EL INDIO PUEBLO numéro 6 - Cheval Confiance

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EL INDIO PUEBLO numéro 6 - Cheval Confiance
EL INDIO PUEBLO numéro 6
Bulletin de l’association Archipel Cheval Confiance
ARCHIPEL CHEVAL CONFIANCE - http://chevalconfiance.free.fr
La Nouette - 35550 Pipriac - France
Tél : 09.50.76.03.84 /Tél : 09.63.27.56.92 / Mobile : 06.10.19.94.78
Date de parution
Mai 2008
EDITO par Vincent Folatre
LE CHEVAL DANS TOUS SES ETATS.
RÊVES, MYTHES et REALITES
Dans ce numéro 6
Edito
par
Vincent Folatre
****
Deuxième partie
Rêve de cheval,
cheval de rêve
par
Nicole Andress
Psychothérapeute
****
« Une folle envie
de vivre »
Témoignage sur
le cancer par
Agnès Auxelles
****
Notre Formation :
Un itinéraire
personnalisé dans
l’Archipel
****
Orientez vous
****
Agenda 2008
****
Adhésion à
l’association
Voici un an que l’association Archipel Cheval Confiance a vu le jour.
L’expérience de fédérer, autour de la dynamique cheval a été riche
d’enseignements.
Des personnes de tous milieux socio professionnels nous ont donné leur
confiance dans ce qu’il y a de plus intime les concernant, c'est-à-dire leur cœur.
En effet, depuis peu, avec la vague holistique cette association prend une
dimension hexagonale, particulièrement sur les terres du sud ouest de la France
L’holisme passerait donc par une redéfinition des besoins matériels humains ….
Ce qui comporte entre autre le respect des cycles des saisons ainsi que
l’éloignement géographique des zones urbaines…
Le cheval, ce grand migrant consigné jusque là dans les 3 mètres carrés de
boxe qui lui sont habituellement consacré bénéficie directement de ce nouvel
élan humain pour les grands espaces. « les pieds nus » impliquent un nouveau
comportement humain quant au travail des chevaux. L’usage des médecines
douces se généralise pour le soin des chevaux. (Ostéopathie, Shiatsu).
De plus, les travaux en neurosciences, sur les animaux indiquent que le cheval
n’est pas uniquement un animal de labeur, de guerre, de loisirs .Il possède une
intelligence émotionnelle à part entière .Nous pouvons l’observer dans les
centres équestres où des jeunes filles passent des heures à panser leurs
chevaux. Cette relation avec l’animal préfigure une liberté, celle d’une rencontre
complète que la personne essaiera plus tard de reproduire tant bien que mal
avec les siens. L’expérience des possibles et des limites ainsi vécue dans le
psychisme et dans le corps va résonner et rayonner dans toute ou une partie de
la vie
Jusque dans son mythe personnel : chars de feu, chute d’Icare, centaure,
chevaliers…, la personne va chercher du Sens grâce à ce transfuge qu’est le
cheval.
Le film « Danse avec lui » illustre bien cette reconnexion humaine avec soi par le
cheval :
Nous le voyons, les forces du cheval représentent bien la vitalité dont nous
avons besoin pour revivifier notre vécu corporel, revisiter nos potentiels
anesthésiés par la vie « domestique » voir sédentaire.
Cette relation plus originelle ouvre notre intelligence du cœur nous porte
naturellement vers l’amour de l’autre. Cet animal nous anime, nous inspire,
nous montre, nous délivre des empreintes éducationnelles.
Nous souhaitons faire exister cette relation unique dans les échanges à
Archipel Cheval Confiance parmi les différentes approches holistiques des uns
et des autres …
Merci à tous de votre confiance naturellement Cheval…
Vincent Folatre
Rêve de cheval, cheval de rêve par Nicole Andress, psychothérapeute d’inspiration Jungienne
(Une erreur s’est glissée dans le numéro 5, nous réactualisons ce qui manquait ainsi que nos excuses à Nicole) Merci
Rêve de cheval, cheval de rêve, deuxième partie
La promesse d'une nouvelle vie dans le ventre de "Start me up" est à l'image de ma quête ...
Continuer à tenir le fil que j'ai saisi en l'approchant, en me mettant à son écoute, en la touchant,
en me laissant imprégner de ses rêves et de ceux de ses congénères, me guide sur mon chemin
de conscience, mon chemin de liberté.
Etre libre c'est être soi.
Et cela demande le courage d'être soi.
A ce propos j'aime citer cette phrase de Linda Kohanov dans son deuxième ouvrage "Riding
between the worlds":
"True freedom arose from the courage to feel, the willingness to be vulnerable and the humility
to appreciate the wisdom all living beings have to offer. In such an atmosphere of mutual
respect, compassion, and sensitivity, no one was likely to be abused or enslaved." (Linda
Kohanov
"Riding between the worlds»)
"La véritable liberté surgit du courage de sentir, de bien vouloir être vulnérable et l'humilité d'apprécier
la sagesse que tous les êtres vivants ont à offrir. Dans une telle atmosphère de respect mutuel, de
compassion et de sensibilité, personne ne peut être abusé ou pris en esclavage."
Nous vivons dans une société où la peur, le manque à vivre génère des rapports humains établis bien
souvent dans les prises de pouvoir et dans la violence.
Les situations d'abus et d'esclavage qui en découlent, prennent parfois des formes subtiles qui ne sont
pas toujours conscientisées ni dénoncées car souvent pernicieuses et installées depuis des
générations...
La peur de ne pas être reconnu, de ne plus être aimé, nous enferme dans des dépendances affectives
et relationnelles qui nous poussent à nous adapter, voir à nous plier au désir ou aux attentes de l'autre.
Nous sommes prisonniers de ce que l'on peut appeler l'amour conditionnel :
"je t'aime à condition que..."
Pour la plupart d'entre nous, ces enjeux nous ont poussés à mettre un couvercle sur les messages
exprimés par notre corps et nos émotions.
Nous nous sommes coupés d'une partie vitale et créative de nous mêmes en développant à outrance
un système mental de croyances et de valeurs qui étouffe notre vie naturelle.
Même notre parole devient artificielle, elle se nourrit de notre tête trop pleine au lieu de prendre sa
source dans notre corps et notre cœur.
Les traditions anciennes des sociétés fondées sur le respect et l'harmonie d'une vie en accord avec la
nature et tous les êtres vivants, nous parlent de ce que nous avons perdu.
Cette légende eskimo par exemple, nous transmet ce message :
« Au début des temps. Il n'y avait pas de différence, entre les hommes et les animaux. Toutes les
créatures vivaient sur terre. Un homme pouvait se transformer en animal s'il le désirait et un animal
pouvait devenir un être humain. Il n'y avait pas de différence. Les créatures étaient parfois des animaux
et parfois des hommes.
Tout le monde parlait la même langue. En ce temps-là, les mots étaient magie et l'esprit possédait des
pouvoirs mystérieux. Un mot prononcé au hasard pouvait avoir d'étranges conséquences. Il devenait
brusquement vivant et les désirs se réalisaient. Il suffisait de les exprimer; On ne peut donner
d'explication. C'était comme ça. »
Sur mon chemin de liberté le cheval est devenu mon compagnon.
Il est là enraciné dans la terre avec ses quatre jambes.
A certains moments, le bonheur que me procure son contact, les doigts dans son pelage doux et
chaud, se déchire soudain comme un voile , laissant émerger des doutes, des peurs, des colères
parfois, des chagrins.
En contactant ma vulnérabilité, je me heurte encore aux parois de ma prison.
…/…
…/…
Il me guide alors sur des sentiers que je n’avais pas pensé explorer, des sentiers ravinés par les
souffrances du passé et que je croyais loin derrière moi …l'autre côté du miroir ...
Il me renvoie à ma faille, à l'enfant en souffrance en moi, celle qui a dû se couper de son élan vital, de
ses ressentis, de sa respiration, pour s'adapter à la demande de l'entourage et par peur de perdre
l'amour et la reconnaissance des autres.
Cette déchirure peut alors s'exprimer en mots chargés des émotions nouées au fond de moi. Ce sont
des mots vrais, vivants et vibrants de la vie qui cherche à s'écouler.
Et lorsque j'en suis là, le cheval acquiesce doucement de sa tête, descend son encolure et souffle
doucement comme soulagé d'un grand poids.
S'il me fait redescendre dans ces zones sombres, je sais maintenant que ce n'est qu'un passage avant
de me conduire plus loin.
Il m'est venu récemment un rêve qui m'a accompagnée dans un moment où l'ombre a éclipsé la lumière
du chemin :
" On me dit qu'on veut enterrer un cheval mais comme il est trop grand, on va couper le sabot de
l'antérieur gauche pour l'enterrer, cela prendra moins de place.
Puis tout d'un coup je me rends compte que ce cheval c'est moi, et que quelqu'un est en train
d'anesthésier mon pied pour me le couper.
Je me révolte et réagis avec horreur à la situation."
Tout de suite, j'ai compris que pour mon entourage, puis pour une partie "raisonnable" de mon esprit qui
a intériorisé cette croyance, "un bon cheval est un cheval mort" et que même mort, il prend encore trop
de place.
Moi-même, je ne faisais plus confiance à mon "cheval intérieur" depuis longtemps et j'ai pris conscience
que cette attitude a nourri ma peur du cheval.
J'ai compris que lorsque le cheval me fait peur, c'est de moi surtout que j'ai peur, de la puissance de
mon énergie vitale prête à déborder après tant de tentatives de réprimer son flux naturel.
La vie collective d'aujourd'hui ne favorise pas en général la libre expression de l'énergie du cheval, il
suffit de constater combien de ces animaux magnifiques et puissants se retrouvent enfermés dans un
box la plus grande partie de leur temps pour toutes sortes de bonnes raisons.
Cette situation est à l'image de notre vie psychique : notre énergie de vie est bien souvent enfermée
dans des contraintes dictées par de belles idées qui ne tiennent pas compte de nos besoins
fondamentaux.
Dans mon rêve je refuse de me laisser faire et je dénonce cet abus et cette maltraitance ...
En même temps que je médite sur mon rêve, je lis "par hasard" le mythe de Pégase.
Dans la mythologie grecque, ce fier coursier doté d'ailes est réputé pour avoir fait jaillir la source
d'Hippocrène en grattant de son sabot sur la montagne des Muses ...
On dit communément que les billets de banque ne se trouvent pas sous le sabot d'un cheval...peutêtre...
Mais d’après le mythe, les artistes, les poètes et les musiciens font la difficile ascension de la montagne
pour venir boire à cette source d'inspiration, trésor plus précieux que tout l'argent de la terre.
Mon rêve alors prend encore une autre dimension : si je refuse de me soumettre à cette amputation, je
réhabilite Pégase, plus encore je lui permets de vivre en moi.
Il m'habite intérieurement, frappe le sol de son pied, et la source jaillit.
En buvant de cette eau je donne libre cours à mon inspiration, j'entre dans une plénitude de ma
respiration: inspiration, expiration, création ...
Celle-ci se libère.
Est-ce moi qui rêve de lui ou lui qui rêve de moi ?
J'écoute mon rêve, j'écoute son rêve, la magie des mots d'un langage universel vient à moi,
une parole vivante qui transforme et qui guérit.
Mots magiques dansant sur les lettres, ils déroulent ma vérité au fil de ma plume et signent de leur
empreinte la suite de ma Libération : je deviens moi.....
EXTRAITS CHOISIS DU MANUSCRIT « Une folle envie de vivre »
Témoignage sur le cancer par Agnès Auxelles
Le temps des projets
Septembre-octobre 2006.
Je n’ai pas encore repris mon travail. Cela viendra, j’appréhende un peu la fatigue que pourrait générer
mon nouveau poste. Arnaud a fait sa rentrée de petit homme à la maternelle. La vie a repris son cours
normal et cela fait du bien. Mais pour moi tout se bouscule, cette récidive a laissé des traces physiques et
morales. En même temps elle a fait émerger une foi profonde en la vie, en Dieu, en toutes les possibilités
infinies que nous avons en nous : des projets à faire vivre, des émotions à partager et une peur à faire
reculer un peu plus loin à chaque fois.
Je loue pour l’instant une maison à B. Mais j’aspire maintenant à trouver un vrai foyer à la campagne. Je
souhaite une maison qui nous ressemblera, qui sera à la fois un terrier, notre havre de paix et en même
temps qui sera une ouverture pour les autres, un accueil sans jugement. Je souhaite que mes amis, ma
famille puissent venir dans cette maison pour passer un moment de bien-être, de réconfort. Que notre
porte soit ouverte pour accueillir, aimer, partager ce que nous avons, ou bien ce que nous n’avons pas.
Et puis enfin cet autre projet, qui reste encore flou, mais qui chaque jour grandit en moi comme une graine
et prend le chemin de mon cœur. Idée folle, peut être infaisable, mais si précieuse à mon âme : je veux
que cette maison puisse accueillir des enfants malades (ou bien en rémission), afin qu’ils se ressourcent
au contact de la nature, des animaux, pourquoi pas du cirque, du théâtre, un endroit magique ou la
maladie ne vole pas l’enfance des anges. Plusieurs fois mon fils me demandait : « raconte moi la maison,
raconte moi quand ce sera bien ». Alors dans la voiture mettant à profit un trajet, je lui décrivais la maison
pièce par pièce : la grande salle ou trônera la cheminée, le cœur du foyer et la chaleur de toutes les
rencontres, et puis le bois et la pierre dans toute la maison, l’âme retrouvée et dénouée de l’ancien, de la
vie vibrante et pleine des mains qui donnent et qui serrent. Et Arnaud sourit de me voir sourire. Je lui
communique mes délires, mon enthousiasme ou ma naïveté (cela dépend du point de vue où l’on se
place), mes rêves. Peut-être impossibles à réaliser, mais qu’importe je lui communique ce que je ressens
au plus profond de moi, ce désir, cette soif de rencontrer sur notre chemin cette maison-bonheur, cette
maison du cœur. Et surtout je lui dis mon espoir, mon espoir de vivre, mon espoir de partager avec lui
toutes ces étoiles que j’ai dans le cœur.
Les prix sont très chers mais qu’importe, je me dis que quelque part une maison nous attend, une maison
qui nous ressemble et qui voudra bien nous accueillir avec toutes mes cicatrices, toute la jeunesse et
l’ardeur d’Arnaud. Une maison qui nous dorlotera, mon enfant, ma clique de projets et moi. Parfois j’ai
l’impression de former à moi toute seule une fanfare et mon enfant applaudit à tout ce bruit, à toute cette
cacophonie, à tout ce bouillonnement qui jaillit du plus profond de mon être. Je souhaite que les étoiles, le
ciel et la vie m’entendent et que ce projet prenne forme d’une façon ou d’une autre.
14 octobre 2006.
Je suis aujourd’hui chez une amie à côté d’Orthez. Le temps est magnifique et j’écris sous les arbres. Cet
arrière temps d’été indien me ressemble. Un coin de chaleur à l’ombre des nuits qui tombent trop vite et
des jours qui se lèvent trop tard. La veille de la seconde partie de ma vie est un automne tiède ou la nature
est encore verte mais laisse entrevoir ça et là un début de maturation et de lenteur. Cet entre-deux, cette
fin de jaillissement et pas tout à fait encore l’endormissement des forces vives de l’été.
Je suis rouge du rouge flamboyant des érables, je suis spongieuse de cette mousse verte sous le pin, je
suis en fleurs de ces dernières corolles de l’arbre, je suis virevoltante de ces papillons marron et rouges
qui profitent de la chaleur des derniers jours du soleil. Je suis câline de la patte que le chat passe derrière
l’oreille. Et au printemps je serai hésitante des premiers pas du faon, je serais timide et hardie de son
premier regard sur la vie. Mon être aspire au vrai, aux soirées au coin de la cheminée, aux errances de
l’âme et à l’école buissonnière de mon cœur. Je cherche les odeurs enivrantes de la nature, même les
fortes, les pas convenables, les pas conventionnelles, celles que l’on trouve intolérables et les pas
conventionnelles, celles que l’on trouve intolérables et dont on se dit que l’on ne peut extraire aucune
poésie pour en tâcher la page, pour en écrire l’histoire.
…/…
Je n’ai plus envie d’être convenable, conforme, confinée, configurée. Je veux respirer à plein poumon, me
respirer, exprimer ce que je ressens, ce que je suis, moi la malade, moi la cancéreuse, moi la mère de
cicatrices et de sang. Je m’éloigne de certaines limites et je me sens mieux. J’intègre peu à peu la mort
dans ma vie, dans mon présent, dans mes relations aux autres. Je ne l’accepte pas totalement mais je la
tolère, parce qu’elle me construit dans mon entité entière et qu’elle me permet de mieux m’accepter mon
humanité. Vivre pleinement c’est accepter cette partie de nous, inacceptable dans sa finitude, dans ses
limitations, dans ses cris qu’un jour personne n’entend plus. La mort des saisons, des changements, de
ceux qui se font en nous, de ceux qui s’impriment sur les êtres aimés. Ensuite accepter ses blessures, ses
erreurs, ses errances, et se pardonner, non pas de ne pas être comme les autres, mais se pardonner
parce que l’on s’empêche d’être soi-même.
Il n’existe pas de vie type, de mode d’emploi au bonheur. J’ai fait une demande de congé de longue
maladie fractionné, cela m’a été refusé, car je ne rentre pas dans un cadre de règlement bien précis. J’ai
été extrêmement déçue. Je n’en veux à personne mais l’administration trop draconienne ne considère pas
le malade comme une personne mais comme un numéro. Je ne me révolte pas. Je ne crois pas que j’ai
tort, mais n’ai plus envie de rentrer dans des batailles administratives. Je viens de sortir d’un traitement
lourd et épuisant. J’aspire à la sérénité et n’ai plus de temps à perdre en tracasserie de gratte papier. Je
veux évoluer, donner forme à ma vie, voir grandir mon enfant et prendre le temps de profiter de chaque
chose, de chaque être, d’écrire de rire ou de pleurer.
Je viens de terminer le livre de Marie de Hennezel ; « la mort intime », accompagnement des personnes
en fin de vie, soins palliatifs. Ce n’est pas du désespoir que j’ai lu, c’est de la tristesse profonde et intime
certes, de l’émotion à l’état brut, mais j’y ai surtout rencontré de la richesse humaine, de la force et du
courage, et puis cette formidable envie de vivre des gens confrontés à une fin de vie, à une fin tout court.
La vie n’est jamais aussi belle, son appel aussi puissant que lorsqu’on a côtoyé la mort. D’un côté on dirait
que cette énergie essaye de pénétrer en vous par chaque pore de la peau pour redonner à votre corps sa
sève verte et épaisse, sa terre grasse et féconde. Et de l’autre côté, la peur trop contenue en soi depuis
des années essaye de s’échapper parfois en flots lents, parfois en geyser éclaboussant afin de laisser
place à une chair naissante et fragile.
Vous êtes le golem en formation, l’état brut de la terre, matière en fusion, matière en violence, matière en
révolte. Et puis vous êtes aussi l’enfant qui renaît, délicat, translucide, porteur des forces vives et
souterraines de la vie. S’inscrit en vous le tracé subtil des veines, les trous à peine dessinés des yeux, et
la forme émouvante des mains et des pieds. Vous ne serez jamais autant nouveau-né qu’au premier jour
de votre vie ou bien qu’à la veille de votre dernier souffle. Vous êtes nouveau né de votre
accomplissement, vous êtes nouveau-né de votre conscience. Vous buvez à la source ultime de votre vie,
à la mémoire profonde que vous portez depuis des vies et des morts ; à la conscience que vous avez de
vous, au droit d’être aimé jusqu’à la dernière lumière.
Votre corps devient une nouvelle terre d’accueil, celle qui à son tour va accueillir les êtres que vous
chérissez. Enfin vous revenez chez vous après avoir déserté le foyer que vous aimiez.
D’autres étapes m’attendent dans la reconstruction, dans l’estime de soi, dans le courage de continuer et
d’espérer. Mais cet automne est celui durant lequel mes racines se renforcent, où je prends place encore
plus profondément dans ma vie. Je suis conduite par un feu intérieur de vie et d’amour où mes pas
suivent ceux de mon enfant, ceux de mon enfance. Même si la peur côtoie l’espoir, je veux regarder
devant moi, non pas avec dureté ou désinvolture mais avec tendresse et tolérance. Mes pas m’ont
conduit à croiser le chemin de personnes malades ou bien en désespoir. Je les comprends et j’espère
que cette nouvelle étape de ma vie m’apprendra à écouter l’autre, en tout cas à le respecter dans sa
dignité et sa condition d’homme.
Agnès Auxelles
Formation par alternance,
Formation valorisant l'expérience,
Formation valorisant l'implication,
le développement personnel
Nos formations sont essentiellement individuelles et peuvent se dérouler dans plusieurs
lieux en France pour des modules ponctuels. Elles commencent systématiquement par une
rencontre appelée Bilan d'orientation ou Bilan de positionnement professionnel.
Des accompagnements forfaitaires constituent cette préformation à la relation d'aide, ainsi
que des modules ponctuels auprès de l'un ou l'autre des partenaires,
A votre rythme, en fonction de vos disponibilités. Aucune contrainte de temps n'est exigible
par nous.
Ils concernent :
Votre développement personnel,
Vos validations des acquis de l'expérience,
Vos projets de professionnalisation
La supervision de vos stages pratiques.
Nous tenons évidemment compte des expériences précédentes et des métiers exercés.
Nous établissons ensemble votre itinéraire de formation sur plusieurs années la plupart du
temps, lors du premier bilan.
Les étudiants ou personnes en reconversion bénéficient d'un tarif préférentiel.
Le site Internet est régulièrement mis à jour.
:
Un itinéraire personnalisé dans l’Archipel par Yvonne Richard et Vincent Folatre
Lydia est en formation de monitrice éducatrice (1ère année) Elle a 22 ans.
Sa demande est de se situer dans l’avenir comme thérapeute avec le cheval,
ce qui est sa passion.
Bilan d’orientation en présence de deux référents de l’Archipel.
Elle nous retrace son enfance, où les chevaux sont présents à l’air libre…Elle nous
explique aussi la naissance de sa vocation dans le social : elle est d’une famille nombreuse, et
sait vivre spontanément avec des enfants .Mais c’est surtout la rencontre d’un enfant handicapé
dans sa famille qui l a beaucoup interpellée Cet enfant trisomique fait du vélo, du jardinage et joue
parfois de la trompette avec son grand-père. Il adore aussi les chevaux de l’élevage voisin, et les
aborde régulièrement.
De par sa formation de monitrice-éducatrice, elle aura une approche de la relation d’aide et les
stages pratiques en institution seront déterminants.
Pour parvenir à ses objectifs, nous lui conseillons plusieurs pistes :
Dans sa formation :
De bien diversifier ses stages professionnels en accompagnant des adultes, et non
seulement des enfants, de façon à connaitre les attitudes justes.
De réaliser son mémoire sur une histoire de vie (approche clinique) basée sur des
entretiens qu’elle enregistrerait et retranscrirait intégralement.
Dans l’Archipel :
Elle pourrait se former par les accompagnements suivants :
-Techniques d’entretien approfondi et approche psycho généalogique.
- tenir dès maintenant un journal de ses rêves.
Pour ces domaines, la personne référente de l’Archipel est Yvonne Richard.
- Pratiquer pendant ses vacances une randonnée attelée et encadrer des séjours
équestres pour handicapés.
Pour ces domaines, la personne référente de l’Archipel est Régine Felli.
- Découvrir l’approche sensitive avec le cheval à pieds et monté, posturologie,
gestuelle et langage verbal, ainsi qu’une initiation à la méthode d’équithérapie
Vincent Folatre.
- Prendre connaissance du paysage équithérapeutique en France et à l’étranger.
Le référent pour ces domaines de connaissances est Vincent Folatre
- Construire une relation juste et communication non violente entre chevaux et
humains
- Utiliser des Médecines douces pour les chevaux, méthodes énergétiques
d’inspiration chinoise et biodynamique.
La référente pour ces domaines de connaissances est Eliane Pietrzkiewicz, auprès de qui elle pourrait
passer ses indispensables galops.
Proposition de développement personnel:
- une thérapie psychocorporelle reconnue comme la psychophonie.
Sinon la pratique de yoga, relaxation, Qi Qong ou Taï chi selon les ressources
locales
Enfin à terme, il lui sera proposé d’entrer dans une formation diplômante privée transdisciplinaire
à la relation d’aide auprès de l ’UEPSH (Université Européenne Privée des sciences humaines)
Dans le prochain numéro nous décrirons l’itinéraire d’une personne étudiante en psychologie.
Orientez-vous …
Chers amis étudiants en psychologie, vous constituer à peu près un tiers des personnes qui nous
consultent, et ceci très tôt dans vos études pour réunir projet professionnel et passion du cheval.
Comme vous le savez, le parcours de l’étudiant en psycho est parsemé d’embûches par le peu de
perspective d’obtenir à terme le fameux « Master II »….
C’est ainsi que 4000 étudiants vont en rejoindre 65000, pour 5500 diplômés par an.
Soit 5 fois plus qu’en Allemagne, et 7 fois plus qu’en Grande-Bretagne….(sources : journal « Le Monde »)
C’est donc bien à l’avance qu’un regard sur l’avenir dans ces professions du soin et de l’aide est
nécessaire.
C’est une de nos raisons d’être.
Cette rencontre part de votre biographie où l’intelligence du cœur éclaire votre chemin de vie et
vos motivations.
Elle dure environ 2 heures 30 et un projet vous est remis après accord mutuel.
Ce document strictement confidentiel est purement personnel.
Elle peut vous permettre
- de définir un parcours diplômant dans les métiers médico-sociaux et socio-culturels, existants
- de vous conseiller sur la validation d’acquis de l’expérience, professionnelle et bénévole, qui vous
permettent d’obtenir des diplômes « SUR DOSSIER » sans potasser ni stresser.
Entre Vannes et La Roche-Bernard aux rencontres de BRANFERE le 24 et 25 mai.
Nous serons dans le pays de Rochefort en Terre en Juin 2008
Prendre rendez-vous
Jeunes, chômeurs et étudiants : 50 euros. Stagiaires et professionnels : 100 euros.
Gîtes à Rochefort en Terre en Bretagne, la gare SNCF la plus proche est Redon Ligne Rennes-Nantes où
nous pouvons venir vous chercher.
INSCRIPTION A UN BILAN D’ORIENTATION INDIVIDUEL A DECOUPER ET ENVOYER
Demande de bilan d’orientation
NOM :………………..…………………………………………………………..
PRENOM :….…………..………………………………………………………
DATE DE NAISSANCE :……..………………………………………………
PROFESSION :………………..……………………………………………………………………………………
ADRESSE :………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………..MAIL :……………………………TEL :………………………………….
Ci-joint à ce coupon un chèque de 50 euros (étudiant) ou 100 euros à retourner à l’ordre de :
Archipel Cheval Confiance, La Nouette – 35550 PIPRIAC
(N’oubliez pas de joindre votre adhésion à l’association dans votre courrier)
POURQUOI ADHERER A L’ASSOCIATION CHEVAL CONFIANCE ? S’informer, se former,
participer à des rencontres et des séminaires; échanger des savoirs; s’orienter ; participer aux
recherches sur la thérapie avec les chevaux, être conseillé sur un fond documentaire, trouver des
lieux de stages, créer des projets, rencontrer des professionnels…
COMMENT ADHERER ? Vous pouvez adhérer à l’association Cheval Confiance la cotisation
annuelle s’élève à 15 euros à l’ordre de Archipel Cheval Confiance Il vous suffit de remplir les
coupons ci-dessous. L’adhésion est annuelle. Vous gardez le premier coupon et vous envoyez le
second à Archipel Cheval Confiance.
Coupon à retourner à
Archipel Cheval Confiance, la Nouette, 35550 PIPRIAC – France
accompagné de votre règlement de 15 euros par chèque à
l’ordre de Archipel Cheval Confiance
Carte d’adhérent à
imprimer, à découper
et à conserver.
……………………………………………………………………………………………………………..…
Adhésion 2007-08
ARCHIPEL CHEVAL CONFIANCE
Me, Melle, Mr…………………………….
………………………………………………………………………………………………………………….
Est adhérent(e) de …/08 au …/09
Association Loi 1901 déclarée en Ille et Vilaine : N° W352000567
………………………………………………………………………………………………………………….
…
Adhésion 2007-08
ARCHIPEL CHEVAL CONFIANCE
NOM :………………..…………………………………………………………..
PRENOM :….…………..………………………………………………………
DATE DE NAISSANCE :……..………………………………………………
PROFESSION :………………..………………………………………………
……………………………………………………………………………….…..
ADRESSE :………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………..
MAIL :……………………………Tél :………………………………….
Valable du …/08 au …/09
Association Loi 1901 déclarée en Ille et Vilaine : N° W352000567
………………………………………………………………………………………………………………….
…
Coupon à imprimer, à découper et à envoyer à : Archipel Cheval
Confiance, La Nouette, 35550 PIPRIAC, accompagné de votre
règlement de15 euros par chèque bancaire à l’ordre de Archipel
Cheval Confiance
Rédaction, Graphisme et Contact El Indio Pueblo : [email protected]
Tél : 09.50.76.03.84 / Fax ; 09.55.76.03.84 / Mobile : 06.10.19.94.78
Association Loi 1901 déclarée en Ille et Vilaine au J.O du 14 avril 2007 : N° W352000567
Association Archipel Cheval Confiance © 2007 Tous droits réservés

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