L`UPG de Pierre Mamboundou expulse trois de ses députes…

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L`UPG de Pierre Mamboundou expulse trois de ses députes…
Gabon / Génération Nouvelle : l'Actualité gabonaise de la voix des sans voix 97.4fm à Libreville au Gabon
Gabon / Politique : L’UPG de Pierre Mamboundou expulse trois de ses députes…
02-03-2011
Selon nos confrères du journal La Loupe n 34 du 01 mars 2011, il y a quelques jours, trois militants et conseillers
municipaux de la cellule de l’ANB/UPG ont été exclus par le désormais très controversé PIERRE
MAMBOUNDOU. Tenez-vous bien pour « faute politique lourde ». Il s’agit de Jean Claude Mabouela, Théo
Mbina et pierre Marie Yeno. Pour comprendre les raisons qui ont motivé ces exclusions, il faut remonter à l’histoire
politique de ce parti dans la province de l’Ogooué-maritime et à celle des hommes qui ont réussi à donner
quelques élus à Awendjé « siège de l’UPG »
Jean Claude Mabouela est le dernier fédéral élu de ce parti dans l’Ogooué-maritime. C’est lui qui avec
son équipe, a fait élire pour le compte de l’UPG, pour la première fois un ressortissant Fang de la province du
Woleu –Ntem (nord du Gabon) dans la ville de Gamba, ce face à la fameuse électorale du PDG. Aux locales de
2008, l’UPG va s’offrir quelques conseillers dont le camarade Moukagni qui occupe aujourd’hui le
poste de 1er Adjoint au maire de Port-gentil. Ce dernier, qui n’avait pas pris part à ces élections parce que se
trouvant à Ndendé(sud-est) pendant cette période, va être payé de sa reconnaissance par celui qu’il avait
sauvé d’une mort en obtenant lors des accords de la cogestion avec le PDG le poste de 1er Adjoint au maire.
L’édile adjoint ayant goûté au pouvoir va constituer une équipe en vue d’expulser toute personne qui
s’opposerait à son groupe.
Il a ainsi dans sa ligne de mire le trio de conseillers accusés d’ « atteinte aux intérêts de son groupe ». Pour lui,
si l’UPG ne fonctionne pas l’Ogooué-Maritime et particulièrement à Port-gentil, c’est à cause de ce
trio. S’il ne fait pas le tour de la province comme le faisait son prédécesseur et son équipe à l’époque,
c’est toujours à cause de ce trio. Autant d’accusations que le secrétariat exécutif de ce parti à tout de suite
prises pour vérité d’évangile. D’autres responsables plus impartiaux vont demander qu’une
commission d’enquête soit commise aux fins de voir claire dans cette affaire. A cet effet, le 16 octobre 2010 une
commission constituée se rendra à Port-gentil pour entendre toutes les parties. Au sortir de ces auditions, un rapport sera
fait à la hiérarchie avec copie à Pierre Mamboundou, président dudit parti.
De retour à Libreville les membres de la commission, après avoir entendu les principaux protagonistes, vont faire un
compte rendu dans lequel il propose de virer du poste de fédéral notre Docteur. Pour la commission d’enquête,
il serait le principal auteur des troubles à Port-gentil.
Pour les autres, et donc ce trio il est question de leur jeter des blâmes assortis de sanctions visant à les interdire de
participer pendant une période à toute élection politique. Contre toute attente, le propriétaire de l’UPG va se
saisir de sa plume offerte par son neveu, pour exclure du parti ce trio qui gêne son docteur sauveteur. C’est
devant un parterre de conseillers municipaux que notre Docteur lira la sentence non sans esquisser un petit sourire
narquois, l’air de dire au trio : je vous ai eus !
Les raisons évoquées par le secrétariat exécutif du parti de Pierre Mamboundou sont que ce trio a volontairement
désobéi aux consignes du parti en votant pour l’adoption du budget primitif 2011 de la mairie de Port-gentil. Pour
certains militants du parti et le trio incriminé, il y a dans cette exclusion deux poids deux mesures. Pour eux, les deux
postes d’adjoints au maire (1er et 3ème adjoints), le poste de sénateur du 4ème arrondissement, de conseillers
au maire et de directeur technique sont issus de cet accord de cogestion avec le PDG.
La logique aurait voulu que la sénatrice, à qui le président du parti avait demandé de démissionner pour déchoir le
maire central, fût également virée, que les adjoints au maire et les conseillers issus de cette accord démissionnent, que
le directeur technique quitte tout simplement son poste, que les centaines de millions qu’aurait perçu le patron de
l’UPG soient rendu au PDG ou à la famille de feu Omar Bongo Ondimba. Mais de tout cela n’a été fait.
Pourquoi particulièrement ce trio ? A Mouila, il y a eu des accords verbaux avec le PDG au compte du 2ème
arrondissement de cette ville. Idem à Libreville où le patron de l’UPG a recommandé ses parents en écrivant
depuis la France au maire de Libreville tout en prenant le soin de faire sauter certains noms qui existaient dans la
première liste. Au nom de ces accords et parce qu’il s’agit des siens, le PDG n’est plus le diable. Et
si le patron de l’UPG nous disait pourquoi le trio n’a-t-il pas été traduit en conseil de discipline ? Pourquoi
n’a-t-il tenu compte de l’avis de la commission d’enquête ? Pourquoi continue-t-il à faire la manche
au PDG et à son neveu Ali bongo Ondimba pour le poste de Vice président de la république, poste qualifié de factotum,
dixit lui-même ? Pourquoi enfin, au lieu de servir le parti, il s’y sert désormais ? Surtout n’allez dire cela à
quelqu’un. Tout cela n’est autre que le fruit de l’imagination de mauvaises langues qui en veulent
au sultan d’Awendjé. A l’UPG, les militants aboient, la caravane du propriétaire du parti passe avec tous
ses avantages obtenus grâce à ce parti.
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Gabon / Génération Nouvelle : l'Actualité gabonaise de la voix des sans voix 97.4fm à Libreville au Gabon
Source : Le journal La Loupe
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