. - Arléa, 2006. - (Arléa poche, 1270-9204 ; 103)
Que faut-il faire pour éviter la gaffe, l’impair, la médisance, l’indélicatesse ou le mot blessant dans un monde
qui pratique le refroidissement définitif des relations
avec les indélicats ?.
Les tontons flingueurs : l’album culte / PierreJean Lancry. - Milan, 2009. - (Beaux livres)
Des photographies, des anecdotes et des détails racontés
par les protagonistes du film, acteurs, équipe technique,
metteur en scène. Avec des fac-similés d’objets cultes :
affiche du film, dossier de presse de l’époque, carton
d’invitation à la première du film en 1963...
Touchez pas au grisbi ! / Albert Simonin ; préf. de
Pierre Mac Orlan. - Gallimard, 2000. - (Folio policier ; 183)
«Chateaubriand de la pègre», comme l’appelle Léo Malet, Albert Simonin s’illustrera particulièrement comme
scénariste-dialoguiste du cinéma auquel il laissera
quelques souvenirs inoubliables dont Touchez pas au
grisbi !.
N’aviez-vous pas vu Monsieur Audiard que la même année, dans ces mêmes salles de cinéma, on pouvait voir
d’autres films, Le mépris de Jean-Luc Godard, La jetée de Chris Marker ou encore Muriel d’Alain Resnais.
Quelque années plus tôt, François Truffaut sortait Tirez
sur le pianiste (1960) et Les 400 coups (1959), Alain
Resnais Hiroshima mon amour, Louis Malle Ascenceur pour l’échafaud (1957), Jean Rouch Moi un noir
(1957). Ne l’aviez-vous pas senti, en 1963, la Nouvelle
Vague était là, emportant tout sur son passage, et je
m’égarais dans votre film quand l’heure n’était plus au
cinéma comique.
Pourtant, 50 ans après, Les Tontons flingueurs sont
toujours là. Et peut-être finalement sont-ils drôles. Ce
qui vous sauve Monsieur Audiard , c’est la jeunesse des
comédiens, c’est votre goût pour la subversion. C’est
aussi l’incroyable capacité de résorption du nez de
Bernard Blier, le style onctueux, si peu anglophone de
Robert Dalban, et puis cette lueur d’amusement dans le
regard de Lino Ventura qui ne parvient jamais vraiment
à avoir l’air méchant, le POP ! délicieux des batailles de
pistolet, les souvenirs d’enfance, l’élégance du noir et
blanc sur grand écran. Visiblement, vous n’avez pas fini
de tourner, Monsieur Audiard.
Antoine Delafoy, compositeur
P8 - LE CANARD FLINGUEUR
Prenez de la pomme, d’la belle de
Normandie, celle de Paname y’en
a plus depuis que la dernière s’est
mise à chanter au Casino pour
l’oncle Fritz; trouvez une distillerie si possible dans une ferme isolée, je n’dis pas question de goût
j’dis question tranquillité.
Confier les pommes à des amis
de confiance ; se méfier des mecs
équivoques, les branques plutôt
tendance pommes de terre que
pommes tout court et j’me comprends…ensuite laissez causer les
magiciens de l’alambic, les Modigliani du 3 étoiles, les Rembrandt
de la fontaine à jouvence, les
anges de la création, les tutoyeurs
des arts divins, les aristocrates
de la maison Cointreau.
Pour les produits de base, y a débat chez les gens qu’ont du savoir
vivre, on peut y mettre de la betterave, ça aide à masquer l’odeur
Across
3. Jus préféré des Tontons
4. Disperser façon Tontons
9. Réalisateur des Tontons
12. Boisson favorite des Tontons
13. pif Coup de poing selon les
Tontons
14. Fruit préféré des Tontons
de la sciure, mais question gout
c’est la pomme qui domine, c’est
comac ; question de tradition.
Pour le transport faut pas trop
secouer, l’ feu peut prendre dans
certaines circonstances que même
les gonzs de l’Académie des
sciences ont du mal à comprendre ;
j’dirais de manière générale que
le transport de nuit et dans la discrétion convient mieux ; en plus
ça attire moins les envieux.
Laisser tranquille quelques années, par exemple à l’occasion
d’une petite cure de santé à
l’étranger, faut bien que tout le
monde y trouve son compte.
Au moment du passage à l’acte,
il faut admettre que le premier
contact avec ce qu’est plutôt une
boisson d’hommes, est assez brutal et que les lendemains peuvent
être un peu pénibles, type ner-
Down
1. Bernard Blier selon les Tontons
2. Dynamiter, disperser… selon
les Tontons
5. Ne pas répliquer selon les Tontons
6. Ceux qui osent tout
7. Notaire des Tontons
8. Argent selon les Tontons
10. Nièce des Tontons
11. Chef des Tontons
vousse breque daunes, mais quand
l’heure est à la diplomatie et qu’il
est question d’ oublier les motifs
qui fâchent les amis, faut pas être
bégueule sur la limonade.
Allez, à la bonne tienne Fernand.
L'avis des lecteurs :
A déguster de préférence à proximité
d’un toubib des yeux, sinon c’est direct
la canne blanche ; bon, en même
temps, ça garantit une place assise dans
le bus.
Lulu de Nantes
Idéal pour débuter la journée, ça vivifie
les gencives.
Une lectrice polonaise
Boisson à réserver uniquement aux
hommes.
Le mexicain
La Mexicaine nous écrit
Chez moi, quand les hommes parlent,
les gonzesses se taillent ! Et puis quoi
encore, tu ne connais pas Louise la Mexicaine ! La Mexicaine ne se taille pas, la
Mexicaine cause, la Mexicaine se rebiffe,
la Mexicaine dynamite, disperse et ventile
aussi si on ne la respecte pas !
Courrier de Patricia
Mon cher Antoine,
Suite à votre concert, je ne peux vous
oublier depuis que je vous ai vu jouer de
votre si belle musique. Mes casseroles, mes
robinets et toute ma précieuse verrerie
sont à votre disposition pour vos compositions. Je serai enchantée de pouvoir apporter ma maigre contribution à votre œuvre.
S’il vous plaît écrivez-moi, je brûle de vous
rencontrer. Patricia