Mexique 65 - Secretaría de Relaciones Exteriores

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Mexique 65 - Secretaría de Relaciones Exteriores
LE MEXIQUE
aujourd’hui
Bulletin d’information de l’ambassade du Mexique, n° 69, juillet 2006
Xelhá, Quintana Roo
éditorial
Le 2 juillet dernier, le Mexique est entré dans la
dernière ligne droite d’un processus électoral qui
a officiellement démarré, tel que le stipule la
loi, au début du mois d’octobre 2005. Un processus long, qualifié de démocratique, pluriel,
hautement compétitif et qui a suscité l’intérêt de l’ensemble du pays, ainsi que de la communauté internationale.
La journée électorale du 2 juillet a été exemplaire. Aucun incident lié au scrutin n’a été enregistré. Des millions de citoyens se sont rendus aux urnes
et des centaines de milliers ont participé au contrôle dans
les bureaux de vote et au dépouillement des bulletins.
Avec un taux de participation de 59 % des citoyens inscrits sur les listes électorales, sur un total de 71 millions de Mexicains
ayant le droit de vote, le pays a vécu l’un des exercices civiques les plus importants de ces dernières années.
Les résultats de l’élection présidentielle ont révélé un scrutin très disputé, au cours duquel chaque vote a revêtu une importance capitale.
Dans le cadre d’une élection organisée par l’Institut fédéral électoral (IFE),
les citoyens ont exprimé leur choix. Les résultats n’ont jamais été aussi serrés.
Du jamais vu au Mexique. Il s’agit-là de l’élection présidentielle la plus briguée
dans l’histoire moderne du pays.
Pour sa part, l’IFE a assuré que le dépouillement des votes des Mexicains se déroule en conformité avec la loi. Le décompte des bulletins dans chacun des 300 conseils de district, au cours duquel la réglementation oblige la présence de représentants des différents partis politiques, a permis d’examiner les
résultats, un par un, et, dans certains cas, d’ouvrir les paquets électoraux afin de
réexaminer les bulletins de vote où des erreurs ou des inconsistances auraient pu
être commises.
Ainsi que l’établit l’actuelle législation électorale, fruit d’une série de réformes
soutenues par la société mexicaine soucieuse de disposer d’institutions solides,
les partis politiques ont la possibilité de contester les résultats en cas d’irrégularités présumées et de saisir le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération (TEPJF). De ce fait, ce Tribunal a reçu 359 recours de la part des principaux partis politiques, lesquels devront être étudiés dans les semaines à venir.
Une fois ces plaintes résolues, cette instance judiciaire, en application de
la loi, déclare la validité de l’élection.
La participation des citoyens à la journée électorale, le bon déroulement
des processus de décompte des voix et la possibilité offerte aux partis politiques
d’avoir recours à la justice pour exprimer leurs plaintes est le reflet de la maturité de la société mexicaine, convaincue que la démocratie est la seule voie pour
parvenir à transformer le pays en une nation solide et moderne.
Responsable de la publication : Ambassadeur Claude Heller ; Mabel Gómez Oliver (ministre conseiller) ;
rédacteur en chef : Eduardo del Río (presse et communication) ; Dina Carvalho (rédactrice) ;
e-mail : [email protected]
sommaire
politique intérieure
-
Spécial Elections
Felipe Calderón obtient la majorité des voix
p. 2
à l’élection présidentielle selon l’IFE
Marcelo Ebrard, élu maire de Mexico
p. 3
Autres élections
p. 3
Un nouveau Congrès sans majorité absolue p. 3
Le processus électoral se poursuit
p. 4
L’élection présidentielle et les systèmes
p. 5
de comptage de l’IFE
Festivités du Bicentenaire de l’indépendance
p. 6
en 2010
politique étrangère
-
L’intégration énergétique ouvre la voie
au développement : Vicente Fox
Les dirigeants méso-américains rendent
hommage au président mexicain
Le Mexique préside le Conseil des droits
de l’homme
p. 7
p. 8
p.8
bilatéral
-
Une sculpture mexicaine intègre le paysage
urbain de Paris
p. 9
Terre du Mexique en Terre de France
par Claude Heller
p. 10
De la terre du Mexique sur la terre
p. 10
de France par Carlos Montemayor
Un Mexicain distingué au Sénat
p. 11
économie
-
Le Mexique continue d’intéresser
les investisseurs étrangers
p. 12
Remboursement anticipé de la dette
p. 12
extérieure mexicaine
Des anticipations inflationnistes à la hausse p. 13
culture
-
Le Mexique présent au musée Branly
Le Naufragé du Zócalo,
de Fabrizio Mejía Madrid
Agenda culturel
p. 14
p. 15
p. 15
carnet de route
-
Monterrey,
berceau de l’industrie mexicaine
p. 17
Monument dédié aux Niños Héroes, Mexico
2
Politique intérieure
Felipe Calderón obtient la majorité des voix à l’élection
présidentielle selon l’IFE
Au terme du processus de dépouillement de l’en-
Felipe Calderón, promet le changement dans
semble des bulletins de vote, l’Institut fédé- la continuité de son prédécesseur : il se veut
ral électoral (IFE) a annoncé le jeudi 6 juillet à la fois l’héritier de la politique économique
2006 que le candidat qui a recueilli la majo- du président Vicente Fox et l’initiateur d’un
rité des voix lors du scrunouveau mode de gouvertin présidentiel du 2 juillet
nement. « Si les autorités
dernier est Felipe Calderón
électorales le confirment, je
Hinojosa.
serai un dirigeant non seuIssu du Parti
lement pour mon parti, mais
d‘action nationale (PAN),
pour tous les Mexicains »,
la formation du président
a déclaré le nouveau présiFelipe Calderón, candidat
sortant Vicente Fox Quesada,
dent élu. « L’heure de la
du Parti d’action nationale
M. Calderón l’a emporté
conciliation est venue », aavec 15,284 millions de suffrages exprimés, t-il ajouté, après la fin du décompte.
« A partir d’aujourd’hui j’appelsoit 35,89 %, contre 35,31 % pour Andrés
Manuel López Obrador (Parti de la révo- le tout le monde à participer avec générolution démocratique, PRD) ; 22,26 % pour sité et patriotisme à un gouvernement d’union
Roberto Madrazo Pintado (Alliance pour le nationale. », a-t-il dit devant des centaines
Mexique) ; 2,70 % pour Patricia Mercado de partisans venus fêter la victoire. « Le mesCastro (Alternative sociale-démocrate et pay- sage que nous ont donné les Mexicains est
sanne) ; 0,96 % pour Roberto Campa Cifrián clair : travaillez ensemble, laissez de côté la
politique des factions, des
(Nouvelle alliance) ; 0,71 %
petits groupes et mettez-vous
pour des candidats non enred’accord pour le bien du
gistrés et 2,16 % de votes
Mexique : je le ferai», a-tnuls.
il précisé.
Cette élection préQuant à Andrés Manuel
sidentielle, a affirmé le préLópez Obrador (PRD), sépasident de l’IFE, Luis Carlos
ré de 0,58 point face à son prinUgalde, qui est « la plus serAndrés Manuel López
rée de l’histoire du Mexique » Obrador, candidat de la
cipal adversaire du PAN, il a
coalition Por el Bien de Todos
a été « propre et transparenfait appel auprès du Tribunal
te ». Mais, a-t-il poursuivi, « la règle d’or de électoral du pouvoir judiciaire de la Fédérala démocratie indique que le candidat qui a tion du Mexique (TEPJF), son ultime recours
rassemblé le plus de votes est celui qui gagne ». légal. Il conteste les résultats obtenus dans près
Ancien ministre de l’Energie, de 50.000 bureaux de vote sur les 130.000 ins-
Vote des Mexicains à l’étranger
A l’occasion du scrutin 2 juillet dernier,
plus de 33.000 Mexicains résidant à l’étranger ont profité de l’autorisation qui leur
était faite de voter pour la première fois.
Le candidat du Parti d’action nationale
(PAN), Felipe Calderón, a obtenu la majorité des suffrages exprimés par les Mexicains résidant à l’étranger, en recueillant
18.941 votes en sa faveur, soit 57,42 %
d’opinion favorable.
Il est suivi par Andrés Manuel López Obrador, de la coalition Por el Bien de Todos,
qui a obtenu 11.027 votes (33,43 %).
En troisième place se trouve Roberto Madrazo, de Alliance pour le Mexique, avec 1.352
voix (4,1 %), puis Patricia Mercado, de la coalition Alternative sociale-démocrate et paysanne avec 884 voix (2,68 %) et Roberto
Campa, du parti Nouvelle alliance, avec
128 voix (0,39 %).
tallés dans le pays. Il réclame un nouveau décompte des voix, bulletin par bulletin. Par ailleurs,
il a appelé ses sympathisants à se mobiliser dans
l’ensemble du territoire mexicain dans le but
d’informer sur sa stratégie à suivre. De ce fait,
deux manifestations ont eu lieu à Mexico le
samedi 8 et le dimanche 16 juillet, convoquées
par le candidat de la coalition Por el Bien de
Todos. Le TEPJF aura, conformément à la loi,
jusqu’au 6 septembre au plus tard pour rendre
son verdict. Il convient de rappeler que ce tribunal est la seule instance compétente pour
qualifier l’élection et déclarer le candidat vainqueur comme Président de la République. Le
processus électoral ne sera clos qu’au moment
où cette annonce aura été formulée.
L’investiture du nouveau président
aura lieu le 1er décembre 2006. •
Élection présidentielle
• Le Mexique est divisé en 300 circonscriptions électorales
• L’autorité électorale a prévu l’installation de 130.488 bureaux de vote
• Huit bureaux de vote n’ont pas été installés
• 71.730.868 de Mexicains étaient inscrits sur les listes électorales (95,4 %
de la population mexicaine âgée de plus
de 18 ans)
• 913.000 agents de bureaux de vote
ont été recrutés (présidents, secrétaires,
contrôleurs). Chaque bureau de vote a
requis la présence de 7 agents : 1 président, 1 secrétaire, 2 contrôleurs et 3
suppléants (Tous étaient des citoyens
mexicains)
• Sur les 40.879 Mexicains résidant à
l’étranger et qui se sont inscrits pour
voter, seules 33.131 personnes l’ont fait
• Le taux de participation a atteint 58,57 %,
soit 41.791.322 de votes
• L’IFE a imprimé 220,7 millions de bulletins infalsifiables, dont 73.876.948 pour
l‘élection du président de la République
Source : IFE
3
Politique intérieure
Marcelo Ebrard, élu maire de Mexico
Dans le cadre de l’actuel processus électoral,
les Mexicains étaient appelés à élire, outre
leur président de la République et les nouveaux membres du Congrès, plusieurs
maires, dont celui de la ville de Mexico.
En recueillant 47,08 % des
votes, le candidat de l’alliance Por el Bien
de Todos1 (Pour le bien-être de tous), Marcelo Ebrard Casaubón a été élu en tant que
chef de gouvernement de la capitale du
Mexique. Ses principaux adversaires,
Demetrio Sodi du Parti d’action nationale
(PAN) et Beatriz Paredes de l’alliance Unidos por la Ciudad2 (Unis pour la ville) ont
obtenu 27,63 % et 21,90 % respectivement.
Quant aux 16 délégations de cette ville, l’alliance Por el Bien de Todos est
ressortie vainqueure dans 14 d’entre elles
contre 2 pour le PAN. De la même façon,
sur les 40 circonscriptions électorales en
lice, 36 ont été attribuées à la coalition Por
el Bien de Todos et les 4 restantes au PAN.
Marcelo Ebrard
Marcelo Ebrard
dirigera la ville de Mexico
Par ailleurs, l’Assemblée législative de la ville de Mexico sera composée
majoritairement de députés du Parti de la
révolution démocratique (PRD), dont la
configuration devrait être la suivante : PRD
(34 députés), PAN (16 députés), PRI (Parti révolutionnaire institutionnel, 4 députés), PVEM (Parti vert écologiste du
Mexique, 4 députés), Nouvelle Alliance
Un nouveau Congrès
Dans le cadre de la journée électorale
du 2 juillet dernier, les Mexicains devaient
également élire 500 députés et 128
sénateurs.
Ainsi, avec un taux de participation le plus
élevé de l’histoire du pays (58,57%),
le PAN a obtenu la majorité relative au
Congrès mexicain, en remportant 206
sièges de députés (33 %) et 52 de sénateurs (33 %).
L’alliance Por el Bien de Todos passe de
la troisième à la seconde place en
recueillant 160 sièges de députés (28 %)
et 36 de sénateurs (29 %), devant le PRI
qui a remporté 121 sièges de députés
(28 %) et 39 de sénateurs (28 %).
Les autres partis seront représentés de
la façon suivante : le Parti vert écologiste du Mexique (PVEM, 12 députés et
4 sénateurs) ; Nouvelle alliance (9 députés et 1 sénateur) ; Convergencia (5
députés et 2 sénateurs) ; Parti du Travail
(PT, 5 députés et 2 sénateurs) et enfin Alternative sociale-démocrate (4 députés et
0 sénateur).
Né le 10 octobre 1959 à Mexico, Marcelo Ebrard a étudié les relations internationales au Colegio de México,
puis l’administration publique à l’ENA (Paris), avant de
se lancer en politique. Ancien membre du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) puis du Partido del Centro
Democrático, il a rejoint le Parti de la révolution démocratique (PRD) en 2000, peu avant l’accession d’Andrés Manuel López Obrador à la mairie de Mexico. Nommé ministre de la Sécurité publique de la ville de Mexico en 2002, il se voit confier en février 2005 le poste de
ministre du Développement social de la capitale mexicaine.
(4 députés), Alternative sociale-démocrate
(2 députés), Convergencia (1 député) et
PT (Parti du travail, 1 député). •
1
-Por el Bien de Todos est une coalition qui
regroupe le Parti du tavail (PT), Convergencia
et le Parti de la révolution démocratique
(PRD)
2 -Unidos por la Ciudad est une alliance entre
le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) et
le Parti vert écologiste du Mexique (PVEM)
Autres élections
Parallèlement à l’élection présidentielle,
neuf Etats devaient renouveler le 2 juillet dernier une partie de leurs autorités. Ainsi, les
Etats de Guanajuato, de Jalisco et de Morelos ont élu leurs gouverneurs, leur congrès
local et leurs maires alors que les Etats de
San Luis Potosí, Querétaro, Sonora, Nuevo
León, Colima et Campeche se prononçaient
sur la composition de leur congrès local
et de leurs mairies.
Au terme du comptage des voix, le PAN,
parti du président sortant Vicente Fox, est
ressorti victorieux pour la quatrième fois
dans l’Etat de Guanajuato, son candidat
Juan Manuel Oliva Ramírez ayant récolté 58 %
des suffrages exprimés. Il en sera donc le
nouveau gouverneur.
Quant à l’Etat de Jalisco, il sera également
gouverné par le PAN en la personne de
Emilio González Márquez qui a totalisé
45,19 % des voix contre 41,40 % pour le
candidat du PRI, Arturo Zamora Jiménez.
A Morelos, Marco Antonio Adame Castillo
(PAN) a remporté la course au poste de
gouverneur face à son principal rival de
l’alliance Por el Bien de Todos, Fernando
Martínez Cué, en obtenant 35,99 % et
32,02 % respectivement.
Vous trouverez les résultats complets sur
les sites internet des instituts électoraux
de chaque Etat:
Campeche : http://www.ieec.org.mx/ ;
Colima : http://www.ieecolima.org.mx/ ;
Guanajuato : http://www.ieeg.org.mx/ ;
Jalisco : http://www.ieej.org.mx/ ;
Morelos : http://www.ieemorelos.org.mx/;
Nuevo León : http://www.cee-nl.org.mx/ ;
Querétaro : http://www.ieq.org.mx/ ;
San Luis Potosí: http://www.cee-slp.org.mx/
et Sonora : http://www.ceesonora.org.mx/.
Nouvelle
composition
du Congrès
mexicain
PAN
PRD
PRI
PVEM
Députés
206
160
121
12
9
Sénateurs
52
36
39
4
1
Nouvelle Convergencia
alliance
PT
Alternative
sociale-démocrate
5
5
4
2
2
0
4
Politique intérieure
Photo de Ulises Castellanos
Le processus électoral se poursuit
Après le dépouillement dans les 300 circonscriptions électorales, l’Institut fédéral électoral a mis un terme à la phase finale du processus électoral qui a officiellement démarré
en octobre 2005 pour atteindre son point
culminant le 2 juillet dernier.
L’étape suivante de ce processus est
désormais entre les mains du Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération
(TEPJF), puisque selon la loi, il lui incombe de déclarer la validité de l’élection et de
répondre aux recours présentés par les partis politiques.
L’article 99 de la Constitution mexicaine est clair sur ce point : « La chambre
supérieure effectuera le décompte final de
l’élection du Président de la République, une
fois résolues, le cas échéant, les plaintes éventuellement déposées sur ce scrutin. Puis, elle
procèdera à formuler la déclaration de validité de l’élection et celle du Président élu
en fonction du candidat qui aura recueilli
le plus grand nombre de voix ».
Une fois le comptage par district
terminé, le ou les partis non-conformes avec
les résultats ont quatre jours pour déposer
leur recours auprès du conseil de district correspondant.
Rappelons que la loi stipule qu’en
matière d’élection présidentielle, deux cas
peuvent être invoqués : la nullité du scrutin dans un ou plusieurs bureaux de vote et
l’erreur arithmétique.
Pour sa part, le conseil de district
doit faire parvenir à la chambre supérieure
du Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération le dossier complet du
décompte avec l’ensemble des bulletins et
les procès-verbaux d’incidents dressés par l’autorité électorale, ainsi que les pourvois sur
l’incident ou la protestation éventuellement
présentés.
Lors de ces jugements, dans lesquels
la partie dénonciatrice est obligée de fournir les preuves qui accompagnent la plainte de non-conformité, la justice électorale
a jusqu’au 31 août 2006 pour rendre son ver-
dict, lequel est définitif et sans appel.
Dans le cas de l’élection présidentielle, une fois les contestations résolues, le TEPJF se doit de procéder au
décompte final jusqu’au 6 septembre 2006
au plus tard, en déduisant les voix des bulletins de vote annulés. Puis il doit déclarer la validité de l’élection et le nom du
Président élu. •
LE TEPJF a reçu 359 avis de contestation
pour le scrutin présidentiel
Le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de
la Fédération (TEPJF) a indiqué avoir reçu
359 avis de contestation pour l’élection
présidentielle du 2 juillet dernier, dont 227
de la part de la coalition Por el Bien de
Todos, 131 du Parti d’action nationale et
1 de l’Alliance pour le Mexique.
L’organe juridictionnel chargé de résoudre
les contestations, de qualifier, de valider l’élection et de déclarer le nom du Président élu a
signalé que les recours déposés correspondent à des jugements de non-conformité,
présentés pour contester plusieurs décisions
des autorités électorales fédérales.
Dans un communiqué, le TEPJF a condensé les informations relatives aux processus
de non-conformité issues des élections
fédérales.
Conformément à son rapport, les cinq chambres
régionales du tribunal ont reçu un total de
92 avis de jugement de non-conformité liés
à l’élection de députés fédéraux.
Le TEPJF a mentionné qu’une fois expirés
les délais pour faire connaître les moyens de
contestation, les présidents des conseils de district doivent transmettre les dossiers respectifs à la chambre supérieure ou aux
chambres régionales de ce tribunal.
Il a signalé que selon l’accord de la chambre
supérieure du TEPJF relatif au procédé pour
la qualification de l’élection présidentielle, à
travers le décompte final, la déclaration de
validité et celle du Président élu, les autorités
électorales doivent remettre à cette instance
plusieurs documents dont les bulletins des
bureaux de vote, l’original du procès-verbal du
dépouillement par district, la copie certifiée du
procès-verbal détaillé de la session de dépouillement et la copie du rapport émis par le président du conseil de district sur le déroulement
du processus électoral.
Il faut également lui fournir les recours sur
les plaintes ou les contestations présentés
par les partis politiques ou les coalitions, les
actes notariés ou judiciaires, les procès-verbaux sur les incidents qui auraient surgi lors
de la journée électorale ou tout autre document
approprié.
5
Politique intérieure
L’élection présidentielle et les systèmes de comptage de l’IFE
cain a mis à l’épreuve sa capacité technique
au travers de trois systèmes de comptage prévus par la loi. Deux d‘entre eux, non officiels, permettent à l’ensemble de la société
de disposer d’éléments fiables quelques heures
après le scrutin, le temps que se mette en
place le dernier système, le seul à revêtir un
caractère officiel.
Le premier système est un comptage rapide, à savoir un exercice statistique
qui consiste à traiter les résultats obtenus dans
7.636 bureaux de vote (sur les plus
de 130.000 installés lors d’une élection fédérale), sélectionnés au
préalable, et qui viennent s’ajouter aux résultats de l’élection présidentielle et à leur traitement par
trois méthodes statistiques différentes,
ce qui permet de dévoiler les premières tendances du scrutin.
Dans le cas d’une faible
marge différentielle entre les candidats, l’Institut fédéral électoral (IFE) peut
se réserver le droit d’annoncer ce comptage, afin de ne pas déstabiliser la société mexicaine et les partis politiques. Ce programme peut être mené grâce au travail d’un comité
technique composé de cinq scientifiques mexicains internationalement reconnus. (cf.
tableau)
La seconde méthode non officielle est le Programme de résultats électoraux
préliminaires (PREP), un mécanisme qui permet de disposer le jour même du scrutin des
résultats préliminaires des élections fédérales,
prenant en compte les suffrages exprimés dans
l’ensemble des bureaux de vote, lesquels sont
transmis au conseil général de l’IFE, aux médias
et aux citoyens.
De cette façon, les bulletins qui ont
été dûment remplis par les fonctionnaires
présents dans les bureaux de vote sont envoyés,
en présence des représentants des partis politiques, aux centres de collecte et de transmission de données.
Une fois traités, les résultats sont
expédiés à un Centre national de réception,
où sont vérifiés les bulletins dépouillés, pour
être ensuite diffusés.
Cette mission de l’IFE est appuyée
par un comité technique consultatif (cf.
tableau), dont le rôle est de coopérer dans
l’organisation et l’application de ce programme.
A la suite de l’accord souscrit par
les partis politiques en février 2006, les bulletins dépouillés susceptibles de présenter des
inconsistances sont classés dans un dossier
appelé « Bulletins décomptés ». Ils ne sont
pas pris en compte dans les chiffres diffusés sur Internet. Les partis politiques et les
coalitions ont accès à cette base de données
de façon permanente.
Ainsi, le seul système à caractère
officiel est le comptage par district, lequel
Programme de résultats électoraux préliminaires (PREP)
Comité technique consultatif :
• Adolfo Guzmán Arenas a suivi ses études professionnelles à l’Ecole supérieure de génie mécanique et
électrique (ESIME en espagnol) de l’Institut polytechnique national (IPN). Il possède un troisième cycle
en sciences de génie électrique de l’Institut technologique de Massachusetts (MIT) et est docteur en
informatique.
• Alejandro Pisanty Baruch a étudié la chimie à la
Faculté de chimie de l’UNAM. Il possède un troisième
cycle et un doctorat en sciences chimiques de l’UNAM.
• Carlos Fernando José Jaimes Pastrana est ingénieur mécanique et électricien de l’Institut tech-
Comptage rapide
Photo de Ulises Castellanos
Le 2 juillet dernier, le système électoral mexi-
nologique et d’études supérieures de Monterrey. Il
possède un troisième cycle et un doctorat en génie
électrique de l’Université Purdue (Indiana, EtatsUnis).
• Judith Zubieta García est actuaire de la Faculté des
sciences de l’UNAM. Elle possède un troisième cycle
en sciences de la State University of New York at Stony Brook et un doctorat en sciences des systèmes sociaux
de l’Université de Pennsylvanie.
• Salma Leticia Jalife Villalón est ingénieure en informatique de la Faculté d’ingénierie de l’UNAM. Elle
possède un troisième cycle en sciences de l’Université du Colorado à Boulder (Etats-Unis).
Membres du comité technique :
• Guillermina Eslava Gómez est docteure en statistiques de l’Université d’Oxford et professeure à la
Faculté des sciences de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).
• Miguel Cervera Flores a été directeur général de
statistiques de l’Institut national des statistiques,
géographie et informatique du Mexique (INEGI). Il
est actuellement consultant statistique pour la
Banque interaméricaine de développement (BID).
• Rubén Hernández Cid est docteur en mathématiques
de l’Université de Grenoble (France). Il avait déjà
fait partie du comité technique pour les comptages
rapides lors des élections fédérales de 1994, 2000
et 2003.
• Ignacio Méndez Ramírez est docteur en statistiques de l’Université de Caroline du Nord. Il avait également intégré le comité de l’IFE pour les comptages rapides en 1994, 2000 et 2003. Il est actuellement chercheur à l’Institut de recherches en mathématiques appliquées de l’UNAM.
• Manuel Mendoza Ramírez est docteur en mathématiques de l’Université nationale autonome du
Mexique et directeur du Centre de statistiques appliquées de l’Institut technologique autonome du
Mexique (ITAM) et du troisième cycle en administration
de risques de cette institution.
se déroule dans les 300 conseils de district
qui sont composés par un conseiller président, six conseillers électoraux et par les représentants des partis politiques. C’est dans cette instance citoyenne qu’a lieu le dépouillement
des bulletins qui permettront d’obtenir les
résultats des élections du Président de la République, des députés et des sénateurs.
Lors d’une session permanente et
ouverte, les membres de ces conseils réexaminent les bulletins déposés dans les
bureaux de vote au terme de la journée électorale, dont une copie a été remise aux partis politiques. Les résultats sont comparés,
et dans le cas d’inconsistances, les paquets
électoraux sont ouverts en vue de procéder
à un nouveau décompte.
La totalité de ce système de
comptage des voix émane de la volonté de
la société mexicaine de disposer d’une démocratie électorale digne et juste. Outre la participation de milliers de citoyens mexicains
pour surveiller les bureaux de vote électoraux et de représentants des partis politiques,
ce système a une nouvelle fois bénéficié de
l’approbation de centaines d’observateurs nationaux et étrangers qui ont assisté au déroulement du processus électoral. •
6
Politique intérieure
Festivités du Bicentenaire de l’indépendance en 2010
Le président du Mexique, Vicente Fox Que-
sada, a nommé Cuauhtémoc Cárdenas en
tant que coordinateur de la Commission
organisatrice de la commémoration du bicentenaire de l’indépendance nationale et du
centenaire de la révolution mexicaine.
Officiellement instaurée lors
d’une cérémonie qui s’est déroulée le 19
juin dernier au palais présidentiel, cette commission aura pour principale mission de
préparer, d’organiser et de coordonner les
festivités avec les pouvoirs de l’Union, les
différentes entités fédérales, les municipalités
et les organismes de la société civile, avec
les Mexicains résidant à l’étranger et la communauté internationale et d’élaborer un programme de base. Ce programme définira
les événements, actions, expressions, hommages, calendriers civiques, commémorations et projets qui seront menés jusqu’en
2010.
Lors de cette investiture, le chef
de l’Etat mexicain a indiqué que la meilleure façon de commémorer ces événements
nationaux repose sur le renforcement de la
démocratie, la liberté et la lutte sans
relâche pour que le Mexique se consolide
Cuauhtémoc Cárdenas,
nommé coordinateur de la
Commission organisatrice de la
commémoration du bicentenaire
de l’indépendance nationale et du
centenaire de la révolution
mexicaine
comme un pays moderne, pluriel, de lois
et d’institutions, de justice et d’équité.
Quant à Cuauhtémoc Cárdenas,
ancien candidat du Parti de la révolution
démocratique (PRD) à la Présidence du
Mexique, il a été élu pour sa fidélité envers
ses principes et pour la lutte qu’il a menée
en faveur de la démocratie. « Sa contribution pour faire avancer et affermir la démocratie dans le pays a été fondamentale », a
précisé le président
Vicente Fox.
Parmi ses priorités, Cuauhtémoc Cárdenas a signalé que
dans le cadre de ces commémorations, il faudra
prendre en compte l’éradication de la pauvreté
extrême et les maladies
curables, l’analphabétisme, la couverture et
la qualité de l’éducation,
le logement et les infrastructures de base pour
le développement du
pays.
En outre, il a appelé à réexaminer
le « pacte fédéral » et par conséquent la
Constitution de la République et à élaborer un nouveau cadre légal qui permettrait
à l’Etat et aux Mexicains d’assumer, dans
de meilleures conditions, les défis du
XXIème siècle.
Rappelons que cette nomination
a reçu l’approbation des cinq candidats présidentiels. •
Le niveau de transparence a augmenté en 2005
L’Institut fédéral d’accès à l’information
publique (IFAI) a déclaré que le niveau
d’accomplissement des missions des
organismes de l’administration publique
fédérale (APF) est passé de 80,6 %
durant le mois de décembre 2004 à
95,9 % en décembre 2005.
Dans son troisième rapport d’activités,
l’organisme a indiqué que pour assurer
que cette information soit convenablement et régulièrement diffusée, il a
passé en revue les portails de transparence de 237 institutions et organismes.
Parmi les organismes à avoir atteint un taux d’accomplissement de
mission inférieur à 60 % figurent l’Institut national d’anthropologie
et d’histoire, le ministère de l’Education publique et le Centre de formation cinématographique. Mais également l’Institut national des
personnes majeures, la Commission pour la régularisation de la propriété terrienne, la Commission nationale des zones naturelles
protégées, l’Institut de fonds national pour le logement des travailleurs et l’Institut pour le développement technique des finances.
L’IFAI a en outre précisé que l’exécution des obligations de la
part des institutions et des organismes garantit que les citoyens
puissent avoir accès à des informations claires, utiles et fiables
sur les principales actions du gouvernement fédéral sans nécessité de réaliser une demande d’information.
Pour atteindre cet objectif, la Loi fédérale de transparence établit
dans son article 7 que les institutions se doivent de publier et
d’actualiser sur leurs sites Internet toute information relative à leur
organisation interne, à leurs dépenses et à la répartition des ressources publiques, à leurs buts, à leur cadre normatif et toute
information qu’elles estiment utile pour l’exercice du service
public.
L’IFAI a précisé qu’entre le 23 février et le 12 avril 2004, une première évaluation publique a été menée sur les obligations de transparence, dans laquelle la moyenne d’accomplissement était de
62,8 %. En juin 2004, un programme d’évaluation permanente a
été mis en place pour mettre à jour les niveaux d’accomplissement.
Politique étrangère
7
L’intégration énergétique ouvre la voie au développement :
Vicente Fox
Grâce à la proposition du Mexique d’avancer
vers une intégration énergétique régionale, en vue d’encourager la croissance
industrielle de la Mésoamérique et des
Caraïbes comme un des instruments qui
permette de réduire la pauvreté et d’améliorer le niveau de vie de ses populations,
les présidents du Belize, de Colombie, du
Costa Rica, du Salvador, du Guatemala, du
Honduras, du Mexique, du Nicaragua, du
Panama et de la République dominicaine
ont convenu de former un bloc pour affronter de façon coordonnée et conjointe les défis
qu’impose l’instabilité des prix des hydrocarbures.
Lors de la clôture des travaux du
deuxième Sommet de l’initiative énergétique
méso-américaine, qui s’est déroulé à La Romana, République dominicaine, le 3 juin dernier, les chefs d’Etat présents sont également
tombés d’accord pour lancer des actions dans
l’objectif de développer un marché régional qui permette de stimuler la vente de pétrole, de gaz naturel et d’électricité.
Ils ont également convenu d’encourager l’utilisation efficace et rationnelle
de l’énergie ainsi que d’harmoniser la régulation régionale du milieu énergétique.
Dans son discours d’ouverture des
travaux du sommet, le président du
Mexique, Vicente Fox Quesada, a invité les
pays participants à faire de la Mésoamérique
et des Caraïbes, un pôle de développement
latino-américain décidé à réduire la pauvreté
et les inégalités.
Il a indiqué que grâce à la coopération et au travail solidaire, les nations participantes pourront garantir ensemble
l’énergie que requièrent la croissance économique et le développement social.
« J’ai la certitude que nous sommes
devant l’importante possibilité de garantir
des opportunités à nos populations, pour
qu’elles restent dans nos pays, pour qu’au
lieu d’émigrer, elles apportent leur énergie
et leur talent à notre propre développement »
a-t-il déclaré.
Le chef de l’Etat a renouvelé l’engagement du Mexique de mener à bien les
engagés à développer 35
actions dans le but de parvenir à l’intégration énergétique de la Mésoamérique
et des Caraïbes.
Parmi les points les plus
importants, figure la décision « d’avancer dans le projet de construire une raffinerie de pétrole brut lourd
Le président Vicente Fox
a assisté au deuxième Sommet de l’initiative
de l’ordre de 360.000 barils
énergétique méso-américaine, à La Romana,
République dominicaine
par jour et d’une centrale
actions nécessaires, dans un esprit de thermoélectrique associée », ainsi que la consticoopération internationale, pour parvenir à tution avant le 31 août 2006, d’une entrel’intégration énergétique de la région.
prise qui coordonnera les appels d’offres et
Il a souligné que le renforcement administrera les quotas de distribution à tarif
de l’Amérique centrale et des Caraïbes est préférentiel. Les investisseurs qui appuient
une des priorités de la politique extérieure la construction de la raffinerie devraient déterencouragée par son administration et a expri- miner son emplacement.
mé sa certitude sur le fait que cette rencontre
Dans le domaine du gaz naturel,
apportera des bénéfices concrets et réciproques l’offre de la Banque interaméricaine de déveaux pays participants.
loppement (BID) de financer l’étude en vue
Il a en outre signalé qu’un d’une définition d’une stratégie d’introduction
exemple concret de cette coopération sera du gaz naturel en Amérique centrale a été
l’installation d’une raffinerie -qui pourrait acceptée.
se situer au Guatemala ou au Panama- et
Dans le domaine de l’électricité,
qui représentera l’investissement le plus impor- il a été convenu d’achever la construction
tant dans l’isthme après le canal de Pana- de la ligne d’interconnexion entre le
ma.
Mexique et le Guatemala pour 2007, ainIl a fait remarquer que le programme si que d’actualiser les cadres légaux et réguinclut le renforcement de la capacité régio- lateurs nationaux du Traité du marché élecnale de production d’énergie électrique, l’ap- trique d’Amérique centrale pour le
provisionnement en gaz naturel, l’inter- fonctionnement efficace d’un marché mésoconnexion électrique et routière, l’accès aux américain de l’électricité.
sources d’énergie, compétitives et abondantes,
En ce qui concerne le développeà des tarifs stables.
ment des sources d’énergie renouvelables,
Il convient de signaler que les pré- il a été convenu d’impulser un processus de
sidents du Belize, de Colombie, du Costa normalisation et de réglementation technique
Rica, du Salvador, du Guatemala, du Hon- pour améliorer l’efficacité et l’utilisation rationduras, du Mexique, du Nicaragua, du Pana- nelle de l’énergie, afin d’établir des normes
ma et de la République dominicaine se sont régionales homologuées. •
Sommet sur l’initiative énergétique méso-américaine
Dans le but d’encourager l’intégration, la croissance et le développement durable des
nations de la Mésoamérique, ainsi que pour garantir l’approvisionnement et la compétitivité en matière d’hydrocarbures, le président de la République du Mexique, Vicente Fox, et ses homologues de la région ont souscrit en décembre 2005 la déclaration
du Sommet sur l’initiative énergétique méso-américaine.
8
Politique étrangère
Les dirigeants méso-américains rendent hommage
au président mexicain
Dans le cadre du 8ème sommet du
Mécanisme de dialogue et de
concertation de Tuxtla, le président sortant du Mexique, Vicente Fox Quesada, a effectué une visite de travail le 11 juillet dernier au
Panama. A cette occasion, les dirigeants méso-américains (Belize, Les dirigeants de la région méso-américaine rendent
hommage au président sortant du Mexique,
Colombie, Costa Rica, El Salva- Vicente Fox
dor, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Pana- logues, le président du Guatemala, Oscar
ma) ont rendu hommage à l’engagement et Berger Perdomo, a souligné que l’adhésion
au rôle primordial qu’a joué le chef de l’Etat de son pays en tant que membre permanent
mexicain en faveur de l’unité et du déve- de plein droit de ce mécanisme est le fruit
de l’action menée par Vicente Fox.
loppement de cette région.
Pour sa part, le chef de l’Etat mexiS’adressant au nom de ses homo-
Début des travaux de la présidence
du Mexique à la tête du Conseil
des droits de l’homme de l’ONU
Le 19 juin dernier, au sein du Palais
des Nations à Genève (Suisse), le
Conseil des droits de l’homme de
l’ONU a entamé ses travaux sous
la présidence du Mexique,
élu pour une durée d’un
an. Ce Conseil est une occasion unique pour les différents pays d’universaliser la promotion et la protection réelle des
droits de l’homme.
Composé de 47 Etats membres,
ce nouvel organe a pour principal
objectif de promouvoir le respect universel de tous les droits de l’homme et les libertés fondamentales
pour toutes les personnes, sans
aucune distinction et de façon jus-
te et équitable.
Au cours de la
session inaugurale, le président du
Conseil, l’ambassadeur mexicain
Luis Alfonso de
Alba, a demandé
aux
Etats
membres de privilégier le dialogue
sur la confrontation, la coopération sur la critique stérile et l’ouverture sur l’obstination. Selon lui,
ce n’est que de cette
façon que le Conseil
pourra se doter des
mécanismes nécessaires pour avancer véritablement
dans la promotion et le respect
des droits de toutes les personnes.
En outre, il a assuré que le Conseil
pourra ainsi acquérir la légitimité
nécessaire pour se mettre à l’abri
de la politisation et de l’usage de
standards doubles, principales raisons du discrédit porté aux institutions qui l’ont précédé.
cain a indiqué que l’esprit de fraternité, l’identité culturelle, l’optimisme et l’harmonie ont
toujours été présents dans chaque réunion,
ce qui s’est reflété dans la signature d’accords.
Lors de la cérémonie d’inauguration du sommet, le président Vicente Fox
a mentionné l’engagement du Mexique envers
ce groupe de travail, qui est devenu un instrument fondamental pour consolider la démocratie dans la région méso-américaine. Il a
également rappelé que les échanges commerciaux entre ces nations ont quadruplé
durant ces dix dernières années, passant de
1 milliard de dollars en 1995 à 4,157 milliards
en 2005. •
Le Mexique participe
à l’Assemblée générale de l’OEA
Le Mexique a participé à la 36ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA),
qui s’est tenue à Santo Domingo, République dominicaine, du
4 au 6 juin dernier.
A cette occasion, les chefs de délégation ont échangé des
points de vue sur le thème « Gouvernance et développement
dans la société du savoir». Les ministres des Affaires étrangères
des 34 pays membres de l’OEA ont ainsi pu nouer un dialogue franc et ouvert sur les défis qu’affronte actuellement la
démocratie dans l’hémisphère, y compris sa relation avec le développement économique et social de ces nations, la pauvreté et
l’équité, la qualité de vie des populations, la protection des
droits de l’homme et la participation citoyenne, entre autres.
Lors de cette rencontre régionale, une grande variété de thèmes
a été abordée, lesquels présentent un intérêt certain pour les
pays américains, allant de la protection des droits de l’homme,
la consolidation de la démocratie, la prévention des catastrophes naturelles à des questions liées au commerce, à l’investissement, à la décentralisation et aux politiques publiques.
Par ailleurs, les chefs de délégation ont mené à bien une évaluation de la situation financière de l’Organisation continentale, dans le but de faire face aux défis actuels et futurs de l’hémisphère.
Le Mexique a soumis à la considération des pays américains des
projets de résolution sur plusieurs thèmes, dont le suivi de la Conférence spéciale sur la sécurité, le renforcement du régime établi
dans le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires en Amérique
latine et dans les Caraïbes (Traité de Tlatelolco) et la liberté de commerce et d’investissement dans l’hémisphère.
9
bilatéral
Une sculpture mexicaine intègre le paysage urbain de Paris
Le 23 juin dernier a eu lieu la cérémo-
nie d’inauguration à la Place de
Mexico, dans le 16ème arrondissement
de Paris, de la sculpture « Terre du
Mexique en terre de France », de l’artiste mexicaine Agueda Lozano.
A cette occasion, l’ambassadeur
Claude Heller a prononcé un discours
dans lequel il rend hommage aux relations d’amitié entre le Mexique et la France. Nous en publions ici un extrait :
« Terre du Mexique en Terre de France, sculpture moderne à la Place
de Mexico. Il ne peut y avoir de meilleure
dénomination pour une sculpture qui symbolise et témoigne des liens profonds qui se
sont construits au long de la riche histoire,
parfois mouvementée, entre nos deux pays.
Paris ne cesse d’être une référence pour les
nombreux Mexicains qui au fil des années
ont vécu dans la Ville Lumière. (…)
La richesse et diversité de la vie culturelle du Mexique ainsi que celle de la France ont conduit à une fascination réciproque
qui distingue nos relations dans les expressions les plus diverses de la création. Rufino Tamayo, Diego Rivera, Alfonso Reyes,
Octavio Paz, et Carlos Fuentes ont trouvé
à Paris, dans des circonstances différentes,
des motifs d’inspiration et de réflexion commune. Ce n’est pas non plus un hasard si
des peintres comme notre regretté Juan Soriano qui nous a quitté il y a peu, et Agueda
Lozano, entre autres, ont choisi de développer
ici leurs talents.
Au cours des années 70 du siècle
dernier, le gouvernement mexicain décida
de faire don à la France d’une statue de Don
Miguel Hidalgo y Costilla, initiateur de notre
mouvement d’indépendance nationale.
Mais celle-ci ne résista pas aux aléas du temps
et fut finalement retirée de son emplacement.
Ce n’est qu’en 1997, à l’occasion de la visite d’Etat du président Ernesto Zedillo, qu’il
a été convenu avec les autorités françaises
que la sculpture d’un artiste mexicain serait
édifiée sur cette place en reconnaissance à
l’intensité des relations entre nos deux pays,
ainsi qu’entre nos deux capitales, Paris et Mexico. Le projet soumis par Agueda Lozano,
peintre et sculptrice renommée, a été sélec-
tionné en 1999 par la Commission permanente des statues de la mairie de Paris. Sept
ans plus tard, ce projet voit finalement le
jour et s’intègre définitivement dans le paysage urbain du XVIe arrondissement en faisant désormais partie du patrimoine culturel des Parisiens. (…)
L’installation de cette sculpture
confirme aussi les liens singuliers qui unissent le Mexique au XVIe arrondissement,
dont la rue de Longchamp et l’avenue du
président Wilson accueillent depuis 1926
l’ambassade du Mexique et sa résidence officielle. Ambassade pleine de signification historique car elle a non seulement contribué à forger la splendide
relation bilatérale qui existe de nos jours,
mais aussi à prêter dans les heures sombres
qu’ont connues la France et l’Europe une
assistance précieuse aux réfugiés de la Guerre Civile espagnole et à d’autres poursuivis qui ont trouvé au Mexique leur
nouvelle patrie.
La Place de Mexico (…) constitue un lieu privilégié pour une œuvre représentative de la culture contemporaine mexicaine. Elle s’élève vers l’espace avec harmonie
pour mettre en valeur les liens profonds entre
nos peuples, qui ne cessent de se renouveler en se tournant vers l’avenir. Veuillez bien
accepter ce don avec la gratitude et l’amitié dévouée du Mexique. » •
Mexique, beautés
et grandeur du
métissage
Le magazine bimestriel Match
du Monde a consacré son
numéro 9 daté de juillet-août
2006 au Mexique.
Grâce à de nombreuses
photos et à des thèmes tout aussi variés les uns que les autres, cette revue, créée en 2001 par la marque
Paris Match, permet d’explorer notre
pays sous toutes ses latitudes et offre
au lecteur une vision globale sur son
actualité.
Pour Alain Bouzy, rédacteur
en chef de Match du Monde, « il
est des pays qui nous révèlent de
précieux indices sur l’avenir du monde. Sur notre avenir, donc. Le
Mexique est de ceux-là. Match du
Monde est parti l’arpenter avec, dans
sa besace, les livres du plus grand
romancier vivant, Carlos Fuentes.
C’est lui qui pose le problème de
la diversité : « Pour jouer un rôle
dans l’avenir il faut être complexe ;
c’est la diversité qui compte, pas
l’identité. Comment respecter et intégrer dans notre société les minorités raciales, indiennes, religieuses,
sexuelles ? ». Cette diversité, Match du Monde l’a cherchée au travers de ses reportages (…) ».
Sans aucun doute un numéro à ne pas rater et à emmener dans
vos valises…
10
bilatéral
Terre du Mexique en Terre de France
Claude Heller
Ambassadeur du Mexique en
France
A mon arrivée en France en mars 2001, en qualité d’ambassadeur du Mexique, un des premiers dossiers dont je me suis occupé a été
le projet d’installation d’une sculpture mexicaine à la Place de Mexico, située dans le
16ème arrondissement de la ville de Paris.
Au cours des années 70 du siècle dernier,
le gouvernement de la République mexicaine décida de faire don à la France d’une
statue de Don Miguel Hidalgo y Costilla,
précurseur de l´indépendance. Mais celleci ne résista pas aux aléas du temps et fut
finalement retirée de son emplacement. Ce
n’est qu’en 1997, à l’occasion de la visite d’Etat
en France du président Ernesto Zedillo, qu’il
a été convenu avec les autorités françaises
que la sculpture d’un artiste mexicain serait
édifiée sur cette place en reconnaissance à
l’intensité des relations entre nos deux pays,
ainsi qu’entre les villes de Mexico et de Paris.
Le projet soumis par Agueda
Lozano a été sélectionné en 1999, parmi tant
d’autres, par la Commission permanente des
statues de la mairie de Paris. Après de multiples discussions dues à toute prise de déci-
Claude Heller,
ambassadeur du Mexique
sion de grande ampleur impliquant maintes
autorités locales, le projet a enfin abouti. Sa
concrétisation est le fruit de la ténacité et
du dévouement de cette magnifique sculptrice et peintre originaire de l’Etat de Chihuahua qui a, tout au long de ces dernières
années, bénéficié du soutien incontesté du
gouvernement mexicain.
Les relations culturelles ont joué
un rôle primordial dans les relations entre
le Mexique et la France. La fascination réciproque entre ses fondateurs a fait que des
artistes comme Agueda
Lozano ont choisi de développer leur talent à Paris, ville dans laquelle elle réside
depuis de nombreuses
années. L’installation de
cette sculpture confirme
par ailleurs les liens historiques qui unissent notre pays
au 16ème arrondissement,
quartier dans lequel se
trouvent depuis 1926 l’ambassade du Mexique et la
résidence officielle du
Mexique en France. La
Place de Mexico, d’où l’on peut admirer un
des monuments les plus emblématiques de
la ville lumière, la Tour Eiffel, constitue sans
aucun doute un lieu privilégié pour une œuvre
représentative de la culture contemporaine
mexicaine. Stèle qui s’élève avec force et harmonie vers l’espace, l’œuvre intitulée « Terre du Mexique en Terre de France »
devient ainsi un nouveau témoignage qui
met en lumière les liens profonds entre nos
deux pays et qui ne cessent de se renouveler en se tournant vers l’avenir. •
De la terre du Mexique sur la terre de France
Carlos Montemayor
Sur le rond-point de la Place de Mexico, Agueda Lozano a déposé de la ter-
re de diverses régions du Mexique,
des terres de différentes couleurs :
noires, rouges, grises, blanches, pour
concentrer à la base de la sculpture
la diversité des sols qui nourrissent
le Mexique. La terre du Mexique est
donc littéralement sur la terre de France. C’est pourquoi la sculpture est, en son
principe, une vérité.
Mais les terres du Mexique et celles
de France proviennent de continents différents. La France et le Mexique symbolisent deux continents dans leur diversité et
leur unité. Ainsi la sculpture paraît se dégager d’elle-même et s’élever comme deux corps
différents qui n’arrivent ni à se rapprocher
ni à se dégager complètement, mais qui trou-
vent leur
équilibre
dans la différente et la
tension. Les
feuilles
d’acier
s’unissent et
se séparent
Carlos Montemayor,
écrivain mexicain
alternativement comme un couple de danseurs, elles
changent de rythme et de mouvement,
d’orientation et de force, de volume et de
délicatesse, selon qu’on regarde la sculpture
de l’avenue d’Eylau ou des rues des Belles
Feuilles, de Longchamp, Decamps ou de
la rue des Sablons.
La sculpture provient aussi du
temps actuel, de la vigueur avec laquelle les
villes grandissent et sont construites. Face
à un monde de plus en plus dur socialement en bien des aspects, l’acier fait preuve avec Agueda Lozano d’une ductilité inattendue, d’une force malléable soumise à l’idée
et au rythme. Du cœur même du monde
moderne, l’acier initie cette nouvelle danse pensive et noble : il montre que sous son
immobilité apparente il bouge à la recherche
d’histoires distantes et diverses. Mais dans
la terre il se souvient toujours que sa racine est la même, est une.
De la terre du Mexique sur la terre de France est le poème secret d’une terre déposée dans une autre partie du monde. C’est le poème secret de la diversité de
la terre et de son unité. Par la délicatesse
et la danse de l’acier les deux terres sont ici
comme le symbole du monde : la terre qui
danse et naît d’une même racine, qui nourrit tous les peuples qui forment le monde.
11
bilatéral
Un Mexicain distingué au Sénat
Dans le cadre du prix de thèse du Sénat fran-
çais, le spécialiste en droit de l’Université de
Guanajuato, Francisco Tortolero Cervantes,
s’est vu décerner le 28 juin dernier, en présence de l’ambassadeur Claude Heller, la
médaille du Sénat pour sa thèse intitulée :
« Majorité politique, opposition et cours
constitutionnelles : essai sur l’applicabilité
du principe d’integrité de Ronald Dworkin
en Europe occidentale » qu’il a soutenue le
7 février 2005.
Si le parlementarisme continental
attribue un rôle fondamental au consensus,
la règle de la majorité représente toujours
la pierre angulaire de la décision collective.
L’équilibre entre coopération institutionnelle
et compétition politique entraîne donc l’ins-
tauration de garanties d’applicabilité d’un
programme gouvernemental.
Au cœur de cette analyse comparée, effectuée en Italie, France, Espagne et
RFA, les cours constitutionnelles ont contribué à pallier les faiblesses inhérentes aux mécanismes de rationalisation du parlementarisme.
En échange d’une protection juridiquement
efficace, la minorité renonce à la stratégie
de l’obstruction. Le juge constitutionnel et
l’opposition parlementaire exercent donc un
partenariat pour faire face à la tyrannie de
la majorité.
Les techniques interprétatives
développées par le juge constitutionnel s’avèrent assimilées par les acteurs politiques, au
point que les organes constitutionnels sem-
blent tous obéir à un sens d’intégrité de l’ordre
juridique.
Le prix de thèse du Sénat a pour
objectif de distinguer chaque année un ou
plusieurs travaux de thèse portant sur le bicamérisme, les collectivités locales et la vie politique et parlementaire.
Le premier prix, d’un montant de
9.000 euros, dont 6.000 euros sont affectés à la publication de la thèse dans une collection de prestige chez un éditeur spécialisé, est attribué par un jury composé de 18
membres dont 4 sénateurs, 9 professeurs des
universités spécialisés en droit constitutionnel,
science politique, droit des collectivités locales
et finances publiques et 5 fonctionnaires du
Sénat. •
Parution d’un nouveau guide sur le Mexique
L’ambassadeur du Mexique en France, M. Claude Heller, a assisté le
3 juillet 2006, dans les locaux de
la Maison de l’Amérique latine,
à la présentation du nouveau guide Mexique dans la collection
« Encyclopédies du Voyage » des
guides Gallimard.
Le Mexique est une terre aux reliefs
tourmentés et aux paysages
contrastés. Du plat Yucatán aux
grands déserts du Nord se succèdent jungles tropicales, mangroves, cratères fumants et
plages de sable blanc. Différentes
civilisations ont donné à ce
monde partagé entre deux continents une identité emblématique :
des Olmèques aux Aztèques en
passant par les Mayas… Avant
que ne se produise l’immense choc
culturel de la Conquête. Aucune
nation n’a autant de héros, qu’ils
soient libérateurs du joug colonial, révolutionnaires ou néo-zapatistes. De cette histoire est née
une culture métissée, riche univers où se mêlent corridas et chamanisme ; où les accordéons des
Norteños font écho aux marimbas du Sud ; où la mort est
une fête.
Ce guide permet de découvrir le Mexique en 11 circuits : d’une pyramide à
l’autre, de patio colonial
en chapelle baroque, de
forêt de cactus en sierra indienne, des eaux
caraïbes aux vagues du
Pacifique...
De A à Z, tous les renseignements utiles
sont présents dans
cet ouvrage pour
préparer et réussir
son voyage ; une
sélection d’hôtels et de restaurants ; les adresses et horaires
d’ouverture des lieux à visiter ;
24 pages de cartes.
On y découvre également trois
coups de cœur :
Le site de Palenque (sud du
Mexique) qui fut l’un des centres
cérémoniels les plus importants
du premier empire maya et où une
multitude de pyramides se
dressent au milieu d’une forêt tropicale inextricable et mystérieuse. Aujourd’hui, seulement 10%
des vestiges sont explorés parmi lesquels el templo de las Inscripciones, el Palacio et ses
remarquables bas-reliefs en pier-
re et en stuc, el templo
del Sol et el templo de la
Cruz.
Zacatecas (centre du
Mexique) est une ville
coloniale incontournable
assez peu touristique. Blottie entre deux collines, Zacatecas doit sa richesse à l’exploitation des mines notamment
d’argent, d’or, de cuivre et de
fer. Sa cathédrale qui domine la
Plaza de Armas, joyau de l’art
baroque mexicain, vaut à elle seule le détour.
Pátzcuaro (centre du Mexique)
est une ville mexicaine d’où se
dégage une atmosphère mystérieuse et envoûtante. Ses places
entourées de superbes villas
coloniales à arcades comme
celles la Plaza Grande et de la Plaza Gertrudis Bocanegra sont un
véritable havre de paix.
Guide Mexique
Encyclopédies du voyage
Étranger - Guides Gallimard
480 pages, 29,00 euros
12
économie
Le Mexique continue d’intéresser les investisseurs étrangers
En dépit de la volatilité engen-
drée par la crainte d’augmentations des taux d’intérêt aux Etats-Unis, les
investisseurs étrangers ont
continué de montrer un
intérêt certain pour les actifs
financiers du Mexique.
Cet intérêt se reflète notamment dans le comportement des investissements étrangers dans
des valeurs gouvernementales qui, à la fin
du mois de juin 2006, ont atteint un solde
de 143,381 milliards de pesos (près de 12,479
milliards de dollars), soit une hausse de 37,94 %
par rapport à la participation enregistrée en
décembre dernier.
En ce qui concerne les obligations
libellées en pesos, à taux nominal fixe et à
long terme, où se concentre 92 % de la participation étrangère, le solde s’est établi à 131,674
milliards de pesos (11,549 milliards de dollars). En comparaison avec la clôture de l’année 2005, alors que les investisseurs internationaux avaient participé à hauteur de 95,126
milliards de pesos, la croissance a été de 38,42%.
Selon des chiffres plus récents de
la Banque du Mexique, la confiance dont
les investisseurs étrangers ont fait preuve à
l’égard du pays s’est maintenue, une semaine juste avant la réunion de la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed) le 29 juin dernier.
Le 22 juin, le solde des obligations
mexicaines à long terme détenues par les investisseurs internationaux atteignait la somme
historique de 139,063 milliards de pesos (12,155
milliards de dollars). •
Le Mexique annonce un remboursement anticipé
de sa dette extérieure
Le gouvernement mexicain a annoncé le 22
juin dernier le remboursement anticipé de 7
milliards de dollars.
Au cours d’une conférence de presse, le secrétaire d’Etat mexicain aux Finances Alonso García
Tames a indiqué que ces 7 milliards de dollars vont être acquis en réserves internationales auprès de la Banque du Mexique et dont
la destination sera le paiement anticipé de
crédits auprès de la Banque Mondiale et de
la Banque Interaméricaine de Développement.
A la suite de cette opération qui se réalisera dans les prochaines semaines, la dette extérieure passera de 7,3% du Produit Intérieur
Brut (PIB) à 6,4%, ce qui représente une réduction de 57 milliards à 50 milliards de dollars.
Il a ajouté par ailleurs que ce paiement est
le résultat de la stratégie du président Vicente Fox visant à renforcer la structure financière du pays à travers la réduction du taux
d’endettement, lequel pourrait rendre vulnérables les finances publiques.
L’opération est en fait un échange dette extérieure/dette intérieure, une méthode privilégiée par le Mexique au cours des dernières
années. Elle permettra une économie de 600
millions de pesos (54 millions de dollars).
Concrètement, le ministère des Finances
mexicain va émettre dans les semaines
à venir des bons dits de développement
sur le marché intérieur et avec les pesos
ainsi collectés va acheter auprès de la
Banque du Mexique des dollars avec lesquels sera remboursée une partie de sa
dette extérieure.
Actuellement, la dette auprès des organismes multilatéraux représente 24% de
la dette extérieure contre 76% auprès
d’investisseurs privés, d’après le secrétaire
d’Etat aux Finances.
A ce propos, la Banque mondiale a salué la
décision prise par le gouvernement mexicain,
tout en précisant que celle-ci est le fruit de
la stratégie menée par les autorités du pays
en matière de gestion de la dette, dans le cadre
de laquelle le Mexique « profite des conditions favorables du marché ».
Quant au président sortant Vicente Fox, il a
indiqué que cette action représente un « signal
clair de la vigueur et de la stabilité de l’économie, qui permet au Mexique d’affronter l’ave-
nir avec tranquillité et d’avoir confiance dans
la solidité des finances publiques du pays ».
« Il y a quelques années, la dette publique
était synonyme de vulnérabilité et d’incertitude. Ceci fait partie du passé. Le Mexique
dispose maintenant, grâce à la stabilité économique, de la capacité de remplir ses engagements de manière anticipée », a-t-il souligné.
Il convient de signaler qu’en 2005 la dette
publique de l’Etat mexicain (celle qui comprend la dette intérieure et extérieure) représentait 23,3 % du PIB.
13
économie
Des anticipations inflationnistes à la hausse
Les analystes consultés par la Banque
du Mexique (Banxico) ont amélioré leurs anticipations inflationnistes
pour l’année en cours et ont revu légèrement à la hausse leurs estimations
pour l’économie.
Dans l’enquête menée par
la banque centrale pour le mois de
juin, les experts ont diminué de 3,4 %
à 3,3 % leurs prévisions pour l’inflation,
alors qu’ils ont augmenté celles du
produit interne brut (PIB) de 4,04 %
à 4,0 7%.
En matière d’inflation, les
33 groupes d’analyse et de conseil économique du secteur privé national
et étranger ont prévu pour les mois
de septembre et de novembre une hausse mensuelle des prix à la consommation, après une stabilité durant les
mois de juillet et d’août.
A l’inverse, ils ont réajusté l’inflation de 2007 au-dessus de 3,4 à 3,5 %.
Parmi les aspects pris en compte
figure notamment le fait que ces experts prévoient pour cette année une plus grande création d’emplois formels. Ils espèrent en effet
que le nombre d’assurés affiliés à l’institut
mexicain de la sécurité sociale (IMSS) clôture l’année à 698.000 travailleurs contre
627.000 dans la dernière enquête.
En outre, ils pronostiquent que les
taux d’intérêt des certificats de trésorerie de
la Fédération à 28 jours clôtureront l’année
2006 à 7,20 % au lieu des 7,17 % prévus
auparavant.
Quant au taux de change, les résultats du mois de juin ont fait apparaître une
augmentation de 11,12 pesos à 11,23 pesos par
dollar pour la fin de l’année.
En ce qui concerne le secteur exté-
rieur, ils ont maintenu leurs prévisions de
croissance pour l’économie des EtatsUnis, à savoir 3,5 %.
Toutefois, ils ont estimé que les
exportations mexicaines non pétrolières s’élèveront de 13,3 % contre un rythme de 13 %
pour les importations.
Les ventes de pétrole brut mexicain devraient progresser de 21,6 % cette
année, pronostic qui comprend des prévisions relatives au prix du pétrole extrait au
Mexique de l’ordre de 52,63 dollars par baril.
Pour l’année prochaine, les experts tablent
sur une chute du cours du pétrole qui devrait
atteindre 47,75 dollars le baril.
Selon cette enquête, il est probable
que le déficit commercial achève l’année 2006
avec un solde de 5,840 milliards de dollars
contre 6,173 milliards prévus un mois auparavant.
Par ailleurs, ils ont revu à la baisse de façon importante le solde négatif de
la balance des comptes courants pour cette année qui passerait de 6,014 milliards à
5,297 milliards de dollars.
De plus, ils considèrent que les
investissements directs étrangers au Mexique
en 2006 seraient de l’ordre de 15,139 milliards de dollars alors qu’une étude antérieure
les avait placés à tout juste plus de 15 milliards. •
La TVA sera remboursée aux touristes
Le ministère des Finances et du Crédit public
du Mexique a dévoilé les règles permettant aux touristes étrangers quittant le
Mexique, par voie aérienne ou maritime,
de solliciter le remboursement de la taxe sur
les marchandises acquises dans le pays.
Les personnes intéressées par cette restitution devront présenter un formulaire spécial dûment rempli, le reçu fiscal digital
justifiant de l’achat de la marchandise, le passeport original valide et leurs billets d’entrée
et de sortie du pays.
Les reçus fiscaux remis par le vendeur des
biens seront digitaux et devront en outre
inclure le nom du touriste étranger, son
pays d’origine et le numéro du passeport,
ainsi que le type et le numéro du moyen de
paiement électronique ou du moins les
quatre derniers chiffres ou encore ceux du
chèque de voyage utilisé pour l’acquisition
de la marchandise.
Le formulaire de la demande, émis par l’entreprise concessionnaire, devra comporter
le lieu, la date, la description des biens, le
prix, la quantité totale de l’opération avec la
TVA détaillée et le nom du touriste étranger,
son pays d’origine, le numéro de son passeport et les dates d’entrée et de sortie du
territoire mexicain.
La signature du visiteur étranger sera demandée, tout comme le type et le numéro du
moyen de paiement électronique où devra
être crédité le remboursement. Les reçus
devront mentionner la phrase suivante :
« La procedencia de la devolución está
sujeta al debido cumplimiento de los requisitos previstos en las reglas » (L’origine de
la restitution est sujette au respect en bonne et due forme des conditions requises
par les règles).
14
culture
Le Mexique présent au musée Branly
Le président français
Jacques Chirac a inauguré
à Paris le 20 juin dernier un nouveau temple
culturel dédié aux arts
premiers : le musée du
quai Branly. Celui-ci
occupe un site exceptionnel sur les rives de la
Seine, au pied de la tour
Eiffel. Les arts d’Afrique,
d’Océanie, d’Asie et
d’Amérique s’inscrivent
dorénavant au centre
du grand circuit historique et artistique de la
capitale française.
Le musée du
quai Branly est un établissement culturel novateur : à la fois musée,
centre d’enseignement
et de recherche, et espace à vivre pour les publics.
Construit sur l’un des derniers terrains disponibles
au cœur de Paris, le
Sculpture de Chupícuaro,
concept architectural de
Etat de Guanajuato.
ce projet original est
les textiles et l’orfèvrerie.
signé par Jean Nouvel.
Le Mexique est très présent dans
La collection comporte environ
300.000 objets, qui proviennent en majo- ce sanctuaire culturel. D’ailleurs, faut-il le
rité du musée de l’Homme (250.000 objets rappeler, l’emblème du musée du quai Brandu laboratoire d’ethnologie) et du musée natio- ly est une statue féminine d’origine mexinal des Arts d’Afrique et d’Océanie (25.000 caine, et plus particulièrement une sculpobjets). Elle est organisée par aires géogra- ture de Chupícuaro (Etat de Guanajuato),
phiques : Afrique, Amérique, Asie et Océa- en terre cuite et peinte, qui aurait été réanie. Elle abrite aussi des fonds transverses lisée vers le VIIIe ou le VIIe siècle avant notre
sur le plan géographique (collection d’ins- ère. Elle est une figure symbolique de fertruments de musique, collection Histoire, tilité, comme en confectionnaient souvent
collection de textiles), et un exceptionnel fonds les habitants de cette civilisation qui s’était
photographique. Le plateau des collections développée dans les Etats de Guanajuato et
expose 3.500 objets des quatre continents. de Michoacán.
La statuette de Chupícuaro est l’une
Il est traversé côté ouest par la tour
Musique, grande tour de verre qui, de haut des nombreuses pièces d’origine mexicaine
en bas du bâtiment (sur 5 niveaux), conser- que compte le musée dans son département
ve 8.700 instruments de musique. Au-delà d’œuvres des Amériques. Les civilisations qui
de la sculpture qui fait régner partout sa puis- ont habité ou peuplent toujours le Mexique
sance plastique et sa variété formelle, trois sont représentées en nombre, pour mettre
domaines montrent combien l’art est tou- en valeur l’histoire du pays. On passe du plus
jours présent dans le quotidien : la musique, ancien, avec les Olmèques, au plus récent,
avec des objets traditionnels
de la culture des Lacandons, des Otomis ou encore des Huichols, en passant
par la période précédant
presque immédiatement la
conquête espagnole, avec les
Aztèques.
Ce sont justement les
pièces aztèques qui impressionnent le plus, au sein des
œuvres mexicaines. Cette
collection d’environ 90 pièces
est, d’après la direction du
musée, «l’une des collections
européennes les plus riches avec
celles de Londres, Berlin et
Bâle». Les objets, qui proviennent presque tous de la
vallée de Tenochtitlan –
aujourd’hui Mexico – capitale de l’empire aztèque, ont
été réalisés dans leur majorité entre 1350 et 1521 (date de
la prise de Tenochtitlan par le
conquistador Hernán Cortés).
De 40 à 50 cm de hauteur, conçues en pierre volcanique locale, gris rougeâtre ou parfois dans une pierre verte plus
fine, en jadéite et pyrite, les œuvres viennent de temples ou de caches. Certaines présentent encore des traces rouges, jaunes, bleues
et noires. Cet ensemble comporte de nombreuses images de divinités masculines et féminines à l’iconographie complexe ainsi que
des figurations humaines, animales, parfois
hybrides, et des plantes.
Selon des sources proches du musée,
sur les 800 pièces préhispaniques exposées,
près d’un tiers proviendrait du Mexique actuel.
En outre, la direction de ce nouveau centre
d’art envisage pour les prochaines années
d’agrandir sa collection de pièces olmèques
et mayas en provenance du Mexique.
La plupart de ces pièces ont été
rassemblées au XIXe siècle et ont été exposées au Louvre et au musée de l’Homme avant
de se retrouver sur le quai Branly, où on
peut désormais les admirer dans un cadre
exceptionnel. •
15
culture
Le Naufragé du Zócalo, de Fabrizio Mejía Madrid
Comme des milliers de jeunes cette année-là, j’ai aidé à sortir les
importante aux yeux des
personnes piégées sous les effonMexicains, si ancrée dans
drements. C’est à ce moment-là
leurs gènes, qu’« il y a, relèque nous avons cessé de sortir des
ve le Mexicain Fabrizio Mejía
vases aztèques pour aller sauver
Madrid, une certaine oblides vies. Un changement fongation à aborder le thème
damental. Et Hombre al agua posde cette ville. Après tout, le L’écrivain Fabrizio
premier chroniqueur mexi- Mejía Madrid
sède ce climat d’une ville qui a
cain, Bernal Díaz del Castillo, décrit le traversé l’apocalypse et qui y a survécu. »
Au-delà des individus, certes très attaTenochtitlan qu’il voit. » Il est vrai que
presque tous les écrivains de ce pays noir- chants, comme Pablo Urbina, qui raconte sa
cissent ou ont noirci des pages sur cet- quête de perdition/rémission, c’est donc bien
te ville tentaculaire.
la ville qui est le personnage principal du roman,
Dans son premier roman, qui le fait vibrer. Fabrizio Mejía Madrid fait ainHombre al agua, publié en français sous si parler Pablo Urbina à la première personne :
le titre Le Naufragé du Zócalo, Fabri- « De la fenêtre, je vois la ville comme un comzio Mejía Madrid s’attache donc, lui aus- pendium de parachutages : depuis les Aztèques
si, à ce sujet, montrant le climat de catas- jusqu’à la saignée de la révolution mexicaine,
trophisme régnant tout en défendant une pluie de petits derniers modernisateurs et
l’espoir de la reprise de la vie après la catas- d’arrière-petits-fils adoptifs lui est tombée
trophe. Une approche née de l’expérience dessus pour y trouver un endroit où se caser.
Les uns contre les autres. Multitude contre mulmême de cette ville.
Interrogé par Le Mexique titude. Coude à coude en jouant des coudes.
Aujourd’hui, il explique encore : « Les D’où la tension. Tous veulent rester alors qu’il
auteurs précédents se plaignent de la vil- n’a jamais existé la moindre bonne raison de
le, la regardent comme si elle était mons- le faire. Quand, chaque siècle, quelqu’un crie :
trueuse, comme un enfer. Dans Hombre « Trop, c’est trop ! », un autre s’accroche et
al agua, on voit l’espoir de ma généra- y engendre une famille de plus. »
tion qui a vécu le tremblement de terFabrizio Mejía Madrid fait d’ailleurs
re de 1985 avec l’envie de la ressusciter. des allers-retours incessants entre le Tenochtitlan
Mexico la mégalopole est si
Agenda culturel
des Aztèques ou la capitale de la Nouvelle-Espagne et la mégapole d’aujourd’hui,
établissant des parallèles entre ses personnages actuels et les protagonistes de la ville ancienne, entre les soubresauts d’aujourd’hui
et les aléas anciens générés par les éléments
(l’eau, le feu…). Le tout est servi par une
écriture très belle, et l’on sent le soin méticuleux de l’auteur à travailler chaque mot,
chaque tournure de phrase, triturant les mots
pour en sortir la quintessence et élever SA
ville sur un piédestal tout en gardant le minimum de distance nécessaire pour ne pas être
englouti dans ce tourbillon…
Enfin, notons que Fabrizio Mejía
Madrid prépare en ce moment un roman
El rencor, dont la parution est prévue en
automne au Mexique. Le sujet est aussi on
ne peut plus « mexicain » : il traite du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Le
roman, qui s’ouvre sur l’assassinat de son
candidat présidentiel en 1994, aborde la politique mexicaine de 1940 à aujourd’hui. Un
vaste programme, et un auteur à suivre.
Signalons qu’en 2005, l’auteur a
reçu le prix Antonin Artaud, un prestigieux
prix littéraire, pour ce premier ouvrage. •
Le Naufragé du Zócalo,
de Fabrizio Mejía Madrid,
éditions Les Allusifs,
traduit de l’espagnol (Mexique) par
Gabriel Iaculli.
Musée départemental d’arts et traditions
2006
populaires
Maison de la Photographie Robert
Exposition collective « L'autre moitié de la
Château de Champlitte
Doisneau
mémoire », des artistes Alberto Ramírez,
70600 Champlitte
1, rue de la Division du Général Leclerc –
Luciano Spanó et Carlos Torres
Renseignements au 03 84 67 82 00
94250 Gentilly
RER B, station Gentilly
Du 6 juillet au 1er septembre 2006
Instituto de México à Paris
Exposition « Haciendas en liberté »,
119, rue Vieille du Temple – 75003 Paris
photographies d’Eric Sander
Renseignements au 01 47 40 88 33
M° Filles du Calvaire
Du 1er juin au 15 septembre 2006
Parution du nouveau guide Mexique dans
Renseignements au 01 44 61 84 44
Restaurant Nomad’s
la collection « Encyclopédies du voyage »
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et
12-14, rue du Marché Saint-Honoré –
Guides Gallimard 480 pages, 29,00 ¤
de 14h30 à 18h, le samedi de 14h30 à
75001 Paris
Des clefs pour comprendre la nature,
18h - Entrée libre
M° Tuileries
l'histoire, la culture du Mexique ; 11
Renseignements au 01 42 60 47 21
itinéraires détaillés ; et tous les
renseignements utiles
Exposition temporaire « Mexique, le grand
voyage » et installation « Les Offrandes de
Exposition « Photographies
la Fête des Morts », de Cristina Rubalcava
1974-1990 », de Graciela Iturbide
Du 13 mai au 09 octobre 2006
Du 28 septembre au 23 décembre
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16
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Strasbourg,
tél. : 03 88 45 77 11.
Toulouse ,
tél. : 05 34 41 74 40.
17
carnet de route
Monterrey, berceau de l’industrie mexicaine
Capitale de l’Etat du Nuevo León, au nord-est
du Mexique, Monterrey, dite la « Sultane
du Nord », est une des grandes métropoles
industrielles de ce pays. Cette ville s'inspire de constructions modernes grâce à ses
grandes avenues et les nouveaux immeubles
qui contrastent avec le centre de la ville paisible avec ses rues piétonnes.
Fondée en 1596 par Diego de Montemayor, Monterrey est tombée dans une très
grande léthargie, jusqu'à l'invasion nord-américaine de la ville en 1846. Elle a été libérée
en 1848 grâce au Traité de Guadalupe.
Quelques années plus tard, Mariano Escobedo réussit à expulser les Français qui avaient
siégé dans la ville pendant quelques années.
Finalement, Monterrey connut son apogée
grâce à son industrie de métallurgie et son
immense brasserie Cuauhtémoc.
Monterrey, qui est considérée
comme l’une des trois villes les plus importantes du pays, du fait de son activité commerciale et industrielle vigoureuse, offre un
nombre incalculable d’attraits touristiques,
telle son architecture qui conjugue les styles
coloniaux et modernistes dans de beaux
immeubles comme le Palais de l’évêché ou
le Musée d’art contemporain, qui donnent
lieu à un contraste fort intéressant.
Au centre de la ville se trouve notamment la Gran Plaza, différente des autres places
mexicaines grâce à sa diversité architecturale et décorative. On y trouve des sculptures de différents styles et époques, des
immeubles ultramodernes qui contrastent
avec la « classique » cathédrale, le tout orné
de jardins. Monterrey est entourée d'importants
massifs rocheux et de sites naturels tels que
le Parc national Cascada Cola de Caballo
et le Parc national Cumbres de Monterrey,
un des plus grands du pays, qui regroupe
le Parc écologique Chipinque, le Canyon de
la Huasteca et le Cerro de la Silla, symbole de la ville. L'Institut supérieur d'études
technologiques et les trois universités présentes font de Monterrey le principal
centre étudiant du pays.
En outre, on peut y admirer des
musées qui sont des exemples de l’architecture
moderniste qui, au cours de ces dernières
années, a mis en avant cette ville industrielle.
C’est notamment le cas du Musée d’art
contemporain (MARCO), où l’entrée est ornée
d’une sculpture en bronze connue sous le
nom de « La Paloma » (la colombe), symbole de cette enceinte et œuvre de l’artiste
récemment décédé Juan Soriano ; du
Théâtre de la ville, dont le design a été primé lors de la première biennale d’architecture mexicaine en 1988 et du Centre culturel
Alfa, dont la construction est de forme cylindrique inclinée.
Quant aux constructions anciennes,
certaines sont considérées comme de véritables monuments historiques. Citons par
exemple la cathédrale métropolitaine de NotreDame de Monterrey, une des plus importantes de la ville, où domine le style néoclassique, tout comme pour le Palais du
gouvernement ; le Palais de l’évêché et le
Casino de Monterrey.
Ville de contrastes par excellence,
Monterrey est sans aucun doute un lieu incontournable au Mexique où s’entremêlent le
style colonial et le style moderne. •

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